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Logique et ensembles en mathématiques

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1

Chapitre 1 : Logique, ensembles et


raisonnements

Table des matières


1 Rudiments de logiques 2
1.1 Assertions mathématiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Connecteurs logiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

2 Quantificateurs 5
2.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Ordre des quantificateurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3 Quantificateurs et opérations logiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

3 Ensembles 6
3.1 Définition d’un ensemble et appartenance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
3.2 Inclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
3.3 Sous-ensemble ou partie d’un ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.4 Opérations sur les parties d’un ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.5 Couples, p−uplets et produit cartésien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

4 Différents modes de raisonnement 10


4.1 Démontrer une implication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.2 Démontrer une équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4.3 Raisonnement par récurrence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

S. Freyssinet BCPST 1.1 2021−2022


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1 Rudiments de logiques
1.1 Assertions mathématiques
Définition 1.

On appelle assertion mathématique un énoncé portant sur les propriétés de certains objets mathé-
matiques.
Elle peut être vraie ou fausse.

Exemples :
• Le nombre 3 est pair.
• le nombre π est un irrationnel.
• il existe un nombre réel x tel que x2 = −1.

Définition 2.

On appelle conjecture une assertion mathématique dont on soupçonne la véracité mais qui n’a pas
été démontrée.

1.2 Connecteurs logiques


Définition 3.

Soit A une assertion mathématique.


La négation de A, notée eA, est l’assertion qui prend toujours la valeur contraire à celle de A.
La table de vérité est donnée par le tableau suivant.
A eA

Exemple 1:
1. La négation de tous les frères de Paul sont blonds est
............................................................................................................................
2. La négation de chaque élève a au moins lu un des livres au programme est
............................................................................................................................

Théorème 1.

Soit A une assertion mathématique.

e(eA) = A

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3

Définition 4.

Soient A et B deux assertions mathématiques.


L’assertion A et B, notée A ∧ B, est vraie seulement lorsque A et B sont vraies.
La table de vérité est donnée par le tableau suivant.
A B A∧B
V V
V F
F V
F F

Définition 5.

Soient A et B deux assertions.


L’assertion A ou B, notée A ∨ B, est vraie dès que A ou B est vraie.
La table de vérité est donnée par le tableau suivant.
A B A∨B
V V
V F
F V
F F

Exemple 2: Pour A= « 3 est pair » et B= « 6 est pair » , la proposition A ∨ B est vraie.

Théorème 2.

Soient A et B deux assertions mathématiques. On a les liens logiques suivants :


1. A ∧ A = A
2. A ∧ B = B ∧ A Commutativité de et
3. A ∨ A = A
4. A ∨ B = B ∨ A Commutativité de ou
5. A ∧ (eA) est toujours fausse.
6. A ∨ (eA) est toujours vraie.
7. e(A ∧ B) = (eA) ∨ (eB). Négation d’un et
8. e(A ∨ B) = (eA) ∧ (eB). Négation d’un ou

Exemple 3: La négation de la proposition Tous les élèves de la classe ont 3 frères et 2 sœurs est

.................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................

Théorème 3.

Soient A,B et C trois assertions mathématiques. On a les liens logiques suivants :


1. A ∨ (B ∨ C) = (A ∨ B) ∨ C Associativité de ou
2. A ∧ (B ∧ C) = (A ∧ B) ∧ C Associativité de et
3. A ∨ (B ∧ C) = (A ∨ B) ∧ (A ∨ C) Distributivité de ou sur et
4. A ∧ (B ∨ C) = (A ∧ B) ∨ (A ∧ C) Distributivité de et sur ou

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4

Définition 6.

Soient A et B deux assertions mathématiques.


L’assertion A implique B, notée A ⇒ B, est vraie lorsque B ne peut pas être fausse avec A vraie.
La table de vérité est donnée par le tableau suivant.
A B A⇒B
V V
V F
F V
F F

Exemple 4: Avec A(x) : « x est un multiple de 6 » et B(x) : « x est un multiple de 2 »,


la proposition A(x) ⇒ B(x) est vraie tandis que la proposition B(x) ⇒ A(x) est fausse.

Définition 7.

Soient A et B deux propositions.


La réciproque de l’implication A ⇒ B est l’implication B ⇒ A.

Exemple 5: La réciproque de « Si n est un multiple de 6 alors n est un multiple de 2 » est


« Si n est un multiple de 2 alors n est un multiple de 6 ».

Définition 8.

Soient A et B deux assertions.


La contraposée de l’implication A ⇒ B est l’implication eB ⇒eA.

Exemple 6: La contraposée de « Si n est un multiple de 6 alors n est un multiple de 2 » est la proposition « Si


n n’est pas un multiple de 2 alors n n’est pas un multiple de 6 ».

Théorème 4.

Soient A et B deux assertions.


L’implication A ⇒ B et sa réciproque B ⇒ A ne sont pas égales.
L’implication A ⇒ B et sa contraposée eB ⇒eA sont toujours égales.

Définition 9.

Soient A et B deux assertions mathématiques.


La proposition A est équivalente à B, notée A ⇔ B, est la proposition définie par (A ⇒ B) ∧ (B ⇒
A). On lit « A si, et seulement si, B ».
La table de vérité est donnée par le tableau suivant
A B A⇒B B⇒A A⇔B
V V
V F
F V
F F

Exemple 7: Pour trois réels positifs a, b et c, un triangle de côtés de longueur a, b et c est rectangle si, et
seulement si, a2 + b2 = c2 .

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2 Quantificateurs
2.1 Définitions
Définition 10.

Le quantificateur ∈ traduit l’appartenance à un ensemble.


Le quantificateur ∈
/ traduit la non appartenance à un ensemble.

Définition 11.

Le quantificateur universel ∀ se lit quelque soit ou pour tout.

Exemple 8: Tous les carrés de nombres réels sont négatifs se traduit par

∀x ∈ R , x2 ≤ 0.

Remarque : Pour démontrer une propriété de la forme ∀x ∈ E, A(x), on doit montrer que pour toute valeur
de x, la propriété A(x) est vraie.
On commencera souvent par Soit x ∈ E.

Définition 12.

Le quantificateur existentiel ∃ se lit il existe.


Il signifie il existe au moins un élément tel que ...


Exemple 9: Il existe un réel dont le carré vaut 2 se traduit par

∃ x ∈ R , x2 = 2.

Remarque : Pour démontrer une propriété de la forme ∃x ∈ E, A(x), on doit justifier l’existence d’un tel
élément, en un proposant un par exemple.

Exemple 10: Comment traduire n est impair ?


..............................................................................................................................

Définition 13.

Le quantificateur ∃! se lit il existe un unique.


Il signifie il existe exactement un élément tel que ...

Exemple 11: Il existe un unique réel dont le double vaut la moitié se traduit par
x
∃! x ∈ R , 2x = .
2

Remarque : Pour démontrer une propriété de la forme ∃!x ∈ E, A(x), on doit justifier l’existence d’un tel
élément et son unicité.

Exemple 12: Que pensez-vous des propositions suivantes ?


• ∀ x ∈ R, cos(x) = 0
• ∃ x ∈ R, cos(x) = 0
• ∃! x ∈ R, cos(x) = 0

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2.2 Ordre des quantificateurs

Exemple : Comment traduire Tous les points de E ont un antécédent par f dans A ?

.............................................................................................................................

Remarque : L’ordre des quantificateurs est très important.


• ∀x ∈ R+ , ∃y ∈ R, x2 = y
• ∃y ∈ R, ∀x ∈ R+ , x2 = y

Théorème 5.

Lorsqu’on utilise plusieurs fois le même quantificateur, on peut inverser l’ordre.


Lorsqu’on utilise des quantificateurs différents, on ne peut pas inverser l’ordre.

Exemple 13: On peut écrire « ∀a ∈ A, ∀b ∈ B, ... » ou bien « ∀b ∈ B, ∀a ∈ A, ... » ou encore


« ∀(a, b) ∈ A × B, ... ».

2.3 Quantificateurs et opérations logiques


Théorème 6.

Soit A(x) une proposition portant sur un réel x.


1. La négation de « ∀x ∈ R, A(x) » est « ∃x ∈ R, eA(x) ».
2. La négation de « ∃x ∈ R, A(x) » est « ∀x ∈ R, eA(x) ».

Théorème 7.

Soient A(x, y) une proposition portant sur deux réels x et y.


La négation de « ∀x ∈ R, ∃y ∈ R, A(x, y) » est « ∃x ∈ R, ∀y ∈ R, eA(x, y) ».

3 Ensembles
3.1 Définition d’un ensemble et appartenance
Définition 14.

Lorsqu’un ensemble E est défini en faisant la liste des objets mathématiques qu’il contient, on dit
que l’on a défini cet ensemble par extension.

E = {x1 , . . . , xn }

Ces objets mathématiques sont appelés éléments de l’ensemble E.

Lorsqu’il n’y a qu’un seul élément, on parle de singleton : {x1 }.


Lorsqu’il n’y a aucun élément, on parle de l’ensemble vide. On le note ∅.

On dit que y appartient à E lorsque y est un des éléments de E.

y ∈ E ⇔ ∃ i ∈ [[1, n]], y = xi

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Exemple 14:

Définition 15.

Lorsqu’un ensemble E est défini par une propriété que vérifient les éléments d’un autre ensemble F ,
on dit que l’ensemble E est défini par compréhension.

E = {x ∈ F tel que P (x)}

On dit que y appartient à E lorsque P (y) est vraie.

y ∈ E ⇔ P (y)

Exemple 15: Prenons E = {x ∈ R / x(x + 2) = −12}. Il est défini par compréhension.


Sa définition par extension est E =

Exemples : Les ensembles R− ou N∗ sont définis par compréhension.

3.2 Inclusion
Définition 16.

Soient E et F deux ensembles. On dit que E est inclus dans F lorsque tous les éléments de E
appartiennent à F . On note E ⊂ F ou F ⊃ E.

E ⊂ F ⇔ ∀x ∈ E , x ∈ F

Remarque : Pour montrer qu’un ensemble E est inclus dans un ensemble F , on devra démontrer que tous les
éléments de E sont inclus dans F .
1. Soit x ∈ E.
2. . . .
3. donc x ∈ F .

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Exemple 16: Montrer que {n ∈ N tel que n impair} ⊂ n ∈ N tel que n2 impair .

Remarque : Il faut bien distinguer les symboles ∈ et ⊂.


• x ∈ E : l’élément x appartient à l’ensemble E.
• A ⊂ E : l’ensemble A est inclus dans l’ensemble E.

Remarque : L’ensemble vide est inclus dans tous les ensembles.

Définition 17.

Soient E et F deux ensembles. On dit que E est égal à F lorsque E est inclus dans F et que F est
inclus dans E.

E = F ⇔ (E ⊂ F ) et (F ⊂ E)

3.3 Sous-ensemble ou partie d’un ensemble


Définition 18.

Soit E un ensemble. On appelle sous-ensemble ou partie de E tout ensemble inclus dans E.


On note P(E) l’ensemble contenant toutes les parties de E.

Exemple 17: Faire la liste des parties de E = {0, 1} puis de F = {0, 1, 2}.

Remarque : Une partie de E est incluse dans E mais elle appartient à l’ensemble des parties de E.

A ⊂ E ⇔ A ∈ P(E)

3.4 Opérations sur les parties d’un ensemble


Définition 19.

Soient A et B deux parties d’un ensemble E. E


A
On appelle union de A et de B et on note A ∪ B
l’ensemble défini par

A ∪ B = {x ∈ E /x ∈ A ou x ∈ B} B

Théorème 8.

Soient A, B et C trois parties d’un ensemble E. Alors,


1. A ∪ ∅ = A et A ∪ E = E.
2. L’union est idempotente : A ∪ A = A.
3. L’union est commutative : A ∪ B = B ∪ A.
4. L’union est associative : A ∪ (B ∪ C) = (A ∪ B) ∪ C.

Remarque : L’union de deux ensembles est l’équivalent de l’opérateur logique ou.

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Définition 20.

Soient A et B deux parties d’un ensemble E. E


A
On appelle intersection de A et de B et on note A∩B l’ensemble
défini par

A ∩ B = {x ∈ E /x ∈ A et x ∈ B} B

Théorème 9.

Soient A, B et C trois parties d’un ensemble E. Alors,


1. A ∩ ∅ = ∅ et A ∩ E = A.
2. L’intersection est idempotente : A ∩ A = A.
3. L’intersection est commutative : A ∩ B = B ∩ A.
4. L’intersection est associative : A ∩ (B ∩ C) = (A ∩ B) ∩ C.

Remarque : L’intersection de deux ensembles est l’équivalent de l’opérateur logique et.

Théorème 10.

Soient A, B et C trois parties d’un ensemble E. Alors,


1. L’intersection est distributive sur l’union : A ∩ (B ∪ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C)
2. L’union est distributive sur l’intersection : A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ C)

Définition 21.

Soient A et B deux parties d’un ensemble E. E


Lorsque A∩B = ∅, on dit que les ensembles A et B sont disjoints.
B
On dit alors que l’union A ∪ B est une union disjointe
A
et on la note A q B.

Remarque : Il ne faut pas confondre disjoint et distinct.

3.5 Couples, p−uplets et produit cartésien


Définition 22.

Soient E et F deux ensembles.


On appelle produit cartésien de E et F l’ensemble défini par

E × F = {(x, y), x ∈ E, y ∈ F }

Les éléments de E × F sont appelés des couples.

Lorsque E = F , on note E 2 plutôt que E × E.

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Exemple 18: Pour E = {a, 5} et F = {3, b}, E × F = {(a, 3), (a, b), (5, 3), (5, b)} et
F ×E ={

Exemple 19: Proposer un élément de N × P([0; 1]).

Définition 23.

Soit E un ensemble. Soit p ∈ N, n ≥ 2.


On appelle n−uplet de E (ou p−liste la donnée de p éléments de E dans un ordre précis.

On note E p l’ensemble des p−uplets de E.

E p = {(x1 , . . . , xp ), ∀i ∈ [[1, p]], xi ∈ E}

Exemple 20: (2,2,3,5) est un 4−uplet de l’ensemble E = {1, 2, 3, 4, 5}.

Remarque : On imagine un tirage avec remise dans l’ensemble E.

Remarque : L’ordre est très important. Si a 6= b alors (a, b) 6= (b, a) et {a, b} = {b, a}.

4 Différents modes de raisonnement


4.1 Démontrer une implication
Methode 1.

Pour démontrer une implication de la forme A ⇒ B,


• On suppose que l’assertion A est vraie
• On montrer qu’elle implique A1 , qui implique A2 , . . .
• on arrive à l’assertion B

Exemple 21: Démontrer que Si 6 divise n alors n est pair.

Théorème 11.

Soient A et B deux assertions.


L’implication A ⇒ B et sa contraposée eB ⇒eA sont équivalentes.

Exemple 22: Montrer que ∀n ∈ N, n2 pair ⇒ n pair .

4.2 Démontrer une équivalence


Methode 2.

Pour démontrer une équivalence A ⇔ B,


• on montre une double implication A ⇒ B et B ⇒ A.
• on montrer que A est équivalente à A1 , qui est équivalente à A2 , . . . , qui est équivalente à B.

Exemple 23: Démontrer qu’un produit de deux entiers est impair si, et seulement si, les deux entiers sont
impairs.

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4.3 Raisonnement par récurrence


Il s’agit d’un raisonnement qui convient pour démontrer que propositions de la forme suivante :
∀n ∈ N, P (n).
∀n ≥ n0 , P (n).

Théorème 12.

Soit P une assertion définie sur N. Si les deux conditions suivantes sont vérifiées
• ∃ n0 ∈ N, P (n0 )
• ∀ n ≥ n0 , P (n) ⇒ P (n + 1)
Alors, la propriété P est vraie sur N : ∀n ≥ n0 , P (n).

Exemple 24: Démontrer que ∀n ∈ N, 10n − 1 est un multiple de 9.

Remarque : Il se peut que P (n) ne suffise pas pour obtenir P (n + 1). On fait alors une récurrence forte.

Théorème 13.

Soient P une assertion définie sur N. Si les deux conditions suivantes sont vérifiées
• ∃ n0 ∈ N, P (n0 )
• ∀ n ≥ n0 , P (n0 ) ∧ · · · ∧ P (n) ⇒ P (n + 1)
Alors, la propriété P est vraie sur tout N : ∀n ∈ N, P (n).

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