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Histoire des ordinateurs et calculatrices

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Dr.

Médard-Sylvain OVONO
Diplômé en Electrotechnique de l’ENSET
Diplômé en Informatique. Appl. aux SE de l’ULB.
Docteur en Sciences de l’Education d’AMU
(Didactique de l’Informatique et Algorithmique)

SYLLABUS DE COURS
INFORMATIQUE GENERALE 1

Page 1

Professeur : M. OVONO Informatique1 STT

Edition du 8/11/21
Syllabus strictement réservé aux étudiants, toute reproduction sans l’accord de l’auteur est interdite.
TABLE DES MATIERES

HISTORIQUE .................................................................................................................................... 3

I- INTRODUCTION : .................................................................................................................... 7

II- DESCRIPTION DES ORDINATEURS......................................................................................... 7


II-1- Présentation d’un système à microprocesseur ............................................................. 8
II-2- LES ELEMENTS FONDAMENTAUX D’UN ORDINATEUR ..................................................... 8

III- FONCTIONNEMENT DES ORDINATEURS............................................................................ 21


III-1- Introduction ..................................................................................................................... 22
III-2- Accomplissement d’une tâche ................................................................................... 22
III-3- Algorithme et programme ............................................................................................ 22
III-4- Fonctionnement ............................................................................................................. 23

IV- LES SYSTEMES DE NUMERATION ....................................................................................... 24


IV-1- Le système binaire ......................................................................................................... 24
IV-2- Nombre binaire .............................................................................................................. 24
IV-3- Nombres hexadécimaux .............................................................................................. 25
IV-4- Instructions-machines.................................................................................................... 26

V- MEMOIRES ET CODIFICATIONS ......................................................................................... 26


V-1- Structure de la mémoire................................................................................................ 26
V-2- Codification des nombres............................................................................................. 26
V-3- Codification des caractères......................................................................................... 27

VI- LOGICIEL ............................................................................................................................ 27


VI-1- Assembleurs et compilateurs ....................................................................................... 27
VI-2- Chargeurs et interpréteurs ........................................................................................... 28
VI-3- Système d’exploitation (OS) ........................................................................................ 28

I- LE SYSTEME D’EXPLOITATION ....................................................... Erreur ! Signet non défini.

BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................................................ 29

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HISTORIQUE

L’ordinateur, cette machine à calculer moderne, est l’aboutissement d’une longue série de perfectionne-
ments qui s’échelonnent sur plusieurs siècles.

A l’origine, on trouve la machine la plus élémentaire : LE BOULIER CHINOIS, qui apparaît environ 2 500
avant notre ère. Il est constitué d’un certain nombre de boules pouvant être déplacées le long de tiges parallèles. Il
permet d’effectuer des opérations arithmétiques élémentaires.

On peut situer la naissance d’une véritable machine à calculer en 1642, lorsque Blaise Pascal, dans le but
de simplifier la tâche de son père, commissaire pour la levée des impôts en Normandie, invente la machine arithmé-
tique « LA PASCALINE ». Le but de Pascal était de rendre mécanique l’opération d’addition et en particulier le « re-
port », source fréquent d’erreurs, grâce à un système de roues dentées munies d’ergots.

Au 17ème siècle toujours, Claude Perrault invente un boulier dont le report se fait automatiquement et le
mathématicien allemand Gottfried Wilhem Leibniz conçoit une machine permettant de faire les quatre opérations par
l’intermédiaire de roues à pignons.

Au cours du 19ème siècle quelques nouvelles inventions voient le jour : l’arithmomètre de Thomas de Colmar
conçu à partir des idées de Leibniz (1820), la machine à curseur du suédois Odhner (1875), le comptomètre à clavier
de l’américain Felt (1885). Toutes ces machines étaient capables d’effectuer les quatre opérations arithmétiques.

L’ancêtre des calculateurs modernes a été conçu par le mathématicien anglais Charles Babbage (entre
1820 et 1834). On y trouvait, en effet, les trois éléments essentiels de nos calculateurs, à savoir : un organe
d’introduction de données, un organe de sortie des résultats et un organe de calcul et de contrôle. L’introduction de
données se faisait soit par cartes perforées, soit par des cadrans. La sortie des résultats se faisait aussi soit par
cartes perforées, soit par l’intermédiaire du cadran, soit par l’impression sur papier. L’organe de calcul utilisait des
dispositifs mécaniques et une mémoire était réalisée par l’intermédiaire de roues dentées. Les opérations à effectuer
étaient, elles aussi, introduite à l’aide de cartes perforées, ce qui rendait le traitement automatique.

En 1890 le statisticien américain Hermann Hollerith, afin de permettre le dépouillement plus rapide du re-
censement de la population américaine met au point une machine électromécanique. Puis il fonde en 1896 la « Ta-
bulating Machine Company ». C’est aussi lui qui introduit le format standard de cartes perforées dont les dimensions
sont celles du billet de un dollar de l’époque.

Thomas Watson construit en 1911 la machine à cartes perforées dont un premier modèle avait été réalisé
par l’ingénieur américain Powers en 1907. Watson reprendra en 1924 la « Tabulating Machine Company » pour
fonder la firme IBM (International Business Machine).

Parallèlement, en 1924 également, une machine électromagnétique à cartes perforées est conçu par
l’ingénieur norvégien Bull dont les brevets sont exploités par les français qui créent en 1931 la « Compagnie des
Machines Bull ».

Les besoins des mathématiciens, des physiciens nucléaires, la mise au point de la bombe atomique pen-
dant la deuxième guerre mondiale ainsi que le déchiffrement des messages codées ennemis vont intensifier les
recherches sur les machines à calculer. Dans les années 30, à l’Université de Harvard, Howard AIKEN conçoit, sur
les idées de Babbage, la « Automatic Sequence Controlled Computer Mark I », elle fonctionnera en 1944. On enre-
gistre à cette époque un temps de calcul de l’ordre de 1/3 de seconde pour l’addition, 6 secondes pour la multiplica-
tion et 11 secondes pour la division.

En 1940, la Compagnie Bull réalise un autre équipement utilisant toujours la technique des relais électro-
magnétiques dans les organes de commande et de calcul.

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De 1945 à 1946, à l’Université de Pennsylvanie, Presper Eckert et John Mauchly mettent au point l’ENIAC.
Cette machine permet de diviser les temps de calcul par 1000 mais présente l’inconvénient d’un trop grand encom-
brement (270 m3 – 30 tonnes).

Deux idées nouvelles vont alors modifier la conception des machines mises au point à cette époque (ma-
chines dites de la première génération). Les instructions, au lieu d’être exécutées au fur et à mesure de leur introduc-
tion en machine, vont être soumises en bloc et conservées en mémoire, d’où elles seront traitées les unes après les
autres pour être exécutées.
Le système décimal utilisé jusqu’alors va céder la place au système binaire. Ces deux innovations sont dues au
professeur John Von Neumann de l’Université de Princeton (1947). L’EDVAC de l’Université de Pennsylvanie et
L’EDSAC à l’Université de Cambridge étaient fondés sur ces deux principes.

Les innovations technologiques vont, dès 1959, permettre une diminution du volume des équipements, de la
consommation électrique et du dégagement de chaleur. C’est l’époque où apparaissent les mémoires à tores de
ferrite1, les transistors2, les circuits imprimés3 et de nouveaux supports des informations, les bandes et tambours
magnétiques (calculateurs de la 2ème génération). Les vitesses de traitement et les capacités des mémoires s’en
trouvent considérablement augmentées. Ces perfectionnements donnent aux « ordinateurs » (néologisme français
imaginé par IBM-France pour traduire le mot anglais « computer ») une plus grande sûreté de fonctionnement, une
facilité d’emploi permettant d’assurer des tâches de plus en plus vastes par un nombre plus important d’utilisateurs.

Dès 1963, une nouvelle étape dans la miniaturisation des équipements est franchie (3ème génération). Les
circuits intégrés4 remplacent progressivement les circuits imprimés. On voit apparaître des mini- et des micro-
ordinateurs dont les coûts de plus en plus réduit permettent une plus grande diffusion au sein des entreprises. On
dépasse actuellement des vitesses d’exécution de l’ordre de quelque dizaines de picosecondes (=10-12).

1
Tores de ferrite : un tore (anneau) de ferrite (composé d’oxydes métalliques) est susceptible d’être magnétisé dans les deux sens
opposés, sens que l’on peut représenter par 0 et 1, les deux chiffres du système de numération binaire.
2
Transistor : dispositif constitué principalement de semi-conducteur (sélénium, silicium et surtout germanium). Le mot transistor
vient de l’expression TRANsfer reSISTOR et a été utilisé par J. Bardeen et W.H. Brattain de la « Bell Telephone » pour désigner le
dispositif qu’ils avaient conçu.
3
Circuits imprimés : Circuits comportant un ensemble d’éléments (résistances, condensateurs…) qui sont connectés entre eux.
4
Circuits intégrés : les éléments et les connections d’un circuit imprimé sont cette fois introduits dans de petits morceaux de semi-
conducteurs.
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Quelques dates importantes dans histoire des supports, représentations et manipulations de l’information

? Concept de nombre
-12000 Ecriture sur tablette d’argile (Tchécoslovaquie)
-3000 Tablette d’argile en comptage (Mésopotamie), Papyrus (Egypte)
-2600 Abaque (Chine)
-1800 Numération de position (Mésopotamie)
-400 Table de comptage (Grèce)
-200 Papier (Chine)
-100 Tablette de cire (Grèce et Rome)
400 Parchemin (Europe)
1440 Imprimerie par caractères mobiles (Gutenberg)
1621 Règle à calcul (Oughtred)
1642 Machine à additionner (Pascal)
1671 Machine à calculer (Leibniz)
1686 Crayon
1728 Métier à tisser guider par carte perforées
1820 Analycal engine (Babbage)
1828 Porte plume
1868 Machine à écrire
1890 Trieuse et tabulatrice à cartes perforées (Hollerith)
1907 Lampe triode (de Forest)
1919 Relais électrique
1944 Mark I (Aiken)
1946 ENIAC (Mauchly et Eckert)
1948 Premier programme enregistré (sur Mark II), Transistor
1949 Tambour magnétique
1950 Bande magnétique
1951 Tore de ferrite
1953 Circuit imprimé, 1er ordinateur commercial (1er génération)
1956 FORTRAN (Formula Translator)
1959 Ordinateur de la 2nd génération, circuit intégré, COBOL (Common Bisiness Oriented Language)
1962 Microprocesseur, Calculatrice électronique de poche
1964 Ordinateur de la 3ème génération
1965 BASIC (Beginner’s All-purpose Symbolic Instruction Code)
1967 Mémoire à bulles
1968 PASCAL
1970 Disque magnétique souple
1977 Micro ordinateur individuel

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PARTIE 1 :

DESCRIPTION DES ORDINATEURS

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I- INTRODUCTION :

La compréhension du vocabulaire informatique représente généralement


la principale difficulté à laquelle se heurtent les acheteurs potentiels d'ordina-
teurs personnels. En effet, contrairement à un téléviseur, pour lequel les critères
de choix sont assez limités, choisir un ordinateur revient à sélectionner chaque
élément qui le compose et à en connaître les caractéristiques. Ce cours n'a pas
pour but de donner un sens à toutes les abréviations informatiques (dans la me-
sure où de nombreux constructeurs ont leurs propres terminologies), mais il
cherche à aider à mieux comprendre les principaux composants d'un ordina-
teur, d'en expliquer le fonctionnement et d'en donner les principales caractéris-
tiques.

Avant de pouvoir apprendre à communiquer avec cette machine, il nous


semble donc opportun de faire une rapide description d’un PC (« Personal
Computer » ou ordinateur personnel). En effet, nous ne pouvons pas dissocier
matériel et logiciel –hardware et software- car ils ne peuvent fonctionner l’un
sans l’autre. C’est donc la raison pour laquelle la première partie de ce cours
sera intégralement consacrée à la découverte de votre ordinateur et de son
fonctionnement.

II- DESCRIPTION DES ORDINATEURS

Un ordinateur est un ensemble de circuits électroniques permettant de


manipuler des données sous forme binaire, c'est-à-dire sous forme de bits. Le
mot « ordinateur » provient de la société IBM France. François Girard, alors res-
ponsable du service promotion générale publicité de l'entreprise IBM France,
eut l'idée de consulter son ancien professeur de lettres à Paris, afin de lui de-
mander de proposer un mot caractérisant le mieux possible ce que l'on appe-
lait vulgairement un « calculateur » (traduction littérale du mot anglais « comp-
ter »).

Ainsi, Jaques Perret, agrégé de lettres, alors professeur de philologie latine à la


Sorbonne, proposa le 16 avril 1955 le mot « Ordinateur » en précisant que le mot
« Ordinateur » était un adjectif provenant du Littré signifiant « Dieux mettant de
l'ordre dans le monde ». Ainsi, il expliqua que le concept de «mise en ordre»
était tout à fait adapté.

Toute machine capable de manipuler des informations binaires peut être quali-
fiée d'ordinateur, toutefois le terme «ordinateur» est parfois confondu avec la
notion d'ordinateur personnel (PC, abréviation de personal computer), le type
d'ordinateur le plus présent sur le marché.

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II-1- Présentation d’un système à microprocesseur

Tous les systèmes automatiques ont un schéma de principe quasiment


identique. Ils sont constitués de trois principales parties :
 Les entrées, pour l’acquisition des données ;
 La boîte noire (commande), pour le traitement de données ;
 Les sorties, servant à la restitution du résultat du traitement.

ENTREES BOITE SORTIES


NOIRE

II-2- LES ELEMENTS FONDAMENTAUX D’UN ORDINATEUR

Un ordinateur est constitué par un ensemble de composants électro-


niques modulaires, c'est-à-dire des composants pouvant être remplacés par
d'autres composants ayant éventuellement des caractéristiques différentes,
capables de faire fonctionner des programmes informatiques. On parle ainsi de
« hardware » pour désigner l'ensemble des éléments matériels de l'ordinateur et
de « software » pour désigner la partie logicielle.

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A- L’UNITE CENTRALE

On appelle « unité centrale », l'ensemble composé du boîtier et des élé-


ments qu'il contient. Les éléments externes à l'unité centrale sont appelés péri-
phériques.

L'unité centrale doit être connectée à un ensemble de périphériques externes.


Un ordinateur est généralement composé au minimum d'une unité centrale,
d'un écran (moniteur), d'un clavier et d'une souris, mais il est possible de con-
necter une grande diversité de périphériques sur les interfaces d'entrée-sortie
(ports séries, port parallèle, port USB, port firewire, etc.) :

 imprimante,
 scanner,
 périphérique de stockage externe,
 appareil photo ou caméra numérique,
 etc.

Les éléments contenus dans le boîtier (ou tour) constituent le cœur de


l’ordinateur.

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1- La carte mère

L'élément constitutif principal de l'ordinateur est la carte mère (en anglais


«mainboard» ou «motherboard», parfois abrégé en «mobo»). La carte mère est
le socle permettant la connexion de l'ensemble des éléments essentiels de
l'ordinateur.

Comme son nom l'indique, la carte mère est une carte maîtresse, prenant la
forme d'un grand circuit imprimé possédant notamment des connecteurs pour
les cartes d'extension, les barrettes de mémoires, le processeur, etc.

2- Le microprocesseur

Le processeur (CPU, pour Central Processing Unit, soit Unité Centrale de


Traitement) est le cerveau de l'ordinateur. Il permet de manipuler des informa-
tions numériques, c'est-à-dire des informations codées sous forme binaire, et
d'exécuter les instructions stockées en mémoire.

Le premier microprocesseur (Intel 4004) a été inventé en 1971. Il s'agissait d'une


unité de calcul de 4 bits, cadencé à 108 kHz. Depuis, la puissance des micro-
processeurs augmente exponentiellement. Quels sont donc ces petits morceaux
de silicium qui dirigent nos ordinateurs?

Le processeur est caractérisé par sa fréquence, c'est-à-dire la cadence à la-


quelle il exécute les instructions. Ainsi, un processeur cadencé à 800 MHz effec-
tuera grossièrement 800 millions d'opérations par seconde.

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La carte mère possède un emplacement (parfois plusieurs dans le cas de cartes
mères multiprocesseurs) pour accueillir le processeur, appelé support de proces-
seur. On distingue deux catégories de supports :

 Slot (en français fente) : il s'agit d'un connecteur rectangulaire dans le-
quel on enfiche le processeur verticalement
 Socket (en français embase) : il s'agit d'un connecteur carré possédant
un grand nombre de petits connecteurs sur lequel le processeur vient di-
rectement s'enficher

Le processeur possède généralement un détrompeur, matérialisé par un coin


tronqué ou une marque de couleur, devant être aligné avec la marque corres-
pondante sur le support.

Dans la mesure où le processeur rayonne thermiquement, il est nécessaire d'en


dissiper la chaleur pour éviter que ses circuits ne fondent. C'est la raison pour
laquelle il est généralement surmonté d'un dissipateur thermique (appelé parfois
refroidisseur ou radiateur), composé d'un métal ayant une bonne conduction
thermique (cuivre ou aluminium), chargé d'augmenter la surface d'échange
thermique du microprocesseur. Le dissipateur thermique comporte une base en
contact avec le processeur et des ailettes afin d'augmenter la surface
d'échange thermique. Un ventilateur accompagne généralement le dissipateur
pour améliorer la circulation de l'air autour du dissipateur et améliorer l'échange
de chaleur.

3- Les mémoires vives

La mémoire vive (RAM pour Random Access Memory) permet de stocker des informa-
tions pendant tout le temps de fonctionnement de l'ordinateur, son contenu est par
contre détruit dès lors que l'ordinateur est éteint ou redémarré, contrairement à une
mémoire de masse telle que le disque dur, capable de garder les informations même
lorsqu'il est hors tension. On parle de « volatilité » pour désigner ce phénomène.

Pourquoi alors utiliser de la mémoire vive alors que les disques durs reviennent moins
chers à capacité égale ? La réponse est que la mémoire vive est extrêmement rapide
par comparaison aux périphériques de stockage de masse tels que le disque dur. Elle
possède en effet un temps de réponse de l'ordre de quelques dizaines de nanose-
condes (environ 70 pour la DRAM, 60 pour la RAM EDO, et 10 pour la SDRAM voire 6 ns
sur les SDRam DDR) contre quelques millisecondes pour le disque dur.

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La mémoire vive se présente sous la forme de barrettes qui se branchent sur les
connecteurs de la carte mère.

On distingue généralement deux grandes catégories de mémoires vives :

 Les mémoires dynamiques (DRAM, Dynamic Random Access Module),


peu coûteuses. Elles sont principalement utilisées pour la mémoire cen-
trale de l'ordinateur ;
 Les mémoires statiques (SRAM, Static Random Access Module), rapides et
onéreuses. Les SRAM sont notamment utilisées pour les mémoires cache
du processeur ;

4- Le boîtier d’alimentation

La plupart des boîtiers sont fournis avec un bloc d'alimentation (en anglais po-
wer supply). L'alimentation permet de fournir du courant électrique à l'ensemble
des composants de l'ordinateur. Aux Etats-Unis les blocs d'alimentation délivrent
un courant à 110V et à 60 Hz, tandis qu'en Europe la norme est 220V à une fré-
quence de 50 Hz, c'est la raison pour laquelle les blocs d'alimentation possèdent
la plupart du temps un commutateur permettant de choisir le type de tension à
délivrer.

Il est essentiel de s'assurer que le commutateur est bien positionné sur le bon vol-
tage afin de ne pas risquer de détériorer des éléments de l'unité centrale.

Le bloc d'alimentation doit posséder une puissance suffisante pour alimenter les
périphériques de l'ordinateur.
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5- Les connecteurs d’entrées-sorties

La carte mère possède un certain nombre de connecteurs d'entrées-sorties re-


groupés sur le « panneau arrière ».

La plupart des cartes mères proposent les connecteurs suivants :

 Port série, permettant de connecter de vieux périphériques ;


 Port parallèle, permettant notamment de connecter de vieilles impri-
mantes ;
 Ports USB (1.1, bas débit, ou 2.0, haut débit), permettant de connecter
des périphériques plus récents ;
 Connecteur RJ45 (appelés LAN ou port ethernet) permettant de connec-
ter l'ordinateur à un réseau. Il correspond à une carte réseau intégrée à la
carte mère ;
 Connecteur VGA (appelé SUB-D15), permettant de connecter un écran.
Ce connecteur correspond à la carte graphique intégrée ;
 Prises audio (entrée Line-In, sortie Line-Out et microphone), permettant de
connecter des enceintes acoustiques ou une chaîne hifi, ainsi qu'un mi-
crophone. Ce connecteur correspond à la carte son intégrée.

Il est important de signaler que sur le boîtier et sur la carte on distingue égale-
ment des dispositifs pouvant recevoir des cartes d’extension.

On appelle « carte d'extension » un matériel électronique sous forme de carte


pouvant être raccordé à un ordinateur par l'intermédiaire de l'un de ses con-
necteurs d'extension (ISA, PCI, AGP, PCI Express, etc.).

Il s'agit de composants connectés directement à la carte mère et situés dans


l'unité centrale, permettant de doter l'ordinateur de nouvelles fonctionnalités
d'entrée-sortie.

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Les principales cartes d'extension sont notamment :

 La carte graphique ;
 La carte son ;
 La carte réseau.

B- LES PERIPHERIQUES

On appelle périphérique d’un ordinateur tout organe extérieur à son unité


centrale. Les périphériques ont essentiellement pour rôle d’assurer le lien entre
l’unité centrale et le monde extérieur.
Les périphériques sont classés en fonction de leur usage.

1- Les périphériques d’entrées (Input)

Ils fournissent l’information à l’unité centrale.

a- Le clavier

Le clavier (en anglais keyboard) permet, à la manière des machines à écrire,


de saisir des caractères (lettres, chiffres, symboles ...), il s'agit donc d'un périphé-
rique d'entrée essentiel pour l'ordinateur, car c'est grâce à lui qu'il nous est pos-
sible d'envoyer des commandes.

Le terme "AZERTY" (en rapport avec les 6 premières touches alphabétiques du


clavier) désigne un type de clavier, équipant la quasi-totalité des ordinateurs
des pays francophones. Il s'agit de la déclinaison pour les pays francophones du
clavier QWERTY.

Le clavier Qwerty a été conçu en 1868 à Milwaukee par Christopher Latham


Sholes en répartissant aux opposées du clavier les touches correspondant aux
paires de lettres les plus utilisées dans la langue anglaise afin d'empêcher les
tiges (portant les caractères) des machines à écrire de l'époque de se croiser et
de se coincer. Ce clavier a été vendu à l'entreprise Remington en 1873.
Un clavier est constitué de trois parties : la partie alphabétique, le pavé numé-
rique et les touches de fonctions (F1 à F12).

Il existe 4 types de claviers pour PC, les trois premiers ont été inventés par IBM, le
dernier est la conséquence d'une modification due à la sortie de Microsoft Win-
dows 95. Voici les quatre types de clavier:

 le clavier à 83 touches, de type PC/XT


 Le clavier à 84 touches, de type PC/AT
 Le clavier à 102 touches, appelé aussi clavier étendu
 Le clavier à 105 touches compatible Microsoft Windows 95

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Type PC/XT Type PC/AT

Type Clavier étendu (102 touches) Type Compatible Windows (105


touches)

Les claviers sont généralement branchés à l'arrière de l'unité centrale, sur la


carte mère, sur un connecteur PS/2 de couleur violette ou sur un port USB.

b- La souris

Il s’agit d’un petit appareil généralement connecté à un ordinateur par


l’intermédiaire d’un port PS/2 ou USB.

Il existe plusieurs types de souris, classifiés selon la technologie de positionne-


ment d'une part, selon la transmission des données à l'unité centrale d'autre
part.

On distingue ainsi plusieurs grandes familles de souris :

 Les souris mécaniques, dont le fonctionnement est basé sur une boule (en
plastique ou en caoutchouc) encastrée dans un châssis (en plastique)
transmettant le mouvement à deux rouleaux;
 Les souris opto-mécaniques, dont le fonctionnement est similaire à celui
des souris mécaniques, si ce n'est que le mouvement de la boule est dé-
tecté par des capteurs optiques ;
 Les souris optiques, capables de déterminer le mouvement par analyse
visuelle de la surface sur laquelle elles glissent.

Il existe également les souris sans-fil, appartenant aux trois grandes familles, elles
se distinguent par la technologie utilisée :

 souris infrarouges (en anglais «IR» pour «infrared»): ces souris sont utilisées
en vis-à-vis avec un récepteur infrarouge connecté à l'ordinateur. La por-
tée de ce type de dispositif est de quelques mètres au plus, en vision di-
recte, au même titre que la télécommande d'un téléviseur.
 souris hertzienne : ces souris sont utilisées avec un récepteur hertzien, gé-
néralement propriétaire au constructeur. La portée de ce type de disposi-
tif est d'une dizaine de mètres au plus,, sans nécessairement avoir une
ligne visuelle avec l'ordinateur. Ce type de dispositif peut notamment être
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pratique pour les personnes connectant leur ordinateur à leur téléviseur,
situé dans une autre pièce.
 souris Bluetooth : ces souris sont utilisées avec un récepteur Bluetooth
connecté à l'ordinateur. La portée de ce type de dispositif est équiva-
lente aux technologies hertziennes propriétaires.

A côté de ces périphériques d’entrée usuels, ils en existent d’autres moins utili-
sés :
 Le scanner ;
 Le lecteur de CD-Rom ;
 Le lecteur de DVD
 Le lecteur de carte perforées ;
 Le lecteur de bande perforées ;
 Le lecteur optique ;
 Les stylets et tablettes graphiques ;
 Les microphones.

2- Les périphériques de sortie (Output)

Ils reçoivent de l’information émise par l’UC

a- Le moniteur

On appelle écran (ou moniteur) le périphérique d'affichage de l'ordinateur. On


distingue habituellement deux familles d'écrans :

 Les écrans à tube cathodique (notés CRT pour Cathod Ray Tube), équi-
pant la majorité des ordinateurs de bureau. Il s'agit de moniteurs volumi-
neux et lourds, possédant une consommation électrique élevée.
 Les écrans plats équipant la totalité des ordinateurs portables, les assis-
tants personnels (PDA), les appareils photo numérique, ainsi qu'un nombre
de plus en plus grand d'ordinateurs de bureau. Il s'agit d'écrans peu en-
combrants en profondeur (d'où leur nom), légers et possédant une faible
consommation électrique.

On définit souvent les moniteurs par certaines caractéristiques :

 La définition: c'est le nombre de points (pixel) que l'écran peut afficher,


ce nombre de points est généralement compris entre 640x480 (640 points
en longueur, 480 points en largeur) et 2048x1536, mais des résolutions su-
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périeures sont techniquement possibles. Le tableau ci-dessous donne les
définitions conseillées selon la taille de la diagonale :

Diagonale Définition
15" 800x600
17" 1024x768
19" 1280x1024
21" 1600x1200

 La taille: Elle se calcule en mesurant la diagonale de l'écran et est expri-


mée en pouces (un pouce équivaut à 2,54 cm). Les tailles standard des
écrans sont les suivantes (liste non exhaustive) :
o 14 pouces, soit une diagonale de 36 cm environ ;
o 15 pouces, soit une diagonale de 38 cm environ ;
o 17 pouces, soit une diagonale de 43 cm environ ;
o 19 pouces, soit une diagonale de 48 cm environ ;
o 21 pouces. soit une diagonale de 53 cm environ ;
 La résolution: Elle détermine le nombre de pixels par unité de surface
(pixels par pouce linéaire (en anglais DPI: Dots Per Inch, traduisez points
par pouce). Une résolution de 300 dpi signifie 300 colonnes et 300 rangées
de pixels sur un pouce carré ce qui donnerait donc 90000 pixels sur un
pouce carré. La résolution de référence de 72 dpi nous donne un pixel de
1"/72 (un pouce divisé par 72) soit 0.353mm, correspondant à un point pi-
ca (unité typographique anglo-saxonne).

On peut signaler au passage qu’il y a aussi des écrans plasma basé sur une
émission de lumière grâce à l'excitation d'un gaz, mélange d'argon (90%) et de
xénon (10%). La technologie plasma permet d'obtenir des écrans de grande
dimension avec de très bonnes valeurs de contrastes mais le prix d'un écran
plasma reste élevé. De plus la consommation électrique est plus de 30 fois supé-
rieure à celle d'un écran LCD.

b- Les imprimantes

L'imprimante permet de faire une sortie imprimée (sur papier) des données de
l'ordinateur.

Il en existe plusieurs types dont les plus courants sont:


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 l'imprimante laser
 l'imprimante à jet d'encre
 l'imprimante matricielle (à aiguilles)
 l'imprimante à marguerite

Il existe d’autres périphériques de sortie moins utilisés comme :


 Les perforateurs de cartes ;
 Les perforateurs de bandes
 Les traceurs graphiques ;
 Les réponses vocales
 Le haut-parleur …

3- Les périphériques d’entrées / sorties (I/O)

Ils servent à fournir et à recevoir de l’information

a- Les lecteurs de disquette

Situé sur la face avant de l’unité centrale, le lecteur de disquette vous


permet non seulement de transmettre des informations à l’ordinateur,
mais également d’en recevoir. Les lecteurs n’étant pas des disquettes,
vous devez par conséquent insérer cette dernière dans la fente du lecteur
avant de pouvoir lire ou écrire des données.

Il existe des disquettes de 5,25 ‘’ (pouces) de 1,2 Mo de capacité et de


3,5 ‘’ de 1,44 de Mo.

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b- Le disque dur

Le disque dur est l'organe servant à conserver les données de manière perma-
nente, contrairement à la mémoire vive, qui s'efface à chaque redémarrage
de l'ordinateur, c'est la raison pour laquelle on parle parfois de mémoire de
masse pour désigner les disques durs.

Un disque dur est constitué non pas d'un seul disque, mais de plusieurs disques
rigides (en anglais hard disk signifie disque dur) en métal, en verre ou en céra-
mique, empilés à une très faible distance les uns des autres et appelés plateaux
(en anglais platters).

Les disques tournent très rapidement autour d'un axe (à plusieurs milliers de tours
par minute actuellement) dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Il
existe sur les disques durs des millions de bits (d’informations), stockés très
proches les uns des autres sur une fine couche magnétique de quelques mi-
crons d'épaisseur, elle-même recouverte d'un film protecteur.

La lecture et l'écriture se fait grâce à des têtes de lecture (en anglais heads) si-
tuées de part et d'autre de chacun des plateaux.

Un disque dur a une capacité de stockage beaucoup plus importante que


celle d’une disquette (actuellement 40 Mo et plus) et le temps d’accès aux in-
formations est moindre.

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c- La clé USB

Une clé USB (ou clef USB : Universal serial Bus ; Bus universel en série) est un
dongle5 contenant une mémoire de masse (une mémoire flash ou un mini
disque dur), à laquelle on peut accéder en le branchant sur un port USB
d’ordinateur ou, plus récemment, de certaines chaînes Hi-Fi ou platines DVD de
salon.
Les clés USB sont alimentées en énergie par la connexion USB de l’ordinateur sur
lequel elles sont branchées. Elles sont insensibles à la poussière et aux rayures,
contrairement aux disquettes, aux CD ou aux DVD, ce qui leur donne un indé-
niable avantage au niveau de la fiabilité. Les clés actuelles sont en format USB
2.0 (le débit est de 480 Mbits/s). Les clés USB sont relativement standardisées,
cependant, certaines ne sont pas compatibles avec certains systèmes
d’exploitation, nécessitant l’installation d’un pilote.
La capacité d’une clé USB peut varier de quelques mégaoctets à quelques gi-
ga-octets. Au début de 2008, les clés les plus populaires ont 1, 2 ou 4 giga-
octets, et jusqu’à 32 giga-octets pour les plus chères. La capacité réelle est lé-
gèrement inférieure à celle qui est annoncée.

Comme pour les précédents périphériques, on peut en rencontrer d’autres


moins courants :
 Les disques amovibles (disque dur externe, clé USB ;
 Le graveur de cd-rom, dvd Rom, DVD-R/RW... ; ;
 Les terminaux vidéo ;
 Téléscripteurs :
 Les dérouleuses de bandes magnétiques

5
Un dongle est un composant matériel se branchant sur les ordinateurs, généralement sur un port d'entrées-sorties.
Dans les années 1980, ce terme désignait des matériels destinés à valider le droit d'utiliser un logiciel, remplissant le rôle
de « verrous matériels ». Les opposants au franglais parlaient alors de sentinelles. Il était généralement branché sur la
sortie parallèle de l'ordinateur. Les dongles les plus récents se branchent sur un port USB. Actuellement, ce terme peut
désigner toutes sortes de matériels comme des périphériques de stockage (clés USB), des clés permettant de se con-
necter à un réseau Wi-Fi, Bluetooth ou infrarouge, ou encore de recevoir la TNT (relié à une antenne).

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PARTIE 2 :

FONCTIONNEMENT DES ORDINATEURS

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III- FONCTIONNEMENT DES ORDINATEURS

III-1- Introduction

Il paraît essentiel de retenir qu’un ordinateur permet de manipuler rapi-


dement et sans erreur un grand nombre d’informations.
En fait, les procédés utilisés par ordinateur sont fort proches de la façon dont
travaille un opérateur humain.

III-2- Accomplissement d’une tâche

Dans l’accomplissement d’une tâche, un ordinateur fonctionne comme


un employé (un homme) qui exécute fidèlement les instructions de son chef.
Remarque:

1- L’écriture sur une mémoire impose l’effacement préalable de son conte-


nu initial. En effet, ce mode d’exécution est typique à celui de la mémoire
d’un ordinateur, son contenu peut être modifié à la guise du program-
meur.
2- La résolution d’un problème par un ordinateur impose sa décomposition
en opérations élémentaires. L’ordinateur opère généralement de cette
manière en se servant de programme de traduction (assembleurs- compi-
lateurs).
3- Un ordinateur commence par recopier les instructions sur une mémoire
qui servira aussi pour les résultats intermédiaires. Une mémoire peut con-
tenir à la fois des données et des instructions.

III-3- Algorithme et programme

A ce niveau, il est important d’introduire deux notions essentielles :


1- Résoudre un problème général à l’aide d’une machine ne peut se faire
que s’il a été préalablement décomposé en problèmes plus simples, réso-
lubles par la machine, se présentant sous la forme d’une suite
d’opérations à exécuter les unes à la suite des autres sans intervention ex-
térieure.
On appelle algorithme une telle succession d’opérations permettant
d’obtenir un résultat escompté de façon automatique.

2- Pour être compréhensible par l’ordinateur un algorithme doit être formali-


sé. Il doit être traduit et transcrit avec des codes et des termes réservés à
cet usage. On parle d’écriture de programme dans un langage précis.

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Deux types d’erreurs sont possibles :
1- Utilisation d’un terme inconnu, on parle d’erreur syntaxique
2- L’exécution ne fournit pas le résultat attendu : C’est l’Erreur logique.

III-4- Fonctionnement

Dans son fonctionnement, un ordinateur peut se décomposer en deux


principaux blocs : les unités périphériques et l’unité centrale.

Unité arithmético-logique unité de contrôle

Processeur

UC
Entrée
Sortie

Mémoire Mémoire
Centrale auxiliaire

Les unités périphériques sont de trois types :


a- Les unités d’entrées pour l’acquisition des données ;
b- Les unités de sorties pour l’affichage des résultats ;
c- La mémoire auxiliaire pour la sauvegarde de l’information et con-
tenant aussi une bibliothèque de programmes.

L’ordinateur proprement dit constitue l’unité centrale. L’unité centrale est consti-
tuée de deux parties essentielles :
a- La mémoire ;
b- Le processeur (seul organe actif).

Il existe principalement deux types de mémoire :


 RAM (Random access memory : mémoire vive ou volatile).
Elle est d’accès en lecture et en écriture.
 ROM (Read only memory : mémoire morte).D’accès en lec-
ture seule.

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Le processeur comprend quant à lui:
 L’unité de contrôle : elle va chercher en mémoire l’instruction à
exécuter, l’interprète ou l’exécute, ou la fait exécuter. Elle assure
aussi le bon enchaînement des opérations grâce à une horloge.
 L’unité arthmético-logique : compare et effectue les opérations
arithmétiques et logiques sous les ordres de l’unité de contrôle.

IV- LES SYSTEMES DE NUMERATION

IV-1- Le système binaire

Actuellement, à l’instar du processeur, la mémoire centrale se représente


sous la forme de circuits intégrés. On parle de « microprocesseur » et de
« puces » tant ces composants ont été miniaturisés.

Si les progrès techniques ont permis d’améliorer la vitesse d ‘exécution


des ordinateurs, leur fiabilité et leurs tailles, les principes de fonctionnement en
sont restés sensiblement identiques. Un courant électrique passe ou ne passe
pas. (Il y a ou non une différence de potentiel). Un tel type de fonctionnement
nécessite de représenter en machine toutes les instructions et toutes les quanti-
tés comme une succession de :
 « Passe » ou « ne passe pas »
 « Oui » ou « non »
 « Vrai » ou « faux »
 « 1 » ou « 0 ».

Une telle représentation s’appelle représentation binaire de l’information.

IV-2- Nombre binaire

La représentation comme une suite de 0 et 1 est la plus couramment utili-


sée.
Exemple : 0010 1101 0011 0101.

On parle alors de nombre binaire succession de chiffres binaires par analogies


avec les chiffres décimaux que nous utilisons.

Le chiffre décimal (ou représentation décimale) comprend dix (10) symboles


(de 0 à 9), on parle de base 10.

Alors que les chiffres binaires ne peuvent prendre que deux valeurs (0 et 1) :
c’est la base 2.

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Dans un nombre, chacun des chiffres a une valeur définie par la position qu‘il y
occupe et par la base utilisée.

Ainsi, en base 10 on a :
9516 = 6x100 + 1x101 + 5x102 + 9x103
11= 1x100 + 1x101

en binaire :
11 = 1x20 + 1x21 = 310
101100 = 0x20 + 0x21 + 1x22 + 1x23 + 0x24 + 1x25 = 4410

« Chiffre binaire » est souvent abrégé en BIT : BInairy digiT

IV-3- Nombres hexadécimaux

Dans le système binaire, une valeur devient très rapidement longue à


écrire.
Exemple : 951610 = 10 0101 0010 11002

Dans le système décimal, on regroupe par blocs de 3 chiffres.


Exemple : 12.624 et 3.652.223

Le binaire permet le regroupement par blocs de 4 appelés quadruplet (nybble)


un nombre binaire de 4 chiffres pouvant prendre des valeurs de 0 à 15, on
l’appelle chiffre hexadécimal (base 16). Ne disposant que de 10 symboles nu-
mériques, les valeurs de 10 à 15 sont symbolisées par les lettres de A à F.

Tableau de correspondances

Décimal 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
hexadécimal 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 A B C D E F
Binaire 0000 0001 0010 0011 0100 0101 0110 0111 1000 1001 1010 1011 1100 1101 1110 1111

Les nombres hexadécimaux présentent un double avantage :


 ils sont courts à écrire ;
 ils permettent un passage immédiat à la représentation binaire et
réciproquement.

Exemple : 951610 =( 0010 0101 0010 1100 ) 2


2 5 2 C16

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IV-4- Instructions-machines

Les instructions exécutables par le processeur sont aussi mémorisées sous forme
d’une suite de bits. En général, on les représente sur papier sous la forme hexa-
décimale. La plupart d’entre elles s’écrivent à l’aide de deux chiffres hexadé-
cimaux, c’est à dire de 8 bits. Un bloc de 8 bits s’appelle un octet (ou byte).

V- MEMOIRES ET CODIFICATIONS

V-1- Structure de la mémoire

Afin de pouvoir manipuler plus aisément les informations binaires qui sont
stockées en mémoire centrale, on regroupe généralement les bits en blocs ap-
pelés « mots ». La taille des mots diffère d’un ordinateur à l’autre. On rencontre
fréquemment des mots de 1, 2 ou 3 octets (8, 16 ou 32 bits).
Le mot est la quantité minimale d’information que le processeur peut chercher
ou placer en mémoire.
Pour retrouver plus facilement ces mots en mémoire, on les numérote à partir de
0, ce numéro est appelé l’adresse du mot.
Lorsqu’une mémoire est grande, on réunit parfois les mots en pages qui sont
également numérotées.
Les tailles des mémoires sont généralement exprimées en nombres de mots,
dont il faut connaître la taille, ou plutôt en nombre d’octets, de kilo octets
(1024=210 octets ; k ou Ko), méga octets (10242 octets ; M ou Mo) ou giga octets
(10243 octets ; G ou Go).

V-2- Codification des nombres

La représentation des nombres entiers positifs en mémoire centrale se fait


naturellement en plaçant leur représentation binaire dans un mot. Lorsque le
nombre est négatif, on doit réserver un bit dit de signe :0 pour + et 1 pour -. Il
existe aussi la méthode du complément à 1 et celle du complément à 2.
Pour les nombres décimaux, on utilise :
 la représentation en virgule fixe : elle consiste à rendre le nombre
entier en le multipliant par 10,100…
 la représentation en virgule flottante : elle consiste à décomposer
le nombre en une partie exponentielle (la puissance contenue
dans ce nombre), et une mantisse (quotient du nombre par cette
partie exponentielle).
Exemple : 124 se note 1,24 x 102
1011 se note 1,011 x 103

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V-3- Codification des caractères

Il est utile, sinon indispensable, de pouvoir mémoriser des informations non


numériques, par exemple des caractères (lettres, chiffres, signes de ponctua-
tion, symboles arithmétiques…
Si la représentation interne de ces caractères importe peu pour l’utilisateur, il en
va tout autrement lorsque l’on désir connecter diverses machines ou trans-
mettre des caractères aux périphériques.
L’American National Standard Institute (ANSI) a défini un code de 128 carac-
tères, occupant chacun 2 octets. Ce code s’appelle ASCII (American Standard
Code for Information Interchange).
Exemple : les lettres X et Y sont codifiées en ASCII par :

X :5816 :

0 1 0 1 1 0 0 0
5 8
Y : 5916 :
0 1 0 1 1 0 0 1
5 9

VI- LOGICIEL

Après cette brève étude sur les composants électroniques d’un ordina-
teur (matériel ou hardward), nous allons nous intéresser aux programmes fon-
damentaux indispensables à la gestion des différentes ressources de
l’ordinateur et au dialogue avec ses périphériques (le logiciel ou softward).

VI-1- Assembleurs et compilateurs

Pour faire exécuter une tâche précise à un ordinateur, on y enregistre un


programme préalablement écrit dans un langage de programmation informa-
tique structuré. C’est un programme de traduction faisant partie du logiciel qui
se charge alors de décoder cette suite de caractères, de les interpréter et de
transformer en code d’instructions machines correspondantes.
Les langages de programmation se divisent en deux catégories :
 Les langages de bas niveau : une instruction de programme se
traduit par une seule instruction machine. Leur programme de tra-
duction s’appelle un assembleur ;
 Les langages de haut niveau : ils peuvent normalement être tra-
duits, à l’aide d’un compilateur sur tout ordinateur.

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VI-2- Chargeurs et interpréteurs

En général, l’assembleur et le compilateur place le résultat de sa traduc-


tion en mémoire auxiliaire (disquette ou disque dur). C’est un autre programme,
le chargeur, qui place ensuite ce code d’instructions machines en mémoire
centrale, transmet au processeur l’adresse du mot contenant la première ins-
truction à exécuter et qui lance de ce fait, l’exécution du programme chargé
en mémoire centrale.

Sur certaines machines cependant, la traduction des informations se fait


au moment de l’exécution et devra se recommencer lors de chaque exécution.
Les rôles du compilateur et du chargeur sont alors repris par un interpréteur.

VI-3- Système d’exploitation (OS)

Le logiciel comprend également plusieurs programmes permettant de


gérer facilement les unités périphériques. Ces programmes forment le système
d’exploitation (OS : Operating System).
Exemple : MS-DOS, OS-MAC, UNIX, WINDOWS…

Parmi les programmes de l’OS figure un interpréteur de commandes per-


mettant d’analyser les commandes entrées par l’opérateur.

Une partie de l’OS peut se trouver en mémoire auxiliaire, mais une autre
doit se trouver en permanence en mémoire centrale : on y trouve un mini-
chargeur destiné à charger automatiquement dès la mise en route de
l’ordinateur, l’interpréteur de commande et le chargeur. Cette partie minimale
constitue le système résident et est stocké en mémoires mortes (ROM). Les
autres parties sont logées en mémoires vives (RAM) et leur contenue disparaît
en cas d’arrêt de la machine.

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