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Morphismes de groupes et sous-groupes

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fr] édité le 23 juillet 2014 Enoncés 1

Groupes Exercice 6 [ 02223 ] [correction]


Soit (G, ? ) un groupe et a ∈ G.
On définit une loi de composition interne > sur G par x > y = x ? a ? y.
Morphismes de groupes a) Montrer que (G, > ) est un groupe.
b) Soit H un sous groupe de (G, ? ) et K = sym(a) ? H = {sym(a) ? x/x ∈ H}.
Exercice 1 [ 02218 ] [correction] Montrer que K est un sous groupe de (G, > ).
Soient n ∈ N? et f : R? → R définie par f (x) = xn . c) Montrer que f : x 7→ x ? sym(a) est un isomorphisme de (G, ? ) vers (G, > ).
Montrer que f est un morphisme du groupe (R? , ×) dans lui-même.
En déterminer image et noyau.
Exercice 7 [ 00119 ] [correction]
Soit n ∈ N tel que n > 2. Déterminer les morphismes du groupe (Sn , ◦) vers
(C? , ×).
Exercice 2 [ 02219 ] [correction]
Justifier que exp : C → C? est un morphisme du groupe (C, +) vers (C? , ×).
En déterminer image et noyau.
Exercice 8 [ 03368 ] [correction]
Soit ϕ un morphisme d’un groupe fini (G, ?) vers (C? , ×).
On suppose que ϕ n’est pas une application constante. Calculer
Exercice 3 [ 02221 ] [correction]
Soit (G, ? ), (G0 , > ) deux groupes et f : G → G0 un morphisme de groupes.
X
ϕ(x)
a) Montrer que pour tout sous-groupe H de G, f (H) est un sous-groupe de x∈G
(G0 , > ).
b) Montrer que pour tout sous-groupe H 0 de G0 , f −1 (H 0 ) est un sous-groupe de
(G, ? ). Sous-groupes
Exercice 9 [ 00113 ] [correction]
Un sous-groupe d’un groupe produit est-il nécessairement produit de deux
Exercice 4 [ 02220 ] [correction]
sous-groupes ?
Soit G un groupe noté multiplicativement.
Pour a ∈ G, on note τa l’application de G vers G définie par τa (x) = axa−1 .
a) Montrer que τa est un morphisme du groupe (G, ×) dans lui-même.
b) Vérifier que Exercice 10 [ 00114 ] [correction]
∀a, b ∈ G, τa ◦ τb = τab Soient H et K deux sous-groupes d’un groupe (G, ?).
A quelle condition l’ensemble H ∪ K est-il un sous-groupe de (G, ?) ?
c) Montrer que τa est bijective et déterminer son application réciproque.
d) En déduire que T = {τa | a ∈ G} muni du produit de composition est un
groupe. Exercice 11 [ 03432 ] [correction]
Un sous-groupe H de (G, .) est dit distingué si

Exercice 5 [ 02222 ] [correction] ∀x ∈ H, ∀a ∈ G, axa−1 ∈ H


On note Aut(G) l’ensemble des isomorphismes d’un groupe (G, ? ) dans lui-même.
Montrer que Aut(G) est un sous-groupe du groupe des permutations (SG , ◦). a) Montrer que le noyau d’un morphisme de groupes au départ de (G, .) est
distingué.
b) Soient H, K deux sous-groupes de (G, .).

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[[Link] édité le 23 juillet 2014 Enoncés 2

On suppose le sous-groupe H distingué, montrer que l’ensemble b) Soit x ∈ R\Q. Montrer qu’il existe une infinité de (p, q) ∈ Z × N? tels que
p 1
HK = {xy/x ∈ H, y ∈ K} x− < 2
q q
est un sous-groupe de (G, .). c) Montrer la divergence de la suite de terme général
1
un =
n sin n
Exercice 12 [ 00115 ] [correction]
Un élément a d’un groupe (G, ?) est dit élément de torsion s’il existe n ∈ N? tel
que an = e. Eléments d’ordre fini
Montrer que le sous-ensemble formé des éléments de torsion d’un groupe abélien
en est un sous-groupe. Exercice 17 [ 03453 ] [correction]
Soit (G, .) un groupe de cardinal 2n.
a) Justifier que l’on définit une relation d’équivalence R sur G en posant
Exercice 13 [ 00117 ] [correction] xRy ⇔ x = y ou x = y −1
[Théorème de Lagrange]
Soit H un sous-groupe d’un groupe (G, .) fini. b) En déduire l’existence dans G d’un élément d’ordre 2.
a) Montrer que les ensembles aH = {ax/x ∈ H} avec a ∈ G ont tous le cardinal
de H. Exercice 18 [ 00116 ] [correction]
b) Montrer que les ensembles aH avec a ∈ G sont deux à deux confondus ou Soient (G, ? ) un groupe fini commutatif d’ordre n et a ∈ G.
disjoints. a) Justifier que l’application x 7→ a ? x est une permutation de G.
c) En déduire que le cardinal de H divise celui de G. b) En considérant le produit des éléments de G, établir que an = e.
d) Application : Montrer que tout élément de G est d’ordre fini et que cet ordre
divise le cardinal de G.
Exercice 19 [ 02363 ] [correction]
Quel est le plus petit entier n tel qu’il existe un groupe non commutatif de
cardinal n ?
Exercice 14 [ 02366 ] [correction]
Montrer que n √ o
Exercice 20 [ 03292 ] [correction]
x + y 3/x ∈ N, y ∈ Z, x2 − 3y 2 = 1
Soient a et b deux éléments d’ordre respectifs p et q d’un groupe abélien (G, ?).
est un sous-groupe de (R?+ , ×). a) On suppose que p et q sont premiers entre eux.
Montrer que l’élément ab est d’ordre pq.
b) On ne suppose plus p et q premiers entre eux.
L’élément ab est-il nécessairement d’ordre ppcm(p, q) ?
Exercice 15 [ 02648 ] [correction]
Soit G un groupe, H un sous-groupe de G, A une partie non vide de G. On pose
AH = {ah/a ∈ A, h ∈ H}. Montrer que AH = H si, et seulement si, A ⊂ H. Exercice 21 [ 03332 ] [correction]
Soient a et b deux éléments d’ordre respectifs p et q d’un groupe abélien (G, ?).
a) On suppose dans cette question seulement que p et q sont premiers entre eux.
Exercice 16 [ 02948 ] [correction] Montrer que l’élément ab est d’ordre pq.
a) Montrer que tout sous-groupe additif de R qui n’est pas monogène est dense b) Soit d un diviseur de p. Montrer qu’il existe un élément d’ordre d dans (G, ?).
dans R. c) Existe-t-il dans G un élément d’ordre m = ppcm(p, q) ?

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[[Link] édité le 23 juillet 2014 Enoncés 3

Parties génératrices Exercice 27 [ 00123 ] [correction]


On désire établir que tout sous-groupe d’un groupe cyclique est lui-même cyclique.
Exercice 22 [ 02229 ] [correction] On introduit (G, ? ) un groupe cyclique de générateur a et H un sous-groupe de
Dans (Sn , ◦) on considère les permutations (G, ? ).
a) Justifier l’existence d’un plus petit entier naturel non nul tel que an ∈ H.
b) Etablir qu’alors H est le groupe engendré par an .
 
τ = 1 2 et σ = 1 2 ... n

a) Calculer σ k ◦ τ ◦ σ −k pour 0 6 k 6 n − 2.
b) En déduire que tout élément de Sn peut s’écrire comme un produit de σ et de Exercice 28 [ 00124 ] [correction]
τ. Soit G un groupe cyclique de cardinal n.
Montrer, que pour tout diviseur d ∈ N? de n, G possède un et un seul sous-groupe
de cardinal d.
Exercice 23 [ 00120 ] [correction] 
Soit n ∈ N tel que n >  3. On considère la transposition τ = 1 2 et le n-cycle
χ = 1 2 ... n . Exercice 29 [ 00125 ] [correction]
a) Justifier que l’ensemble {τ, χ} forme une partie génératrice de (Sn , ◦). Soient H et K deux groupes notés multiplicativement.
b) Existe-t-il une partie génératrice de (Sn , ◦) formée d’un seul élément ? a) Montrer que si h est un élément d’ordre p de H et k un élément d’ordre q de K
alors (h, k) est un élément d’ordre ppcm(p, q) de H × K.
b) On suppose H et K cycliques. Montrer que le groupe produit H × K est
Exercice 24 [ 02368 ] [correction] cyclique si, et seulement si, les ordres de H et K sont premiers entre eux.
Soit n un entier naturel non nul, (e1 , . . . , en ) la base canonique de E = Rn .
Soit Sn l’ensemble des permutations de {1, 2, . . . , n}. Soit ti = (1, i).
Pour s ∈ Sn , on définit us (ei ) = es(i) . Exercice 30 [ 02365 ] [correction]
a) Montrer que (t2 , t3 , . . . , tn ) engendre Sn . [Groupe quasi-cyclique de Prüfer]
b) Interpréter géométriquement us lorsque s est une transposition. Soit p un nombre premier. On pose
c) Soit s = (1 2 . . . n − 1 n). On suppose que s est la composée de p
transpositions. Montrer que p > n − 1.
n k
o
Gp = z ∈ C; ∃k ∈ N, z p = 1
d) Quelle est le cardinal minimal d’une famille de transpositions génératrice de
Sn ?
a) Montrer que Gp est un sous-groupe de (C? , ×).
b) Montrer que les sous-groupes propres de Gp sont cycliques et qu’aucun d’eux
n’est maximal pour l’inclusion.
Exercice 25 [ 03256 ] [correction]
c) Montrer que Gp n’est pas engendré par un système fini d’éléments.
Soit H un sous-groupe strict d’un groupe (G, ?). Déterminer le groupe engendré
par le complémentaire de H dans G.
Exercice 31 [ 03444 ] [correction]
Groupes cycliques Soit n un entier > 3.
a) Montrer que pour tout entier impair a, on a
Exercice 26 [ 03364 ] [correction] n−2

Soit x est un élément d’un groupe cyclique de cardinal n. Calculer xn . a2 ≡1 [2n ]

b) Le groupe ((Z/2n Z)? , ×) est-il cyclique ?

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[[Link] édité le 23 juillet 2014 Enoncés 4

Exercice 32 [ 02505 ][correction] a) Quelle est la structure de G ?


Soit   b) Soit M ∈ V . Montrer que M ∈ G si, et seulement si, det M = ±1.
0 1 (0) c) Donner un groupe standard isomorphe à G muni du produit.
 .. .. 
 . . 
 ∈ Mn (C)
M =  .. 
 (0) . 1 
Exercice 36 [ 00122 ] [correction]
1 (0) 0 Les groupes (Q, +) et (Q? , ×) sont-ils isomorphes ?
a) Calculer le polynôme caractéristique de M . La matrice M est-elle
diagonalisable
 ? est-elle inversible ?
b) Soit G = M k /k ∈ Z . Montrer que G est une groupe cyclique et préciser son
cardinal.

Exercice 33 [ 03715 ] [correction]


Soit (G, ?) un groupe cyclique à n élément engendré par a.
Pour r ∈ N? , on introduit l’application f : G → G définie par

∀x ∈ G, f (x) = xr

a) Vérifier que f est un endomorphisme de (G, ?).


b) Déterminer le noyau f .
c) Montrer que l’image de f est le sous-groupe engendré par ad avec
d = pgcd(n, r).
d) Pour y ∈ G, combien l’équation xr = y possède-t-elle de solutions ?

Exercice 34 [ 03845 ] [correction]


Montrer que les sous-groupes finis du groupe (SO(2), × ) des rotations du plan
sont cycliques.

Groupes isomorphes
Exercice 35 [ 02650 ] [correction]
On note V l’ensemble des matrices à coefficients entiers du type
 
a b c d
 d a b c 
 
 c d a b 
b c d a

et G l’ensemble des M ∈ V inversibles dans M4 (R) et dont l’inverse est dans V .

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[[Link] édité le 23 juillet 2014 Corrections 5

Corrections Exercice 4 : [énoncé]


a) Soient x, y ∈ G. On a
Exercice 1 : [énoncé]
τa (xy) = axya−1 = axa−1 aya−1 = τa (x)τa (y)
Pour x ∈ R? , on a bien f (x) ∈ R? . Pour x, y ∈ R?
f (xy) = (xy)n = xn y n = f (x)f (y) τa est donc un endomorphisme du groupe (G, ×).
b) Pour tout x ∈ G,
donc f est un morphisme de (R? , ×) vers lui-même.
ker f = f −1 ({1}) et Imf = {xn /x ∈ R? }. (τa ◦ τb )(x) = τa (bxb−1 ) = abxb−1 a−1 = (ab)x(ab)−1 = τab (x)
Si n est pair alors
ker f = {1, −1} et Imf = R+? donc
τa ◦ τb = τab
Si n est impair alors
ker f = {1} et Imf = R? c) (τa ◦ τa−1 ) = τ1 = IdG et (τa−1 ◦ τa ) = τ1 = IdG donc τa est bijective et
(τa )−1 = τa−1 .
d) Montrons que T est un sous-groupe du groupe des permutations (SG , ◦).
Exercice 2 : [énoncé] T ⊂ SG et IdG ∈ T car IdG = τ1 .
On sait Soit f, g ∈ T , on peut écrire f = τa et g = τb avec a, b ∈ G. On a alors
∀x, y ∈ C, exp(x + y) = exp(x) exp(y)
f ◦ g −1 = τa ◦ (τb )−1 = τa ◦ τb−1 = τab−1 ∈ T
donc exp : C → C? est un morphisme de groupes.
exp(x) = 1 ⇔ ∃k ∈ Z, x = 2ikπ car ab−1 ∈ G.
Ainsi T est un sous-groupe de (SG , ◦) et donc (T , ◦) est un groupe.
donc
ker exp = {2ikπ/k ∈ Z}
La fonction exponentielle complexe prend toutes les valeurs de C? donc Exercice 5 : [énoncé]
Aut(G) ⊂ SG et IdG ∈ Aut(G).
Im exp = C? Pour tout f, g ∈ Aut(G), on a f ◦ g ∈ Aut(G) et f −1 ∈ Aut(G) par les propriétés
sur les automorphismes.
Ainsi Aut(G) est un sous-groupe de (SG , ◦).
Exercice 3 : [énoncé]
a) f (H) ⊂ G0 , e0 = f (e) ∈ f (H) car e ∈ H.
Soit y, y 0 ∈ f (H), on peut écrire y = f (x) et y 0 = f (x0 ) avec x, x0 ∈ H.
Exercice 6 : [énoncé]
y>y 0−1 0 −1
= f (x) > f (x ) = f (x) > f (x 0−1 0−1
) = f (x ? x ) a) Soit x, y, z ∈ G,

avec x ? x0−1 ∈ H donc y > y 0−1 ∈ f (H). (x > y) > z = (x ? a ? y) ? a ? z = x ? a ? (y ? a ? z) = x > (y > z)
Ainsi f (H) est un sous-groupe de (G0 , > ).
b) f −1 (H 0 ) ⊂ G et e ∈ f −1 (H 0 ) car f (e) = e0 ∈ H 0 . L’élément sym(a) est neutre pour la loi >. En effet, pour x ∈ G, on a
Soit x, x0 ∈ f −1 (H 0 ). On a f (x), f (x0 ) ∈ H 0 .
x > sym(a) = x = sym(a) > x
f (x ? x0−1 ) = f (x) > f (x0−1 ) = f (x) > f (x0 )−1 ∈ H 0
Soit x ∈ G. Posons y = sym(a) ? sym(x) ? sym(a) ∈ G. On a
donc x ? x0−1 ∈ f −1 (H 0 ).
Ainsi f −1 (H 0 ) est un sous-groupe de (G, ? ). x > y = y > x = sym(a)

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[[Link] édité le 23 juillet 2014 Corrections 6

b) K ⊂ G, sym(a) = sym(a) ? e donc sym(a) ∈ K. Exercice 9 : [énoncé]


Soit sym(a) ? x, sym(a) ? y ∈ K. On a Non. {(x, x)/x ∈ Z} est un sous-groupe de (Z2 , +) n’est pas produit de deux
sous-groupes.
(sym(a) ? x) > (sym(a) ? y) > (−1) = sym(a) ? x ? a ? sym(a) ? sym(y) ? a ? sym(a) = sym(a) ? (x ? sym(y)) ∈ K

c) Pour x, y ∈ G,
Exercice 10 : [énoncé]
f (x ? y) = x ? y ? sym(a) = (x ? sym(a)) > (y ? sym(a)) = f (x) > f (y) Si H ⊂ K ou K ⊂ H alors H ∪ K = K (resp. H) et donc H ∪ K est un
sous-groupe de (G, ? )
f est un morphisme de groupe et il est bijectif d’application réciproque Inversement, supposons que H ∪ K est un sous groupe et que H 6⊂ K. Il existe
g:x→ 7 x ? a. alors h ∈ H tel que h ∈/ K.
Pour tout k ∈ K, on a k ? h ∈ H ∪ K car H ∪ K est stable.
Si k ? h ∈ K alors h = k −1 ? (k ? h) ∈ K ce qui est exclu.
Il reste k ? h ∈ H qui donne k = (k ? h) ? h−1 ∈ H. Ainsi K ⊂ H.
Exercice 7 : [énoncé]
Ainsi si H ∪ K est un sous-groupe alors H ⊂ K ou K ⊂ H.
Soient ϕ un tel morphisme et τ la transposition qui échange 1 et 2. On a τ 2 = Id
0
2

donc ϕ(τ ) = 1 d’où ϕ(τ ) = 1 ou −1. Soit τ = i j une transposition
quelconque de Sn . Il existe une permutation σ ∈ Sn telle que τ 0 = σ ◦ τ ◦ σ −1 et
alors ϕ(τ 0 ) = ϕ(τ ). Sachant enfin que tout élément de Sn est produit de Exercice 11 : [énoncé]
transpositions on peut conclure : a) Soit ϕ : G → G0 un tel morphisme et H = {x ∈ G/ϕ(x) = eG0 } son noyau.
Si ϕ(τ ) = 1 alors ϕ : σ 7→ 1. Si ϕ(τ ) = −1 alors ϕ = ε (morphisme signature). On sait déjà que H est un sous-groupe de (G, .).
Soient x ∈ H et a ∈ G. On a

ϕ(axa−1 ) = ϕ(a)ϕ(x)ϕ(a)−1 = ϕ(a)eG0 ϕ(a)−1 = eG0


Exercice 8 : [énoncé]
Si l’application ϕ était constante, elle serait constante égale à 1 car c’est un donc axa−1 ∈ H.
morphisme. Puisque ϕ n’est pas constante, il existe a ∈ G tel que ϕ(a) 6= 1. b) HK ⊂ G et e = e.e ∈ HK.
On vérifie que l’application x 7→ a ? x est une permutation de G car Soient a, b ∈ HK. On peut écrire
∀y ∈ G, ∃!x ∈ G, y = a ? x a = xy et b = x0 y 0 avec x, x0 ∈ H et y, y 0 ∈ K
On en déduit X X On a alors
ϕ(a ? x) = ϕ(x) ab = xyx0 y 0
x∈G x∈G
Puisque z = yx0 y −1 ∈ H, on a encore
car les deux sommes comportent les mêmes termes. Or ϕ(a ? x) = ϕ(a)ϕ(x) donc
X X ab = (xz)(yy 0 ) ∈ HK
ϕ(a ? x) = ϕ(a) ϕ(x)
x∈G x∈G Aussi
a−1 = y −1 x−1 = zy −1 ∈ HK
Puisque ϕ(a) 6= 1, on conclut
avec z = y −1 x−1 y ∈ H.
X
ϕ(x) = 0
x∈G Ainsi HK est bien un sous-groupe de (G, .).

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[[Link] édité le 23 juillet 2014 Corrections 7

Exercice 12 : [énoncé] donc A ⊂ H.


Notons T l’ensemble des éléments de torsion d’un groupe abélien (G, ? ). Supposons A ⊂ H. Pour x ∈ AH, x = ah avec a ∈ A, h ∈ H. Or a, h ∈ H donc
On a évidemment T ⊂ G et e ∈ T . x = ah ∈ H.
Si x, y ∈ T avec xn = y m = e alors Ainsi AH ⊂ H.
Inversement, pour a ∈ A (il en existe car A 6= ∅) et pour tout h ∈ H, h = a(a−1 h)
(x ? y −1 )mn = xmn ? y −mn = e avec a−1 h ∈ H donc h ∈ AH. Ainsi H ⊂ AH puis =.
donc x ? y −1 ∈ T .

Exercice 16 : [énoncé]
Exercice 13 : [énoncé] a) Soit H un tel groupe. Nécessairement H 6= {0} ce qui permet d’introduire
a) L’application f : H → aH définie par f (x) = ax est bijective.
a = inf {h > 0/h ∈ H}
b) Si aH ∩ bH 6= ∅ alors b−1 a ∈ H et alors puisque ax = bb−1 ax on a aH ⊂ bH.
Par symétrie aH = bH. Si a 6= 0, on montre que a ∈ H puis par division euclidienne que tout x ∈ H est
c) Notons k le nombre d’ensembles aH deux à deux distincts. La réunion de multiple de a . Ainsi H = aZ ce qui est exclu. Il reste a = 0 et alors pour tout
ceux-ci est égale à G donc par cardinalité CardG = kCardH d’où CardH | CardG. ε > 0, il existe α ∈ H ∩ ]0, ε]. On a alors αZ ⊂ H et donc pour tout x ∈ R, il
d) < x > est un sous-groupe de (G, .) de cardinal égal à l’ordre de l’élément x. existe h ∈ αZ ⊂ H vérifiant |x − h| 6 α 6 ε. Ainsi H est dense dans R.
b) Soit x ∈ R\Q. Pour N ∈ N? , considérons l’application f : {0, . . . , N } → [0, 1[
définie par f (kx) = kx − bkxc. Puisque les N + 1 valeurs prises par f sont dans
Exercice 14 : [énoncé] les N intervalles [i/N, (i + 1)/N [ (avec i ∈ {0, . . . , N − 1}), il existe au moins
Notons n √ o deux valeurs prises dans le même intervalle. Ainsi, il existe k < k 0 ∈ {0, . . . , N } tel
H = x + y 3/x ∈ N, y ∈ Z, x2 − 3y 2 = 1 que |f (k 0 ) − f (k)| < 1/N . En posant p = bk 0 xc − bkxc ∈ Z et
√ q = k 0 − k ∈ {1, . . . , N }, on a |qx − p| < 1/N et donc
x + y 3 avec x ∈ N, y ∈ Z et x2 − 3y 2 = 1. On a donc
Pourpa ∈ H, a = √
x = 1 + 3y 2 > 3 |y| puis a > 0. Ainsi H ⊂ R?+ . p 1 1
√ x− < < 2
1 ∈ H car on peut écrire 1 = 1 + 0 3 avec 12 − 3.02 = 1. q Nq q
Pour a ∈ H, on a avec des notations immédiates,
√ En faisant varier N , on peut construire des couples (p, q) distincts et donc affirmer
1
=x−y 3 qu’il existe une infinité de couple (p, q) ∈ Z × N? vérifiant
a
avec x ∈ N, −y ∈ Z et x2 − 3(−y)2 = 1. Ainsi 1/a ∈ H. p 1
x− < 2
Pour a, b ∈ H et avec des notations immédiates, q q

ab = xx0 + 3yy 0 + (xy 0 + x0 y) 3 c) Puisque π est irrationnel, il existe une suite de rationnels pn /qn vérifiant

avec xx0 + 3yy 0 ∈ Z, 0 0 0


+ 3yy 0 )2 − 3(xy 0 + x0 y)2 = 1. pn 1
√ xy + xy0 ∈ Z
√ et (xx π− < 2
Enfin puisque x > 3 |y| et x > 3 |y |, on a xx0 + 3yy 0 > 0 et finalement ab ∈ H.
0 qn qn

avec qn → +∞.
On a alors
Exercice 15 : [énoncé]
Supposons AH = H. 1 1 1 1 qn 1
∀a ∈ A, a = ae ∈ AH = H |upn | = = > > →
pn sin pn pn sin (pn − qn π) |pn | |pn − qn π| pn π

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Ainsi la suite (un ) ne tend pas vers 0. Exercice 20 : [énoncé]


a) On a évidemment
{|sin n| /n ∈ N} = {|sin(n + 2kπ)| /n ∈ Z, k ∈ Z} = |sin (Z + 2πZ)| (ab)pq = (ap )q (bq )p = e

Puisque le sous-groupe H = Z + 2πZ, n’est pas monogène (car π irrationnel), H Inversement, supposons (ab)r = e. On a alors
est dense dans R et par l’application |sin(.)| qui est une surjection continue de R aqr = (ar )q = (b−r )q = (bq )−r = e
sur [0, 1], on peut affirmer que {|sin n| /n ∈ N} est dense dans [0, 1].
En particulier, il existe une infinité de n tel que |sin n| > 1/2 et pour ceux-ci et donc p divise qr. Or p et q sont premiers entre eux donc p divise r.
|un | 6 2/n. Mutatis mutandis, on obtient que q divise r et donc pq divise r car p et q sont
Ainsi, il existe une suite extraite de (un ) convergeant vers 0. premiers entre eux.
Au final, la suite (un ) diverge. Finalement ab est un élément d’ordre pq exactement.
b) Dans (C? , ×), a = −1 est d’ordre et b = −j est d’ordre 6 tandis que ab = j est
d’ordre 3.
Exercice 17 : [énoncé] Plus simplement encore, si x est d’ordre n alors x × x−1 est d’ordre 1.
a) La relation est immédiatement réflexive et symétrique.
En discutant selon les cas d’égalité, on montre aussi qu’elle est transitive.
b) S’il n’existe pas dans (G, .) d’élément d’ordre 2, les classes d’équivalence de la Exercice 21 : [énoncé]
relation R comportent toutes deux éléments sauf celle de e qui ne comporte qu’un a) On a évidemment
élément. Les classes d’équivalence étant disjointes de réunion G, le cardinal de G (ab)pq = (ap )q (bq )p = e
est alors impair ce qui est contraire aux hypothèses. Inversement, supposons (ab)r = e. On a alors

aqr = (ar )q = (b−r )q = (bq )−r = e


Exercice 18 : [énoncé] et donc p divise qr. Or p et q sont premiers entre eux donc p divise r.
a) Puisque a est inversible, a est régulier ce qui fournit l’injectivité de Mutatis mutandis, on obtient que q divise r et donc pq divise r car p et q sont
l’application x 7→ a ? x. premiers entre eux.
Un argument de cardinalité finie donne la bijectivité de l’application. Finalement ab est un élément d’ordre pq exactement.
0
b) Par permutation Y Y Y b) On peut écrire p = dp0 . Considérons alors x = ap .
x= (a ? x) = an ? x On a 0
x∈G x∈G x∈G xk = e ⇔ akp = e ⇔ p | kp0 ⇔ d | k
n
donc a = e. et donc x est un élément d’ordre k.
c) Ecrivons les décompositions en facteurs premiers de p et q (avec des facteurs
premiers communs quitte à autoriser les exposants à être nuls)
Exercice 19 : [énoncé] β1 βN
Notons, pour n = 6 que (S3 , ◦) est un groupe non commutatif à 6 éléments. p = pα αN
1 . . . pN et q = p1 . . . pN
1

Un groupe à n = 1 élément est évidemment commutatif. On sait qu’alors


Pour n = 2, 3 ou 5, les éléments d’un groupe à n éléments vérifient xn = e. m = p1
max(α1 ,β1 ) max(αN ,βN )
. . . pN
Puisque n est premier, un élément autre que e de ce groupe est un élément
i i max(α ,β )
d’ordre n et le groupe est donc cyclique donc commutatif. Par la question b), il est possible de déterminer ai élément d’ordre pi et
Pour n = 4, s’il y a un élément d’ordre 4 dans le groupe, celui-ci est cyclique. puisque les a1 , . . . , aN sont deux à deux premiers entre eux, x = a1 . . . aN est un
Sinon, tous les éléments du groupe vérifient x2 = e. Il est alors classique de élément d’ordre m comme le montre un raisonnement par récurrence basé sur le
justifier que le groupe est commutatif. résultat de la question a).

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Exercice 22 : [énoncé]  Puisque H est un sous-groupe strict de G, son complémentaire K est non vide et
a) σ ◦ τ ◦ σ −1 = 2 3 , σ 2 ◦τ ◦ σ −2 = 3 4 ,...,

donc il existe a ∈ K.
σ k ◦ τ ◦ σ −k = k + 1 k + 2 . Pour x ∈ H, l’élément a ? x ne peut appartenir à H car sinon a = (a ? x) ? x−1
b) Il est « connu »que toute permutation  de Sn peut s’écrire comme produit de serait élément du sous-groupe H. On en déduit que a ? x ∈ K et donc
transpositions de la forme k k + 1 . Ces dernières peuvent s’écrire comme
produit de σ, de τ , et de σ −1 . Or σ n = Id et donc σ −1 = σ n−1 et par conséquent, x = a−1 ? (a ? x) ∈ hKi
σ −1 peut s’écrire comme produit de σ. Ainsi
G = H ∪ K ⊂ hKi
et on peut conclure hKi = G.
Exercice 23 : [énoncé] 
a) χ ◦ τ ◦ χ−1 = 2 3 , χ2 ◦ τ ◦ χ−2 =  3 4 , etc.


Les transpositions de la forme i i + 1 appartiennent au sous-groupe Exercice 26 : [énoncé]


engendré par χ et τ . Or pour 1 6 i < j 6 n, on observe Soit a un générateur du groupe cyclique (G, ?) introduit dans l’énoncé.
    On sait
i j = i i + 1 ◦ ... ◦ j − 1 j ◦ ... ◦ i i + 1 G = e, a, a2 , . . . , an−1 avec an = e


donc toutes les transpositions appartiennent au sous-groupe engendré par χ et τ . Puisque x est élément de G, il existe k ∈ [[0, n − 1]] tel que x = ak et alors
Sachant que toute permutation est produit de transposition, on peut conclure que
{χ, τ } engendre le groupe (Sn , ◦). xn = akn = e
b) Le groupe (Sn , ◦) n’étant pas commutatif (n > 3), il n’est pas monogène.
Exercice 27 : [énoncé]
a) L’ensemble des n ∈ N? est une partie non vide (car aCardG = e ∈ H) de N, elle
Exercice 24 : [énoncé] possède donc un plus petit élément.
a) Pour i 6= j ∈ {2, . . . , n}, b) Posons b = an . Puisque b appartient au sous-groupe H, < b >⊂ H.
Considérons ensuite x ∈ H. Il existe p ∈ Z tel que x = ap . Soit r le reste de la
(i, j) = (1, i) ◦ (1, j) ◦ (1, i)
division euclidienne de p par n
Toute transposition appartient à ht2 , t3 , . . . , tn i et puisque celles-ci engendrent Sn , p = nq + r avec 0 6 r < n
Sn = ht2 , t3 , . . . , tn i Comme ar = ap−nq = xb−q , on a ar ∈ H et par définition de n, on obtient r = 0.
Par suite x = anq = bq et donc x ∈< b >. Ainsi H =< b > est cyclique.
b) Si s = (i, j), us est la réflexion par rapport à l’hyperplan de vecteur normal
ei − ej .
c) Si s est le produit de p transpositions alors ker us contient l’intersection de p Exercice 28 : [énoncé]
hyperplans. Ici ker us = {0} donc p > n − 1. Par isomorphisme, on peut supposer que G = Z/nZ ce qui rend les choses plus
d) n − 1. concrètes.
Soient d ∈ N? un diviseur de n et d0 son complément à n : d0 = n/d.
H =< d0 >= 0, d¯0 , 2d¯0 , . . . , (d − 1)d̄0 est un sous-groupe de Z/nZ à d éléments.
Exercice 25 : [énoncé] Inversement, considérons un sous-groupe H à d éléments.
Notons K le complémentaire de H dans G et montrons hKi = G. Pour tout x̄ de H, on a dx̄ = 0̄ car l’ordre d’un  élément divise celui du groupe.
On a évidemment hKi ⊂ G. Par suite n | dx puis d0 | x ce qui donne x̄ ∈ 0, d¯0 , 2d¯0 , . . . , (d − 1)d̄0 .
Ainsi H ⊂ 0, d¯0 , 2d¯0 , . . . , (d − 1)d̄0 puis l’égalité par cardinalité.

Inversement, on a K ⊂ hKi et il suffit d’établir H ⊂ hKi pour conclure.

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Exercice 29 : [énoncé] et en répétant l’opération


a) (h, k)n = 1H×K ⇔ p | n et q | n donc (h, k) est un élément d’ordre ppcm(p, q). n−2 n−3 n−4 0 0
b) Posons p et q les ordres de H et K. a2 − 1 = (a2 + 1)(a2 + 1) . . . (a2 + 1)(a2 − 1)
Supposons p et q premiers entre eux.
Si h et k sont générateurs de H et K alors (h, k) est un élément d’ordre Il y a n − 1 facteurs dans ce produit et ceux-ci sont tous pairs car a est impair.
ppcm(p, q) = pq de H × K. De plus, les deux derniers facteurs sont a + 1 et a − 1 et parmi ces deux figure un
Or CardH × K = pq donc H × K est cyclique. multiple de 4.
n−2 n−2

Inversement, supposons H × K cyclique. On en déduit que 2n divise a2 − 1 et donc a2 ≡ 1 [2n ].


n ?
Si (h, k) est générateur de H × K alors h et k sont respectivement générateurs de b) Par l’absurde supposons (Z/2 Z) cyclique.
H et K. Les éléments de ce groupe sont les k̄ avec 2 ∧ k = 1, ce sont donc les classes des
On en déduit que h est un élément d’ordre p, k d’ordre q et puisque (h, k) est entiers impairs. Il y en a exactement 2n−1 . Si ā est un générateur de (Z/2n Z)?
d’ordre ppcm(p, q) et pq, on conclut que p et q sont premiers entre eux. alors a est un entier impair et ā est un élément d’ordre 2n−1 . Or le résultat
n−2
précédent donne ā2 = 1̄ et donc l’ordre de a est inférieur à 2n−2 < 2n−1 . C’est
absurde.

Exercice 30 : [énoncé]
k
a) Gp ⊂ C? , 1 ∈ Gp , pour z ∈ Gp , il existe k ∈ N tel que z p = 1 et alors Exercice 32 : [énoncé]
k
(1/z)p = 1 donc 1/z ∈ Gp . a) On obtient χM (X) = (−1)n (X n − 1).
k0 Les racines de χM sont les racines de l’unité, il y en a n ce qui est la taille de la
Si de plus z 0 ∈ Gp , il existe k 0 ∈ N vérifiant z 0p et alors
 k  pk 0  k 0  pk matrice et donc M est diagonalisable.
0
0 pk+k
(zz ) = zp z 0p = 1 donc zz 0 ∈ Gp . Puisque 0 n’est pas racine de χM , la matrice M est inversible.
b) Notons b) Par Cayley-Hamilton, nous savons M n = In et donc M est un élément d’ordre
n k
o fini du groupe (GLn (C), ×). Par calcul ou par considération de polynôme
Upk = z ∈ C/z p = 1 minimal, on peut affirmer que n est le plus petit exposant p > 0 tel que M p = In
et donc M est un élément d’ordre exactement n. On en déduit que G est un
Soit H un sous-groupe de Gp différent de Gp . groupe cyclique de cardinal n.
S’il existe une infinité de k ∈ N vérifiant Upk ⊂ H alors H = Gp car Gp est la
réunion croissante de Upk .
Ceci étant exclu, on peut introduire le plus grand k ∈ N vérifiant Upk ⊂ H. Exercice 33 : [énoncé]
Pour ` > k, tous les éléments de Up` \Upk engendrent au moins Upk+1 , or a) Le groupe (G, ?) est nécessairement commutatif car cyclique. Pour tout
Upk+1 6⊂ H donc H ⊂ Upk puis H = Upk x, y ∈ G, on a
H est donc un sous-groupe cyclique et ne peut être maximal pour l’inclusion car f (x ? y) = (x ? y)r = xr ? y r = f (x) ? f (y)
inclus dans le sous-groupe propre Upk+1 .
c) Si Gp pouvait être engendré par un système fini d’éléments, il existerait k ∈ N b) Pour x ∈ G, on peut écrire x = ak avec k ∈ Z et alors
tel que ses éléments sont tous racines pk -ième de l’unité et alors Gp ⊂ Upk ce qui
est absurde. f (x) = e ⇔ akr = e

Puisque a est d’ordre n


f (x) = e ⇔ n | kr
Exercice 31 : [énoncé] En introduisant d = pgcd(n, r), on peut écrire n = dn0 et r = dr0 avec n0 ∧ r0 = 1
a) Par la factorisation a2 − b2 = (a − b)(a + b) et alors le théorème de Gauss donne
n−2 n−3 n−3
a2 − 1 = (a2 + 1)(a2 − 1) n | kr ⇔ n0 | k

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Par conséquent D 0E Si θ0 > 0 alors θ0 ∈ T ce qui contredit la définition de θ0 = inf T car θ0 < θ0 .
ker f = an Nécessairement θ0 = 0 et donc θ = qθ0 ce qui donne R = R(θ0 )q ∈ hR(θ0 )i.
Finalement
c) Par l’égalité de Bézout, on peut écrire nu + rv = d et alors G = hR(θ0 )i

ad = anu ? arv = arv = f (av ) ∈ Imf


Exercice 35 : [énoncé]
Puisque Imf est un sous-groupe, on a déjà ad ⊂ Imf .
a) G ⊂ GL4 (R), G est non vide, stable par passage à l’inverse et par produit car
Inversement, soit y ∈ Imf . On peut écrire y = xr avec x de la forme ak où k ∈ Z.
V l’est. Ainsi G est un sous-groupe de GL4 (R) donc un groupe.
On a donc
b) Si M ∈ G alors det M, det M −1 ∈ Z et det M × det M −1 = det I4 = 1 donc
y = akr
det M = ±1.
Or d | r et donc y ∈ ad . Ainsi Imf ⊂ ad puis l’égalité. Inversement si det M = ±1 alors M −1 = t comM ∈ V donc M ∈ G.
d) Si y ∈
/ Imf , l’équation n’a pas de solution. Sinon, il existe x0 ∈ G tel que c)
xr0 = y et alors det M = ((a + c)2 − (b + d)2 )((a − c)2 + (b − d)2 )
xr = y ⇔ (x ? x−1 r
0 ) =e
donc
2 2
(
Ceci permettre de mettre en correspondance bijective les solutions de l’équation (a + c) − (b + d) = ±1
xr = y avec les éléments du noyau de f . Dans ce cas, il y a exactement n/n0 = d det M = ±1 ⇔ 2 2
(a − c) + (b − d) = ±1
solutions à l’équation.
La résolution de ce système à coefficients entiers donne à l’ordre près :
a, b, c, d = ±1, 0, 0, 0.
Exercice 34 : [énoncé] Posons J la matrice obtenue pour a = c = d = 0 et b = 1. On vérifie J 4 = I4 .
Commençons par rappeler que les éléments de SO(2) sont les matrices L’application ϕ : U2 × Z/4Z → G définie par ϕ(ε, n) = εJ n est bien définie, c’est
un morphisme de groupe, injectif et surjectif. Ainsi G est isomorphe à U2 × Z/4Z
ou plus élégamment à Z/2Z × Z/4Z.
 
cos θ − sin θ
R(θ) =
sin θ cos θ

Soit G un sous-groupe fini de (SO(2), × ). Exercice 36 : [énoncé]


L’ensemble T = {θ > 0/R(θ) ∈ G} est une partie non vide (car 2π en est élément) Non, l’équation x2 = 1 admet deux solutions dans (Q? , ×) alors que l’équation
et minorée de R. On peut donc introduire analogue dans (Q, +), à savoir 2x = 0, n’admet qu’une solution.
θ0 = inf T ∈ R+

Commençons par établir que θ0 est élément de T .


On peut construire une suite (θn )n>1 d’éléments de T convergeant vers θ0 .
Puisque l’ensemble G est fini, l’ensemble des R(θn ) est lui aussi fini. Il existe donc
une infinité d’indicesn pour lesquels les θn sont égaux modulo 2π à une valeur α.
Puisque θn → θ0 , il y a une infinité de θn égaux à θ0 et donc θ0 ∈ T .
Puisque R(θ0 ) ∈ G, on a hR(θ0 )i ⊂ G.
Inversement, soit R un élément de G. Il existe θ ∈ R tel que R = R(θ). On peut
écrire θ = qθ0 + θ0 avec q ∈ Z et θ0 ∈ [0, 2π[. On a alors

R(θ0 ) = R(θ)R(θ0 )−q ∈ G

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