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Concert Duo Chloris : Marimba et Voix

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Concert Marimba - Voix

Programme

Duo
Chloris
3

3 3

3
Duo Chloris
Rafaël Faure et Enora Yang
[Link]@[Link]
P rogramme

F. Couperin - Les barricades mystérieuses (Marimba solo)

R. Schumann - In der Fremde, Extrait des Liederkeis op 39

J.S Bach - Suite pour violoncelle n°4 - Prélude (Marimba solo)

F. Schubert - Gruppe aus dem Tartarus


F. Schubert - Der König in Thule

K. Abe - Michi (Marimba solo)

B. Britten - The Salley Gardens, Folk song


B. Britten - The Ash grove, Folk song

J.S. Bach - Partita pour violon n°1 - Courante (Marimba solo)

L. Bernstein - Greeting
L. Bernstein - Piccola Serenata
Enora Yang - Percussionniste
Elle commence son parcours
universitaire par des études d’architecture
à Marseille, Budapest et Paris où
elle obtiendra son master à l’école
d’architecture de Paris la Villette en 2019.
Elle se remet ensuite à la musique, passion
qui l’anime depuis qu’elle a commencé les
percussions à l’âge de 8 ans. Elle obtient
son DEM au conservatoire de Cergy-
Pontoise et sa licence de musique au
Koninklijk Conservatorium Brussel. Elle
se forme auprès de professeurs, tels que
Alain Huteau, Jérémie Cresta, Gert Franois
Crédit photo : Gabriel Hollander
et Bart Quartier. Enora se produit avec
des ensembles à géométrie variable tels
que des orchestres symphoniques, des
ensembles contemporains ou encore de la
musique de chambre, en duo ou en trio.

Rafaël Faure - Contre-ténor


Il commence par mener
des études universitaires de physique,
mais parallèlement, le chant et le théâtre
sont des pratiques qui le passionnent. Il
se forme en chant lyrique dans plusieurs
conservatoires: CRD de Meudon et CRD
de Nanterre où il obtient son DEM dans
la classe de Saskia Salembier. Il poursuit
actuellement sa formation au Koninklijk
Conservatorium Brussel dans la classe de
Valérie Guillorit. Il a suivi des Master-classes
auprès de Diana Higbee et a travaillé avec
des chefs de chant tels que Bianca Chillemi
Crédit photo : Gabriel Hollander et Bertille Monseiller, Jan van den Weghe.
Sur scène, il incarne le Rôle de Giasone dans
l‘Opera Il Giasone de [Link] à la maison
de la musique de Nanterre, participe à de
nombreux concerts au sein du conservatoire
Royal de Bruxelles. Avec ses amis il créé la
compagnie Artémis en 2019 et donne de
nombreux récitals accompagné au théorbe.
Duo Chloris

Crédit photo : Gabriel Hollander


C’est au conservatoire royal flamand de Bruxelles qu’Enora et
Rafaël se rencontrent. De leur amitié nait rapidement l’envie de jouer
de la musique ensemble, elle est percussionniste, il est contre-ténor, la
formation semble insolite.

Le marimba
Le marimba est un instrument à percussion développé en
Amérique du sud à partir d’un xylophone africain à la fin du XIXème
siècle. On trouve des marimbas allant de 4 à 5 octaves, ils se constituent
de lames en bois exotique de padouck ou de palissandre, de résonateurs
qui sont des tuyaux en métal et d’un châssis. Il se joue debout à l’aide de
deux ou quatre baguettes. Le répertoire du marimba est très moderne et
de nombreux arrangements de partitions originalement composés pour
piano, luth, violon, violoncelle peuvent être jouées sur l’instrument.

Crédit photo : [Link]


F. Couperin - Les barricades mystérieuses (Marimba solo)

R. Schumann - In der Fremde, Extrait des Liederkeis op 39

Aus der Heimat hinter den Blitzen rot


Da kommen die Wolken her,
Aber Vater und Mutter sind lange tot,
Es kennt mich dort keiner mehr.

Wie bald, wie bald kommt die stille Zeit,


Da ruhe ich auch, und über mir
Rauschet die schöne Waldeinsamkeit,
Und keiner mehr kennt mich auch hier.

De mon pays, derrière le rouge de l'éclair,


Arrivent ici les nuages,
Mais depuis longtemps père et mère sont morts,
Là-bas plus personne ne me connaît.

Bientôt, bientôt viendra le temps calme,


Alors aussi je reposerai, et au-dessus de moi
Chantera la belle solitude des bois,
Et ici personne ne me connaîtra plus.
J.S Bach - Suite pour violoncelle n°4 - Prélude (Marimba solo)

F. Schubert - Gruppe aus dem Tartarus

Horch - wie Murmeln des empörten Meeres,


Wie durch hohler Felsen Becken weint ein Bach,
Stöhnt dort dumpfigtief ein schweres, leeres,
Qualerpreßtes Ach!

Schmerz verzerret
Ihr Gesicht, Verzweiflung sperret
Ihren Rachen fluchend auf.
Hohl sind ihre Augen - ihre Blicke
Spähen bang nach des Kozytus Brücke,
Folgen thränend seinem Trauerlauf.

Fragen sich einander ängstlich leise:


Ob noch nicht Vollendung sey? -
Ewigkeit schwingt über ihnen Kreise,
Bricht die Sense des Saturns entzwei.

Écoute -comme un grondement de mer en colère,


Comme un ruisseau qui pleure dans les bassins des rochers creux,
Des profondeurs monte, étouffé, lourd, atone,
Un gémissement arraché avec souffrance !

La douleur déforme
Leurs visages, le désespoir ouvre
Leurs gorges avec des jurons.
Leurs yeux sont creux -- leur regard
Se pose avec anxiété sur le pont du Cocyte,
En pleurant ils suivent son triste cours.

Ils se demandent l’un l’autre doucement avec crainte


Si la fin n’est pas là ? --
L’éternité tourne en cercles au-dessus d’eux,
Brisant la faux de Saturne en deux.
F. Schubert - Der König in Thule

Es war ein König in Thule Il y avait un roi, à Thulé,


Gar treu bis an das Grab, Fidèle jusqu’à la mort,
Dem sterbend seine Buhle Quand mourut sa dulcinée,
Einen goldnen Becher gab. Elle lui remit un gobelet d’or.

Es ging ihm nichts darüber, Rien ne lui devint plus précieux,


Er leert’ ihn jeden Schmaus; Il s’en servait tout le temps,
Die Augen gingen ihm über, Les larmes lui montaient aux yeux
So oft er trank daraus. Chaque fois qu’il buvait dedans.

Und als er kam zu sterben, Sentant la mort tournoyer,


Zählt’ er seine Städt’ im Reich, Il fit clamer dans sa ville, haut et fort,
Gönnt’ alles seinem Erben, Qu’il accordait tout à ses héritiers
Den Becher nicht zugleich. Excepté le gobelet d’or.

Er saß beim Königsmahle, Il était assis, à un banquet de fête,


Die Ritter um ihn her, Entouré des nobles de haut lignage
Auf hohem Vätersaale, Dans la salle des preux ancêtres,
Dort auf dem Schloß am Meer. dans son château surplombant la
plage,
Dort stand der alte Zecher,
Trank letzte Lebensgluth, Quand, d’un coup, le vieux fêtard se
Und warf den heil’gen Becher leva,
Hinunter in die Fluth. but sa joie de vivre, la dernière,
Et le gobelet sacré, il le projeta
Er sah ihn stürzen, trinken, Tout en bas, dans la mer.
Und sinken tief ins Meer.
Die Augen täten ihm sinken; Il le vit se remplir, s’enfoncer
Trank nie einen Tropfen mehr. Et sombrer de plus en plus,
Dans la mort ses yeux aussi se mirent à
sombrer
Et plus jamais il ne but.
K. Abe - Michi (Marimba solo)

B. Britten - The Salley Gardens, Folk song

Down by the Salley Gardens my love and I did meet;


She passed the Salley Gardens with little snow-white feet.
She bid me take love easy, as the leaves grow on the tree;
But I, being young and foolish, with her did not agree.

In a field by the river my love and I did stand,


And on my leaning shoulder she laid her snow-white hand.
She bid me take life easy, as the grass grows on the weirs;
But I was young and foolish, and now am full of tears.

Mon amour et moi nous sommes rencontrés en bas près des jardins de saules ;
Elle passait près des jardins de saules avec son petit pied blanc comme neige
Elle m’invita à prendre l’amour simplement, comme les feuilles poussent sur
les arbres ;
Mais moi, jeune et insensé, n’étais pas d’accord avec elle.

Mon amour et moi étions dans un champ près de la rivière,


Et sur mon épaule inclinée elle posa sa main blanche comme neige.
Elle m’invita à prendre la vie simplement, comme l’herbe pousse sur les digues
Mais moi j’étais jeune et insensé, et maintenant je suis plein de larmes.
B. Britten - The Ash grove, Folk song

Down yonder green valley where streamlets meander,


When twilight is fading, I pensively rove,
Or at the bright noontide in solitude wander
Amid the dark shades of the lonely ash grove.
Twas there while the blackbird was joyfully singing,
I first met my dear one, the joy of my heart;
Around us for gladness the bluebells were ringing,
Ah! then little thought I how soon we should part.

Still glows the bright sunshine o’er valley and mountain,


Still warbles the blackbird his note from the tree,
Still trembles the moonbeam on streamlet and fountain;
But what are the beauties of nature to me?
With sorrow, deep sorrow, my bosom is laden,
All day I go mourning in search of my love.
Ye echoes, O tell me, where is the sweet maiden?
She sleeps ‘neath the green turf down by the ash grove.

Dans cette vallée verdoyante où serpentent les ruisseaux,


Au crépuscule, j’erre pensif,
Ou, à midi, dans la solitude, je me promène
Au milieu des ombres sombres du frêne solitaire.

C’est là que le merle chantait joyeusement,


J’ai rencontré pour la première fois ma bien-aimée, la joie de mon cœur ;
Autour de nous, les clochettes sonnaient l’allégresse,
Ah ! j’étais loin de me douter que nous allions bientôt nous séparer.

Le soleil brille toujours dans les vallées et les montagnes,


Le merle chante toujours sa note depuis l’arbre,
Le rayon de lune tremble encore sur les ruisseaux et les fontaines ;
Mais que sont pour moi les beautés de la nature ?
Mon cœur est chargé de chagrin, d’un profond chagrin,
Tout le jour, je me lamente à la recherche de mon amour.
Échos, dites-moi, où est la douce jeune fille ?
Elle dort sous le gazon vert, près du frêne.
J.S. Bach - Partita pour violon n°1 - Courante (Marimba solo)

L. Bernstein - Greeting

When a boy is born, The world is born again,


And takes its first breath with him.
When a girl a born, The world stops turning round,
And keeps a moment’s hushed wonder.
Every time a child is born,
For the space of that brief instant, The world is pure.

Quand un garçon naît, le monde renaît,


Et prend son premier souffle avec lui.
Quand une fille naît, le monde cesse de tourner,
Et garde un instant d’émerveillement feutré.
Chaque fois qu’un enfant naît,
Pendant l’espace de ce bref instant,
Le monde est pur.

L. Bernstein - Piccola Serenata

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