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Croissance économique et durabilité écologique

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A.

Méthode
INTRODUCTION : définition des MC + explicite le sujet (PAS DE PROBLEMAQUE annoncer les
arguments)
ARGUMENT 1 (AEI) exemple
Affirmation : Tout d’abord, la croissance économique n’est pas soutenable car cette dernière
engendre l’épuisement des ressources.
Explications + Illustration :
D’après le document 3, on constate que la part des stocks de poissons sous-exploités a diminué tandis
que celle des stocks de poissons surexploités a augmenté. En effet, Selon l’Organisation des Nations Unies
pour l’alimentation et l’agriculture, en 2019, environ 8% des stocks de poissons étaient sous-exploités
contre environ 35 % des stocks en 1974 (soit 4 fois plus). En outre, en 2019, environ 30 % des stocks de
poissons étaient surexploités contre environ 10 % des stocks en 1974 (3 fois plus). On remarque ainsi que
l’épuisement des ressources peut s’avérer être une contrainte à la croissance économique soutenable
(Lire les données + j’utiliser un outil + je fais le lien avec mon argument)

B. Définitions :
1.1 La croissance économique est un processus quantitatif qui
C. Croissance économique: Processus quantitatif qui désigne désigne l’augmentation de la richesse produite sur le territoire
l'augmentation de la richesse entre 2 périodes. On mesure la national entre deux années ou entre deux trimestres. L’agrégat
richesse grâce au PIB réel (déflaté), PIB à prix constant ou PIB en qui permet de mesurer le niveau de richesse sur le territoire
volume. national est le PIB réel ou PIB à prix constants ou encore PIB
D. PIB/habitant: indicateur de niveau de vie. en volume (PIB nominal déflaté)
E. Croissance de la population > croissance économique: le niveau
de vie diminue La productivité globale des facteurs (PGF) correspond à
F. Croissance de la population < croissance économique: le niveau l’efficacité de la combinaison des facteurs travail et capital. La
de vie augmente PGF est souvent considérée comme une mesure du progrès
technique.
G. Le progrès technique ; accumulation des différentes formes de
capitaux. Inv des agents économiques (etat, ménages, ent)
Le progrès technique représente l’ensemble des améliorations de
1.2
la combinaison de capital et de travail permettant d’accroître la
H. Les innovations : inventions ou découvertes appliquées dans le production sans augmenter la quantité de facteurs employés. Il se
processus de production qui améliorent la productivité. concrétise dans de nouvelles techniques de production, de
PT= l’ensemble des innovation nouvelles manières d’organiser le processus de production ou de
I. Théorie de la croissance endogène : la CE peut-être générée par nouveaux produits.
des activités favorisent l'apparition du PT et ainsi la croissance
intensive → externalités positives. Les innovations sont des inventions ou des découvertes
1.3 appliquées dans le processus de production qui améliorent la
J. Institutions : Règles et conventions qui vont déterminer les productivité.
incitations économiques des individus. Elles permettent de Le progrès technique peut se définir comme l’ensemble des
réduire les incertitudes inhérentes aux relations humaines. Elles innovations à la fois de procédés et organisationnelles qui sont à
ont plusieures fonctions : l’origine de l’accroissement de l’efficacité des facteurs de
K. 1) Assurer la définition et le respect des droits de propriété production et des innovations de produits.
car ces derniers agissent comme une incitation à l'innovation.
Selon la théorie de la croissance endogène, la croissance
L. Droit de propriété: acte légal reconnaissant l'appartenance d'un économique peut-être générée par certaines activités qui vont
favoriser l’apparition du progrès technique et ainsi la
bien à une personne.
croissance intensive. Elles engendrent ainsi des externalités
positives qui profitent aux autres secteurs de l’économie sous
M. Un brevet : Titre de propriété industrielle qui confère à son
la forme de rendements croissants.
titulaire non pas un droit d'exploitation, mais un droit
d'interdiction de l'exploitation (20 ans en général). Il protège Les institutions représentent les règles et conventions qui vont
donc la propriété contre l'imitation, éloigne les passagers
déterminer les incitations économiques des individus. Elles
clandestins et favorise les innovations.
permettent de réduire les incertitudes inhérentes aux relations
N. La destruction créatrice : Processus d'apparition des innovations humaines.
par grappe qui entraîne l'apparition de nouveaux secteurs
d'activité et la disparition des secteurs devenus obsolètes. C'est Un droit de propriété est un acte légal reconnaissant
une théorie qui étudie la relation entre le PT et l'emploi l’appartenance d’un bien à une personne.
1.4
La destruction créatrice est le processus d’apparition des
O. Une croissance économique soutenable: Croissance qui « répond innovations par grappe qui entraîne l’apparition de nouveaux
aux besoins du présent sans compromettre la capacité des secteurs d’activité et la disparition des secteurs devenus
générations futures à répondreà leurs propres besoins ». Elle obsolètes.
repose sur la mobilisation d'un stock de capital (naturel,
Un bien commun est un bien rival (sa consommation par un
physique, technologique, humain et institutionnel) global.
agent réduit celle d’un autre agent) et non-excluable (on ne
+ on produit + on pollue
peut empêcher quelqu’un de le consommer).
P. Le changement climatique: Phénomène climatique de grande
ampleur lié à une élévation anormale et rapide des températures
moyennes et qui entraîne un certain nombre de modifications du Le changement climatique est un phénomène climatique de
grande ampleur lié à une élévation anormale et rapide des
climat.
températures moyennes sur Terre et qui entraîne un certain
nombre de modifications du climat.

Contexte : depuis les années 1970, la « crise économique » s’est installée, avec un ralentissement du
rythme de la croissance économique, mais qui reste positif.

Q.
I.1 le processus de croissance économique et les sources de la croissance : accumulation des facteurs et
accroissement de la productivité globale des facteurs ; le lien entre le progrès technique et l’accroissement
de la productivité globale des facteurs.
A. Les sources de la croissance économique : accumulation des facteurs et accroissement de la
productivité globale des facteurs

A.1 : L’accumulation des facteurs

A.2 : La productivité globale des facteurs (PGF)

La croissance économique peut également provenir des gains de productivité permis par le progrès technique.

B. Le lien entre le progrès technique et l’accroissement de la productivité globale des facteurs.


1.2 le progrès technique est endogène et qu’il résulte en particulier de l’innovation.

A. Le progrès technique résulte d’innovations


B. Un progrès technique endogène
Le progrès technique dépend du choix des agents économiques.
1.3 les institutions (notamment les droits de propriété) influent sur la croissance en affectant l’incitation à
investir et innover ; Savoir que l’innovation s’accompagne d’un processus de destruction créatrice.

a. Le rôle des institutions


B, Le processus de destruction créatrice :

1.4 le progrès technique peut engendrer des inégalités de revenus.


1.5 Une croissance économique soutenable se heurte à des limites écologiques (notamment l’épuisement des
ressources, la pollution et le réchauffement climatique) et que l’innovation peut aider à reculer ces limites

1
1.1 le processus de croissance économique et les sources de la croissance : accumulation des
facteurs et accroissement de la productivité globale des facteurs ; le lien entre le progrès
technique et l’accroissement de la productivité globale des facteurs.
C. Les sources de la croissance économique : accumulation des facteurs et accroissement
de la productivité globale des facteurs

A.1 : L’accumulation des facteurs

1. Croissance économique :
- Définition : Augmentation durable de la production de richesses d'une économie, mesurée par
l'évolution du PIB réel.
- Types de croissance :
- Croissance extensive : Augmentation de la production due à l’accumulation des facteurs de
production (travail + capital).

2. Les facteurs de production :


Ressources utilisées pour produire, sans être détruites dans le processus de production.

A. Le facteur travail :
- Définition : Ensemble de la main-d’œuvre rémunérée.
- Mesure : En nombre d’heures travaillées (fonction du niveau d'emploi et de la durée annuelle du
travail).

1. Niveau d'emploi :
- Dépend de plusieurs facteurs :
- Facteurs démographiques : Taille de la population, solde naturel (naissances - décès), solde
migratoire.
- Facteurs institutionnels : Âge de scolarité obligatoire, âge légal de départ à la retraite.
- Facteurs socio-économiques : Taux de chômage, taux d'activité (notamment jeunes, femmes, séniors).

2. Durée annuelle de travail :


- Dépend de :
- Durée légale du travail (ex. 35 heures/semaine en France).
- Nombre de jours fériés et de semaines de congés payés.

3. Politiques possibles pour augmenter la contribution du travail à la croissance :


- Agir sur le niveau d'emploi :
- Allonger la vie active : Diminuer l'âge de scolarité obligatoire, reculer l'âge de départ à la retraite.
- Favoriser l'emploi : Encourager l'emploi des femmes, jeunes, séniors (mesures incitatives).
- Réduire le chômage : Formation, reconversion professionnelle, incitation à la recherche d'emploi.

- Agir sur la durée annuelle de travail :


- Augmenter la durée légale du travail (ex. passer de 35 à 39 heures/semaine).
- Réduire le nombre de jours fériés et les semaines de congés payés.

-B. Le facteur capital :


- Définition : Ensemble des biens et services utilisés pour produire d'autres biens/services. 2

1. Types de capital :
- Capital fixe : Biens d’équipement (machines, bâtiments, etc.) utilisés sur plusieurs cycles de
production.
- Capital circulant : Biens consommés ou transformés lors du processus de production (matières
premières, énergie).

2. Rôle dans la croissance :


- Accumulation du capital fixe : Clé pour augmenter la production à long terme.
- Investissement : Achats de biens et services durables (machines, R&D) pour accroître le capital fixe.

3. Politiques possibles pour stimuler l'accumulation de capital :


- Incitations à l'investissement : Soutenir l'investissement des entreprises par des aides financières,
crédits d'impôt, politiques monétaires favorables (taux d'intérêt bas).
- Encourager la recherche et développement (R&D) pour maintenir et moderniser le capital fixe.
- Dépassement de l'usure et de l’obsolescence : Les investissements doivent être supérieurs à la
dépréciation du capital fixe existant.

Résumé clés :
- Croissance extensive : Augmentation de la production via l’accumulation de travail et de capital.
- Facteur travail : Nombre d'heures travaillées (niveau d'emploi et durée annuelle).
- Politiques : allongement de la vie active, favoriser l'emploi, réduire le chômage, augmenter la durée
de travail.
- Facteur capital : Capital fixe (machines, infrastructures) et capital circulant (matières premières,
énergie).
- Politiques : encourager l'investissement, la R&D, moderniser le capital pour dépasser l’usure.
A.2 : La productivité globale des facteurs (PGF)

1. Contribution limitée des facteurs travail et capital :


- Facteur travail : Sa contribution à la croissance tend à diminuer à cause de la baisse des taux de natalité
et de la durée du travail à long terme (LT).
- Facteur capital : Soumis à la loi des rendements décroissants :
- Augmenter le capital accroît la production au début, mais sans augmentation du travail, le capital
devient de moins en moins productif.

Il devient donc nécessaire de chercher une autre source de croissance économique.

2. Croissance intensive et PGF :


- La croissance économique peut venir de gains de productivité grâce au progrès technique.
- Croissance intensive : L'accroissement de la production provient de l'amélioration de l'efficacité dans
l'utilisation des facteurs de production (travail et capital).
- Les mêmes quantités de facteurs sont rendues plus productives, ce qui améliore la productivité
globale des facteurs (PGF).
3. Le résidu de Solow : - Les économistes ont découvert qu'une partie de la croissance n'est pas
expliquée par l'augmentation des facteurs utilisés.
3
- Selon R. Solow (1956), ce résidu, non explicable par l'accroissement du travail ou du capital,
correspond à l'augmentation de la PGF attribuée au progrès technique.
- Le progrès technique est ici exogène, c'est-à-dire qu'il provient de causes extérieures au système
économique et qu'il ne peut pas être anticipé ou favorisé directement.

4. Productivité globale des facteurs (PGF) :


- L'accumulation des facteurs travail et capital contribue à la croissance, mais une part de cette
croissance reste inexpliquée par eux seuls.
- Cette partie inexpliquée est appelée productivité globale des facteurs (PGF) ou résidu.

5. Exemple de calcul du résidu :


- Formule :
Taux de croissance économique = contribution du travail + contribution du capital + variation de la PGF.
Exemple :
- Si le taux de croissance économique est de 5 %, la contribution du travail est de 2 % et celle du capital
de 1 %, alors le résidu (variation de la PGF) est de 2 % (5 % - 2 % - 1 %).

6. Définition de la PGF :
- La productivité globale des facteurs (PGF) mesure l'efficacité de la combinaison des facteurs travail et
capital dans la production.
- La PGF est souvent considérée comme une mesure indirecte du progrès technique.

La croissance économique peut également provenir des gains de productivité permis par le progrès
technique.1. Progrès technique :

- Définition : Le progrès technique désigne l'ensemble des améliorations dans la combinaison des
facteurs travail et capital qui permettent d'accroître la production sans augmenter la quantité de ces
facteurs.
- Manifestations : Nouvelles techniques de production, nouvelles méthodes d'organisation, nouveaux
produits

2. Effets du progrès technique sur la croissance économique :

1. Augmentation de l'offre (production accrue) :


- Les innovations de procédé permettent de produire la même quantité avec moins de facteurs (ex.
robotisation qui remplace des travailleurs).
- Les innovations de produit permettent des économies d'échelle en augmentant la taille du marché et
les débouchés de l'entreprise. La production augmente plus vite que les coûts fixes, ce qui ralentit
l'augmentation des coûts de production.

2. Augmentation de la demande :
- Les gains de productivité permettent de réduire le coût moyen de production, offrant plusieurs options
à l'entreprise : - Maintenir le prix de vente et dégager des bénéfices supplémentaires pour investir
davantage.
- Maintenir le prix de vente mais augmenter les salaires, favorisant la consommation via une hausse du
pouvoir d'achat.
- Baisser le prix de vente pour augmenter la consommation et les exportations.
4
Les gains de productivité favorisent ainsi l'investissement, la consommation et/ou les exportations, qui
sont les trois composantes de la demande globale. En augmentant la demande, ils favorisent la
production et donc la croissance économique.

3. Les deux sources de la croissance économique :


1. Croissance extensive :
- Résulte de l'augmentation des quantités de facteurs utilisés :
- Facteur travail : Augmentation du nombre d'heures travaillées ou du nombre de travailleurs
(population active).
- Facteur capital : Achat de nouvelles machines (investissement).

2. Croissance intensive :
- Résulte de l'amélioration de la combinaison des facteurs employés. Les mêmes quantités de travail et
de capital deviennent plus efficaces et productives, ce qui est mesuré par l'amélioration de la
productivité globale des facteurs (PGF).

4. Rappel : PGF et croissance :


- L'augmentation de la production découle de deux facteurs :
- La hausse des quantités de travail et de capital utilisées.
- La hausse de l'efficacité dans leur combinaison productive (PGF).
- La PGF est une mesure de l'efficacité accrue des facteurs de production, généralement attribuée au
progrès technique.

b. Le lien entre le progrès technique et l’accroissement de la productivité globale des facteurs.

1. PGF et progrès technique :


- La productivité globale des facteurs est une conséquence du progrès technique.
- Le progrès technique améliore l'efficacité des facteurs de production, ce qui conduit à des gains de
productivité.
- Les innovations de procédés (nouveaux équipements, informatisation, etc.) et les innovations
organisationnelles (externalisation, délocalisation, etc.) permettent d'accroître l'efficacité des facteurs
de production.

2. Gains de productivité et PGF :


- L'augmentation de la productivité globale des facteurs est le résultat des innovations qui rendent les
facteurs de production plus efficaces.
- L'accroissement de la PGF est donc une mesure du progrès technique.

3. Exemple des technologies de l'information et de la communication (TIC) :


- La croissance rapide des performances des microprocesseurs a permis la création de biens plus
performants (comme les smartphones) à des prix de plus en plus bas.
- Les TIC ont également modifié l'organisation des entreprises, les rendant plus productives.

1.1 Comprendre que le progrès technique est endogène et qu’il résulte en particulier de
l’[Link] progrès technique résulte d’innovations

5
1. Le progrès technique résulte d'innovations
Définitions :
Les innovations sont des inventions ou des découvertes appliquées dans le processus de production qui
améliorent la productivité. Le progrès technique désigne l'ensemble des innovations de procédés,
organisationnelles et de produits, qui permettent d'accroître l'efficacité des facteurs de production.

- Les cinq types d'innovations selon Joseph Schumpeter :


- innovations de produit: Nouveaux produits améliorant la diversité et la qualité (ex. : moteur
électrique, smartphone).
- innovations de procédé : Nouveaux procédés augmentant la productivité (ex. : travail à la chaîne,
ordinateurs plus performants).
- Nouvelles organisations du travail : Fordisme, taylorisme, open space.
- Innovations commerciales : Nouvelles techniques de vente (ex. : vente en ligne, uberisation).
- Nouvelles sources de matières premières : Découverte de nouvelles ressources (ex. : pétrole,
uranium).
2. Un progrès technique endogène
- Progrès technique exogène vs endogène:
Contrairement à Solow, qui considérait le progrès technique comme un facteur exogène (extérieur à
l'économie), la théorie de la croissance endogène considère que le progrès technique résulte de facteurs
économiques internes.

- Définition de la croissance endogène:


La croissance économique peut être générée par des activités spécifiques favorisant l'apparition du
progrès technique. Cela crée des externalités positives (rendements croissants) qui profitent à
l'ensemble de l'économie.

3. Le rôle des agents économiques dans le progrès technique

- Le progrès technique dépend du choix des agents économiques:


Le progrès technique est endogène car il découle des décisions des agents économiques en matière
d'accumulation de quatre types de capitaux :
- Capital physique : Investissements en équipements matériels.
- Capital humain: Investissements en formation et compétences.
- Capital technologique : Investissements en innovation technologique.
- Capital public : Investissements des pouvoirs publics dans les infrastructures et services.

- Exemples de progrès technique résultant d'innovations :


- Entrepreneurs : Investissements en capital physique ou technologique.
- Ménages : Investissements en capital humain par la formation.
- Pouvoirs publics : Investissements en capital public (infrastructures, R&D).
4. **Le progrès technique se renforce lui-même**

- Le progrès technique initial génère du progrès technique induit:


L'introduction d'un nouvel équipement ou d'une nouvelle source d'énergie entraîne des
apprentissages, des savoir-faire et des nouvelles organisations du travail. Cela illustre comment un
progrès technique initial peut induire des innovations supplémentaires.

6
- Exemples historiques:
- L'invention de la machine à vapeur et des métiers à filer au XIXe siècle ont révolutionné l'industrie
textile.
- Les technologies de l'information et de la communication ont transformé les modes de production et
de travail, entraînant de nouveaux apprentissages.

- Externalités positives et diffusion du progrès technique :


Le capital technologique, lorsqu'il s'accumule, génère des gains de productivité qui profitent à
l'ensemble du système économique. Les innovations sont souvent non-rivales et non-exclusives, ce qui
permet leur diffusion à d'autres entreprises.

5. Exemples d'externalités positives


-Travail et organisation :
- Les principes du taylorisme et de la chaîne de montage, introduits par Henry Ford, ont été adoptés
par d'autres industries.
- Les brevets déposés par une entreprise peuvent inspirer des concurrents, favorisant l'innovation dans
d'autres secteurs.

-Formation et capital humain :


- Lorsqu'un salarié est formé, ses nouveaux savoirs et savoir-faire peuvent être imités ou partagés avec
ses collègues, générant des gains de productivité à l'échelle de l'entreprise. C'est une forme
d'externalité positive.

6. La relation entre croissance économique et progrès technique


-Croissance auto-entretenue :
Le progrès technique, par les gains de productivité qu'il génère, est une source de croissance
économique. En retour, la croissance économique permet une accumulation plus importante de
capitaux et favorise la diffusion du progrès technique. Ce cycle auto-entretenu rend la croissance
cumulative.
conclusion :
La croissance économique résulte du progrès technique, qui est à la fois une cause et une conséquence
de cette croissance. Le progrès technique endogène est donc au cœur du processus de développement
économique.
1.2 Comprendre comment les institutions (notamment les droits de propriété) influent sur la
croissance en affectant l’incitation à investir et innover ; Savoir que l’innovation
s’accompagne d’un processus de destruction créatrice.

Le progrès technique et les activités économiques nécessitent un cadre économique, social, culturel et
politique favorable. Les institutions jouent un rôle dans la croissance économique en influençant les
incitations à investir et à innover.

Les institutions sont des règles et conventions qui déterminent les incitations économiques des individus
et permettent de réduire les incertitudes dans les relations humaines.

7
1. Les institutions assurent la définition et le respect des droits de propriété, ce qui incite à l’innovation.
Un droit de propriété est un acte légal reconnaissant l’appartenance d’un bien à une personne. Si le
droit de propriété d’un entrepreneur sur son innovation n'est pas garanti, celle-ci peut être copiée, ce
qui peut limiter les investissements en recherche et développement. Les pays développés ont établi des
lois sur la propriété intellectuelle pour protéger les innovations par des brevets, garantissant un
monopole temporaire et des profits plus élevés.

2. Les institutions renforcent la confiance des acteurs économiques en établissant un bon système
politique et judiciaire, ce qui réduit les risques d’instabilité sociale et politique pouvant entraver la
croissance économique. La clarté et la stabilité des institutions sont essentielles pour instaurer un climat
de confiance dans l’avenir. Un environnement pacifique, démocratique, respectant les libertés
individuelles est favorable à la croissance économique.

3. En luttant contre la corruption, les institutions rendent plus efficaces les finances publiques. Elles
optimisent les recettes publiques en empêchant la fraude fiscale et orientent les dépenses publiques
vers l’accumulation du capital humain, un facteur de croissance.

4. Les institutions soutiennent le bon fonctionnement des marchés et favorisent la dynamique de la


croissance. Elles visent à stimuler la concurrence, considérée comme un facteur d’innovation. L’État met
en place des institutions de marché, y compris :
- Institutions de réglementation des marchés pour surveiller et sanctionner les atteintes à la libre
concurrence.
- Institutions de stabilisation des marchés pour réduire l’instabilité économique.
- Institutions de légitimation des marchés pour fournir une protection sociale, organiser la
redistribution et gérer les conflits.

L’État contribue à l’accumulation des capitaux en finançant des infrastructures et en construisant un


cadre institutionnel (État de droit) garantissant le fonctionnement du marché.

Pour résumer, la croissance économique trouve ses origines dans plusieurs sources :
- L’accumulation du facteur travail
- L’accumulation du facteur capital
- Le progrès technique lié aux gains de productivité
- L’impact du progrès technique sur la croissance, renforcé par un progrès technique initial qui entraîne
des progrès techniques induits
- Le rôle des institutions, notamment les droits de propriété, dans la croissance économique
Le processus de destruction créatrice, selon l’économiste J. Schumpeter (1942), est une conséquence de
l’efficacité des institutions. Les innovations apparaissent par grappes, constituées d’innovations radicales
(machine à vapeur, nanotechnologies) qui entraînent des innovations progressives (application des
innovations majeures aux marchés). Ces grappes d’innovation sont le moteur de la dynamique de la
croissance économique.
La destruction créatrice est le processus par lequel des innovations apparaissent par grappes, entraînant
l’émergence de nouveaux secteurs d’activité et la disparition de secteurs devenus obsolètes. Ce
processus entraîne la disparition d'anciennes activités économiques (par exemple, l’industrie) et
l’émergence de nouvelles activités (par exemple, les programmeurs informatiques). Bien qu'il génère
des gains pour les acteurs des secteurs innovants, il entraîne également des pertes pour ceux des
secteurs vieillissants, souvent situés dans des régions en crise. Le chômage technologique, causé par des
innovations rendant certains travailleurs inemployables, en est une manifestation. 8
Exemple 1 : L’évolution du marché de la musique depuis 2000 illustre la destruction créatrice. Le déclin
de la musique sur supports physiques est dû au développement du téléchargement et du streaming,
réduisant les ventes de CD et les revenus des maisons de disques tout en augmentant les profits des
plateformes comme iTunes, Spotify, et Deezer.

Exemple 2 : Le développement des logiciels de traitement de texte et des ordinateurs a entraîné le


déclin des entreprises de machines à écrire et la disparition des métiers de secrétaires sténos-dactylos.

Le premier défi des sociétés contemporaines face au progrès technique est d'assurer la formation
continue de la main-d'œuvre pour la rendre employable et adaptable aux changements technologiques
constants.

1.3 Comprendre comment le progrès technique peut engendrer des inégalités de revenus.

1. Comprendre comment le progrès technique peut engendrer des inégalités de revenus.

- Le progrès technique a un effet de polarisation sur la société, touchant différemment les types
d’emplois.
- Il accroît la demande de travailleurs très qualifiés, capables d’effectuer des tâches non routinières et
d’utiliser les nouvelles technologies (ex : programmateurs, designers), entraînant une hausse de leurs
salaires.
- Il réduit la demande de travailleurs peu qualifiés, dont les tâches manuelles et routinières (ex :
ouvriers spécialisés) sont remplacées par des innovations technologiques, provoquant une baisse de
leurs salaires.
- Il augmente le nombre d’emplois non qualifiés correspondant à des tâches non automatisables, dont
les rémunérations subissent une baisse relative (ex : serveurs, aides-soignants), car ces travailleurs sont
nombreux, entraînant des salaires très faibles.

2. L'impact différencié du progrès technique sur les entreprises.

- D’après Joseph Schumpeter, les anciennes technologies et produits sont remplacés par de nouvelles
technologies et produits. Certaines entreprises innovantes prospèrent, tandis que celles incapables de
s’adapter disparaissent, car elles ne peuvent plus vendre des biens ou services obsolètes à un prix
couvrant leurs coûts de production.
- Les entreprises innovantes et dynamiques peuvent accroître les salaires nominaux de leurs salariés
pour attirer les meilleurs talents nécessaires à l’innovation.
- Le progrès technique crée des opportunités d’enrichissement pour une minorité d’entrepreneurs
visionnaires ou opportunistes, comme l’illustrent les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) dans
l’industrie numérique.

3. L'insertion du progrès technique et ses effets sectoriels.


L’insertion du progrès technique est plus aisée dans les secteurs primaires et secondaires, notamment
en ce qui concerne la substitution capital/travail, par rapport au secteur tertiaire.
- Si la demande globale pour ces secteurs augmente moins rapidement, les entreprises peuvent être
amenées à réduire leur production, entraînant des licenciements.
- Les salariés licenciés voient leur revenu diminuer et, faute de qualifications, peuvent rester
durablement au chômage. 9
4. Les défis contemporains face aux inégalités de revenu.
- Le deuxième défi pour nos sociétés contemporaines est de développer des mécanismes pour réduire
les inégalités de revenu. Cela peut passer par des mécanismes de redistribution (fiscalité, prestations
sociales) et de prédistribution (formation initiale des travailleurs pour les rendre employables).

1.4 Comprendre qu’une croissance économique soutenable se heurte à des limites écologiques
(notamment l’épuisement des ressources, la pollution et le réchauffement climatique ) et que
l’innovation peut aider à reculer ces limites
1. Compréhension d'une croissance économique soutenable
Une croissance économique soutenable répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité
des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Elle étudie les conditions économiques qui
permettent d'assurer la viabilité de la croissance économique.

Pour produire, il est nécessaire de mobiliser un stock de capital global, comprenant le capital naturel,
physique, technologique, humain et institutionnel. La mobilisation de ce stock permet de produire des
biens et des services en quantité suffisante pour satisfaire les besoins humains.

Cependant, certains auteurs, partisans de la soutenabilité forte, estiment que l'épuisement ou la


détérioration du capital naturel remet en cause la capacité des générations futures à produire les biens
et services nécessaires. Selon eux, aucun autre capital ne peut remplacer le capital naturel, car les
atteintes à ce dernier sont souvent irréversibles. Dans ce contexte, il ne suffit pas de maintenir le capital
global constant ; la conservation spécifique du capital naturel est essentielle. Les innovations
technologiques seules ne peuvent pas repousser les limites de la croissance économique.

À l'inverse, les partisans de la soutenabilité faible considèrent le capital naturel comme un capital parmi
d'autres, remplaçable par l'accroissement des autres capitaux, notamment le capital physique et
technologique. Le progrès technique peut alors permettre de compenser l'épuisement du capital
naturel.

2. Limites écologiques de la croissance


Produire des biens et des services pour satisfaire des besoins illimités est impossible dans un
environnement fini, ce qui peut entraîner l'épuisement des ressources. La croissance économique
s'accompagne de phénomènes tels que la déforestation, l'épuisement des sols, des ressources non
renouvelables, l'effet de serre, la pollution des eaux et l'épuisement des réserves halieutiques.

A. L'épuisement des ressources


Pour produire toujours plus, il faut exploiter davantage de ressources naturelles, dont certaines sont
non renouvelables. Ces ressources existent en quantité limitée et leur exploitation conduit à
l'épuisement. Les stocks de ressources non renouvelables comme le pétrole et le gaz deviennent
problématiques pour la croissance économique.
Les ressources renouvelables, quant à elles, ont un rythme biologique de renouvellement. Cependant,
leur exploitation peut dépasser ce rythme, les rendant épuisables. Ce phénomène est expliqué par la
théorie de la tragédie des biens communs, où les ressources, fournies gratuitement par la nature,
peuvent être surexploitées par des agents économiques qui cherchent à maximiser leur satisfaction.
Ainsi, la croissance économique n'est pas soutenable si les conditions de renouvellement ne sont pas
respectées.
10
Définition : Un bien commun est un bien rival (sa consommation par un agent réduit celle d'un autre) et
non-excluable (on ne peut empêcher quelqu'un de le consommer).

B. Pollution et changement climatique


Certaines activités productives génèrent des externalités négatives, où la consommation ou la
production d'un bien par un acteur nuit à d'autres agents économiques sans pénalité. Les agents
économiques ne prennent souvent en compte que les coûts et bénéfices privés de leurs actions,
négligeant les coûts pour la société. En conséquence, le coût social est supérieur au coût privé, et les
actions nuisibles se poursuivent.

La croissance économique génère également des émissions de gaz à effet de serre, entraînant un
réchauffement climatique avec des conséquences néfastes sur l'environnement. Le changement
climatique est lié à une élévation rapide des températures moyennes sur Terre, entraînant des
modifications climatiques.

Les dérèglements climatiques résultent des émissions de gaz à effet de serre, qui sont considérées
comme une pollution et une externalité négative, conduisant à une défaillance de marché. La croissance
économique n'est donc pas soutenable à long terme.

3. Innovation pour reculer les limites de la croissance


Dans une logique de soutenabilité faible, le progrès technique peut repousser les limites de la croissance
économique.

A. Découverte de nouvelles sources de matières premières


L'innovation peut favoriser la découverte et l'exploitation de nouvelles ressources, permettant de
reculer l'épuisement des ressources non renouvelables. Cela inclut l'extraction de ressources auparavant
inaccessibles comme le gaz de schiste ou le pétrole bitumineux, ainsi que le développement de
ressources énergétiques renouvelables telles que l'énergie éolienne, solaire, et thermique.

B. Nouvelles méthodes de production respectueuses de l'environnement


L'innovation peut permettre des procédés de production moins exigeants en ressources naturelles. Par
exemple, l'agriculture biologique utilise des techniques non polluantes et contribue à la protection de
l'environnement. De plus, des procédés de production doivent être développés pour réduire les
émissions de CO2 et lutter contre le réchauffement climatique. Des entreprises, comme Stimergy,
mettent au point des technologies permettant de réduire l'impact environnemental des activités
économiques.
C. Création de nouveaux produits respectueux de l'environnement
L'innovation peut également aboutir à des produits qui n'épuisent pas les ressources naturelles. Cela
inclut des produits fabriqués à partir de déchets plastiques, limitant les prélèvements de nouvelles
ressources. Les nouveaux produits doivent également avoir un bilan carbone neutre, en utilisant des
méthodes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, les voitures électriques ne
génèrent pas de CO2, puisqu'elles ne dépendent pas des combustibles fossiles.
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