Modélisation des Séries Temporelles
Modélisation des Séries Temporelles
V. Monbet - 2012-2013
Table des matières
1 Introduction 3
1.1 Objectifs (et moyens) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2 Qu’est-ce qu’une série temporelle ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2 Lissages exponentiels 6
5 Auto-corrélation partielle 22
5.1 Rappels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
5.2 Coefficient de corrélation partielle entre deux variables . . . . . . . . . . . . . . . 23
5.3 Autocorrélation partielle d’un processus stationnaire . . . . . . . . . . . . . . . . 23
5.3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
5.3.2 Algorithme de Durbin-Watson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
2
6 Modèles Autorégressifs 25
6.1 Modèles autorégressifs d’ordre 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
6.2 Modèles auto-régressifs d’ordre p . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
6.3 Inférence statistique pour les modèles auto-régressifs . . . . . . . . . . . . . . . . 28
6.3.1 Estimation des paramètres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
6.3.2 Estimateurs de Yule-Walker . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
6.3.3 Maximum de vraisemblance conditionnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
6.4 Prédiction dans les modèles autorégressifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
6.5 Sélection de modèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
6.6 Validation de modèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3
Chapitre 1
Introduction
Ce cours est une initiation aux méthodes probabilistes de prévision fr phénomènes qui évo-
luent dans le temps et de modélisation de séries temporelles.
4
– Composante stationnaire (ou résiduelle) : ce qui reste lorsque l’on a enlevé les autres com-
posantes. Décrit l’évolution à court terme de la série (échelle journalière).
Notion de série temporelle stationnaire définie plus précisemment dans la suite. Cette hypo-
thèse jouera un rôle fondamentale dans la suite, et remplacera l’hypothèse usuelle des v.a i.i.d.
(ici, il peut exister une dépendance entre deux valeurs successives prises par la série observée).
Le modèle le plus usuel consiste à supposer que la série initiale s’écrit sous la forme (modèle
additif)
Xt = Tt + St + Yt pour tout t ∈ {1, · · · , n}
5
– Démographie - Exemple 4 : évolution de la population des Etats Unis, en millions d’ha-
bitants, entre 1790-1980, données décénales.
6
Chapitre 2
Lissages exponentiels
7
Chapitre 3
Modélisation de la composante
déterministe
Le modèle le plus usuel consiste à supposer que la série initiale s’écrit sous la forme (modèle
additif)
Xt = Tt + St + Yt pour tout t ∈ {1, · · · , n}
avec Xt la tendance, St la composante saisonnière (fonction périodique de période un an) et Yt
la composante stationnaire.
Quand le modèle s’écrit comme une somme de plusieurs composantes comme ci-dessus on parle
de modèle additif.
Certaines séries temporelles se comportent selon un modèle multiplicatif. On a alors
Xt = Tt St Yt pour tout t ∈ {1, · · · , n}
On remarque qu’on se ramène naturellement à un modèle additif par passage au log :
log(Xt ) = log(Tt ) + log(St ) + log(Yt ) pour tout t ∈ {1, · · · , n}
8
3.1 Analyse de la tendance
exemple : poissons
Si {xi }i∈{1,··· ,n} est une série temporelle, alors la moyenne mobile d’ordre p associée est la
série temporelle définie pour t ∈ {p + 1, · · · , n − p} par
p
X
x̂t = xi
i=t−p
Exemple : Poissons
9
3.1.2 Différenciation
∇xt = xt − xt−1
pour tout t ≥ 2.
∇(k) xt = ∇(∇(k−1) xt )
Propriétés -
La 3ème propriété implique que si Xt = Tt + zt avec Tt une tendance polynomiale, alors on peut
supprimer la tendance en appliquant successivement plusieurs fois l’opérateur ∇.
10
3.1.3 Modèle additif avec tendance paramétrique
Définition On dit qu’une série temporelle suit un modèle de tendance additif lorsqu’elle peut
se décomposer sous la forme
Xt = Tt + Zt
avec Zt une série temporelle sans tendance.
Tt = a × t + b
Tt = a0 + a1 t + a2 t2 + ...
Ajustement du modèle
On suppose que les observations {x1 , · · · , xn } suivent un modèle additif avec une tendance pa-
ramétrique représentée par une fonction f de paramètres θ, c’est à dire vérifie
xt = f (t; θ) + zt
On cherche alors à estimer les paramètres inconnus θ. On utilise généralement la méthode des
mointes carrés.
11
Série résiduelle après avoir retiré la tendance estimée (polynôme d’ordre 2)
Il reste une tendance visible. Sur la série initiale, il semble que les fluctuations saisonnières sont
proportionnelles à la tendance. Dans ce cas, un modèle additif n’est pas adapté. On peut alors
tester un modèle multiplicatif.
Définition - On dit qu’une série temporelle suit un modèle de tendance multiplicatif lorsqu’elle
peut se décomposer sous la forme
Xt = Tt Zt
Retour sur l’exemple de la production de poisson en finistère nord entre 1971 et 1979.
12
Série résiduelle après avoir retirée la tendance estimée
L’avantage principal des deux premières méthodes (moyenne mobile et différenciation) est qu’elles
s’ajustent à de nombreuses séries temporelles sans modifications, alors que pour les modèles
paramètriques il peut être difficile de choisir le bon modèle.
3.1.5 Conclusion
Pour modéliser la tendance dans une série temporelle, les différentes étapes sont :
13
1. Tracer la série temporelle
2. Utiliser ce graphique pour identifier le modèle en répondant aux quetions suivantes :
3. Modèle additif ou multiplicatif ? Pour cela, on regarde si les composantes saisonnières et
stationnaires sont proportionnelles à la tendance ou non. Lorsque le modèle est additif, on
travaille sur la série afin de se ramener à un modèle additif.
4. Méthode paramétrique ou non-paramétrique ? Pour cela, on regarde si il existe un modèle
simple permettant de décrire la tendance observée (modèle linéaire, polynomiale, exponen-
tiel...). Si on ne trouve pas de tel modèle, on peut utiliser une méthode non paramètrique
(MM ou différentiation).
5. Vérifier le modèle en traçant la série "résiduelle", c’est à dire la série dans laquelle on a
enlevé la tendance en utilisant la méthode choisie.
On supposera dans la suite de cette section, sauf mention contraire, que la série Xt suit un modèle
de saisonnalité additif, c’est à dire que
Xt = St + Zt
avec St une fonction périodique de période τ , avec τ le nombre de données par année, c’est à
dire vérifiant St = St+τ et Zt une série temporelle stationnaire.
De nombreuses séries temporelles observées dans la nature suivent un modèle multiplicatif, c’est
à dire vérifient
Xt = St Zt
Dans ce cas, les fluctuations de la série autour de la composante saisonnière sont proportionnelles
à celle-ci. On se ramène alors à un modèle additif par passage au logarithme.
Dans le cadre des modèles additifs, plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour estimer la
fonction t 7−→ St . C’est l’objet des paragraphes ci-dessous.
Xjk = Sk + Zjk
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3.2.2 Vérification du modèle
15
Sur cet exemple, la fonction obtenue n’est pas un bon estimateur de la fonction Sk : les fluctua-
tions rapides observées sont dues au fait qu’on a seulement 22 données pour estimer la valeur
de ŝk pour un k donné. Dans ce cas, on peut lisser la série obtenue en utilisant les moyennes
mobiles introduite précédemment. Remarque : ici on cherche à estimer une fonction périodique
supposée être périodique à partir d’une observation "bruitée" xt .
Modèle paramètrique
Lorsque l’on veut décrire la composante saisonnière grâce à un modèle paramétrique simple, on
utilise généralement un polynôme trigonomètrique. On suppose alors que :
Xt = µ + αc cos(ωt) + αs sin(ωt) + Zt
Pour estimer αc et αs , on peut utiliser la méthode des moindres carrés.
Proposition - Les estimateurs des moindres carré de sont solutions du système linéaire :
PT PT
T t=1 cos(ωt) t=1 sin(ωt) µ XT x(t)
PT PT 2
PT PT
cos(ωt) (cos(ωt)) cos(ωt) sin(ωt) αc = x(t) cos(ωt)
Pt=1
T PT t=1 t=1
PT 2
Pt=1
T
t=1 sin(ωt) t=1 sin(ωt) cos(ωt) t=1 (sin(ωt)) α s t=1
t=1 x(t) sin(ωt)
16
On reconnait les coefficients de Fourrier....
Ces estimateurs sont asymptotiquement sans biais et convergents.
La résolution du système précédent pour les données de vent donne µ̂ = 29.3, αc = 21, 8 et
αs = −7.7.
3.2.3 Différenciation
Définition - On appelle différence d’ordre τ de la série Xt les quantités
(τ )
∇t = Xt+π − Xt
définies pour π ∈ N. Attention : ne pas confondre cet opérateur avec l’opérateur défini à la section
2 (modélisation de la tendance).
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Si on suppose que la série {Xt } suit un modèle de saisonnalité additif, c’est à dire que
Xt = St + Zt
avec St une fonction périodique de période τ , avec τ le nombre de données par année, c’est à dire
vérifiant St+τ = St et Zt une série temporelle stationnaire (cf paragraphe 3). Alors il est facile
de vérifier que ∇τ xt = xt − xt−τ = zt − zt−tau est une série stationnaire (cf chapitre 3).
On remarque qu’on ne peut pas estimer la covariance C(t, t + h) pour un pas h trop grand
car si h est grand, la somme dans la covariance empirique porte sur un trop petit nombre de
données.
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3.3.2 Fonction d’auto-correlation
Quand on veut comparer plusieurs séries entre elles, il est plus utile de considérer l’auto-
corrélation qui est la covariance corrigée de la variance.
Définition 2 Soit X = {X1 , · · · , Xn } un processus à temps discret. La fonction de correlation
(ou d’autocorrelation) de X est donnée par
E[(Xt Xt+h ] − E[Xt ]E[Xt+h ]
ρ(t, t + h) =
V ar(Xt )V ar(Xt+h )
On estime la fonction d’auto-correlation par la fonction d’auto-correlation empirique
Ĉ(t, t + h)
ρ̂(t, t + h) =
Ĉ(t, t)Ĉ(t + h, t + h)
Si rho(t, t + h) ne dépend pas du temps (séries stationnaire d’ordre deux), lors on estime ρ̂(h) =
ρ̂(t, t + h) pour tout t.
Pour une rélisation donnée, on peut visualiser les correlations ρ̂(t, t+h) en traçant des nuages
de points de (xi , xi+h ) pour i = 1, · · · , n − h.
19
Chapitre 4
Remarque - Dans la suite, sauf mention contraire, on supposera que Xt est à valeurs réelles.
Définition 4 - Soit X = {Xt }t∈Z un processus tel que E[Xt2 ] < ∞ pour t ∈ Z On dira que ce
processus est (faiblement) stationnaire (ou stationnaire d’ordre 2) si les 2 conditions suivantes
sont vérifiées pour tout t :
– E(Xt ) = m pour tout t ∈ {1, · · · , T }
– E(Xt Xt+h ) = γ(h) est indépendant de t
Remarques :
1. On a C(t) = C(−t) (fonction paire) donc il suffit de connaitre la fonction d’autocovariance
sur [0, T ]. De même pour ρ.
2. Pour tout k, |C(k)| ≤ C(0).
3. La fonction d’autocovariance est définie positive.
20
4.2 Quelque exemples classiques de processus.
4.2.1 Bruit blanc
Définition 5 On dira que le processus t est un "bruit blanc" s’il forme une suite de variables
indépendantes et identiquement distribuées. Il sera dit centré si E[t ] = 0 et réduit si V ar[t ] = 1.
La première condition signifie tout simplement que l’espérance du processus est indépendante
du temps. La seconde condition implique bien entendu l’indépendance de la fonction d’auto-
covariance par rapport au temps (stationnarité). Mais elle implique en outre que les termes
d’autocovariance (pour h ≥ 0) sont tous nuls. Seule la variance est non nulle. Autrement dit,
cela signifie que les bruits blancs sont des processus stationnaires particuliers sans "mémoire".
Le niveau de la série considéré aujourd’hui n’a aucune incidence sur son niveau de demain, tout
comme le niveau d’hier n’a aucune incidence sur le niveau d’aujourd’hui.
Définition 6 Le processus (Xn )n∈Z est un processus gaussien si toutes ses lois marginales sont
gaussiennes. Ca’est à dire si quelque soient k et j1 , · · · , jk , le vecteur (Xj1 , · · · , Xjk ) est un
vecteur gaussien.
Exercice - Soit (Xn )n∈Z un suite de variables aléatoires gaussiennes indépendantes, centrées
et toutes de variance 1. Parmi les processus suivants, lesquels sont gaussiens ? Lesquels sont
stationnaires ? Donner alors l’expressionde leur fonction de covariance.
1. Yn = Xn Xn+1
2. Yn = Xn Xn+1 · · · Xn+k
3. Yn = Xn2 Xn+1
2
4. Yn = Xn2 + Xn+1
2
5. Yn = n + Xn
6. Yn = X1 cos(nπ/2)
21
Proposition 4 Soit {Xt } un processus suivant un modèle moyenne mobile, avec {t } un bruit
blanc centré vérifiant E[t ] = σ 2 < ∞, alors le processus {Xt } est stationnaire. Sa fonction
d’autocovariance est donnée par
q−|k|
X
C(h) = βk2 σ 2 si |h| ∈ 0, · · · , q et 0 sinon
k=0
Ainsi, d’après le théorème de Wold, si l’on omet la composante déterministe κt , tout processus
stationnaire peut s’écrire comme une somme pondérée infinie de chocs passés, ces chocs étant
représentés par un bruit blanc de variance finie. L’implication forte de ce théorème est que, si l’on
connaît les pondérations βk , k ∈ N, et si l’on connaît la variance du bruit blanc, on est mesure de
proposer une représentation de n’importe quel processus stationnaire. Cette représentation est
aussi qualifiée de représentation moyenne mobile infinie. Reste à comprendre ce que peut être
cette composante linéaire déterministe κt . La condition Cov(κt , t−k ) = 0 implique que ce terme
est, par définition (déterministe), indépendant des chocs. Alors le cas le plus simple est celui d’un
processus stationnaire (Xt ; t ∈ Z) d’espérance non nulle, tel que E(Xt ) = m. Puisque le bruit
blanc est par définition un processus centré, une somme pondérée de ces chocs est elle-même
centrée. Par conséquent, la représentation de Wold du processus (Xt ; t ∈ Z) suppose que l’on
ajoute à cette somme pondérée des chocs passés, une composante déterministe qui n’est autre
que l’espérance du processus.
22
Chapitre 5
Auto-corrélation partielle
L’auto correlation partielle est une notion importante pour les séries temporelles, mais elle est
un peu délicate et nécessite des "rappelsé de la géométrie dans un espace de variables aléatoires.
5.1 Rappels
Les variables aléatoires réelles de carré intégrable définies sur un même espace probabilité
(Ω, A, P ) forment un espace vectoriel qu’on peut munir du produit scalaire hX, Y i = E[XY ].
On note cet espace L2 = L2 (Ω, A, P ).
– Orthogonalité. Deux variables X et Y de L2 ont orthogonales lorsqie E[XY ] = 0.
– Distance. On définit la distance entre deux variables comme
p
d(X, Y ) = E[(X − Y )2 ]
Projection Le projeté d’une variable aléatoire Y sur le sous espace vec(X1 , · · · , XN ) sera
noté
Pvec(X1 ,··· ,XN ) (Y ).
C’est la variable aléatoire de cet espace qui est la plus proche de Y au sens de la distance L2 vue
plus haut. C’est donc la combinaison linéaire Pvec(X1 ,··· ,XN ) (Y ) = γ1 X1 + · · · + γN XN telle que
E (Y − γ1 X1 − · · · − γN XN )2 ≤ E (Y − λ1 X1 − · · · − λN XN )2 ∀λ1 , · · · , λN .
Proposition 5 Le projeté Pvec(X1 ,··· ,XN ) (Y ) = γ1 X1 + · · · + γN XN est caractérisé par le fait que
Y − Pvec(X1 ,··· ,XN ) (Y ) est orthogonal aux variables X1 , · · · , XN .
∀k = 1, · · · , N, E [(Y − γ1 X1 − · · · − γN XN )Xk ] = 0
Soit encore
γ1 E(X1 Xk ) + · · · + γN E(XN Xk) = E(Y Xk )
23
Ce qui s’écrit aussi sous la forme d’un système d’équations
E(X12 )
· · · E(X1 XN ) γ1 E(Y X1 )
... ... ... = ...
E(X1 XN ) · · · E(Xn )2 γN E(Y XN )
D’après la definition il est facile de comprendre que si Y est elle même une combinaison
linéaire des variables X1 , · · · , Xn alors Y est son propre projeté. Par ailleurs si Y est orthogonale
à toutes les variables Xj alors le projeté est nul. Et les variables Xj ne permettent pas d’expliquer
Y.
Cette notion est un réponse à la question suivante : il arrive que 2 phénomènes soient forte-
ment corrélés, mais que cette corrélation soit due à l’influence d’un facteur extérieur et non pas
à un fort lien entre les deux phénomènes. Exemple : .
Calculer la corrélation entre X1 et X2 puis l’auto corrélation partielle r[X] (X1 , X2 ) entre X1 et
X2 . Commentez.
5.3.1 Définition
On définit l’auto-corrélation partielle r(h) pour h 6= 0 de la façon suivante.
Définition 9
r(1) = ρ(1)
r(h) = rX2 ,··· ,Xh (X1 , Xh+1 ) ∀h ≥ 2
r(h) = r(−h), ∀h 6= 0
24
Exemple de l’AR(1) - Soit X un processus centré tel que Xt = 0.9Xt−1 + t avec un bruit blanc
gaussaien centré et réduit et t indépendant de Xs pour tout s < t.
On calcule tout d’abord la fonction d’autocorrélation.
P[X2 ,··· ,Xk −1] (Xk ) = 0.9X(k−1) et P[X2 ,··· ,Xk −1] (X1 ) = 0.9X1 .
Il est facile de vérifier que P[X2 ,··· ,Xk −1] (Xk ) = P[X2 ,··· ,Xk −1] (0.9X(k−1) + k ). Or k est, par
définition, indépendant du passé. On a donc bien P[X2 ,··· ,Xk−1 ] (Xk ) = 0.9X(k−1) .
Considérons maintenant, P[X2 ,··· ,Xk −1] (X1 ). Dans le cas où k = 3, on écrit P[X2 ] (X1 ) = γX2 avec
γ tel que
E((X1 − γX2 )2 )
soit minimum. On peut calculer la dérivée de E((X1 − γX2 )2 ) par rapport à γ : ρ(1) − γρ(0). Et
en posant que cette dérivée est nulle, on obtient γ = .9.
avec
C(0) · · · C(h − 2) γ1 C(1)
... ... ... = ...
C(h − 2) · · · C(0) γh−1 C(h − 1)
Proposition 6 - Si le processus (Xn )n∈Z est stationnaire, pour tout h ≥ 2, r(h) est le coefficient
de Xn dans l’expression du projeté de Xn+h sur l’espace engendré par (Xn , · · · , Xn+h−1 ).
(h)
et d’après la proposition, r(h) = γh . Par ailleurs, par définition du projeté,
(h)
−1
γ1 C(0) · · · C(h − 1) C(1)
... = ... ... ...
(h) C(h − 1) · · · C(0) C(h)
γh
25
Chapitre 6
Modèles Autorégressifs
Notons
Xt = α1 Xt−1 + t
avec t un bruit blanc centré de variance σ 2 . On vérifie aisément que
Ainsi, si |α1 | < 1 et Xt stationnaire alors ||Xt ||2 = E(Xt2 ) est constant et
2
k
α1j t−j
X
Xt − = α12k+2 ||Xt−k−1 ||2 → 0 quand k → ∞
j=0
Comme ∞ j
P
j=0 |α1 |t−j est convergent en moyenne quadratique, Xt admet une représentation en
moyenne mobile
∞
X
Xt = αj t−j
j=0
α|k|
= σ2
1 − α12
26
Théorème 1 Le modèle défini par l’équation Xt = αXt−1 +σt possède une solution stationnaire
si et seulement si |α| < 1. Dans ce cas, la solution stationnaire vérifie E[Xt ] = αx0 et E[Xt2 ] =
σ2 σ2 |k| avec |k| > 0.
1−α2
et sa fonction d’auto-covariance est donnée par C(k) = 1−α 2α
Preuve du théorème
Stationnarité : il suffit de remarquer que pour tout t ∈ Z,
Xt = t + αt−1 + α2 t−2 + · · ·
ainsi si la série ∞ k
P
k=1 α est convergence on a un rocessus stationnaire dont le moment d’ordre 2
est fini.
Considérons Xt soit stationnaire et tel que E[Xt ] = 0 et E[Xt2 ] = E[Xt20 ]. On a alors
E[Xt2 ] = α2 E[Xt2 ] + σ 2
donc
σ2
E[Xt2 ] = .
1 − α2
On a de plus
C(k) = E[Xt Xt−k ] = αE[Xt−1 Xt−k ] = α2 E[Xt−2 Xt−k ].
σ2
On montre ainsi, par itération, que C(k) = 1−α2
αk .
27
Démonstration
L’équation définissant le processus AR est
p
X
Xt = ϕi Xt−i + εt
i=1
Or, il se trouve que E[Xt Xt−j ] = C(j) par définition de la fonction d’autocovariance. Les termes
du bruit blanc sont indépendants les uns des autres et, de plus, Xt−j est indépendant de εt où j
est plus grand que zéro. Pour j > 0, E[εt Xt−j ] = 0. Pour j = 0,
p p
" !#
X X
E[εt Xt ] = E εt ϕi Xt−i + εt = ϕi E[εt Xt−i ] + E[ε2t ] = 0 + σε2
i=1 i=1
Maintenant, on a pour j ≥ 0,
p
" #
X
C(j) = E ϕi Xt−i Xt−j + σε2 δj
i=1
Par ailleurs,
p p p
" #
X X X
E ϕi Xt−i Xt−j = ϕi E[Xt Xt−j+i ] = ϕi C(j − i)
i=1 i=1 i=1
Remarque : Ces formules peuvent être utilisées pour calculer récursivement la fonction d’auto-
covariance.
28
6.3 Inférence statistique pour les modèles auto-régressifs
6.3.1 Estimation des paramètres
On dispose d’une observation {x0 , · · · , xT } de longueur T + 1 d’un processus stationnaire Xt
supposé suivre un modèle AR(p), c’est à dire vérifiant
Xt = α0 + α1 Xt−1 + · · · + αp Xt−p + σt
avec t ∈ Z et X0 = x0 et α1 , · · · , αp , σ des paramètres inconnus. On cherche alors à estimer ces
paramètres à l’aide des observations disponibles.
Remarque - Les estimateurs de Yule-Walker sont tels que la moyenne et les p+1 premières valeurs
de la fonction d’auto-covariance du modèle estimé coïncident avec celles estimées sur les données.
Cas particuliers :
Modèles d’ordre p = 1. On obtient
Ĉ(1) 1
R̂1 =
Ĉ(0) 0
29
alors α1 = Ĉ(1)/Ĉ(0) et σ̂ 2 = Ĉ(0) − Ĉ(1)2 /Ĉ(0)
Modèles d’ordre p = 2. On obtient
Ĉ(1) Ĉ(2) 1
R̂2 = Ĉ(0) Ĉ(1) 0
Ĉ(1) Ĉ(0) 0
alors
0 Ĉ(0) Ĉ(1)
1
R̂2−1 = 0 −Ĉ(1) Ĉ(0)
Ĉ(0)2 − Ĉ(1)2
Ĉ(0)2 − Ĉ(1)2 Ĉ(1)(Ĉ(2) − Ĉ(0)) Ĉ(1)2 − Ĉ(0)Ĉ(2)
Les estimateurs de Yule-Walker sont évidemment consistants dès que les Ĉ(k) sont des esti-
mateurs consistants des covariances C(k). Le résultat suivant donne plus de précisions sur le
comportement asymptotique de ces estimateurs. Il reste vrai même dans le cas où on aurait
résolu le système des équations de Yule-Walker avec une valeur de p qui ne serait pas la bonne.
(6.7)
Remarque - La matrice de covariance dépend de σ 2 de façon linéaire (est égale à σ 2 multiplié par
la matrice de covariance pour un bruit de variance 1). Donc la matrice de covariance asymptotique
−1 ne dépend pas de σ 2 .
σ 2 Rm
Dans le cadre d’un processus AR, la proposition fournit une approche à l’étude de la meilleure
(n) (n) √ (n)
valeur de p. En effet, si m > p et α̂(n) = (α̂1 , . . . , α̂m ), (6.7) affirme que n α̂m → N (0, λ)
pour n → ∞, où λ est égal a σ 2 multiplié par l’élément diagonal d’indice m, m de la matrice
Rm−1 . Or il est remarquable que cette quantité vaut toujours 1.
Remarque - ces formules peuvent être utilisées pour construire des intervalles de confiance asymp-
totiques en remplaçant σ et Rp par leurs estimations.
√ √ Plus précisemment, pour T grand, on a
T (α̂ − α) ∼ N (0, Σ), donc en particulier T (α̂i − αi ) ∼ N (0, Σii ) avec Σii le ième terme
diagonal de la matrice Σ = σ 2 Rp−1 , puis
p √ p
P (−q1−α Σii ≤ T (α̂i − αi ) ≤ q1−α Σii ) = 1 − α
30
avec q1−α le quantile d’ordre 1 − α de la loi de Gauss centrée et réduite.
Exercice P P 2
On considère uneP
P série temporelle {xPt } de longueur T =
P200 telle que xt = 13.1, xt = 164.2,
xt xt+1 = 6.1, xt xt+2 = −9.98 , xt xt+3 = 13.4, xt xt+4 = 11.8.
1. On suppose que cette série temporelle suit un modèle d’ordre 1
a. Ecrire les équations de Yule-Walker
b. En déduire une estimation des paramètres du modèle
c. Donner un intervalle de confiance pour le paramètre α1
2. On suppose que cette série temporelle suit un modèle d’ordre 2.
a. Ecrire les équations de Yule-Walker
b. En déduire une estimation des paramètres du modèle
c. Donner un intervalle de confiance pour le paramètre alpha1 puis pour α2 .
La maximisation de cette fonction par rapport aux paramètres α correspond à la minimisation des
erreurs du modèle. L’estimateur du maximum de vraisemblance conditionnel correspond ainsi à
celui des moindres carrés. L’estimateur obtenu sera équivalent à l’estimateur inconditionnel dans
de grands échantillons et tous deux ont la même distribution asymptotique (Hamilton 1994, p.
126). Il peut être biaisé.
31
pour prédire Xt+1 à partir de X1 , · · · , Xt .
Et de façon générale
Remarque - Dans le cas des modèles d’ordre 1, on a X̂t+1|t − µ = α1 (Xt − µ), X̂t+2|t − µ =
α1 (X̂t+1| − µ) = α12 (Xt − µ), · · · . On vérifie aisément par récurrence que X̂t+t|t − µ = α1k (Xt − µ)
, donc en particulier que X̂t+k|t → µ quand k tend vers l’infini.
Proposition 8 (admise) - Si {Xt } est un processus stationnaire qui suit un modèle AR(p),
alors la meilleure prédiction, au sens des moindres carrés, de Xt+1 connaissant xt , ..., xt−p+1 est
donnée par x̂t défini par
x̂t+1|t = α1 xt + · · · + αp xt−p+1 + µ
Qualité de la prédiction
Prédiction à un pas de temps On a par définition X̂t+1|t − Xt+1 = σt+1 . t+1 représente donc
l’erreur de prédiction à un pas de temps. En particulier, l’estimation est non-biaisée et la variance
de l’erreur d’estimation est σ 2 . En général, afin de construire des intervalles de prédiction, on
est amené à supposer que suit une loi de Gauss centrée et réduite. On en déduit alors que
X̂t+1|t − Xt+1 suit aussi une loi de loi de Gauss centrée et de variance σ 2 . L’intervalle [X̂t+1|t −
σΦ−1 (1−.95/2), X̂t+1|t +σΦ−1 (1−.95/2)] est appelé intervalle de prédiction à 95%. En pratique,
σ et X̂t+1|t sont inconnues et on les estime.
Remarque - La généralisation au cas général est complexe, sauf dans le cas des modèles d’ordre
p = 1. On a alors (donner formule avec k=1, k=2, puis k=3).
est l’intervalle de prédiction de niveau 0.95 pour Xt+h oosqu’on a observé X jusqu’au temps t.
On vérifie aisément que la qualité de la prédiction se dégrade lorsque k augmente.
32
6.5 Sélection de modèle
Jusqu’à présent, nous avons supposé que l’ordre du modèle AR est connu. Cependant, en pratique,
cette quantité est généralement inconnue, et on cherche alors à estimer sa valeur à partir des
observations, ce qu’on appelle généralement le problème de la sélection de modèle.
Une première méthode consiste à réaliser des tests statistiques. En pratique on considère pour
p variant de 1 à P les tests successifs permettant de comparer le modèle d’ordre p au modèle
d’ordre p + 1.
H0 : X suit un modèle AR(p) contre H1 : non H0
Par le théorème de normalité asymptotique des équations de Yule-Walker (voir section 3.1.1),
on a directement , pour un processus AR(p), un théorème central limite pour les pacf empiriques
r̂(h), h > p : √
T r̂(h) → N (0, 1) quand T → ∞
Ainsi sous H0 , la probabilité que r̂(h) < 1/T Φ−1 (1 − α/2) est égale à α.
p
Une autre idée consiste à utiliser le modèle qui minimise l’erreur de prédiction à un pas de temps,
c’est à dire la valeur de X̂t+1|t − xt+1 . Cependant, en pratique, plus on augmente la valeur de
p , plus l’erreur de prédiction diminue. On peut alors utiliser le critère Bayesian Information
Criterion (BIC). On choisit alors le modèle qui minimise la quantité
On obtient alors généralement un modèle pour lequel on a un bon compromis entre le nombre
de paramètre et l’erreur de prediction. En pratique, on obtient généralement des modèles parsi-
monieux qui s’ajuste bien aux données.
33
k
X ρ̂2ε (h)
test en considérant plutôt la statistique QLB = n(n + 2) , qui, sous H0 , suit également,
n−h
h=1
pour n grand, une loi du χ2 à k degrés de liberté.
Ce test, sous sa première forme, est aussi appelé test de Box-Pierce ; sous sa seconde, il est
connu sous le nom de test de Ljung-Box.
34
Chapitre 7
Xt = t + b1 t−1 + · · · + bq t−q , ∀n
Quelque soit la position des racines du polynôme B et processus M A(q) est stationnaire, centré
et on a
E(Xt t+h ) = 0 ∀h > 0
L’hypothése sur les racines du polynôme permet de montrer que le porcessus M A(q) admet une
représentation en processus AR(∞)
t = Xt + β1 Xt−1 + · · · , ∀t
C(h) = 0, ∀h > q
35
0 = 0. La distribution conditionnelle de y1 |0 = µ + 1 ∼ N (µ, σ 2 ). Plus généralement, si t−1
est connu, yt |t−1 simN (µ − λt−1 , σ 2 ).
On réitère le calcul de t = 1 à T et par application successives de la formule de Bayes
T
Y
L(y1 , · · · , yT |0 , µ, λ, σ 2 ) = f (yt |t−1 ; µ, λ, σ 2 )
t=1
L’expression peut paraître simple, elle est cependant non linéaire en le paramètre λ ; en effet
Approche exacte
On utilise la structure multivariée gaussienne du processus. Un processus MA(1) gaussien possède
pour matrice de variance-covariance
1 + λ2
−λ 0 ··· 0
−λ 1 + λ2 −λ · · · 0
σ2 = σ2Γ
.. ..
. .
0 ··· 1 + λ2
T 1
− (log(2π) + log(σ 2 + log(det(Γ)) − 2 (y − µ)T Γ−1 (y − µ)
2 2σ
En fait c’est maintenant que le travail commence. On sait qu’une matrice symétrique se factorise
Γ = U DU T avec U une matrice triangulaire inférieure et D une matrice diagonale de terme
générique
1 + λ2 + · · · + λ2i
dii = σ 2
1 + λ2 + · · · + λ2(i−1)
En posant
1 + λ2 + · · · + λ2(t−2)
ȳt = yt − µ − λ yt−1
1 + λ2 + · · · + λ2(t−1)
On obtient
T T
T T X 1 X ȳt2
log(L(y1 , · · · , yT |0 , µ, λ, σ 2 )) = − log(2π) − log(dtt ) −
2 2
t=1
2 d2tt t=1
36
Proposition 9 Pour tout t, le prédicteur à horizon 1 est
X̂n+1 = P[X−∞ ,··· ,Xt ] (Xt+1 ) = P[−∞ ,··· ,t ] Xt+1 = b1 t + · · · + bq t−q
que le prédicteur est nul dés que l’horizon h dépasse q. L’erreur de prédiction est alors
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Chapitre 8
Φ(B)Xt = Θ(B)t ,
Φ(z) = 1 − φ1 z − · · · − φp z p
Θ(z) = 1 + θ1 z + · · · + θp z p
et B est l’opérateur "retard" défini par
B k Xt = Xt−k
Proposition 10 (fonction de covariance) Pour tout processus aléatoire stationnaire dont la fonc-
tion de corrélation ’(.) tend vers 0 à l’infini, et pour tout entier k > 0, il est possible de trouver
un processus ARMA dont la fonction de corrélation est égale à celle du processus aléatoire jusqu’à
l’ordre k.
Cette propriété est l’une des raisons de l’intér’et pratique des modèles ARMA ; une autre raison
est leur facilité de synthèse.
38
Proposition 11 (mémoire courte) Pour un processus ARMA, la fonction de corrélation est
bornée géométriquement :
on dit qu’un processus ARMA est à mémoire courte (décroissance "rapide" de ρ).
Définition 12 Un processus ARMA défini par Φ(B)Xt = Θ(B)Zt est dit causal s’il admet une
unique solution stationnaire de la forme d’un MA(∞) :
inf
Xty
ψj Zt−j .
j=0
Proposition 12 Soit {Xt } un processus ARMA(p,q) tel que les polynômes Φ et Θ n’ont pas de
racines communes. Alors {Xt } est causal si et seulement si Φ(z) 6= 0 pour tout z ∈ z tel que
|z| ≤ 1. Les coefficients ψj sont déterminés par
Θ(z)
ψ(z) = , pour tout z tel que |z| ≤ 1
Φ(z)
8.1.2 Inférence
Il y a présomption de processus ARMA si les conditions suivantes sont satisfaites :
– le processus est stationnaire à l’analyse visuelle : pas de tendance, pas de saisonnalité,
variance constante.
– la fonction de corrélation empirique est : à décroissance pas trop lente et sans pics pério-
diques.
Il existe deux méthodes pour l’estimation des paramètres φ, θ et σ 2 :
– une méthode des moments basée sur la fonction de covariance empirique, dite robuste, qui
fait une estimation directe des paramètres.
– une méthode d’estimation paramétrique basée sur le maximum de vraisemblance gaussien,
applicable de façon optimale au cas des processus gaussiens.
La deuxième méthode donne généralement des résultats plus précis que la première, au moins
dans le cas des processus gaussiens, mais sa mise en oeuvre passe par la minimisation d’une
fonction de plusieurs variables qui n’admet pas de forme explicite. Il n’existe pas de résultats
généraux sur la forme de cette fonction : convexité, existence de minima locaux, vitesse de
variation . . . Il est donc préférable de disposer de valeurs approchées des paramètres pour
l’initialisation ; on utilise par exemple la méthode des moments.
1 X (Xj − X̂j )2
L(φ, θ, σ 2 ) = (2πσ 2 )−T /2 (r0 · · · rT −1 )−1/2 exp(−
2σ 2 rj−1
j
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où X̂j+1 = X̂j+1 (φ, θ, σ 2 ) est la prédiction de Xj+1 sachant X1 , · · · , Xj , dans le modèle ARMA,
et les rj sont les variances des erreurs de prédiction, divisées par la variance de :
1
rj = rj (φ, θ, σ 2 ) = E((Xj − X̂j )2 ).
σ2
On observe que pour calculer la vraisemblance on a besoin de la prévision à un pas de temps.
Cette prévision se fait par un algorithme récursif.
8.1.3 Prédiction
Le meilleur estimateur de Xt+1 au sens de l’erreur en moyenne quadratique est l’espérance
conditionnelle de Xt+1 sachant Xt , · · · , X1 c’est à dire que c’est X̂t+1 , la projection de Xn+1 sur
le sous espace vectoriel engendré par Xt , · · · , X1 . Autrement dit,
X̂n+1 = φn1 Xn + · · · + φnn X1
On obtient les φnj par l’algorithme de Durbin-Levinson.
8.1.4 Validation
On valide le modèle comme pour les processus AR : analyse des résidus (test bruit banc),
validation croisée, etc.
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