Exercices de mathématiques avancées
Exercices de mathématiques avancées
Corrections En particulier, il existe une infinité de n tel que |sin n| > 1/2 et pour ceux-ci
|un | 6 2/n.
Exercice 1 : [énoncé] Ainsi, il existe une suite extraite de (un ) convergeant vers 0.
a) Soit H un tel groupe. Nécessairement H 6= {0} ce qui permet d’introduire Au final, la suite (un ) diverge.
p 1 1 i.e.
x− < < 2 y ∈ Z(G)
q Nq q
En dénombrant G en fonction des classes d’équivalence de R et en isolant parmi
En faisant varier N , on peut construire des couples (p, q) distincts et donc affirmer celles-ci celles qui sont réduites à un singleton on a
qu’il existe une infinité de couple (p, q) ∈ Z × N? vérifiant
CardG = CardZ(G) + N
p 1
x− < 2
q q avec N la somme des cardinaux des classes d’équivalence de R qui ne sont pas
réduites à un singleton.
c) Puisque π est irrationnel, il existe une suite de rationnels pn /qn vérifiant Pour poursuivre, montrons maintenant que le cardinal d’une classe d’équivalence
pn 1 de la relation R divise le cardinal de G.
π− < 2 Considérons une classe d’équivalence {y1 , . . . , yn } pour la relation R et notons
qn qn
avec qn → +∞. Hi = {x ∈ G/xy1 = yi x}
On a alors
Pour i ∈ {1, . . . , n}, puisque y1 Ryi , il existe xi ∈ G tel que
1 1 1 1 qn 1
|upn | = = > > → xi y1 = yi xi
pn sin pn pn sin (pn − qn π) |pn | |pn − qn π| pn π
Ainsi la suite (un ) ne tend pas vers 0. Considérons alors l’application ϕ : H1 → Hi définie par
Puisque le sous-groupe H = Z + 2πZ, n’est pas monogène (car π irrationnel), H On vérifie que cette application est bien définie et qu’elle est bijective.
est dense dans R et par l’application |sin(.)| qui est une surjection continue de R On en déduit
sur [0, 1], on peut affirmer que {|sin n| /n ∈ N} est dense dans [0, 1]. CardH1 = . . . = CardHm = n
Sachant Z(G) 6= ∅ (car 1 ∈ Z(G)) on peut affirmer det(B + J1 ) = det(C1 + E1 , C2 , . . . , Cn ) et det(B − J1 ) = det(C1 − E1 , C2 , . . . , Cn )
B B
Cependant les polynômes χ et P 0 ne sont pas de même degré. . . En revanche, les Exercice 8 : [énoncé]
polynômes χ et (−1)n (P − P 0 ) ont même degré n, même coefficient dominant La matrice A est diagonalisable car A annule un polynôme scindé simple.
(−1)n et prennent les mêmes valeurs en les n points distincts z1 , . . . , zn . On en Les racines complexes du polynôme caractéristique χA de A sont conjuguées et
déduit qu’ils sont égaux. En particulier le déterminant cherché est valeurs propres de A donc racines du polynôme annulateur X n − 1.
Si les deux racines de χA sont réelles alors SpA ⊂ {−1, 1} et A est semblable à
χ(0) = (−1)n (P (0) − P 0 (0)) = 2(−1)n
1 0 1 0 −1 0
, ou
0 1 0 −1 0 −1
Or il est facile d’établir que si deux matrices sont semblables, la fonction f prend Exercice 11 : [énoncé]
les mêmes valeurs sur celles-ci. Par suite f (Jr ) = f (A1 ) = . . . = f (Ap ) et ainsi Si A ∈ En alors A est diagonalisable et ses valeurs propres sont des racines de
f (Jr )p = 0 puis enfin f (Jr ) = 0. l’unité. Ces valeurs propres sont aussi racines du polynôme caractéristique de A.
Or les coefficients de ce polynôme sont entiers et, par les expressions des
coefficients d’un polynôme scindé en fonction de ses racines complexes (ici de
module 1), on peut borner les coefficients du polynôme caractéristique de A. Par Exercice 14 : [énoncé]
suite, il n’y a qu’un nombre fini de polynômes caractéristiques possibles pour un Cas a = b = 0
élément A ∈ En . Ces polynômes ont eux-mêmes qu’un nombre fini de racines et il Les endomorphismes f et g commutent donc les sous-espaces propres de l’un sont
n’y a donc qu’un nombre fini de racines de l’unité possibles pour les valeurs stables pour l’autre. Puisque le corps de base est C, l’endomorphisme f admet au
propres de A ∈ En . moins une valeur propre λ. L’espace Eλ (f ) 6= {0} est stable par g donc on peut
On peut alors affirmer qu’il existe N ∈ N? tel que toutes les valeurs propres λ des introduire l’endomorphisme induit par g sur Eλ (f ) et ce dernier admet aussi au
matrices A ∈ En vérifient λN = 1. On a alors aussi AN = 1 (car A est moins une valeur propre. Un vecteur propre associé à cette valeur propre de g est
diagonalisable) et donc ω(A) 6 N . Ainsi ω(En ) ⊂ [[1, N ]]. aussi un vecteur propre de f car élément non nul de Eλ (f ). Ainsi f et g ont un
vecteur propre commun.
Cas a = 0 et b 6= 0
Exercice 12 : [énoncé] Par récurrence, on obtient f ◦ g n − g n ◦ f = nbg n pour tout n ∈ N.
Les endomorphismes recherchés sont les endomorphismes diagonalisables. L’application u ∈ L(E) 7→ f ◦ u − u ◦ f est un endomorphisme de L(E) or
En effet, si f est diagonalisable et si F est un sous-espace vectoriel stable par f dim L(E) < +∞ donc cet endomorphisme n’admet qu’un nombre fini de valeur
alors puisque fF est diagonalisable, il existe une base de F formée de vecteurs propre. Cependant, pour chaque n ∈ N tel que g n 6= 0̃, le scalaire nb est valeur
propres de f . En complétant cette base à l’aide de vecteur bien choisis dans une propre de cet endomorphisme, on en déduit qu’il existe n ∈ N tel que g n = 0̃ et en
base diagonalisant f , les vecteurs complétant engendrent un supplémentaire de F particulier ker g 6= {0}.
stable par f . On vérifie aisément que ker g est stable par f et un vecteur propre de
Inversement, si f ∈ L(E) vérifie la propriété proposée alors le sous-espace vectoriel l’endomorphisme induit par f sur ker g est alors vecteur propre commun à f et g.
F = ⊕ Eλ (f ) étant stable par f , celui-ci admet un supplémentaire stable. Or f Cas b = 0 et a 6= 0
λ∈Spf
Semblable
ne possède pas de vecteurs propres sur ce dernier et celui ne peut donc qu’être {0}
Cas a 6= 0 et b 6= 0
car ici le corps de base est C. Par suite F = E et donc f est diagonalisable.
On a
f ◦ (af + bg) − (af + bg) ◦ f = b(f ◦ g − g ◦ f ) = b(af + bg)
Exercice 13 : [énoncé] Par l’étude qui précède, f et af + bg admettent un vecteur propre commun et
Notons M la matrice étudiée et supposons n > 3, les cas n = 1 et 2 étant celui-ci est alors vecteur propre commun à f et g.
immédiats.
Puisque rgM = 2, 0 est valeur propre de Mn (R) et dim E0 (M ) = n − 2. Exercice 15 : [énoncé]
Soit λ une valeur propre non nulle de Mn (R) et X = t (x1 · · · xn ) un vecteur La matrice A est trigonalisable et si l’on note λ1 , . . . , λp ses valeurs propres
propre associé. p
distinctes alors tr(Am ) = αj λm
P
L’équation M X = λX fournit le système j avec αj la multiplicité de la valeur propre λj .
j=1
xn = λx1
Pour conclure, il suffit d’établir résultat suivant :
.. « Soient α1 , . . . , αp ∈ C? et λ1 , . . . , λp ∈ C deux à deux distincts.
. p
αj λm
P
xn = λxn−1 Si j −−−−−→ 0 alors ∀1 6 j 6 p, |λj | < 1 ».
m→+∞
j=1
x1 + · · · + xn = λxn Raisonnons pour cela par récurrence sur p > 1.
On en déduit λ(λ − 1)xn = λx1 + · · · + λxn−1 = (n − 1)xn avec xn 6= 0 car xn = 0 Pour p = 1, la propriété est immédiate.
et λ 6= 0 entraînent X = 0. √ Supposons la propriété vraie au rang p > 1.
Par suite λ est racine de l’équation λ2 − λ − (n − 1) = 0 et donc λ = 1± 24n−3 . Soient α1 , . . . , αp+1 ∈ C? et λ1 , . . . , λp+1 ∈ C deux à deux distincts tels que
Inversement, on justifie que ses valeurs sont valeurs propres, soit en remontant le p+1
X
raisonnement, soit en exploitant la diagonalisabilité de la matrice symétrique αj λm
j −−−−−→ 0 (1)
réelle M pour affirmer l’existence de n valeurs propres comptées avec multiplicité. m→+∞
j=1
Par décalage d’indice, on a aussi La matrice A est alors semblable à une matrice triangulaire supérieure avec des
coefficients diagonaux toux égaux à 1. Ceci permet d’écrire P −1 AP = T avecP
p+1
X inversible et
αj λm+1 −−−−−→ 0 (2)
j m→+∞
1 ?
j=1
T =
..
.
λp+1 × (1) − (2) donne (0) 1
p Notons a l’élément d’indice (1, 2) de cette matrice.
X
αj (λp+1 − λj )λm −−−−−→ 0 Par une récurrence facile, on montre
j
m→+∞
j=1
1 ma ?
qui se comprend encore
1
P −1 Am P =
p ..
X .
βj λm
j −−−−−→ 0
m→+∞ (0) 1
j=1
1 m
avec les β1 , . . . , βp non nuls. Or kAk 6 1, donc kAm k 6 1 puis mA −−−−−→ On et enfin
m→+∞
Par hypothèse de récurrence, on a alors ∀1 6 j 6 p, |λj | < 1. 1 −1 m
A P −−−−−→
p mP m→+∞
On .
αj λm
P
On en déduit j −−−−−→ 0 et la relation (1) donne alors
m→+∞
Or
j=1 1/m a ?
αp+1 λm
p+1 −−−−−→ 0 d’où l’on tire |λp+1 | < 1. 1/m
m→+∞ 1 −1 m
P A P =
Récurrence établie. m ..
.
(0) 1/m
Exercice 18 : [énoncé]
Exercice 17 : [énoncé] a) I1 est l’idéal des polynômes annulateurs de u ; il est engendré par P1 = πu
Cas particulier : Supposons que 1 est la seule valeur propre de A. polynôme minimal de u.
La somme de deux endomorphismes nilpotents commutant est encore nilpotent en λ. Cela fournit des équationsQdéterminant pleinement
car la formule du binôme de Newton s’applique et il suffit de travailler avec un R(λ), R0 (λ), . . . , Rβλ −2 (λ) car (λ − µ) 6= 0.
exposant assez grand. On obtient alors facilement que I2 est un sous-groupe de µ6=λ
(K [X] , +). La stabilité par absorption étant immédiate, I2 est un idéal de K [X] Sachant qu’il est possible de construire un polynôme prenant des valeurs données
et comme il contient I1 , il est non nul. ainsi que ses dérivées en des éléments deux à deux distincts de K, on peut
b) Puisque I1 ⊂ I2 , P1 ∈ P2 K [X] et donc P2 | P1 . déterminer un polynôme résolvant notre problème.
Aussi, en posant n la dimension de E, on sait que pour tout endomorphisme
nilpotent de v de E, on a v n = 0̃. Puisque P2 (u) est nilpotent, on en déduit que Exercice 19 : [énoncé]
(P2 )n (u) = 0̃ et donc P1 | P2n . On sait qu’il existe p ∈ N? tel que Ap = On .
c) Cette question est immédiate avec la décomposition de Dunford mais cette En introduisant les coefficients de P , la relation B = AP (A) donne
dernière est hors-programme. . . Procédons autrement ! B = A + a2 A2 + · · · + ap−1 Ap−1 .
Puisque P2 | P1 et P1 | P2n , les racines de P2 sont exactement celles de P1 On en déduit
c’est-à-dire les valeurs propres de l’endomorphisme u. On peut donc écrire B 2 = A2 + a3,2 A2 + · · · + ap−1,2 Ap−1 ,. . . , B p−2 = Ap−2 + ap−1,p−2 Ap−1 ,
Y B p−1 = Ap−1 .
P2 = (X − λ)αλ
En inversant ces équations, on obtient
λ∈Spu
Ap−1 = B p−1 , Ap−2 = B p−2 + bp−1,p−2 Ap−1 ,. . . ,
A2 = B 2 + b3,2 B 3 + · · · + bp−1,2 B p−1 et enfin A = B + b2,1 B 2 + · · · + bp−1,1 B p−1
Q
Or P2 (u) étant nilpotent, il est immédiat que l’endomorphisme (u − λIdE )
λ∈Spu ce qui détermine un polynôme Q ∈ R [X] vérifiant Q(0) = 1 et A = BQ(B).
l’est aussi.
On en déduit que Y
P2 = (X − λ) Exercice 20 : [énoncé]
λ∈Spu a) Si ker(u − λId) = {0} alors Im(u − λId) = E car u − λId est inversible.
et ce polynôme est donc scindé simple. On en déduit que λ est séparable.
Déterminons maintenons un polynôme R ∈ K [X] tel que pour Q = P2 R, on ait Par contraposée, si λ n’est pas séparable alors λ est valeur propre de u.
P2 (u − Q(u)) = 0̃. b) Si u est un endomorphisme diagonalisable alors pour tout scalaire λ,
On en déduira que u − Q(u) est diagonalisable avec Q(u) ∈ I2 . ker(u − λId) = ker(u − λId)2 .
L’identité P2 (u − Q(u)) = 0̃ est obtenue dès que P1 divise le polynôme Par suite Im(u − λId) ∩ ker(u − λId) = {0} et on en déduit que λ est séparable.
Y Inversement, soit u un endomorphisme scindé dont toutes les valeurs propres sont
P2 (X − P2 (X)R(X)) = (X − λ − P2 (X)R(X)) séparables.
λ∈Spu Puisque le polynôme caractéristique de u est scindé, on peut écrire
Y
(X − λ)βλ donc il suffit que pour chaque λ ∈ Spu, le facteur χu = (−1)dim E (X − λ)mλ
Q
Or P1 =
λ∈Spu λ∈Spu
(X − λ)βλ divise le facteur X − λ − P2 (X)R(X) pour pouvoir conclure.
On a et par le lemme de décomposition des noyaux
Y E= ⊕ ker(u − λId)mλ
X − λ − P2 (X)R(X) = (X − λ) 1 − (X − µ)R(X) λ∈Spu
µ6=λ
Or, pour toute valeur propre λ, Im(u − λId) ∩ ker(u − λId) = {0} entraîne
La condition voulue est assurément vérifiée si βλ = Q1. ker(u − λId) = ker(u − λId)2 puis par le principe des noyaux itérés
Pour βλ > 2, la condition voulue est satisfaite si (λ − µ)R(λ) = 1 et si pour ker(u − λId) = ker(u − λId)mλ . Par suite
µ6=λ Q
tout k ∈ {1, . . . , βλ − 2}, la dérivée kème du polynôme (X − µ)R(X) s’annule E= ⊕ ker(u − λId)
µ6=λ λ∈Spu
La suite v de terme général vn = e−inθ vérifie alors Les valeurs propres complexes de T sont alors les racines du polynôme
et donc la suite u = Rev est un élément non nul de Sk . Puisque On vérifie que ce polynôme et son polynôme dérivé n’ont pas de racines en
commun ; on en déduit que T admet exactement k valeurs propres complexes
nπ distinctes. L’endomorphisme T est diagonalisable dans le cadre complexe, il en est
un = cos
3 de même de T q dont les valeurs propres sont alors les puissances qème des valeurs
la suite u est périodique et non nulle. propres de T . Ainsi 1 est valeur propre de T q si, et seulement si, il existe λ ∈ C tel
Inversement, montrons qu’il est nécessaire que 6 divise k + 1 pour qu’il existe une que
suite périodique non nulle dans Sk . On vérifie aisément que Sk est un R-espace λk − λk−1 − 1 = 0 et λq = 1
vectoriel de dimension k dont une base est formée par les suites e0 , e1 , . . . , ek−1 Un tel nombre complexe peut s’écrire λ = e−iθ et l’on parvient alors à l’existence
déterminées par d’une solution à l’équation
eiθ + eikθ = 1
∀0 6 n 6 k − 1, ej (n) = δn,j et ∀n ∈ N, ej (n + k) = ej (n) + ej (n + k − 1)
et donc à la condition 6 | (k + 1).
Considérons l’endomorphisme T : (un ) 7→ (un+1 ) opérant sur RN .
On vérifie aisément que T laisse stable Sk ce qui permet d’introduire
Exercice 24 : [énoncé]
l’endomorphisme induit par T sur Sk que nous noterons encore T . Affirmer
Commençons par établir pour A, B ∈ Mn (K) :
l’existence d’une suite périodique non nulle dans Sk signifie que 1 est valeur
propre d’une puissance T q de T . A 6= On , AB = BA et B nilpotente ⇒ rg(AB) < rgA
La matrice de T dans la base (e0 , . . . , ek−1 ) est
Supposons donc A 6= On , AB = BA et B nilpotente.
0 ··· ··· 0 0
Par l’absurde, supposons aussi rg(AB) > rgA.
.. ..
1 ... Puisque rg(AB) 6 min(rgA, rgB), on a rg(AB) = rgA.
. .
Par la formule du rang, on obtient
0 . .. . . . ... 0
. .
dim ker(AB) = dim ker A
.. .. ... 0 1
Soit X1 un vecteur propre unitaire de A2 associé à une valeur propre λ non nulle. puis
La colonne AX1 est nécessairement non nulle car A2 X1 6= 0. su1 ◦ · · · ◦ suk (x) − x = suk+1 (x) − x
Posons X2 une colonne unitaire colinéaire à AX1 .
On peut écrire AX1 = −aX2 avec a ∈ R. Or suk+1 (x) − x ∈ Vect(uk+1 ) et par hypothèse de récurrence
Les colonnes X1 et X2 sont orthogonales en vertu de la remarque préliminaire. su1 ◦ · · · ◦ suk (x) − x ∈ Vect(u1 , . . . , uk ).
De plus A2 X1 = λX1 et A2 X1 = −aAX2 donc λX1 = −aAX2 . Puisque la famille (u1 , . . . , uk+1 ) est libre, on obtient
Ainsi AX2 est colinéaire au vecteur non nul λX1 ce qui permet d’écrire
su1 ◦ · · · ◦ suk (x) − x = suk+1 (x) − x = 0
AX2 = bX1 .
La relation (A(X1 + X2 ) | X1 + X2 ) = (−aX2 + bX1 | X1 + X2 ) = 0 donne Ainsi x est point fixe de su1 ◦ · · · ◦ suk et de suk et donc
−a + b = 0 et donc b = a.
Considérons alors une matrice P orthogonale dont les deux premières colonnes x ∈ Vect(u1 , . . . , uk )⊥ ∩ Vect(uk+1 )⊥ = Vect(u1 , . . . , uk+1 )⊥
sont X1 et X2 . Pour celle-ci, la matrice P −1 AP est antisymétrique de la forme
Par suite
Ma 01,n−1 0 a F (ϕ) ⊂ Vect(u1 , . . . , uk+1 )⊥
avec Ma =
0n−1,1 A0 −a 0
L’autre inclusion étant immédiate, on obtient
Puisque A0 ∈ Mn−1 (R) est antisymétrique, on peut exploiter l’hypothèse de
récurrence pour rendre celle-ci orthogonalement semblable à une matrice de la F (ϕ) = Vect(u1 , . . . , uk+1 )⊥
forme voulue et conclure. puis
Récurrence établie M (ϕ) = Vect(u1 , . . . , uk+1 )
Récurrence établie.
Exercice 29 : [énoncé] c) Posons
a) Soient y ∈ M (ϕ) et x ∈ F (ϕ). ϕ = su1 ◦ · · · ◦ suk = sv1 ◦ · · · ◦ svk
Puisque la famille (u1 , . . . , uk ) est supposé libre, un argument de dimension Enfin par une formule de changement de bases orthonormées, il existe U 00 , V 00
permet d’affirmer que la famille (v1 , . . . , vk ) l’est aussi. orthogonales telles que
M 0 = U 00 M V 00
et on peut alors conclure.
Exercice 30 : [énoncé]
Cas M ∈ GLn (R)
Soit u l’endomorphisme Rn canoniquement représenté par M . Exercice 31 : [énoncé]
Il s’agit d’établir, que u transforme une base orthonormée en une famille Raisonnons par récurrence sur n ∈ N? .
orthogonale. Pour n = 1 : ok
On remarque que Supposons la propriété établie au rang n − 1 > 1.
(u(x) | u(y)) = (u? ◦ u(x) | y) Soient A, B ∈ Mn (C) vérifiant