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Introduction à la Mécanique des Fluides

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Université Abdelmalek Essaadi

Faculté des Sciences et Techniques Al-Hoceima


Al
Département de Physique

Domaine : Sciences et Techniques


Filière : Génie mécanique

Cours Mécanique des Fluides

L MOUSSATI YOUSSF 2022


Plan de Cours

Chapitre
Chapitre Ⅳ
Ⅰ à la Mécanique
Introduction Dynamique des fluides
4
des Fluides Incompressibles et Parfait

Chapitre Ⅱ Chapitre Ⅴ
Statique des Fluides
Dynamique des fluides
Incompressibles et Réels 5

ChapitreⅢ Chapitre Ⅵ
Cinématique des Fluides La dynamique des fluides
Numérique 6
1
Chapitre

Chapitre Ⅰ
Introduction à la Mécanique des Fluides
Plan de Chapitre Ⅰ
1 Introduction

2 Definitions

3 Caractéristiques Physiques
des Fluides

4 Types des Fluides

5 Conclusion n
1 Introduction

Figure 1.1. Les branches de la mécanique des fluides


2 Definitions

2.1 Le modèle du milieu continu

milieu quelconque peut à priori être considère comme continu si le libre parcours mo
molécules (distance moyenne parcourue par une molécule entre deux chocs) y est
devant les dimensions caractéristiques du système, il n’est alors plus nécessaire de déc
mouvements individuels des molécules du milieu, mais seulement les mouvem
ément de volume finis on infinitésimaux.
2 Definitions

2.2 Le fluide milieu continu


2 Definitions

2.2.1 Echelle macroscopique


A l’échelle macroscopique, le fluide est un milieu continu, la longueur La
ractéristique d’observation de cette échelle est imposée par le problème étudié.
2 Definitions

Figure 1.3.. Notion de milieu continu


2 Definitions

2.2.3 Échelle mésocolique

helle mésocolique est l’échelle intermédiaire entre le macroscopique et microscop


fluide est encoure un milieu continu.
cette échelle, le fluide est découpé en celllules élémentaires (ou infinitésimales)
pelées éléments de fluide, ou particu ule de fluide, (contenant un grand
bre de molécules), l’intérêt d’une descrip ption continue du fluide réside dans le
que des grandeurs macroscopiques peuveent être associées à ces particules de
e, qui ont une masse élémentaire constan nte lors de l’évolution du fluide.
2 Definitions

2.3 Système d’unité


Les unités de mesure utilisées dans ce manuscrit sont ceux du Système International (SI). Les
unités principales de ce système sont montrées dans le tableau suivant :

Grandeur Longueu Masse Temps Pressio Force Energi Puissanc


r n e e
Unité Mètre Kilogramm Second Pascal Newto Joule Watt
e e n
Symbole (m) (Kg) (S) (Pa) (N) (J) (W)
Dimensio L M T ML-1T-2 MLT2 ML2T2 ML2T3
n

[Link]ème d’unité.
2 Definitions

2.4 Equation aux dimensions

désignant par les grandeurs longueur [ L ] , masse [ M ] , et temps [T ] , on peut exprim

utes les autres grandeurs en fonction de ces grandeurs fondamentales. Les expressio
tenues constituent les équations aux dimensions de ces grandeurs.

[ L]
[ vitess] = = [ L][T ]
−1
emple :
[T ]
3 Caractéristiques Physiques des Fluides

3.1 Masse volumique

La masse volumique, ρ , d’une substance est définie comme étant le rapport :

Où :
m masse  kg 
ρ= =  
ρ : Masse volumique en (kg/m3) V Volume  m 3 
m : Masse en (kg)
V : volume en (m3)
3 Caractéristiques Physiques des Fluides

3.2 Poids Volumique (Poids spécifique)


C’est le poids de l’unité de volume. On le note ω . Dans le SI, on l’exprime en (N/m3), Sa
dimension est : ML-2T-2

Le poids spécifique et la masse spécifique sont liés par la relation fondamentale : ω = ρ g .

ω : Poids volumique en (N/m3).

ρ : Masse volumique en (kg/m3)

g : accélération de la pesanteur en
(m/s)
3 Caractéristiques Physiques des Fluides

3.3 Densité
La densité est définie comme étant le rapport de la masse volumique d’un fluide sur la mass
Volumique d’un fluide de référence. Elle est donnée par la relation suivante :
ρ fluide
d=
ρ fluide de référence

Dans le cas des liquides en prendra l’eau comme fluide de référence. Dans le cas des gaz on
prendra l’air comme fluide de référence.
3 Caractéristiques Physiques des Fluides

3.4 Notion de pression


La pression est une grandeur scalaire. C’est l’intensité
l’int de la composante normale de la
force
qu’exerce le fluide sur l’unité de surface (Fig.1.44).

Figure 1.4. Force de pression exercée sur une surface


3 Caractéristiques Physiques des Fluides

3.4 Notion de pression


ur
Si, nous considérons un élément de surface dS et la force d F qui s’exerce normalement à la
surface, compte tenu de l’isotropie de la force, on appelle pression le rapport :
ur
dF
P=
dS
P : la pression en M
ur
d F : composante normale de la force élémentaire
ire de pression qui s’exerce sur la surface,
dS : surface élémentaire de la face
La pression est une quantité scalaire, fonction du point M (voir Fig.1.4) ou elle est définie :
P ( M ) = P ( x, y , z )
3 Caractéristiques Physiques des Fluides

3.5 Remarques Important


Remarque 1 : unités de la pression

N
Unité internationale est le Pascal telle que : Pa =
m2

1 atm = 1.013 bar = 1.013.105 Pascal

Dans la pratique : 1 atm = 1 bar = 105 Pascal


3 Caractéristiques Physiques des Fluides

3.5 Remarques Important


Remarque 2 : la surface libre
un liquide est en contact avec l’air (atmosphère), la surface de contact est une surface
rizontale appelée : la surface libre (Fig.1.6.)

r cette surface, la pression est égale à la pression atmosphérique (1 atmosphère)


A) = 1 atm

Figure 1.6. La Surface Libre


3 Caractéristiques Physiques des Fluides

3.6 Viscosité
La viscosité est définie comme étant la résistance du fluide au mouvement, c’est une mesure de son
frottement interne. C’est une relation entre la contrainte de cisaillement et le taux de déformation et
proportionnelle à une constante dite viscosité dynamique, C’est à dire, les fluides de grande viscosité
résistent à l'écoulement et les fluides de faible viscosité s'écoulent facilement. La viscosité est déterminée
par la capacité d'entraînement que possède une couche de particules fluides en mouvement sur les autres
couches adjacentes.
4 Types des Fluides

Les fluides peuvent être classés en deux grandes familles :


La famille des « fluides Newtoniens » comme l'eau, l'air et la plupart des gaz ;
La famille des « fluides non-Newtoniens » quasiment tout le reste : le sang, les gels, les boues, les
pâtes, les suspensions, les émulsions...etc.
Les fluides dits "Newtoniens" ont une viscosité constante ou qui ne peut varier qu'en fonction de la
température. La deuxième famille est constituée par les fluides "non newtoniens" qui ont la
particularité d'avoir leur viscosité qui varie en fonction de la vitesse et des contraintes qu'ils subissent
lorsque ceux-ci s'écoulent
4 Types des Fluides

4.1 Classification des forces exercés sur un élément de volume d’un fluide

Figure 1.7.. Forces exercées sur un élément de volume dV d’un fluide


4 Types des Fluides

4.1 Classification des forces exercés sur un élément de volume d’un fluide
certain volume ( dV ) , d’un certain milieu continu (fluide) subit en général à tout instant
x types de forces (Fig. 1.7.) :

ü Une force perpendiculaire à dS , c’est


’est la force de pression
uur r
dFP = −PdSn

ü Une force parallèle à dS , c’est la force de frottement (appelée force


uuur r
de viscosité) dFvis = dFvisτ
4 Types des Fluides

4.2 Fluide Parfait


En mécanique des fluides, un fluide est dit parfait s'il est possible de décrire son mouvement sans

prendre en compte les effets de frottement. C’est à dire quand la composant tangentielle , est nulle

Autrement dit, la force est normale à l'élément de fluide.


fluide

4.3 Fluide Réel


Contrairement à un fluide parfait, qui n’est qu’un modèle pour simplifier les calculs, pratiquement
inexistant dans la nature, dans un fluide réel les forces tangentielles de frottement interne qui
s’opposent au glissement relatif des couches fluides sont prise en considération.
4 Types des Fluides

4.4 Fluide Incompressible

Un fluide est dit incompressible lorsque le volume occupé par une masse donné ne varie pas en fonction
de la pression extérieure. Les liquides peuvent être considérés comme des fluides incompressibles (eau,
huile, etc.)

4.5 Fluide Compressible

Un fluide est dit compressible lorsque le volume occupé par une masse donnée varie en fonction de la
pression extérieure. Les gaz sont des fluides compressibles.
compressibles Par exemple, l’air, l’hydrogène, le méthane
l’état gazeux, sont considérés comme des fluides compressibles
5 Conclusion n

Les fluides peuvent être classés en fluides Newtoniens (viscosité constante), fluides non-Newtoniens
(viscosité varie), fluides parfaits (sans frottement), fluides réels (avec frottement), fluides
incompressibles (liquides) et fluides compressibles (gaz).
(gaz) Les fluides sont caractérisés par les propriétés
suivantes : la masse volumique, le poids volumique, la densité et la viscosité. Ces propriétés seront utilisées
ultérieurement. Le comportement mécanique et les propriétés physiques des fluides compressibles et ceux
des fluides incompressibles sont différents. En effet, les lois de la mécanique des fluides ne sont pas
universelles. Elles sont applicables uniquement pour une classe de fluides donnée. Conformément à la
classification qui a été faite, les lois relatives à chaque type
t de fluides seront exposées dans la suite du cours
d’une façon indépendant
2
Chapitre

Chapitre Ⅱ
Statique des Fluides
Plan de Chapitre Ⅱ
1 Introduction

2 Principe fondamental de la statique des fluid


3 Forces hydrostatiques sur des parois
4 Conclusion n
1 Introduction

a statique des fluides est la branche de la mécanique dess fluides qui traite principalement les fluides au repos.

problèmes de statique des fluides sont beaucoup plus sim


mples que ceux qui sont associés au mouvement des fluid

des solutions analytiques exactes sont possibles. Etant


Et donné que les éléments individuels du fluide ne

éplacent pas par rapport à l'autre, les forces de cisaillem


ment ne sont pas impliquées et toutes les forces dues à

ression du fluide sont perpendiculaires à la surface sur laquelle


l ils agissent. La statique des fluides peut couvrir

problèmes dans lesquels des éléments du fluide ne se dépl


placent pas par rapport à l'autre, même si le fluide dans

nsemble peut se déplacer. En l'absence de mouvement


nt relatif entre les éléments de fluide, la viscosité du fluid

ne présente aucun problème.


2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

r
ent d’un fluide (gaz ou liquide) au repos et z axe dirigé vers le haut
Soit un écoulement
Forces exercés sur dV :
ur r
Poids : ρdV g = −ρdVgz
r
Force de surface : ∫
(S )
PdSn

Remarque :
La quantité ρ g est appelée « poids volumique »

N
Du fluide de l’unité :
m3
ur r r
Fluide au repos : ∑ F = 0 ⇒ − ρ dVg z + ∫ PdS n = 0
dV
(S )
Figure 2.1. Fluide au repos

arallélépipède de dimensions dxdydz


Prenons dV sous forme d’un parallélépipède
2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

arallélépipède de dimensions dxdydz


Figure 2.2. dV sous forme d’un parallélépipède
2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

r
Prenons les forces parallèles à x :

uuur
∑ F// rx = 0 ⇒
dV

− P ( M 2 ) dydz + P ( M 1 ) dydz = 0

P(M 2 ) − P(M 1 ) = 0

dx dx
P( x + , y, z ) − P( x − , y, z ) = 0
2 2
∂P ∂P
⇒ dx = 0 ⇒
∂x ∂x
r
Figure 2.3. les forces parallèles à x
2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

ur
Prenons les forces parallèles à y :
uuur
∑ F// uyr = 0 ⇒
dV

− P ( M 4 ) dxdz + P ( M 3 ) dxdz = 0

P(M 4 ) − P(M 3 ) = 0

dy dy
P ( x, y + , z ) − P ( x, y − , z ) = 0
2 2
ur
Figure 2.4. les forces parallèles à y

∂P ∂P
⇒ dy = 0 ⇒
∂y ∂y
2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

r
Prenons les forces parallèles à z :
uuur
∑ F// rz = 0 ⇒
dV

− P ( M 6 ) dxdy + P ( M 5 ) dxdy + ρ gdxdydz = 0

P ( M 6 ) − P ( M 5 ) + ρ gdz = 0

dz dz
P ( x, y , z + ) − P ( x, y , z − ) + ρ gdz = 0
2 2
∂P
⇒ dz + ρ gdz = 0
∂z
∂P
⇒ + ρg = 0
∂z

r
Figure 2.5. les forces parallèles à z
2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

Donc :

 ∂P  ∂P
 ∂x  ∂x
 0  
 ∂P ur   uuuuur  ∂P uuuuur ur r
 et ρ g =  0  avec : gradP =  ⇒ −gradP + ρ g = 0
 ∂y  −ρ g   ∂y
 ∂P    ∂P
 
 ∂z  ∂z

Ce sont les trois équations fondamentales de la statique des fluides


2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

2.1 Loi de l’hydrostatique

n que d’après les équations de la statique des fluides que la pression P est indépendante
∂P ∂P
et y , elle dépend donc que de z telle que : =0 = 0 donc : ⇒ P = P( z )
∂x ∂y

ous les points du fluide appartenant à une surface horizontale ont la même pression
∂P dP
+ ρg = 0 ⇒ + ρg = 0 ⇒ dP + ρ gdz = 0
∂z dz

n intégrant : ∫ dP + ∫ ρgdz = cste


P z
⇒ dP + ∫ ρ gdz = cste
z

ette relation est valable pour


our les liquides et les gaz
2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

Ø Si le fluide est compressible (gaz). Il faut connaitre la loi ρ = ρ ( P) pour pouvoir


intégrer

Ø Si le fluide est incompressible (liquide) on a que ρ = cste

⇒ ∫ dP + ρ g ∫ dz = cste ⇒ P + ρ gz = cste
P z

C’est la loi l’hydrostatique des fluides incompressibles

Telle que ∀M ∈ fluide on a : ⇒ P ( M ) + ρ gz ( M ) = cste

Remarque importante
r
L’axe z est toujours dirigé vers le haut
2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

2.2 Application
Soit un fluide au repos dans un vase ouvert à l’air libre
P( M ) + ρ gz ( M ) = P( A) + ρ gz ( A) = cste

⇒ P ( M ) = Patm + ρ g ( z ( A ) − z ( M ))

⇒ P ( M ) = Patm + ρ gh ( M )

Plus on descend vers le bas, plus la pression augment

∀N ∈ Autre point ∈ au même fluide on trouve :

P( M ) + ρ gz ( M ) = P( N ) + ρ gz ( N )

⇒ P( N ) = P( M ) + ρ g ( z (M ) − z ( N ))
Figure 2.6. un fluide ouvert à l’air libre
2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

2.3 Théorème de Pascal


Dans un fluide incompressible en équilibre, toute variation de pression en un point entraîne la
même variation de pression en tout autre point.

Démonstration
Supposons qu’au point M 1 intervienne une variation de pression telle que celle-ci
celle

Devienne P1 + ∆ P1 , ∆ P1 étant un nombre algébrique. Calculons la variation de pression ∆ P2


qui en résulte en M 1

Appliquons la relation fondamentale de l’hydrostatique M 1 entre M 2 pour le fluide

ü À l’état initial : ( P1 − P2 ) = ρ g ( z 2 − z1 )
ü À l’état final : ( P1 + ∆ P1 ) − ( P2 + ∆ P2 ) = ρ g ( z 2 − z1 )

En faisant la différence entre les équations (2) et (1) on obtient :


∆ P1 − ∆ P2 = 0 Ou ∆ P1 = ∆ P2
2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

Poussée d’Archimède
Soit un fluide de masse volumique ρ f au repos, soit un solide de masse volumique ρ s

complètement immergé dans le fluide.

Forces exercées sur le solide :


ur
ü Son poids : ρsV g

ü Forces de pression exercée par


r
le fluide sur ( S ) : − ∫ PdS n
(S )

ü (V ) : Volume immerge dans


le fluide

Figure 2.7. un solide complètement immergé dans le fluide.


2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

n se propose de déterminer ces forces de pression remarquons que ces forces − ∫ PdS n
(S )

ndent que de la forme géométrique de la surface externe ( S ) . Elles ne dépendent pas


nature physique du solide lui-même.
même. On peut remplacer le solide par un autre solide au à
ide, on aura toujours les mêmes forces de pression à condition de conserver la même for
ométrique par ( S ) . L’idée principale est de remplacer le solide par le fluide lui-même
2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

ur ur
Donc ρsVs g = ρ f V g
ur
Fluide au repos : ∑ F = 0 ⇒
ur r
V

⇒ ρ sV g + ∫ − PdS n = 0
(S )

ur r
⇒ ρ f V g + ∫ − PdS n = 0
(S )

r ur
⇒∫ − PdSn = − ρ f V g
(S )

Figure 2.8. le solide remplace par un fluide


2 Principe
Introduction
fondamental de la statique des fluides

Donc il y a deux forces exercées sur le solide telle que :


ur
ü Son poids : ρsV g dirigé vers le bas
r ur
ü Forces de pression : ⇒ ∫ − PdSn = − ρ f V g
(S )

Cette force de pression est appelée « Poussée d’Archimède » par définition c’est une force qui
est dirigée vers le haut, son module est égal au poids de fluide déplacé par le solide (poids de
fluide pouvant occuper la place du solide).
Si Vim = VS ( complètement immergé)

• ρs 〉 ρ f le solide descend vers le bas

• Si ρs 〈 ρ f le solide monte vers le haut


ur ur
F arch = −ρ f Vim g
ur ur
F poids = ρsVs g
Vim = V (complètement immergé)

Figure 2.9. Poussée d’Archimède


3 Forces hydrostatiques sur des parois

3.1 Paroi plane Verticale


Soit un plaque rectangulaire de section S = a.b
On cherche à caractériser les forces de pression exercés sur
La plaque .

On prenons un élément de surface dS = [Link]


ur ur ur
dS subit la force d F = d F 1 + d F 2

ur r
dF = (Patm − P(M ))dS x

Or : P ( M ) = Patm + ρ g ( a − z )
ur r
⇒ d F = −ρ g (a − z)bdz x

Figure 2.10. un plaque rectangulaire de section S = a.b


3 Forces hydrostatiques sur des parois

ur ur
herchons la résultante F = ∫
(S )
dF

force subit par tout la plaque ) et son point


’application.
r r a
F= ∫
(S )
− ρ g (a − z )bdz x = − ρ gb ∫ (a − z )dz
0

Figure 2.11. les forces de pression exercés sur La plaqu


3 Forces hydrostatiques sur des parois

ur a2 r
⇒ F = − ρ gb x appelée “force
force hydrostatique”
hydrostatique
2

Figure 2.12. les forces de pression exercés sur La plaque


3 Forces hydrostatiques sur des parois

Son point d’application P ?

uuur
Posons OP = Z P ?

Telle que :
ur ur
Le Moment de F / O = ∑ d F / O
uuur ur uuuur ur
OP ∧ F = ∫
(S )
OM ∧ d F

Figure 2.13. le point d’application de la force


3 Forces hydrostatiques sur des parois

r a2 r r r
Z P z ∧ − ρ gb x = ∫ Z z ∧ − ρ g (a − z )bdz x
2 (S )

a
a2 a 2 a3 a3
⇒ ZP = ∫ Z (a − z )dz = a − =
2 0 2 3 6

a Centre de Poussée
⇒ ZP =
3
Figure 2.14. le centre de Poussée
uuur a ur
OP = le point P , Point d’application de la force F est situé au-dessous de G
3
ur
On l’appelle : Centre de Poussée de la force hydrostatique F
3 Forces hydrostatiques sur des parois

3.2 Paroi solide horizontal de section (S)


Soit un plaque rectangulaire de section S
On cherche à caractériser les forces de pression
exercés sur La plaque .

On prenons un élément de surface dS


ur
dS subit la force d F

Figure 2.15. Paroi solide horizontal de section (S)


3 Forces hydrostatiques sur des parois

ur r r
dF = −P(M )dS z = − (Patm + ρ gH )dS z
ur r
⇒ F = −(Patm + ρ gH)S z
Son point d’application est au milieu de la plaque
3 Forces hydrostatiques sur des parois

Remarque :
ur
F ne dépend que de Pa tm , H et S

Figure 2.16. Paradoxe de l’hydrostatique


ur
La section S subit la même force F dans les trois cas (même
( si on n’a pas la même quantité
du fluide ) Paradoxe de l’hydrostatique
4 Conclusion

La statique des fluides est basée principalement sur les résultats suivants :
ü La différence de pression entre deux points est proportionnelle à leur différence
de profondeur : Telle que ∀M ∈ fluide on a : P( M ) + ρ gz ( M ) = cste

ü Toute variation de pression en un point engendre la même variation de pression en t


autre point d’après le théorème de Pascal.
Tout corps plongé dans un fluide subit une force verticale, orientée vers le haut c’est la
poussée d’Archimède et dont l'intensité est égale au poids du volume de fluide déplacé
3
Chapitre

Chapitre Ⅲ
Cinématique des Fluides
Plan de Chapitre Ⅲ

1 Introduction

2 Rappels Mathématique

3 Les opérateurs
Mathématiques

4 Description de mouvement de fluide


1 Introduction

Dans la cinématique des fluides, nous allons nous intéresser aux mouvements
fluides par rapport au temps, indépendamment des causes qui les provoquent, c’est
dire sans prendre en compte les forces qui sont à leur source.

Un milieu fluide étant en mouvement, comment l’observer, comment le décrire ? Pou


commencer, on introduit la notion de « particule fluide ».
A cette particule fluide, on attache des grandeurs cinématiques (position, vitesse
accélération) et des grandeurs thermodynamiques (masse volumique, température
pression, …etc.).

Lors de l’écoulement d’un fluide, le mouvement peut s’effectuer dans tous les sens (en
dimensions) comme il peut être rotationnel ou irrotationnel.
Dans la description du milieu fluide, la particule fluide est assimilée à un point au sen
mathématique du terme (c’est-à-dire avec un diamètre nul).
2 Rappels Mathématique

2.1 Champs scalaires et Vectoriels


Lorsqu’on étudie les phénomènes physiques on rencontre deux sortes de grandeurs, les Scalaires et les vecteurs
scalaire est défini par un seul nombre indépendamment des axes de références exemples : (masse, températ
volume, pression…etc.). Un vecteur est inséparable de la notion de direction, il est défini par sa direction, sa longu
son point d’application et par son sens.

2.2 Scalaire
Le scalaire est une quantité qui peut être exprimée par un nombre unique représentant sa grandeur. Exemple : masse
pression, densité et température.
2.3 Champs Scalaire
Si à chaque point d'un domaine, une fonction scalaire a une valeur définie, le domaine est appelé un champ scalaire
Exemple : Distribution de pression, distribution de température dans une ailette.
2 Rappels Mathématique

2.4 Vecteur
Le vecteur est une quantité, qui est spécifiée à la fois par la magnitude et la direction. Exemple : Force, Vitesse et
Déplacement.

2.5 Champs Vectoriels

parle du champ d'une grandeur physique si cette dernière et


éfinie en chaque point d’un espace donné. Un champ est dit
ectoriel s'il concerne une grandeur physique décrite non
eulement par sa valeur mais aussi par une direction et un sens
permettant d'être représentée par un vecteur Figure 3.1. Champ vectoriel
2 Rappels Mathématique

2.6 Composantes d’un vecteur

Soit un repère orthonormé R(O, x, y, z ) muni d’une base cartésienne orthogonale


rr r
(i, j, k ) tel que :
r r r ur
|i|=| j| = |k|=1 , si U est un vecteur de ce repère alors il peut être décomposé en trois
composantes U1 , U 2 , U 2 selon les trois axes de références x y z .Celles-ci
ur
s’appellent coordonnées rectangulaires. U peut s’écrire comme suit :
ur r r r
U = U1i + U2 j +U3 k
2 Rappels Mathématique

2.7 Module d’un vecteur

On appelle module ou norme d’un vecteur sa longu


gueur notée :
ur
U = ||U||= U12 +U22 +U32
2.7 Opérations sur les vecteurs
2.7.1 Produit scalaire
ur ur ur ur
Le produit scalaire de deux vecteurs U et V , noté U .V est défini par la relation suivante :
ur ur ur ur
U .V = U .V .cos(U ,V )
Le résultat du produit scalaire de deux vecteu
teurs est un nombre.
2 Rappels Mathématique

3.2 Produit vectoriel


ur ur ur ur
Soient deux vecteurs U et V de composantes respectivement : U (U1 ,U2 ,U3 ) et V (V1,V2 ,V3 )

Alors :
r r r
i j k
ur ur
U ^ V = U1 U 2 U 3
V1 V2 V3

Figure 3.2. Produit vectoriel de deux vecteurs


2 Rappels Mathématique

Champ d’écoulement

omaine dans lequel les paramètres d'écou


oulement, c'est-à-dire la vitesse, la pression
définis à chaque point et à chaque instantt est appelée un champ d'écoulement. Ain
p d'écoulement serait spécifié par les vitesses
v à différents points de la région à
ents différents.
3 Les opérateurs
Mathématiques

3.1 L’opérateur Nabla

L’opérateur de Hamilton, ou Hamiltonien


onien est un opérateur mathématique, noté
(nabla) utilisé dans la mécanique classique,
lassique, la physique
p statistique et la mécaniq
quantique en coordonnées cartésiennes pour les coordonnés cylndropolaires
sphérique (voir Annex A) .
ur ∂ r ∂ r ∂ r
∇ = i+ j+ k
∂x ∂y ∂z
3 Les opérateurs
Mathématiques

3.2 Le gradient

Le gradient d’un scalaire est un vecteur. Si U = U ( x, y, z ) une fonction scalaire alors :


uuuuur ur ∂U r ∂U r ∂U r
grad .U = ∇.U = i+ j+ k
∂x ∂y ∂z
3.3 Le divergent
ur ur
Soit un champ de vecteur différentiable alors la divergence de U notée Div(U ) est définie
par la relation :
ur ur ∂r ∂ r ∂ r r r r ∂U 1 ∂U 2 ∂U 3
∇.U = ( i + j + k ).(U 1 i + U 2 j + U 3 k ) = + +
∂x ∂y ∂z ∂x ∂y ∂z
3 Les opérateurs
Mathématiques

3.4 Le rotationnel
ur ur uuur ur
Soit U un vecteur différentiable, le rotationneel de U noté Rot (U ) est :
r r r
i j k
uuur ur ur ur ∂ ∂ ∂
rot (V ) = ∇ ^ V =
∂x ∂y ∂z
V1 V2 V3
3.5 Le Laplacien
En analyse vectorielle, le Laplacien vector
toriel est un opérateur différentiel pour les
champs vectoriels. Noté ∆ l’opérateur Lapl
placien est défini par :

∂2 ∂2 ∂2
∆=∇ = 2 + 2 + 2
2

∂x ∂y ∂z
4 Description de mouvement de fluide

Soit un écoulement d’un fluide (incompressible ou compressible) et R(O, x, y, z ) un repère


orthonormé direct.

Figure 3.3.
3.3 Un écoulement d’un fluide
Pour décrire ou caractériser cet écoulement il existe deux descriptions :
4 Description de mouvement de fluide

4.1 Description Lagrangienne (Lagrange)

le consiste à prendre chaque particule fluide individuellement et suivre dans son mouvem
cours du temps.

oit M ( x, y, z ) une particule fluide en supposons


suppo qu’à t = 0 , elle occupe la posi

 x0 
uuuuur  
M0 = M(t = 0) telle que OM0 =  y0  onn suit alors cette particule fluide dans son mouveme
z 
 0
4 Description de mouvement de fluide

4.1.1 Trajectoire
au cours du temps. C’est à dire qu’e on suit sa Trajectoire
rajectoire (lieu des postions successives de la
particule M ( x, y, z ) au cours du temps.

Figure 3.4. Trajectoire de la particule M ( x, y, z) au cours du temps.


4 Description de mouvement de fluide

 x = x( x0 , y0 , z0 , t ) 
uuuur  
Soit M (t ) sa position à un instant t telle
elle que OM (t ) =  y = y( x0 , y0 , z0 , t ) 
 z = z( x , y , z , t ) 
 0 0 0 

Ce sont les coordonnés cartésiennes de M ( x, y, z) appelés « Variables de Lagrange »

On peut ainsi définir le vecteur vitesse de la particule M (t ) à l’instant t :

uuuur  x& ( x0 , y0 , z0 , t ) 
uur uur  
⇒ VM (t ) =  y& ( x0 , y0 , z0 , t ) 
dOM (t )
VM (t ) =
dt  z&( x , y , z , t ) 
 0 0 0 
C’est un vecteur qui est tangent à la Trajectoire de même on définit le vecteur accélération de
la particule M (t ) à l’instant t .
4 Description de mouvement de fluide

uur  x = &&
x( x0 , y0 , z0 , t ) 
uur uur  
⇒ aM (t ) =  y = &&y( x0 , y0 , z0 , t ) 
dVM (t )
aM (t ) =
dt  z = && 
 z ( x0 , y ,
0 0z , t ) 
Et on fait le même raisonnement pour toutes les autres particules du fluide.
Cette description lagrangienne à un défaut, c’est qu’on ne peut pas déterminer certaines
quantités utiles en mécanique des fluides telles que le gradient ou la divergence de la vitesse.

De plus toutes les particules fluides sont de même nature (indiscernables)


(indiscernab et donc ça sera à
rien de déterminer les trajectoires mais elle peut présenter une utilité certaine, si on vont
suivre un traceur ou un aérosol dans un écoulement.
4 Description de mouvement de fluide

4.1.2 Ligne d’émission


Dans cette description de Lagrange, on définit la nation de « Ligne d’émission » relative à un
point géométrique P du domaine de l’écoulement

Par définition on appelle « Ligne d’émission » relative au point P à l’instant t , la courbe qui
contient les particules fluides qui ont passé par le point P avant à l’instant t .

Figure 3.5. Ligne d’émission relative au point P à l’instant t


4 Description de mouvement de fluide

4.2 Description Eulérienne

ans la description Eulérienne, on ne s’intéresse pas aux particules fluides elles-mêmes


elles et leu
ajectoires. Mais on prend tout le domaine de l’écoulement à l’instant t .

x
 
cet instant t , chaque point géométrique M =  y  est occupé par une particule fluide.
z 
 
4 Description de mouvement de fluide

4.2.1 Champ de vitesse


 V1 ( x0 , y0 , z0 , t ) 
uur  
Cette particule fluide à un vecteur vitesse : VM (t ) =  V2 ( x0 , y0 , z0 , t ) 
V ( x , y , z , t ) 
 3 0 0 0 

Ces coordonnés sont appelés « Variables d’Euler


’Euler »

C’est comme si on prend une photo instantanée de tout l’écoulement à l’instant t .

4.2.2 Ligne de courant

Notons que dans cette description, on ne parle pas de Trajectoire mais on définit ce qu’on
appelle les « lignes de courant »
4 Description de mouvement de fluide

Par définition on appelle « lignes de courant » à l’instant t , la courbe qui est tangent en chacun
de ses points au vecteur vitesse correspondante.

A chaque l’instant t , on a une infinité de lignes de courant. A un autre instant t ' , on aura
d’autre lignes de courant

3.6 La position des particules à l’instant t


Figure 3.6.
4 Description de mouvement de fluide

Figure 3.7. La position des particules à l’instant à l’instant t '

ignes de courant à l’instant t


Figure 3.8. Lignes
4 Description de mouvement de fluide

4.2.3 champ d’accélération


x
 
Accélération de la particule fluide qui à l’instant se trouve au point M =  y 
z 
 

V1 ( x0 , y0 , z0 , t ) 
uur  
VM (t ) = V2 ( x0 , y0 , z0 , t ) 
V ( x , y , z , t ) 
 3 0 0 0 

uur  a1 
uur dV (t ) uur  
aM (t ) = M et aM (t ) =  a2 
dt a 
 3

dV1
Avec : a1 =
dt
4 Description de mouvement de fluide

∂V1 ∂V ∂V ∂V
Or: dV1 = dt + 1 dx + 1 dy + 1 dz
∂t ∂x ∂y ∂z

∂V1 dt ∂V1 dx ∂V1 dy ∂V1 dz


⇒ a1 = + + +
∂t dt ∂x dt ∂y dt ∂z dt

dx dy dz
Or: V1 = V2 = V3 =
dt dt dt

∂V1 ∂V1 ∂V ∂V
⇒ a1 = + V1 + 1 V2 + 1 V3
∂t ∂x ∂y ∂z

∂V1 ur uuuuur
⇒ a1 = + V .gradV1
∂t
4 Description de mouvement de fluide

De même :
∂V2 ∂V2 ∂V ∂V
⇒ a2 = + V1 + 2 V2 + 2 V3
∂t ∂x ∂y ∂z

∂V2 ur uuuuur
⇒ a2 = + V .gradV2
∂t

∂V3 ∂V3 ∂V ∂V
⇒ a3 = + V1 + 3 V2 + 3 V3
∂t ∂x ∂y ∂z

∂V3 ur uuuuur
⇒ a3 = + V .gradV3
∂t
4 Description de mouvement de fluide

 dV1 ∂V1 ur uuuuur 


 dt = ∂t + V .gradV1 
uur  u
r uuuuur 
dV ∂V
⇒ aM (t ) =  2 = 2 + V .gradV2 
 dt ∂t 
 ur uuuuur 
dV ∂V
 3 = 3 + V .gradV 
 3 
 dt ∂t 

 ∂V1   ∂V1 ∂V1 ∂V1 


 ∂t   
 ∂x ∂y ∂z 
uur    V 
uur dVM (t )  ∂V2     ∂V2
1
∂V2 ∂V2 
aM (t ) = = + V +
dt  ∂t   2   ∂x ∂y

∂z 
   V3  
 ∂V3   ∂V3 ∂V3 ∂V3 
   
 ∂t   ∂x ∂y ∂z 
uur ur
uur dVM (t ) ∂V ⇒ ur
⇒ aM (t ) = = + V .( grad V )
dt ∂t
Plan de Chapitre Ⅳ
1 Introduction

2 Equation de
continuité
3 Les équations d’Euler
4 Théorème de Bernoulli (Ecoulement
sans échange de travail)

5 Théorème de Bernoulli (Ecoulemen


avec échange de travail)
1 Introduction

Dans ce chapitre, nous allons étudier les fluides en mouvement.


mouvement Contrairement aux solides, les éléments d’un fluid
en mouvement peuvent se déplacer à des vitesses différentes.
différentes L’écoulement des fluides est un phénomèn
complexe.
On s’intéresse aux équations fondamentales qui régissent la dynamique des fluides incompressible
parfaits, en particulier :

- l’équation de continuité (conservation de la masse),

- l’équations d’Euler (conservation de la quantité de mouvement) à partir duquel, on établit les équations donnan

la force dynamique exercée par les fluides en mouvement (exemple les jets d’eau).

- le théorème de Bernoulli (conservation de l’énergie)


2 Equation de
continuité

2.1 Ecoulement permanent


Un écoulement est dit permanent ou stationnaaire lorsqu’en chaque point de l’espace, le
ur
vecteur vitesse V est indépendante du temps.
ur
∂V
∂t

Dans le cas contraire, l’écoulement est dit non-p


-permanent ou instationnaire

2.2 Equation de continuité


x
 
Soit l’écoulement d’un fluide quelconque telle que M =  y  un point géométrique du
z 
 
domaine de l’écoulement, a un instant t , il est occupé par une particule fluide qui a un
ur
vecteur V ( x, y, z, t ) telle que ( x, y, z ) sont les coordonnés de ce point
2 Equation de
continuité
x
 
Soit ρ ( x, y , z , t ) la masse volumique du fluide en M =  y 
z 
 
Considérons un élément de volume infinitésimal, sous forme d’un parallélépipède, entourant
x
 
M =  y
z 
 

Figure 4.1. un élément de volume infinitésimal


2 Equation de
continuité
On va écrire que la variation de la masse du fluide à l’intérieur de ce volume, pendant une durée
dt , est égale à la différence des masses du fluide entourant et du fluide sortant par les faces
externes de ce volume dV = dxdydz (c’est ce qu’on appelle la conservation de la masse)

m(t + dt ) − m(t ) = ∑ m fluide − ∑ m fluide


entrant sor tan t

m(t + dt ) = ρ ( x, y, z, t + dt )dV

m(t ) = ρ ( x, y, z, t )dV

m(t + dt ) − m(t ) = ρ ( x, y, z, t + dt )dV − ρ ( x, y, z, t )dV

m(t + dt ) − m(t ) = ( ρ ( x, y, z, t + dt ) − ρ ( x, y, z, t ))dV

∂ρ
dt = ( ρ ( x, y , z , t + dt ) − ρ ( x, y , z , t )) dV
∂t
2 Equation de
continuité

∑m fluide
entrant
− ∑ m fluide par les faces externes de dV :
sor tan t

r
Prenons les faces perpendiculaire à x :

r
Figure 4.2. Forces exercée sur les faces perpendiculaire à x

 dx   dx 
x x− 2  x+ 2  ur
V1 
       
M  y M1  y  M 1'  y  V (M , t ) = V2 
z z  z  V 
       3
   
2 Equation de
continuité

endant dt , est :
La masse qui traverse dS1 ( M 1 ) , pendant

dx
ρV1 ( M 1 , t ) dS1dt = ρV1 ( x − , y , z , t ) dydzdt
2

'
La masse qui sort par dS1(M1) , pendant
endant dt , est :

dx
ρV1 ( M , t ) dS1dt = ρV1 ( x + , y , z , t ) dydzdt
'
1
2

dx dx
⇒ mentrant − msotr tan te = ρV1 ( x − , y, z , t )dydzdt − ρV1 ( x + , y, z , t )dydzdt
par par 2 2
dS1 ( M1 ) dS1 ( M1' )
2 Equation de
continuité

dx dx
⇒ mentrant − msotr tan te = ( ρV1 ( x − , y , z , t ) − ρV1 ( x + , y, z , t ))dydzdt
par par 2 2
dS1 ( M1 ) dS1 ( M1' )

∂ ( ρV1 )
⇒ mentrant − msotr tan te = − dxdydzdt
par par ∂x
dS1 ( M 1 ) dS1 ( M 1' )

ur
Prenons les faces perpendiculaire à y :
2 Equation de
continuité

ur
Figure 4.3. Forces exercée sur les faces perpendiculaire à y

 dx   dx 
x x− 2  x+ 2  ur
V1 
       
M  y M2  y  M 2'  y  V (M , t ) = V2 
z z  z  V 
       3
   
2 Equation de
continuité

La masse qui traverse dS 2 ( M 2 ) , pendant


p dt , est :

dx
ρV2 ( M 2 , t ) dS 2 dt = ρV2 ( x − , y , z , t ) dxdzdt
2

'
La masse qui sort par dS2 (M 2 ) , pendant
p dt , est :

dx
ρV2 ( M 2' , t ) dS 2 dt = ρV2 ( x + , y , z , t ) dxdzdt
2

dx dx
⇒ mentrant − msotr tan te = ρV2 ( x − , y , z , t )dxdzdt − ρV2 ( x + , y, z , t )dxdzdt
par par 2 2
dS2 ( M 2 ) dS2 ( M 2' )
2 Equation de
continuité

dx dx
⇒ mentrant − msotr tan te = ρV2 (( x − , y, z , t ) − ρV2 ( x + , y, z , t ))dxdzdt
par par 2 2
dS2 ( M 2 ) dS2 ( M 2' )

∂ ( ρV2 )
⇒ mentrant − msotr tan te =− dydxdzdt
par par ∂y
dS2 ( M 2 ) dS2 ( M 2' )

r
Prenons les faces perpendiculaire à z :
2 Equation de
continuité

r
Figure 4.4. Forces exercée sur les faces perpendiculaire à z

 dx   dx 
x  x − x + V1 
  2   2  ur  
M  y     V (M , t ) = V2 
M3  y  M 3'  y 
z  z  z  V 
       3
   
2 Equation de
continuité

endant dt , est :
La masse qui traverse dS 3 ( M 3 ) , pendant

dx
ρV3 ( M 3 , t ) dS3 dt = ρV3 ( x − , y , z , t ) dxdydt
2

'
La masse qui sort par dS3 (M3 ) , pendant
endant dt , est :

dx
ρV3 ( M , t ) dS3 dt = ρV3 ( x + , y , z , t ) dxdydt
'
3
2

dx dx
⇒ mentrant − msotr tan te = ρV3 ( x − , y, z , t )dxdydt − ρV3 ( x + , y, z , t )dxdydt
par par 2 2
dS3 ( M 3 ) dS3 ( M 3' )
2 Equation de
continuité

dx dx
⇒ mentrant − msotr tan te = ρV3 (( x − , y, z , t ) − ρV3 ( x + , y, z , t ))dxdydt
par par 2 2
dS3 ( M 3 ) dS3 ( M 3' )

∂ ( ρV3 )
⇒ mentrant − msotr tan te =− dzdxdydt
par par ∂z
dS3 ( M 3 ) dS3 ( M 3' )

 ∂( ρV1 ) ∂( ρV2 ) ∂( ρV3 ) 


Ainsi : ∑m fluide − ∑ m fluide = − + +  dxdydz
entrant sor tan t  ∂x ∂y ∂z 
2 Equation de
continuité

2.3 Conservation de la masse


∂ρ ∂ ( ρV1 ) ∂ ( ρV2 ) ∂ ( ρV3 )
+ + + =0
∂t ∂x ∂y ∂z

∂ρ ur
+ Div ( ρV ) = 0
∂t

C’est l’équation de conservation de la masse (équation de continuité). Elle lie la masse

x
ur  
volumique ρ ( M , t ) et la vitesse V (M , t ) en tous points M =  y  et à chaque instant t .
z 
 
2 Equation de
continuité

2.4 Cas particuliers :

Si l’écoulement est permanent (stationnaire) c’est à dire indépendant du tem


∂G ur
= 0 Donc ⇒ Div( ρV ) = 0
∂t
ur
Si l’écoulement est incompressible ρ = cst ⇒ Div(V ) = 0 c’est-à-dir
∂V1 ∂V2 ∂V3
+ + =0
∂x ∂y ∂z
2 Equation de
continuité

2.5 Notion de débit

2.5.1 Débit volumique

x
 
Soit M =  y  un point géométrique de l’écoulement. il est occupé, à l’instant t , par une
z 
 
particule fluide
ur
Soit V ( x, y, z, t ) le vecteur vitesse de cette particule, soit dS un élément de surface entou
r r
M est soit n un vecteur unitaire per à dS et n = 1
2 Equation de
continuité

Figure 4.5. Notion de débit

Définition
ur r
On appelle débit volumique traversant dS la quantité : dqv = V (n, t ).dSn

dq v = V ( n , t ).dS cos(θ )
2 Equation de
continuité

r ur π
Si n ⊥ V (M , t ) : c’est-à-dire cos(θ ) = cos( ) donc : dq v = 0
2
r ur
Si n / /V (M , t ) c’est-à-dire cos(θ ) = cos(0) donc : dq v = V ( M , t ).dS

dq v : C’est la quantité volumique du fluide qui traverse dS pendant une scande (s)
ur r
Débit volumique qui traverse ( S ) : Qv = ∫ dqv = ∫ V ( M , t ).dSn
S S

 m3 
Unité de débit volumique est :  
 s 
2 Equation de
continuité
5.2 Débit massique
Définition

x
 
Soit ρ (M , t ) = ρ ( x, y, z, t ) la masse volumique, au point M =  y  à l’instant t , du fluide On
z 
 
ur r
appelle débit massique traversant dS la quantité massique : dqm = ρ(M , t )V (n, t ).dSn

dq m : C’est la quantité massique du fluide qui traverse dS pendant une scande (s)
ur r
Débit massique qui traverse ( S ) : Qm = ∫ dqm = ∫ ρ ( M , t )V ( M , t ).dS n Unité de débit
S S

 kg 
massique est :  
 s 
2 Equation de
continuité

2.5.3 Cas des écoulements d’un fluide incompressible dans les conduites

Figure 4.6. écoulements d’un fluide incompressible dans les conduites


On va écrire la conservation de la masse d’une autre façon
2 Equation de
continuité

2.5.3 Cas des écoulements d’un fluide incompressible dans les conduites
ur r
Débit volumique traversant la surface ( S1 ) : Qv1 = ∫ dqv1 = ∫ V1 ( M , t ).dS1 n
S1 S1

ur r
Débit massique traversant la surface ( S1 ) : Qm1 = ∫ dqm1 = ∫ ρ ( M , t )V1 ( M , t ).dS1 n
S1 S1

uur r
Débit volumique traversant la surface ( S 2 ) : Qv 2 = ∫ dqv 2 = ∫ V2 ( M , t ).dS 2 n
S2 S2

uur r
Débit massique traversant la surface ( S 2 ) : Qm 2 = ∫ dq
S2
m2 = ∫
S2
ρ ( M , t )V2 ( M , t ).dS2 n

Or le fluide est incompressible ⇒ Qm1 = Qm 2 ⇒ Qm = cste avec Q m1 = ρ Qv1 et Qm 2 = ρ Qv 2

C’est-à-dire Q v1 = Q v 2 ⇒ QV = cste
3 Les équations d’Euler

un fluide parfait (les forces de frottement sont négligeables devant les forces de press
incompressible ( ρ = cst ), on voir dans le chapitre de la statique des fluides, d’aprè
cipe fondamental de la dynamique que le fluide au repos est décrit par les trois équat
damentales de la statique des fluides (Fluide au repos) :
ur r r uuuuur ur r
∑ F = 0 ⇒ − ρ dVg z + ∫ PdS n = 0 ⇒ −gradP + ρ g = 0
dV
(S )
3 Les équations d’Euler

ur r
Si le fluide est en mouvement (la dynamique) : ∑ F = dma(M , t )
dV

 dV1 ∂V1 ur uuuuur   dV1 ∂V1 ∂V1


= + +
∂V1
+
∂V1 
 dt = + V . gradV 1   V V V3 
∂ ∂ ∂ ∂
1 2
∂t  dt t x y z 
r  u
r uuuuu
r 
 dV2 ∂V2  r  dV2 ∂V2 ∂V2 ∂V2 ∂V2 
Avec: ⇒ a (t ) = = + V . gradV 2  ⇒ a M (t ) =  = + V1 + V2 + V3 
M
 dt ∂t dt ∂ t ∂x ∂y ∂ z
   
ur uuuuu
r
 dV3 = ∂V3 + V .gradV3   dV3 ∂V3 ∂V3
= + +
∂V3
+
∂V3 
   V V V3 
 dt ∂t   dt ∂t ∂x
1
∂y
2
∂z 

∂P
 ∂x
0  
ur   uuuuur  ∂P
et ρ g =  0  avec : gradP = 
 −ρ g   ∂y
   ∂P

 ∂z
3 Les équations d’Euler

c finalement on a :

∂V1 ∂V1 ∂V1 ∂V1  ∂P


+ V1 + V2 + V3  = − Ces équations sont appelées Equations d’Euler
∂t ∂x ∂y ∂z  ∂x
Avec ces Equations on ajoute l’équations de
conservation de la masse
∂V2 ∂V2 ∂V2 ∂V2  ∂P
+ V1 + V2 + V3  = − ur ∂ (V ) ∂ (V ) ∂ (V )
∂t ∂x ∂y ∂z  ∂y Div (V ) = 1
+ 2
+ 3
=0
∂x ∂y ∂z

∂V3 ∂V3 ∂V ∂V  ∂P
+ V1 + 3 V2 + 3 V33  = −
∂t ∂x ∂y ∂z  ∂z
3 Les équations d’Euler

a ainsi quatre équations Non-Linéaire


Linéaire aux dérivées partielles à quatre inconnues V1 , V2 , V
ρ = cst
uur ur
uur dVM (t ) ∂V ⇒ ur
us forme vectorielle : aM (t ) = = + V .( grad V )
dt ∂t
ur
 ∂V ur ⇒ ur  uuuuur ur
 + V .( grad V )  = − gradP + ρ g
 ∂t 
ur
Div (V ) = 0
4 Théorème de Bernoulli (Ecoulement
sans échange de travail)

Soit un fluide parfait (les forces de frottement sont négligeables devant les forces de pression),
∂G
et incompressible ( ρ = cst ), supposons de plus que l’écoulement est permanent = 0 avec
∂t
G une grandeur physique.

ur ⇒ ur uuuuur ur
D’après les Equations d’Euler on : ρV .( gradV ) = − gradP + ρ g

ur 2
ur ⇒ ur uuur ur ur uuuuur V
Or on peut montrer que : V .( grad V ) = ( Rot (V )) ^ V + grad
2

Supposons aussi que l’écoulement est irrotationnel c’est-à-dire


c’est non tourbillonnaire :
uuur ur r
Rot (V ) = 0
4 Théorème de Bernoulli (Ecoulement
sans échange de travail)
ur 2
uuuuur V uuuuur ur
⇒ ρ grad = − gradP + ρ g
2

 ur 2 
uuuuur uuuuur  V  ur
⇒ gradP + grad ρ − ρg = 0
 2 
 

 ∂∂( ρ gz ) 
− 
0   ∂ x 
ur    ∂ ( ρ gz )  uuuuur
Avec: ρg = 0  = −  = − grad ( ρ gz )
 −ρ g   ∂y
  
 ∂ ( ρ gz ) 
− 
 ∂z 

 ur 2 
uuuuur uuuuur  V  uuuuur
Donc : ⇒ gradP + grad ρ + grad ( ρ gz ) = 0
 2 
 
4 Théorème de Bernoulli (Ecoulement
sans échange de travail)
 Vur 2 
uuuuur   r
⇒ grad ( P + ρ + ρ gz ) = 0
 2 
 

 Vur 2 
⇒ P+ρ  + ρ gz = cste = E
 2 
 
C’est la relation de BERNOULLI

 V ur 2   V uur 2 
P1 +  ρ
1 
+ ρ gz1 = P2 +  ρ  + ρ gz
2

 2   2 
2

   
Remarque :
ur r
Si le fluide est au repos (statique) V = 0 on trouve l’équation de la statique des fluide
P + ρ gz = cste

1  Joule 
Signification de la relation de Bernoulli : ⇒ ρV 2 + P + ρ gz = cste = E  3 
2  m 
4 Théorème de Bernoulli (Ecoulement
sans échange de travail)

1
ρV 2 : Energie cinétique par unité de volume
2
P + ρ gz : Energie potentielle (poids +force de pression) par unité de volume

E : Energie Mécanique Total

Donc elle exprime la conservation de l’énergie total


Autre écriture de la relation de Bernoulli , on divise par ρ g (poids volumique du fluide )

V2 P E
⇒ + +z= =H (m)
2g ρ g ρg

L’unité de H est le mètre on l’appelle la charge total , donc on a la conservation de la charge


totale
4 Théorème de Bernoulli (Ecoulement
sans échange de travail)

4.1 Applications de l’équation de Bernoulli

4.1.1 Cas des écoulements fluide incompressible dans les conduites


Soit un écoulement permanent , irrotationnel d’un fluide incompressible dans un conduit de
sections déférent

Figure 4.7. écoulements d’un fluide incompressible dans les conduites


4 Théorème de Bernoulli (Ecoulement
sans échange de travail)

On que le fluide est incompressible donc la conservation du débit


⇒ QV = V .S = cste ⇒ V1 .S1 = V2 .S 2

Pour la relation de Bernoulli


ernoulli , défini la conservation de l’énergie total ou la conservation de la
charge total

 Joule  V2 P E
1
⇒ E = ρV 2 + P + ρ gz = cste  3  Ou
O ⇒H = + +z= = cst (m)
2  m  2g ρ g ρg

Donc : ⇒ E1 = E = E2 = cste et ⇒ H1 = H = H 2 = cste


4 Théorème de Bernoulli (Ecoulement
sans échange de travail)

4.1.2 Vidange d’un réservoir


Soit un écoulement d’un fluide
incompressible , dans un réservoir de
très grand dimension.
Avec : S A >> S M

Conservation de débit VA .S A = VM .S M

VM .S M
Donc : VA =
SA

Figure 4.8. Vidange d’un réservoir


on a que S A >> S M donc en peut négliger VA = 0 et h = cst , c’est ce qu’on appelle
l’hypothèses des grands réservoirs .
4 Théorème de Bernoulli (Ecoulement
sans échange de travail)

1 1
n applique Bernoulli ⇒ ρVA + PA + ρ gz A = ρVM2 + PM + ρ gz M
2

2 2
1
r : PA = PM = Patm ⇒ ρVM2 = ρ g ( z A − z M ) = ρ gh V = VM = 2 gh
2
C’est la Formule de TORRECCILI
5 Théorème de Bernoulli (Eccoulement
avec échange de travai
avail)

Figure 4.10. Ecoulemennt avec échange de travail

Soit un fluide traverse un machine hydraulique (pompe ou turbine), telle que le fluide étant
incompressible, nous avons toujours la conservation de débit
⇒ QV = V .S = cste ⇒ V1 .S1 = V2 .S 2
5 Théorème de Bernoulli (Eccoulement
avec échange de travai
avail)

vec :

1 
E1 = ρV12 + P1 + ρ gz1 1 2 P1
2  H1 = V1 +
ρg
+ z1
 2g
1 et 
E2 = ρV22 + P2 + ρ gz2 H = 1 2 P2
2 V2 + + z2
 2 2g ρg
5 Théorème de Bernoulli (Eccoulement
avec échange de travai
avail)

5.1 Si la Machine Hydraulique est une Pompe

La pompe fournit de l’énergie (ou la charge ) ou fluide , donc E 2 > E1 ⇒ H 2 > H 1 , Telle qu

E Pompe ou H Pompe l’énergie , par unité de volume


olume (ou charge )fourni par la pompe au fluide ,

Donc :
E Pompe
E 2 = E1 + E Pompe ou H 2 = H 1 + H Pompe avec : H Pompe =
ρg

Soit PPompe la puissance de la pompe (Watt) , PPompe = Qv .EPompe Ou PPompe = Qv .ρ .gH Pompe
5 Théorème de Bernoulli (Eccoulement
avec échange de travai
avail)

5.2 Si la Machine Hydraulique est une Turbine

Dans la Turbine , c’est le fluide qui fournit de l’énergie (ou la charge ) ou turbine , donc
E1 > E 2 ⇒ H 1 > H 2 , Telle que

ETurbine ou H Turbine l’énergie , par unité de volume


olume (ou charge )fourni par la pompe au fluide ,

Donc :

E1 = E 2 + ETurbine ou H 1 = H 2 + H Turbine avec : H Turbine = ETurbine


ρg

Soit PTurbine la puissance de la pompe (Watt) , PPompe = Qv .ETurbine Ou PPompe = Qv .ρ .gH Turbine
5
Chapitre

Chapitre Ⅴ
Dynamique des fluides Incompressibles et Réels
Rhéologie
Plan de Chapitre Ⅴ
1 Introduction

2 Fluide Newtonien

3 Fluide Non Newtonien

4 Dynamique d’un écoulement


visqueux
1 Introduction

Ce chapitre aborde l'étude des fluides réels, c'est--à-dire présentant de la viscosité. Nous voyons
comment l'équation d'Euler et la relation de Bernoulli se transforment pour tenir compte des
effets dissipatifs dans le fluide. On introduit également les notions de perte de charge et de
coefficients aérodynamiques.

Nous avons vu que dans un fluide parfait, la contrainte qui s'exerce sur une particule de
fluide est toujours perpendiculaire aux parois de celle-ci. Dans un fluide réel en écoulement,
la contrainte possède une composante tangentielle dite contrainte visqueuse
2 Fluide Newtonien

2.1 Expérience de Couette


Considérons un fluide enfermé entre deux cylindres, l'un mobile, l'autre fixé via un fil de
torsion. On constate que lorsque la cavité cylindrique extérieure est mise en rotation à la vitesse
angulaire ω , le cylindre intérieur tourne
rne d’un angle α par rapport à sa position d’équilibre.
Analysons en détail le phénomène.
• La torsion du fil conduit à l'existence d'un couple dont les forces de pression ne peuvent
pas être responsables. On est donc obligé d'admettre
d'admettr l'existence d'efforts tangentiels.
• On observe que les particules de fluide adhèrent aux parois. Il existe donc un gradient
de vitesse au sein de l'écoulement.
• Pour les fluides simples, l'angle α augmente proportionnellement a ω . Les efforts
tangentiels augmentent donc proportionnellement au gradient de vitesse.
2 Fluide Newtonien

2.2 Interprétation
L’expérience montre que, lors de l'écoulement d’un fluide, la pression ne suffit pas à expliquer
les phénomènes et qu’il convient d’introduire des forces tangentielles qui s’opposent au
mouvement du fluide. Ces forces, de type frottement, dues aux interactions entre molécules du
ur
fluide, sont appelées forces de viscosité. La contrainte σ (force par unité de surface) qu'exerce
une couche de fluide supérieure sur un élément de surface d'une couche de fluide inférieure,
s'écrit :
ur
ur dF r r
σ 1→ 2 = = σn n +σt t Avec : σ n = − P
dS
2 Fluide Newtonien

Figure 5.1. Contraintes internes dans le fluide

Figure 5.2. Expérience de Couette


2 Fluide Newtonien
2 Fluide Newtonien
3 Fluide Non Newtonien

Le comportement newtonien ( σ = ηγ& ) s’observe :


• dans tous les gaz

• dans les liquides simples constitués de petites molécules (l’eau par exemple)

• dans les solutions contenant des ions ou molécules à symétrie sphérique

Cependant la rhéologie montre qu’il existe des fluides pour lesquels la relation entre
contrainte tangentielle et cisaillement est plus complexe. Certains fluides vérifient la
relation : σ t = η (γ& )γ&
3 Fluide Non Newtonien

η (γ&) représente une viscosité apparente. Lorsque η (γ&) diminue avec γ& , le fluide cou
utant plus facilement qu’il est cisaillé. On parle alors de fluide rhéofluidifiant (san
ymère fondu, etc.). Le comportement inverse est désigné par le terme rhéoépaississa
idon+eau). Il existe également des liquides, comme les peintures, qui ne coulent
contrainte dépasse un valeur seuil.
3 Fluide Non Newtonien

η (γ&) représente une viscosité apparente. Lorsque η (γ&) diminue avec γ& , le fluide cou
utant plus facilement qu’il est cisaillé. On parle alors de fluide rhéofluidifiant (san
ymère fondu, etc.). Le comportement inverse est désigné par le terme rhéoépaississa
idon+eau). Il existe également des liquides, comme les peintures, qui ne coulent
contrainte dépasse un valeur seuil.
3 Fluide Non Newtonien

Comportement visco-élastique

Figure 5.3. Mesures de la viscosité de polysaccharides de différentes masses moléculaires en


solution aqueuse à 3% en masse
3 Fluide Non Newtonien

Tout fluide se caractérise par un temps de relaxation viscoélastique τ ve . Lorsqu’un

fluide est soumis à une contrainte, on distingue trois types de comportement en fonction
du temps d’observation t .

• si t << τ ve , le fluide adopte un comportement élastique (déformation proportionnelle

à la contrainte)

• si t >> τ ve , le fluide adopte un comportement visqueux (vitesse de cisaillement

proportionnelle à la contrainte σ = ηγ& ;

• si t ; τ ve , le comportement est alors plus complexe ; il est dit visco-élastique.


3 Fluide Non Newtonien

’est pourquoi, du point de vue mécanique, la distinction entre un


olide et un liquide est artificielle. Ce que l’on appelle communément un liquide est un
uide de petit temps de relaxation ( τ ve = 1 ns pour l’eau) et ce que l’on appelle un solide

eut être vu comme un fluide de grand temps de relaxation ( τ ve = 106 ans pour le manteau

la croûte terrestre). τ ve dépend fortement de la température ce qui confère à certains


ystèmes un comportement fluide ou solide suivant la température (bitume par exemple).
3 Fluide Non Newtonien
Un exemple de fluide viscoélastique est la pâte de silicone connue sous le nom de “silly-
putty”. Une boule de “silly-putty” rebondit
ebondit sur le sol comme une balle élastique (aux
temps courts) mais s’étale comme un fluide visqueux (aux temps longs) si on la pose
sur une surface horizontale.
Matériaux τ ve (s)

eau (20°C) 1 ns
verre à vitre (400°C) 32 ans
verre à vitre (20°C) 1026-1030 s
bitume (-5°C) 10 s
bitume (40°C) 1 ms

Tab2. Quelques valeurs de temps de relaxation visco-élastique.


visco
4 Dynamique d’un écoulement
visqueux

Lorsque le fluide est newtonien et incompressible, les équations de Newton appliquées à chaque
particule de fluide prennent la forme des équations de Navier-Stokes
Navier
4.1 équations de Navier-Stokes

Plaçons nous dans un référentiel galiléen et effectuons un bilan des forces sur une
particule de fluide située en M à l’instant t , de masse dm = ρ ( M , t )dτ . En plus des
forces de pression et des forces extérieures
es volumiques, il faut ajouter la résultante des
ur ur ext ur ur
forces visqueuses : ( )
d F = f v − ∇P dτ + d F η
ur
L’expression de d F η est en général assez compliquée mais elle se simplifie dans le
cas des fluides newtoniens et incompressibles.
4 Dynamique d’un écoulement
visqueux

4.2 Cas d’un écoulement parallèle unidimensionnel

– Calculons la résultante des forces visqueuses dans le cas particulier simple


d’un écoulement suivant ( Ox ) avec un gradient de vitesse suivant ( Oy ) :
r uur
v = v( y )u x
r
On remarque ici que div(v) = 0 . L’écoulement
’écoulement est donc bien incompressible. Dans ce
cas, la résultante des forces visqueuses s’exerçant
s’exe sur une particule de fluide, s’écrit
:

r
ur  dv dv  uur 2
∂ v
d F η = η  ( y + dy ) − ( y )  dxdzu x = η 2 dτ
 dy dy  ∂y
4 Dynamique d’un écoulement
visqueux

voit apparaître une force volumique qui s’exprime comme le laplacien de la vites
formule obtenue dans un cas particulier se généralise aux écouleme
ompressibles des fluides newtoniens.

Figure 5.4. Bilan des forces de viscosité sur un élément de fluide


fluid
4 Dynamique d’un écoulement
visqueux

On admettra que pour un fluide


uide newtonien incompressible, la résultante des forces
ur r
visqueuses s’écrit : d F η = η∆vdτ
où ∆ est l’opérateur laplacien (Voir Annex
nnex A).
A

Équation de Navier-Stokes

D’après la seconde loi de Newton appliquée à une particule de fluide, on a :


r
Dv ur ur ur ur r
ρ dτ = ∇Pdτ + f v ,ext dτ + d F η Avec : d F η = η∆vdτ
Dt
En divisant par dτ , on obtient l’équation de Navier-Stokes.
Navier
4 Dynamique d’un écoulement
visqueux

r
 ∂ v r ur r  ur ur r
ρ  + (v.∇)v  = ∇P + f v ,ext + η∆ v
 ∂t 

s’agit donc d’une équation aux dérivées partielles du second ordre et non linéaire
ette équation recèle encore quelques mystères qui résistent à la sagacité de nos
meilleurs mathématiciens puisque l’existence et l’unicité d’une solution de l’équation
e Navier-Stokes est l’un des 7 problèmes du millénaire mis à prix $ 1 000 000 par
Institut Clay !
4 Dynamique d’un écoulement
visqueux

Conditions aux limites


L’équation de Navier-Stokes
Stokes étant une équation du second ordre, sa résolution
r
introduit deux constantes d’intégration pour la pression P et pour la vitesse v . On
détermine en appliquant les conditions aux limites suivantes :

Ø continuité de la vitesse à la traversée d’une interface .


Ø continuité de la contrainte normale et donc de la pression .
Ø continuité de la contrainte tangentielle.
4 Dynamique d’un écoulement
visqueux

2.3 Le nombre de Reynolds

La complexité provient essentiellement de la présence, dans l’équation de Navier-Stokes, d’un


terme non linéaire ; le terme convectif et d’un terme du second ordre ; le terme de viscosité.
Dans de nombreux cas, on peut négliger l’un des deux termes devant l’autre. On définit
dé alors
un facteur sans dimension, qui estime
me l’importance du terme convectif devant le terme de
viscosité. On peut estimer l’ordre de grandeur du terme convectif et du terme visqueux à partir
de l’échelle caractéristique du problème D , de la vitesse moyenne d’écoulement v de la masse
volumique ρ du fluide et de sa viscosité η .
4 Dynamique d’un écoulement
visqueux

r ur r ρ v 2 r ηv
ρ (v.∇)v ; et η∆ v ; 2
D D
où le nombre sans dimension appelé nombre de Reynolds
terme convectif ρ vD
Re = =
terme visqueux η

s expériences réalisées par Reynolds en1883 lors de l'écoulement d'un liquide dans une condu
indrique rectiligne dans laquelle arrive également un filet de liquide coloré, ont mon
xistence de deux régimes d'écoulement : Régime
égime laminaire et Régime turbulent
4 Dynamique d’un écoulement
visqueux

Reynolds a montré que le paramètre qui permettait de déterminer si l'écoulement est laminaire
ou turbulent est un nombre sans dimension appelé nombre de
d Reynolds donné par l’expression
suivante:
Si Re < 2000 l’écoulement est laminaire

Si Re > 2000 l’écoulement est turbulent

Figure 5.4. Régime d’écoulement selon le nombre de Reynolds


6
Chapitre

6 Chapitre

Chapitre Ⅵ
La dynamique des fluides Numérique
Ecoulement autre d’un cylindre
Plan de Chapitre Ⅵ

1 Introduction

2 Ecoulement autre d’un cylindre

3 Application dans MATLAB Tool


(FEATool Multiphysics)

4 Flux instationnaire
1 Introduction

Dans ce chapitre en voir un Example de la simulation CFD peut être définie et résolue
facilement et rapidement avec l'interface graphique multiphysique FEATool Multiphysics
dans MATLAB.

En tant que cas de test de référence et de validation bien connu pour l'écoulement de fluide
incompressible, cette simulation modélise l'écoulement laminaire stationnaire autour d'un
cylindre avec Re = 20 , Bien qu’il ne soit pas possible de dériver des solutions analytiques à

ces cas de test, des solutions numériques précises sont trouvé, la différence de pression
calculée, les coefficients de traînée et de portance pour le cylindre seront comparés à des
solutions de référence de référence
2 Ecoulement autre d’un cylindre

2.1 Définition de la géométrie

Figure 6.1. la géométrie modèle


2 Ecoulement autre d’un cylindre

2.2 Les équations de Navier-Stokes


Comme le fluide est considéré comme incompressible, le problème est régi par les équations
de Navier-Stokes. C’est

 ∂ 
 ρ  + (u.∇)u  − ∇.( µ (∇u + ∇u )) + P = F
T

  ∂t 
 ∇.u = 0

où, dans ce cas, le terme dépendant du temps peut être négligé. Les quantités de référence qui
doivent être calculées comprennent la différence de pression entre l’avant et l’arrière du
cylindre. ∆p = p(0.15, 0.2) − − p(0.25, 0.2) , et les coefficients de traînée cd et portance cl ,

défini comme :
2 Ecoulement autre d’un cylindre

2Fd 2 Fl
cd = cl =
ρU mean
2
D ρU mean
2
D

Les forces de traînée et de portance, Fd et Fl , peut être calculé comme suit :

 ∂uτ (t )   ∂uτ (t ) 
Fd = ∫  µ ny − pnx  dS Fl = −∫  µ nx − pny  dS
S
∂n  S
∂n 

où uτ est la vitesse dans la direction tangentielle τ = (ny , −nx ,0)


T
3 Application dans MATLAB Tool
(FEATool Multiphysics)

Ce modèle est disponible sous forme de didacticiel automatisé en sélectionnant Exemples de


modèles et didacticiels... > Dynamique des fluides > Circulez autour d’un cylindre dans le
menu Fichier, sous forme de didacticiel vidéo,
vidéo ou suivez les instructions étape par étape ci
dessous. Notez que l’interface CFDTool diffère
dif légèrement des instructions FEAToo
Multiphysics décrites ci-dessous.
3 Application dans MATLAB Tool
(FEATool Multiphysics)

3.1 Nouveau modèle

Figure 6.2. la fenêtre de Nouveau modèle


3 Application dans MATLAB Tool
(FEATool Multiphysics)

3.2 Définition de la géométrie

Figure 6.3. la géométrie de forme rectangle


3 Application dans MATLAB Tool
(FEATool Multiphysics)

3.3 Génération de maillage

Figure 6.8. la fenêtre du maillage


Figure 6.7. la fenêtre de la géométrie
3 Application dans MATLAB Tool
(FEATool Multiphysics)

3.4 Spécification de l'équation

Figure 6.9. la fenêtre du Paramètres de l’équation


3 Application dans MATLAB Tool
(FEATool Multiphysics)

3.5 Conditions aux limites

Figure 6.13. la fenêtre la fenêtre Conditions aux limites


3 Application dans MATLAB Tool
(FEATool Multiphysics)

3.6 Résolution

Figure 6.14. la fenêtre de Post-traitement et visualisation Figure 6.15. la fenêtre de profile de vitesse
4 Flux instationnaire

us du cas de test stationnaire décrit ci-dessus.


dessus. Un cas de test de référence instationnaire est
ement disponible (ex_navierstokes6).. Ce cas de test utilise la même géométrie
géom mais applique
ôt une condition d’entrée qui varie avec le temps uinflow = 6sin (πt / 8) ( y ( 0.41− y) ) / 0.41
e que 0 < Re ( t ) < 100 . Les calculs avec FEATool montrent que les coefficients de traînée
ortance, ainsi que la différence de pression entre l’avant et l’arrière du cylindre, corresponden
bien aux valeurs de référence

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