Histoire des ordinateurs et calculatrices
Histoire des ordinateurs et calculatrices
Médard-Sylvain OVONO
Diplômé en Electrotechnique de l’ENSET
Diplômé en Informatique. Appl. aux SE de l’ULB.
Docteur en Sciences de l’Education d’AMU
(Didactique de l’Informatique et Algorithmique)
SYLLABUS DE COURS
INFORMATIQUE GENERALE 1
Page 1
Edition du 8/11/21
Syllabus strictement réservé aux étudiants, toute reproduction sans l’accord de l’auteur est interdite.
TABLE DES MATIERES
HISTORIQUE .................................................................................................................................... 3
I- INTRODUCTION : .................................................................................................................... 7
BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................................ 29
Page 2
Edition du 8/11/21
HISTORIQUE
L’ordinateur, cette machine à calculer moderne, est l’aboutissement d’une longue série de perfectionne-
ments qui s’échelonnent sur plusieurs siècles.
A l’origine, on trouve la machine la plus élémentaire : LE BOULIER CHINOIS, qui apparaît environ 2 500
avant notre ère. Il est constitué d’un certain nombre de boules pouvant être déplacées le long de tiges parallèles. Il
permet d’effectuer des opérations arithmétiques élémentaires.
On peut situer la naissance d’une véritable machine à calculer en 1642, lorsque Blaise Pascal, dans le but
de simplifier la tâche de son père, commissaire pour la levée des impôts en Normandie, invente la machine arithmé-
tique « LA PASCALINE ». Le but de Pascal était de rendre mécanique l’opération d’addition et en particulier le « re-
port », source fréquent d’erreurs, grâce à un système de roues dentées munies d’ergots.
Au 17ème siècle toujours, Claude Perrault invente un boulier dont le report se fait automatiquement et le
mathématicien allemand Gottfried Wilhem Leibniz conçoit une machine permettant de faire les quatre opérations par
l’intermédiaire de roues à pignons.
Au cours du 19ème siècle quelques nouvelles inventions voient le jour : l’arithmomètre de Thomas de Colmar
conçu à partir des idées de Leibniz (1820), la machine à curseur du suédois Odhner (1875), le comptomètre à clavier
de l’américain Felt (1885). Toutes ces machines étaient capables d’effectuer les quatre opérations arithmétiques.
L’ancêtre des calculateurs modernes a été conçu par le mathématicien anglais Charles Babbage (entre
1820 et 1834). On y trouvait, en effet, les trois éléments essentiels de nos calculateurs, à savoir : un organe
d’introduction de données, un organe de sortie des résultats et un organe de calcul et de contrôle. L’introduction de
données se faisait soit par cartes perforées, soit par des cadrans. La sortie des résultats se faisait aussi soit par
cartes perforées, soit par l’intermédiaire du cadran, soit par l’impression sur papier. L’organe de calcul utilisait des
dispositifs mécaniques et une mémoire était réalisée par l’intermédiaire de roues dentées. Les opérations à effectuer
étaient, elles aussi, introduite à l’aide de cartes perforées, ce qui rendait le traitement automatique.
En 1890 le statisticien américain Hermann Hollerith, afin de permettre le dépouillement plus rapide du re-
censement de la population américaine met au point une machine électromécanique. Puis il fonde en 1896 la « Ta-
bulating Machine Company ». C’est aussi lui qui introduit le format standard de cartes perforées dont les dimensions
sont celles du billet de un dollar de l’époque.
Thomas Watson construit en 1911 la machine à cartes perforées dont un premier modèle avait été réalisé
par l’ingénieur américain Powers en 1907. Watson reprendra en 1924 la « Tabulating Machine Company » pour
fonder la firme IBM (International Business Machine).
Parallèlement, en 1924 également, une machine électromagnétique à cartes perforées est conçu par
l’ingénieur norvégien Bull dont les brevets sont exploités par les français qui créent en 1931 la « Compagnie des
Machines Bull ».
Les besoins des mathématiciens, des physiciens nucléaires, la mise au point de la bombe atomique pen-
dant la deuxième guerre mondiale ainsi que le déchiffrement des messages codées ennemis vont intensifier les
recherches sur les machines à calculer. Dans les années 30, à l’Université de Harvard, Howard AIKEN conçoit, sur
les idées de Babbage, la « Automatic Sequence Controlled Computer Mark I », elle fonctionnera en 1944. On enre-
gistre à cette époque un temps de calcul de l’ordre de 1/3 de seconde pour l’addition, 6 secondes pour la multiplica-
tion et 11 secondes pour la division.
En 1940, la Compagnie Bull réalise un autre équipement utilisant toujours la technique des relais électro-
magnétiques dans les organes de commande et de calcul.
Page 3
Edition du 8/11/21
De 1945 à 1946, à l’Université de Pennsylvanie, Presper Eckert et John Mauchly mettent au point l’ENIAC.
Cette machine permet de diviser les temps de calcul par 1000 mais présente l’inconvénient d’un trop grand encom-
brement (270 m3 – 30 tonnes).
Deux idées nouvelles vont alors modifier la conception des machines mises au point à cette époque (ma-
chines dites de la première génération). Les instructions, au lieu d’être exécutées au fur et à mesure de leur introduc-
tion en machine, vont être soumises en bloc et conservées en mémoire, d’où elles seront traitées les unes après les
autres pour être exécutées.
Le système décimal utilisé jusqu’alors va céder la place au système binaire. Ces deux innovations sont dues au
professeur John Von Neumann de l’Université de Princeton (1947). L’EDVAC de l’Université de Pennsylvanie et
L’EDSAC à l’Université de Cambridge étaient fondés sur ces deux principes.
Les innovations technologiques vont, dès 1959, permettre une diminution du volume des équipements, de la
consommation électrique et du dégagement de chaleur. C’est l’époque où apparaissent les mémoires à tores de
ferrite1, les transistors2, les circuits imprimés3 et de nouveaux supports des informations, les bandes et tambours
magnétiques (calculateurs de la 2ème génération). Les vitesses de traitement et les capacités des mémoires s’en
trouvent considérablement augmentées. Ces perfectionnements donnent aux « ordinateurs » (néologisme français
imaginé par IBM-France pour traduire le mot anglais « computer ») une plus grande sûreté de fonctionnement, une
facilité d’emploi permettant d’assurer des tâches de plus en plus vastes par un nombre plus important d’utilisateurs.
Dès 1963, une nouvelle étape dans la miniaturisation des équipements est franchie (3ème génération). Les
circuits intégrés4 remplacent progressivement les circuits imprimés. On voit apparaître des mini- et des micro-
ordinateurs dont les coûts de plus en plus réduit permettent une plus grande diffusion au sein des entreprises. On
dépasse actuellement des vitesses d’exécution de l’ordre de quelque dizaines de picosecondes (=10-12).
1
Tores de ferrite : un tore (anneau) de ferrite (composé d’oxydes métalliques) est susceptible d’être magnétisé dans les deux sens
opposés, sens que l’on peut représenter par 0 et 1, les deux chiffres du système de numération binaire.
2
Transistor : dispositif constitué principalement de semi-conducteur (sélénium, silicium et surtout germanium). Le mot transistor
vient de l’expression TRANsfer reSISTOR et a été utilisé par J. Bardeen et W.H. Brattain de la « Bell Telephone » pour désigner le
dispositif qu’ils avaient conçu.
3
Circuits imprimés : Circuits comportant un ensemble d’éléments (résistances, condensateurs…) qui sont connectés entre eux.
4
Circuits intégrés : les éléments et les connections d’un circuit imprimé sont cette fois introduits dans de petits morceaux de semi-
conducteurs.
Page 4
Edition du 8/11/21
Quelques dates importantes dans histoire des supports, représentations et manipulations de l’information
? Concept de nombre
-12000 Ecriture sur tablette d’argile (Tchécoslovaquie)
-3000 Tablette d’argile en comptage (Mésopotamie), Papyrus (Egypte)
-2600 Abaque (Chine)
-1800 Numération de position (Mésopotamie)
-400 Table de comptage (Grèce)
-200 Papier (Chine)
-100 Tablette de cire (Grèce et Rome)
400 Parchemin (Europe)
1440 Imprimerie par caractères mobiles (Gutenberg)
1621 Règle à calcul (Oughtred)
1642 Machine à additionner (Pascal)
1671 Machine à calculer (Leibniz)
1686 Crayon
1728 Métier à tisser guider par carte perforées
1820 Analycal engine (Babbage)
1828 Porte plume
1868 Machine à écrire
1890 Trieuse et tabulatrice à cartes perforées (Hollerith)
1907 Lampe triode (de Forest)
1919 Relais électrique
1944 Mark I (Aiken)
1946 ENIAC (Mauchly et Eckert)
1948 Premier programme enregistré (sur Mark II), Transistor
1949 Tambour magnétique
1950 Bande magnétique
1951 Tore de ferrite
1953 Circuit imprimé, 1er ordinateur commercial (1er génération)
1956 FORTRAN (Formula Translator)
1959 Ordinateur de la 2nd génération, circuit intégré, COBOL (Common Bisiness Oriented Language)
1962 Microprocesseur, Calculatrice électronique de poche
1964 Ordinateur de la 3ème génération
1965 BASIC (Beginner’s All-purpose Symbolic Instruction Code)
1967 Mémoire à bulles
1968 PASCAL
1970 Disque magnétique souple
1977 Micro ordinateur individuel
Page 5
Edition du 8/11/21
PARTIE 1 :
Page 6
Edition du 8/11/21
I- INTRODUCTION :
Toute machine capable de manipuler des informations binaires peut être quali-
fiée d'ordinateur, toutefois le terme «ordinateur» est parfois confondu avec la
notion d'ordinateur personnel (PC, abréviation de personal computer), le type
d'ordinateur le plus présent sur le marché.
Page 7
Edition du 8/11/21
II-1- Présentation d’un système à microprocesseur
Page 8
Edition du 8/11/21
A- L’UNITE CENTRALE
imprimante,
scanner,
périphérique de stockage externe,
appareil photo ou caméra numérique,
etc.
Page 9
Edition du 8/11/21
1- La carte mère
Comme son nom l'indique, la carte mère est une carte maîtresse, prenant la
forme d'un grand circuit imprimé possédant notamment des connecteurs pour
les cartes d'extension, les barrettes de mémoires, le processeur, etc.
2- Le microprocesseur
Page 10
Edition du 8/11/21
La carte mère possède un emplacement (parfois plusieurs dans le cas de cartes
mères multiprocesseurs) pour accueillir le processeur, appelé support de proces-
seur. On distingue deux catégories de supports :
Slot (en français fente) : il s'agit d'un connecteur rectangulaire dans le-
quel on enfiche le processeur verticalement
Socket (en français embase) : il s'agit d'un connecteur carré possédant
un grand nombre de petits connecteurs sur lequel le processeur vient di-
rectement s'enficher
La mémoire vive (RAM pour Random Access Memory) permet de stocker des informa-
tions pendant tout le temps de fonctionnement de l'ordinateur, son contenu est par
contre détruit dès lors que l'ordinateur est éteint ou redémarré, contrairement à une
mémoire de masse telle que le disque dur, capable de garder les informations même
lorsqu'il est hors tension. On parle de « volatilité » pour désigner ce phénomène.
Pourquoi alors utiliser de la mémoire vive alors que les disques durs reviennent moins
chers à capacité égale ? La réponse est que la mémoire vive est extrêmement rapide
par comparaison aux périphériques de stockage de masse tels que le disque dur. Elle
possède en effet un temps de réponse de l'ordre de quelques dizaines de nanose-
condes (environ 70 pour la DRAM, 60 pour la RAM EDO, et 10 pour la SDRAM voire 6 ns
sur les SDRam DDR) contre quelques millisecondes pour le disque dur.
Page 11
Edition du 8/11/21
La mémoire vive se présente sous la forme de barrettes qui se branchent sur les
connecteurs de la carte mère.
4- Le boîtier d’alimentation
La plupart des boîtiers sont fournis avec un bloc d'alimentation (en anglais po-
wer supply). L'alimentation permet de fournir du courant électrique à l'ensemble
des composants de l'ordinateur. Aux Etats-Unis les blocs d'alimentation délivrent
un courant à 110V et à 60 Hz, tandis qu'en Europe la norme est 220V à une fré-
quence de 50 Hz, c'est la raison pour laquelle les blocs d'alimentation possèdent
la plupart du temps un commutateur permettant de choisir le type de tension à
délivrer.
Il est essentiel de s'assurer que le commutateur est bien positionné sur le bon vol-
tage afin de ne pas risquer de détériorer des éléments de l'unité centrale.
Le bloc d'alimentation doit posséder une puissance suffisante pour alimenter les
périphériques de l'ordinateur.
Page 12
Edition du 8/11/21
5- Les connecteurs d’entrées-sorties
Il est important de signaler que sur le boîtier et sur la carte on distingue égale-
ment des dispositifs pouvant recevoir des cartes d’extension.
Page 13
Edition du 8/11/21
Les principales cartes d'extension sont notamment :
La carte graphique ;
La carte son ;
La carte réseau.
B- LES PERIPHERIQUES
a- Le clavier
Il existe 4 types de claviers pour PC, les trois premiers ont été inventés par IBM, le
dernier est la conséquence d'une modification due à la sortie de Microsoft Win-
dows 95. Voici les quatre types de clavier:
Page 14
Edition du 8/11/21
Type PC/XT Type PC/AT
b- La souris
Les souris mécaniques, dont le fonctionnement est basé sur une boule (en
plastique ou en caoutchouc) encastrée dans un châssis (en plastique)
transmettant le mouvement à deux rouleaux;
Les souris opto-mécaniques, dont le fonctionnement est similaire à celui
des souris mécaniques, si ce n'est que le mouvement de la boule est dé-
tecté par des capteurs optiques ;
Les souris optiques, capables de déterminer le mouvement par analyse
visuelle de la surface sur laquelle elles glissent.
Il existe également les souris sans-fil, appartenant aux trois grandes familles, elles
se distinguent par la technologie utilisée :
souris infrarouges (en anglais «IR» pour «infrared»): ces souris sont utilisées
en vis-à-vis avec un récepteur infrarouge connecté à l'ordinateur. La por-
tée de ce type de dispositif est de quelques mètres au plus, en vision di-
recte, au même titre que la télécommande d'un téléviseur.
souris hertzienne : ces souris sont utilisées avec un récepteur hertzien, gé-
néralement propriétaire au constructeur. La portée de ce type de disposi-
tif est d'une dizaine de mètres au plus,, sans nécessairement avoir une
ligne visuelle avec l'ordinateur. Ce type de dispositif peut notamment être
Page 15
Edition du 8/11/21
pratique pour les personnes connectant leur ordinateur à leur téléviseur,
situé dans une autre pièce.
souris Bluetooth : ces souris sont utilisées avec un récepteur Bluetooth
connecté à l'ordinateur. La portée de ce type de dispositif est équiva-
lente aux technologies hertziennes propriétaires.
A côté de ces périphériques d’entrée usuels, ils en existent d’autres moins utili-
sés :
Le scanner ;
Le lecteur de CD-Rom ;
Le lecteur de DVD
Le lecteur de carte perforées ;
Le lecteur de bande perforées ;
Le lecteur optique ;
Les stylets et tablettes graphiques ;
Les microphones.
a- Le moniteur
Les écrans à tube cathodique (notés CRT pour Cathod Ray Tube), équi-
pant la majorité des ordinateurs de bureau. Il s'agit de moniteurs volumi-
neux et lourds, possédant une consommation électrique élevée.
Les écrans plats équipant la totalité des ordinateurs portables, les assis-
tants personnels (PDA), les appareils photo numérique, ainsi qu'un nombre
de plus en plus grand d'ordinateurs de bureau. Il s'agit d'écrans peu en-
combrants en profondeur (d'où leur nom), légers et possédant une faible
consommation électrique.
Edition du 8/11/21
périeures sont techniquement possibles. Le tableau ci-dessous donne les
définitions conseillées selon la taille de la diagonale :
Diagonale Définition
15" 800x600
17" 1024x768
19" 1280x1024
21" 1600x1200
On peut signaler au passage qu’il y a aussi des écrans plasma basé sur une
émission de lumière grâce à l'excitation d'un gaz, mélange d'argon (90%) et de
xénon (10%). La technologie plasma permet d'obtenir des écrans de grande
dimension avec de très bonnes valeurs de contrastes mais le prix d'un écran
plasma reste élevé. De plus la consommation électrique est plus de 30 fois supé-
rieure à celle d'un écran LCD.
b- Les imprimantes
L'imprimante permet de faire une sortie imprimée (sur papier) des données de
l'ordinateur.
Edition du 8/11/21
l'imprimante laser
l'imprimante à jet d'encre
l'imprimante matricielle (à aiguilles)
l'imprimante à marguerite
Page 18
Edition du 8/11/21
b- Le disque dur
Le disque dur est l'organe servant à conserver les données de manière perma-
nente, contrairement à la mémoire vive, qui s'efface à chaque redémarrage
de l'ordinateur, c'est la raison pour laquelle on parle parfois de mémoire de
masse pour désigner les disques durs.
Un disque dur est constitué non pas d'un seul disque, mais de plusieurs disques
rigides (en anglais hard disk signifie disque dur) en métal, en verre ou en céra-
mique, empilés à une très faible distance les uns des autres et appelés plateaux
(en anglais platters).
Les disques tournent très rapidement autour d'un axe (à plusieurs milliers de tours
par minute actuellement) dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Il
existe sur les disques durs des millions de bits (d’informations), stockés très
proches les uns des autres sur une fine couche magnétique de quelques mi-
crons d'épaisseur, elle-même recouverte d'un film protecteur.
La lecture et l'écriture se fait grâce à des têtes de lecture (en anglais heads) si-
tuées de part et d'autre de chacun des plateaux.
Page 19
Edition du 8/11/21
c- La clé USB
Une clé USB (ou clef USB : Universal serial Bus ; Bus universel en série) est un
dongle5 contenant une mémoire de masse (une mémoire flash ou un mini
disque dur), à laquelle on peut accéder en le branchant sur un port USB
d’ordinateur ou, plus récemment, de certaines chaînes Hi-Fi ou platines DVD de
salon.
Les clés USB sont alimentées en énergie par la connexion USB de l’ordinateur sur
lequel elles sont branchées. Elles sont insensibles à la poussière et aux rayures,
contrairement aux disquettes, aux CD ou aux DVD, ce qui leur donne un indé-
niable avantage au niveau de la fiabilité. Les clés actuelles sont en format USB
2.0 (le débit est de 480 Mbits/s). Les clés USB sont relativement standardisées,
cependant, certaines ne sont pas compatibles avec certains systèmes
d’exploitation, nécessitant l’installation d’un pilote.
La capacité d’une clé USB peut varier de quelques mégaoctets à quelques gi-
ga-octets. Au début de 2008, les clés les plus populaires ont 1, 2 ou 4 giga-
octets, et jusqu’à 32 giga-octets pour les plus chères. La capacité réelle est lé-
gèrement inférieure à celle qui est annoncée.
5
Un dongle est un composant matériel se branchant sur les ordinateurs, généralement sur un port d'entrées-sorties.
Dans les années 1980, ce terme désignait des matériels destinés à valider le droit d'utiliser un logiciel, remplissant le rôle
de « verrous matériels ». Les opposants au franglais parlaient alors de sentinelles. Il était généralement branché sur la
sortie parallèle de l'ordinateur. Les dongles les plus récents se branchent sur un port USB. Actuellement, ce terme peut
désigner toutes sortes de matériels comme des périphériques de stockage (clés USB), des clés permettant de se con-
necter à un réseau Wi-Fi, Bluetooth ou infrarouge, ou encore de recevoir la TNT (relié à une antenne).
Page 20
Edition du 8/11/21
PARTIE 2 :
Page 21
Edition du 8/11/21
III- FONCTIONNEMENT DES ORDINATEURS
III-1- Introduction
Page 22
Edition du 8/11/21
Deux types d’erreurs sont possibles :
1- Utilisation d’un terme inconnu, on parle d’erreur syntaxique
2- L’exécution ne fournit pas le résultat attendu : C’est l’Erreur logique.
III-4- Fonctionnement
Processeur
UC
Entrée
Sortie
Mémoire Mémoire
Centrale auxiliaire
L’ordinateur proprement dit constitue l’unité centrale. L’unité centrale est consti-
tuée de deux parties essentielles :
a- La mémoire ;
b- Le processeur (seul organe actif).
Page 23
Edition du 8/11/21
Le processeur comprend quant à lui:
L’unité de contrôle : elle va chercher en mémoire l’instruction à
exécuter, l’interprète ou l’exécute, ou la fait exécuter. Elle assure
aussi le bon enchaînement des opérations grâce à une horloge.
L’unité arthmético-logique : compare et effectue les opérations
arithmétiques et logiques sous les ordres de l’unité de contrôle.
Alors que les chiffres binaires ne peuvent prendre que deux valeurs (0 et 1) :
c’est la base 2.
Page 24
Edition du 8/11/21
Dans un nombre, chacun des chiffres a une valeur définie par la position qu‘il y
occupe et par la base utilisée.
Ainsi, en base 10 on a :
9516 = 6x100 + 1x101 + 5x102 + 9x103
11= 1x100 + 1x101
en binaire :
11 = 1x20 + 1x21 = 310
101100 = 0x20 + 0x21 + 1x22 + 1x23 + 0x24 + 1x25 = 4410
Tableau de correspondances
Décimal 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
hexadécimal 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F
Binaire 0000 0001 0010 0011 0100 0101 0110 0111 1000 1001 1010 1011 1100 1101 1110 1111
Page 25
Edition du 8/11/21
IV-4- Instructions-machines
Les instructions exécutables par le processeur sont aussi mémorisées sous forme
d’une suite de bits. En général, on les représente sur papier sous la forme hexa-
décimale. La plupart d’entre elles s’écrivent à l’aide de deux chiffres hexadé-
cimaux, c’est à dire de 8 bits. Un bloc de 8 bits s’appelle un octet (ou byte).
V- MEMOIRES ET CODIFICATIONS
Afin de pouvoir manipuler plus aisément les informations binaires qui sont
stockées en mémoire centrale, on regroupe généralement les bits en blocs ap-
pelés « mots ». La taille des mots diffère d’un ordinateur à l’autre. On rencontre
fréquemment des mots de 1, 2 ou 3 octets (8, 16 ou 32 bits).
Le mot est la quantité minimale d’information que le processeur peut chercher
ou placer en mémoire.
Pour retrouver plus facilement ces mots en mémoire, on les numérote à partir de
0, ce numéro est appelé l’adresse du mot.
Lorsqu’une mémoire est grande, on réunit parfois les mots en pages qui sont
également numérotées.
Les tailles des mémoires sont généralement exprimées en nombres de mots,
dont il faut connaître la taille, ou plutôt en nombre d’octets, de kilo octets
(1024=210 octets ; k ou Ko), méga octets (10242 octets ; M ou Mo) ou giga octets
(10243 octets ; G ou Go).
Page 26
Edition du 8/11/21
V-3- Codification des caractères
X :5816 :
0 1 0 1 1 0 0 0
5 8
Y : 5916 :
0 1 0 1 1 0 0 1
5 9
VI- LOGICIEL
Après cette brève étude sur les composants électroniques d’un ordina-
teur (matériel ou hardward), nous allons nous intéresser aux programmes fon-
damentaux indispensables à la gestion des différentes ressources de
l’ordinateur et au dialogue avec ses périphériques (le logiciel ou softward).
Page 27
Edition du 8/11/21
VI-2- Chargeurs et interpréteurs
Une partie de l’OS peut se trouver en mémoire auxiliaire, mais une autre
doit se trouver en permanence en mémoire centrale : on y trouve un mini-
chargeur destiné à charger automatiquement dès la mise en route de
l’ordinateur, l’interpréteur de commande et le chargeur. Cette partie minimale
constitue le système résident et est stocké en mémoires mortes (ROM). Les
autres parties sont logées en mémoires vives (RAM) et leur contenue disparaît
en cas d’arrêt de la machine.
Page 28
Edition du 8/11/21
BIBLIOGRAPHIE
ELIS, J-P., Auto formation la maîtrise accélérée, MS-DOS 6.0, Editions Micro Ap-
plication, 1993
LE BEUX P. TAVERNIER H., Pascal et turbo pascal par la pratique, SYBEX, 1987
Page 29
Edition du 8/11/21
Edité par le DITE
Page 30
Edition du 8/11/21