Séquence 1
Le poète est un cueilleur de mots
Entrée du programme : récits de création, création poétique
Problématique : Comment le poète réinvente-t-il le monde grâce aux mots ?
Textes :
- Extrait de la préface de La nuit respire de J.P. Siméon
- « Tu dis » de J. P. Schneider
- « Le chat et le soleil » de Maurice Carême
- Plusieurs haïkus
- «les papillons » de Gérard de Nerval
- « Mon cartable » de P. Gamarra
Compétence majeure travaillée : Compréhension de l’écrit / lecture
- Comprendre un texte littéraire et se l’approprier
- Comprendre un texte et l’interpréter
- Contrôler sa compréhension et devenir un lecteur autonome
Compétences mineures travaillées :
Langage oral :
- Participer à des échanges oraux
- Lire de manière fluide / expressive
Langage écrit :
- Ecrire à la main de manière fluide
- Rédiger des écrits variés
Outils de la langue :
– le verbe
– le présent de l'indicatif
– les homophones classiques
Séance 1
Lecture / oral
Faire lire aux élèves l’extrait de la préface de JP Siméon / reprise de la lecture par le professeur
1er diagnostic (informel) de niveau de lecture + dialogue autour de ce qu’est la poésie
+ écriture d’une courte définition personnelle
La lecture offerte : Distribution du livre de poèmes à un premier élève
But : que chacun puisse s’inscrire et préparer à tour de rôle une lecture pour le début du cours suivant /
préparer fiche d’inscription à épingler en classe
Séance 2 : le pouvoir des mots
Rituel : lecture par un élève d’un poème
Lecture et étude du poème « tu dis » de JP Schneider par le professeur
Prolongement 1 : activité orale
Un élève dit « je dis » + un mot ET un autre répond un mot + sa justification
Prolongement 2 : écriture d’une strophe (minimum) à la manière de Schneider
Séance 3 : La poésie est invention
Rituel : lecture par un élève d’un poème
Lecture et étude du poème « Le chat et le soleil » de M. Carême par le professeur
Etudier le vocabulaire de la poésie : strophe, vers, rimes
Oral : lecture à deux voix pour faire entendre les rimes
fiche « s'entraîner » à faire à la maison
Séance 4 : La poésie est sensation
correction fiche « s'entraîner »
Rituel : lecture par un élève d’un poème
Lecture et étude de haïkus choisis
Activité :
- Associer le haïku à l’image distribuée
- Associer le haïku au sens qu’il met en valeur
Fiche vocabulaire sur les 5 sens
Prolongement 1 : activité d’écriture d’un haïku à partir d’une image donnée
Prolongement 2 : lecture d’un extrait du poème « les papillons » de G. De Nerval
Initiation à la métaphore et à la comparaison
Séance 5 : Sensation et création, la poésie transforme le quotidien et nous transporte dans un ailleurs
Evaluation de connaissances : savoir restituer le vocabulaire vu à la séance 3 (10 min)
Rituel : lecture par un élève d’un poème
Lecture découverte et étude du poème « Mon cartable » de Pierre Gamara par le professeur
Prolongement 1 : lecture à plusieurs vois du poème
Prolongement 2 : écriture de deux strophes les mille odeurs de mon cartable
Séance 6 : synthèse à partir du poème de Charles d’Orléans « le vent a laissé son manteau » manuel des élèves
p. 236
restitution évaluation de connaissances
Séance 7 : Oral => « l'air en conserve » de J. Charpentreau
Séance 8 : Evaluation finale : « Voici que la saison décline » de Victor Hugo
Activités CEC à égrener au fil de la séquence
- -La page de garde
- La page de la séquence poésie
- Les différentes strophes écrites au cours de la séquence pourront être recopiées et illustrées
- Copie du poème sur lequel les élèves passent à l’oral
- Pour travailler la comparaison ainsi que les sonorités : création d’un court abécédaire de la nature
(définir le nombre de lettres)
Ex. A comme l’arbre qui garde ses branches même quand on l’abat / S comme le serpent qui siffle doucement…
Séance 1 « La poésie c’est comme les lunettes ! »
Objectifs : entrer dans la séquence poésie
Dominantes : Lecture / oral
Distribution du texte
Faire lire aux élèves l’extrait de la préface de JP Siméon : 1er diagnostic (informel) de niveau de lecture
Reprise de la lecture par le professeur
+ dialogue autour de ce qu’est la poésie
Les activités qui rendraient le travail du poète inutile / pourquoi ?
Expliquer pourquoi les yeux sont fatigués
A quoi sert la poésie ?
+ écriture d’une courte définition personnelle + lecture des définitions et dialogue
Explicitation du rituel de la séquence 1 :La lecture offerte :
But : que chacun puisse s’inscrire et préparer à tour de rôle une lecture pour le début du cours suivant /
préparer fiche d’inscription à épingler en classe
Distribution du livre de poèmes à un premier élève
Séance 1 : extrait de la préface de La Nuit respire de Jean Pierre Siméon
On m’a souvent demandé : la poésie, à quoi ça sert ? Avec l’air de dire, sourire en coin :
« Mon pauvre Monsieur, ne vous donnez pas tant de mal, avec la télévision, le cinéma, le foot
et le loto, on a bien ce qu’il nous faut ! » […] Aujourd’hui, je sais : la poésie, c’est comme les
lunettes. C’est pour mieux voir. Parce que nos yeux ne savent plus, ils sont fatigués, usés.
Croyez-moi, tous ces gens autour de vous, ils ont les yeux ouverts et pourtant petit à petit,
sans s’en rendre compte, ils deviennent aveugles.
Il n’y a qu’une solution pour les sauver : la poésie. C’est le remède miracle : un poème et les
yeux sont neufs. Comme ceux des enfants.
A propos des enfants d’ailleurs, j’ai aussi un conseil à donner : les vitamines A, B, C, D, ça ne
suffit pas. Si on ne veut pas qu’en grandissant ils perdent leurs yeux magiques, il faut leur
administrer un poème par jour, au moins.
Séance 1 : extrait de la préface de La Nuit respire de Jean Pierre Siméon
On m’a souvent demandé : la poésie, à quoi ça sert ? Avec l’air de dire, sourire en coin :
« Mon pauvre Monsieur, ne vous donnez pas tant de mal, avec la télévision, le cinéma, le foot
et le loto, on a bien ce qu’il nous faut ! » […] Aujourd’hui, je sais : la poésie, c’est comme les
lunettes. C’est pour mieux voir. Parce que nos yeux ne savent plus, ils sont fatigués, usés.
Croyez-moi, tous ces gens autour de vous, ils ont les yeux ouverts et pourtant petit à petit,
sans s’en rendre compte, ils deviennent aveugles.
Il n’y a qu’une solution pour les sauver : la poésie. C’est le remède miracle : un poème et les
yeux sont neufs. Comme ceux des enfants.
A propos des enfants d’ailleurs, j’ai aussi un conseil à donner : les vitamines A, B, C, D, ça ne
suffit pas. Si on ne veut pas qu’en grandissant ils perdent leurs yeux magiques, il faut leur
administrer un poème par jour, au moins.
Séance 1 : extrait de la préface de La Nuit respire de Jean Pierre Siméon
On m’a souvent demandé : la poésie, à quoi ça sert ? Avec l’air de dire, sourire en coin :
« Mon pauvre Monsieur, ne vous donnez pas tant de mal, avec la télévision, le cinéma, le foot
et le loto, on a bien ce qu’il nous faut ! » […] Aujourd’hui, je sais : la poésie, c’est comme les
lunettes. C’est pour mieux voir. Parce que nos yeux ne savent plus, ils sont fatigués, usés.
Croyez-moi, tous ces gens autour de vous, ils ont les yeux ouverts et pourtant petit à petit,
sans s’en rendre compte, ils deviennent aveugles.
Il n’y a qu’une solution pour les sauver : la poésie. C’est le remède miracle : un poème et les
yeux sont neufs. Comme ceux des enfants.
A propos des enfants d’ailleurs, j’ai aussi un conseil à donner : les vitamines A, B, C, D, ça ne
suffit pas. Si on ne veut pas qu’en grandissant ils perdent leurs yeux magiques, il faut leur
administrer un poème par jour, au moins.
Séance 2 le pouvoir des mots
Rituel : lecture par un élève d’un poème / dialogue
Lecture « tu dis » de JP Schneider par le professeur / pour écouter le texte : [Link]/21luf164
« tu dis »
Tu dis sable
Et déjà,
La mer est à tes pieds
Tu dis forêt
Et déjà,
Les arbres te tendent les bras
Tu dis colline
Et déjà
Le sentier court avec toi vers le sommet
Tu dis nuage
Et déjà,
Un cumulus t'offre la promesse d'un voyage.
Tu dis poème
Et déjà,
Les mots volent et dansent
Comme étincelles dans la cheminée.
Joseph Paul Schneider, « tu dis », dasns le recueil Entre l'arbre et l'écorce (1965)
Demander d’écrire les impressions de lecture. Que pensez-vous de ce texte ?, quel mot du poème a fait
naître en vous l'image la plus agréable ? Pourquoi ?
Etude du poème
ce qu'il se passe dans le poème : ce qu'il nous invite à faire => le pouvoir des mots en poésie
Ce poème nous invite à voyager par l’imagination (la promesse d’un voyage, v. 12) : il nous invite à imaginer des
mondes pour nous évader du lieu où nous sommes quand nous lisons, pour nous évader de la terre et nous
envoler...
faire fermer les yeux aux élèves, redire un ou deux mots du poème et leur faire écrire ce à quoi ils ont pensé
à l'écoute de ce mot : ce qu'ils ont vu, entendu, ressenti... / faire lire les écrits
Aller plus loin :
le poème : faire réfléchir sur les verbes utilisés pour les éléments : te tendent les bras, court, t'offre la
promesse, dansent »=> l'impression donnée
Le poète attribue à ces éléments des caractéristiques propres aux êtres humains (personnification) ; cela donne
l’impression qu’ils sont comme des personnes. Le poète donne de ces éléments familiers (arbres, sentiers,
mots) une nouvelle image, vivante et dynamique.
faire amener à réfléchir sur le pouvoir du poète => les élèves écrivent ce qu'ils pensent / mise en commun
Ce poème fait surgir des images dans notre tête, il stimule l’imagination. Ces images nous plongent dans un
univers jusqu’à nous faire ressentir des sensations (le vent sur la colline...) et elles suscitent des émotions
(plaisir d’être à la mer). Ce poème montre que, grâce aux mots, le poète fait naître ce qu’il veut : il a le pouvoir
de créer un monde par les mots.
Prolongements
1 : activité orale
Un élève dit « je dis » + un mot ET un autre répond un mot + sa justification
2 : écriture d’une strophe (minimum) à la manière de Schneider
« tu dis » « tu dis »
Tu dis sable Tu dis sable
Et déjà, Et déjà,
La mer est à tes pieds La mer est à tes pieds
Tu dis forêt Tu dis forêt
Et déjà, Et déjà,
Les arbres te tendent les bras Les arbres te tendent les bras
Tu dis colline Tu dis colline
Et déjà Et déjà
Le sentier court avec toi vers le sommet Le sentier court avec toi vers le sommet
Tu dis nuage Tu dis nuage
Et déjà, Et déjà,
Un cumulus t'offre la promesse d'un voyage. Un cumulus t'offre la promesse d'un voyage.
Tu dis poème Tu dis poème
Et déjà, Et déjà,
Les mots volent et dansent Les mots volent et dansent
Comme étincelles dans la cheminée. Comme étincelles dans la cheminée.
Joseph Paul Schneider, « tu dis », dans le recueil Entre Joseph Paul Schneider, « tu dis », dans le recueil Entre
l'arbre et l'écorce (1965) l'arbre et l'écorce (1965)
Séance 3 La poésie est invention
Rituel : lecture par un élève d’un poème / dialogue
Lecture et étude du poème « Le chat et le soleil » de M. Carême par le professeur
Etudier le vocabulaire de la poésie : strophe, vers, rimes
Oral : lecture à deux voix pour faire entendre les rimes
texte
« Le chat et le soleil »
Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra.
Les chat ferma les yeux,
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi, le soir
Quand le chat de réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.
Maurice Carême, « le Chat et le Soleil » dans le recueil L'Arlequin, 1970
Demander d’écrire les impressions de lecture. Que pensez-vous de ce texte ? De quoi parle-t-il ?
= amener les élèves à parler des deux moments de la journée / de la comparaison / de la particularité du chat
sur laquelle s'appuie le poète
Etude
objectif : revoir le vocabulaire de la poésie / apprendre à compter les syllabes et reconnaître les vers /
apprendre les rimes
A quoi voit-on que ce texte est un poème ?
Majuscules, vers, strophes, rimes
expliquer les rimes, les schémas
expliquer le décompte des syllabes
=> distribuer et lire la fiche des règles de la poésie
prolongement : faire lire à deux voix le poème en alternant un vers sur deux pour faire entendre les rimes
« Le Chat et le Soleil »
Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra.
Les chat ferma les yeux,
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi, le soir
Quand le chat de réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.
Maurice Carême, « le Chat et le Soleil » dans le recueil L'Arlequin, 1970
« Le Chat et le Soleil »
Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra.
Les chat ferma les yeux,
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi, le soir
Quand le chat de réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.
Maurice Carême, « le Chat et le Soleil » dans le recueil L'Arlequin, 1970
S'entraîner
La bise1 fait le bruit d'un géant qui soupire ;
La fenêtre palpite et la porte respire ;
Le vent d'hiver glapit2 sous les tuiles des toits ;
Le feu fait à mon âtre3 une pâle dorure ;
Le trou de ma serrure
Me souffle sur les doigts.
De Victor Hugo
Attention, fais des phrases réponses
1. Combien de strophes ce poème contient-il ? ….......................................................................................
2. Comment les nomme-t-on ?.............................................................................................
3. Quels sont les types de rimes que le poète a utilisés ? Justifie en relevant les mots qui riment
ensemble :
….................................................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................................................
............................................
4. Compte les syllabes des vers 1 et 5 : combien y en a-t-il ? Comment nomme-t-on ces vers ?
….................................................................................................................................................................................
...............................................
5. (savoir réinvestir les cours précédents) Dans la deuxième séance (poème « tu dis »), nous avons vu que
le poète personnifiait les arbres ou le sentier, relève deux groupes de mots où les éléments ont aussi
été personnifiés.
….................................................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................................................
.................
Réécris ci-dessous, pour bien apprendre le cours, - ce qu'est une strophe : (attention à l'orthographe)
….....................................................................................
- Les 3 noms et schémas de rimes :
…................................................................ / ….................................................... / …................................................
- le nom des vers de 8 et 10 syllabes : …............................................. / …...................................................
1 La bise : vent froid
2 Glapir : pousser un cri bref et aigu
3 Âtre : cheminée
Séance 4 : La poésie est sensation
Rituel : lecture par un élève d’un poème
correction fiche s'entraîner / remédiation si nécessaire
Lecture et étude de haïkus choisis
Activité 1 :
Projeter les images (annexe1)et dire que l'on va étudier des poèmes en lien avec ces photos : quels sont les
thèmes ?
=> nature, animaux, insectes, temps, saisons... (recenser les idées des élèves)
Activité 2 : lire les haïkus les uns après les autres et demander aux élèves de répérer la photo
Activité 3 : distribuer les textes, lecture par les élèves à voix haute
Activité 4 : constats sur la forme du poème => recette pour faire un haïku
noter les remarques des élèves
=> noter les origines du haïku, sa structure...
possibilité d'écrire le cours sous forme de « recette »Un haïku est un poème d'origine japonaise. Composé
de trois vers toujours très courts (5, 7 et 5 syllabes généralement), il n'est souvent composé que d'une seule
phrase et évoque souvent la nature et les sensations qu'elle suscite. C'est comme si on prenait une photo à
un instant donné : le haïku fixe une émotion ou une sensation.
Activité 5 : Associer le haïku au sens qu’il met en valeur
rappel sur les 5 sens au tableau nom + verbes qui sont associés à ces sens
relire les haïkus qui mettent en évidence chacun des sens et demander « quel est le sens » et à quoi on le
repère.
Fiche vocabulaire sur les 5 sens
Prolongement 1 : activité d’écriture d’un haïku
A définir en fonction du niveau des élèves
Ecriture puzzle : donner la fiche avec des exemples de vers de 5 et 7 syllabes et demander aux élèves de les
associer en réfléchissant au sens (créer un ou deux haïkus / copie et lecture)
Ecriture à partir d'une photo (proposer les trois photos en annexe2) et demander d'imaginer le haïku (avec une
sensation?)
Prolongement 2 : lecture d’un extrait du poème « les papillons » de G. De Nerval
Initiation à la métaphore et à la comparaison
« Les Papillons » de Gérard de Nerval, « Les Papillons » de Gérard de Nerval,
extrait extrait
De toutes les belles choses De toutes les belles choses
Qui nous manquent en hiver, Qui nous manquent en hiver,
Qu'aimez-vous mieux ? - Moi, les roses ; Qu'aimez-vous mieux ? - Moi, les roses ;
- Moi, l'aspect d'un beau pré vert ; - Moi, l'aspect d'un beau pré vert ;
- Moi, la moisson blondissante, - Moi, la moisson blondissante,
Chevelure des sillons ; Chevelure des sillons ;
- Moi, le rossignol qui chante ; - Moi, le rossignol qui chante ;
- Et moi les beaux papilllons ! - Et moi les beaux papilllons !
Le papillon, fleur sans tige, Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige... Qui voltige...
« Les Papillons » de Gérard de Nerval, « Les Papillons » de Gérard de Nerval,
extrait extrait
De toutes les belles choses De toutes les belles choses
Qui nous manquent en hiver, Qui nous manquent en hiver,
Qu'aimez-vous mieux ? - Moi, les roses ; Qu'aimez-vous mieux ? - Moi, les roses ;
- Moi, l'aspect d'un beau pré vert ; - Moi, l'aspect d'un beau pré vert ;
- Moi, la moisson blondissante, - Moi, la moisson blondissante,
Chevelure des sillons ; Chevelure des sillons ;
- Moi, le rossignol qui chante ; - Moi, le rossignol qui chante ;
- Et moi les beaux papilllons ! - Et moi les beaux papilllons !
Le papillon, fleur sans tige, Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige... Qui voltige...
Questions orales :
A quelle saison associez-vous les papillons ?
Qu'évoquent-ils pour vous ?
Observation du texte :
– pourquoi des tirets ? À quoi cela fait-il penser ?
– A quoi le papillon est-il comparé à la fin du texte ? Pourquoi ?
Expliquer la métaphore et la comparaison
(voir fiche annexe)
• activité de création de deux métaphores à mettre en commun à l'oral
Séance 5 : Sensation et création, la poésie transforme le quotidien et nous transporte dans un ailleurs
Evaluation de connaissances : savoir restituer le vocabulaire vu à la séance 3 (10 min)
Rituel : lecture par un élève d’un poème
Lecture découverte et étude du poème « Mon cartable » de Pierre Gamara par le professeur
Mon cartable
Mon cartable a mille odeurs,
Mon cartable sent la pomme,
Le livre, l’encre et la gomme
Et les crayons de couleurs.
Mon cartable sent l’orange,
Le bison et le nougat,
Il sent tout ce que l’on mange
Et ce qu’on ne mange pas.
La figue, la mandarine,
Le papier d’argent ou d’or,
Et la coquille marine,
Les bateaux sortant du port.
Les cow-boys et les noisettes,
La craie et le caramel,
Les confettis de la fête,
Les billes remplies de ciel.
Les longs cheveux de ma mère
Et les joues de mon papa,
Les matins dans la lumière,
La rose et le chocolat.
Pierre Gamarra, Mon cartable et autres poèmes à réciter, 2006.
(Pierre Gamarra est un écrivain français né en 1919 et mort en 2009. Il a été à la fois poète et auteur de
théâtre.)
Mon cartable Mon cartable
Mon cartable a mille odeurs, Mon cartable a mille odeurs,
Mon cartable sent la pomme, Mon cartable sent la pomme,
Le livre, l’encre et la gomme Le livre, l’encre et la gomme
Et les crayons de couleurs. Et les crayons de couleurs.
Mon cartable sent l’orange, Mon cartable sent l’orange,
Le bison et le nougat, Le bison et le nougat,
Il sent tout ce que l’on mange Il sent tout ce que l’on mange
Et ce qu’on ne mange pas. Et ce qu’on ne mange pas.
La figue, la mandarine, La figue, la mandarine,
Le papier d’argent ou d’or, Le papier d’argent ou d’or,
Et la coquille marine, Et la coquille marine,
Les bateaux sortant du port. Les bateaux sortant du port.
Les cow-boys et les noisettes, Les cow-boys et les noisettes,
La craie et le caramel, La craie et le caramel,
Les confettis de la fête, Les confettis de la fête,
Les billes remplies de ciel. Les billes remplies de ciel.
Les longs cheveux de ma mère Les longs cheveux de ma mère
Et les joues de mon papa, Et les joues de mon papa,
Les matins dans la lumière, Les matins dans la lumière,
La rose et le chocolat. La rose et le chocolat.
Pierre Gamarra, Mon cartable et autres poèmes à ré- Pierre Gamarra, Mon cartable et autres poèmes à ré-
citer, 2006. citer, 2006.
Puis faire lire le poème silencieusement. Ensuite faire relire à haute voix par un élève oupar cinq élèves, chacun
lisant une strophe de sorte que les rimes soient mises en avant.
Rappel sur les strophes, les vers et les rimes + faire observer aux élèves la disposition des rimes : les amener à
constater qu’elles ne suivent pas le même schéma dans la première strophe.
Réactions des élèves : de quoi parle le poème ? Quelles odeurs a-t-il ?
Lien avec l'école ?
Autres liens ?
Dans son cartable, il a transporté mille choses, des choses réelles comme une gomme ou des crayons de
couleur, mais aussi tous les rêves qu’il a pu faire par exemple en lisant des livres : la coquille marine, les bateaux
sortant du port, les cow-boys…
La première strophe se rapporte vraiment à l’école : le cartable sent la pomme que l’enfant put amener pour
son goûter et le matériel scolaire
Evocation aussi de l'amour de ses parents...
Prolongement : écriture de deux strophes les mille odeurs de mon cartable
À la manière de Pierre Gamarra, décrire en deux strophes les “mille odeurs” du cartable… en faisant
des rimes et en réfléchissant à ce que vous aimez, à ce à quoi vous rêvez, à ce qui vous touche, à ce que
vous adorez…
en commun au tableau, association d'idées et mots qui riment
ex. : (à quoi me fait penser mon cartable) : contrôles, sport, devoirs...
rimes : sport, dehors... / devoirs, soir, espoir... / contrôles, balles, colle...
Premier travail au brouillon (une ou deux strophes selon difficultés)
relevé par le professeur / conseils remédiation
Séance 6 : synthèse à partir du poème de Charles d’Orléans « le vent a laissé son manteau » manuel des élèves
p. 236
A) rituel lecture par un élève
B)restitution évaluation de connaissances + correction
C) lecture du poème du manuel p. 236
par rapport à ce que nous avons appris, faire toutes les remarques qui viennent à l'esprit sur le texte
mettre en commun
forme : strophes, vers, rimes ( + donner déf. Rondeau )
fond : la saison, la personnification
donner la fiche de révision :
– je connais le nom donné à un paragraphe en poésie
– je connais les trois types de rimes (nom + schéma)
– je connais le nom des différents types de vers et je sais compter les syllabes pour les reconnaître
je m'entraîne : (combien de syllabes dans les vers suivants?)
Le temps a laissé son manteau
La lointaine forêt, dont la lisière est sombre
Le vent et la forêt qui pleure
- je sais ce qu'est un haïku + date, origine, formation
– je connais mes 5 sens
– je connais les 3 figures étudiées : personnification, métaphore et comparaison
Séance 7 : Oral => « l'air en conserve » de J. Charpentreau (voir grille de notation)
L'air en conserve L'air en conserve
Dans une boîte, je rapporte Dans une boîte, je rapporte
Un peu de l'air de mes vacances Un peu de l'air de mes vacances
Que j'ai enfermé par prudence. Que j'ai enfermé par prudence.
Je l'ouvre ! Fermez bien la porte ! Je l'ouvre ! Fermez bien la porte !
Respirez à fond ! Quelle force ! Respirez à fond ! Quelle force !
La campagne en ma boîte enclose La campagne en ma boîte enclose
Nous redonne l'odeur des roses, Nous redonne l'odeur des roses,
Le parfum puissant des écorces, Le parfum puissant des écorces,
Les arômes de la forêt... Les arômes de la forêt...
Mais couvrez-vous bien, je vous prie, Mais couvrez-vous bien, je vous prie,
Car la boîte est presque finie : Car la boîte est presque finie :
C'est que le fond de l'air est frais. C'est que le fond de l'air est frais.
Jacques Charpentreau, Poèmes pour pei- Jacques Charpentreau, Poèmes pour pei-
gner la girafe (1998) gner la girafe (1998)
fiche de révision :
– je connais le nom donné à un paragraphe en poésie : ….............................
– je connais les trois types de rimes (nom + schéma)
…...............................
…...............................
…..............................
– je connais le nom des différents types de vers et je sais compter les syllabes pour les reconnaître
…............................... ….....................................
…............................... ….....................................
….............................. …...................................
je m'entraîne : (combien de syllabes dans les vers suivants?)
Le temps a laissé son manteau …............
La lointaine forêt, dont la lisière est sombre …................
Le vent et la forêt qui pleure …....................
- je sais ce qu'est un haïku + date, origine, formation
….................................................................................................................................................................................
.................
– je connais mes 5 sens sans faute
…................................................................................................................
– je connais les 3 figures étudiées : personnification, métaphore et comparaison
….................................................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................................................
...................................................................................................................................................................................
...................