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Conception des Instruments de Musique

Étude sur les instruments de musique

Transféré par

Bilel Messaoud
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Étude sur les instruments de musique

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Thématique :

Art et Science

LA CONCEPTION
DES INSTRUMENTS
DE MUSIQUE

Jérôme CROCHET
Formation d’Ingénieur en Partenariat (2003/2006) 2ème année.
Art et Science : la conception des instruments de musique

Jérôme CROCHET -1- FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

Plan :

Introduction ……………………………………………………………………………………………3
Avant propos …………………………………………………………………………………………4

Instruments de musique Acoustiques ………………………………………………….5


La guitare classique
La guitare électrique

Instruments de musique électroniques ………………………………………………12


L’échantillonneur
Le synthétiseur

Conclusion ……………………………………………………………………………………………17

Bibliographie …………………………………………………………………………………………18

Jérôme CROCHET -2- FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

Introduction :

La musique fait partie de notre vie, elle est partout : Télévision,


Radio, Cinéma, Internet, etc. La musique née des instruments de
musiques, elle prend vie dans les vibrations d’un instrument de musique,
et par la même occasion nous fait vibrer. Avant de traiter de l’expression
de la musique qui sort de notre sujet, il y a l’art de créer, concevoir et
fabriquer ces instruments. Nous commencerons par la conception d’un
instrument de musique analogique : la guitare à travers la lutherie. Puis
nous poursuivrons par la création d’instruments électroniques. A travers
ces 2 exemples, nous mettrons en avant les aspects artistiques et
scientifiques de leur mises en oeuvre.

Jérôme CROCHET -3- FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

Avant propos :

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous passerons un peu de temps


à définir ce qu’est l’Art, et ce qu’est la Science dans le sens musical du
terme.

L’art est une aptitude à exprimer quelque chose, elle peut se


décliner de multiples manières. La peinture, le dessin, la musique, le
champ, la sculpture, sont des déclinaisons de l’art, mais elles ne sont pas
seules, le fait de concevoir et de réaliser des instruments de musique en
est aussi une.

La science englobe un ensemble de connaissances ayant un objet


déterminé. Ici ce sera toutes les connaissances à mettre en œuvre pour
fabriquer des instruments de musiques.

Dans notre sujet, les deux sont intimement liés.

Jérôme CROCHET -4- FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

1. Les instruments acoustiques

Il existe tellement d’instrument de musiques acoustiques,


qu’énumérer leurs principes de conception n’aurait que peu d’intérêt dans
le cadre de cet exposé. Nous allons dans cette partie, traiter de la
fabrication des guitares à travers la lutherie. Il en existe des acoustiques,
électro-acoustique, électrique. Elles ont toutes un point commun, les
cordes : Origine du son.

1.1 la guitare acoustique et électro-acoustique

L’origine du son sur une guitare vient de la vibration d’une ou


plusieurs cordes. En grattant une corde, on transmet une multitude de
fréquences aux cordes, c’est ce qu’on appèle l’attaque du son. Puis un bon
nombre de fréquences s’atténuent rapidement, c’est le relâchement, pour
laisser ressortir une fréquence fondamentale et ces harmoniques.

Résonance : fondamental(1) et ces harmoniques (2,3,4…)

C’est la longueur des cordes qui permet de sectionner le


fondamental qui va raisonner. C’est ce qui donne une note de musique
(exemple connu, le LA 440 Hz et ces harmoniques 880 Hz, 1320 Hz…).
Pour finir, le son retombe, c’est ce que l’on appèle le relâchement.

Pour que ces vibrations soient perceptibles par l’homme,


l’instrument de musique, va amplifier certaines fréquences. C’est le rôle
de la table d’harmonie.

Jérôme CROCHET -5- FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

barrages et table d’harmonies

La table d’harmonie est l’un des éléments les plus importants de la


guitare. Suivant la nature du bois utilisé, la guitare sonnera différemment.

Les barrages (montré par des numéros sur l’image) sont des
renforts en bois positionnés derrière la table d’harmonie qui suivant leurs
emplacements servent à rigidifier mécaniquement la table (pour éviter de
l’éventrer) mais aussi pour modifier son comportement au niveau
résonance.

La table d’harmonie est fixée sur une caisse de résonance jouant


ainsi le rôle de « peau ». Sur cette caisse sera fixé le manche de la
guitare, cette fixation est délicate car si elle est mal conçue, peut
dénaturer complètement le son de la guitare, en modifiant les contraintes
exercées sur la table d’harmonies.

Les vibrations sont transmises à la table d’harmonie par le biais d’un


chevalet (pièce qui retient les cordes) collé sur la table.

Jérôme CROCHET -6- FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

Avec 5 cordes, un musicien peut faire une multitude de notes, pour


se faire, il raccourcit la longueur des cordes en posant les doigts sur le
manche. Pour obtenir toujours la même note le manche est séparé par
des frettes formant ainsi les cases.

Frettes de différents type.

Jérôme CROCHET -7- FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

On a vu passer pas mal de matériaux dans les frettes, ces matériaux


étaient utilisés pour leur résistance à l’usure mais aussi pour le confort de
jeu.
La rosace (le trou) sert à faire sortir le son de la caisse de
résonance, mais aussi à ré-exciter les cordes pour entretenir les
vibrations.

La guitare sera surmontée d’une tête avec un jeu de clefs


permettant de l’accorder.

Nous ne sommes pas rentrés dans le détail de la fabrication de la


guitare, mais nous pouvons nous apercevoir, que la guitare amasse
autour d’elle pas mal de science. Cependant, le luthier a pas mal de
marge de manœuvre pour personnaliser ou rendre unique une guitare, ce
qui la transformera par la même occasion en œuvre d’art.

Pour résumer :

Jérôme CROCHET -8- FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

La guitare électroacoustique n’est ni plus ni moins qu’une guitare


acoustique, sur la quelle on à rajouter un micro par corde. En règle
générale, une bobine, l’élément actif du micro étant la corde : la vibration
de la corde devant la bobine transforme le son en une vibration électrique.

Micro de cordes.

Ce genre d’artifice permet facilement de reprendre le son d’une


guitare, mais ne remplace pas un micro statique (micro très sensible et
directif utilisé pour la prise de son d’un instrument de musique) qui
récupère bien plus que la simple vibration des cordes.

Jérôme CROCHET -9- FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

1.2 La guitare électrique.

La guitare électrique reprend le principe de vibration des cordes,


mais la reproduction du son sera déportée sur un organe électrique
(amplificateur).

De ce fait, l’acoustique de la guitare ne dépendra donc plus du corps


de la guitare (les vibrations étant récupérées directement au niveau des
cordes comme sur une électroacoustique). Le son sera retravaillé à la
guise du musicien (en fonction de ces moyens) à l’aide de pédales d’effet,
et autres préamplificateurs spécialisés.

La guitare électrique à vu aussi apparaître un organe : le vibrato,


c’est une manette qui permet de retendre et de détendre l’ensemble des
cordes d’un seul coup, ce qui fait vibrer le son. Cette manette est située
sur le chevalet.

Manche du
vibrato

Chevalet

L’amplificateur et tous les appareils de traitement de signal sont des


machines qui font appelle à la technique, et ne font pas parties du sujet
de cet exposé.

Jérôme CROCHET - 10 - FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

Amplificateur à tubes

Cependant, ont peut relever une anecdote sur l’effet « overdrive »


ou saturé du son des guitares électriques. A la naissance des guitares
électriques, les amplificateurs utilisés étaient à tube (ancêtre du
transistor). Le principe simplifié de fonctionnement d’un tube, on amène à
une certaine température le tube (à l’aide d’un filament incandescent)
pour obtenir un effet transistor du tube. Le fait de surchauffer le tube
provoque la saturation de ce dernier. L’effet saturé a été découvert par
hasard par un musicien dont l’amplificateur surchauffait. Depuis, quand
nous entendons parler de guitare électrique, nous l’assimilons à ce son
saturé.

La guitare électrique est un instrument qui fait intervenir beaucoup


moins de paramètres que la guitare acoustique. Cet instrument est
beaucoup plus solide. Sa fabrication sur chaîne de production est donc
plus aisée. L’art dégagé par une guitare électrique sera plus souvent de
type design.

Cette partie est maintenant terminée, intéressons-nous à une autre


grande famille d’instruments, les instruments électroniques.

Jérôme CROCHET - 11 - FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

2. Les instruments électroniques

Il existe 2 grandes familles d’instruments de musique électronique.


Je ne reviendrais pas sur l’aspect séquenceur que j’avais développé dans
un précédent exposé ([Link]
Nous avons les échantillonneurs et les synthétiseurs.

2.1 Les échantillonneurs

Un instrument électronique, est apprécié, pour sa portabilité (poids,


encombrement), sa stabilité dans le temps, sa relative insensibilité aux
changements d’environnement, il ne peut pas se substituer aux
instruments de musique acoustique. En effet, le phénomène qui donne
naissance au son est très complexe à reproduire. (et sera vu dans la
partie suivante). Les ingénieurs du son ont donc pris le pas de la peinture
classique, ils recopient l’existant pour le reproduire.

L’enregistrement d’instruments ce fait en numérique, pour pouvoir


stocker l’information en mémoire, elle doit être binaire (0 ou 1).
Le principe de l’échantillonneur est de capturer à des intervalles
réguliers la valeur du signal.

découpage du signal

Signal enregistré

Jérôme CROCHET - 12 - FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

format sauvegardé

Nous ne rentrerons pas dans les détails techniques et les problèmes


liés à l’échantillonnage (notamment les problèmes de recouvrement de
spectre qui fait apparaître une fréquence dite de Nyquist (fréquence la
plus haute du signal à échantillonner) moitié de la fréquence
d’échantillonnage).

Cependant, nous aimerions souligner une anecdote, savez vous


pourquoi un son de « qualité CD » est-il échantillonné à 44,1 Khz ? A
l’époque, on cherchait une fréquence supérieur au double de la fréquence
supérieur audible de signal (20Khz). Le débit de donnée pour les prises de
son de l’époque était dans les environs de 1Mb/s. Les lecteurs de
disquette les rendaient possible, mais leurs capacités étaient insuffisantes
pour des enregistrements d'une certaine durée ; aussi se tourna-t-on vers
les enregistreurs vidéo. Ceux-ci furent adaptés en vue du stockage
d'échantillons audio, en créant un signal dit pseudo-vidéo qui transportait
des données binaires sous forme de niveau de noir et de blanc. La
fréquence d'échantillonnage de tels systèmes fut conditionnée par le fait
d'être en relation simple avec la structure et la fréquence des trames du
standard vidéo utilisé, de façon qu'un nombre entier d'échantillons soit
enregistré par ligne utile. Les standards vidéo ont ainsi imposé cette
fréquence de 44,1 kHz.

La qualité et la justesse du rendu sonore final est pour beaucoup du


au travail de prise de son d’instruments existants. Certaines parties du
son peuvent ainsi être accentuées d’autres atténuées.

Jérôme CROCHET - 13 - FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

Différentes configurations de prises de son.

Suivant la position des micros statiques, le son sera différent. Sur


notre image, le fait de positionner le micro en 1 donnera beaucoup de
douceur au son, la position 2 (en face de la rosace) fera ressortir à la fois
les basses (son chaud) et les aigus (son brillant) de la guitare, la position
3 ferra ressortir des sons métalliques (très chargés en harmoniques).
Mais ces prises de sons peuvent choquer l’auditeur qui a l’habitude
du son de la guitare acoustique, il reste donc une prise de son
d’ambiance.

Le travail d’un ingénieur du son est de façonner le son, c’est là


qu’intervient sa subjectivité, son rôle d’artiste est donc sollicité.

Et comme les peintres (notamment les impressionnistes), les


ingénieurs du son ont eut envie de plus liberté.

Les prises de son se diversifient, on voit apparaître des sons du


genre bruit de tondeuse à gazon, vieux téléphones… bruits d’ambiances
(applaudissement, circulation automobile)

Si on prend en considération les appareils de traitement du signal


(comme pour la guitare électrique), on peut encore élargire l’espace
d’interaction avec l’ingénieur du son, avec en plus les traitements non-
temps-réel (renversement de l’échantillon : C’est à dire commencer par la
fin).

Ces « instruments » de musiques ont permit le développement de


nouveaux styles de musique comme la techno.

Certains de ces enregistrements peuvent coûter le prix de


l’instrument acoustique équivalent, tellement le travail de l’ingénieur au
niveau de la prise de son et du traitement a été important.

Jérôme CROCHET - 14 - FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

Mais les ingénieurs ont essayé de comprendre comment naissait un


son, et ont essayé de le recréer de toute pièce : la synthèse.

2.2 Le synthétiseur

Le son est caractérisé :

• Par sa hauteur, qualité qui fait distinguer un son grave d’un son
aigu. La hauteur d’un son est liée à la fréquence de vibration de la
source sonore. Les sons aigus sont dus au mouvement vibratoire de
fréquence élevée et les sons graves au mouvement de basse
fréquence. Toutefois, l’oreille ne peut percevoir que les sons dont les
fréquences sont comprises entre 20 et 20000 Hz environ, soit une
dizaine d’octaves.

• Par son intensité, qualité qui fait distinguer un son fort d’un son
faible. L’intensité est liée à l’amplitude des vibrations sonores.
Toutefois, l’oreille ne peut percevoir un son que si cette amplitude a
une valeur minimale. L’intensité minimale correspondante s’appelle
"seuil d’audibilité". Si, au contraire, on fait croître progressivement
l’amplitude des vibrations sonores, l’audition finit par devenir
extrêmement pénible. L’intensité maximale correspondant à la limite
du supportable pour l’oreille est appelé "seuil de douleur".

• Par son timbre, qualité qui permet de distinguer deux sons émis par
deux instruments différents. Si le son est "musical" au sens
acoustique du terme, c’est à dire créé par un mouvement vibratoire
périodique, on montre que le son peut être considéré comme la
superposition de sons simples harmoniques, dont les fréquences
sont des multiples entiers de la fréquence d’un son de base, appelé
fondamental. Le timbre d’un tel son dépend des intensités relatives
des différents sons simples harmoniques qui le composent.

Jérôme CROCHET - 15 - FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

Comme nous avons pu le voir dans la première partie,


l’établissement d’un son peut-être décomposé en plusieurs parties (ADSR
Attaque – Decay –Sustain - Release) :

Évolution harmonique du timbre

L’attaque c’est la première chose que l’on entend, en règle générale,


elle est intense, et comporte beaucoup de fréquences.

Le decay (ou relâchement) est le temps qu’il faut pour laisser à


toute les fréquences de l’attaque qui ne font pas partie de la note jouée,
pour s’estomper.

Le sustain (ou maintient) est la durée pendant laquelle le


fondamental et les harmoniques d’un son vont se faire entendre.

Le release (ou retombée) est l’extinction progressive du son.

Pour recréer un son, il faut prendre en considération la durée et


l’intensité de l’attaque, la durée du decay, la durée du sustain, le nombre
d’harmoniques pour un fondamental donné, la durée de release, et la
vitesse d’extinction de chaque harmonique.

Un synthétiseur tout comme un échantillonneur permet de faire des


post-traitement sur le son.

L’immense avantage d’un synthétiseur, est de pouvoir se passer de


la prise de son, et de pouvoir créer de toute pièce un son (unique), c’est la
porte ouverte à la créativité, donc à l’art (de la synthèse sonore).

Il reste le problème des interférences des notes dans un morceau :


sur un piano, les cordes sont disposées dans l’espace ce qui limite les
interférences. Au niveau synthèse sonore, le positionnement des sons
dans l’espace est donc impératif.

Jérôme CROCHET - 16 - FIP 2


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Conclusion :

La conception des instruments de musique, qu’ils soient acoustiques


ou électroniques, fait intervenir un certain nombre de connaissance
(science) tout en laissant pas mal de marge de manœuvre, au concepteur
pour personnaliser l’instrument (Art). Ce n’est pas pour rien que la
musique est symbole d’union, car la musique en générale fait intervenir
beaucoup d’artistes : les concepteurs, les compositeurs, les musiciens (qui
reproduisent la musique composée, chanteurs inclus), sonorisation (cela
fait l’objet d’un autre exposé).

Jérôme CROCHET - 17 - FIP 2


Art et Science : la conception des instruments de musique

Bibliographie :

Encyclopedia Universalis 1990 (version papier)


Encyclopedia Universalis 4.0 (Version CD)
Encyclopédie Encarta 99
Dictionnaire Petit Robert

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ImagesDW/Fabricationduneguitareelec
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Version informatique de ce document disponible sur le site :


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