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Exercices de mathématiques avancées

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fr] édité le 4 juin 2013 Enoncés 1

Exercice 1 [ 02948 ] [correction] a) Montrer que Pn admet n racines distinctes z1 , . . . , zn dans C.


a) Montrer que tout sous-groupe additif de R qui n’est pas monogène est dense b) Calculer le déterminant de
dans R.  
1 + z1 1 ··· 1
b) Soit x ∈ R\Q. Montrer qu’il existe une infinité de (p, q) ∈ Z × N? tels que ..
 .. 
 1 1 + z2 . . 
p 1
 
x− < 2
 .. . . . .

q q
 . . . 1 
1 ··· 1 1 + zn
c) Montrer la divergence de la suite de terme général
1 Exercice 7 [ 03032 ] [correction]
un = Soit f : Mn (C) → C non constante telle que :
n sin n
∀(A, B) ∈ Mn (C)2 , f (AB) = f (A)f (B)

Exercice 2 [ 03243 ] [correction] Pour A ∈ Mn (C), prouver l’équivalence :


Soit G un groupe multiplicatif de cardinal pα avec p premier et α ∈ N? . A inversible ⇔ f (A) 6= 0
Montrer que
Z(G) 6= {1}
Exercice 8 [ 00838 ] [correction]
Soit A ∈ M2 (Z) vérifiant :
∃n ∈ N? , An = I2
Exercice 3 [ 02909 ] [correction]
Soient E un espace vectoriel, F1 et F2 deux sous-espaces vectoriels de E. Montrer que A12 = I2 .
a) Montrer que si F1 et F2 ont un supplémentaire commun alors ils sont
isomorphes. Exercice 9 [ 00938 ] [correction]
b) Montrer que la réciproque est fausse. Soient n ∈ N? , A et B dans Mn (C) et λ1 , . . . , λn , λn+1 deux à deux distincts dans
C. On suppose, pour 1 6 i 6 n + 1, que A + λi B est nilpotente.
Montrer que A et B sont nilpotentes.
Exercice 4 [ 02939 ] [correction]
Soient E un espace vectoriel de dimension finie, p et q dans L(E) tels que
p ◦ q = q et q ◦ p = p. Les endomorphismes p et q sont-ils diagonalisables ? Exercice 10 [ 01353 ] [correction]
codiagonalisables ? Soient E un K-espace vectoriel et u ∈ L(E) nilpotent. On suppose qu’il existe
P ∈ K [X] tel que P (u) = 0. Si Q ∈ K [X], existe-t-il R ∈ K [X] tel que
R(Q(u)) = 0 ?
Exercice 5 [ 00229 ] [correction]
Soient A et H dans Mn (R) avec rgH = 1. Montrer : Exercice 11 [ 02652 ] [correction]
On fixe n ∈ N? et on note
det(A + H) det(A − H) 6 det A2
En = {A ∈ Mn (Z)/∃m ∈ N? , Am = In }
Pour A ∈ En , on pose
Exercice 6 [ 00299 ] [correction]
ω(A) = min {m ∈ N? /Am = In }
On pose
Pn (X) = X n − X + 1 (avec n > 2) Montrer que ω(En ) est fini.

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[[Link] édité le 4 juin 2013 Enoncés 2

Exercice 12 [ 02675 ] [correction] Exercice 18 [ 03023 ] [correction]


Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie. Soient E un C-espace vectoriel de dimension finie et u ∈ L(E).
Déterminer les f ∈ L(E) tels que tout sous-espace vectoriel de E stable par f On note I1 = {P ∈ C [X] /P (u) = 0} et I2 = {P ∈ C [X] /P (u) est nilpotent}.
possède un supplémentaire stable. a) Montrer que I1 et I2 sont des idéaux non nuls de C [X].
On note P1 et P2 leurs générateurs unitaires respectifs.
b) Etablir un lien entre P1 et P2 .
Exercice 13 [ 02861 ] [correction] c) Montrer l’existence de Q ∈ I2 tel que u − Q(u) est diagonalisable
Déterminer les valeurs propres de la matrice
 
0 ··· 0 1 Exercice 19 [ 03033 ] [correction]
 .. .. ..  Soient A et B dans Mn (R). On suppose que A est nilpotente et qu’il existe
 . . . 
  ∈ Mn (R) P ∈ R [X] tel que P (0) = 1 et B = AP (A). Montrer qu’il existe Q ∈ R [X] tel que
 0 ··· 0 1  Q(0) = 1 et A = BQ(B).
1 ··· 1 1

Exercice 20 [ 03073 ] [correction]


Exercice 14 [ 02868 ] [correction] Etant donné E un espace vectoriel de dimension finie, u un endomorphisme de E
Soient E un C-espace vectoriel de dimension finie non nulle, (a, b) ∈ C2 , f et g et λ un scalaire, on dit que λ est séparable si le noyau et l’image de u − λId sont
dans L(E) tels que f ◦ g − g ◦ f = af + bg. supplémentaires.
Montrer que f et g ont un vecteur propre commun. a) Montrer que tout scalaire non séparable de u en est une valeur propre.
b) Montrer qu’un endomorphisme scindé est diagonalisable si, et seulement si,
toutes ses valeurs propres sont séparables.
Exercice 15 [ 02954 ] [correction] c) Caractériser la séparabilité d’une valeur propre à l’aide du polynôme minimal
Soit A ∈ Mn (C) telle que tr(Am ) → 0 quand m → +∞. de u.
Montrer que les valeurs propres de A sont de module < 1 d) Soit, avec ces notations, l’endomorphisme m de L(E) qui à v associe u ◦ v.
Comparer l’ensembles ses scalaires séparables relativement à m avec celui des
scalaires séparables relativement à u.
Exercice 16 [ 02980 ] [correction]
Soit ϕ une application de M2 (C) vers C vérifiant :
Exercice 21 [ 03095 ] [correction]

λ 0
 Soit Φ : M2 (R) → R vérifiant
∀A, B ∈ M2 (C), ϕ(AB) = ϕ(A)ϕ(B) et ϕ =λ
0 1 
0 1

∀A, B ∈ M2 (R), Φ(AB) = Φ(A)Φ(B) et Φ 6= Φ(I2 )
Montrer que ϕ = det. 1 0

a) Démontrer que Φ(O2 ) = 0.


b) Si A est nilpotente, démontrer que Φ(A) = 0.
Exercice 17 [ 02986 ] [correction] c) Soient A ∈ M2 (R) et B la matrice obtenue à partir de A en permutant les
Soient N une norme sur Cn et kk la norme sur Mn (C) qui lui est associée. lignes de A.
Soit A ∈ Mn (C) telle que 1 est valeur propre de A et kAk 6 1. Démontrer que Φ(B) = −Φ(A).
Montrer que 1 est racine simple du polynôme minimal de A. d) Démontrer que A est inversible si, et seulement si, Φ(A) 6= 0.

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[[Link] édité le 4 juin 2013 Enoncés 3

Exercice 22 [ 03255 ] [correction] Existe-t-il A ∈ R [X] tel que


Soit
∀P ∈ R [X] , P (0) = hA | P i?
 
0 (b)
Mn = 
 ..  ∈ Mn (C)

.
(a) 0 Exercice 27 [ 03079 ] [correction]
On définit
A quelle condition la matrice Mn est-elle diagonalisable ? 1 (n)
Déterminer alors une base de vecteurs propres Qn (X) =(X 2 − 1)n
2n n!
a) Soit n > 1. Montrer que Qn possède n racines simples dans ]−1, 1[.
b) Montrer que
Exercice 23 [ 03270 ] [correction]
Qn = X n + (X 2 − 1)Rn (X)
a) Déterminer les entiers k pour lesquelles l’équation
avec Rn ∈ R [X]. En déduire Qn (1) et Qn (−1).
eiθ + eikθ = 1 2
c) On pose, pour (P, Q) ∈ R [X] ,
Z 1
admet au moins une solution θ ∈ R.
b) Soit Sk l’ensemble des suites réelles u telles que hP, Qi = P (t)Q(t) dt
−1

∀n ∈ N, un+k = un + un+k−1 Montrer que Qn est orthogonal à Rn−1 [X].


2
d) Calculer kQn k .
A quelle condition sur k, Sk contient-il une suite périodique non nulle.

Exercice 28 [ 02915 ] [correction]


Exercice 24 [ 03474 ] [correction] Soit A ∈ Mn (R) antisymétrique. Montrer que A est orthogonalement semblable à
Soient K un corps et A1 , A2 , . . . , An des matrices de Mn (K) nilpotentes une matrice diagonale par blocs avec sur la diagonale des zéros et des blocs de la
commutant deux à deux. forme  
Montrer 0 a
A1 A2 . . . An = On −a 0
où a ∈ R
Exercice 25 [ 03477 ] [correction]
Soit A ∈ Mn (R). Exercice 29 [ 03076 ] [correction]
a) On suppose A3 = A2 . Montrer que A2 est diagonalisable et que A2 − A est Soit (E, h , i) un espace euclidien.
nilpotente. Pour ϕ ∈ O(E), on note M (ϕ) = Im(ϕ − IdE ) et F (ϕ) = ker(ϕ − IdE ).
b) Plus généralement on suppose Ak+1 = Ak pour un certain entier k > 0. Si u ∈ E\ {0}, su désigne la symétrie orthogonale par rapport à l’hyperplan u⊥ .
Etablir l’existence d’un entier p > 0 tel que Ap est diagonalisable et Ap − A a) Soit ϕ ∈ O(E). Montrer que M (ϕ) ⊕⊥ F (ϕ) = E.
nilpotente. b) Si (u1 , . . . , uk ) est libre, montrer :
M (su1 ◦ · · · ◦ suk ) = Vect(u1 , . . . , uk )
Exercice 26 [ 03024 ] [correction]
c) On suppose (u1 , . . . , uk ) libre. Soient v1 , . . . , vk ∈ E\ {0} tels que
On définit sur R [X] le produit scalaire
Z 1
su1 ◦ · · · ◦ suk = sv1 ◦ · · · ◦ svk
hP | Qi = P (t)Q(t) dt Montrer que (v1 , . . . , vk ) est libre.
0

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[[Link] édité le 4 juin 2013 Enoncés 4

Exercice 30 [ 03077 ] [correction]


Soient m, n ∈ N? et M ∈ Mm,n (R).
Etablir l’existence de U ∈ Om (R) et V ∈ On (R) telle que la matrice N = U M V
vérifie :
∀(i, j) ∈ {1, . . . , m} × {1, . . . , n} , i 6= j ⇒ Ni,j = 0

Exercice 31 [ 02940 ] [correction]


Soient A, B ∈ Mn (C).
On suppose
{X ∈ Cn /X ? AX = X ? BX = 0} = {0}
Montrer qu’il existe P ∈ GLn (C) telle que P ? AP et P ? BP sont triangulaires
supérieures.

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[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 5

Corrections En particulier, il existe une infinité de n tel que |sin n| > 1/2 et pour ceux-ci
|un | 6 2/n.
Exercice 1 : [énoncé] Ainsi, il existe une suite extraite de (un ) convergeant vers 0.
a) Soit H un tel groupe. Nécessairement H 6= {0} ce qui permet d’introduire Au final, la suite (un ) diverge.

a = inf {h > 0/h ∈ H}


Exercice 2 : [énoncé]
Si a 6= 0, on montre que a ∈ H puis par division euclidienne que tout x ∈ H est Considérons la relation binaire R sur G définie par
multiple de a. Ainsi H = aZ ce qui est exclu. Il reste a = 0 et alors pour tout
ε > 0, il existe α ∈ H ∩ ]0, ε]. On a alors αZ ⊂ H et donc pour tout x ∈ R, il y1 Ry2 ⇔ ∃x ∈ G, xy1 = y2 x
existe h ∈ αZ ⊂ H vérifiant |x − h| 6 α 6 ε. Ainsi H est dense dans R.
b) Soit x ∈ R\Q. Pour N ∈ N? , considérons l’application f : {0, . . . , N } → [0, 1[ Il est immédiat de vérifier que R est une relation d’équivalence sur G. Les classes
définie par f (kx) = kx − bkxc. Puisque les N + 1 valeurs prises par f sont dans d’équivalence de R forment donc une partition de G ce qui permet d’affirmer que
les N intervalles [i/N, (i + 1)/N [ (avec i ∈ {0, . . . , N − 1}), il existe au moins le cardinal de G est la somme des cardinaux des classes d’équivalence de R.
deux valeurs prises dans le même intervalle. Ainsi, il existe k < k 0 ∈ {0, . . . , N } tel Une classe d’équivalence d’un élément y est réduite à un singleton si, et seulement
que |f (k 0 ) − f (k)| < 1/N . En posant p = bk 0 xc − bkxc ∈ Z et si,
q = k 0 − k ∈ {1, . . . , N }, on a |qx − p| < 1/N et donc ∀x ∈ G, xy = yx

p 1 1 i.e.
x− < < 2 y ∈ Z(G)
q Nq q
En dénombrant G en fonction des classes d’équivalence de R et en isolant parmi
En faisant varier N , on peut construire des couples (p, q) distincts et donc affirmer celles-ci celles qui sont réduites à un singleton on a
qu’il existe une infinité de couple (p, q) ∈ Z × N? vérifiant
CardG = CardZ(G) + N
p 1
x− < 2
q q avec N la somme des cardinaux des classes d’équivalence de R qui ne sont pas
réduites à un singleton.
c) Puisque π est irrationnel, il existe une suite de rationnels pn /qn vérifiant Pour poursuivre, montrons maintenant que le cardinal d’une classe d’équivalence
pn 1 de la relation R divise le cardinal de G.
π− < 2 Considérons une classe d’équivalence {y1 , . . . , yn } pour la relation R et notons
qn qn
avec qn → +∞. Hi = {x ∈ G/xy1 = yi x}
On a alors
Pour i ∈ {1, . . . , n}, puisque y1 Ryi , il existe xi ∈ G tel que
1 1 1 1 qn 1
|upn | = = > > → xi y1 = yi xi
pn sin pn pn sin (pn − qn π) |pn | |pn − qn π| pn π

Ainsi la suite (un ) ne tend pas vers 0. Considérons alors l’application ϕ : H1 → Hi définie par

{|sin n| /n ∈ N} = {|sin(n + 2kπ)| /n ∈ Z, k ∈ Z} = |sin (Z + 2πZ)| ϕ(x) = xi x

Puisque le sous-groupe H = Z + 2πZ, n’est pas monogène (car π irrationnel), H On vérifie que cette application est bien définie et qu’elle est bijective.
est dense dans R et par l’application |sin(.)| qui est une surjection continue de R On en déduit
sur [0, 1], on peut affirmer que {|sin n| /n ∈ N} est dense dans [0, 1]. CardH1 = . . . = CardHm = n

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[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 6

et puisque G est la réunion disjointes des H1 , . . . , Hm La relation


det(A + H) det(A − H) 6 det A2
CardG = mn = pα
équivaut alors à la relation
Ainsi toutes les classes d’équivalences qui ne sont pas réduites à 1 élément ont un
cardinal multiple de p et donc p | N . det(B + J1 ) det(B − J1 ) 6 det B 2
Puisque p divise CardG = CardZ(G) + N , on a Notons C1 , . . . , Cn les colonnes de B et B = (E1 , . . . , En ) la base canonique de
p | CardZ(G) l’espace Mn,1 (K). On a

Sachant Z(G) 6= ∅ (car 1 ∈ Z(G)) on peut affirmer det(B + J1 ) = det(C1 + E1 , C2 , . . . , Cn ) et det(B − J1 ) = det(C1 − E1 , C2 , . . . , Cn )
B B

CardZ(G) > p Par multilinéarité du déterminant


det(B+J1 ) = det B+det(E1 , C2 , . . . , Cn ) et det(B−J1 ) = det B−det(E1 , C2 , . . . , Cn )
B B
Exercice 3 : [énoncé]
d’où l’on tire
a) Supposons que H est un supplémentaire commun à F1 et F2 .
Considérons la projection p sur F1 parallèlement à H. Par le théorème du rang, p det(B + J1 ) det(B − J1 ) = det B 2 − det(E1 , C2 , . . . , Cn )2 6 det B 2
induit par restriction un isomorphisme de tout supplémentaire de noyau vers B

l’image de p. On en déduit que F1 et F2 sont isomorphes.


b) En dimension finie, la réciproque est vraie car l’isomorphisme entraîne l’égalité Exercice 6 : [énoncé]
des dimensions des espaces et on peut alors montrer l’existence d’un a) Par l’absurde, supposons que Pn possède une racine multiple z. Celle-ci vérifie
supplémentaire commun (voir l’exercice d’identifiant 181)
C’est en dimension infinie que nous allons construire un contre-exemple. Pn (z) = Pn0 (z) = 0
Posons E = K [X] et prenons F1 = E, F2 = X.E. Les espaces F1 et F2 sont
On en tire
isomorphes via l’application P (X) 7→ XP (X). Ils ne possèdent pas de
z n − z + 1 = 0 (1) et nz n−1 = 1 (2)
supplémentaires communs car seul {0} est supplémentaire de F1 et cet espace
n’est pas supplémentaire de F2 . (1) et (2) donnent
(n − 1)z = n (3)
(2) impose |z| 6 1 alors que (3) impose |z| > 1. C’est absurde.
Exercice 4 : [énoncé]
b) Posons χ(X) le polynôme caractéristique de la matrice étudiée. On vérifie
p ◦ p = p ◦ (q ◦ p) = (p ◦ q) ◦ p = q ◦ p = p et donc p est un projecteur. De même q est
un projecteur et donc p et q sont diagonalisables. Si p et q sont codiagonalisables 1 + z1 − zi 1 (1)
alors p et q commutent et donc p = q ◦ p = p ◦ q = q. Réciproque immédiate. .. ..
. .
χ(zi ) = 1
Exercice 5 : [énoncé] ..
.
La matrice H est équivalente à la matrice J1 dont tous les coefficients sont nuls (1) 1 1 + zn − zi
sauf celui en position (1, 1). Notons P, Q ∈ GLn (R) telles que
En retranchant la ième colonne à toutes les autres et en développant par rapport
H = QJ1 P à la ième ligne, on obtient
et introduisons B ∈ Mn (R) déterminée par n
Y
χ(zi ) = (zj − zi ) = (−1)n−1 P 0 (zi )
A = QBP j=1,j6=i

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[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 7

Cependant les polynômes χ et P 0 ne sont pas de même degré. . . En revanche, les Exercice 8 : [énoncé]
polynômes χ et (−1)n (P − P 0 ) ont même degré n, même coefficient dominant La matrice A est diagonalisable car A annule un polynôme scindé simple.
(−1)n et prennent les mêmes valeurs en les n points distincts z1 , . . . , zn . On en Les racines complexes du polynôme caractéristique χA de A sont conjuguées et
déduit qu’ils sont égaux. En particulier le déterminant cherché est valeurs propres de A donc racines du polynôme annulateur X n − 1.
Si les deux racines de χA sont réelles alors SpA ⊂ {−1, 1} et A est semblable à
χ(0) = (−1)n (P (0) − P 0 (0)) = 2(−1)n      
1 0 1 0 −1 0
, ou
0 1 0 −1 0 −1

Exercice 7 : [énoncé] et donc A12 = I2 .


Commençons par déterminer f (In ) et f (On ). Sinon les racines de χA sont complexes conjuguées z, z̄. Leur somme sera
2
On a f (In ) = f (In2 ) = f (In )2 donc f (In ) = 0 ou 1. 2Re(z) ∈ [−2, 2], leur produit z z̄ = |z| = 1. La matrice A étant de plus à
Si f (In ) = 0 alors pour tout A ∈ Mn (C), f (A) = f (A × In ) = f (A) × f (In ) = 0 et coefficients entiers, 2Re(z) ∈ Z. Les polynômes caractéristiques de A possibles
donc f est constante ce qui est exclu. Ainsi f (In ) = 1. sont alors X 2 − 2X + 1, X 2 − X + 1, X 2 + 1, X 2 + X + 1 et X 2 + 2X + 1.
Aussi f (On ) = f (On2 ) = f (On ) × f (On ) donc f (On ) = 0 ou 1. Dans chaque cas le polynôme X 12 − 1 est multiple du polynôme caractéristique et
Si f (On ) = 1 alors pour tout A ∈ Mn (C), donc annulateur.
f (A) = f (On ) × f (A) = f (On × A) = f (On ) = 1 et donc f est constante ce qui
est exclu. Ainsi f (On ) = 0.
Si A est inversible alors f (In ) = f (A × A−1 ) donne f (A) × f (A−1 ) = 1 et donc Exercice 9 : [énoncé]
f (A) 6= 0. Une matrice M ∈ Mn (C) nilpotente vérifie M n = On . Considérons la matrice
La réciproque est plus délicate. (A + xB)n . Les coefficients de cette matrice sont des polynômes de degrés
Supposons A non inversible et posons r = rgA. inférieurs à n s’annulant chacun en les λ1 , . . . , λn , λn+1 , ce sont donc des
La matrice A est équivalente à la matrice polynômes nuls. Ainsi, pour tout x ∈ C, (A + xB)n = On . En particulier pour
  x = 0, on obtient An = On . Aussi pour tout y 6= 0, en considérant y = 1/x, on a
Ir Or,n−r (yA + B)n = On et en faisant y → 0, on obtient B n = On .
Jr =
On−r,r On−r

ce qui permet d’écrire A = QJr P avec P, Q inversibles. On a alors Exercice 10 : [énoncé]


f (A) = f (Q)f (Jr )f (P ) et il suffit de montrer f (Jr ) = 0 pour conclure. Puisque u possède un polynôme annulateur, on a
Par permutation des vecteurs de bases, la matrice Jr est semblable à toute
matrice diagonale où figure r coefficients 1 et n − r coefficients 0. En positionnant, dim K [u] < +∞
pertinemment les coefficients 0, on peut former des matrices A1 , . . . , Ap toutes
semblables à Jr vérifiant Or K [Q(u)] ⊂ K [u] donc
A1 . . . Ap = On dim K [Q(u)] < +∞
et par conséquent Q(u) possède un polynôme annulateur.
On a alors
f (A1 ) . . . f (Ap ) = 0

Or il est facile d’établir que si deux matrices sont semblables, la fonction f prend Exercice 11 : [énoncé]
les mêmes valeurs sur celles-ci. Par suite f (Jr ) = f (A1 ) = . . . = f (Ap ) et ainsi Si A ∈ En alors A est diagonalisable et ses valeurs propres sont des racines de
f (Jr )p = 0 puis enfin f (Jr ) = 0. l’unité. Ces valeurs propres sont aussi racines du polynôme caractéristique de A.
Or les coefficients de ce polynôme sont entiers et, par les expressions des
coefficients d’un polynôme scindé en fonction de ses racines complexes (ici de

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[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 8

module 1), on peut borner les coefficients du polynôme caractéristique de A. Par Exercice 14 : [énoncé]
suite, il n’y a qu’un nombre fini de polynômes caractéristiques possibles pour un Cas a = b = 0
élément A ∈ En . Ces polynômes ont eux-mêmes qu’un nombre fini de racines et il Les endomorphismes f et g commutent donc les sous-espaces propres de l’un sont
n’y a donc qu’un nombre fini de racines de l’unité possibles pour les valeurs stables pour l’autre. Puisque le corps de base est C, l’endomorphisme f admet au
propres de A ∈ En . moins une valeur propre λ. L’espace Eλ (f ) 6= {0} est stable par g donc on peut
On peut alors affirmer qu’il existe N ∈ N? tel que toutes les valeurs propres λ des introduire l’endomorphisme induit par g sur Eλ (f ) et ce dernier admet aussi au
matrices A ∈ En vérifient λN = 1. On a alors aussi AN = 1 (car A est moins une valeur propre. Un vecteur propre associé à cette valeur propre de g est
diagonalisable) et donc ω(A) 6 N . Ainsi ω(En ) ⊂ [[1, N ]]. aussi un vecteur propre de f car élément non nul de Eλ (f ). Ainsi f et g ont un
vecteur propre commun.
Cas a = 0 et b 6= 0
Exercice 12 : [énoncé] Par récurrence, on obtient f ◦ g n − g n ◦ f = nbg n pour tout n ∈ N.
Les endomorphismes recherchés sont les endomorphismes diagonalisables. L’application u ∈ L(E) 7→ f ◦ u − u ◦ f est un endomorphisme de L(E) or
En effet, si f est diagonalisable et si F est un sous-espace vectoriel stable par f dim L(E) < +∞ donc cet endomorphisme n’admet qu’un nombre fini de valeur
alors puisque fF est diagonalisable, il existe une base de F formée de vecteurs propre. Cependant, pour chaque n ∈ N tel que g n 6= 0̃, le scalaire nb est valeur
propres de f . En complétant cette base à l’aide de vecteur bien choisis dans une propre de cet endomorphisme, on en déduit qu’il existe n ∈ N tel que g n = 0̃ et en
base diagonalisant f , les vecteurs complétant engendrent un supplémentaire de F particulier ker g 6= {0}.
stable par f . On vérifie aisément que ker g est stable par f et un vecteur propre de
Inversement, si f ∈ L(E) vérifie la propriété proposée alors le sous-espace vectoriel l’endomorphisme induit par f sur ker g est alors vecteur propre commun à f et g.
F = ⊕ Eλ (f ) étant stable par f , celui-ci admet un supplémentaire stable. Or f Cas b = 0 et a 6= 0
λ∈Spf
Semblable
ne possède pas de vecteurs propres sur ce dernier et celui ne peut donc qu’être {0}
Cas a 6= 0 et b 6= 0
car ici le corps de base est C. Par suite F = E et donc f est diagonalisable.
On a
f ◦ (af + bg) − (af + bg) ◦ f = b(f ◦ g − g ◦ f ) = b(af + bg)
Exercice 13 : [énoncé] Par l’étude qui précède, f et af + bg admettent un vecteur propre commun et
Notons M la matrice étudiée et supposons n > 3, les cas n = 1 et 2 étant celui-ci est alors vecteur propre commun à f et g.
immédiats.
Puisque rgM = 2, 0 est valeur propre de Mn (R) et dim E0 (M ) = n − 2. Exercice 15 : [énoncé]
Soit λ une valeur propre non nulle de Mn (R) et X = t (x1 · · · xn ) un vecteur La matrice A est trigonalisable et si l’on note λ1 , . . . , λp ses valeurs propres
propre associé. p
distinctes alors tr(Am ) = αj λm
P
L’équation M X = λX fournit le système j avec αj la multiplicité de la valeur propre λj .
j=1
 xn = λx1

 Pour conclure, il suffit d’établir résultat suivant :
 .. « Soient α1 , . . . , αp ∈ C? et λ1 , . . . , λp ∈ C deux à deux distincts.


. p
αj λm
P
 xn = λxn−1 Si j −−−−−→ 0 alors ∀1 6 j 6 p, |λj | < 1 ».

m→+∞


 j=1
x1 + · · · + xn = λxn Raisonnons pour cela par récurrence sur p > 1.
On en déduit λ(λ − 1)xn = λx1 + · · · + λxn−1 = (n − 1)xn avec xn 6= 0 car xn = 0 Pour p = 1, la propriété est immédiate.
et λ 6= 0 entraînent X = 0. √ Supposons la propriété vraie au rang p > 1.
Par suite λ est racine de l’équation λ2 − λ − (n − 1) = 0 et donc λ = 1± 24n−3 . Soient α1 , . . . , αp+1 ∈ C? et λ1 , . . . , λp+1 ∈ C deux à deux distincts tels que
Inversement, on justifie que ses valeurs sont valeurs propres, soit en remontant le p+1
X
raisonnement, soit en exploitant la diagonalisabilité de la matrice symétrique αj λm
j −−−−−→ 0 (1)
réelle M pour affirmer l’existence de n valeurs propres comptées avec multiplicité. m→+∞
j=1

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Par décalage d’indice, on a aussi La matrice A est alors semblable à une matrice triangulaire supérieure avec des
coefficients diagonaux toux égaux à 1. Ceci permet d’écrire P −1 AP = T avecP
p+1
X inversible et
αj λm+1 −−−−−→ 0 (2)
 
j m→+∞
1 ?
j=1
T =
 .. 
. 
λp+1 × (1) − (2) donne (0) 1
p Notons a l’élément d’indice (1, 2) de cette matrice.
X
αj (λp+1 − λj )λm −−−−−→ 0 Par une récurrence facile, on montre
j
m→+∞
j=1  
1 ma ?
qui se comprend encore
 1 
P −1 Am P = 
 
p .. 
X .
βj λm
 
j −−−−−→ 0
m→+∞ (0) 1
j=1
1 m
avec les β1 , . . . , βp non nuls. Or kAk 6 1, donc kAm k 6 1 puis mA −−−−−→ On et enfin
m→+∞
Par hypothèse de récurrence, on a alors ∀1 6 j 6 p, |λj | < 1. 1 −1 m
A P −−−−−→
p mP m→+∞
On .
αj λm
P
On en déduit j −−−−−→ 0 et la relation (1) donne alors
m→+∞
Or  
j=1 1/m a ?
αp+1 λm
p+1 −−−−−→ 0 d’où l’on tire |λp+1 | < 1. 1/m
m→+∞ 1 −1 m  
P A P =
 
Récurrence établie. m .. 
 . 
(0) 1/m

Exercice 16 : [énoncé] On en déduit a = 0.


ϕ(I2 ) = 1 donc si P est inversible alors ϕ(P −1 ) = ϕ(P )−1 . Par suite, si A et B Par ce principe, on peut annuler successivement chaque coefficient de la
sur-diagonale de T puis chaque coefficient de la sur-diagonale suivante etc.
sont semblables
  ϕ(A)
alors  = ϕ(B).
   Au final T = In puis A = In et le polynôme minimal de A est ΠA = X − 1.
µ 0 1 0 1 0
Puisque et sont semblables, ϕ = µ puis Cas général :
0 1 0 µ 0 µ
 Le polynôme minimal de A s’écrit ΠA = (X − 1)α Q(X) avec Q(1) 6= 0.
λ 0
ϕ = λµ. Ainsi pour A diagonale, ϕ(A) = det A et plus généralement Par le lemme de décomposition des noyaux, Cn = F ⊕ G avec F = ker(A − I)α et
0 µ
G = ker Q(A).
cela vaut encore pour A diagonalisable. Si A est une matrice deM2 (C), non
Notons B la matrice de l’endomorphisme induit par A sur le sous-espace vectoriel
λ α
diagonalisable, celle-ci est semblable à une matrice de la forme . stable F . On vérifie que 1 est la seule valeur propre de B et que kBk 6 1. L’étude
0 λ
qui précède assure alors que B = In et donc le polynôme X − 1 annule A sur F .
Si λ = 0 alors A2 = 0 et  donc ϕ(A)
= 0 =  det A.    De plus le polynôme Q annule A sur G donc le polynôme (X − 1)Q annule A sur
λ α 1 0 λ α λ α
Si λ 6= 0 alors puisque = et que est Cn . Puisque 1 n’est pas racine de Q, 1 n’est que racine simple du polynôme
0 λ 0 2 0 2λ 0 2λ
minimal ΠA .
diagonalisable, on obtient 2ϕ(A) = 2λ2 = 2 det A et on peut conclure.

Exercice 18 : [énoncé]
Exercice 17 : [énoncé] a) I1 est l’idéal des polynômes annulateurs de u ; il est engendré par P1 = πu
Cas particulier : Supposons que 1 est la seule valeur propre de A. polynôme minimal de u.

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La somme de deux endomorphismes nilpotents commutant est encore nilpotent en λ. Cela fournit des équationsQdéterminant pleinement
car la formule du binôme de Newton s’applique et il suffit de travailler avec un R(λ), R0 (λ), . . . , Rβλ −2 (λ) car (λ − µ) 6= 0.
exposant assez grand. On obtient alors facilement que I2 est un sous-groupe de µ6=λ

(K [X] , +). La stabilité par absorption étant immédiate, I2 est un idéal de K [X] Sachant qu’il est possible de construire un polynôme prenant des valeurs données
et comme il contient I1 , il est non nul. ainsi que ses dérivées en des éléments deux à deux distincts de K, on peut
b) Puisque I1 ⊂ I2 , P1 ∈ P2 K [X] et donc P2 | P1 . déterminer un polynôme résolvant notre problème.
Aussi, en posant n la dimension de E, on sait que pour tout endomorphisme
nilpotent de v de E, on a v n = 0̃. Puisque P2 (u) est nilpotent, on en déduit que Exercice 19 : [énoncé]
(P2 )n (u) = 0̃ et donc P1 | P2n . On sait qu’il existe p ∈ N? tel que Ap = On .
c) Cette question est immédiate avec la décomposition de Dunford mais cette En introduisant les coefficients de P , la relation B = AP (A) donne
dernière est hors-programme. . . Procédons autrement ! B = A + a2 A2 + · · · + ap−1 Ap−1 .
Puisque P2 | P1 et P1 | P2n , les racines de P2 sont exactement celles de P1 On en déduit
c’est-à-dire les valeurs propres de l’endomorphisme u. On peut donc écrire B 2 = A2 + a3,2 A2 + · · · + ap−1,2 Ap−1 ,. . . , B p−2 = Ap−2 + ap−1,p−2 Ap−1 ,
Y B p−1 = Ap−1 .
P2 = (X − λ)αλ
En inversant ces équations, on obtient
λ∈Spu
Ap−1 = B p−1 , Ap−2 = B p−2 + bp−1,p−2 Ap−1 ,. . . ,
A2 = B 2 + b3,2 B 3 + · · · + bp−1,2 B p−1 et enfin A = B + b2,1 B 2 + · · · + bp−1,1 B p−1
Q
Or P2 (u) étant nilpotent, il est immédiat que l’endomorphisme (u − λIdE )
λ∈Spu ce qui détermine un polynôme Q ∈ R [X] vérifiant Q(0) = 1 et A = BQ(B).
l’est aussi.
On en déduit que Y
P2 = (X − λ) Exercice 20 : [énoncé]
λ∈Spu a) Si ker(u − λId) = {0} alors Im(u − λId) = E car u − λId est inversible.
et ce polynôme est donc scindé simple. On en déduit que λ est séparable.
Déterminons maintenons un polynôme R ∈ K [X] tel que pour Q = P2 R, on ait Par contraposée, si λ n’est pas séparable alors λ est valeur propre de u.
P2 (u − Q(u)) = 0̃. b) Si u est un endomorphisme diagonalisable alors pour tout scalaire λ,
On en déduira que u − Q(u) est diagonalisable avec Q(u) ∈ I2 . ker(u − λId) = ker(u − λId)2 .
L’identité P2 (u − Q(u)) = 0̃ est obtenue dès que P1 divise le polynôme Par suite Im(u − λId) ∩ ker(u − λId) = {0} et on en déduit que λ est séparable.
Y Inversement, soit u un endomorphisme scindé dont toutes les valeurs propres sont
P2 (X − P2 (X)R(X)) = (X − λ − P2 (X)R(X)) séparables.
λ∈Spu Puisque le polynôme caractéristique de u est scindé, on peut écrire
Y
(X − λ)βλ donc il suffit que pour chaque λ ∈ Spu, le facteur χu = (−1)dim E (X − λ)mλ
Q
Or P1 =
λ∈Spu λ∈Spu
(X − λ)βλ divise le facteur X − λ − P2 (X)R(X) pour pouvoir conclure.
On a et par le lemme de décomposition des noyaux
 
Y E= ⊕ ker(u − λId)mλ
X − λ − P2 (X)R(X) = (X − λ) 1 − (X − µ)R(X) λ∈Spu
µ6=λ
Or, pour toute valeur propre λ, Im(u − λId) ∩ ker(u − λId) = {0} entraîne
La condition voulue est assurément vérifiée si βλ = Q1. ker(u − λId) = ker(u − λId)2 puis par le principe des noyaux itérés
Pour βλ > 2, la condition voulue est satisfaite si (λ − µ)R(λ) = 1 et si pour ker(u − λId) = ker(u − λId)mλ . Par suite
µ6=λ Q
tout k ∈ {1, . . . , βλ − 2}, la dérivée kème du polynôme (X − µ)R(X) s’annule E= ⊕ ker(u − λId)
µ6=λ λ∈Spu

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et donc u est diagonalisable Ceci est exclu car la fonction


 Φ n’est pas constante. On en déduit Φ(I2 ) = 1.
c) Soit λ une valeur propre de u. Le polynôme minimal de u peut s’écrire 0 1
Notons E = .
1 0
πu = (X − λ)α Q avec Q(λ) 6= 0 On remarque E 2 = I2 donc Φ(E)2 = 1 puis Φ(E) = −1 car Φ(E) 6= Φ(I2 ).
Puisque B = EA, on en déduit Φ(B) = −Φ(A).
πu (u) = 0 donne d) Si A est inversible alors Φ(I2 ) = Φ(A) × Φ(A−1 ) et donc Φ(A) 6= 0 puisque
ImQ(u) ⊂ ker(u − λId)α Φ(I2 ) = 1 6= 0.
Si λ est une valeur propre séparable alors ker(u − λId) = ker(u − λId)α et donc Inversement, supposons A non inversible. 0 est valeur propre de A.
On vérifie aisément que deux matrices A et B semblables vérifient Φ(A) = Φ(B).
ImQ(u) ⊂ ker(u − λId) Si A est diagonalisable alors A est semblable à
 
puis le polynôme (X − λ)Q annule u. Par minimalité de πu , on conclut α = 1. 0 0
Inversement, si λ est une racine simple du polynôme minimal, alors 0 trA

πu = (X − λ)Q avec Q(λ) 6= 0 Par suite    


0 0 0 trA
Puisque les polynômes Q et X − λ sont premiers entre eux, on peut écrire Φ(A) = Φ = −Φ =0
0 trA 0 0

QU + (X − λ)V = 1 avec U, V ∈ K [X] car cette dernière matrice est nilpotente.


Si A n’est pas diagonalisable A est trigonalisable (car χA scindé sur R) et A est
et en évaluant semblable à  
Q(u)U (u)(x) + (u − λId)V (u)(x) = x 0 1
0 0
avec Q(u)U (u)(x) ∈ ker(u − λId) (car πu est annulateur) et
(u − λId)V (u)(x) ∈ Im(u − λId). et par suite Φ(A) = 0 car cette dernière matrice est nilpotente.
Ainsi λ est une valeur propre séparable.
Finalement les scalaires non séparables sont les racines multiples de πu .
d) m(v) = u ◦ v, m2 (v) = u2 ◦ v,. . . P (m)(v) = P (u) ◦ v pour tout polynôme P . Exercice 22 : [énoncé]
Par suite les endomorphismes m et u ont les mêmes polynômes annulateurs et Cas a = b = 0 la résolution est immédiate.
donc le même polynôme minimal. Puisque les scalaires non séparables sont les Cas a = 0 et b 6= 0, la matrice Mn est triangulaire supérieure stricte non nulle, elle
racines multiples du polynôme minimal, les endomorphismes u et m ont les n’est pas diagonalisable.
mêmes valeurs séparables. Cas a 6= 0 et b = 0, idem.
Cas a = b
χMn (X) = (−1)n (X − (n − 1)a)(X + a)n−1
Exercice 21 : [énoncé]
a) O22 = O2 donc Φ(O2 )2 = Φ(O2 ) d’où Φ(O2 ) = 0 ou 1. avec
Si Φ(O2 ) = 1 alors pour tout A ∈ M2 (R), E(n−1)a = Vect(1, . . . , 1)
Φ(A) = Φ(A) × Φ(O2 ) = Φ(A × O2 ) = 1. et
Ceci est exclu car la fonction Φ n’est pas constante. On en déduit Φ(O2 ) = 0. E−a : x1 + · · · + xn = 0
b) Si A est nilpotente alors A2 = O2 (car A est de taille 2) et donc Φ(A)2 = 0 puis
Φ(A) = 0. La matrice Mn est donc diagonalisable et il est aisé de former une base de
c) I22 = I2 donc Φ(I2 )2 = Φ(I2 ) puis Φ(I2 ) = 0 ou 1. vecteurs propres.
Si Φ(I2 ) = 0 alors pour tout A ∈ M2 (R), Φ(A) = Φ(A × I2 ) = Φ(A) × 0 = 0. Cas a 6= b et ab 6= 0

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Après calculs (non triviaux) Exercice 23 : [énoncé]


Supposons que l’équation étudiée admet une solution θ.
b(X + a)n − a(X + b)n En passant aux parties réelle et imaginaire on obtient
χMn (X) = (−1)n
b−a (
cos θ + cos kθ = 1
Les racines de ce polynôme sont les solutions de l’équation d’inconnue z ∈ C
sin θ + sin kθ = 0
 n
z+a a
= La deuxième équation donne
z+b b
θ = −kθ [2π] ou θ = π − kθ [2π]
Il y en a exactement n s’exprimant en fonction des racines nème de l’unité.
On en déduit que Mn est diagonalisable. Si θ = π − kθ [2π] alors cos θ + cos kθ = 0 et le système initial n’est pas vérifié.
Soit λ une valeur propre de Mn et x = (x1 , . . . , xn ) ∈ Cn . Si θ = −kθ [2π] alors
L’équationMn x = λx équivaut au système
cos θ + cos kθ = 1 ⇔ cos θ = 1/2
−λx1 + bx2 + · · · + bxn = 0


[2π] ou θ = −π/3

 ax1 − λx2 + · · · + bxn = 0

 ce qui donne θ = π/3 [2π].
.. Cas θ = π/3 [2π]


 . On obtient (
θ = π/3 + 2pπ


ax1 + · · · + axn−1 − λxn = 0
(k + 1)θ = 2qπ
En retranchant à chaque équation la précédente, on obtient le système équivalent
avec p, q ∈ Z.

−λx1 + bx2 + · · · + bxn = 0 On a alors
(6p + 1)(k + 1) = 6`


 (a + λ)x1 + (b + λ)x2 = 0


.. Puisque 6` ∧ (6p + 1) = 1, le théorème de Gauss donne 6 | (k + 1).



 . Inversement, si 6 | (k + 1) alors on peut écrire k + 1 = 6` et pour θ = π/3

(a + λ)xn−1 − (b + λ)xn = 0
eiπ/3 + ei(6`−1)π/3 = eiπ/3 + e−iπ/3 = 1
Puisque ce système est de rang n − 1 (car λ est valeur propre simple) et puisque
donc l’équation étudiée admet au moins une solution.
les n − 1 dernières équations sont visiblement indépendantes, ce système équivaut
Cas θ = −π/3 [2π]
encore à 
(a + λ)x1 + (b + λ)x2 = 0 Une étude semblable conduit à la même condition.
Finalement, l’équation étudiée possède une solution réelle si, et seulement si,



..
.

 6 | (k + 1)
(a + λ)xn−1 − (b + λ)xn = 0

b) Supposons que 6 divise k + 1. Pour θ = π/3 on a
La résolution de ce dernier est immédiate. On obtient pour vecteur propre
x = (x1 , . . . , xn ) avec eiθ + eikθ = 1
 k
a+λ
xk = donc en multipliant par e−ikθ
b+λ
e−ikθ = 1 + e−i(k−1)θ

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[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 13

La suite v de terme général vn = e−inθ vérifie alors Les valeurs propres complexes de T sont alors les racines du polynôme

∀n ∈ N, vn+k = vn + vn+k−1 X k − X k−1 − 1

et donc la suite u = Rev est un élément non nul de Sk . Puisque On vérifie que ce polynôme et son polynôme dérivé n’ont pas de racines en
commun ; on en déduit que T admet exactement k valeurs propres complexes
nπ distinctes. L’endomorphisme T est diagonalisable dans le cadre complexe, il en est
un = cos
3 de même de T q dont les valeurs propres sont alors les puissances qème des valeurs
la suite u est périodique et non nulle. propres de T . Ainsi 1 est valeur propre de T q si, et seulement si, il existe λ ∈ C tel
Inversement, montrons qu’il est nécessaire que 6 divise k + 1 pour qu’il existe une que
suite périodique non nulle dans Sk . On vérifie aisément que Sk est un R-espace λk − λk−1 − 1 = 0 et λq = 1
vectoriel de dimension k dont une base est formée par les suites e0 , e1 , . . . , ek−1 Un tel nombre complexe peut s’écrire λ = e−iθ et l’on parvient alors à l’existence
déterminées par d’une solution à l’équation
eiθ + eikθ = 1
∀0 6 n 6 k − 1, ej (n) = δn,j et ∀n ∈ N, ej (n + k) = ej (n) + ej (n + k − 1)
et donc à la condition 6 | (k + 1).
Considérons l’endomorphisme T : (un ) 7→ (un+1 ) opérant sur RN .
On vérifie aisément que T laisse stable Sk ce qui permet d’introduire
Exercice 24 : [énoncé]
l’endomorphisme induit par T sur Sk que nous noterons encore T . Affirmer
Commençons par établir pour A, B ∈ Mn (K) :
l’existence d’une suite périodique non nulle dans Sk signifie que 1 est valeur
propre d’une puissance T q de T . A 6= On , AB = BA et B nilpotente ⇒ rg(AB) < rgA
La matrice de T dans la base (e0 , . . . , ek−1 ) est
Supposons donc A 6= On , AB = BA et B nilpotente.
0 ··· ··· 0 0
 
Par l’absurde, supposons aussi rg(AB) > rgA.
.. .. 
 1 ... Puisque rg(AB) 6 min(rgA, rgB), on a rg(AB) = rgA.

. . 
  Par la formule du rang, on obtient

 0 . .. . . . ... 0  

 . .
 dim ker(AB) = dim ker A
 .. .. ... 0 1 

0 ··· 0 1 1 Or ker A ⊂ ker(BA) = ker(AB) donc ker A = ker(AB).


Considérons ensuite ϕ : ImA → ImA donné par ϕ(Y ) = BY .
car T (ek−1 ) = ek−1 + e0 . Le polynôme caractéristique de T est L’application ϕ est linéaire et bien définie car ImA est stable par B puisque A et
B commutent.
−X 0 ··· 0 0 Soit Y = AX ∈ ImA
.. .. .. Si ϕ(Y ) = 0 alors BAX = ABX = 0 donc X ∈ ker(AB) = ker A puis Y = 0.
1 −X . . .
L’application linéaire ϕ est donc injective.
χT (X) = .. ..
0 . . 0 0 Or il existe p ∈ N? tel que B p = On et donc ϕp : Y → B p Y = On,1 est
.. .. l’application nulle.
. . 1 −X 1
Sachant l’espace ImA non réduit à {0}, il y a absurdité et ainsi rg(AB) < rgA.
0 ··· 0 1 1−X
En revenant à l’énoncé initial, on montre alors par récurrence
Par l’opération L1 ← L1 + XL2 + X 2 L3 + · · · + X k−1 Lk , on obtient ∀1 6 p 6 n, rg(A1 A2 . . . Ap ) 6 n − p
χT (X) = (−1)k X k − X k−1 − 1

et en particulier rg(A1 A2 . . . An ) = 0.

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Exercice 25 : [énoncé] Par la formule de Leibniz


a) On remarque 1  
2 n (n) 2 n (n−1)
∀k > 2, Ak = A2
 
Qn+1 (X) = X (X − 1) + nX (X − 1)
2n n!
En particulier A4 = A2 donc X 2 − X = X(X − 1) annule A2 . Ce poly étant scindé (n−1)
simple, la matrice A2 est diagonalisable. 1 et −1 sont racines du polynôme (X 2 − 1)n et donc celui-ci peut s’écrire
De plus (A2 − A)2 = A4 − 2A3 + A2 = On donc A2 − A est nilpotente. (X 2 − 1)S(X).
b) On remarque En exploitant l’hypothèse de récurrence, on obtient
∀i > k, Ai = Ak
Qn+1 (X) = X n+1 +X(X 2 −1)Rn (X)+2nX(X 2 −1)S(X) = X n+1 +(X 2 −1)Rn+1 (X)
et donc A2k = Ak ce qui assure comme au dessus que Ak est diagonalisable et
! ! Récurrence établie
k k
k k
X
i k k(k−i)+i
X
i k c) Par intégration par parties successives et en exploitant l’annulation en 1 et −1
(A − A) = (−1) A = (−1) Ak = On des polynômes
i=0
i i=0
i
0 (n−1)
(X 2 − 1)n , (X 2 − 1)n ,. . . , (X 2 − 1)n
Exercice 26 : [énoncé] on obtient
1 1
(−1)n
Z Z
R 1 A.
Supposons l’existence d’un tel polynôme
P (t)Qn (t) dt = n P (n) (t)(t2 − 1)n dt
Pour Pn = (1 − X)n , on obtient 1 = 0 A(t)(1 − t)n dt. −1 2 n! −1
Or Z 1 Z 1
kAk∞ En particulier, si P ∈ Rn−1 [X],
A(t)(1 − t)n dt 6 kAk∞ (1 − t)n dt = →0
0 0 n+1 Z 1
P (t)Qn (t) dt = 0
il y a donc une absurdité. −1

d) Par la relation qui précède


Exercice 27 : [énoncé] Z 1 Z 1
2 1
a) 1 et −1 sont racines de multiplicité n du polynôme (X 2 − 1)n . (Qn (t)) dt = n
Q(n) 2 n
n (t)(1 − t ) dt
1 et −1 sont donc racines des polynômes −1 2 n! −1

0 (n−1) Puisque le polynôme (X 2 − 1)n est unitaire et de degré 2n


(X 2 − 1)n , (X 2 − 1)n ,. . . , (X 2 − 1)n
(2n) (2n)!
(X − 1)n
 2
En appliquant le théorème de Rolle, on peut alors montrer par récurrence sur = (2n)! et Q(n)
n = n
(k) 2 n!
k ∈ {0, . . . , n} que (X 2 − 1)n possède au moins k racines dans l’intervalle
]−1, 1[. De plus, par intégration par parties successives
En particulier Qn possède au moins n racines dans ]−1, 1[, or deg Qn = n donc il Z 1 Z 1
22n+1 (n!)2
n’y a pas d’autres racines que celles-ci et elles sont simples. (1 − t2 )n dt = (1 − t)n (1 + t)n dt =
b) Raisonnons par récurrence sur n ∈ N. −1 0 (2n + 1)!
Pour n = 0, c’est immédiat. Au final
Supposons la propriété établie au rang n > 0. 2 2
kQn k =
(2n + 1)
1 (n)
Qn+1 (X) = 2(n + 1)X(X 2 − 1)n
2n+1 (n + 1)!

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Exercice 28 : [énoncé] ϕ(x) = x et il existe a ∈ E tel que y = ϕ(a) − a.


Remarquons pour commencer que, puisque A est antisymétrique, pour toute On a alors
colonne X, on a (AX | X) = 0. En effet hx, yi = hx, ϕ(a)i − hx, ai = hϕ(x), ϕ(a)i − hx, ai = 0

(AX | X) = t X t AX = −t XAX = −(X | AX) = −(AX | X) car ϕ ∈ O(E).


Ainsi M (ϕ) et F (ϕ) sont orthogonaux et par la formule du rang
Etablissons maintenant la propriété en raisonnant par récurrence sur n > 1.
Pour n = 1, une matrice antisymétrique est nulle et la propriété est vérifiée. dim M (ϕ) + dim F (ϕ) = dim E
Pour n = 2, une matrice antisymétrique est de la forme
donne
M (ϕ) ⊕⊥ F (ϕ) = E
 
0 a
−a 0
b) Par récurrence sur k > 1.
et la propriété est vérifiée. Pour k = 1 : la propriété est immédiate.
Supposons la propriété établie jusqu’au rang n > 2. Supposons la propriété vraie au rang k > 1.
Considérons A ∈ Mn+1 (R) Soient (u1 , . . . , uk+1 ) une famille libre et ϕ = su1 ◦ · · · ◦ suk+1 ∈ O(E). Etudions
Si la matrice A est nulle alors le résultat est obtenu. F (ϕ).
Si la matrice A n’est pas nulle alors A2 non plus. Soit x ∈ F (ϕ). La relation ϕ(x) = x donne
⊥ ⊥
En effet ImA = (ker t A) = (ker A) et donc ImA 6⊂ ker A.
t su1 ◦ · · · ◦ suk (x) = suk+1 (x)
Puisque (A ) = (−A) = A , la matrice A2 est diagonalisable.
2 2 2

Soit X1 un vecteur propre unitaire de A2 associé à une valeur propre λ non nulle. puis
La colonne AX1 est nécessairement non nulle car A2 X1 6= 0. su1 ◦ · · · ◦ suk (x) − x = suk+1 (x) − x
Posons X2 une colonne unitaire colinéaire à AX1 .
On peut écrire AX1 = −aX2 avec a ∈ R. Or suk+1 (x) − x ∈ Vect(uk+1 ) et par hypothèse de récurrence
Les colonnes X1 et X2 sont orthogonales en vertu de la remarque préliminaire. su1 ◦ · · · ◦ suk (x) − x ∈ Vect(u1 , . . . , uk ).
De plus A2 X1 = λX1 et A2 X1 = −aAX2 donc λX1 = −aAX2 . Puisque la famille (u1 , . . . , uk+1 ) est libre, on obtient
Ainsi AX2 est colinéaire au vecteur non nul λX1 ce qui permet d’écrire
su1 ◦ · · · ◦ suk (x) − x = suk+1 (x) − x = 0
AX2 = bX1 .
La relation (A(X1 + X2 ) | X1 + X2 ) = (−aX2 + bX1 | X1 + X2 ) = 0 donne Ainsi x est point fixe de su1 ◦ · · · ◦ suk et de suk et donc
−a + b = 0 et donc b = a.
Considérons alors une matrice P orthogonale dont les deux premières colonnes x ∈ Vect(u1 , . . . , uk )⊥ ∩ Vect(uk+1 )⊥ = Vect(u1 , . . . , uk+1 )⊥
sont X1 et X2 . Pour celle-ci, la matrice P −1 AP est antisymétrique de la forme
    Par suite
Ma 01,n−1 0 a F (ϕ) ⊂ Vect(u1 , . . . , uk+1 )⊥
avec Ma =
0n−1,1 A0 −a 0
L’autre inclusion étant immédiate, on obtient
Puisque A0 ∈ Mn−1 (R) est antisymétrique, on peut exploiter l’hypothèse de
récurrence pour rendre celle-ci orthogonalement semblable à une matrice de la F (ϕ) = Vect(u1 , . . . , uk+1 )⊥
forme voulue et conclure. puis
Récurrence établie M (ϕ) = Vect(u1 , . . . , uk+1 )
Récurrence établie.
Exercice 29 : [énoncé] c) Posons
a) Soient y ∈ M (ϕ) et x ∈ F (ϕ). ϕ = su1 ◦ · · · ◦ suk = sv1 ◦ · · · ◦ svk

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[[Link] édité le 4 juin 2013 Corrections 16

Par l’étude qui précède En introduisant les matrices orthogonales



F (ϕ) = Vect(u1 , . . . , uk )    
0 U O 0 V O
U = et V =
De façon immédiate O Im−r O In−r

Vect(v1 , . . . , vk ) ⊂ F (ϕ)
on obtient en opérant par blocs
En passant à l’orthogonal  
D O
U 0M 0V 0 =
Vect(u1 , . . . , uk ) ⊂ Vect(v1 , . . . , vk ) O O

Puisque la famille (u1 , . . . , uk ) est supposé libre, un argument de dimension Enfin par une formule de changement de bases orthonormées, il existe U 00 , V 00
permet d’affirmer que la famille (v1 , . . . , vk ) l’est aussi. orthogonales telles que
M 0 = U 00 M V 00
et on peut alors conclure.
Exercice 30 : [énoncé]
Cas M ∈ GLn (R)
Soit u l’endomorphisme Rn canoniquement représenté par M . Exercice 31 : [énoncé]
Il s’agit d’établir, que u transforme une base orthonormée en une famille Raisonnons par récurrence sur n ∈ N? .
orthogonale. Pour n = 1 : ok
On remarque que Supposons la propriété établie au rang n − 1 > 1.
(u(x) | u(y)) = (u? ◦ u(x) | y) Soient A, B ∈ Mn (C) vérifiant

L’endomorphisme u? ◦ u étant symétrique, le théorème spectral assure qu’il existe {X ∈ Cn /X ? AX = X ? BX = 0} = {0}


une base orthonormée B = (e1 , . . . , en ) le diagonalisant. Par le calcul qui précède,
la famille (u(e1 ), . . . , u(en )) est orthogonale. Considérons P (λ) = det(A + λB).
De plus elle ne comporte pas le vecteur nul car u ∈ GL(E). Posons alors B 0 la Cas det A, det B 6= 0.
famille des vecteurs u(ek )/ku(ek )k. P est un polynôme complexe non constant donc il existe λ, nécessairement non
La famille B 0 est une base orthonormée et la matrice de u dans les bases B et B 0 nul tel que P (λ) = 0.
est diagonale (à coefficients diagonaux strictement positifs). Par suite, il existe X ∈ Cn , X 6= 0 tel que AX + λBX = 0.
Une formule de changement de base orthonormée permet alors de conclure. Soit F = {Y ∈ Cn /Y ? AX = 0}.
Cas général : M ∈ Mm,n (R) Puisque λ 6= 0, F = {Y ∈ Cn /Y ? BX = 0}.
Soit u l’application linéaire de Rn vers Rm canoniquement représenté par M . Si X ∈ F alors X ? AX = 0 et donc X ? BX = 0 ce qui entraîne X = 0 ce qui est
Posons F = ker u et G = Imu. La matrice de u dans une base orthonormée exclu.
adaptée à la décomposition F ⊥ ⊕⊥ F = Rn au départ et dans une base De même AX 6= 0 car comme ci-dessus AX = 0 entraîne X = 0.
orthonormée adaptée à la décomposition G ⊕⊥ G⊥ = Rm à l’arrivée est de la forme On en déduit que F est un hyperplan et Cn = Vect(X) ⊕ F .
Soient ϕ et ψ les formes sesquilinéaires représentées par A et B.
On peut appliquer l’hypothèse de récurrence aux restrictions à F des formes
 
0 A O
M = avec A ∈ GLr (R), r = rgM sesquilinéaires ϕ et ψ. En formant une base de Cn en accolant X et une base de F
O O
trigonalisant les restrictions de ψ et ψ, on obtient une base de Cn trigonalisant ϕ
L’étude qui précède permet de transformer A en une matrice diagonale D via et ψ puisque ∀Y ∈ F, ϕ(Y, X) = Y ? AX = 0 et ψ(Y, X) = Y ? BX = 0.
produit par des matrices orthogonales U et V : Par formule de changement de base, ce qui précède signifie qu’il existe
P ∈ GLn (C) vérifiant P ? AP et P ? BP sont triangulaires supérieures.
U AV = D

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