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La Conscience : Définitions et Perspectives

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la conscience

– L'étymologie latine du mot conscience, « cum scientia » signifie «savoir avec», savoir que l'on
sait connaissance partagée avec un autre

– Sens psychologique : connaissance, intuition ou sentiment qu’un sujet possède de lui-même,


de ses états et de ses actes

– Sens moral : capacité de formuler des jugements moraux, sur le bien et le mal

A la question « connais-toi toi-même », Socrate répond : « je sais que je ne sais rien ». Négativité
de la connaissance : le savoir se pose ici comme la conscience de ne rien savoir.

I) Descartes : La conscience va aboutir comme positivité fondatrice.

Les méditations métaphysiques. « Cogito ergo sum » (je pense donc je suis )

▪ On doute du plus simple au plus complexe : le plus simple : douter des 5 sens : plutôt que de
douter de chacune de mes perceptions ce qui serait infini, il faut douter de ce qui permet la
perception : les 5 sens. Cf texte du morceau de cire et de la tour qui semble carrée et qui en
fait est ronde. Les sens sont donc trompeurs. ▪ Si les sens sont trompeurs, il est nécessaire de
douter ce qui fonde mes 5 sens : le corps. Descartes doute de l’existence de son propre corps.

Un même morceau de cire fondu ou non fondu reste le même, pourtant nos sens nous disent qu’ils
sont différents. Suite à cette expérience, on pourrait donc conclure que seul l’entendement permet
d’appréhender clairement et distinctement qu’il s’agit toujours de la même cire, et non les sens.

C’est ainsi que l’entendement, à la différence de la perception saisit une vérité dans la chose.

Début de la conclusion : je puis douter de toute mais pour douter il faut que je pense et pour
penser il faut que je sois : je pense, je suis. Dès que je pense et aussi longtemps que je pense, je
suis. L’unique certitude qui résiste au doute : « je pense donc je suis ». Mais cette vérité affirme
le fait que j’existe, elle ne me dit pas la nature de ce que je suis. Être conscient d’exister ne
m’informe pas sur l’identité de cet existant.

2)La Conscience est une activité

La thèse de Kant sur la conscience repose sur l'idée que la conscience est une activité plutôt qu'une
simple chose. Il affirme que la conscience joue un rôle essentiel dans la connaissance, car elle permet
d'unifier les représentations et d'établir une relation entre le sujet et l'objet.
Kant distingue deux mouvements de la conscience : la conscience immédiate, qui est l'expérience
directe d'un objet, et la conscience réfléchie, qui permet au sujet de prendre conscience de lui-même
et de ses états de conscience. Ces deux aspects sont interconnectés et essentiels pour comprendre la
nature de la connaissance et de soi.

Le « je » accompagne toutes mes représentations et les unifie. La conscience, le « je » est originaire. Il


est ce qui permet cette unification et la conscience de soi procure aux représentations leur
cohérence.

1. La conscience immédiate : elle est celle qui accompagne les actes du sujet : avoir conscience
de quelque chose

2. La conscience réfléchie : celle dans laquelle le sujet se pense lui même comme conscient de
quelque chose.

Exemple : Kant : le passage de la simple conscience de soi « Charles veut manger » à « je veux manger
» : la conscience de soi : Kant : « Avant il se sentait, maintenant il se pense »

3) La conscience et la temporalité Texte de Bergson : l’énergie spirituelle

Conscience comme lien entre passé et avenir : La conscience intègre la mémoire du passé et
l'anticipation de l'avenir, permettant d'agir dans le présent.

Attention au présent : La conscience est fondamentalement pratique et se réalise à chaque instant


d'expérience et de perception.

Rôle de la mémoire : La mémoire est essentielle ; une conscience sans mémoire serait inconsciente.
Percevoir implique se souvenir, reliant le présent aux événements passés pour les identifier et agir.

Anticipation : Agir dans le présent signifie également se projeter vers l'avenir, car chaque action engage
des conséquences futures.

Nature fugace du présent : L'instant présent est éphémère et se transforme immédiatement en passé,
soulignant que la conscience est une durée en mouvement, plutôt qu'une chose statique.

Conscience comme progrès : Pour Bergson, la conscience est dynamique, marquée par un flux
temporel qui définit l’identité de l’individu à travers ses actions et ses expériences.

4)« Toute conscience est conscience de quelque chose » : Husserl.

Tout cogito porte en lui son cogitatum auquel elle se relie et dont il se distingue.

Lhomme a besoin du rapport au monde extérieur pour prendre conscience de lui-même. La


conscience est toujours conscience de quelque chose, c'est l'intentionnalité telle que la définit Husserl.
La conscience de soi se fait notamment grâce à la confrontation avec autrui. La conscience de soi est
forcément influencée par la société dans laquelle l'être humain évolue.

La conscience n'est jamais pure conscience de soi, mais toujours conscience de quelque chose.
Edmund Husserl utilise le terme d'intentionnalité pour définir le fait que la conscience est toujours
conscience de quelque chose.

La conscience est toujours conscience de quelque chose, on ne peut donc pas la penser
indépendamment des objets qu'elle vise. C'est toujours un objet que la conscience vise, son intention
est de saisir l'extérieur, de saisir ce qu'il y a autour de soi.

Ainsi, pour Husserl, la conscience n'est pas conscience d'elle-même, enfermée sur elle-même, elle est
toujours conscience d'autre chose d'extérieur.

L'objet visé par la conscience n'est pas forcément un objet que lon peut toucher, un objet que l'on voit.
Cet objet peut-être soi-même, mais aussi un sentiment, quelque chose d'immatériel.

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