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Impact humain sur l'effet de serre

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L’effet de serre est un phénomène naturel qui permet de retenir sur Terre une partie de l’énergie

produite par le soleil. Sans l’effet de serre, la température ambiante serait trop froide pour
permettre la vie. La surface de la Terre absorbe l’énergie du soleil, réchauffant ainsi le sol et
l’eau, mais une partie de cette énergie est réfléchie et redirigée vers l’atmosphère et y demeure
prisonnière

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Trop, c’est comme pas assez

Sous l’impulsion des activités humaines, le phénomène de l’effet de serre se


trouve actuellement « renforcé ». Le niveau de gaz à effet de serre dans l’atmosphère a
toujours connu des variations naturelles par le passé, mais les activités humaines, en particulier
le mode de vie occidental, provoquent aujourd’hui un réchauffement climatique d’une ampleur et
d’une vitesse sans précédent. Autrement dit, l’action de l’homme accroît la quantité d’énergie
conservée dans l’orbite planétaire et conséquemment la température globale.

L’activité humaine n’a pas


d’influence directe sur le circuit global de la vapeur d’eau (H2O), qui est le GES le plus présent
dans l’atmosphère. Cependant, elle en a une sur le dioxyde de carbone (CO2) qui
compte actuellement pour au moins les 2/3 de l’effet de serre renforcé, le méthane (CH4), moins
présent, mais contribuant plus au réchauffement par unité, pour 20 %, l’oxyde nitreux (N2O)
pour 5 % et les halocarbures (CFC, HFC, etc.) pour 2 %.

On a mis du temps à établir, hors de tout doute, la responsabilité humaine dans le


processus d’effet de serre, parce que la majorité de ces gaz sont produits à la fois par
des processus naturels et anthropiques (humains). Aujourd’hui, les scientifiques concluent
que les GES produits par l’homme ont un impact incontournable sur l’effet de serre et
contribuent à son renforcement.

Et si on revoyait nos processus de production?

La principale activité humaine responsable des changements climatiques est la


combustion, notamment des énergies fossiles : pétrole, charbon et gaz. Certains domaines
(transport motorisé, chauffage, production électrique, cimenteries) reposent
presque intégralement sur la combustion de ces énergies, bien qu’on puisse compter sur de
nombreuses évolutions technologiques afin d’en limiter l’usage.

Au Québec, où la production électrique ne dépend pas des énergies fossiles, c’est le transport
qui est responsable de 44 % des émissions, avec la large part au transport des personnes.
Bref, il n’y a pas UNE source d’émission de GES, il y en a plusieurs, on doit donc faire appel à
un ensemble de mesures pour les réduire.

Pourquoi les « poumons » de la planète ne suffisent-ils pas?

La respiration animale et humaine et la photosynthèse des végétaux forment naturellement un


cycle qui permet de maintenir relativement en équilibre la concentration de CO2 dans
l’atmosphère. Les forêts, ainsi que les océans, constituent des puits de carbone, en
mesure d’absorber une partie des émissions accrues de GES.

Or, non seulement les émissions de CO2 sont en hausse, mais la capacité d’absorption du
CO2 par la planète s’amenuise à cause de la déforestation massive et du réchauffement
océanique. En fait, près d’un cinquième du dioxyde de carbone provenant des activités
humaines est dû à la déforestation. Le reboisement et l’afforestation (boisement de nouvelles
surfaces) font donc partie des solutions, mais devront prouver leur faisabilité économique à
grande échelle.

Les scientifiques prêchent pour une limitation proactive du réchauffement, car on craint un effet
de rétroaction, un cercle vicieux : les changements climatiques accélèrent les changements
climatiques puisque la hausse des températures provoque par exemple l’émission de méthane
emprisonné dans le pergélisol et la hausse de la vapeur d’eau due au réchauffement de l’air, etc.

Combien de temps avons-nous pour réagir?

La communauté internationale s’est donné comme objectif de limiter le réchauffement climatique


à 2°C afin d’éviter des bouleversements trop importants. Pour avoir des chances raisonnables
de demeurer sous ce seuil « tolérable », il faudrait n’émettre qu’environ 1 000 Gt éq-CO2 de plus
dans l’atmosphère.

Or, depuis le début de la révolution industrielle, les émissions cumulées représentent 1 900 Gt
éq-CO2, et la moitié a été émise depuis 1970. Les émissions anthropiques annuelles de GES
ont augmenté d’environ 80 % entre 1970 et 2010, à un niveau actuel de plus de 50 Gt éq-CO2,
la dernière décennie ayant connu la plus forte croissance.

Pour atteindre la cible, les émissions globales devront connaître leur pic vers 2020, être réduites
de 40 à
70 % en 2050 par rapport à 2010, et être virtuellement nulles en 2100. Cela laisse 85 ans pour
faire émerger une société « décarbonisée ». Vu autrement, dans 10 ans, les émissions devront
être équivalentes à celles de 2010, et en décroissance.

Il faut réduire MAINTENANT la production de GES. Plus on attend, plus les dommages
seront importants.

Sources bibliographiques

Carbon Tracker Initiative [Link]/about/

IPCC [GIEC] (2013). Climate Change 2013: The Physical Science Basis, chapitre 8,
“Anthropogenic and Natural Radiative Forcing”

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les


changements climatiques (2015). Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de
serre en 2012 et leur évolution depuis 1990. Québec, ministère du Développement durable,
de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction des politiques
de la qualité de l’atmosphère, 21 p.

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