Chapitre 2 : APPLICATIONS
Proposé par : ULRICH MOMOS (GC2 ENSPM)
29 février 2024
Table des matières
I Applications 2
II Injections,Surjections,Bijections 4
II.1 Injections . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
II.2 Surjections . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
II.3 Bijections . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
III Composition d’applications 6
III.1 Restriction et prolongement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
III.2 Composition d’applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
IV Propriétés des applications 7
V Exercices d’application résolus 8
V.1 Énoncés des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
V.2 Corrigés des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1
I Applications
Définition 2.1 (d’une application)
Une application f de l’ensemble de départ E dans l’ensemble d’ar-
rivée F , est une relation de correspondance permettant d’associer à tout
élément x ∈ E,un unique élément y ∈ F .
L’élément y ∈ F / y = f (x) lorsqu’il existe, est appelé image de x par f .
Pour tout y ∈ F ,l’élément x ∈ E / y=f(x) est appelé antécédent de y par
f .
Définition 2.2 (d’une fonction)
Une fonction f de l’ensemble de départ E dans l’ensemble d’arri-
vée F , est une correspondance qui permet d’associer à tout élément x ∈ E
au plus un élément y ∈ F .
Définition 2.3 (de l’ensemble de définition)
On appelle ensemble de définition de f , l’ensemble des éléments
x ∈ E tels qu’il existe y ∈ F vérifiant y = f (x). On le noteDf et se définit
par : Df = {x ∈ E/ ∃y : y=f(x) }.
**Remarque 2.1 :
Des définitions 2.1 et 2.2, on établit une différence fondamentale entre une
application et une fonction. En effet, une application fournit une et une
seule image à tout élément x ∈ E, tandis qu’une fonction ne le fait qu’au
sein de son ensemble de définition. Autrement dit,une fonction est un
cas particulier d’applications.
**Exemple 2.1 :
E1) L’application de E dans E qui a tout élément x ∈ E associe l’élément
2
x ∈ E est bien une application appelée application identité de E et est
notée idE .
√
E2) L’application de R dans R qui à tout élément x ∈ E associe x,
est une fonction dont l’ensemble de définition est R+ .
Définition 2.4 (de l’image directe et de l’image réciproque)
a) image directe
Soient f : E → F et A ⊂ E. On appelle image directe de A ou image
tout court de A par f , une partie de F notée f (A) et définie par :
f (A) = {f ( x ) ∈ F : x ∈ A}
.
b) image réciproque :
Soit f : E → F et B ⊂ F .
Nous entendons par image réciproque de B par f , le sous-ensemble de E
noté f−1 (B) et déf ini par : f−1 (B) = {x ∈ E : f (x) ∈ B}.
Notation 2.1 :
L’ensemble des applications de E dans F se note : F (E,F).
**Exemple 2.1 :
E1) Soit f1 l’application définie de [0, 2] → [0, 4] par :
f1 ( x ) = (4x − 1)2 . On a : B = ]0, 1[ ⊂ [0, 4] et;
f1−1 (]0, 1[)= {x ∈ [0, 2] : f(x) ∈ ]0, 1[}
= {x ∈ [0, 2] : 0< (4x − 1)2 <1 }
= {x ∈ [0, 2] : |4x − 1| <1 }
1
= {x ∈ [0, 2] : x ̸= 4 et 0< x < 12 }
=[0, 14 [∪] 14 , 2[∩]0, 12 [
= ]0, 41 [∪] 14 , 12 [
3
Donc, f−1 1 1 1
1 ( ]0, 1[)= ]0, 4 [∪] 4 , 2 [ .
E2) Soit f2 l′ application déf inie de [0, 3] → [0, 5] par :
f2 ( x ) = 3x+1. On a : A = [0,1] ⊂ [0, 5] et;
f2 ([0, 1]) = {f2 (x)∈ [0, 5] : x ∈ [0, 1] }
= {3x+1 ∈ [0, 5] : x ∈ [0, 1] }
Or, x∈ [0, 1] ⇐⇒ 0 ≤ x ≤ 1
⇐⇒ 0 ≤ 3x ≤ 3 , on a multiplié par 3.
⇐⇒ 1 ≤ 3x + 1 ≤ 4, on a ajouté 1 partout.
Donc, f2 ([0, 1]) =[1,4]⊂ [0, 5].
II Injections,Surjections,Bijections
II.1 Injections
Définition 2.5 (d’une application injective)
Soit une application f de E dans F où E et F sont des ensembles. f
est dite injective ou encore est une injection si elle vérifie l’une des deux
propriétés équivalentes suivantes :
′ ′ ′
(i) : ∀x ∈ E, ∀x ∈ E,(x ̸= x => f (x) ̸= f (x )) ;
′ ′ ′
(ii) :∀x ∈ E, ∀x ∈ E, (f (x) = f (x ) => x = x ). (par contraposée).
**Exemple 2.3 :
L’application f définie de N dans N par : f(n)= 2n + 1 est injective. Car,
en effet, ∀n1 ,2 ∈ N, f(n1 ) = f (n2 ) , on a :
f(n1 ) = f (n2 ) ⇐⇒ 2n1 = 2n2
⇐⇒ n1 = n2 .
4
II.2 Surjections
Définition 2.6 (d’une application surjective)
Soit une application f de E dans F . L’application f est dite surjective ou
encore est une surjection, si tout élément y ∈ F est l’image d’au moins un
élément x ∈ E. C’est-à-dire, si :
∀y∈ F ,∃x∈ E : y= f(x).
D′ une f açon plus simple , on a : f surjective si : f(E)=F
**Exemple 2.4 :
L’application ainsi définie à l’exemple 2.3 n’est pas surjetive.
En effet, si l’on suppose par l’absurde que f est une application surjective,
alors on a :
∀m ∈ N, ∃n ∈ N : f (n) = m.
m−1
Soit, 2n + 1 = m => n= 2 ∈
/ N , impossible car n est sensé être un
entier naturel.
Donc, f n’est pas surjective.
II.3 Bijections
Définition 2.7 (d’une application bijective)
Soit f : E → F une application. f est dite bijective ou encore est une bi-
jection si elle est à la fois injective et surjective. soit que :
∀y ∈ F , ∃!x ∈ E : ; y = f (x).
Dans ce cas, tout élément y ∈ F , est l’image d’un unique élément x ∈ E
noté f−1 (y) où, f −1 est la bijection réciproque de f.
On a donc : (x= f−1 (y)) ⇐⇒ (y = f (x)).
**Exemple 2.5 :
Des exemples 2.3) et 2.4), il est plus facile de déduire que f telle que définie,
n’est pas une application bijective, car, elle n’est pas surjective. Ceci, en
vertu de la définition de la conjonction de deux assertions .
5
III Composition d’applications
III.1 Restriction et prolongement
Définition 2.8 (de la restriction et du prolongement d’une ap-
plication)
Soient E, F , G trois ensembles. Soient f , g deux applications telles que :
f :E→G et g : F → G
x 7→ f (x) = y y 7→ g(y) = z.
Si E → F , et si pour tout x ∈ E, f (x) = g(x), on dit que f est une restric-
tion de g ou encore que g est un prolongement de f.
III.2 Composition d’applications
Définition 2.9 (de la composée de deux applications)
Soient E, F et G des ensembles et f et g deux applications telles que :
f :E→F et g : F → G
x 7→ f (x) = y y 7→ g(y) = z.
La composée de f par g est l’application de E dans G notée g ◦ f et définie
par :
g◦f : E →G
x 7→ g ◦ f (x) = g(f (x)) = z.
**Exemple 2.6 :
Considérons les applications :
f :R→R et g : R → R
π
x 7→ x − 2 y 7→ cos(x)
L’application composée de f par g est l’application définie de R dans R
par :
g ◦ f (x) = g(f (x))
= cos(f (x))
= cos(x − π2 )
= sin(x)
Donc, g ◦ f (x) = sin(x).
6
Proposition 2.1
Soient f : E → F et g : F → G deux applications. On a les proposi-
tions suivantes :
p1) Si f et g sont injectives, alors g ◦ f est injective ;
p2) Si f et g sont surjectives, alors g ◦ f est surjective ;
p3) Si f et g sont bijectives, alors g ◦ f est bijective ;
p4) Si g ◦ f est injective, alors f est injective ;
p5) Si g ◦ f est surjective, alors g est surjective ;
p6) Si g ◦ f est bijective, alors f est bijective et g est bijective.
Théorème 2.1
L’ensemble F des applications muni de la loi de composition d’applications
est un groupe qui n’est pas toujours abélien. (preuve en exercice).
Indication : pour la commutativité de la loi induite, utiliser un contre-
exemple en s’inspirant de l’exemple 2.6).
IV Propriétés des applications
Théorème 2.2
Soient l’application f : E → F , A et B deux parties de E. Alors on a les
propriétés suivantes :
p1) A ⊂ B ⇒ f (A) ⊂ f (B)
p2) f (A ∪ B) = f(A)∪f (B)
p3) f ( A∩B) ⊂ f (A) ∩f (B).
Théorème 2.3
Soient l’application f : E → F , C et D deux parties de F. Alors on a :
p1) C ⊂ D => f −1 (C) ⊂ f −1 (D)
p2) f −1 (C ∪ D)= f −1 (C) ∪ f −1 (D)
p3) f −1 (C ∩ D)= f −1 (C) ∩ f −1 (D).
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**Exemple 2.7 :
Considérons les sous-ensembles suivants : A=[-1,0] et B=[0,1] et l’applica-
tion f : R → R définie par : f (x)= x2 (fonction carrée).
On a bien : A ∩ B=0 ,f (A)= [0,1] , f (B)= [0,1] et :
f (A ∩ B)= f ({0})= {0} ;
f (A) ∩ f (B)= [0, 1] ∩ [0, 1]
or, {0} ⊂ [0, 1].
Donc,f (A) ∩ B)= f (A) ∩ f (B).
La propriété p3) du Théorème 2.2 est ainsi vérifiée.
**Remarque 2.2 :
Lorsque f est injective, la propriété p3) du Théorème 2.2 devient alors une
égalité c’est-à-dire : f ( A∩B) ⊂ f (A) ∩f (B).
V Exercices d’application résolus
V.1 Énoncés des exercices
Exercice 2.1(∗)
Montrer que l’application f : R → R telle que f (x) = x3 définit
une bijection.
Exercice 2.2(∗∗)
Soient E = [0, 1], F = [1, 1], et G = [0, 2] trois intervalles de IR.
Considérons l’application f de E dans G définie par : f (x)= 2−x, et
l’application g de F dans G définie par : g(x) = x2 + 1
1) Déterminer f (1/2), f −1 (0), g([−1, 1]), g −1 ([0, 2]).
2) En déduire en justifiant votre réponse que les applications f et
g ne sont pas bijectives.
8
Exercice 2.3(∗∗∗)
Soient A, B, C et D quatre ensembles et f, g, et h des appli-
cations telles que : f : A → B, g : B → C et h : C → D On pose :
k = g ◦ f . Montrer que :
1) k = h ◦ g sont bijectives si et seulement si f, g, et h sont aussi
bijectives.
2) Si k est surjective et g injective, alors f est surjective.
3) Si k injective et f surjective, ; alors g est injective.
(Utiliser sans avoir besoin de prouver, certaines propriétés ad-
mises dans ce cours).
Exercice 2.4(∗∗∗)
Dans l’exercice précédent, on pose w = f ◦g◦f , A = C = N et B =
Z et on admet que les applications f et g sont bijectives.
a) Préciser les ensembles de départ et d’arrivée de l’application w.
b) L’application w est-elle injective ?, surjective ?, bijective ? (jus-
tifier vos réponses en utilisant les définitions données dans le condensé).
Légende :
(*)= Facile, (**)= moyen, (***)= difficile .
V.2 Corrigés des exercices
Corrigé exercice 2.1
Montrons que f est bijective.
Nous allons procéder en montrant que f est à la fois injective et
surjective.
(i) Montrons que f est injective.
Soient a et b deux nombres réels tels que : f (a) = f (b). Montrons
que a = b.
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On a : f (a) = f (b) ⇐⇒ a3 = b3
⇐⇒ a3 − b3 = 0
⇐⇒ (a − b)(a2 + ab + b2 ) = 0
⇐⇒ a − b = 0 ou a2 + ab + b2 = 0
=> a = b car, a2 + ab + b2 n’admet pas de
racine réelle.
Donc, f est injective .
(ii) Montrons que f est surjective.
Ici, il suffit d’observer que tout nombre réel admet une image
réelle par f autrement dit, f (R) = R. Et en vertu de la définition
2.6(d’une application surjective), on en déduit que f est surjective
.
Conclusion : D’après (i) et (ii) , f est bijective .
Corrigé exercice 2.2
1) Déterminons :
(a) f({ 12 }).
Par définition de l’image directe, on a :
f({ 12 }) = {f (x) ∈ [0, 2] : x ∈ { 12 } }
= {f (x) ∈ [0, 2] : x = 12 }
= {f ( 12 )}
= { 23 }, car, f ( 12 ) = 2 − 1
2 = 32 .
Et on a bien : { 32 } ∈ [0, 2] = G
Donc, f ({ 12 }) = { 23 }
(b) f −1 ({0}).
Par définition de l’image réciproque, on a :
f −1 ({0} = {x ∈ [0, 1] : f (x) ∈ {0}}
= {x ∈ [0, 1] : f (x) = 0}. Il suffit de résoudre l’équation
f(x)=0 et retenir les valeurs de x qui seront dans l’intervalle [0,1].
Pour cela,on a :
f (x) = 0 ⇐⇒ 2 − x = 0
⇐⇒ x = 2. Or, 2 ∈
/ [0, 1] ; aucune valeur de x ne convient.
Donc, f −1 ({0}) = {} (ensemble vide).
10
(c) g([−1, 1])
On a : g([−1, 1]) = {g(x) ∈ [0, 2] : x ∈ [−1, 1]}
La question qu’on doit se poser est : quelles sont les valeurs prises
par g(x) dans l’intervalle [0,2], lorsque x parcourt l’intervalle [-
1,1] ?
On a : pour tout x ∈ [−1, 1],
− 1 ≤ x ≤ 1 ⇐⇒ 0 ≤ x2 ≤ 1
⇐⇒ 1 ≤ 1 + x2 ≤ 2
⇐⇒ g(x) ∈ [1, 2] ⊂ [0, 2].
Donc, g([−1, 1]) = [1, 2]
(d) g −1 ([0, 2]).
On a : g −1 ([0, 2]) = {x ∈ [−1, 1] : g(x) ∈ [0, 2]}
La question qu’on se pose est : quelles sont les valeurs prises par
x dans [−1, 1] lorsque g(x) parcourt l’intervalle [0, 2] ?
On a : g(x) ∈ [0, 2] ⇐⇒ 0 ≤ g(x) ≤ 2
⇐⇒ 0 ≤ 1 + x2 ≤ 2
⇐⇒ −1 ≤ x2 ≤ 1 on a retranché 1 partout.
⇐⇒ (−1 ≤ x2 ≤ 0)ou(0 ≤ x2 ≤ 1)
⇐⇒ 0 ≤ x2 ≤ 1 car, x2 est toujours positif.
⇐⇒ −1 ≤ x ≤ 1.
Et [−1, 1] ⊆ [−1, 1]
Donc, g −1 ([0, 2]) = [−1, 1]
2) Déduisons-en que f et g ne sont pas bijectives.
(i) non bijectivité de f
De ce qui précède, on a : f −1 ({0}) = {} ; ce qui établit que 0 n’admet
pas d’antécédent par f . Donc, f n’est pas surjective. Par consé-
quent, elle n’est pas bijective.
(ii); Non bijectivité de g
De ce qui précède , on a : g([−1, 1]) = [1, 2] et [1, 2] n’est pas égal
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à [0, 2] qui est l’ensemble d’arrivée de g ; ce qui signifie certains
éléments de [0, 2] n’admettent pas d’antécédent par g. Donc, g n’est
pas surjective. Ainsi, g n’est pas bijective.
Corrigé exercice 2.3
1) Montrons k = h ◦ g sont bijectives si et seulement si f ,g, et
h sont aussi bijectives.
(i) Supposons que f ,g et h sont bijectives, et montrons que k et
h ◦ g sont aussi bijectives.
* C’est très simple, en appliquant la propriété p3) de la proposi-
tion 2.1, il vient que, comme f et g sont bijectives, alors k=g ◦ f
est aussi bijective. De même, g et h sont bijectives donc,en vertu
de la même proposition, on en déduit que h ◦ g l’est aussi.
(ii) Réciproquement, supposons que k et h ◦ g sont bijectives et
montrons que f ,g et h sont bijectives.
- Bijectivité de g :
∗ Comme, k=g◦f est bijective, alors d’après la définition 2.7(d’une
application bijective), elle est surjective. Ce qui implique que, g est
surjective d’après la propriété p5) de la proposition 2.1. D’autre
part, h ◦ g est bijective donc, elle est particulièrement injective. Ce
qui implique en vertu de la propriété p4) de la proposition 2.1 que,
g est injective. Finalement, g est bijective. On définit ainsi l’appli-
cation réciproque g −1 : C → B de g vérifiant : g −1 ◦ g = g ◦ g −1 = idB
- Bijectivité de f et de h :
∗ De ce qui précède, il vient que :
g −1 ◦ (g ◦ f ) = (g −1 ◦ g) ◦ f = f car, g −1 ◦ g = id. puisque le 2e membre
est la composée de deux applications bijectives, elle est aussi bijec-
tive d’après la propriété p3) de la proposition 2.1. Et on conclut
par égalité que, f est bijective.
∗ D’autre part, on a : (h ◦ g) ◦ g −1 = h ◦ (g ◦ g −1 = h. Pour des même
justificatifs que le cas précédent, il s’en suit que l’application h est
aussi bijective.
Conclusion : d’après (i) et (ii), k = h ◦ g sont bijectives si et seule-
ment si f ,g, et h sont aussi bijectives.
12
2) Montrons que Si k est surjective et g injective, alors f est
surjective.
Supposons que k est surjective et g injective et montrons que
f est injective.
Soit y ∈ B, cherchons x ∈ A tel que y = f (x).
On a : ∀z ∈ C, ∃x0 ∈ A/z = g ◦ f (x0 ). Or, ∀y ∈ B, g(y) ∈ C.
En prenant donc, z = g(y), on a :
z = g ◦ f (x0 ) ⇐⇒ g(y) = g(f (x0 ))
⇐⇒ y = f (x0 ) car, g est par hypothèse, injective.
Il suffit donc de prendre, x = x0 .
D’où, f est surjective.
Conclure ! ! !
3) Montrons que Si k injective et f surjective,alors g est injec-
tive.
Raisonnons par l’absurde en supposant que, g n’est pas injec-
tive k injective et f surjective et montrons que c’est contradictoire.
En prenant la négation de la définition d’une application injective
pour g , on a :
∃y,y’∈ B / g(y) = g(y ′ ) et y ̸= y ′ .....(1)
De plus, comme g ◦ f est bijective, elle est en particulier injective
ce qui implique d’après la propriété p4) de la proposition 2.1 que,
f est aussi injective. Ainsi, f est bijective car était supposée sur-
jective.
Donc,
∃!x ∈ A, ∃!x′ ∈ A / y = f (x) et y ′ = f (x′ ) .....(2)
(2) dans (1) nous conduit à :
∃x ∈ A, ∃x′ ∈ A / g(f (x)) = g(f (x′ )) et f (x) ̸= f (x′ ) ce qui implique
que : g ◦ f (x) = g ◦ f (x′ ) et x ̸= x′ car, f est bijective.
Cette dernière écriture traduit le fait que g ◦ f n’est pas injective
ce qui contredit l’hypothèse de départ .
Ainsi, d’après le principe de raisonnement par l’absurde, on conclut
que g est surjective.
13
Corrigé exercice 2.4
a) Précisons les ensembles de départ et d’arrivée de w
Par définition de la composée de deux applications, w est une
application de N dans N.
b) Injectivité,surjectivité, bijectivité de w
(i) Injectivité de w
Soient n et n′ deux éléments de A tels que w(n) = w(n′ ) a-t-on
n = n′ ?
On a :
w(n) = w(n′ ) ⇐⇒ f ◦ g ◦ f (n) = f ◦ g ◦ f (n′ )
⇐⇒ f ◦ g(f (n)) = f ◦ g(f (n′ ))
=> g(f (n)) = g(f (n′ )) Car, f est en particulier in-
jective.
=> f (n) = f (n′ ) Car g est injective.
=> n = n′ Car, f est injective.
Donc, w est une application injective.
(ii) Surjectivité de w
Il suffit d’après définition 2.7(d’une application bijective), de vé-
rifier si on a : w(N) = Z.
On a :
w(N) = f ◦ g(f (N))
= f ◦ g(Z) car, puisque f surjective, f (N) = Z
= f (g(Z))
= f (N). Car, puisque g surjective, g(Z) = N.
= Z.
Ainsi, w est une application surjective.
(iii) Bijectivité de w
D’après ce qui précède, w est une application à ka fois injective et
surjective . Il s’en suit en vertu de la définition 2.7(d’une applica-
tion bijective), que : w est une application bijective.
FIN ! ! !
14