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Étude phyto-écologique de Pistacia atlantica

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITÉ ABOU BAKR BELKAID TLEMCEN

Faculté des Sciences de la Nature de la Vie


et Sciences de la Terre et de l’Univers

Département des Ressources Forestières

THÈSE
Présentée en vue de l’obtention du Diplôme de
Doctorat en Foresterie

Par :
BENARADJ Abdelkrim

Thème
« Étude phyto-écologique des groupements à Pistacia atlantica Desf. dans le
sud Oranais (Sud-Ouest algérien».

Soutenue le : 12 Janvier 2017

Devant le jury:

Président : M. HADDOUCHE Driss M.C.A. Université ABB Tlemcen

Directeur du Thèse : M. BOUAZZA Mohamed Professeur Université ABB Tlemcen

Examinateurs : M. MERZOUK Abdessamed Professeur Université ABB Tlemcen


M. HASNAOUI Okacha Professeur Université MT Saida
M. LATRECHE Ali Professeur Université DL Sidi Bel Abbès
M. MEHDADI Zoheir Professeur Université DL Sidi Bel Abbès

Année universitaire 2016/2017


Liste des Abréviations

Liste des Abréviations

A Argile.
A.B.B. Abou Bekr Belkaid.
A.F.C Analyse Factorielle des Correspondances
A.N.A.T Agences National de l’Aménagement Territoire
APG Angiosperms Phylogeny Group.
A.S.G.A. Agence du Service Géologique de l’Algérie.
A.C.P analyse en composantes principales.
A.C.R Analyse Canonique de Redondance.
ANOVA ANalysis Of VAriance (Analyse de la variance)
A.N.R.H. Agence Nationale des Ressources Hydriques.
AS1 Sous secteur de l’Atlas Saharien Oranais.
B.N.E.D.E.R. Bureau National d’Etudes pour le Développement Rural.
C (m) Circonférence.
C.A.H Classification Ascendante Hiérarchique.
C.C.G.M. Commission de la Carte Géologique du Monde.
C.R.S.T.R.A. Centre de Recherche Scientifique et Technique sur les Régions Arides.
CE Conductivité Electrique.
C.F. Conservation des Forêts.
Ch Chaméphyte.
Cosm. Cosmopolite.
D (m) Diamètre.
D.E : Direction de l’Environnement.
D.G.F. Direction Générale des Forêts.
D.L. Djillali Liabes.
D.P.S.B. Direction de la Programmation et du Suivi Budgétaires de la wilaya de Naâma.
DEM Digital Elevation Model.
DSMW Distributed Semantic Media Wiki.
D.S.A Direction des Services Agricoles.
End. Endémique.
End. A. N. Endémique nord-africaine
End. Alg.-Mar. Endémique Algéro-marocaine
F.A.O Food and Agriculture Organization
F.N.R.D.A. Fonds National de Régulation et Développement Agricole
Ge Géophytes
GEF Global Environment Facility
GPS Global Positioning System.
H Hauteur.
He Hémicryptophyte.
HPO Hautes Plaines Oranaises.
I.C. Intervalle de confiance.
I.G.N. Institut Géologique National.
Ibéro.-Maur Ibéro-maurétanienne.
IGM Institute Géographique Militaire.
I.N.S.I.D. Institut National des Sols, Irrigation et Drainage.
J.O.R.A. Journal Officiel de la République Algérienne Démocratique et Populaire.
Liste des Abréviations

K-S Kolmogrov- Smirnov


L Limon.
L.T.P.O. Laboratoire des Travaux Publics de l'Ouest.
M.A.T.E. Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.
Med. Méditerranéenne.
MNA Modèle Numérique d’Altitude.
MNT Modèle Numérique de Terrain.
MO Matière organique.
NASA National Aeronautical and Space Administration(Etats-Unis).
O.N.M. Office National de la Météorologie.
O.R.S.T.O.M. Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer.
Ph Phanérophyte.
PNDA Plan National de Développement Agricole.
PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement.
RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat.
Sah. Saharien.
S Sable.
SAU Surface Agricole Utile.
S.I.G. Système d’Information Géographique.
Sind. Sindien.
SRTM Shuttle Radar Topography Mission.
St Station.
T.A.D. Agence Territoire- Aménagement- Développement.
T.A.G. Taux d’Accroissement Général.
T.M. Mouay Tahar.
T.A.G. Taux d’Accroissement Général.
Th Thérophyte.
TIN Triangular Irregular Network (Réseaux triangulaires irréguliers).
U.S.T.H.B. Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene.
UNESCO United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization.
U.S.D.A. United states of Department Agriculture.
Liste de figures

Liste des figures

Figure 1. Arbre du P. atlantica dans la station de Djedida (Béchar) 004


Figure 2. Tronc du P. atlantica 005
Figure 3. Ecorce du P. atlantica (a. jeune arbre ; b. arbre âgé) 005
Figure 4. Bois du P. atlantica (a. arbre âgé, b. arbre jeune) 006
Figure 5. Feuilles de P. atlantica 006
Figure 6. Fleurs de P. atlantica (a : mâle, b : femelle). 008
Figure 7. Fruits du P. atlantica 009
Figure 8. Système racinaire d’un sujet du P. atlantica dans la région de Béchar. 009
Figure 9. Formes des feuilles du genre Pistacia (a- P atlanlica, b- P terebinthus) Zohary (1952). 011
Figure 10 Régénération du P. atlantica sous une touffe de Ziziphus lotus. 012
Figure 11 Aire de répartition du Pistachier de l’Atlas en Algérie modifié (Monjauze, 1980). 015
Figure 12. Carte de situation géographique de la région d’étude 020
Figure 13. Carte des grands ensembles biogéographiques de la région d’étude. 021
Figure 14. Carte géologique de la région d’étude ; extrait de la carte géologique d’Algérie (CGMW 024
1990).
Figure 15. Carte des sols de la région d’étude ; extraire de la carte des sols d’Afrique 1/5 000 000e 027
Figure 16. Carte hydrographique de la région d’étude 029
Figure 17. Elevage dans la région d’étude (a- ovins, b- Bovins, c- Camelins). 034
Figure 18. Répartition des principales stations météorologiques de la région d’étude 040
Figure 19. Direction des vents selon leurs fréquences en %dans la région d’étude 051
Figure 20. Variation des Climagramme pluviothermique d’Emberger des stations d’étude 055
Figure 21. Variation des courbes des diagrammes Ombrothermiques de différentes stations d’étude 057
Figure 22. Démarche méthodologique 061
Figure 23. Carte de localisation des fosses pédologiques dans la région d’étude 066
Figure 24. Les profils pédologiques. 068
Figure 25. Variabilité de la composition granulométrique entre les stations d’étude. 071
Figure 26. Diagramme triangulaire des classes texturales de sol des profils pédologiques 073
Figure 27. Optimum des éléments granulométriques. 074
Figure 28. Valeurs du pH de différents profils pédologique réalisés 075
Figure 29. Variation de la teneur en Matière Organique dans les stations. 076
Figure 30. Teneur en matière organique 076
Figure 31. Taux du calcaire dans les stations d’étude 077
Figure 32. Dendrogramme de la CAH de 86 échantillons de 24fosses pédologiques dans la région 079
d’étude
Figure 33. Corrélation des variables avec projection des variables édaphiques sur axe 1 et axe 2. 083
Figure 34. Corrélation des variables avec projection des variables édaphiques sur l’axe 1 et l’axe 3. 084
Figure 35. Représentation de l'espace formé par les deux premiers axes (1/2) 085
Figure 36. Corrélation des variables avec projection des variables édaphiques sur les axes 1 et 3. 087
Figure 37. Protocol expérimental. 089
Figure 38. Situation géographique de la région d’étude 090
Figure 39. Localisation des stations d’étude 092
Figure 40. Les Stations d’étude 093
Figure 41. Carte d’implantation des transects et les relevés floristiques selon le biotope. 095
Figure 42. Approche méthodologique de traitement des données 102
Figure 43. Répartition des espèces par types biologiques dans la région d’étude. 116
Figure 44. Espèces géophytiques dans la région d’étude. 132
Figure 45. Espèces phanérophytiques dans la région d’étude. 136
Figure 46. Composition systématique comparative entre les régions et la région d’étude. 141
Figure 47. Espèces des Asteraceae dans la région d’étude. 146
Figure 48. Répartition des espèces par affinité phytogéographique comparée dans la région d’étude. 154
Figure 49. Dendrogramme de la C.A.H de la matrice totale des espèces de la région d’étude 166
Figure 50 . Plan Factoriel des espèces de la région d’étude (Axe 2 / Axe 1) 172
Figure 51. Plan Factoriel des espèces de la région d’étude (Axe 3/ Axe 1) 176
Figure 52. Plan Factoriel des espèces de la région d’étude (Axe 3 / Axe 2) 179
Figure 53. Déracinement des arbres par les innodation. 183
Figure 54. Mauvais état sanitaire des arbres de P. atlantica. 184
Figure 55. Défrichement et mise en culture dans les dayas à P. atlantica dans la région de Béchar. 184
Liste de figures

Figure 56. Ensablement des aires de réparation de P. atlantica 185


Figure 57. Surpâturage dans les aires de réparation de P. atlantica. 185
Figure 58. Fragmentation des habitats naturels par les voies féries 185
Figure 59. Exploitation le bois de P. atlantica par la population locale. 186
Figure 61. Formation steppique à l’extérieur de la daya, a) Lygeum spartum b) Atractylis serratuloides 187
Figure 60. Plusieurs micro-dayas dans la région de Gâaloul (Naama). 188
Figure 62. Répartition des dayas dans la région d’El Bayadh. 189
Figure 63. Les strates au niveau du daya à P. atlantica dans la région d’El Bayadh. 189
Figure 64. Régénération du P. atlantica sous l’abri de Retama retam. 190
Figure 65. Régénération du P. atlantica à l’intérieur du Rhus tripartita. 192
Figure 66. Matorral arboré à Juniperus phoenicea. 193
Figure 67. Régénération du Pistacia atlantica entre deux pieds du Juniperus phoenicea. 194
Figure 68. Répartition des sujets de P. atlantica dans différents biotopes 194
Figure 69. Développement du P. atlantica sous a) substrat rocheux b) Ziziphus lotus 195
Figure 70. Feuilles du P. atlantica dans différents biotopes a) Montagneux b) Daya 204
Figure 71. Corrélation de la longueur et de la largeur en fonction de la surface foliaire 205
Figure 72. Port botanique du pistachier de l’Atlas, a) au printemps, b) en automne. 206
Figure 73. Répartition des arbres par classes d’hauteur (en m) des sujets de P atlantica 207
Figure 74. Répartition des arbres par classes de diamètre à 1,30 m des sujets de P atlantica 209
Figure 75. Arbres bienveillantes du P. atlantica, a) Daya de Gâaloul b) Daya d’Oum Chegag. 209
Figure 76. Corrélation entre la hauteur et le diamètre des arbres. 211
Figure 77. Structure générale du peuplement selon le sexe des arbres du P. atlantica 213
Figure 78. Densité des arbres de pistachier (nombre d’arbre par hectare). 214
Figure 79. Plusieurs pieds d’arbres de P. atlantica dense dans la région de Béchar
Figure 80. Densité des arbres des de différentes dayas (Google Earth) 217
Figure 81. Corrélation Hauteur-Circonférence 218
Figure 82. Cercle de corrélation des hauteurs moyennes et les autres paramètres dendrométriques 228
Figure 83. Démarche méthodologique générale pour la cartographie des aires de la répartition du P. 236
atlantica
Figure 84. Exemple de délimitation des stations de répartition des groupements à P. atlantica sur 246
Google Earth
Figure 85. Carte de situation géographique de la région d’étude 247
Figure 86. Carte pédologique de la région d’étude 248
Figure 87. Carte géologique de la région d’étude (extrait de la carte des ressources minières ASGA, 249
2014)
Figure 88. Carte bioclimatique de la région d’étude 250
Figure 89. Carte du réseau routier dans la région d’étude 251
Figure 90. Carte de la population dans la région d’étude 252
Figure 91. Carte du cheptel dans la région d’étude 253
Figure 92. Carte de MNT de la région d’étude 254
Figure 93. Carte des courbes de niveau 255
Figure 94. Carte des reliefs (3D) de la région d’étude 256
Figure 95. Carte des pentes 257
Figure 96. Carte d’exposition de la région d’étude 258
Figure 97. Carte hypsométrique de la région d’étude 260
Figure 98. Carte hydrographique de la région d’étude 261
Figure 99. Carte de l’aire de répartition du P. atlantica dans le Sud-oranais 263
Figure A. Groupement à P. atlantica dans la Béchar. Annexes
Figure B. Groupement à P. atlantica dans la région de Naâma. Annexes
Figure C. Groupement P. atlantica dans la région d’El Bayadh. Annexes
Figure D. Les mesures dendrométrique du P. atlantica dans la région de Béchar. Annexes
Figure E. Les mesures dendrométrique du P. atlantica dans la région de Naâma. Annexes
Figure F. Les mesures dendrométrique du P. atlantica dans la région d’El Bayadh. Annexes
Liste des tableaux

Liste des tableaux

Tableau 1. Distribution de la superficie totale de la région d’étude par wilaya 019


Tableau 2. Répartition des superficies des trois grands ensembles géographiques 021
Tableau 3. Évolution de la population par wilaya (RGPH entre 1977 et 2014). 030
Tableau 4. Répartition (2014) des terres agricoles (en Ha) par wilaya 031
Tableau 5. Répartition de la production végétale de l'année 2014 032
Tableau 6. Répartition du cheptel par wilaya (2014) 032
Tableau 7. Principales stations météorologiques de référence de la région d’étude 039
Tableau 8. Répartition des précipitations moyenne mensuelles en mm 041
Tableau 9. Températures moyennes mensuelles (°C) 041
Tableau 10. Classe de l’indice d'aridité de Martonne 042
Tableau 11. Comparaison de la pluviométrie entre les deux périodes d’étude dans les stations 045
Tableau 12. Régimes pluviométriques saisonniers de période ancienne 047
Tableau 13. Régimes pluviométriques saisonniers de période récente 047
Tableau 14. Régime saisonnier des stations d'étude 048
Tableau 15. Ecarts thermiques entre P1 et P2 051
Tableau 16. La Continentalité Thermique des stations d’étude 052
Tableau 17. L'Indice d'Aridité de De-Martonne 053
Tableau 18. Valeurs du quotient pluviométrique 054
Tableau 19. Présentation des fosses pédologiques dans les stations d'étude. 064
Tableau 20. Localisation des points de prélèvement des échantillons des profils 067
Tableau 21. Types des textures de différents échantillons 080
Tableau 22. Valeurs propres et variabilité. 081
Tableau 23. Résultats de l’analyse des redondances ACR 082
Tableau 24. Localisation des stations d’étude 091
Tableau 25. Nombre de relevés floristiques réalisé par station. 094
Tableau 26. Recouvrement de la végétation dans différentes stations d’étude 103
Tableau 27. Richesse floristique engendrée dans les stations d’étude 107
Tableau 28. Spectre biologique brut des stations d’étude 113
Tableau 29. Liste des familles avec le nombre de genres et espèces dans la zone d’étude 138
Tableau 30. Comparaison des principales familles en Afrique du nord et dans le Sud-oranais 144
Tableau 31. Proportion des types phytogéographiques de la flore de la zone d’étude 150
Tableau 32. Valeurs propre et pourcentage d’Inertie de l’A.F.C. 167
Tableau 33. Contributions des Taxons pour les trois premiers axes de l’A.F.C de la zone d’étude. 168
Tableau 34. Les stations d’étude. 200
Tableau 35. Caractéristiques climatiques des stations d’étude 200
Tableau 36. Les catégories de diamètre des arbres 202
Tableau 37. Variations de la taille des folioles et leur surface foliaire du Pistachier de l’Atlas. 204
Tableau 38. Répartition des arbres par classes d’hauteur 207
Tableau 39. Répartition des arbres par classes de diamètre 208
Tableau 40. Estimation de l’âge des arbres de pistachier de l’Atlas. 212
Tableau 41. Moyenne selon le sexe à intervalle de confiance 99% 218
Tableau 42. Analyse de la variance (Variable Hauteur) 219
Tableau 43. Comparaison des hauteurs en fonction des régions par le test Newman-Keuls 219
Tableau 44. Moyenne selon la Région a intervalle de confiance 99% 219
Tableau 45. Analyse de la variance (Variable Circonférence) 220
Tableau 46. Comparaison des circonférences en fonction des stations par le test Newman-Keuls 221
Tableau 47. Analyse de la variance (Variable Diamètre) 221
Tableau 48. Comparaison des diamètres en fonction des stations par le test Newman-Keuls (I. C. 95%) 221
Tableau 49. Analyse de la variance (Variable Hauteur) 221
Tableau 50. Comparaison des hauteurs en fonction des stations par le test Newman-Keuls (I.C) 222
Liste des tableaux

Tableau 51. Moyenne selon les stations à intervalle de confiance 99% 223
Tableau 52. Analyse de la variance (Variable Circonférence) 223
Tableau 53. Comparaison des Circonférence en fonction du relief par le test Newman-Keuls (I.C 95% 224
Tableau 54. Analyse de la variance (Variable Diamètre) 224
Tableau 55. Comparaison des Diamètres en fonction du relief par le test Newman-Keuls (I.C 95%) 224
Tableau 56. Analyse de la variance (Variable Hauteur) 225
Tableau 57. Comparaison des hauteurs en fonction du relief par le test Newman-Keuls (I.C 95%) 225
Tableau 58. Moyenne selon le relief à intervalle de confiance 99% 225
Tableau 59. Moyenne selon la Biogéographie à intervalle de confiance 99% 226
Tableau 60. Statistiques descriptives des paramètres dendrométriques 227
Tableau 61. Matrice de corrélation (Pearson (n)) 228
Tableau 62. La pluviométrie (mm) par communes dans la zone d’étude 238
Tableau 63. Distribution de la population dans les différentes communes de la zone d’étude 239
Tableau 64. Distribution du cheptel dans les différentes communes de la région de Béchar 239
Tableau 65. Distribution du cheptel dans les différentes communes de la région de Naâma 240
Tableau 66. Distribution du cheptel dans les différentes communes de la région d’El Bayadh 240
Tableau 67. Classes d’altitude dans la zone d’étude 260
Tableau 68. Superficie des différents espaces occupés par le pistachier de l’Atlas 263
Tableau A. Analyse pédologique dans les stations de la région de Béchar. Annexes
Tableau B. Analyse pédologique dans les stations de la région de Naâma. Annexes
Tableau C. Analyse pédologique dans les stations de la région d’El Bayadh. Annexes
Tableau D. Spectre biologique dans les stations de la région de Béchar. Annexes
Tableau E. Spectre biologique dans les stations de la région de Naâma. Annexes
Tableau F. Spectre biologique dans les stations de la région d’El Bayadh. Annexes
Tableau M. Mesure dendrométrique dans les stations de la région de Béchar. Annexes
Tableau N. Mesure dendrométrique dans les stations de la région de Naâma. Annexes
Tableau O. Mesure dendrométrique dans les stations de la région d’El Bayadh. Annexes
Remerciements

Remerciements

Louange à Dieu, Seigneur tout puissant de m’avoir aidé pour venir au terme de ce travail et
de surmonter toutes les difficultés et de m’avoir accordé ce privilège pour suivre le chemin de la
science et du savoir.

En premier lieu, je tiens à remercier mon directeur de thèse, Monsieur le Professeur


BOUAZZA Mohamed, pour la confiance qu’il m’a accordée en acceptant d’encadrer ce travail
doctoral, pour l’aide inestimable qu’il m’a apporté sur le plan scientifique, sa rigueur pour le
travail bien fait, ses suggestions pertinentes dans la recherche et surtout sa disponibilité . Qu’il
trouve ici l’expression de ma profonde gratitude pour sa passion à la recherche qu’il a su me
transmettre.

Mes sincères remerciements aux membres du jury pour toute l’attention qu’ils ont bien voulu
accorder à ce travail :
 Mr. HADDOUCHE Driss, Maître de conférences à l'Université Abou Bakr Belkaid de
Tlemcen ; qui m’a fait l’honneur de présider le jury de cette thèse et pour l’intérêt qu’il a bien
voulu porter à notre travail.
 Mr. MERZOUK Abdelessamed, Professeur à l’Université Abou Bakr Belkaid de Tlemcen,
d’avoir accepté de juger ce travail et d’apporter ses critiques tant constructives.
 Mr. HASNAOUI Okkacha, Professeur à l’Université Dr Mouay Tahar de Saϊda ; ses
conseils m’ont été d’une importance capitale, je remercie chaleureusement pour avoir bien
voulu examiner ce travail.
 Mr. LATRECHE Ali, Professeur à l’Université Djillali Liabes Sidi Bel Abbès ; d’avoir bien
voulu faire partie de ce jury, trouvez Monsieur le témoignage de ma profonde gratitude.
 Mr. MEHDADI Zoheir, Professeur à l’Université Djillali Liabes Sidi Bel Abbès ; qui a
bien voulu accepter de juger ce travail, qu’il trouve ici, l’expression de mon profond respect.

J’adresse mes vifs remerciements au :


 Pr MAROUF Abderrazak, Directeur du Centre Universitaire Salhi Ahmed de Naâma
pour son soutien et pour sa disponibilité.
 Pr MEDERBAL Khalladi, Recteur de l’Université Ibn Khaldoun de Tiaret.
 Pr BENABDELI Khéloufi, Université Stambouli Mustapha de Mascara.
 Pr KAABACHE Mohamed, Université Ferhat Abbas de Sétif.
 A tous mes collègues enseignants de départements SNV du Centre Universitaire Salhi
Ahmed de Naâma.

Je tiens à remercier également le corps enseignant et le personnel du Département de


Foresterie, et toute l’équipe du laboratoire botanique de département Ecologie, de l’université de
Tlemcen, pour tous les encouragements.
Remerciements

J’exprime toute ma profonde gratitude à tous ceux qui m'ont apporté leur aide sous formes
diverses, aux services des différentes directions des wilayas de Béchar, Naâma et El-Bayadh qui
ont ouvert leurs portes nous permettant de mener à terme notre travail :
- Dr YOUB Okkacha., Directeur de l’environnement de la wilaya de Naâma
- M. BOULASSEL M, Chef service, Direction de la Programmation et du Suivi Budgétaires
de la wilaya de Naâma
- M. HACHILIF Mohamed, ingénieur, Direction des Services Agricoles de Béchar
- Directeur de la Direction de la Programmation et du Suivi Budgétaires de la wilaya d’El-
Bayadh
- M. ROUISSAT Aek, ingénieur, HCDS d’El-Bayadh
- M. BOUSMAHA, Directeur du laboratoire LTPO de Tlemcen
- M. BOULASSEL Abdemadjid, Chercheur INRA Béjaia.

Chaleureux remerciements à vous mes collègues :


- BOUARFA Saïd (CRSTRA), ANTEUR Djamel (Université de Saïda) et BAGHDADI
Djillali (Centre universitaire de Rélizane) pour l’aide en cartographie ;
- Dr ABABOU Adda, Dr BABALI Brahim et AIBOUT Farid, pour le traitement statistique ;
- Dr BAGHLI, Université Abou Bakr Belkaïd de Tlemcen ; pour son aide précieuse
(discussion, conseil et correction) au cours de la rédaction de cette thèse;
- Dr GHERIB M. et BELGARNA A. ; Enseignants chercheurs au Centre universitaire de
Naâma pour ses soutiens matériel, véhicule et autres;
- Dr AMROUCHE A., Enseignant chercheur au Centre universitaire de Naâma ; de m’avoir
orienté, aidé et corrigé. Merci et veuillez recevoir mes respects.

Je voudrais remercier mes chers parents pour leur amour et leur soutien. Je remercie
affectueusement, toute la famille BENARADJ et la famille BOUCHERIT pour leurs
encouragements à poursuivre cette longue route.

Ma reconnaissance et mes vifs remerciements vont en particulier à mon beau père


BOUCHERIT Bachir, pour toute aide dans la réalisation ; à ma femme Hafidha pour sa patience
et son soutien et son aide dans les moments difficiles.

La thèse est loin d’être un travail solitaire, Merci à tous ceux qui m'ont aidé de près et de loin
durant ces années de recherche et d'études.

BENARADJ Abdelkrim
Résumé

Résumé

Étude phyto-écologique des groupements à Pistacia atlantica Desf. dans le sud


Oranais (Sud-Ouest algérien)».
Dans le du Sud-oranais, les groupements à Pistacia atlantica constituent un patrimoine
naturel particulier. Ils sont généralement disséminés entre les plaines steppiques et l’Atlas saharien.
Mais ce patrimoine n’est pas inclus dans l’inventaire des espaces forestiers.
L’étude vise à quantifier la richesse et de la diversité floristique dans ces groupements en
utilisant la technique des transects linéaires et des relevés floristiques. Notre investigation est basée
sur la comparaison de 273 relevés floristiques et leurs regroupements par affinités floristiques et
écologiques. Cette approche méthodologique a été facilitée par l’utilisation des techniques
numériques telles que l’Analyse Factorielle des Correspondances (A.F.C) et la Classification
Ascendante Hiérarchique (C.A.H).
Les résultats montrent une hétérogénéité qualitative et quantitative selon les descripteurs
utilisés (géomorphologie, hydrologique, pédologique et bioclimatique). 270 espèces végétales
appartenant à 185 genres et 50 familles ont été recensées. Les principales familles inventoriées des
Asteraceae, Poaceae, Fabaceae et Brassicaceae. Nous avons pu inventorier 131 taxons
thérophytiques et 56 taxons endémiques.
Sur le plan biogéographique la diversité phytogénétique est dominée par les éléments
méditerranéens sur les dépressions et les sommets des montagnes. A l’inverse, ce sont les éléments
saharo-sindiens largement dominant au Thermo-saharien et au Thermo-méditerranéen.
L’aire de répartition des groupements à Pistacia atlantica peut couvrir différents étages
bioclimatiques selon Emberger (étage aride, semi-aride et saharien) à variante relativement large
vers des bioclimats plus secs et plus chauds. Ces groupements montre une parfaite adaptation aux
conditions extrêmes. De point de vue édaphique, le Pistacia atlantica pousse dans tous les types
du sol plus ou moins humide relativement profond à texture (Limono-sableuse, Limono-argileuse)
avec une teneur en calcaire.
Une représentation cartographique établie indique que les groupements à Pistacia atlantica
ayant une aire botanique de répartition très étendue, à l’état isolé ou regroupé, sous forme de
bosquet, essentiellement dans les dayas.

Mots clés : Pistacia atlantica, groupement, analyse statistique, phyto-écologie, aire de répartition,
sud-oranais, Algérie.
Résumé

Abstract

Phyto-ecological study groups to Pistacia atlantica Desf. in south-oranian (south-


Western Algeria). "

In the South-oranian, Pistacia atlantica groups to form a special natural heritage. They are
usually scattered among the steppe plains and the Saharan Atlas. But this heritage is not included in
the inventory of forest areas.
The study aims to quantify the richness and floristic diversity in these groups using the
technique of linear transects and floristic surveys. Our investigation is based on a comparison of
273 floristic and their groupings by floristic and ecological affinities. This methodological approach
has been facilitated by the use of digital techniques such as Factor Analysis of Correspondences
(F.A.C) and Ascending Hierarchical Classification (A.H.C).
The results show a qualitative and quantitative heterogeneity as descriptors (geomorphology,
hydrology, soil and bioclimatic). 270 plant species belonging to 185 genera and 50 families were
identified. The main families inventoried Asteraceae, Poaceae, Fabaceae and Brassicaceae. We
have inventory therophytic 131 taxa and 56 endemic taxa.
Biogeographically plant genetic diversity is dominated by Mediterranean elements of
depressions and mountain peaks. Conversely, it is the Saharan-sindiens elements largely dominant
Thermo-Saharan and Thermo-Mediterranean.
The area of distribution groups in Pistacia atlantica can cover different bioclimatic
according Emberger (arid floor, semi-arid and Saharan) in relatively wide variation to drier and
warmer bioclimatic. These groupings show a perfect adaptation to extreme conditions. Edaphic
point of view, the Pistacia atlantica grows in all types of soil more or less relatively deep wet in
texture (Silty sand, Silty-clayey) with a lime content.
An established mapping indicates that the groups in Pistacia atlantica with botanical area of
extensive distribution, the isolated or combined state, as a grove, mostly in dayas.

Keywords: Pistacia atlantica, grouping, statistical analysis, phyto-ecology, range, South-oranian,


Algeria.
‫‪Résumé‬‬

‫ﺍﻟﻤﻠــﺨﺺ‬

‫ﺍﻟﺩﺭﺍﺳﺔ ﺍﻻﻳﻛﻭﻧﺑﺎﺗﻳﺔ ﻟﻣﺟﻣﻭﻋﺎﺕ ﺍﻟﺑﻁﻡ ﺍﻷﻁﻠﺳﻲ ﻓﻲ ﺟﻧﻭﺏ ﺍﻟﻭﻫﺭﺍﻧﻲ )ﺟﻧﻭﺏ ﻏﺭﺏ ﺍﻟﺟﺯﺍﺋﺭ(‬

‫ﻓﻲ ﺟﻨﻮﺏ ﺍﻟﻮﻫﺮﺍﻧﻲ‪ ،‬ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺎﺕ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻴﺔ ﻟﻠﺒﻄﻢ ﺍﻷﻁﻠﺴﻲ ﺗﺷﻛﻝ ﺍﻟﺗﺭﺍﺙ ﺍﻟﻁﺑﻳﻌﻲ ﺧﺎﺹ ‪.‬ﻋﺎﺩﺓ ﻓﻬﻲ ﻣﻧﺗﺷﺭﺓ ﻓﻲ ﻣﻨﺎﻁﻖ‬
‫ﺍﻟﺴﻬﺒﻴﺔ ﻭﺍﻷﻁﻠﺲ ﺍﻟﺼﺤﺮﺍﻭﻱ ‪.‬ﻭﻟﻛﻥ ﻫﺫﺍ ﺍﻟﺗﺭﺍﺙ ﻟﻡ ﻳﺗﻡ ﺟﺮﺩﻩ ﻓﻲ ﻗﻮﺍﺋﻢ ﺍﻟﻤﺴﺎﺣﺎﺕ ﺍﻟﻐﺎﺑﻳﺔ‪.‬‬
‫ﻭﺗﻬﺪﻑ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﺇﻟﻰ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﻣﺪﻯ ﺛﺮﺍء ﻭﺗﻨﻮﻉ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻲ ﻓﻲ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺎﺕ ﺑﺎﺳﺘﺨﺪﺍﻡ ﺗﻘﻨﻴﺔ ﺍﻟﻤﻘﺎﻁﻊ ﺍﻟﻌﺮﺿﻴﺔ ﺍﻟﺨﻄﻴﺔ‬
‫ﻭﺍﻟﻤﺴﻮﺣﺎﺕ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻲ‪ .‬ﻭﻳﺴﺘﻨﺪ ﺗﺤﻘﻴﻘﻨﺎ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻤﻘﺎﺭﻧﺔ ﻣﻦ ‪ 273‬ﻗﺮﺍءﺍﺕ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻴﺔ ﻭﻣﺠﻤﻮﻋﺎﺗﻬﺎ ﻣﻦ ﺧﻼﻝ ﺍﻻﻧﺘﻤﺎءﺍﺕ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻲ ﻭﺍﻟﺒﻴﺌﻴﺔ‪ .‬ﻭﻗﺪ‬
‫ﺗﻴﺴﺮ ﻫﺬﺍ ﺍﻟﺒﺤﺚ ﺍﻟﻤﻨﻬﺠﻲ ﻋﻦ ﻁﺮﻳﻖ ﺍﺳﺘﺨﺪﺍﻡ ﺍﻟﺘﻘﻨﻴﺎﺕ ﺍﻟﺮﻗﻤﻴﺔ ﻣﺜﻞ ﺗﺤﻠﻴﻞ ﻋﺎﻣﻞ ﺍﻟﻤﺮﺍﺳﻼﺕ )ﺕ‪.‬ﻉ‪.‬ﻡ( ﻭ ﺗﺼﻨﻴﻒ ﺍﻟﺘﺼﺎﻋﺪﻱ ﺍﻟﻬﺮﻣﻲ‬
‫)ﺕ‪.‬ﺕ‪.‬ﻫـ(‪.‬‬
‫ﺣﻴﺚ ﺃﻅﻬﺮﺕ ﺍﻟﻨﺘﺎﺋﺞ ﻋﻦ ﻭﺟﻮﺩ ﻋﺪﻡ ﺍﻟﺘﺠﺎﻧﺲ ﺍﻟﻨﻮﻋﻲ ﻭﺍﻟﻜﻤﻲ ﺣﺴﺐ ﻋﺪﺓ ﻣﻮﺍﺻﻔﺎﺕ )ﺍﻟﺠﻴﻮﻣﻮﺭﻓﻮﻟﻮﺟﻴﺎ‪ ،‬ﻭﺍﻟﻬﻴﺪﺭﻭﻟﻮﺟﻴﺎ‪،‬‬
‫ﻭﺍﻟﺘﺮﺑﺔ ﻭﺍﻟﻤﻨﺎﺥ ﺍﻟﺤﻴﻮﻱ( ‪.‬ﻭﻗﺪ ﺗﻢ ﺗﺤﺪﻳﺪ ‪ 270‬ﻧﻮﻋﺎ ﻧﺒﺎﺗﻴﺎ ﺗﻨﺘﻤﻲ ﺇﻟﻰ ‪ 185‬ﺟﻨﺴﺎ ﻭ ‪ 50‬ﻋﺎﺋﻠﺔ ﻧﺒﺎﺗﻴﺔ‪ .‬ﻭ ﻣﻦ ﺍﻟﻌﺎﺋﻼﺕ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻴﺔ ﺍﻷﻛﺜﺮ‬
‫ﺗﻤﺜﻴﻼ ﺍﻟﻤﺮﻛﺒﺔ‪ ،‬ﺍﻟﻨﺠﻴﻠﻴﺔ‪ ،‬ﺍﻟﺒﻘﻮﻟﻴﺔ ﻭ ﻛﺮﻧﺒﻴﺔ‪ .‬ﻭ ﻟﻘﺪ ﺗﻢ ﺇﺣﺼﺎء ﻣﻨﻬﺎ ‪ 131‬ﻧﻮﻉ ﻧﺒﺎﺗﻲ ﻋﺸﺒﻲ ﻭ ‪ 56‬ﻧﻮﻉ ﻧﺒﺎﺗﻲ ﻣﺘﻮﺍﻁﻦ‪.‬‬
‫ﺇﻥ ﻣﻨﺎﻁﻖ ﺍﻟﺘﻮﺯﻉ ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺎﺕ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻴﺔ ﻟﻠﺒﻄﻢ ﺍﻷﻁﻠﺴﻲ ﻓﻲ ﻣﻨﻄﻘﺔ‪ ،‬ﻭ ﺍﻟﺘﻲ ﻳﻤﻜﻦ ﺃﻥ ﺗﻐﻄﻲ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﻁﻮﺍﺑﻖ ﺍﻟﻤﻨﺎﺧﻴﺔ ﺍﻟﺤﻴﻮﻳﺔ‬
‫ﻭﻓﻘﺎ ﺍﻣﺒﺎﺭﺟﻲ )ﺍﻟﻘﺎﺣﻠﺔ ﻭﺷﺒﻪ ﺍﻟﻘﺎﺣﻠﺔ ﻭﺍﻟﺼﺤﺮﺍﻭﻳﺔ(‪ .‬ﻭ ﺑﺎﻟﻨﺴﺒﺔ ﻟﻠﺘﺮﺑﺔ ﻓﺈﻥ ﺍﻟﺑﻁﻡ ﺍﻷﻁﻠﺳﻲ ﻳﻧﻣﻭ ﻭ ﻳﺗﺄﻗﻠﻡ ﻣﻊ ﺍﻟﻌﺩﻳﺩ ﻣﻥ ﺃﻧﻭﺍﻉ ﺍﻟﺗﺭﺑﺔ‬
‫ﺍﻟﺭﻁﺑﺔ ﻧﻭﻋﺎ ﻣﺎ ﻭ ﺍﻟﻌﻣﻳﻘﺔ ﺫﻭ ﺧﺎﺻﻳﺔ ﻁﻳﻧﻳﺔ ﻭ ﺭﻣﻠﻳﺔ ﻣﻊ ﻭﺟﻭﺩ ﻛﻣﻳﺎﺕ ﻣﻥ ﺍﻟﻛﻠﺱ‪.‬‬
‫ﺑﻴﻮﺟﻐﺮﺍﻓﻴﺎ‪ ،‬ﺍﻟﺘﻨﻮﻉ ﺍﻟﻮﺭﺍﺛﻲ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻲ ﺍﻟﺬﻱ ﻳﻬﻴﻤﻦ ﻫﻢ ﺍﻷﻧﻮﺍﻉ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻴﺔ ﻟﻠﺒﺤﺮ ﺍﻷﺑﻴﺾ ﺍﻟﻤﺘﻮﺳﻂ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﻤﻨﺨﻔﻀﺎﺕ ﻭﻗﻤﻢ ﺍﻟﺠﺒﺎﻝ‪.‬‬
‫ﻭﻋﻠﻰ ﺍﻟﻌﻜﺲ ﻣﻦ ﺫﻟﻚ‪ ،‬ﻓﻤﻨﻬﺎ ﺍﻷﻧﻮﺍﻉ ﺍﻟﺼﺤﺮﺍﻭﻳﺔ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻴﺔ ﻭﺍﻟﺴﺎﺋﺪﺓ ﺇﻟﻰ ﺣﺪ ﻛﺒﻴﺮ ﻧﺠﺪ ﻣﻨﻬﺎ ﺍﻟﺤﺮﺍﺭﻳﺔ ‪-‬ﺍﻟﺼﺤﺮﺍﻭﻳﺔ ﻭﺍﻟﺤﺮﺍﺭﻳﺔ ‪-‬ﺍﻟﺒﺤﺮ‬
‫ﺍﻷﺑﻴﺾ ﺍﻟﻤﺘﻮﺳﻂ‪.‬‬
‫ﻭ ﻳﺸﻴﺮ ﻣﺨﻄﻂ ﺍﻟﺨﺮﺍﺋﻄﻲ ﺍﻟﻤﻨﺠﺰ ﺃﻥ ﺍﻟﻤﺠﻤﻮﻋﺎﺕ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻴﺔ ﻟﻠﺒﻄﻢ ﺍﻷﻁﻠﺴﻲ ﻟﻬﺎ ﻧﻁﺎﻕ ﻭﺍﺳﻊ‪ ،‬ﺳﻮﺍءﺍ ﻣﻌﺰﻭﻟﺔ ﺃﻭ ﻣﺟﺗﻣﻌﺔ ﻭ‬
‫ﺍﻟﺘﻲ ﻣﻌﻈﻤﻬﺎ ﺗﻜﻮﻥ ﻓﻲ ﺍﻟﺪﺍﻳﺎﺕ‪.‬‬

‫ﻛﻠﻤﺎﺕ ﺍﻟﺒﺤﺚ ‪:‬ﺍﻟﺒﻄﻢ ﺍﻷﻁﻠﺴﻲ‪ ،‬ﻣﺠﻤﻮﻋﺎﺕ‪ ،‬ﺍﻟﺘﺤﻠﻴﻞ ﺍﻹﺣﺼﺎﺋﻲ‪ ،‬ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻴﺔ ﻭﺍﻟﺒﻴﺌﺔ‪ ،‬ﻣﻨﺎﻁﻖ ﺍﻟﺘﻮﺯﻉ ‪ ،‬ﺟﻨﻮﺏ ﺍﻟﻮﻫﺮﺍﻧﻲ‪ ،‬ﺍﻟﺠﺰﺍﺋﺮ‪.‬‬
Publications

(6) Publications Internationales


(1) Publications Nationale

Benaradj Abdelkrim, Bouazza Mohamed & Boucherit Hafidha, 2015. Phytodiversity the Group to
Pistacia atlantica Desf. in the Saharan Atlas (Bechar-Algeria). Energy Procedia 74 : 258 – 264

A. Benaradj, M. Bouazza & H. Boucherit, 2015. Ecologie du groupement à Pistacia atlantica dans
l’atlas saharien oranais (Béchar- Algérie). Fl. Medit. 25: 87-94.

Benaradj, Abdelkrim; Bouazza, Mohamed; Boucherit, Hafidha, 2012. Diversité floristique du


peuplement à Pistacia atlantica Desf. dans la région de Béchar (Sud-ouest Algérien). Mediterránea.
Serie de Estudios Biológicos. Época II, n. 23. ISSN 1130-6203, pp. 66-89.

Benaradj Abdelkrim, Bouazza Mohamed, Hasnaoui Okkacha and Boucherit Hafidha, 2013.
Floristic Diversity of the Stand to Pistacia Atlantica Desf Atlantica in the Saharan Atlas of Bechar
(Western Algeria). RJPBCS Vol 4 Issue 1 :1102 -1111.

A. Benaradj, H. Boucherit, M. Bouazza, [Link] to the study phytoecological of facies


Pistacia atlantica Desf. in the Saharan Atlas (Béchar- Algeria). J. Mater. Environ. Sci. 6 (12)
(2015) 3667-3675

Benaradj A., Boucherit H., Hasnaoui, O. & Bouazza, M. 2013. Approach Phytoecological of
Pistacia atlantica Desf. in the Saharan Atlas (Region of Bechar, Algeria). – Res. Rev. J. Bot. Sci.
2(4): 1-5.

Benaradj Abdelkrim, Boucherit Hafidha, Bouazza Mohamed Et Hasnaoui Okkacha, 2015.


Ethnobotanique du pistachier de l’atlas (Pistacia atlantica) auprès la population de Béchar (Algérie
occidentale). Journal of Advanced Research in Science and Technology, 2(1), 139-146.
Publications

Article 1
Publications

Article 2 :

Dans l’atlas saharien oranais (Béchar), le groupement à Pistacia atlantica (Desf.) occupe une
immense aire, généralement distribué aux talwegs, aux dayas, aux ruptures de carapace.
Mais ces espaces à groupement de Pistacia atlantica ne sont pas pris en compte dans les
inventaires de patrimoine forestier local et national algérien.
Le pistachier de l’Atlas (Pistacia atlantica) est une espèce rustique qui présente une grande
amplitude bioclimatique thermique où elle apparait actuellement entre 0 et 3,7°C, ceci
coïncide avec les étages de végétation Méso et thermo‐méditerranéen.
Il est d’intérêt certain sur le plan socioéconomique pour la population locale , assurant la
survie des nomades en leur fournissant de l’ombre, du bois de chauffage, bois d’œuvre
(piquets de tentes et pilons), des tannins et de la gomme comme produit pharmaceutique
et un intérêt écologique grâce à son enracinement pivotant bien adapté dans les zones
arides, susceptible de puiser l’eau en profondeur. Sa réhabilitation et sa conservation sont
donc nécessaires pour con‐ tribuer au développement durable des zones arides.
Publications

Article 3
Publications

Article 4
Publications

Article 5
Publications

Article 6
Publications

Article 7
Table de matière

Table des Matières


Introduction générale …………………………………………………………………………………… 001

Première partie :
Analyse bibliographique
Monographie et au-écologie du Pistacia atlantica Desf
Introduction ………………………………………………………………………………………………..… 004
1- Morphologie ……………………………………………………………………………………………… 004
2- Systématique ………………………………………………………………………………………........... 010
3- Régénération du pistachier de l’Atlas …………………….……………………………………………… 011
4- Caractéristiques écologiques de Pistacia atlantica ……………………………………………………… 012
5- Répartition et Distribution écologique de Pistachier de l’Atlas ……………………………………......... 013
5.1- Dans le monde ………………………………………………………………………………………… 013
5.2- En Algérie ……………………………………………………………………………………………….. 014
6- Intérêt et Rôle de Pistachier de l'Atlas dans l’agroforesterie ……………………………………………… 016
Conclusion …………………………………………………………………………………………………... 017

Deuxième partie:
Etude du milieu physique et socio-économique
Introduction ………………………………………………………………………………………...……… 018
1. Localisation géographique de la zone d’étude………………………………………………….………… 019
2. Cadre géomorphologique ……………………………………................................................................. 020
3. Cadre géologique ………………………………………………………………………………………. 023
4. Cadre pédologique ……………………………………………………………………………………... 025
5. Cadre hydrogéologique ……………………………………………………………………………………. 028
6. Cadre socioéconomique …………………………………………………………………………………… 029
Conclusion ……………………………………………………………………………………………... 035

Troisième Partie :
Etude Expérimentale
Introduction ………………………………………………………………………………………………… 036

Chapitre I:
Étude climatique
Introduction …………………….…………………………………………………………….………………. 038
1. Méthodologie ……………….……………………………………………………………….…………….. 038
1.1. Présentation des données climatiques …………………………………………………………………… 040
1.1.1. La pluviométrie ……………………………………………………………………………….……….. 041
1.1.2. Températures ……………………………………………………………………………….…………. 041
2. Calcul des différents paramètres climatiques ……………………………………………………………… 042
2.1. Calcul de l’indice d'aridité de Martonne ………………………………………………………………… 042
2.2. Calcul de la continentalité thermique ……………………………………………………………………. 042
2.3. Régime saisonnier ……………………………………………………………………………….………. 042
2.4. Synthèse climatique ……………………………………………………………………………….……. 043
2.4.1- Le quotient pluviothermique …………………………………………………………………………. 043
2.4.2. Diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen (1955) ……………………………………….. 044
3. Résultats et discussions ……………………………………………………………………………….…… 045
3.1. La pluviométrie ……………………………………………………………………………….…………. 045
3.2. Régime saisonnier ……………………………………………………………………………….………. 045
3.3. Températures ……………………………………………………………………………….……………. 049
3.4. Les vents ……………………………………………………………………………….………………... 051
3.5. Les indices bioclimatiques ………………………….…………………………………………………... 052
3.5.1. La Continentalité Thermique ………………………………………………………………………….. 053
3.5.2. L'Indice d'aridité de De Martonne ……………………………………………………………………... 054
3.6. Synthèse climatique …………………………………………………………………………………….. 054
3.6.1. Le quotient pluviothermique ………………………………………………………………………….. 054
3.6.2. Diagrammes Ombrothermiques de Bagnouls et Gaussen …………………………………………….. 056
Conclusion ……………………………………………………………………………….…………………... 058
Table de matière

Chapitre II:
Etude édaphique
Introduction ………………………………………………………………………………………………….. 059
1. Méthodologie ……………………………………………………………………………………………… 061
1.1. Étape 1 : Analyse des documents de base ………………………………………………………………. 062
1.2. Étape 2 : Prospection pédologique ……………………………………………………………………… 062
1.2.1- Echantillonnage du sol ……………………………………………………………………………… 063
1.2.2. Choix des profils ……………………………………………………………………………………… 064
1.2.3. Etude des sols ……………………………………………………………………………………….. 065
1.3- Etape 3 : Prélèvement et Analyses ……………………………………………………………………… 065
1.3.1. Description des profils ………………………………………………………………………………… 067
1.3. 2. Analyses au laboratoire ……………………………………………………………………………….. 068
1.3. 2.1 - Analyses physiques du sol ……………………………………...…………………………………. 069
1.3. 2.1 - Analyse chimique du sol ………………………………………...………………………………… 069
1.4. Traitement des données ………………………………………………………………………………….. 069
2. Résultat et interprétation …………………………………………………………………………………... 071
2.1- Analyses physiques ……………………………………………………………………………………… 071
2.2. Triangle de texture ………………………………………………………………………………………. 072
2.1.1- La granulométrie ……………………………………………………………………………………… 075
2.2- Analyses chimiques ……………………………………………………………………………………... 075
2.2.1- Le pH ………………………………………………………………………………………………….. 075
2.2.2- Matière organique ……………………………………………………………………………………... 077
2.2.3- Le calcaire (CaCO3) …………………………………………………………………………………… 077
2.2.4- La conductivité électrique ……………………………………………………………………………. 078
2.3. Traitements des données ………………………………………………………………………………… 078
2.3.1. Classification Ascendante Hiérarchique ………………………………………………………………. 078
2.3.2. Analyse en Composantes Principales (ACP) ………………………………………………………….. 079
[Link]. Corrélations entre les variables et les axes …………………………………………………………... 082
[Link]. Relation biotope-facteurs environnementaux et groupements à Pistacia atlantica ……………….. 085
Conclusion …………………………………………………………………………………………………… 087

Chapitre III :
Etude de la végétation
Introduction …………………………………………………………………………………………………... 088
1. Démarche méthodologique ………………………………………………………………………………... 089
1. [Link]èse des données bibliographiques …………………………………………………………………. 090
1.2 Situations de la zone d’étude …………………………………………………………………………….. 090
1.3- Choix et présentations des stations ……………………………………………………………………… 091
1.4- Choix des transects d’étude ……………………………………………………………………………... 094
1.5- Réalisation des relevés phytoécologiques ………………………………………………………………. 094
1.6- Structure de l’échantillonnage ………………………………………………………………………….. 096
2. Méthodes d’étude …………………………………………………………………………………………. 096
2.1. Détermination floristique ………………………………………………………………………………... 096
2.2- Etude quantitative ………………………………………………………………………………………. 097
2.2.1- Mesure du recouvrement de la végétation …………………………………………………………….. 097
2.2.2 - Richesse floristique …………………………………………………………………………………… 098
2.3- Etude qualitative ………………………………………………………………………………………… 098
2.3.1 - Caractérisation biologique ……………………………………………………………………………. 096
2.3.2 - Caractérisation phytogéographique …………………………………………………………………... 099
2.2.3. Traitement des données …………………………………………………………………...................... 100
[Link]. Classification Ascendante Hiérarchique (C.A.H) …………………………………………………… 101
[Link]. L'Analyse Factorielle des Correspondances (A.F.C) ……………………………………………….. 101
3. Résultats et discussions ……………………………………………………………………………………. 103
3.1. Recouvrement …………………………………………………………………………………………… 103
3.2. Richesse floristique ……………………………………………………………………………………… 107
3.3. Caractérisations de la composition floristique …………………………………………………………... 113
3.2.1. Caractérisation biologique ……………………………………………………………………………. 112
3.2.2. Caractérisation systématique ………………..………………………………………………………… 137
3.2.3. Caractérisation biogéographique ……………………………………………………………………… 150
3.4. Traitement des données ………………………………………………………………………………….. 165
3.4.1- Description en groupes (Noyaux) ……………………………………………………………………... 165
3.4.2- Signification écologique des axes factoriels …………………………………………………………... 167
Table de matière

[Link]. Dans le plan factoriel 2/1 ……………………………………………………………………………. 169


[Link]. Dans le plan factoriel 3/1 …………………………………..………………………………………... 177
[Link]. Dans le plan factoriel 3/2 ……………………………….…………………………………………… 177
Conclusion …………………………………………………………………………………………………... 180

Chapitre IV :
Phyto-dynamique des groupements à Pistacia atlantica
Introduction ………………………………………………………………………………………………..… 182
1. Prolématique des groupements à Pistacia atlantica dans le Sud-oranais ………….……………………… 182
2. Les aires de répartition du Pistacia atlantica dans le Sud-oranais ………………...……………………… 187
2.1- Répartition de Pistacia atlantica dans les plaines steppiques ………………...………………………… 188
2.2. Répartition de P. atlantica dans l’Atlas saharien ……………………………………...………………… 188
2.2.1. Les dayas ……………………………………………………………………………………………… 188
2.2.2. Stations de Bou Yala, Bou Ayech, Hajaj, Ouarka et Boussemghoun ……………………………….. 189
3. Différentes formation végétale sous groupements à Pistacia atlantica …………………………………. 195
Conclusion …………….……………………………………………………………………………………... 197

Chapitre V:
Étude Morpho-dendrométrique
Introduction …………………………………………………………...……………………………………… 199
1. Matériels et méthodes …………………………………………………………………………………..… 200
1.1. Choix des stations ………………………………………………………………..……………………… 200
1.2. Matériels utilisés ………………………………………………………………..……………………….. 200
1.3. Méthodologie …………………………………………………………………………….……………… 200
1.2.1. Monographie des feuilles ……………………………………………………………………………… 201
1.2.2. Mesure des paramètres dendrométriques du tronc du pistachier de l’Atlas ………………………..… 201
1.2.3. Traitements des données ………………………………………………………………………………. 203
2. Résultats et interprétation ………………………………………………………………………………… 204
2.1- Etude monographique des feuilles …………………………………………………………………….. 204
2.2. Détermination des principaux paramètres dendrométriques …………………………………………….. 206
2.2.1- Hauteur …………………………………………………………………………..…………………… 207
2.2.2- Diamètre (Φ) …………………………………………………………….…..………………………… 208
2.2.3. Corrélations entre le diamètre et la hauteur des arbres ……………….……..………………………… 210
2.3.4. Âge estimatif des sujets du pistachier de l’atlas ……………………….……………………………… 212
2.3.5. Sexe ………………………………………………………………………………………………….… 212
2.3.6. Densité ………………………………………………………………………………..…………..…… 213
2.3. Analyse statistique dendrométrique (ANOVA) relatifs à la répartition des arbres ……………………... 218
2.3.1) Sexe …………………………………………….……………………………………………………… 218
2.3.2) Région ………………………………………………………………………….………..…………… 218
2.3.3) Stations ……………………………………………………………………………………...………… 220
2.3.4) Relief ………………………………………………………………………………………………...… 223
2.3.5) Biogéographie ……………………………………………………………………………………….. 226
2.4.. Analyse en composante principale (ACP) des paramètres dendrométrique …………………………... 226
Conclusion ……………………………………………………………………………...…………………… 228

Chapitre VI:
Étude cartographique
Introduction ………………………………………………………………………………………………..… 230
1. Cartographie et Système d’information Géographique …………………………………………………… 230
1.1. La cartographie ………………………………………………………………………………………….. 230
2.1. Système d’information Géographique (SIG) ……………………………………………………………. 231
2. Méthodologie ……………………………………………………………………………………………… 233
2.1. Support de travail ………………………………………………………………………………………... 233
2.2. Logiciels cartographiques utilisés ………………………………………………………………………. 234
2.3. Les cartes utilisées ………………………………………………………………………………………. 235
2.4. Démarche méthodologique ……………………………………………………………………………… 235
2.4.1. Elaboration des cartes thématiques obtenues ………………………………………………………….. 237
2.4.2. Extractions des cartes dérivées à partir de MNT ……………………………………………………… 241
2.4.3. Elaboration de la carte de répartition des groupements à Pistacia atlantica dans le sud-oranais ……. 244
3. Résultats cartographiques ………………………………………………………………………………… 247
Table de matière

3.1. Principales cartes thématiques obtenues ………………………………………………………………… 247


3.1.1. Carte de localisation de la zone d’étude ……………………………………………………………….. 247
3.1.2. Carte d'occupation ou d'utilisation actuelle des terres ………………………………………………... 248
3.1.2. Carte pédologique ……………………………………………………………………………………... 248
3.1.3. Carte géologique ………………………………………………………………………………………. 249
3.1.4. Carte bioclimatique ……………………………………………………………………………………. 250
3.1.5. Carte du réseau routier ………………………………………………………………………………… 251
3.1.6. Carte de la population ………………………………………………………………………………… 252
3.1.7. Carte du cheptel ……………………………………………………………………………………….. 253
3.2. Extractions des cartes dérivées à partir de MNT ………………………………………………………... 254
3.2.1. Carte de MNT de la région d’étude …………………………………………………………………… 254
3.2.2. Cartes dérivées de MNT ……………………………………………………………………………… 255
[Link]. Carte des courbes de niveau ………………………………………………………………………… 255
[Link]. Carte des reliefs …………………………………………………………………………………….. 256
[Link]. Carte des pentes ……………………………………………………………………………………... 257
[Link]. Carte d’exposition …………………………………………………………………………………… 258
[Link]. Carte hypsométrique ………………………………………………………………………………… 259
[Link]. Carte du Réseau hydrographique ……………………………………………………………………. 261
3.3. Carte de répartition des groupements à Pistacia atlantica dans le sud-oranais ………………………… 263
Conclusion …………………………………………………………………………………………………… 264

Conclusion générale …………………………………………………………….……………………… 265


Introduction générale
Introduction générale

Introduction générale

Le Sud-oranais recèle d’importantes ressources végétales réparties sur les plaines steppiques,
les montagnes, les chotts et l'espace présaharien et saharien. Il est aussi considéré comme une région
particulièrement riche en ressources naturelles et en diversité biologique. La biodiversité de ces
écosystèmes est soumise à une dégradation souvent irréversible et se trouve confrontée à plusieurs
altérations.
Essence protégée par la législation algérienne (Décret exécutif n° 12-03 du 10 Safar 1433
correspondant au 4 janvier 2012 fixant la liste des espèces végétales non cultivées protégées
(J.O.R.A., 2012)), le Pistacia atlantica (P. atlantica) est appelé communément (le pistachier de
l’Atlas) ou (Bétoum). C’est l’espèce végétale la plus caractéristique de l’Atlas algérien comme son
nom l’indique. Ainsi, c’est l’arbre le plus fréquent de la steppe et de l’Atlas saharien, à l’état spontané
et très dispersé. On le retrouve aussi dans l’Atlas tellien (dans la Mitidja, par exemple), en petits
peuplements au niveau des dayas et dans le Hoggar à l’état de pieds isolés ou en bosquets (Quézel,
1964). Dans les parties les mieux arrosées, de l’Atlas saharien, il peut exister à 2000 m d’altitude.
Bien que pour Boudy (1952), les pistachiers sont des essences caractéristiques de la région
méditerranéenne, cette espèce, ligneuse et autochtone, xéro-thermophile de la famille des
anacardiacées est un arbre par excellence des zones arides, semi-arides et sahariennes. La majeure
partie de l’aire de distribution se retrouve en Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie), mais on le
retrouve également aux Iles Canaries, en Libye (Cyrénaïque), à Chypre et au Proche-Orient (Quézel et
Médail, 2003). Il est le plus ubiquiste des arbres du Nord de l’Afrique et du Proche-Orient
(Monjauze, 1980).
Le P. atlantica subit une très forte pression anthropologique qui limite énormément son
expansion et son développement. Il est, de fait, menacé de dégradation et de disparition et nécessite,
en l’absence d'un inventaire forestier spécifique, une prise en charge effective et immédiate. La
régression rapide du tapis végétal a affecté d'abord les plantes pérennes ; c'est le premier signe de la
désertification biologique (Abdelguerfi et Laouar 2000). Parmi les causes diverses de cette
catastrophe écologique et patrimoniale, la principale relèverait de la responsabilité humaine
(accroissement démographique, défrichement, accroissement du cheptel, surpâturage, mise en valeur
anarchique et spéculative) et la sécheresse, souvent invoquée, n'est qu'une circonstance aggravante
(Kadi-Hanifi-Achour, 1998). L’Algérie ne reste pas moins soumise aux influences sahariennes qui
marquent sévèrement le climat. L’aire de répartition de très nombreuses espèces a été réduite d’année
en année par ces changements climatiques.

1
Introduction générale

En Algérie, le P. atlantica, localisé là où la pluviométrie à partir de 100 mm/an avec une


température moyenne en été dépassant les 45°C (Benaradj, 2010; Benaradj et al.. 2013), occupe
aujourd’hui une faible proportion du territoire qu’il couvrait sur généralement des sols peu profonds.
La désertisation et le phénomène d’ensablement sur son aire de répartition a entrainé une diminution
progressive de la capacité de sa survie. De plus, la dissémination à distance des graines est assez faible
et la plupart des diaspores sont soumis à la prédation et aux effets du parasitisme (Quézel et Médail,
2003). Le P. atlantica est bien adapté à l’aridité, à la sécheresse et réputé également pour son efficacité
dans la fixation du sol par son système racinaire puissant et la fixation des dunes en tant que brise-
vent. Son adaptation et sa répartition spatiale lui permet de mieux résister à ce stress écologique
permanent.
Les travaux sur cette espèce précieuse sont nombreux, citons : Quézel et Santa (1963) ;
Monjauze (1968, 1980 et 1982) ; Alyafi, (1978) ; Benhassaini (1998) ; Belhadj (1999) ; Fetati
(2000) ; Quézel (2000) ; Quézel et Médail (2003) ; Benhassaini (2003) ; Benhassaini et Belkhodja
(2004) ; Al-Saghir et al. (2006) ; Benhassaini et al. (2007), Belhadj et al. (2008 ; Amara (2009,
2014), Benaradj (2010) ; Amara (2014). Ces travaux traitent brièvement l’autoécologie, la
phytoécologie et les facteurs liés à la multiplication de cette essence.
C’est une espèce à large plasticité écologique qui s’accommode, dans un contexte
méditerranéen, à différents sols, tolère les vents forts et les longues périodes de sécheresse (Boudy,
1950). Depuis l'étage bioclimatique de l’humide à l'aride, les pistachiers constituent des espèces
essentielles du maquis de la zone méditerranéenne. La rusticité du Pistacia atlantica, le rend
particulièrement intéressant dans les programmes de reboisement puisqu’il se régénère et se développe
dans les endroits les plus arides où peu d’espèces d’arbres peuvent s’établir et se développer (Belhadj
et al., 2008). Sa vaste amplitude écologique lui permet de constituer des formations mixtes avec la
plupart des espèces forestières, des plus thermophiles (chêne liège) aux plus alticoles (cèdre) et des
plus xérophiles (pin d’Alep).
Ce travail porte sur l’étude phytoécologique des groupements pré-forestiers à Pistacia atlantica
dans l’Oranais (Algérie occidentale). Il s’intègre dans le cadre des activités de recherche du
Laboratoire d’Ecologie et Gestion des Ecosystèmes Naturels (LECGEN) de l’Université Abou Bakr
Belkaid de Tlemcen afin de poursuivre le travail déjà entamé dans la partie nord-oranaise (Amara,
2014).
L’objectif de cette étude est d’aboutir à une description qui vise à évaluer et à étudier la
dynamique des groupements de ce taxon par une approche phytoécologique qui consiste à quantifier
les données floristiques et écologiques de ces groupements en relation avec les conditions climatiques
et édaphiques.
2
Introduction générale

Dans ce contexte, la problématique s’articule autour de deux axes principaux :


- le premier axe est basé sur les facteurs écologiques les plus influents dans la distribution spatiale des
groupements à P. atlantica et de la diagnose floristique.
- le second axe abordera la biodiversité des groupements à P. atlantica à travers l’étude de l’évolution
floristique dans le temps en comparant nos résultats à ceux obtenus dans des travaux antérieurs.
Cette étude est structurée en trois parties:
- La première partie met en relief la connaissance et la présentation de l’essence étudiée P. atlantica;
en développant les caractéristiques botaniques, physiologiques, systématiques et les exigences
pédoclimatiques, tout en mettant en exergue son aire de répartition.
- La deuxième partie est consacrée à la présentation du milieu ; avec une approche socio-économique
et dynamique de la population et de ses activités.
- La troisième partie, est axée sur une étude expérimentale associée à plusieurs approches :
- bioclimatique,
- édaphique,
- phyto-écologique,
- statistique
- dendrométrique.
- et cartographique.
Toutes ces approches vont nous permettre de mieux maîtriser la dynamique des groupements à P.
atlantica.
Enfin, une conclusion générale synthétisera les points essentiels de ce travail ainsi que les
perspectives de recherches futures.

3
Partie I :

Etude bibliographique
Première partie Analyse bibliographique

Première partie :
Analyse monographique du Pistachier de l'Atlas
Introduction
Le Pistachier de l'Atlas (Pistacia atlantica Desf. Subsp. atlantica) (Fig. 1) doit son nom aux
Romains ; dérivé du persan « posta », du grec « pistakê », à rapprocher du nom syrien « Foustoke »
(Mitchell, 1992 in Benhassaini, 1998). Il est originaire d'Asie Centrale, présent en Turquie 7000 ans
avant J.C et en Italie dès le premier siècle après J.C. Au cours des siècles, sa culture s'est étendue aux
autres pays méditerranéens, il ne fut introduit aux USA qu'en 1854.
Cet arbre connu sous le nom vernaculaire « Bétoum », « Botma », « betouma ou btouma » en
arabe local et « Iggh ou tismelal» en berbére. Le pistachier de l’Atlas a été décrit pour la première fois
par Desfontaines en 1789 (Monjauze, 1980 ; Deyson, 1982).
Monjauze (1968) le décrit comme une essence par excellence des hautes plaines centrales du
Maghreb et des dayas du piémont méridional de 1’Atlas Saharien. Il a été abondant ; aujourd’hui très
éparse ; il ne se régénère plus que dans les touffes de jujubier dont il est l’hôte.
1. Morphologie
La reconnaissance des principales espèces végétales implique une connaissance précise de leur
classification surtout basée sur les aspects morphologiques externes et accessoirement de leur anatomie
(Crete, 1965).
En Afrique du Nord, le Pistachier de l’Atlas est un grand arbre qui peut atteindre
communément 15 m de hauteur et 1 m de diamètre (Monjauze, 1968).

Figure 1. Arbres du P. atlantica dans la station de Djedida (Béchar).

4
Première partie Analyse bibliographique

1.1. La tige (tronc)


- Le port de l’arbre est généralement en forme de boule surbaissé pour les vieux sujets. Il est robuste
et arrondi à ramification étalée ; jeune, le rameau est rougeâtre. Sa croissance est lente et il ne peut
produite qu'à partir de 5 - 7 ans (Fig. 2).

Figure 2. Tronc du Pistachier de l’Atlas.

- L’écorce est lisse à l’âge jeune (Fig.3a) et squameuse à un âge très avancé (Fig.3b). Elle est d’abord
rouge puis grisâtre assez claire avant de devenir dure, crevassée et noirâtre.

Figure 3. Ecorce du P. atlantica (a. Jeune arbre ; b. Arbre âgé)

5
Première partie Analyse bibliographique

- Le bois possède un aubier blanchâtre (Fig.4), le cambium brun veine, dense, dur et homogène.
Monjauze (1980) décrit le bois du P. atlantica comme un bois lourd, peu résiliant et de bonne
conservation. Sa couronne en boucle dans la jeunesse s’étale plus tard en demi-sphère (Nègre, 1962).
Les jeunes rameaux sont couverts de nombreux points en saillie plus claire que l’écorce (Lapie et
Maige, 1914).

Figure 4. Bois du P. atlantica (a. Arbre jeune, b. Arbre âgé)


1.2- Les feuilles
Les feuilles sont caduques et composées, semi persistantes à rachis finement ailé. Elles sont
irrégulièrement imparipennées de 7 à 9 folioles impaires et les paires sont au nombre de 3 à 5 et sont
ovales-acuminées, tomenteuses puis coriaces à l'âge adulte, entières et oblongues lancéolées (Zohary,
1952). Selon Somon (1987), elles sont obtuses aux sommets, sessiles et glabres (Fig.5).
La cime de l’arbre est généralement hémisphérique, volumineuse, arrondie, ample et touffue
dont la frondaison couvre plus de 150 m² de terrain (Boudy, 1950, Brichet, 1931).
Zohary (1952) a utilisé la morphologie de la feuille, spécialement la forme ainsi que
le nombre, la taille et l’orientation des folioles comme premier caractère morphologique dans la
classification des espèces de Pistacia. Il a également utilisé les caractéristiques du fruit et de la graine
ainsi que la forme des pétioles.

Figure 5. Feuilles du P. atlantica


6
Première partie Analyse bibliographique

1.3- Les fleurs


Le P. atlantica est un arbre dioïque puissant à croissance rapide. Il est difficile d’en distinguer
le sexe avant la première floraison.
Fleurs purpurines, en panicule pyramidal de petites fleurs (1 à 3) apétales et 1 à 5 sépales.
Quant à la pollinisation, elle est effectuée par le vent (anémophile). La floraison a lieu généralement
entre mars et avril.
Les inflorescences ont des fleurs unisexuées petites, rougeâtres en grappes serrées en panicules,
axillaires, sur les rameaux d'un an. La floraison se produit d'Avril à Juin. Les fleurs sont apétales,
réunies en grappes lâches sur des pieds différents.
Les fleurs mâles sont disposées en inflorescence terminales (panicule) composées de 450 à 500
fleurs apétales (Fig. 6a). Chaque fleur est constituée d’un calice de 3 à 5 sépales pubescents et d’un
androcée composé de 5 à 8 étamines opposés à filaments très courts (Pesson et Louveaux, 1984).
Les fleurs femelles sont réunies en grappes paniculées composées de 190 à 260 fleurs (Fig.6b).
Chaque fleur présente un très petit calice composé de 3 à 5 sépales entourant 3 carpelles concrescents,
où une seule loge est fertile. L’ovaire est supère, uniloculaire, surmonté de 3 styles pourpres
(El Oualidi et al., 2004). Le centre est occupé par un gynécée formé de carpelles soudés ; ces derniers
donnent l’aspect d’un seul ovaire surmonté de 3 styles libres et pourpres. Les inflorescences ne
s’épanouissent pas simultanément sur l’arbre et les fleurs qui les constituent s’ouvrent progressivement
(6 jours environ) à partir de la base. Chaque stigmate ne reste réceptif que 3 à 4 jours. Les périodes de
reproduction entre mâle et femelle sont ainsi en décalage phénologique, donc asynchrones, limitant
ainsi les chances de régénération avec un taux de parthénocarpie important (Pesson et Louveaux,
1984).
Le grain de pollen est rond et lisse, de couleur jaune. Il présente un tectum en mailles de
dentelles hexagonales sur pédicelles espacés (Monjauze, 1982) dont quatre pores germinatifs. Le
pollen emprisonné dans les étamines n’est libéré que par le vent qui agît sur les branches.

7
Première partie Analyse bibliographique

Figure 6. Fleurs de P. atlantica, a) Mâle, b) Femelle.


1.4- Les fruits
Le P. atlantica est une essence très ancienne, son fruit est reconnu depuis le Crétacé moyen
(Deyson, 1982). L’appellation vernaculaire du fruit du Pistachier diffère d’une région à une autre : El
Khodiri à Djelfa (Belhadj, 1999), « Godhime » à Béchar (Benaradj, 2010) et “Tikouaoueche” au
Maroc (Yaaqobi et al., 2009).
Le fruit est une drupe ovoïde sèche, un peu charnue, petite et rougeâtre, à mésocarpe résineux,
de 6 à 8 mm de long, d’abord jaune puis foncé à maturité, avec un seul noyau osseux ne contenant
qu’une graine (Ozenda, 1977) (Fig.7). La fructification s’achève en fin d’Août dans l’Atlas saharien
oranais et septembre dans les plaines steppique oranaises.
Par ailleurs, Alyafi (1979) le décrit comme un fruit à endocarpe osseux et un mésocarpe sec
plus ou moins plissé.
Les fruits de P. atlantica sont largement récoltés par la population locale dans l’Atlas saharien
et les plaines steppiques dans le sud-oranais et vendues dans les localités avoisinantes pour leur
consommation et la phytothérapie locale mais aussi pour leur intérêt médicinal. La récolte des fruits se
fait généralement après leur maturation qui se déroule entre les mois de septembre et octobre.

8
Première partie Analyse bibliographique

Figure 7. Fruits du P. atlantica

I.5- La racine
Le système racinaire du P. atlantica est très vigoureux, pouvant atteindre 6 mètres de
profondeur (Fig. 8). Par ailleurs, cette espèce arrive à végéter sous une tranche pluviométrique très
faible (moins de 150mm/an) et sa résistance aux conditions climatiques très difficiles peut être
attribuée à la vigueur de son système racinaire.
Ce dernier présente un type d’architecture bien hiérarchisé comportant un pivot orthogéotrope à
croissance rapide et indéfinie et de fines racines latérales obliques plagiotropes à croissance faible
(Zohary, 1952 et Monjauze, 1968).

Figure 8. Système racinaire d’un sujet du P. atlantica dans la région de Béchar.

9
Première partie Analyse bibliographique

2- La Systématique
2.1- Aperçu botanique du genre Pistacia
Le genre Pistacia appartient aux angiospermes et à la classe des Eudicot (Magnolopsida) et à la
famille des Anacardiaceae.
Lapie et Maige (1914), considèrent le Pistachier comme étant un dialypétale calyciflore
périgyne, ce qui veut dire que l’ovaire est supère et les étamines sont fixées autour de celui-ci.
Crete (1965), considère que le genre Pistacia appartient à l’ordre des Térébinthinées. Or,
Zohary (1952) et Fournier (1977) lui donnent la désinence de Térébinthacées.
Les Sapindales sont surtout des plantes ligneuses dont le plan floral est identique à celui des
térébinthinées et des géraniales. La principale différence avec les ordres précédents réside dans la
prédominance de la zygomorphie florale avec un plan de symétrie très fréquemment oblique. Le
disque réceptaculaire est extrastaminal (Deshairs, 2000).
Anacardiacées est composé du préfixe «Ana», qui signifie la réduplication ou le mouvement de
bas en haut et « cardiacées » qui signifie corde selon Linné. Cette famille regroupe des arbres et
arbustes à suc résineux ou gommeux (Abbe, 1901), exceptionnellement des plantes grimpantes
(Gaussen et al., 1982).
Les Pistaciacées font partie intégrante de l’ordre des Térébinthales, lui-même appartenant à la
sous-série des diplostémones. Ces derniers dérivent de la série des disciflores, par conséquent ayant
des fleurs possédant un disque nectarifère situé au sommet du réceptacle floral qui possède des organes
secrétant du nectar. Cette série appartient à la sous-classe des dialypétales ou apétales qui sont l’une
des trois sous-classes des Eudicots, formant avec les Monocots le sous-embranchement des
Angiospermes.
En se basant sur la disposition des folioles et leur nombre, Zohary (1952, 1996) a établi une
clé de détermination des différentes espèces du genre Pistacia. Ce genre est subdivisé en quatre
sections :
1- la section Lentiscella Zoh. : regroupe les espèces à folioles semi-persistantes ; les feuilles sont
imparipennées (6 à 18 paires) ; elle englobe les espèces américaines telles que P. mexicana HBK
et P. texana Swingle;
2- la section Lentiscus Zoh. : rassemble les espèces à feuilles persistantes, paripennées (2 à 7 paires)
P. Lentiscus L, P. saportaei et P. weinmannifolia Poiss.
3- la section Butmela Zoh. : englobe les espèces à feuilles persistantes, paripennées (2 à 5 paires) qui
présentent des graines entourées d’un endocarpe comme Pistacia atlantica aux folioles lancéolées, en
3 à 5 paires de (2,9 à 5,5) x (0,85 à 2,5) cm aux feuilles moins grandes (moins de 20cm) et P. mutica
Fischer et Meyer.

10
Première partie Analyse bibliographique

Selon Zohary (1952), les variétés de Pistacia atlantica constituent la section butmela du genre
Pistacia. Ce sont Pistacia atlantica Desf., aux folioles lancéolées, en 3 à 5 paires de (2,5 à 6) x (0,6 à
1,5) cm (Fig.9a).
Nous pouvons compléter cette section 3 avec une sous-section par ce que l’on appelle
algeriensis atlasic, dont l’appellation atlantica dérive du mot Atlas (de l’Atlas saharien).
4- la section Terebinthus Zoh. : regroupe les espèces dont les feuilles sont caduques, pas ou
imparipennées (1 à 5 paires) (Fig.9b) et la graine est recouverte d’un endocarpe tel que P. terebinthus
L., P. palaestina Boiss., P. chinensis Bunge, P. khinjik Stocks et P. vera L.

a b

Figure 9. Formes des feuilles du genre Pistacia (a- P atlanlica, b- P terebinthus) Zohary (1952).

2.2- Position systématique de Pistacia atlantica Desf.


- Embranchement : Phanérogames
- Sous-embranchement : Angiospermes
- Classe : Magnoliopsida (Eudicot)
- Sous-Classe : Rosideae
- Ordre : Sapindales
- Famille : Anacardiaceae
- Genre : Pistacia
- Espèce : Pistacia, atlantica, Desf. Subsp. atlantica.
3- Régénération du Pistachier de l’Atlas
La régénération naturelle du P. atlantica est très mal connue. Elle reste très aléatoire du fait
notamment de la dureté des téguments qui inhibent la germination. Les informations tirées de la
littérature sur la détermination de la dormance des graines chez les Anacardiaceae, et les résultats
examinés en relation avec l’anatomie de l’endocarpe dans cette famille, confirment la dormance des
graines due principalement à la dureté des valves et l’imperméabilité de l’endocarpe à l’eau
(Mansour, 2011 ; Monjauze, 1968).
11
Première partie Analyse bibliographique

Des études sur la structure histologique de l’endocarpe, et particulièrement sur la ligne de


suture des deux valves de l’amande, montrent qu’elle est très rigide et par conséquent elle empêche la
poussée racinaire (Shuraki et Sedley, 1996 ; Polito et Pinney, 1999).
La régénération naturelle de cette espèce a lieu sous les touffes du Ziziphus lotus qui assurent à
la plantule une protection contre le pâturage et les gelées jusqu’à ce qu’il grandisse (Fig.10).
La régénération par semences se trouve très réduite du fait que l’amande est trop huileuse,
rancit rapidement et ne peut être ainsi conservée assez longtemps dans la nature (pas plus d’un
printemps) (Monjauze, 1968 ; Aït Radi, 1979).

Figure 10. Régénération du P. atlantica sous une touffe de Ziziphus lotus.


4- Caractéristiques écologiques
Le P. atlantica possède une amplitude écologique et une plasticité remarquables puisqu’on le
rencontre depuis le cœur du Sahara jusqu’aux marges du bioclimat humide, sur la chaîne du Rif
(Maroc). Il peut occuper les fentes de rochers et les falaises, les terrains plats sur sols profonds ou très
rocailleux, les lits d’oueds ou les grandes dépressions temporairement humides.
En Afrique du Nord, le Pistachier de l’Atlas est présent entre 28° et 37° de latitude nord. Il peut
se développer entre 800 et 1600 m dans le Sud oranais et même il peut exister à 2000m d’altitude
(Quézel, 1965). Selon Zohary (1952) P. atlantica est une essence forestière qui remonte dans les
forêts de chênes xérophiles.
Quézel et al. (1980) signalent que dans la Méditerranée orientale les peuplements à P. atlantica
ne s’élèvent guère au dessus de 300m et occupent bien entendu les stations les plus chaudes et les plus
sèches où ils déterminent un type de végétation d’allure nettement steppique et qui doit être beaucoup
plus répandu en Anatolie sud-orientale ; en particulier dans le bassin de 1’Euphrate.

12
Première partie Analyse bibliographique

Le P. atlantica est une essence qui a un optimum de croissance dans toute la gamme de
bioclimats, de l’étage sub-humide, aride, semi-aride à saharien inférieur (150 mm/an) dans les
variantes à hiver doux et frais (Daget et Godron, 1974 ; Alcaraz, 1970 ; Benaradj, 2010 et Amara,
2014). Il bénéficie d’une pluviométrie entre l’isohyète 100 à plus de 600 mm selon le gradient sud de
l’Atlas saharien au Nord de l’Algérie (Tell). Il reçoit entre 250 et 600mm/an sur le bord méridional de
l’Atlas Tellien au Sud d’Alger, à Berrouaghia et dans les plaines de Boghari et Boughzoul et au Nord
oranais (Aït Radi, 1979 ; Amara, 2014).
Il est xérophile, très rustique vis-à-vis des facteurs climatiques et nullement affecté par les
longues périodes de sécheresse (Benaradj, 2010 ; Amara, 2014). Brichet (1931) note que le P.
atlantica craint l’humidité atmosphérique, la salinité et les irrigations abondantes.
Le P. atlantica a une grande amplitude thermique allant d’une température très basse de l’ordre
de 5°C. Parfois même, il résiste et supporte aussi bien les températures basses (jusqu’à -12°C à Djelfa,
- 5°C dans les plaines steppiques et l’Atlas saharien) que les températures élevées, (jusqu’à 49°C à
Ghardaïa et 45°C à Béchar) (Sahli, 1997 ; Benaradj, 2010).
Il échappe à l’action néfaste du vent violent grâce à son système racinaire vigoureux qui lui
assure une bonne fixation au sol.
Du point de vue édaphique, le P. atlantica est très peu exigent. Il se développe sur un spectre
édaphologique très large (sols calcaires, argileux, limoneux). Il préfère les sols argilo-limoneux
(Khalife, 1952). Alyafi (1979) rapporte que le Bétoum occupe des sols peu profonds de type rancker
ou rendzine dans les régions montagneuses. Seulement, il préfère les sols alluviaux des dayas. Pour
Abdelkrim (1986, 1992), le P. atlantica se développe sur les alluvions de plaines ; le calcaire ne
semble pas affecter son développement. Enfin, Zohary (1996) signale que le Pistachier de l’Atlas se
retrouve sur différents types de sols.
5- Répartition et distribution écologique du Pistachier de l’Atlas
5.1. Dans le monde
L’aire du P. atlantica est discontinue et compte quatre régions biogéographiques :
méditerranéenne, Irano-Tanzanienne, Sino-japonaise et la région Mexicaine.
Le P. atlantica est largement réparti dans l’Est Méditerranéen (Grèce, Chypre, Turquie, Syrie,
Palestine, Crimée, Iran, Afghanistan et jusqu’en Inde) (Seigue, 1985). Mais il existe également dans le
sud de l’Afrique du Nord à l’état disséminé dans l’étage aride et semi-aride (Boudy, 1948).

13
Première partie Analyse bibliographique

Pour Monjauze (1968), le P. atlantica est une espèce ubiquiste que l’on rencontre depuis les
Iles Canaries jusqu’au Pamir en passant par :
- l’Afrique du Nord, le Sahara septentrional et la Tripolitaine, avec des reliques au Hoggar ;
- Chypre, Chio, Rhodes, la Grèce, la Turquie, la Bulgarie, la Crimée, le Caucase, la Transcaucasie et
1’Arménie ;
- la Palestine, la Syrie, la Jordanie, l’Iran et l’Iraq;
- l’Arabie, le Baloutchistan et l’Afghanistan.
Somon (1987) note que le P. atlantica est un arbre originaire de l’Afrique du Nord. Certains
auteurs sont unanimes sur le fait que le P. atlantica est un élément endémique du Nord-africain où on
le rencontre dans le Sahara septentrional, dans les Dayas au pied de l’Atlas saharien algérien et
marocain (Quezel et Santa, 1963 ; Ozenda, 1991). Pour Zohary (1996), le grand Maghreb est
concerné par une sous-espèce à part entière : Pistacia atlantica Desf. subsp. atlantica.
6.2. En Algérie
Le P. atlantica est assez commun dans toute l’Algérie (Fig.11); il peut s’étendre de 1’Atlas
tellien à étage humide jusqu’aux régions arides et même sahariennes où il est à l’état épars (isolé) ou
dense dans les dépressions (dayas) sur les hautes plaines steppiques, le Sahara septentrional, au pied de
l’Atlas saharien dans les parties les mieux arrosées et même dans le Hoggar à l’état relique
(Monjauze, 1980, Ozenda, 1983, Benaradj, 2010).
Monjauze (1965, 1968, 1980) a localisé le P. atlantica dans le secteur oranais, le secteur
algérois occidental, les hauts plateaux et l’Atlas Saharien.

14
Première partie Analyse bibliographique

P. atlantica 1/4400000

Figure 11. Aire de répartition du P. atlantica en Algérie (Monjauze, 1980).

➤ Dans le secteur constantinois : A l’Est de l’Algérie, cette espèce est retrouvée dans les montagnes
des Aurès où elle est largement présente mais de manière très éparse. Son aire de distribution s’étend
jusqu’au Sud de Batna vers l’Est et le Centre Ouest de la Tunisie.
➤ Dans le secteur algérois : dans 1’Atlas Blidéen (Mitidjien), on le trouve sur les versants les plus
méridionaux, en mélange avec le chêne vert (Halimi, 1980 ; Brichet, 1931). Il est en régression
notamment entre Bouira et Mchedallah, ainsi que dans les gorges de Kherrata au Sud-ouest de Béjaïa.
➤ Dans le secteur oranais : il forme de beaux peuplements à la frontière Algéro-marocaine, à
Maghnia et Tlemcen, à Saïda et Tiaret, entre Sidi Bel Abbès et Mascara ainsi que dans la plaine du
Chéliff (Khaldi et Khouja, 1996 ; Amara, 2014).
➤ Dans le secteur saharien: on le trouve bien dominant dans l’Atlas Saharien, au niveau des
montagnes des Ksour, Amour, Oulad Naïl et du Zab. Selon Quézel (1976), il est moins répandu dans
le Sahara, comme à Hassi R’mel, le Hoggar, et le Tassili.

15
Première partie Analyse bibliographique

6- Intérêt et rôle du Pistachier de l'Atlas dans l’agroforesterie


Plusieurs auteurs (Cuvier, 1826; Monjauze. 1968; Aït Radi, 1979; Le Floc’h, 1983; Chaba
et al., 1991 ; Abousalim et al., 1992; Daget et Godron, 1982; Benhassaini, 2003; Belhadj, 1999 ; El
Oualidi et al., 2004, Amara, 2014) qualifient le P. atlantica comme une espèce précieuse en raison
des divers intérêts qu’elle présente.
Le P. atlantica permet la fourniture de certains produits à savoir : le bois de construction, la
pâte à papier et les parfums. Il est utilisé aussi pour l’ornementation. Sa capacité à fixer les sables lui a
valu une place de première importance dans les reboisements dans beaucoup de pays du Sud de
l’Afrique.
Le P. atlantica se distingue aussi par l’exsudation de résine. Cette résine était utilisée par les
pharaons pour l’embaumement de leurs momies et par les anciens habitants de Zagros (Iran) pour la
conservation de leurs denrées alimentaires notamment le vin pour qu’il ne tourne pas au vinaigre (Mac
Govern et al., 1996). De nos jours, cette résine est aussi utilisée comme masticatoire par les
populations nomades des zones steppiques.
C’est un excellent porte-greffe pour les variétés fruitières du Pistachier comme le Pistachier vrai
(Pistacia vera). Le système racinaire du Pistachier de l’Atlas est moins vigoureux que celui du
Pistachier vrai.
Le rôle pastoral du P. atlantica revêt presque autant d’intérêt que son utilisation alimentaire ou
cosmétique.
Les drupes du P. atlantica présentent un rendement très appréciable en huile, de l’ordre de 40%,
comparativement à celles d’autres espèces telles que le Soja (20 à 22%), l’olive (20 à 25%) (Mansour,
2011). Quand la graine est encore verte, elle peut contenir jusqu’à 55% d'huile.
L’huile extraite des amandes est utilisée en cuisine. Elle est souvent mélangée aux dattes
écrasées et peut être consommée à toute heure de la journée avec du petit lait. L’huile a un goût très
proche de celui du beurre, elle est très appréciée dans la région. L’huile est aussi utilisée en friction
externe, contre les toux et les refroidissements.
Par sa parfaite adaptation au sol dans le climat aride, le P. atlantica aide à lutter contre l’érosion
et la désertification; grâce à son système racinaire puissant d’une part et son feuillage protège le sol
contre l’insolation (rôle d’ombrage) d’autre part.

16
Première partie Analyse bibliographique

Conclusion
Le P. atlantica, est une espèce d’avenir pour l’Algérie, sa résistance à tous les aléas
écologiques lui confère un statut particulier par rapport aux espèces du Sud algérien. Cet arbre
forestier, fruitier et fourrager, endémique du Nord d’Afrique, joue un rôle écologique et socio-
économique important pour la population.
Cette essence mutique a été signalée par Monjauze (1968) comme étant l’arbre le plus original
et le plus remarquable de l’Afrique du Nord. Il reste fragilisé et risque de disparaitre si rien n’est fait
pour le protéger.

17
Partie II :

Etude du milieu physique


&
Socio-économique
Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique
Deuxième partie :
Etude du milieu physique et socio-économique

Introduction
La partie sud-oranaise couvre d’importantes ressources végétales réparties sur les plaines
steppiques, les montagnes, les chotts et l'espace présaharien et saharien.
Le développement démographique a participé d’une façon importante dans la diminution des
ressources naturelles, puisque le nombre d’habitants est passé de 323 855 habitants en 1977 à 867 801
en 2014. Le taux d’accroissement de la région d’étude est de 3,5% (D.P.S.B. Béchar, Naâma et El
Bayadh, 2014).
L’homme est en grande partie responsable de ces dégradations. Un exemple édifiant est celui
de la bande frontalière, non accessible au public, et dont le taux de couverture végétale est de 90%
environ, alors que ce même taux ne dépasse guère les 30% dans les autres parties de la wilaya. C’est
dire combien l’influence de l’homme sur la nature est capitale (T.A.D., 2003).
La connaissance des données du milieu physique sous ses différentes formes est essentielle
dans la compréhension des phénomènes liés aux différents aspects du milieu et de ses composants.
L'analyse du milieu naturel doit nous permettre d'identifier et de caractériser les potentialités et
les contraintes physiques ainsi que leur interaction et variation géographiques. Elle permettra
d'apprécier l'utilisation actuelle des ressources et des potentialités du milieu physique.
Elle a pour finalité de disposer de tous les éléments de base permettant l'élaboration d'un
nouvel aménagement de l'espace, orientée vers une utilisation optimale et équilibrée de ces ressources.
Pour cela l'approche méthodologique suivie pour la collecte des différentes données était axée
sur les principales sources d'informations :
- bibliographiques (articles, thèses, etc.),
- statistiques (agricoles, démographiques, cheptel…),
- cartographiques.
Cette deuxième partie de l’étude est une approche descriptive, analytique et exhaustive sur le
milieu d’étude. Ceci va nous permettre d'établir un diagnostic, en dégageant les contraintes et les
potentialités en vue de faire des propositions d'aménagement et de développement.
Une recherche documentaire et des investigations sur le terrain ont été réalisées afin de
localiser et décrire les différentes zones écologiques de répartition du Pistachier de l’Atlas dans la zone
étudiée et aussi de comprendre l’adaptation et l’état des lieux de ce patrimoine naturel.

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique
1. Localisation géographique de la zone d’étude
Précisons ici que nous avons volontairement décidé que les limites de la région d’étude soient
administratives et non biogéographiques sachant que notre espèce d’étude (Pistachier de l’atlas) se
développe bien au-delà de ces limites.
Elle s’étend sur une superficie 262 916 Km², soit 11,03% du territoire national. Elle regroupe
trois (03) wilayas : Béchar, El Bayadh et Naâma (Tab.1). La wilaya de Béchar, à elle seule, représente
61,38% de la surface totale de la région d’étude et 6,77% du territoire national.
Tableau 1. Distribution de la superficie totale dans la zone d’étude par wilaya

Wilaya Béchar Naâma El Bayadh Zone d’étude Algérie

Superficie en Km² 161 400 29 819,30 71 696,70 262 916 2 381 747
Surface occupée (%) 61,38 11,34 27,26 100%
Territoire national (%) 6,77 1,25 3,01 11,03
DPSB (Béchar, Naâma et El Bayadh), 2014

Administrativement la zone d’étude est constituée de 3 wilayas (Béchar, Naâma et El Bayadh)


réparties en 27 daïras et 55 communes. Ces 3 wilayas font partie du sud-ouest algérien (découpage
administratif institué par la loi 84-09 du 04 avril 1984).
Géographiquement, la zone d’étude est comprise entre les parallèles 27°4' et 34°28' de laltitude
Nord et entre les méridiens de longitude 6° 20' à l'Ouest et 3°25' à l'Est (Fig.12).
Elle s'étend de la frontière Algéro-marocaine à l’Ouest jusqu’à la wilaya de Laghouat à l'Est,
les limites sont :
- au Nord, par les wilayas de Tlemcen, Saïda et Tiaret ;
- au Sud, par les wilayas de Tindouf et d’Adrar ;
- à l’Est, par les wilayas de Laghouat et Ghardaïa ;
- à l’Ouest, par le royaume du Maroc.

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique

Mer Méditerranéenne
N

[Link]ès
Tlemcen Saida Tiaret 
MAROC Laghouat
Naâma
El-Bayadh

Ghardaia

Béchar

Tindouf

Adrar

Zone d’étude

Figure 12. Carte de situation géographique de la région d’étude.


2. Cadre géomorphologique
Les grands ensembles physiques qui caractérisent la région d’étude et qui ressortent d’un
zoning géographique cohérent sont les hautes plaines steppiques qui s’étendent sur plus de la moitié
nord de la région, les Monts des Ksour au centre et la plate-forme saharienne au Sud. Le relief y est
particulièrement façonné par la rudesse d’un climat marqué par l’irrégularité des pluies, des contrastes
thermiques accentués et des vents souvent violents (D.G.F., 2003).
Sur le plan structural (Tab.2 et Fig.13) les caractéristiques géomorphologiques sont celles :
- des Hautes Plaines,
- de l’Atlas saharien,
- de la plateforme saharienne.

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique
Tableau 2. Répartition des superficies des trois grands ensembles géographiques
Espaces Béchar Naâma El Bayadh Total %
Nord Hautes Plaines Steppique (km²) / 22066 8778 30844 11,73
Centre Atlas saharien (km²) 7690 7056 11846 26592 10,11
Sud Domaine saharien (km²) 153710 / 51073 204783 77,88
Total 161400 29 819 71697 262 916 100%
DPSB (Béchar, Naâma et El Bayadh), 2014

Figure 13. Carte des grands ensembles géographiques de la région d’étude (O.R.G.M, 2001).

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique
2.1. Espace des Hautes Plaines Steppiques
Les hautes plaines steppiques sud-oranaises sont d’immenses étendues à topographie
relativement plane, depuis la frontière marocaine à l’Ouest jusqu’aux Djebel Amour à l’Est
(Laghouat).
Cet espace steppique à topographie monotone constituant l’essentiel des terrains de parcours,
destiné essentiellement au pastoralisme, occupe environ 12% de la superficie totale soit 30844 km².
Il regroupe les plaines steppiques de Bougtob, Kheither, El Bayadh (wilaya d’El Bayadh) et
Naâma, Mécheria (wilaya de Naâma). Les altitudes varient entre 800 m et 1.400 m à Hassi Ben
Hadjam (Mehara). Ce vaste espace soumis à un climat rude très contrasté avec un hiver froid peu
pluvieux et un été chaud et sec est le domaine des dépressions fermées.
En effet, le paysage géographique est marqué par la présence de deux impressionnantes
dépressions (les Chotts) : Chott Chergui, à cheval sur les deux wilayas de Naâma et El Bayadh et le
Chott Gharbi, situé à l’ouest de la wilaya de Naâma (bassin commun avec le Maroc) (M.A.T.E.,
2014).
2.2. Espace montagneux de l’Atlas saharien
L’Atlas saharien forme une large barrière qui sépare le domaine steppique au Nord du domaine
désertique au Sud. Il est constitué des plateaux des hamadas (900m d’altitude), de plaines (regs et ergs)
et de dépressions. Il présente une importante chaîne de montagnes, constituée par une série de plis
orientés Sud-Ouest/Nord-Est qui séparent les hautes plaines de la plateforme saharienne (Yousfi,
2014).
L’Atlas saharien (environ 1000 à 2000 m d’altitude) est toujours plus élevé que les hautes
plaines sud-oranaises. Les éléments du relief sont représentés par un ensemble de formes structurales
plissées plus ou moins parallèles entre elles (M.A.T.E., 2015). Le grand ensemble de l’Atlas saharien
culmine à Djebel Ksel (2008m). Cet ensemble prend la dénomination des monts des Ksour dans la
partie occidentale et Djebel Amour à l’Est.
La partie occidentale est située au pied du versant Sud de l’Atlas saharien. Elle est limitée par
de hauts massifs montagneux de formation ancienne dénudés :
- au Nord par Djebel Grouz (1835m), Djebel Madouer si Moumene (1280m) et Djebel Oum El-
Graf (1172 m) ;
- à l’Est par le Djebel Mezarif (1121 m), Djebel Guetarra (1015 m) ;
- à l’Ouest par le djebel Béchar (1206 m), Djebel Antar (1953 m) Djebel Horreit (1461 m) et
Djebel Mzi (1200 m) ainsi qu’une partie de l’extrémité occidentale du Djebel Ben Aziz (1969 m).

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique
2.3. Espace du domaine saharien
L’espace saharien occupe la partie sud de la région d’étude, qui s’étend sur les 78% de la
superficie totale restante, soit 204783 km². Elle représente la superficie la plus importante de la région.
L’altitude s’abaisse plus ou moins régulièrement vers le Sud, de 900 à moins de 100 mètres (l’Oued
Guir et Oued Saoura vers le Sud en direction de Béchar).
Dans cet espace, le Grand Erg Occidental s’identifie en massif dunaire très ancien dans sa
partie méridionale et d’origine très récente dans celle du nord. Les contours de l’Erg Occidental sont
généralement déterminés par la forme des dépressions et des reliefs avoisinants (Dubief, 1952). La
présence d’une nappe phréatique peu profonde agglomère les grains et arrête la déflation ralentissant
son extension (Derruau, 1988).
3. Cadre géologique
Sur l’extrait de la carte géologique au 1/500000e (Fig.14) sont représentées les principales
formations du contexte géologique de la zone d’étude.
L’examen de cette carte montre que les terrains jurassiques constituent de grandes structures
anticlinales orientées NE-SW. Quant au Crétacé, il est représenté dans de larges synéclises où se
dressent parfois des synclinaux perchés d’âge Cénomanien-Turonien (M.A.T.E., 2015).
Pour une meilleure compréhension du cadre géologique, nous débordons les limites de la
région d’étude. Elle est constituée d'une large gamme de terrains géologiques variés, appartenant a une
fourchette de temps, allant du Précambrien a l'actuel (Menchikoff, 1936).

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique

Mécheria El Bayadh

Naâma
MAROC
Ain Sefra

Béchar

Légende

Jurassique
Crétacé
Miocène
Silurien
Dévonien
Cambrien

Figure 14. Carte géologique de la zone d’étude ; extrait de la carte géologique d’Algérie
(CGMW 1990).
3.1. Espace steppique
Au cours de l’évolution géologique, les hautes plaines steppiques se sont trouvées à la limite de
deux socles, de l’Atlas tellien, d’une part, et de l’Atlas saharien d’autre part. Des structures très
complexes constitueront des séries d’anticlinaux et de synclinaux apparaissent en bordure sud, au
niveau des monts des Ksour et de leurs avancées. Elles ont été soumises à des actions tectoniques
ayant entraîné des systèmes de failles, avec rejets, et de pendages anormaux. L’examen détaillé en est
difficile. Sous la couverture de la partie nord, les déformations du substratum secondaire sont
inconnues (B.N.E.D.E.R., 1986).

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique
3.2. Espace de l’Atlas saharien
Les Monts des Ksour sont prolongés à l’ouest par le Haut Atlas marocain et le domaine rigide
du Tamelt et Tigri ; tandis qu’à l’Est ils se poursuivent par l’Atlas saharien central matérialisé par le
djebel Amour et oriental par les Ouled Naïls. L’Atlas saharien occidental est une chaîne plissée
résultant de l’orogenèse alpine. Il est caractérisé par des plis de grande taille, aux terminaisons
périclinales brutales. Les anticlinaux, longs et étroits, sont séparés par des synclinaux larges et à fonds
plats (B.N.E.D.E.R., 1986).
L’analyse structurale a permis de faire ressortir les grands traits géologiques, particulièrement
les structures synclinales, formant de vastes plaines, comblées par des formations continentales du
Crétacé inférieur et qui sont le siège des grands écoulements d’eau (Hamidi, 2014).
Les formations sédimentaires qui constituent les monts de l’Atlas saharien s’échelonnent du
Trias au Cénozoïque avec des affleurements essentiellement du Jurassique et du Crétacé (M. A.T.E.,
2015).
3.3. Espace domaine saharien
Dans ce domaine, la tectonique a très peu joué, ce qui caractérise la plate-forme saharienne.
L’ensemble des terrains appartient aux dépôts continentaux du Tertiaire et du Quaternaire qui
recouvrent en discordance les dépôts du Crétacé supérieur (Menchikoff, 1936).

4. Cadre pédologique
Dans la région d’étude, les sols présentent une grande hétérogénéité qui est fonction de la
diversité des unités géomorphologiques (steppe, Atlas saharien et plateforme saharienne), substrat
géologique (roches-mères), topographique (variété des pentes), caractéristiques lithologiques,
climatiques et biologique (végétation).
Ces sols sont en général squelettiques marqués par l’aridité, peu profonds, pauvres en matière
organique et sont constitués de formations gypseuses, sur croûte calcaire ou de grès, de matériaux
résultant de l’altération de la roche-mère. Cependant il existe des sols relativement profonds et riches
situés en général au niveau des dépressions (Arour, 2001). Ils sont très sensibles à l’érosion hydrique,
et surtout éolienne, dès qu’ils sont privés de leur couvert végétal steppique dominé par la végétation
steppique et saharienne.
Nos investigations de terrain nous ont confirmé l’existence de la majorité des sols
précédemment décrits par les différents auteurs qui ont cartographié et étudié les sols de la steppe
algérienne et l’Atlas saharien dans la région d’étude : Durand (1954, 1958), Durand et al. (1955),
SOGREAH (1971), Bellouam (1971), Dekkiche (1974), Pouget (1980), Ozenda (1983), Djebaili
(1984), Halitim (1985), Adi (2001), Aour (2001), A.N.R.H. (2005), Berkal (2006), Chalabi (2008),
Merzouk et al. (2009), Regagba (2012), Boumaraf (2013)...

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique

Les principales classes des sols (Fig.15), sont :


4.1. Sols minéraux bruts
Ce sont des sols squelettiques développés sur les formations superficielles minces. Ils sont
représentés par plusieurs types de régosols et lithosols. Ils occupent les sommets et les mi-versants des
djebels et les glacis de dénudation. Les types physionomiques de végétation rencontrée sur ces sols
sont des matorrals ou des steppes arborées (Aidoud, 1998 ; Nedjraoui et al. (1999).
4.2. Sols peu évolués
Ce sont des sols bruts d’érosion sur roche-mère dure, des sols minéraux bruts d’apport alluvial
et des sols bruts d’apports éoliens. Ils occupent les Djebels et les affleurements rocheux et dans les
chenaux et terrasses d’oueds alluvionnées ainsi que les dayas (Regagba, 2012).
4.3. Sols calcimagnésiques
Ils s’étendent sur la plus grande partie des Hautes Plaines steppiques et dans l’Atlas saharien.
Ils sont différenciés suivant les caractéristiques géomorphologiques qui déterminent leur teneur en
calcaire. Ils sont représentés par plusieurs types : rendzines, bruns calcaires, calciques à encroûtement
gypseux. Ce sont des sols plus profonds à dalle, croûte ou encroûtement calcaire sur les glacis
encroûtés du Quaternaire ancien et moyen dans les dayas et les chenaux d’oueds (Regagba, 2012).
4.4. Sols isohumiques
Essentiellement des sierozems, localisés sur glacis plus ou moins caillouteux du Quaternaire
moyen et ancien. Ces sols sont occupés par une végétation psammophyle (Regagba, 2012).
4.5. Sols halomorphes
Ils sont localisés au niveau des dépressions salées dans le Chott Chergui, Chott Gharbi, les
sebkhas (El-Fekarine, Naâma et Oum Ledjam), les Mekmens et les zones d’épandage des principaux
oueds. Le couvert végétal se compose d’halophytes (Salsola vermiculata, Atriplex halimus, Suaeda
fruticosa, Frankenia thymifolia.

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique

Figure 15. Carte des sols de la région d’étude ; extraire de la carte des sols d’Afrique 1/5 000 000e,
feuille 6 (D'hoore et Dutil, 1963)

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique
5. Cadre hydrologique
La région d’étude recèle d’importantes potentialités hydriques superficielles et souterraines
concentrées essentiellement au niveau des chotts, des synclinaux (d’Aïn Sefra, Nâama et El Bayadh) et
des aquifères.
Sur le plan hydrologique, la région est caractérisée par 3 parties :
– La partie Nord est drainée vers les chotts Chergui et Gharbi qui constituent l’exutoire de tout le
bassin versant des hautes plaines oranaises.
– La partie de l’Atlas saharien, composée du massif de l’Atlas renferme d’importants aquifères dans
les formations synclinales, exploitées par forages profonds à débits canalisés.
– Les piémonts de la plateforme saharienne (formations aquifères du Complexe Terminal), qui par
l’intermédiaire des grands oueds sahariens, réalimentent une partie du Grand Erg Occidental.
Sur le plan hydrographique, un réseau assez important draine la zone des hautes plaines
steppiques et de l’Atlas saharien. Il est peu développé et ses écoulements temporaires dus aux averses
sont conditionnés par le relief. Les oueds qui prennent naissance dans les sommets et versants des
reliefs montagneux traversent les vallées et dépressions, bifurquent vers le Nord ou le Sud et
franchissent les plis en cluse pour se perdre, soit dans le bassin fermé (Chott Chergui, Gharbi), soit
dans le Sahara.
– Dans les hautes plaines steppiques, le réseau hydrographique est diffus à écoulement intermittent, où
les oueds à caractère endoréique se déversent dans des dépressions fermées: Chott Chergui, Chott
Gharbi, Sebkhat Naâma, etc.
– Dans la partie de l’Atlas saharien et le domaine présaharien (Grand Erg Occidental et Touat Gourara)
le réseau hydrographique est plus important, plus dense et plus hiérarchisé que celui de la zone nord, et
ses écoulements empruntent des itinéraires déterminés par la structure et l’orientation du relief. Le
relief a favorisé la formation d’un système de bassins versants siège d’un important réseau
hydrographique qui alimente de nombreuses zones humides naturelles et artificielles : les oasis de
Tiout et de Boussemghoun ; le barrage de Djorf Torba (Kenadsa) et le barrage de Larouia (Brézina).
Sur le plan hydrogéologique, la région d’étude comprendra deux entités différentes,
représentées par :
– L’Atlas saharien occidental dont lesquels on retrouve l’aquifère du Continental Intercalaire (Ouali et
al., 2007 ; Hamidi, 2014).
– Les piémonts Sud des Monts des Ksour constituent un vaste système hydrogéologique entre le
domaine Atlasique au nord et les terrains de couches rouges du Complexe Terminal (Benyoucef et al.,
2014 ; Hamidi, 2014).

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique

Figure 16. Carte hydrographique de la région d’étude.

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Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique
6. Cadre socioéconomique
L’analyse du milieu socio-économique s’appuie sur les résultats de l’enquête socio-
économique menée auprès des structures locales de la wilaya et particulièrement la Direction de la
Programmation et du Suivi du Budgétaire « DPSB » (ex Direction de la Planification et de
l’Aménagement du Territoire « DPAT ») des wilayas de Béchar, Naâma et El Bayadh).
Elle est abordée sur deux plans :
- Analyse quantitative du milieu humain et des activités économiques
- Analyse qualitative plus détaillée du milieu socio-économique.
Les indicateurs socio-économiques devront être choisis pour leur relation directe avec la
pression sur les ressources de la biodiversité. Le changement de démographie, les revenus, le niveau
moyen de scolarité, l’inemploi, etc., sont des indicateurs possibles ayant une corrélation importante
avec la pression sur la biodiversité.
6.1. Evolution de la population
La population de la région d’étude est évaluée à 867 801 habitants soit une densité moyenne de
4,9 habitants/km². La forte tendance à l’agglomération des populations plus particulièrement les
principaux centres des wilayas accentue le déséquilibre de l’armature des centres urbains (grand pôle),
Chef lieu de Béchar, chef-lieu d’El Bayadh, Mécheria, Aïn Sefra et le chef-lieu de Naâma.
Tableau 3. Évolution de la population par wilaya (RGPH entre 1977 et 2014).
Paramètres Béchar Naâma El-Bayadh Total
RGPH 1977 126 500 82 555 114 800 323 855
RGPH 1987 185 346 113 700 151 757 450 803
RGPH 1998 225 546 165 578 226 845 617 969
RGPH 2008 267 940 209 470 261 286 738 696
Année 2014 308 267 253 934 305 600 867 801
TAG entre RGPH 1977-1987 (%) 3,89 3,25 4 3,71
TAG entre RGPH 1977-1998 (%) 2,79 2,89 3,2 2,96
TAG entre RGPH 1987-1998 (%) 1,8 3,37 3,68 2,95
TAG entre RGPH 1998-2008 (%) 1,74 3,1 2,93 2,59
TAG entre RGPH 2008-2014 (%) 1,6 4,18 2,73 2,84
Superficies (Km²) 161 400 29 819,30 71 696,70 262 916
Densité de la population (Hab/Km²) 1,91 8,52 4,26 4,9
TAG (Taux d’Accroissement Général)
D.P.S.B. (Béchar, Naâma et El Bayadh), 2014

Suivant le tableau 3, la population de la région à fortement évoluée durant les différents


recensements de la population effectués depuis 1977 de 323 855 habitants pour atteindre le nombre de
867 801 habitants en 2014. Ainsi, la région est marquée par un taux d’accroissement intercensitaire des
plus forts au pays, de l’ordre de 3.14% durant 1998 à 2014 (D.P.S.B. (Béchar, Naâma et El Bayadh)
2014).

30
Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique
Le taux d’accroissement annuel global moyen de la population reste élevé. La cadence
d’accroissement est homogène durant la période allant de 1977 à 1998; elle se situe autour de 3%. Elle
était de 4,18 % entre les RGPH 2008 et l'année 2014. Une augmentation apparente sur le taux
d’accroissement global moyen est observée entre le RGPH 1998 et l'année 2014. Cette augmentation
peut être considérée comme une transition dans le comportement démographique de la population.
6.2. Potentialités économiques :
L'agriculture et le pastoralisme sont les deux activités qui constituent toujours la vocation
économique principale de la région. Ce secteur à connu par le passé plusieurs crises surtout celles liée
aux facteurs climatiques et d'ensablement de la région (Haddouche et al., 2008).
6.2.1. Production végétale
De par ses capacités et sa vocation, la région dispose d’une importante superficie agricole utile
et qui tend à se développer.
L’ensemble des terres figurant dans les quatre rubriques citées ci-dessous représente la
superficie totale des terres utilisées par l’agriculture (Tab.4) :
Tableau 4. Répartition des terres agricoles (en Ha) par wilaya.

Rubriques Béchar Naâma El-Bayadh Total


Cultures herbacées 5 624 14 935 28 756 49 315
Terres au repos 13 765 4 311 31 329 49 405
S. A. U. Arboriculture 17 443 6 982 11 567 35 992
Total SAU 36 832 26 228 71 702 134 762
SAU Dont irriguée 31 867 15 374 16 020 63 261
Terres improductives 35 987 60 1 041 561 1 077 608
Pacage et parcours 13 795 081 2 177 172 5 693 495 21 665 748
Total 13 867 900 2 203 460 7 169 670 23 241 030
Superficie forestière totale (Ha) 137 500 122 111 259 611
Superficie alfa 436 250 240 251 676 501
Superficie (km²) 161 400,00 29 819,30 71 696,70 262 916,00
DPSB (Béchar, Naâma et El-Bayadh) 2014

Cette région steppique et présaharienne a une vocation pastorale, avec une superficie de
2951410 Ha. La surface agricole utile (SAU) a connu une croissance non négligeable entre 2000 et
2014 puisqu’elle est passée de 109114 à 134762 ha. Alors qu’elle constituait 0,65% de la surface totale
de la région en 2000, elle atteint 1% en 2014. Cette évolution est due à l’ascension des coûts de la
propriété foncière et à la promotion de l’investissement dans le secteur.

31
Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique
Tableau 5. Répartition de la production végétale de l'année 2014
Rubriques Superficie/production Béchar Naâma El-Bayadh Total
Superficie (ha) 2598 1 246 4 853 7451
Céréaliculture
Production (qx) 68381 14 504 21 940 90321
Superficie (ha) 778 3 261 2 294 3072
Maraichages
Production (qx) 112301 471 408 393 421 505722
Superficie (ha) 120 4 361 1 150 1270
Fourrage
Production (qx) 25 10 664 230 25 122 25122
Superficie (ha) 693 6 475 13976 14669
Arboriculture
Production (qx) 33399 92 315 58654 92053
Superficie (ha) 13993 500 920 15413
Nombre total de palmiers 1997857 51 000 78 000 2075857
Phoeniciculture
Nombre de palmiers productifs 920257 16000 11 933 948190
Production (qx) 261255 9 300 6 810 268065
DPSB (Béchar, Naâma et El Bayadh) 2014

Le tableau 5 montre que la répartition de la surface agricole utile (SAU) entre les grandes
occupations souligne la prééminence des cultures herbacées (49 315 Ha de la SAU) centrés sur la
céréaliculture et le fourrage, l’autre occupation qui prend de l’ampleur est celle liée à l’arboriculture
qui représente 2,1% de la SAU. Il faut souligner l’importance de la jachère qui occupe une superficie
importante de 49 405Ha (37 %) alors qu’elle se situe à 40 % au niveau national.
6.2.2. Production animale
La pratique de l'élevage constitue l'activité de base d'une grande partie de la population rurale,
vu la vocation pastorale de la région.
Le système de conduite du cheptel ovin le plus courant dans la région est le système pastoral ou
semi-pastoral. L'alimentation de ce cheptel est assurée à plus de 80 % par le pâturage sur parcours
steppiques avec, de plus en plus, le recours systématique à des compléments d'alimentation par des
grains de céréales (essentiellement par de l'orge cultivé ou acheté à des prix subventionnés) ou par de
l'aliment concentré. La pratique ancestrale de la transhumance assurait le maintien d’un équilibre
socio-économique qui existait entre la steppe, les Ksour, le Tell et le Sahara (Boukhobza, 1982 ; Zair,
2011).
Tableau 6. Répartition du cheptel par wilaya (2014)
Béchar Naâma El Bayadh Total
Ovins 215 560 1 200 000 1 800 000 3 215 560
Bovins 2 038 37 560 28 840 68 438
Caprins 111 315 73 167 187 290 371 772
Camelins 24 553 1 015 11 450 37 018
Total 353 466 1 311 742 227 580 3 892 788
DPSB (Béchar, Naâma et El Bayadh) 2014

32
Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique
Ces chiffres font ressortir l’importance qu’occupe le cheptel ovin au niveau de la région qui se
positionne sur le premier plan. L’élevage bovin occupe une place non négligeable comparativement à
l’élevage caprin (Tab.6).
La diversité du milieu avec ses différents faciès, fait que le petit ruminant (ovin, caprin) de par
son adaptation aux conditions du milieu, occupe une place prépondérante dans l’économie de la région
avec un effectif de 3 215 560 têtes d’ovin pour une population d’environ 867 801 habitants dont 80 %
vivent directement ou indirectement de cette activité d’élevage (Fig.17), d’engraissement et du marché
à bestiaux.

33
Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique

Figure 17. Elevage dans la région d’étude (a- Ovins, b- Bovins, c- Camelins).

34
Deuxième partie Etude du milieu physique et socio-économique

Conclusion
Au terme de l’analyse du milieu naturel, on constate que la région d’étude s'individualise
nettement par certains aspects :
- Un territoire assez vaste (262 916 Km²) subdivisé en trois espaces distincts : steppique, atlasique et
saharien.
- Un milieu physique aride dont l’aridité s’accentue du Nord au Sud
- Une population mal répartie dans l'espace (sur 867 801 habitants en 2014 occupant le territoire de la
région un tiers (1/3) est concentré dans les grandes villes (Mécheria et Aïn Sefra, El Bayadh et Béchar)
dont la superficie ne dépasse pas 6% de la superficie totale.
- Une zone frontalière avec le Maroc faiblement occupée sur une distance de 850 Km (250 Km wilaya
de Naâma et 600 km avec la wilaya de Béchar).
- Un climat de type continental semi-aride à aride, caractérisé par une faible pluviométrie, des
températures excessivement froides en hiver, accompagnées de gelées fréquentes et de chutes de neige
et des étés chauds et secs.
- Un patrimoine naturel (biologique, édaphique et ressources en eau) menacé et une forte sensibilité à
la désertification. Des sols aux potentialités agricoles limitées, fragiles, très sensibles à l’érosion; et
une végétation naturelle, à base de parcours steppiques, présahariens et sahariens très dégradés.
- Enfin un réseau hydrographique (souvent obstrué par l’ensablement) lié à des aquifères aux
potentialités réelles;
L’espace steppique est caractérisé par la prédominance de l'activité pastorale par rapport à
l’espace atlasique (Atlas saharien) est caractérisé par une agriculture oasienne (nouvellement instaurée
avec les fonds d’aide : Fonds National de Régulation et Développement Agricole (F.N.R.D.A.), Plan
National de Développement Agricole (P.N.D.A.) et une phoeniciculture traditionnelle localisée
parallèlement à l'activité de transhumance d'hiver.

35
Partie III :

Étude expérimentale
 Étude bioclimatique
 Étude édaphique
 Étude de la végétation
 Étude phyto-dynamique des groupements à Pistacia atlantica
 Étude morpho-dendrométrique
 Étude édaphique
Troisième partie

Troisième partie :
Etude Expérimentale

Introduction

La connaissance et la compréhension du milieu physique et naturel d'un territoire est une étape
indispensable à toute planification et à l'élaboration de toute stratégie d'aménagement de l'espace,
d'exploitation et d'utilisation des ressources naturelles : le sol, l'eau, la faune et la flore.
L'étude écologique de la végétation présente un double intérêt, elle constitue le cadre, et
souvent le point de départ, d'un grand nombre de recherches biologiques fondamentales ; elle est aussi
l'une des bases essentielles de la connaissance des recherches naturelles, pour la mise en valeur du
territoire (Godron et al., 1968).
Les conditions climatiques sévères conditionnent la vie des végétaux et des animaux. Comme
le souligne Barbero (1990), les hétérogénéités bioclimatiques spatiales et temporelles, ainsi qu’une
anthropisation très forte, influent sur l’organisation actuelle des écosystèmes en région
méditerranéenne. Les facteurs thermiques sont les plus importants et conditionnent en grande partie la
répartition des végétaux.
Il faut prendre en considération, non seulement le climat général d'une région, mais aussi, sous
l'influence de différents facteurs locaux (nature de la topographie, de la couverture végétale, de
l'exposition au vent et au soleil…), sa différenciation en microclimats.
D'après Godron et al., (1968), une étude édaphique débute avant tout par une étude
morphologique. En effet, une étude morphologique est d'abord essentiellement analytique ; elle
commence nécessairement par des observations sur le terrain et se poursuit ensuite au laboratoire pour
l’expérimentation.
En tant que facteur essentiel de la végétation actuelle, le sol est alors un élément quasi
permanent du milieu au même titre que le climat, donc le sol en lui-même est un ensemble dynamique
dans lequel la végétation devient à son tour un facteur de pédogénèse parmi d'autres, dont le climat
(Pouget, 1980).

36
Troisième partie

L'influence du sol ou facteur édaphique est aussi très grande. Les propriétés physiques du sol
(porosité, rétention d'eau…), sa nature (argileuse, sableuse…), sa composition (teneur en azote,
terrains calcaires, siliceux…), son origine (à partir d'alluvions, ou de roche-mère…), son évolution en
niveaux superposés ou horizons ayant chacun sa caractéristique particulière etc., sont des facteurs
déterminants pour la végétation. Les botanistes connaissent depuis longtemps la différence qui existe
entre les espèces des terrains calcaires (plantes calcicoles, basiphiles ou indifférentes) et celles des
terrains siliceux (plantes silicicoles, acidiphiles), différence qui dépend plus du pH du sol que du taux
en calcium.
La végétation exprime la façon qu'ont les plantes à s'adapter aux facteurs climatiques et
édaphiques.
Les interactions entre êtres vivants sont multiples. Les plantes agissent les unes sur les autres en
modifiant notamment l'environnement. Dans le sol, on observe soit une concurrence alimentaire et
chimique, soit au contraire des symbioses diverses.
Donc les facteurs climatiques, édaphiques, biotiques et internes sont les divers paramètres qui
déterminent très généralement la structure de la végétation.

37
Chapitre I :
Étude bioclimatique
Troisième partie Etude Bioclimatique

Chapitre I:
Le bioclimat
Introduction
Sur le plan biogéographique, la région d’étude appartient à la zone méditerranéenne, au secteur
des hauts plateaux et au secteur de l’Atlas saharien selon les subdivisions de Quézel et Santa (1962-
1963).
Sachant que le climat est un facteur prépondérant dans la répartition spatiale de la végétation et
tout particulièrement dans la zone d’étude en question, nous avons donc pris en considération comme
paramètre climatiques : la pluviosité et la température qui sont d’une part, les données les plus
disponibles et d’autre part, elles représentent les variables les plus influentes sur la végétation.
Bioclimatiquement, Emberger et ses successeurs, notamment Sauvage (1963), définissent la
zone aride par les critères suivants :
• Pluviosité moyenne annuelle: 50 à 350 mm/an ;
• Coefficient de variation des pluies annuelles : 30 à 60 % ;
• Longueur de la saison pluviosité: 15 à 100 jours ;
• Quotient pluvio-évapotranspiratoire : 0,06 à 0,28 ;
• Quotient pluviothermique d’Emberger : 10 à 45.
La région est soumise à l’influence des régimes mixtes en matière de formation des
précipitations. En effet, l’un, atlantique à l’ouest, parfois méditerranéen, agit directement par des
entrées marines, provoquant de fortes précipitations, en saison d’hiver ; l’autre, saharien, est marqué
par la vaste étendue continentale, où la pluviométrie, plus intense, est caractérisée par les facteurs
orageux des saisons à tendance estivale.
L’étude bioclimatique a pour l’objectif d’étudier le climat régional et de rechercher l’évolution
des paramètres climatiques dans le temps et dans l’espace.
1. Méthodologie
Les études sur le climat et le bioclimat steppique et saharien de l’Algérie auquel nous ferons
référence sont notamment celles de Seltzer (1946), Bagnouls et Gaussen (1958) « Carte des
précipitations d’Algérie », Dubief (1959-1963) ; ANRH (1993) et Roche (1973) sur « climat de
Sahara », Chaumont et Paquin (1971) :« carte des précipitations d’Algérie, Djebaili (1984),
Djellouli (1990), Bouazza et Benabadji (1995, 2000) sur la steppe d’Algérie, Le Houérou et al.
(1979, 1995), Pouget (1980), Aïdoud et al. (2006), Hirèche et al. (2007), Stewart (1946, 1968),
Benaradj (2010), Djellouli et al. (2016). En effet, celle-ci caractérise bien la diversité climatique au
niveau spatial sur les régions méditerranéennes arides et semi-arides.

38
Troisième partie Etude Bioclimatique

Sur le plan climatique, la région d’étude inscrit ses limites territoriales sur trois domaines
naturels géographiques distincts. Les principales unités topographiques et paysagères rencontrées sont:
- Espace steppique (les Hautes Plaines steppiques) : il est couvert par 4 stations météorologiques :
celles de Naâma, Mécheria, El Bayadh et Kheither.
- Espace Atlasique (Atlas Saharien oranais) : il est couvert par 2 stations météorologiques (Aïn Sefra
et El Abiodh Sidi Cheikh.
- Espace ou domaine saharien (plate-forme saharienne) : il est couvert par 2 stations météorologiques
(Béchar et Béni Abbès).
Cette diversité des paysages naturels favorise la diversité des étages bioclimatiques du
désertique au semi-aride selon le gradient Nord-Sud.
Les 8 stations météorologiques (Fig.18) réparties géographiquement de manière à balayer et
cerner le climat général de toute la région d’étude, sont présentées dans le tableau ci-après (Erreur !
Source du renvoi introuvable.).
Tableau 7. Principales stations météorologiques de référence de la région d’étude.
Wilaya Stations Latitude Longitude Altitude
Béchar 31° 38’ N 02° 15’ W 807 m
Béchar
Beni Abbès 30° 08’ N 02° 10’ W 499 m
Mécheria 33° 31’ N 00° 17’ W 1149 m
Naâma Naâma 33° 16’ N 00° 18’ W 1166 m
Aïn Sefra 32° 45’ N 00° 36’ W 1058 m
El Bayadh 33° 40’ N 01o 00’ E 1341 m
El Bayadh El Kheither 34° 09’ N 00° 04’ E 1000 m
El Abiodh Sidi Cheikh 32° 53' N 00° 32' E 903 m
O.N.M, 2015

39
Troisième partie Etude Bioclimatique

Figure 18. Répartition des principales stations météorologiques de la région d’étude

De nombreuses données ayant été consultées sur la base de séries relatives aux stations
énumérées dans les tableaux 8 et 9, cette étude du climat et du bioclimat est basée sur le traitement
automatisé des données météorologiques anciennes de Seltzer (1946), prélèvements réalisés sur 25 ans
(1913-1938) et les données récentes pour la période (1990-2014) recueillies de l’Office National de
Météorologie (ONM, 2015).
1.1. Présentation des données climatiques
Les valeurs des températures et des précipitations sont synthétisées pour déterminer les
paramètres climatiques pour l’ensemble de la région d’étude par extrapolation.
1.1.1. La pluviométrie
La situation géographique de la région d’étude permet d’observer un gradient pluviométrique
décroissant du Nord au Sud. La répartition de la moyenne mensuelle des précipitations des pluies
durant les périodes 1913-1938 et 1990 à 2014, est présentée comme suit :

40
Troisième partie Etude Bioclimatique

Tableau 8. Répartition des précipitations moyenne mensuelles en mm

1.1.2. Températures

Tableau 9. Températures moyennes mensuelles (°C)

41
Troisième partie Etude Bioclimatique
2. Calcul des différents paramètres climatiques
2.1. Calcul de l’indice d'aridité de De Martonne (1926)
L'indice de l'aridité est un indicateur quantitatif du degré du manque d'eau présente à un endroit
donné (Oliver, 2006). Nous allons calculer cet indice (A) par la formule de De Martonne (Tab.10).
I = P/T+10.
Dans lequel P = Pluviosité moyenne annuelle en mm et
T = Température moyenne annuelle en °C.
Plus l'indice est faible plus le climat est aride, et plus il est élevé plus le climat est humide.
Tableau 10. Classe de l’indice d'aridité De Martonne
Indice d’aridité (I) Type de climat
I<5 Climat hyper-aride
5 < I < 7,5 Climat désertique
7,5 < I < 10 Climat steppique
10 < I < 20 Climat semi-aride
20 < I < 30 Climat tempéré

2.2. Calcul de la continentalité thermique


Le calcul de la continentalité thermique selon la méthode de Debrach (1953), il est possible de
distinguer quatre types des climats :
 Le climat insulaire : M-m < 15 0C,
 Le climat littoral : 15 0C< M-m < 25 0C,
 Le climat semi-continental : 25 0C< M-m < 35 0C ;
 Le climat continental : M-m > 35 0C
Où : M : températures moyennes des maximales du mois le plus chaud.
m : températures moyennes des minimales du mois le plus froid.
2.3. Régime saisonnier
Le régime saisonnier présente la variation saisonnière : Hiver, Printemps, Eté et Automne.
Selon Despois (1955), l’étude du régime des pluies est plus instructive que de comparer des moyennes
ou des totaux annuels.
A cet effet, nous avons calculé pour l’ensemble des stations d’étude, la quantité des pluies pour
les quatre saisons.
 Automne (A) : Septembre, octobre, novembre
 Hiver (H) : Décembre, janvier, février.
 Printemps (P) : Mars, avril, mai.
 Eté (E) : Juin, juillet, août.

42
Troisième partie Etude Bioclimatique
2.4. Synthèse climatique
Plusieurs méthodes et indices ont été utilisés dans la classification du climat
circumméditerranéen parmi lesquelles la méthode de Bagnouls et Gaussen (1953-1957) et celle
d’Emberger (1955).
La synthèse climatique est basée sur la recherche de formules qui permettent de ramener à une
variable unique l’action de plusieurs facteurs écologiques. Pour cela plusieurs indices climatiques,
tenant compte de variables telles que la pluviosité et les températures, ont été formulés pour une
expression synthétique du climat régional. Nous retiendrons le quotient pluviométrique d’Emberger
(1933-1955) qui demeure l’indice le plus efficace dans la description du climat méditerranéen, l’indice
xérothermique de Bagnouls et Gaussen (1953) et la continentalité thermique et pluviale.
2.4.1- Le quotient pluviothermique
Les précipitations exercent une action prépondérante pour la définition de la sécheresse globale du
climat. Emberger (1955) a proposé un quotient pluviothermique, qui nous renseigne sur le caractère
xérique de la végétation et qui prend en considération les températures et la pluviosité.
Les limites de séparation entre les différents étages climatiques restent encore imprécises. Il est
intéressant de signaler qu'il ne s'agit pas de lignes au sens géométrique du mot, mais plutôt de bandes
de transition mixte. À ce titre, Emberger a bien précisé que, sur le diagramme, les limites ont été
tracées là où le changement de la végétation a été observé.
Le quotient Q2 a été formulé de la façon suivante : Q2 = [2000P / M2 - m2]
Où : Q2 : le quotient pluviothermique
P : Pluviosité moyenne annuelle en (mm)
M : la moyenne des maxima thermiques du mois le plus chaud en ° Kelvin
m : la moyenne des maxima thermiques du mois le plus froid en ° Kelvin
M + m /2 : température moyenne mensuelle
M – m : l’amplitude thermique
La valeur (M + m)/2 du fait de son expression en degrés Kelvin
M et m s'expriment en degré Celsius, Emberger a mentionné qu'un climat ne peut être caractérisé si
à la valeur de Q2 ne vient pas s'ajouter celle de « m ». Les stations météorologiques de même Q2
peuvent être différenciées par leurs valeurs de « m ».
Le Q2 nous a permis de localiser nos stations météorologiques sur le climagramme d'Emberger. Cet
auteur a mis au point un zonage du bioclimat méditerranéen du plus sec vers le plus humide en
combinant les données climatologiques et celles de la végétation.

43
Troisième partie Etude Bioclimatique

Pour le quotient de Stewart Q3 : il varie peu par rapport au Q2, il l'assimile à une constante k = 3,43,
d'où le quotient Q3:
Q3 = 3,43 x [P / M - m]
Où :
Q3 : quotient pluviométrique
P : précipitations moyennes annuelles exprimées en mm.
M : températures moyennes des maximales du mois le plus chaud.
m : températures moyennes des minimales du mois le plus froid
La méthode consiste à calculer le coefficient d’Emberger simplifié par Stewart (1969).
Emberger a précisé 5 étages bioclimatiques : humide, sub-humide, aride, semi-aride, et saharien,
et 4 variantes thermiques :
 A hiver froid m < 0°C.
 A hiver frais 0 < m < 3°C.
 A hiver doux ou tempéré 3 < m < 5°C.
 A hiver chaud m < 7°C.
Les étages bioclimatiques sont repérés sur des axes orthogonaux où chaque station se trouve
représentée par un point dont l’abscisse est la valeur de « m » et l’ordonnée la valeur du quotient
pluviothermique (Q2).
2.4.2. Diagramme ombrothermique de Bagnouls et Gaussen (1955)
Les diagrammes ombrothermiques de Bagnouls et Gaussen permettent de comparer l'évolution
des valeurs des températures et des précipitations. À ce sujet, Emberger précise : « un climat peut être
météorologiquement méditerranéen, posséder la courbe pluviométrique méditerranéenne
caractéristique, sans l'être écologiquement ni biologiquement, si la sécheresse estivale n'est pas
accentuée ».
Les courbes des diagrammes ombrothermiques précisent que la longueur de l'été sec est chaude et
ses variations varient selon les stations. Un mois est considéré comme sec lorsque la courbe des
températures (T) est supérieure à celles des précipitations (P).
La région d'étude subit des températures minimales comprises entre – 0,3 et 2,12 °C. Le Houérou
et al. (1979) considèrent que les steppes algériennes sont encadrées par les isothermes « m » - 2 et 6
°C, et que M-m varie peu et reste sensiblement égal à 32,6 - 37,9°C. Ces températures expliquent
l'absence de certaines espèces dont la vie est liée aux hivers tempérés.

44
Troisième partie Etude Bioclimatique
3. Résultats et discussions
3.1. La pluviométrie
La répartition de la moyenne annuelle des pluies durant les deux périodes est présentée dans le
tableau 11. Ce tableau va nous faciliter les calculs, les représentations graphiques et les possibilités
d’extrapolation après l’interprétation.
Tableau 11. Comparaison de la pluviométrie moyenne annuelle entre les deux périodes d’étude dans
les stations
Pluviométrie (mm)
P1 (1913-1938) P2 (1990-2014)
Béchar 79 111,83
Béni Abbès 32,1 42,49
Mécheria 293 243,11
Naâma - 218,75
Aïn Sefra 192 199,64
El Bayadh 326 283,86
El Kheither 208 243,68
El Abiodh Sidi Cheikh 129 138

L’analyse du tableau (Tab.11) met en évidence les caractéristiques suivantes :


- En général la pluviométrie demeure faible, irrégulière de fortes variations inter annuelles, elle est
hétérogène dans le temps et dans l'espace, cette irrégularité des fréquences confirme l’apparition des
périodes sèches qui ont sévit dans la région durant les années 1992, 1995, 1998, 1999, 2001, 2002,
2004 et 2013.
- la comparaison entre les séries pluviométriques (1913-1938 et 1990-2014) met en relief le caractère
de la diminution ou de l’augmentation des pluies notables qui est un phénomène de l’évolution
climatique quasi général et qui a touché l’ensemble de la région d’étude ou du territoire national tant
au nord qu’au sud du pays.
- L’analyse des données pluviométriques montre un gradient pluviométrique décroissant du Nord au
Sud. Dans la partie Nord des hautes plaines steppiques (El Bayadh, Naâma, Mécheria), la pluviométrie
annuelle varie entre 200 à 300 mm. En effet, dans la partie Atlasique (Aïn Sefra,), la moyenne annuelle
des précipitations est égale à 200 mm/an. Et enfin, dans la partie sud de la region (Béchar et Béni
Abbès), une pluviométrie annuelle moyenne au-dessous de 100 mm, qui constitue la transition entre le
piémont méridional de l’Atlas saharien la plate-forme saharienne (Grand Erg Occidental). Cependant,
les précipitations sont peu abondantes et irrégulières, souvent brèves (averses), mais de forte intensité,
occasionnant des crues violentes.

45
Troisième partie Etude Bioclimatique
- En effet, une diminution de l’ordre du simple au double, voire au triple de la quantité des
précipitations du Nord vers le Sud est enregistrée. Ce phénomène trouve son explication dans le
transfert des masses d’air très chargées en vapeur d’eau vers le Sud, en passant sans encombres, le
long des Monts où la région est nettement plus arrosée.
- la série d’observation pluviométriques se subdivise en deux grandes périodes à savoir une période
pluvieuse allant de d’Octobre à Avril avec un maximum pluviométrique en mois d’octobre de l’ordre
de 25mm, et une seconde période sèche de juin a Août dont la pluviométrie ne représente que 11% du
total annuel (0 à 5 mm).
- En revanche, les stations qui se trouvent dans le domaine steppique présentes une structure de
précipitations tout à fait différentes du domaine saharien. En effet, si l’on considère la longue série de
Seltzer (1913-1938), les précipitations se concentrent essentiellement dans la saison hivernale. Les
précipitations de la série récente (1990-2014), sont généralement concentrées dans la saison d’automne
surtout le mois d’octobre sous forme d’averse ou orage.
- La variabilité des précipitations moyenne montre que pour la série des 25 années, 8 années sont
considérées comme humides pour la première période (1913-1938) et de 4 années pour la série récente
(1990-2014), et 17 années sont considérées comme années sèches pour la première période et de 5
pour la deuxième période.
- La répartition mensuelle montre que le mois de Juillet ou Aout sont les deux mois les plus secs
(5,28mm pour Mécheria, 4,72mm pour Aïn Sefra, 0mm (Béchar), 0,1mm (Béni Abbès), 6mm (El
Bayadh), 3mm (El-Kheither) et 2mm (Biodh Sidi chikh) pour la période ancienne. Les mêmes constats
pour la (5mm pour Mécheria, 7mm pour Aïn Sefra, 2,51mm (Béchar), 0,43mm (Béni Abbès), 7,32mm
(El Bayadh), 7,71mm (El-Kheither) et 2mm (Biodh Sidi chikh) pour la période récente. Par contre, les
mois d’octobre et Novembre sont les plus arrosé en les deux périodes ancienne et récente (de 17 et
19,5mm à Béchar, de 4,9 et 5,38mm à Béni Abbès, de 26,98 et 43mm pour Mécheria, de 29 et
35,79mm pour Aïn Sefra, de 41 et 37,69 à El Bayadh, de 26 et 30,71mm à El-Kheither et enfin de 20
et 17 mm à Biodh Sidi chikh.
- Tous les indicateurs convergents vers une sécheresse persistante, même si des épisodes
pluviométriques importants se produisent ils n’arrivent pas à combler le déficit pour inverser la
tendance.

46
Troisième partie Etude Bioclimatique

3.2. Régime saisonnier


Le tableau ci-dessous présent le régime saison calculé des stations de la région d’étude entre les
deux périodes.
Tableau 12. Régimes pluviométriques saisonniers de période ancienne
P1 (1913-1938)
Stations
P E A H Régime
Béchar 13 7 38 21 AHAE
Béni Abbès 10,9 2,4 11,9 6,9 APHE
Mécheria 81,6 27,2 84 85.3 HPAE
Naâma - - - -
Aïn Sefra 38 43 73 38 AEHP
El Bayadh 89 34 110 93 AHPE
El Kheither 68 23 64 53 PAHE
El Abiodh Sidi Cheikh 36 11 46 36 AHPE

Tableau 13. Régimes pluviométriques saisonniers de période récente


P2 (1990-2014)
Stations
P E A H Régime
Béchar 27,28 11,01 50,66 22,88 APHE
Béni Abbès 9,37 2,76 21,45 8,91 APHE
Mécheria 75,25 26,02 88,84 52,97 APHE
Naâma 61,68 34,45 81,52 41,09 APHE
Aïn Sefra 58,69 23,72 80,06 37,16 APHE
El Bayadh 85,20 38 96,73 63,92 APHE
El Kheither 70,23 33,37 99,44 40,64 AHPE
El Abiodh Sidi Cheikh 41 10 50 37 APHE

Les tableaux 12 et 13, nous permet de tirer les conclusions suivantes sur des régimes
saisonniers pour les deux périodes 1913-1938 et 1990-2014:
L’analyse de la variabilité climatique de totaux pluviométriques est due à la variabilité spatio-
temporelle saisonnière et annuelle de la pluviométrie, ceci indique une évolution du climat de la région
d’étude.
- le régime saisonnier variable d’une station à l'autre selon gradient pluviométrique et l’orographie.
La répartition des précipitations apparaît dans la région d’étude, comme un phénomène
essentiellement orographique : les isohyètes reflètent le relief. L’Atlas tellien et saharien joue un rôle
beaucoup plus net de barrière entre les influences maritimes et continentales.
Les pluies dominantes d'automne règnent sur la majeure partie de la région d’étude, mais la
formule saisonnière peut subir localement de légères modifications entre les 2 périodes. Cette variation
des régimes saisonniers qui sont à caractère essentiellement orographique. Le fait le plus remarquable
est que le relèvement des altitudes, ressuscite de manière caractéristique le climat aride. De sud en
Nord/Est la formule devient : AHAE / AHPE / HPAE / AEHP pour la période ancienne (1913-1938).

47
Troisième partie Etude Bioclimatique

D'une façon générale la pluviosité est légèrement différente, où le maximum d'automne est
constant, certaines variations montrent des transformations dans la répartition saisonnière des pluies
(Tab.14):
Tableau 14. Régime saisonnier
Stations P1 (1913-1938) P2 (1990-2014)
Béchar AHAE APHE
Béni Abbès APHE APHE
Mécheria HPAE APHE
Naâma APHE
Devient
Aïn Sefra AEHP APHE
El Bayadh AHPE APHE
El Kheither PAHE AHPE
El Abiodh Sidi Cheikh AHPE APHE

En revanche dans la période récente (1990-2014), le plus remarquable enfin est le passage vers
un régime de type APHE pour les la majorité des stations d’étude. Ce passage aux pluies dominantes
d'automne est significatif d'une accentuation du caractère océanique du climat. Ce qui indique que la
pluviosité s'est donc accrue pendant la saison froide, et l'été tend à devenir la période sèche : par
conséquent, les régimes saisonniers actuelle (P2) sont nettement changé ce qui explique par leur «
degré de continentalité ».
Une explication succincte des pluies est nécessaire pour en comprendre les variations
saisonnières. L'été devient la saison sèche, en allant du Béni Abbès vers d’El Bayadh. Dans cette zone
à maximum d'automne, où la saison pluvieuse dure de 4 à 6 mois avec quelques rares variantes locales,
l'orientation des vents apparaît essentielle. Ainsi, au cours des 25 dernières années, la totalité de la
région d’étude est soumise au maximum en automne ou hiver.
La saison pluvieuse automnale s'y trouve prolongée jusqu'en décembre et même janvier. Ici
l'influence du relief régénérant le régime océanique des pluies est manifeste. Le chiffre des pluies se
relève avec une intensité plus grande pendant la saison hivernale : il s'agit donc de précipitations de
relief.
Sur l’ensemble, l’évolution des précipitations annuelles et des saisons des pluies montre une
tendance très modérée à la diminution entre les 2 périodes et les suivantes, en accord avec les
observations faites à l’échelle régionale. Ces changements ont eu des répercussions sur la végétation
qui survient dans le déroulement saisonnier des précipitations. La faiblesse de la pluviosité est un
caractère du climat saharien. Cependant, cette région est peu arrosée; les précipitations sont peu
abondantes et irrégulières, souvent brèves (averses), mais de forte intensité, occasionnant des violentes
crues.

48
Troisième partie Etude Bioclimatique

L'étude de la variabilité saisonnière est indispensable, pour voir si la baisse ou la hausse de la


pluviométrie est spécifique à une saison particulière ou à plusieurs saisons, cela permet de mieux
visualiser la chronologie des totaux de pluies saisonnières dans le temps.
L’analyse des données pluviométriques moyennes mensuelles permet de mieux visualiser la
distribution des quantités d’eau enregistrées au niveau de chaque station et de tous les mois de l’année.

3.3. Températures
Les températures sont un élément important pour la vie végétale, particulièrement les deux
extrêmes : la moyenne des minimas du mois le plus froid et la moyenne des maximas du mois le plus
chaud.
Tableau 15. Ecarts thermiques entre P1 et P2
m °C M °C
Ecart Ecart
Stations P1 P2 P1 P2
thermique thermique
(1913-1938) (1990-2014) (1913-1938) (1990-2014)
Béchar 1,8 3,15 1,35 39,9 40,7 0,8
Beni Abbès 3,5 4,78 1,28 42,9 44,28 1,38
Mécheria 1,5 1,49 -0,01 35,1 36,78 0,74
Naâma - 0,32 0,32 - 36,8 36,8
Aïn Sefra -0,3 0,57 0,87 37,6 38,34 1,68
El Bayadh -1,8 -0,35 1,45 33.5 34,88 1,38
El Kheither 0,77 0,39 -0,38 34.99 37,08 1,79
Biodh Sidi chikh 0,5 2,3 1,8 37,4 38,6 1,2

L’examen comparatif des deux séries thermiques (1913-1938 et 1990-2014), nous donnons les
informations suivantes (Tab.15) :
- La variation des températures entre les stations selon le gradient au Nord - Sud, montre deux
contrastes thermiques remarquables, épousant l’orographie.
- La période de hautes températures, s'étalant de Juin à Octobre, peut provoquer l'échaudage par suite
de l'augmentation de transpiration. Donc, Le mois le plus chaud de l'année pour deux séries thermiques
(1913-1938 et 1990-2014) est celui de Juillet et Août avec une température moyenne de 29.9 °C.
(Mécheria) à 36,48°C (Naâma). L’analyse des maxima ressort la notion d’aridité climatique qui tend à
se renforcer du nord au sud de la région, ainsi l’amplitude thermique moyenne entre la zone
méridionale et septentrionale de la région atteint 0,84°c environ. Cette valeur rapportée à l’étendue
spatiale (dans le sens Nord-Sud) de la région est relativement élevée.

49
Troisième partie Etude Bioclimatique
Nous remarquons une augmentation significative des températures maximales entre les deux
périodes; donc la série des maximas connaît une franche augmentation qui touche l’ensemble des mois
de l’année, cette situation est répercutée au niveau mensuel où le relèvement des températures fluctue
entre 0,3°C à 1,5°C induisant à l’échelle annuel une augmentation moyenne de 0,5°C. Ce qui indique
par un réchauffement climatique plus marquée de la région d’étude. Cette modification des
températures se manifeste par des conséquences sur le métabolisme et le développement de la faune et
la flore, la croissance, la respiration, la composition des tissus végétaux et les mécanismes de
photosynthèse
- La période de basses températures, allant de Novembre à Février, sont à l'origine de l'intensité de
gelées hivernales qui peuvent se traduire par des dégâts végétatifs tels que les nécroses. Donc le mois
le plus froid et le plus rigoureux est celle de Janvier pour l’ensemble des stations pour deux séries
thermiques (1913-1938 et 1990-2014). Avec des températures moyennes comprises entre 6.1°C
(Naâma), 7.14°C (Mécheria), 12°C (Béni Abbès), 9,89°C (Béchar), 4,91°C (El Bayadh), 6,65°C (El-
Kheither)…..
- En revanche, la série des minima connaît une franche augmentation qui touche l’ensemble des mois
de l’année à l’exception du mois d’Août. Cette situation est répercutée au niveau mensuel où le
relèvement des températures fluctue entre 0,3°C à 1,5°C induisant à l’échelle annuelle une
augmentation moyenne de 0,5°C. Pour la station de Béchar la température a évolué de 1,8°C en
période ancienne à 3,15°C en période récente avec une augmentation de 1,96 °C. et pour les autres
stations : Béni Abbès (de 3,5°c à 4,78°c), Aïn Sefra (de -0,3°c à 0,57°c), etc.
- la température dans la région est connue par une augmentation, avec des écarts fluctuant de +0,1°C à
+0,3°C pour les minima et de +0,1°C à 1,9°C pour les maxima. Cette situation montre une
augmentation des températures qui atteint en moyenne +0,7°C à l’échelle annuelle. En revanche, au
niveau des maxima les écarts sont plus importants ce qui donne une valeur moyenne de +0,9°C.

50
Troisième partie Etude Bioclimatique
3.4. Les vents
D’une manière générale dans la région, le régime des vents est très irrégulier. Les vents du
Nord sont généralement secs alors que les vents du Sud amènent les pluies orageuses et le sirocco.
La répartition fréquentielle des vents selon huit directions est illustrée comme suit :

Naâma El Bayadh Béchar

Figure 19. Direction des vents de la région d’étude selon leurs fréquences en %

D’après la figure 19, la répartition fréquentielle des vents selon les directions est illustrée
comme suite :
- dans la région, les vents sont fréquents, s'écoulant dans des directions variables. Leur régime des
vents suit les variations saisonnières, Les vents du Sud sont généralement secs et froids en hiver et très
desséchants en période estivale
- Pour toute l’année les vents qui dominent la région sont de direction Nord-Ouest.; les vents
dominants sont de direction générale Nord (nord, nord-est et nord-ouest), ils représentent : 44% de la
fréquence totale ;

- Dans les hautes plaines steppiques, les vents soufflent avec une vitesse moyenne de 3,69 m/s à
Mécheria, 2,28 m/s à Aïn Sefra, 2,86 m/s à Naâma et de l’ordre de 4,2 m/s à El Bayadh en printemps
comme en hiver. La direction dominantes des vents telle que constatée au niveau des stations de la
région et globalement Sud-Ouest / Nord-Est correspond en fait à l'orientation général du relief.
- Dans la partie montagneuse de l’Atlas Saharien, région aride, les vents ont joué et jouent encore un
rôle primordial dans la dégradation de la végétation et la destruction des sols et l’édification des
systèmes dunaires contraignants. Elle se caractérise par les vents violents qui s’appellent « Sirocco »,
un été chaud et un hiver rigoureux, avec une large variation de température diurne et saisonnière (- 6° à
42° C). La période de chaleur commence pratiquement au premier Juin, pour se prolonger jusqu’au 15
Septembre, avec une acmé du 15 Juillet au 15 Août.

51
Troisième partie Etude Bioclimatique

-Dans partie sud de la région où les vastes étendues des milieux désertiques, le vent atteint des vitesses
considérables lui permettant d'exercer des actions érosives sur le sol. Le vent est un paramètre
climatique qui influe sur le déplacement des fines particules de sable et accentue de ce fait le processus
de désertification et d’ensablement. Les vents sont fréquents d'automne et de printemps sont d'une
grande violence, en particulier aux mois de Mars et Avril sous forme de tempêtes de sables. Les vents
dominent sont Nord et Sud-Ouest. Les vents changent de direction selon les saisons : en Printemps ; ils
soufflent de l'Est puis continuent leur évolution pour devenir des vents Sud-Sud-Ouest, en Automne ;
ils soufflent Nord-Nord-Ouest, ainsi que en Eté ; ils soufflent entre Nord-Est et Sud, le sirocco, il crée
un temps pénible à supporter et nuisible aux cultures. En fin en’ Hiver ; ils soufflent entre Sud-Ouest et
Nord. En hiver, le vent souffle d’une part du Nord et du Nord Est, d’autre part du Nord-Ouest et du
Sud-Ouest, celui du Nord Est étant le vent dominant. En été, les vents les plus fréquents sont ceux du
Sud (sirocco).
3.5. Les indices bioclimatiques
3.5.1. La Continentalité Thermique
Tableau 16. La Continentalité Thermique des stations des stations d’étude
Stations Périodes M (°C) m (°C) M – m (°C) Continentalité Thermique
1913-1938 39,9 1,8 38,1 Climat continental
Béchar
1990-2014 40,7 3,15 37,55 Climat continental
1913-1938 42,9 3,5 39,4 Climat continental
Beni Abbès
1990-2014 44,28 4,78 39,5 Climat continental
1913-1938 35,1 1,5 33,6 Climat semi-continental
Mecheria
1990-2014 36,78 1,49 35,29 Climat semi-continental
1913-1938 - - - -
Naâma
1990-2014 36,8 0,32 36,48 Climat continental
1913-1938 37,6 -0,3 37,9 Climat continental
Aïn Sefra
1990-2014 38,34 0,57 37,77 Climat continental
1913-1938 33.5 -1.8 35,3 Climat semi-continental
El Bayadh
1990-2014 34,88 -0,35 35,23 Climat continental
1913-1938 34.99 0.77 34,22 Climat semi-continental
El Kheither
1990-2014 37,08 0,39 36,69 Climat continental
1913-1938 38,6 0,5 38,1 Climat continental
El Abiodh Sidi Cheikh
1990-2014 37,4 2,3 35,1 Climat continental

L’analyse comparative des deux séries (1913-1938 et 1990-2014) enregistrées au niveau des
stations (Tab.16), nous montre que :
- la région connaît un régime thermique contrasté, de type continental. En effet, l’amplitude thermique
annuelle des températures moyennes est de 30°C à 40°C selon le gradient orographique Nord-Sud.
- la continentalité persiste dans l’ensemble des stations qui se trouvent au niveau de l’Atlas saharien.
- La région se caractérise, dans ce contexte, par une amplitude thermique diurne importante du fait du
régime continental que subit l’ensemble du territoire.

52
Troisième partie Etude Bioclimatique
- L’écart saisonnier moyen peut atteindre plus de 30°c, favorisant ainsi la dégradation du sol par la
décontraction des roches friables en matière d’érosion sous les formes de l’érosion éolienne et
hydrique.
- le régime thermique est également fortement influencé par l’altitude.
3.5.2. L'Indice d'aridité de De Martonne
Le tableau ci-après montre la température moyenne annuelle, les précipitations moyennes
annuelles et l'indice d'aridité calculé pour les stations sur les deux périodes.
Tableau 17. L'indice d'aridité de De Martonne
Stations Périodes P (mm) T° moyenne Indice de De Martone Type de climat
1913-1938 79 20,25 2,61 Hyper-aride
Béchar
1990-2014 111,83 22,21 3,47 Hyper-aride
1913-1938 32,1 22,81 0,98 Hyper-aride
Beni Abbès
1990-2014 42,49 24 1,25 Hyper-aride
1913-1938 278,1 15.9 10,7 Semi-aride
Mecheria
1990-2014 243,10 16,65 9,12 Steppique
1913-1938 - - -
Naâma
1990-2014 218,75 16,38 8,29 Steppique
1913-1938 192 15.50 7,53 Désertique
Aïn Sefra
1990-2014 199,63 17,66 7,22 Désertique
1913-1938 326 13.7 13,8 Semi-aride
El Bayadh
1990-2014 283,86 15,48 11,1 Semi-aride
1913-1938 208 12,29 9,33 Steppique
El Kheither
1990-2014 243,68 16,56 9,17 Steppique
1913-1938 129 17,75 4,65 Hyper-aride
El Abiodh Sidi Cheikh
1990-2014 138 17,74 4,97 Hyper-aride

L’analyse comparative du tableau (17) de l’indice d’aridité de De-Martone entre les deux
périodes nous permet d’avancée que :
- La région d’étude est fortement marquée par l’aridité croissante qui s’accentue du Nord au Sud. Cela
provient de la sécheresse induite par l'abaissement des précipitations et l'augmentation des
températures minimales et maximales (cas de l’année 2001, pluviométrie est de 100mm à El Bayadh,
13mm à Béchar, 60mm à Aïn Sefra…).
- les valeurs de l’indice d’aridité obtenues sont respectivement de 8 et 13,8 suite de la situation des
stations ; de l’espace steppique (El Bayadh, El Kheiter, Mécheria et Naâma) traduisant un climat
semi-aride à steppique. Dans les stations qui se trouvent dans la partie centrale de la région, Atlas
saharien (Aïn Sefra, Béchar) l’indice est respectivement est de 7,53 et traduit un climat de type
désertique. Pour les autres stations qui sont situé dans la partie sud (El Abiodh Sidi Cheikh et Béni
Abbès), l’indice d’aridité est de 0,98 et 4,97 traduisant un climat de type hyper-aride.

53
Troisième partie Etude Bioclimatique

- du point de vue thermique, cet indice apparait actuellement entre -2 et 3,7°C, ceci coïncide avec les
étages de végétation Méso et thermo-méditerranéen. Ses limites climatiques correspond à la limite du
l’aire de répartition des groupements à Pistacia atlantica. Cette aire présente une extension verticale
décroissante entre la partie centrale (hautes plaines steppiques) et ses extensions vers les monts de
l’Atlas saharien.
3.6. Synthèse climatique
3.6.1. Le quotient pluviothermique
Les températures moyennes annuelles, les précipitations moyennes annuelles, et les quotients
pluviométriques calculés (Q2 et Q3) sont présenté dans le tableau suivant :
Tableau 18. Valeurs du quotient pluviométrique

Stations Périodes P(mm) M (°C) m (°C) Q2 Q3 Étage bioclimatique


1913-1938 79 39,9 1,8 7,06 7,11 Saharien moyen à Hiver Doux
Béchar
1990-2014 111,83 40,7 3,15 10,1 10,2 Saharien moyen à Hiver Doux
1913-1938 32,1 42,9 3,5 2,75 2,79 Saharien Inférieur à Hiver Frais
Béni Abbès
1990-2014 42,49 44,28 4,78 3,62 3,69 Saharien Supérieur à Hiver Doux
1913-1938 278,1 35,1 1,5 28,4 28,4 Aride Supérieur à Hiver Frais
Mécheria
1990-2014 243,10 36,78 1,49 23,6 23,6 Aride Supérieur à Hiver Frais
1913-1938 - - -
Naâma
1990-2014 218,75 36,8 0,32 20,6 20,6 Aride moyen à Hiver Frais
1913-1938 192 37,6 -0,3 17,4 17,4 Saharien Supérieur à Hiver Froid
Aïn Sefra
1990-2014 199,63 38,34 0,57 18,1 18,1 Saharien Supérieur à Hiver Frais
1913-1938 326 33.5 -1.8 32 31,7 Semi-Aride Supérieur à Hiver Froid
El Bayadh
1990-2014 283,86 34,88 -0,35 27,8 27,6 Aride Supérieur à Hiver Froid
1913-1938 208 34.99 0.77 20,9 20,8 Aride moyen à Hiver Frais
El Kheither
1990-2014 243,68 37,08 0,39 22,8 22,8 Aride Inférieur à Hiver Frais
El Abiodh 1913-1938 129 38,6 0,5 11,6 11,6 Saharien Supérieur à Hiver Frais
Sidi Cheikh 1990-2014 138 37,4 2,3 13,4 13,5 Saharien Supérieur à Hiver Frais

Les quotients sont inversement proportionnels à l’aridité, ce climagramme nous permet de


déterminer les étages bioclimatiques et les variantes thermiques (Fig.20).

54
Troisième partie Etude Bioclimatique

Q2

Figure 20. Variation des Climagramme pluviothermique d’Emberger des stations d’étude

La lecture comparative du Climagramme pluviothermique (tab.17 et fig.20) montre que :


- Qu’il existe très peu de différence entre les quotients pluviothermiques de l’ancienne période et les
quotients pluviothermiques de la nouvelle période.
- La modification du taux du Q2 par rapport à l’ancienne période ce qui a pour conséquent le décalage
de l’étage bioclimatique du Saharien supérieur inférieur vers le Saharien moyen (cas de Béchar).
- Le passage de la variante Douce (période ancienne) à la variante fraiche (période récente) pour les
deux stations du Béchar et Béni Abbès.

55
Troisième partie Etude Bioclimatique

- Changement (Déplacement et variation) des étages bioclimatique des stations de la région. Ce type de
changement climatique provoque sans doute aussi un changement de formation végétale. Par exemple
la station d’Aïn Sefra se déplace de l'étage aride inférieur à hiver froid en période ancienne vers l'étage
saharien supérieur à hiver frais en période récente. La station de Béni Abbès est déplacée de l'étage
saharien à hiver frais en période ancienne vers l'étage saharien à hiver doux en période récente. La
station de Mécheria déplace de l'étage aride moyen à hiver frais en période ancienne vers l'étage aride
inférieur à hiver frais en période récente. La station d’El Bayadh est déplacée de l’étage semi-aride
moyen froid en période ancienne vers l’étage aride supérieur à hiver froid en période récente.
Pour la station d’El Abiodh Sidi Cheikh est évoluée de l'étage à saharien moyen vers saharien moyen
en période récente vu l'augmentation des précipitations de 129 mm en période ancienne à 138 mm en
période récente.
Malgré la variation climatique des différents paramètres (Q2, M, m et P), on constate une
meilleure adaptation des groupements à Pistacia atlantica dans la région d’étude où le Q2 est comprise
entre 7,45 et 32 avec une température minima moyenne varie de -1,8 à 2,3.
3.6.2. Diagrammes Ombrothermiques de Bagnouls et Gaussen :
L’analyse des différents courbes ombrothermiques (fig.21) des stations comparées entre les deux
périodes (1913-1938 et 1990-2014), nous permet de tirer les conclusions suivantes :
- Une période de sécheresse varie de 5 à 7 mois ou plus (du mois de Juin jusqu’à Septembre) dans les
stations de la partie nord de la région (plaines steppiques : El-Kheither, El Bayadh, Mécheria &
Naâma). En revanche, dans la partie centrale de la région (Atlas saharien : El Abiodh Sidi Cheikh, Aïn
Sefra)), elle présente une période de sécheresse assez prolongée qui varie de 10 à 11 mois (du mois de
Mars jusqu’à la fin du mois de Novembre). Dans les autres de stations de la partie sud de la région
(domaine saharien : Béchar, Béni-Abbès), la période s’étale presque toute l'année ceci s'étend depuis
plusieurs années due à son climat aride.
- Une période humide est assez courte ; elle varie de 4 à 6 mois pour les stations de l’espace steppique,
de 1 mois pour les stations de l’espace montagneux atlasique et nulle pour les stations du domaine
saharien.

56
Troisième partie Etude Bioclimatique

57
Troisième partie Etude Bioclimatique

Conclusion
La région d’étude ne bénéficie pas de conditions climatiques favorables. Elle reçoit
annuellement une moyenne inférieure à 300 mm de pluies dans la partie nord de la région (plaines
steppiques), de 100 à 200mm dans partie centrale (Atlas saharien) et de moins de 100mm dans la partie
sud (domaine saharien), ce qui explique son appartenance à l’étage bioclimatique aride à saharien.
Les données climatiques des stations de la région d'étude nous a permis d’observer l'évolution
spatiotemporelle sur un gradient Nord-Sud qui dépend des phénomènes parfois irréversibles comme
l’aridité et la désertisation.
La synthèse bioclimatique de différents paramètres climatiques selon la latitude et l’orographie,
nous permet de tirer les conclusions suivantes :
- Climat est du type méditerranéen pour l’ensemble des stations météorologiques de la région d’étude ;
pluvieuse en hiver et sec en été.
- La région correspond à une aridité croissante plus ou moins nuancée selon l’orographie, l’étagement
du relief et la capacité des substrats à retenir les eaux de précipitations. Contrairement au climat rude
des hautes plaines, Climat des zones de montagnes est moins aride. Le facteur orographique est à
l’origine du relèvement des précipitations dans la région.
- la pluviosité annuelle faible et de plus en plus irrégulière celle-ci est variable non seulement d’une
année à une autre mais, aussi dans sa répartition entre les différent mois. Cette faiblesse des
précipitations combinée à l’action des vents secs activent efficacement l’évaporation (dessèchement
des sols) et à l’aridité du sol.
- des températures excessivement froides en hiver, accompagnées de gelées fréquentes et de chutes de
neige, et des températures très élevées en été, accompagnées d’un faible taux d’humidité. Les
températures augmentent et soulignent une sécheresse estivale toujours plus longue, accentuée encore
par les caractères de continentalité. Ces températures extrêmes découlent des écarts thermiques
brusques et importants, peuvent être à l’origine de dégradation du couvert végétal.

58
Chapitre II :
Étude édaphique
Troisième partie Etude édaphique
Chapitre II
Etude édaphique
Introduction
Le sol est une formation de surface (épaisseur de 10 cm à 150 cm), à propriétés
essentiellement dynamiques, souvent différenciée en couches distinctes, à constituants minéraux
et/ou organiques généralement meubles, résultant de la transformation d'une roche-mère sous
l'influence de divers processus physiques, chimiques et biologiques et différents de cette roche-mère
par certains caractères morphologiques, physiques, chimiques et biologiques (Marcel, 2005).
Les études édaphiques sur la région méditerranéenne sont nombreuses, il convient de citer
les travaux : Ozenda (1954) ; Djebaili (1978) ; Pouget (1980) ; Benabadji et al., (1996, 2004) ;
Bouazza et al., (2004) ; Lahouel (2013), etc. Ces études ont défini les caractéristiques
fondamentales physiques, chimiques et biologiques des sols en relation avec la végétation.
La répartition des sols de la région d’étude sont très diversifiés selon :
- La diversité unités géomorpholologiques (Djebels et affleurements rocheux, des terrasses récentes,
épandages de débordement, chenaux d'oueds alluvionnés, les cuvettes de décantation des eaux de
crues, dayas et formations éoliennes, etc.).
- Les conditions particulières de texture et de bilan d'eau (submersion temporaire) déterminent une
végétation de type sub-azonal adaptée à ce milieu particulier.
- la présence des dalles, croûte ou encroûtement calcaire à moins de 30-50 cm de profondeur sur les
bas versants, hamada.
La méthode utilisée consiste, dans un premier temps, à étudier les caractéristiques générales
des sols rencontrés et d’en dégager les principales grandeurs statistiques concernant la
granulométrie, la teneur en calcaire et les profondeurs d’apparition de la base des différents
horizons. Puis, dans un second temps, de hiérarchiser et de classifier les groupes d’horizons selon
leur constitution granulométrique en utilisant les méthodes de l’A.C.P. et de la C.A.H. combinées.
Ainsi, la C.A.H. nous permettra de distinguer les groupes d’horizons et de visualiser leur
comportement selon les axes les plus représentatifs de l’A.C.P. (Chéry et al., 1999 ; Ababou et al.,
2009). Nous nous appuierons alors sur le plan principal de l’ACP pour résumer et classifier
l’information recueillie.
Ensuite, nous comparerons les caractéristiques granulométriques des différents groupes
d’horizons ainsi obtenus et nous verrons si ces groupes sont significativement différents par des
tests de comparaisons de moyennes. Enfin, l’étude des squelettes granulométriques de différents
groupes d’horizons de manière à conclure sur l’origine de la différenciation de la partie la plus fine
de leur granulométrie (Chéry et al., 1999).

59
Troisième partie Etude édaphique
L’étude du sol a pour objectif essentiel la détermination des facteurs édaphiques
susceptibles d‘exercer un rôle fondamental sur la répartition des végétaux dans la zone.
L'étude édaphique est d'une grande importance, elle nécessite un matériel permettant le
prélèvement des échantillons pour la description du profil. Elle a pour objectifs de :
- Pouvoir comprendre la relation sol et groupements à Pistachier de l’atlas afin d’expliquer la
distribution actuelle de ces groupements ;
- discuter sur la base d’un ensemble d’analyses granulométriques ;
- décrire et analyser les substrats de la végétation des groupements à P. atlantica de nos stations
d’étude ;
- faire une comparaison entre les substrats ;
- interpréter la relation sol-végétation et leur relation avec la dégradation ;
- préciser les caractéristiques du sol et de son environnement immédiat (topographie en particulier)
qui exercent une influence déterminante sur la répartition des espèces dans les communautés
végétales. Par exemple des psammophytes (Aristida pungens, Thymelea microphylla, Retama retam
…) sont liées à la texture sableuse des horizons de surface et aux apports d’origine éolienne. Ainsi
des espèces (Atriplex halimus, Atriplex glauca, Suaeda fruticosa, Frankenia thymifolia, Salsola
sieberi et Salsola vermiculata) halophytiques occupent des milieux salins (chott, sebkha) ;
- montrer l’influence exercée par la végétation sur les processus actuels de pédogenèse en milieu
saharien.
Pour connaître les facteurs de fertilité, il est nécessaire d'effectuer des analyses du sol au
niveau des terrains où se répartit le pistachier de l’Atlas, afin de réunir, dans la mesure du possible,
les conditions favorables à son développement.
L'analyse du sol est importante pour deux raisons :
 du point de vue physique, elle nous renseigne sur la nécessité de caractériser la nature du sol en
tenant compte du climat.
 du point de vue chimique, elle nous renseigne sur la richesse du sol en éléments organiques et
minéraux.

60
Troisième partie Etude édaphique
1. Méthodologie
Dans le cadre de cette étude, la démarche utilisée comporte quatre étapes importantes
(Fig.22):
Documents

- Documents cartographiques :
Analyse des - Documents bibliographiques Cartes topographiques,
(étude, mémoire, thèse...) Cartes des sols,
documents de base Cartes d’occupation des sols,
Cartes géologiques.

Choix des stations d’étude

Collecte des données Echantillonnage du sol

Choix de l’implantation des profils pédologiques représentatifs au sein des


groupements à Pistacia atlantica
Prospection de
terrain
Zone A : Béchar Zone B : Naâma Zone C : El-Bayadh

4 stations 4 stations 4 stations


- Bou Yala - Hajaj - Messied
- Bou Ayech - Haraza - Guetta
- Djedida - Ouarka - Hanntouzah
- Oum Chegag - Gâaloul - Boussemghoun

24 profils pédologiques

86 échantillons du sol

Les échantillons du sol

Séchage Broyage Tamisage


Analyse au
laboratoire
Analyse
Physique Chimique

- Granulométrie - pH
- Couleur - CE
- CEC
- MO

Traitement statistiques (corrélation & régression)


Traitement des
données
CAH XLStat ACP

Interprétation

Figure 22. Démarche méthodologique

61
Troisième partie Etude édaphique
1.1. Étape 1 : Analyse des documents de base
Cette étape est effectuée au bureau précédant le travail du terrain pour consulter de divers
documents existants selon la disponibilité sur la région d’étude:
-Bibliographiques (ouvrages de référence, thèses, mémoires, monographies)
- Cartographiques (topographiques, localisation, géologiques, pédologiques, photographies
aériennes …).
Au cours de cette étape, nous avons :
- collectés des données et informations de base disponibles sur les caractéristiques techniques et les
spécificités de la région d’étude.
- Exploiter et synthétiser les données récoltées de différentes sources, documents administratives et
académiques (rapports internes, explications orales et mémoires).
A propos de cette étape préliminaire des documents:
1) un résumé succinct de tous les documents consultés (bibliographie),
2) une délimitation du territoire en unités de pédopaysage par interprétation
Cette étape inclut aussi l'établissement d’un plan général qui guidera la démarche de l'étape
suivante et qui comprend :
1) la localisation des profils pédologique,
2) la distribution de quelques points d'observations
3) la sélection des transects.
1.2. Étape 2 : Prospection pédologique
Le sol est une partie de l'écosystème. Mais c’est un des piliers essentiels pour l’existence des
groupements à P. atlantica.
Elle consiste en une prospection sur le terrain, une prospection de reconnaissance afin de
mieux connaître le terrain, et d'avoir une idée générale, lors de cette étape nous avons choisir
l'emplacement, et en suite la réalisation des profils pédologiques, à la cour de cette réalisation, un
certain matérielle est nécessaire (Une tarière, une pelle, une pioche, une bêche, un marteau, une
truelle pour rafraîchir la coupe, des sachets en plastiques pour récupérer les échantillons, Munsell
Soil Color Chartes).
Les informations recueillies lors de l'étape documentaire sont à la base de l’organisation des
différentes expertises de terrain.
La base des données pédologique a été complétée par des prospections de terrain réalisées
principalement pour accomplir et détailler l’information pédologique au niveau de la région
d’étude.

62
Troisième partie Etude édaphique
L'approche scientifique de prospection des sols est qu'il existe une relation étroite entre la
distribution des sols et la physionomie des terrains exprimée en termes de formes topographiques et
des groupements à P. atlantica.
Après la délimitation de l’aire, par le biais d’un GPS de navigation de type Garmin, nous
avons établi un plan, par l’utilisation du logiciel Arc-GIS, sur lequel nous avons définis un plan
d’échantillonnage selon une grille régulière, afin de positionner les points de prélèvements des
échantillons de sol.
La technique des transects aléatoires convenait parfaitement pour fournir une base statistique
à la caractérisation de la variabilité des descripteurs pédologiques en fin de prospection. Cette
technique devait donc être adaptée à la démarche expérimentale suivie.
1.2.1- Echantillonnage du sol
Une visite de reconnaissance de terrain a été réalisée et ce, avant l’exécution du plan
d’échantillonnage afin d’évaluer son adéquation avec la réalité du terrain. Cette opération est une
étape indispensable pour la détermination de l’itinéraire de l’échantillonnage.
La stratégie d’échantillonnage à mettre en place pour procéder à l’investigation des sols est
beaucoup plus guidée par la nature des informations recherchées. Cependant l’échantillonnage des
sols ne consiste pas seulement à prélever une certaine quantité de sol et à l’analyser au laboratoire,
mais il doit répondre à une nécessité liée au contexte du site et à son occupation (Laperche et al.,
2004).
La technique d’échantillonnage consiste alors à sélectionner systématiquement un certain
nombre de profils sur le long de transects aléatoirement et d'en vérifier la fiabilité de l'information
pédologique. Il est pour objectif de caractériser les descripteurs analytiques,
L’échantillonnage des sols a été réalisé à partir de 24 fosses pédologiques réparties dans la
région d’étude (Fig.23). Sur chaque échantillon préalablement tamisé à 2 mm, ont été réalisées une
analyse granulométrique (en 3 fractions) et une mesure de la teneur en calcaire total.
Les échantillons du sol ont été prélèves a partir d’un profil pédologique de 1m de plus décrit
selon la méthode de Baize et Jabiol (1995). Le profil composé de 3 à 5 horizons différents (H1, H2,
H3, H4, H5). Pour chaque horizon nous avons prélève un échantillon dans des sachets étiquetés. On
transporte les échantillons au laboratoire pour faire les analyses.
C’est l’étape la plus importante car la qualité des résultats d’analyses obtenus au laboratoire
dépendra de la représentativité des échantillons prélevés sur terrain.
Pour notre cas, la méthode systématique portant sur l’ensemble de la région est préférable, cette
méthode qui nécessite la réalisation d’un grand nombre de prélèvements et d’analyses se trouve
allégée par l’utilisation d’outils analytiques portables ou par les données des études historiques du
site suivant ainsi l’homogénéité ou l’hétérogénéité du site.
63
Troisième partie Etude édaphique
Plusieurs facteurs peuvent être pris en considération, pour la réalisation de cette opération, tels
que le substrat géologique, les lithosols, la géomorphologie, l’occupation des sols et la végétation.
En outre la méthode systématique a l’avantage d’offrir une couverture spatiale exhaustive alors
on évite de passer à côté d’une ou de plusieurs informations intéressantes ainsi que la simplicité de
mise en place. Elle se fait selon une grille régulière et strictement respectée suivant un intervalle
constant appelé le pas du système pour maintenir une densité suffisante (Michinov, 2004 et Long,
1974).
1.2.2. Choix des profils
L’échantillon doit être composé d’un certain nombre de prélèvements élémentaires dans une
zone présumée homogène sur une couche d’épaisseur choisie et de profondeur donnée ; ce
prélèvement est appelé horizon qui est une couche du profil à propriétés particulières plus ou moins
différentes des autres couches.
Les échantillons de sols portent sur les 24 fosses pédologiques (Tab.19) réparties sur
l'ensemble des stations d’étude où sont répartis les groupements à P. atlantica sont localisés sur le
territoire de nord de Béchar (Béni Ounif, Béchar et Lahmar), sud et ouest de Naâma (Aïn Séfra et
Aïn Ben Khellil), et la partie sud et ouest d’El Bayadh. Afin d'obtenir une représentativité des
stations retenues, nous avons utilisé une méthode d'échantillonnage aléatoire associée à une
méthode statistique.
Le choix d’implantation des profils pédologiques est basé sur les critères suivants :
 Les fosses pédologiques ont été creusées au sein des groupements à Pistacia atlantica au
niveau de la rhizosphère.
 La position géomorphologique de la région.
Tableau 19. Présentation des fosses pédologiques dans les stations d'étude.
Zone Station Commune Daïra Altitude (m) Profils
01 Bou Yala Béni Ounif Béni Ounif 840 02
02 Bou Ayech Béni Ounif Béni Ounif 780 02
Béchar
03 Djedida Béchar Béchar 724 02
04 Oum Chegag Mougheul Lahmar 960 02
05 Hajaj Aïn Sefra Aïn Sefra 950 02
06 Ouarka Aïn Sefra Aïn Sefra 1150 02
Naâma
07 Haraza Sfissifa Sfissifa 1400 02
08 Gâaloul Aïn Ben Khellil Mécheria 1130 02
09 Boussemghoun Bousmghoun Bousmghoun 822 02
10 Hanntouzah El-Biodh S Chikh El Biodh S Chikh 960 02
El-Bayadh
11 Messied Ben Amar Boualem 990 02
12 Guetta Ben Amar Brézina 972 02
Total 12 24

64
Troisième partie Etude édaphique
1.2.3. Etude des sols
Pour étudier des couvertures pédologiques, il est indispensable de creuser des tranchées, des
fosses ou simplement de prélever des carottes au moyen d'une tarière.
L’étude des sols à été effectuée, entre 15 mars et 15 Mai l’année 2015. Ces profils ont servi
à la description des sols et le prélèvement des échantillons afin de déterminer leurs caractéristiques
physico-chimiques.
Pour chaque horizon, délimité, des échantillons de sol ont été prélevés, en commençant par
les horizons sous-jacents, vers les horizons de surface, pour éviter de contaminer les échantillons
issus des horizons de profondeur.
Chaque échantillon recueilli est mis dans un sachet en plastique qui porte un code relatif à
l’horizon et au profil aux quels il correspond, puis transporté au laboratoire, là tous les échantillons
sont préparés en vue des analyses :
- par un séchage à l'air, en salle, est préférable (2 à 4 jours) séchage lent qui seul peut
conserver au sol ses propriétés.
-Par tamisage à 2 mm, séparant la terre fine de la fraction grossière, la terre fine est mise
dans des sachets en plastique portant un code relatif à l'horizon et au profil, c'est sur celle terre fine
qu'on a réalisé une série d'analyses physico-chimiques.
Les échantillons de sol prélevés ont été codés et mis dans sachets en plastique bien fermés,
pour les analyses. Les analyses ont été effectuées au :
 Laboratoire de pédologie de notre faculté,
 Laboratoire des Travaux Publics de l'Ouest (L.T.P.O.) de Tlemcen,
 Laboratoire de la Station d’Observation, Direction de l’Environnement Wilaya de Naâma,
 Institut National des Sols, Irrigation et Drainage (I.N.S.I.D.) d’El Matmar (Relizane).
Ces analyses permettent de vérifier les observations de terrain et facilitent la classification des
sols.
1.3- Etape 3 : Prélèvement et Analyses
L’emplacement du prélèvement a été choisi au sein des stations. Les prélèvements des
échantillons ont été effectués pour un niveau situé entre (0-100 cm) de profondeur.

65
Troisième partie Etude édaphique

Messied
23 24
Gaaloul Guetta
14 15 21 22
Hanntouzah
Ouarka 19 20
Haraza 13 Boussemghoun
11 10 Hajaj 14
17 18
09 10

Oum chegag
Bou Ayech
08 07
04 03
Bou Yala
Djedida 02 01
05 04

Légende :
23 Numéro de profils Transect

Aire de répartition des groupements à Pistacia atlantica

Figure 23. Carte de localisation des fosses pédologiques dans la région d’étude

66
Troisième partie Etude édaphique
1.3.1. Description des profils
La composition granulométrique de 86 horizons a été déterminée au laboratoire. Ces
horizons étaient issus de 24 fosses pédologiques réparties dans l’aire d’étude.
Tableau 20. Localisation des points de prélèvement des échantillons des profils
N° Zone Station N° du Nombre Profondeur Altitude Z
Latitude X Longitude Y
Profil d’horizons (cm) (m)
01 P1 3 34 N31°59’34,96’’ W001°31’22,71’’ 910
Bou Yala N32°00’02,40’’ W001°32’06,60’’ 917
02 P2 3 44
03 P3 3 52 N32°00’14,44’’ W001°38’31,70’’ 953
Bou Ayech N32°00’47,44’’ W001°38’37,79’’ 965
04 P4 3 80
Béchar N31°49’02,03’’ W001°45’39,62’’ 756
05 P5 3 52
Djedida N31°48’02,44’’ W001°44’57,13’’ 744
06 P6 3 64
07 P7 3 73 N32°04’44,85’’ W002°16’10,05’’ 975
Oum Chegag N32°04’47,32’’ W002°16’17,74’’ 976
08 P8 3 80
09 P9 3 26 N32°43’40.7’’ W000°25’20.3’’ 1027
Hajaj N32°37’43.8’’ W000°23’21.9’’ 959
10 P10 4 40
11 P11 4 80 N 32°48’44,8’’ W000°13’50,2’’ 1135
Ouarka N32°49’03.8’’ W000°13’50.8’’ 1146
12 Naâma P12 3 54
13 P13 4 75 N 33°01’08,0’’ W000°36’30,6’’ 1297
Haraza W000°40’43.9’’ 1331
14 P14 3 51 N32°00’57.0’’
15 P15 4 70,5 N 33°24’29,5’’ W000°55’50,8’’ 1117
Gâaloul N 33°23’26,1’’ W000°57’38,8’’ 1120
16 P16 5 62,5
17 Messied P17 4 48 N 33°19’35,9’’ E001°37’06,3’’ 990
18 P18 5 86 N 33°19’36,0’’ E001°37’18,2’’ 995
19 P19 4 80 N 33°15’32,6’’ E001°37’00,5’’ 973
Guetta N33°15’33.2’’ E001°37’01.4’’ 970
20 El- P20 3 68
21 Bayadh P21 3 47 N 33°02’29,0’’ E001°02’04,0’’ 959
Hanntouzah N 33°02’40,2’’ E001°02’16,6’’ 961
22 P22 4 80,5
23 P23 4 59 N 32°33’12,5’’ E000°01’38,5’’ 831
Boussemghoun N 32°46’40,7’’ E000°00’05,6’’ 938
24 P24 5 92
Total 3 12 24 86

Quant à la description morphologique des horizons de chaque solum, nous avons retenu les
caractéristiques suivantes :
 Epaisseur (cm).
 Humidité.
 Couleur (Munsell Soil Color Charts).
 Texture.
 Structure.
 Eléments grossiers (dimension, nature, abondance).
 Racines (présence, taille, nature).
 Limite entre les horizons.

67
Troisième partie Etude édaphique

Station de Bou Yala Station de Bou Ayech Station de Djedida

Station d’Oum Chegag Station de Hajaj Station de d’Ouarka

Station de Haraza Station de Gâaloul Station de Messied

Station de Guetta Station de Hanntouzah Station de Boussemghoun

Cliché Benaradj A.
Figure 24. Les fosses pédologiques dans les stations d’étude
1.3.2. Analyses au laboratoire
Les échantillons de sols ont été séchés à l'air libre, broyés et tamisés à 2 mm, pour obtenir de
la terre fine qui va servir à toutes les analyses physiques, physico-chimiques, chimiques.
Une fois les échantillons de sol séchés, broyés et passés sur des tamis à maille carrée de
2mm, nous avons procéder aux mesures de la granulométrie, du pH, du calcaire, du carbone, de la
conductivité électrique (CE) des cations échangeables et des sels solubles.

68
Troisième partie Etude édaphique
Tout d’abord les échantillons de sol ont été séchés à l’étuve à 105°C, pendant une nuit. La
différence entre le poids avant et après le séchage exprime la teneur en eau de l’échantillon initial.
[Link]- Analyses physiques du sol
- L'analyse granulométrique a été réalisée par la méthode à la pipette de Robinson. Elle
consiste tout d’abord à détruire la matière organique à l’eau oxygénée (H2O2) et à disperser l’argile
par l’héxamétaphosphate de sodium. La texture du sol est ensuite déterminée les différents
pourcentages (%) des particules du sol (Argile, Limon et Sable), en séparant les fractions
granulométriques: les limons grossiers (20 à 50 μm) et limons fins (2 à 20 μm) ; les argiles (0 à 2
μm), les sables fins (50 -200μm) et sables grossiers (200-2000μm).
- détermination de la couleur du sol est déterminée par référence à un code international de
couleur ; le code Munsell (Munsell Soil Color Chart).
[Link]- Analyses chimiques du sol
- La mesure du pH a été effectuée par un pH-mètre, avec un rapport sol – eau est de 1/2.5. La valeur
du pH (acidité effective) des échantillons de sols a été obtenue par la méthode électrométrique au
pH-mètre avec une électrode en verre.
- La mesure de la conductivité électrique de l’extrait dilué au 1/5(CEd) exprimée en µS/cm, a été
effectuée avec un conductimètre, avec un rapport sol-eau de 1/5;
- la mesure de la conductivité électrique de l’extrait de la pâte saturée (CEps) exprimée en dS/m ;
- Le dosage du calcaire total (en %) a été réalisé par le calcimètre Bernard ;
- Le carbone organique (en [Link]-1) : dosage par la méthode Ane ;
- La matière organique : déterminé par dosage du carbone organique en appliquant la formule
(MO% = C *1,72).
1.4. Traitement des données
Notre travail a été motivé par une analyse des composantes principales (ACP) afin de
corréler les paramètres entre eux, pour mieux appréhender la relation sol et groupements à Pistacia
atlantica.
Cette analyse positionne d’une part les variables entre elles de façon à les mettre en
évidence, et d’autre part, elle permet de positionner les individus entre eux. Deux points proches
auront donc des caractères similaires.
Les paramètres édaphiques sont déterminés pour chacune des 12 stations retenues dans
notre étude : Altitude (m), Profondeur (cm), granulométrie (Argile (%), Limon (%), Sable (%)), pH,
CaCO3 (%), CE (µS/cm), Salinité (mmhos) M. O. (%) et l’Humidité (%).
L’ensemble des traitements numériques a été réalisé à l’aide des logiciels Xlstat v 2016 et
Statistica.

69
Troisième partie Etude édaphique
Trois types de traitements statistiques ont été réalisés :
- des traitements statistiques "classiques" (moyenne, écart-type, médiane…) et des histogrammes
qui permettent de présenter de façon synthétique les données.
- une analyse en composantes principales (A.C.P.)
- une classification ascendante hiérarchique (C.A.H.).

70
Troisième partie Etude édaphique
2. Résultat et interprétation
La répartition de la végétation est influencée par l’interaction complexe d’un ensemble de
facteurs climatiques, édaphiques et l’action anthropique.
En général, les sols steppiques sont squelettiques, c’est-à-dire pauvres et fragiles à cause de
la rareté de l’humus et de leur très faible profondeur. Nous trouvons en effet, des sols récents, des
sols dégradés et des sols évolués.
2.1- Analyses physiques
2.1.1- La granulométrie :
Tous les sols étudiés renferment des éléments grossiers en quantités parfois élevées. D’après
les résultats sur la figure ci-après (Tab.A en annexe), nous constatons une différence du point de
vue texture entre les douze stations d’étude.

P : Profil

Station Station Station Station Station Station Station Station Station Station Station Station
Boussem-
ghoun

Béchar Naâma
El Bayadh

Figure 25. Variabilité de la composition granulométrique entre les stations d’étude.

D’après la figure 25, nous constatons une différence entre les stations selon la situation
géomorphologique (relief, altitude, végétation…).
Dans les profils, la fraction argileuse est de 3.5 et 18% dans la première région de Béchar,
tandis que 8.87 et 24.28 % dans la 2ème région de Naâma et enfin de 1,5 et 7.28% dans la 3ème
région d’El Bayadh. Pour la fraction limoneuse, elle est de 10 à 14% (Béchar), 8 à 11% (Naâma) et
19 à 25% (El Bayadh). Ainsi que la fraction sableuse varie entre 80 à 85% dans la zone de Béchar,
(61 à 70%) à Naâma et (60 à 95%) dans la zone d’El Bayadh.

71
Troisième partie Etude édaphique
Nous remarquons que les fractions granulométriques prédominantes sont les fractions
sableuses. Les fractions limoneuse et argileuse sont peu représentées avec une moyenne qui varie
entre 7 et 20%, dans tout le profil. Nous observons, au niveau des horizons profonds, une
diminution de la fraction sableuse. Les horizons seraient sensiblement plus argileux en profondeur.
La texture très grossière et poreuse est bien significative, tous les échantillons sont sableux à
sablo-limoneux ou sablo-argileux. Cette dominance du sable dans les échantillons entraîne une
bonne aération du sol et facilite la pénétration de l’eau de pluie en profondeur, ce qui maintient les
réserves d’eau utilisées par l’espèce pendant la saison sèche.
2.1.2- Triangle de texture
Les compositions granulométriques sont réduites à trois fractions (Argile, Limon et Sable)
exprimées selon le mode « 4 » (donc somme de ces trois fractions =100 %). Il en existe de
nombreux modèles mais le principe est toujours le même ; que le triangle soit équilatéral ou
rectangle, on positionne la composition granulométrique selon les trois fractions.
On peut citer le diagramme U.S.D.A. (12 classes), le diagramme de la carte mondiale des
sols FAO (3 classes) le diagramme belge (7 classes), ainsi que les triangles anglais, néerlandais,
allemand, etc.
Dans notre travail nous avons utilisé le diagramme de textures de l’U.S.D.A.

Figure 26. Diagramme triangulaire des classes texturales de sol des profils pédologiques dans les
stations d’étude d'après les dimensions des particules (U.S.D.A., 1975)

72
Troisième partie Etude édaphique

Une nette prédominance de la texture sableuse apparaît dans l’ensemble des stations d’étude.
Le triangle des textures nous montre que les sols de la région d’étude sont à texture sableuse à
limono-sableuse. La texture dominante est limono-sableuse (LS) ; une texture grossière sablonneuse
dans la plus part des profils surtout dans les horizons de surface.
Par la suite, la formation éolienne correspondant se serait déposée sans subir de
modifications de composition granulométrique. Cette formation éolienne aurait eu pour origine des
formations géologiques moins argileuses et à teneur en limon grossier plus élevée.
Cette dominance est due à des exigences écologiques (Fig.27):
- L’optimum d’argile pour l’espèce étudiée varie entre 7 à 12%
- L’optimum de limon pour l’espèce étudiée varie entre 10 à 20%
- Sable de 70 à 80 %
4 6 4

3 3

2 3 2

1 1

0 0 0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 0 5 10 15 20 25 30 35 40 50 55 60 65 70 75 80 85 90 95 100

Sable (%)
Argile (%) Limon (%) Sable (%)

Argile (%) Limon (%)

Figure 27. Optimum des éléments granulométriques.

La variation texturale peut devenir fine et même très fine en profondeur. La structure
présente alors des caractères vertiques plus accentués. Les caractères vertiques (structure) ne sont
pas très nets. Cependant nous avons considéré qu'il était important de les faire ressortir assez haut
dans la classification pour individualiser les sols de dayas.
Ce sont des sols très perméables favorisant ainsi le développement et l’installation des
espèces: psammophytes (Stipa tenacissima), halophytes (Hammada scoparia) et hygrophytes
(Lygeum spartum et Helianthemum virgatum).

73
Troisième partie Etude édaphique
2.2- Analyses chimiques
2.2.1- Le pH :
Les résultats la figure 28 montrent que le pH oscille entre 7,35 et 8,15.

Béchar
El Bayadh

pH du sol

Naâma

Figure 28. Valeurs du pH de différents profils pédologique réalisés

On voit que le pH est compris entre 8.26 et 8.52 donc un coefficient de variation faible. Ces
valeurs correspondent à une réaction du sol relativement alcaline, caractéristique principale des sols
calcaires et des sols salés des hautes plaines steppiques et de l’Atlas saharien.

2.2.2- Matière organique


Les résultats obtenus indiquent que la teneur en matière organique augmente d'une façon
significative avec la profondeur dans la majorité des profils.
D’après la figure 29, on constate qu’il y a une différence frappante de la teneur en matière
organique entre les différentes stations d’étude. Les sols sont riches en matière organique surtout
dans les stations des dayas (cas d’Oum Chegag, Gâaloul, Hanntouzah, Messied et Guetta).

74
Troisième partie Etude édaphique

Béchar
El Bayadh

Matière organique

Naâma

Figure 29. Variation de la teneur en Matière Organique dans les stations.

Les sols des groupements à P. atlantica sont plus ou moins riches en matière organique dans
les dayas par rapport aux autres stations. La quantité de la matière organique dans les horizons
dépend de l'âge de P. atlantica et du type du cortège floristique, la teneur en matière organique dépasse
partout 3 % et peut atteindre jusqu'à 12,6 % (Fig.30).
4

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
M O (%)

Figure 30. Teneur en matière organique


La quantité et la nature de matière organique fraîche, ainsi restituée au sol, dépendent
largement de la végétation existante. Cette matière organique est leur origine de la litière augmente
avec la présence de la strate arborée telle que le pistachier de l’Atlas (feuilles, fleurs et graines,
système racinaire).

75
Troisième partie Etude édaphique
Cette enrichissement en matière organique s’explique vraisemblablement par l’influence de
l’intense activité biologique qui par brassage a eu pour effet de réduire les différences de
composition. Ainsi cette richesse du sol en matière organique est due au caractère alluvionnaire par
le ruissellement des particules et de la végétation dans ces cuvettes (dépression).
Selon Pouget (1980) la végétation exerce une influence directe sur le sol en lui fournissant
la matière organique, l'un de ses constituants essentiels, que se soit sous forme de litière par la
décomposition sur place du système racinaire.
2.2.3- Le calcaire (CaCO3) :
On observe que les substrats contiennent généralement des quantités en carbonate de
calcium dans les horizons plus proches de la croûte calcaire en profondeur. Le pourcentage moyen
varie entre 2 et 15 %. Ils présentent des accumulations calcaires sous forme d’encroutement.

Figure 31. Taux du calcaire dans les stations d’étude


La teneur en calcaire (CaCO3%) est liée soit à la nature du substrat soit aux différents
apports naturels (Fig.31). Les résultats d’analyses montrent que les teneurs en calcaire varient entre
15.63 et 24.8% avec une moyenne de 19.74%, ce taux augmente avec la profondeur.
La teneur en calcaire varie nettement dans les profils de sol. Nous observons que, dans les
dayas, les sols renferment des quantités très importantes (10 à 20 % de CaCO3) par rapport aux
autres stations. Cette présence se trouve liée aux travaux de labours et l’accumulation des alluvions
par le ruissellement. En plus, le système racinaire de notre espèce joue un rôle de fragmentation et
de désagrégation de la croûte calcaire sous-jacente.
76
Troisième partie Etude édaphique
Si l’on examine maintenant les teneurs en carbonates (CaCO3), on constate que,
contrairement aux variables granulométriques, moyenne et médiane sont nettement différentes (plus
de 50 % des horizons ne sont pas carbonatés). Ceci traduit bien le fait que certaines fosses
présentent des horizons calcaires dès la surface, alors que d’autres fosses révèlent des profils
totalement décarbonatés superficiellement.
Notons que, lorsque le substrat calcaire est proche de la surface (< 30 cm), les horizons sont
carbonatés dès la surface. Il s'agit là très vraisemblablement d'une recarbonatation secondaire à la
suite de la mise en culture.
Les massifs montagneux sont formés de calcaire fissuré, les roches de ces massifs reposent
sur des grès poreux. Ces derniers reposent à leur tour sur des argiles et des marnes (Benest, 1985).
Les meilleurs sols convenant au développement du Pistachier sont bien pourvus en calcaire
(jusqu'à 25-30 %) légers, suffisamment pénétrables aux racines et chauds. L'arbre peut vivre parfois
sur des sols siliceux ou silico-argileux pourvu qu'ils soient bien drainés et ne soient pas absolument
dépourvus de calcaire. Cette exigence en calcaire est cependant caractéristique de l'espèce.
2.2.4- La conductivité électrique
La conductivité électrique dépend de la teneur en électrolytes (Cl, SO4-, CO3-, Na+, Ca++ et
Mg++); le terme salé semble indiquer la prédominance du chlorure de sodium assez souvent.
La conductivité électrique mesurée révèle des sols non salés pour l’ensemble des stations
d’étude, où les mesures effectuées donnent lieu à des valeurs variant entre 0,1 et 0,3µS/cm. A ce
propos, nous avons remarqué que ces valeurs deviennent importantes avec la profondeur du profil.
La salinité reste faible (inférieure à 2 - 3 mmhos) sauf à Messied où les sols sont peu évolués
halomorphes ce qui a favorisé l’installation d’espèces halophytiques (Spergularia salina, Spergula
marginata)
2.3. Traitements des données
2.3.1. Classification Ascendante Hiérarchique (A.C.P.)
Nous avons effectué une classification ascendante hiérarchique (C.A.H.) qui a mis en
évidence 3 grandes classes d’horizons (Tab.21). Ces classes ont été reportées sur le plan 1-2 issu
de l’A.C.P. (Fig.32). Ainsi, nous avons pu visualiser la répartition de ces classes d’horizons selon
les axes 1 et 2 qui représentent à eux deux plus de 68 % de l’information. On constate alors que les
horizons les plus sableux se situent plutôt dans la partie "nord-ouest" du graphique et que les
horizons les moins sableux se placent à l’opposé, en pourcentage de terre fine non calcaire).

77
Troisième partie Etude édaphique

Classe 1

Classe 2

Classe 3

Echantillons

** S : Station, P : Profil, H : Horizon, les chiffres (0-12) : numéro (de la station, du profil et de l’horizons)

Figure 32. Dendrogramme de la C.A.H. de 86 échantillons de 24 fosses pédologiques dans la zone


d’étude

78
Troisième partie Etude édaphique
Cette méthode de classification nous a permis d’identifier les classes suivantes:

Tableau 21. Types des textures de différents échantillons


Classe Echantillons Texture Pourcentage (%)
Classe 1 S08P2H3, S11P1H3, S05P2H4,
S07P1H4, S06P2H3, S11P2H3,
Argilo-limoneuse
S06P1H4, S07P2H5, S11P2H2, 12%
S06P2H2, S08P2H2, S05P2H3
S09P2H1
Classe 2 S06P2H1, S10P2H3, S05P2H1,
S05P1H3, S05P1H2, S12P2H5,
S08P2H1, S04P1H3, S04P2H3,
S09P2H3, S04P2H2, S11P1H2, Sablo-limoneuse 25%
S11P1H1, S09P2H2, S06P1H2,
S07P1H3, S05P2H2, S07P1H2,
S04P2H1, S12P2H1 S12P1H4
Classe 3 S08P1H4, S07P2H3, S04P1H2,
S12P1H1, S12P2H4, S10P2H4,
S10P2H5, S05P1H1, S10P1H4,
S10P1H1, S09P1H4, S12P1H2,
S09P1H1, S09P1H2, S10P1H3,
S10P1H2, S09P1H3, S10P2H2,
S10P2H1, S03P2H1, S02P1H3,
S02P1H1, S06P1H1, S08P1H2,
S08P1H3, S03P2H2, S12P2H3, Sableuse 63%
S07P2H2, S03P1H3, S11P2H3,
S03P1H2, S02P1H2, S01P2H3,
S08P1H3, S07P1H1, S02P2H2,
S12P1H3, S01P2H2, S03P2H3,
S02P2H1, S01P2H1, S11P2H4,
S07P2H4, S02P2H3, S01P1H3,
S04P1H1, S01P1H2, S12P2H2,
S02P1H1 S01P1H1
** S : Station, P : Profil, H : Horizon, les chiffres (0-12) : numéro (de la station, du profil et de l’horizons)

2.3.2. Analyse en Composantes Principales (A.C.P.)

Les résultats suivants ont été obtenus par une A.C.P. effectuée sur la matrice des
corrélations.
Nous avons un premier axe factoriel représentant à lui seul 35,37% (facilement identifié) de
la variabilité totale. Il est suivi ensuite par trois autres axes avec respectivement des inerties de
27,38%, 11,06% et 10,26%.
L’A.C.P. et plus particulièrement l’étude des plans 1-2 et 1-3 (espace des individus) permet
la distinction de plusieurs groupes d’horizons. En étudiant de plus près ces groupes, on constate la
présence d’un ensemble d’horizons fortement éloigné sur l’axe 1 et qui représente les individus les
plus calcaires (Fig.33).

79
Troisième partie Etude édaphique
Cependant, il est difficile de distinguer, à partir de l’analyse des plans 1-2, 1-3 et 2-3, les
horizons qui sont les plus argileux de ceux qui le sont le moins.
Tableau 22. Valeurs propres et variabilité.
F1 F2 F3 F4
Valeurs propres 3.5372 2.7387 1.1063 1.0263
Variabilité (%) 35.3718 27.3868 11.0629 10.2630
% cumulé 35.3718 62.7586 73.8215 84.0845

Les résultats du tableau 22 montrent que l’axe 1 est le plus long des axes et explique à lui
seul 35.37 % de la variabilité, alors que l’axe 2 ne représente que 27,38% de cette variabilité. Le
premier axe est très bien corrélé aux données environnementales (voir plus loin) contrairement aux
autres axes.
Les quatre premiers axes fournis par l'ordination en espace réduit des facteurs édaphiques
sont aussi écologiquement interprétables.
Les caractéristiques édaphiques recensées sont de deux types. Le premier concerne les
caractéristiques physiques (granulométrie, couleur) et chimiques du sol (pH, MO, CE, CaCO3).
Dans notre cas, on voit que la première valeur propre vaut 3.53 et représente 35,37% de la
variabilité. Cela signifie que si l'on représente les données sur un seul axe, alors on aura toujours
51% de la variabilité totale qui sera préservée.
Cela suppose que l’ensemble des données est sous l’influence d’un seul gradient dominant.
La projection des différentes variables environnementales (Fig.30) montre deux groupes de
variables qui s’opposent sur le premier axe : le premier groupe, négativement corrélé à ce
premier axe, se compose de la conductivité, l’argile, le sodium, le calcium et de la dureté totale. Le
deuxième groupe est quant à lui positivement corrélé à cet axe et se compose de l’altitude, du
diamètre moyen pondéral, du CaCO3, de la matière organique et du sable. Les deux variables
majeures conditionnant cet axe sont la conductivité et l’altitude.
Notons également que dans un souci de lisibilité, l’interprétation de l’A.C.P. n’a été réalisée
que sur 3 axes qui représentent à eux seuls plus de 70 % de l’information.
Le tableau 23 résume les résultats de l’analyse des redondances A.C.R. totale (86
échantillons et 11 variables édaphiques) et les corrélations significatives entre les deux premiers
axes et les variables environnementales (p < 0,01** ; p < 0.05)*. Ce sont au total 11 paramètres qui
seront traités grâce à l’A.C.P.

80
Troisième partie Etude édaphique

Tableau 23. Résultats de l’analyse des redondances A.C.R.


Corrélation Axe – Variable F1 F2 F3 F4
Altitude (m) 0,5585 -0,3725 -0,2531 0,2611
Profondeur (cm) -0,1130 -0,2496 0,8053 -0,2965
Argile (%) 0,6012 -0,6296 0,2076 -0,0648
Limon (%) 0,6371 -0,6654 -0,1970 -0,1417
Sable (%) -0,6771 0,7078 0,0462 0,1220
pH 0,6654 0,6492 -0,1155 0,1615
CaCO3 (%) 0,7567 0,5580 0,0431 -0,1210
CE (µS/cm) 0,5761 0,4296 0,4188 0,0266
Salinité (µS/cm) 0,1801 -0,1702 0,3450 0,8661
MO (%) 0,7792 0,5012 0,0066 -0,1986
Humidité (%) 0,7292 0,5612 0,0566 -0,1086

L’analyse des redondances montre que la variabilité expliquée par les quatre premiers axes
est de 29,4% (Tab.23). Les axes les plus fortement corrélés entre eux sont les premiers axes de
chaque ensemble de données.
Cet ordre signifie que la distribution des groupements à P. atlantica au niveau du Sud-
oranais est fortement liée à la matière organique et au CaCO3, à l’altitude, la conductivité, la texture
du sol et à un degré moindre à la salinité.
L'interaction de ces groupements avec les facteurs abiotiques justifie les principales sources
de variation et met en évidence de différentes stations bien marquées,
[Link]. Corrélations entre les variables et les axes
- Plan factoriel sur les axes F1 et F2 (Fig.33)
Le graphique des axes partiels révèle que la variabilité expliquée par les deux premiers axes
(F1 et F2) est hautement significative (F = 62,76%) de la variabilité totale de l’analyse (Tab.22). On
se limitera dans l’interprétation des résultats à l’étude de ces deux premiers facteurs et du plan
qu’ils engendrent.
Pour déterminer la source de variabilité représentée par le second axe, on oppose les
éléments situés en bas à ceux qui sont situés en haut. Le graphique suivant montre les observations :
- Le premier axe canonique, très hautement significatif, (représente F=67,76%) de la variabilité
observée, explique à lui seul 35.37% de la variabilité totale et 73.82% de variance de la relation
groupements à P. atlantica et variables environnementales édaphiques. Cet axe est positivement
corrélé au pH, la CE, le CaCO3 et la matière organique d’une part, et négativement corrélé à la
fraction du Sable, le Ca++, le Na+, et l’argile (Tab.23) d’autre part. De ce fait, la texture du sol
observé a un effet considérable sur la répartition spatiale des groupements à P. atlantica.

81
Troisième partie Etude édaphique

- Le deuxième axe exprime 27.38 % de la variabilité totale des variables édaphiques et 62.75 % de
variance de la corrélation entre variables environnementales et les groupements. Il est positivement
corrélé aux variables édaphiques tels que le s able (%). Les facteurs d’ordre textural, principalement
le rôle des horizons d'accumulation des sables recouvrir plusieurs types de sol : ainsi l’importance
du facteur « sable » se manifeste par la sélection de plantes indicatrices de la texture dites « plantes
psammophiles ». Il est en revanche négativement corrélé à la profondeur, à la salinité, au limon, à
l’argile et à l’altitude. En somme, nous considérons que la variance de 46.6% de variabilité
expliquée par ces deux premiers axes canoniques est largement suffisante pour tirer des
conclusions sur la relation entre la répartition des groupements à P. atlantica et variables
environnementales édaphiques dans le Sud-oranais.
De ce fait, le relief observé au niveau de la région d’étude (monts de l’Atlas saharien) a un
effet considérable sur la répartition spatiale des groupements. Les altitudes relativement hautes sont
quant à elles caractérisées par un taux d’humidité et un taux de matière organique légèrement élevé,
ce qui améliore la structure du sol et laisse apparaître un cortège floristique plus diversifié surtout
arborescent par P. atlantica et Ziziphus lotus.

Humidité

Figure 33. Corrélation des variables avec projection des variables édaphiques sur les axes 1/2.

82
Troisième partie Etude édaphique
- Plan factoriel ou Cercle sur les axes F1 et F3 (Fig.34)
Dans le graphique ci-dessus, nous pourrons déduire que les variables édaphiques (Capacité
d’échange, Salinité, CaCO3, Argile) sont corrélées.
Le cercle des corrélations révèle que la variabilité expliquée par les axes canoniques est
hautement significative (F = 46,43%). Le premier axe explique 13.6 % de la variance. Il est
positivement corrélé à la salinité, la CE, le CaCO3 et la l’argile d’une part, et négativement corrélé à
la fraction du sable et à la profondeur d’autre part. De ce fait, la texture du sol observé a un effet
considérable sur la répartition spatiale des groupements.
Le troisième axe exprime 11.06% de la variabilité totale des variables édaphiques et 73.82%
de variance de la corrélation entre variables environnementales et les groupements.
Il est positivement corrélé au Sable (%) et à la profondeur. Il est en revanche négativement
corrélé à l’altitude, la MO et le pH. En somme, nous considérons que la variance de 46.6 %
expliquée par ces deux axes (1 et 3) est largement suffisante pour tirer des conclusions sur la
relation entre la répartition des groupements à P. atlantica et variables environnementales
édaphiques.
L'humidité du sol est le facteur-clé de la distribution des groupements (avec des
précipitations comprises entre 190 mm et 250 mm/an).
L’étude F2/F3 montre que la distribution des groupements à P. atlantica est étroitement liée
à l’altitude, la conductivité et la structure du sol. Le relief influe sur les écoulements et l'infiltration
des eaux de surface.

Humidité

Figure 34. Corrélation des variables avec projection des variables édaphiques sur les axes 1/3.

83
Troisième partie Etude édaphique
L’étude des effets des variables édaphiques ont montré que les variables pH, fraction
sableuse du sol, MO, CaCO3 et CE sont les plus importantes. Elles sont suivies par les variables
profondeur, argile et à un degré moins salinité. Les variables restantes jouent par contre un rôle
secondaire.
[Link]. Relation biotope-facteurs environnementaux et groupements à Pistacia atlantica
- Plan factoriel des Axes F1 et F2 (Fig.35)
Les trois premiers axes expliquent 73.8% de la variabilité :
‐ Le premier axe explique à lui seul 35.4%, cet axe est positivement corrélé à la MO, au
CaCO3, au pH, à l’argile et au limon, Ces variables opposent le sable dans le sens négatif de
l’axe 1
‐ Cet axe 1 peut être qualifié d’axe de texture qui joue un rôle très important dans la
distribution de l’espèce
‐ L’axe 2 avec 27.4 % de l’information expliquée oppose aussi le sable positivement corrélé à
l’axe 2 au limon, argile et donc cet axe peut aussi être qualifié d’axe de texture.
Les stations Messied, Hanntouzah et Gâaloul sont caractérisées par des pH, CaCO3 MO et
CE élevés ; ces stations sont des Dayas.

Humidité

Figure 35. Représentation de l'espace formé par les deux premiers axes (1/2).

84
Troisième partie Etude édaphique
En observant l’espace des variables selon les axes 2 et 3 (Fig.35), on constate que les
variables " sable " et " limon et argile " sont dans la même direction mais s’opposent. Ceci traduit le
fait que ces variables sont corrélées mais évoluent en sens opposé. Ainsi, quand la teneur en sable
diminue, la teneur en limon augmente en profondeur, ce qui est effectivement le cas puisque la
teneur en argile est faible. Les variables ‘’sableux ‘’ sont très peu corrélés par rapport aux fractions
" argile " et " limon ".
L'accumulation des éléments les plus fins vers le centre de la daya permet la constitution
d'un sol relativement profond (plus d’1 m de profondeur) et par conséquent le maintien d'un
pourcentage appréciable d'humidité.
Quant à la teneur en argile, elle tend effectivement à augmenter avec la profondeur de
l’ordre de quelques pourcents et ceci pour toutes les fosses pédologiques observées (comme on l’a
vu pour le CaCO3). Cette analyse permet de tirer les premières conclusions concernant la variabilité
de la composition granulométrique des horizons. Ainsi, lorsque la teneur en sable diminue en
profondeur, la teneur en limon et argile croît indépendamment.
- Plan factoriel des Axes F1 et F3 (Fig.36)
Les 2 axes expliquent 46,43% de l’information,
‐ Le premier axe explique à lui seul 35.7%, cet axe est positivement corrélé à la MO, CaCO3,
argile et limon, Ces variables opposent le sable dans le sens négatif de l’axe 1
‐ Cet axe 1 peut être qualifié d’axe de texture
‐ Et donc la texture joue un rôle très important dans la distribution de l’espèce
‐ L’axe 3 est principalement positivement corrélé à la profondeur et à la CE.
Toutefois, on notera que la succession des stations sur celui-ci est très similaire à celle du
premier axe de l'analyse en composantes principales sur le biotope plus ou moins humide « Daya ».
Cet axe est bien expliqué par la richesse en humidité dans ces dépressions de décantation des
eaux de ruissellement. Cette répartition s'explique par le rôle joué par la texture et l’humidité. C'est
notamment l'humidité qui sépare efficacement les habitats qui se chevauchent largement sur le
premier axe (Zohary, 1996 ; Boudy, 1955, 1952 et Khaldi et Khouja, 1996).
A une telle localisation correspond, souvent, un sol relativement profond (de l'ordre de 50 cm),
à texture limono-argileuse favorable à l'installation et au développement de communautés
thérophytiques.
Les observations, les arbres du Pistachier se développent tout de même dans des sols profonds,
caillouteux, parfois même rocheux. Dans ces conditions ingrates, ils développent un système
racinaire d'une extrême puissance. C'est ainsi qu'on le voit souvent sur les pentes de coteaux
escarpés arides, ainsi que sur des éboulis orientés au Sud.

85
Troisième partie Etude édaphique

Humidité

Figure 36. Corrélation des variables avec projection des variables édaphiques sur les axes 1 et 3.

Conclusion
Les groupements à P. atlantica se sont développés et ont poussé dans tous les types de sol
relativement profonds. Les groupements se cantonnent dans les dépressions, dans l'argile ou les sols
limoneux, sol d’apport alluvial (bien que celui-ci puisse se développer aussi sur les roches calcaires)
et les sols rocailleux et graveleux. Donc, le P. atlantica exige une humidité édaphique associée à
d’autres facteurs (texture limono-sableuse et limono-argileuse, pH alcalin et un taux considérables
du taux de CaCO3.
A partir de l’étude des caractéristiques granulométriques de plus d’une centaine
d’échantillons issus dans l’aire de répartition de ces groupements dans le Sud-oranais, nous avons
pu démontrer l’existence des teneurs en sable et en limon dans les horizons de surface et en
profondeur, les plus profonds ayant une teneur en argile plus élevée.
Enfin, les facteurs édaphiques ont une influence déterminante et constituent un apport à la
connaissance des sols favorables au développement des sujets du P. atlantica.

86
Chapitre III:
Étude de la végétation
Troisième partie Etude de la végétation
Chapitre III :
Etude de la végétation
Introduction
L’étude de la végétation concerne la description des groupements et leurs conditions
stationnelles. Selon Ozenda (1964), la végétation est définie comme un ensemble de plantes
réuni dans une même station par suite d’exigences écologiques identiques ou voisines.
La végétation permet de caractériser l’état d’un écosystème et de mettre en évidence ses
modifications naturelles ou provoquées (Blandin, 1986), car elle est la meilleure résultante du
climat et des sols (Ozenda, 1986).
Pour la réalisation de notre travail, nous avons consulté plusieurs travaux sur la végétation
et sur le Pistachier de l’Atlas. Parmi les travaux sur la végétation, on peut citer ceux de Djebaili
(1970, 1978), Kaabache (1990), Le Houérou (1995), Hasnaoui (2008), Henaoui (2013), Babali
(2014) et Bekkouche (2016).
Pour les travaux sur l’espèce de pistachier, on peut citer : Evreinoff (1955), Monjauze
(1965, 1967, 1968, 1968), Alyafi (1979), Aït-Radi (1979), Monjauze (1980, 1982), Khichane
(1988), Chaba et al. (1991), Morsli (1992), Khaldi & Khouja (1996), Benhassaini (1998),
Belhadj (1999), Fetati (2000), Aït-Said (2003), Aït-Said et al. (2003), Benhassaini (2003),
Alloui (2005), Harfouche et al. (2005), Benhassaini et al. (2007), Ghalem et Benhassaini
(2007), Belhadj et al. (2008), Yaaqobi et al. (2009), Amara (2009), Benaradj (2010), Mansour
(2011), Dahmani (2011), Benabdallah (2012), Amara (2014), Zareb (2014) et Belkhodja
(2015).
Nous avons orienté notre travail sur l’établissement d’un inventaire descriptif de l’état des
lieux de ces groupements à P. atlantica. Il a été réalisé au niveau de différentes aires de
répartition du Pistachier d’atlas. Il vise la caractérisation phytoécologique de ces groupements à
P. atlantica en relation avec le sol et le climat saharien et steppique.

87
Troisième partie Etude de la végétation
1. Démarche méthodologique : Différentes étapes chronologiques ont été suivies dans notre
démarche méthodologique (Fig.37) :

Synthèse des Consultation des différents documents


données
bibliographiques -Documents bibliographiques - Documents cartographiques
(étude, mémoire, thèse..)

Reconnaissance et prospection du terrain des les aires de répartition du


pistachier de l’atlas

Délimitation et géo référencement des aires de répartition

Choix des stations d’étude

Zone A : Béchar Zone B : Naâma Zone C : El-Bayadh

4 stations 4 stations 4 stations


- Bou Yala - Hajaj - Messied
- Bou Ayech - Haraza - Guetta
Travail de terrain - Djedida - Ouarka - Hanntouzah
- Oum Chegag - Gaaloul - Boussemghoun

Délimitation des placettes pour chaque station qui caractérise un milieu


homo-écologique (site de prélèvements et de mesures).

Choix de l’emplacement des relevés représentatifs au sein des groupements à P. atlantica

Echantillonnage Réalisations des transects

Aléatoire Sud/Nord

Exécution des relevés

Béchar (100 R F) Naama (123 RF) El-Bayadh (122 RF )

377 Relevés floristiques

Recouvrement Richesse Composition


Analyse de la
végétation
Biologique Systématique Biogéographique

Traitement statistiques (corrélation & régression)


Traitement des
données CAH Logiciel Minitab 16 AFC

Résultats Interprétation

Figure 37. Protocol expérimental.

88
Troisième partie Etude de la végétation
1. [Link]èse des données bibliographiques
La recherche documentaire a été axée essentiellement sur les aspects physiques du
milieu, l’état général de la biodiversité, les activités anthropiques telles que l’agriculture et le
pastoralisme et les actions menées par les différents acteurs institutionnels impliqués dans les
problèmes environnementaux.
Des enquêtes, sur la présence de pistachier de l’Atlas, auprès des populations locales
et auprès des services techniques locaux (D.S.A, C.F, D.E) des wilayas (El Bayadh, Naâma et
Béchar) ont été réalisées.
1.2 Situations de la zone d’étude
La zone d’étude s'étend de la frontière Algéro-Marocaine à l’Ouest, jusqu’à la limite de
Laghouat (Djebel Amour) à l'Est. Il est délimité (voir Fig.38):
- au Nord, par les hautes plaines steppiques,
- au Sud, Plateforme Saharienne l’Erg Occidental,
- à l’Est, par Djebel Amour (Wilaya de Laghouat),
- à l’Ouest, par la frontière Algéro-Marocaine.

Zone d’étude

Figure 38. Situation géographique de la partie expérimentale d’étude

89
Troisième partie Etude de la végétation
1.3- Choix et Présentations des stations
Bio-géographiquement, l’ensemble des stations fait partie du secteur de l’Atlas saharien
(sous-secteur AS1) et steppique (HPO) au sens de Quézel et Santa (1962) ; c'est à dire dans la
partie la plus occidentale de l’Algérie.
Le choix des stations nous a été imposé naturellement (par la dissémination du pistachier
et l’étendue du territoire) dans les 3 régions de l’étude (El Bayadh, Naâma et Béchar), ce qui a
entrainé donc le choix des stations, représentatives, qui doivent recouvrir la plus grande partie de
la zone d’étude et qui doivent aussi être accessibles et repérables (reconnaissables sur les cartes et
les photographies aériennes).
Dans ce sens, 12 stations ont été choisies sur la base de l’homogénéité floristico-
écologique, et dont les coordonnées géographiques ont été localisées à l’aide d’un GPS (Fig. 39
et Tab.24).
Nous avons donc été amenés à réaliser plusieurs sorties de prospection.
Nous avons donc opté pour un transect général Sud Ouest/Nord Est (Béchar – Naâma – El
Bayadh) où l'on relève la présence des groupements à P. atlantica. On a choisi 4 stations dans
chaque wilaya de manière à balayer toute la région où se répartissent les groupements à P.
atlantica.
 Béchar: elle est localisée dans partie nord, englobant les parcours des Hamadas, lits
d'Oueds, sols rocailleux, talwegs montagneux et une Daya.
 Naâma: elle se situe dans l’Atlas saharien (Aïn Sefra) et les plaines steppiques (Aïn
Benkhellil). Elle englobe les dayas de Gâaloul et les zones montagneuses du nord et sud d’Aïn
Sefra (Djebel Mekter et Morghad)
 El Bayadh : est représentée par 3 dayas et une station localisée dans la Hamada (bas versant
des montagnes de l’Atlas saharien.
Tableau 24. Localisation des stations d’étude
Stations Lieu Commune Région X Y Altitude (m)
St 1 Bou Yala Béni ounif N31°58'17,06'' O 1°32'17,80'' 840
St 2 Bou Aïech Béni ounif N32°00'21,00'' O 1°38'05,13'' 780
Béchar
St 3 Djedida Béchar N31°49'03,39'' O 1°45'41,69'' 724
St 4 Oum Chegag Mougheul N32°04'36,16'' O 2°17'45,31'' 960
St 5 Hajaj Moghrar N32°44’20.0’’ O 0° 27’ 14.4’’ 1040
St 6 Ouarka Asla N32°49’06.2’’ O 0° 13’ 54.1’’ 1145
Naâma 1345
St 7 Haraza Sfissifa N32°59’24.7’’ O 0° 41’ 51.6’’
St 8 Gâaloul Ain ben khelil N33°23’01.0’’ O 0° 57’ 46.6’’ 1122
St 9 Boussemghoun Bousmghoun N32°33’21.6’’ E 0° 01’ 29.8’’ 835
St 10 Hanntouzah Brézina N33°02’40.3’’ E 1° 02’ 20.7’’ 955
El Bayadh 970
St 11 Guetta Sidi Amar N33°15’32.9’’ E 1° 36’ 57.7’’
St 12 Messied Sidi Amar N33°19’38.7’’ E 1° 37’ 27.5’’ 990

90
Troisième partie Etude de la végétation

Légende :
Stations d’étude : Béchar (St1 : Bou Yala, St2 : Bou Ayech, St3 : Djedida, St4 : Oum Chegag),

Naama (St5 : Hajaj, St6 : Ouarka, St7 : Haraza, St8 : Gaaloul),

El-Bayadh (St9 : Boussemghoun, St10 : Hanntouzah, St11 : Guetta, St12 : Messied)

Zone d’étude Transect Sud/Nord

Figure 39. Localisation des stations d’étude

91
Troisième partie Etude de la végétation

92
Troisième partie Etude de la végétation
1.4- Choix des transects d’étude :
Après avoir détecté une variabilité de la végétation, nous avons réalisé des transects. Leur
nombre constitue un quadrillage qui permet de balayer toute la station. Ces transects implantés
d’orientation différentes permettent de recouper plusieurs gradients altitudinaux et
géomorphologiques (sommets, versants, terrains plats, bas-fonds ….).
Le long de ces transects des stations d’étude, les relevés phytoécologiques sont disposés
selon la variabilité de la végétation et des conditions écologiques (topographie, exposition) dans
la mesure du possible tous les 200m (Fig.40).
1.5- Réalisation des relevés phytoécologiques :
L’inventaire est accompagné des caractéristiques de la station prise en considération :
altitude, pente, exposition, recouvrement et la date correspondant à chaque relevé.
Dans cette partie du travail nous nous sommes appuyés sur la réalisation des relevés
floristiques selon le protocole décrit par Gounot (1969), Guinochet (1973) et Djebaili (1978).
Dans notre suivi, l’aire minimale utilisée de nos relevés est égale à 100 m2 (méthode
adoptée par Benabadji et Bouazza, 2002, Hasnaoui et al., 2011).
Le choix de l'emplacement des relevés procède d'un accord de l'homogénéité avec la
représentabilité pour la situation géomorphologique, le sol et le végétal.
Nous avons réalisés 377 relevés phytoécologiques – durant les printemps des années
2008, 2010 et 2014 – dans le but de caractériser phytoécologiquement les groupements à P.
atlantica.
Les relevés sont réalisés dans des zones physiologiquement homogènes, l’échantillonnage
est de type aléatoire.
Tableau 25. Nombre de relevés floristiques réalisé par station.
N° de station Région Stations Nombre des relevés floristiques
Station 1 Bou Yala 25
Station 2 Bou Aiech 25
Béchar
Station 3 Djedida 25
Station 4 Oum Chegag 25
Station 5 Hajaj 31
Station 6 Ouarka 32
Naâma
Station 7 Haraza 28
Station 8 Gâaloul 63
Station 9 Bousmghoun 38
Station 10 Hanntouzah 36
El-Bayadh
Station 11 Guetta 22
Station 12 Messied 26
Zone d’étude 377

93
Troisième partie Etude de la végétation

94
Troisième partie Etude de la végétation
1.6- Structure de l’échantillonnage
Pour observer la végétation, il nous fallait en tout premier lieu définir un plan
d’échantillonnage applicable aux 12 stations choisies, c’est la base d’un travail de terrain raisonné
et il doit être cohérent avec les objectifs de recherche, des contraintes spatiales du terrain et de
temps imparti pour la prospection..
Nous avons ainsi opté pour un échantillonnage du type systématique par transect qui
traverse les stations d’étude. Les observations seront recueillies sur le terrain en certaines stations
choisies au hasard dans les aires fréquentées par les groupements à P. atlantica. Cette technique
d'échantillonnage très appropriée pour notre travail vu de l’immense aire d’étude, permet d'une
part de mettre en relation la végétation (groupements à P. atlantica) et le milieu à l'aide de
gradients de viabilité écologique (topographie, géomorphologie, substrat etc.) et d'autre part
d'étudier la structure horizontale et verticale de la végétation (les types physionomiques de
végétation exprimés par les espèces pérennes dominantes).
Cette méthode permet aussi de définir la dimension des éléments de végétation
susceptibles de fournir une échelle de travail.
2. Méthodes d’étude
2.1. Détermination floristique :
J’ai réalisé la détermination botanique et taxonomique des espèces prélevées sur le terrain
en collaboration avec MM. le Pr Bouazza et Dr Babali au niveau du Laboratoire de Botanique de
notre faculté.
L'identification des taxons (constitution de l’herbier) a été faite en utilisant les clés de
détermination de différents flores et herbiers:
 La flore de Maire (1952-1987),
 La flore de Quézel et Santa (1962-1963),
 La flore d’Ozenda (1977).
 La flore de Bonnier (1990) ;
 La flore de de Guittonneau et al, (2011)
 Herbiers (Laboratoire de Botanique de la faculté SNV de l’Université ABB Tlemcen,
Conservation des Forêt et Direction de l’Environnement de la wilaya de Naâma)
La nomenclature des espèces recensées est basée sur les normes internationales indiquées
par Brummitt & Powell (1992). Elle a été actualisée et mise à jour en se référant à :
 APG III. 2009. An update of the Angiosperm Phylogeny Group Classification for the
orders and families flowering plants.
 Site électronique Télabotanica.

95
Troisième partie Etude de la végétation
- Constitution de l’herbier
Après l’échantillonnage floristique la constitution d’un herbier est essentielle pour
l’identification des espèces recensées. Cette opération est jumelée avec la détermination des
espèces.
Dans cette approche, un temps relativement important a été consacré à certains travaux de
base importants (identification des espèces et la constitution d’un herbier). Cet herbier comprend
toutes les espèces exhaustives à la zone d’étude accompagnées de leur nom scientifique.
2.2- Etude quantitative
La technique du relevé linéaire, appelée encore technique des points quadrat, est décrite
par plusieurs auteurs (Gounot, 1969; Godron, 1968; Daget et Poissonnet, 1971). Elle est bien
adaptée aux écosystèmes steppiques dans l'analyse de la végétation et des caractères de surfaces
du sol (Aïdoud, 1983 ; Nedjraoui, 1990 et Slimani, 1998). Elle est considérée comme un moyen
efficace pour l'étude de l'évolution de la couverture végétale lorsqu'il s'agit d'une ligne
permanente (Gounot, 1969; Aïdoud, 1983). La lecture se fait tous les 10 cm sur une ligne
matérialisée par un ruban gradué tendu au-dessus de la végétation.
La méthode quantitative consistant en un dénombrement à l’intérieur de chaque
peuplement ou formation le nombre total d’espèces qui le compose et des effectifs des
populations de chaque espèce. C’est la richesse spécifique qui est l’un des caractères
fondamentaux caractéristiques d’un peuplement (Kadi-Hanifi, 2003).
2.2.1- Mesure du recouvrement de la végétation
Le recouvrement d'une espèce est défini théoriquement comme le pourcentage de la
surface du sol qui serait recouverte, si on projetait verticalement sur le sol les organes aériens des
individus de l'espèce (Gounot, 1969).
Le taux de recouvrement exprimé en pourcentage dénote le degré de couverture végétale
de la localité étudiée.
Au sein de chaque station, la mesure du recouvrement se fait à l’œil nue. On estime le
pourcentage de sol couvert par la végétation. Cette méthode, bien qu’elle ne soit pas aussi
précise, a l’avantage d’être rapide.
Parmi les méthodes de mesure conçues pour son évaluation :
- Méthode du "line-intercept" : Introduite par Canfield (1941), cette méthode consiste à mesurer
les intersections entre un ruban métrique de 10m de longueur et les surfaces recouvertes par des
individus de différentes espèces. La longueur choisie est de 10m. La somme de chaque espèce est
calculée en pourcent par rapport à la longueur du ruban.

96
Troisième partie Etude de la végétation
- la technique de la ligne permet d'obtenir des informations sur l'état du couvert végétal et les
éléments de la surface du sol, cette dernière s'applique plus aisément en végétation des zones
arides.
- La ligne est matérialisée par un décamètre tendus au-dessus de la végétation. Cette technique
est effectuée sur une ligne de lecture de 10 m de long, l’état de la surface du sol (voile éolien,
pellicule de glaçage, éléments grossiers, litière, sol nu et affleurement) et les espèces présentes
ont été notées tous les 10 cm.
- La méthode linéaire de transects (méthode Canfield, 1941) : Le principe consiste à mesurer la
longueur recouverte par les diverses espèces le long d’une ligne tendue au travers de la
végétation, soit au ras du sol, soit au dessus de la strate dominante.
2.2.2 - Richesse floristique
La richesse floristique d'un territoire est le nombre total d'espèces qu'il renferme, cette
richesse floristique est en général d'autant plus élevée que la surface du territoire est plus grande,
mais croît naturellement moins vite que la superficie considérée. C’est la richesse spécifique qui
est l’un des caractères fondamentaux caractéristiques d’un peuplement.
Elle correspond à la réalisation d’un inventaire floristique, cette étape est basée sur un
recensement des espèces constituant le cortège des groupements du pistachier de l’Atlas (P.
atlantica).
En zone aride, la richesse floristique dépend essentiellement du nombre s'espèces
annuelles, au moment de l'exécution du relevé (Djebaili, 1978).
2.3- Etude qualitative
Elle consiste à étudier la composition floristique sur le plan biologique, systématique et
phytogéographique d’un peuplement d’une région donnée (Kadi-Hanifi, 2003).
2.3.1 - Caractérisation biologique:
Raunkiaer (1904) a proposé la classification des types biologiques et à mettre en
évidence les relations entre le spectre biologique régional et le climat correspondant. L’approche
adoptée tient compte de la participation des différents types biologiques à la flore d’une région
par leur seule présence (spectre biologique brut). Les types biologiques ou formes biologiques
désignent le comportement adaptatif de l’espèce. Elle renseigne sur la formation végétale, son
origine et ses transformations. La classification à laquelle nous nous sommes référés était celle de
Raunkier (1934).
La proportion des divers types biologiques traduit très souvent le degré d’évolution d’un
groupement au sein d’une série de végétation. Les formes biologiques ont été considérées sans
distinction des différentes subdivisions relatives à la variation de la taille, de la morphologie et de
la disposition des différents organes (Benabadji et al., 2007).
97
Troisième partie Etude de la végétation

Toutefois, la classification d’une plante dans un type plutôt que dans un autre n’est pas
évidente : outre le caractère tranché inhérent à tout système de classification, l’observation sur le
terrain a montré que le type biologique d’une même plante peut changer selon le climat, ce qui
implique que les types biologiques doivent être notés tels qu’ils sont dans la végétation étudiée
(Kaabeche, 1995).
Il est considéré par les phytogéographes comme une stratégie d'adaptation de la flore aux
conditions climatiques (Daget, 1980) ; cette classification prend en compte la position du
bourgeon de rénovation du végétal par rapport au sol durant la période froide et permet ainsi de
reconnaître 5 types biologiques, définis par Raunkiaer (1934) selon la nature morphologique et
qui sont : Phanérophyte, Chaméphyte, Hémicryptophyte, Géophyte et Thérophyte.
La détermination biologique des taxons inventoriés a été faite à partir de « la flore de
l’Algérie » (Quézel et Santa, 1962-1963) et « la flore du Sahara » (Ozenda, 1977) les travaux de
mémoires et de thèses de (Bouzenoune, 1984, Benaradj, 2010 ; Babali, 2014 et Bekkouche,
2016), en tenant compte de la fréquence absolue et réelle (méthode de Tomaselli, 1976) pour les
stations d’étude. La réalisation des types biologiques bruts est orientée sur le dénombrement des
taxons par type biologique et effectué sur la totalité des espèces du cortège floristique des
groupements à P. atlantica.
2.3.2 - Caractérisation phytogéographique
D’après le découpage phytogéographique de Barry et Celles (1973) la zone d’étude
appartient à l’empire holarctique, à la région méditerranéenne, sous région eu-méditerranéenne,
domaine Maghrebin-steppique et aux secteurs des Hautes plaines algéro-oranaises et de l’Atlas
saharien.
Barry et Celles (1972-1973) ont proposé, sur des bases floristiques, le découpage suivant:
Empire Holarctis
Région Méditerranéenne
Sous-région EU-Méditerranéenne
Domaine Maghrébin-Méditerranéen
Domaine Maghrébin-Steppique
Sous-région Saharo-Arabique
Domaine Saharo-Méditerranéen
Sous-domaine Sahara Septentrional
Secteur Bordure saharienne
Sous- secteur Algérien

98
Troisième partie Etude de la végétation
La détermination des éléments phytogéographiques des espèces inventoriés est basée
sur la flore d’Algérie Quézel et Santa (1962-1963), la flore du Sahara (Ozenda, 1977), et la
consultation des travaux de Le Houérou (1995) et les autres travaux et documentations (thèses,
mémoires) du laboratoire de Botanique de la Faculté de Sciences de la Nature et de la Vie,
Université de Tlemcen.
Le dénombrement des taxons par chaque type phytogéographique est effectué sur la
totalité des espèces inventoriées dans chaque station. Comme pour les types biologiques, la
caractérisation phytogéographique est mise en évidence par un spectre phytogéographique global
et comparé.

99
Troisième partie Etude de la végétation
2.3.3. Traitement des données
La végétation est organisée en groupements végétaux. Ces derniers constituent les unités
élémentaires de la végétation définies floristiquement, écologiquement, statistiquement et
ordonnées par l'interaction des facteurs du milieu et la concurrence vitale (Emberger et Lemée,
1962 ; Pouget, 1980). Ozenda (1964) définit le groupement végétal comme un ensemble de
plantes réunies dans une même station et ayant des exigences écologiques identiques ou voisines.
La composition floristique est relativement constante quand on compare entre elles des stations
semblables. Dans ce cadre là la physionomie et la structure de la végétation servent de base à la
définition des principaux types de formations végétales, ce qui permet de caractériser la
composition floristique.
Plusieurs auteurs ont utilisés des techniques de traitement des données pour l’étude de la
végétation. Les travaux réalisés en Afrique du Nord généralement et en Oranie d’Algérie
particulièrement méritent d’être énumérer: Alcaraz (1982-1991), Fennane (1987), Aimé (1988-
1991), Dahmani (1989-1997), Kaabeche (1990), Quézel et al. (1992), Benabadji (1995),
Bouazza et Benabadji (1998), Quézel (1998-2000), Bouazza et al. (2001), Bestaoui (2001),
Quézel et Médail (2003), Achhal et al. (2004), Chehma (2005), Benhassaini et a.l (2007),
Amara (2009, 2014), Benaradj (2010), Medjahdi (2010), Meddour (2010), Rebbas (2014),
Bouallala (2013), Babali (2014), Bekkouche (2016).
Dans notre cas les traitements des données ont pour objectifs :
i- de déterminer la distribution et la répartition des groupements du P. atlantica par
le biais de la recherche de la signification écologique dans le Sud-oranais,
ii- de donner l’explication de la structure floristique en interaction par les facteurs
écologiques,
iii- d’appréhender les facteurs stationnels qui régissent les dynamiques,
iv- de savoir le cortège floristique fidèle au sein de ces groupements.
Le traitement numérique des relevés floristiques a été abordé à l’aide de traitement
statistique par l’Analyse Factorielle des Correspondances (A.F.C) combiné à la classification
hiérarchique ascendante (C.A.H) en utilisant le logiciel statistique Minitab 16.

100
Troisième partie Etude de la végétation

[Link]. Classification Ascendante Hiérarchique (C.A.H)


La classification Ascendante Hiérarchique (C.A.H) permet d’élaborer des groupements de
relevées et/ou des espèces d’un ensemble par similitude, afin de faciliter l’interprétation des
contributions de l'Analyse Factorielle des Correspondances (A.F.C).
Cette méthode prend en compte les similitudes entre les relevés d'un même ensemble pour
discriminer des sous-ensembles de relevés similaires les plus affines. La similitude est exprimée
par un critère de proximité ou distance choisie à priori, de manière à construire progressivement
une suite de partitions qui s'emboîtent, et ce, en partant de celle où chaque individu constitue une
classe. Chaque étape réunit deux classes les plus proches de la partition (moment centré d'ordre
2). La hiérarchisation se termine dès qu'il ne reste plus de qu'une seule classe (Benzécri, 1973 ;
Kaabeche, 1990).
[Link]. L'Analyse Factorielle des Correspondances (A.F.C)
Ce type d'analyse est largement utilisé maintenant ; il permet de regrouper les relevés et
éloigner ceux dissemblables, sur la base de leur contenu floristique. De la même façon, les
espèces sont rapprochées ou éloignées suivant la fréquence de leur regroupement dans les relevés
(Lacoste et Roux, 1971). L’A.F.C est une méthode numérique basée sur le calcul des distances
entre un les relevées floristiques en fonction des variables (espèces). Elle permet de représenter
sur une même carte plane ou spatiale l’ensemble des relevés et celui des espèces de « façon à ce
que chaque relevé se trouve cerné par ses espèces et chaque espèces par les relevées où elle
figure, du même coup les relevés ressemblants et les espèces associées se trouvent groupés
(Guinochet, 1973). La proximité entre deux relevés signifie que la composition floristique est
voisine.
L'analyse factorielle va plus loin puisqu'elle permet d'avancer des hypothèses sur les
facteurs principaux de la différentiation des groupements végétaux. En effet, à partir de données
complémentaires telles que le type biologique des espèces (spectre biologique du relevé), les
conditions stationnelles (altitude, exposition, distance à la mer, bioclimat ambiant), les conditions
édaphiques et les connaissances des exigences écologiques des taxons, il est possible de dégager
le " facteur" qui discrimine les deux lots d'espèces et de relevés. Cela se fait le long de chaque axe
extrait pour les "nuages" de points qui s'opposent de chaque coté de l'origine des axes. Elle
permet d’établir la correspondance entre le nuage de points des relevés et celui des espèces. Le
nuage de points lignes ou des points colonnes s’étire le long d’une direction privilégiée
correspondant à l’axe factoriel. Chaque axe factoriel est caractérisé par une valeur propre
traduisant l’inertie du nuage de points le long de l’axe (Benzécri (1973).

101
Troisième partie Etude de la végétation

Le traitement des données repose sur l’approche méthodologique suivant (Fig.42):

Saisie des données

Tableau brut à double entrée

Les espèces et paramètres écologiques Les relevées en colonnes

270 espèces 377 Relevés

Codification des données

Par la première lettre en majuscule Selon leur ordre chronologique et par


caractérisant le genre suivi par une ou deux Coefficient d’abondance-dominance
lettre miniscule de l’espèce

Espèce Code Coef Coef R1 R2 R3 R4 R5


Pistacia atlantica Pat d’abond/Domi utilisés R6 R7 R8 R9 R10
Ziziphus lotus Zl Absence 0 R11 R12 R13 R14 R15
Hammada scoparia Hs + 0,5 R16 R17 R18 R19 R20
1 1 … … … … …
2 2 … … … R376 R377

Traitement statistique par ordination

CAH Logiciels AFC

Classement en groupe homogène Classement en groupe homogène


sur des plans factoriels

Groupe A
Groupe B F1/F2 F1/F3 F1/F3
Groupe C

Interprétation des résultats (classification des relevés en fonction des variables écologiques)

Conclusion

Figure 42. Approche méthodologique de traitement des données

102
Troisième partie Etude de la végétation

3. Résultats et discussion
Notre contribution concerne l’étude de la diversité floristique ainsi qu'une analyse de la flore
au sein des groupements à P. atlantica sur le plan biologique, taxonomique et chronologique des
écosystèmes présahariens et steppiques. Il faut souligner que ces derniers cachent une grande
diversité floristiquequi est probablement liée à la diversité des climats, à la géomorphologie, à la
nature des sols et à l’action anthropique.
Il est a souligner que les analyses effectuées ont été multifactoriels se basant sur la
biosystématique, l’appartenance biogéographique et biologique des espèces, le nombre des espèces,
la valeur de la flore, l’abondance- dominance des espèces, la richesse floristique avec les moyens de
la géostatistique.
3.1. Recouvrement
En matière de recouvrement de la végétation, les informations collectées et rassemblés sur le
tableau 26 sur les 12 stations investiguées dans le Sud-oranais, revelent un pourcentage moyen en
recouvrement avoisinant 48% pour l'ensemble des stations. Il est a signalé que la zone d'El Bayadh a
montrée le taux de recouvrement le plus important (60%) par rapport aux autres zones d'études
explorées.
Tableau 26. Recouvrement de la végétation dans différentes stations d’étude.

N° Stations Recouvrement (%) Moyenne


01 Bou Yala 40 %
02 Bou Ayech 45 %
Béchar 45%
03 Djedida 40 %
04 Oum Chegag 65 %
05 Hajaj 35%
06 Ouarka 35%
Naâma 40%
07 Haraza 40%
08 Gâaloul 50%
09 Boussemghoun 45%
10 Hanntouzah 65%
El Bayadh 60%
11 Messied 60%
12 Guetta 70%
Zone d’étude Moyenne 48%
L’analyse des résultats illustrée dans le tableau 26, montre que :
- En matière du taux de recouvrement en végétation dans les différentes régions sujette à l'étude
(Béchar, Naâma et El Bayadh), la lecture des résultats révèle un pourcentage moyen en
recouvrement avoisinant 48% pour l'ensemble des stations. Notons que la zone d'El Bayadh a
montrée le taux de recouvrement le plus important (60%) par rapport aux autres régions d'étude.

103
Troisième partie Etude de la végétation
En effet, une nette différence du taux de recouvrement en végétation est a signalé sur les différentes
stations sélectionnées au niveau de la région d'El Bayadh par rapport aux différentes stations
explorées.
- En matiere de variation du recouvrement entre les différents stations etudiées, l'exploitation des
résultats prélevés montre que:
 Le recouvrement global de la végétation y est en générale inférieur à 50% dans l’ensemble de la
zone d’étude, ce taux est très important dans milieux à climat aride et menacé de dégradation
parce que c’est une zone de pâturages.
 La présence de différentes composantes de la végetation révele l'action de plusieurs facteurs en
particuliers climatiques, édaphiques, orographique, hydrologiques, dynamiques (naturels ou
anthropiques) et surtout historiques.
 Le recouvrement moyen de la végétation diffère d’une région à une autre et d’une station à une
autre, cette différence peut etre expliquée par la diversité des biotopes, et leurs facteurs
écologiques (pluviométrie, altitude, orographie, biophysique…).

Au niveau de la région de Béchar, un constat et non le moindre est a porté. En effet, le


recouvrement ne dépasse pas les 45%, ainsi ce recouvrement varie d’une station à l’autre et selon le
transect Sud- Nord, d’après le type de biotope (daya, oued, affleurement rocheux), l’état de
protection (inacessibilité et accessibilité aux pâturages), etc. On note que le recouvrement est de 40
% dans la station de Bou Yala, de 45% dans la deuxième station de Bou Ayech, tandis que le
recouvrement dans la station montagneuse de Djedida est de 40% et enfin enregistre un meilleur
taux de recouvrement dans la daya d’Oum Chegag plus de 60%. Ce recouvrement remarquable est
due à l’humidité, parce que le dayas et est zone d’accumulation d’eau durant la période hivernale.
Pour ce qui est de la région de Naâma, le taux de recouvrement est variable dans l’espace. En
effet, un taux de 50 % (meilleur taux) a été enregistré au niveau de la daya de Gâaloul. Par contre
un taux de recouvrement de 35 % a été prelevé sur les stations de Hajaj et Ouarka. Un taux
avoisinant les 40 % a été noté pour ce qui est de la station de Haraza.
La troisieme région d’El Bayadh a fournie le taux de recouvrement le plus important. En effet, le
taux moyen est compris entre 45 et 70%. Il est à précisér que le taux de recouvrement a connu une
diminution (45 %) au niveau des stations montagneuse comme cas rencontré au niveau de la station
de Boussemghoun (Bas de Djebel Boulfrad).

104
Troisième partie Etude de la végétation

Nous observons que le taux de recouvrement est généralement élevé dans l’ensemble des
stations d’étude, cette augmentation est due à plusieurs facteurs :
- La pluviométrie: elle joue un rôle très important dans la reconstitution de la végétation par la
germination des graines, parce que l’eau est un facteur important de déclanchement de germination.
En plus 2008 et 2012 sont des années pluvieuses exceptionnelle (en effet il y a eu plus 108 mm en
mois d’octobre et de Novembre seulement de 2 années 2008 et 2012). Donc, le recouvrement est
principalement influencé par la pluviométrie et report hydrique. On consate un taux de recouvrement
qui dépasse les 50% est refus à la quantité d’eau emmagasiné par le sol et l’efficacité des espèces
steppiques d’occuper le terrain (stratégie adaptative). Donc, le taux de recouvrement est élevé grâce
à la grande potentialité de rétention de l’eau dans les dépressions, les oueds d’écoulments d’eau et
la nature du sol qui est convenable au développement du P. atlantica et Ziziphus lotus. Par exemple
certaines espèces comme (Rhus tripartita, Olea europaea, Retama retam, Vitex agnus-castus) ont
certainement été disséminées par les écoulements d’eau dans lesquels les graines ont déplacée
depuis les oueds principales montagneux jusqu’au les zones d’épandage (dépression et dayas). Pour
le cas des stations de dayas (Hanntouzah, Oum Chegag, Messied, Guetta), ces dernières sont
généralement humides et submergé en eau en saison hivernale. Cette humidité permet de donner la
possibilité de la végétation de ce conservée pendant les saisons sèches.
- Le facteur hydrique : de même que pour le piémont de l’atlas saharien, la végétation est
dépendante du facteur hydrique et de la capacité de rétention de l’humidité qu’offre le sol.
Cependant l’altitude, les formes accidentées du relief, la concentration des eaux de ruissellement
empruntant des voies privilégiées, l’abri que forment ces massifs face au vent créent un
environnement particulier qui permet à quelques plantes de se développer et de se maintenir. Celles-
ci peuvent se fixer le long des axes de drainage qui offre un sol meuble d'apport pluvial (Poilecot,
1996). C’est donc cette forte disponibilité en eau pour les plantes qui explique la richesse spécifique
des sols sableux en dépit de leur faible capacité en rétention qui est par contre élevée dans les sols
sableux argileux.
- La migration floristique : selon Quézel (1995), notre zone d'étude a été soumise à une migration
floristique pouvant due à deux causes majeures : les changements climatiques qui se révèlent un
processus majeur de migration des flores ainsi que la dissémination de ces derniers par le transport à
longue distance par le vent, les oiseaux et les animaux par leur déplacement.

105
Troisième partie Etude de la végétation

- La prolifération et l’installation des espèces non appétibles (toxiques et /ou épineuses): un autre
constat a été relevé, l’installation des espèces non appétibles au sein des groupements à P. atlantica
(Ziziphus lotus, Centaurea maroccana, Asparagus altissimus, Atractylis humilis, Atractylis
serratuloides, Urginea maritima, Ferula cossoniana, Nerium oleander, Hammada scoparia, etc.).
Le même constat a été rapporté par Benabadji et al., 2007. Ce fait est expliqué par une régénération
du P. atlantica à l’intérieur des touffes de Retama retam, Launaea arborescens et Zilla macroptera.
- Adaptation et acclimatation : Malgré les conditions environnementales très rudes et très
contraignantes, il existe toujours des zones géomorphologiques offrant des conditions plus ou moins
favorables pour la survie et la prolifération d’une flore saharienne spontanée caractéristique et
adaptée aux aléas climatiques. Diverses adaptations morphologiques et physiologiques permettent à
ces végétaux de résister, de s'adapter et de se maintenir dans leurs environnements arides (très sec).
Parmi ces formes d'adaptations on citera la diminution de la surface foliaire (plantes peuvant avoir
de petites feuilles très épaisses ou réduites à des épines, ce qui leur permet de limiter leurs pertes en
eau (Fagonia glutinosa, Fagonia latifolia, Zilla spinosa, Launaea arborescens). La formation de
coussinet est aussi une forme d'adaptation au milieu xérique avec une modification morphologique,
par exemple l’espèce (Anabasis aretioides), peut prendre un aspect en boule ou en coussinet et
xérophyte épineux en coussinets comprend l’espèce Oxycèdre (Juniperus oxycedrus). Certaines
plantes peuvent avoir des organes souterrains considérablement développés (Rhizomateuse)
(Scorzonera undulata). Les feuilles peuvent aussi prendre des formes en aiguilles ou en écailles,
c'est le cas des espèces suivantes Hammada scoparia, Hammada schmittiana, Thymelaea
microphylla, Ephedra alata, Genista saharae, Retama retam.
Une forme de sclérophyllie (innovations extravaginates aux nœuds supérieur) remarquable
chez certains des espèces des Poaceae (Panicum turgidum) ; ces innovations protegent contre les
fletrissements (Poilecot, 1996). Certains arbres s'adaptent au froid par perte des feuilles (Pistacia
atlantica, Ziziphus lotus), d'autres opteront pour des feuilles en aiguilles (Juniperus oxycedrus,
Juniperus phoenicea, Rosmarinus officinalis).
En fin, la réduction de l’appareil végétatif constitue une remarquable adaptation à des
conditions de milieu très difficile. Ce qui se traduit par la tolérance de certains ligneux qui optent a
une plasticité morphologique qui reflète la capacité de résilience en réponse aux perturbations
d’origine biotique ou abiotiques. Ces espèces enterrent leurs structures ligneuses sous le niveau du
sol ou étalent leur système racinaire sur des supports à plus forte disponibilité hydrique (Pistacia
atlantica, Ceratonia siliqua, Hammada scoparia, etc.).

106
Troisième partie Etude de la végétation
3.2. Richesse floristique
L’analyse de la richesse floristique des groupements végétaux, de leurs caractères
biologiques et chronologiques permet de mettre en évidence leur originalité floristique, leur état de
conservation et par conséquent, leur valeur patrimoniale (Dahmani, 1997).
Les aires de répartition des groupements à P. atlantica sont localisées au niveau de l’atlas
saharien et les plaines steppiques. Ces groupements résultant de la combinaison de ces espèces sont
extrêmement nombreux.
Le sud-oranais offre aussi une diversité écosystémique particulière des biotopes par la
présence d’un nombre important de pistachiers qui constituent des habitats de haut intérêt biologique
et écologique.
Ces biotopes hébergent une flore riche à base des formations végétales steppiques
diversifiées arbustive, arboré et herbacée comprenant des groupements à Hammada scoparia, à
Stipa tenacissima, à Artemisia herba-alba, à Lygeum spartum et des formations préforestières
(matorrals) composés par une strate arborescente claire de génévriers (Juniperus oxycedrus,
Juniperus phoenicea) au niveau des djebels et versants des monts de l’atlas saharien morcelées par
plusieurs oueds, des affleurements rocheux, dépressions, dayas, thalwegs (Kaabeche, 2003).
Ces groupements sont caractérisés par une richesse et diversité floristique très importante, ils
renferment plus de 270 espèces végétales arborées, arbustives et herbacées. Le tableau 27 représente
la variation de la richesse floristique dans les stations d’étude.
Tableau 27. Richesse floristique engendrée dans les stations d’étudies.
Régions N° Stations Nombre d'espèce Moyenne
01 Bou Yala 129 espèces
02 Bou Ayech 126 espèces
Béchar 180 espèces
03 Djedida 118 espèces
04 Oum Chegag 92 espèces
05 Hajaj 135 espèces
06 Ouarka 103 espèces
Naâma 186 espèces
07 Haraza 103 espèces
08 Gâaloul 58 espèces
09 Boussemghoun 107 espèces
10 Hanntouzah 45 espèces
El Bayadh 136 espèces
11 Messied 62 espèces
12 Guetta 50 espèces
Zone d’étude 270 espèces
L’analyse de la richesse floristique rapportée sur le tableau 27, nous a permis de tirer les
observations suivantes :
- une richesse remarquable du cortège floristique dans l’ensemble avec 270 espèces qui accompagne
les groupements à P. atlantica.

107
Troisième partie Etude de la végétation
- l'exploitation des différentes données prélevées montre une dominance floristique plus importante
pour les régions de Béchar et Naâma (180 et 186 espèces respectivement). Comparativement à la
région d'El Bayadh ou nous avons recensé seulement 136 espèces. Le détail de la richesse floristique
des différentes stations est fourni dans le tableau ci-dessus. Pour le cas des dayas (Hanntouzah,
Guetta, Messied et Gâaloul) sont moins riche en espèces végétales par rapport aux autres biotopes
(Djebels, talweg….). Ces dayas sont des dépressions occasionnellement inondables et riches en
alluvions. Le nombre des espèces ne dépasse pas 50 espèces.
- en matière de dominance et la prévalence des espèces végétales recensées, nous avons constaté que
les espèces annuelles sont plus nombreuses que ceux vivaces. Cette abondance de ces espèces
annuelles est probablement l’effet de l’humidité relative du milieu. Les espèces les plus rencontrées
sont : Avena stirilis, Avena alba, Hordeum vulgare, Hordeum murinum, Schimus barbatus, Bromus
rubens, Cutandia dichotoma.
Pour ce qui est des espèces vivaces (herbeuses ou sous ligneuses) susceptibles de supporter des
périodes prolongées d’environnement rudes une acclimatation de l'appareil végétatif de ces espèces
est observée c'est le cas des espèces telles que: Atractylis serratuloides, Launaea arborescens,
Rhantherium suaveolens, Anvillea radiata, Artemisia campestris, Echinops spinosus, Launaea
acanthoclada, Artemisia herba-alba.
En matière des facteurs qui interviennent dans la richesse ou la pauvreté en espèces
végétales, l’analyse des résultats obtenus, nous a permis de constater que :
- Selon Kaabache (2003), la présence des espèces comme Pistacia atlantica et Ceratonia siliqua
constitue le témoin d’un passé plus humide. Kadi-Hanifi (2003), rapporte que la richesse et la
pauvreté floristique sont dues à des causes historiques ;
- Une modification dans la composition floristique sous l’effet de l’action synergique de l’aridité et
de l’action anthropique (Kerroum, 2014). En effet, l’aridité du climat, la sécheresse, l’ensablement
et la désertification de la zone d’étude ont un impact negatif sur la richesse floristique.
- Gradient bioclimatique lié à l’aridité du milieu d’une part et l’humidité du sol d’autre part qui est
du à leurs nature favorisant l’infiltration et à leurs situation topographique (altitude) et à la présence
de la nappe phréatique.
- Action anthropozoïque : l’anthropisation du milieu par les éleveurs, ou nous avons remarqué que
presque chaque daya est considérée comme une propriété privé par ces éleveurs où leurs tentes
(Kheima) ou leurs habitats rurals sont implanté proximité. De ce fait, les agneaux sont pâturés à
l’intérieur de daya (présence meme des Zriba). Des observations sur terrain, nous ont permit de
constater que la dégradation de la végétation est causée par la population locale et les nomades à
travers les activités de surpâturage (ovins, caprins et bovins). Le prélèvement de bois de feu,
ébranchage, assèchement des dayas ont aussi été constaté.
108
Troisième partie Etude de la végétation
On résume les impacts de l’action anthropozoïque par les constats suivants :
 Exploitation abusive et la raréfaction des végétaux ligneux particulièremnt l’espèce
Pistacia atlantica qui constitue une source de bois (coupes de bois comme combustible pour
les besoins domestiques (chauffage, cuisine).
 Pratiques agricoles (labours et moissonage de céréaliculture) ou l'on assite a une destruction
de la végétation naturelle au profit de périmètres agricoles dans les fonds des dayas. En effet,
l’extension des labours et la forte pression avec l’utilisation de plus en plus systématique des
engins agricoles, au sein même des dayas provoque un défrichement et éradication
systématique des espèces pérennes. Selon Kaabeche (2003), l’utilisation de la charrue
provoque non seulement la disparition de tout couvert végétal mais en même temps une
déstructuration du sol ; elle aboutit à la destruction « physique » du parcours.
 Disparition totale des espèces rares (Cotula cinera, Limoniastrum feei, Ajuga iva,
Warionia saharae, Artemisia herba-alba) par arrachages anarchiques des plantes ayant
diveres vertues medicinales et thérapeutique. Le cas du Rosmarinus officinalis est le plus
constaté, notons que la dispertion de cette plante très recherchée pour son action médicinale
n’est qu’au niveau de Djebel Aissa, Djebel Antar, Moghrar, Djebel M’zi.
 Concentration des troupeaux au niveau des dayas provoque l’absence de la strate
herbacée par contre une preservation d'un certain d’espèces non palatable pouvant etre
toxiques et épineuses comme Hammada, scoparia Euphorbia guyoniana, Cleome arabica,
Peganum harmala, Echinops spinosus, Cynodon dactylon, Malva perviflora et Schismus
barbatus aux alentourx des dayas.
 Régression de la végétation par évolution du cheptel, la dominance ovine ne permet pas la
régénération des parcours ni son évolution. En effet, ces dernières années au niveau de la
wilaya d’El Bayadh le nombre des ovins à dépasser 1 800 000 têtes en 2015 ; ceci accroit la
surcharge des parcours et les dayas.
- Diversité des biotopes : La zone d’étude comporte différents biotopes dans l’atlas saharien et les
plaines steppiques. Cette diversité des biotopes (dépressions, lits d’oued, escarpements rocheux,
affleurement rocheux, sommets de Djebels, versants, falaises, oueds encaissé, dayas, vallées, ravins,
ravinnelles, talwegs, les plateaux érodés…) est occupée par une diversité floristique. Le P. atlantica
est une espèce caractéristique des biotopes sus cités.
Les groupements à P. atlantica de plus en plus xérophiles ouvertes ne se rencontrent que sur les
sommets et sur le versant des djebels de l’atlas saharien. Ces reliefs renferment une végétation
souvent particulière, adaptée aux substrats gréseux ou seulement protégée des pressions biotiques et
abiotiques.

109
Troisième partie Etude de la végétation

La végétation est beaucoup plus localisée dans les ravinelles où à l’abri des blocs rocheux, dans les
bas versants et les collines rocheuses c'est le cas des stations de Hajaj, Djedida et Haraza.
Par contre, il apparait que les lits d'Oueds, les versants et les montagnes (Djebel) sont les biotopes
les plus riches en espèces, avec une dominance des espèces annuelles. Lemée (1953), relie la
richesse floristique des biotopes aux déterminismes édaphique (texture et nature chimique du sol).
Ces biotopes hébergent une diversité et richesse floristique très particulières telle les psammophytes
occupent les biotopes ensablé, les halophytes se développant dans des biotopes plus ou moins
salés….). Ozenda (1983), a rapporté que les dépressions sont les lieux où s’accumulent les apports
éoliens et l’eau. Les gorges et les falaises sont par contre relativement riches de nombreuses espèces
(Cynodon dactylon, Hernaria mauritanica, Dilpotaxi pitardiana, Bromus rubens).
Les végétaux se développent dans les interstices et diaclases des dalles ou les produits
d’altération de la roche mère constituent un micro-sol abrité de déflation (Le Houérou, 1959).
Les lits d’oueds à fond rocailleux et sableux sont des espaces qui peuvent être formé par les
eaux de ruisselement, ils sont les plus riches et les plus diversifiés en espèces (buissons des Ziziphus
lotus et Nerium oleander) (Chehma, 2005).
Les affleurements rocheux constituent un biotope pour le développement d’une végétation
particulière, dite ripicole, telle la présence de (Olea europaea, Nerium oleander, Rhus tripartita,
Phoenix dactylifera) sur les falaises des djebels de l’atlas saharien. Les strates herbacée et sous-
arbustive se limitent à quelques touffes accrochées dans les fissures en situation des escarpements
rocheux. La végétation des affleurements rocheux est adaptée aux conditions de sécheresse des
milieux. On observe sur des petits affleurements rocheux l’installation de nombreuses espèces
associées avec grandes espèces ligneuses comprennent Pistacia atlantica, Olea europaea, Rhus
tripartita, Ceratonia siliqua et Ziziphus lotus. Les sous strates sont occupés par Asparagus
altissimus, Gymoncarpos decander, Hammada scoparia. Les arbres s’installent préférentiellement
dans les éboulis rocheux et au fond des failles d’écoulement. Ils bénéficient d’un milieu tamponné
par l’ombrage des rochers et d’une disponibilité hydrique supérieure à celle du domaine
bioclimatique (Birnbaum, 2012).
Nous avons observé la présence des espèces hygrophiles, pastorales et psammophiles, cette
abondance permet d’enrichir la liste du cortège floristique des groupements à Pistacia atlantica.
Parmi les espèces hygrophile les plus fréquentes dans les eaux des oueds permanents ou mares
permanentes ou temporaires, on remarque Juncus maritimus, Juncus bufonius Vitex agnus-castus et
quelques pieds de Populus euphratica et Tamarix gallica.

110
Troisième partie Etude de la végétation

Signalons aussi l'abondance des espèces psammophiles (Retama retam, Aristida pungens,
Ephédra alata, Genista Sahara, Moltkia ciliata) par ailleurs l’existence d’accumulations dunaires
semi-fixes comme la grande dune située au sud et sud-ouest d’Ain sefra et la partie sud d’El Bayadh.
Ces formations sont inégalement réparties sur le territoire d’étude.
Elles suivent les zones de piégeage de sable et occupent des positions diverses telles les
couloires d’ensablement ou les versants de raccordement au pied des grands massifs, aussi dans les
vastes dépressions naturelles, constituées par les chotts. Donc, l’ampleur du phénomène
d’ensablement permet l’installation remarquable des espèces pasmmophiles dans ces voiles formés
(Retama retam, Thymelaea microphylla, Hammada schmittiana, Artemesia compestris, Ephedra
alata, Genista Saharae, Aristida pungens, Euphorbia guyoniana, Launaea resedifolia, Malcolmia
aegyptiaca, Neurada procumbens).
Nous avons également obersvés la présence de la formation steppique à Lygeum spartum
dans la partie nord de Naâma ; cette steppe abrite une richesse floristique purement steppique par
l’abondance des espèces suivantes : Lygeum spartum, Atractylis serratuloides, Salsola vermiculata,
Noaea mucronata, Artemisia herba-alba.
- La protection : Il est à signaler que le long de la frontière Algéro-Marocaine (zone interdite
d’accès), la végétation est bien préservé malgré la rigueur du climat, ce qui laisse supposer que la
dégradation est beaucoup plus le résultat d’une pression anthropique que le fait des conditions
climatiques, même si elles constituent le facteur exposant.
Lors de notre investigation sur terrain, nous avons constaté absence de la pression animale sur ces
stations (Mir El-Djebel de Hajaj), en raison de son relief accidenté difficilement accessibles peu
favorable pour le cheptel. Il a noté la présence de quelques cas de régénération du P. atlantica au
niveau des falaises de montagnes.
Un autre constat vient s'ajouter a ce panel, en effet ces endroits rocheux peuvent hébergés une faune
sauvage dangereuse qui offrent peu d’abris de prédilection des reptiles (lézards, serpents) et
scorpions. Cette présence favorise davantage l'inaccessibilité à ces endroits.
- La disponibilité hydrique : La pluviosité est un facteur discriminant très notable, il paraît à lui
seul capable de fournir une explication suffisante au changement d’effectifs dans les différents
biotopes. Après une ou plusieurs pluies (automnale et hivernale) entraînant une humidité adéquate
de l’environnement, certaines diaspores germent, la plante fleurit et fructifie, certaines espèces
bouclent une phase active à leur cycle en quelques semaines (éphémérophytes) (Kaabeche, 2003 ;
Guehiliz, 2016).

111
Troisième partie Etude de la végétation

Donc, La richesse des végétaux s’accorde localement avec la répartition et la disponibilité hydrique.
On note aussi que les dayas (pourcentage appréciable d'humidité, capacité de stockage hydrique),
par conséquent une germination accrue des différentes graines des espéces végétales.
Ozenda (1982), a stipulé que le nombre d’espèces végétales dans une station, demeurent influencé
par le facteur hydrique. La répartition des espèces est essentiellement sous la dépendance de la
disponibilité en eau et de caractères physiques du sol ainsi que la topographie.
Au niveau des milieux arides, l’eau est un facteur limitant majeur, de sorte que la densité et diversité
de la végétation augmentent toujours avec la disponibilité hydrique. Outre la quantité de pluie reçue
en un point donnée de la surface du sol, cette disponibilité intègre la circulation de l’eau, autant en
surface que dans le sol, et la durée pendant laquelle elle este accessible au végétaux. Partout où l’eau
circule en surface, la végétation est plus dense (Birnbaum, 2012). Citons en exemple le cas de la
station de Haraza, ou le Djebel Morghad qui est souvent enneigé (source d’eau), permettant ainsi
d’alimenter la végétation du sommet et des versants. Cet avantage permet de caractériser cette
station par un climat semi-aride et une végétation très particulière (Juniperus oxycedrus, Juniperus
phoenicea, Rosmarinus officinalis, Helianthemum rubellum).

112
Troisième partie Etude de la végétation
3.3. Caractérisations de la composition floristique
Un cortège floristique de 270 taxons botanique a été identifié au niveau de notre région
d’étude. Nous avons aussi constaté une composition biologique plus ou moins diversifié au sein des
aires des groupements à P. atlantica.
Le nombre d’espèces dans un tapis végétal donne une indication sur la richesse et sur la
diversité biologique de la liste globale du cortège floritique. Ainsi ce cortège présente une grande
plasticité tout en révélant sont appartenance au climat aride.
3.2.1- Caractérisation biologique
Les types biologiques globaux sont répartis d'une façon différente en fonction de leurs
biotopes et leurs caractéristiques écologiques (climat, type de sol, topographie, ..). Pour notre cas,
nous avons représenté le pourcentage de chaque type biologique en fonction de nos observations sur
le terrain. Les pourcentages sont calculés par rapport au nombre total du cortège floristique dans les
aires à groupements à Pistacia atlantica.
Le tableau ci-dessous présente la composition floristique selon le nombre de présence et le
pourcentage de chaque type biologique par rapport au nombre total des espèces recensées.
Tableau 28. Spectre biologique brut des stations d’étude

Station Béchar Naâma El Bayadh Zone étude


Fréquence Absolue Relative Absolue Relative Absolue Relative Absolue Relative
(%) (%) (%) (%)
Thérophytes 90 50 91 48,92 72 52,94 131 48,51
Chaméphytes 42 23,33 33 17,74 27 19,85 56 20,74
Hémicryptophytes 30 16,67 39 20,97 27 19,85 52 19,25
Géophytes 9 05,00 11 05,91 6 04,41 16 05,92
Phanérophytes 9 05,00 12 06,45 4 02,94 15 05,56
Total 180 100% 186 100% 136 100% 270 100%

L'analyse des spectres biologiques globaux (Tab.28) montre que les thérophytes sont les plus
représentées dans toute la zone d’étude, avec des taux dépassant généralement 48 %. Les
chamaephytes viennent ensuite avec des pourcentages variant entre 17 % et 23%. Les
hémicryptophytes sont moins représentés, leur pourcentage est non négligeable (19,25%), les
géophytes qui enregistrent un taux a voisinant 6 %. Enfin, viennent les phanérophytes avec un taux
de (5,55%).
Le spectre biologique dans la région de Béchar est de type : Th>Ch>He> Ge> Ph ; il est
dominé par 90 espèces thérophytiques soit 50%, 42 espèces chaméphytiques (23,33%), 30 espèces
Hémicryptophytiques (16,67%), 9 espèces chacune pour les géophytes et les phanérophytes (5%).
Selon Oliver et al. (1995), une attention particulière est généralement accordée à la répartition des
Thérophytes dont la proportion en région méditerranéenne est de l’ordre de 50%.

113
Troisième partie Etude de la végétation
Le taux de Thérophytes est liée, quelle que soit l’échelle de l’analyse et le niveau de
perception adopté, à l’ouverture de la végétation et l’humidité globale du milieu (Daget, 1980).
Plusieurs auteurs soulignent que les thérophytes sont le type biologique qui dépend directement des
précipitations (Quézel, 1965 ; Carriere, 1989 ; Grouzis, 1992 ; Monod, 1992 ; Bouallala, 2013 ;
Bekkouche, 2016). D'autres auteurs lient leur présence à l'état de la surface du sol (Nègre, 1966 ;
Kadi-Hanifi, 2003).
Au niveau de la région de Naâma, le spectre biologique est suivant : Th>He>Ch>Ph>Ge,
nous constatons la dominance de strate herbacée, Thérophytes avec 91 espèces soit 48,92%,
hémicryptophytes avec 39 espèces soit 20,97%, les chaméphyte ayant 17,74 % (33 espèces), les
phanérophytes avec 6,45% (12 espèces) et enfin par les Géophytes avec 5,91% (11espèces). On
remarque que cette région est plus diverifiée avec 186 espèces par apport des régions de Béchar et
El Bayadh. En plus que les espèces phanérophytique sont nombreuses (Pistacia atlantica, Ceratonia
siliqua, Nerium oleander, Phoenix dactylifera, Retama retam, Retama sphaerocarpa, Rhus
tripartita, Olea europaea, Genista saharae, Juniperus oxycedrus, Juniperus phoenicea et Ziziphus
lotus). Cette dominance des thérophytes est strictement liée aux pluies saisonnières (Belhacini,
2011). Le pourcentage des phanérophytes, des hémicryptophytes et des géophytes diminue avec
l’aridité et l’ouverture du milieu, tandis que ceux des thérophytes et des chamaephytes augmentent
(Kadi-Hanifi, 2003).
Pour la région d’El Bayadh, le spectre est de type : Th>He=Ch>Ph>Ge. D’après ce spectre
on constate la dominance de strate herbacée avec 72 espèces de Thérophytes soit 52,94%, les
Chaméphytes et Hemicryptophytes 19,85% (27 espèces chacune), 6 espèces de Geophytes (Urginea
maritima, Urginea noctiflora, Cynodon dactylon, Dipcadi serotinum, Asparagus altissimus,
Asphodelus tenuifolius) soit 4,41%.
Enfin les phanérophyte avec une representativité de 2,94% (seulement 4 espèces de
nanophanérophytes Pistacia atlantica, Rhus tripartita, Retama retam et Olea europaea). Il faut
souligner que le type biologique de cette region est semblable avec les autres régions exception faite
pour le nombre en espèces (136 espéces) qui a regréssé par rapport aux autre regions. Cette
regression du taux est probablement due à l’anthropisation des stations d’études ainsi qu'a l’impact
du fléau de désertisation et l’ensablement.
Le spectre biologique est considéré par les phytogéographes comme une stratégie
d’adaptation de la flore aux conditions de milieux défavorables et plus particulièrement aux
conditions climatiques (Daget, 1980).

114
Troisième partie Etude de la végétation
Les aires de répartition des groupements du Pistacia atlantica dans le Sud-oranais sont
différentes sur le plan biologique au niveau des stations étudiées. L'exploitation des différents
résultats nous permettent d'emettre les constations suivantes :
- les successions des types biologiques bruts et l’installation des espèces dans les stations étudiées
confirment l’hétérogénéité du tapis végétal selon les caractéristiques écologiques stationnelles des
milieux (relief, altitude, hydrographie, oueds, dépressions, dayas, escarpement rocheux, plaines…).
- En comparant les spectres bruts et réels, nous remarquons que les thérophytes sont les plus
dominantes dans les spectres bruts. Les chaméphytes et les Phanérophytes occupent la place la plus
importante.
- La coexistence de nombreux types biologiques, dans une même station, accentue sans doute une
richesse floristique stationnelle favorisée par l’importance que les espèces annuelles peuvent prendre
en zone aride certaines années favorables ce constat est en adequation avec les propos de Floret et
Pontanier (1982).
- La réduction du couvert végétal par le surpâturage s’accompagne par le changement de la
composition floristique, ce changement est attesté par l’expansion des espèces non palatables
(toxique et /ou épineuses) : Ferula cossoniana, Urginea maritima, Pegannum harmala ou adapté
aux systèmes pastoraux (co-évolution) Plantago albicans au profit d’autres espèces dotées d’une
grande valeur pastorale (plus palatable) Artemisia herba-alba, Stipa tenacissima.
- Ainsi les différentes formes biologiques renseignent sur les formes de croissance et donc la
réponse des végétaux aux conditions locales du milieu (Aidoud, 1998).
- l’analyse biologique confirme l’évolution régressive du tapis végétal telle qu’elle a été entrevue par
l’examen de la composition floristique des groupements. Cette régression du tapis végétal se traduit
par la disparition progressive des phanérophytes, l’extension des géophytes (Urginea maritima,
Urginea noctiflora, Gymnarrhena micrantha, Gynandriris sisyrinchium) et l’apparition progressive
des hémicryptophytes (Astragalus vogelii, Erodium garamantum, Paronychia chlorothyrsa,
Plantago albicans). On note aussi que certaines chamaephytes (Hammada schmittiana, Hammada
scoparia, Atractylis serratuloides) deviennent dominantes dans la contribution au tapis végétal bien
qu’elles soient peu nombreuses favorisant ainsi leurs developpement cette observation a été aussi
signalée par Kadi-Hanifi (2003).
Selon la distribution de chaque type biologique, des figures sous forme des secteurs en 3D sous
Excel ont été établies (Fig.43). Ces figures montrent la variation saisonnière du spectre biologique.
De manière générale, on remarque que la zone d’étude présente un cortège floristique marqué
par une hétérogénéité entre les ligneux et les herbacées et entre les vivaces et les annuelles, cette
disparité paysagère peut etre liée aux conditions orographiques, édaphiques et hydrologiques du
milieu.
115
Troisième partie Etude de la végétation

a) Béchar b) Naâma

c) El-Bayadh

d) Zone d’étude

Thérophytes Chamaephytes Hémicryptophytes

Géophytes Phanérophytes

Figure 43. Répartition des espèces par types biologiques dans la région d’étude.

116
Troisième partie Etude de la végétation
L’étude des spectres biologiques confirme selon Quézel (2000), l’évolution régressive du
tapis végétal des stations étudiées. Cette régression se traduit par l’invasion des thérophytes et une
augmentation des taux des chaméphytes, des hémicryptophytes et une réduction des taux des
phanérophytes. Ces types biologiques sont répartis d'une façon différente en fonction des biotopes.
Dans l'ensemble des stations étudiées, la répartition des types biologiques reste identique, et
similaire pendant le printemps, suivant le schéma : Th>Ch>Hé>Ph>Ge.
Cette inégalité dans la répartition saisonnière de ces plantes est directement liée à leur mode
d'adaptation à la sécheresse (Ozenda, 1991) et à leur dépendance directe des précipitations (Boudet
et al. ,1983 ; Cissé, 1986 ; Carrière, 1989 et Grouzi, 1992). En effet, Barry et al (1981) et
Mackenzie et Balli (2000) rapportent que les éphémérophytes (acheb) sont fort capricieuses, elles
n’occupent que sporadiquement et fugacement le terrain et que seules demeurent constamment les
espèces vivaces (Bouallala, 2013).
[Link]. Les Thérophytes
Le spectre biologique est très nettement dominé par les thérophytes avec 48,92% et 52,94%,
qui sont réparties comme suite:
⚫ Béchar : 50% avec 90 espèces sur 180 espèces
⚫ Naâma : 48,92% avec 91 espèces sur 186 espèces
⚫ El Bayadh : 52,94% avec 72 espèces sur 136 espèces
⚫ Zone d’étude : 48,51% avec 131 espèces sur 270 espèces.
Nos résultats concordent avec ceux de plusieurs auteurs notamment Bouzenoune (1984),
Dahmani (1996), Benaradj (2010), Bouallala (2013), qui indiquent que la répartition des types
biologiques est dominé par des thérophytes.
Les thérophytes de l’ensemble des stations d’étude sont caractérisées par un taux très élevé
(50%), qui présentent une prédominance de strate herbacée (thérophytisation). Parmi les principaux
types biologiques définis par Raunkiaer, une attention particulière est généralement accordée à la
répartition des thérophytes dont la proportion en région méditerranéenne est de l’ordre de 50%
(Olivier et al., 1995), indiquant ainsi un milieu fortement perturbé.
Les thérophytes à cycle très rapide, qui apparaissent dès les premières pluies et se
maintiennent parfois tout au long de la saison pluvieuse. Donc, les oueds, avec des sols permettent
une meilleure capacité de rétention de l’humidité profitable à la végétation qui a pu s'installer dans
ce milieu.

117
Troisième partie Etude de la végétation
Ces thérophytes constituent une strate herbacée assez hétérogène et colonisent les banquettes
et les lits d’oueds, sous touffes jujubier (Ziziphus lotus). Très envahissantes, beaucoup de ces
espèces n’accomplissent souvent dans une station donnée qu’un nombre limité de cycles végétatifs
avant d’être éliminés par le pâturage ou la concurrence.
Perrier de la Bathie (1921), a rapporté que ce n'est que dans quelques circonstances
particulières (fortes activités humaines, surpâturages) que certains espèces deviennent dominantes et
peuvent caractériser physionomiquement les formations steppiques à Hammada scoparia et Retama
raetam.
Du fait de leur cycle annuel court, la majorité des thérophytes sont des espèces secondaires à
très fort pouvoir colonisateur que l’on retrouve dans tout le domaine steppique et saharien comme
adventive, rudérale ou messicoles (groupe anthropique). Ce sont les espèces accessoires (Perrier de
la Bathie, 1921 ; Morat, 1973). Floret et Pontanier (1982) signalent que plus un système est
influencé par l’homme (surpâturage, culture) plus les thérophytes y prennent de l’importance. Pour
Lacoste et Salanon (2001) pour les zones arides et semi-arides méditerranéennes, ce sont les
Thérophytes qui dominent.
Dans la région d’étude, on a inventorié 131 espèces appartenant aux 31 familles botaniques
de type biologique thérophytique. Ces végétaux se développent souvent au cours de la saison
pluvieuse, depuis la germination (induite par les pluies) jusqu’au la fructification : 10mm de pluie
sont suffisants pour humidifier la couche superficielle de sable et permettre ainsi la levée des
plantules. Certains ne vivent que quelques semaines seulement (éphémérophytes). Ces plantes
peuvent demeurer vertes au cours de la saison sèche, utilisant au maximum les réserves hydriques du
sol (Neuroda procumbens) (Poilecot, 1996).
La composition floristique dans les stations montagneuses (Bou Ayech, Boussemghoun,
Haraza) comporte un important ensemble d’espèces communes : en particulier dans les ravins
montagneux et les grands oueds montagneux. Ils sont représentés principalement par les familles
suivantes : Asteraceae avec un taux très élevé de 28,24% de la liste totale des espèces
thérophytiques présentes dans la région d’étude (37 espèces). Ce sont en fait des plantes saisonnières
qui exploitent la moindre pluie pour germer et réaliser leur développement. Parmi ces espèces les
plus rencontrées et qui dominent sont :
- Launaea nudicaulis - Cotula cinerea
- Launaea resedifolia - Pallenis cuspidata
- Launaea glomerata - Bubonium graveolens
- Picris coronopifolia - Centaurea maroccana
- Picris albida - Calendula aegyptiaca

118
Troisième partie Etude de la végétation
- Chrysanthemum macrocarpum - Anacyclus cyrtolepidioides
- Matricaria pubescens - Cladanthus arabicus
- Koelpinia linearis - Ifloga spicata
- Anacyclus pyrethrum - Lifago dielsii
- Senecio flavus - Carlina brachylepis
- Reichardia tingitana - Evacidium discolor
- Carthamus lanatus

Pour la famille qui occupe la deuxième position avec un taux de 14,5% par leur nombre plus
moins important, c’est la Poacees (avec 19 espèces), dont les plus dominantes sont:
- Avena stirilis
- Avena alba
- Hordeum vulgare
- Hordeum murinum
- Schimus barbatus
- Stipa capensis
- Bromus rubens
- Cutandia dichotoma
- Panicum turgidum
Pour les espèces qui appartiennent à la famille des Brassicacees, on constate la présence de
15 espèces, dont les plus dominantes :
- Malcolmia aegyptiaca
- Morettia canescens
- Muricaria prostrata
- Alyssum ilifolium
- Alyssum macrocalyx
- Diplotaxis erucoides
- Diplotaxis harra
- Eruca vesicaria
- Zilla macroptera
- Mathiola livida
- Dilpotaxi pitardiana

119
Troisième partie Etude de la végétation
Pour les Fabaceae, 9 espèces sont bien représentées dans les stations étudiées dont les plus
dominantes sont:
- Astragalus mareoticus
- Medicago laciniata
- Medicago minima
- Trigonella angina
- Trigonella polycerata
- Trigonella stellata
Pour la famille des Borraginaceae, on a recensé 8 espèces, dont les plus domiantes sont : Echium
horridum, Trichodesma calcaratum Elizaldia violacea et Echium humile. Les Papaveraceae avec (5
espèces) ; Glaucium corniculatum, Roemeria violacea, Platycapnos spicata, Papaver dubium et
Papaver rhoeas. 4 espèces, comprenant 2 familles de Caryophyllaceae (Silene secundiflora, Silene
villosa, Herniaria cinerea, Polycarpaea repens) et Geraniaceae (Erodium microphyllum, Erodium
glaucophyllum, Erodium guttatum et Erodium triangulare). Les Euphorbiaceae est représentée par 3
espèce) : Euphorbia calyptrata, Euphorbia Guyoniana et Euphorbia retusa
Quatre familles avec 2 espèces chacune, Urticaceae (Forskahlea tenacissima et Urtica
urens), Zygophyllaceae (Fagonia glutinosa et Fagonia latifolia), Malvaceae (Malva aegyptiaca et
Malva parviflora), Orobanchaceae (Cistanche violacea et Orobanche aegyptiaca).
Pour les 18 familles restante sont monospécifique (une seule espèce chacune) : Apiaceae
(Eryngium ilicifolium), Plumbaginaceae (Limonium lobatum), Amaranthaceae (Bassia muricata),
Asparagaceae (Stellarioides sessiliflora), Polygonaceae (Emex spinosa), Renonculaceae (Adonis
dentata), Resedaceae (Reseda pruinosa), Rosaceae (Neuroda procumbens), Rubiaceae (Crucianella
hirta), Scrophulariaceae (Linaria amethystea), Cucurbitaceae (Colocynthis vulgaris),
Cynomoriaceae (Cynomorium coccineum), Cyperaceae (Eleocharis caduca), Dipsacaceae (Scabiosa
stellata), Convolvulaceae (Cuscuta epithymum), Capparidaceae (Cleome arabica), Plombaginaceae
(Limonnium bonduelli) et Asclepiadaceae (Pergularia tomentosa).
La thérophytisation décrite par beaucoup d’auteurs comme une caractérisation de systèmes
dégradés est valide, effectivement si nous avons le passage d’un écosystème en bon état vers un
autre en mauvais état. Ce phénomène de thérophytisation présente plusieurs explications :
1- Leur présence dans les milieux arides est liée à leur stratégie d'adaptation. Emberger (1939)
affirme que le taux des thérophytes croit avec l’aridité du milieu ou à l’accentuation de l’aridité du
climat (rudesse du climat), pour Daget (1980), Barbéro et al., 1990 et Aidoud (1989) : la
thérophytisation est une caractéristique des zones arides et exprime une stratégie d’adaptation vis-à-
vis des conditions défavorables et d’une résistance aux rigueurs climatiques.

120
Troisième partie Etude de la végétation

2- Il apparaît que la présence des thérophytes est en général liée aux précipitations. Plusieurs
auteurs soulignent que les thérophytes sont le type biologique qui dépend directement des
précipitations (Quézel, 1965 ; Barkoudah et Van Der Sar, 1982 ; Carriere, 1989; Grouzis, 1992;
Monod, 1992). Par l’augmentation du bilan d’eau dans le sol après une année pluvieuse (la quantité
moyenne de pluie reçue) suite une pluviométrie exceptionnelle de l’année qui dépasse 108mm/an
dans les années (2008 et 2013), nous vons constaté une germination des graines emmagasiner dans
le sol ou disséminer par le vent ou le animaux. L’abondance des Thérophytes peut être expliquée par
la forte présence d’eau propice au développement des plantes annuelles par la présence des espèces
d’affinité saharienne telles que : Euphorbia guyoniana, Launaea arborescens, Randonia africana,
Zilla macroptera et Malcolmia aegyptiaca.
3- enfin la thérophytisation est une réponse directe à la forte pression entropique et au passage du
troupeau corrélé à l’aridification et de l’ensablement du milieu.
Les structures actuelles des paysages méditerranées sont en fait des résultantes des
perturbations d’origine climatique aggravées par l’action anthropique. Les zones préforestières et
steppiques sont le théâtre d’un déséquilibre écologique néfaste et continu qui résulte de la très forte
charge quelle subissent d’une part, et de leur faible production d’autre part (Bouazza et Benabadji,
1998). La thérophytisation présente un autre stade de dégradation plus poussé caractérisé par
l’envahissement. Suite aux perturbations du milieu par l’action anthropique, des espèces plus ou
moins xérophiles à forte production des graines (stratégie R) se sont installées (Atractylis
serratuloides, Echium horridum, Hammada schmittiana, Launaea arborescens, Morettia canescens,
Xanthium spinosum, Zilla spinosa) souvent nitrophile (Adonis dentata, Biscutella auriculata,
Glaucium corniculatum, Lappula redowskii, Linaria reflexa, Peganum harmala, Papaver hybridum,
Papaver rhoeas, Roemeria hybrida).
Selon Barbéro et al. (1990), présentent la thérophytie comme étant une forme de résistance
à la sécheresse ainsi qu’aux fortes températures des milieux arides. L’origine de l’extension des
thérophytes est due en grande partie : Soit à l’adaptation, à la contrainte du froid hivernal où à la
sécheresse estivales (Raunkiaer, 1934 ; Ozenda, 1963). Selon Nègre (1966) et Daget (1980), la
thérophytie est une stratégie d’adaptation vis‐à‐vis des conditions défavorables et une forme de
résistance aux rigueurs climatiques. Elle présente une caractéristique des zones arides qui permet
aux plantes de passer la période critique de la végétation sous forme de graine. Cette forme semble
être la plus adaptée à l’aridité pour leurs survies (Kaabeche, 1990).

121
Troisième partie Etude de la végétation
On observe aussi, la colonisation des milieux par des espèces thérophytique psammophiles
(Morettia canescens, Reseda pruinosa, Fagonia latifolia, Bassia muricata), cette abondance est
l’origine que notre zone d’étude se trouve à la limite des bordures sahariennes au Sud et à
l’extension du fléau de l’ensablement. Dans le même sens, Guinochet et Quézel (1954) indiquent
que la présence de sable même en couche réduite dans les habitats sahariens entraine le
développement des psammophytes, surtout annuelles.
Les interventions de l’homme et des animaux ont des répercussions visibles sur la
physionomie des formations végétales. Les ovins et les caprins apprécient différemment les espèces
classées par types morphologiques principaux (ligneux dressés, herbacées vivaces, annuelles). Les
ovins préfèrent les espèces annuelles et presque indifféremment du stade biologique où elles se
trouvent alors que les caprins au contraire ne consomment que peu les annuelles (Le Flo’h, 2001).
Les thérophytes, type biologique particulièrement apte à supporter l’aridité sont nombreux :
ils représentent jusqu’à plus de 50% du spectre brut dans certaines stations de la zone d’étude
(station de Bou Yala et de Bou Ayech). Ils occupent aussi très souvent certaines stations
privilégiées à l’ombre des arbres (Ziziphus lotus).
En effet, Monod (1992) indique que les thérophytes ne présentent pas d'adaptations
morphologiques particulières à l'aridité. Elles échappent aux conditions extrêmes à l'état de graines.
Il apparaît que la présence des thérophytes est en général liée aux précipitations.
Cette diversité floristique des thérophytes est liée à l’anthropisation du milieu et la
dissémination des espèces, par exemple les graines dentelées sont disséminer par zoochorie (laine
des ovins) d’une région sud vers les régions steppiques (Medicago laciniata) et d’autre graines
peuvent se déplacées dans l’espace par le vent dominants qui connaisse la zone d’étude.
Cependant, dans le cas où un voile éolien s’installe, des psammophiles comme Schismus
barbatus, Cutandia dichotoma, Launaea resedifolia et certains Astragales du genre Astragalus s’y
installent (A. armatus, A. cruciatus, A. echinatus, A. eremophilus, A. ghizensis, A. Gombo, A.
mareoticus, A. tenuifolius et A. vogelii). En année pluvieuse et lorsque le sol (sableux ou limono-
sableux) est suffisamment profond, l'on assiste a un abondant développement de Stipa parviflora,
Scorzonera undulata et nombreuses autres annuelles (Ferchichi, 2013).
Les espèces annuelles sont généralement disséminées et apparaissent fréquemment en
peuplements, la présence de ceraines espèces qui se trouvent protégées sous l’abri des touffes de
Ziziphus lotus et forme des petites colonies denses. La strate herbacées, suit les rigoles
d’écoulements des eaux et s’installe dans les ravines et les ravinelles (Poilecot, 1996).

122
Troisième partie Etude de la végétation
Dans les dayas, l’assèchement progressif présente une succession dans le temps de
différentes espèces herbacées lié à l’évolution de l’hydromorphie ou l’humidité du sol. Les espèces
inventoriées dans ce milieu sont pour beaucoup d’entre elles, communes à Erodium triangulare,
Malva parviflora, Medicago laciniata, Launaea nudicaulis, Koelpinia linearis, Muricaria prostrata,
Melilotus sulcata (Quézel, 1965).
Une abondance spatiale par des espèces thérophytiques envahissantes épineuses, réputées
toxiques et délaissées par le bétail (Euphorbia calyptrata, Euphorbia Guyoniana, Euphorbia retusa,
Cleome arabica, Colocynthis vulgaris) est observable.
Plusieurs auteurs ont mis l’accent dans leurs travaux sur l’origine de l’extension des
thérophytes :
- Adaptation à la contrainte du froid hivernale (Raunkiaer, 1934); ou à la sécheresse estivale
(Daget, 1980 ; Nègre, 1966 ; Bouazza et al., 2004 ; Benabadji et al., 2004).
- Perturbations du milieu par le pâturage, les cultures, etc. (Grime, 1977). D’après Barbéro et al.,
(2001), la thérophytisation est considérée comme le stade ultime de dégradation des différents
écosystèmes avec la dominance des espèces sub-nitratophiles liées aux surpâturages.
- Evolution régressive confirme due au stade de la désertisation,
- Aridification : plusieurs auteurs présentent la thérophytie comme une forme de résistance aux
rigueurs climatiques (Nègre, 1966 ; Barbéro et al., 1990) ;
- Anthropisation, le pâturage enrichit le sol en nitrates et permet le développement des rudérales,
notamment annuelles (Grime, 1977) ;
- Voile éolien, dans les milieux où l’évaporation est rapide et intense, la remontée de l’eau du sol par
capillarité est interrompue, le sable de surface se transforme en croûte sèche qui stoppe
l’évaporation. Une certaine teneur en eau se maintient dans le sol et permet le développement des
thérophytes (Benabadji et al. (2011).
Benabadji et al. (2004) ajoutent que le pâturage favorise l’installation d’une manière globale
des espèces souvent refusées par le troupeau. Elles sont représentées dans notre cas par : Astragalus
armatus, Biscutella didyma, Alyssum parviflorum, Eruca visicaria, Resada luteola, Mathiola livida.
Ce sont des espèces toxiques et/ou épineuses.
Les thérophytes sont par ailleurs le résultat de l’anthropisation et le pâturage qui contribuent
à l’enrichissement du sol en nitrates et permet le développement des rudérales notamment les
espèces annuelles (Echium horridum, Medicago minima, Alyssum ilifolium…..).
Les thérophytes représentent l’expression même de l’adaptation en milieu aride : si la graine
demeure un organe de conservation bien adapté aux longues saisons sèches, la reduction du cycle
vegetal constitue une stratégie très efficace (Poilecot, 1996).

123
Troisième partie Etude de la végétation
[Link]. Les Chamaephytes
La classe des chaméphytes vient au second plan en matière de représentativité des plantes
herbacées pérennes. Ces espèces pérennes tiennent une place importante (18 et 23,33%), du fait des
conditions privilégiées, édaphiques offertent par l'habitat.
Ces espéces sont réparties comme suit :
⚫ Béchar : 23,33% avec 42 espèces sur 180 espèces ;
⚫ Naâma : 17,74% avec 33 espèces sur 186 espèces ;
⚫ El Bayadh : 19,85% avec 27 espèces sur 136 espèces ;
⚫ Zone d’étude : 20,74% avec 56 espèces sur 270 espèces.
Les chaméphytes occupent généralement la deuxième position dans les spectres biologiques
bruts et sont généralement les plus adaptés aux conditions des milieux arides, puisque leur présence
durant toute l'année est assurée par leurs aptitudes physiologiques et leurs adaptations anatomique et
morphologique (Monod, 1992).
Les Chaméphytes sont constituées principalement de plantes basses, ligneuses à leur base,
appelées chaméphytes suffrutescentes et ont une bonne adaptation à la sécheresse.
Dans la région d’étude, nous avons observés la présence des formations chaméphytiques ;
qui sont dominées par des arbrisseaux dont la taille ne dépasse guère 50 cm. Parmi ces arbrisseaux
pouvant jouer un rôle physionomique considérable, il faut citer : Anabasis aretioides, Hammada
schmittiana, Artemisia campestris, Helianthemum lippii, Hammada scoparia, Artemisia herba-alba,
Salsola vermiculata, Thymelaea microphylla, Gymnocarpos decander…
Ces chaméphytes ne représentent que 21% du spectre brut de la zone d’étude. La plupart
d’entre elles sont endémiques saharienne (Anvillea radiata, Warionia saharae). Elles principalement
représentés par des chaméphytes qui s’installent dans les ravinnelle, ou dans les fissures des
affleurements rocheux : Gymoncarpos decander, Antirrhinum ramosissum, Asparagus altissimus,
sont caractéristiques de cet habitat comme des les ravins montagneux, ainsi que les hautes plaines
steppiques. Il faut dire que ces végétaux colonisent la moindre parcelle de sol et l’humidité est
exploitable par les racines.
Ce groupe est representé par les chaméphytes appartenant aux familles les plus
représentatives suivantes :
 Asteraceae (Warionia saharae, Achillea leptophylla, Atractylis carduus, Atractylis
serratuloides, Launaea arborescens, Rhantherium suaveolens, Anvillea radiata,
Artemisia campestris, Echinops spinosus, Launaea acanthoclada, Artemisia herba-
alba, Moricandia suffruticosa, Farsetia aegyptiaca, Moricandia foleyi, Zilla
spinosa),

124
Troisième partie Etude de la végétation
 Amaranthaceae (Anabasis aretioides, Anabasis articulata, Atriplex halimus,
Hammada schmittiana, Salicornia fructicosa, Salsola foetida, Suaeda fructicosa,
Salsola vermiculata, Hammada scoparia),
 Cistaceae (Helianthemum apenninum, Helianthemum ellipticum, Helianthemum
getulum, Helianthemum lipii, Helianthemun virgatum),
 Lamiaceae (Ajuga iva, Marrubium desertii, Teucrium polium, Salvia aegyptiaca,
Salvia clandestina),
 Poaceae (Stipa tenacissima Lygeum spartum Aristida pungens), ce sont des
formations végétales développées à des conditions stationneles priviligiées : riches
colluvions, hydromorphie particulière, terrain accidenté empêché la surpâture).

Parmi ces formations chaméphytiques qui prédominent les groupements à pistachier :


1. Groupement à Hammada scoparia avec un cortège floristique très diversifié à base des
espèces de type biologique chamaephyte avec : Launaea arborescens, Gymoncarpos
decander, Rhantherium suaveolens, Anabasis articulata, Anvillea radiata , Artemisia herba-
alba, Echinops spinosus, Astragalus armatus, Launaea acanthoclada, Zilla spinosa,
Moricandia suffruticosa, Stipa tenacissima, Ononis natrix, Salvia aeygptiaca, Salvia
clandestina, Calligonum calvescens. Ce groupement est développé dans les stations de Bou
Yala, Bou Ayech, Hajaj et Boussemghoun. Ainsi, l’espèce de l’Arfaj (Rhanterium
suaveolens) est une Asteraceae de type chaméphyte qui colonise l’atlas saharien,
principalement inféodées aux terrains sablonneux profonds à d'environ 20 à 30 cm de
hauteur. L’armoise blanche (Artemisia herba-alba) occupe en générale de petites surfaces
disséminées un peu partout des fonds d’oueds et de daya, souvent très dégradées dont le
recouvrement ne dépasse pas 10%.
2. Groupement à Hammada scoparia avec Marrubium desertii, Lygeum spartum, Thymelaea
microphylla, Pegannum harmala, Salvia clandestina et Leontodon hispidus dans les stations
de dayas de Guetta, Hanntouzah Messied et Oum Chegag. Ce groupement est bien
individualisé et se développe surtout sur les alentours de ces dayas.
3. Groupement psmmophytique à Artemisia campestris, Aristida pungens, Thymelaea
microphylla, Salsola vermiculata…, occupe seulement la station de Haraza dans la partie du
bas versant de Djebel Morghad.

125
Troisième partie Etude de la végétation
4. Groupement à Rosmarinus officinalis, Helianthemun virgatum, Helianthemum apenninum,
Salvia clandestina, Echinops spinosus, Marrubium desertii, Achillea leptophylla, Astragalus
armatus, Thymelaea microphylla, Stipa tenacissima, Launaea acanthoclada, Pegannum
harmala et Salsola vermiculata, ce groupement se développe dans les endroits des sommets
de Djebel Morghad (cas de la station de Haraza).
5. Groupement psammophytique à Hammada schmittiana, Ajuga iva, Echinops spinosus,
Gymoncarpos decander, Anabasis articulata, Atractylis carduus, Atractylis serratuloides,
Launaea arborescens, Rhantherium suaveolens, Launaea acanthoclada, Artemisia herba-
alba, Zilla spinosa, Astragalus armatus, Marrubium desertii, Ononis natrix, Aristida
pungens, Stipa tenacissima, Lygeum spartum, Thymelaea microphylla, Pegannum harmala,
Hammada scoparia, Salsola vermiculata, Helianthemum lipii et Salvia aeygptiaca , cette
formation est bien prépondérante au niveau des bas versants du piément de l’atlas saharien
surtout au niveau de Tiout et d’Ouarka.
6. Groupement steppique à Lygeum spartum, Noaea mucronata, Marrubium desertii, Atractylis
serratuloides, Atractylis carduus, Salsola vermiculata Pegannum harmala. Ce faciès se
trouve particulièrement dans les dayas de la station de Gâaloul. Elle colonise les substrats à
croûtes et encroûtements gypso-calcaires. Les principales espèces indicatrices de ce
groupement sont à caractère gypsophile (Moricandia arvensis, Astragalus armatus) ou
gypso-halophile (Noaea muconata).
7. Groupement à Atractylis serratuloides, Salsola vermiculata, Pegannum harmala,
Paronychia arabica, Erodium microphyllum, Ferula cossoniana, etc., ce groupement est lié
par la présence des espèces des Pegano-salsaletea, indicateurs de degradation de la steppe à
Lygeum spartum, permet de ranger ce groupement et souligne l’aspect nitrophile (Aimé
1991). C’est un groupement bien développé dans le sud-oranais dans les milieux anthropisé
et dégradé (Bouzenoune, 1984 ; Benaradj, 2009).

D'après Raunkiaer (1934) ; Floret et al. (1990), les chamaephytes sont les mieux adaptés
aux basses températures et à l'aridité. Ce sont des espèces qui sont indicatrices de climat moins aride
(Le Houérou, 1969 ; Aidoud-Lounis, 1984 ; Aidoud, 1989) et leur absence témoigne de
l’anthropisation du milieu.
Ces derniers peuvent développer des formes d’adaptation à la sécheresse (réduction de la
surface foliaire) ainsi que par le développement du système racinaire avec la prolifération des
espèces épineuses telles Astragalus armatus, Atractylis serratuloides caractéristique des zones
steppiques.

126
Troisième partie Etude de la végétation

Le pâturage favorise aussi de manière globale le développement des chamæphytes


repoussées par les troupeaux (Kadi-Hanifi-Achour, 1998). Il semble très lie à la dégradation
d’origine anthropique du milieu avec la prolifération des espèces psammophytes toxiques ou
épineuses comme Genista sahara, Thymelaea microphylla, Hammada scoparia, Anvillea radiata,
Retama retam, Atractylis serratuloides, Pegannum harmala et Gymoncarpos decander.
Cette chamæphytisation a pour origine le phénomène d’aridisation (Raunkiaer, 1934 ;
Orshan et al, 1984 et Floret et a.l, 1990). Les chamaephytes s’adaptent mieux à la sécheresse
estivale et aux forts éclairements lumineux (Babali, 2014).
Benabadji et Bouazza (2002) ont noté que les Chamephytes sont mieux adaptées à la
sécheresse que les Phanérophytes ; elles sont plus xérophiles, et généralement elles produisent
beaucoup de graines.
Cette répartition va dans le même sens que celle de Floret et al. (1978) ; Raunkiaer (1934) ;
Orshan et al. (1984) qui considèrent les chamaephytes comme étant mieux adaptées aux basses
températures et à l'aridité, avec une stratégie adaptative plus éfficace.
Les chaméphytes possèdent des organes pérennants (bourgeons, pousses vivaces) situés à
proximité du sol ; à ce niveau existe un microclimat plus favorable, moins exposé aux vents qui
assèchent l’atmosphère (Poilecot, 1996). Ces végétaux présentent une grande variété de forme,
chacune correspond à une adaptation à des conditions particulières de stations (climat, édaphique,
degrè de l’anthropisation...).
Certaines espèces développent des tiges prostrées, rampantes, au contact direct du sol et de
l’humidité qui peuvent ainsi coloniser des substrats meubles : ce mode de progression est également
un moyen de lutte efficace contre l’ensablement. Cette forme peut être due à la xéricité de
l’environnement ou au traumatisme répété du broutage par les animaux : Lygeum spartum, Stipa
tenacissima… présente souvent ce port (Poilecot, 1996).
Ainsi certaines espèces, présentent des formes d’adaptation morphologique pour résister à
l’aridité du climat, parmi ces formes, les feuilles sont soit petites, épineuses ou en aiguilles, cas
des espèces chaméphytiques : Hammada scoparia, Thymelaea microphylla, Hammada schmittiana,
Atractylis humilis, Atractylis serratuloides, Zilla macroptera.
L’abondance et la distribution spatiale d'autres espèces buissonneuses ou chaméphytiques
des espèces surtout non appétées, Atractylis serratuloides, Noaea mucronata, Thymelaea
microphylla, colonisent de plus en plus les parcours utilisés comme pâturage. Elle est très variable
selon la pression anthropozoïque. La dominance des chaméphytes qui s'adaptent aux conditions
désertiques par le développement des stratégies spécifiques (Bouallala, 2013).

127
Troisième partie Etude de la végétation
La chamaephytisation semble être liée à la dégradation d’origine anthropique du milieu avec
la prolifération des espèces épineuses telle Astragalus armatus, Atractylis serratuloides (Kadi-
Hanifi, 2003).
Une régénération du pistachier de l’Atlas a aussi été observée à l’intérieur d’une touffe de
certaines espèces chaméphytique comme Retama retam et Launaea arborescens et Zilla
macroptera. Leur proportion augmente dès qu’il y a dégradation des milieux préforestiers, car ce
type biologique s’adapte mieux à la sécheresse estivale et à la lumière que les phanérophytes. Le
pâturage semble ainsi favoriser de manière globale les chamaephytes refusées par les troupeaux. Le
Houérou (1992) souligne l’augmentation des chamaephytes ligneuses dans les formations
graminéennes par suite du surpâturage par les ovins et les bovins.
Cette prolifération d’espèces envahissantes à stratégie de type r ou R (Mc Arthur, 1962 ;
Pianka, 1970) au sens de Grime (1977) produisant beaucoup de graines est accompagnée d’une
chamaephytisation, des espèces épineuses chamaephytes, dépourvues d’intérêt économique et
pastoral, se développant au détriment d’espèces palatables (Kadi-Hanifi (2003).
[Link]. Les Hémicryptophytes
Les hémicryptophytes viennent au troisième rang de représentativité, leurs proportions
varient entre 14 et 18% de la flore dans l’ensemble des stations :
⚫ Béchar : 16,67% avec 30 espèces sur 180 espèces
⚫ Naâma : 20,97% avec 39 espèces sur 186 espèces
⚫ El- Bayadh : 19,85% avec 27 espèces sur 136 espèces
⚫ Zone d’étude : 19,25% avec 52 espèces sur 270 espèces.
Les espèces appartennant à ce type biologique sont relativement bien représentées dans les
aires des groupements à Pistacia atlantica.
Sur les 270 espèces, 52 sont des hémicryptophytes, dont 13 espèces a affinité
méditerranéenne et 13 espèces endémiques (25 % chacune par rapport au spectre brut).
La relative abondance spécifique des hémicryptophyes s’explique par le fait que les espèces
appartenant à ce type supportent la destruction annuelle totale de leurs parties aériennes et que leurs
bourgeons de conservations situées au ras du sol ne sont jamais exposés à de fortes élévations de
température (Pitot et Masson, 1951).
Chez les hémicryptophytes, les organes pérennants situés au niveau du sol sont protégés par
les gaines foliaires (parfois réduites en fibrilles) ou les vieilles feuilles desséchées comme chez
Plantago ovata, Echium trygorrhizum. Les racines, parfois considérablement développes, sont
souvent gainés d’un tomentum épais qui fixe les grains de sable et les protège ainsi de la
dessiccation (Malva aegyptiaca, Paronychia arabica).

128
Troisième partie Etude de la végétation
Pour l’ensemble, la plupart des hémicryptophytes appartiennent aux Asteraceae (23%), tels :
Onopordon acaule, Carduncellus divauxii, Carduncellus eriocephalus, Atractylis delicatula,
Atractylis babelii, Atractylis cancellata, Atractylis humilis, Catananche arenaria, Catananche
caerulea, Centaurea dimorpha, Scorzonera undulata et Leontodon hispidus par leur abondance ils
sont caractéristiques des différents types des zones arides. Ainsi l’abondance de 9 espèces qui
appartiennent aux Fabaceae représentant (17%) de la liste des hémicryptophytes, (7 espèces de
même genre Astragalus : A. cruciatus, A. echinatus, A. eremophilus, A. ghizensis, A. Gombo, A.
tenuifolius et A. vogelii) ; (2 espèces de genres differents : Argyrolobium uniflorum et Melilotus
sulcata). Les Caryophyllaceae (13,4%) sont représentés par les espèces suivantes : Paronychia
arabica, Paronychia chlorothyrsa, Sclerocephalus arabicus, Spergula marginata, Spergularia
salina, Telephium sphaerospermum et Hernaria mauritanica. Les Resedaceae et Plantaginaceae
(7,69%) représentées respectivement par Reseda (R. arabica, R. decursiva, R. lutea et R. villosa) ;
par 4 espèces de même genre Plantago (P. albicans, P. amplexicaulis, P [Link] P. ovata). Et Par
2 espèces avec un taux de 3,84% de la liste totale des hémicryptophytes représentés par les familles
suivantes : Borraginaceae (Echium pycnanthum et Echium trygorrhizum) ; Brassicaceae (Lepidium
lepidioides et Biscutella didyma) ; Cistaceae (Helianthemum hirtum et Helianthemum rubellum) ;
Convolvulaceae (Convolvulus sabatius et Convolvulus supinus) et Poaceae (Aristida obtusa et
Stipa parviflora), Ces dernières sont considérées par Monod (1992) comme des plantes vivaces
arido-passives pour résister à la sécheresse en limitant leur croissance ou en la supprimant
temporairement. Enfin par des familles qui sont représentées par une seule espèce : Plombaginacees
(Daucus biseriantus) ; Polygonaceae (Rumex vesicarius) ; Rosaceae (Asteriscus pygmaeus) ;
Apiaceae (Ferula cossoniana) ; Geraniaceae (Erodium garamantum) et Lamiaceae (Foeniculum
officinale).
Barbéro et Quézel (1989), expliquent l’abondance des hémicryptophytes au Maghreb, par
une plus grande richesse en matière organique et à l’humidité du sol. Ces auteurs ont signalés qu’au
Maroc les taux de thérophytes augmentaient avec l’aridité et la chaleur de ces climats, tandis que
ceux des hémicryptophytes diminuaient.
En effet, en année favorable, dès les premières chaleurs de printemps, on assiste dans les
milieux relativement dégradés, à une prolifération d’hémicryptophytes à rosettes (Atracylis humilis,
Scorzonera undulata, Pallenis spinosa, Plantago albicans, etc.) dont le recouvrement n’est pas
négligeable (Kadi-Hanifi, 2003).
Cette dominance des hémicryptophytes, pourrait s’expliquer par la pluviosité et le froid qui
règne surtout en hiver (Floret et al, 1990). La proportion des hémicryptophytes, augmente en milieu
forestier à haute altitude (cas de la station de Haraza).

129
Troisième partie Etude de la végétation
[Link]. Les Géophytes
Les géophytes occupent le 5ème rang avec une representattivité de 4,41% à 5,91% de
l’ensemble des stations:
⚫ Béchar : 5% avec 9 espèces sur 180 espèces
⚫ Naâma : 5,91% avec 11 espèces sur 186 espèces
⚫ El- Bayadh : 4,41% avec 6 espèces sur 136 espèces
⚫ Zone d’étude : 5,92% avec 16 espèces sur 270 espèces.
Les géophytes sont particulièrement moins représentés par rapport aux autres types
biologiques dans la liste floristique globale inventoriée. Ils sont généralement observés plus éloigné
par rapport aux arbres du pistachier. Elles sont considérées comme des plantes vivaces arido-
passives pour résister à la sécheresse en limitant leur croissance. Cependant l’ensablement dans les
milieux aride provoque l’extinction totale des géophytes (Bouallala, 2006).
Ces espèces tiennent une place importante dans la flore où ils prennent une forme
rhizomateuse, en particulier chez les Juncaceae (Juncus bufonius, Juncus maritinus), les
Asparagaceae (Asparagus altissimus) qui sont toutes des hélophytes. Les géophytes bulbeux ne sont
représentés que par Pancratium saharae, Allium roseum, Allium cupani, trois Amaryllidaceae
inventoriées sur les bas plateaux rocheux et qui se comporte comme thérophyes, éphéméphytes, dont
la vie ralentie au niveau du bulbe s’exprime brutalement dès les premières pluies (Poilecot, 1996).
Cynodon dactylon et Asparagus altissimus appartiennent aux géophytes rhizomateux, qui ont
également un fort pouvoir colonisateur : à ce groupe pourraient être rattachés Juncus maritinus qui
sont des hélophytes à rhizome profonds et puissants.
Ces géophytes sont représentés par diverse espèces des genres Dipcadi, Muscari, Allium,
Pancratium, Asphodelus, Gynandriris et Urginea. Ces plantes commencent leur croissance quelques
semaines avant que les premières pluies n’appariassent et annoncent ainsi la fin d’été.
La representativité de ces espèces ne depassent guère 5% du spectre brut. Quand ce type
biologique existe, il est représenté par quelques espèces, presque toutes méditerranéennes,
appartenant aux familles suivantes : Asparagaceae (Urginea noctiflora, Muscari comosum, Dipcadi
serotinum, Asparagus altissimus et Urginea maritima), Amaryllidaceae (Pancratium saharae,
Allium roseum et Allium cupani)…, etc. Ces géophytes se trouvent presque toujours dans des lieux
en élément sableux limoneux. Par exemple un géophyte très répondu, représenté par une espèce
saharienne appelé communément sous le nom vernaculaire « Tazia » (Asphodelus penduclinus) qui
domine presque les stations de la partie occidentale de la région d’étude

130
Troisième partie Etude de la végétation

Au niveau des stations de la région de Béchar, on note 9 espèces de géophytes dont 3 espèces
(Urginea maritima, Urginea noctiflora et Asparagus altissimus) appartiennent aux Asparagaceae , 2
espèces (Juncus bufonius et Juncus maritinus) aux Juncacees qui se trouve particulièrment dans les
station de Djedida et Bou Yala (cette présence est due a l'humidité relativement importante), les
autres espèces Gymnarrhena micrantha, Colchicum wyssianum, Cynodon dactylon et Asphodelus
tenuifolius qui appartiennet aux familles cités sucesivment Asteraceae, Colchicaceae, Poaceae et
Xanthorrhoeaceae.
Dans les stations d’El-Bayadh, on note la présence de 6 espèces géophytique ; dont la
majorité 4 sur 6 espèces appartiennent aux Asparagaceae (Asparagus altissimus, Urginea maritima,
Urginea noctiflora et Dipcadi serotinum), au Poaceae (Cynodon dactylon) et au Xanthorrhoeaceae
(Asphodelus tenuifolius). Une espèce psammophytique (Asphodelus tenuifolius) est la plus
abondante surtout dans la station de Boussemghoun qui se trouve dans le sud d’El Bayadh.
Pour le cas de stations de la région de Naâma, on observe la présence de 10 espèces
géophytes, dont 4 espèces appartenant aux (Asparagaceae) : Asparagus altissimus, Urginea
noctiflora, Muscari comosum et Dipcadi serotinum, 3 espèces aux Amaryllidaceae (Allium cupani,
Pancratium saharae et Allium roseum), 2 espèces appartenant aux mêmes genres aux
Xanthorrhoeaceae (Asphodelus penduclinus et Asphodelus tenuifolius) et enfin avec une seule
espèce de Poaceae (Cynodon dactylon). On note que l’espèce d’affinité saharienne très dominante
dans les deux stations de Hajaj et Ouarka sur des sols sablo-limoneux dans la partie sud et Nord –Est
d’Ain Séfra. L’espèce Gynandriris sisyrinchium a été très dominante dans les parties dégradées de la
station de Haraza.
Dahmani (1996), a signalé que les géophytes sont certes moins diversifiées en milieu
dégradé mais elles peuvent dans certains cas avoir une tendance monospécifique (Colchicum
wyssianum, Cynodon dactylon, Gynandriris sisyrinchium, Gymnarrhena micrantha), s'imposer par
leur recouvrement. Kadi-Hanifi (2003) a montré que la diminution du taux de ces géophytes est
néanmoins perceptible en allant vers les milieux les plus anthropisés
Dans la région méditerranéenne, les géophytes ont une capacité à se répandre et à dominer
tous les domaines dégradées par le surpâturage et le feu. Il reflète sa capacité à faire face non
seulement aux particularités du climat méditerranéen, mais aussi de résister à ces perturbations les
plus courantes dans son habitat (Pantis et Margaris, 1988), en synchronisant l’évolution annuelle
de son cycle biologique par le maintien de la turgescence cellulaire racinaire est cela pour la survie
en période de sécheresse.

131
Troisième partie Etude de la végétation

Au niveau de l'aire de repartition du pistachier nous avons constaté l'abondance de 2 plantes


bulbeuses du genre Asphodelus, espèces appartenant aux Xanthorrhoeaceae (Asphodelus
penduclinus, Asphodelus tenuifolius). Ceci qui a été stipulé par plusieurs auteurs notamment Ayyad
et Hilmy, 1974; Le Houérou, 1979, 1981 ; Margaris, 1984 ; El-Bouhissi et al., 2014, que le genre
Asphodelus se caractérise une étape de dégradation dans les zones arides et semi-arides et dans
certaines régions d’Afrique du Nord de la région Méditerranéene.

Ouarka, avril 2015 Haraza, avril 2015 Hajaj, 20 mars 2015


Allium roseum Muscari comosum Gymnarrhena micrantha

Hajaj, 22 mars 2015 Hajaj, 22 mars 2015 Haraza, 10 avril 2015


Asphodelus tenuifolius Colchicum wyssianum Urginea noctiflora

Hajaj, 22 mars 2015 Haraza, 10 avril 2015 Bou Yala, avril 2014
Dipcadi serotinum Gynandriris sisyrinchium Juncus maritinus
Cliché Benaradj A.

Figure 44. Espèces géophytiques dans la région d’étude.

132
Troisième partie Etude de la végétation
[Link]. Les Phanérophytes
Notre investigation s'est déroulée sous une strate arborée fréquenté par les arbres des
pistachiers de l’Atlas. Ces derniers sont développés dans l’atlas saharien et les plaines steppique
dans plusieurs biotopes : Dayas, Vallée, dépression, affleurement rocheux, ravins
montagneux (abruptes, les éboulis, les chaos caillouteux, les banquette sableuses). Ces biotopes
constituent autant d’habitats caractéristiques par une grande diversité floristique.
Les phanérophytes occupent la 4ème position et sont moins représentées (2,94 à 5%) dans
l’ensemble des stations :
⚫ Béchar : 5% avec 9 espèces sur 180 espèces
⚫ Naâma : 6,45% avec 12 espèces sur 186 espèces
⚫ El Bayadh : 2,94% avec 4 espèces sur 136 espèces
⚫ Zone d’étude : 5,56% avec 15 espèces sur 270 espèces.
Les phanérophytes reste les moins représentés avec seulement (6%). Ce qui traduit le degré
de l’ouverture du milieu d’une part et la dégradation des formations pré forestières d’autre part. Pour
la rareté des Phanérophytes, Ozenda (1964) signale que la strate arborée de la zone aride est très
disséminée et dispersée dans l’espace.
Si la flore ligneuse compte peu d’espèces, elle se révèle intéressante par sa richesse en
éléments endémique et saharien, ces différentes espèces bénéficient de conditions édaphiques
favorables qui leur permettent de se maintenir dans une région caractérisée par un climat aride.
Les phanérophytes se développent généralement sur les biotopes suivants : lits d'Oueds et les
sols rocheux qui sont les milieux les plus favorables à leur développement parce que sont
généralement les plus alimentés en eau. Ces derniers diminuent progressivement avec l’aridification
du climat. Dans les sols rocheux, les phanérophytes sont les plus adaptés puisqu'ils ont un système
racinaire qui leur permet de rechercher l'eau le long des fissures rocheuses. Leur présence au moins
en nombre est très faible dans le milieu saharien (Bouallala, 2013).
Les phanérophytes sont faiblement représentés dans la zone d’étude avec 15 espèces
(5,56%), tout comme dans l’atlas saharien où ils ne constituent que 7 à 11% du cortège floristique.
Malgré leurs faibles diversités spécifiques, les phanérophytes dominent parfois par leur
recouvrement et jouent de ce fait un rôle déterminant dans la mise en place d’un cortège floristique
spécifique (Le Compte Barbet, 1975).

133
Troisième partie Etude de la végétation

La première espèce phanérophytique, est l’arbre du P. atlantica en particulier dont la


dispersion des graines par zoochorie est assurée par les animaux qui viennent s’abreuver ou pâturer
auprès des parcours, envahissant parfois localement le pourtour des dayas par une germination
abondante : le broutage régulier des semis freine leur croissance et cette régénération demeure sous
la forme d’un tapis dense (Poilecot, 1996).
Les arbres des pistachiers d’Atlas sont fréquents de taille bienveillante, ce sont dans la
plupart du temps des reliques forestières ou, parfois des essences ligneuses ripicoles
particulièrement développés sur les sols riches et profonds dans les ravins, talwegs, affleurement
rocheux, lits d’oueds, dépression et dayas).
Les phanérophytes sont relativement bien représentés : les massifs montagneux et les vallées,
dans lesquels ils dominent, offrent des conditions écologiques exceptionnelles (température, facteur
hydrique, altitude) qui permettent leurs maintiens (Poilecot, 1996).
La majorité des espèces de ce type sont des nanophanérophytes ou des pseudo-steppes
arbustives de 1 à 4 m de long, dont Nerium oleander, Genista saharae, Retama raetam, Retama
sphaerocarpa, Rhus tripartita, Tamarix articulata, Ziziphus lotus. Ces types de steppes occupent
généralement des sites à bilan hydrique relativement favorable : terrasses du réseau hydrographique,
dayas, falaises, substrats sableux profonds en position topographique. Ils constituent souvent des
milieux relativement favorables.
Généralement les espèces ligneuses hautes (phanérophytes) physionomiquement dominantes
sont éparses (Juniperus oxycedrus, Juniperus phoenicea, Populus euphratica, Ceratonia siliqua…)
(Fig.45).
La présence du groupement à Vitex agnus-castus est particulièrement bien représentée, borde
l'étroite bande des vallées dans les lits des grands oueds de Fendi et Bou yala.
Ainsi un groupement très particulier du Rhus tripartita est localisé sur les falaises rocheuses
qui constituent les sommets de vallées encaissées des grands oueds des djebels de l’atlas saharien
occidental. De part sa composition floristique, ce groupement arbustif est représentatif d’une
mosaïque de végétation de lit d’oued rocailleux peu profond à base de Rhus tripartita et de Ziziphus
lotus en contact avec une hamada. Dans la zone de contact, des éléments steppiques Hammada
scoparia s’infiltrent parmi le cortège floristique de l’oued (Kaabeche, 2003).
Le groupement à Ceratonia siliqua colonise les mi versants et les affleurements rocheux sur
glacier encroûté. Sur le plan physionomique, ce groupement apparaît comme une formation
steppique ayant une composition floristique à base de chamaephytes (Asparagus officinalis, Ephedra
alata, Helianthemum virgatum).

134
Troisième partie Etude de la végétation
Les deux espèces ligneuses (Rhus tripartita et Olea europaea) sont bien développées sur les
ravins montagneux de l’atlas saharien; ces arbres ont souvent un port arbustif du fait des conditions
difficiles du milieu, tant climatique qu’édaphiques (Poilecot, 1996).
Au niveau de la station de Béchar, on note la présence de 9 espèces, dont 2 espèces Pistacia
atlantica et Rhus tripartita appartenant aux Anacardiaceae, les autres espèces Nerium oleander,
Phoenix dactylifera, Populus euphratica, Retama retam, Tamarix articulata, Olea europaea et
Ziziphus lotus appartiennent aux différentes familles citées respectivement Apocynaceae,
Palmaceae, Salicaceae, Fabaceae, Tamaricaceae, Oleaceae et Rhamnaceae.
Parmi les espèces observées et inventoriées au niveau dela région de Naâma, on note la
présence de 12 espèces représentées par l’espèce Pistacia atlantica d’affinité Endémique avec une
abondance dans l’ensemble des stations. La majorité des autres espèces ont une affinité
méditerranéenne : Juniperus oxycedrus, Juniperus phoenicea, Ziziphus lotus, Nerium oleander,
Ceratonia siliqua et Olea europaea. Cetaines espèces possédent une affinité saharienne Phoenix
dactylifera, Rhus tripartita, Genista saharae et Retama retam, et enfin une espèce particuliere
(Retama sphaerocarpa) ayant une affinité Ibéro-mauritanien caractéristique de la station de Ouarka.
Pour ce qui est de la station Hajaj, nous avons observés l’existence d’un grand nombre des
phanérophytes représentés par des espèces suivantes : Pistacia atlantica et Rhus tripartita plus de
50% des espèces appartiennent aux Fabaceae (Ceratonia siliqua, Retama retam, Retama
sphaerocarpa et Genista saharae). Une espèce ripicole Nerium oleander (Apocynaceae). Une
espèce monocot à stipe (Phoenix dactylifera) de Arecaceae et enfin la présence d’une espèce d'Olea
europaea de la famille des Oleacceae qui colonise les lits des oueds et toujours plus proche de
Pistacia atlantica.
Au niveau de la station d’Ouarka le groupement à Pistacia atlantica est bien presenté avec la
présence des espèces nanophanérophytique et psmmophytiques de Retama retam, Retama
sphaerocarpa et Ziziphus lotus qui est la plante hôte du Pistacia atlantica.
Pour la troisième station de Haraza à groupement pré-forestier de Genévrier rouge (Juniperus
phoenicea), la présence des espèces à l’état dispersé, isolé ou associé par les suivantes Pistacia
atlantica, Ceratonia siliqua, Juniperus oxycedrus, Olea europaea, Nerium oleander, Retama
retam et Ziziphus lotus.
Enfin, dans la quatrième station des Dayas ou dépresssion de Gâaloul, la présence de petits bosquets
des Pistacia atlantica en association avec le jujubier (Ziziphus lotus) et Retama retam qui se
colonise les milieux sableux dans ces dayas.

135
Troisième partie Etude de la végétation
Dans la région d’El Bayadh, seules 5 espèces phanérophytiques ont été observées (Ziziphus
lotus, Retama retam, Olea europaea et Rhus tripartita). Les deux espèces Z. lotus, R. Retam
colonisent l’ensemble des quatre stations d’étude, exception enregistrée au niveau de la station
Boussemghnoun ou une abondance d'Olea europaea et Rhus tripartita a été constatée.
Le pâturage continu, augmente le risque d’extinction locale de Pistacia atlantica en broutant
les jeunes pousses, éliminant ainsi le processus de régénération. L’élimination ou la réduction des
espèces pérenne (arido-active) par le surpâturage, comme étant l’essentiel facteur de dégradation en
Afrique du Nord, déclenche le phénomène de désertification (Amara, 2014). Soit aux perturbations
du milieu par le pâturage, les cultures (Grime, 1977), parce que généralement les dayas sont des
terres réservés pour la céréaliculture.

Figure 45. Espèces phanérophytiques dans la zone d’étude.

136
Troisième partie Etude de la végétation
3.2.2- Caractérisation systématique
Le sud-oranais est caractérisé par son hétérogénéité des biotopes et des milieux
écologiquement différentes. On distingue une partie Nord faisant partie des hautes plaines
steppiques (la pluviométrie (250 mm/an), le réseau hydrographiques peu développé, altitude
(1100-1200m), la végétation est physionomiquement steppique). Dans la partie Sud (Atlas
Saharien), partie moins arrosée avec une pluviométrie de 150mm/an, possédant un réseau
hydrographique bien hiérarchisé, la végétation acquiert un caractère saharien permanent dans les
vallées, dépressions, les ravines qui sont bien alimenté en eau.
La position géographique de notre région d’étude correspond à une zone de transition
entre la région méditerranéenne et le Sahara. Cet état de fait lui confère une diversité et une
richesse biologique remarquable.
Notre recherche s'est atelée à l'etude du cortège floristique au sein des groupements à
Pistacia atlantica en tenant compte de l’appartenance des espèces aux groupes systématiques :
genres et familles. Nous avons aussi affinée cette etude par l'appartenance biogéographique des
différents taxons qui la composent.
L'exploitation du tableau 29 et la figure 44 montre une variation de la distribution et la
répartition des familles, genres et espèces rencontrées. L’ensemble des stations connaît une
différence du point de vue systématique. Après évaluation systématique nous avons pris en
considération le nombre d’espèces de chaque famille par ordre décroissant.
De ce fait, l’inventaire floristique réalisé dans la région d’étude a permis de recenser 270
espèces de spermaphytes appartenant à 185 genres et 50 familles botaniques (Tab.29); ce qui
représente 38% des familles citées dans la flore d’Algérie de Quézel et Santa (1963). Quézel
(1978-2002) a pu dénombrer 4 034 espèces et 916 genres pour la région méditerranéenne de
l’ensemble des trois pays d’Afrique du nord (Maroc, Algérie, Tunisie).

137
Troisième partie Etude de la végétation
Tableau 29. Liste des familles avec le nombre de genres et espèces dans la zone d’étude.

Béchar Naâma El Bayadh Zone d’Etude


N° Familles
Espèces Genres Espèces Genres Espèces Genres Espèces Genres
1 Asteraceae 41 34 47 36 31 24 61 43
2 Poaceae 17 13 20 15 14 10 25 19
3 Fabaceae 13 6 18 9 6 5 24 11
4 Brassicaceae 13 10 13 11 14 12 21 16
5 Caryophylaceae 6 5 7 5 11 8 12 9
6 Amaranthaceae 8 7 5 4 5 4 11 8
7 Boraginaceae 6 4 6 5 4 4 11 7
8 Cistaceae 4 1 3 1 2 1 7 1
9 Lamiaceae 5 4 6 5 5 4 7 6
10 Asparagaceae 3 2 5 5 4 3 6 5
11 Resedaceae 4 2 4 1 2 1 6 2
12 Apiaceae 4 3 2 2 3 3 5 4
13 Geraniaceae 5 1 3 1 4 1 5 1
14 Papaveraceae 2 2 5 4 3 3 5 4
15 Euphorbiaceae 3 1 2 1 3 1 4 1
16 Plantaginaceae 4 1 3 1 2 1 4 1
17 Plombaginaceae 3 3 3 2 2 2 4 3
18 Amaryllidaceae - - 3 2 - - 3 2
19 Convolvulaceae 3 2 2 2 1 1 3 2
20 Polygonaceae 2 2 3 3 1 1 3 3
21 Scrophulariaceae 2 2 1 1 2 2 3 3
22 Zygophyllaceae 3 2 3 2 2 2 3 2
23 Anacardiaceae 2 2 2 2 2 2 2 2
24 Cupressaceae - - 2 1 - - 2 1
25 Juncaceae 2 1 - - - - 2 1
26 Malvaceae 2 1 2 1 2 1 2 1
27 Onagaceae 2 1 1 1 2 1
28 Orobanchaceae 2 2 - - - - 2 2
29 Rosaceae 1 1 2 2 2 2 2 2
30 Urticaceae 1 1 - 1 1 2 2
31 Xanthorrhoeaceae 1 1 2 1 1 1 2 1
32 Apocynaceae 1 1 1 1 - - 1 1
33 Asclepiadaceae 1 1 - - - - 1 1
34 Capparidaceae 1 1 1 1 1 1 1 1
35 Colchicaceae 1 1 - 1 1 1 1
36 Cucurbitaceae 1 1 1 1 1 1 1 1
37 Cynomoriaceae 1 1 - - - - 1 1
38 Cyperaceae 1 1 - - - - 1 1
39 Dipsacaceae - - 1 1 1 1 1 1
40 Ephedraceae 1 1 - - - - 1 1
41 Iridaceae - - 1 1 - - 1 1
42 Oleaceae 1 1 1 1 1 1 1 1
43 Palmaceae 1 1 1 1 - - 1 1
44 Renonculaceae - - 1 1 - - 1 1
45 Rhamnaceae 1 1 1 1 1 1 1 1
46 Rubiaceae 1 1 1 1 - - 1 1
47 Salicaceae 1 1 - - - - 1 1
48 Tamaricaceae 1 1 - - - - 1 1
49 Thymeleaceae 1 1 1 1 1 1 1 1
50 Verbenaceae 1 1 - - - - 1 1
Total 180 133 186 137 136 107 270 185

138
Troisième partie Etude de la végétation
 Au plan Spécifique
L’examen de la liste des différents taxons (Tab.29) montre que seules les Asteraceae,
Poaceae, Fabaceae et Brassicaceae sont les familles les mieux représentées soit 48% de la flore
globale.
Quatre familles les plus importantes représentant plus de 20 espèces (Asteraceae 61, Poaceae
25, Fabaceae 24, Brassicaceae 21); 3 familles ont plus de 10 espèces (Caryophylaceae 12,
Amaranthaceae et Boraginaceae 11) ; 7 familles ont entre 5 et 7 espèces (Cistaceae 7, Lamiaceae 7,
Asparagaceae 6, Resedaceae 6, Apiaceae 5, Geraniaceae 5, Papaveraceae 5) ; 3 familles ont 4
espèces (Euphorbiaceae, Plantaginaceae, Plombaginaceae) ; 5 familles trispécifiques ont 3 espèces
(Amaryllidaceae, Convolvulaceae, Polygonaceae, Scrophulariaceae, Zygophyllaceae) ; 9 familles
sont bispécifiques (Anacardiaceae, Cupressaceae, Juncaceae, Malvaceae, Onagaceae,
Orobanchaceae, Rosaceae, Urticaceae, Xanthorrhoeaceae) et enfin 19 familles restantes sont
monospécifiques (Apocynaceae, Asclepiadaceae, Capparidaceae, Colchicaceae, Cucurbitaceae,
Cynomoriaceae, Cyperaceae, Dipsacaceae, Ephedraceae, Iridaceae, Oleaceae, Palmaceae,
Renonculaceae, Rhamnaceae, Rubiaceae, Salicaceae, Tamaricaceae, Thymeleaceae et Verbenaceae).
Ces familles mono-spécifiques ou monogénériques représentent 38% de la flore globale. La
biodiversité se présente comme une extension de la diversité spécifique (Lepart, 1997).
 Au plan Générique
Ce sont toujours les mêmes familles citées précédemment qui sont les mieux représentées.
Si les genres représentés sont variables, seules ces 4 familles ont les plus importants genres
(Asteraceae 43, Poaceae 19, Fabaceae 24, Brassicaceae 16) parmi lesquels 89 (soit 48% des genres)
sont représentés au sein des 4 familles déjà citées. 4 familles à plus de 5 (Caryophylaceae 12,
Amaranthaceae 11, Boraginaceae 11, Lamiaceae 6). Une seule famille à 5 (Asparagaceae 5) ; 2
familles ont 4 (Apiaceae 4, Papaveraceae 4). 3 familles ont 3 genres (Plombaginaceae 3,
Polygonaceae 3, Scrophulariaceae 3). 8 familles ont 2 (Resedaceae, Amaryllidaceae,
Convolvulaceae, Zygophyllaceae, Anacardiaceae, Orobanchaceae, Rosaceae, Urticaceae). Les 28
familles restantes sont monogénériques cas des genres Nerium oleander, Pergularia tomentosa,
Cleome arabica, Colchicum wyssianum, Colocynthis vulgaris, Cynomorium coccineum, Eleocharis
caduca, Scabiosa stellata, Ephedra alata, Gynandriris sisyrinchium, Olea europaea, Phoenix
dactylifera, Adonis dentata, Ziziphus lotus, Crucianella hirta, Populus euphratica, Tamarix
articulata, Thymelaea microphylla et Vitex agnus-castus).

139
Troisième partie Etude de la végétation
Cette variation générique est expliquée par Hetz (1970) : en zone aride et au Sahara, la
plupart des familles ne sont représentées que par un ou deux genres, et la plupart des genres par
une ou deux espèces seulement. Les familles du domaine saharo-septentrional (Ozenda, 1977)
comme les Euphorbiaceae, Plantaginaceae sont représentées mais avec un faible pourcentage. Ces
familles sont caractérisées par des genres sahariens (Fagonia, Astragalus, Arnebia, Ifloga, Zilla,
Senecio, Pergularia, Neuroda, Morettia, Moltkia…).

Ces résultats montrent aussi que 4 familles les plus représentées occupent plus 48%; les
familles ont plus de 2 espèces (36,76%) et les familles mono spécifiques 15,13%).

Le tableau 29 donne l'inventaire floristique pour chaque région. Au niveau de la première


région (Béchar), à travers les quatres stations d'etude (Bou Yala, Bou Ayech, Djedida et Oum
Chegag), nous avosn comptabilisé 180 espèces taxons appartenant à 45 familles et 133 genres.
L’analyse de la figure 46, montre une nette dominance de 4 familles qui représentent un nombre de
plus de 10 espèces (Asteraceae 47, Poaceae 20, Fabaceae 18 et Brassicaceae 13). 8 familles ayant
plus 4 espèces (Caryophylaceae et Borraginaceae 7, Lamiaceae et Boraginaceae 6, les
Amaranthaceae, Papaveraceae et Asparagaceae avec 5 espèces chacune, Resedaceae 4). 7 familles
avec 3 espèces (Cistaceae, Geraniaceae, Plantaginaceae, Plombaginaceae, Amaryllidaceae,
Polygonaceae et Zygophyllaceae). 8 familles bispécipfique ayant 2 espèces (Apiaceae,
Euphorbiaceae, Convolvulaceae, Anacardiaceae, Cupressaceae, Malvaceae, Rosaceae et
Xanthorrhoeaceae) et enfin 19 familles restantes sont monospécifiques ne dominent seulement le
paysage (Scrophulariaceae, Onagaceae, Apocynaceae, Capparidaceae, Cucurbitaceae,
Dipsacaceae, Iridaceae, Oleaceae, Palmaceae, Renonculaceae, Rhamnaceae, Rubiaceae et
Thymeleaceae).On remarque que la diversité floristique au sein de la région de Béchar représente
67 % de celle de l’ensemble dans la totalité du cortège floristique des groupements à P. atlantica
dans la région d’étude.

140
Troisième partie Etude de la végétation

141
Troisième partie Etude de la végétation
Cependant sur 45 familles recensées, on a enregistré 4 familles les plus dominantes dans la liste
globale de la flore de la 1ère région de Béchar, ces 4 familles représentent presque la moitié des
espèces inventoriées (47%). On remarque aussi l’absence de 5 familles (Amaryllidaceae,
Cupressaceae, Dipsacaceae, Iridaceae et Renonculaceae) et ce par rapport aux 50 familles de la liste
globale de la zone d’étude (Sud-oranais).
Les genres représentés sont variables, seules les Asteraceae ont les plus importants genres
(34 genres), 9 familles ayant de 3 à 13 genres (Poaceae 13, Brassicaceae 10, Amaranthaceae 7,
Fabaceae 6, Caryophylaceae 5, Boraginaceae 4, Lamiaceae 4, Apiaceae 3, Plombaginaceae 3) et 9
familles sont bigénériques (Asparagaceae, Resedaceae, Papaveraceae, Convolvulaceae,
Polygonaceae, Scrophulariaceae, Zygophyllaceae, Anacardiaceae et Orobanchaceae) et les autres
familles restantes sont monogénériques.
Au niveau de la région de Naâma, le cortège représente aussi une richesse et une diversité
systématique, générique et spécifique. Cette diversité est celle de l’ensemble dans la totalité du
cortège floristique des groupements à Pistacia dans le sud-oranais (zone d’étude). On compte 39
familles, 137 genres et 186 espèces (Tab.29).
La figure 46 montre que les familles les plus représentées dans la région sont les Asteraceae
(36 genres et 47 espèces), les Poaceae (15genres et 20 espèces), les Fabaceae avec (9 genres et 18
espèces), les Brassicaceae (11 genres et 13 espèces), Certaines familles sont caractérisées par la
présence deux genres et deux espèces (Caryophyllaceae, Apiaceae et Zygophyllaceae), 6 familles
ont mongénérique avec deux espèces (Cistaceae, Euphorbiaceae, Liliaceae, Malvaceae, Resedaceae
et les Borraginaceae). Les 13 familles restantes sont monospécifiques avec un seule genre et une
seule espèce (Apocynaceae, Cucurbitaceae, Iridaceae, Palmaceae, Capparidaceae, Onagaceae,
Dipsacaceae, Oleaceae, Renonculaceae, Rhamnaceae, Rubiaceae, Scrophulariaceae et
Thymeleaceae). On remarque que la région de Naâma est plus diversifiée par rapport de la région de
Béchar et d’El Bayadh.
Cette diversité floristique représente 69 % de celle de la totalité du cortège floristique des
groupements à P. atlantica dans zone d’étude. Malgré le nombre important des espèces, on observe
que le nombre de familles sont moins nombreux par rapport à la région de Béchar (39 familles sur
50 familles de la liste globale de la région d’étude). On constate aussi un changement remarquable
sur les types de familles et leurs effectifs d’apparitions surtout selon la diversité et la variation subies
dans la région de Naâma selon les facteurs écologiques : biotopes (montagneux, oueds, bas versant,
dépression, affleurement rocheux), climat (pluviométrie entre 150 à 250mm/an), caractéristiques
édaphiques des milieux (matière organique, types de sols entre minéraux bruts, d’apport) et sont plus
influencées par les variations interannuelles de la pluviosité.

142
Troisième partie Etude de la végétation
Pour la troisième région d’El Bayadh (Tab.29), l’inventaire floristique compte 136 espèces
réparties en 33 familles et 107 genres. Les familles les plus représentées sont les Asteraceae 31
espèces (19,5 %), Brassicaceae les Poaceae (20 espèces chacune), Caryophylaceae (11 espèces). Ces
4 familles représentent à elles seules 70 espèces plus de 51,47% soit un peu plus de la moitié des
taxons enregistrés de l’effectif global. Les 40 % restants étant répartis entre 29 familles différentes.
Toutefois, quelques familles présentent une contribution plus importante dans la flore globale. Le
tableau 29, révèle aussi que neuf familles sont représentées par trois à six espèces chacune
(Fabaceae 6, Amaranthaceae 5, Lamiaceae 5, Asparagaceae 4, Boraginaceae 4, Geraniaceae 4,
Apiaceae 3, Euphorbiaceae 3 et Papaveraceae 3), 9 familles ont dispécofique (Anacardiaceae,
Cistaceae, Malvaceae, Plantaginaceae, Plombaginaceae, Resedaceae, Rosaceae, Scrophulariaceae,
Zygophyllaceae) et enfinLes 11 familles restantes ont monospécifiques (Capparidaceae,
Convolvulaceae, Cucurbitaceae, Dipsacaceae, Colchicaceae, Oleaceae, Polygonaceae, Rhamnaceae,
Thymeleaceae, Urticaceae, Xanthorrhoeaceae). On remarque aussi l’absence de 17 familles
(Amaryllidaceae, Cupressaceae, Juncaceae, Onagaceae, Orobanchaceae, Apocynaceae,
Asclepiadaceae, Cynomoriaceae, Cyperaceae, Ephedraceae, Iridaceae, Palmaceae, Renonculaceae,
Rubiaceae, Salicaceae, Tamaricaceae, Verbenaceae) soit 34% par apport la zone d’étude.
la zone d’étude englobe donc 270 espèces recensées réparties sur 185 genres botaniques
appartiennent aux 50 familles botaniques suivantes: Asteraceae, Poaceae, Fabaceae, Brassicaceae,
Caryophylaceae, Amaranthaceae, Boraginaceae, Cistaceae, Lamiaceae, Asparagaceae, Resedaceae,
Apiaceae, Géraniaceae, Papaveraceae, Euphorbiaceae, Plantaginaceae, Plombaginaceae,
Amaryllidaceae, Convolvulaceae, Polygonaceae, Scrophulariaceae, Zygophyllaceae, Anacardiaceae,
Cupressaceae, Juncaceae, Malvaceae, Onagaceae, Orobanchaceae, Rosaceae, Urticaceae,
Xanthorrhoeaceae, Apocynaceae, Asclepiadaceae, Capparidaceae, Colchicaceae, Cucurbitaceae,
Cynomoriaceae, Cyperaceae, Dipsacaceae, Ephedraceae, Iridaceae, Oleaceae, Palmaceae,
Renonculaceae, Rhamnaceae, Rubiaceae, Salicaceae, Tamaricaceae, Thymeleaceae, Verbenaceae.
Ces familles sont nombreuses numériquement et accentuent donc la diversité floristique.
Rapportées aux 123 familles botaniques de l’ensemble de la flore de l’Algérie selon Kaabache,
(2003), la région d’étude renferme donc près de 41 % de l’ensemble des familles botaniques de la
Flore d’Algérie. On outre, selon les 131 familles botaniques de l’ensemble de la flore de l’Algérie
recensées par Quézel et Santa (1962- 1963), notre région d’étude renfermerait près de 34 % de ces
familles.

143
Troisième partie Etude de la végétation
Les familles les plus représentatives en nombre d’espèces sont les suivantes : Asteraceae (61
espèces), Poaceae (25 espèces), Fabaceae (24 espèces) et Brassicaceae (21 espèces). A elles seules,
ces 4 familles représentent 131 espèces soit 48,51 % de du cortège floristique des groupements à P.
atlantica dans le sud-oranais. Ces espèces sont réparties sur 185 genres botaniques parmi lesquels 89
sont représentés au sein des 4 familles déjà citées.
L’analyse de la diversité floristique montre que la richesse spécifique représente un taux de
8,6% de la flore d’Algérie estimée à 3139 par Quézel et Santa (1962-1963), ce qui indique la
grande diversité spécifique, générique et systématique du cortège floristique au sein des
groupements à P. atlantica dans le sud-oranais. Ces résultats se rapprochent globalement de ceux
obtenus par plusieurs auteurs (Quézel et Bounaga, 1975 ; Bouzenoune, 1984 ; Gherzouli et
Djellouli, 2005, Yahi et al., 2008, Bouallala, 2006) dans leurs études de la végétation. Cette
diversité des familles est due à plusieurs facteurs : le climat, type d’habitat, orographie, action
anthropique, la diversité écologique des stations. Il est a signalé que ces chiffres sont en adéquation
par rapport à ceux cites par (Ozenda, 1991) pour le Sahara malgré les changements sur plan
climatique ou action anthropique engendré dans la zone d’étude.
La comparaison floristique de la présente étude avec d’autres travaux, les données de flore
d’Algérie et de Tunisie (Quézel et Bounaga, 1975) et la flore du Sud-oranais (Bouzenoune, 1984)
confirme la richesse floristique de notre zone d'etude (Tab. 30).

Tableau 30. Comparaison des principales familles en Afrique du nord et dans le Sud-oranais.

Afrique du Nord Sud-oranais Zone d’étude


Quézel et Bounaga Bouzenoune Benaradj
Familles
(1975) (1984)
Genres Espèces Genres Espèces Genres Espèces
Asteraceae 106 563 60 110 43 61
Poaceae 114 338 36 61 19 25
Brassicaceae 84 215 22 40 16 21
Apiaceae - 61 19 29 4 5
Fabaceae 49 432 19 40 11 24
Lamiaceae 34 222 10 16 6 7
Boraginaceae 26 86 10 12 7 11
Caryophylaceae 32 227 10 22 9 12
Amaranthaceae 19 60 10 18 8 11

144
Troisième partie Etude de la végétation
La lecture du précédent tableau (Tab.30), montre la présence de 2 espèces appartennant au
Rosaceae (Neuroda procumbens, Asteriscus pygmaeus). Ces deux espèces sont d’affinité saharienne.
Ceci est contardictoire avec les travaux de Bouzenoune (1984) ayant signalé l'absence de la famille
des Rosaces dans le sud-oranais.
L’examen systématique de 270 espèces recensées pour l’ensemble de la zone d’étude, permet
de classer par ordre d'importance les familles déterminées:
- les Asteraceae avec 61 espèces occupent la première place (soit 23%) ;
- les Poaceae avec 25 espèces, en deuxième position, (soit 9,25%) ;
- les Fabaceae viennent en troisième position avec 24 espèces (soit 8,89%) ;
- les Brassicaceae avec 21 espèces (soit 7,78%) ;
- 3 familles ont entre 11 et 13 espèces : Caryophylaceae, Amaranthaceae et Boraginaceae (soit
12,59% ensemble)
- Un grand nombre de familles possèdent moins de 10 taxons soit 25,19% ;
- les 8 familles sont Bispécifiques soit 5,93% ;
- les familles restantes sont monospécifiques (et monogénériques) soit 7,41%.
Les espèces appartennant aux Asteraceae sont biologiquement très diversifiés entre
chaméphytes, thérophytes et hémicryptophytes: Warionia saharae, Achillea leptophylla,
Gymnarrhena micrantha, Carduncellus divauxii, Carduncellus eriocephalus, Bombycilaena
discolor, Anacyclus cyrtolepidioides, Anacyclus pyrethrum, Anthemis stiparum, Evacidium discolor,
Filago Spathulata, Perralderia coronopifolia, Picris coronopifolia, Stephanochilus omphalodes,
Lifago dielsii, Carlina brachylepis, Carthamus lanatus, Atractylis carduus, Atractylis serratuloides,
Atractylis delicatula, Atractylis babelii, Atractylis cancellata, Atractylis humilis, Catananche
arenaria, Catananche caerulea, Centaurea dimorpha, Calendula aegyptiaca, Cladanthus arabicus,
Lasiopogon muscoides, Launaea arborescens, Rhantherium suaveolens, Scorzonera undulata, Picris
albida, Picris cyanocarpa, Launaea glomerata, Tourneuxia variifolia, Reichardia tingitana,
Anvillea radiata, Artemisia campestris, Onopordon acaule, Micropus bombicinus, Bubonium
graveolens, Centaurea maroccana, Chrysanthemum coronarium, Chrysanthemum fuscatum,
Chrysanthemum macrocarpum, Cotula cinerea, Xanthium spinosum, Echinops spinosus, Launaea
acanthoclada, Leontodon hispidus, Pallenis cuspidata, Launaea nudicaulis, Launaea resedifolia,
Ifloga spicata, Koelpinia linearis, Matricaria pubescens, Artemisia herba-alba, Senecio flavus,
Senecio gallicus, Xeranthemum inapertum) (Fig.47).

145
Troisième partie Etude de la végétation

Figure 47. Espèces des Asteraceae dans la zone d’étude.

Cette composition floristique en Asteraceae se caractérise par une richesse en espèces


d’affinité saharienne de l’Atlas Saharien comme le cas : Launaea arborescens, Rhantherium
suaveolens, Anvillea radiata, Bubonium graveolens, Centaurea maroccana…. L’apparition des
espèces de dégradation appartennant aux Asteraceae, comme Atractylis cancellata, Atractylis
humilis, Atractylis serratuloides, Xanthium spinosum, Echinops spinosus. La présence de ces
espèces indique l’état avancé de la dégradation dans ces milieux (Benabadji et Bouazza, 2000).
Leur abondance du faite de leurs non appétibilités, toxicité ou formes épineuses par les troupeaux.

146
Troisième partie Etude de la végétation
Launaea arborescens espèce plus dominantes dans toutes les stations d’étude de l’Atlas
Saharien sauf au niveau de la station steppique de Gâaloul (Aïn Ben Khelil). On observe aussi
l’espèce Warionia saharae dans les deux stations de Djedida et Hajaj, c’est une espèce menacé de
disparition.
Les Poaceae sont formés par les espèces Eremopyrum bonaepartis, Avena alba, Avena
stirilis, Eragrostis papposa, Phalaris minors,Trachynia distachya, Aristida pungens, Aristida
obtusa, Stipa parviflora, Aegilops peregrina, Bromus rubens, Bromus squarrosus, Ctenopsis
pectinella, Cutandia dichotoma, Cymbopogon schoenanthus, Hordeum vulgare, Lolium multiflorum,
Panicum turgidum, Rostraria pumila , Hordeum murinum, Schimus barbatus, Stipa tenacissima,
Stipa capensis, Lygeum spartum et Cynodon dactylon. Il apparait que les herbacée sont mieux
représenté (88%) que les pérennes (12%). Cette composition floristique se caractérise par une
richesse en Poaceae méditerranéens et sahariens (Stipa parviflora Cutandia dichotoma, Lolium
multiflorum, Aristida obtusa Aristida pungens…) qui impriment au groupement une physionomie
particulière.
Les Fabaceae sont aussi bien représenté par les espèces suivantes : Acacia raddiana,
Tephrosia leptostachya, Argyrolobium uniflorum, Astragalus armatus, Astragalus cruciatus,
Astragalus echinatus, Astragalus eremophilus, Astragalus ghizensis, Astragalus Gombo, Astragalus
mareoticus, Astragalus tenuifolius, Astragalus vogelii, Hippocrepis bicontorta, Hippocrepis
multisiliquosa, Medicago laciniata, Medicago minima, Melilotus sulcata, Retama retam, Retama
sphaerocarpa, Trigonella angina, Trigonella polycerata, Trigonella stellata, Ceratonia siliqua et
Genista saharae. Dans cette liste presque plus de 1/3 des espèces sont hémicryptophytes.
Les espèces de Brassicaceae, mieux représentées chez les herbacées aussi bien annuelles que
pérennes, et compte pour 71,43%. Ce sont les thérophytes qui les représentent mieux avec
Notoceras bicorne, Malcolmia aegyptiaca, Morettia canescens, Dilpotaxi pitardiana, Pseuderocaria
tourneuxii, Muricaria prostrata, Sisymbrium reboudianum, Alyssum ilifolium, Alyssum macrocalyx,
Diplotaxis erucoides, Diplotaxis harra, Eruca vesicaria, Zilla macroptera, Mathiola livida et
Erucaria aegiceras.
Chez les pérennes, il faut citer surtout Farsetia aegyptiaca, petite Brassicaceae d’affinité
saharo-arabique caractéristique de l’Atlas Saharien Oranais.
Les 4 familles les mieux représentées sur les plans génériques et spécifiques sont Poaceae,
Asteraceae, Brassicaceae et Fabaceae sont partout dominantes ; ces familles représentent à elles
seules plus de 48% de la flore étudiée. Ces familles occupent d’ailleurs les trois premiers rangs si on
considère la flore algérienne dans son ensemble. Ce sont globalement les mêmes qui ressortent de
l'étude de la flore du Sud-Oranais (Bouzenoune, 1984 ; Bouallala, 2006 ; Benaradj, 2009) et du
Tell oranais (Aime, 1991 ; Babali, 2014 ; Bekkouche, 2016 ; Amara, 2014).
147
Troisième partie Etude de la végétation
Les familles à distribution holarctique ne jouent qu’un rôle accessoire (Perrier de la Bathie,
1921 ; Kaabache, 2005). A l’approche de la sous- région Saharo-sindienne, nous remarquons une
distribution remarquable des familles partout d’affinités méditerranéennes sahariennes comme
Caryophylaceae. Inversement les familles d’affinité sahariennes augmentent progressivement dans
le sud-oranais : Amaranthaceae, Zygophyllaceae et Boraginaceae notamment parce qu’elles sont
plus proche de l’aire géographique du Sahara septentrional.
Le classement générique a montré que le genre Astragalus présente le plus grand nombre
d’espèces avec 9 espèces suivis de Helianthemum (7 espèces) et l’Atractylis (6 espèces). Ce sont les
genres les plus répandus dans les régions steppiques et sahariennes notamment Astragalus qui est
souvent présent parmi les premiers genres aussi bien dans la flore des steppes ibéro-maghrebines
(Le Houérou, 1995) que celle du Sahara central (Ozenda, 1958). Ce classement nous a également
permis de dénombrer 15 genres multispécifiques possédant 67 espèces, 36 bispécifiques renfermant
72 espèces et 131 genres monospécifiques.
La diversité floristique est relativement importante dans la zone d’étude sur les trois plans
systématique, générique et spécifique et peut s’expliquer par la présence des cours d’eaux à travers
la nature du réseau hydrographique existant et en fonction des habitats et la physionomie de la
végétation. Ce dernier agit fortement sur la répartition des végétaux qui s’exprime par la
colonisation des plusieurs espèces ripicoles (Nerium oleander, Tamarix articulata, Vitex agnus-
castus, Cynodon dactylon) selon le taux d’humidité (inondé, temporaire, stagnante, submergé,
salinité) où elle est répartie dans les lits des oueds, ravin, dayas.
Parmi ces espèces halophiles (Spergula marginata, Spergularia salina) dans la station de
Messied et par Salicornia fructicosa, Salsola foetida, Salsola vermiculata dans les autres stations où
les végétaux (Retama sphaerocarpa, Retama retam, Olea europaea…) colonisent les berges du
cours d’eau pendant une longue période de l’année.
Il ressort de ces analyses systématiques une diversité en familles et en genres plus nuancée
dans les différentes stations d’étude. En effet, Boudet, (1978) rapporte que les facteurs édaphiques
interviennent sur le développement de la végétation, car ils caractérisent les substrats sur lesquels se
rencontrent les divers pâturages.
Cet inventaire qui permet de mettre en relation la richesse floristique du cortège au sein des
groupements à P. atlantica dans le sud-oranais cache une grande hétérogénéité ; celle-ci est liée à la
diversité des climats, à la topographie, à la nature et à la profondeur des sols, et aux divers degrés de
la pression humaine. Cet inventaire montre aussi une plus grande représentativité des familles et un
nombre plus important d’espèces du fait que l’étude a été réalisée durant une bonne période de
végétation après une année pluvieuse.

148
Troisième partie Etude de la végétation
L'abondance de la couverture végétale est aussi le résultat des grands vallées traversées par
d'importants oueds dont les berges abritent des végétaux ligneux parfois herbacée isolé ou denses.
Les arbres et les arbustes sont épineux ou en éguilles jouent un rôle important dans le paysage dans
les zones de dépendage (Genista saharae, Retama retam, Launaea arborescens, Gymoncarpos
decander, Acacia raddiana….).
Les Asteraceae, les Poaceae et les Fabaceae sont trois familles communes aux différentes
stations d’étude avec une nette prédominance dans les listes floristiques. Ces trois familles
représentent 35 à 40% de la flore dans chaque secteur saharien (Ozenda, 1977). D’après Le
Houérou, 1969 ; Aidoud-Lounis, 1984; Aidoud, 1989 ; les espèces appartiennent aux Asteraceae,
les Fabaceae et les Caryophyllaceae, sont des familles d’affinité méditerranéenne, varient suivant la
latitude : elles diminuent du nord au Sud. Ce sont des espèces qui sont indicatrices de climat moins
aride. La place prépondérante occupée par ces familles est justifiée, puisque ce sont des familles
reconnues par leur résistance à la rigueur des conditions climatiques (Belhacini, 2011). Les mêmes
constatations ont été signalés par Le Houérou, 1995, ces trois familles Asteraceae, des Poaceae et
des Lamiaceae sont parmi les plus riches en genres et en espèces dans la composition de la flore et
sont bien représentées en régions méditerranéennes.
Ces familles des Asteraceae, Poaceae, présentent un plus grand pouvoir d’adaptation aux
changements des conditions écologiques et aux pressions anthropiques (surpâturage) dans ces
milieux (OSS, 2012). Une famille est restée plus ou moins stable, celle des Asteraceae.
Monod (1992) indique que dans la flore désertique, il y a à peu près partout la dominance
des Asteraceae, des Poaceae, des Fabaceae et des Amaranthaceae. (Chehma, 2005 ; Chehma et
Youcef, 2009 ; Bouallala, 2013)
Ces résultats concorbent ceux de Bouallala (2006) ; Babali (2014) qui, dans leurs études ont
trouve que les espèces de la famille des Poaceae étaient les plus nombreuses.
La forte proportion des Poaceae dans la zone d’étude peut s’expliquer par le fait que ces
taxons possèdent une très grande possibilité de tallage (Salette, 1970). Elle montre une plus grande
vitesse de repoussement des espèces après le passage des troupeaux malgré la pression exercée par
le surpâturage.
Leur supériorité numérique est également confirmée par Guillerm et Maillet (1982) au sein
de la flore des régions ouest-méditerranéennes de l’Europe. À côté d’elles, Brassicaceae,
Caryophyllaceae, Apiaceae et Boraginaceae sont également bien représentées conservant
sensiblement le même ordre de classement que celui qu’elles ont dans la flore Algérienne. Il s’agit
de familles anthropophiles favorisées par les perturbations induites par les activités de l’homme dans
les biocénoses et sur les conditions d’habitat (Kazi Tani, 2011).

149
Troisième partie Etude de la végétation
3.2.3- Caractérisation biogéographique
La géobotanique a pour objet l’étude de la répartition des végétaux dans le monde. Elle est
définie comme étant l’étude et la compréhension de la répartition des organismes vivants à la
lumière des facteurs et processus présents et passés (Hengeveld, 1990). L’appartenance des taxons
aux éléments biogéographiques permet de mieux appréhender leur distribution et d’apprécier la
diversité chorologique de notre région d’étude.
Du point de vue biogéographique, la zone d’étude fait partie de l'empire holarctique, à la
région méditerranéenne et de l’Atlas Saharien (Barry et al., 1973 ; Quézel, 1978). La flore de notre
région comprend plusieurs groupes phytochorologiques. La zone d’étude se compose de 2 grandes
ensembles biophysiques : zone des hautes plaines steppiques et de l’Atlas saharien. Ce qui permet la
diversité des biotopes, ces milieux arides et sahariens recouvrent les territoires domaine maghrébin-
steppique et domaine Méditerranéen-saharien.
L’analyse biogéographique de la flore au sein des groupements à Pistacia atlantica permet
de constater une diversité en éléments chorologiques dans le Sud-oranais (Tab.31), leur répartition
est différente d'une région à l'autre.
Tableau 31. Proportion des types phytogéographiques de la flore de la zone d’étude
Eléments Béchar Naâma Bayadh Zone Etude
biogéographiques Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
Méditérranéens 35 19,44 53 28,49 34 25 64 23,7
Endémique s 42 23,33 31 16,67 29 21,32 56 20,74
Sah. Sindiens 37 20,56 31 16,67 26 19,12 44 16,3
Plurirégional 20 11,11 32 17,20 24 17,65 42 15,56
Sahariens 14 7,78 16 8,60 8 5,882 21 7,77
Ibéro-Mauritaniens 9 5 10 5,37 7 5,147 14 5,18
Tropicale 7 3,89 4 2,15 3 2,206 10 3,7
Cosmopolites 9 5 4 2,15 1 0,735 10 3,7
Paléotempérés 7 3,89 5 2,68 4 2,941 9 3,33
Total 180 100 186 100 136 100 270 100

L’analyse biogéographique fait ressortir les observations suivantes :


- La répartition des types biogéographiques est la suivante : élément Méditérranéen>
Endémique>Saharo-Sindien> Plurirégional>Saharien> Ibéro-Mauritanien=Tropical>Paléo-tempéré.
- Plusieurs éléments phytogéographiques d'origines différentes existent et s'adaptent aux conditions
du milieu aride (saharien et steppique).
- le cortège floristique des groupements à P. atlantica apparaît comme un ensemble hétérogène, lié à
la diversité des climats et des substrats qu’elle occupe ainsi qu’aux facteurs historiques (Dahmani,
2003).

150
Troisième partie Etude de la végétation
- Malgré sa grande diversité tant au plan orotopographique que phytogéographique, l'Algérie dans son
ensemble est soumise au climat méditerranéen. C'est à dire, qu'indépendamment de l'influence
anthropozoïque, la répartition de la végétation est liée en premier lieu au climat, notamment en zone
aride où l'eau reste le principal facteur limitant (Djellouli et al., 1984).
- La diversité des milieux de la région favorise la répartition de la végétation.
- une diversité phytochorologique notable, liée à la position géographique
- la composition floristique est très diversifiée, l’élément phytogéographique avec près de 50 % est
représentatif d’une grande affinité méditerranéenne et saharienne de la liste globale du cortège
floristique.
- Si l’on tient compte de l’aire de répartition des espèces (élément phytochorique) qui sont présentes,
on constate une évolution des types biogéographiques sous l’influence des changements des
conditions écologiques ; ces changements marqués de la physionomie de la végétation ;
- La diversité de la composition floristique et la densité de la végétation dépendent de la qualité du
biotope (écosystème). Le milieu d'étude est diversifié sur le cadre phytogéographique. Cette
évolution est liée à l’orographie, le régime hydrologique, diversité du substratum géologique, la
diversité des biotopes (oueds, Djebels, dayas, dépressions, rochers et falaises, sommets, vallées
encaissées des grands oueds, thalwegs …) et le cadre physiographique est très diversifiés sur les
plans :
 Géomorphologique : hautes plaines steppiques, Atlas Saharien, piémont de l’Atlas Saharien),
 Climatique : étages bioclimatiques (Semi-aride, Aride et Saharien), irrégularité saisonnière,
régime des précipitations (volume des pluies), fréquence du brouillard, neige, vent,
 Edaphique (minéraux bruts, halomorphes, d’alluvions, etc.)
 et anthropiques (pâturage, agriculture, élevage,…).
Toutes ces composantes sont à l’origine d’une exceptionnelle couverture végétale.
- L'effet de biotope et la pluie est bien marqué par l'apparition et la dispersion dans l'espace et dans
le temps de certains éléments (méditerranéens, tropicaux, endémiques, tropico-saharo-arabique et
saharo-arabique), influant notamment sur les spectres bruts, mais aussi par la variabilité du
recouvrement des types phytogéographiques qui a une influence directe sur la variabilité des
spectres réels.
- Une telle composition traduit, à ce niveau, l'influence équilibrée des courants floristiques
méridionaux (Saharo-arabique) et septentrionaux (Méditerranéen) (Kaabeche, 1990).
- L'adaptation à la xéricité du milieu se manifeste en effet de diverses façons : écorces épaisses,
bourgeons à écailles visqueuses, feuilles vernissées et fortement nervées, strate inférieure riche en
espèces munies d'organes souterrains pérennants, rhizomes, tubercules, bulbes ou souches ligneuses
(Jules Vidal, 1958).
151
Troisième partie Etude de la végétation
Au niveau de la région de Béchar qui se localise dans la partie occidentale de l’Atlas
Saharien, on constate que la majeure partie des espèces appartiennent aux domaines Endémiques
avec (23,33%). L’élément Saharien-Sindien (37 espèces soit 20,56% de la flore). L’élément
Méditerranéen (avec 35 espèces soit 19,44 de la flore), les éléments plurirégionaux représentent que
11% (20 espèces) et pour les autres éléments restantes ont moins 10 espèces à savoir (Cosmopolite
9, Tropical 7, Paléo-tempéré 7, Ibéro Mauritanien 9). La présence des éléments plurirégionaux avec
un taux considérable dans cette flore est causée par le fait de la dissémination des graines par
différents modes (anémochorie, zoochorie, pluie…..). La seule région ayant un taux d’endémisme
très élevés ce qui explique que la région est plus ou moins protégée, cette protection est due par le
fait de sa localisation approximité de la bande frontalière du Maroc et l’inaccessiblité de ces endoits
par l’homme et leur troupeau. Bouallala (2013) indique que le biotope des Hamadas est caractérisé
par la dominance de l'élément Saharo-Arabique et une faible pour l'élément méditerranéen. On
observe aussi l’abondance de nombreux taxons sahariens (Retama retam, Randonia africana,
Rhantherium suaveolens...), ces ligneux sahariens dominent très nettement.
L’élément Saharo-Sindien n’intervient que pour 15,% dans le spectre biogéographqiue,
représentées surtout par des herbacées annuelles sont Fagonia glutinosa, Fagonia latifolia, Ifloga
spicata, Senecio flavus, Malva aegyptiaca, Malcolmia aegyptiaca, Morettia canescens, Calendula
aegyptiaca Neuroda procumbens, Bubonium graveolens, Pergularia tomentosa, Plantago ciliata,
Reseda arabica.
Bien que les espèces cosmopolites constituent une très petite portion de la flore mondiale
cosmopolite, la région de Béchar compte 3,33% (Suaeda fructicosa, Cuscuta epithymum, Juncus
bufonius, Salicornia fructicosa, Eleocharis caduca, Atriplex halimus...). Une seule espèce est
représentée par Pergularia tomentosa (Asclepiadaceae) d’affinité Saharo-Sindienne.
Pour l’analyse biogéographique de la région de Naâma, le tableau 31 revèle une dominance
des éléments méditterranéens a 53 espèces et des éléments plurirégionaux (32 espèces), deux
éléments biogéographique ont 31 espèces (Endémique et Saharo-Sindien), les autres éléments
restants ont moins de 20 espèces (Sahariennes 16, Ibéro-Mauritaniens 10, Tropicales 4,
Cosmopolites 4 et Paléotempérées 5). Le secteur de l’Atlas Saharien, sous secteur Oranais est le
plus forestier avec une quasi dominance des éléments Méditterranéens et la présence de quelques
endémiques. Parmi les espèces d’affinité Méditterranéenne représentatives nous citons : Juniperus
phoenicea, Ziziphus lotus, Nerium oleander, Olea europaea, Ceratonia siliqua. L’élément
Endémique est présenté par : Ferula cossoniana, Alyssum macrocalyx, Helianthemum hirtum,
Rosmarinus officinalis, Pistacia atlantica, Chrysanthemum macrocarpum, etc. En ci-concerne
l’élément Saharo-Sindien (17%) avec une appartenance à de nombreux genres tels que : Aristida,
Astragalus, Echiochilon, Fagonia, Launaea, Pituranthos.
152
Troisième partie Etude de la végétation
Cette diversité est expliquée par plusieurs hypothèses : la protection, région moins
anthropisé, terrain accidenté et les gradients climatiques accompagnent les changements de la flore.
Avec une forte présence des espèces essentiellement méditerranéenes subissant l’influence et
l’instalation de taxons sahariens sur les glacis d’érosion et bas de versant au piemont Sud du Djebel
Aissa (cas de la station de Hajaj). En plus les fortes pentes, certains exposition et d’altitude
permettent d’installation d’une végétation typiquement hygropylle : Nerium oleander, Phoenix
dactylifera, etc. On obsertrve aussi au niveau de la station de Haraza l’extension d’une végétation
steppique à base d’arbustes (Artemisia, Genista, …) et d’arbres forestiers (Juniperus oxycedrus,
Juniperus phoenicea). Ces derniers sont parfaitement adaptés aux conditions xériques de la région.
L’élément méditerranéen domine au niveau du secteur de l’Atlas Saharien (AS1 sensu
Quézel et Santa, 1962-1963), mais une fois franchi l’Atlas Saharien, on observe une diminution
brusque de cet élément, de l’ordre de la moitié (Barry & Celles, 1972-1973 ; Ozenda, 1991)
La région de Naâma héberge aussi de nombreuses espèces endémiques Anvillea radiata,
Rhantherium suaveolens, Genista saharae, Erodium microphyllum, Convolvulus supinus, Alyssum
macrocalyx, calligonum calvescens, Daucus biseriantus, Hernaria mauritanica, Scorzonera
undulata, Asparagus altissimus ……
Au niveau de la région d’El Bayadh, Sur le plan chorologique, l'élément méditerranéen est
relativement prépondérant (25%) en premier rang, éléments Endémique est encore bien marqué avec
29 espèces soit 21,32%, l'élément Saharo-Sindien (19,12%), les éléments Pluri-régionals ont mieux
représentées (17,65%), Saharien (5,88%), l’Ibéro Mauritanien (5,15%), la faible présence des
éléments paléo-tempéré (2,94%). Parmi ces espèces : Papaver rhoeas Herniaria cinerea et enfin
l’élément biogéographique cosmopolite avec (0,73%). Cette région est moins diversifiée parce
qu’elle est très anthropisé (le surpâturage et la mise en culture) ainsi menacée par le fléau
d’ensablement qui touches la totalité de la région d’El Bayadh.
L’élément méditerranéen tient une place importante chez les herbacées, mieux représenté
chez les thérophytes avec Filago spathulata, Diplotaxis erucoides, Eruca vesicaria, Erodium
triangulare, Glaucium corniculatum, Cutandia dichotoma, Malva parviflora. Ainsi cet élément est
bien remarqué par l’abondance des espèces Eryngium ilicifolium, Anacyclus pyrethrum, Centaurea
maroccana, Silene secundiflora.
L’endémisme est mieux dominé par les espèces telles que Scorzonera undulata, Herniaria
mauritanica, Daucus biseriantus, Asparagus altissimus, Anthemis stiparum, Rhantherium
suaveolens, Convolvulus supinus, Megastoma pusillum, Thymelaea microphylla, Pistacia atlantica,
Anacyclus cyrtolepidioides, Muricaria prostrata, Telephium sphaerospermum, Urginea noctiflora,
Echium trygorrhizum, Euphorbia calyptrata, Euphorbia Guyoniana, Ferula cossoniana. Ces
espèces possédent des affinités endémiques.
153
Troisième partie Etude de la végétation

a) Béchar b) Naâma

c) El Bayadh

d) Zone d’étude

Méditérranéens Plurirégional Tropicale

Endémique Sahariens Cosmopolites

Saharo- Sindiens Ibéro-Mauritaniens Paléotempérés

Figure 48. Répartition des espèces par affinité phytogéographique comparée dans la région d’étude.

154
Troisième partie Etude de la végétation

L’examen du tableau 31 et de la figure 48 sur les types biogéographiques comparés pour


l’ensemble de la zone d’étude, montre que la flore comprend plusieurs types chorologiques. Le plus
représenté est l’élément méditerranéen avec 64 espèces, soit 24% de la flore ; l’élément endémiques
(56 espèces) soit 20,74%, l’élément Saharo-Sindien représentent par 44 espèces, les éléments
plurirégionaux sont au nombre de 42 espèces soit 16%, donc sont largement répandus dans le
domaine maghébin steppique et sous secteur d’Atlas Saharien Oranais. Les espèces d’élément
Saharien comptent 8% de la flore qui assurent l’interface saharien de notre zone d’étude face au
tansition steppique, les autres éléments dont 9 à 14 espèces viennent ensuite (Ibéro-mauritanien 14
espèces, Tropicaux 10 espèces, Cosmopolite 10 espèces et Paléotempéré 9 espèces) qui assurent par
différentes forme de dissémination (eau, oiseaux, animaux domestique, faune sauvage, homme,
vent..). Ils représentent une faible participation ; mais contribuent à la diversité et à la richesse du
potentiel phytogéographique de la région d’étude.
La distribution des espèces ; met en évidence les divers éléments phytochoriques et confirme
l’affinité méditerranéenne de la flore de la région. A savoir que notre zone s’agence sur deux grands
ensembles suivant un gradient Nord-Sud, d’une part l’atlas Saharien où domine l’élément
méditerranéen (24%) et d’autre part, la bordure septentrionale du Sahara où domine l’élément
Saharo-Sindien (16,3%) ; ceci prouve que notre région est le résultat de l’interpénétration de ces
deux éléments. Ces particularités montrent à la fois l’hétérogéniété et l’interet que présente la zone
d’étude. Dans ces milieux arides, bien que ce type d’habitat soit peu propice à l’intallation de la
végétation (sols minéraux bruts), la flore apparait relativment riche.
Ces résultats sont prèsque semblable ce qui cité par Bouzenoune (1984), Bouallala (2006) et
Benaradj (2009) dans le Sud-oranais.
L’analyse phytogéographique globale dans la zone d’étude, montre les principaux éléments
du cortège floritique des groupments à Pistacia atlantica :
 Eléments méditerranéens
La végétation de l’Afrique du Nord est nettement méditerranéenne ainsi que dans le Sud-
oranais (Bouzenoune, 1997). Si la composition floristique est très diversifiée, l’élément
phytochorique est représentatif d’une grande affinité méditerranéenne de la flore.
Les espèces d’affinité Méditerranéennes dominent dans la liste floristique puisqu’elles
comprennent environ le quart des espèces (23,7%) : beaucoup d’entre elles sont communes dans les
trois régions d’étude, d’autre sont nouvelles surtout chez les herbacées : Chrysanthemum
coronarium, Cladanthus arabicus, Cutandia dichotoma, Cynomorium coccineum, Emex spinosa,
Erodium triangulare, Eruca vesicaria, Filago spathulata, Glaucium corniculatum, Lolium
multiflorum, Malva parviflora, etc.

155
Troisième partie Etude de la végétation
Donc, la majorité des espèces de souche méditerranéenne sont des thérophytes. Comme nous
l’avons dit précédemment, leur apparition est liée à une xéricité croissante du climat. Si nous
considérons comme limite sud du domaine saharien (isohyète 100 mm correspond à la limite sud de
pistachier de l’Atlas), plusieurs familles y sont représentées. Nous pouvons citer parmi les plus
importantes : Asteraceae, Poaceae et Brassicaceae. Ce qui confirme que l’élément méditerranéen
persiste dans le secteur de la bordure saharienne et cela par l’infiltration de quelques espèces
notamment l’Alfa (Stipa tenacissima) et l’Armoise blanche (Artemisia herba alba) (Salemkour et
al., 2012).
Parmi les espèces les plus caractéristqiues, citons : Ziziphus lotus, Dipcadi serotinum,
Leontodon hispidus, Paronychia chlorothyrsa, Plantago albicans, Plantago ovata, Erodium
triangulare, Glaucium corniculatum, Olea europaea, Medicago laciniata, Launaea resedifolia,
Koelpinia linearis, Limonnium bonduelli, Launaea nudicaulis, Malva parviflora, Salvia clandestina,
Eruca vesicaria, Cutandia dichotoma, Avena alba, Moricandia suffruticosa, Mathiola livida, etc.,
d’autres sont liées à la dégradation comme Atractylis humilis et Peganum harmala sur les parcours
sahariens et steppiques. Cette cortège floristique méditerrenéen remarquable représente 24% de la
liste globale des espèces inventoriées, ceci s’explique par la quantité de la pluviométrie moyenne
annuelles dans les monts d’Atlas Saharien et les plaines steppiques (entre 100 à 300mm/an).
La composition floristique du groupement à Pistacia atlantica est représentée par les
principales espèces caractéristiques suivantes : Ziziphus lotus, Rhus tripartita, Stipa parviflora,
Plantago ovota, etc. Cette composition met en évidence l’importance de l’élément
phytogéographique méditerranéen au sein de ce type de groupements qui a été défini comme une
association (Pistacietum atlanticae) représentative de « Forêt-parc de Pistacia atlantica entremêlée
de touffes basses de Ziziphus lotus localisée au niveau des dayat des Hauts Plateaux et du Sahara
septentrional » (Maire, 1926). Ces espèces se développent plus particulièrement pour les ravinnelles
qui creusent les versants des talwegs et des Djebels de l’atlas Saharien.
Signalons que les espèces d’affinité méditerranéennes dans l’Atala Saharien et les hautes
plaines steppiques sont nombreuses. Elles sont localisées dans des stations refuge au sommet des
massifs montaganeux de l’Atlas Saharien (cas des stations de : Hajaj, Bou Yala, Boussemghoun et
Bou Ayech), en particulier par les ligneux comme Rhus tripartita, Ceratonia siliqua, Olea
europaea, Nerium oleander, ce sont fixent entre les rochers qui bordent au cours eaux et et des fonds
d’oueds encaissés colonisés par une végétation ripicole à structure arborescente et par des individus
isolés de P. atlantica.

156
Troisième partie Etude de la végétation

Cela s’explique par la situation géographique des oueds montagneux qui, bien faisant partie
du secteur monatagneux d’Atlas Saharien (ou les conditions climatiques privilgiées liées à l’altitude
et qui permettent le maintien de ces espèces). De nombreux taxa méditertranéens sont rencontrées
dans les oueds montagneux se retrouvent égalment autour des dayas et sont toutes des plantes de
stations humides (Vitex agnus-castus, Malva parviflora, Spergularia salina, Euphorbia characias,
Evacidium discolor).
On observe aussi la prédominent des formations essentiellement arbustives d’affinités
méditerranéennes représentés par ce groupement à Remth (Hammda scoparia), ce dernier présente
une strate ligneuse très ouverte à caractère xérophytes plus adaptée au stress écologique dans la
zone d’étude.
L’examen des principaux types biogéographiques confirme l’abondance de l’élément
Méditerranéen, ce qui a souligné par Quézel (2000).
 Elément endémique
Le zone d’étude se caractérise par un ensemble de taxons endémiques représentatifs tant de
l'élément méditerranéen que de l'élément saharo-arabique. Plusieurs taxons d’endémiques sont
présents avec 56 espèces soit 21 % de la totalité des espèces inventoriées.
L’élément endémique est important, indique un taux d’endémisme remarquable compte tenu
du nombre total d’espèces et de la superficie de notre zone d’étude. Ce taux indique l’importance de
l’endémisme sur la phytodiversité de cette région. Selon Dahmani (1996), la diversité parait
également liée à l’endémisme, à priori ; mais pas de façon étroite ; les genres diversifiés sont
souvent riches en endémiques, mais pas toujours.
La répartition des espèces endémiques en Algérie est très irrégulière, selon les familles, elles
sont d’environ 250 sur un total de 2 840 espèces endémiques soit un taux de 8,5% (Quézel, 1946).
Sur les 50 familles inventoriées 19 possèdent des éléments endémiques. Les familles les plus riches
et les plus diversifiées en espèces endémiques sont: les Asteraceae (15 espèces), les Borraginaceae
(6 espèces) et les Brassicaeae (5 espèces).
L’examen de ce tableau permet de constater que les familles représentées par ces espèces
endémiques, comptent parmi les plus représentatives de la flore d’Algérie : Asteraceae,
Brassicaceae, Amaranthaceae, Anacardiaceae, Apiaceae, Asparagaceae, Borraginaceae,
Caryophyllaceae, Cistaceae, Euphorbiaceae, Convolvulaceae, Fabaceae, Geraniaceae,
Plombaginaceae, Polygonaceae, Rubiaceae, Scrophulariaceae, Thymeleaceae et Orobanchaceae.

157
Troisième partie Etude de la végétation

Parmi les plus représentatives dans le cortège floristique: Asteraceae (Lifago dielsii,
Anthemis stiparum, Stephanochilus omphalodes, Anacyclus cyrtolepidioides, Warionia saharae,
Perralderia coronopifolia, Catananche arenaria, Atractylis babelii, Centaurea dimorpha,
Scorzonera undulata, Rhantherium suaveolens, Tourneuxia variifolia, Picris cyanocarpa, Anvillea
radiata, Chrysanthemum fuscatum), Boraginaceae (Trichodesma calcaratum, Megastoma pusillum,
Lappula redowskii, Lappula spinocarpos, Echium pycnanthum, Echium trygorrhizum), Brassicaceae
(Muricaria prostrata, Sisymbrium reboudianum, Alyssum macrocalyx, Moricandia foleyi, Dilpotaxi
pitardiana), Apiaceae (Pithuranthos battandieri, Pituranthos chloranthus, Ferula cossoniana,
Anethum graveolens), Cistaceae (Helianthemum ellipticum, Helianthemum getulum, Helianthemum
hirtum), Fabaceae Astragalus armatus, Astragalus Gombo, Genista saharae ), Euphorbiaceae
(Euphorbia calyptrata, Euphorbia Guyoniana, Euphorbia retusa), Asparagaceae (Asparagus
altissimus, Urginea noctiflora, Stellarioides sessiliflora), Plombaginaceae (Limoniastrum feei,
Daucus biseriantus), Geraniaceae (Erodium microphyllum, Erodium garamantum),
Caryophyllaceae (Telephium sphaerospermum, Hernaria mauritanica), Amaranthaceae (Anabasis
aretioides), Anacardiaceae (Pistacia atlantica), Convolvulaceae (Convolvulus supinus),
Polygonaceae (Calligonum calvescens), Rubiaceae (Crucianella hirta), Scrophulariaceae
(Scrophylaria saharae),Thymeleaceae (Thymelaea microphylla), Orobanchaceae (Cistanche
violacea).
L’endémisme est bien représenté dans la liste dressée, selon la localisation géographique des
espèces, cet élément est subdivisé en plusieurs sous groupes:
- Endémiques qui réside dans le grand nombre: bien qu'encore présentes, notamment parmi les
chaméphytes (Calligonum calvescens, Helianthemum ellipticum, Helianthemum getulum) ainsi que
par les herbacées Daucus biseriantus, Hernaria mauritanica, Lifago dielsii, Scorzonera undulata,
Trichodesma calcaratum, Alyssum macrocalyx, Moricandia foleyi.
- Endémiques Nord d’Afrique: Pistacia atlantica, Thymelaea microphylla, Anacyclus
cyrtolepidioides, Muricaria prostrata, Pithuranthos battandieri, Pituranthos chloranthus,
Telephium sphaerospermum, Ferula cossoniana, etc. Nous remarquons que la proportion la plus
élevée revient aux espèces Nord-africaines, ce qui correspond au constat de Quézel (1957) et
Bouldjedri (2013), l’endémicité des taxons Nord-africains étant liée à l’orographie et à l’altitude.
- Endémiques Algérie-Maroc : Asparagus altissimus, Anthemis stiparum, Atractylis babelii,
Tourneuxia variifolia,
- Endémiques sahariennes : Scrophylaria saharae, Perralderia coronopifolia, Euphorbia calyptrata,
Euphorbia Guyoniana, Euphorbia retusa, Urginea noctiflora, Anvillea radiata, Echium
pycnanthum, Echium trygorrhizum, Limoniastrum feei.

158
Troisième partie Etude de la végétation

On observe aussi la présence des espèces suivantes Warionia saharae et Anabasis aretioides,
sont les deux plantes d’affinité Endémique du Sahara Nord-occidental Algérien. On cite aussi la
prédominance du taxon Endémique Pistacia atlantica, en Afrique du Nord -Algérie, Maroc, il croit
dans les régions des dayas, au pied de l’atlas Saharien (Benaradj, 2010).
Ces résultats montrent l’importance de l’endémisme occidental par rapport à l’endémisme
oriental, résultat auquel nombreux chercheurs sont arrivés citons entre autres Le Houérou, (1995);
Kadi-Hanifi, (1998).
L’action anthropique et la tendance à l’aridification du climat en sont les causes les plus
probables de la régression des espèces d’affinité Endémiques dans la région d’étude.
 Elément saharo-sindien (Saharo-arabique) :
L’élément saharo-sindien tient une place importante, compte 44 taxons soit 16,3% du total,
ce qui confirme le caratère aride de la zone d’étude. Cela s’explique par la situation
phytogéographique de la zone d’étude et correspond aux pourcentages donnés dans les travaux
antérieurs (Quézel, 1965 ; Ozenda, 2004 ; Bouallala, 2006 ; Benaradj, 2010). L’élément Saharo-
Sindien (Saharo-arabique) étant dominant pour l’ensemble du territoire saharien qui caractérise les
conditions les plus arides. Cette présence est due à l’influence de la proximité du domaine saharien
dans ce domaine de transition est confirmé par la prédominace des espèces d’affinité Saharo-
Sindiennes.
Cet élément occupe une place prépondérante dans la flore du Sahara nord-occidental (Guinet
et al., 1954 ; Lemée, 1953 ; Bouallala et al., 2014). Selon Quézel (1960, 1965) l'élément saharo-
arabique, est le mieux adapté aux conditions des régions désertiques.
L’infiltration de l’élément Saharo-Sindien s’explique par la proximité relative de la région
d’étude par rapport à la bordure saharienne comme le soulignent la plupart des biogéographes
(Capot-Rey, 1953 ; Barry et Celles, 1972-1973 ; Quézel, 1965).
L’élément Saharo-Sindien montre une diversité des familles avec la dominance des
Brassicaceae Asteraceae Fabaceae et Caryophyllaceae.
Cet élément est surtout présent au niveau des piedmonts sud de l’Atlas Saharien, mais ne
comprend que 2 ligneux, Retama retam et Tamarix articulata. Ce sont les plantes pérennes surtout
herbacées (Gymoncarpos decander, Salsola foetida, Farsetia aegyptiaca, Anabasis articulata) qui
le cartérisnet en particulier alors que Bubonium graveolens, Fagonia glutinosa, Fagonia latifolia,
Zilla macroptera, Cleome arabica, Calendula aegyptiaca, Neuroda procumbens, Arnebia
decumbens, Notoceras bicorne, Morettia canescens, Pergularia tomentosa, Senecio flavus,
Polycarpaea repens, etc., ces dernières s’affirment dans les ravins et les oueds montagneux, ainsi
que sur les bords et les berges des oueds (cas des stations de Boussemghoun, Hajaj et Bou Yala).

159
Troisième partie Etude de la végétation
L’influence des éléments Saharo-Sindien se fait à cause au contact du secteur de l’Atlas
Saharien. Les espèces couvrent une partie du secteur de la plateforme saharienne qui se trouve à la
limité sud de l’atals saharien. Les espèces les plus représentatives sont nombreuses : Zilla spinosa,
Plantago ciliata, Aristida obtusa, Bubonium graveolens pouvant occupés la partie Nord de l’Atlas
Saharien (limite du payasage steppique). Les plantes sahariennes s’installent dans cet environnement
dont la xéricité est accentuée par des conditions édaphiques défarobables.
Les taxons les plus représentatifs de l’interface Atlas Saharien et bordure saharienne sont
exprimés par l’abaondance des espèces suivantes Zilla macroptera, Neuroda procumbens,
Pergularia tomentosa, Forskahlea tenacissima et Fagonia latifolia. Ces espèces bien dominant les
stations qui se trouve plus proche de piedmont de l’atlas saharien (cas des stations de : Bou Yala,
Bou Ayech, Djedida, Hajaj et Boussemghoun). D’autres espèces caractéristiques et indicatrices de
l’Atals Saharien occidental: Gymoncarpos decander, Moltkia ciliata, Fagonia glutinosa,
Pseuderocaria tourneuxii, Astragalus ghizensis, Morettia canescens et Reseda arabica, il occupe la
totalité du sous-domaine du Sahara Nord-occidental. Ces espèces colonisent surtout les cours d’eau
(oueds) et les dépressions du réseau hydrographique. Ces réserves hydriques ainsi consituées sont
vont conditionnre le maintien de la végétation le long de ces cours d’eau.
Le nombre important d’espèces à affinité saharienne montre que ces sommets constituent de
véritable transition de dégradation de foresteier vers steppique temoins d’un passé climatique plus
ou moins humide (moins aride).
 Elément pluri-régional
L’élément pluri-régional occupe une place appréciable dans le cortège floristique au sein des
groupements à Pistacia atlantica.
Les espèces pluri-régionales, comptent 42 espèces soit 16% et cependant prépondérant dans
l’ensemble de la flore. Ce sont des espèces à large répartition gégraphique. Il représente un lot des
espèces à large répartition distibuées dans les domaines sahariens et steppiques.
Ce sont principalment des herbacées appartiennt surtout aux thérophytes (Bombycilaena
discolor, Medicago minima, Micropus bombicinus, Pallenis cuspidata, Noaea mucronata,
Lasiopogon muscoides, Xeranthemum inapertum, Eremopyrum bonaepartis, Senecio gallicus, Avena
stirilis, Alyssum ilifolium, Diplotaxis harra, Hordeum murinum, Koelpinia linearis, Avena alba,
Schimus barbatus….), dont l‘installation et le développement ont été facilités par la présence
humaine et les animaux (bétail et faune sauvage) et par les conditions de milieu très favorable
(Poilecot, 1996).
Donc, cet élément est un témoin de l’impact de l’action anthropique dans l’uniformisation et
la thérophytisation des flores (Kadi-Hanifi, 2003).

160
Troisième partie Etude de la végétation

Ces espèces colonisent les stations situées aux alentours des agglomérations et dayas
surexploitées et anthropisées. Elles se maintiennnt surtout les parcelles cultivées (stations de
Hanntouzah, Messied, Guetta et Gâaloul), à l’abrit des blocs rocheux ou dans les crevasses qui
constituent des micro-habitats privilgiés (stations de Hajaj, Djedida). Ces espèces sont d’ailleurs,
plus souvent des rudérales ou anthropophiles à forte fréquence relative, parmi les taxons
représentatifs de cet élément on trouve: Urtica urens, Carthamus lanatus, Carlina brachylepis,
Avena stirilis, etc. Dans la zone d’étude, certaines plantes, parfois pionnières et colonisatrices,
retrouvent où les conditions édaphiques favorables à leur installation (humidité et sol meuble). Dont
leur présence est certainement liée à un facteur anthropique (dissémination des semences par
l’homme et les animaux domestiques).
Les dayas constituent des biotopes très favorable sur le plan édaphique et microclimatique
pour le développement de ces espèces à large extension : elles peuvent même constitue de véritable
refuge pour certaines d’entre elles (Hordeum murinum, Avena alba, Schimus barbatus).
L'importance des espèces à large amplitude phytogéographique traduit la perte d'identité de la
végétation par la pénétration d'espèces à large distribution (Masharabu et al., 2010).
Cette infiltration des espèces à large distibution est causée surtout par l’action anthropique, la
dissémination (oiseau, vent,..) et l’humidité du sol qui est un facteur important à leur installation.
Donc une forte pression anthropozoïque risque d’alterer d’une manière irréversible ces milieux
écologiques uniques en zone aride.
Les espèces à large répartition, cosmopolites, paléo-tropicales ou pluri-régionales, sont le
plus souvent des rudérales ou des espèces de milieux perturbés. Une forte proportion d'espèces à
large répartition peut être un indice de dégradation: la flore perd de sa spécificité (Devineau et
Fournier, 1997 ; Masharabu et al., 2010).
 Elément saharien
Les espèces d’affinités sahariennes généralment à large répartion géographqiue,
interviennent pour 8% (21 espèces), ce qui pourrait traduire une aridification du climat.
L’aridité du milieu, compensée par les réserves en eau du sol, permet aux espèces
sahariennes (xérophytes) de se maintenir et de dominer dans les stations. Elles s’affrirment chez les
ligneux avec des espèces qui caractérisent également les oueds montagneux (Rhus tripartita,
Ephedra alata, Hammada schmittiana).
Cet élément occupe le piémont sud des reliefs de l’Atlas Saharien, constituant
approximativement la limite septentrionale du Sahara.

161
Troisième partie Etude de la végétation

La présence remarquable de l'élément Saharien montre une forte influence saharienne,


perceptible uniquement au niveau des groupements de la frange sud de l'Atlas Saharien, seules les
espèces les plus résistantes à la xéricité de l’environnent se sont maintenues. Il est composé de
pasmmophiles particulièrment résistantes aux conditions arides tant chez les pérenes (Hammada
schmittiana) que chez les annuelles (Bassia muricata, Erodium guttatum). D’après Quézel (1965),
le secteur de l’Atlas Saharien ayant de nombreux taxons vivaces psammophiles à affinité saharienne
La flore est marquée par les espèces sahariennes ; ces dernières s’affirment cependant chez
es plantes herbacées et principalement chez les vivaces. Les plantes sahariennes mieux représentées
chez les herbacées aussi bien annuelles que pérennes. Elles sont prépondérentes dans le groupe des
herbacées et représentent plus la moitié des espèces Erodium guttatum, Linaria amethystea, Bassia
muricata, Launaea glomerata, Chrysanthemum macrocarpum, Cotula cinerea, Silene villosa,
Matricaria pubescens et dominantes chez les ligneux, représentent par Ephedra alata, Atractylis
serratuloides, Hammada schmittiana. Les arbres peu nombreux (Phoenix dactylifera, Rhus
tripartita), se cantonnent sur les berges des oueds.
Parmi cet élément, il n’y a qu’une espèce saharienne ou saharo sindienne dont Aristida
pungens, une Poaceae vivace, psammophile présente dans les domaines méridional et septentrional
du Sahara, mais qui transgresse depuis très longtemps son aire et se retrouve sur dans le domaine
maghrébin steppique (hautes plaines steppiques oranais de Naâma et d’El Bayadh) (Kaabeche,
2003).
Tant chez les ligneux que ches les espèces herbacées pérennes et annuelles, elles occupent
une place importantes dans tous les stations et confirment la zone de transition que représente les
massifs montagneux de l’atals saharien, entrée le domaine saharien au sud et le domain steppique au
Nord.
Les facteurs écologiques qui conditionnnt l’installation des espèces et leur maintien dans
certaines stations (oued pricipaux, hautes plaines, éboulis, les champs rocheux, versants rocailleux,
les faces rocheuses, les zone de drainage ou l’écoulment de l’eau, ravinnement, oueds, affleurment
rocheux) sont ici moins nettment marqués : la flore présente ainsi une plus grande plasticité tout en
révélant son appatenantce au climat aride.

162
Troisième partie Etude de la végétation

Il ressort que cette analyse, présente une disproportion entre les éléments
phytogéographiques dominants (Méditerranéens et Endémiques) et les autres types
phytogéographiques. Les affinités biogéographiques des espèces recensées confirmant le caractère
aride du milieu.
La caractérisation des groupements à P. atlantica sur le plan biogéographique montre une
prédominance de l’élément Méditerranéen. Cette analyse présente une bonne distinction entre
l’élément méditerranéen et les autres types phytochoriques est encore plus marqué.
La contribution des méditerranéennes au tapis végétal est en corrélation avec le facteur
anthropique puisqu’on assiste à leur décroissance tout en allant vers les milieux les plus anthropisés
(Kadi-Hanifi, 2003). Beaucoup plus riche en vegetation à affinité méditeranéen steppique et
sahrienne. Elle constitute donc une zone de transition entre l’Atlas Saharien et les plaines steppiques
dans l’interface Sahara/steppe.
D’après la contribution des éléments d’affinité phytogéographique, le cortège floristique des
groupements du pistachier de l’Atlas dans le Sud-oranais, se caractérisent par un équilibre entre la
flore méd-sah-arabique et méditerranéenne avec une proportion élevée des espèces saharo-
arabiques. Il est généralement le plus dominant en nombre et en recouvrement, exception faite pour
les Hamadas où l’élément médiderranéo-saharo-arabique devient dominant dans les spectres réels.
Les modifications climatiques qu'a subi l'Afrique méditerranéenne depuis le Miocène a
provoqué la migration de la flore tropicale (Maley, 1980 ; Quézel, 1960, 1983). Cette flore est
actuellement adaptée aux conditions des régions sahariennes (Bensaid et al., 1996), jouant un rôle
de liaison (Acacia raddiana, Panicum turgidum, Cymbopogon schoenanthus), et occupant une place
importante dans le recouvrement des sols, notamment dans les lits d'Oueds et les sols rocheux
(Bouallala 2013).
L’ensemble des stations d’étude se caractérisent par une dominance remarquable des espèces
Méditerranéennes, Endémiques et Saharo-Sindien. Le taux d'endémique est très important (20%),
représenté par : Rhantherium suaveolens, Calligonum calvescens, Scorzonera undulata, Alyssum
macrocalyx, Astragalus armatus, Asparagus altissimus, Helianthemum getulum, Helianthemum
ellipticum, etc., ces espèces peuvent se développées dans les talwegs ou les affleurements
montagneux.
Zohary (1974) était le premier à attirer l’attention des phytogéographes sur l’hétérogénéité
des origines de la flore méditerranéenne sur différentes espèces par élément biogéographique qui
reste hétérogène.

163
Troisième partie Etude de la végétation

Les espèces d’affinité Méditerranéen-saharien occupent généralement le piémont sud des


reliefs de l’Atlas Saharien, constituant approximativement la limite septentrionale du Sahara. Il lui
correspond une flore saharo-arabique et une végétation steppique à structure simplifiée, devenant
monostrate et très ouverte, physionomiquement dominée par le remth (Hammda scoparia).
Quézel (1983) explique l’importance de la diversité biogéographique de l’Afrique
méditerranéenne par les modifications climatiques durement subies dans cette région depuis le
Miocène entraînant des migrations d’une flore tropicale. Cette flore est actuellement adaptée aux
conditions des régions sahariennes (Bouallala et al., 2014).
Cette analyse biogéographique, nous a permis de déterminer les facteurs intervenant dans la
répartition du cortège floristique au sein des groupements à Pistacia atlantica. En effet, le cortège
peut varier significativment d’un biotope à l’autre en fonction de l’altitude, de climat, de la
pluviométrie, de la situation géographique, de facteur hydrique, de l’action anthropique, etc.
Le climat a une influence prépondérante sur la vie des plantes, tant par la pluviosité que par
la température et la luminosité (Dahmani, 2006). En fonction du gradient pluviométrique, nous
constatons que les éléments méditerranéens et ceux endémiques diminuent légèrement avec l’aridité
alors que les Saharo-arabiques et les Méditérraneo-Saharo-Arabiques augmentent d’une manière
significative. Le facteur hydrique, associé à l’épaisseur du sol exploitable par les racines des
végétaux, joue un rôle essentiel dans la compostion floristique et la répartition des plantes dans les
diférentes habitats. En effet, quel quesoit le type d’habitat, ce facteur agit en compensant l’aridité de
climat et permet ainsi le miantien d’une flore relativment riche (Poilecot, 1996).
Trois actions conjuguées (Quézel, 1995) permettent d’expliquer au mieux la mise en place
des flores: les changements climatiques, le transport à longue distance par le vent et les oiseaux et
les modifications du modèle géographique.
Enfin, cette étude montre l’importance de la phytogéographie, qui sert à l’étude de la
phytodynamique. Mais aussi contribue à la connaissance de l’impact des changements climatiques et
anthropique sur les écosystèmes.

164
Troisième partie Etude de la végétation
3.4. Traitement des données
Les données traitées par l’A.F.C et la C.A.H correspondent à une carte factorielle de 377
relevés et 270 espèces. Lors de ce traitement de données, nous n'avons pas pris en considération les
espèces présentes une fois. Le traitement de l’ensemble des données est réalisé avec l’indice de
présence-absence. L’A.F. est suivie, systématiquement, de la C.A.H.
L’A.F.C a permis la détermination les facteurs qui expliqueraient la distribution et la
répartition de la végétation dans ces groupements à Pistacia atlantica par le biais de la recherche de
la signification écologique des axes factoriels.
3.4.1- Description en groupes (Noyaux)
La C.A.H des relevés floristiques a permis de distinguer les différents groupes d’espèces les
plus caractéristiques des groupments de Pistachier de l’Atlas. Les résultats sont présentés sous
forme de dendrogramme regroupant les relevés selon leur degré de similitude. Celle-ci est estimée
par un critère de proximité ou de distance choisi à priori (Kaabeche, 1990).
La figure 49 représente la répartition schématique des noyaux dans les axes. L’analyse a
permis un découpage net des groupes floristiques en zones floristiquement et écologiquement
homogène. Trois ensembles (A, B, C) ont été mis en évidence et sont ainsi délimités.
 Groupe A : Association Pistacia atlantica et Ziziphus lotus ; ce groupe (146 des relevés soit
plus 50%) se détache facilement du noyau et s’individualise nettement.
 Groupe B : représente le groupments présteppique à Hammada scoparia avec la dominance des
espèces suivantes : Moricandia foleyi, Asphodelus tenuifolius, Matricaria pubescens, Launaea
arborescens, Ifloga spicata et Matricaria pubescens.
 Groupe 3 : il est hétérogène et diversifié et comprend les espèces restantes. Il correspond à une
mosaïque entre les différents types biologiques (phanérophytes, chamépphytes) avec une
remarquable richesse en espèces thérophytiques, parmi ces espèces on distingue: Zilla
macroptera, Echinops spinosus, Avena sterelis, Plantago ciliata, Morettia canescens, Eruca
vesicaria, Moricandia suffruticosa, Catanche arenaria, etc.
L’analyse multivariée des données a permis de hiérarchiser le rôle des principaux facteurs
déterminants la répartition des groupements à P. atlantica ainsi que l'organisation floristique des
270 espèces recensées au sein de ces groupements. Parmi les principaux facteurs écologiques
prépondérants retenus et qui sont responsables de la distribution du cortège floristique des
groupements à P. atlantica en termes de gradients on relève: le gradient altitudinale (orographie),
le substrat lithologique, le régime hydrique, les perturbations, variation des biotopes, climat (aridité,
pluviométrie, ..), sol, natutre de substratum, l’anthropisation.

165
Troisième partie Etude de la végétation

166
Troisième partie Etude de la végétation
3.4.2- Signification écologique des axes factoriels
La présente étude veut donc présenter les particularités floristiques, structurales et
écologiques des groupements à Pistacia atlantica. Les résultats obtenus par l’A.F.C sont résumés
sur une carte factorielle représentant la projection des points de relevés en fonction de leur
contribution à la constitution des axes factoriels. Cette A.F.C effectuée sur les espèces est un moyen
d’identifier les gradients écologiques mis en jeu grâce à l’écologie particulière des groupements à
Pistacia atlantica.
Le tableau 32 exprime les valeurs propres de la matrice des coefficients de corrélation, le
pourcentage de variance expliquée ainsi que celui de la variance cumulée par chacun des axes.
Tableau [Link] propre et pourcentage d’Inertie de l’A.F.C.
Plan Axe 1 Axe 2 Axe 3 Total
Valeurs propres 0,196 0,088 0,057 0,327
Taux d’Inertie (%) 30,48 11,123 8,73 50,328
Cumul en (%) 30,48 41,50 49,68

Le tableau 32 résume, pour les 3 premiers axes, les valeurs propres et le pourcentage
d'explication.
Les valeurs propres et les taux d'inertie, relativement faibles (0,196) pour le premier axe,
deviennent très faibles et pratiquement constants à partir du troisième axe (0,057). Cette situation
témoigne d'une structuration hétérogène du nuage qui traduit le fait qu’il existe une « dichotomie »
(un groupement d’individus qui s’opposent à tout un ensemble) très marquée sur les cartes
factorielles induites par ces deux axes. En effet cette « dichotomie » permet de discriminer des
groupes de points-relevés pour les étudier ensuite plus en détail.
Malgré le faible pourcentage des valeurs propres, la majorité des espèces possèdent une
contribution supérieure ou égale à 0,50 (Tab.33). Ce caractère est lié au fait que l’analyse porte sur
un même secteur phytogéographique AS1 au sens de Quezel et Santa (1962). De ce fait, la
diversité qui apparait dans nos relevés est déterminée par : la nature du substrat, le bioclimat et
l’action anthropique.
La recherche de la signification écologique des axes factoriels s'appuiera sur la
confrontation des espèces à fortes contributions relatives et à son répartition d'une part du côté
positif et d'autre part du côté négatif de chacun des axes.
Pour l'interprétation des résultats nous nous sommes limités aux trois premiers axes
factoriels, qui absorbent plus 49,68% de l’information. Cette variablité de l’information, nous a
permi de préciser quels seront les facteurs écologiques majeurs de la diversification du cortège
floristiques caractéristique des grouments à P. atlantica.

167
Troisième partie Etude de la végétation
Tableau 33. Contributions des Taxons pour les trois premiers axes de l’A.F.C de la zone d’étude.

Genres espèces Code AXE1 AXE2 AXE3 Genres espèces Code AXE1 AXE2 AXE3
Pistacia atlantica Pat 7,35 8,82 -3,83 Marrubium desertii Mad -0,21 1,017 -0,29
Ziziphus lotus Zl 4,37 2,16 0,49 Evacidium discolor Ed -0,06 0,02 0,298
Hammada scoparia Hs 2,48 -3,93 -1,11 Micropus bombicinus Mb -0,17 0,151 -0,88
Hordeum murinum Hm 3,433 -0,46 -3,68 Rhus tripartita Rtr -0,38 -0,53 0,214
Avena sterelis As 3,157 3,243 -1,07 Convolvulus supinus Cs -0,22 -0,03 0,773
Plantago albicans Pa 1,175 3,352 -2,55 Eruca vesicaria Ev -0,21 -0,05 0,904
Carduncellus eriocephalus Cer 2,492 3,008 -3,54 Glaucium corniculatum Gc -0,3 0,024 0,947
Stipa tenacissima St 0,315 1,641 0,71 Reseda lutea Rl -0,3 -0,09 1,125
Stipa parviflora Sp 0,362 2,671 -0,43 Scabiosa stellata Ss -0,22 0,112 0,076
Bromus rubens Br 0,882 2,243 0,965 Anacyclus cyrtolepidioides Ac -0,17 0,097 0,449
Hammada elegans He -0,23 1,415 -0,82 Daucus biseriantus Db -0,23 -0,14 0,587
Thymelaea microphylla Tm 0,343 3,274 0,197 Ifloga spicata Is -0,27 0,164 -0,28
Dilpotaxi pitardiana Dp 0,299 1,142 3,273 Launea acanthoclada Laa -0,05 -0,23 0,443
Launaea nudicaulis Ln 0,648 3,629 1,268 Melilotus sulcata Msu 0,218 -0,49 -0,39
Limonnium bonduelli Lb -0,29 0,252 2,139 Ononis natrix On -0,23 0,015 -0,16
Medicago laciniata Ml 0,401 2,829 1,084 Trigonella stellata Tst -0,1 -0,23 -0,82
Aristida pungens Apu -0,32 0,081 -0,7 Malva parviflora M 0,25 -0,75 -0,88
Cutandia dichotoma Cdi 0,659 1,861 -1,64 Asphodelus tenuifolius At -0,35 -0,38 0,673
Stipa capensis Sc -0,2 0,832 2,03 Astragalus armatus As -0,19 -0,2 0,251
Atractylis serratuloides Ase 0,017 2,099 -1,27 Avena alba Av -0,28 -0,13 -0,22
Juniperus phoenicea Jp -0,2 -0,1 -0,45 Malva aegyptiaca Mae 0,178 -1,26 0,217
Retama retam Rr -0,25 0,8 -0,21 Morettia canescens Mc -0,37 -0,24 0,93
Paronychia arabica Paa 0,626 1,698 -0,01 Onopordon acaule Oa -0,2 -0,19 -0,63
Lygeum spartum Ls 0,839 -0,32 -2,08 Reseda arabica Ra -0,27 0,058 -0,16
Pegannum harmala Pha 1,545 0,023 -2,91 Telephium sphaerospermum Ts 0,127 -0,9 -0,33
Astragalus mareoticus Asm 1,289 0,553 -1,93 Aristida obtusa Ao -0,29 -0,24 -0,03
Schimus barbatus Sb 0,547 1,821 -0,32 Artemisia campestris Ar -0,28 -0,32 -0,38
Carduncellus divauxii Cad 0,36 1,252 1,996 Bombycilaena discolor Bd -0,17 -0,2 0,009
Picris albida Pal -0,12 0,79 1,293 Echium pycnanthum Ecp -0,33 0,133 -0,33
Salsola vermiculata Sv 0,037 1,875 -0,94 Echium trygorrhizum Ect -0,3 -0,09 0,071
Eryngium ilicifolium Ei 0,027 1,542 2,547 Hippocrepis multisiliquosa Him -0,32 -0,06 -0,61
Paronychia chlorothyrsa Pch 0,518 -0,18 -1,12 Moricandia suffruticosa Ms -0,17 -0,37 0,347
Gymoncarpos decander Gd -0,1 0,494 2,659 Rhantherium suaveolens Rs -0,36 -0,12 -0,19
Hernaria mauritanica Hma 0,863 0,249 -0,4 Rumex simpliciflorus Rsi -0,35 -0,34 0,569
Rosmarinus officinalis Ro -0,16 0,07 -0,04 Biscutella gr. didyma Bdi -0,31 -0,39 0,32
Filago desertorum Fd 0,495 0,324 -0,98 Calendula aegyptiaca Ca -0,32 -0,45 0,373
Malcolmia aegyptiaca Ma -0,21 0,54 -0,58 Catananche arenaria Caa -0,35 -0,34 0,542
Atractylis humilis Ath 0,195 0,875 -0,8 Crucianella hirta Ch -0,29 -0,38 0,32
Launaea arborescens La -0,09 0,227 2,102 Erodium glaucophyllum Eg -0,37 -0,31 0,412
Leontodon hispidus Lh 0,327 0,631 -1,07 Mathiola livida Mli -0,37 -0,3 0,138
Odontospermum pygmeum Op -0,24 0,706 2,865 Muricaria prostrata Mp -0,02 -0,84 -0,1
Centaurea maroccana Cm 0,239 0,408 0,35 Rostraria pumila Rp -0,34 -0,29 -0,27
Echinops spinosus Es 0,039 0,811 0,237 Trigonella angina Ta -0,15 -0,51 -0,45
Helianthemum lipii Hl -0,18 0,842 1,303 Xanthium spinosum Xs -0,04 -0,76 -0,25
Juniperus oxycedrus Jo -0,33 -0,38 -0,35 Argyrolobium uniflorum Au -0,35 -0,24 -0,15
Olea europaea Oe -0,34 -0,46 0,505 Artemisia herba-alba Ah -0,35 -0,27 0,093
Fagonia glutinosa Fg -0,25 1,051 1,206 Asparagus altissimus Aal -0,29 -0,49 -0,02
Noaea mucronata Nm -0,02 -0,21 -0,37 Astragalus echinatus Aec -0,16 -0,51 -0,38
Polycarpaea repens Pr 0,262 0,301 -0,33 Centaurea dimorpha Ced -0,19 -0,69 -0,44
Adonis dentata Ade 0,254 0,216 -0,98 Cleome arabica Car -0,37 -0,43 0,03
Ferula cossoniana Fc -0,04 0,767 0,335 Cleome droserifolia Cd -0,31 -0,48 0,295
Salvia clandestina Sc 0,289 -0,06 -0,88 Cynodon dactylon Cda -0,33 -0,33 -0,02
Cotula cinerea Cci -0,29 0,602 0,675 Dipcadi serotinum Ds -0,2 -0,77 -0,19
Erodium microphyllum Emi -0,04 0,104 -0,61 Emex spinosa Ems -0,3 -0,49 0,346
Erodium triangulare Et 0,051 0,355 0,354 Euphorbia Guyoniana Egu -0,34 -0,3 -0,51
Koelpinia linearis Kl 0,002 0,32 -1,06 Hernaria hisica Hh -0,24 -0,69 -0,31
Papaver rhoeas Prh -0,2 0,225 0,57 Malva parviflora Mpa -0,27 -0,59 -0,13
Plantago ovota Po -0,19 0,155 1,467 Megastoma pusillum Mpu -0,35 -0,54 0,299
Scorzonera undulata Su -0,19 0,315 0,796 Muscari comosum Mco -0,3 -0,5 -0,25
Gynandriris sisyrinchium Gs -0,1 0,171 -0,63 Papaver dubium Pd -0,38 -0,5 0,265
Lygeum spartum Lsp -0,2 0,064 -0,25 Senecio flavus Sf -0,34 -0,54 0,198

168
Troisième partie Etude de la végétation
L’examen de la carte factorielle des espèces relatives aux plans factoriels de projections
(1/2, 2/3 et 1/3) dans la zone d’étude permet de constater l'existence de 03 ensembles très contrastés
et de dégager les espèces significativement liées à chaque ensemble.
Les données en présence-absence peuvent être transformées en matrices de distance. Les
descripteurs en lignes et colonnes d’un tableau floristique sont comparés sur une liste de valeurs.
[Link]. Dans le plan factoriel 2/1 (Fig.50)
L’examen du plan factoriel F1 et F2, qui se traduit par une assez nette séparation spatiale
des relevés, a permis d’individualiser 3 groupes de relevés. Les troix premiers axes de cette
analyse totalisent 49,68 % d’inertie. L’examen des taux d’inertie montre que les deux premiers
axes absorbent 41,50 % de l’information.
Les valeurs propres de deux axes (2 et 1) sont respectivement de 0,289 et 0,116. Elles
témoignent d'une structuration hétérogène du nuage. Les relevés sont distribués selon un nuage
centré sur l'origine des axes dans le plan 2/1.

Le côté Positif Le côté Négatif


- Pistacia atlantica (Pat) - Hammada scoparia (Hs)
- Ziziphus lotus (Zl) - Moricandia foleyi (Mf)
- Zilla macroptera (Zm) - Asphodelus tenuifolius (Ast)
- Echinops spinosus (Ech) - Matricaria pubescens (Mat)
- Cotula cinerea (Cot) - Launaea arborescens (Lar)
- Moricandia suffruticosa (Ms) - Ifloga spicata (Ifl)
- Malva aegyptiaca (Mae) - Launaea arborescens (Lar)
- Marrubium desertii (Mde) - Plantago ciliata (Pci)
- Thymelaea microphylla (Thy) - Helianthemum lipii (Hl)
- Lifago dielsii (Lif) - Limonnium bonduelli (Lim)
- Artemisia herba-alba (Aha) - Pallenis cuspidata (Pal)
- Eruca vesicaria (Eru) - Morettia canescens (Mor)
- Anvillea radiata (Anv)
- Calendula aegyptiaca (Cal)
- Retama retam (Rtm)
- Gymoncarpos decander (Gy)

Les contributions relatives de chaque taxon sont utilisées pour définir le gradient
écologique des deux premiers axes, en comparant les exigences écologiques de chaque espèce de
chaque côté de l’axe considéré.

169
Troisième partie Etude de la végétation
Sur plan F1/F2, on consate que la valeur de contribution Pistacia atlantica est forte (7,35)
et plus proche de l’espèce Ziziphus lotus (4, 38) (Tab. 33). Les 2 espèces positionnent plus
proche dans une seule côté, ce qui explique que la régénération du Pistacia atlantica ne se
manifeste le plus souvent que sous abri de la touffe de Ziziphus lotus (Monjauze, 1968 ; Amara,
2014 ; Benaradj, 2010). Selon Dutuit et al., (1991) et Monjauze, 1968, le Pistacia atlantica ne
se régénère que dans les touffes de Ziziphus lotus dont il est abrité, qui protège ces nouveaux
plants contre les animaux et les vents violents. Il constitue une association appelée Pistacietum
atlanticae limitée par deux espèces : une strate arborée (Pistacia atlantica) et une strate
arbustive (Ziziphus lotus).
Cette régénération se fait en général à l’intérieur de touffes de Ziziphus lotus
(Rhamnaceae) qui protège les jeunes pousses du pistachier de l’Atlas contre le pâturage, et
favorise la germination de ses graines et la croissance de ses jeunes pousses en enrichissant le sol
par la matière organique (Yaaqobi et al., 2009).
Selon Kaabeche (2005), ce phénomène remarquable dit « de facilitation » est à signaler à
propos de cette espèce : ce terme « facilitation », regroupe toute situation où un végétal favorise
l’implantation et le développement d’un autre végétal grâce à des relations interspécifiques
privilégiées. Il y a lieu de remarquer que ce phénomène est connu en Algérie depuis très
longtemps. Trabut (1889) a signalé que les inter-relations étroites qui existent entre le pistachier
de l’Atlas et le jujubier : en effet, du fait d’un pâturage excessif, les seules possibilités de
régénération et surtout de développement du P. atlantica n’existent qu’au sein des touffes du Z.
lotus ; les jeunes plants de bétoum sont ainsi assurés d’une protection inexpugnable face aux
herbivores d’ailleurs sauvages ou domestiques.
Lors de nos invstigations sur le terrain nous avons pu relevér sur les 246 relevés 146
associations – Pistacia- Ziziphus ; soit plus de 60 %.
Sur le plan statistique (A.F.C) les axes opposent les stations les plus arrosées à celles des
plus arides. Il traduit un gradient altitudinal allant du pôle négatif au pôle positif. Cette
orientation oppose les espèces psammophiles à celles qui poussent sur des croûtes et
encroûtements gypseux et/ou calcaire. Donc cet axe traduit un gradient d’ensablement
décroissant. De plus, l'ensablement superficiel des biotopes favorise leur enrichissement en
espèces psammophiles qui peuvent jouer un rôle de liaison. Guinochet et Quézel (1954)
soulignent que la présence de couche même réduite de sable en surface dans les biotopes
sahariens entraine le développement des psammophytes. L’apparition des espèces sahariennes
psammophiles est due à un gradient d’ensablement décroissant à celles qui poussent sur des
croûtes et encroûtements gypseux et/ou calcaire.

170
Troisième partie Etude de la végétation

Pour les espèces qui préfèrent les sols rocheux ensablés (Limoniastrum feei, Rhantherium
adpressum, Gymoncarpos decander, Farsetia aegyptiaca et Cymbopogon schoenanthus. Sur le
biotope des Regs ensablés englobe les espèces: Marrubium deserti, Fagonia bruguieri,
Thymelaea microphylla, Anabasis articulata, etc.). Et sur sols sableux, les espèces à savoir
Aristida pungens, Genista saharae, Retama retam, Pegannum harmala, Malcolmia aegyptiaca,
Neuroda procumbens, Scrophularia saharae, Euphorbia guyoniana, Fagonia glutinosa,
Centaurea marocana, Cleome Arabica, etc. Pour les espèces qui préfèrent les dépressions
ensablées on peut citer: Salsola vermiculata et Euphorbia guyoniana. Les dépressions faiblement
ensablées sont colonisées par Antirrhinum ramosissimum, Centaurea dimorpha et Reseda
decursiva. Cette liste est conforme à celle mentionnée par Quézel (1965). Cette répartition est
due généralement à forte extention de l’aire des espèces saharien suite à des aggressions
climatiques due au fléau de l’ensablement.
Du côté positif, se regroupent des espèces pour la plupart des thérophytes qui semblent
être liées aux conditions plus rudes telles que Schismus barbatus, Koelpinea linearis, etc. et se
développent en bioclimat aride (saharien). Cette richesse en thérophytes est liée à une humidité
occasionelle. La répartition des espèces sur le plan factoriel 1/2 confirme les gradients proposés
où l’individualisation des trois ensembles est exprimée à travers la présence/absence des
thérophytes. Cette distinction des groupes est relative à des variables écologiques des relevés
constitutifs d’une part et de l’autoécologie de leurs espèces caractéristiques d’autre part. Ce qui
montre la juxtaposition des deux grands ensembles (2/1), ce qui corrobore les résultats obtenus
lors de l’analyse numérique et confirme que la géomorphologie correspond au facteur
déterminant dans la distribution des groupements à Pistacia atlantica.
D'une façon générale, les variations temporelles dans l’espace de la richesse floristique
sont directement liées aux espèces annuelles qui ont un cycle biologique court. En effet,
Chehma et Youcef (2009), considèrent que ces espèces sont le meilleur indice des conditions
climatiques saisonnières. D'autre part, Négre (1966) souligne que l'existence des espèces
annuelles (thérophytes) est liée à l'état de la surface du sol.
Du côté négatif, les espèces et de la superposition espèces-biotopes, montrent que la
totalité des espèces est représentée en masse au centre du graphe. Ce qui s’explique par une
diversité biologique intéressante.

171
Troisième partie Etude de la végétation

Généralement les espèces sont rencontrées dans les stations montagneuses (cas Bou Yala,
Bou Ayech, Djedida, Boussemghoun, Ouarka, Hajaj et Haraza). Les espèces les plus
significatives sont hygrophiles, on cite : Avena sterelis, Cutandia dichotoma, Anacyclus
cyrtolepidioides, Hordeum vulgare, Avena alba, Roemeria violacea hybrid ; et des espèces
psammophytes comme Aristida obtuse, Colocynthis vulgaris, Neuroda procumbens, Pegannum
harmala, Malcolmia aegyptiaca, Cynodon dactylon.
Globalement, la faible individualisation des groupes floristiques sur les plans factoriels
peut être due aux espèces communes entre les biotopes. En effet, Quézel et Simonneau (1963)
ont souligné l'existence d'un lot important d'espèces communes entre les lits d'Oueds rocailleux,
sablonneux et les dayas sur Hamadas.
La situation géomorphologique ou lithologique (substrat siliceux et/ou calcaire) de la
plupart des groupements est variable exception faite pour les groupements qui sont localisés sur
le versant des Djebels, ce qui exprime par un gradient pluviométrique.

172
Troisième partie Etude de la végétation

173
Troisième partie Etude de la végétation
[Link]. Dans le plan 3/1(Fig.51)
Les valeurs propres de l’axe (3 et 1) sont respectivement de 0.145 et 0.083. Elles témoignent
d'une structuration hétérogène du nuage. La structuration du nuage est relativement assez bonne le
long des 2 axes. Ce nuage restitue 39,21% de l’information totale. Ces chiffres peuvent témoigner
une faible structure de nuage due à une forte anthropisation liée surtout aux coupes de bois et au
pâturage.
Le côté Positif Le côté Négatif
- Ziziphus lotus (Zl) - Pistacia atlantica (Pat)
- Moricandia foleyi (Mf) - Hammada scoparia (Hs)
- Matricaria pubescens (Mat) - Asphodelus tenuifolius (As)
- Ifloga spicata (Ifl) - Launaea arborescens (Lar)
- Zilla macroptera (Zm) - Launaea nudicaulis (Lnu
- Catanche arenaria (Cat) - Echinops spinosus (Ech
- Cotula cinerea (Cot) - Gymoncarpos decander (Gy
- Trigonella anguina (Tan) - Morettia canescens (Mor)
- Cutandia dichotoma (Cut) - Limonnium bonduelli (Lim)
- Retama retam (Rtm) - Plantago ciliata (Pci)
- Calendula aegyptiaca (Cal) - Helianthemum lipii (Hl)
- Moricandia suffruticosa (Ms) - Pallenis cuspidata (Pal)
- Thymelaea microphylla (Thy) - Anvillea radiata (Anv)
- Eruca vesicaria (Eru) - Echium horridum (Ec)
- Avena sterelis (Ast) - Bromus rubens (Br)
- Emex spinosa (Eme)

Sur plan F3/F1, A contrario au plan précédent (F2/F1), la valeur de contribution Ziziphus
lotus est à valeur (2,48) oppose de l’espèce Pistacia atlantica de la valeur faible (-3,83)
(Tab.33). Les 2 espèces sont séparées entre les côté Positif et négatif, permettent de définir la
distance entre deux individus de Pistacia atlantica et Ziziphus lotus, ce qui indique que chaque
arbre de Pistachier se et grandisse développe lui seul dont il atteint un diamètre impotant.
Lorsque le jeune pied régénéré atteint une certaine hauteur en s’adaptant au milieu, le Z. lotus se
retrouve dans une strate inférieure et disparaît progressivement de son alentour immédiat. Le
Pistacia atlantica est souvent associé au Ziziphus lotus dont il protège les jeunes plants contre
les bêtes. Une fois adulte le P. atlantica étouffe le Z. lotus (Boucher, 1962).

174
Troisième partie Etude de la végétation
En altitude, les phanérophytes et les chamaephytes sont rares en plaine et ils se localisent
en bordure des Oueds, ou dans des dépressions ; telle la présence de (Olea europaea, Nerium
oleander, Rhus tripartita, Phoenix dactylifera) sur les falaises des djebels de l’atlas saharien.
Le Pistacia atlantica est l’espèce végétale la plus caractéristique de l’Atlas saharien
comme l’indique son nom. Donc, le Pistacia atlantica est représente comme un arbre de
l’altitude (montagnes de l’atlas saharien) et les hautes altitudes des plaines steppiques (Djebels
de Gâaloul dans la région d’Aïn Ben Khelil).
Par contre dans l'axe 1 du pôle positif au pôle négatif généralement oppose les espèces
saharo-arabiques (Retama retam, Gymoncarpos decander, Salsola foetida, Farsetia aegyptiaca,
Anabasis articulata, Bubonium graveolens, Fagonia glutinosa, Fagonia latifolia, Zilla macroptera,
Cleome arabica, Calendula aegyptiaca, Neuroda procumbens, Arnebia decumbens, Notoceras
bicorne, Morettia canescens, Pergularia tomentosa, Senecio flavus, Polycarpaea repens) aux celles
méditerranéennes (Ziziphus lotus, Dipcadi serotinum, Leontodon hispidus, Paronychia
chlorothyrsa, Plantago albicans, Plantago ovata, Erodium triangulare, Glaucium corniculatum,
Olea europaea, Medicago laciniata, Launaea resedifolia, Koelpinia linearis, Limonnium bonduelli,
Launaea nudicaulis, Malva parviflora, Salvia clandestina, Eruca vesicaria, Cutandia dichotoma,
Avena alba, Moricandia suffruticosa). Donc cet axe traduit un gradient d’aridité décroissante. Le
Bourgeois et Melier (1995); la texture conditionne la disponibilité d’eau pour la végétation et
contribue à l’expression du climat du sol, parfois plus important pour les végétaux que le climat
proprement dit.

175
Troisième partie Etude de la végétation

176
Troisième partie Etude de la végétation
[Link]. Dans le plan 3/2 (Fig. 52)
L’analyse de la répartition des espèces sur le plan factoriel 3/2 indique la superposition sur
les biotopes avec un taux d'inertie total de 19,85%.
Le côté Positif Le côté Négatif
Ziziphus lotus (Zl) Pistacia atlantica (Pat)
Moricandia foleyi (Mf) Hammada scoparia (Hs)
Matricaria pubescens (Mat) Moricandia foleyi (Mf)
Ifloga spicata (Ifl) Asphodelus tenuifolius (As
Zilla macroptera (Zm Launaea arborescens (Lar
Trigonella anguina (Tan Gymoncarpos decander (Gy
Catanche arenaria (Cat Morettia canescens (Mor)
Eruca vesicaria (Eru) Plantago ciliata (Pci)
Lifago dielsii (Lif) Medicago laciniata (Mel
Thymelaea microphylla (Thy) Helianthemum lipii (Hl)
Onopordon acaule (On) Pallenis cuspidata (Pal
Panicum turgidum (Pan) Picris albida (Pic)
Cotula cinerea (Cot) Anvillea radiata (Anv)
Papaver rhoeas (Pap) Emex spinosa (Eme)
Hernaria mauritanica (Her) Bubonium graveolens (Bub)
Lifago dielsii (Lif) Echinops spinosus (Ech)
Cymbopogon schoenanthus (Cym)

L’analyse des résultats nous a permis de mettre en évidence les principaux facteurs régissant
la répartition de la formation à Pistacia atlantica dans notre zone d’étude.
La répartition de la carte factorielle d’espèces sur le plan factoriel 3/2 confirme les gradients
proposés (altitudinale, humidité, textural) où l’individualisation des trois ensembles est exprimée à
travers la présence/absence des espèces thérophytiques endemiques sahariennes indicatrice des
hamadas dans l’atlas saharien, comme Alyssum macrocalyx, Crucianella hirta, Euphorbia
calyptrata, Euphorbia Guyoniana.
Dans ce plan 3/2, comme dans le cas précédent, la végétation prédominante est composée
par des espèces essentiellement arbustives. Les dayas et des fonds d’oueds encaissés sont colonisés
par une végétation rupicole à structure arborescente et par des individus isolés de P. atlantica.

177
Troisième partie Etude de la végétation

Dans le secteur délimité par les côtés positif de l’axe 2 et positif de l'axe 3 se détache
nettement l’ensemble de 3 groupes. Il est constitué d’un ensemble de relevés qui forment un nuage
bien délimité. Ces relevés appartiennent aux formations végétales des milieux plus ou moins
humide (cours d’eaux, falaises et des suintements des rochers humides ; c’est le cas des stations de
Haraza et Hajaj). Généralement, l'axe 3 traduit, du coté négatif au coté positif, un gradient
d'humidité décroissant. Il oppose les espèces qui préfèrent les biotopes à sols humides (oued, daya),
c'est-à-dire les zones d’épandages, représentées essentiellement par Salvia aegyptiaca et Medicago
laciniata à celles des sols secs (Moltkia ciliata, et Erodium glaucophyllum) notamment les Regs
(cas des stations de Hajaj et d’Ouarka).
La partie négative est définie par un groupe d’espèces liées aux milieux humides, comme
Cynodon dactylon, Nasturtium officinale, Agrostis semiverticillata. L’axe 3 sépare l’ensemble des
groupements liés aux milieux rocailleux de celui des groupements des milieux humides. Il exprime
un gradient d’humidité corrélé avec l’altitude. Donc, la répartition des espèces est différente d'un
biotope à l'autre, ce qui confirme l'effet de pluie et le relief sur la distribution des espèces. Cela se
manifeste sur les plans factoriels par le changement des groupes floristiques. La présence des
plantes vivaces est favorisée par l’apport des cours d’eau temporaires en provenance des montagnes
où la moyenne des précipitations annuelles se situe entre 100 et 250 mm/an et cela en se dirigeant
du Sud au Nord (de Béchar vers El Bayadh).
La répartition du groupement à Pistacia atlantica peut être expliquée par le facteur
altitudinal d’une part, et par le facteur latitudinal d’autre part. En effet, l’ensemble des relevés qui le
composent ont été effectués dans la partie montagneuse de l’atlas saharien à des altitudes oscillant
entre 900 à 1400 m. En effet, les différentes situations topographiques ou géomorphologiques
(berges, lits d’oueds principaux, terrasses alluviales, dayas) sont retenues comme principal facteur
responsable des variations floristiques. A ce facteur s’ajoute des variations lithologiques à grande
échelle. De plus, la localisation spatiale des relevés (altitude et latitude) apparaît comme étant un
facteur secondaire le long de cet axe.
Enfin, il existe également un gradient, très importance mais qui mérite d’être signalé : Il
s’agit de l’hygrométrie exceptionnelle des années pluvieuses 2008 et 2013 (plus 200 mm/an) ; le sol
et la pression humaine. Le second axe est clairement représenté par un gradient lithologique.

178
Troisième partie Etude de la végétation

179
Troisième partie Etude de la végétation
Conclusion
Les groupements à P. atlantica dans le sud-oranais présentent une importante diversité
floristique sur le plan biologique, systématique et biogéographique. Les types biologiques et
phytogéographiques permettent d’apprécier les différentes stratégies d'adaptation de vie et une large
répartition géographique.
Le cortège floristique au sein des groupements à P. atlantica cache une grande
phytodiversité hétérogéne sur plan quantitatif et qualitatif ; celle-ci est liée à la position
géographique, à la structure édaphique, à l’histoire géologique, à l’altitude, aux types de végétation
méditerranéens steppiques ou sahariennes, à l’orographie, à la diversité des climats, à la
topographie, à la nature et à la profondeur des sols, et aux divers degrés de la pression
anthropozoïque.
L’inventaire floristique réalisé sur l'aire de répartition des groupements à Pistacia atlantica,
permet de recenser 270 taxons, répartis en 50 familles et 185 genres, ce qui représente 38% des
familles de la flore d’Algérie cité par Quézel et Santa (1962).
Sur le plan systématique, les espèces représentées sont variables, la répartition des familles
est hétérogène. Les Asteraceae et les Poaceae Fabaceae et Brassicaceae sont les mieux représentées
dans le cortège floristique avec un taux de 48% de la richesse floristique.
L'analyse biologique établie selon la liste floristique globale, montre l'importance et la
prédominance des thérophytes sur les autres formes avec 131 espèces soit 48,51%, cette
prédominance est caractéristique de la végétation des régions arides qui s'adaptent au milieu
saharien et steppique.
De l’analyse biogéographique, il ressort la prédominance de l’élément méditerranéen
(23,7%), élément endémique (20,74%) et Saharo-sindiens avec (16,3%), ces 3 éléments comptent
un taux élevé de 61 % soit 164 espèces. Cette distribution biogéographique des espèces met en
évidence les divers éléments phytochoriques, cette repartition est constituée par un ensemble
hétérogène et confirme l’affinité méditerranéenne de la flore de la région qui s’agence entre 3
ensembles les hautes plaines steppique, l’atlas saharien et la bordure saharienne au Sud.
Les explications sont étayées par une analyse statistique (A.F.C) afin de mieux cerner les
facteurs écologiques prépondérants. Cette analyse statistique fine porté sur 377 relevés et 270
espèces, nous a permis de connaitre les divers facteurs qui interviennent dans la distribution et la
répartition des groupements à Pistacia atlantica dans le Sud-oranais.

180
Troisième partie Etude de la végétation

A travers cette analyse ; en utilisant divers gradients (gradient anthropique, gradient


bioclimatique, gradient altitudnal, dynamique de végétation, dégradation, surpâturage, humidité,
aridité…) nous avons pu expliquer la signification écologique des différents axes factoriels. Cette
technique a mis en évidence 03 groupements végétaux qui s’organisent sur le plan 2/1 et 3/1 selon
un schéma correspondant aux stratégies adaptatives (Mac-Arthur, 1957 ; Babali, 2014).
De ce fait trois groupements bien distincts ont été dégagés :
- Groupe 1: Pistacia atlantica et Ziziphus lotus, ces 2 espèces se rapportant à Association Pistacio-
zizyphytum
- Groupe 2 : Groupement de Hammada scoparia avec la dominance des espèces suivantes :
Moricandia foleyi, Asphodelus tenuifolius, Matricaria pubescens, Launaea arborescens, Ifloga
spicata et Matricaria pubescens. Ce groupment est bien répartie dans l’aire de répartition des
groupments à Pistacia atlantica et assure la transition entre la végétation typique des steppes d'une
part et la végétation de l’atlas saharien d'autre part.
- Groupe 3 : est constitué par l’ensemble des espèces restantes du cortège floristique ; ces espèces
sont mieux repésentées par les annuelles ; les vivaces et les pérennes. On trouve les espèces
suivantes : Zilla macroptera, Echinops spinosus, Avena sterelis, Plantago ciliata, Morettia
canescens, Eruca vesicaria, Moricandia suffruticosa, Catanche arenaria, Zilla spinosa, Cynodon
dactylon, Atractylis babelii, Erodium garamantum, Olea europaea, Juniperus phoenicea, Limonium
lobatum, Retama sphaerocarpa, Bassia muricata, Eryngium ilicifolium, Pergularia tomentosa etc.
Nous savons très bien que Pistacia atlantica est une espèce d'avenir pour l'Algérie
occidentale, son adaptation au stress écologique lui permet une dynamique et une remontée
biologique certaine.
Plusieurs auteurs confirment l'originalité floristique de point de vue biologique et
biogéographique. L’interaction de la flore méditerranéenne et saharienne inclut une diversité très
élevée et mérite à ce titre une conservation particulière. Cette étude révèle peu de changements sur
le plan physionomique mais d’importants changements sur le plan floristique et de l’état de la
surface du sol, une augmentation quantitative et qualitative de la richesse floristique.
Les groupements à Pistacia atlantica observés dans le Sud-oranais ; caractérisés par leur
situation, leur diversité floristique et leurs capacités d’adaptation dans des milieux très difficiles,
subissant une agressivité anthropique et climatique ; constituent une base importante et
indispensable pour la conservation de ces écosystèmes menacés de disparition. La résistance de ces
groupements aux divers facteurs de perturbation est liée à la bonne plasticité écologique de l’espèce
en question.

181
Chapitre IV:
Étude phyto-dynamique des
groupements à Pistacia atlantica
Troisième partie Dynamique de la végétation

Chapitre IV :
Phyto-dynamique des groupements à Pistacia atlantica dans le Sud-oranais

Introduction
L’espace steppique et saharien dans le Sud-oranais est constitué d’importantes unités
géomorphologiques à l’instar des plaines steppiques, chotts, dayas, erg (grand erg occidental), des
hamadas et des monts. Cet espace se singularise par des conditions climatiques extrêmes (étage
bioclimatique saharien sensu Emberger) qui sont caractérisées par des températures élevées et des
déficiences pluviométriques.
Les groupements à P. atlantica est caractérisée par la présence des formations naturelles sous
forme de strates et des arbres dispersés de P. atlantica. Cette structuration de la végétation a évolué au
fil des années en une transformation régressive. L’augmentation de la population et conséquemment, le
besoin pressant de terres de cultures, est à la base de cette évolution.
1. Prolématique des groupements à Pistacia atlantica dans le Sud-oranais
Le P. atlantica est un arbre autochtone, il couvre de vastes étendus dans les chaînes
montagneuses de l'Atlas saharien et plaines steppiques oranaises d’Algérie. Il montre une parfaite
adaptation à ces conditions écologiquement stressant.
Dans cette région le pistachier de l’Atlas se trouve dans une situation critique à cause :
i- de la sécheresse accentuée d’une année à l’autre,
ii- de son exploitation anarchique comme bois de chauffage et fourrage par la population,
iii- et également à cause de son surpâturage, empêchant sa régénération naturelle.
Durant les années 2009 à 2014, nous avons pu dégager la dynamique de la végétation. Cette
dynamique est due aux conditions que connaissent actuellement les zones steppiques (sécheresse,
préssion anthropique etc.). Cette dynamique est étroitement liée aux surpâturages résultant
essentiellement de la sédentarisation de la population qui s’est traduite par une augmentation de la
pression sur les parcours et sur les espèces très appétées.
L’espace saharien et steppique connaît une dégradation de plus en plus accrue et témoigne d’un
processus accéléré du phénomène de désertisation affectant les peuplements restants et l’état de survie.
Dans cette vaste étendu de milliers d'hectares de groupement sont en dégradation et continue de
l’être sous les pressions multiples à savoir: les effets anthropiques et climatiques entrainant
l’aggravation du processus de dégradation qui se conjuguent et accentuent le processus de
désertification. Le phénomène d’ensablement et de l’érosion, la réduction du couvert végétal et le
changement de la composition floristique sont les éléments qui caractérisent l’évolution régressive des
couvertures végétales qui structurent cette partie de l’Algérie.

182
Troisième partie Dynamique de la végétation

Cet arbre, qui a défié le temps et le climat, reste toutefois extrêmement vulnérable pour
plusieurs raisons. La croissance démographique, l'arrachage et le pâturage excessif sont les principales
causes exercées sur cette ressource phytogénétique.
A titre d’exemple on peut citer quelques impacts néfastes sur cet arbre mythique:
- Le manque de conservation conduit à l’érosion phytogénétique de ce taxon et entraine une menace
sérieuse.
- Déracinement des arbres causé par les crues de l'oued, phénomènes très fréquents (Fig.53);
- Les phénomènes de crues et d’inondations qui se manifestent de façon catastrophique;
- Mauvais état sanitaire des arbres dus à la prédation et attaques des insectes (cas des pucerons;
provoquant des cloques ou des galles au niveau des feuilles (Fig.54) ;
- Pression pastorale sur des groupements à P. atlantica car consommées de plus en plus par les ovins
en tant que complément d’une ration associé à aliment concentré ;
- Les défrichements par l’expansion de l’agriculture, la céréaliculture et de l’arboriculture (Fig.55),
- Les contraintes climatiques: sécheresses, l'ensablement (Fig.56) et la désertification.
- Le surpâturage anarchique empêchant la régénération naturelle et le développement des jeunes
pousses (Fig.57) ;
- Fragmentation de l’aire naturelle de répartition de P. atlantica due aux infrastructures de transport :
routes et chemins de fer qui traverse leur aire (Fig.58) ;
- L'arrachage, l’abattage illicite et l'exploitation anarchique et excessive de son bois par la population
locale (Fig.59),

Figure 53. Déracinement des arbres par les innodation.

183
Troisième partie Dynamique de la végétation

Figure 54. Mauvais état sanitaire des arbres de P. atlantica.

Figure 55. Défrichement et mise en culture dans les dayas à P atlantica dans la région de Béchar.

184
Troisième partie Dynamique de la végétation

Figure 56. Ensablement des aires de répartion de P. atlantica

Figure 57. Surpâturage dans les aires de répartion de P. atlantica.

Figure 58. Fragmentation des habitats naturels par les voies féries

185
Troisième partie Dynamique de la végétation

Figure 59. Exploitation le bois de P. atlantica par la population locale.

Il semble que toute action de réhabilitation de pistachier de l’Atlas, si elle veut connaître
quelque chance de succès, doit obligatoirement s’attacher à rationaliser voire à éradiquer par endroits,
l’intervention de l’homme, et doit par ailleurs, s’articuler nécessairement autour des objectifs
prioritaires suivants :
- Mise en place d’un cadre réglementaire de protection rigoureuse de pistachier de l’atlas dans la
totalité de son aire de répartition,
- Conservation et la protection des peuplements existants à P. atlantica,
- Nécessité de prendre des mesures délimitant les lieux de pâturage afin de préserver la régénération
naturelle de l'espèce,
- Information et sensibilisation de la population locale et des nomades, sur les spécificités,
l’importance et l’intérêt de la conservation de cet arbre et de son écosystème en Algérie,
- Plantation, replantation, réhabilitation et développement des aires à P. atlantica,
- Création d'une aire protégée, englobant toute l'aire de répartition naturelle du P. atlantica,
186
Troisième partie Dynamique de la végétation

- Interdiction et limitation de toute forme d’exploitation anthropique; coupe du bois et la pression du


cheptel, afin de laisser cette formation se développer naturellement.
- Envisager d’élever cette région en aire protégée (Parc national), compte tenu de la valeur
patrimoniale de P. atlantica et du contexte de la région dans sa globalité.
2. Les aires de répartition du Pistacia atlantica dans le Sud-oranais
On avait déjà signalé (Monjauze, 1968 et Benaradj, 2010) que la régénération du P. atlantica
ne se manifeste le plus souvent que sous abri. Cet abri peut être offert par n’importe quelle végétation
broussailleuse dense, comme les touffes de Ziziphus lotus si elles ne sont pas recépées.
2.1- Répartition de Pistacia atlantica dans les plaines steppiques
Dans les dayas de Gaaloul localisées au Nord de Aïn Ben Khellil (Wilaya Naâma) ; les sujets
de P. atlantica sont bien venants et sont alignés selon l’axe des reliefs orientés Sud-Ouest/Nord-Est.
Ces reliefs ont un rôle d’approvisionnement de ces dayas en eau et en éléments fins. Elles sont
constituées par plusieurs petites cuvettes denses, fermées, de tailles (1 à 3 Ha) sur 900 -950 m
d’altitude, colmatées par des formations alluviales déposées par les eaux de ruissellement et pourvues
d’une végétation dense.

Figure 60. Plusieurs micro-dayas dans la région de Gâaloul (Naama).

Nous avons pu observer aussi le développement d’un groupement steppique des glacis
encroûtés du Quaternaire ancien et moyen à Stipa tenacissima, Artemisia herba-alba et Salsola
vermiculata. Ainsi, la domiance des espèces de faciès Lygeum spartum, Noaea mucronata et
Atractylis serratuloides s'installent les espèces chasmophiles, comme Launaea acanthoclada, et
psammophiles (Aristida pungens, Thymelea microphylla et Malcommia aegyptiaca). Ceci est dû
principalement au surpâturage que connaissent les espaces steppiques. En effet, les touffes de Z. lotus
sont, le plus souvent, les seules espèces ligneuses présentes et on peut oberver fréquement des semis de
P. atlantica au sein de ces touffes.
187
Troisième partie Dynamique de la végétation

Figure 61. Formation steppique à l’extérieur de la daya,


a) Lygeum spartum b) Atractylis serratuloides

2.2. Répartition de P. atlantica dans l’Atlas saharien


2.2.1. Les dayas
Au Sud-oranais, une partie est occupée par plusieurs dayas dans l’Atlas saharien. Ici, les dayas
de grandes dimensions constituent un habitat remarquable occupé par une formation pré-steppique
(Hammada scoparia) et dominé par P. atlantica.
Les dayas d’Oum Chegag, Messied, Guetta et Hanntouzah constituent de véritables bosquets
peuplées essentiellement de P. atlantica et qui sont morphologiquement bien portants.
Ces dayas constituent de véritables enclaves au sein des vastes étendues monotones sahariennes
des regs et des hamadas. Elles sont représentées par les espèces psammophiles (Thymelaea
microphylla, Retama retam, Neuroda procumbens) et les espèces halophiles (Plantago albicans,
Schimus barbatus ………).
La taille d’une daya varie et la disposition de la végétation est généralement en anneaux (zones
concentriques) dans lesquels on distingue une très forte dominance du Hammada scoparia à
l'extérieur, puis une ceinture de touffes de (Ziziphus lotus) et de grands P. atlantica et enfin au centre,
une zone basse dans laquelle stagne l'eau.
Elles sont occupées par P. atlantica et Z. lotus, d’autres que par le Z. lotus seul; cette variabilité
est liée essentiellement au stade évolutif des dayas de petites tailles (3 à 6 ha) en la majorité.

188
Troisième partie Dynamique de la végétation

Figure 62. Répartition des dayas dans la région d’El Bayadh.

Ces dayas abritent une végétation arborescente dominée par de nombreux Pistacia atlantica
régulièrement répartis en petits groupes ; en strate arbustive on retrouve Ziziphus lotus et en strate
suffrutescente, nous rencontrons les taxons habituels (Plantago albicans, Hordeum murimum). Elles
demeurent le témoin d’une végétation pseudo-forestière dans une ambiance bioclimatique saharienne.
La strate arbustive est représentée par Ziziphus lotus qui forment souvent des fourrés impénétrables
(Agabi, 1995).

Figure 63. Les strates au niveau du daya à P. atlantica dans la région d’El Bayadh.

189
Troisième partie Dynamique de la végétation

Les massifs montagneux ou Djebels de l’Atlas saharien se réduisent parfois à un pic isolé mais
couvrent aussi des régions entières.
Dans la région du piémont sud-atlasique, caractérisée par des glacis encroûtés du Quaternaire
ancien de texture limono-sableuse et parfois sablo-limoneuse de l'horizon de surface (Pouget, 1977),
ces groupements sont aussi situés dans la région des dayas en zone pré-saharienne.
Dans le cas de la daya d’Oum Chegag (Béchar), on observe que P. atlantica se trouve aussi
sous l’abri de Retama retam (Fig.64) ; il peut être aussi protégé par des chaméphytes des cuvettes
(Benaradj, 2010). Le cortège floristique comprend les espèces suivantes : Pistacia atlantica,
Ziziphus lotus, Retama retam, Echinops spinosus, Launaea arborescens, Artemisia herba-alba,
Ephedra alata, Thymelaea microphylla, Helianthemum lipii, Echium trygorrhizum, Astragalus Gombo,
Launaea glomerata et Eryngium ilicifolium.

Figure 64. Régénération du P. atlantica sous l’abri de Retama retam.

Dans ces dayas, on signale que Pistacia atlantica constitue actuellement des formations
résiduelles au niveau de dépressions alluviales à sol lourd, inondées en hiver (dayas). En effet, le
cortège floristique des pérennes est assez pauvre (moins de 20 espèces), mais Ziziphus lotus est
toutefois souvent bien développé en sous- strate, avec parfois Artemisia herba-alba ; par contre, un
riche cortège d’annuelles en général méso-hygrophiles se développe en période humide.
2.2.2. Stations de Bou Yala, Bou Ayech, Hajaj, Ouarka et Boussemghoun
Nous avons observé, dans ces stations localisées dans le piémont sud de l’Atlas saharien, la
présence de steppes dominées par des chamaephytes dont la taille ne dépasse guère 50 cm ; on peut
citer : Hammada scoparia, Hammada schmittiana, Anabasis aretioïdes, Helianthemum lippii,
[Link]-alba, Salsola vermiculata, Thymelaea microphylla, Gymnocarpos decander. Ces
espèces jouent un rôle physionomique très important et constitue un groupement à affinité steppique et
saharienne.

190
Troisième partie Dynamique de la végétation

Les pseudo-steppes à nanophanérophytes sont dominées par les espèces Genista saharae,
Hammada schmittiana, Helianthemum confertum, Limoniastrum guyonianum, Retama retam, Retama
sphaerocarpa, Rhus tripartita, Ziziphus lotus.
Lors de nos sorties sur le terrain nous avons mentionné la présence de Pistacia atlantica sur les
piémonts de l’Atlas saharien ; en association avec Ziziphus lotus accompagnés des Asteraceae où les
genres Launaea, Anvillea, Bubonuim sont les mieux représentés.
Elles sont caractérisées par le groupement à Hammada scoparia dans lequel nous avons
recensé les espèces suivantes : Anabasis articulata, Anabasis aretioides, Ephedra alata, Anvillea
radiata, Bassia muricata, Bubonium graveolens, Fagonia glutinosa, Globularia alypum, Gymoncarpos
decander et Launaea arborescens. Ce groupement occupe les piedmonts Sud de l’Atlas saharien, les
glacis et les hamadas de la partie septentrionale du Sahara où il semble trouver un optimum de
développement (Achour et al., 1983). Ainsi, il engage la transition entre l'étage aride et l'étage
saharien (Djebaili, 1978). Ce groupement a été décrit par plusieurs auteurs dont Bouzenoune (1984)
dans le Sud-oranais et Pouget (1977) dans le Sud-algérois.
Sur le plan physionomique et floristique, Djebaili (1978) définit la variation de la composition
floristique de ce groupement en fonction de la nature du substrat lithologique. Lorsqu'il se développe
sur glacis d'érosion fortement ensablé, ce groupement forme des faciès avec des espèces psamophytes
telles : Retama retam et Thymelaea microphylla, tandis que sur glacis dénudé à sol pauvre il forme un
faciès avec Anabasis aretioides etc.
Les principales espèces rencontrées et identifiées et qui constituent ce groupement purement
désertique sont : Pistacia atlantica, Hammada scoparia, Rhus tripartita, Ziziphus lotus, Ephedra alata,
Anabasis articulata, Anabasis aretioides, Ephedra alata, Anvillea radiata, Asphodelus tenuifolius,
Bassia muricata, Bubonium graveolens, Cotula cinerea, Daucus biseriantus, Echium pycnanthum,
Euphorbia retusa, Fagonia glutinosa, Globularia alypum, Gymoncarpos decander, Launaea
arborescens, Launaea nudicaulis, Limoniastrum feei, Moricandia suffruticosa, Neuroda procumbens,
Plantago ciliata, Teucrium polium, Zilla macroptera et Zilla spinosa.
Nous avons pu remarquer aussi que P. atlantica est présent à côté d’Olea europaea et Rhus
tripartita. Ces espèces appartiennent au type thermo-méditerranéen dans les Djebels et les versants.
Anabasis aretioïdes est un indicateur du paysage saharien.

191
Troisième partie Dynamique de la végétation

Figure 65. Régénération du P. atlantic à l’intérieur du Rhus tripartita.

Les steppes à Hammada scoparia forment des paysages buissonnants chaméphytiques avec un
recouvrement moyen de 20%. Ce sont des espèces xérophiles (20-200 mm/an), thermophiles, évoluant
sur variante chaude à fraîche, sur des sols pauvres, bruns calcaires à dalles ou sierozems encroûtés
(Bousmaha, 2012).
Cependant, dans le cas où un voile éolien s’installe, des psammophiles comme Schismus
barbatus, Cutandia dichotoma, Launaea resedifolia et certaines Astragales s’y installent. En année
pluvieuse et lorsque le sol (sableux ou limono-sableux) est suffisamment profond, Stipa capensis et
Scorzonera undulata se développent en abondance ainsi que de nombreuses espèces thérophytiques
(Avena sterelis, Hordeum murinum, Cutandia dichotoma et Schimus barbatus).
Dans la station montagneuse de Hajaj, nous avons constaté la présence du Pistacia atlantica en
abondance et ce dernier entoure la végétation à base de Hammada scoparia. Nous avons noté aussi
l’installation de Rhus tripartita aux alentours des oueds et les thalwegs. Le groupement à Rhus
tripartita et Stipa tenacissima se développe en fonction du substrat principalement sur calcaire dur.
En effet, le groupement steppique à Stipa tenacissima, Launaea acanthoclada et Gymnocarpos
decander dans les djebels à dominance de calcaires durs constitue la formation majeure de la chaîne
Sud-atlasique. Les strates marneuses (plus ou moins salées et gypseuses) sont soulignées par la
présence de Salsola vermiculata (Pouget, 1977). En plus les steppes à psammophytes sont dominées
par Genista saharae, Ziziphus lotus et Thymelaea microphylla et les oueds ensablés sont occupés par
Retama retam. Les thalwegs sont colonisés par Gymnocarpos decander et quelques pieds d’Anabasis
aretioides.

192
Troisième partie Dynamique de la végétation

Par contre, les berges des grands oueds sont occupées par une végétation gypso-halophile où
s'installe une strate arborescente à Nerium oleander, Tamarix gallica et Retama sphaerocarpa.
Dans la station d’Ouarka, nous avons constaté la présence d’un groupement à Hammada
scoparia, et un autre groupement psammophyte à Hammada schmittiana, Thymelea microphylla. Dans
ce cas Helianthemum lippii s'associe avec Farsetia aegyptiaca, parfois à Rhantherium suaveolens. Par
ailleurs de nombreuses autres espèces de cette formation abritent des thérophytes comme Eruca
vesicaria, Glaucium corniculatum, Scabiosa stellata, Anacyclus cyrtolepidioides, Ifloga spicata,
Ononis natrix, Reseda arabica, Calendula aegyptiaca et Catananche arenaria.
Nous avons pu constater l’existence du groupement à Retama sphaerocarpa ; ce dernier
colonise les accumulations de sable, dunes, cordons dunaires, nebkhas. Il est constitué par Retama
sphaerocarpa, Atractylis cancellata, Plantago albicans, Artemisia herba-alba, Catananche caerulea,
Malva aegyptiaca, Ferula communis, Salvia Aeygptica, Bromus rubens, Peganum harmala, Iris
sisyrinchium, Scabiosa stellata, Papaver rhoeas, Rumex bucephalophorus, Eryngium ilicifolium,
Eruca vesicaria et Herniaria fontanesii.
Dans la station Haraza, nous avons constaté des sujets du P. atlantica bien dispersés dans le
matorral arboré de dégradation forestière à Juniperus phoenicea. Ce dernier est un groupement plus
xérique et plus résistant au froid et se localise en altitude entre 900 et 1400 m, notamment sur les
sommets des monts à variante à hiver froid et frais (- 2°C < m < 3°C). Dans ce groupement forestier
nous avons recensé les espèces Juniperus oxycedrus, Rosmarinus officinalis, Stipa tenacissima,
Helianthemum apenninum et Helianthemun virgatum.
Le couvert végétal est très exploité par la population locale qui tire profit des espèces
médicinales, du bois de chauffe d’une part et utilise ces écosystèmes comme parcours du cheptel. Cela
s’explique par la disparition des quelques reliques forestières d’un coté et l’installation de Stipa
tenacissima de l’autre coté.

Figure 66. Matorral arboré à Juniperus phoenicea.


193
Troisième partie Dynamique de la végétation

Figure 67. Régénération du P. atlantica entre deux pieds du Juniperus phoenicea.

La présence d’accumulation sableuse sous forme de voiles éoliens, se fait selon l’intensité de la
dégradation et de la position géomorphologique. Sur ces accumulations se forment des steppes
buissonneuses chaméphytiques. Les groupements psammophytes steppiques à Artemisia campestris,
Thymelea microphylla et Aristida pungens se développent sur les glacis encroûtés du Quaternaire
moyen. La présence en surface d'un voile sableux plus ou moins continu, ajouté à une texture
relativement grossière de l'horizon au-dessus de la croûte calcaire entraîne un mélange de
psammophiles avec des espèces comme Artemisia campestris.

Figure 68. Répartition des sujets de P. atlantica dans différents biotopes


a) bas versant ensablé, b) en altitude sous substrat rocheux

194
Troisième partie Dynamique de la végétation

La station de Djedida est caractérisée par son point le plus bas (la région la plus basse) de toute
la zone d’étude et elle est entourée par Djebels Béchar et Djebel Moumen. Sur ces structures
géomorphologiques se développent Acacia raddiana (Talh). Ce point de tangence de transition entre
deux espèces Pistacia atlantica et Acacia raddiana, où se régénèrent là ou les conditions écologiques
sont favorables (altitude, humidité). Dans cette station, le P. atlantica se trouve le plus souvent en
compagnie du Ziziphus lotus, dans les dépressions alluviales et le long du réseau hydrographique.
Les formations végétales de cette station se présentent sous forme de mosaïque dans lesquelles
on distingue les espèces suivantes : Pistacia atlantica, Rhus tripartita, Rhantherium suaveolens,
Pergularia tomentosa, Hammada scoparia, Anvillea radiata, Launaea arborescens, Helianthemum
lipii, Fagonia glutinosa, Malva aegyptiaca, Paronychia arabica, Carduncellus eriocephalus et Zilla
macroptera.

Figure 69. Développment du P. atlantica sous a) substrat rocheux b) Ziziphus lotus

3. Différentes formation végétale sous groupements à Pistacia atlantica


La région d’étude présente une assez grande diversité d’écosystèmes, due aux variations
géographiques (hamadas, talwegs, oueds, dayas) auxquels est liée une végétation caractéristique.
Qu’il soit localisé au Nord ou au Sud, le cortège floristique du Pistacia atlantica n’est pas le
même ; car là où la pluviométrie est relativement abondante, la diversité floristique est plus riche.
Les peuplements de P. atlantica se répartissent à l’état isolé ou épars le plus souvent selon un
mode contracté en bordure des lits d’oueds, des ravins et des zones d’épandage ou dans des
dépressions épisodiquement mises en eau lors de la saison froide et où s’accumulent d’importantes
couches d’alluvions fins (Benaradj, 2010).

195
Troisième partie Dynamique de la végétation

Pour le cas des dayas, le P. atlantica en strate arborée se développe dans les buissons du
Ziziphus lotus, avec une végétation herbacée hygrophile et le Hammada scoparia (Remth) est rejetée à
l’extrême périphérie de cette daya.
Dans certaines stations, P. atlantica peut être associé à Olea europea (Olivier) et à Ceratonia
siliqua (caroubier) ; en particulier aux piémonts des Djebels de Grouz et de Boulefrad on retrouve de
petits bosquets qui jouxtent les Hamadas.
Le suivi de la représentation des espèces d’un ou plusieurs groupes donnés permet d’avoir des
indications sur la modification des conditions de milieu (ex : appararition des espèces psammophiles
qui colonisent l’espace ensablé).
Les groupements thermo-méditerranéens à P. atlantica sont abondants entre les isohyètes 100
à 250 mm, résistant au froid et à la neige et sont bien réparties selon la diversité du biotope dans
leurs aires. Ils présentent une forte amplitude écologique ; on les retrouve en effet dans les bioclimats
sahariens à hiver frais et froid et dans l’étage aride supérieur à hiver froid.
Au niveau de chaque groupement végétal, nous citerons les plantes jouant le plus grand rôle
dans l’organisation des structures végétales, soit par leur phytomasse, soit par le nombre de leurs
individus présents. Ce sont des catégories de groupements végétaux ayant des caractères floristiques et
sociologiques communs en fonction des affinités en rapport avec les conditions de milieu.
Toutefois, la nomination des groupements que nous avons adoptée est basée sur l’importance
abondance dominance. Parmi ces sous groupements, on peut citer:
- Sous Groupement à Ziziphus lotus: Ziziphus lotus, Artemisia herba-alba, Convolvulus supinus,
Farsetia aegyptiaca, Anvillea radiata, Fagonia glutinosa, Launaea arborescens, Salvia aegyptiaca,
Centaurea maroccana, Reseda luteola, Astragalus armatus, Ononis angustissima … Il se localise
exclusivement dans les thalwegs et zones d'épandage.
- Sous Groupement à Juniperus phoenicea (1400 m environ), c’est un groupement de dégradation
forestière à Juniperus phoenicea, Rosmarinus tourneforti et Stipa tenacissima.
- Sous Groupement à Retama retam: Retama retam, Zilla macroptera, Salvia aegyptiaca, Lavandula
mairei, Convolvulus trabutianus, Morretia canescens, Ononis angustissima, Antirrhinum
ramosissimum,…
- Sous Groupement à Rhus tripartita: Ziziphus lotus, Rhus tripartita, Withania adpressa, Periploca
angustifolia, Moricandia arvensis, Warionia saharae,…

196
Troisième partie Dynamique de la végétation

- Sous groupement à Hammada scoparia, cet ensemble se trouve réparti sur les piémonts sud et les
premiers glacis de l’Atlas saharien. Il se développe sur regs/hamadas, et il est composé de Hammada
scoparia, Atractylis serratuloïdes, Farsetia aegyptiaca, Limonnium bonduelli, Anabasis aretioïdes,
Cymbopogon schoenanthus, Zilla macroptera, Launaea arborescens, Limoniastrum feei et
Gymnocarpos decandrum, ….
- Sous groupement à Stipa tenacissima : selon Djebaili et al. (1989), en Afrique du Nord, les steppes
à Alfa assurent la transition entre les groupements forestiers et les groupements steppiques à sparte et à
armoise blanche. Cette steppe à Stipa tenacissima claire à peu dense, colonise l’ensemble du bas
versant de l’Atlas saharien ainsi que quelques djebels ne dépassant pas les 1300 m d’altitude. Le
cortège floristique est typiquement steppique comprend notamment Stipa parviflora, Malva aegyptica,
Koelpinia linearis…
- Sous groupement à Aristida pungens : cette espèce est bien adaptée dans les sables. Ce groupement
supporte l'ensablement et le déchaussement et est accompagné par Aristida pungens, Artemisia
campestris, Retama retam, Euphorbia guyoniana, Thymelaea microphylla…
- Sous groupement à Hammada schmittiana : c’est une steppe à psammophyles dominée par
Hammada schmittiana ; dans les oueds ensablés accompagée par Retama retam, Ziziphus lotus et
Thymelaea microphylla.

Conclusion
Dans le Sud-oranais, les groupements à P. atlantica sont bouleversé, aussi bien dans sa
structure et son fonctionnement. Le P. atlantica est une espèce particulièrement bien adaptée à la
sécheresse, réputée, aussi pour son efficacité dans la fixation du sol par son système racinaire.
Du point de vue végétation naturelle, la région est caractérisée par l'étage thermo-
méditerranéen, par une diversité remarquable des essences (phanérophytes) pré-forestières adaptées au
contexte écologique local. Il s’agit d’Olea europea, de Rhus tripartita très alticole de l’Atlas saharien,
de l’Acacia raddiana, Tamarix articulata et Nerium aleander.
Les espèces typiquement sahariennes dominantes sont Anabasis aretioides, Launaea
arborescens, Gymoncarpos decander, Zilla macroptera, Hammada scoparia, Anvillea radiata et
Ephedra alata....
Cette variabilité très importante d'espèces végétales, qui résulte de la variabilité du sol, du
climat et de la géomorphologie, nous a montré une diversité biologique, avec une réduction de la taille
des plantes et même la taille et la forme des feuilles. Ce sont des formes d'adaptation de survie au
climat.

197
Troisième partie Dynamique de la végétation

La végétation est caractérisée par les strates suivantes :


- Strate arborée : La flore arborée des aires de pistachier de l’Atlas dominante est accompagnée de :
Juniperus phoenicea, Olea europea, Retama retam, Ziziphus lotus, Rhus tripartita, Vitex agnus-
castus, Phoenix dactylifera, Acacia raddiana, Nerium oleander Populus euphratica, Tamarix
articulata et Ephedra altissima.
- Strate chaméphytique : cette strate comprend : Hammada scoparia, Ephedra alata, Anabasis
articulata, Zilla macroptera, Launaea arborescens, Thymelaea microphylla Echinops spinosus,
Farsetia aegyptiaca, Gymoncarpos decander, Anabasis aretioides, Helianthemum lipii, Anvillea
radiata, Artemisia herba-alba, Marrubium desertii, Lygeum spartum, Ononis angustissima, Teucrium
polium, etc.
- Strate herbacée : Launaea nudicaulis, Medicago laciniata, Launaea glomerata, Erodium
triangulare, Euphorbia calyptrate, Avena sterelis, Emex spinosa, Rumex vesicarius, Ifloga spicata,
Matricaria pubescens, Salvia aegyptiaca, Schimus barbatus, Senecio flavus, Cistanche violacea,
Centaurea maroccana, etc.
Il est primordial de préserver et conserver le P. atlantica, considéré comme un patrimoine, pour
les générations futures, par une exploitation rationnelle. Une meilleure connaissance de cette espèce et
la maitrise du phénomène de surpâturage (organisation de pâturage) et le seul moyen pour la préserver
etc.

198
Chapitre V :
Étude morpho-dendrométrique
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Chapitre VI
Etude Morphométrique et dendrométrique du Pistacia atlantica

Introduction
Les recherches sur l’écologie des espèces ainsi que leurs dynamiques passent avant tout par une
étude morphométrique, ce terme morphométrie, au lieu de biométrie, a été utilisé par Bouazza (1990)
pour l’étude les groupements d’alfa (Stipa tenacissima).
Le terme biométrie, est tiré du grec (forme, mesure). Il est défini comme étant des
mathématiques appliquées à la biologie, ou la science du dépouillement des données numériques
fournies par l’observation ou l’expérience en biologie (Lemoine, Sartolou, 1981 ; Debouzie et al.,
1996 ; Jolicoeur, 1991). La morphométrie, qui se consacre aux variations de taille et de forme entre
êtres vivants ou disparus, utilise des mesures quantitatives (Chessel et al., 2004).
La morphométrie est l'étude et l'analyse de la géométrie d'objets ou d'organes. C'est la partie de
la biométrie qui s'intéresse aux formes. Elle repose en particulier sur une approche statistique. La
morphométrie géométrique est une discipline scientifique employée pour étudier et analyser la forme
d’une structure, qu’elle soit d’origine biologique ou non. Les données ont également l’avantage de
pouvoir faire l’objet de statistiques, par exemple pour comparer différentes formes entre elles de
manière objective et chiffrée.
Beaucoup de travaux ont été entamés sur la morphométrie et la dendrométrie des espèces
ligneuses notamment ceux de Demelon (1968), Gounot (1969), Roy (1977), Monjauze (1980),
Aidoud (1983), Frontier (1983), Kadik (1987), Bouazza (1995), Benabadji (1995), Meziane (1997),
Hasnaoui (1998), Bestaoui (2001), Leutreuch-Belaroussi et al., (2006), ; Benhassaini et al. 2007,
Belhadj et al., 2008, Royer et al.(2008), Yaaqobi et al.(2009), Benaradj (2010), Terras (2011),
Boudouaya (2012), Benabdallah (2012), Aribi et Ayad (2014), Lahreche (2014), Mansour (2011),
Chikhaoui et al. (2015)...
L’application de la morphométrie géométrique permet-elle de mettre en relation la forme des
objets avec des paramètres externes tels que des indicateurs environnementaux (température,
pluviométrie, etc.) (Dufraisse et al., 2012).
Les pistachiers sont des espèces forestières peu étudiées en Algérie. Pour contribuer à combler
cette lacune, une étude réalisée dans le Sud-oranais pour chercher la variabilité morphologique des
populations de P. atlantica. Cette étude comprend une partie morphométrique complétée par une étude
dendrométrique des sujets de P. atlantica. Cette dernière caractérise l’aspect structural des
peuplements à P. atlantica, a pour objectif d’identifier des caractéristiques dendrométriques qui
pourraient servir d’indicateurs du potentiel d’un processus d’aménagement forestier.

199
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

1. Matériel et méthodes
Deux types de matériels ont été utilisés : matériels biologiques et matériels techniques.
1.1) Choix des stations
Une prospection de terrain a pour objet de délimiter les zones potentiellement favorables au
développement du P. atlantica. Elle a été effectuée afin de recenser et de découvrir la distribution
générale des pieds de P. atlantica en fonction des critères retenus, sur 12 populations bien réparties de
la région d’étude (Tab.1). Le P. atlantica est une espèce sclérophylle à feuilles caduques,
caractéristique de la région méditerranéenne.
Tableau 34. Les stations d’étude.
Béchar Naâma El Bayadh
Station 1 Bou Yala Station 5 Hajaj Station 9 Boussemghoun
Station 2 Bou Ayech Station 6 Ouarka Station 10 Hanntouzah
Station 3 Djedida Station 7 Haraza Station 11 Messied
Station 4 Oum Chegag Station 8 Gâaloul Station 12 Guetta
Le tableau ci-après donne les caractères climatiques des stations météorologiques les plus
représentatives de l'aire du P. atlantica.
Tableau 35. Caractéristiques climatiques des stations d’étude.
Station Altitude P (mm) M°C m°C M-m
1 Béchar 807 m 112 40,7 3,15 37,55
2 Aïn Sefra 1058 m 200 38,34 0,57 37,77
3 Naâma 1166 m 219 36,8 0,32 36,48
4 Mécheria 1149 m 243 36,78 1,49 35,29
5 El- Bayadh 1341 m 284 34,88 -0,35 35,23
6 El Abiodh Sidi Cheikh 903 m 138 37,4 2,3 35,1
1.2) Matériels utilisés
- Matériel biologique
L'étude porte spécifiquement sur des groupements à P. atlantica, à l’état spontané dans le sud-
oranais.
- Matériels techniques
Comme matériel nous avons utilisé :
- Le dendromètre Blume-Leiss pour la mesure des hauteurs des arbres,
- Le GPS pour positionner les arbres;
- La boussole pour orienter la direction des layons ;
- L'appareil photo pour prendre les images;
- Un ruban pour la mesure de la circonférence à 1,30m du sol,
- Un décamètre pour la mesure du houppier.
- Une règle graduée pour mesurer la longueur, largeur des folioles
- Papier millimétré pour mesurer les surfaces foliaires.
200
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

1.3. Méthodologie
Une des techniques de la morphométrie-géométrie a été appliquée à l’analyse de la
morphologie des feuilles de pistachier de l’Atlas dans les stations d’étude. A cet effet, une dizaine
d’arbres a été échantillonnée dans chaque station, et une dizaine de feuilles récoltées pour chaque
arbre.
Nous avons essayé d’effectuer différentes mesures dendrométriques sur le terrain et de
rechercher les relations qui existent entre ces mesures : diamètre d’arbre/hauteur, diamètre
d’arbre/diamètre houppier et hauteur/diamètre houppier.
1.3.1. Morphologie des feuilles du P. atlantica
Pour chaque station étudiée, les feuilles ont été prélevées au hasard sur 10 arbres (mâles et
femelles). Les feuilles ont été prélevées pendant les mois d’Avril (2009, 2014). Cette récolte est à
raison d’une vingtaine de feuilles par arbre soit au total 2400 feuilles pour l’ensemble des stations.
Une caractérisation par des mesures biométriques de la longueur et de la largeur de la feuille
entière a été réalisée à l’aide d’une règle graduée sur des lots de 200 feuilles pour chaque station. En
revanche, l’étude de la surface foliaire (taille) des folioles a été effectuée à l’aide du papier millimétré.
1.3.2. Mesure des paramètres dendrométriques du tronc du P. atlantica
Dans le domaine de la sylviculture, si des critères qualitatifs sont très souvent utilisés pour
décrire et comparer les peuplements, il est parfois nécessaire de faire appel à des données chiffrées
pour affiner la description et mieux comprendre l’évolution d’une parcelle (Sylvain, 1996).
L’appréciation dendrométrique d’un peuplement forestier se fait à la base par l’étude de la
hauteur, la surface terrière et la densité (Rondeux, 1993).
Les caractéristiques dendrométriques mesurées sont le diamètre à hauteur de poitrine (D.H.P),
la hauteur totale, les dimensions de cime (longueur, diamètre moyen, densité des peuplements,
surface projetée au sol et volume de houppier) du P. atlantica.
La grosseur d’un arbre est la caractéristique dendrométrique la plus couramment utilisée et
mesurée. Elle peut être exprimée au moyen de trois grandeurs intimement liée qui sont le diamètre, la
circonférence et la surface terrière.
L’analyse dendrométrique a porté sur 239 arbres-échantillons (individus) du P. atlantica pris au
hasard dans la région étudiée. Elle repose sur la détermination des variables dendrométriques de
peuplement : classes des diamètres et classes des hauteurs, surfaces terrières…

201
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

La comparaison des résultats obtenus à partir des données sur le terrain a été faite sur les
paramètres dendrométriques suivants :
- Grosseur
D’après Lombardini et al.(2006), les quatre grandes catégories de diamètre pour différencier
les arbres sont définies comme indique le tableau ci-dessous :
Tableau 36. Les catégories de diamètre des arbres.
Catégorie du bois Diamètre Φ (cm)
1 Petits bois 7,5 - 22,5
2 Bois moyens 22,5 - 42,5
3 Gros bois 42,5 - 62,5
4 Très gros bois > 62,5
- Surface terrière (g) : La surface terrière d’un arbre est la surface de la section transversale de cet
arbre à hauteur d’homme (à 1,3 m) ; et surface terrière d’un peuplement la somme des surfaces
terrières de tous les arbres qui le composent (Pardé, 1988). En faisant l’hypothèse que la section de
l’arbre à cette hauteur est circulaire (cas de P. atlantica) la détermination de la surface terrière se fait à
partir du diamètre d : g = (d²/4) ou à partir de la circonférence c : g = c²/ (4).
- Mesure de la productivité du houppier
Le houppier c’est l’ensemble des branches et du feuillage d’un arbre (Durand, 1990). On
parlera parfois aussi de couronne pour désigner le houppier sur photo aérienne (Rondeux, 1993).
- Diamètre du houppier (dh0) : Le diamètre du houppier d’un arbre constitue aussi une
caractéristique dendrométrique intéressante sa mesure donne des renseignements sur le degré de la
compétition entre arbres.
La surface de la projection horizontale (Sp) résulte de la moyenne quadratique suivante :Sp=
∑r²/n, de laquelle le diamètre (moyen) du houppier, soit : Dm= √4/ Sp√∑n r²/[Link] le houppier de
l’espèce qui est proche de la forme circulaire dans ce cas, nous a mené à mesurer uniquement deux
diamètres perpendiculaires suivant la projection verticale du houppier. A partir de ces 2 diamètres, la
moyenne était calculée suivant la formule :
Dh0= ,

où : Dho: diamètre moyen du houppier, Ri: rayons, n : nombre des rayons mesurés.
- Surface du houppier (Sh0) : Le calcul de la surface du houppier, de manière approximative, se
diffères selon le type de l’arbre. En ce qui concerne les feuillus (le cas du pistachier de l’atlas).La
mesure de la surface du houppier a été faite par la projection des extrémités du houppier sur le sol
Le calcul de la surface de la portion du houppier exposée au soleil (forme de demi-sphère, excepté de
la surface de la base) peut se faire par la formule suivante :
Sh0= dh0 ²/2.

202
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

- Volume du houppier (Vh0): Le volume du houppier est plutôt à mettre en relation avec le volume
d’une demi-sphère ou d’une proportion déterminée de sphère. Il est calculé par la formule suivante :
Vh0= 1/6 dh0/2.
- Densité des arbres : La densité correspond au nombre d’arbres sur une surface donnée (Sylvain,
1996). Elle a été estimée par le comptage du nombre de sujets du P. atlantica par hectare.
1.3.3. Traitement des données
Pour les paramètres étudiés morphométriques (longueur, largeur et surface foliaire des feuilles)
et dendrométriques (diamètre, hauteur totale, densité de peuplement), les données récoltées ont été
jumelées afin de calculer des moyennes des arbres de pistachier de l’Atlas pour chaque variable.
Afin de donner une signification à ces résultats à partir des données quantitatives obtenues,
nous avons réalisé des analyses et tests statistiques, à l’aide du logiciel XLStat et Excel, pour le
traitement et le calcul des coefficients de corrélation et l’ANOVA (pour le calcul des moyennes,
variances, écart type). L'analyse de la variance (terme souvent abrégé par le terme anglais ANOVA :
analysis of variance) est un test statistique permettant de vérifier que plusieurs échantillons sont issus
d'une même population. Les données dendrométriques on été traitées statistiquement, où nous avons
réalisé une analyse de variance (ANOVA) et des corrélations entre les paramètres étudiés (hauteur,
surface du houppier et densité).
Les coefficients de corrélation (r) entre les différents paramètres ont été calculés, à l’aide de
l’analyse des corrélations. Le coefficient de détermination (R2) a permis de quantifier la part de
variance d’un paramètre en fonction de l’autre.

203
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

2. Résultats et interprétation
2.1. Etude morphologique des feuilles
L’étude morphométrique ou biométrique montre que les feuilles issues des 12 stations
présentent une faible variation de leur taille. Elle a pour but d’évaluer l’impact des facteurs
écologiques sur la croissance et le développement de l’espèce. Cette contribution à la morphométrie a
permis d’avoir une approche plus précise de la morphologie des feuilles.
Les feuilles sont caduques et chutent en automne (Fig.70); elles ont une couleur vert pâle et
sont imparipennées, glabres et sessiles.

a b

Djedida, 20 mars 2008, Cliché Benaradj A. Oum Chegag, 08 mars 2008, Cliché Benaradj A.

Figure 70. Feuilles du Pistacia atlantica dans différents biotopes a) Montagneux b) Daya
Les mesures des paramètres morphologiques de la taille des folioles et leur surface foliaire du
Pistachier sont présentées dans le tableau 37.
Tableau 37. Variations de la taille des folioles et leur surface foliaire du Pistacia atlantica.
Longueur des Largeur des Surface foliaire
N° Région Station
folioles (cm) folioles (cm) (mm²)
1 Bou Yala 4,28 ± 0,80 1,48 ± 0,31 403,53 ± 103,88
2 Bou Ayech 4,48 ± 0,71 1,50 ± 0,16 432,84 ± 191,93
Béchar
3 Djedida 4,30 ± 0,40 1,49 ± 0,16 427,01 ± 092,01
4 Oum Chegag 4,81 ± 1,30 1,60 ± 0,65 524,51 ± 336,32
5 Hajaj 3,50± 1,19 0,98± 0,32 296,92± 207,25
6 Ouarka 4,11 ± 0,98 1,50 ± 0,62 424,51 ± 129,02
Naâma
7 Haraza 4,35 ± 0,62 1,52 ± 0,16 430,08 ± 082,01
8 Gâaloul 4,64± 1,51 1,14± 0,42 380,28± 151,29
9 Bousemghoun 4,44 ± 0,62 1,70 ± 0,22 429,08 ± 102,08
10 Hanntouzah 4,06± 1,33 1,38± 0,30 414,87± 162,05
El-Bayadh
11 Messied 4,56± 1,40 1,42± 0,44 414,87± 150,00
12 Guetta 4,70± 1,41 1,41± 0,42 409,87± 150,02

La présence des feuilles imparipennées et des folioles de formes différentes entre les stations
est signalée. Une différence très hautement significative est observée pour tous les paramètres
mesurés, excepté la longueur et la largeur de la foliole terminale.

204
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

L’étude morphométrique (Tab.37) montre que les feuilles issues des 12 stations présentent une
faible variation de leur taille. Les mensurations effectuées révèlent qu’une foliole d’une feuille de
pistachier mesure 4,25 mm de long, 1,40 mm de large et a une surface foliaire de 420 mm² en
moyenne. Les feuilles produites par les arbres localisés dans les dayas sont plus larges que celles
d’arbres de l’atlas saharien. Les arbres des dayas sont caractérisés par la longueur et la largeur des
folioles des feuilles les plus élevées, avec 4,70- 4,81 mm de long, 1,41-1,60 mm de large et a une
surface foliaire de 524-410 mm². En revanche dans les arbres qui sont développés dans autres stations
hors dayas sont caractérisés par la longueur et la largeur des folioles des feuilles moyennement avec
variation faibles au niveau de longueur, largeur et surface foliaire avec 3,50- 4,35 mm de long, 0,98-
1,52 mm de large et a une surface foliaire de 296-430 mm².
La variabilité morphologique de cette espèce en Sud-oranais peut être due aux conditions
écologiques, microclimatiques et topographiques et les mécanismes physiologiques impliqués. Ce qui
montre que le pistachier de l’Atlas a une diversité éco-typique significative liée à son biotope, aux
conditions pédo-climatiques, facteurs génétiques, le climat, etc. Cette adaptation interprète sa très
grande résistance aux changements globaux notamment climatiques. Par ailleurs, elle montre
l’influence de la position géographique des arbres sur la morphologie des feuilles.
La surface foliaire sont hétérogène, les arbres se développent sur sols profonds qui dépasse 1m
(cas des dayas), présentent des surface foliaire supérieurs à celles qui se développent sur des sols
moins profonds. Dans ce cas la surface foliaire est un bon indicateur de la croissance des pistachiers.
L'équation de régression « y=ax+b» a été utilisée pour représenter toutes les corrélations
possibles. Le coefficient de corrélation indique dans quelle mesure la relation, si elle existe, peut être
représentée par une droite (Demelon, 1968). La représentation graphique des résultats met en évidence
le degré de liaison qui peut exister entre deux caractères afin de pouvoir analyser leur corrélation.

Figure 71. Corrélation de la longueur et de la largeur en fonction de la surface foliaire.

205
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

En effet, la relation qui existe entre les paramètres mesurés peut être expliquée par l’influence
des facteurs stationnels microclimatiques, édaphiques ou environnementaux, sur la morphologie du P.
atlantica.
Une étude de Royer et al. (2008) a montré que les dimensions et la morphologie des feuilles
sont affectées par le climat qui entraîne des variations au sein d'une même espèce (polymorphisme
foliaire).
Les relations que nous avons trouvé entre les paramètres mesurés peut être expliquée par
l’influence des facteurs stationnels, microclimatique et édaphique sur la morphologie des espèces
végétales.
2.2. Détermination des principaux paramètres dendrométriques
Cette étude a été réalisée dans le but d’identifier des caractéristiques dendrométriques de
pistachier de l’Atlas qui pourraient être des indicateurs d’une bonne productivité.
Ainsi a pour but de rechercher l’influence des facteurs stationnels (pente, exposition, géologie)
sur les caractéristiques dendrométriques du P. atlantica.

Figure 72. Port botanique du pistachier de l’Atlas, a) au printemps, b) en automne.

L’étude dendrométrique du P. atlantica menée à l’échelle du Sud-oranais. Les résultats obtenus


sur paramètres dendrométriques de cette espèce sont forte intéressants, Elle fournit aux forestiers les
éléments d’interprétation et de compréhension du milieu lui permettant de fixer des choix sylvicoles.
Pour ce qui est de la structure du peuplement, on retient que la hauteur, le diamètre de la circonférence
et le recouvrement sont plus significatifs.

206
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

2.2.1- Hauteur
La hauteur moyenne d’un peuplement peut constituer un critère d’appréciation très utile de la
productivité forestière.
Tableau 38. Répartition des arbres par classes d’hauteur
Classes Hauteur (m) Nombre des arbres Pourcentage (%)
Classe 1 >3m 8 3,35
Classe 2 3–6m 40 16,74
Classe 3 6 – 9m 122 51,05
Classe 4 9 – 12m 54 22,59
Classe 5 12 – 15m 11 4,60
Classe 6 >15m 14 5,86
Total 239 100%

Les résultats obtenus de la distribution des arbres par classes d’hauteur sont donnés sous forme
d’histogrammes (Fig.73). La figure montre la structure verticale du peuplement ligneux à P. atlantica
dans la région d’étude.

Figure 73. Répartition des arbres par classes d’hauteur (en m) des sujets de P. atlantica

Les résultats obtenus de la distribution des arbres par classes d’hauteur (Tab.5), nous montre
que la structure est assez hétérogène, en raison de la grande variabilité des tiges (tronc).
L’interprétation de la figure 73 permet de confirmer :
- Dominance des hauteurs de 6 à 12m dans les placettes d’échantillonnage installées à Béchar ;
- La première, cinquième, sixième classes sont faiblement représentées dans ces mêmes placettes ;
- Au niveau du peuplement échantillonné à Naâma, on constate une dominance des hauteurs de 4 à
10m, et l’absence totale des arbres de 12 à 16 m ;
- Pour les placettes étudiées à la wilaya d’El Bayadh, on remarque que les hauteurs oscillent
principalement entre 6 à 12m, avec l’absence total des sujets qui atteignent 14 à 16m.

207
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

La comparaison entre les résultats obtenus dans les différentes zones d’étude permet de mettre
en évidence une divergence entre le peuplement étudié à Becher et celui de Naâma et El Bayadh. En
Effet la croissance en hauteur du P. atlantica à Béchar est plus importante que ceux de Naâma et
Bayadh, cela peut être justifié le résultat du pâturage qui est tés fréquent dans les zones d’El Bayadh et
Naâma.
L’essentiel des ligneux est mieux représenté et groupé dans la classe 3 [6-9m], c’est la classe de
la strate la plus dominante, elle représente 51% du total des individus d’arbre recensés dans la zone
d’étude. Les individus des classes [9-12m] représentent 23% soit 54 sujets de P. atlantica. Les
individus à hauteur supérieure à 12 m sont moins représentés (10%) respectivement pour les deux
classes [12-15m] et [>15m] des pistachiers de l’Atlas.
Les individus de la classe 2 [3-6m] représentent la 3ème place avec 17% du total des arbres
mesurés. La classe à [<3m] ne représente qu’un faible pourcentage ne dépassant pas les 3,35 % des
individus, ce indique l’importance des individus de hauteur inférieure à 3m témoigne aussi d’une
régénération naturelle accrue.
L’ensemble de ces résultats et observations constatées nous permet de déduire que les
pourcentages des classes d’hauteur diffèrent d’une station à une autre. Cela est dû essentiellement à
plusieurs indicateurs liés à la diversité des unités géomorphologique, topographique, climatique et
hydrologique, au biotope, aux caractéristiques pédo-climatiques, à l’anthropisation (coupe du bois,
surpâturage), etc.
2.2.2- Diamètre (Φ)
Toutes les valeurs moyennes de la grosseur (circonférence ou diamètre) d’un peuplement sont
calculées à partir de la distribution de fréquences des nombres de bois par catégorie de grosseur.
Tableau 39. Répartition des arbres par classes de diamètre.
Catégories du bois Diamètre Φ (cm) Nombre des arbres Pourcentage (%)
Petits bois 7,5 – 22,5 cm 13 5,44
Bois moyens 22,5 – 42,5cm 35 14,64
Gros bois 42,5 – 62,5 cm 35 14,64
Très gros bois > à 62,5 cm 156 65,27
Total 239 100%

La figure 74 ci-après représente la distribution des arbres du P. atlantica par classes de


diamètre sont données sous forme d’histogramme.

208
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Figure 74. Répartition des arbres par classes de diamètre à 1,30 m des sujets de P. atlantica.

L’analyse du tableau 39 et la figure 74 montrent que la distribution des classes de diamètre est
assez hétérogène dans la zone d’étude. En effet, la majorité des individus se retrouve dans la catégorie
de très gros bois [> 62,5 cm]. Cette catégorie représente 65% des individus recensés dans la zone
d’étude soit que le nombre d’arbres est de 156 arbres dont la présence des vieux sujets de Pistachier
avec un diamètre supérieur à 1m. Elle caractérise généralement la mieux représentée dans le cas des
stations des dayas de Gâaloul (Fig.75b), d’Oum Chegag (Fig.75a), de Hanntouzah et de Guetta, ceci
est expliqué par l’humidité favorable et un sol profond.

Figure 75. Arbres bienveillantes du P. atlantica, a) Daya de Gâaloul b) Daya d’Oum Chegag.

209
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Pour les autres catégories, les individus de diamètres [22,5 – 42,5 cm] et [42,5 – 62,5 cm]
représentent 14,6% chacun.
Les individus qui sont de la catégorie Petits bois [7,5 – 22,5 cm] ne représentent que 5,44% du
total des arbres mesurés. Cette dernière catégorie de bois très jeune est relativement remarquable
surtout sous l’abri des touffes de jujubier (Ziziphus lotus), ce qui montre les possibilités de
régénération du pistachier dans la zone d’étude.
Ces résultats concordent avec ceux obtenus par Terras (2011), Benaissa (2013) et Mansour
(2011) ; et desquels nous avons noté la présence de régénération naturelle. Cette régénération se fait en
général à l’intérieur de touffes de Ziziphus lotus (Rhamnaceae) qui protègent les jeunes pousses du
pistachier de l’Atlas contre le pâturage, et favorisent la germination de ses graines et la croissance de
ses jeunes pousses en enrichissant le sol par la matière organique (Monjauze, 1968 ; Yaaqobi et al.,
2009 ; Benaradj, 2010 et Amara, 2014). Une régénération du pistachier de l’Atlas a aussi été
observée à l’intérieur d’une touffe de Retama retam (Benaradj, 2010).
Lorsque le jeune pied régénéré atteint une certaine hauteur en s’adaptant au milieu, le jujubier
se retrouve dans une strate inférieure et disparaît progressivement de son alentour immédiat. Dans nos
stations, nous avons remarqué quelques cas de régénération du pistachier de l’Atlas au niveau des
falaises de montagnes difficilement accessibles, jouant aussi le rôle d’un abri pour des animaux s’en
alimentant et retenant de l’eau des précipitations qui favoriserait la germination des graines (Yaaqobi
et al., 2009).
2.2.3. Corrélations entre le diamètre et la hauteur des arbres
L’étude des corrélations entre le diamètre et la hauteur des arbres d’un peuplement permet de
mettre en évidence des relations entre les caractéristiques dendrométrique des sujets étudiés. Elle
permet aussi de connaître le comportement des arbres du P. atlantica envers les facteurs biotiques et
abiotiques du milieu.
La courbe de tendance linéaire et les équations reliant le diamètre et la hauteur des différents
sujets du P. atlantica étudiés sont représentées à la figure 76. Les droites de régressions linéaires
obtenues ont permis de mettre en évidence certaines corrélations.

210
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Figure 76. Corrélation entre la hauteur et le diamètre des arbres.

Les résultats permettent de constater que les coefficients de corrélations obtenus sont tous
supérieur à zéro (r > 0,44) dans l’ensemble des stations d’étude. Les corrélations établies sont presque
toutes en relation étroite, ce qui traduit par la réponse du P. atlantica aux conditions édapho-climatique
du milieu.
Le coefficient de corrélations caractérisant la relation entre la hauteur et le diamètre des arbres
du Pistachier de l’Atlas est de 0,445 pour Naâma, de 0,564 pour El Bayadh et 0,681 pour Béchar.
Ce qui confirme que ces coefficients sont bien liés et corrélés.
D’après la valeur du coefficient de corrélation, la hauteur des arbres du P. atlantica est
étroitement liée au diamètre. Néanmoins, les jeunes pousses de faible diamètre présentent une
corrélation faible entre la hauteur et le diamètre des sujets du P. atlantica. Cela est dû probablement à
l’âge juvénile du peuplement et le surpâturage.
Les relations que nous avons trouvé entre les paramètres mesurés peut être expliquée par
l’influence des facteurs stationnels, microclimatique et édaphique sur la morphologie des arbres de P.
atlantica.

211
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

La croissance en diamètre est généralement liée aux conditions édaphiques et climatiques et


l’impact liée aux facteurs anthropiques. A titre d’exemple les stations hors dayas où le facteur densité
est faible, la croissance de l’arbre est relativement bonne, ceci peut être due à la localisation des arbres
dans des sites très favorables : présence de l’espèce à l’état isolé et sur des cours d’eau.
2.2.4. Âge estimatif des sujets du pistachier de l’Atlas
Selon Monjauze (1968), l’estimation de l’âge de la croissance moyenne du P. atlantica est de
l’ordre de 4mm au rayon par an.
C’est à partir de cet de ordre de grandeur (4mm par an) que nous avons essayé d’estimer l’âge
moyen des classes.
Tableau 40. Estimation de l’âge des arbres de pistachier de l’Atlas.
Catégories du bois Nombre des arbres Pourcentage (%) Φ (cm) Âge (ans)
Perchis 03 1,26 < 7,5 < 20
Petits bois 10 4,18 7,5 – 22,5 cm 20 - 56
Bois moyens 35 14,64 22,5 – 42,5cm 56 - 106
Gros bois 35 14,64 42,5 – 62,5 cm 106 - 156
Très gros bois 156 65,27 > à 62,5 cm > 156
Total 239 100%

Le tableau 40, montre que l’âge approximatif de très petits bois (perchis) correspond à un âge
de moins de 20 ans, l’âge moyen de la catégorie de Petits bois [7,5 – 22,5] cm est d’environ 28 ans.
Cette présence est du à la régénération du P. atlantica dans la région d’étude. Pour les arbres de bois
moyens ont représenté par 15% environ dont l’âge moyen approximatif est de l’ordre de 50 ans. La
catégorie du Gros bois est aussi bien représenté (15%) avec un âge moyen d’un siècle.
Le nombre d’individus de cette classe est sensiblement faible par rapport à la dernière
catégorie, ce qui la présence des arbres dans les biotopes hors dayas est influencé par les contraintes
climatique (l’aridification, sécheresses répétitives) et anthropique (pâturage, anthropisation).
La dominance de la catégorie de Très gros bois qui correspond à un âge supérieur à 156 ans.
Cette catégorie peut être expliquée par la grande longévité des arbres de pistachier dans leur aire de
répartition. Ceci montre que la région d’étude par leur composante biogéographique (steppique et atlas
saharien) peut constituer l’aire favorable de développement optimale du P. atlantica, mais il reste à
contrôler l’effet du facteur anthropique. Le P. atlantica compte parmi les espèces arborées peuplant les
contrées arides et semi-arides du Nord de l’Afrique (Quézel et Santa, 1963).
C’est un taxon pérenne, rustique et endémique qui peut vivre plusieurs siècles en s’adaptant
parfaitement aux conditions édaphiques et climatiques contraignantes de son habitat (Boudouaya et
al., 2015).

212
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

2.2.5. Sexe
Les résultats indiquent que sur plus de 239 sujets de pistachier observés, on a une
prédominance des femelles sur les mâles, des dimensions plus élevées chez les mâles par rapport aux
femelles, la présence d’une régénération (hauteurs inférieures à 150cm).

Arbres femelles Arbres mâles

Figure 77. Structure générale du peuplement.

La structure générale du peuplement entre mâles et femelles (Fig.77) est équilibrée avec une
dominance peu sensible des sujets males (55,2%) par rapport aux femelles (48,8%).
La présence des grands sujets femelles qui sont des réserves semencières, assure la production
des graines (Mansour, 2011).
Dans les classes d’arbres âgés, on a remarqué que le nombre des sujets mâles est supérieur aux
femelles. Cela peut être expliqué par la grande longévité des sujets mâles par rapport aux femelles
(Mansour, 2011). Les arbres femelles sont les plus exploités pour la cueillette des fruits (Goudhim) du
P. atlantica par la population à des fins pharmaceutiques et comme aliment de bétail pour leur cheptel.
2.2.6. Densité
L’étude dendrométrique permettra l’estimation de la densité et la détermination de la structure
des arbres dans la zone d’étude.
La densité est définie comme le nombre total de tiges par unité de surface (Favrichon et al,
1998). La figure 78 donne les résultats de l’étude de la densité des arbres au sein de l’aire de
répartition de pistachier dans le sud-oranais.

213
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Figure 78. Densité des arbres de pistachier (nombre d’arbre par hectare).

L’analyse de la figure ci-dessus indique que la densité des arbres la plus importante se trouve
dans les dayas d’Oum Chegag et Gâaloul avec 14 sujets alors que la plus faible est constatée à la
station de Haraza avec uniquement 0,65 est bien dispersée. La densité pour les autres stations d’études
de Hajaj, Boussemghoun et Ouarka renferment respectivement 2,13 ; 1,25 et 0,70. La densité moyenne
par rapport à la surface totale est de 8 sujets/ha.
Les investigations sur le terrain ont montré une grande densité des arbres spécifiquement
observés dans les stations de dayas (Oum Chegag, Gâaloul, Guetta et Hanntouzah). Dans ce cas le P.
atlantica est un assez grand arbre, très massif et très spectaculaire.

214
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Figure 79. Plusieurs pieds d’arbres de P. atlantica dense dans la région de Béchar
a) station d’Oum Chegag, b) de Bou Ayech (Béchar)

Certaines dayas ne contiennent que quelques arbres à grande canopée alors d’autres dépasse les
5 arbres de P. atlantica, d’autres ne sont occupées que par de jeunes plants de pistachier montrant la
possibilité de régénération.
Le P. atlantica se trouve sous forme de peuplements plus dense soit 10 pieds/Ha au niveau des
dayas (Fig.80). La régénération de quelques jeunes plants a été constatée au niveau des zones plus ou
moins protégées. En effet, cette régénération s’effectue toujours à l’intérieur des jujubiers (Ziziphus
lotus) qui constituerait une bonne protection aux jeunes pousses contre les vents et le cheptel.
La densité des peuplements est très faible dans les stations hors dayas (Hajaj, Ouarka, Bou
Ayech, Boussemghoun) où les arbres du P. atlantica et de Ziziphus lotus sont éparpillés dans l’espace
à l’état isolé et éparse par individu, en raison des conditions de sécheresse qui caractérisent cette
région saharienne. Selon Boudy (1955), plus une région forestière est sèche (étage aride et semi aride),
et plus la densité de ses peuplements adultes est réduite, en raison que les racines ont besoin d’un
espace vital considérable pour puiser l’eau du sol.

215
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Malgré cette faible densité, la croissance de l’arbre est relativement bonne, ceci peut être dû à
la localisation des arbres dans des sites peu favorables : présence de l’espèce à l’état isolé et sur des
cours d’eau (dépression, lits d’oued).
La faible différence qui existe, qui reste non significative, est due particulièrement à l’influence
de certains facteurs du milieu.
Les arbres de Pistachier se trouvent généralement en situation bien aérée et ensoleillée, exige
un grand écartement entre les arbres pour éviter la concurrence. La distance à appliquer est plus de 20
m soit 10 à 20 pieds à l'hectare dans les dépressions. Souvent cependant cet écartement n'est pas
suffisant et on doit lui donner plus de 100 m, soit 1 à 8 pieds à l'hectare.

216
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

1) Daya d’Oum Chegag (Béchar)

2) Daya Gâaloul (Naâma)

3) Daya de Hanntouzah (El Bayadh)

Figure 80. Densité des arbres des de différentes dayas (Google Earth).

217
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

2.3. Analyse statistique dendrométrique (ANOVA) relatifs à la répartition des arbres


2.3.1. Sexe :
1- Analyse de la variance (ANOVA)
L’analyse de la variance n’a pas montré de différences significatives en termes de circonférence
(p> 0.05), diamètre (p > 0.05) ou de hauteur (p > 0.05) entre les sexes mâle et femelle, cependant on
note une légère différence en moyenne en faveur du sexe femelle concernant la circonférence et le
diamètre, alors qu’on hauteur c’est le sexe mâle qui l’emporte.
Tableau 41. Moyenne selon le sexe à intervalle de confiance 99%.
Sexe Circonférence (m) Diamètre (m) Hauteur (m)
Femelle 2.18±0.41 0.69±0.13 8.29±0.85
Mâle 2.14±0.37 0.68±0.12 8.4±1.26

2- Corrélation Hauteur-Circonférence
La meilleure corrélation Hauteur-Circonférence revient au sexe femelle avec un coefficient de
corrélation (R) de 0.74 alors que cette corrélation est légèrement faible au niveau du sexe mâle de
l’ordre de 0.61.

Femelle Mâle Femelle Mâle

Femelle

Mâle

.
Figure 81. Corrélation Hauteur-Circonférence.

2.3.2. Régions
1- Analyse de la variance (ANOVA) Circonférence, Diamètre et Hauteur pour régions
Concernant la circonférence et le diamètre aucune différence significative (p > 0.05) n’a été
enregistrée par contre une différence hautement significative (p < 0.0001) a été observée entre régions
en terme de hauteur (Tab.42).

218
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Tableau 42. Analyse de la variance (Variable Hauteur)


Source DDL Somme des carrés Moyenne des carrés F Pr > F
Modèle 2 142.8639 71.4319 14.4216 < 0.0001
Erreur 117 579.5158 4.9531
Total corrigé 119 722.3797

La comparaison des hauteurs des arbres en fonction des régions par le biais du test Newman-
Keuls (intervalle de confiance à 95%) montre des différences entre toutes les régions Béchar, Naâma et
El Bayadh (Tab. 43).Ce qui signifie que la hauteur des arbres varie en fonction de la région.
Tableau 43. Comparaison des hauteurs en fonction des régions par le test Newman-Keuls (I.C 95%)
Différence
Contraste Différence standardisée Valeur critique Pr >Diff Significatif
Béchar vs Naâma 2.6725 5.3702 2.3741 < 0.0001 Oui
Béchar vs El Bayadh 1.3628 2.7384 1.9804 0.0072 Oui
El Bayadh vs Naâma 1.3098 2.6319 1.9804 0.0096 Oui

En terme de moyenne on remarque (Tab.44) que les plus grandes hauteurs sont enregistrées au
niveau de la région de Béchar alors que les plus faibles sont celles de Naâma.
Tableau 44. Moyenne selon la Région a intervalle de confiance 99%
Région Circonférence (m) Diamètre (m) Hauteur (m)
El Bayadh 2.41±0.45 0.77±0.14 8.34±0.82
Béchar 2.08±0.33 0.66±0.11 9.70±1.10
Naâma 2.00±0.36 0.64±0.12 7.03±0.75

La hauteur moyenne des sujets de pistachier ne dépasse pas les 10m, ce résultat est un atout
pour ces groupements en raison que les arbres des régions arides sont exposés, durant une période
importante de l’année, à des vents violents où une hauteur de l’arbre pourrait être un facteur aggravant
pour causer des dégâts. Des études ont montré que pour une même essence, les dégâts sont moins
élevés dans les peuplements dont la hauteur dominante est de 8 m. Au de-là, les peuplements sont plus
sensibles (Richeter, 1975 ; Touzet, 1983 ; Winterhoff et al., 1995) annoncent une seule
augmentation significative des dégâts de 10m pour les résineux et de 25m pour les feuillus.
Nos résultats corroborent ceux de Terras (2011) qui a signalé que le diamètre est d’autant plus
élevé que 8m dans la région de Saïda. Selon (Belhadj et al., 2008), les différences obtenues sur
l’aspect structural des pistachiers de l’Atlas, peuvent être dues à l'âge des individus ou aux facteurs
écologiques. D’après Pardé et al. (1987), la hauteur moyenne d’un peuplement dépend de trois
facteurs essentiels : l’espèce, l’âge et la station.

219
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

L’analyse de la variance des résultats obtenus a montré que les facteurs stationnels pris
isolément ou regroupés présentent certaines influences sur les paramètres dendrométriques en
l’occurrence le gradient altitudinal, l’exposition, substrat géologique, froid, à la disponibilité de la
nappe phréatique, développement racinaire pivotant très important chez l’espèce, la diversité des
biotopes (dépressions, lits d’oueds, affleurements rocheux, dayas) lié à la complexité du relief, de la
lithologie, de la structure géologique, des conditions pédologiques et l'influence du climat, etc.
En effet, les facteurs climatiques et plus particulièrement les températures et les précipitations
ont constitué les données de base qui ont servi à la délimitation des zones à vocation pistachier. La
différence entre les résultats s’expliquent par une bonne pluviométrie qui a eu une influence positive
sur la croissance des arbres. L'altitude a également été retenue comme critère de séparation. Ainsi,
l’influence de ces facteurs sur les paramètres dendrométriques dénote bien les exigences et l’écologie
des pistachiers dans le milieu d’étude.
Les résultats d’accroissement tant en hauteur qu’en diamètre obtenues confirment la résistance de
cette espèce aux altérations en général et les coupes du bois en particulier que subissent ces formations
asylvatiques dans leur ensemble.
Les pistachiers sont nombreux et régulièrement répartis par petits groupes. Ils sont presque
toujours associés à l‘abri des buissons de jujubier (Ziziphus lotus) et aussi sous l‘abri de R’tem
(Retama retam) qui protègent et favorisent la germination de jeunes pousses du P. atlantica contre le
pâturage. D’après Monjauze (1980), son existence dans certains endroits, sous forme de reliques
isolées ou groupées, reflète sa position d’arbre de climax naturel et non pas de para-climax mono-
spécifique.
2.3.3. Stations
1- Analyse de la variance (ANOVA) Circonférence, Diamètre et Hauteur pour stations
Concernant les stations, on enregistre des différences hautement significatives (p < 0.0001) ont
été observées en termes de circonférence (Tab.45) de diamètre (Tab.46) et de hauteur (Tab.47).
Tableau 45. Analyse de la variance (Variable Circonférence).
Source DDL Somme des carrés Moyenne des carrés F Pr > F
Modèle 11 38.1074 3.4643 5.4133 < 0.0001
Erreur 108 69.1161 0.6400
Total corrigé 119 107.2235

220
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Les stations les plus différentes en termes de Circonférence sont résumées dans le tableau
suivant :
Tableau 46. Comparaison des circonférences en fonction des stations par le test Newman-Keuls
(I.C.95%)
Contraste Différence Différence standardisée Valeur critique Pr >Diff Significatif
Hanntouzah vs Ouarka 1.9420 5.4282 3.3410 < 0.0001 Oui
Hanntouzah vs
Boussemghoun 1.8380 5.1375 3.2889 < 0.0001 Oui
Hanntouzah vs Bou Yala 1.7770 4.9670 3.2309 0.0001 Oui
Hanntouzah vs Bou Ayech 1.6930 4.7322 3.1657 0.0002 Oui
Hanntouzah vs Hajaj 1.6750 4.6819 3.0913 0.0002 Oui
Hanntouzah vs Messied 1.2600 3.5219 3.0047 0.0109 Oui
Hanntouzah vs Oum Chegag 1.0890 3.0439 2.9016 0.0339 Oui
Djedida vs Ouarka 1.3060 3.6505 3.2889 0.0169 Oui
Djedida vs Bousmghoun 1.2020 3.3598 3.2309 0.0346 Oui
Djedida vs Bou Yala 1.1410 3.1893 3.1657 0.0468 Oui

Du moment que le diamètre et la circonférence sont liés les même constatations de la


circonférence sont valable pour le diamètre.
Tableau 47. Analyse de la variance (Variable Diamètre)

Source DDL Somme des carrés Moyenne des carrés F Pr > F


Modèle 11 3.8650 0.3514 5.4133 < 0.0001
Erreur 108 7.0100 0.0649
Total corrigé 119 10.8750
Tableau 48. Comparaison des diamètres en fonction des stations par le test Newman-Keuls (I. C.
95%)
Différence
Contraste Différence standardisée Valeur critique Pr >Diff Significatif
Hanntouzah vs Ouarka 0.6185 5.4282 3.3410 < 0.0001 Oui
Hanntouzah vs Boussemghoun 0.5854 5.1375 3.2889 < 0.0001 Oui
Hanntouzah vs Bou Yala 0.5659 4.9670 3.2309 0.0001 Oui
Hanntouzah vs Bou Ayech 0.5392 4.7322 3.1657 0.0002 Oui
Hanntouzah vs Hajaj 0.5334 4.6819 3.0913 0.0002 Oui
Hanntouzah vs Messied 0.4013 3.5219 3.0047 0.0109 Oui
Hanntouzah vs Oum Chegag 0.3468 3.0439 2.9016 0.0339 Oui
Djedida vs Ouarka 0.4159 3.6505 3.2889 0.0169 Oui
Djedida vs Boussemghoun 0.3828 3.3598 3.2309 0.0346 Oui
Djedida vs Bou Yala 0.3634 3.1893 3.1657 0.0468 Oui

Concernant la hauteur les différences sont encore plus intenses entre stations.
Tableau 49. Analyse de la variance (Variable Hauteur) :
Source DDL Somme des carrés Moyenne des carrés F Pr > F
Modèle 11 475.9573 43.2688 18.9635 < 0.0001
Erreur 108 246.4224 2.2817
Total corrigé 119 722.3797
221
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Les stations les plus différentes en termes de hauteurs sont résumées dans le tableau suivant :
Tableau 50. Comparaison des hauteurs en fonction des stations par le test Newman-Keuls (I.C 95%).
Différence
Contraste Différence standardisée Valeur critique Pr >Diff Significatif
Djedida vs Ouarka 7.3000 10.8064 3.3410 < 0.0001 Oui
Djedida vs Boussemghoun 5.6300 8.3342 3.2889 < 0.0001 Oui
Djedida vs Hajaj 5.4450 8.0604 3.2309 < 0.0001 Oui
Djedida vs Messied 5.0350 7.4534 3.1657 < 0.0001 Oui
Djedida vs Bou Yala 4.8400 7.1648 3.0913 < 0.0001 Oui
Djedida vs Gâaloul 4.0250 5.9583 3.0047 < 0.0001 Oui
Djedida vs Haraza 3.7100 5.4920 2.9016 < 0.0001 Oui
Djedida vs Bou Ayech 3.7000 5.4772 2.7745 < 0.0001 Oui
Djedida vs Guetta 3.0300 4.4854 2.6096 0.0001 Oui
Oum Chegag vs Ouarka 6.0500 8.9560 3.2889 < 0.0001 Oui
Oum Chegag vs Boussemghoun 4.3800 6.4838 3.2309 < 0.0001 Oui
Oum Chegag vs Hajaj 4.1950 6.2100 3.1657 < 0.0001 Oui
Oum Chegag vs Messied 3.7850 5.6030 3.0913 < 0.0001 Oui
Oum Chegag vs Bou Yala 3.5900 5.3144 3.0047 < 0.0001 Oui
Oum Chegag vs Gâaloul 2.7750 4.1079 2.9016 0.0011 Oui
Oum Chegag vs Haraza 2.4600 3.6416 2.7745 0.0038 Oui
Oum Chegag vs Bou Ayech 2.4500 3.6268 2.6096 0.0025 Oui
Oum Chegag vs Guetta 1.7800 2.6350 2.3766 0.0259 Oui
Hanntouzah vs Ouarka 5.7540 8.5178 3.2309 < 0.0001 Oui
Hanntouzah vs Boussemghoun 4.0840 6.0456 3.1657 < 0.0001 Oui
Hanntouzah vs Hajaj 3.8990 5.7718 3.0913 < 0.0001 Oui
Hanntouzah vs Messied 3.4890 5.1649 3.0047 < 0.0001 Oui
Hanntouzah vs Bou Yala 3.2940 4.8762 2.9016 < 0.0001 Oui
Hanntouzah vs Gâaloul 2.4790 3.6697 2.7745 0.0034 Oui
Hanntouzah vs Haraza 2.1640 3.2034 2.6096 0.0095 Oui
Hanntouzah vs Bou Ayech 2.1540 3.1886 2.3766 0.0053 Oui
Hanntouzah vs Guetta 1.4840 2.1968 1.9822 0.0302 Oui
Guetta vs Ouarka 4.2700 6.3210 3.1657 < 0.0001 Oui
Guetta vs Boussemghoun 2.6000 3.8488 3.0913 0.0048 Oui
Guetta vs Hajaj 2.4150 3.5750 3.0047 0.0092 Oui
Guetta vs Messied 2.0050 2.9680 2.9016 0.0418 Oui
Bou Ayech vs Ouarka 3.6000 5.3292 3.0913 < 0.0001 Oui
Haraza vs Ouarka 3.5900 5.3144 3.0047 < 0.0001 Oui
Gâaloul vs Ouarka 3.2750 4.8481 2.9016 < 0.0001 Oui
Bou Yala vs Ouarka 2.4600 3.6416 2.7745 0.0038 Oui
Messied vs Ouarka 2.2650 3.3529 2.6096 0.0060 Oui
Hajaj vs Ouarka 1.8550 2.7460 2.3766 0.0192 Oui
Boussemghoun vs Ouarka 1.6700 2.4721 1.9822 0.0150 Oui

222
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

En résumé, on remarque (Tab.50) que les plus grandes circonférences et diamètres sont
enregistrés au niveau de la station Hanntouzah, les plus grandes hauteurs sont enregistrées au niveau
de la station Djedida alors que les plus faibles circonférences, diamètres et hauteurs ont été observés à
Ouarka et Boussemghoun.
Tableau 51. Moyenne selon les stations à intervalle de confiance 99%.
Stations Circonférence (m) Diamètre (m) Hauteur (m)
Djedida 2.74±0.66 0.87±0.21 12.15±1.86
Hanntouzah 3.38±1.15 1.08±0.37 10.60±1.39
Guetta 2.58±0.97 0.82±0.31 9.12±1.42
Oum Chegag 2.29±0.95 0.73±0.30 10.90±2.32
Gâaloul 2.43±0.90 0.77±0.29 8.13±1.12
Haraza 2.42±0.88 0.77±0.28 8.44±1.31
Bou Ayech 1.69±0.52 0.54±0.17 8.45±2.05
Messied 2.12±0.92 0.68±0.29 7.12±1.41
Hajaj 1.71±0.81 0.54±0.26 6.71±1.43
Bou Yala 1.60±0.66 0.51±0.21 7.31±1.82
Boussemghoun 1.54±0.48 0.49±0.15 6.52±0.62
Ouarka 1.44±0.69 0.46±0.22 4.85±1.11
L’analyse de ces résultats (Tab.51) montrent des différences de données dendrométriques
(diamètres, hauteur du fût…) qui sont liées à l’âge des arbres, Compétition entre les sujets et du type
du milieu (fermé/ouvert). Selon Rondeux (1993), en matière de gestion forestière, il est important de
prévoir la dynamique des peuplements ou encore de prévoir contrôler leur évolution au cours du
temps.
L'accroissement en circonférence est très diffèrent selon les conditions du milieu. Par exemple dans
de très bonnes conditions de sol et d'alimentation en eau la croissance en hauteur est rapide. Les
biotopes sont favorables pour le développement de pistachier sur sol profond ou moyennement
profond à bilan hydrique favorable.
Cette physionomie des peuplements et cette variabilité de l’hauteur au sein des différentes stations
d’étude, sont le résultat de plusieurs facteurs à la fois biotiques et abiotiques, à savoir le climat, la
topographie, le surpâturage, comportement de l’espèce et les insectes ravageurs.
2.3.4. Relief
1- Analyse de la variance (ANOVA) Circonférence, Diamètre et Hauteur pour relief
Concernant le relief on constate aussi des différences hautement significatives (p < 0.001) en
termes de Circonférence (Tab.52), Diamètre (Tab.53) et Hauteur (Tab.54).
Tableau 52. Analyse de la variance (Variable Circonférence)
Source DDL Somme des carrés Moyenne des carrés F Pr > F
Modèle 4 18.7289 4.6822 6.0846 0.0002
Erreur 115 88.4946 0.7695
Total corrigé 119 107.2235

223
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

La comparaison par le test Newman-Keulsmontre que les circonférences les plus différentes sont
celle observées entre les Daya et les Bas versant (lits d’Oueds) et entre les Daya et les Hamada.
Tableau 53. Comparaison des Circonférence en fonction du relief par le test Newman-Keuls (I.C
95%).
Différence Valeur
Contraste Différence standardisée critique Pr >Diff Significatif
Daya vs BV (lits d'oued) 1.1224 3.6936 2.7717 0.0031 Oui
Daya vs Hamada 0.9154 3.9441 2.6071 0.0008 Oui
Daya vs Montagneux 0.4979 2.1453 2.3746 0.0853 Non
Daya vs LO (Mont) 0.4174 1.7984 Non
LO (Mont) vs BV (lits d'oued) 0.7050 2.0751 2.6071 0.1675 Non
LO (Mont) vs Hamada 0.4980 1.7952 2.3746 0.1757 Non
LO (Mont) vs Montagneux 0.0805 0.2902 Non
Montagneux vs BV (lits d'oued) 0.6245 1.8381 2.3746 0.1619 Non
Montagneux vs Hamada 0.4175 1.5050 Non
Hamada vs BV (lits d'oued) 0.2070 0.6093 Non

Du moment que le diamètre et la circonférence sont liés, les mêmes constatations de la circonférence
selon le relief sont valables pour le diamètre.
Tableau 54. Analyse de la variance (Variable Diamètre)
Source DDL Somme des carrés Moyenne des carrés F Pr > F
Modèle 4 1.8996 0.4749 6.0846 0.0002
Erreur 115 8.9755 0.0780
Total corrigé 119 10.8750

Tableau 55. Comparaison des Diamètres en fonction du relief par le test Newman-Keuls (I.C 95%)

Différence Valeur
Contraste Différence standardisée critique Pr >Diff Significatif
Daya vs BV (lits d'oued) 0.3575 3.6936 2.7717 0.0031 Oui
Daya vs Hamada 0.2915 3.9441 2.6071 0.0008 Oui
Daya vs Montagneux 0.1586 2.1453 2.3746 0.0853 Non
Daya vs LO (Mont) 0.1329 1.7984 Non
LO (Mont) vs BV (lits d'oued) 0.2245 2.0751 2.6071 0.1675 Non
LO (Mont) vs Hamada 0.1586 1.7952 2.3746 0.1757 Non
LO (Mont) vs Montagneux 0.0256 0.2902 Non
Montagneux vs BV (lits d'oued) 0.1989 1.8381 2.3746 0.1619 Non
Montagneux vs Hamada 0.1330 1.5050 Non
Hamada vs BV (lits d'oued) 0.0659 0.6093 Non

224
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Les plus grandes différences en termes de hauteurs sont enregistrées au niveau des hauteurs
(Tab.56).
Tableau 56. Analyse de la variance (Variable Hauteur) :
Source DDL Somme des carrés Moyenne des carrés F Pr > F
Modèle 4 192.2560 48.0640 10.4265 < 0.0001
Erreur 115 530.1237 4.6098
Total corrigé 119 722.3797

La comparaison par le test Newman-Keuls montre que presque chaque relief est caractérisé par
une hauteur spécifique.
Tableau 57. Comparaison des hauteurs en fonction du relief par le test Newman-Keuls (I.C 95%)
Différence Valeur
Contraste Différence standardisée critique Pr > Diff Significatif
LO (Mont) vs BV (lits d'oued) 4.4850 5.3936 2.7717 < 0.0001 Oui
LO (Mont) vs Montagneux 1.7625 2.5959 2.6071 0.0514 Non
LO (Mont) vs Hamada 1.4550 2.1430 Non
LO (Mont) vs Daya 0.1622 0.2855 Non
Daya vs BV (lits d'oued) 4.3228 5.8121 2.6071 < 0.0001 Oui
Daya vs Montagneux 1.6003 2.8172 2.3746 0.0156 Oui
Daya vs Hamada 1.2928 2.2758 1.9808 0.0247 Oui
Hamada vs BV (lits d'oued) 3.0300 3.6438 2.3746 0.0012 Oui
Hamada vs Montagneux 0.3075 0.4529 1.9808 0.6515 Non
Montagneux vs BV (lits d'oued) 2.7225 3.2740 1.9808 0.0014 Oui

En résumé on remarque (Tab.58) que, selon le relief, les plus grandes circonférences et diamètres
sont enregistrés au niveau des Dayas, les plus grandes hauteurs sont enregistrées au niveau des lits
d’oueds (en altitude) alors que les plus faibles circonférences, diamètres et hauteurs ont été observés au
niveau des lits d’oueds également mais dans les bas versants.
Tableau 58. Moyenne selon le relief à intervalle de confiance 99%
Relief Circonférence (m) Diamètre (m) Hauteur (m)
Daya 2.56±0.37 0.82±0.12 9.2±0.76
LO (Mont) 2.14±0.53 0.68±0.17 9.34±2.03
Montagneux 2.06±0.56 0.66±0.18 7.57±1.00
Hamada 1.65±0.36 0.52±0.12 7.88±1.23
BV (lits d'oued) 1.44±0.69 0.46±0.22 4.85±1.11

La réponse du P. atlantica à la variabilité climatique est concrétisée par les valeurs élevées du
coefficient de sensibilité moyenne. Pour les stations, la distinction des années caractéristiques du
climat (sèche ou humide) a permis de mettre en évidence le rôle des précipitations sur la croissance du
P. atlantica. Les années les plus sèches sont généralement les plus défavorables pour la croissance.

225
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

En revanche, les années humides correspondent à des croissances fortes. Cette différence est due
particulièrement à l’âge des peuplements, la topographie et les coupes illicites du bois.
Le développement des arbres du Pistachier se trouvent toujours à l’état dispersé (isolé ou en
groupe), ce qui explique que ces derniers représentent une strate héliophyte par sa situation bien aérée
et ensoleillée.
Ce peuplement bénéficie beaucoup de la chaîne montagneuse qui a un rôle d’approvisionnement
d’eau accumulée dans ces dayas (certaines dayas restent humide pendant 08 mois par fois plus). Les
chaînons aussi par leur orientation forme une barrière au vent chaud du Sud.
2.3.5. Biogéographie
1- Analyse de la variance (ANOVA) Circonférence, Diamètre et Hauteur pour Biogéographie
Du point de vue Biogéographique aucune différence n’a été observée et donc on conclut l’absence
d’effet Biogéographique sur la circonférence le diamètre et la hauteur des arbres. Néanmoins son
remarque suite au tableau 59 des moyennes que les circonférences et les diamètres sont plus élevés en
région steppique alors que la hauteur est plus grande au niveau de l’Atlas Saharien.
Tableau 59. Moyenne selon la Biogéographie à intervalle de confiance 99%.
Biogéographie Circonférence (m) Diamètre (m) Hauteur (m)
Steppe 2.43±0.90 0.77±0.29 8.13±1.12
Atlas saharien 2.14±0.23 0.68±0.07 8.38±0.63

Le P. atlantica présente un meilleur développement grâce à une large amplitude écologique. C’est
une espèce xérophile indifférente aux variations biogéographiques steppiques et présahariennes de
l’Atlas saharien; sa dispersion et sa dominance indiquent son adaptation optimale aux conditions
globales du milieu.
2.4. Analyse en composante principale (ACP) des paramètres dendrométrique relatifs à la
répartition des arbres
L’analyse de la variance a été réalisée afin d’obtenir une description complète de la variabilité
de la croissance en hauteur des peuplements de P. atlantica dans le Sud-oranais.
L’ACP d’un tableau de données à n éléments et variables peut être vu comme une méthode
d’analyse d’une matrice de corrélation. Il n’en reste cependant pas moins souhaitable d’examiner
directement la structure de la matrices après le traitement des données.
Le tableau 60 donne l’explication de la variation totale par chacune des composantes
dendrométriques.

226
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Tableau 60. Statistiques descriptives des paramètres dendrométriques


Variable Observations Minimum Maximum Moyenne Ecart-type
D 1,30 (m) 120 0,2102 1,7834 0,6885 0,3023
H (m) 120 2,5000 15,0000 8,3549 2,4651
Sp 120 16,4772 280,5119 99,6675 62,7027
dh0 120 4,5745 18,8746 10,7012 3,4877
Sh0 120 32,8538 559,3127 198,7271 125,0229
Vh0 120 25,0482 1759,4662 425,6015 388,2041

L’observation du tableau 60 montre que la variabilité des circonférences et des diamètres des
tiges indique un très haut niveau de significativité, mais une variabilité moins marqué est observée
pour les hauteurs
Le tableau ci-après, montre la corrélation et la situation de différentes observations dans
l’espace des composantes.
Tableau 61. Matrice de corrélation (Pearson (n))
Variables D 1,30 (m) dh0 Sh0 Vh0
D 1,30 (m) 1 0,7447 0,7335 0,7111
H (m) 0,6578 0,8310 0,8156 0,7832
Sp 0,7335 0,9875 1,0000 0,9900
dh0 0,7447 1 0,9875 0,9559
Sh0 0,7335 0,9875 1 0,9900
Vh0 0,7111 0,9559 0,9900 1

L’examen de la matrice de corrélation (Tab.61) et le cercle de corrélation (Fig.82) entre les


variables, nous a permis de tirer les observations suivantes :
‐ La hauteur présente une bonne liaison positive avec touts les paramètres descriptifs du houppier
à savoir la surface projetée, volume, diamètre…
‐ Avec le diamètre à 1.30, la hauteur ne présente pas une corrélation significative.
‐ Les relations positives entre la densité et les variables de grosseur de l’arbre expliquent une
signification sur la relation entre la densité sur la croissance en hauteur et en diamètre.

227
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

dh0
Sh0
Vh0
Sp

H (m)

D 1,30m

Figure 82. Cercle de corrélation des hauteurs moyennes et les autres paramètres dendrométriques.

La présence d’une corrélation positive d’une composante dans une ou plusieurs variables
abiotiques (géographiques, édaphiques, climatiques,) et biotiques (physiologique et anthropiques) peut
engendre de changement particulières de la croissance. Les caractères biométriques retenus sont donc
les accroissements successifs l’étude de la variabilité devra tenir compte de faits d’origine biologique
et qui sont l’importance des corrélations entre caractères (Lemoine, Sartolou, 1981).
La croissance en hauteur est favorisée par des peuplements serrés alors que celle en diamètre
par des peuplements moins denses (Rabhi, 2011).

Conclusion
Le P. atlantica constitue un patrimoine hors forêt important du Sud-oranais. C’est une espèce
endémique figure parmi les plantes non cultivées protégées en Algérie.
Suite à l’étude morphométrique d’une part et à l’étude dendrométrique d’autre part, il s’est
avéré que le pistachier de l’Atlas montre une diversité écotypique significative liée à son biotope.
L’analyse de l’effet de la répartition des groupements à P. atlantica en fonction des paramètres
morphologiques et dendrométriques (diamètre et de la hauteur des arbres) montre une différence
significative entre les moyennes des classes des hauteurs et celles des diamètres. Cela indique que
l'hétérogénéité, de la structure de ces pistachiers d’Atlas entre les stations, dépend de la
géomorphologie, de la lithologie, de la géologie, des atteintes anthropiques, etc.
Les résultats obtenus nous donnent un aperçu sur l’évolution des groupements du P. atlantica
pour comprendre les facteurs écologiques ayant une influence sur leur autoécologie et leur dynamique
dans l’espace pour son développement.

228
Troisième partie Etude morpho-dendrométrique

Le P. atlantica est un grand arbre pouvant atteindre des dimensions dendrométriques


imposantes 8 à 10 mètres de hauteur et un diamètre dépassant souvent 100 cm. Sa cime est
volumineuse et de forme arrondie. Il est plus abondant dans l’étage saharien (altitude de 700 à 1400m).
Cette analyse dendrométrique, nous a permis de faire une caractérisation structurale des
peuplements de P. atlantica qui est une étape primordiale dans le plan d’aménagement et la
valorisation sur le moyen ou le long terme.
Le P. atlantica devrait être mieux considéré et pris en charge à l’échelle locale et même à
l’échelle nationale. Ce qui engendrera une meilleure prise en compte. Malgré les valeurs écologiques
et socioéconomiques, le [Link] n’a jamais été valorisé comme espèce de reboisement en Algérie.
Ces groupements à P. atlantica peuvent constituer une excellente barrière entre les hautes
plaines steppiques et l’espace saharien contre l’avancée du désert. Sa réhabilitation et sa conservation
sont donc nécessaires pour le sauvegarder et le valoriser pour contribuer au développement durable de
ces zones arides fragiles.

229
Chapitre VI:
Étude cartographique
Troisième partie Étude cartographique
Chapitre V:
Etude cartographique

Introduction
Benabdelli (1998), rapporte que la représentation cartographique d’un milieu donné constitue
un outil de travail pratique et synthétique. Sur le plan scientifique, cette technique représente une
source précieuse tant par sa nature pluridisciplinaire que par la valeur de synthèse qu’elle met à la
disposition du lecteur.
En absence d’une délimitation précise de l’aire de répartition du pistachier de l’Atlas dans le
sud-oranais d’Algérie, nous proposons de tester l’utilisation de données spatiales (Google Earth) pour
la cartographie des groupements asylvatique. Celle-ci est assurée à travers des mesures, des
observations et constatations effectuées, suivies de sorties sur terrains régulières.
Le présent travail consiste à cartographier et délimiter l’aire de répartition des groupements de
pistachier de l’Atlas (P. atlantica) dans le sud-oranais (Algérie) par l’utilisation de la géomatique
spatiale, à l’aide du G.P.S combiné au S.I.G afin de découvrir l’état actuel et construire une base de
données sur ces groupements.
1. Cartographie et Système d’information Géographique
1.1. La cartographie
Les techniques de cartographie ont sensiblement évolué depuis l’apparition de la photo aérienne
dans un premier temps, des images satellitaires ensuite. D’immenses zones réputées peu accessibles
sont devenues rapidement observables par le recours à ces images. L’interprétation des images
satellitaires s’appuie sur un nombre limité de relevés de terrain choisis. Le passage des photos
aériennes analogiques aux images satellitaires numériques s’est traduit par un foisonnement de
développements méthodologiques qui ont pour but d’en exploiter pleinement les caractéristiques
essentielles (Mayaux et al., 2003), l’image offre une vue d’ensemble exhaustive du terrain à étudier et
restitue fidèlement les caractéristiques du tapis végétal.
La cartographie est l’ensemble des études et des opérations, scientifiques et techniques,
intervenant dans l’établissement des cartes ou des plans à partir des résultats d’observations directes ou
de l’exploitation d’une documentation pré-existante (Long, 1974). La carte est un outil très précieux,
vu ses avantages, telle la visualisation des phénomènes et l’objectivité et surtout la possibilité de
superposition de thèmes. Il est maintenant établi que la cartographie de la végétation constitue une
approche efficace pour réaliser le plus rapidement une représentation spatiale des écosystèmes et en
particulier à l’échelle régionale ou géographique, selon Ozenda (1982).

230
Troisième partie Étude cartographique
Elle a pour but la conception, la préparation et la réalisation des cartes. Sa vocation est la
représentation du monde sous une forme graphique et géométrique. En cela, elle répond à un besoin
très ancien de l’humanité qui est de conserver la mémoire des lieux et des voies de communication
ainsi que de leurs caractères utiles ou hostiles à l’activité des hommes. Grâce à sa précision et à son
efficacité, elle est devenue à partir du XVIIe siècle un instrument de connaissance et de puissance au
service des états et un moyen de prévoir et de planifier l’action de l’homme sur le milieu (Boudjemaa,
2010). Elle mobilise un ensemble de techniques servant à la production des cartes, elle constitue un des
moyens privilégiés pour l’analyse et la communication en géographie. Elle sert à mieux comprendre
l’espace, les territoires et les paysages. Elle est aussi utilisée dans des connexes, démographie,
économie, dans le but de proposer une lecture spatialisée des phénomènes (Barthes et Bornand,
1986).
Les travaux de cartographie ont pour but de nous renseigner sur les potentialités d’un territoire,
son utilisation et ses aptitudes. La carte thématique peut également servir à préciser et mesurer les
activités humaines. Selon certains auteurs, la cartographie de la végétation permet à la fois de réaliser
un inventaire réel (aspects physionomiques des formations végétales) et associer dans un même
document une constatation et une interprétation des éléments cartographiés (Bouazza et al., 2004).
En effet, des études cartographiques sur qui ont été réalisées dans le nord d’Afrique sont très
importantes car ils donnent à la fois un " état des lieux " très précis et une bonne idée de l'évolution de
l'écosystème. Parmi les travaux antérieurs de la cartographie des végétations réalisées en Algérie :
- La première représentation cartographique de la végétation figure dans les travaux (Lapie, 1909);
- La carte phytogégraphique de l’Algérie et de la Tunisie (Maire, 1926).
- La Carte de la végétation de l'Algérie au 1/50 000ème, feuille de Tipaza (massifs forestiers du sahel)
(Nègre, 1964),
- La carte de la végétation de Ghardaia au1/500 000è (Barry et Faurel, 1968).
- La Carte de la végétation actuelle de la Wilaya de Saïda, 1/500 000, CRRBT (Bouzenoune, Celles et
Manière, 1976).
- La carte de la végétation d’Oran au1/500 000è (Alcaraz, 1977).
- Une partie de la végétation de l’Algérie Nord-orientale figure sur la carte internationale du tapis
végétal au 1/1 000 000ème (Gaussen et Vernet, 1985),
- La carte des Chamaeropaies dans la région de Tlemcen (Hasnaoui, 2008),
- La carte de végétation de la région de Mécheria (Haddouche, 2009),
- La carte de répartition de l’arganier éditée par DGF (2009),
- La carte de l’Aire de répartition de l’arganier en Algérie (Kechairi, 2009),
- La carte des principaux groupements végétaux du massif de Mahouna (Beldjazia, 2009),
- La carte de l’aire de répartition de l’espèce Genista numidica ssp numidica dans l’Est Algérien au
1/1 000 000è (Ati, 2010),
231
Troisième partie Étude cartographique
- La carte de l’aire de répartition naturelle de l’Arganier (CRSTRA, 2011),
- La carte de la végétation de la forêt de Zenadia : Haute Plaine Sétifienne (Mihi, 2012),
- La carte de l’Aire de répartition de l’arganier en Algérie (Kechebar et al., 2013),
- la carte physionomique de la végétation de la réserve de Moutas (Baba Ali, 2014),
- La carte d’occupation du sol de la zone de Béni Saf (Merioua, 2014),
- La carte physionomique de la végétation de la steppe sud de Tlemcen (Bekkouche, 2016).
2.1. Système d’information Géographique (SIG)
D’après Gilliot (2000), le SIG est un ensemble de données numériques, localisées
géographiquement et structurées à l'intérieur d'un système de traitement informatique comprenant des
modules fonctionnels permettant de construire, de modifier, d'interroger, de représenter
cartographiquement la base de données, selon des critères sémantiques et spatiaux.
Selon Ashok (2008), les rôles de SIG sont :
- Abstraction : Modélisation de la base de données en définissant les objets, leurs attributs et leurs
relations,
- Acquisition : Alimentation du SIG en données, il faut d’une part définir la forme des objets
géographiques et d’autre part leurs attributs et relations,
- Archivage : Transfert des données de l’espace de travail vers l’espace d’archivage,
- Analyse : Réponse aux questions posées,
- Affichage : Production des cartes de façon automatique.

232
Troisième partie Étude cartographique
2. Méthodologie
Pour garantir le bon déroulement; il s’agit d’une consultation de données de base (textes, cartes
thématiques, plans, toutes données représentées avec une précision cartographique suffisante, images
satellitaires, …).
L’acquisition des données se fera par numérisation des cartes en format papier et des images
Digital Elevation Model (DEM) en MNT de 30 m de résolution ou l’acquisition sera par site web de
satellite Astra gratuitement, qui nécessite un traitement pour la réalisation des différentes couches
d’informations en la rendant exploitable en format numérique.
Le traitement des données a été réalisé par la digitalisation des différentes cartes et les images
grâce au logiciel (Arc-GIS), Map-Info et le Vertical Mapper pour la création de l’ensemble des
couches d’informations sous forme de classe à savoir les polygones, les lignes Raster et les points ainsi
que l’intégration de leurs attributs sémantiques.
Dans le cadre de cette étude, la démarche utilisée comporte les étapes suivantes :
- Travail bureautique qui consiste à collecter et identifier les données nécessaires pour la cartographie
- Travail de terrain qui consiste de faire un diagnostic exhaustif sur la base d’observation sur le terrain
aux cours de nombreuses sortie entreprises sur le terrain ont procédé à la délimitation cartographique
des zones d’intervention, aux relevés phytoécologiques, complétées par des enquêtes qui ont été menés
auprès de la population et les services techniques (Forêt, agriculture) locales sur l’existence des
groupement de pistachiers d’Atlas et leurs aire de répartition pour construire une base de données.
- Choix de matériels et de logiciels de cartographie,
- Numérisation, digitalisation et traitements sous différents logiciels de SIG (Map-Info, Arc-GIS,
Vertical Mapper) et la saisie des tables attributaires correspondant à chaque couche d'information,
- Elaboration des différentes cartes thématiques et synthétiques relatives à notre zone d’étude ; dont la
carte de végétation est réalisée à partir de traitement,
- Traitement des données et synthèse.
2.1. Support de travail
Les données nécessaires pour ce travail sont les données topographiques, géologiques, images
satellitales et MNT de 30 m de résolution.
- Un GPS (Garmin, Projection WGS 84) : Global Positioning System (Système de Positionnement
Global) associé avec le logiciel Map-Source. Il est employé pour l’enregistrement et le prélèvement
des coordonnées géographiques (de la longitude et de la latitude en degrés, minutes et secondes et de
l’altitude), la localisation de l’espèce étudiée, des stations d’étude et le guidage routier afin
d’apercevoir l’espace étudié.

233
Troisième partie Étude cartographique
- Comme données satellitaires, nous avons utilisé des images du Google Earth et une scène satellite
Landsat Thematic Mapper actuelle. Ces images présentent l’intérêt d’être prise pendant la saison
printemps durant laquelle la végétation est très développée.
- Des fiches de relevé floristiques pour saisir les données sur le terrain.
2.2. Logiciels cartographiques utilisés
De nombreux logiciels de cartographie permettent la représentation ainsi que l’extraction
d’informations à partir d’un Modèle Numérique de Terrain (MNT). On peut citer :
- Arc-GIS (version 10) : C’est un outil de type S.I.G. bureautique généraliste Sert à créer de
l’information géographique, Manipuler et traiter l’information géographique (Requêtes spatiales) et la
cartographier (cartes, graphes, MNT cartes thématiques…etc.).
- Map-Info (version 7,5) : C’est un outil de type SIG bureautique généraliste sert à créer de
l’information géographique, manipuler et traiter l’information géographique (requêtes spatiales) et la
cartographier (cartes, graphes, cartes thématiques, etc.).
- Global mapper (version 8,03) : Il nous permet de visualiser les formats Raster et Vecteur, il possède
des outils pour la conversion d’image satellite tels que Shuttle Radar Topography Mission (S.R.T.M.)
et le Modèle Numérique de Terrain (MNT).
- Vertical Mapper (version 3,0) : logiciel entièrement intégré dans Map-Info Professional, il permet
d’effectuer des modélisations en relief de terrain par surface continue et tridimensionnelle, il est utilisé
dans la génération des cartes hypsométriques, carte des pentes, cartes des expositions et courbes de
niveau. Il est un outil de création et d’exploitation de l’information géographique sous forme de grilles
(Grid) assez puissant (M.N.T., exploitation d’images Raster en relief). Il nous sert pour l’extraction des
produits et des informations géographiques du MNT via Map-Info.
-Le logiciel RiverTools : est un logiciel de traitement et d’analyse de MNT. Son interface flexible et
facile à utiliser permet l’importation rapide des différents types de MNT et des données relatives aux
bassins versants hydrographiques.
- Google Earth pro: logiciel de cartographie basé sur le Web, donne une représentation visuelle précise
de la surface de la terre entière en utilisant les images satellites, photographies aériennes, et des
données SIG. Il est disponible sur le Web en une version gratuite et une autre payante avec des
fonctionnalités améliorées. Il offre des images et des photographies qui couvrent l'ensemble du globe.
Elles sont prises parfois pendant les 3 dernières années et sont mises à jour continuellement. La
résolution varie d'un endroit à l'autre, généralement, il permet à l'utilisateur de voir les principales
caractéristiques géographiques et artificielles de développement, comme les villes et les routes
principales (Karen, 2008).

234
Troisième partie Étude cartographique

2.3. Les cartes utilisées


Dans cette étude nous utilisons les cartes suivantes :
- Carte de l’occupation des terres de l’Algérie (feuille de Mécheria), 1/200 000e (Djebaili et al. (1979),
- Carte de l’occupation des terres de l’Algérie (feuille de El-Kheiter), 1/200 000e (Djebaili et al.,
1981),
- Carte pastorale de l’Algérie au 1/200000 (feuille de El-Kheiter), 1/200 000e (Djebaili et al., 1981),
- Carte géologique de l’Algérie (El-Bayadh, Ghardaïa) 1/500 000e (Gautier et Gouskov, 1951),
- Carte géologique de l’Algérie (Béchar, Aïn Sefra et Mécheria) 1/500 000e (Cornet et Deleau
(1951),
- Carte des différents sols d’Algérie : Extrait Carte des sols d’Afrique 1/5.000.000e. Feuille 6,
(D'hoore et Dutil (1963),
- Carte photogéologique d’Aïn Sefra (Mékalis) au 1/100 000e (IGN, 1957),
- Carte photogéologique de Forthassa Rharbia (Dj. Arar E12) au 1/100 000e (IGN, 1958),
- Carte photogéologique de Mékalis (Mécheria F11) au 1/100 000e (IGN, 1957),
- Carte photogéologique de Moghrar Foukani (Aïn Sefra F13) au 1/100 000e (IGN, 1958),
- Carte internationale du tapis végétal et des conditions écologiques, publiée par le service d'écologie
de l'université d'Alger et éditée par la Société d'Histoire Naturelle d’Afrique du Nord, par Barry et al.
(1974).
- Carte des Subdivisions biogéographiques de l’Algérie d’après Barry et al. (1974),
- Carte des Monts des Ksour dans leur contexte régional : partie méridionale de l’Atlas saharien et
piémonts de la plateforme saharienne (Benest, 1985).
- Carte de découpage biogéographique de Quezel et Santa (1962),
- Carte des précipitations du Sud Ouest Béchar d’après Roche (1973),
- Extrait de la carte pluviométrique de l’A.N.R.H. (1993),
- Carte de la végétation de l'Algérie, Oran par Alcaraz (1977).

2.4. Démarche méthodologique


L’élaboration des différentes cartes : les cartes dérivées du MNT, la carte d’hydrologie, géologie,
pédologie, et la carte de l’aire de répartition naturelle du Pistachier. La figure 83 ci-dessous représente
les principales étapes de numérisation et traitement des données.

235
Troisième partie Étude cartographique

236
Troisième partie Étude cartographique
2.4.1. Elaboration des cartes thématiques obtenues
La cartographie thématique présente un atout performant comparativement à une description en
termes de texte. Elle permet la représentation de tous les ordres de faits biogéographiques, dans l’étude
de la végétation et son rapport avec le milieu (Benguerai et Benabdeli, 2009).
La réalisation des cartes thématiques a été développée grâce aux données collectées auprès
d’organismes des wilayas d’étude comme la Direction des Services Agricoles (D.S.A.), la Direction de
la Programmation et du Suivi Budgétaires (D.P.S.B.), le Haut commissariat au Développement de la
Steppe (HCDS) et la Conservation des Forêts (C.F).
Les cartes thématiques restent des outils nécessaires pour toutes formes d’aménagement et de
compréhensions d’un écosystème. Elles sont importantes en matière du SIG, ils nous permettre de
choisir les combinaisons de couches, les intervalles de classe, les couleurs, les motifs et les symboles
(Brimicombe, 2010).
Ainsi, une liste des cartes "de base" a été établie : la carte des tranches d'altitude (TIN), la carte
des pentes, la carte d’exposition, la carte du réseau hydrographique, la carte du réseau routier, la carte
géologique et géomorphologique, la carte d'occupation du sol et la carte du réseau routier.
[Link]. Carte d'occupation ou d'utilisation actuelle des terres
La carte d'occupation du sol doit être considérée, comme un outil très important d’aide à la
décision dans le domaine d'aménagement et de gestion
Elle est obtenue par classification automatique assistée par un mosaïque SPOT P+XS
composée de plusieurs scènes, entières ou partielle, qui comporte notamment la discrimination des
affectations générales: forêt, culture, Steppes, reliefs, plan d'eau, réseau routier et milieu urbain.
[Link]. Carte pédologique
La réalisation de la carte pédologique de la zone d’étude est obtenue à partir de la numérisation
de la carte pédologique mondiale établie par Food and Agriculture Organization (FAO). Dans le but
d’extraire la carte pédologique relative, notamment les différents types des sols qui existent dans le
sud-oranais.
[Link]. Carte géologique
La réalisation de la carte géologique de la zone d’étude est obtenue par la numérisation de
différentes cartes géologiques de l’Algérie (1/500000e) pour couvrir cet immense espace d’étude du
Sud Oranais.
[Link]. Carte bioclimatique
La réalisation de la carte est obtenue à partir des quantités de pluie tombées (Tab.62) dans les
différentes communes qui permet d’obtenir la carte des isohyètes de la zone d’étude.
Etant donné que les données sur la pluviométrie ne sont pas des données spatiales, nous avons
directement crée et intégré une table pluviométrie sous Arc-GIS.

237
Troisième partie Étude cartographique
Tableau 62. La pluviométrie (mm) par communes dans les différentes communes de la zone d’étude.
Commune Pluviométrie Commune Pluviométrie Commune Pluviométrie
(mm) (mm) (mm)
Wilaya de Béchar Wilaya de Naâma Wilaya d’El Bayadh
1 Abadla 69 A Ben Khelil 239 Ain El Orak 232
2 Béchar 87 Aïn Séfra 154 Arbaouat 166
3 Béni Abbès 49 Assela 184 Boualem 262
4 Béni Ikhlef 53 D Bourzeg 189 Bougtoub 236
5 Béni Ounif 131 El Biod 250 Boussemghoun 214
6 Boukaïs 127 Kasdir 285 Brezina 147
7 El Ouata 43 M Ben Amer 276 Cheguig 273
8 E Ferradj 67 Mécheria 268 Chellala 192
9 Igli 84 Moghrar 140 El Bayadh 269
10 Kenadsa 88 Naâma 231 E B S Cheikh 138
11 Kerzaz 45 Sfissifa 185 El Bnoud 108
12 Ksabi 29 Tiout 157 El Kheither 232
13 Lahmar 145 El Mehara 224
14 M HB 69 Ghassoul 208
15 Meridja 95 Kef El Ahmar 245
16 Mogheul 147 Krakda 198
17 O Khoudir 32 Rogassa 259
18 Tabelbala 22 Sidi Ameur 292
19 Taghit 88 Sidi Slimane 270
20 Tamtert 75 Sidi Tifour 247
21 Timoudi 36 Stitten 297
22 Tousmouline 242
(O.N.M., 2015 ; Site Météociel, 2016)

[Link]. Carte du réseau routier


Pour réaliser une carte du réseau routier à partir d’un SIG, il est important de disposer au départ
de données permettant de localiser l’ensemble des voies de la zone d’étude pouvant être empruntées.
Cette base de données routière fournit les données permettant de représenter sur une carte les voies de
circulation terrestres pouvant être utilisées par les véhicules.
La base de données routières constituera une des couches d’informations essentielles pour
s’orienter sur terrain et c’est cette carte qui nous permettra de choisir le profile du guide avant même
d’entamer le travail sur terrain. La vectorisation de notre réseau routier, eu recours à des images
satellitaires (Google Earth).

238
Troisième partie Étude cartographique
2.4.1. 7. Cartes socioéconomique (population et cheptel)
L’élaboration de la carte de distribution de la population et du cheptel dans la zone d’étude est
obtenue après la saisie des données dans un tableau sous l’Excel, en suite on extraire, crée et intégré
une table de population et du cheptel sous Arc-GIS (Tab.63 au 66).
Tableau 63. Distribution de la population dans les différentes communes de la zone d’étude
Wilaya de Béchar Wilaya de Naâma Wilaya d’El Bayadh
Commune Population Commune Population Commune Population
1 Abadla 16 475 Aïn Ben Khelil 13 571 Aïn El Orak 1 902
2 Béchar 188 967 Aïn Séfra 66 045 Arbaouat 5 210
3 Béni Abbès 13 426 Asla 10 929 Boualem 9 874
4 Béni Ikhlef 2 775 D Bourzeg 3 531 Bougtoub 24 514
5 Béni Ounif 12 306 El Biod 11 928 Boussemghoun 4 285
6 Boukaïs 1 077 Kasdir 7 695 Brezina 19 151
7 El Ouata 8 799 M Ben Amer 9 934 Cheguig 3 678
8 E Ferradj 4 494 Mécheria 87 024 Chellala 6 039
9 Igli 7 235 Moghrar 4 643 El Bayadh 116 191
10 Kenadsa 15 168 Naâma 24 074 E B S Cheikh 33 038
11 Kerzaz 5 528 Sfissifa 7 528 El Bnoud 4 535
12 Ksabi 3 535 Tiout 7 032 El Kheither 8 067
13 Lahmar 2 411 El Mehara 12 763
14 M HB 3 350 Ghassoul 8 748
15 Meridja 698 Kef El Ahmar 9 612
16 Mogheul 639 Krakda 2 873
17 O Khoudir 4 580 Rogassa 9 664
18 Tabelbala 5 925 Sidi Ameur 4 773
19 Taghit 7 026 Sidi Slimane 1 948
20 Tamtert 1 269 Sidi Tifour 7 206
21 Timoudi 2 584 Stitten 6 368
22 Tousmouline 5 161
D.P.S.B. Béchar, Naâma et El Bayadh (2014)
Tableau 64. Distribution du cheptel dans les différentes communes de la région de Béchar
Commune Wilaya Ovins Bovins Caprins Camelins
1 Abadla Béchar 23596 168 10746 2015
2 Béchar Béchar 24686 604 7627 1857
3 Béni Abbes Béchar 10156 7 7585 1659
4 Béni Ikhlef Béchar 899 10 831 41
5 Béni Ounif Béchar 44948 192 26189 1383
6 Boukaïs Béchar 4527 20 2397 1095
7 El Ouata Béchar 2181 0 1772 2321
8 Erg Ferradj Béchar 13765 314 4244 2006
9 Igli Béchar 2408 0 759 491
10 Kenadsa Béchar 11237 189 3865 439
11 Kerzaz Béchar 1445 22 1084 296
12 Ksabi Béchar 907 0 1358 48
13 Lahmar Béchar 25377 360 5915 0
14 M H Boumediene Béchar 14278 45 9934 2975
15 Meridja Béchar 9632 65 3125 0
16 Mogheul Béchar 1702 9 4689 0
17 Ouled Khoudir Béchar 6920 18 5147 152
18 Tabelbala Béchar 3532 3 8128 4163
19 Taghit Béchar 3337 12 3954 2768
20 Tamtert Béchar 9353 0 1243 509
21 Timoudi Béchar 674 0 723 335
D.P.S.B. Béchar (2014)
239
Troisième partie Étude cartographique

Tableau 65. Distribution du cheptel dans les différentes communes de la région de Naâma.

Commune Wilaya Ovins Bovins Caprins Camelins


1 Aïn Ben Khelil Naâma 184568 6049 11550 0
2 Aïn Safra Naâma 73435 2962 4803 8
3 Asla Naâma 89308 1263 5751 432
4 Djeniane Bourzeg Naâma 15550 98 1986 0
5 El Biod Naâma 154572 6497 9658 0
6 Kasdir Naâma 194642 3989 6934 0
7 Makman Ben Amer Naâma 152691 6144 9588 0
8 Mécheria Naâma 42801 2336 2914 0
9 Moghrar Naâma 26221 273 2913 429
10 Naama Naâma 94835 3858 6033 46
11 Sfissifa Naâma 105651 3195 6742 0
12 Tiout Naâma 65726 896 4295 100
D.P.S.B. Naâma (2014)

Tableau 66. Distribution du cheptel dans les différentes communes de la région d’El Bayadh.
Commune Wilaya Ovins Bovins Caprins Camelins
1 Aïn El Orak El Bayadh 24545 491 2825 65
2 Arbaouat El Bayadh 79720 502 8880 -
3 Boualem El Bayadh 32000 2023 8420 -
4 Bougtoub El Bayadh 215700 2292 3105 550
5 Boussemghoun El Bayadh 27150 164 1575 75
6 Brezina El Bayadh 105000 216 14380 2535
7 Cheguig El Bayadh 32210 2146 1880 -
8 Chellala El Bayadh 31995 265 3265 50
9 El Bayadh El Bayadh 81900 2116 27655 -
10 El Biodh Sidi Cheikh El Bayadh 217920 216 28080 3415
11 El Bnoud El Bayadh 81070 224 7495 2305
12 El Kheither El Bayadh 39500 1098 3045 970
13 El Mehara El Bayadh 99610 2326 9130 30
14 Ghassoul El Bayadh 68150 1110 10765 200
15 Kef El Ahmar El Bayadh 170255 3162 9560 -
16 Krakda El Bayadh 37450 738 6200 150
17 Rogassa El Bayadh 167125 3065 7665 1105
18 Sidi Ameur El Bayadh 41200 1311 7205 -
19 Sidi Slimane El Bayadh 18200 292 7350 -
20 Sidi Tifour El Bayadh 68400 1165 9040 -
21 Stitten El Bayadh 56400 1742 6120 -
22 Tousmouline El Bayadh 104500 2176 3650 -
D.P.S.B. El Bayadh (2014)

240
Troisième partie Étude cartographique
2.4.2. Extractions des cartes dérivées à partir de MNT
Le Modèle Numérique de Terrain (MNT ou Digital Terrain Model) se rapporte à l'élévation du
terrain lui-même. Le MNT est un fichier d'altitudes organisé suivant une structure maillée et
représente la topologie sur une zone géographique donnée. Il synthétise l'information altimétrique du
terrain. Obtenu par restitution photogrammétrique, il se compose d'un semis systématique de points
pour lesquels l'altitude exacte a été levée ou interpolée de la zone utile de couples stéréoscopiques. Il
se caractérise par une maille définie par la distance entre profils et entre points levés dans un profil
(Friedman, 1980).
Un modèle numérique de terrain est une représentation numérique simplifiée de la surface d’un
territoire, en coordonnées altimétriques(le plus souvent exprimées en mètres par rapport au niveau de
la mer) et planimétriques, calées dans un repère géographique (Ramos, 2003).
Pour réaliser les différentes cartes de dérivation (Pente, TIN, courbes de niveaux …), il apparaît
nécessaire de s'appuyer sur les données du MNT. En l'absence de ces données, notre choix s’est orienté
vers les données SRTM (Shuttle Radar Topography Mission). En effet, ces dernières sont relativement
simples à acquérir et à traiter et demeurent également les plus utilisées.
Il est issu du modèle numérique d'élévation SRTM (Shuttle Radar Topography Mission). Le
SRTM est un modèle numérique de terrain (MNT) disponible pour le monde entier produit par une
mission de la NASA. Il est disponible pour un pas (taille de pixel) de 90 m au sol, une précision
altimétrique d'environ 16 m et planimétrique de 60 m. Il présente les niveaux de pente, tant pour
l’espace d’étude, dans son ensemble, que pour chacune des wilayas qui le composent.
Nous avons exploité ces données numériques altimétriques mondiales dans le but d’établir un
modèle numérique de terrain (MNT) de l’ensemble de zone d’étude. Ces données sont utilisées afin
d’établir les couches d’information suivante : courbes de niveau, réseau hydrographique, pente,
exposition.
Le MNT est un ensemble de données décrivant la topographie de la surface terrestre, il est donc
la représentation numérique en terme de données altimétriques. L’obtention d’un MNT s’effectue à
partir d’une table de points des valeurs d’altitude ou par les courbes de niveaux à savoir le traitement
envisagé.
[Link]. Elaboration de la Carte de MNT de la région d’étude :
La carte de MNT est extraite de l’image SRTM à l’aide du logiciel Global Mapper. Cette carte
est obtenue par l’interpolation de triangulation irrégulière (TIN) appelée triangulation de Delaunay, qui
consiste en l’utilisation d’un réseau de triangles aussi équilatéraux que possible appliqués à l’ensemble
du fichier ou de la table des points.

241
Troisième partie Étude cartographique
La modélisation numérique de terrain englobe les tâches suivantes :
 La création d’un MNT
 création d’un MNT à partir d’un semis de points et la dérivation du Modèle Numérique d’altitude
 L’analyse du MNT pour l’extraction des attributs du terrain
 La visualisation du terrain (2D, perspective, 3D)
 La définition de nouveaux modèles (simulation du ruissellement, calcul de la quantité d’eau de
fonte, calcul d’érosion, …
 Extraction des produits dérivés par le Modèle Numérique d’Altitude (MNA)
 Extraction des Cartes dérivées: réseau hydrographique, pente, exposition…..
Parmi les étapes principales pour la création et la construction du MNT nous avons :
- Acquisition des données : elle a été faite par l’intermédiaire des cartes d’élévation gratuites du SRTM
de la NASA.
- Création des courbes de niveau : La création des courbes est faite par l’intermédiaire du module
"generate contours " du logiciel Global Mapper.
- Traitement des données : A l’aide du module Vertical Mapper 3.5, les courbes de niveau sont
transformées en points avec la fonction "poly2point" qui permet de transformer les polylines en points
en sauvegardant les mêmes attributs d’origine, cette transformation est une étape nécessaire pour faire
l’interpolation et générer le MNT et ses dérivés (cartes des pentes, carte des expositions). On peut
résumer notre démarche pour la génération du MNT comme suit par la Digitalisation des courbes de
niveau, la Transformation des poly-lignes en points, l’Interpolation par la méthode de triangulation
(Vertical Mapper) et enfin l’obtention du MNT et ses dérivés.
Le MNT a permis d’établir les cartes des pentes et les cartes des expositions par l’intermédiaire
du module "Slope & Aspects" du menu "analysis" du logiciel Vertical mapper.

[Link]. Cartes dérivées de MNT


A partir de MNT, nous avons réalisé par les logiciels (Map-Info, Vertical Mapper, Arc-GIS)
des couches d’informations nécessaires à l’étude d'ordre qualitatif et quantitatif, à savoir la carte
hypsométrique, la carte des pentes, la carte des expositions et la carte du réseau hydrographique ;
toutes les cartes sus- citées ont subit des opérations de traitements basés sur une numérisation, un
géo- référencement et enfin une digitalisation.
[Link].1. Carte des courbes de niveau
Cette carte est issue de l’extraction des courbes de niveau cartographiques à partir d’un modèle
numérique de terrain (MNT) par l’intermédiaire du module "generate contours " à l’aide de logiciel
Vertical Mapper.

242
Troisième partie Étude cartographique
Les courbes de niveau sont transformées en points avec la fonction "poly2point" qui permet de
transformer les polylines en points en sauvegardant les mêmes attributs d’origine, cette transformation
est une étape nécessaire pour faire l’interpolation et générer le MNT et ces dérivés (cartes des pentes,
carte des expositions).
[Link].2. Carte des reliefs
L’utilisation du MNT, a permis de réaliser la carte hypsométrique par Interpolation à l’aide des
logiciels Map-Info et Vertical Mapper.
[Link].3. Carte des pentes
La carte des pentes est obtenue par l’analyse du MNT à partir d’un semis de points et la
dérivation du Modèle Numérique d’altitude sous Vertical Mapper. Le principe d’extraction de cette
carte à l’aide des calculs par la tangente à la surface dans le plan vertical.
La fonction d’analyse de Verticale Mapper (Create slope & aspects) permet de visualiser les
pentes de la zone d’étude.
2.4.2. 2.4. Carte d’exposition
Le MNT a permis d’établir la carte des expositions par l’intermédiaire du logiciel Arc-GIS.
La carte d'orientation des pentes (exposition) est obtenue numériquement par diverses
simulations d'ensoleillement appliquées au modèle numérique de terrain de la zone d’étude.
La fonction d’analyse de Verticale Mapper (create slope & aspects) permet de visualiser les
expositions de notre zone d’étude.
2.4.2. 2.5. Carte hypsométrique
L’extraction de la carte d’altitude (Hypsométrique) est faite à partir du modèle MNT de la zone
d’étude sous l’option de Vertical Mapper et Map-Info. Ensuite on générer un polygone de l'altitude
maximale sur ce MNT par l’utilisation de la fonction Contour du Grid Manager. Le logiciel nous
génère automatiquement des intervalles d'altitude.
2.4.2. 2.6. Carte du Réseau hydrographique:
La réalisation de la carte est basée sur l’intégration dans un système d’information
géographique (SIG), de produits dérivés d’un Modèle Numérique de Terrain et du réseau
hydrographique. Le MNT est un outil pour la modélisation et l’extraction d’un réseau hydrologique.
L’extraction de ces paramètres hydrographiques est faite par l’utilisation de logiciel Rivertools. Selon
Crave (1995), la vectorisation du réseau hydrographique cartographié a l’avantage de fournir une
donnée issue directement d’observations sur terrain.
Les étapes à suivre pour l’extraction du réseau hydrographique à partir du MNT sont :
 Création d’un MNT à partir d’un semis de points ;
 Dérivation du Modèle Numérique d’Altitude,
 Extraction du réseau hydrographique.

243
Troisième partie Étude cartographique

2.4.3. Elaboration de la carte de répartition des groupements à Pistacia atlantica dans le sud-
oranais
Le manque flagrant des études sylvicoles et écologiques, sur un patrimoine à caractère forestier
non inclus dans les inventaires local et national constitue une véritable entrave pour la protection de
cet écosystème déjà perturbé et dégradé par une pression anthropique assez forte.
Les cartes de répartition du pistachier de l’Atlas ne sont pas nombreuses, on peut citer :
- Carte de l’Aire de répartition du Pistachier de l’Atlas en Algérie (Monjauze, 1980).
- Carte de répartition du Pistachier de l’Atlas dans la région de Béchar (Benaradj 2010),
- Carte de répartition de Pistacia atlantica dans l’extrême Nord-ouest Algérie (Amara (2014),
- Carte des peuplements du pistachier de l’atlas (Pistacia atlantica Desf.) dans la région orientale du
Maroc (Faouzi et al., 2015),
- Carte de Délimitation des Zones à Vocation Pistachier au Maroc (Abousalim et Khalli 1992).
Après la recherche bibliographique et la réalisation des relevés sur le terrain une intégration des
données dans le système d’information géographique (SIG) sera faite pour leur exploitation dans le
cadre de réaliser la carte qui représente l’aire de répartition de des groupements à P. atlantica.
La carte de végétation faite à partir de l’apport géomatique à l’aide des logiciels (Map-Info,
Arc-GIS) par des techniques spatiales appliqués sur les images satellitaires de Google Earth (version
2015). Il vise également l’établissement d’une carte de répartition des groupements à P. atlantica, sur
la base de la consultation des travaux antérieurs (botaniques, climatiques, géologiques et autres), de la
consultation des anciennes cartes de répartition du P. atlantica, des observations sur le terrain, des
connaissances existantes, et des données complémentaires actualisées sur l’espèce et la zone d’étude.
Après une longue prospection de terrain qui s’est étalée sur 6 ans (2008-2015), la région
d’étude selon des indications climatiques, géologiques, pédologiques et floristiques constituant des
outils de différenciation.
La démarche adoptée pour la cartographie repose sur l’utilisation de la géomatique tout en
valorisant les données cartographiques et les résultats des réalités de terrain pour la délimitation des
aires de répartition du P. atlantica.
Une carte de la distribution et répartition du P. atlantica a été faite à partir des données
recueillies des cartes topographiques de la zone d’étude, de Google Earth et de relevés effectués sur
terrain à l’aide d’un GPS. Ensuite, elles sont traitées à l’aide du logiciel Arc-GIS (10) comme un outil
de SIG afin de délimiter l’aire de répartition de P. atlantica. Ce logiciel est un outil qui sert à créer de
l’information géographique, à la traiter et à la cartographier.

244
Troisième partie Étude cartographique
La modélisation est réalisée avec le logiciel Arc-GIS est nécessaire pour la préparation des
couches et conversion des extensions et pour la conversion en raster et vecteur. Ce modèle permet de
produire une carte de répartition de l’espèce avec différentes classes de probabilités.
La cartographie de l’aire de répartition actuelle des groupements à P. atlantica :
- Localisation de l’espèce étudiée (les coordonnées géographiques des pieds de P. atlantica et leurs
altitudes ont été déterminées à l’aide d’un G.P.S.)
- Saisie de coordonnées géographiques récoltées sur Excel
- Intégration des données récoltées dans Google Earth, qui consiste simplement à transformer les
données (raster ou vecteurs) initialement projetées en formats lisibles, dans un système de coordonnées
longitude / latitude, pour qu'elles soient utilisables dans Google Earth.
- Conversion des coordonnées : Google Earth utilise une projection cylindrique simple «géodésie
WGS84 » pour son logiciel 3D, Alors avant d’utiliser les coordonnées fournis par Google Earth, on a
utilisé le logiciel « Franson coordtrans » comme convers pour obtenir les coordonnées dans le système
de projection officiel de l’Algérie « UTM nord Sahara/zone 31»,
- Délimitation des stations et les aires de P. atlantica par l’Exploitation des images Google Earth grâce
au logiciel de SIG
- Vectorisation de l’aire de pistachiers à partir des images Google Earth (Fig.84),
-Traitement données recueillies à partir d’images Google Earth et des relevés sur terrain à l’aide du
logiciel Arc-GIS afin de délimiter l’aire de répartition de l’espèce,
- Transformation des données GPS utilisées, le logiciel DNR Garmin génère des fichiers de formes de
type point et polyligne compatibles avec Arc-GIS (*.shp, *.dbf et*.shx),
L’application d’un SIG nous a permis de vectoriser les groupements arborés à partir d’images
Google Earth, ce qui pourrait nous aider à déterminer et d’illustrer graphiquement le mécanisme de
dispersion des sujets de pistachiers pied par pied et surtout la régénération des individus. Il est difficile
à étudier l’ensemble de la population car celle-ci est souvent très grande et dépasse de loin ses
capacités d’investigation.
L’estimation et la détermination de la superficie de l’aire de répartition de P. atlantica au
moyen de ce logiciel Arc-GIS.

245
Troisième partie Étude cartographique

Figure 84. Exemple de délimitation des stations de répartition des groupements à P. atlantica sur
Google Earth.

246
Troisième partie Étude cartographique
3. Résultats cartographiques
3.1. Principales cartes thématiques obtenues
3.1.1. Carte de localisation de la région d’étude

Figure 85. Carte de situation géographique de la région d’étude.

247
Troisième partie Étude cartographique

3.1.1. Carte pédologique


Cette couche d’information permet de donner un aperçu sur les sols où développement la
végétation de manière générale et les groupements à P. atlantica de façon particulière. Les
informations pédologiques représentent, sous cette forme, un outil fort utile pour la gestion des
ressources naturelles par S.I.G. Cette carte pédologique réalisée (Fig.86), montre les principales unités
pédologiques rencontrées dans la zone d’étude.

Légende
Limite wilaya Limite commune

FAOSOI

Figure 86. Carte pédologique de la région d’étude


3.1.3. Carte géologique
248
Troisième partie Étude cartographique
Cette couche d’information géologique permet de donner un aperçu sur les substrats et
l’évolution géologique où se développent les groupements à P. atlantica de façon particulière. La carte
ci-après (Fig. 87) résume les principales formations géologiques qui constituent l’ossature de la zone
d’étude.

Figure 87. Carte géologique de la région d’étude


(Extrait de la carte des ressources minières A.S.G.A., 2014).

249
Troisième partie Étude cartographique
3.1.4. Carte bioclimatique

El Bayadh

Figure 88. Carte bioclimatique de la région d’étude.

250
Troisième partie Étude cartographique
3.1.5. Carte du réseau routier
La carte du réseau routier est donnée par la figure ci-après.

Figure 89. Carte du réseau routier dans la région d’étude.

251
Troisième partie Étude cartographique
3.1.6. Carte de la population

Figure 90. Carte de la population dans la région d’étude.

252
Troisième partie Étude cartographique
3.1.7. Carte du cheptel

Mécheria El Bayadh

Naâma

Ain sefra

Béchar

Figure 91. Carte du cheptel dans la région d’étude.

253
Troisième partie Étude cartographique
3.2. Extractions des cartes dérivées à partir de MNT
3.2.1. Carte de MNT de la région d’étude :

Figure 92. Carte de MNT de la région d’étude.

254
Troisième partie Étude cartographique
3.2.2. Cartes dérivées de MNT
[Link]. Carte des courbes de niveau

Mécheria El Bayadh

Naâma

Ain sefra

Béchar

Figure 93. Carte des courbes de niveau de la région d’étude.

255
Troisième partie Étude cartographique
[Link]. Carte des reliefs

Mécheria El Bayadh

Naâma

Ain sefra

Béchar

Figure 94. Carte des reliefs (3D) de la région d’étude.

256
Troisième partie Étude cartographique
[Link]. Carte des pentes
La carte des pentes permettant la classification et l’explication de la surface du relief, et la
catégorisation vers les montagnes, les piémonts, les plaines, les dépressions, les oueds, etc. Elle
illustre la valeur des pentes de chaque espace ou de chaque forme topographique, on distingue : la zone
de montagne, la zone de piémonts et la zone de plaine.

Figure 95. Carte des pentes de la région d’étude.

D’après la figure 95, l’observation de la carte des pentes établie sur la base d’un Modèle
Numérique de Terrain (MNT) montre que les pentes de la zone d’étude où se répartissent les
groupements à Pistacia atlantica sont généralement entre 45 et 55% traduisant en cela un modelé avec
des zones plus accidentées au niveau du massif des monts et des plis de l’atlas saharien et les
montagnes qui entourent la région de Gâaloul (Naâma).

257
Troisième partie Étude cartographique
[Link]. Carte d’exposition
L’examen et l’exploitation de la carte des expositions, permettent de ressortir huit classes telles
que mentionnées sur la légende de la carte (Fig. 96). On constate que l’exposition qui domine est celle
de N.O et S, ce qui explique que la densité les arbres de Pistachier de l’atlas est influée sur la
disposition, parfois dense jusqu’à une altitude relativement basse, 800 m environ. Le reste est occupé
par des orientations du S.E, S.O. ces expositions sont exposé généralement à l’érosion plus que
l’exposition de N.O et N.E. Ces expositions reçoivent moins de lumière et de température que
l’exposition S.E et S.

Figure 96. Carte d’exposition de la région d’étude.

258
Troisième partie Étude cartographique
[Link]. Carte hypsométrique

Le tableau 67, nous permis de calculer quantitativement les surfaces de chaque classe
d’altitude et leurs pourcentages par rapport à la surface totale de la zone d’étude.
Tableau 67. Classes d’altitude dans la zone d’étude
Classes Altitude (m) Pourcentage (%)
Classe 1 [ 284 - 478 ]m 15,87
Classe 2 [ 478 – 672 ]m 36,15
Classe 3 [ 672 – 866 ]m 22,73
Classe 4 [ 866 - 1061]m 09,10
Classe 5 [1061 - 1255]m 11,00
Classe 6 [1255 - 1449]m 04,31
Classe 7 [1449 - 1643]m 00,65
Classe 8 [1643 - 1837]m 00,17
Classe 9 [1837 - 2031]m 00,05
Classe 10 [ > 2031]m 00,01

L’examen et l’exploitation de ces données, permettent de mettre en évidence les points


suivants :
- Les basses altitudes sont représentées en tons clairs alors que les altitudes élevées en tons foncés.
- L’altitude varie de 284 m jusqu’à atteindre et dépasse de 2000m au niveau du sommet des monts
d’atlas saharien, le cas de Djebel Ksel (2008m). En ci concerne les Monts des Ksour constituent un
ensemble montagneux assez élevé, avec certains sommets dépassant les 2000 m comme c’est le cas :
au Djebel Aissa 2236 m, au Djebel Mir 2145 m, au Djebel Ksel 2008 m, au Djebel Mekter 2029 m et
au Djebel Boudergua 1872 m (M.A.T. E., 2015).
- L’altitude moyenne est importante au niveau des piémonts et sur les collines de 700 à 1400 m :
djebel Mezarif (1121 m), djebel Guetarra (1015 m), djebel Béchar (1206 m), Djebel Antar (1953 m),
djebel Madouer si Moumene (1280m) et Djebel Horreit (1461 m).
L’orographie constitue un paramètre à ne pas négliger, elle est en corrélation assez élevée avec
les classes de pente.

259
Troisième partie Étude cartographique

Légende

284 - 478 m 1255 -1449m


478 – 672m 1449 -1643m
672 – 866 m 1643 -1837m
866 - 1061m 1837 - 2031m
1061 -1255m 2031-2225m

Figure 97. Carte hypsométrique de la région d’étude.

260
Troisième partie Étude cartographique
[Link]. Carte du Réseau hydrographique:
L’examen de la carte du réseau hydrographique, montre les différentes catégories des Oueds et
les différents cours d’eau, leurs sens et leurs ordres.
La carte du réseau hydrographique (Fig.82) renseigne sur grandes unités hydrographiques de la
zone d’étude et le tracé des principaux oueds occupés par le P. atlantica, c’est-à-dire leur distribution
dans les différents biotopes (lits des oueds, les berges). Parce que ce taxon se développe là où il y a la
compensation hydrique.

Légende :
Cours d’eau temporaires Barrages
Eaux permanente
Points d’eau

Figure 98. Carte hydrographique de la région d’étude.

261
Troisième partie Étude cartographique

3.3. Carte de répartition des groupements à Pistacia atlantica dans le Sud-oranais


La figure 97 montre l’aire de répartition actuelle du pistachier de l’Atlas. Elle représente les
zones potentiellement favorables au développement des groupements à Pistachier en fonction de leurs
affinités écologiques (topographique, climatique, édaphique) dans le Sud-oranais a été établie. Elle
comprend la limite géographique de l’aire de répartition de ces groupements.
La représentation cartographique indique que l’aire considérée par les groupements à Pistacia
atlantica couvre un territoire relativement réduit s’étalant sur une superficie de 109776 hectares (2%)
répartis entre plaines steppiques et Atlas saharien (Tab.68).
Tableau 68. Superficie des différents espaces occupés par le pistachier de l’Atlas

Régions Superficie Ha Pourcentage (%)


Béchar 33077,63 30%
Naama 44611,73 41%
El-Bayadh 32086,58 29%
Total 109775,94 100%

Cette carte de la végétation permet surtout de montrer l’état actuel et la distribution spatiale des
arbres de pistachier dans le Sud-oranais. Elle montre aussi que le Pistachier peut couvrir de vastes
étendues de part et d'autre de la chaîne montagneuse de l'Atlas, partant du Sud-Ouest du pays et allant
jusqu'aux frontières de l'Algérie avec Maroc. C'est une essence correspondant un passé humides de
l’Algérie occidentale à l’état disséminée, de caractère méditerranéen, ayant une aire botanique très
étendue.
La répartition spatiale a montré de nombreux bouquets de P. atlantica et de Ziziphus lotus
éparpillés. Ces bouquets d’un beau développement sont espacés et installés sur des dépressions
circulaires « Daya ».

262
Troisième partie Étude cartographique

263
Troisième partie Étude cartographique

Conclusion
Les différentes cartes thématiques réalisées constituent un outil pour la communication des
différentes couches d’informations géographique, géologique, hydrologique, pédologique et la
distribution de la végétation, donc elles vont nous permettre de choisir les combinaisons.
Toutefois, les cartes élaborées peuvent servir d'outils très utiles pour les décideurs et tous les
acteurs de la gestion des ressources naturelles.
Ces cartes élaborées constituent un référentiel cartographique technique et d’une base de
données actualisée destiné à éclairer les concernées à savoir les pouvoirs publics, des gestionnaires, les
aménagistes, des universitaires chercheurs et les divers utilisateurs.
La carte de l’aire de répartition actuelle du P. atlantica réalisée constitue un outil fondamental
d’aide à la planification, à la décision fiable et à la gestion. Elle permettant aussi de maîtriser la
dynamique des informations dans le temps et dans l’espace sur le milieu afin de trouver des
explications pour les aménagements réussis et celles échouées.
Il est urgent de le protéger pour sa conservation et l’utilisation durable de sa régénération et sa
diversité biologique dans son aire naturelle de répartition.

264
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale et Perspectives


La présente étude montre que le Pistachier de l’Atlas (Pistacia atlantica Desf.) peut couvrir de
vastes étendus de l'Atlas saharien et les hautes plaines steppiques oranaises et présentes une diversité
floristique particulière.
L’étude climatique montre une diminution très nette des précipitations et une légère
augmentation des températures. Cela déplace les stations météorologiques sur le climagramme
d’Emberger vers des bioclimats plus secs et plus chauds. Cette perturbation climatique semble
confirmer l’évolution de la végétation. Les groupements à P. atlantica présentent une grande
amplitude bioclimatique et sont soumises à un climat semi-aride, aride à saharien. Ils se contentent
d’une faible pluviométrie, de l’ordre de 100 à 250 mm/an et parfois moins. Ce phénomène s’étend des
hautes plaines steppique jusqu’au piémont de l’atlas saharien dont les moyennes annuelles des
précipitations oscillent entre 250 mm au Nord et 86 mm au Sud. Les données relatives à la température
montrent des hivers froids (- 7,1 < m < 3,7°c), et des étés très chauds (32,6°c < M < 50,1°c). Ceci
coïncide avec les étages de végétation du Méso et du thermo-méditerranéen. Elle est répartie dans le
Sud-oranais où le quotient pluviométrique Q2 (est supérieur à 7,45). Il en résulte que son meilleur
développement atteint les altitudes comprises entre 700 et 1400 mètres considérées comme optimales
pour cette espèce.
Dans le Sud-oranais, les groupements à P. atlantica ayant une aire botanique très étendue où
ils couvrent des surfaces relativement appréciables par milliers d’hectares entre les plaines steppiques
et région présaharienne de l’Atlas saharien. Ces pistachiers sont généralement à l’état dispersé
(affleurements rocheux, thalwegs, ravins et lits d’oueds) ou regroupé, sous forme de bosquet,
essentiellement dans les dépressions alluvionnaires (dayas).
Le P. atlantica est une des espèces endémiques (autochtones) très répandues dans la partie Sud
Oranaise, il montre une parfaite adaptation aux conditions extrêmes.
Le P. atlantica appartient à la famille des Anacardiacées qui formait autrefois des peuplements
très denses. En raison de sa faible régénération, le pistachier se fait de plus en plus rare, parce que ses
graines ne germent pas bien et sont souvent broutées par les herbivores aussi bien sauvages que
domestiques.
Les groupements à P. atlantica dans le sud-oranais représentent également une importante
diversité biologique, systématique et biogéographique. Les types biologiques et phytogéographiques
permettent d’apprécier les différences de stratégies de vie et de répartition géographique. Le cortège
floristique au sein des groupements à P. atlantica cache une grande phytodiversité sur plan quantitatif
et qualitatif qui a permis de recenser 270 taxons, répartis en 50 familles et 185 genres, ce qui
représente 38% des familles de la flore (Quézel et Santa, 1963).

265
Conclusion générale

Cette phytodiversité est liée à la position géographique, à la structure édaphique, à la géologie,


à l’altitude, aux types de végétation steppique ou saharienne, à l’orographie, à la diversité des climats,
à la topographie, à la nature et à la profondeur des sols et enfin aux divers degrés de la pression
anthropozoïque.
Les caractéristiques écologiques sont étayées par une analyse statistique (A.F.C.) afin de mieux
cerner les facteurs prépondérants. Cette analyse statistique fine, qui a porté sur 377 relevés et 270
espèces, nous a permis d’apprécier les divers facteurs qui interviennent dans la distribution et la
répartition des groupements à P. atlantica.
Les jeunes sujets de P. atlantica que l’on peut rencontrer sont ceux qui poussent au milieu de
touffes de jujubier (Ziziphus lotus) dont il est l’hôte classique. Le Ziziphus lotus se présente comme un
buisson épineux qui protège le P. atlantica des animaux destructeurs, des vents et de l’avancée des
plantes plus vigoureuses, jusqu’à ce qu’il grandisse. Une fois sa mission accomplie, le Z. lotus
disparaît sous l’effet de la concurrence de son protégé qui fait partie du cortège floristique du P.
atlantica, ainsi que d’autres espèces notamment Zilla macropetera, considérée comme un buisson
épineux de la famille des brassicacées de même que des plantes appartenant à l’immense famille des
astéracées, telles que Launea arborescens, Anabasis aretioides, Gymoncarpos decander, Teucrium
polium, Limoniastrum feei ou Anvilea radiata.
Du point de vue édaphique, le Pistachier se développe dans tous les types de sols à texture
grossière sablonneuse et sablo-limoneuse potentiellement humide et moins compact ; plus ou moins
profonds, caillouteux, parfois même rocheux, où ils préfèrent les terrains argileux et les alluvions des
dépressions (dayas). Ils se développent sur des sols peu évolués, regroupent les sols d'origine
colluviale sur les piedmonts des djebels et les glacis, les sols d'origine éolienne avec des formations
sableuses fixées et les sols d'origine alluviale dans les lits d'oued, les zones d'épandage et les dayas.
Sur le plan dendrométrique, le P. atlantica peut atteindre des dimensions imposantes (quinze
mètres, avec une circonférence de trois mètres, dans le cas de dayas comme Oum Chegag et
Hanntouzah), à la cime volumineuse et arrondie. Il est présenté comme un grand arbre xérophile
puissant à tronc bien particulier.
La carte élaborée de l’aire de répartition du pistachier demeure un outil de gestion
indispensable, fiable, très utile, destiné à éclairer les décideurs et tous les acteurs de la gestion des
ressources naturelles pour prévoir l’évolution de la région.

266
Conclusion générale

Malgré ses grandes valeurs écologiques, cette espèce est menacée de disparition à cause de la
sécheresse accentuée d’une année à l’autre, de l’exploitation anarchique comme bois de chauffage et
de son utilisation comme fourrage par la population, et aussi à l’empêchement (voire le frein) de sa
régénération naturelle. Il est en voie d’extinction très proche si des mesures effectives ne sont pas
prises dans l’immédiat pour le sauvegarder.
Certes, le P. atlantica est une espèce qui joue un rôle prépondérant dans les équilibres des
écosystèmes sahariens. Elle a donc un double aspect : socio-économique (cuisson, chauffage, intérêts
thérapeutiques) et écologique (lutte contre la désertification et contre l’érosion des sols etc.).
Ce travail, loin d’être exhaustif, ne constitue qu’une étape dans la connaissance
phytoécologique des groupements à P. atlantica. Il mérite d’être poursuivi par d'autres études
complémentaires plus approfondies afin de comprendre le fonctionnement de cet écosystème à la fois
fragile et complexe.

Perspectives

Nous savons très bien que P. atlantica est une espèce d’avenir pour l’Algérie occidentale.
Malgré le stress écologique subi, son adaptation lui permet une dynamique et une remontée biologique.
Les espaces à groupements de P. atlantica devraient être pris en compte dans les inventaires des
patrimoines forestiers local et national.
Sa conservation et sa multiplication sont donc une nécessité incontournable, les gestionnaires
forestiers et les administrateurs doivent se pencher sur le problème de la valorisation de cette ressource
phytogénétique et lui accorder beaucoup plus d’importance.
Dans le but de la préservation et le développement des zones à pistachier, il y a lieu d’envisager
la technique de mise en défens de ce groupement ayant une adaptation identifiée avec les conditions du
milieu telles que la résistance à la sécheresse.
Il est fortement recommandé de procéder à l’implantation et le reboisement de cette espèce
dans les zones marginales ou menacées par l’érosion et la désertification puisqu’il se régénère et
s’adapte aux endroits les plus arides où peu d’espèces d’arbres peuvent s’établir et se développer
(Belhadj et al., 2008). Son système racinaire très puissant, lui permet de fixer des sols à pentes fortes,
Il peut être envisagé en Défense et Restauration du Sol (D.R.S).
Cette espèce fait partie de la culture de la population locale, pour cela il est de notre devoir de
la sauvegarder et de la valoriser. Elle constitue une excellente barrière contre l’avancée du désert.

267
Conclusion générale

La valorisation du P. atlantica exige une gestion particulière dans son aire naturelle, afin de
d’assurer une meilleure préservation des surfaces résiduelles, une solution parmi d’autres pour la
reconstitution de la strate arborée et une réelle reconfiguration de cette espèce et de tout son cortège
floristique.
Pour améliorer cette forme de protection, un équilibre entre les activités humaines et la
dynamique naturelle de cette espèce est nécessaire. Il faudra aussi favoriser le développement
harmonieux des différentes strates (herbacées, chaméphytes et phanérophytes) par la création de
ceintures végétales par des espèces non consommées par le bétail comme Ziziphus lotus, Hammada
scoparia, Launaea arborescens, Rhus tripartita, Thymelaea microphylla et Nerium oleander.
L’apport des énergies (électricité et gaz) à usage domestique est nécessaire pour éviter la
dégradation du patrimoine naturel à P. atlantica.
Toute action de réhabilitation avec succès du pistachier de l’Atlas, doit obligatoirement
s’attacher à rationaliser (voire à éradiquer par endroits) l’intervention de l’homme et doit, par ailleurs,
s’articuler nécessairement autour des objectifs prioritaires suivants :
- Nécessité de prendre des mesures délimitant les lieux de pâturage, avec une mise en place
d’un cadre réglementaire de protection du pistachier dans la majorité de son aire de répartition, afin de
préserver la régénération naturelle de l'espèce.
- Information (et/ou formation) et sensibilisation des riverains et des usagers, sur les
spécificités, l’importance et l’intérêt de la conservation de cet arbre et de son écosystème en Algérie.
- Etablir un programme de lutte contre les principaux agents responsables du mauvais état
sanitaire des arbres de P. atlantica, notamment les insectes ravageurs, particulièrement les pucerons
dorés, le criquet et les acariens.
- Installation des ouvrages antiérosifs tels que le gabionnage pour stopper le phénomène de
déracinement des arbres par l’érosion hydrique qui règne dans les lits d’oueds occupés par P. atlantica;
- Reboiser et en particulier les parties dégradées, afin de multiplier cette essence (semis ou
végétative) et en conserver les ressources phytogénétiques in situ et leurs graines.
Il est urgent de proposer pour classement, comme réserve naturelle intégrale ou comme parc
national, les aires occupées par les groupements à pistachier de l’Atlas.
Néanmoins de telles actions ne pourront être positives sans l’adhésion des populations locales
afin d’intégrer l’ensemble des usagers (pouvoirs publics, les gestionnaires et les divers utilisateurs)
dans le processus de réhabilitation et de développement durable.
Une maitrise des connaissances de P. atlantica ; sa biologie, sa phénologie, son habitat et sa
dynamique devrait permettre dans l’avenir son extension et son maintien dans le Sud-ouest algérien.

268
Conclusion générale

Il est primordial de préserver le P. atlantica , considéré comme un patrimoine, pour les


générations futures, par son exploitation rationnelle et par sa régénération par la maîtrise des
techniques de multiplication par élevage et de plantation tout en sélectionnant les meilleurs génotypes
résistants aux maladies, insectes ravageurs et aux différents stress abiotiques.
Son intérêt ; forestier, agronomique et écologique ; peut lui ouvrir des horizons très
intéressants, notamment comme porte-greffes pour la culture du Pistachier fruitier (Pistacia vera) dans
les zones semi-arides. Cette proposition reste d’actualité puisque les agriculteurs sur place sont
intéressés par cette culture.

269
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Annexes
Annexes

Station de Bou Yala

Station de Bou Ayech

Station de Djedida

Station d’Oum Chegag


Figure A. Groupement à Pistacia atlantica dans la Béchar.
Annexes

Station de Boussemghoun

Station de Hanntouzah

Station de Guetta

Station Messied

Figure C. Groupement à Pistacia atlantica dans la région d’El Bayadh.


Annexes

Station de Hajaj

Station d’Ouarka

Station de Haraza

Station de Gâaloul
Figure B. Groupement à Pistacia atlantica dans la région de Naâma.
Annexes

Figure D. Les mesures dendrométrique du Pistacia atlantica dans la région de Béchar.


Annexes

Figure E. Les mesures dendrométrique du Pistacia atlantica dans la région de Naâma


Annexes

Figure F. Les mesures dendrométrique du Pistacia atlantica dans la région d’El Bayadh.
Annexes

Tableau A. Spectre biologique dans les stations de la région de Béchar


Bou Yala Bou Ayech Djedida Oum Chegag Béchar
Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre %
Th 61 47,29 61 48,41 58 49,15 51 55,435 90 50,00
Ch 31 24,03 29 23,07 28 23,73 18 19,565 42 23,33
Hé 22 17,05 23 18,25 18 15,25 19 20,652 30 16,67
Gé 8 06,20 8 06,35 6 05,08 2 2,1739 9 05,00
Ph 7 05,43 5 03,97 8 06,79 2 2,1739 9 05,00
Total 129 100 126 100 118 100 92 100 180 100
*Th( Thérophytes), Ch (Chaméphytes), Hé (Hémicryptophytes), Gé (Géophytes), Ph (Phanérophytes)

Tableau B. Spectre biologique dans les stations de la région de Naâma


Hajaj Ouarka Haraza Gaaloul Naama
Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre %
Th 68 50,37 51 49,515 48 46,602 31 53,448 91 48,925
Ch 25 18,519 25 24,272 20 19,417 8 13,793 33 17,742
He 27 20 21 20,388 20 19,417 15 25,862 39 20,968
Gé 6 4,4444 3 2,9126 7 6,7961 2 3,4483 11 5,914
Ph 9 6,6667 3 2,9126 8 7,767 2 3,4483 12 6,4516
Total 135 100 103 100 103 100 58 100 186 100
*Th( Thérophytes), Ch (Chaméphytes), Hé (Hémicryptophytes), Gé (Géophytes), Ph (Phanérophytes)

Tableau C. Spectre biologique dans les stations de la région d’El Bayadh


Boussemghoun Hanntouza Messied Guetta Bayadh
Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre %
Th 56 52,34 29 64,44 31 50 27 54 72 64,44%
Ch 23 21,5 7 15,56 14 22,58 8 16 27 15,56%
He 17 15,89 7 15,56 14 22,58 12 24 27 15,56%
Gé 7 6,542 0 0 1 1,613 1 2 6 4%
Ph 4 3,738 2 4,444 2 3,226 2 4 4 4,44%
Total 107 100 45 100 62 100 50 100 136 100
*Th( Thérophytes), Ch (Chaméphytes), Hé (Hémicryptophytes), Gé (Géophytes), Ph (Phanérophytes)
Annexes

Tableau D. Composition floristique dans les stations de la région de Béchar


Familles Bou Yala Bou Ayech Djedida Oum Chegag Béchar
E G E G E G E G E G
1 Asteraceae 29 25 31 25 26 22 23 19 41 34
2 Poaceae 12 11 13 12 13 12 10 7 17 13
3 Brassicaceae 11 9 9 7 11 9 7 5 13 10
4 Fabaceae 7 5 7 3 9 5 8 5 13 6
5 Amaranthaceae 7 7 4 3 2 2 1 1 8 7
6 Boraginaceae 3 1 3 1 5 4 2 1 6 4
7 Caryophylaceae 2 2 4 4 6 5 2 2 6 5
8 Geraniaceae 1 1 4 1 3 1 3 1 5 1
9 Lamiaceae 1 1 5 4 5 4 3 2 5 4
10 Apiaceae 2 2 4 3 3 2 2 2 4 3
11 Cistaceae 2 1 1 1 2 1 4 1 4 1
12 Plantaginaceae 2 1 3 1 3 1 3 1 4 1
13 Resedaceae 4 1 3 1 4 2 2 2 4 2
14 Asparagaceae 1 1 3 2 2 1 0 0 3 2
15 Convolvulaceae 1 1 2 2 1 1 2 1 3 2
16 Euphorbiaceae 3 1 2 1 2 1 2 1 3 1
17 Plombaginaceae 3 3 2 2 3 3 2 2 3 3
18 Zygophyllaceae 2 2 2 1 2 2 0 0 3 2
19 Anacardiaceae 2 2 2 2 2 2 1 1 2 2
20 Juncaceae 2 1 1 1 2 1 0 0 2 1
21 Malvaceae 1 1 2 1 1 1 2 1 2 1
22 Onagaceae 0 0 2 1 1 1 0 0 2 1
23 Orobanchaceae 1 1 1 1 1 1 2 2 2 2
24 Papaveraceae 2 2 1 1 1 1 1 1 2 2
25 Polygonaceae 2 2 2 2 2 2 2 1 2 2
26 Scrophulariaceae 1 1 1 1 2 2 1 1 2 2
27 Apocynaceae 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1
28 Asclepiadaceae 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1
29 Capparidaceae 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1
30 Colchicaceae 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
31 Cucurbitaceae 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1
32 Cynomoriaceae 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1
33 Cyperaceae 0 0 0 0 1 1 0 0 1 1
34 Ephedraceae 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
35 Oleaceae 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1
36 Palmaceae 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1
37 Rhamnaceae 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
38 Rosaceae 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1
39 Rubiaceae 0 0 0 0 1 1 0 0 1 1
40 Salicaceae 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1
41 Tamaricaceae 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1
42 Thymeleaceae 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
43 Verbenaceae 1 1 0 0 1 1 0 0 1 1
44 Xanthorrhoeaceae 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
45 Urticaceae 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1
Total 118 99 126 96 129 104 92 67 180 133
*E (Espèce), G (Genre)
Annexes

Tableau E. Caractéristique systématique dans la région de Naâma


Hajaj Ouarka Haraza Gaaloul Naâma
Familles
E G E G E G E G E G
1 Asteraceae 25 20 35 27 15 13 24 20 47 36
2 Poaceae 14 10 14 10 8 6 18 14 20 15
3 Fabaceae 8 5 9 6 9 6 10 8 18 9
4 Brassicaceae 7 6 11 10 3 3 6 5 13 11
5 Caryophyllaceae 6 5 4 4 5 4 3 3 7 5
6 Borraginaceae 4 3 4 4 2 2 3 2 6 5
7 Lamiaceae 3 3 3 2 2 2 3 3 6 5
8 Amaranthaceae 5 4 2 2 2 2 3 3 5 4
9 Asparagaceae 2 2 1 1 3 3 5 5
10 Papaveraceae 2 2 5 4 1 1 3 2 5 4
11 Resedaceae 3 1 4 1 0 0 2 2 4 1
12 Amaryllidaceae 1 1 0 0 1 1 1 1 3 2
13 Geraniaceae 3 1 3 1 1 1 2 1 3 1
14 Cistaceae 1 1 1 1 0 0 2 1 3 1
15 Plombaginaceae 1 1 3 2 0 0 1 1 3 2
16 Polygonaceae 3 3 0 0 0 0 3 3
17 Plantaginaceae 2 1 3 1 1 1 1 1 3 1
18 Zygophyllaceae 2 2 3 2 1 1 1 1 3 2
19 Apiaceae 2 2 2 2 0 0 2 2 2 2
20 Euphorbiaceae 2 1 2 1 0 0 1 1 2 1
21 Anacardiaceae 1 1 2 2 1 1 1 1 2 2
22 Cupressaceae 0 0 0 0 2 1 2 1
23 Malvaceae 1 1 2 1 2 1 1 1 2 1
24 Convolvulaceae 1 1 2 2 0 0 0 0 2 2
25 Rosaceae 1 1 2 2 0 0 1 1 2 2
26 Xanthorrhoeaceae 1 1 2 1 0 0 0 0 2 1
27 Apocynaceae 1 1 0 0 1 1 1 1
28 Cucurbitaceae 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1
29 Iridaceae 1 1 0 0 1 1 1 1
30 Palmaceae 1 1 0 0 0 0 1 1
31 Capparidaceae 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1
32 Onagaceae 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1
33 Dipsacaceae 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1
34 Oleaceae 1 1 0 0 1 1 1 1
35 Renonculaceae 0 0 1 1 1 1 1 1
36 Rhamnaceae 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
37 Rubiaceae 1 1 1 1 0 0 0 0 1 1
38 Scrophulariaceae 1 1 0 0 0 0 1 1
39 Thymeleaceae 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
Total 103 81 135 105 58 49 103 87 186 137
*E (Espèce), G (Genre)
Annexes

Tableau F. Composition systématique dans les stations de la région d’El Bayadh


Boussemghoun Hanntouzah Guetta Messied El Bayadh
Familles E G E G E G E G E G
1 Asteraceae 26 22 12 12 14 14 14 12 31 24
2 Brassicaceae 7 6 7 6 3 3 5 4 14 12
3 Poaceae 11 9 4 4 5 4 8 7 14 10
4 Caryophylaceae 7 5 3 3 5 4 6 5 11 8
5 Fabaceae 4 4 4 4 4 4 5 5 6 5
6 Amaranthaceae 5 4 1 1 2 2 3 3 5 4
7 Lamiaceae 4 4 2 2 2 2 2 2 5 4
8 Asparagaceae 4 3 0 0 0 0 0 0 4 3
9 Boraginaceae 2 2 0 0 3 3 3 3 4 4
10 Géraniaceae 3 1 2 1 1 1 3 1 4 1
11 Apiaceae 3 3 1 1 1 1 1 1 3 3
12 Euphorbiaceae 2 1 0 0 0 0 1 1 3 1
13 Papaveraceae 3 3 1 1 1 1 1 1 3 3
14 Anacardiaceae 2 2 1 1 1 1 1 1 2 2
15 Cistaceae 2 1 0 0 0 0 1 1 2 1
16 Malvaceae 1 1 2 1 1 1 1 1 2 1
17 Plantaginaceae 2 1 1 1 2 2 2 1 2 1
18 Plombaginaceae 2 2 0 0 1 1 1 1 2 2
19 Resedaceae 2 1 0 0 0 0 0 0 2 1
20 Rosaceae 2 2 0 0 1 1 0 0 2 2
21 Scrophulariaceae 2 2 0 0 0 0 0 0 2 2
22 Zygophyllaceae 2 2 1 1 1 1 1 1 2 2
23 Capparidaceae 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1
24 Convolvulaceae 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1
25 Cucurbitaceae 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1
26 Dipsacaceae 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1
27 Colchicaceae 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1
28 Oleaceae 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1
29 Polygonaceae 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1
30 Rhamnaceae 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
31 Thymeleaceae 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
32 Urticaceae 0 0 1 1 0 0 0 0 1 1
33 Xanthorrhoeaceae 1 1 0 0 0 0 0 0 1 1
Total 107 90 45 42 50 48 62 54 136 107
*E (Espèce), G (Genre)
Tableau M. Mesure dendrométrique dans les stations de la région de Béchar

C 1,30 D 1,30
Sexe Région Station (m) (m) H (m) R1 (m) R2 (m) R3 (m) R4 (m) Sp dh0 Sh0 Vh0
1 F Béchar Oum Chegag 1,00 0,32 8,00 4,4 4,2 3,9 4,6 57,60 8,55 114,84 163,70
2 F Béchar Oum Chegag 3,25 1,04 11,00 6,7 5,5 5,2 6,1 109,42 11,79 218,17 428,65
3 M Béchar Oum Chegag 3,35 1,07 11,00 6,7 5,6 5,3 6,3 113,06 11,98 225,44 450,23
4 F Béchar Oum Chegag 1,66 0,53 10,50 6 4,9 5,8 5,2 94,74 10,97 188,91 345,35
5 M Béchar Oum Chegag 3,30 1,05 15,00 9 7,5 8,1 6,7 194,48 15,72 387,78 1015,73
6 M Béchar Oum Chegag 1,88 0,60 9,25 6,2 5,1 4,3 5,4 88,00 10,57 175,46 309,15
7 F Béchar Oum Chegag 1,60 0,51 9,50 6,2 4,7 5,3 6 97,83 11,15 195,06 362,36
8 M Béchar Oum Chegag 3,40 1,08 14,50 9 7,2 7,8 6,5 185,21 15,34 369,28 943,92
9 M Béchar Oum Chegag 1,54 0,49 9,25 7 6,1 5,8 4,9 112,93 11,98 225,17 449,44
10 M Béchar Oum Chegag 1,93 0,61 11,00 6,8 6,2 5,9 5,3 115,85 12,13 230,99 466,98
11 F Béchar Djedida 2,08 0,66 9,00 7 6,2 6,5 5,4 124,70 12,58 248,63 521,48
12 M Béchar Djedida 2,28 0,73 12,25 8 6,8 7,5 7,1 170,27 14,71 339,49 832,05
13 M Béchar Djedida 2,90 0,92 12,00 8 7,1 7,2 6,9 167,88 14,60 334,74 814,62
14 M Béchar Djedida 3,76 1,20 15,00 9 7,8 8,3 8,4 220,81 16,75 440,28 1228,82
15 F Béchar Djedida 3,90 1,24 14,00 9 8,1 8,3 8,6 227,23 16,99 453,07 1282,75
16 F Béchar Djedida 2,94 0,94 11,00 7,9 7,2 7,3 6,9 168,89 14,65 336,76 822,00
17 F Béchar Djedida 2,42 0,77 11,50 8 8,1 7,2 7,4 185,42 15,35 369,72 945,60
18 M Béchar Djedida 2,26 0,72 13,50 7,7 7 7,1 6,2 154,75 14,02 308,57 720,98
19 F Béchar Djedida 2,22 0,71 13,00 8,5 8,1 7,8 7,4 198,97 15,90 396,72 1051,05
20 F Béchar Djedida 2,68 0,85 10,25 8 7,4 6,8 5,9 156,85 14,11 312,74 735,67
21 M Béchar Bou Yala 0,81 0,26 6,10 5,6 4,9 5,2 5,5 88,44 10,60 176,34 311,47
22 F Béchar Bou Yala 1,65 0,53 7,50 3 2,5 2,9 3,2 26,61 5,81 53,06 51,41
23 F Béchar Bou Yala 1,00 0,32 5,50 2,6 2,4 3,3 4,1 31,57 6,33 62,95 66,44
24 F Béchar Bou Yala 1,50 0,48 6,50 3 3,2 2,9 2,7 27,43 5,90 54,69 53,80
25 M Béchar Bou Yala 0,66 0,21 4,50 2,3 2,1 2,7 2 16,48 4,57 32,85 25,05
26 M Béchar Bou Yala 1,58 0,50 7,50 3,9 3,5 3,2 3,4 38,67 7,01 77,10 90,05
27 M Béchar Bou Yala 2,20 0,70 8,50 4,4 4,1 3,9 3,6 50,51 8,01 100,71 134,43
28 F Béchar Bou Yala 1,85 0,59 7,25 4,5 4,3 3,9 4,4 57,55 8,55 114,75 163,49
29 F Béchar Bou Yala 2,68 0,85 10,25 5,2 5 4,8 4,2 72,79 9,61 145,13 232,55
30 M Béchar Bou Yala 2,10 0,67 9,50 5,8 5,3 5,2 5,4 92,58 10,84 184,59 333,58
31 M Béchar Bou Ayech 1,31 0,42 4,25 2,8 2,3 3 2,1 20,83 5,14 41,54 35,61
32 M Béchar Bou Ayech 1,80 0,57 8,25 4,2 4 4,5 3,8 53,64 8,25 106,95 147,12
33 F Béchar Bou Ayech 1,74 0,55 8,50 4,6 4,2 3,5 5,2 61,30 8,82 122,23 179,74
34 M Béchar Bou Ayech 1,95 0,62 9,50 5 4,2 3,9 5,4 68,30 9,31 136,19 211,40
35 M Béchar Bou Ayech 1,92 0,61 8,75 4,4 4 3,5 5 57,00 8,51 113,65 161,16
36 M Béchar Bou Ayech 2,70 0,86 10,00 7 6,5 5,8 7,2 138,73 13,27 276,62 611,96
37 M Béchar Bou Ayech 1,60 0,51 11,25 7,5 7,3 6,4 5,8 144,55 13,55 288,22 650,85
38 F Béchar Bou Ayech 1,35 0,43 7,25 5,4 5 5,2 4,8 81,83 10,19 163,16 277,21
39 F Béchar Bou Ayech 0,75 0,24 6,75 4 3,8 4,3 3,8 49,75 7,95 99,19 131,40
40 F Béchar Bou Ayech 1,75 0,56 10,00 7 6,3 7,2 5,9 137,64 13,22 274,44 604,76
Tableau N. Mesure dendrométrique dans les stations de la région de Naâma

C 1,30 D 1,30
Sexe Région Station (m) (m) H (m) R1 (m) R2 (m) R3 (m) R4 (m) Sp dh0 Sh0 Vh0
1 M Naama Gaaloul 3,68 1,17 10,00 6,7 6,2 6,8 7,3 143,55 13,5 286,21 644,0751
2 F Naama Gaaloul 1,30 0,41 6,50 5 4,8 5,1 4,6 74,74 9,743 149,02 241,9816
3 F Naama Gaaloul 3,00 0,96 8,50 5,4 5,1 5,2 5,3 86,586 10,49 172,64 301,7323
4 M Naama Gaaloul 2,80 0,89 9,00 5,3 5 4,8 4,6 76,373 9,849 152,28 249,9544
5 M Naama Gaaloul 1,15 0,37 7,00 5 4,2 4,6 5,1 70,501 9,462 140,57 221,6897
6 F Naama Gaaloul 1,50 0,48 7,50 5,8 5,4 5,3 5,5 95,095 10,99 189,61 347,288
7 F Naama Gaaloul 2,20 0,70 8,25 6,3 6 6,1 5,6 113,24 11,99 225,8 451,3125
8 F Naama Gaaloul 2,40 0,76 7,25 5,8 5,2 5,1 5,3 90,102 10,7 179,65 320,3006
9 M Naama Gaaloul 3,40 1,08 8,00 4,4 4 4,1 4,2 54,801 8,342 109,27 151,927
10 F Naama Gaaloul 2,85 0,91 9,25 6,2 6 5,5 5,9 109,51 11,79 218,35 429,1605
11 M Naama Haraza 4,05 1,29 10,50 6,7 6,3 6,5 6,2 129,74 12,84 258,68 553,4132
12 F Naama Haraza 2,80 0,89 8,00 6,3 5,8 5,9 6,1 114,1 12,04 227,5 456,4372
13 M Naama Haraza 2,56 0,82 10,00 6,3 6 5,9 6,1 115,95 12,14 231,2 467,5987
14 F Naama Haraza 2,90 0,92 10,00 6,4 6,1 6,5 6,3 125,69 12,63 250,61 527,6989
15 M Naama Haraza 1,00 0,32 7,75 4,3 4 3,6 3,9 49,188 7,904 98,076 129,1945
16 M Naama Haraza 1,20 0,38 6,75 3,5 3,1 3,2 3,5 34,815 6,649 69,417 76,93056
17 F Naama Haraza 2,45 0,78 8,15 6,2 6 5,8 5,9 112,17 11,94 223,65 444,8988
18 F Naama Haraza 2,26 0,72 8,25 4,2 4 3,9 4,2 52,195 8,142 104,07 141,2189
19 F Naama Haraza 2,50 0,80 7,75 6 5,9 6 6,2 114,02 12,03 227,35 455,9662
20 M Naama Haraza 2,48 0,79 7,25 5,3 5 5,1 4,9 80,941 10,14 161,39 272,7154
21 M Naama Ouarka 0,80 0,25 4,50 2,4 2,8 3 3,1 25,285 5,667 50,415 47,61508
22 M Naama Ouarka 1,76 0,56 6,25 3,7 3,2 3,5 3,8 39,737 7,104 79,231 93,80839
23 M Naama Ouarka 2,60 0,83 2,50 5,2 5 4,8 4,6 75,548 9,795 150,64 245,9189
24 M Naama Ouarka 2,45 0,78 4,50 2,8 3 3 3,1 27,828 5,945 55,487 54,97723
25 F Naama Ouarka 0,90 0,29 5,25 2,8 3,6 3,2 3,5 33,983 6,569 67,758 74,18906
26 F Naama Ouarka 0,80 0,25 4,00 2,8 2,2 3 2,6 22,325 5,325 44,515 39,50507
27 M Naama Ouarka 0,80 0,25 5,20 2,2 2,8 3 3,2 25,057 5,641 49,962 46,97349
28 M Naama Ouarka 1,27 0,40 4,80 3,7 3,2 2,9 3,1 32,931 6,467 65,661 70,77118
29 F Naama Ouarka 1,65 0,53 6,00 4,2 4,2 4,5 3,9 55,531 8,398 110,72 154,973
30 F Naama Ouarka 1,35 0,43 5,50 3,1 3,2 3,6 4 38,316 6,976 76,398 88,82223
31 F Naama Hajaj 0,80 0,25 5,00 2,2 2,5 2,8 3 21,925 5,277 43,716 38,44721
32 F Naama Hajaj 0,80 0,25 5,70 2,3 2,8 3 3,2 25,41 5,681 50,666 47,97031
33 F Naama Hajaj 0,90 0,29 6,00 3,3 3,6 4 4,2 45,13 7,571 89,984 113,5395
34 F Naama Hajaj 2,15 0,68 9,20 5,5 5,8 6 5,2 99,64 11,25 198,67 372,4817
35 M Naama Hajaj 2,68 0,85 8,20 4,2 4 4,5 4,3 56,818 8,495 113,29 160,3933
36 M Naama Hajaj 2,30 0,73 8,00 4,5 4,2 3,9 4,2 55,531 8,398 110,72 154,973
37 M Naama Hajaj 2,50 0,80 7,20 5 5,1 4,8 4,6 74,74 9,743 149,02 241,9816
38 M Naama Hajaj 2,40 0,76 5,70 3,4 3,6 3,8 4 43,144 7,402 86,024 106,1277
39 M Naama Hajaj 0,92 0,29 5,80 3,4 3,8 4 4,1 46,166 7,657 92,05 117,4722
40 F Naama Hajaj 1,60 0,51 6,00 4 4,1 4,2 3,9 51,543 8,091 102,77 138,5829
Tableau O. Mesure dendrométrique dans les stations de la région d’El Bayadh

C 1,30 D 1,30
Sexe Région Station (m) (m) H (m) R1 (m) R2 (m) R3 (m) R4 (m) Sp dh0 Sh0 Vh0
1 M El-Bayadh Messied 2,60 0,83 8,50 7,3 7,5 7,1 7,2 166,26 14,53 331,5 802,8172
2 M El-Bayadh Messied 0,90 0,29 4,70 4 4,1 3,5 3,2 43,411 7,425 86,556 107,114
3 F El-Bayadh Messied 1,40 0,45 7,50 4,8 4,2 4,1 4 57,69 8,56 115,03 164,0971
4 F El-Bayadh Messied 2,10 0,67 6,60 5,5 5 5,1 5,2 85,016 10,39 169,51 293,5629
5 M El-Bayadh Messied 2,40 0,76 6,40 6,3 6 6,1 5,8 115,03 12,09 229,37 462,054
6 F El-Bayadh Messied 2,30 0,73 8,00 6,7 6,2 6,4 6,2 127,74 12,74 254,71 540,7044
7 M El-Bayadh Messied 1,00 0,32 6,10 3,4 3,2 3,6 3,8 38,622 7,004 77,008 89,88891
8 F El-Bayadh Messied 4,00 1,27 9,65 7,7 6,5 6,8 7,1 155,58 14,06 310,21 726,7434
9 M El-Bayadh Messied 2,35 0,75 6,75 5,1 5 5,2 4,9 80,117 10,09 159,75 268,5603
10 F El-Bayadh Messied 2,15 0,68 6,90 5,4 5,2 5,4 5,1 87,425 10,54 174,32 306,1335
11 M El-Bayadh Hanntouzah 2,20 0,70 11,20 8 7,5 7,6 7,2 180,43 15,14 359,76 907,6643
12 F El-Bayadh Hanntouzah 4,50 1,43 9,80 8,5 8 8,1 7,9 207,45 16,23 413,64 1119
13 M El-Bayadh Hanntouzah 3,10 0,99 12,15 8 8,2 8,1 8 204,77 16,13 408,29 1097,349
14 M El-Bayadh Hanntouzah 3,20 1,02 11,20 9 9,1 8,5 8,2 238,09 17,39 474,73 1375,837
15 F El-Bayadh Hanntouzah 5,60 1,78 11,20 9 9,1 8,6 8,5 243,37 17,58 485,25 1421,815
16 F El-Bayadh Hanntouzah 4,00 1,27 11,22 9,5 9,2 9,1 9,5 273,14 18,62 544,62 1690,572
17 F El-Bayadh Hanntouzah 2,70 0,86 9,35 7,5 7,2 7,4 7 166,3 14,53 331,59 803,1583
18 F El-Bayadh Hanntouzah 3,00 0,96 11,22 8,5 8,2 8,3 7,9 212,57 16,43 423,84 1160,666
19 F El-Bayadh Hanntouzah 3,70 1,18 11,20 8 8 7,5 7,4 187,62 15,44 374,1 962,4598
20 M El-Bayadh Hanntouzah 1,80 0,57 7,50 4 4,1 4,2 3,9 51,543 8,091 102,77 138,5829
21 M El-Bayadh Boussemghoun 1,80 0,57 6,25 4 4,2 3,8 3,6 47,916 7,801 95,541 124,2168
22 F El-Bayadh Boussemghoun 0,84 0,27 5,50 3,2 3 3,2 3,5 32,758 6,45 65,316 70,21519
23 F El-Bayadh Boussemghoun 1,00 0,32 6,15 3,3 3,1 3,5 3,4 34,783 6,646 69,355 76,82651
24 F El-Bayadh Boussemghoun 1,75 0,56 6,50 5,2 5 5,1 4,9 80,117 10,09 159,75 268,5603
25 F El-Bayadh Boussemghoun 1,45 0,46 6,00 3,4 3,2 3,8 3,7 39,195 7,055 78,151 91,89689
26 F El-Bayadh Boussemghoun 1,22 0,39 7,50 3,9 3,8 3,2 3,5 40,93 7,21 81,61 98,06522
27 F El-Bayadh Boussemghoun 1,70 0,54 7,30 4,7 4,2 4,5 4,4 62,282 8,894 124,18 184,0758
28 F El-Bayadh Boussemghoun 1,51 0,48 6,50 4 4,1 3,9 4,2 51,543 8,091 102,77 138,5829
29 M El-Bayadh Boussemghoun 2,50 0,80 7,00 5 5,2 5,1 4,8 79,356 10,04 158,23 264,7407
30 M El-Bayadh Boussemghoun 1,65 0,53 6,50 4,7 4,5 4,6 4,5 65,744 9,138 131,09 199,6345
31 F El-Bayadh Guetta 4,12 1,31 9,00 6,6 6,2 6,5 6,3 128,69 12,78 256,6 546,7463
32 F El-Bayadh Guetta 2,55 0,81 7,75 6,1 6 5,8 5,9 111,2 11,88 221,73 439,1666
33 F El-Bayadh Guetta 2,85 0,91 9,75 7,5 7,2 7,5 7 167,47 14,58 333,92 811,6465
34 F El-Bayadh Guetta 2,33 0,74 10,50 8,6 8,2 8,5 8 217,8 16,63 434,27 1203,748
35 F El-Bayadh Guetta 2,00 0,64 8,50 6,6 6,5 6,2 6,3 128,69 12,78 256,6 546,7463
36 F El-Bayadh Guetta 3,20 1,02 9,00 5,1 5 4,8 5,2 79,356 10,04 158,23 264,7407
37 M El-Bayadh Guetta 0,87 0,28 6,25 2,8 3 2,8 3,2 27,412 5,9 54,657 53,74893
38 M El-Bayadh Guetta 2,26 0,72 9,75 7,1 7 7,2 6,8 155,03 14,03 309,11 722,8965
39 F El-Bayadh Guetta 1,90 0,61 9,70 8,4 8,2 7,8 8 206,17 16,18 411,09 1108,664
40 F El-Bayadh Guetta 3,75 1,19 11,00 9,7 9,5 9,2 9,4 280,51 18,87 559,31 1759,466

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