LE MÉTIER DU FUTUR ?
7 MARS 2017
Selon une étude du cabinet américain Wagepoint rapportée par La Libre Belgique, parmi les métiers
du futur, ceux qui n´existent pas encore de nos jours mais qui vont certainement apparaître dans
quelques années figurent les architectes du numérique pour la création d´immeubles virtuels pour
les publicitaires et commerçants, les ingénieurs du corps chargé de la création de morceaux de
corps pour les transplantations, les experts en nano-médecine, les agriculteurs verticaux sur des
surfaces réduites, les contrôleurs de climat, et aussi, et c´est ce qui nous intéresse aujourd´hui,
les spécialistes du bien-être du 3ème âge.
TRAVAILLER AVEC LES PERSONNES ÂGÉES : LE MÉTIER DU FUTUR
Le vieillissement de la population et l´augmentation en nombre des vieux font peur. On assiste à une
forme de racisme très subtil qui se traduit par une inadéquation fréquente entre les besoins de ces
personnes et le service offert.
L´activité des professionnels en gériatrie* est générale-ment évoquée sous l´angle des contraintes et
pourtant les satisfactions existent et alimentent les motivations de ceux qui travaillent dans ce
secteur.
Aujourd´hui les secteurs de la gériatrie et de la gérontologie se structurent et visent, entre autres
objectifs, l´amélioration de la qualification des professionnels. Cette évolution ouvre des perspectives
tant en qualité qu´en quantité aux métiers de la gérontologie.
Les formations pour ces métiers peuvent-elles espérer susciter un intérêt nouveau pour ce secteur ?
Gérontologie et société, 2006/3 (n° 118)
* : La gériatrie est la médecine des personnes âgées, alors que la gérontologie désigne l´étude du
vieillissement dans toutes ses dimensions
FAUT-IL INTERDIRE LE SMARTPHONE
À L´ÉCOLE ?
Après le vote d´une proposition de loi, le 8 juin 2018, concrétisant un engagement du
candidat Macron à la présidentielle, les portables et autres smartphones seront interdits dès
la rentrée 2018 dans le primaire et le secondaire. Cette loi suscite un vif débat au sein de la
communauté enseignante, des parents aux enseignants en passant bien sûr par les élèves
car aujourd´hui, près de 95 % des 12-17 ans sont équipés d´un téléphone portable.
Une réalité aux conséquences multiples qui pose des questions de fonds sur l
´utilisation massive des objets numériques et connectés : quels impacts dans l´apprentissage
et sur le cerveau de nos enfants ? quelles évolutions des relations humaines et de notre vie
en société ? Et surtout quelle vision pédagogique construire autour de cette nouvelle réalité
et de ces outils ?
Pourtant, les raisons de cette interdiction avancées sont multiples : lutter bien sûr
contre la distraction permanente que ces objets connectés amènent dans l´école mais aussi
contre la pornographie, le cyber-harcèlement, les fake-news et même les effets néfastes de
ces objets sur le cerveau de nos enfants, dixit le Ministre de l´Education Nationale.
D´après [Link]
JOUETS POUR FILLE OU JOUET POUR GARÇON ?
2 MAI 2017
Les jouets genrés exacerbent les différences entre filles et garçons
JOUETS POUR FILLES OU POUR GARÇONS ?
Rose pour les filles, bleu pour les garçons. Quel consommateur n´a-t-il pas été confronté à
cette inévitable réalité dans les rayons jouets? Les chiffres parlent d´eux-mêmes. 89 % des
jouets dits «de fille» sont de couleur rose. C´est du moins ce que nous apprennent les
résultats d´une enquête publiée début décembre et qui nous apprend que les jeux axés sur la
science, la technologie,
l´ingénierie et les mathématiques sont trois fois plus susceptibles d´être mis sur le marché en
ciblant les garçons.
Les jouets «genrés» exacerbent donc les différences entre filles et garçons en se faisant
porteurs de messages liés à ce que les enfants devraient aimer en fonction de leur sexe. Ils
posent également problème parce qu´ils prescrivent ce que filles et garçons ne devraient pas
aimer.
Mais attention aux excès inverses! Et si votre fille préfère vraiment le rose? Et si votre garçon
est véritablement fana des super héros ? « Il ne s´agit pas d´interdire le rose, ou de nier les
goûts de qui que ce soit, mais de reconnaître que chacun est différent. Chaque enfant devrait
être en mesure de décider pour lui-même ou pour elle-même».
Gabrielle Richard — 19.12.2016 sur [Link].
LA TYRANNIE DU PARAÎTRE
20 MARS 2017
Faut-il se montrer pour exister ? Peut-on lutter contre la tyrannie du paraître ? Est-ce un
problème de rechercher constamment la jeunesse éternelle ?
Ces questions sont en train de passer de plus en plus dans le champ d´étude des
sociologues. Eh oui, on ne compte plus aujourd´hui les personnes qui s´efforcent de
montrer en permanence leur meilleur profil afin d´acquérir un statut, une notoriété ou un
charisme spécial auprès de leur entourage. Mais quels sont les risques de ce genre d
´attitude ? Ne serait-ce pas un peu infantile de la part de personnes ayant 70 ans de vouloir
ressembler à de jeunes ?
AVOIR 20 ANS N´EST PLUS FORCÉMENT LE PLUS BEL ÂGE
DE LA VIE!
Les trois-quarts des jeunes estiment qu´il est difficile d´avoir 20 ans aujourd´hui´ L´accès à l
´emploi serait une des premières solutions pour remédier à la mauvaise image de cet âge.
Les jeunes ne sont pas les seuls à trouver que leur âge n´est plus aussi beau qu´il ne
semblait l´être. L´avis est en effet partagé par les autres générations : 80 % des 45-65 ans
pensent qu´il est « assez difficile ou très difficile d´être un jeune d´une vingtaine d´années
aujourd´hui en France ».
Cet avis s´accompagne, par ailleurs, d´un regard critique sur la jeunesse actuelle. Comparés
aux générations précédentes, les jeunes de 20 ans aujourd’hui sont considérés comme
« instables » par 67 % des 45-65 ans, « inquiets » (64 %), « égoïstes » (61 %) et
« paresseux » (57 %). Seuls 17 % les trouvent « enthousiastes », et 11 % « responsables ».
Le manque de confiance de la jeune génération et envers les jeunes serait dû, tout d´abord,
aux difficultés croissantes pour les jeunes à se lancer dans la vie et à la crise économique
qui les touche davantage que les autres. Pour autant, lorsqu´ils ne sont pas comparés aux
anciennes générations, les jeunes restent confiants en leur avenir. 58 % d´entre eux sont
ainsi « optimistes voire très optimistes » sur leur avenir. Si les jeunes actuels rencontrent de
nombreuses difficultés, ils sont donc loin d´avoir perdu espoir et pourraient bien avoir plus de
ressources qu´on ne l´imagine pour se créer un avenir radieux!
21 novembre 2012, [Link]
ÉCONOMIE : AU TRAVAIL, LES SENIORS !
« À 50 ans, on vous dit que vous êtes bon pour la casse ! Trop jeune pour prendre votre
retraite, trop vieux pour travailler », tempête François, directeur et fondateur de Cadres
Senior Consulting, un cabinet de recrutement. Un sentiment largement partagé par les
quinquagénaires qui atterrissent brutalement sur le marché du travail : 48,2 % des 55-59 ans
et 73,2 % des plus de 60 ans connaissent un chômage de longue durée. Alain, 54 ans,
raconte avec humour que « les entreprises me rappellent sans cesse mon âge. » En réponse
à ses candidatures, elles lui expliquent qu´elles « réorientent leurs politiques d´embauche
vers des profils plus juniors ».
Le climat est plutôt au pessimisme. En quatre ans, le taux de chômage des plus de 50 ans a
augmenté de 70%. Et si le taux d´emploi des 55-64 ans (part de la population qui travaille)
progresse, porté par le papy-boom, il n´atteint en France que 45,6 %, contre 64 % en
Allemagne ou 62 % au Danemark. Les pouvoirs publics, en mal d´inspiration, cherchent une
mesure miracle. Et la question devient de plus en plus urgente à mesure que la population
vieillit et que l´âge de la retraite recule. « Il est temps de changer de regard sur les seniors au
travail, observe Anne-Marie Guillemard, sociologue et professeur à l´université Paris-
Descartes. Il faut en faire un atout, une opportunité économique. »
Le parisien, 03 avril 2015
La gratuité, mais à quel prix?
Une enquête éclairante et pédagogique décrypte ce florissant... business. C'est l'un des business
les plus lucratifs de notre époque : le gratuit. Il est partout. Dans les petits commerces, la grande
distribution, la presse, sur Internet… Tout est accessible, ou presque, sans débourser un centime : des
journaux offerts avec le sourire, des e-mails envoyés d'un simple clic et des réseaux sociaux
accessibles sans taper le code de sa carte bancaire. Évidemment, la réalité est plus nuancée et complexe
car dans l'économie réelle ou invisible, rien n'est jamais gratuit.
Du marché de Trouville en passant par les grandes enseignes et les géants du Net, cette enquête
fouillée et pédagogique, décortique les mécanismes du financement de la gratuité, qui derrière sa
promesse peut coûter cher au consommateur.
Prenez les offres promotionnelles dans la grande distribution : un paquet de chips avec 10% en
plus, un paquet de pâtes offert pour l'achat de deux… Une bonne affaire? Pas vraiment puisque la
gratuité est calculée à l'avance et répercutée sur le prix final comme l'explique face caméra le gérant
d'un supermarché. De façon générale, la gratuité possède plusieurs modes de financement : les dons
(Wikipédia), les impôts (pour les usagers d'un service public) et la publicité, le nerf de la guerre. C'est
le cas des journaux gratuits dont le modèle économique repose à 100% sur la pub (le coût d'une page
équivaut à 30 secondes d'un spot diffusé avant le JT d'une grande chaîne). Le prix à payer? Une info
forcément moins développée et encore plus dépendante des annonceurs que la presse traditionnelle.
Mais la gratuité a pris ces dernières années une dimension autrement plus spectaculaire avec
l'explosion des géants du Web. Elle est même devenue la base d'une nouvelle économie sur laquelle les
géants Google (Youtube, Gmail…) et Facebook, pour ne citer que les plus connus, ont bâti des fortunes
colossales. Évidemment, ces empires n'ont rien d'entreprises philanthropiques. Si elles permettent
d'envoyer des e-mails ou de s'inscrire sur un réseau social sans débourser un centime, c'est dans le
cadre d'une stratégie mûrement réfléchie. Et là encore, c'est l'internaute qui en paye le prix fort, sans
forcément en avoir conscience… Sans révélation fracassante, le documentaire montre surtout comment
tous les services gracieusement offerts par ces mastodontes virtuels possèdent leurs contreparties : un
fichage en bonne et due forme des utilisateurs et de leurs données personnelles…
Âge, sexe, localisation, derniers achats effectués sur le Net, goûts personnels, sites visités… Des
informations stockées par des murs d'ordinateurs dans des data centers et analysées par des
algorithmes, avant d'être commercialisées auprès d'annonceurs prêts à payer cher pour mieux connaître
les habitudes et goûts de leurs clients potentiels. Lesquels se retrouvent destinataires de publicités
Internet ciblées apparaissant de manière souvent intempestive, voire carrément intrusives, quand ils
surfent sur le Net. Comme le résume parfaitement l'universitaire Alain Rallet : "Quand c'est gratuit,
c'est que vous êtes devenu le produit." L'économie Internet a poussé cette logique glaçante à son
paroxysme.
Quand c'est gratuit, qui paye?,
Dimanche soir, 20h50, France 5 Éric Mandel - Le Journal du Dimanche dimanche 30 octobre 2016
le tri selectif
"Le tri des déchets, comme par exemple séparer le verre, le carton et les autres déchets
ménagers, c’est une belle idée, mais dans la réalité j’ai le sentiment de faire le travail que des
gens qui sont payés pour cela devraient effectuer. Est-ce à moi de faire ce travail-là ? Je
trouve que nous payons déjà beaucoup d'impôts. Et ce tri sélectif est si peu efficace… A qui
profite réellement cette industrie du recyclage ? Jean-Pierre "
SCENARISTE CONTRE INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Comme leurs homologues américains, les scénaristes français s’interrogent sur la place que
pourrait prendre l’intelligence artificielle dans leur métier.
Ils ne lâchent rien. Les 11 500 scénaristes américains rassemblés au sein de la puissante Writers
Guild of America (WGA) ont bouclé leur premier mois de grève, dans un mouvement d’une ampleur
inédite depuis près de quinze ans. Les séries sont suspendues, ainsi que certains longs-métrages
comme le dernier Marvel, Thunderbolts. Si la principale revendication des scénaristes concerne le
niveau de leur rémunération à l’ère de la domination des grandes plateformes de streaming – Netflix,
Disney +, Amazon Prime… -, le bouleversement apporté par l’intelligence artificielle (IA) générative
les inquiète au moins autant. Car les machines sont déjà capables d’écrire des histoires. Derrière
l’incontournable ChatGPT, Dramatron, produit par DeepMind, la branche IA de Google, ou bien
Genario, créé par le scénariste David Defendi, qui a notamment participé à la série Braquo, diffusée
sur Canal +, en sont des exemples.
En France, la Guilde française des scénaristes, le principal syndicat du secteur, a constitué un
groupe de travail sur le sujet. Il n’y sera pas question de salaires, le mode de rémunération étant
différent de celui aux Etats-Unis. Ni même de crainte du « remplacement » : « Quand on est auteur, on
écrit avec ses névroses, son vécu. C’est ce qui rend la vision d’un auteur unique », estime sa présidente
Marie Roussin. Mais bien d’emploi. Car toutes les fictions ne requièrent pas forcément une narration
élaborée. « La trame d’une série policière, avec des boucles scénaristiques bien identifiées – un duo de
flics, trois rebondissements -, est déjà facilement reproductible par une IA », reconnaît la présidente de
la Guilde. Idem pour les séries « quotidiennes » en France, comme Demain nous appartient (TF1) ou
Un si grand soleil (France 2). Ce qui n’est pas vraiment une bonne nouvelle pour la profession, car ces
feuilletons, très populaires, engagent généralement beaucoup de scénaristes. « Des ateliers d’écriture
avec six à huit auteurs n’en réuniront peutêtre plus que quatre, associés à une IA, dans quelques années
», regrette Marie Roussin.
Les scénaristes craignent également les pratiques des plateformes de streaming. « La création de
séries ou de fictions y est très industrialisée, avec de fortes contraintes éditoriales, un cahier des
charges précis, relate Johanna Goldschmidt. Ce mimétisme, couplé aux données massives que
détiennent ces entreprises technologiques sur les goûts des utilisateurs et leurs usages, leur donne un
pouvoir incroyable pour générer elles-mêmes des histoires. » Et donc toujours les mêmes ? David
Defendi évoque un autre avenir pour la profession. Moins sombre. Selon lui, l’IA pourrait utilement
secouer un milieu trop élitiste. « Beaucoup de scénaristes viennent du même endroit : de la Fémis ou
du Conservatoire européen d’écriture audiovisuelle. Ils habitent tous à Paris, se refilent les structures
des scénarios, les codes… » L’IA, exhausteur de créativité ? Ou machine à uniformiser ? L’histoire est
loin d’être écrite.
Maxime Recoquillé, Propos recueillis dans L’Express - L'édition du jeudi 8 juin 2023
LE PAYS DES LIBERTÉS ?
Aux confins des plaines de l’ex-Yougoslavie, entre Osijek en Croatie et Sombor en Serbie,
loin de la côte et des îles prisées par les touristes, il existe un territoire contesté, étrange et
surprenant : le Liberland. Enfin, il n’existe pas vraiment, seulement dans les têtes de quelques
milliers de libertariens prêts à tout et surtout à se passer de règles et d’Etat.
En 2015, l’un d’entre eux, Vit Jedlicka, un Tchèque, vivote dans sa vie professionnelle et
politique, cadre secondaire d’un petit parti de son pays. Il rêve de créer ce qu’on appelle une
«micronation». Il repère des bandes de sable au milieu du Danube n’appartenant ni à la Serbie ni à la
Croatie en raison d’une dispute frontalière. Cette «terra nullius», comme on appelle ça, serait donc
libre de droit. Il décide de la revendiquer. Les ennuis commencent, pour un coin, durement marqué par
les guerres et les nationalismes, qui n’avait rien demandé et surtout pas un nouveau pays avec son
drapeau, son hymne et ses passeports.
Timothée Demeillers et Grégoire Osoha sont des journalistes français, spécialistes de cette
région. Tombant par hasard sur ce sujet alors qu’ils tournent un documentaire, ils décident de suivre au
long cours cette aventure et ces rebondissements, racontés dans un récit de non-fiction qui vient de
paraître chez Marchialy, Voyage au Liberland.
Au-delà du côté folklore d’une bande de pieds nickelés tentant de créer un nouveau territoire,
avec la dimension excitante de la robinsonnade, on retrouve certains des grands enjeux
politicoéconomiques de notre époque. Dès ses débuts, le Liberland va en effet attirer toute une
palanquée de fans de cryptomonnaies, parfois devenus riches grâce aux Bitcoins, et d’arnaqueurs en
tous genres. Chez les personnages rencontrés, on trouve quelques babas cool de gauche ayant envie de
fumer des pets peinards mais surtout des geeks antiféministes mal dans leur peau (des «incels»), des
semimafieux proxénètes, des trumpistes virant qanonistes, des climatosceptiques, des complotistes du
Covid-19 et de tout ce qui est «complotable», pourvu qu’on ne pense pas comme la doxa officielle.
Malgré les errements et les échecs, le Liberland ne devenant jamais une réalité concrète en
partie à cause des gardescôtes croates qui empêchent d’accéder aux îles, le projet va continuer d’attirer,
et encore aujourd’hui, des candidats. Les deux auteurs racontent avec force détails comment Vit
Jedlicka, président autoproclamé et permanent, va capitaliser sur cette idée pour parcourir le monde et
répandre la bonne parole, profitant de levées de fonds auprès de fans naïfs. D’un côté, le récit est
inquiétant : de l’assaut du Capitole à ces îles sableuses, on sent que ce sont les mêmes, qui se rêvent
plus importants que les autres, veulent se passer de tout dans le plus parfait égoïsme, et attendent avec
impatience la chute des Etats et le chaos général. Le livre est aussi rassurant : en sept ans, le Liberland,
comme d’autres projets libertariens, est resté du vent, dilapidant de l’argent, brûlant des péniches,
brisant des rêves. Ses créateurs voulaient faire l’histoire, et ils ne sont que ridicules.
Quentin Girard
Propos recueillis dans Libération - L'édition du samedi 29 janvier 2022
ÉVALUATION POSITIVE : FAUT-IL ARRÊTER DE NOTER LES
ÉLÈVES ?
La question fait débat depuis longtemps : faut-il arrêter de noter les élèves ?
Dans l´académie d´Orléans-Tours, des chercheurs travaillent sur ce sujet depuis deux ans
avec près de 200 classes. Ils ont mis en place un système d‘évaluation positive.
Le principe est simple : plus de note, mais des smileys pour évaluer les élèves.
En cas d´erreur, aucun risque de zéro pointé. Les smileys indiquent si les compétences sont
maîtrisées totalement, partiellement ou pas du tout. La pression est moindre pour les élèves
qui n´ont plus l´angoisse de la mauvaise note. De cette manière, ils prennent confiance en
eux et les enseignants les accompagnent par des conseils pour les faire progresser.
L´évaluation positive relève en quelques sortes, du système d´accompagnement et non de
sanction.
Au final, elle permet d´adapter les cours en fonction des besoins, avec l´idée commune
d´emmener tous les élèves sur le chemin de la réussite.
Par Elsa Cadier, publié le 04/03/2016 à 17:38 sur [Link]