Français-philosophie
MPSI 1&2
Dissertation
Sujet :
« Croire est agréable. C’est une ivresse don’t il faut se priver. » Alain, Propos
du 5 mai 1931
La croyance est susceptible de constituer une forme de fascination
réjouissante. Elle
Enivre la personne qui en est touchée. C’est dans ce sens que nous pouvons
annoncer les
Propos suivants d’Alain, extrait de ses Propos du 5 mai 1931 : « Croire est
agréable. C’est
Une ivresse don’t il faut se priver. » Cette citation est constituée de deux
phrases don’t la
Valeur sémantique est distincte. La première définit en effet l’acte de croire.
Ce dernier est
Ramené a ce qui en serait une récompense : son caractère agréable. Croire
veut dire ainsi
Avoir comme substrat le principe du plaisir. La forme infinitive du verbe
semble en ouvrir le
Sens sur toute situation ou l’adhésion est moins rationnelle que spirituelle.
Alain suggère de
Ce fait que la croyance (en quelque chose ou en quelqu’un) présent un
certain attrait
Charmant (au sens fort du terme). C’est pourquoi elle génère du plaisir. Dans
le deuxième
Moment du sujet, le philosophe adopte un ton plus moraliste (valeur
didactique). La
Gradation semble croissante puisqu’on passe d’une sensation agréable à une
« ivresse », qui
Correspond ici à un enchantement total, voulu dans ce contexte comme
dangereux. Aussi
Faut-il s’en méfier. Alain considère que cette ivresse peut nuire à la personne
qui la subit.
C’est comme s’il voulait évoquer une illusion trompeuse. On peut donc dans
ce sens parler
D’une arme à double tranchant : la croyance est certes enivrante, mais elle
représente
Potentiellement un danger. Les deux phrases ont ainsi une valeur
concessive. Nos œuvres au
Programme, à savoir Les Liaisons dangereuses de Laclos, Lorenzaccio de
Musset et les deux
Chapitres d’Arendt, Vérité et politique et Du mensonge en politique
confirment cela. Jusqu’à
Quel point donc l’acte de croire peut-il constituer un risque attrayant ? Afin
de répondre à
Cette question, nous allons voir en un premier lieu que croire peut être un
plaisir leurrant.
Ensuite, il sera question d’analyser l’idée que cette « ivresse » n’est pas la
seule création de
L’esprit mais découle d’un travail de persuasion habilement conduit.
Finalement, nous