0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
59 vues5 pages

Alchimie : Science Spirituelle de la Vie

Transféré par

graines.orties
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
59 vues5 pages

Alchimie : Science Spirituelle de la Vie

Transféré par

graines.orties
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

L'Alchimie ou la Science spirituelle de la vie

Lorsqu'on envisage l'antique science d'Hermès - l'Alchimie - beaucoup trop d'erreurs sont
hélas commises, car celle-ci s'offre aux regards curieux comme la doctrine la plus secrète des
sciences occultes. Est-ce un hasard ? La question venant à l'esprit du profane, et somme toute
légitime, consiste à s'interroger sur la nécessité d'évoquer, à l'aube du millénaire, une doctrine
paraissant pour le moins "poussiéreuse" : Pour un hermétiste, la réponse est évidemment
aisée,. Elle ne saurait en effet le mettre dans l'embarras puisque l'Alchimie constitue rien
moins que la science spirituelle de la vie !

L’Alchimie n’est donc ni une chimère illusoire ni une sorte de “pré-chimie” devenue
anachronique, mais elle est bien réelle et s’avère parfaitement intemporelle. Elle réside au
coeur de toutes les traditions religieuses desquelles elle emprunte le symbolisme propre pour
véhiculer sa pensée. Aussi ne faut-il point s’étonner que l’on puisse parler d’une alchimie
égyptienne, arabe, chrétienne, indienne, chinoise, etc.

L’Alchimie s’avère donc être une authentique doctrine ésotérique débouchant tant sur la
transmutation des métaux vils en or que sur la transformation de l’alchimiste lui-même, par le
jeu subtil et sacré, propre à toute évolution spirituelle ; le mental et l’âme de l’alchimiste se
transformant parallèlement, car selon Paracelse : « Nul, ne transmute aucune matière
s’il ne s’est transformé lui-même ». Ce à quoi Beccher croyait bon d’ajouter « Les faux
alchimistes ne cherchent qu’a faire de l’or. Les vrais philosophes ne désirent que la science. »
En réalité, l’Alchimie se situe à la frontière de la Science et de la Philosophie. L’alchimiste se
voit qualifié d’authentique “philosophe par le feu” (Philosophus per ignem) et nous ne
saurions que trop inviter le lecteur à se rapporter au Dictionnaire Mytho-Hermétique de Dom
Pernéty, pour y lire la définition suivante « Philosophe amateur de la sagesse, qui est instruit
des secrètes opérations de la Nature, et qui imite ses procédés pour parvenir à produire des
choses plus parfaites que celles de la Nature même. »

Le nom de Philosophe a été donné de tout temps a ceux qui sont véritablement instruits des
procédés du Grand Oeuvre, qu’on appelle aussi Science, et Philosophie Hermétique, parce
qu’on regarde Hermès Trismégiste comme le premier qui s’y soit rendu célèbre. Ils prétendent
qu’eux seuls méritent a juste titre ce nom respectable, par ce qu’ils se vantent d’être les seuls
qui connaissent à fond la Nature, et que par cette connaissance ils parviennent à celle du
Créateur auquel ils rendent leurs devoirs et leurs hommages avec beaucoup d’attention,
d’amour et de respect. Ils disent que cet amour est le premier pas qui conduit à la sagesse et le
recommandent sans cesse à leurs disciples, qu’ils nomment « enfants de la Science ». Il s’agit
donc bien à proprement parler de Philosophie hermétique ! Au cours de l’élaboration du
Grand Oeuvre, l’alchimiste utilise sa “matière premiere” comme support à sa propre élévation
spirituelle. Ainsi développe-t-il son Soufre intrinsèque (son âme), et maîtrise-t-il son Mercure
(son énergie vitale) et son sel individualisé (son corps physique)…

« La vraie science royale et sacerdotale est la science de la régénération, ou la science de la


réunion de l’homme tombé avec Dieu » (in La Nuée sur le Sanctuaire), ainsi que bien plus
tard, l’alchimiste - druide André Savoret « l’homme régénéré est la pierre philosophale de la
nature déchue, de même que l’homme non régénéré est la “materia bruta” de ce Grand Oeuvre
dont le Verbe divin est l’Alchimiste et l’Esprit saint le feu secret : il y a deux Voies dans
l’Oeuvre, mais il n’y a qu’un Agent l’Amour » (in Qu’est-ce que l’Alchimie ?, Paris, 1947),

1
Ainsi existe-t-il en l’Homme une ‘terre virginale’ comparable en tout à la matière alchimique
que Paracelse qualifiait à l’instar des Anciens de “limbe du grand (Macrocosme) et du petit
monde (Microcosme)” et qui doit évoluer en s’épurant progressivement (Cf. Patrick Rivière,
Paracelse, éd. De Vecchi, 2000)

Les “voies” de garage


Bien que l’intérêt suscité par la science hermétique ne cesse de s’accroître au fil des ans il est
pour le moins décevant de constater la stérilité caractérisant la plupart des voies présentées
par d’habiles manipulateurs contemporains aux curieux de Nature. On ne peut que déplorer
cet état de fait préjudiciable à tout élan sincère ainsi qu’à toute évolution de l’être sur le
sentier Initiatique de l’Art d’Hermès. En effet, tandis que certains vantent les mérites d’une
pseudo-alchimie mentale fondée uniquement sur des supputations intellectuelles, qu’ils
n’hésitent pas à qualifier de “voies internes” ou de “méditations spirituelles”, d’autres
préconisent arbitrairement l’usage de voies plus hyperchimiques ou “archimiques” (dans le
meilleur des cas) que réellement alchimiques. On insiste ici ou là sur l’importance de telle ou
telle expérience qui n’est en réalité que l’aboutissement d’une réaction purement chimique, ne
s’intéressant qu’à l’obtention de “teintures d’or” qualifiées par les vrais philosophes de
particuliers. (Cf. Patrick Rivière. L’art des Particuliers. Editions du Cosmogone, Lyon, 2003).
Ces “voies” spécieuses. Ô combien desséchantes et stériles, ne constituent en réalité que
d’habiles parodies de l’antique mais pérenne Alchimie. Combien il est aisé en effet d’offrir
aux chercheurs studieux ces “voies” déviées, devant l’inexistence d’un véritable débat
contradictoire...

Les voies alchimiques authentiques


Fort heureusement, plusieurs voies réellement alchimiques existent, exigeant toutes la parfaite
canonicité des matériaux employés. Parmi celles-ci, on compte le Grand Oeuvre par voie
sèche (au creuset) envisagé et enseigné par Fulcanelli et son disciple Eugène Canseliet, à la
suite d’A-T. Limojon de Saint-Didier, Nicolas Flamel, Eyrénée Phltalèthe. Le Cosmopolite
et surtout Basile Valentin qui nous livre en outre la “Pierre de Feu”, la “Teinture des sept
Métaux” et la “voie des Vitryols”. On relève encore la “voie du Cinabre” communément
utilisée en Inde et en Chine, de même qu’en Egypte ancienne. A la suite de saint Thomas
d’Aquin et d’Eyrénée Philaléthe, le regretté Roger Caro s’appliqua à enseigner un de ces
processus, où le soufre et le mercure n’étaient d’ailleurs plus seulement à envisager suivant
l’angle purement allégorique ! En outre, existent les “voies brèves” (Ars Brevis) empruntées
par deux alchimistes (presque homo-nymes) Toeltius (Tractat) et Tollius (Le chemin du Ciel
Chymique), ainsi que par un adepte contemporain “Pyrazel” auteur de « L’Ambroisie du
Soleil ou La Pierre héroïque » (Ed. Ramuel).

S’y ajoutent encore:

- La “voie rosicrucienne” évoquée par Montfaucon de Villars (in Le Comte de Gabalis ou


Entretien sur les Sciences secrètes) avec la captation des rayons solaires à l’aide de miroirs
concaves, plus celle du Testament d’Or d’Elias Artista, agrémentée des expériences de
Douzetemps et de De Saux.

- La voie suivie par Friedrich von Meyer, qui donne des résultats satisfaisants, bien qu’au
niveau de La Médecine Universelle ils s’avèrent moindres que dans la voie suivie par
Fulcanelli, car une seule des deux matières y est présente et pas la meilleure, tant s’en faut (à
l’inverse du Testament d’Or)!

2
- La Médecine Universelle ou Elixir de Longue Vie : en effet, le critère d’obtention de la
Pierre Philosophale, outre la transmutation du plomb en or, est bien davantage celui de la
réalisation de l’Elixir Vitae (“Elixir de Longue Vie”). On peut cheminer sur différentes voies
mais celles-ci ne peuvent être considérées comme authentiques que si l’on obtient la
Médecine Universelle. Ce grand Elixir, qui se présente sous une forme colloïdale, va
transmettre sa rubescence et, suffisamment dilué, donnera naissance à “l’Or Potable” qui est
en fait de l’or sans or, puisque c’est la Pierre seule qui lui aura communiqué sa teinture
aurique. C’est très réellement de l’Or philosophal qui stimule les défenses immunitaires de
l’individu et qui permet à l’intéressé de chevaucher allégrement les années !
Ainsi un Adepte peut s’il le veut - cela n’implique pas qu’il le doive - ralentir ses propres
mécanismes de vieillissement ; bien qu’il ne faille nullement confondre longue vie et
immortalité. C’est l’aspect purement spirituel engageant le domaine des “voies internes” qui
prévaut dans cette dernière conception et qui conduit l’Adepte à sa complète réintégration
dans le lumineux et numineux “Corps de Gloire” (Aurae Gloriae) par la coagulation du corps
de conscience” (Cf. Patrick Rivière, L’Alchimie : Science & Mystique, rééd. (1)).

Mais avant tout, il convient de distinguer nettement la subtilité des processus alchimiques des
simples mécanismes chimiques ou “archimiques”. Ces profondes différences se montrent
fondamentales. En effet, suivant l’axiome alchimique énoncé par fulcanelli, à savoir que « les
corps n’ont aucune action sur les corps et que seuls les esprits ont une action sur eux », le
véritable alchimiste s’aperçoit qu’à l’exclusion de tout autre réactif, seuls des esprits
métalliques (“sels lunaires” par exemple), sont susceptibles de produire - de par leur extrême
canonicité - une action alchimique sur la “matière élue”. La lune “verseuse de Rosée” céleste
(Virgile, Bucoliques) n’est évidemment pas indifférente à ces processus vitaux, de même que
l’astre solaire, confortant généreusement l’activité de toute solution saline, mais à la condition
expresse de se conformer rigoureusement au protocole défini, le “Mutus Liber” d’Altus, et
non de simplement laver et re-cristalliser les els en question par simple évaporation ! De plus,
n’en déplaise à nos modernes “souffleurs”, la précieuse Rosée est loin de ne contenir que du
peroxyde d’hydrogène (H2O2), car elle contient en outre un nitre dédoublé exalté par un
“soufre” de nature et dont les modalités d’action ne laissent planer aucun doute quant au bien-
fondé de l’exposition des plats (de rosée) à la lune croissante printanière (Mutus Liber,
planche IV, IX, XII ; Cf. notre préface et nos notes introductives avec les planches en ordre).
Nous nous sommes exprimé sur ces questions dans la réédition de cette “bible muette” des
alchimistes (2). ainsi que dans “Alchimie : science et mystique ”.

Le “Spiritus Mundi”
De quelle nature est donc ce “Spiritus Mundi” (Esprit du Monde) à l’origine de toute vie ?
C’est l’authentique Materia Prima (Matière Première) du Grand OEuvre : l’Energie créatrice
et féconde, “l’esprit” qui anime toute “forme”.
Hermès Trisméglste nous renseigne sur son origine, en sa célèbre Tabula Smaragdina (“La
Table d’Emeraude”):

Le Soleil en est le Père et la Lune, la mère.


Le vent l’a porté dans son ventre.
La Terre est sa nourrice et son réceptacle.
Le Père de tout le Thélème universel est Ici.

Cet “Esprit Universel” est donc contenu dans l’air que nous respirons et se manifeste
substantiellement selon les cycles naturels - L’alchimiste A-T. Limojon de Saint-Didier écrit à
son sujet “Comme le Sage entreprend de faire par notre art une chose qui est au-dessus des

3
forces ordinaires de la Nature, comme d’amollir la pierre, et de faire végéter un germe
métallique, il se trouve indispensablement obligé d’entrer par une profonde méditation dans le
plus secret intérieur de la Nature et de se prévaloir des moyens simples mais efficaces qu’elle
lui en fournit ; or, vous ne devez pas ignorer que la Nature, dès le commencement du
Printemps, pour se renouveler et mettre toutes les semences qui sont au sein de la terre, dans
le mouvement qui est propre à la végétation, imprègne tout l’air qui environne d’un esprit
mobile et fermentatif, qui tire son origine du Père de la Nature ; c’est proprement un nitre
subtil qui fait la fécondité de la terre dont il est l’âme et que le Cosmopolite appelle le
“sel-petre des philosophes” (in Le Triomphe Hermétique).

Au demeurant, Le Cosmopolite avait déjà écrit:

“Il y a dans l’air une Invisible et secrète substance de vie”.

Le médecin - Spagyriste du roi de Sardaigne, Denis Copponay de Grimaldy, avait


notablement précisé cette notion en son temps:

“En convenant que tout ce que les Philosophes disent de sublime au sujet du Nitre est vrai, il
faut en même temps convenir qu’ils entendent parler d’un Nitre aérien, qui est attiré en sel
plus blanc que la neige, par la force des rayons du Soleil et de la Lune, par un aimant qui
attire l’esprit invisible c’est là la magnésie des philosophes. (...) Dans ce sel aérien, habitent
les vertus séminales de toutes choses ; car ce n’est qu’un très pur et très simple extrait préparé
de tous les corps sur qui le Soleil darde fortement ses rayons...” (in Les Oeuvres posthumes,
Biblioth. de l’Arsenal. 8 S 12057).
Eugène Canseliet, indiquait quant à lui : « L’esprit universel descend des espaces célestes au
printemps et y remonte en automne. Ce mouvement circulaire de chute et d’ascension
détermine un cycle annuel et régulier, dans lequel l’esprit joue le rôle de médiateur entre le
ciel et la terre. Il est plus abondant à l’époque de la germination qu’au début de l’été et
manifeste son activité ta nuit plutôt que le jour. Le rayonnement solaire le dissipe, la chaleur
le volatilise, les nuages l’interceptent, le vent le disperse et l’empêche de se fixer, mais, par
contre, les radiations lunaires le favorisent et l’exaltent. A la superficie de la terre, il s’unit à
l’eau pure de la rosée qui lui sert de véhicule pour le règne végétal et forme avec elle un sel
doué d’une acidité particulière… »

La Rosée, “eau pontique lunaire”


Si en effet, dans le règne végétal, la Rosée est directement utilisée, dans le règne minéral
l’alchimiste, ainsi que nous l’avons vu, doit en extraire (par artifice) le précieux Sel pour son
utilisation lors du Premier Oeuvre, étape primordiale de l’élaboration de la Pierre
Philosophale. En réalité. Il s’agit de “deux Sets” issus canoniquement - plus ou moins
directement - de la Rosée, dont Fulcanelli écrivit : « Pulvérisez et ajoutez la quinzième partie
du tout de ce sel pur, blanc, admirable, plusieurs fois lavé et cristallisé, que vous devez
nécessairement connaître... (…) …Jetez alors dans ce mélange la moitié du second sel, tiré
de la rosée qui, au mois de mai, fertilise la terre...” (in Les Demeures Philosophales, t. I.
pp.277-278)
L’aimantation du Spiritus Mundi et l’utilisation du précieux fondant salin - sous l’apparence
de deux sels minéraux de nature voisine - constituent la clef de l’Arcane majeur du Feu Secret
des Adeptes (d’adeptus : ceux qui sont parvenus à la réalisation du Grand Oeuvre).
Précisons que le ramassage de l’inestimable Flos Coeli (la Rosée) doit avoir lieu en lune
croissante de printemps, au moment où le soleil traverse les signes zodiacaux du Bélier, du
Taureau et des Gémeaux. Pour Paracelse, cette précieuse condensation devait être issue de

4
“l’exsudation des astres” (la transpiration astrale) et principalement de la Lune. Ainsi devint-
elle l’eau de la Lune !
Le texte des “Récréations Hermétiques” (ou “Re-Créations”...) est à cet endroit éloquent ;
« Tout te monde sait aujourd’hui que la lumière que la lune nous envoie n’est qu’un emprunt
de celte du soleil, à laquelle vient se mêler la lumière des autres astres. La lune est par
conséquent le réceptacle ou foyer commun dont tous les philosophes ont entendu parler ; elle
est la source de leur eau vive. Si donc vous voulez réduire en eau les rayons du soleil,
choisissez le moment où la lune nous les transmet avec abondance, c’est-à-dire lorsqu’elle est
pleine ou qu’elle approche de son plein ; vous aurez par ce moyen l’eau ignée des rayons du
soleil et de la lune dans sa plus grande force... »
D’ailleurs, selon Macrobe, “Ros” ne désignait-il pas en effet te dieu mythologique “fils de
l’air et de la lune” ! Il s’agit bien également de la «Rose Hermétique” que le poète Jehan de
Meung mit en vers, en son Roman de la Rose, c’est-à-dire, cabalistiquement: «Le Roman de
la Rosée” !

Si l’on sait en outre que le vocable “rôsis” (en grec) s’apparente à la force et à la vigueur, il
est aisé de comprendre que l’Alchimie débouche inéluctablement - et ce, bien avant la
réalisation de l’Elixir de Longue Vie - sur l’Art Médical. Cependant, nous ne pouvons dans le
cadre étroit du présent article tenter de traiter cette question pourtant si fondamentale de la
“Médecine Spagyrique”. Selon Paracelse (1493-1541) qui en fut le maître incontesté, la
Spagyria (du grec spao : extraire et ageiro: rassembler) s’avère la transposition fidèle des lois
alchimiques dans le domaine thérapeutique (iatro-chimique). Les élixirs qui en sont issus
constituent à vrai dire de bien précieux et souverains remèdes contre différents types
d’affections.

Nous nous sommes par ailleurs longuement étendu sur ce sujet dans plusieurs de nos livres
(La Médecine Spagyrique, La Médecine de Paracelse , Paracelse, médecin-alchimiste,
philosophe par le feu ; et le groupe “Spagy-Nature” (Philosophi per Ignem), dont nous avons
la charge et assumons la responsabilité, prodigue à cet égard comme à celui du Grand Oeuvre
alchimique, un enseignement gradué d’une valeur à la fois philosophique et réellement
opérative. Une filiation authentique rattache ce groupe ouvert à la Confraternité Hermétique :
C.H.R + C.H.M. qui s’inscrit dans le courant des anciennes fraternités Aureae + Crucis, des
“Fratres Rosis + Coctis” (les Frères de la Rosée + Cuite). L’alchimiste Michel Maïer avait
déjà évoqué à ce sujet le “réveil” (en 1570) de la “Société des Frères de la Rose+Croix
d’Or”, selon un manuscrit dont firent état Fessler, Magister Pianco et plus récemment
Wittemans. Les Symboles secrets des Rosicruciens (Altona, 1785), qui passionnèrent tant
Franz Hartmann - qui en fit d’ailleurs exécuter une traduction partielle - en constituent une
émanation directe.

Patrick Rivière

Vous aimerez peut-être aussi