INSTITUTIONS POLITIQUES :
Sans l’existence d’institutions, il n’y a pas de vie politique. Pour comprendre la vie
politique, il faut comprendre le fonctionnement des institutions.
I) Qu’est-ce qu’étudier les institutions politiques ?
A) Institution politique et droit constitutionnel :
Les institutions politiques sont les organes qui poursuivent la fonction de mettre en
œuvre le pouvoir politique. L’on ne peut étudier une institution sans une approche
juridique. La nécessité de cette approche juridique s’explique par le fait que ce sont les
règles juridiques qui vont préciser le fonctionnement de ces institutions.
B) Définition du droit constitutionnel :
1. La fonction du droit constitutionnel :
On estime que le droit constitutionnel dépend de l’adoption de règles juridiques qui vont
régler les rapports politiques, qui vont organiser la manière dont le droit est adopté
et qui va régir les relations entre pouvoirs publics et citoyens. L’idée forte du droit
constitutionnel est qu’il est possible de faire usage de la volonté humaine pour
construire une sorte d’ordre politique idéale. Le droit constitutionnel est étroitement
lié au volontarisme politique.
Le droit constitutionnel est un droit fondamentalement politique car c’est un droit qui
dans son approche libérale vise à résoudre les problèmes de la vie collective en
progressant vers un vivre ensemble idéal en faisant usage de notre volonté collective.
Étudier le droit constitutionnel suppose donc de s’intéresser aux différentes règles qui
définissent l’espace ou se déroule les, régule le phénomène politique càd il impose les
règles pour la conquête et l’exercice du pouvoir. Il est nécessaire de s’intéresser à un
élément fondamental.
2. La place de la Constitution :
Le droit constitutionnel est étroitement lié à la Constitution. En France sous la Vème
République nous avons une Constitution écrite depuis 1958, c’est elle qui vient créer les
différentes institutions.
Définition matérielle : traduit une sorte d’appréhension de la Constitution sous l’angle
de son contenu qui correspond à l’ensemble des règles juridiques selon lesquelles
les gouvernants exercent l’autorité, le pouvoir politique au nom de l’état.
Définition formelle : traduit une appréhension de la Constitution sous l’angle de sa
forme. L’ensemble des règles contenus dans ce texte formel qui sert à rigidifier la
règle juridique c’est à dire qu’il sera compliqué de les modifier. Derrière cette approche
formelle se cache l’idée selon laquelle il n’y aurait pas de matière spécifiquement
constitutionnelle.
Cette distinction formelle et matérielle n’est pas très utile pour l’étude du cas français
sous la Vème République néanmoins pour l’Angleterre cette distinction formelle est
décisive. La Constitution occupe une place centrale en droit constitutionnel.
3. L’importance du constitutionnalisme :
Ce mouvement historique intervient au moment des révolutions américaine et française
du XVIIIème siècle.
4. Présentation de la double nature de la Constitution au regard du constitutionnalisme :
Depuis la Révolution française le constitutionnalisme a permis de développer l’idée
selon laquelle il est possible de poser des règles de droit par écrit qui vont
s’imposer au pouvoir politique.
Deux impératifs vont entrer en concurrence :
- D’un côté, ces règles ont pour objectif de faciliter l’exercice du pouvoir.
- De l’autre côté, ces règles limitent l’exercice du pouvoir politique.
Un impératif de décision qui s’oppose à un impératif de protection, c’est ça le
constitutionnalisme qui vient définir la Constitution comme une technique de limitation
du pouvoir politique dans l’idée selon laquelle le droit peut venir soumettre le pouvoir
politique.
A) La Constitution est un instrument pour gouverner.
La Constitution permet l’exercice du pouvoir, elle habilite les différents organes
qui permettent aux gouvernants de décider. C’est la Constitution qui organise la
compétence politique et qui installe le cadre dans lequel les gouvernés deviennent
gouvernants.
B) La Constitution est un outil pour limiter le pouvoir politique.
La Constitution est un outil de protection individuel face au pouvoir politique, limite
les pouvoirs politiques par le droit. (Art°16 de la DDHC)
La séparation des pouvoirs est l’idée selon laquelle on peut limiter le pouvoir politique
par des gouvernants pour qu’il ne menace plus des gouvernés. Il faut diviser le pouvoir
au sein de l’État pour éviter le despotisme. Il n’y a pas de bonnes séparations des
pouvoirs.
« L’Homme parce qu’il est Homme dispose de droits naturels et ne peuvent être violés par
les gouverneurs. » John LOCK
« La Constitution n’est pas seulement le moyen d’organiser la coexistence des
pouvoirs mais elle contient aussi les principes de liberté qui garantissent les
pouvoirs de l’homme. » Benjamin CONSTANT
Le peuple use de sa souveraineté en usant de la Constitution.
II) Qu’est-ce que nous allons étudier ?
A) La constitution de la Vème République :
La Constitution a une prétention à être stable et a duré dans le temps. C’est
pourquoi en droit constitutionnel on dit que la Constitution est rigide càd difficile à
modifier (processus complexe qui va durer dans le temps.)
B) La problématique du cours :
Nous allons donc examiner les principales institutions politiques créer par les
institutions de 1958 mais nous chercherons systématiquement a confronté la
Constitution avec la pratique des Institutions. L’objectif sera de comprendre la Vème
République. La Constitution formelle n’est pas seulement réviser à l’aide de l’article 89
mais aussi par la pratique concrète de ces institutions.
TITRE I : les institutions politiques de la Vème République :
Chapitre I : le cadre théoriquo-historique de l’étude :
Section I : définition du régime parlementaire :
Le régime parlementaire est né au XVIIIème siècle, et est aujourd’hui le mode de
gouvernement le plus répandue dans le monde. Le régime de la Vème République est un
régime parlementaire.
I) Les origines anglaises du parlementarisme :
Le régime parlementaire trouve son origine en Angleterre dans le cadre d’un conflit
entre le roi et le Parlement. Progressivement le Parlement va asseoir son autorité en
soumettant le roi à un certain nombre de règles. Le régime parlementaire anglais est né
à mesure que le pouvoir royale s’affaiblit. Au Moyen-Âge en Angleterre la monarchie
était très forte, il n’y avait pas en Angleterre de système féodale, le monarque anglais
était très puissant plus que le roi français qui avait les seigneurs qui faisaient contre-
pouvoirs.
Au XIème siècle, le roi dit Jean Sans Terre a besoin d’énormément d’argent
donc il augmente considérablement les impôts et des révoltes éclatent dans le pays.
En 1215 le roi concède à « la magna carta », le roi anglais accepte de soumettre son
pouvoir royale a un certain nombre de règles, uniquement en matière fiscale, il devra
d’abord demander l’autorisation d’un grand conseil, composé de nobles anglais qui aura
lui aussi la possibilité de formuler des demandes au monarque.
En 1258, le roi Henri III accepte de signer les provisions d’Oxford, qui transfère une
bonne partie de son pouvoir, toujours en matière fiscale, à un conseil soumis à un
parlement.
Deux chambres se forment :
- Les barons : les nobles.
- Représentants des villes : l’élite des bourgeois.
Ces chambres parlementaires ont progressivement indépendantes. Le parlement va
commencer à discuter et délibérer les textes royaux.
Au cours du XVIIème siècle, le parlement commence à aborder de nouveaux sujets : la
guerre, les conquêtes, le parlement fera des demandes au roi en lui soumettant les
mesures à prendre.
La chambre des communes on voit apparaitre des groupes se formaient selon leur
tendance politique. Dont des opposants à la monarchie.
Le 30 janvier 1649, Charles I est confronté à un parlement de plus en plus puissant et
virulent, progressivement le parlement a demandé au roi de se soumettre à un texte qui
allait précisé l’intégralité de ses prérogatives. Celui-ci refuse, ce qui donne lieu à une
révolution, la chambre des communes
Le 30 janvier 1649, Charles Ier est décapité ce qui met fin à la monarchie. Le Parlement
supprime la deuxième chambre (la chambre des lordes.)
Ne reste plus qu’une seule chambre, une assemblée unique : la chambre des communes.
Cromwell à sa tête contrôle l’ensemble du pays : forme de dictature qui dure 20 ans.
A sa mort en 1658, son fils renonce au pouvoir or que son père avait tenter d’affirmer sa
dynastie. Le parlement va donc faire la déclaration de Breda « conformément au droit
ancien et fondamentaux du royaume, le pouvoir est et doit être exercé par le roi, les
lordes et les communes. » restauration de la monarchie.
Le fils de Charles I, Charles II est rappelé au pouvoir. Le parlement et le roi doivent
diriger le pays. Charles II, monarque puissant et charismatique parvient à s’imposer et
dissous le parlement. A sa mort son frère Jacques II devient roi d’Angleterre, moins
apprécié que son frère et moins charismatique, Jacques II est catholique et entend
défendre les catholiques dans le royaume anglais qui à ce moment-là est de plus en plus
protestant. Au même moment en France on chasse les protestants. Marie l’une des filles
de Jacques II est marié à Guillaume d’Orange, général suprême des armées de provinces
majoritairement protestantes, veulent faire de l’Angleterre une puissance protestante
pour lutter contre la France catholique, armée de 14 000 soldats en 1688 qui partent de
provinces unies pour forcer jacques II a devenir protestants. Lorsque Marie et Guillaume
arrivent à Londres, il découvre que Jacques II s’est enfui, ils vont reconvoqués le
Parlement, réunir les deux chambres, le Parlement décide de confier la couronne à Marie
et Guillaume. La couronne n’est plus héréditaire, le roi n’est plus source de pouvoir, c’est
le parlement qui nomme le roi, le parlement est donc source du pouvoir. Au Royaume
Uni, le parlement est souverain.
Bill of right : déclaration de droits vient consacrer le fait que le roi ne peut plus se
passer du Parlement. On impose le parlement pour toutes les ordonnances royales, les
décisions doivent être prises par le roi et le parlement, collaboration, le monarque et le
parlement émerge institutionnellement . Les ministres du roi vont devoir rendre des comptes
au Parlement et débattre avec le Parlement, qui peut leur demander de démissionner.
En 1782, le lord North doit justifier la guerre d’indépendance des États Unis et doit
rendre des comptes sous peine d’être exécuter, Lord North démissionne ce qui montre
que le Parlement est capable de renverser les ministres choisis par le roi.
II) Les deux définitions du régime parlementaire :
A. La définition minimale du régime parlementaire :
L’existence d’une responsabilité politique du gouvernement devant une assemblée élue.
Cette responsabilité traduit l’idée d’un contrôle du parlement sur l’action du gouvernement.
Il existe un lien fort entre régime représentatif et régime parlementaire car les représentants
représentent la volonté générale car ils sont élus par le peuple or dès lors que l’on considère
que le peuple devient la source principale de pouvoir, la légitimité revient à la chambre élu
par le peuple. Peut contraindre l’exécutif à démissionner. Cela ne signifie pas pour autant
que le parlement est autosuffisant, le régime parlementaire ne nie pas l’importance de
l’exécutif.
B. La définition extensive du régime parlementaire :
L’existence d’une logique parlementaire. Il existe une définition à la fois plus extensive et
paradoxalement plus fine du régime parlementaire dès lors qu’on associe à la responsabilité
parlementaire devant le parlement une certaine conception de la façon de gouverner. Cette
logique parlementaire est fondée sur un élément, c’est l’idée de collaboration entre les
institutions. Équilibre des pouvoirs, égalité entre le gouvernement et le parlement. L’une des
clés du régime parlementaire est le droit de dissolution : possibilité pour l’exécutif de
dissoudre la chambre et de reconvoquer des élections. En plaçant au coeur des institutions le
parlement c’est une manière de mettre en valeur le gouvernement en lui offrant une
légitimité vue qu’il jouit de la confiance du parlement élu par le peuple. Le régime
parlementaire peut être appréhendé de deux manières minimales qui n’est pas suffisant pour
caractériser le régime parlementaire. Ou alors une deuxième définition d’équilibre et de
collaboration entre les institutions.
Section II : Les origines du parlementarisme en France :
I) Une naissance informelle : les chartes de 1814 et de 1830 :
A. La charte de 1814 et la restauration monarchique
L’échec de la première monarchie constitutionnelle :
1er mai 1789 : la France est ruinée. Pour faire face à cette crise économique, le roi
souhaite lever un nouvel impôt pour les nobles et le clergé qui jusque-là était dispensé
d’impôts. Les nobles refusent, Louis XVI formule des ordonnances auquel le Parlement
va s’opposer. Lit de justice*: le roi vient au Parlement et enregistre lui-même
l’ordonnance, le Parlement va par la suite casser et annuler l’ordonnance du roi. Le roi
est énervé face à cette provocation, le peuple quant à lui soutient le parlement.
17 juin 1789 : Convocation des états généraux, le tiers-états se déclare assemblée
nationale, coup d’état mené par Sieyès, serment du jeu de paume, assemblée nationale
constituante
26 août 1789 : Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
3 sept 1791 : 1ère Constitution française, qui laisse place à un nouveau régime la
monarchie constitutionnelle, la souveraineté n’appartient plus au roi mais au peuple. Il
n’y a pas d’intention parlementaire, il s’agit d’une simple séparation des pouvoirs. Le roi
dispose d’un droit de veto.
10 août 1792 : fin de la monarchie constitutionnelle. Le roi n’a jamais adhéré à la
monarchie constitutionnelle il a été forcé d’y adhérer. Le roi va abuser de son droit de
veto : opposition au retour de la famille royale en France avec leur fuite. Le corps
législatif vote une loi pour obliger les nobles à rentrer. Les Parisiens encerclent les
tuileries, la famille royale va se réfugier à l’Assemblée nationale.
De nouvelles élections (abstention à 90°%) ont lieu pour élire une nouvelle assemblée
constituante (la convention) chargée de rédiger une nouvelle Constitution.
22 septembre 1792 : proclamation de la République.
B. L’échec de la première République :
Les montagnards vont rédiger une Constitution qui va être adoptée le 24 juin 1793, cette
nouvelle Constitution reconnaît que la souveraineté appartient au peuple et prévoit la
mise en place du suffrage universel masculin. La Constitution prévoit également une
seule assemblée qui concentre l’intégralité des pouvoirs.
Cette Constitution établie par les montagnards ne sera jamais appliquée, en effet ce texte
a été préparé en amont et ne prendra effet que lorsque la paix sera rétablie dans le pays.
Épisode de la Terreur (1793-1794) : période de dictature révolutionnaire mené par
Robespierre qui prendra fin à la mort de celui-ci.
Après l’épisode de la Terreur, les Girondins reviennent au pouvoir, et rédige une
nouvelle Constitution du 5 fructidor An III, c’est le Directoire. On abandonne le suffrage
universel au profit du suffrage censitaire.
C’est la première Constitution qui met en place un système bicamérale, composé par :
- Le Conseil des 500 : hommes élus des 30 ans, qui sont à l’initiative de la loi.
- Le Conseil des Anciens : homme de plus de 40 ans, qui vote la loi sans débat.
La fonction exécutive est confiée à un directoire composé de 5 directeurs, élus par les
Anciens sur proposition des 500. Le Directoire est une institution très
puissante notamment en charge de la direction de l’armée et de la diplomatie.
Cependant le Directoire est victime de plusieurs coups d’états entre le pouvoir législatif
et le pouvoir exécutif. Le conseil des 500 est devenu monarchique. C’est un échec
complet pour ce nouveau régime, c’est pourquoi Sieyès décide de l’abattre en se faisant
élire comme directeur et organise un coup d’état depuis l’intérieur en faisant croire à
une menace extérieure qui viendrait menacer à nouveau le Directoire.
C’est le Coup d’État du 18 Brumaire An VIII : l’armée envahit le Parlement en prétextant
les protéger et les convaincs de réorganiser le pouvoir en vue de les protéger.
C’est pourquoi le Parlement confit le pouvoir à trois consuls qui sont chargés de rédiger
une nouvelle Constitution, un nouveau régime voit le jour c’est le Consulat.
Nous pouvons constater au gré de ces transformations que pour mettre fin aux
inégalités constitutionnelles on retourne toujours vers le peuple, ici émerge l’idée que la
souveraineté vient du peuple. Toutefois aucuns de ces régimes ne se rapprochent d’un
régime parlementaire.
C. L’échec du premier Empire :
Les armées européennes remportent de nombreuses victoires militaires.
31 mars 1814 : Paris tombe. Rétablis la France dans ses frontières initiale du royaume de
France sous louis XVI, et laisse aux français le choix du régime.
Les alliés vont réunir un certains nombres de sénateurs, pour désigner un représentant
chargé de rédiger une C, ils vont désigner un gouvernement provisoire composé de 5
personnes dont le prince de Thalérent. Il ne compte pas rétablir la République. Hésite
entre l’empire et le retour du roi.
2 avril 1814 : les sénateurs (60/140) votent la déchéance de l’empereur.
5 avril 1814 : Acte la régence et l’héritage pour son fils.
6 avril 1814 : fin de l’empire, Napoléon abdique
2. La charte octroyée de 1814 :
A. Présentation de la charte de 1814 :
Le 6 avril 1814, dès lors que Napoléon abdique, les sénateurs appellent au retour de la
monarchie et rédige une Constitution, Louis XVIII est choisi pour devenir roi des
Français mais refuse.
Le 24 avril 1814 Louis XVIII rentre en France mais refuse toujours la Constitution
rédigée par le Sénat.
Louis XVIII devient roi de France et octroie aux français une Charte le 4 juin 1814 qui
met en place une monarchie constitutionnelle, le roi redevient source de pouvoir, retour
au model d’Ancien Régime.
Charte met en place une monarchie constitutionnel , roi fort, bicamérisme : chambre des
pairs nommés par le roi (aristocratie), chambre des députés élus au suffrage censitaire élu
par le roi.
On réfléchit à une forme de collaborations entre les deux institutions : la fonction
législative est partagé entre les différentes institutions : roi initiative de la loi, loi adopté
si deux chambres d’accord, droit de veto au roi ; en cas de danger imminent.
Fonction exécutive : entièrement confié au roi. Le roi peut dissoudre la chambre des
députés.
B. La parlementarisation de la charte de 1814 :
La charte ne prévoit pas la consécration d’un régime parlementaire, or en pratique, va
apparaître une certaine logique parlementaire.
Louis XVIII a longtemps habité en Angleterre et n’est pas hostile à ce modèle de
gouvernement.
Beaucoup des députés sont issus du corps législatif impérial, ils ne faisaient que voter
sans discuter, engouement pour les députés à discuter les textes et à débattre. Discuter
de l’action du pouvoir exécutif sans critiquer le roi, mais les ministres choisis par le roi.
La chambre contrôle l’activité des ministres.
Progressivement les députés vont utiliser cette instrumentaliser cette responsabilité
pénale en menaçant les ministres.
Ministres d’accord avec la majorité des députés.
En 1824 après le décès de son frère Louis XVIII, Charles X accède au pouvoir.
Charles X est un ultra-royaliste qui souhaite le retour à la monarchie. Il trouve la charte trop
libérale. Charles X souhaite imposer Polignac, un ultra à la tête de son gouvernement. Ce
choix dérange les députés de la chambre et vont le critiquer et le pousser à démissionner. Or
dans la charte le roi dispose du droit de choisir ses ministres. Charles X dissout la chambre
et appelle à faire une nouvelle élection.
Nouvelle chambre élue est libérale, il la dissout une nouvelle fois.
Juillet 1830 : association entre les députés et le peuple : nouvelle révolution : les trois
glorieuses : Charles X est forcé d’abdiquer en faveur de Louis Philippe.
C. La charte de 1830 et la monarchie de Juillet :
1. Bref rappel du contexte historique :
Révolution de 1830 en faveur de la République qui effraie les bourgeois parisiens.
Une quarantaine de députés se réunissent et font le vœu que Louis-Philippe devienne le
roi des Français. Lafayette pro-républicain est à la tête des trois glorieuses est aurait pu
devenir président de la République.
Louis Philippe en se drapant dans le drapeau tricolore adhère aux idées de la Révolution.
2. La charte acceptée de 1830 :
A. Présentation de la charte :
Charte de 1814 est modifiée pour devenir la charte de 1830, par l’assemblée.
Le monarque n’est plus issu du droit divin.
Plus de légitimité historique. En 1830, on confit plus de pouvoir au Parlement : les députés
eux-mêmes choisissent leur président. Désormais la chambre des pairs et les députés
peuvent également être à l’initiative de la loi.
Responsabilité pénale élargie : les députés peuvent poursuivre les ministres.
B. La parlementarisation de la charte de 1830 :
La monarchie de Juillet n’est toujours pas un régime parlementaire or en pratique il y a
une parlementarisation du régime car les députés font de Louis Philippe le roi. La charte
des députés est suffisamment forte pour pousser les ministres à démissionner.
L’interpellation : des députés interpellent un ministre sur une politique qu’il a mené,
s’installe un débat. Dès lors que le ministre recevait un blâme il perdait la confiance des
parlementaires et
devait démissionner.
Question de confiance : le gouvernement lui-même pose une question de confiance.
Tout relève de la pratique, rien n’est formellement écris dans la Charte = logique
parlementaire. Le régime s’effondre lorsque les députés s’autodétermine. Devant eux les
ministres sont responsables. Dualiste : on considérait que le gouvernement était responsable
devant le roi et devant la chambre et que l’un ou l’autre pouvait défaire le gouvernement.
Le régime de la monarchie de Juillet est enfermé dans une bulle déconnectée de la réalité
du pays.
En 1848 : révolution sociale, LP prend peur et quitte le pays.
En 1830 : le parlementarisme était présent en France et associé à la monarchie.
Lorsqu’on met fin à la monarchie on met fin au régime parlementaire.
II. Une renaissance avortée : l’empire libérale de 1860 :
A. Le parlementarisme oublié : de la République à l’Empire :
En 1848 on met fin à la monarchie pour laisser place à la seconde République française
avec la Constitution du 4 novembre 1848 qui est incontestablement mal faite. Avec la
démission de LP les institutions s’effondre c’est pourquoi on tente de copier la
Constitution des EU.
Cette C repose sur un président de la République au suffrage universel masculin élu pour
4 ans et ne peut se représenter à sa propre succession. Dans une logique présidentielle,
les ministres sont nommés par le PdR et ne sont responsables que devant lui. On met en
place un pvr législatif fort et on abandonne le bicaméralisme au profit d’une seule
assemblé composé de 750 députés élu au suffrage universel direct pour 3 ans.
On observe une séparation très stricte entre les différentes institutions.
Le premier président de la République française est Louis Napoléon Bonaparte élu à une
très large majorité. La chambre des députés est élue avec une très faible participation.
LNB décide de jouer le jeu de la pratique parlementaire et va choisir pour son
gouvernement un soutien de la monarchie. La chambre des députés va devenir de plus
en plus réactionnaire. LNB va entrer en confrontation avec la chambre. LNB « véritable
représentant du peuple ».
Au bout des 4 ans LNB va demander à la chambre de modifier la C pour l’autoriser à faire
un second mandat, la chambre refuse.
1er décembre 1851 : LNB immobilise l’armée et fait son coup d’état avec le soutient d’une
grande partie de la population. Napoléon fait afficher dans toutes les grandes villes qu’il
prend le pouvoir en tant que représentant du peuple. Constitution du 14 janvier 1852 qui ne
met pas fin à la République.
Novembre 1852 : second empire. Napoléon III devient le centre du pouvoir. Rétablit le
bicaméralisme. Nomme les sénateurs. Peut dissoudre le corps législatif. Aucunes
responsabilités devant le Parlement.
B. La parlementarisation de l’Empire :
Le second empire va à deux reprises se tourner vers une forme de parlementarisation
dans une logique de libéralisation.
Le 24 novembre 1860, Napoléon III admet le droit d’adresse aux chambres : pouvoir
discuter et poser des questions aux ministres. Napoléon III décide de libéraliser la
presse : publication des comptes rendues des débats devant les chambres.
En 1860 pas encore de régime parlementaire mais valorisation de la place du parlement
dans le régime. Valorisation du parlement.
1869 : modification de la constitution, mise en place d’un régime parlementaire libérale.
Napoléon III prépare sa place pour son fils. Les opposants à l’empire quitte la France, c’est
un écrasement l’empereur est plus fort que jamais. Le 4 septembre 1870, un an jour pour
jour après, Léon gobetta déclare le retour de la République.
II) Une reconnaissance formelle : la IIIème République :
A. La naissance d’une République parlementaire :
1. Les débuts de la IIIème République : 1870 – 1875 :
La IIIème République va durer longtemps puisqu’elle s’effondre en 1940, elle va avoir
une stabilité remarquable or avant cette IIIème République la France enchainait les
régimes et les Constitutions. Cependant les Français étaient incertains du régime qu’il
souhaitait et donc elle va mettre du temps à s’installer car les Français ne sont pas tout à
fait républicains.
On met en place un gouvernement provisoire avec à sa tête Léon Gambetta pour résister
face aux Prussiens, en 1871 Traité de Francfort signe la défaite totale de la France qui va
enfin pouvoir passer à autre chose. On organise une élection pour élire une assemblée
constituante : les monarchistes arrivent en tête, en second les républicains. Les
monarchistes vont favoriser la paix avec l’Allemagne, ce qui favorise leur élection. Les
monarchistes veulent amorcer une nouvelle restauration mais les monarchistes sont
très divisés : les bourbons et les orléanistes. Les légitimistes défendent la branche des
bourbons et veulent le petit fils de Charles X. Les orléanistes veulent le petit fils de Louis
Philippe le comte de Paris. Les monarchistes s’accordent pour élire un nouveau président
Adolf THIERS qui est monarchiste mais qui ne se positionne ni orléaniste, ni bourbon.
Adolf Thiers défend de plus en plus un système républicain, les monarchistes le
renvoient et élisent comme nouveau président le maréchal MAC MAHON qui décide de
devenir président pour 7 ans, apparition pour la première fois du septennat, temps
impartit pour la rédaction. Après d’intense négociation, le comte de Paris admet que c’est le
comte de Chambord qui incarne le principe monarchique, lui seul peut prétendre au trône de
France. Mais le comte de Paris refuse le retour du drapeau blanc d’AN et souhaite conserver
le drapeau tricolore. Le comte de Chambord refuse de s’associer à ce drapeau qui fait
référence à la Révolution et à la décapitation de son aïeul, les deux partis ne parviendront
jamais à se mettre d’accord sur le drapeau. Surgit alors un nouveau problème : le retour en
force des bonapartistes. Les Républicains vont réussir à convaincre certains orléanistes
libéralistes de mettre en place une République, c’est comme ça qu’on aboutit à l’adoption
des institutions d’une République.
2. L’adoption des lois constitutionnels de 1875 :
A. Présentation des lois constitutionnels :
En 1875 il n’y a pas de Constitution formelle qui définit le régime, c’est pourquoi l’on
observe une succession de loi qui vont mettre en place une République.
On va avoir un PdR, un gouvernement composé de ministres, une Assemblée Nationale :
le Parlement composé de la chambre des députés et du Sénat. Aucun texte ne prévoit de
chef du gouvernement.
L’amendement WALLON du 30 janvier 1875 qui prévoit que le PdR sera élu par suffrage
indirect par l’AN. C’est lui qui consacre la nature républicaine du régime.
Loi du 24 février 1875 qui consacre la place du Sénat : avoir une chambre haute qui
puisse contrebalancer le pouvoir de l’AN. Loi du 25 février 1875 qui organise le pouvoir
public et la fonction du PdR. En 1875 on pense le PdR comme une instit° puissante à
l’initiative des lois, pouvoir de dissolution de la chambre des députés si l’obtient l’accord du
Sénat. On prévoit que le gouvernement est responsable devant les chambres mais pas le
PdR.
B. Démonstration de sa nature parlementaire :
Contrairement aux chartes de 1814 et de 1830, la Constitution de la IIIème république
prévoit que les ministres sont responsables devant les deux chambres de l’AN et devant
le Sénat. Bicamérisme égalitaire entre l’AN et le Sénat. On parle ici de responsabilité
politique. Le texte ne va pas détailler complètement jusqu’où s’étend leur responsabilité.
C’est la pratique des institutions politiques qui va permettre de la déterminer.
Deux grandes formes de possible mise en cause de la responsabilité :
- L’interpellation : la possibilité pour des députés ou sénateurs d’interpeller un
ministre de le questionner sur un sujet précis, cette interpellation entraine un
débat, ce débat entraîne un vote, si le vote est contre le ministre, perte de
confiance du ministre qui doit démissionner, chute de l’entièreté de son
gouvernement.
- La question de confiance : à l’initiative du gouvernement, qui demande aux
députés ou aux sénateurs s’il a leur confiance, si la réponse est non le
gouvernement s’en va. Le président du conseil devient l’homme fort du régime.
C. La transformation en régime d’assemblée :
Un régime d’assemblée est un régime parlementaire qui va dégénérer en faveur de la
primauté de l’Assemblée par rapport à l’exécutif, parlementarisme absolu dans lequel
l’assemblée est toute puissante et dans lequel l’équilibre est rompu.
L’imprécision des textes permet aux députés d’imposer leur vision du régime.
1. La Constitution Grévy :
Pour comprendre la Constitution Grévy il faut en revenir à la présidence Mac Mahon qui
a une vision dualiste du parlementarisme, le gouvernement est responsable devant l’AN
mais il considère également que le gouvernement est responsable devant lui.
En 1877, Mac Mahon nomme Jules Simon un homme modéré à la tête de son
gouvernement, il regrette ce choix et lui demande démissionner.
Conflit entre l’AN qui ne veut pas que Jules démissionne et Mac Mahon qui demande
l’accord du Sénat largement monarchiste qui autorise Mac Mahon à dissoudre la
chambre des députés. Victoire écrasante des Républicains.
Le Sénat devient Républicains. Mac Mahon démissionne et l’AN va élire Jules Grévy
comme PdR. Jules Grévy rejette le droit de dissolution, qui est devenu un principe
monarchique et non républicain. Aucun président sous la IIIème République ne va user
du droit de dissolution.
2. Les conséquences de la Constitution Grévy :
Nature moniste du régime parlementaire est confirmé : le gouvernement n’a aucun
compte rendre au PdR juste à l’AN.
Cette chambre des députés va user de son pouvoir et de sa suprématie sur les autres.
Instabilité gouvernementale qui ne cesse d’être renversé par l4An entre 1871 et 1940,
on compte 104 gouvernements, les gouvernements ne tenaient que quelques mois. La
plupart c’était six mois. Régime instable. Ce régime d’assemblée va durer longtemps
mais ne survivra pas à 1940
III) Une tentative infructueuse de sauvetage : La rationalisation de la IVème
République :
A. Présentation de la Constitution de la IVème République :
1. Bref rappel du contexte historique :
Le sort de la IIIème République est scellé le 17 juillet 1940, les députés votent les pleins
pouvoirs au maréchal Pétain. Mise en place du régime de Vichy qui s’effondre à son tour
en 1944, pour laisser place à un gouvernement provisoire de la République Française
avec à sa tête le général de Gaulle qui veut démontrer que le régime de Vichy n’était pas
légal, la France est et a toujours été toujours une République reconnue par le droit.
Le 21 octobre 1945, le gouvernement provisoire organise un référendum et une
élection : qui vise à élire les députés et demande aux français s’ils sont favorables à une
nouvelle Constitution. Les Français acceptent car c’est le régime parlementaire qui a
mené la France à sa perte en 1940, l’objectif est maintenant d’encadrer le pouvoir des
parlementaires.
Loi du 2 novembre 1945 : sept mois pour rédiger une nouvelle Constitution.
De Gaulle démissionne en 1946 car il n’est pas d’accord avec la Constitution préparé par
l’Assemblée nationale constituante qui est majoritairement communistes et qui rédige
une constitution similaire au soviétique avec une seule assemblée qui concentre un
pouvoir très important.
Le 5 mai 1946 les Français refuse le projet constitutionnel qui leur est proposé,
l’assemblée est dissoute. Nouvelle élection, le parti du général de Gaulle est
suffisamment nombreux pour imposer une version un peu différente, le général de
Gaulle quitte de nouveau le pouvoir. Le 13 octobre 1946 le texte est adopté, la IV
république est né.
2. La rationalisation du parlementarisme :
La Constitution de 1946 a une philosophie sociale beaucoup plus importante que les
autres Constitutions. En 1946, les constituants estiment que la DDHC de 1789 ne suffit
plus à protéger l’ensemble des droits fondamentaux, il faut les compléter. C’est pourquoi
le préambule de la C de 1946 s’ouvre à de nouveaux droits sociaux.
La Constitution de 1946 met en place un régime parlementaire c’est à dire que
formellement la Constitution de 1946 reconnaît que le gouvernement est politiquement
responsable devant l’Assemblée nationale.
Bicamérisme inégalitaire dans lequel le Conseil de la République n’émet que des avis.
C’est l’An qui peut déclarer la guerre et peut demander l’avis du Conseil mais celui-ci
n’est pas impératif. Le Conseil n’a aucun pouvoir sur le gouvernement.
A cote de ce Parlement se trouve le PdR, élu à la majorité absolue du Parlement, sert
d’arbitre entre le Parlement et le gouvernement : il peut demander une nouvelle
délibération sur la loi, le PdR a en sois très peu de pouvoir.
Nouvelle fonction : Président du Conseil, nommé par le PdR mais choisi par l’AN, c’est lui
qui détient le pouvoir de dissolution. Cette investiture sous la IVème République se fait à
la majorité absolue des voies, par vote publique (vote à main levé)
On va essayer de limiter les procédures qui mettent en péril le gouvernement.
Poser par écrit l’ensemble des règles du jeu politique :
Il faut revaloriser la place de l’exécutif pour retrouver un équilibre, et éviter de retomber
dans un régime d’assemblée.
Sous la IVème République, il n’y a que les PdC qui peut poser une Q de confiance, cette
responsabilité est remise en cause à la majorité absolue des voies de l’AN. Si le PdC pose
une Q de confiance, il devra démissionner si plus de la majorité des membres de
l’assemblée vote contre. Seule une maj absolue conduit le gouv à démissionner (vote
publique). Le PdC ne peut pas user du droit de dissolution comme il le souhaite. Dans une
période de 18 mois il y ait eu au moins 2 crises ministérielles. Le comité constitutionnel :
Garant du rationalisme parlementaire.
B. L’échec de la rationalisation du parlementarisme :
Les députés vont progressivement contournés l’ensemble de ces instruments de
rationalisation et ont réussi à rétablir un régime d’assemblée.
Entre 1947 et 1958, 22 gouvernements vont se succéder. Instabilité gouvernementale
encore plus forte que sous la 3ème République. La pratique des institutions conduit à un
échec, formellement il y a eu une vraie volonté de restaurer le prestige du
gouvernement.
1. La double investiture :
Dans le texte de 1946 il est prévu que le PDC soit investi par l’An et nommé par le PDR.
Le premier PdC Paul Ramadier nommé par Vincent Auriol, se prés ente devant l’AN et
est investi et reçoit la confiance des députés, il nomme son gouvernement et demande
l’investiture de ses ministres.
2. La fragmentation des partis politiques :
Compromis entre le MRP, la SFIO et les communistes qui sont très fort.
En 1947, Paul Ramadier exclue les communistes de son gouvernement.
3. Le blocage du droit de dissolution et calibrage du vote :
Les députés vont parvenir à mettre en minorité le gouvernement sans pour autant
atteindre la majorité absolue conduisant au renversement officiel du gouvernement, ce
qui mène à une crise ministérielle.
Chapitre 2 : la Vème République : un régime parlementaire rationnalisé à captation
présidentielle :
Comment le régime parlementaire français s’est progressivement traduit par un
renfoncement du président de la République ?
Le général de Gaulle a participé à la rédaction de la Constitution et par sa pratique donne
à l’ensemble du régime une logique parlementaire particulière. Pour De Gaulle une
Constitution c’est « un esprit, des institutions, une pratique »
Section I : L’adoption de la Constitution de 1958 :
I) Une adoption originale : une continuité constitutionnelle :
Sous la Vème République, l’adoption de la Constitution ne prend pas la forme d’une
rupture forte, il n’y a pas eu de révolution
Forme de continuité entre la IVème et la Vème République.
Le dernier PdC sous la IVème République est le général de Gaulle et c’est lui qui met fin à
la IVème République. Progressivement la France s’enfonce dans la guerre d’Algérie.
René Coty n’a personne pour devenir PdC car personne n’est d’accord sur la question
algérienne, Pierre Philmain n’est pas contre une négociation avec les indépendantistes
algériens. Tentative de coup d’état à Alger.
Le général Salan va fonder l’OAS et tente de faire assassiner le Général de Gaulle, fait un
discours à Alger qu’il conclut par « Vive le Général de Gaulle ! »
Pierre filmain démissionne le 28 mai, le 29 mai Renée Coty appelle le Général de Gaulle
pour devenir président du Conseil de la IVème République.
Volonté de déclarer une nouvelle République, impossibilité de faire un coup d’état :
révision de la Constitution de la IVème République. Les procédures de révision de
l’article 90 de la C° de 1946 passe par l’accord des parlementaires et de l’Assemblée
nationale, donc il demande aux parlementaires de réviser l’article de révision de la
Constitution : loi du 3 juin 1958 : l’AN accepte de créer une nouvelle voie de révision de
la Constitution qui passe par le référendum. Instauration du suffrage universel direct, le
pouvoir exécutif devra être séparé du pouvoir législatif. La nouvelle C° devra être un
régime parlementaire : il faut que le gouvernement soit responsable devant le
parlement.
Mise en place d’un comité rédactionnelle orchestrée par Michel Debray chargé de
rédiger la Constitution de 1958, cette nouvelle Constitution est soumise à l’approbation
du peuple. Le 28 septembre 1958 : taux de participation supérieur au 80%, 70% des
Français adhèrent à cette Constitution. Le 4 octobre 1958, la nouvelle Constitution est
promulguée.
Décembre 1958 : nouvelle élection législatif, victoire du parti gaulliste, le général de
Gaulle devient le premier président de la Vème République élu largement par les
parlementaires.
II. Un objectif clair : rationnaliser le parlementarisme :
Les constituants ne veulent plus reproduire les erreurs de la IIIème et la IVème
République. Mise en place d’un système de pouvoir équilibrée pour mettre fin aux
instabilités parlementaires, en faveur de l’assemblée. Mettre fin aux dérives du
parlementarisme.
Trois idées majeures :
-purger le régime parlementaire des guerres partisanes
- renforcer l’exécutif
- limiter le Parlement
A. Purger le régime des guerres partisanes :
Le poids des partis politiques au sein du régime. Une majorité à l’AN = stabilité.
B. Renforcer l’exécutif :
Effort de revalorisation de l’exécutif.
Revaloriser la place du chef de l’État.
C. Limiter le Parlement :
Limite les moyens du Parlement dans sa capacité à renverser le Gouvernement.
Limite de la loi : on lui attribue un domaine, un champ matériel qu’elle ne pourra pas
dépasser : la détermination des crimes et des délits, la procédure pénale. (Art.34 C)
Art. 37 C : tout ce qui n’est pas du domaine de la loi, relève du domaine réglementaire.
Le pouvoir réglementaire sert à exécuter la loi càd à adopter des règles générales et
impersonnels.
Section 2 : Le président de la République :
Dès la présentation du projet de la Vème République devant le Conseil d’état par Michel
D’Aubrey, présente le PdR comme la clé du régime. L’effort de revalorisation concerne le
gouvernement et le PdR. On ne fait pas le choix d’un régime présidentiel. Michel
d’Aubrey explique pourquoi :
- Le régime présidentielle, idée d’une séparation stricte des pouvoirs, la
République s’est imposée en France sous un modèle parlementaire et non
présidentielle d’un pdv historique le régime République est associé au
parlementarisme.
- Le régime présidentielle etst impossible en France au regard de la division du
pays. la division partisane ne permettrait pas d’obtenir une majorité suffisante
qui loin permettrait d’être un chef de l’état.
Remarque : il n’avait surtout pas le droit au regard de la C°.
Le PdR est le juge supérieur de l’intérêt national. On va confier au PdR des fonctions d’un
intérêt supérieur. La C° va faire du PdR une institution d’intérêt supérieur.
Le PdR de la République par la pratique des institutions est devenue chef de la majorité.
Il est parvenu à capter toutes les compétences du gouvernement.
I. La fonction initiale : un arbitre placé au-dessus des luttes politiques :
Titre 2 : la Constitution de 1958 : organise l’institution présidentielle :
A. La notion ambiguë d’arbitrage présidentielle :
Cette idée d’arbitre était présente dans l’esprit du général de Gaulle dès 1946. Discours
de Bayeu expose pourquoi il est contre la IVème République.
Dès 1946, De gaulle doit être un arbitre placé au-dessus des contingences politiques. Le
Pdr ne peut pas servir qu’à inaugurer les chrysanthèmes. Autorité morale supérieure.
Il doit être actif, il doit avoir les moyens d’arbitrer, avoir le pouvoir de régler les crises et
de trancher les conflits.
B. Les pouvoirs propres du président arbitre :
Le PdR est un arbitre passif qu’on venait consulter en cas de problème.
1. Une nouveauté institutionnelle :
Jeannot va défendre l’idée de donner au président des pouvoirs propres. Des pouvoirs
que le PdR va pouvoir exercer sans avoir besoin que ces actes ne soient contresignés par
un autre organe et notamment par premier ministre, il va pouvoir édicter des actes sans
obtenir le consentement d’une autre institution. Ces pouvoirs sont l’une des pièces
maitresses de la Vème République. C’est par le biais de ces pouvoirs qu’il va pouvoir
arbitrer des crises institutionnelles entre le Parlement et le gouvernement. Il n’y a pas
de pouvoirs propres sous la IIIème et la IVème République. Le Pdr est politiquement
irresponsable il n’a pas de compte à rendre, il ne peut pas être démis de ses fonctions
mais en contrepartie tous ces actes doivent être contresigner par le PdConsil, le chef du
gouvernement, il ne peut aps décider tout seul. Les actes formellement adoptés par le
PdR.
Arbitre actif : capable de prendre des décisions seuls, sans rendre de compte au
Parlement. Ces pouvoirs propres demeurent exceptionnels.
2. Des pouvoirs exceptionnels :
A. Le principe : les actes du président doivent être contresigner :
Le principe parlementaire demeure sous la Vème République donc le principe veut que
les décisions politiques prises par le PdR soient contresignées par le premier ministre.
Art. 89 de la Constitution qui organise la procédure de révision de la Constitution,
précise que pour les projets de révision constitutionnelle le PdR peut décider de passer
par la voie du Congrès ou par la voie référendaire. Ce n’est pas un pouvoir propre
puisqu’il doit être contresigner par le prime ministre.
Art.13 de la Constitution : c’est le PdR qui signe les décrets délibérés en Conseil des
Ministres, contresigner par le prime ministre.
La contre signature dans une logique parlementaire donne la responsabilité au premier
ministre d’assumer la responsabilité des actes adoptés.
B. L’exception certains actes sont dispensées de contre-sens :
Certains actes présidentiels sont dispensés de contre-signature : Art.19 de la
Constitution.
Art.8 alinéa 1 : la nomination du premier ministre est signée uniquement par le PdR, il
assume seul le choix du premier ministre, il n’y a pas d’investiture par le parlement.
Juridiquement libre de choisir, politiquement non.
Art.11 de la Constitution : possibilité de proposer des référendums aux français.
Projet de referendum : quand ça vient de l’exécutif, le PdR peut soumettre un
referendum aux français, sur proposition du premier ministre.
Art.12 de la Constitution : le PdR peut dissoudre l’AN, il doit consulter le premier
ministre et les présidents des deux chambres du Sénat et de l’An, mais est libre de le
faire either way simple consultant. Lorsque le PdR prononce la dissolution une nouvelle
élection législative doit être organisé dans les 20 à 40 jours.
- Elle ne peut pas être dissoute à compter d’un an après la nouvelle législature.
- Le PdR ne peut pas dissoudre lorsque l’art.16 est appliquée.
- Elle ne peut pas être dissoute en cas d’intérim présidentiel
- La dissolution dissuasion : Art.12, le PdR menace l’An de dissolution en tant
qu’arbitre. C’est quelque chose qui semble de plus en plus revenir à l’ordre du
jour.
- La dissolution sanction : concrétisation de la menace. Une seule fois sous la Vème
République : preuve de l’efficacité de la rationalisation du parlementarisme.
- La dissolution réalignement : deux reprises sous la Vème république en 1981 et
1988. Pas de concordance entre les présidentielles et les législatives. Lorsque le
PdR est élu il dissout l’An en place s’il n’est pas de sa couleur politique et organise
de nouvelles élections législatives.
- La dissolution opportuniste : dissoudre l’An en cas de désaccord avec l’opinion
publique. En 1997, Jacques Chirac a une majorité de droite à l’AN, à la fin de
l’année élection législative
Art.16 de la Constitution : les pleins pouvoirs en crise exceptionnels, face à une crise
majeure, république menacée il faut décider vite. C’est un pouvoir propre, sans
contresignature. Il n’a pas de responsabilité politique à tenir devant quiconque. Si l’art 16
est engagé le Conseil Constitutionnelle au-delà de 60 jours, se réunit pour rendre un avis si
les conditions sont toujours réunies. Avis rendus publics.
- Article 16 déclenché en 1961 dans le cadre de la guerre d’Algérie.
- Art.18 de la Constitution : le PdR peut adresser un message au Parlement en cas de crise.
En 2008 on modifie la Constitution, le PdR peut venir lire son message en personne devant
l’AN et le Sénat réunis en Congrès.
- Art.54 : autorise le président à soumettre un engagement international au Conseil
Constitutionnel, il nomme un membre du CC (Art.61) il décide librement de déférer une
loi au contrôle du CC.
Le PdR est devenu le chef de la majorité parlementaire et a capté toutes les fonctions du
Parlement, cela s’explique par sa légitimité démocratique, dès 1982, il va cesser d’être
arbitre pour devenir capitaine.
II. La nouvelle fonction : d’arbitre à capitaine :
A. L’élection du Président de la République au suffrage universel direct depuis 1962
1. La révision constitutionnelle de 1962 :
La Constitution en 1958 ne prévoit pas que le PdR soit élu au suffrage universel direct,
un président élu au suffrage universel indirect en 1958, le PdR est élu par de grands
électeurs : un collège électoral dans lequel on retrouve environ 80 000 personnes : les
députés, les sénateurs, et des élus locaux. Inconcevable qu’une autre institution soit élue
au suffrage universel direct, car seul l’AN jouit d’une légitimité démocratique. Ce
raisonnement se confirme dans l’histoire des institutions française, la seule fois où on a
envisagé une élection au suffrage universel direct a abouti à l’empire.
Le SUD est une volonté déjà exprimée par le GDG dans son discours de Bayeux de 1946,
lorsqu’il évoque la place du PdR leader qui guide la nation, il est évident que seul le SUD
lui permettra d’avoir ce rôle. Leon Bloom (opposant du GDG) répond au GDG et parle du
péril plébiscitaire, il met en garde contre ce système dangereux qui reflète l’idée de la
personnalisation du pouvoir, dérive et confusion des pouvoirs. Comparaison à l’Empire :
les deux empereurs sont devenus empereurs car ils ont personnifié le pouvoir et ont
incarné à eux seul le pouvoir. Par le biais de plébiscite ils insufflent à la nation l’idée
qu’ils incarnent le pouvoir. Le plébiscite contrairement au référendum inclue
obligatoirement une dimension personnelle.
Cette peur du coup d’état fait qu’on choisit d’exclure la volonté du GDG.
2. Un président élu au suffrage universel direct depuis 1962 :
Le GDG va réviser la Constitution pour mettre fin au SUI au profit du SUD. La
Constitution de 1958 prévoit une voie de révision (art.89)
Au regard de cet article les parlementaires n’accepteront jamais la proposition du GDG.
Le GDG va contourner l’obstacle constitutionnel et va poser la question directement aux
français c’est pourquoi il utilise la voie référendaire prévue par l’article 11, car celui-ci
ne nécessite pas l’accord des parlementaires. L’article 11 est communément utilisé en
matière législative cependant rien n’indique que la loi soumise à référendum ne peut pas
être constitutionnelle.
Le 28 octobre 1962, les français doivent répondre « approuvez-vous le projet de loi
soumis au peuple français par le PdR et relatif à l’élection du PdR au SUD ? » le oui
l’emporte à plus de 62%. Pour donner suite à ça, le parlement dépose une motion de
censure, le gouvernement est renversé ceux à quoi le GDG répond en destituant l’AN.
Néanmoins ce moyen de révision est-il légitime ?
Gaston Monnerville (président du Sénat) dénonce le GDG qui selon lui a violé la
Constitution et va transmettre la loi référendaire au Conseil constitutionnel, le 6
novembre 1962 le CC se déclare incompétent. A ce moment-là le CC est composé des
proches de DG et n’a donc pas intérêt à se prononcer. Il se déclare juridiquement
incompétent au regard de l’article 61 qui ne précise pas l’origine des lois dont il est le
garant. Lorsque le peuple souverain se prononce, il ne peut rien faire. Donc il n’y aura
pas de contrôle. Pour la doctrine, les partisans de DG jouent sur le silence de l’article 11.
Est-ce qu’aujourd’hui la Constitution de 1958 prévoit deux voies de révision
constitutionnelles ? Beaucoup aujourd’hui parle d’une coutume qui permettrait
d’envisager l’article 11 comme une voie de révision constitutionnelle.
Faudrait-il encore qu’il y ait usage ou consensus de cette coutume. Or dans la pratique
l’article 11 n’a été utilisé que deux fois, par le GDG toujours dans l’optique de contourner le
Parlement. Preuve de la nature plébiscitaire du référendum : la démission du GDG après
l’échec de son referendum de 1969 concernant la réforme du Sénat.
B. Une légitimité démographique revendiquée :
Le PdR est désormais élu au SUD et va exploiter cette légitimité démocratique car il
représente plus que quiconque la volonté du peuple.
1) Une légitimité revendiquée face au premier ministre et à l’Assemblée
nationale :
Le gouvernement n’étant pas élu par le peuple il tire sa légitimité du Parlement qui lui est
démocratiquement légitime, de sa confiance. Ce n’est plus la légitimité du parlement mais
celle du PdR qui prime.
Si je considère que le gouvernement est légitime au regard du PdR alors il est
responsable devant lui, le PdR peut demander au PM de démissionner. Le PdR va pouvoir
capter toutes les fonctions du gouvernement et du PM pour les exercer à leur place, ils lui
sont soumis, ils exercent son programme et lui obéissent. Els fonctions gouvernementales
sont exercés par le PdR : régime présidentielle à captation présidentielle : pouvoir exécutif
fort. Soumet le gouvernement et l’Assemblée nationale.
Les députés ne représentent pas leurs circonscriptions ils représentent la nation.
Mode de scrutin uninominale majoritaire à deux tours. Il ne peut y avoir qu’un seul tour,
celui qui a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés il faut que ces élections
représentent un quart des électeurs inscrits. Pour accéder au second tour il faut avoir
recueillis 12,5% des électeurs inscrits. La majorité relative suffit pour remporter l’élection.
Aujourd’hui on a 577 députés, 319 députés de l’opposition. Le PdR ne bénéficie que
d’une majorité relative.
Le Président de la République élu au scrutin majoritaire uninominal à deux tours. Si un
candidat obtient dès le premier tour la majorité absolue il est élu. Second tour entre les deux
candidats qui arrivent en tête.
2) Une influence en fonction des équilibres politiques :
On parle ici de l’influence du président sur les institutions politiques. Il faut distinguer 2
situations différente dans lesquelles l’influence est très différentes.
a) La distinction entre les périodes de concordances des majorités et de cohabitation :
Cette légitimité va lui permettre de devenir un leader politique mais pour comprendre
comment le président devient ce leader de la majorité parlementaire on ne peut pas se
contenter de regarder le mode d’élection. En effet, il va falloir se pencher sur une autre
logique : celle des parties politiques. On ne peut pas comprendre la place du président sans
le prime de la logique des parties car l’équilibre des forces vont largement déterminer
l’influence de ces institutions politiques. Pourquoi il va faire cette distinction ? Parce que la
1ere situation que l’on appelle aussi période de faits majoritaires c’est la situation dans
laquelle le président et la majorité sont de la même couleur politique, ce qui sous entend que
le gouvernement est de la même couleur politique que le président de la république. Dans ce
cas il est l’élément centrale de la 5ème république, il devient le chef de la majorité
parlementaire qu’on va appelé la majorité présidentielle. Dans ce cas la on va pouvoir parler
d’un régime parlementaire a captation présidentielle. Parce que dans la 5ème république on
voit réapparaître une véritable discipline partisane : les parlementaires vont respecter leurs
parties et leurs décision. Ensuite, 3ème point qui explique cette période : le président est très
libre quand à son choix de 1er ministre. Il peut prendre quelqu’un qui ne veut pas voler sa
place.
Mais il y aussi la situation de cohabitation : c’est lorsque le 1er ministre et la majorité
parlementaire sont d’une couleur et que le président est d’une autre couleur politique.
La on comprend l’idée de cohabitation : ils ne sont pas d’accord mais sont obliger de
s’entendre. Dans cette situation le président n’a plus d’influence sur le premier ministre,
c’est plutôt le contraire et le président devient le simple arbitre qui avait été prévu par le
texte de 58. il fait partie de l’opposition car il n’est pas d’accord avec la politique du
gouvernement : c’est n’est plus un régime parlementaire à captation présidentielle. La
France à connu 3 périodes de cohabitation : de 1986 à 1988 : ou il y avait Mitterrand de
gauche et le premier ministre de droite. Il y avait 1993à 1995 ou on retrouve Mitterrand
avec comme 1er ministre Baladur de droite. Et de 1997 à 2002 c’est Jacques Chirac qui
cohabite avec Lionel Jospin. Il est peut probable que des situations de cohabitations se
reproduisent.
b) La banalisation du fait majoritaire :
En effet, a partir du début des années 2000, on a révisé la constitution afin d’éviter qu’une
période de cohabitation soit possible. On défend une période de faits majoritaire : pour ce
faire il a fallut mettre fin au septennat et inverser le calendrier électoral. Par ces 2 révisions
on a tenté d’empêcher le retour dune cohabitation. Dès 1848, certains plaidais pour un
mandat de 5ans. En 1958 c’était devenu une habitude donc on choisit aussi le septennat. Le
problème c’est que quand le mandat du président est de 7 ans et le mandat des députés et de
5 ans il y a un décalage et la majorité a parfois changée. Des fois on fait une dissolution
réélection pour aligner les idées mais le mandat des députés ne durera encore que 5ans. Ce
décalage encourage la cohabitation. Sauf qu’en 1958 le général de Gaulle trouve ça bien :
En effet lui il ne veut pas que le président soit le dirigeant d’un partie. Il a une vision
idéaliste d’un homme qui rencontre le peuple en dehors des campagnes électorales
blablabla…
Mais cette déconnexion n’a jamais garantie que l’Élection du président ne serait pas
partisane. En tous cas on sait que de Gaulle n’est pas partisan. Mais dès Pompidou
comprend que ce décalage est mauvais et il a peur de perdre l’élection législative à mis
mandat et devoir cohabiter avec un premier ministre de gauche. Il essaye de réviser la
constitution pour basculer en quinquennat. Les parlementaires sont hostiles et sa révision ne
passe pas mais il gagne finalement l’élection législative. On s’inquiète qu’une cohabitation
détruise la 5ème république mais on arrive pas à réviser la constitution. Finalement après le
premier ministre Jospin on décide que les députés et le président doivent avoir le même
mandat. On inverse le calendrier d vote, on élit d’abord le président et 15jours après on élit
les députés. Le 24 septembre 2000 on révise la constitution. C’est la seule révision qui passe
par la loi du référendum parce que sinon les français sont pour la révision constitutionnelle :
73 % de oui.
Désormais tout les 5 ans on élit le président et 15 jours plus tard on élit les députés. Cela
repose sur un effet de cohérence et un effet d’entraînement : il est facile pour le président
fraîchement élu d’obtenir une majorité au sein de l’assemblée nationale.
Ça renforce cet esprit de corps, de majorité stable et les députés se sentent au service de
celui choisit par les français : le président de la république.
III) L’irresponsabilité débattu du président de la république :
Le régime repose sur l’idée que celui qui gouverne doit rendre des comptes au représentant
de la nation : au parlement. Hors dans le régime de la 5ème république celui qui gouverne
n’est pas responsable devant le parlement. Il convient de distinguer 2 forme de
responsabilité : d’un coté la responsabilité politique, l’idée que je fais le choix politique que
je veux en tant que gouvernant et on peut me renverser si on est pas d’accord avec moi et
de l’autre la responsabilité pénale du gouvernant. Est ce que le président doit être un citoyen
normale et peut être poursuivi pour n’importe qu’elle situation pénale ?
a) L’irresponsabilité politique du président de la république :
1) La reconnaissance formelle de cette irresponsabilité :
Article 67 de la constitution : le président n’est pas responsable de ses actes dans l’exercice
de ses fonctions. Cette irresponsabilité est logique car le président est considéré comme un
arbitre et il faut qu’il soit au dessus des institutions. Le président n’a en fait aucun compte a
rendre a personne car il ne gouverne pas. Dès 58 ce n’était pas l’esprit de la constitution. On
ne peut pas reprocher au Général de Gaulle qui fait que a l’inverse de tout ses successeurs il
fait penser qu’il avait une responsabilité politique.
2) L’exception historique du mandat de de Gaulle :
Le président de Gaulle considérait qu’il était politiquement responsable de ses actes et qu’il
était amené a rendre des comptes. Seulement son pouvoir il ne le tient pas par le parlement
donc selon lui il est responsable devant le peuple. Pour lui tout le référendum était des
plébiscites. 1969, de Gaulle perd le référendum et il quitte se fonctions 12 heures après.
C’est le seul de la 5ème république a avoir adopté cette vision.
Donc le président aujourd’hui gouverne mais il est irresponsable politiquement devant le
parlement et le peuple. Le seul moment ou il doit défendre ses choix politiques c’est pour la
réélection. On comprend que face a cette irresponsabilité on va avoir un autre regard devant
l’autre responsabilité : pénale
b) la responsabilité pénale du président de la république :
Le principe de la responsabilité pénale c’est de sanctionner une action qu’on juge
pénalement répréhensible.
1) Les articles 67 et 68 de la constitution :
Le principe c’est l’irresponsabilité pénale du chef de l’état également, pendant toute la durée
avant et pendant son mandat. Tout cesse pendant son mandat : il ne peut pas passer au
tribunal, il ne peut pas être témoin….mais ça s’arrête a la fin de son mandat. Il y a 2
exceptions a cela : l’article 53 -2 : la cour pénale internationale : la France à accepté la
responsabilité pénale de son chef de l’état : crime de guerre, crime contre l’humanité… La
deuxième exceptions c’est l’article 68 de la constitution : la destitution par la haute cours.
Concrètement, en dehors de crime internationaux, le seul moyen d’engager la responsabilité
pénale pendant son mandat c’est par l’article 58 : la destitution par la haute cours. c’est le
sénat et l’assemblée nationale qui se retrouvent en haute cours. Avant 2007 il y avait la
haute cours de justice qui était composé de 12 députés et de 12 sénateurs qui pouvaient
destituer le président seulement pour haute trahison. En 2007 les choses changent : c’est
l’ensemble des députés et ensemble des sénateurs qui décident. Aussi, la responsabilité du
président peut aussi être engagé pour manquement a ses devoir manifestement incompatible
s avec l’exercice de son mandat. Mais toute la question qui va se poser c’est est ce que cette
responsabilité pénale n’est pas aussi politique .
2) les débats autour de l’article 68 de la constitution :
A) Pourquoi cette responsabilité ressemblerait elle à une responsabilité politique :
Si on a débattu c’est pour 3 raisons :
- Avant 2007 c’était une haute cour de justice. Après 2007 c’est simplement la haute cour
qui est la réunion des deux chambres. Il ne s’agit en fait pas du tout d’un tribunal, ce n’est
qu’une réunion politique.
- En 2007, on pouvait reconnaître la responsabilité pénale de l’état dès lors qu’on le
reconnaissait de crime de haute trahison : derrière cette idée il y a l’image que le président
travaille pour un autre état. Hors en 2007 on supprime cette idée. Désormais le président est
responsable pour manquement a ses devoirs manifestement incompatible a sa fonction. Tout
le débat et de de savoir qui va dire quand c’est incompatible avec ses devoirs. Beaucoup
disaient la haute cours. Mais cette responsabilité légale va se transformer en responsabilité
politique.
- la sanction : la sanction n’est pas pénale mais politique : la destitution : c’est un organe
politique avec une interprétation large et avec une sanction qui est trsè politique.
Ce sont les 3 raisons qui ont poussés certains a réfléchir certains sur le retour d’une possible
responsabilité politique du président.
B) Pourquoi cette responsabilité n’est pas vraiment politique :
Ce n’est en fait pas vraiment possible : Premièrement ce ne sera jamais un responsabilité
politique authentique.
La raison principale c’est que les condition de forme pour mettre en œuvre cette
responsabilité sont extrêmement lourdes : pour réunir la haute cour il faut que les 2/3 de
l’AN et du Sénat soient d’accord pour remettre en cause la responsabilité politique du
Président. Ensuite il faut les 2/3 des parlementaires qui veulent destituer le président de ses
fonctions. Donc il est très peux probable que sa responsabilité pénale soit détournés pour
une simple responsabilité politique. François Hollande a avouer durant son mandat qu’il
avait prononcés des assassinats ciblé contre le terrorisme. Certains députés ont essayer de
faire marcher l’article 58 mais ça n’a pas du tout marché.
Section III : Les relations entre président et le premier ministre :
Il faut ici distinguer 2 situations, selon ces deux situations la relation entre les deux leurs
relations sera tout à fait différente :
- Période de concordance de majorité
- Période de cohabitation
I) La subordination pratique du 1er ministre au président en période de fait majoritaire :
Fait majoritaire : Gouvernement, majorité parlementaire et président ont la même couleur
politique.
Cela va se traduire par 2 question fondamentales dans cette relation :
1 : l’exercice de al fonction même du premier ministre. Il faut trouver comment le président
va capter les fonction du premier ministre et qu’en pratique il va exercer toutes ses
fonctions.
2) La responsabilité politique du 1er ministre face au président de la république : peut il
demander au 1er ministre de démissionner si il le souhaite. La constitution dit que le 1er
ministre est responsable devant le parlement. Mais en pratique ce régime moniste va se
transformer en régime dualiste et le président pourra lui demander a tout moment de
démissionner.
A) Un régime parlementaire a captation présidentielle :
1) L’article 20 de la constitution :
C’est bien le gouvernement qui a la confiance des représentants du peuple (parlement). c’est
donc a lui qu’on va donner la responsabilité de conduire la politique de la nation. l’article 20
dit que c’est le rôle du premier ministre en effet.
2) La lecture présidentialiste de l’article 20 :
Pourtant en pratique celui qui conduit et détermine’ la politique de la nation c’est le
président de la république. Le 1er ministre et les ministres doivent exécuter la politique
établit par le président de la République.
Comment en pratique cette captation présidentielle va t’elle se passer. C’est parce qu’il va
pouvoir capter toute l’essence du régime parlementaire. Il va pouvoir exploiter
indirectement les fonctions du premier ministre qui lui avaient été octroyé par la
responsabilité avec le parlement. Normalement le président n’a de lien avec le parlement.
A) Le principe : Les liens indirectes entre le président de la république et l’assemblée
nationale :
Normalement comme dit précédemment le président ne peux pas proposer des lois au
parlement. Il ne peut pas décider de l’ordre du jour de l’assemblée nationale ( quels texte
vont être débattu). On comprend que lorsque le premier ministre lui est soumis, il lui crée un
lien direct avec le parlement : il agira avec le parlement selon les volontés du président.
Parce qu’il est au service du président de la république.
On voit que ce président va pouvoir par sa légitimité démocratique exploiter les pouvoirs du
1er ministre et va exercer le pouvoir exécutif et législatif.
B) Les exceptions : Quelques liens directes entre le président de la république et l’assemblée
nationale :
- L’article 12 : Le droit de dissolution de l’assemblée nationale.
- L’article 18 : c’est celui qui organise la possibilité pour le président de la république de
s’adresser au chambres. A partir du moment ou il n’est pas responsable devant il n’a pas a
aller parler avec elle car il ne leurs doit rien, il ne doit pas leurs rendre de compte. Il pouvait
juste leurs écrire un message. Les choses ont changés en 2007 : on modifie et on révise la
constitution sous Sarkozy et on permet au chef de l’état de venir lire son discours devant le
parlement réuni en congrès. On réunie tout les députes et tout les sé[Link] fait son
discours, il part et les autres peuvent débattre sur son discours mais il n’y a pas de vote : il
n’est pas responsable.
Macron avait demandé a demander a assister aux débats mais se serait une grave erreur : il
verrait tout le parlement le critiquer et voudrait s’expliquer. Pourtant il n’a pas a s’expliquer
car il n’est pas responsable devant eux. En fait ça ne sert à rien de venir lire son discours. Il
n’a qu’a faire une allocution présidentielle.
B) Une régime parlementaire dualiste :
1) La définition formelle des conditions de domination du 1er ministre :
-Article 8 de la constitution : Il s’agit d’un pouvoir propre du président de la république : le
président de la république nomme qui il veut comme 1er ministre puisque qu’il n’y a pas de
règles d’investiture. Une fois qu’on a dit ça il faut passer pratique : politiquement c’est assez
différent : il va devoir nommer quelqu’un qui tienne la majorité parlementaire. Il a intérêt a
choisir quelqu’un d’aimer par le gouvernement mais d pas trop connu pour ne pas qu’il lui
vole la vedette.
2) La démission du premier ministre a la demande du président de la république :
Si on lit strictement l’article 8, c’est le premier ministre qui vient donner sa démission au
premier ministre. La question c’est est ce que le président peut le mener a la démission ?
Oui, il est libre de lui demander de démissionner.
Exemple : 2014, François Hollande fait une allocution présidentielle dans laquelle il
annonce en direct la démission du premier ministre. Cette vision dualiste se confirme : le 1er
ministre est responsable devant le parlement mais aussi devant le président de la république.
C’est un résultat de rapport de force.
II) Une application fluctuante de l’application formelle en période de cohabitation :
A) présentation de la cohabitation :
La cohabitation c’est lorsque le président appartient a une couleur politique et que le
parlement et le premier d’une autre couleur politique. Il doivent donc cohabiter.
B) Les conséquences de la cohabitation sur es relations entre le président et le premier
ministre :
Nous allons voir comment ici nous revenons a un régime parlementaire beaucoup plus
classique. On revient à l’article 20 : ce n’est plus le président mais le 1er ministre qui dirige.
Mais comme c’est une régime parlementaire rationaliser le président ne s’efface pas.
1) Le président ne s’efface pas complètement :
Il ne faut pas penser que le président de la république disparaît totalement.
Exemple : discours de François Mitterrand 8 avril 1986 : c’est pour la 1ere fois que la 5ème
république connaît que situation de cohabitation. Il dit qu’on va revenir au texte de la
constitution. Autrement dit c’est la fin de la lecture présidentialiste de la constitution.
Comme il n’a plus la majorité parlementaire on va juste appliquer la constitution. Il a tout de
même certains pouvoirs qui lui accorder.
2) Le président de la république n’exerce plus certaines prérogatives :
Il ne peut plus capter les fonctions du 1er ministre. Cela fait qu’il nomme le 1er ministre
seulement en nommant le leader du partie qui a gagner les élections législatives. Il ne le
choisit pas vraiment. Ensuite le président n’aura en principe aucun droit de regard sur la
formation du gouvernement. Pour la défense, l’armée et les affaires étrangères cela
concerne quand même beaucoup le président de la république. Il est admis qu’il a donc
quand même un droit de regard. Le premier ministre demande au président si il est d’accord
avec son choix de qui il nomme comme ministre. Le 1er ministre nomme tout de même des
gens du même partie que lui, il ne choisit pas des proches du président.
Le régime dualiste est aussi terminé. On en revient à une lecture classique de la constitution,
c’est a dire un régime moniste : le 1m ne ‘est responsable que devant l’AN et le président ne
peut pas faire démissionné le 1er ministre. Enfin, le président ne détermine plus la politique
de la nation : application stricte de l’article 20.
3) Le président de la république conserve certaines prérogatives :
3 moyens qui permettent au président de ne pas s’effacer :
A) Les pouvoirs propres du président de la République :
La volonté de faire du président un arbitre actif, donc il dispose des pouvoirs qui ne
dépendant pas du pouvoir du 1erm fait qu’il continue d’exister. Il a toujours la pleine
maîtrise de l’article 16 de la constitution par exemple. En pratique il est généralement
extrêmement coincé. Il y a notamment la dissolution de l’article 12 : on peut donc envisager
l’idée que le président puisse mettre la pression au parlement en disant qu’il peut dissoudre
l’AN. Pourtant politiquement il n’est pas possible qu’il prenne le risque de perdre une
deuxième fois. Politiquement parlant ce serait très compliqué pour lui de ne pas
démissionné.
Il y a aussi le fait de pouvoir demander une seconde lecture : une fois que le parlement a
adopte un texte, il a droit de demander une deuxième lecture pour décaler l’entrée en
vigueur de la loi car il n’est pas d’accord avec le texte. Mais la encore politiquement c’est
inenvisageable.
B) les domaines réservés du président de la république :
C’est l’idée qu’il y aurait 2 domaines dan lesquels le président a un rôle particulier a jouer :
défense et affaires étrangères ( article 14 et 15 de la constitution). Ce sont des domaines qui
sont se sont développés en pratique comme réservés au président. Mais si on lit en détails la
constitution : il dispose de l’administration et de la force armée + article 21 : le 1er ministre
s’occupe des affaires étrangères. Il n’est donc pas le seul a s’occuper des défenses et des
affaires étrangères car le 1er ministre le fait aussi. Ce sont donc seulement des domaines
partagés.
C) L’influence indirect sur la conduite de la politique international :
Le président conserve indirectement une influence sur les décisions gouvernementales. Il
conserve cette place très spécial que lui accorde la constitution. Il conserve un la légitimité
démocratique donc sa parole compte toujours. Il devient le chef de l’opposition et il va
utiliser sa place pour montrer qu’il n’est pas d’accord avec la politique du gouvernement.
Pour la fixation de l’ordre du jour, c’est le 1er ministre qui le décide. Mais le président va
essayer d’influence cet ordre du jour pour que cela lui soit plus favorable. Le 1er ministre et
le président se rencontre tout les jours et c’est à ce moment qu’il essaye de l’influencer.
François Mitterrand a déjà refuser de signer les ordonnances : il a dit que ça allait beaucoup
trop contre lui, contre sa politique. Il a demandé qu’on passe par le parlement et il ne voulait
pas être mêlé a ça. Ce n’est pas un très gros blocage mais ça lui permet d’exprimer son
mécontentement.
Section 4 : Les relations fonctionnelles entre le Parlement et le gouvernement: Les aspects
de la procédure législative :
Nous allons étudier les liens entre le 1er ministre et le Parlement. Il faut se rappeler que en
période de fait majoritaire c’est le président derrière qui agit.
Article 24 alinéa 1 : le parlement vote la loi. Mais article 11 de la Constitution : la loi peut
être votée sans le parlement. Le parlement certes vote la loi mais il ne l’élabore pas toute
seule, il le fait avec le gouvernement et même c’est le gouvernement qui a la main sur la
procédure législative. Il va donc y avoir besoin d’une entente entre les deux. Les pratiques
institutionnelles arrivent souvent a des déséquilibres soit pour le parlement soit pour le
gouvernement. c’est ça le régime d’assemblée en faveur du parlementaire. Le gouvernement
doit donc dominer cette procédure pour qu’il n’y ai plus de régime d’assemblée. c’est pour
ça qu’en 2008 on a essayer de revaloriser la place du Parlement.
I) Un régime parlementaire rationalisé : l’encadrement
constitutionnel de la procédure législative :
A) Présentation du cadre générale : entre collaboration et
domination :
La place centrale du gouvernement dans le cadre du
collectionnement de la loi n’est pas originale dans un régime
parlementaire. c’est le cas dans le modèle britannique. Cette
collaboration est normale, c’est même la logique parlementaire.
Mais maintenant il doit dominer, contrôler cette procédure. 2
dynamiques s’entrechoquent : une dynamique de collaboration et
un dynamique de domination. Ce choque de ces deux dynamiques
va avoir deux tensions différentes : la première est celle qui existe
entre l’efficacité de la procédure législative (qui doit être rapide)
et de l’autre l’idée de protéger le débat de cette procédure ( qui a
besoin de temps et d’échange). Il ne faut pas que le parlement ne
deviennent pas une simple chambre d’enregistrement : elle ne doit
pas juste tamponner la décision du gouvernement.
B) Le partage formel de l’initiative législative :
Le pouvoir de proposer des textes et de les soumettre au
parlement est un pouvoir très important. Ce pouvoir est partager
entre le 1er ministre et le parlement : article 39 alinéa 1 : l’initiative
des lois appartient concurremment au 1er ministre et aux
membres du parlement.
Lorsque les texte soumis au Parlement est d’origine
gouvernementale est appelé projet de loi.
Lorsque l’initiative vient du Parlement on parle d’une proposition
de loi.
Ce sont surtout les projets de lois qui sont adoptés.
1) Les projets de lois :
Gros avantage du gouvernement : ce le ministère qui prépare les
projets de lois.
Le projet est ensuite envoyé au conseil d’état. Il va rendre un avis,
qui n’est pas politique. Il va simplement se prononcer sur la qualité
législative du texte. Ensuite il est envoyé au conseil des ministres
qui va vérifier si le texte est toujours opportun : c’est purement
formel.
Ensuite le gouvernement va le déposer sur le bureau de
l’assemblée nationale ou du Sénat.
Les projets de lois de finance doivent d’abord passé par l’AN. Pour
touts ce qui concerne les collectivités territoriales, il doit être
d’abord déposé devant le Sénat. Sinon peut importe qui le voit en
premier.
2) Les propositions de lois :
Le députés ou le sénateur qui veut rédiger une proposition de loi il
ne peut compter que sur ses collaborateurs. Les propositions de
lois sont enfermés dans certaines limites : d’abord, il ne peut y
avoir aucunes propositions de lois de finances : toutes les lois qui
concernent le budget de l’état ne peuvent avoir la forme que de
projet d lois. Il y a aussi les irrecevabilités législatives : Article 41
de la constitution ( + art 34 et 37). cet article permet au
gouvernement d’opposer une irrecevabilité législative. Mais cela
est rare en période de non cohabitation. En plus de l’irrecevabilité
législative il y a aussi l’irrecevabilité financière (article 40) une
proposition de loi ne peut pas se traduire par la création d’une
nouvelle dépense publique.
C) Le travail en commission et la séance publique :
1) Le recours en commission permanente :
Elles sont composés d’une 50aine de parlementaires auquel on va
administrer des responsabilités propres. Ces commissions sont
essentielles au bon fonctionnement des assemblées. En effet, ce
sont elles qui préparent le débat législatif durant lequel le texte
fera objet d’une discussion. Elles ont également un pouvoir
important en matière du contrôle du gouvernement. Concrètement
chaque année en début de session, l’assemblée va nommer sur la
base de la répartition des parties politiques au sein de l’hémicycle
les membres de chaque commission permanente. Ce sera le même
équilibre politique. On en compte 8 a l’An et 7 au sénat. Chacune
d’elle vise des domaines différents ( affaire économique,
étrangère…).
On veut comprendre le rôle qu’elle jouent dans l’élaboration de la
loi.
A) Le dépôt et l’examen des projets et propositions de loi par les
commissions :
Une fois que le projet est déposé sur le bureau d’une chambre, elle
va être transmise à une commission permanente. Tout va dépendre
du contenue de la loi : commission de la défense : texte sur la
défense. La commission permanent va désigner un rapporteur qui
va réaliser un rapport ou il va analyser le projet. Ils vont ensuite
organiser des auditions pour que le ministre justifie le texte,
répondre aux questions.
La commission va discuter, accepter ou rejeter des amendements
déposés par des membres de la commission. Un amendement c’est
un parlementaire qui va déposer un texte dans lequel il va
proposer de modifier le texte. Si un député dépose sur le bureau de
l’assemblée nationale avec qu’un seul article. A partir de la, l’AN
va renvoyer le texte à une commission permanente. La mission de
la commission est surtout de vérifier la qualité syntaxique du texte
et on réserve à la séance publique les débats politiques.
B) La révision de 2008 et la revalorisation des commissions
permanentes :
En 1958, les constituants se méfient des commissions
permanentes. En effet, sous la 4ème et la 3ème République, les
commissions étaient très puissantes et c’étaient notamment à
cause d’elles qu’ils y avaient une instabilité politique. Il l’affaiblisse
donc beaucoup.
En 2008, changement de stratégie : on veut revaloriser la place du
gouvernement. Hors en pratique on a développer le travail en
commission. Et en 2008 on a voulu renforcer ce rôle. Pourquoi
elles sont fondamentales. Car dans ces commissions les forces
d’oppositions peuvent influencer un peu plus les débats qu’en
séance publique. C’est d’autant plus vrai que la présidence de
cette commission va devenir à un membre de l’opposition dans
certains cas.
2) L’inscription du projet ou de la proposition de loi à l’ordre du
jour :
L’ordre du jour désigne la liste des sujets qu’une assemblée doit
aborder lors d’une séance. Il est fondamental d’établir l’ordre du
jour. Cet ordre c’est la conférence des présidents qui va s’en
charger. Les conférences des présidents il y en a 2 : il y a le
président de l’assemblée, le président de chaque commissions
permanentes etc.
Avant pendant la 3ème et la 4ème c’était les chambres qui
choisissaient l’ordre mais du coup elles ne mettaient jamais les
sujets du gouvernement = instabilité. Maintenant, une fois par
mois l’opposition à la main mise sur l’ordre du jour. C’est l’idée en
2008 que l’opposition apparaît.
3) L’examen du texte en séance public : la lecture du texte :
A) la procédure habituelle :
C’est tout les députés ou tout les sénateurs qui se rassemble pour
la séance publique. La lecture du texte par une assemblée se
déroule en 2 étapes : 1) l’examen générale du texte. 2) L’examen
détaillé : on examine le texte article par article. On va discuter
chacun des amendements déposés par les députés. Une fois que
tout à été discuté, on va avoir un vote général.
B) Un outil à la disposition du gouvernement : Le vote bloqué :
L’article 44 alinéa 3 de la constitution :
La réforme des retraites est passée dans une loi soumise à l’article
47-1. L’opposition n’a que 20 jours pour discuter du texte. Au bout
de ces 20 jours, même si le texte n’est pas adopté par l’AN il passe
u Sénat.
C)Un outil a la disposition des conférences des présidents
national:Le temps législatif
60 % appartiendront à l’opposition durant la conférence des
présidents. 40%¨appartiendra à la majorité parlementaire.
4) La navette parlementaire :
a) La procédure habituelle :
La confection de la loi suppose qu’un même texte soit adopté en
termes identiques par l’An par le Sénat. C’est pourquoi existe la
navette.
B) La procédure accélérée :
C’est l’article 45 de la constitution qui dit que le gouvernement
peut déclencher cette procédure. C’est l’idée que la commission
mixte paritaire peut être réunie dès lors qu’il n’y a pas eu d’accord
chez les 2 chambres.
C) la saisine facultative du conseil constitutionnel :
L’article 61 de la constitution prévoit que le texte qui a été adopté
par le parlement peut être transmis au conseil constitutionnel pour
être sur qu’il ne viole pas la constitution.
E) la promulgation de la loi :
L’adoption : une fois la loi adopté par le parlement elle est
transmise au gouvernement puis présenter au président de la
république qui la valide.
Le gouvernement peut éviter toute discussion parlementaire et
adopter une loi directement sans passer par le parlement avec la
procédure du 49.3. Si c’est le parlement qui est souvent à l’origine
des lois, c’est le parlement qui les discute et les amendes. Il y a
donc un équilibre entre l’exécutif et le législatif dans cette
procédure.
F) les ordonnances de l’article 38 :
Une ordonnance c’est un texte adopté par le gouvernement sur un
thème qui relève normalement du législateur. On peut le
comprendre avec les articles 34 et 37 de la loi. L’article 34 c’est le
domaine de la loi. c’est le domaine dans laquelle le parlement
seulement peut intervenir, théoriquement.
L’article 37 dit que tout ce qui n’est pas du domaine de la loi est du
domaine du gouvernement. Tout ce qui n’est pas citer à l’article 34
de la constitution, c’est le gouvernement qui s’en charge.
L’ordonnance sert au gouvernement pour demander d’agir dans un
des domaine de l’article 34 de la constitution.
Procédure de l’ordonnance :
1ère étape : Le gouvernement va déposer un projet de loi
d’habilitation au parlement. Il va dire ce que comportera les
prochaines ordonnances.
2ème étape : Le parlement va dire si oui ou non il accepte que le
gouvernement agisse dans ce domaine.
3ème étape : Si le Parlement dit oui, les ordonnances peuvent
commencer à être adopté par le conseil des ministres.
4ème étape: Mais ce n’est pas finit car ces ordonnances doivent
être ratifiés par le Parlement. Il doit donner son accord pour voir si
il a bien respecter la loi d’habilitation qu’il lui avait donner. Pour
cela il fera une loi de ratification. Il va venir ratifier l’ordonnance.
Les ordonnance sont caduques si le gouvernement ne dépose pas
un projet de loi de ratification avant dans le délai qui avait était
fixé dans la loi d’habilitation.
Le gouvernement est obligé de respecter le délai dans la loi
d’habilitation pour faire ratifier la proposition.
Tant que le texte n’a pas été fixé par le parlement, il a une simple
valeur réglementaire. Par contre une fois qu’il est signé il a une
force de loi.
II) 2008 : La revalorisation du parlement :
A) Les avancées bienvenues :
1) la protection des droits de l’opposition :
Pour la première fois, la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008
inscrit la notion d’opposition dans la Constitution. Celle-ci dispose
désormais d’un double ancrage constitutionnel : l’article 48, alinéa
5, réservant aux groupes d’opposition la détermination de l’ordre
du jour d’un jour de séance par mois et l’article 51-1 précisant que
le règlement de chaque assemblée reconnaît des droits spécifiques
aux groupes d’opposition. L’opposition se verrait désormais,
conformément à l’engagement présidentiel, dotée d’un véritable
statut.
2) Une meilleure prise en compte de la volonté parlementaire :
La loi du 23 juillet 2008 accroît les prérogatives/pouvoirs du
Parlement, notamment en lui donnant la maîtrise de la moitié de
son ordre du jour (l'autre moitié étant établie par le
Gouvernement) et en réduisant les possibilités de recours à
l’article. 49.3 par le Gouvernement.
B) Un parlement toujours en retrait :
Il y a un leadership gouvernemental. Mais on ne doit pas surestimé
le retrait du parlement. D’abord, lorsque le parlement à le temps
de travailler, que les commissions peuvent organiser un débat
constructif, a chaque fois le texte est modifié. Ensuite, on le voit
aujourd’hui, on voit ben que le parlement peut représenter un
véritable obstacle pour le parlement. c’est a dire que lorsque le
gouvernement détient une majorité relative, on voit que le
parlement redevient un élement fondamentale dans la stratégie
gouvernementale car elle joue un rôle dans l’adoption des textes
notamment. Ce ne sont pas tant que ca les institutions qui pose
problèmes mais bien la pratique des institutions qui conduit a ce
retrait. Car oui on a une majorité parlementaire qui se met au
service du président que le gouvernement est censé mettre en
œuvre. Du coup le parlement est beaucoup plus en retrait, ou aussi
docile, car il se plie a l’exécutif. Il y a aussi un retrait dans la
confection de la loi. Le parlement a d’autre fonction que celle de
faire la loi car a cote de cette fonction législative, il a un devoir de
contrôle gouvernemental.
Section 5 : Les relations organiques entre le parlement et le
gouvernement :
Le contrôle et la responsabilité du gouvernement :
I) Le contrôle du gouvernement par le Parlement :
article 24 de la constitution : Le parlement vote la loi, il contrôle
l’action du gouvernement, il évalue les politiques publiques.
Contrôler les politiques publique et le gouvernement est publique.
Des lors que tout le monde a accès a vos jugement, alors le sénat a
toute sa place car le sénat peut rendre des rapport sur les actions
du gouvernement. Certes le sénat ne peut pas comme l’an
sanctionner politiquement le gouvernement mais il a une valeur
politique tout de même importante.
Le contrôle parlementaire c’est l’action a l’information sur
l’activité gouvernementale. On va donc organiser un ensemble
d’instrument qui permet au parlement des informations sur
l’activité du gouvernement.
A) Les questions :
Article 48 : Les contrôles du gouvernement sont la base du
contrôle du parlement.
1) Les questions écrites :
Chaque député et chaque sénateurs peut accéder aux questions
écrites. C’est souvent des questions des électeurs que le députés
relais. Chaque députés peut en poser 39 par session/par année aux
ministres/1er ministre.
2) Les questions orales :
il faut distinguer plusieurs types de questions : les questions orales
sans débat et les questions avec débat.
Les questions orales sans débats permettent d’obtenir des
réponses techniques, d’intérêt locale.
Les questions au gouvernement : Elles ont lieu une fois par
semaine et doivent durer 2heures. Chaque réponses ne doit pas
dépasser 4 minutes. Les questions ne sont pas su par le
gouvernement mais souvent ils réussissent à les savoirs a l’avance,
bien sur la majorité l’envoi mais l’opposition aussi.
B) les commissions d’enquête :
Article 51 de la constitution : c’était une pratique institutionnelle
mais elle ne sont intégrés dans la constitution que depuis 2008.
Avant depuis pour qu’une commission d’enquête soit voter il fallait
qu’elle soit voter mais l’assemblée. Mais en raison du fait
majoritaire il n’y en avait que très peu. A partir de 2008 les choses
changent radicalement : maintenant , chaque président de groupe
peut demander la création d’une commission d’enquête. Pour
qu’elle ne soit pas créer, il faut que 3/5ème de l’assemblée s’y
opposent. C’est un changement radical. Ces commissions
d’enquêtes se composent des 30 député sous 30 sénateurs. Ces
conditions d’enquêtes sont temporaires et elles ont 6 mois pour
enquêter et rendre un rapport. Ce rapport il n’est pas discuter ni
voter. Par contre il est publier. Elles peuvent auditionner qui elles
veulent : expert, spécialiste sauf le président de la république. Il
faut imaginer l’enjeu pour les députés et les sénateurs d’intégrer
les commissions d’enquête car ils ont une incroyable visibilité.
Elle peut saisir la cour des comptes en lui demander de l’aide. Un
organe budgétaire en France avec a sa tête des énarques.
C) Les autorisations parlementaires :
Article 36 alinéa 2 : pour prolonger l’état de siège j’ai besoin de
l’accord du parlement. Pour ratifier un traiter j’ai besoin du
parlement article 53 alinéa 1. Le parlement a donc un très gros
pouvoir sur de nombreuses actions.
D) Les commissions permanentes :
A cote des commissions d’enquêtes, les commissions permanentes
vont aussi exercer un contrôle [Link] vont créer des
missions d’informations. Ce sont les commissions permanentes qui
vont se transformer en commissions d’enquête.
Depuis quelque années, le parlement semble redécouvrir cette
fonction de contrôle.
II) L’engagement de la responsabilité politique du gouvernement
par l’assemblée nationale :
A) la distinction entre responsabilité politique et responsabilité
pénale des ministres :
1) La responsabilité pénale :
Il faut faire ici une distinction entre les actes accomplis en dehors
de l’exercice de la fonction de ministre et ceux en fonction de
ministres.
Pour les premiers actes, c’est une responsabilité pénale ordinaire
qui s’applique. Il sont considérés comme les autres, responsabilité
ordinaire devant les juridictions. L’ensemble des ministre sont
responsables pénalement devant les juridictions pénales
ordinaires. C’est également cela pour les actes en tant que
ministre mais fait dans leurs vies privée. Donc on a des ministres
qui mit en examens, qui peuvent poursuivis, jugés, condamnés.
C’est développé dans la 5eme république une pratique
institutionnelle selon laquelle lorsque vous êtes ministres et que
vous êtes mis en examen, il démissionne.
Les choses ont évolués sous Sarkozy. Aujourd’hui cette pratique est
remise en cause : il y a un mix entre ceux qui démissionne et ceux
qui restent. Application incertaine de cette pratique
institutionnelle. Pourquoi cette pratique institutionnelle a évoluer ?
Déjà parce qu’il n’y a aucune obligation institutionnelle.
Pour les actes accomplis dans l’exercice dans leurs fonctions, ils
ont une responsabilité pénale dérogatoire puisque que ce ne serait
pas le juge ordinaire que sera compétent mais une juridiction
spéciale : la cour de justice de la république. C’est fréquent que la
crj mettent en examen des ministres pour des actes qu’ils ont
commis en tant que ministre même si ils ne le sont plus
aujourd’hui.
Cour justice de la république : Cette cour se compose de 15 juges
dont 12 parlementaire , 6 députés, 6 sénateurs et 3 magistrats de
la cour de cassation. Mais cette cour est très critiquée. Macron a
essayer 2 fois de la supprimer sans y arriver. Pourquoi une telle
critique ? D’abord parce qu’elle est jugée très inefficace : il y a
quasiment jamais de condamnation. On la juge aussi beaucoup trop
politique, alors que la responsabilité n’est que pénale. Ce qui
justifie la présence de ces 12 parlementaires c’est l’idée que
l’activité de monstres n’est pas une activité comme les autres. Le
fait de gouverner oblige d’être a la limite de ce qui est ou pas
légale.
La crj passe pour une institution qui protège les ministres. Il ne
faut pas que il ai un soupçon de subjectivité chez les juges. Car la
justice exige aussi l’apparence de la justice.
2) La responsabilité politique :
Dire que le gouvernement est responsable devant l’assemblée
nationale cela veut dire que en cas d’un désaccord politique, les
députés peuvent forcés le gouvernement à démissionné. Article 20
alinéa 3 de la constitution selon les conditions de l’article 49 et 50.
La conséquence lorsqu’on vote une motion de censure : possible
démission de tout le gouvernement. Il est important d’étudier ses
mécanismes de la responsabilité politique du gouvernement. En
réalité cela va nous permettre d’affiner notre compréhension des
institutions de la 5ème république. Par l’étude l’engagement de la
responsabilité politique, le parlement est en défaveur.
Historiquement, lorsque les constituants on voulus encadrés la
relation entre législatif et exécutifs, ils ont voulus limités le pouvoir
du parlement. Dans la constitution de 58 on essaye encore de
rationaliser le parlement, pour limiter les possibilités du parlement
de renverser le gouvernement avec l’article 49 qui prévoit 3
mécanismes.
Combien le fait majoritaire une influence sur la pratique de
l’article 49.
ça ne fait que révéler le leadership du gouvernement sur le
parlement. Les faits parles d’eux même : le gouvernement n’a été
renversé qu’une seul fois dans la 5eme en 1962.
Mais cela ne veut pas dire que l’article 49 n’a été activé , au
contraire, il l’est très souvent mais comme ce sont des périodes de
fait majoritaire le gouvernement reste stable.
La présentation des 3 mécanismes d’engagements de la
responsabilité politique :
B) La présentation des 3 mécanismes d’engagement de la
responsabilité politique :
1) La question de confiance :
Alinéa 1 de l’article 49.
A) Quelle est la procédure a suivre :
D’abord, le ministre doit consulter le gouvernement. Il ne doit pas
obtenir leur accord mais doit s’entretenir avec eux. Ne période de
fait majoritaire, le premier ministre ne décidera jamais seul
d’engagement la responsabilité, il le fera avec l’accord du
président. Mais en période de cohabitation, le président le fera
seul. Donc, une fois que j’ai consulter le gouvernement, le premier
ministre se rend devant l’assemblée nationale, et il tient un
discours devant l’AN. Il raconte ce qu’il veut : il n’a aucune
contrainte. Puis il y a un vote à la fin de son discours qui est
organisé. Soit une majorité se dégage en faveur du maintient du
gouvernement, soit une majorité apparaît en faveur de la
démission du gouvernement et le gouvernement doit démissionné.
Nous sommes donc face à une majorité simple.
B) Qu’elle est la pratique de la question de confiance :
Nous l’avons vu, l’engagement de la responsabilité du
gouvernement n’est pas obligatoire au moment de l’entrée au
pouvoir du gouvernement. Mais certains gouvernement vont quand
même une fois nommé se présenter devant l’AN et pose une
question de confiance. c’est plutôt symbolique en fait. La légitimité
démocratique , il la puise dans le fait que le président de la
république l’a nommé. En période de cohabitation, chaque premier
ministre posait une question de confiance car il ne se sentait pas
légitime. Depuis 1958, il y a eu 38 question de confiance posés.
C) Quel est l’utilité d’un tel mécanisme :
En dehors de la cohabitation (car sans cohabitation on demande la
confiance a la majorité), la question de confiance sert à recréer le
lien entre le gouvernement et la majorité présidentielle. Cela
permet de renforcer le lien entre majorité présidentielle et le
parlement.
Autre utilité, elle peut justement rappeler à l’ordre certains
députés ; si vous poser une question de confiance vous obliger les
députés a vous soutenir : cela créer une certaine discipline. Donc
sur les 38 fois, chaque questions de confiance à été un succès.
Mais c’est normal car le 1 er ministre choisit quand il va la faire
donc il l’a fait a un moment qui lui est favorable. Donc c’est un
mécanisme qui sert au gouvernement, qui lui est favorable.
2) La motion de censure :
L’article 49, alinéa 2.
A) quelle est la procédure à suivre :
Ici c’est l’assemblée qui a la main mise. C’est un texte qui
comporte toute les reproches que l’on adresse au gouvernement. Il
y a plusieurs étapes dans cette procédure : d’abord, l’étape de la
recevabilité.
Pour pouvoir être déposée, il doit être signé par au moins 1/10 des
membres de l’assemblée nationale, c’est à dire 58 députés.
Sachant qu’un députés ne eut pas être signataire de plus de 3
motion de censure, 1 année. 1/10 ce n’est pas impossible à obtenir.
c’est donc assez facile, surtout pour l’opposition, d’en déposer une.
Depuis la 5ème, 59 motion de censure ont été déposés. Les deux
dernières sont juillet 2022 ou l’opposition de gauche pose une
motion de censure. Puis en février 2023 une est déposé par le
rassemblement national. Puis il y a le délai de réflexion : C’est 48h
pour essayer de passer des alliances, il y a beaucoup de
négociation.
Puis il y a le vote : des lors que les 48h se sont écoulés, chaque
députés va voter de manière publique. Il faut que la majorité des
membres de l’assemblée nationale adopte la motion de censure.
Autrement dit, il faut 289 députés votent pour la motion de
censure. Si 289 membres de l’assemblée nationale sont présent a
hémicycle , l’article 50 s’enclenche, le gouvernement doit
démissionne. L’article 49 dit que seul sont recensés les votes
favorables a la motion de censure. c’est a dire que les absent sont
considérés pour le gouvernement. Ce n’est pas négligeable. Donc
ce n’est pas au gouvernement e démontrer qu’il est solide mais de
l’opposition de montrer qu’il na pas la majorité.
B) Quelle est la pratique de la motion de censure ?
Sur 59 motion de censure, une seul est adopté dans un contexte
particulier. C’est facile a déposer mais rassemblée 289 députés
c’est plus compliqué. C’est dur premièrement car les votes sont
publique, donc on ne peut pas trahir notre majorité. Puis le fait que
seul les voix pour la motion soient comptabilisé, donc pas de
comptabilité de vote blanc. Puis 289 députés c’est une majorité
absolu. Puis enfin le fait majoritaire qui fait que quand le
gouvernement a une majorité absolue, il ne craint presque rien car
jamais 280 députés vont contre eux.
Il faut mesurer toute la différence entre un fait majoritaire absolue
et relative. Quand la moitié des députés sont dans un partie et que
la captation présidentielle marche a font, le texte passe de toute
façon. Mais aujourd’hui le fait majoritaire est relatif : le
gouvernement doit donc négocier et le parlement à une place
beaucoup plus importante. Elle ne remet pas en cause la captation
mais elle limite beaucoup le pouvoir du gouvernement ;
3) la question de confiance sur le vote d’un texte
A) quelle est la procédure à suivre pour le 49.3 :
soit on renverse le gouvernement mais si il n’est pas renversé le
tecxte est directement adopter. Le but ici est de faire adopter un
texte qui en temps normel ne serait ps adopté.
Comment se déroule le 49.3 : D’abord délibération des ministres
pour que le 1er ministre puisse engager la responsabilité du
gouvernement. Le 1er ministre décide quand il le veut de
déclencher cet article 49.3. Le conseil des ministre délibère. Le 1 er
ministre annonce qu’il enclenche le 49.3 et le texte est considéré
comme adopté si aucune motion de censure n’est adopté dans les
24h.
Si des motions de censure sont déposés, donc que 58 députés on
signé le texte de la motion de censure, alors on va procéder à son
vote toujours sous les conditions de l’article 49.2. La différence
avec 49.2 et 49.3 c’est que dans ce dernier si la motion de censure
n’est pas adopté le gouvernement reste et la loi n’est pas adopté.
Comme c’est une arme redoutable qui permet de passer outre le
parlement, il pose beaucoup de problème et de question
démocratique. C’est pourquoi en 2008 on a limiter son usage, car
avant il n’y avait pas de limite. On a donc voulu encadrer son
usage : désormais, hors projet de loi de finance et de financement
de la sécurité sociale, le 49.3 ne peut être utiliser que sur un seul
texte de session, donc 1 par an. Hormis les lois de financement de
la sécurité social qui elle ne sont pas concernés pas cette limite.
Attention : le gouvernement peux utiliser le 49;3 plusieurs fois si
c’est su rle même texte.
b) Quelle est la pratique 49.3 :
Au début de la 5ème république il n’était jamais utiliser. Puis au fil
des ans c’est devenu une arme courante. Pourquoi un
gouvernement va utiliser le 49.3 ? On peut trouver 3 situations :
d’abord, la rapidité. Cela permet de faire exploser la procédure
législative et d’aller très vite. Ensuite, le gouvernement peut
utiliser le 49.3 pour ressouder sa majorité. Le gouvernement peut
avoir la majorité absolue, donc pourquoi utiliser le 49.3 ? Pour
notamment ressouder sa majorité, si il y a une sorte d’opposition
qui se crée de cette majorité. Enfin il peut aussi l’utiliser lorsque
qu’il ne dispose que d’une majorité relative. Il va donc passer
outre la possibilité de compromis car il ne parvient pas à rallier
une majorité.
Le gouvernement fait le choix de faire passer un projet de
financement social. Oui cette réforme à des liens direct avec des
conséquences financières. Que peut il se passer avec ce texte ?
Article 47-1 : je peux contraindre les débats de l’assemblée
nationale de discuter pendant 20 jours. Puis lecture devant le
Sénat et l’assemblée nationale. Pour revenir a ce projet : oui ça
permet de contraindre l’assemblée nationale et comme cela le
gouvernement n’a utiliser le 49.3 qu’une seule fois et a fait adopter
l’ensemble des textes.
Pour le conseil constitutionnel, il ne peut pas sanctionner ce projet
de loi car ce décalage du départ à la retraite concerne des
matières financières et ce ne sera pas sanctionner par le conseil
constitutionnel.
C) quelle est l’utilité concrète d’un tel mécanisme ?
Il est juger comme étant une trop grosse atteinte du pouvoir du
parlement. Bien sur son but est d’éviter le jugement du parlement.
On peut le voir comme un coup de force face au parlement. On est
au cœur de la tension entre l’efficacité de l’action
gouvernementale et d’un autre côté l’importance de protéger le
pluralisme et le droit de minorité de l’opposition. De l’efficacité de
l’exécutif et de l’autre la place du place dans lequel doit s’exprimer
l’opposition. Il révèle le rééquilibre en faveur de l’action du
gouvernement et en défaveur du parlement. Il faut rappeler que
cela permettaient d’avoir une politique gouvernemental qui n’allait
pas dépendre des guerres partisanes, et donc de l’instabilité. On
voit que l’utilisation dans les textes financier n’est pas limiter car
on est dans l’idée que le gouvernement peut gouverner et ne peut
pas être gêner par des questions budgétaires.
Conclusion : on voit que la rationalisation du parlementarisme sous
la 5ème république A atteint son objectif : on voulait doter la
France d’un gouvernement capable de gouverner , c’est chose
faite. Cela c’est bien sur fait au détriment du parlement ; ce
déséquilibre a été un peu résorbé en 2008 et aujourd’hui on veut
poursuivre cette revalorisation du parlement. Mais ce déséquilibre
fondamentale il est surtout le fruit des rapports de force entre les
partis dont les institutions sont seulement des réceptacles : une
majorité qui s’aligne a son président. On s’aperçoit que le
parlement peut influencer l’activité gouvernementale. Il se soumet
a la domination du gouvernement mais elle n’est pour autant pas
absolu et le parlement retrouve souvent sa place pour la confection
de la loi et de la responsabilité gouvernementale. Cet équilibre
donc l’étude permet de mieux comprendre la 5ème république. On
va maintenant voir le conseil constitutionnel.
Section 6 : Le conseil constitutionnel :
c’est un organe prévu par la constitution, par le titre 7. Avant que
nous rentrions dans les détails, nous allons poser le cadre sur ces
fonctions.
3 fonctions principales :
Le cc est compétent pour juger le contentieux électoral, donc pour
trancher les litiges en matières électorales. c’est une nouveauté
parce que pendant la 3 et 4 c’était les chambres qui le faisait pour
savoir si il fallait refaire l’élection. Ces chambres souvent faisaient
prévaloir une logique politique sur une stricte raisonnement légale.
C’est pourquoi en 1958 on a confier cette compétence au conseil
constitutionnel et c’est lui qui va contrôler la régularité des
collectivités législatives, présidentielles et referendum. On voit
donc déjà une nouveauté et qu’il y a cette idée qu’il faut limiter le
pouvoir du parlement et que le cc a un rôle a jouer dans cette
limitation.
2ème fonction : consultative. Dans certaines circonstance, on va
demander au institutions de consulter le conseil constitutionnel,
c’est a dire de demander son avis. On a déjà croiser cette situation
avec le président que doit consulter le conseil constitutionnel pour
utiliser l’article 16. il n’a pas a obtenir autorisation mais avis.
3ème fonction : il est également charger de la justice
constitutionnelle , c’est a dire qu’il va contrôler la
constitutionnalité des différentes normes pour être sûr qu’elle
veuille a la bonne constitutionnalité des lois par rapport a la
constitution ; La première fois qu’une contrôle de
constitutionnalité a été exercé par un juge c’est au USA. C’est un
arrêt de la cour suprême de 1803. Ce qu’il faut comprendre c’est
qu’au USA ce contrôle de constitution n’est pas prévu par la
constitution : on prévoit simplement qu elle est suprême. Mais on
ne prévoit que des juges puise s’assurer que des normes puisse
s’assurer de cette suprématie. c’est donc la pratique des
institutions qui va faire naître ce contrôle. En pratique, il est
exercer par tout le juges.
En Europe il faut attendre la deuxième moitié du vingtième siècle
pour que cela se développe. C’est parce que c’est une réaction a la
seconde guerre mondiale. Pourquoi ? l’idée c’est de ne plus
reproduire les atrocités de la seconde et donc d’éviter les
violations flagrantes des droits de l’homme. Donc on comprendre
le besoin de justice pour protéger les droits de manière effective. A
partir de ce moment la la justice constitutionnel devient une
garantie de l’effectivité de l’état de loi.
I) Présentation du conseil constitutionnel :
A) Présentation de sa création :
1) une création original par la constitution de 1958 :
a) La raison : Le légicentrisme :
Il faut revenir a la période révolutionnaire ou la loi est vu comme
l’expression de la volonté générale. Ce n’est pas l’expression d’un
majorité mais l’expression de tous. Elle est donc nécessairement
bonne : elle ne peut aller contre les droits fondamentaux ; Donc
aucune institution ne peut être légitime a s’opposer à cette volonté
générale hormis le parlement qui peut défaire ce qu’il a fait. La loi
ne peut pas se tromper. Il devient inenvisageable de contester
l’infaillibilité de la loi.
On comprend donc pourquoi qu’il est impossible de penser une
justice législative.
b) L’exemple des troisièmes et quatrième république :
sous la troisième on est totalement dans cette logique légicentriste
on seul la loi compte ; il n’y a aucune approche de justice
constitutionnel. Cette justice est impensable. Sous la quatrième
c’est plus subtil car c’est après la seconde guerre mondiale donc
remise ne questions. On crée une sorte d’embryon de justice
constitutionnel avec les articles 91 a 93 qui vont créer un comité
constitutionnel. Il informe juste au parlement si il faut modifier une
loi. C’est en 1948 qu’est crée le conseil constitutionnel.
2) Une création dans le cadre de la rationalisation du
parlementarisme :
En 1958 vont essayer de mettre un terme a ce parlementarisme
absolu. On chercher donc a rationaliser ce parlement et a limiter
une influence et le conseil constitutionnel va être un instrument de
cette rationalisation . En effet , a partir du moment ou c’est le texte
constitutionnel qui encadre le parlement, il devient indispensable
de veiller a ce que le parlement ne sorte pas de cadre dans lequel
on la mis (comme dans la 4eme). La loi n’est plus cet acte
absolument sacré, inviolable, infaillible. Il va falloir qu la loi
respecte la constitution. Le conseil constitutionnel la très bien
dis :La loi exprime la volonté général dans le respect de la
constitution ; ça nous paraît évident maintenant mais avant ce
n’était pas le cas.
B) Présentation de ces modalités de contrôle :
Quand la loi est adopté, le conseil constitutionnel va pouvoir
exercer un contrôle :
2 procédure : dans les 2 cas, le contrôle est facultative : il doit être
saisi pour pouvoir effectuer ce contrôle.
1) Le contrôle a priori :
ici, le contrôle va se faire avant que la loi ne soir promulguée. c’est
avant qu’elle ne devienne officiellement une loi.
a) La saisi :
Une fois que la loi a été adoptée en terme identique par les 2
chambres, elle est transmise au président pour promulgation. A ce
moment le président et le premier ministre et président de
l’Assemblée Nationale et le président du Sénat, 60 députés, et 60
sénateurs peuvent saisir le conseil constitutionnel. Il y a 2
stratégies possible : on peut le saisir avec une argumentation : on
explique quels sont les problèmes que soulève cette loi : Saisine
détaille . Mais on peut aussi la saisir sans accompagné d’une
argumentation : Saisine blanche. A partir de ce moment la est lors
que le conseil constitutionnel est saisi , le délai de promulgation
est suspendu. Le président de la république attend la décision du
conseil constitutionnel sachant qu’il a un mois pour se prononcer
( sauf procédure accélérée, article 45, ou il a 8 jours pour se
prononcer).
b) Les conséquences de la décision :
Quand le cc se prononce : 2 possibilités : soit le conseil
constitutionnel estime qu’il n’y a aucun problème : la loi qui a été
adopté ne viole pas la constitution. Dans ce cas la, la loi peut être
promulguée. La loi devient donc une loi juridique, elle s’applique a
tous. Le conseil constitutionnel peut dire il n’y a pas de problème
constitutionnel mais avec des réserves. c’est a dire qu’il va
expliquer qu’il n’y a pas de problème constitutionnel si on
interprète cette loi d’une certaine manière.
Le cc censure la loi. Il faut savoir que cette censure peut être
partielle : il peu dire oui sauf tel ou tel passage. On peut
parfaitement avoir l’idée que certaine disposition sont non
constitutionnelle mais d’autres oui.
2) Le contrôle a posteriori : La QPC :
a) la saisine :
tout citoyen, tout justiciable peut poser une question prioritaire de
constitutionnalité. Mais il faut qu’elle suive une cadre procédurale
très stricte. Il faut d’abord que vous soyez dans une instance
juridique, comme dans un procès, pour dénoncer la
constitutionnalité d’une disposition qui vous serait applicable dans
le cadre de ce procès. Dans ce cas le procès est suspendu et ce
met en mouvement un système de double filtrage. L’idée est de
protéger le conseil constitutionnel pour ne pas qu’il ne reçoive trop
de question. Le juge judiciaire va devoir vérifier que votre question
est sérieuse : elle met en cause des droits et liberté garanties par
la constitution. Est ce que la disposition est bien applicable au
procès. Si non, la question ne va pas plus loin. Enfin, si le cc ne
c’était pas déjà prononcé sur la question. Ensuite, elle va soit a la
cour de cassation si c’est le juge judiciaire, soit au conseil d’état si
c’est le juge administratif. Ensuite, la question va être reexaminer
et si c’est oui, la question est renvoyer au conseil constitutionnel.
b) Conséquences de la décision :
Comme dans le contrôle a priori, dès lors que le conseil
constitutionnel censure une disposition, elle est supprimé de notre
ordre juridique.
II) Evolution du rôle du conseil constitutionnel :
Aujourd’hui, ce travail de contrôle de la constitutionnalité des lois
est la première fonction du conseil constitutionnel. Donc beaucoup
d’auteur vont considérées qu’on a un juge constitutionnel, le CC lui
même aime s’appeler juridiction. Ils ont multiplier les procédures
orales , ils sont très attachés que le conseil constitutionnel est une
cour, un véritable juge constitutionnel.
Nous pourrions voir que cela est discutable. En effet, en 1958,
année de création du cc, il n’y a jamais eu l’idée de créer une
véritable cour constitutionnelle. L’idée c’est d’en faire une arme du
parlementarisme et pas d’en faire un juge.
Le conseil va progressivement réussir a se constituer lui même
comme un garant des droits et des libertés de chacun et ce n’est
qu’a partir de la qu’il va essayer de prétendre qu’il est un véritable
juge.
A) En 1958 : un canon braqué contre le parlement :
Le général de Gaulle décide de créer le cc pour préserver l’exécutif
d’éventuels assauts du parlement. c’est une sorte de remparts vis à
vis de l’exécutif.
Autrement dit, le conseil constitutionnel n’est qu’un régulateur des
pouvoirs publiques . c’est un arme de la rationalisation du
parlementarisme.
B) Depuis 1971 : Un gardien des droits et libertés constitutionnels :
ce n’est qu’a partir des années 70 que le conseil constitutionnel va
commencer sa mue : il va évoluer, va gagner en indépendance, en
puissance et va s’apparenter à un juge constitutionnel car il va lui
même décider de s’assigner la fonction de gardien des droits et des
libertés. c’est le fruit de élargissement des nomes de références et
de la saisine.
1) L’élargissement des normes de références :
Liberté d’association de 1971 : Dans les années 70, on est en plein
dans une période de fait majoritaire absolu, il n’y a aucune
tentative d’assaut du parlement sur l’exécutif, c’est même
l’exécutif qui a la main mise sur le parlement. Le conseil
constitutionnel ne se sent plus légitime est important .
2ème élément très important : le Général de Gaulle n’est plus la,
alors que le membres du cc et lui étaient très proches. La place de
celui ci commence donc à perdre de la valeur.
a) Présentation de la liberté d’association de 1971 :
Le cc dans cette décision censure une loi car elle est contraire à la
liberté d’association. Seulement dans la constitution il n’y a pas
une ligne sur la liberté d’association, donc le conseil
constitutionnel ne peut pas censurer cette loi et ne peux pas se
transformer en gardien des lois et des libertés.
Pour aboutir à cette censure, le conseil constitutionnel a fait
preuve d’une très grande liberté d’interprétation. Il va pour se
faire procéder pas étape. La première chose qu’il fait c’est
d’admettre la valeur constitutionnelle du préambule de 1958.
Dans le préambule de la constitution, on a des références à
d’autres textes. Le cc va dire que tout ces textes ont valeurs
constitutionnels et ils sont au même niveau. Hors, que retrouve
t’on dans le préambule de la constitution de 1946.
En gros, il réussit a mettre la liberté d’association en valeur
constitutionnelle. Seulement c’est lui qui l’a décidé. On remesure
ici toute la liberté d’interprétation du conseil constitutionnel.
b) Conséquences de la décision : L’élargissement des normes de
références :
A partir de ce moment la , il y a ce bloc de constitutionnalité
( revoir). Tout ces textes ont donc tous la même valeur juridique. A
partir de cette décision le conseil constitutionnel peut devenir un
véritable instrument de l’état de droit, ce qu’il n’était absolument
pas avant, car il n’était qu’un régulateur des lois.
2) L’élargissement de la saisine :
2 élargissement majeurs : c’est en 1974 que Valérie Giscard
d’Estaing décide de rajouter dans le cadre du contrôle a priori la
possibilité de saisir le conseil constitutionnel de 60 députés et de
60 sénateurs. Puis la QPC, ou toutes les lois qui auraient pu
échappés au cc, et celle adopté avant 1968 peuvent faire l’objet du
contrôle de constitutionnalité. Cette activité ne fait que renforcer
l’importance de la place du cc dans notre institution politique.
Désormais, le conseil constitutionnel jouit d’une très grande
liberté : il est l’interprète de la constitution et il peut déduire de
nouveaux principes constitutionnels qui s’imposent à tout le monde
et surtout au pouvoir législatif.
Cela va de paire avec un questionnement démocratique : quel
place prend le cc dans notre démocratie.
3) Critique de l’illégitimité démocratique :
A) Le problème du gouvernement des juges :
Le gouvernement des juges c’est l’idée que le conseil
constitutionnel pourrait s’accaparer une partie du pouvoir
législatif. Est ce qu’il ne prend pas parfois le rôle de législateur.
Tout le problème c’est que d’un côté il y a cette question du
gouvernement des juges mais de l’autre il y a toute la légitimité
démocratique du contrôle de C.
Il faut éviter la tyrannie de la majorité, et c’est pourquoi le cc est
essentiel dans une démocratie libérale. La justice constitutionnel
est essentiel dans l’État de droit.
Le problème c’est la composition du conseil constitutionnel en
matière de démocratie en regard du pouvoir qu’il détient. D’un
coté on a cette composition du cc : il y a les membres de droit qui
sont les anciens présidents de la république. Donc ceci pose
énormément de problèmes. Déjà parce que comme il y a les
anciens président, ils n’aiment pas beaucoup le nouveaux
président.
Puis de l’autre côté il y a les sages, nommés pour 9 ans,
renouvelables par tiers tout les 3 ans.
Aucunes conditions, de formations n’est exigés pour siéger comme
membres au conseil constitutionnel. Ils ont souvent plus de lien
avec la politique qu’avec le juridique. Ils ne doivent rien a
personne après avoir été élus. Malgré l’indépendance qu’ils ont, la
nomination de ces membres pose problème. Outre le problème de
la présence des anciens président de la république, il y a aussi la
politique du conseil constitutionnel. Ce sont des hommes politiques
qui sont nommé par une institution politique, il y a donc un risque
qu’il rendent des avis politisés. Dans beaucoup d’autres modèles, il
faut être juriste et juge pour arrivés à de très hauts grades.
Le cc n’a pas été conçu comme une juridiction, il se présente
néanmoins comme une vrai juridiction. Il n’est pas évident qu’il sot
une véritable juridiction, le fait est que précisément la place qu’a
pris le cc crée un malaise au sein du cc qui sent qu’il n’est pas tout
a fait légitime de la place qu’il a, il fait preuve d’intelligence
politique.
B) L’intelligence politique du conseil constitutionnel :
Effectivement, le conseil constitutionnel va parfois faire preuve
d’une certaine auto restriction, il va se limiter lui même, conscient
qu’il n’est pas totalement légitime d’aller sur tous les terrains. La
première preuve de cette intelligence, c’est le fait qu’il va se
déclarer incompétent , va refuser de contrôler la loi qui lui est
soumise. c’est notamment le cas pour les lois référendaire. Quand
le peuple souverain c’est prononcé, en gros il ne peut rien dire. Il
y a aussi le fait que le conseil constitutionnel va, a plusieurs
reprise, moduler l’intensité de son contrôle. Il ne va pas réellement
rentrer dans les détails. Lorsque la loi à une charge politique très
offerte, que c’est devenu une loi très importante. Il ne veut pas
paraître comme un législateur car il sait qu’il n’a pas la légitimité
pour. Donc, notamment face à des lois très forte, il va se montrer
moins précis dans son contrôle que pour des lois très technique.
c’est une institution qui a énormément évoluée, qui a gagné en
importance,
Conclusion du titre : nous avons vu qu’étudiez les institutions
politiques pouvait être intéressant parce que ça permet de mieux
comprendre le monde. On comprend comment l’arroche historique
est indispensable pour saisir les problématiques actuels.
Importance d’un étude qui intègre la pratique des institutions
politiques et pas seulement la théorie.
Titre 2 : Les institutions politiques étrangères :
Nous avons étudier les institutions politiques de la 5ème, il est
également fondamental d’avoir une approche comparée pour
mieux comprendre nos propres institutions.
Chapitre 1 : Les institutions politique des états Unis :
Section 1 : Le cadre fédéral :
Ce cadre fédéral est répandu, particulièrement dans les grands
pays. Mais il y a aussi l’Autriche, l’Allemagne, la Belgique, la
Suisse qui sont des états fédéraux. L’état fédéral s’oppose à l’état
unitaire. Dans ce second été, il n’y a qu’une seul organe qui a le
pouvoir suprême et à imposer sa volonté à un ensemble d’individu.
Nos collectivités territoriales, ne sont que des composantes de cet
état unitaire, ce n’est qu’une organisation administrative. L’état
fédéral est composé de plusieurs états : les états fédérés. C’est
souvent l’éclatement d’un état unitaire. Il sont toujours un seul état
mais ils ont des représentants en états fédérés. Il y aura donc un
superpositions des ordres constitutionnels.
Les états vont jouir d’un principe d’autonomie. Ils ne sont pas
absorbés d’un état fédéral, ils conservent un principe d’autonomie
par rapport à l’état fédéral. Ils vont notamment avoir une
législation qui ne va s’appliquer que dans l’état en question.
Seulement, la constitution américaine est très vielle, notamment
dans les compétences fédéral.C’est la cour suprême qui se charge
d’interprété celles ci.
Les états fédérés doivent pouvoirs participer aux prises de
décisions de l’état fédéral. Ces états sont a l’origine de la création
de l’état fédéral, et il ne peut pas imposer sa volontés
Section 2 : Les institutions politiques générales :
1) Le président des états unis d’Amérique :
le régime politique américain est opposé au notre car eux ce n’est
pas un régime parlementaire mais présidentiel.
A) Un régime présidentiel :
1) Un exécutif moniste :
L’exécutif peut être moniste ou dualiste. Dans le régime
parlementaire, le régime est dualiste : il y a le présidentiel et le
gouvernement. Dans un régime présidentiel, l’exécutif est moniste,
et c’est le président des états unis. Il est moniste, c’est à dire qu’il
n’y a pas de gouvernement, de premier ministre. Il n’y a pas de
gouvernement : il y a un cabinet, des secrétaires d’états, mais ils
n’ont rien d’un gouvernement. Il n’y a aussi pas de responsabilité
politique.
2) Un exécutif politiquement irresponsable :
a) Le principe :
La naissance de l’institution du gouvernement est né dans l’idée
qu’il doit répondre des politiques devant les représentants du
peuple. C’est dans l’idée que le gouvernement doit rendre au
parlement des comptes. Le président des états lui n’est pas
politiquement responsable devant le congrès. On comprend
pourquoi également il n’y a aucun droit de dissolution.
b) L’atténuation :
Il peut y avoir une atténuation, une forme de responsabilité pénale
du président des états unis devant le congrès. C’est la procédure
d’inpinchement. Cette procédure permet à la chambre des
représentants de mettre en accusation le président. Le sénat peut
destituer le président à la majorité des deux tiers. c’est vrai qu’au
19ème siècle il y a eu des tentatives d’exploiter cette procédure
pénale à des fins politiques. Cela n’a pas marché.
B) L’élection du président :
Le système américain est très complexe, il y a une forme très
archaïque. Ces système il repose sur le tripartisme américain. Il
repose sur l’idée que la vie américaine repose sur deux parties.
Dans chaque états fédérés, le peuple va devoir désigner des
représentants qui iront à une convention. Ces représentants qui
auront été désignés vont élire les candidats des présidentielles.
Pour l’élection présidentielle ne tant que telle, elle est indirecte.
On vote pour de grands électeurs qui voteront pour le président
des états unis. Ce qui va être fondamentale c’est le nombre des
personnes dans les états. On attribue à chaque état fédéré autant
de grands électeurs autant qu’ils de sénateurs et de représentants.
Il y a 2 sénateurs par état fédérés peut importe la population de
l’état. En revanche, le nombre des représentants va varier en
fonction de la population. Le partie qui gagne une état fédérés
gagne tout. Le partie qui l’importe en Californie, même si il
recueille que 1000 voix de plus que tout les autres parties, il a tout
les représentants, donc 25 en tout.
C) Les pouvoirs du président :
D’un point de vue constitutionnel, c’est le chef de l’exécutif. Mais il
est en réalité le principale titulaire du pouvoir politique et il écrase
presque toutes les autres institutions et il a un leadership
exceptionnel : il est le chef des armées, il peut conclure les traités.
II) Le congrès des états unis :
A) la composition et les fonctions du congrès :
1) La chambre des représentants :
Ils sont élus au suffrage direct dans chaque états fédérés pour 2
ans. Ici on repose sur un système démocratique dans lequel on va
prendre en compte le nombre d’habitants.
Cette chambre des représentants va disposer du pouvoir législatif
avec le sénat : initiative et vote des lois. Elle dispose de la
plénitude du pouvoir législatif, il n’y a pas comme chez nous de
justification des lois.
2) Le Sénat :
Dans le Sénat, chaque sénateurs représente un état fédéré, et
chaque état fédéré à deux sénateurs. On est pas du tout dans une
logique démocratique, et pas du tout fédérative. Aujourd’hui, les
25 états les moins peuplés des états unis qui ne représente que
20 % de la population des états unis, représentent la moitié des
sièges du sénat. c’est une logique fédérative mais pas
démocratique. Elle dispose de l’intégralité du pouvoir législatif.
B) La collaboration avec le président :
1) La collaboration organique :
Ce rapport organique on peut le voir tant dans la nomination que
dans la révocation. La plupart des nominations les plus
importantes faites par le président doivent être valider par le
sénat. Lorsque les grands électeurs n’arrivent pas à se mettre
d’accord pour un président, c’est la chambre des représentants qui
va décider du président.
2) Une relation fonctionnelle :
il faut comprendre que il n’y a pas de séparation stricte des
pouvoirs. Si on veut gouverner, il faut travailler ensemble entre
institutions. Dans la fonction législative, le président n’a pas
l’initiative mais il a une très très grande influence. L’initiative est
donc considérée comme partagée et le vote est partagé entre le
congrès et le sénat.
Institutionnellement, il n’y a pas de collaboration mais il n’y a pas
pour autant de séparation des pouvoirs strictes car quand il y a
conflits, pour trouver des solutions on doit marchander. On parle
de démocratie de couloir, c’est à dire qu’on convint dans les
couloirs. Tout ceci est accepté.
Il passe d’arbitre à capitaine
En 58, le président n’est plus dépendant des chmabres car on
élargit le collège électoral.
Article 11 : les pouvoirs des présidents