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Durée de vie du béton armé

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Universite GOC

Devoir de béton armé II

Préparer par : VERTU


Loubenson
Soumis au professeur :
DORESTAN Jean Frandy
Durée d’utilisation ou durée de vie du béton arme
Si, au début du XXe siècle, on a pensé que les structures en béton
armé dureraient très longtemps, peut-être un millénaire,
en réalité, il n’en est rien. Le béton a une durée de vie limitée. On
estime que la durée de vie des immeubles résidentiels construits
en béton est de soixante-dix à cent ans.
Cette vérité, les agents immobiliers doivent donc la connaître. Car, d’une manière
ou d’une autre, vous serez confronté au phénomène du béton qui se désagrège :
toutes les constructions lancées après-guerre, pour répondre aux besoins en
logements et qui ont engendré le développement de la préfabrication du béton,
arrivent aujourd’hui en fin de vie… Et, déjà, les effondrements de balcons, de
ponts ou simplement de bâtis défrayent régulièrement la chronique… Alors,
qu’est-ce qui pose problème avec le béton ?
Le béton est confronté à un phénomène que l’on appelle la carbonatation, c’est tout
simplement le processus naturel de vieillissement. Le béton devient une sorte de «
gruyère ». Et évidemment, la pollution accélère ce phénomène… Il ne s’agit donc pas
d’un «cancer du béton»,
comme cela a été souvent évoqué, mais bien d’une évolution tout ce qu’il y a de plus
normale, consécutive à une suite de réactions et d’équilibres chimiques. Après
cinquante ans, l’ouvrage entame le début de sa fin de vie. La carbonatation influe
évidemment sur la résistance et la durée de vie d’une structure en béton. C’est une
pathologie qui la dégrade et qui conduit l’ouvrage à son instabilité. Elle est notamment
responsable de la mise à nu des armatures en acier. L’humidité relative de l’air joue un
rôle important sur la vitesse de carbonatation.

Avec sa composition faite de ciment et de ses constituants comme le sable, le gravier et


l’eau, tout béton est susceptible de se « carbonater » après cinquante ans environ. On
peut détecter des signes de carbonatation sur la surface du béton de la structure
comme les épaufrures ou les éclatements de béton. Ce phénomène peut entraîner
l’effondrement de l’ouvrage qui ne possède plus alors aucune résistance.

Le béton comporte des pores et des vides. Ces pores sont déterminants pour la
résistance et la durabilité du béton. La porosité est la conséquence naturelle de la
quantité d’eau mise en plus de celle nécessaire à l’hydratation et des vides éventuels
présents dans les granulats. Lorsque le béton manque de densité, il souffre des aléas
du temps. Il devient poreux, voire friable, et se désagrège. Moins résistant qu’autrefois,
il se fissure et fragilise la structure Et en plus, avec les agressions chimiques et
bactériologiques, le béton a une porosité accélérée au bout de vingt-cinq ans.
Classe d’exposition du béton
Ces classes traduisent les actions dues à l’environnement(*) auxquelles le béton de
l’ouvrage ou de chaque partie d’ouvrage, et les armatures vont être exposés pendant la
durée d’utilisation de la structure.

Classe minimum de résistance d’un béton


S’il résiste très bien à la compression, le béton est un matériau dont la résistance à la traction
est faible. C’est pourquoi on place des armatures dans le béton.
La résistance à la compression est la caractéristique la plus importante recherchée pour
le béton durci. C’est sur elle que se basent le calcul et le dimensionnement d’une structure en
béton. Elle dépend notamment de la quantité de ciment, du type de ciment et de la quantité
d’eau.
Conventionnellement, on classe le béton en fonction de sa résistance mécanique en
compression mesurée à 28 jours. Elle est exprimée en méga-pascals (MPa).
La norme NF EN 206/CN définit 16 classes de résistance normalisées pour les bétons normaux.
Lors de la commande de votre béton, vous allez devoir spécifier au fabricant (centrale à béton)
la classe de résistance que vous souhaitez pour réaliser votre ouvrage. Le choix d’une classe de
résistance doit être effectué parmi les différentes classes de la norme. C’est la seule manière de
définir sans ambiguïté la résistance à la compression que vous exigez.

CLASSIFICATION STRUCTURALE

 La durée d’utilisation de l’ouvrage est déterminée par le Maître d’Oeuvre


conformément aux indications de l’Eurocode 0. La durée d’utilisation couplé à
l’environnement dans lequel est placé l’ouvrage (notion de classe d’exposition)
conditionne le dimensionnement de l’ouvrage. Les documents particuliers du
marché peuvent spécifier des durées d'utilisation de projet différentes.

Catégorie de durée d'utilisation Durée indicative Durée indicative


Exemple
de projet EC0 EC0-AN

1 10 10 Structures provisoires non réutilisables

2 10 à 25 25 Éléments structuraux remplaçables

3 15 à 30 25 Structurew agricoles et similaires

4 50 50 Structures de bâtiments courants


Structures de bâtiments monumentaux ou
5 100 100 stratégiques

 Enrobage minimum du béton.

L'enrobage minimal doit être au moins égal à k1 mm pour un béton coulé au


contact d'un sol ayant reçu une préparation (y compris béton de propreté) et
k2 mm pour un béton coulé au contact direct du sol. Les valeurs recommandées
par l'Annexe Française sont : k1 = 30 mm et k2 = 65 mm.

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