Les fantômes du Brésil,
Création théâtrale d'après le roman de Florent Couao-Zotti
Photo Catherine Laurent
Création saison 2017/2018
Une création du collectif Carrefour jeunesse BENIN avec l’équipe artistique de la compagnie
AFRICAPSUD THEATRE
Texte : Florent Couao-Zotti (UBU éditions)
Adaptation : Hounhouénou Joël LOKOSSOU
Mise en scène : Codjovi Ebénizer AMAH
Avec (distribution en cours) :
Justin AHOUETOHOU, Gbênan-Hossou Lauteux DOSSOU-YOVO, Fassilath PEREIRA, Sampè Laurence
TOGBE, Déla DJONDO-PACHAM, Olivier HLAKOUGBE
Production déléguée : Passage production, François Nouel
LE TEXTE
Les Fantômes du Brésil
La plume de Florent Couao-Zotti est foisonnante, riche et inventive, à mi-chemin entre le baroque, la
poésie et l'intrigue policière. Elle puise son inspiration dans les bas-fonds et les égouts des quartiers
populaires urbains où trépigne la vie des marginaux et autres moignons de la société.
De toutes ses œuvres, une a une résonance particulière : Les Fantômes du Brésil (2006).
Roman d'introspection intérieure, de retour sur ses origines afro-brésiliennes, ce livre met en
évidence les conflits qui ont longtemps jalonné les relations entre les enfants des anciens esclaves
revenus du Brésil et les descendants des esclavagistes. Le romancier imagine une passion amoureuse
entre des enfants issus des deux communautés, Anna Maria Dolorès do Mato et Pierre Kpossou
Dossou. Ouidah, théâtre du roman, nous introduit alors au cœur de cette culture «gouda» où
l'ombre du Brésil, comme un fantôme, plane sur tout. Les deux amants résistent à tout et se
retrouvent, après avoir été emportés dans les profondeurs de la mer, dans un ailleurs étrange qui
ressemble à une île, à moins que ça ne soit l'au-delà.
« Pour écrire ce roman, j’ai imaginé que les conflits entre les Agoudas et les autres communautés
existent toujours, qu’ils forment une caste impossible à pénétrer ou à subvertir, qu’ils ont les yeux
fixés sur Salvatore de Bahia – la ville Brésilienne de leur déportation -, laquelle ne leur renvoie,
aujourd’hui, qu’un pan des habitudes et des modes de vie que leurs arrière-grands-parents y avaient
cultivés. Des résurgences culturelles devenues, à la longue, presque anecdotiques, des souvenirs
fantômes ».
Préface de Florent Couao-Zotti
CONTEXTE par Codjovi Ebénizer AMAH
Depuis l’année 2014-2015, le roman les fantômes du Brésil de l’écrivain béninois Florent COUAO-
ZOTTI, a eu l’honneur d’être introduit au programme en remplacement du roman « Un piège sans
fin » d’Olympe Bhêly Quenum. En effet, dans les classes de première ce roman est étudié en
Français dans toutes les séries (littéraires, scientifiques…).
Créer « Les fantômes du Brésil » tombe comme une évidence quant on travaille avec les scolaires.
Nous travaillerons de concert avec les professeurs afin de rendre accessible au plus grand nombre
l’immense richesse portée par ce roman.
Résumé du roman
Le roman LES FANTÔMES DU BRESIL campe une histoire d’amour torturée entre Pierre, fils
d’une lavandière de Ouidah et Anna Maria do Mato, belle et étincelante Agouda. A l’époque, les
Agoudas, descendant d’anciens esclaves ayant fait souche au Brésil et revenus au pays après fortune,
ne toléraient l’intrusion, dans leurs maisons, d’un tiers, surtout quand l’intéressé entreprenait de
séduire leurs filles. Mais c’est connu : l’amour, qu’il vienne des horizons lointains ou qu’il prenne
ancrage dans les sables mouvants de Ouidah fait exploser toutes les barrières. C’est un Roméo et
Juliette à la sauce tropicale avec, en arrière-plan, des résurgences d’un passé douloureux entre
l’Afrique et le Brésil.
PRÉAMBULE
Où il est question des Agudas
Ce terme étant peu ou pas du tout connu en Europe, un faisceau lumineux sur le mot « Aguda »
s’impose. Nous pouvons d’ores et déjà parler d’identité « Aguda »
Les descendants des esclaves brésiliens ont joué un rôle important à leur retour en Afrique,
notamment au Bénin et surtout dans cette ville de la côte béninoise appelée « Ouidah ». Milton
Guran, anthropologue et photographe brésilien souligne le fait que «ces anciens esclaves se sont
servis de la mémoire de l’esclavage et de leur temps de vie au Brésil pour construire une nouvelle
identité, l’identité AGUDAS ».
Le mot agudas serait une désignation donnée aux « parents de Ouidah », en yorubá, fom ou mina
(langues parlées dans certaines régions de la Côte Occidental en Afrique) à ceux qui possèdent un
nom de famille d’origine portugaise. Il se peut que le mot « agudás » vienne d’une adaptation du
mot portugais « ajuda ». Il y avait en effet un important comptoir d’esclaves dans la ville de Ouidah,
et les Portugais y avaient une base nommée Fort São João Batista de Ajuda.
Milton Guran – chercheur au Centre d’Études Afro-asiatiques et professeur à L’Institut d’Humanistes
de l’Université Cândido Mendes à Rio de Janeiro – a fait plusieurs déplacements au Bénin et a écrit
« Agudás, os brasileiros do Benin » dans lequel il analyse ce pan important de l’histoire du Brésil, de
ses origines et de ses conséquences.
Un rôle ambigu et des liens complexes
On pourrait se poser la question de savoir comment tout a commencé. Et bien, par Francisco Félix de
Souza, fils d’un portugais et d’une indienne. Arrivé sur la côte occidentale Africaine vers 1788
Francisco Félix devint l’un de plus grands commerçants d’esclaves de la région. Suite à une dispute
financière, le roi de Dahomey le fait arrêter. Francisco arrive à s’enfuir et fait un pacte avec Gakpé,
frère du roi. En échange de son aide pour détrôner le roi de Dahomey, Félix reçoit le titre de vice-roi
de Ouidah. Ce titre étant héréditaire, le poste est actuellement occupé par Mitô Honorê Feliciano de
Souza, 8 ème Chacha.
Minton Guran a constaté qu’aujourd’hui encore, les Agudas sont fiers de leur passé et de ce qu’ils
ont pu apporter au Bénin. « Quand ces esclaves sont arrivés en Afrique ils ont été vus par les locaux
comme étant des individus porteurs d’une « culture plus évoluée ». Ils ne mangeaient plus avec les
mains, mais plutôt avec des couverts, ils s’habillaient différemment, avaient un métier (ébénistes,
charpentiers, menuisiers …) et, surtout, étaient plus habiles aux négociations avec les colonisateurs
européens qui commençaient à arriver sur la côte Occidentale. Ils ont également introduit la brique
et changé la forme et la façon de construire leurs maisons. Beaucoup ont adopté la religion
chrétienne et pratiquement tous ont adopté le nom portugais de leur maître.
Selon les études il y aurait 400 noms luso-brésiliens au Bénin : Les Souza, do- Régo, Santos, do-
Nascimento, Silvas, Freitas, Domingos, Almeidas entre autres ».
La grande majorité vit à Porto Novo, Ouidah et Cotonou. Néanmoins ce nombre de descendants
serait beaucoup plus important vu que les femmes adoptent le nom de leurs époux lors du mariage,
et que les enfants reçoivent le nom du père.
Plusieurs raisons ont motivé ce retour vers la terre-mère. Nostalgie, « sodades », retour aux vraies
racines… envie de revanche envers les complices de la traite des esclaves ?… Il est difficile d’expliquer
comment ces anciennes victimes sont devenues à leur tour de trafiquants de leurs propres « frères »
et ont pratiqué la traite des esclaves aussi !
Quels rôles ont-ils exactement joué depuis leur arrivée sur la terre de leurs ancêtres africains ?
Jouent-ils encore un rôle important au sein de la société béninoise par exemple ? Quels rapports ont-
ils aujourd’hui avec leurs racines brésiliennes ?
ADAPTATION
Ces questions sont l’arrière plan de l’histoire d’amour qui constitue l’intrigue du roman.
A l’inverse de « Roméo et Juliette » ce n’est pas le conflit entre communautés qui rend la relation
impossible mais la volonté d’une des parties de refuser le métissage, de continuer à vivre dans sa
seule communauté.
L’auteur raconte par le menu les tenants et aboutissants de cette volonté à vivre en vase clos.
Dans notre adaptation nous ferons sa part à ce récit. Ce qui nous permettra de mettre en exergue la
riche et foisonnante langue de Florent Couao-Zotti, une langue où des insolites trouvailles cohabitent
avec le quotidien du langage. Avec les fils du récit nous pouvons tisser un hamac de jeu entre le vif
parler des personnages et le lyrisme vertigineux de cette langue.
Un hamac en permanence mouvement, un mouvement insufflé par l’action qui viendra comme un
détonateur de vies.
Nous aurons à l’idée de faire évoluer l’action vers son fatal déroulement sans perdre une certaine
théâtralité. Le travail se fera d’une part avant les répétitions proprement dites et d’autre part avec
les répétitions.
Un aller et retour de la scène au roman pour éprouver nos idées- fauteuil (les idées non éprouvées
par le plateau) avec la réalité de la scène. Une réalité fortement habillée par la succession des
figures de ce roman. La figure de l’amour représentée par les personnages d’Anna-Maria et de Pierre
sera contrebalancée jusqu’à l’ultime dénouement par celle l’autorité sans foi ni loi incarnée avec
ensemble par les trois frères de Anna-Maria. La mère d’Anna-Maria cheftaine et patriarche mène son
beau monde à la baguette. Mais réussira- t-elle à garder son superbe ?
La mère de Pierre, lavandière et issue de ce milieu où le dépouillement involontaire et le manque de
moyens se fait sentir lourdement. C’est un personnage mère courage avec un grand contrôle de ses
émotions.
MISE EN SCENE
Je suis né et je vis au Bénin, et peut être que j’y mourrai.
J’ai découvert l’amour dans les contrées béninoises
J’ai découvert le phénomène Aguda dans les rues de Cotonou et d’ailleurs béninois
J’ai commencé à tisser les liens que bien après et après avoir lu le roman de Florent Couao Zotti.
Des fils ont commencé par se distendre et cette histoire basique séculaire d’amoureux transis mais
emmurés par les mailles de la grande Histoire telles que Shakespeare l’a dépeinte dans son “ Roméo
et Juliette” est devenue fait quotidien proche de moi. Un fait béninois.
Ma mise en scène consistera à donner de la chair au verbe et à plonger le spectateur au cœur de
cette tension familiale dont la famille est le jouet. Je voudrais pour cela dessiner le thème
structurateur de l’œuvre à travers la figure des deux héros. Mais pour ce dessin, j’aurai besoin de
l’histoire la grande, celle de cette identité nouvelle “ Aguda”. Si j’ai fait appel à l’œil de Lokossou Joël
c’est justement pour qu’il apporte dans son adaptation de nouveaux fils dont il a le secret.
Je connais très bien les jeunes comédiens avec qui nous faisons et ferons route dans cette aventure.
Il s’agira de créer un spectacle où le quotidien de la vie au Bénin le dispute à l’extraordinaire qui
consiste l’amour vrai et sans retenue de la jeune do-Mato pour Pierre.
Je prévois un spectacle où la musique (Capoeira) sera le trait d’union du récit aux personnages.
BIO - PARCOURS
FLORENT COUAO-ZOTTI
Né le 18 juin 1964 à Pobé au Bénin, Florent Couao-Zotti est diplômé d’une maîtrise de Lettres
Modernes, juin 1988, Université nationale du Bénin, d’un diplôme de journalisme et d’un diplôme
d’entrepreneuriat culturel.
Après une courte expérience comme professeur de français, il se consacre au journalisme. Il a été
rédacteur en chef au Canard du Golf, puis à Abito, journaux satiriques béninois, entre autres titres.
En quelques années, il réussit à construire une œuvre littéraire originale. Depuis 2002, Florent
Couao-Zotti se consacre entièrement à l’écriture qu’il décline dans différents genres littéraires
(romans, nouvelles, pièces de théâtre) et dans les arts narratifs (bande dessinée, série télévisée et
films vidéo)
Les œuvres de Florent Couao-Zotti sont traduites dans plusieurs langues (japonais, italien, catalan,
allemand, anglais), c’est une des plumes de référence sur le continent africain. Ses œuvres ont reçus
plusieurs récompenses, dont le prix Tchicaya U Tams’i, le prix de la Francophonie de littérature de
jeunesse, le prix de l’Excellence du Bénin, Meilleure plume de la décennie, le prix Ahmadou
Kourouma, etc.
« L’intérêt de cet auteur se trouve dans les plis et les replis de son écriture, sa respiration singulière,
son rythme tout en brisures et reprises. C’est bonheur de lire Couao-Zotti. On y trouve des qualités
d’écriture cinématographique. On ramasse à pleine mains des néologismes, des audaces
grammaticales, des jeux de mots....il y a quelque chose de l’insolence dans son écriture. »
Abdourahman A. Waberi - Le Monde diplomatique/ mars 2001
« Écrivain protéiforme et talentueux, Florent Couao-Zotti invente une langue rythmée, fertile, pétrie
de néologismes, d’humour, d’audaces grammaticales, de jeux de mots ; une écriture qui absorbe la
fièvre du monde qu’elle décrit et qui fait du romancier béninois, une voix majeure de la nouvelle
littérature africaine. »
Etonnants voyageurs
Publications
Ce soleil où j’ai toujours soif, 1996
Notre pain de chaque jour, Le Serpent à plumes, Paris, 1998
L'homme dit fou et la mauvaise foi des hommes, Le Serpent à plumes, Paris, 2000
Notre pain de chaque nuit, J'ai lu, Paris, 2000
Charly en guerre, Dapper, 2001
La diseuse de mal-espérance, 2001
La Sirène qui embrassait les étoiles, L'œil, Paris, 2003
Le collectionneur de vierges, Ndzé, 2004
Le Cantique des cannibales, Le Serpent à plumes, Paris, 2004
Retour de tombe, Joca Seria, 2004
Les Fantômes du Brésil, UBU éditions, 2006
Poulet-bicyclette et Cie, Gallimard, 2008
Si la cour du mouton est sale, ce n'est pas au cochon de le dire, Le Serpent à plumes,
La Traque de la Musaraigne, Jigal, Marseille, 2014.
JOEL HOUNHOUENOU LOKOSSOU
Joël Lokossou, acteur béninois, est comédien comme d'autres sont médecin, astrophysicien,
mathématicien, le plus naturellement du monde. Il a découvert le théâtre à l'école et lui est resté
fidèle au point d'arrêter ses études de mathématiques pour s'y consacrer.
Hounhouénou Lokossou est un acteur qui voyage avec ses textes, les mots de Césaire, ‘Retour
au Pays Natal’, lui font découvrir du pays, la Russie, Haïti, de nombreuses villes de province.
Il a travaillé en Afrique avec Tola Koukoui, Urbain Adjadi, Isidore Dokpa, Hermas Gbaguidi,
Moudjibath Daouda-Koudjo, Erick-Hector Hounkpè dont il a joué La Leçon de Géographie à Avignon
en 2016, Eric Mampouya... Il interprète un rôle dans « Les n gres » de Jean enêt mis en scène par
Emmanuel Daumas.
En France, il circule de La Rochelle avec le Théâtre de l'Utopie de Patrick Collet, à Lyon avec la
compagnie La Fille du Pêcheur (Brenda Oward de Camille Amouro, M'sieur, de l’écrivain hongrois de
Frygies Karinthy qu'il interprète avec le musicien Uriel Barthélémi, Drôles de Gueules, Théâtre de
masques balinais, trois spectacles mis en scène par Fabrice Taponard), en passant par les itinérances
de "La fabrique des petites utopies") de Bruno Thircuir basé à Grenoble… A Lyon aussi, il joue avec
l’Alliage Théâtre, Ici est une jungle de Pierre Gope et Le Premier d’Israël Horovitz mis en scène par
José Renault. Il joue également dans Bureau national des Allogènes de Stanislas Cotton mis en scène
par Catherine Toussaint
Cahier d’un retour au pays natal, premier poème d’Aimé Césaire mis en scène par Renaud
Lescuyer lui fait découvrir la Russie, Haïti, l'Algérie, l'Italie et de nombreuses villes de province. Il
interprète Théâtre de Marcus Borja et en avril 2017, il joue dans Nathan le sage mis en scène par
Dominique Lurcel.
Collectif CARREFOUR JEUNESSE
PHOTO DU CENTRE
CARREFOUR
JEUNESSE BENIN (Siège
et lieu de répétition de la
compagnie
AFRICAPSUD
THEATRE)
Carrefour Jeunesse, dont le siège se situe dans la ville de Comé dans le Sud-ouest du Bénin, est un
centre parascolaire créé en 2011 et devenu ONG agréée par l’Etat béninois en novembre 2013.
Soucieux de la qualité de l’éducation donnée aux enfants, la mission de Carrefour Jeunesse est
d’offrir aux enfants et aux jeunes une éducation alternative, qui n’entre pas directement dans les
systèmes éducatifs formels tels que les écoles. En effet, peu d’infrastructures parascolaires sont
mises en place pour les jeunes au Bénin. Il est donc difficile pour ces derniers de se divertir et de
pouvoir développer leurs facultés artistiques, physiques ou mentales. Il est important de montrer
que d’autres méthodes, moins formelles, existent et sont essentiels pour l’éducation des jeunes, en
parallèle avec le cursus scolaire. Pour se faire, les activités de Carrefour Jeunesse s’articulent autour
de trois grands projets : les activités éducatives, le renforcement des initiatives locales et les
échanges interculturels. L’objectif global de ces trois projets étant de renforcer et de diversifier le
programme éducatif actuel pour les enfants et les jeunes dans la commune de Comé.
C’est dans le cadre des activités éducatives que s’inscrit la création de la compagnie Africapsud-
théâtre qui s’évertue depuis ces cinq années d’existence à créer des spectacles notamment portant
sur les livres au programme.
Nos actions sur le terrain consistent à créer les pièces théâtrales, à les représenter dans le cadre
scolaire. Un festival a été créé pour la circonstance et qui permet outre les spectacles scolaires de
descendre dans les quartiers et villes pour montrer déjà pendant les congés scolaires à quoi
ressemblent les œuvres au programme à étudier.
Le directeur du centre a pour nom : Sylvestre DOSSA – Contact : 0022995816378
email : sylvestredossa@[Link]
CONTACT
Au Bénin :
AMAH Codjovi Ebénizer
Directeur adjoint de l'ONG Carrefour jeunesse BENIN
Comédien metteur en scène
BP: 46 Comé,
Tél: 0022967067577/ 0022964252270
Email: ebenizeramah @[Link]
En France :
François NOUEL
PASSAGE PRODUCTION
7 Place Pierre au lait
94290 Villeneuve le roi
Tel : 06 74 45 38 64
Mail : nouelfrancois@[Link]