SCIENCE EN HERBE MATHS TERMINALE S1 & S3
SERIE N°5-1 : NOMBRES COMPLEXES
Exercice 1:
Dans chaque cas calculer le module et un argument de 𝑧, en déduire la forme algébrique de 𝑧.
𝜋
2 3 20 𝑖
1 √3 √2+𝑖√2 √3−𝑖 1−𝑒 3 1−𝑐𝑜𝑠𝛼+𝑖𝑠𝑖𝑛𝛼
1) 𝑧 = (2 − 𝑖 2) , 2) 𝑧 = ( −1+𝑖 ) , 3) 𝑧 = ( 1+𝑖 ) 4) 𝑧 = 𝑖
𝜋 , 5) 𝑧 = 1+𝑐𝑜𝑠𝛼−𝑖𝑠𝑖𝑛𝛼, 6) 𝑧 =
1+𝑒 3
3−2𝑖 11
( )
2+3𝑖
Exercice 2 :
Soit 𝜃 un nombre réel de l’intervalle ]−𝜋; 𝜋]. On considère le nombre complexe z tel que :
𝑧 = −𝑠𝑖𝑛2𝜃 + 2𝑖𝑐𝑜𝑠 2 𝜃.
1) Déterminer le module et un argument de z lorsqu’il existe, en fonction de 𝜃.
2) déterminer 𝜃 pour que z et 1-z aient même module.
Exercice 3 :
√6−𝑖√2
1) Soit 𝑍1 = 2 et 𝑍2 = 1 − 𝑖
a) Déterminer le module et un argument de 𝑍1 et 𝑍2
𝑍1
b) Ecrire sous forme algébrique et trigonométrique le quotient 𝑍2
. En déduire les valeurs
𝜋 𝜋
exactes 𝑐𝑜𝑠 12 et 𝑠𝑖𝑛 12.
1+𝑖√3
2) Trouver le module et un argument de 𝑧 =
1−𝑖
a) Pour quels entiers naturels 𝑛, 𝑧 𝑛 est-il réel ? Calculer le plus petit de ces 𝑧 𝑛 .
b) Pour quels entiers naturels 𝑛, 𝑧 𝑛 est-il imaginaire pur ?
𝑧+3−2𝑖
Exercice 4 : A tout nombre complexe 𝑧 différent de 2 − 𝑖, on associe le nombre complexe 𝑍 = 𝑧−2+𝑖
Déterminer les ensembles des points 𝑀 d’affixe 𝑧 tels que :
1) |𝑍| = 1 ; |𝑍| = 3
2) 𝑍 soit un nombre réel.
3) 𝑍 soit un imaginaire pur.
Exercice 5 : Déterminer et construire l’ensemble des points du plan dont l’affixe 𝑧 vérifie la condition
indiquée.
2𝑧−1 4−(𝑧+𝑧̅)𝑖
1) est un nombre réel. 2) 𝐴 = 1 est un nombre réel.
𝑧2 1−𝑖+ (𝑧+𝑧̅)
2
𝜋
3) arg(3𝑖 − 𝑧) = 0[2𝜋] ; 4) 𝑎𝑟𝑔(𝑧̅ − 3 + 𝑖) = [𝜋] 5) (𝑧𝑧̅)2 − 13𝑧𝑧̅ + 36 ≤ 0
4
Exercice 6 : Soient 𝑧 et 𝑧’ deux nombres complexes, 𝑢 est un nombre complexe vérifiant 𝑢2 = 𝑧𝑧′
𝑧+𝑧′ 𝑧+𝑧′
1) Montrer que |𝑧| + |𝑧′| = | − 𝑢| + |
2
+ 𝑢| 2
𝜋
2) On suppose que 𝑧 et 𝑧’ sont non nuls et 𝑎𝑟𝑔𝑧 ′ − 𝑎𝑟𝑔𝑧 = [2𝜋]. Montrer que 𝑡 =
2
𝑧+𝑧 ′ +𝑖(𝑧−𝑧′)
𝑢
est un nombre réel.
𝑧−𝑧′𝑧̅
3) On suppose 𝑧′ ≠ 1. Montrer que 1−𝑧′ est réel si et seulement si |𝑧′| = 1 ou 𝑧 est réel.
Exercice 7 :
1) Linéariser les expressions : 𝑠𝑖𝑛5 𝑥 ; 𝑠𝑖𝑛2 𝑥𝑐𝑜𝑠 2 𝑥 ; 𝑐𝑜𝑠 3 2𝑥
2) Exprimer en fonction de 𝑠𝑖𝑛𝑥 le 𝑠𝑖𝑛5𝑥
3) Soit 𝑛 un entier naturel non nul, on pose : 𝐴 = ∑𝑛−1 𝑛−1
𝑘=0 𝑐𝑜𝑠𝑘𝑥 et 𝐵 = ∑𝑘=0 𝑠𝑖𝑛𝑘𝑥
a) Calculer et écrire sous forme exponentielle 𝐴 + 𝑖𝐵
Proposée Par Mr SARR
b) En déduire les expressions plus simples de 𝐴 et 𝐵.
Exercice 8:
9
1) Soit 𝑃(𝑧) = 𝑧 4 − 3𝑧 3 + 2 𝑧 2 − 3𝑧 + 1
a) Montrer que si 𝑧 ∈ ℂ est solution de de l’équation (𝐸): 𝑃(𝑧) = 0 alors 𝑧̅ est également
solution.
b) Vérifier que 1 + 𝑖 est solution de (E). En déduire que P(z) se factorise sous la forme du
produit de deux polynômes à coefficients réel. Résoudre (E).
2) Calculer (2 + 3𝑖)3 . En déduire les solutions de l’équation : 𝑧 3 + 46 − 9𝑖 = 0
3) Soit 𝜃 un nombre réel vérifiant 0 < 𝜃 < 𝜋. Résoudre l’équation :
𝑧 3 + 2𝑧 2 (1 − 𝑐𝑜𝑠𝜃) + 𝑧(1 − 4𝑐𝑜𝑠𝜃) + 2 = 0, sachant qu’elle admet une solution réel
indépendante de 𝜃.
4) Soient a et b deux nombre réels. On considère l’équation
𝐸(𝑎,𝑏) : 𝑧 4 − 4(𝑐𝑜𝑠𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏)𝑧 3 + 2(1 + 𝑐𝑜𝑠2𝑎 + 𝑐𝑜𝑠2𝑏)𝑧 2 − 4(𝑐𝑜𝑠𝑎𝑐𝑜𝑠𝑏)𝑧 + 1 = 0
1
a) Justifier que zéro n’est pas une solution de 𝐸(𝑎,𝑏) . Démontrer qu’en posant 𝑢 = 𝑧 + 𝑧 , on
peut ramener la résolution de l’équation 𝐸(𝑎,𝑏) à celle de deux équations du second degré.
b) En déduire les solutions de 𝐸(𝑎,𝑏) .
Exercice 9:
On pose 𝑆(𝑧) = 1 + 𝑧 2 + 𝑧 4 … + 𝑧 2𝑛−2 , 𝑛 ∈ ℕ∗
1) Calculer 𝑆(𝑧)
2) Résoudre dans ℂ l’équation 𝑧 2𝑛 − 1 = 0
𝑘𝜋
3) En déduire que les solutions de 𝑆(𝑧) = 0 sont 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖 𝑛 , 𝑘 ∈ {1; 2; … : 2𝑛 − 1}\{𝑛}
4) Soit 𝑘 ∈ {1; 2; … : 𝑛 − 1} 𝑒𝑡 𝑘 ′ = 2𝑛 − 𝑘. Quel est l’ensemble décrit par 𝑘’ ? Comparer 𝑧𝑘 et
𝑧𝑘′ . En déduire que le polynôme 𝑃(𝑧) = (𝑧 − 𝑧𝑘 )(𝑧 − 𝑧𝑘′ ) est à coefficients réels. Exprimer
𝑃(𝑧) en fonction de 𝑧, 𝑘 et 𝑛.
𝑘𝜋
5) Montrer que 𝑆(𝑧) = ∏𝑛−1 2
𝑘=1 (𝑧 − 2𝑧𝑐𝑜𝑠 ( ) + 1) 𝑛
𝑘𝜋
6) En considérant 𝑆(𝑖) ; calculer le produit ∏𝑛−1
𝑘=1 𝑐𝑜𝑠 ( ). 𝑛
𝑘𝜋 √𝑛
7) considérant 𝑆(1) ; montrer que ∏𝑛−1 𝑘=1 𝑠𝑖𝑛 (2𝑛 ) = 2𝑛−1
.
Exercice 10 :
1-a) Soit 𝛼 un nombre réel, résoudre dans ℂ l’équation 𝑆(𝛼,1) : 𝑧 2 − 2𝑧𝑐𝑜𝑠𝛼 + 1 = 0.
b) en déduire la forme trigonométrique des solutions dans ℂ l’équation
𝑆(𝛼,𝑛) : 𝑧 2𝑛 − 2𝑧 𝑛 𝑐𝑜𝑠𝛼 + 1 = 0. Où n est un entier naturel non nul donné.
2) Pour tout entier naturel non nul n, pour tout réel 𝛼 et pour tout complexe z, on pose :
𝛼 𝑘𝜋
𝑃𝛼 (𝑧) = 𝑧 2𝑛 − 2𝑧 𝑛 𝑐𝑜𝑠𝛼 + 1 et on admet que 𝑃𝛼 (𝑧) = ∏𝑛−1 2
𝑘=0 (𝑧 − 2𝑧𝑐𝑜𝑠 ( + ) + 1) 𝑛 𝑛
𝛼
𝑠𝑖𝑛2 ( )
∏𝑛−1 2 𝛼 𝑘𝜋 2
a) Calculer 𝑃𝛼 (1) et en déduire que : 𝑘=0 𝑠𝑖𝑛 (2𝑛 + = 𝑛
) 4 𝑛−1
b) Pour tout 𝛼 élément de l’intervalle ]0; 𝜋[ et pour tout entier naturel n supérieur ou égale à
𝛼
𝛼 𝑘𝜋 𝑠𝑖𝑛( )
2, on pose : 𝐻𝑛 (𝛼) = ∏𝑛−1
𝑘=1 𝑠𝑖𝑛 (2𝑛 + ). Montrer que, 2 𝑛−1
𝐻𝑛 (𝛼) = 𝛼
2
𝑛 𝑠𝑖𝑛( )
2𝑛
c) Quelle est la limite de 𝐻𝑛 (𝛼) lorsque 𝛼 tend vers 0 ?
𝑘𝜋 𝑛
d) En déduire que pour tout entier naturel 𝑛 supérieur ou égale à 2 : ∏𝑛−1 𝑘=1 𝑠𝑖𝑛 ( 𝑛 ) = 2𝑛−1
Exercice 11 :
On considère trois nombres complexes non nuls deux à deux distincts 𝑎, 𝑏 et 𝑐 tels que |𝑎| = |𝑏| =
|𝑐|. On appelle 𝐴, 𝐵 et 𝐶 les points d’affixes respectives 𝑎, 𝑏, 𝑐 et 𝐻 d’affixe ℎ = 𝑎 + 𝑏 + 𝑐
Le but de l’exercice est de montrer que 𝐻 est l’orthocentre du triangle 𝐴𝐵𝐶.
1) Soit 𝜔 = 𝑏̅𝑐 − 𝑏𝑐̅. Montrer que 𝜔 est imaginaire pur
𝑏+𝑐
2) Utiliser la question précédente pour montrer que (𝑏 + 𝑐)(𝑏̅ + 𝑐̅) et 𝑏−𝑐 sont imaginaires
purs.
Proposée Par Mr SARR
3) Montrer que les vecteurs 𝐴𝐻⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et 𝐶𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗ sont orthogonaux.
4) Conclure sur la nature de H dans le triangle ABC.
Exercice 12 :
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé (𝑂; 𝑢 ⃗ ; 𝑣 ). Soit 𝑎 et 𝑏 deux nombres
complexes non nuls, 𝐴 et 𝐵 leurs images respectives.
1-a) Démontrer que les points 𝑂, 𝐴, 𝐵 sont alignés si et seulement si : 𝑎𝑏̅ ∈ ℝ
(𝑎+𝑏)2
b) Montrer que pour que 𝑎𝑏 soit réel, il est nécessaire et suffisante que 𝑂, 𝐴 et 𝐵 soient
alignés ou que 𝑂𝐴 = 𝑂𝐵
2) On suppose dans cette question que les points 𝑂, 𝐴 et 𝐵 ne sont pas alignés et que
(𝑎+𝑏)2
|𝑎| = |𝑏| = 1. Démontrer que est un réel strictement positif.
𝑎𝑏
3) Application :’
Soient 𝑀1 et 𝑀2 deux points d’affixes respectives 𝑧1 et 𝑧2 , tels que les points O, 𝑀1 et 𝑀2 ne sont pas
alignés.
a) Calculer en fonction de 𝑧1 et 𝑧2 l’affixe Z du point G barycentre de (𝑀1 , |𝑧1 |) et (𝑀2 , | 𝑧2 |)
𝑍2
b) Démontrer que est un réel.
𝑧1 𝑧2
c) En déduire que ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝐺 est un vecteur directeur de la bissectrice de l’angle 𝑀̂
1 𝑂𝑀2 .
Problème 1 :
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct(𝑂; 𝑢 ⃗ ; 𝑣 ).
Partie A : racine 𝒏𝒊è𝒎𝒆 de l’unité, 𝒏 ∈ ℕ − {𝟎}
1) Démontrer le théorème suivant :
2𝑘𝜋
Il existe 𝑛 racines 𝑛𝑖è𝑚𝑒 de l’unité 𝑧0 , 𝑧1 , … , 𝑧𝑛−1 telles que : 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖 𝑛 avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, … , 𝑛 − 1}.
2) Déterminer en utilisant le théorème précédent, les trois racines cubiques de l’unité sous
forme exponentielle et algébrique. Retrouver ces résultats en factorisant 𝑧 3 − 1. Placer les
points images des racines cubiques de l’unité dans le plan.
2𝜋
On pose 𝑧1 = 𝑗 = 𝑒 𝑖 3 . Vérifier que 𝑧2 = 𝑗 2 = 𝑗̅ et que 1 + 𝑗 + 𝑗 2 = 0
3) La dernière propriété ci-dessus (1 + 𝑗 + 𝑗 2 = 0) s’énonce ainsi : la somme des racines
cubiques de l’unité est nulle. Démontrer la propriété suivante :
Propriété : La somme des 𝑛 racines 𝑛𝑖è𝑚𝑒 de l’unité est nulle, 𝑛 ≥ 2
2𝜋
4) Application 1 : Calcul de 𝑐𝑜𝑠 5
2𝜋 2𝜋
On considère le complexe 𝑧1 = 𝑐𝑜𝑠 5
+ 𝑖𝑠𝑖𝑛 5
a) Que vaut 𝑧15 ? Que peut-on dire de 𝑧1 ?
b) On pose 𝑢 = 𝑧1 + 𝑧14 et 𝑣 = 𝑧12 + 𝑧13 . Calculer 𝑢 + 𝑣 𝑒𝑡 𝑢𝑣. En déduire 𝑢 et 𝑣
2𝜋
c) Indiquer 𝑐𝑜𝑠 5
𝜋
5) Application 2 : calcul de 𝑡𝑎𝑛 5
a) Résoudre dans ℂ l’équation 𝑍 5 − 1 = 0
b) Soit 𝜃 un élément de ]−𝜋; 𝜋[.
1−𝑖𝑧
• Exprimer en fonction de 𝜃, la solution de l’équation : 1+𝑖𝑧 = 𝑒 𝑖𝜃
1−𝑖𝑧 5
• Résoudre dans ℂ l’équation : (1+𝑖𝑧) = 1
• Développer et ordonner l’expression : (1 − 𝑖𝑧)5 − (1 + 𝑖𝑧)5 puis résoudre dans ℂ
l’équation : (1 − 𝑖𝑧)5 − (1 + 𝑖𝑧)5 = 0
𝜋
• En déduire la valeur de 𝑡𝑎𝑛 5 .
c) Retrouver le résultat en utilisant le résultat de l’application 1 :
6) On considère les points 𝑀0 , 𝑀1 , 𝑀2 , … , 𝑀𝑛−1 d’affixes respectives 𝑧0 , 𝑧1 , 𝑧2 … , 𝑧𝑛−1 . 𝑛 ≥ 3
a) Démontrer la propriété suivante :
Proposée Par Mr SARR
Propriété : Les images des racines 𝑛𝑖è𝑚𝑒 de l’unité sont les sommets d’un polygone régulier de
𝜋
coté 2𝑠𝑖𝑛 𝑛 inscrit sur le cercle trigonométrique.
b) Déterminer une mesure de l’angle (𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝑘 ; 𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑘+1 ), 𝑘 ∈ {0, 1, 2, … , 𝑛 − 2}
7) Application 3: Construction d’un pentagone régulier
Soient 𝐴0 , 𝐴1 , 𝐴2 , 𝐴3 , 𝐴4 les images des racines 5𝑖è𝑚𝑒 de l’unité.
a) Quelle est la nature de 𝐴0 𝐴1 𝐴2 𝐴3 𝐴4 ?
2𝜋
b) ⃗ ). Montrer que ̅̅̅̅
Soit H le point d’intersection de (𝐴1 𝐴4 ) avec l’axe (𝑂; 𝑢 𝑂𝐻 = 𝑐𝑜𝑠
5
1
c) Soit (𝐶) le cercle de centre Ω d’affixe (− 2) passant par 𝐵 d’affixe (𝑖). Ce cercle coupe
(𝑂; 𝑢⃗ ) en 𝑀 et 𝑁. (On appelle 𝑀 le point d’abscisse positif).
Montrer que 𝑂𝑀̅̅̅̅̅ = 𝑧1 + 𝑧14 , ̅̅̅̅
𝑂𝑁 = 𝑧12 + 𝑧13 et que 𝐻 est le milieu de [𝑂𝑀]
d) En déduire une construction du pentagone régulier à la règle et au compas.
Partie B : Racine 𝒏𝒊è𝒎𝒆 d’un complexe non nul, 𝒏 ∈ ℕ − {𝟎}
1) Démontrer le théorème suivant :
Théorème : Un nombre complexe non nul 𝑎 = 𝜌𝑒 𝑖𝜃 admet 𝑛 racines 𝑛𝑖è𝑚𝑒 , 𝑧0 , 𝑧1 , 𝑧2 … , 𝑧𝑛−1 .
𝜃 2𝑘𝜋
𝑖( + )
Telles que : 𝑧𝑘 = 𝑛√𝜌𝑒 𝑛 𝑛 avec 𝑘 ∈ {0, 1, 2, … , 𝑛 − 1}.
2) Démontrer la propriété suivante :
Propriété 1 : La somme des 𝑛 racines 𝑛𝑖è𝑚𝑒 d’un complexe est nulle, 𝑛 ≥ 2.
Propriété 2 : Les images des racines 𝑛𝑖è𝑚𝑒 d’un complexe non nul, ≥ 3 , sont les sommets d’un
𝜋
polygone régulier de coté 𝑛√𝜌𝑠𝑖𝑛 𝑛.
3) Préciser le centre et le rayon du cercle circonscrit au polygone 𝑀0 𝑀1 𝑀2 … 𝑀𝑛−1
4) Déterminer une mesure de l’angle (𝑂𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗𝑘 ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀𝑘+1 ), 𝑘 ∈ {0, 1, 2, … , 𝑛 − 2}
5) Soit 𝑎 = 32(𝑖 − √3). Déterminer les racines 6𝑖è𝑚𝑒 de 𝑎 et placer les images dans le plan.
Problème 2 : Quadrangle harmonique
Dans le plan complexe, soient 𝐴, 𝐵 et 𝑀 images respectives de nombres complexes 𝑎, 𝑏 et 𝑧. Soit 𝑧’ le
𝑧 ′ −𝑎 𝑧−𝑎
complexe d’image 𝑀’, défini par (1) : 𝑧′ −𝑏 ÷ 𝑧−𝑏 = −1 : Le quadrangle (𝑨, 𝑩, 𝑴, 𝑴’) est dit
quadrangle harmonique.
𝑀′𝐴 𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝑀′𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = (𝑀𝐴
1) Démontre que : = et (𝑀′𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) + 𝜋[2𝜋]
𝑀′𝐵 𝑀𝐵
2) Démontrer que la relation (1) équivaut à : 2(𝑎𝑏 + 𝑧𝑧 ′ ) = (𝑎 + 𝑏)(𝑧 + 𝑧 ′ )
3) Soit 𝐻 le milieu de [𝐴𝐵].
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
a) Démontrer que (𝐴𝐵) est la bissectrice de l’angle (𝐻𝑀 𝐻𝑀′)
b) Démontrer que 𝐻𝑀×𝐻𝑀′ = 𝐻𝐴2 = 𝐻𝐵2
4) Soit 𝐾 le milieu de [𝑀𝑀’]
a) Démontrer que la droite (𝑀𝑀’) est une bissectrice de l’angle (𝐾𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝐾𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
2 2
b) Démontrer que 𝐾𝐴×𝐾𝐵 = 𝐾𝑀 = 𝐾𝑀′
5) On suppose que 𝐴, 𝐵 fixés et 𝑀, 𝑀’ variables, de façon que leurs affixes vérifient (1).
a) Déduire de ce qui précède la construction du point 𝑀 et de 𝑀’ quand 𝐾 est fixé.
b) prouver l’égalité : 𝐾𝐴 + 𝐾𝐵 = 𝐻𝑀 + 𝐻𝑀′
6) Exemple :
Soit les points 𝐸, 𝐼 et 𝐹 d’affixes respectives 1, 2 et 3. Soit 𝒫′ le plan 𝒫 privé de 𝐼 et 𝑓 l’application qui
1
à tout point M de 𝒫′ d’affixe 𝑧, associe le point 𝑀’ = 𝑓(𝑀) d’affixe 𝑧 ′ = 𝑧−2 + 2
a) Déterminer l’ensemble des points 𝑀 invariants par 𝑓.
b) Déterminer une relation entre 𝐼𝑀′ 𝑒𝑡 𝐼𝑀 puis une relation entre (𝑢 ⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐼𝑀′) et (𝑢 𝐼𝑀). En
𝜋
déduire une construction du point 𝑀′0 image de 𝑀0 d’affixe 𝑧0 = 2 + 2𝑒 𝑖 3 par 𝑓.
Proposée Par Mr SARR
c) On suppose que 𝑀 est un point de 𝒫′ différent de 𝐸 et de 𝐹. Montrer que le quadrangle
(𝐸, 𝐹, 𝑀, 𝑀’) est harmonique. Montrer que si 𝑀 appartient à la médiatrice de [𝐴𝐵], il en est
de même pour 𝑀’.
7) Application : construction géométrique des solutions d’équation du 2nd degré dans ℂ.
Soit l’équation (𝐸): 𝑧 2 − 2𝑝𝑧 + 𝛼 2 = 0 Où 𝑝 𝑒𝑡 𝛼 sont des complexes fixés. Soient 𝐶, 𝐶’ 𝑀’ et 𝑀’’ les
images respectives des complexes : 𝛼, (−𝛼), 𝑧 ′ 𝑒𝑡 𝑧′′ (où 𝑧’ et 𝑧’’ sont les solutions de (𝐸)).
a) Démontrer que le quadrangle (𝐶, 𝐶’, 𝑀’, 𝑀’’) est harmonique.
b) En remarquant que le point 𝐴 d’affixe 𝑝 est le milieu de [𝑀′𝑀′′], construire les points 𝑀’ et
𝑀’’.
Problème 3 : Ensemble des points 𝑀 tels que : (𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵 ) = 𝛼[𝜋], (𝑀𝐴 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐵) = 𝛼[2𝜋]
Soient 𝐴 et 𝐵 deux points distincts du plan. On choisit convenablement le repère orthonormé direct
(𝑂; 𝑢⃗ ; 𝑣 ) de façon que les affixes des points 𝐵 et 𝐴 soient respectivement le nombre réel 𝑎 > 𝑂 et
son opposé −𝑎. On considère le point 𝑀 d’affixe 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 distinct de 𝐴 et de 𝐵.
Partie A : Détermination de l’ensemble 𝑬 des points M tels que (𝑴𝑨 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑴𝑩) = 𝜶[𝝅]
𝑧−𝑎 |𝑧−𝑎||𝑧̅+𝑎| 𝑧−𝑎
1) Prouver que |𝑧+𝑎| = (𝑧+𝑎)(𝑧̅+𝑎) et que si 𝜃 est un argument de 𝑧+𝑎 alors on a :
𝑧𝑧̅ −𝑎 2 1 𝑎(𝑧−𝑧̅)
𝑐𝑜𝑠𝜃 = |𝑧−𝑎||𝑧̅+𝑎| et 𝑠𝑖𝑛𝜃 = 𝑖 × |𝑧−𝑎||𝑧̅+𝑎|
2) Prouver que (𝑀𝐴⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝑀𝐵
⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝛼[𝜋] équivaut à 𝑠𝑖𝑛(𝜃 − 𝛼) = 0 ce qui équivaut encore à
2𝑎𝑦𝑐𝑜𝑠𝛼 = (𝑥 + 𝑦 2 − 𝑎2 )𝑠𝑖𝑛𝛼
2
3) Démontrer que si 𝛼 = 0[𝜋] alors 𝐸 est l’axe des abscisses (𝑥𝑥’) privé des points 𝐴 et 𝐵
4) Démontrer que si 𝛼 ≠ 0[𝜋] alors 𝐸 est un cercle (𝐶) privé des points 𝐴 et 𝐵 dont on
précisera le centre Ω et le rayon 𝑅.
𝜋
• Quel est le cercle (𝐶) si 𝛼 = 2 [𝜋] ?
𝜋 𝜋
• Où se trouve le centre Ω si 𝛼 ∈ ]0; 2 [ ? si 𝛼 ∈ ] 2 ; 𝜋[ ?
• Prouver que ces dans ces deux cas l’angle géométrique aigu 𝐴Ω𝑂 ̂ a pour cosinus |𝑐𝑜𝑠𝛼|
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝑴𝑩
Partie B : Détermination de l’ensemble E’ des points M tels que (𝑴𝑨 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝜶[𝟐𝝅]
1 𝑎(𝑧−𝑧̅ )
1) En utilisant 𝑠𝑖𝑛𝜃 = 𝑖 × |𝑧−𝑎||𝑧̅+𝑎| , prouver que : 𝑀 ∈ 𝐸 ′ ⟺ 𝑀 ∈ 𝐸 𝑒𝑡 𝑦𝑠𝑖𝑛𝛼 ≥ 𝑂
2) Déduire de 1) que si :
• 𝛼 = 0[2𝜋], alors 𝐸 ′ = (𝐴𝐵)\[𝐴𝐵]
• 𝛼 = 𝜋[2𝜋], alors 𝐸 ′ = ]𝐴𝐵[
• 𝛼 ≠ 0[2𝜋] et 𝛼 ≠ 𝜋[2𝜋], alors 𝐸’ est un arc de cercle d’extrémités 𝐴 et 𝐵 privé des point
𝐴 et 𝐵.
𝜋 𝜋 3𝜋 7𝜋
3) Tracer E pour 𝛼 ∈ { 3 ; 2
; 𝜋; − 4
; 6}
Proposée Par Mr SARR