COLLÈGE ALBERT SCHWEITZER
NIVEAU : 2nde A/C
EXERCICE
Rappelons que la justice a déjà condamné un bon nombre de personnes à la
peine de mort, exécutant ainsi plusieurs individus sous prétexte que la mort
était la meilleure façon de maîtriser la criminalité. De nos jours , avec les actes
criminels de plus en plus violents, la question que l’on peut se poser est la
suivante : devrait-on abolir ou non la peine de mort ?
Selon moi, il est évident que le fait de répondre à la violence par la
violence n’est en aucun cas la solution à ce problème .
En premier lieu, je crois que le système judiciaire est médiocre et qu’il
peut s’y glisser quelques erreurs. Dans le passé, il y eut trop d’erreurs
condamnant des accusés à une mort qu’ils ne méritaient pas. En effet, il est
arrivé quelque fois qu’après l’exécution du prétendu coupable, le réel meurtrier
venait se livrer et avouer son ignoble geste sur l’ordre de sa mauvaise
conscience. Comme les enquêtes ne sont toujours pas bien menées avec le
sérieux requis, il faudrait s’interroger sur la capacité du système judiciaire à
juger adéquatement un individu coupable ou non.
En deuxième lieu, j’ai la conviction qu’ici bas sur terre, il n’y a pas
d’humains assez parfait pout juger du comportement d’un autre et encore
moins de décider de sa mort. Autrement dit, le droit de vie ou de mort
n’appartient pas à l’homme, mais à Dieu. Or les juges ne sont pas infaillibles et
dans le cas de la peine de mort, l’erreur judiciaire est irréparable.
En troisième lieu, il est certain que la peine de mort ne fait peur aux
assassins et autres tueurs en série. Selon des psychologues, lorsque l’homme en
arrive à vouloir commettre un crime, dans la plupart des cas, sa lucidité est
absente de sa pensée. Ce qui signifie que la passion l’emporte sur la raison : la
seule qui l’obsède est de parvenir à ses fins. Pendant que le crime s’effectue,
rien ne peut dissuader le meurtrier ou le criminel de s’arrêter.
En conclusion, la peine de mort ne peut empêcher un criminel de
perpétrer un crime. Par conséquent, on peut punir sévèrement et avec justice
sans tuer car il est moralement grave de tuer un homme avant qu’il ait pu
régler ses problèmes avec lui-même et avec la société avant de lui laisser le
temps du repentir.
Victor Hugo, Le dernier jour d’un condamné, Éditions Charles Gossélin, 1829
I- QUESTIONS (12 PTS)
1- Identifie le thème du sujet.
2- Quel est champ lexical lié au thème ?
3-Donne la thèse défendue par l’auteur.
4-Quelle est la visée argumentative de l’auteur ?
5- Explique en contexte les mots : << conviction >> ; <<
lucidité >>
II- RÉSUMÉ (08 PTS)