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Traitement des eaux de forage pétrolier

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N° Ordre…………..

/FS/UMBB/2019

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE M’HAMED BOUGARA-BOUMERDES

Faculté des Sciences-Département de Chimie


Mémoire de fin d’études
En vue de l’obtention du Diplôme de Master en :
Domaine : Science de la Matière

Filière : Chimie

Option : Chimie de l’Environnement


Présenté par :
KARIM Nour-Elhouda

Thème

Techniques de traitement des eaux des bourbiers de forage

pétroliers par la méthode solidification /stabilisation


Devant le Jury composé de :

Mr BOUNOUGHAZ Moussa professeur UMBB Président

Mme KORICHE Nesrin MCB UMBB Examinateur

Mr HAMIDOUCHE Fahim MCB UMBB Examinateur

Mme BOUDIEB Naima MCB UMBB Promotrice

Année Universitaire : 2018/2019


Dédicaces

Je dédie ce travail :

 A mon très cher père Ahmed, le premier l’homme de ma vie.


 A ma très chère mère sadjia, source de ma vie.
 A mon marie ferhat et ma petite fille ranoua, les bougies de ma vie.
 A mes deux frères Ali et Aymene.
 A mes beau parentes khaled et malika pour leurs patiences soutien et leurs
sentiments d’amour aux moments les plus difficiles.
 A mes beau-frère et sœurs.

 A Ma grande famille
 A tous mes collègues et amis du master filière de la chimie.

Puisse Allah les protéger et les aider tous dans leurs vies

KARIM Nour-Elhouda
Remerciements
En tout premier lieu, Le grand merci au bon Dieu, qui m’a donné la force et la volonté
pour dépasser toutes les difficultés.

Ce travail de recherche a été réalisé au sein de laboratoire de Centre de Recherche et de


développement de Sonatrach (CRD).

Mes remerciements à tous les membres de laboratoire du CRD :Mme Saoudi, Mr Rabeh,
Mme Ibtissam, Mr Jugorta, et à ma co-promotrice Mme BEDRICI

Je remercie « Mme BOUDIAB Naima » ma promotrice, pour sa disponibilité, pour


son savoir-faire, ses conseils, son guide, sa tolérance et sa gentillesse. Elle m’a
permis de réaliser ce mémoire dans les meilleures conditions. Sa compétence, sa
patience, son enthousiasme et l’attention particulière avec laquelle elle a suivi et
dirigé ce travail ont permis son aboutissement à temps. J’ai acquis une
méthodologie de travail bien organisée afin de ne pas se tromper de chemin.

A l'adresse de « Mr BOUNOUGHAZ Moussa » professeur à l'université de


M’HAMED BOUGARA-BOUMERDES, j'exprime mes plus vifs sentiments de très
hautes considérations d'avoir accepté de présider le jury, ceci m'honore amplement.

Nous remercions vivement les membres du jury « Mr HAMIDOUCHE Fahim »


professeur à l'université de M’HAMED BOUGARA-BOUMERDES , ainsi que
« Mme KOURICHE Nesrin » professeur à l'université de M’HAMED BOUGARA-
BOUMERDES qui nous ont fait le grand honneur pour la lecture de ce mémoire
et aussi d’avoir accepté de juger mon travail, qu'ils trouvent ici l'expression de nos
sentiments les meilleures et nos remerciements les plus sincères en guise de notre
humble reconnaissance .
Sommaire
Introduction
Chapitre I : Présentation du Champ Hassi Messaoud
[Link] du champ de "HassiMessaoud"………………………………….………..4

I.1. Situation Géographique ………………………………………………………..….....4

I.2. Situation géologique………………………………………………………………….5


I. 3. Cadre géologique du champ de Hassi Messaou……………………………………6

I.4. Représentation lithologique du gisement de HMD……………………………...…8

I.5. Activités industrielles de la région de Hassi Messaoud …………………………...8


Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution
II .1. Le forage pétrolier……………………………………………………………….…10
II.1.1. Définition de forage……………………………………………………………….10

II.1.2. Fluides de forage …………………………………………………………………11

II.1.2.1. Définition de fluide de forage ………………………………………………….11


II.1.2.2. Propriétés des fluides de forage ……………………………………………….11

II.1.2.3. Classification des fluides de forage…………………………………………….11


II.1.2.4. Composition chimique de la boue de forage ………………………………….12

II.1.3. Le devenir des rejets de fluides de forage ……………………………………...14

II.1.4. Les hydrocarbures ……………………………………………………………….15

II.1.4.1. Définition et propriétés ……………………………………...……………..…..15

II.1.4.2. Classification des hydrocarbures …………………………………………..…16

II.1.4.3. Propriétés physico-chimiques des hydrocarbures…………………………….17

II.1.4.4. Le polluant majoritaire dans les hydrocarbures; le Gasoil………………….17

II.2. La pollution ……………………………………………………………………..….18


II.2.1. Définition de la pollution……………………………………………………....19

II.2.2. Pollution par les hydrocarbures ……………………………………………….19

II.2.3. Toxicité ....................................................................................................................19


II.2.3.1. Par les hydrocarbures ……………………………………………….…………19

II.2.3.2. Par les métaux lourds ………………………………………………………….19


II.2.4. Pollution des sols……………………………………………………………….…20

II.2.5. Impact sur l’environnement ……………………………………………………..21

Chapitre III : Procèdes de traitement des boues de forage

III.1. Définition de la dépollution ……………………………………………………….23

III.2. Généralité sur les techniques des traitements …………………………………..23

III.2.1. Traitements biologiques- bioremédiation ………………………………..23


III.2.2. Traitement mécanique ( ON-LINE) ……………………….………….….24
III.2.3. Traitements thermiques ( OFF-LINE)…………………………………...25
III.2.4. Traitements chimiques (OFF-LINE)……………………………………..27
III.3.1. Les effluents liquides………………………………………………………….…30

Chapitre IV : Matériels et méthodes

IV.1. Méthodes de caractérisations …………………………………………………….33


IV.1.1. Paramètres physico chimique ……………………………………………….…33
IV.1.2. Paramètres indicateurs de pollutions ………………………………………….35

IV.2. Analyse laborantines de méthode de traitement S/S …………………………....41

Chapitre V : Résultats et discutions


V.1. Caractéristiques physico-chimiques du bourbier ………………………………...47

1. Détermination de pH……………………………………….…………………….47
2. Mesure de la conductivité (ms/cm)………………………………………47
3. Evaluation des MES (mg/L)……………………………………………………..48
4. Evaluation de la turbidité …………………………………………………….…48
5. Évaluation de la DCO et la DBO5………………………………………………………………………49

V.2. Analyse les paramètres indicateurs de pollutions …………………..……………51


V.3. Carbone organique total …………………………………………………...………53
V.4. Dosage des hydrocarbures totaux …………………………..……………………..54

[Link] des métaux lourds………………………………….………………………55


VI. Conclusion générale …………………………………………………………………59

Référence bibliographiques

Annexe
Liste des tableaux
Tableau II-1: Propriétés des hydrocarbures.

Tableau III-1: Les réactifs utilisés dans le traitement de solidification.

Tableau III.2 : Valeurs limites des paramètres de rejets d’effluents liquides industriels selon le décret
n°06-141 et valeurs limites garanties contractuellement.

Tableau IV.1 : Facteur de conversion de la DBO5en fonction du volume de prise.

Tableau IV.2: Représentation des avantages et les inconvénients de chaque méthode.

TABLEAU N°1 : Constante physiques de quelque alcane.

TABLEAU N°2 : Constante physiques de quelque cyclane.

TABLEAU N°3 : Constante physiques de quelque hydrocarbure aromatique.

TABLEAU N°4 : Constante physiques de quelques hydrocarbures insaturés.


Liste des figures

Fig. I.1 : Carte géologique du champ de Hassi Messaoud.

Fig. I.2 : Colonne stratigraphique du champ de HMD.


Fig. II.1 : les bourbiers de forage.
Fig. II.2 : Schéma des types de pollutions.

Fig. III.1 : Unité de traitement on-line.

Fig. III.2 : Procédé de traitement par Désorption Thermique.

Fig. III.3 : Principe du procédé de traitement des déblais de forage par cimentation
(Inertage).

Fig. III.4 : L’unité de Solidification des déblais de forage (Dry cuttings).

Fig. IV.1 : Schéma des différentes étapes explicitant l’atomisation et L’excitation d’un
élément dans le plasma.
Fig. IV.3 : centrifugeuse.

Fig. IV.4 : eau de bourbier avec ses déblais.

Fig. IV.5 : Traitement des déblais de forage par cimentation (Inertage).

Fig. IV.6 : Unité Thermique.


Liste des abréviations

SONATRACH : Société Nationale pour la Recherche, la Production, le Transport, la


Transformation, et la Commercialisation des Hydrocarbures.

HMD : Hassi Messaoud.

Méthode S/S : méthode stabilisation- solidification

AV/TR : Avant/ Traitement.

AP/TR : Après/ Traitement.

DCO : Demande Chimique en Oxygène.

DBO5 : Demande Biochimique en Oxygène durant 5 jours.

HAP : Hydrocarbure aromatique polycyclique

COT : Carbone organique total

TC : Carbone Total.

TIC : Carbone Inorganique Total.

CPG : Chromatographie en Phase Gazeuse.

pH: Potentiel d’Hydrogène.

SAA : Spectrométrie d’Absorption Atomique.

SEA : Spectrométrie d’émission Atomique.


Introduction générale
Introduction générale

Le développement de l'industrie pétrolière a engendré beaucoup des problèmes


environnementaux qui contribuent ainsi à la dégradation de quelques écosystèmes naturels,
a savoir les nappes des eaux souterraines. Les lois de l'environnement exigent des
traitements adéquats de ces déchets industriels afin d'éviter une éventuelle dégradation.

L'industrie pétrolière de la région de Hassi Messaoud est très développée ce qui


produit des déchets pétroliers avec des éléments néfastes. Durant les opérations de forage
et d'exploitation des unités de production et de raffinage, une quantité importante de rejets
industriels solides et liquides sont générés. Ces rejets renferment des produits toxiques tels
que les métaux lourds et les polluants organiques, ces derniers provoquent des problèmes
menaçant l’environnement, l’homme, les plantes et les animaux.

Depuis 1990 l'état Algérien par l’intermédiaire de la Sonatrach a entrepris une


stratégie pour la protection de l'environnement à partir des législations nationales en
vigueur, dépensant de grands budgets.

Jusqu’à maintenant il y a une quantité de rejets liquides qui pénètrent au niveau de


la nappe phréatique nécessitant des techniques de traitement appropriées.

L’Algérie n’est pas à l’abri de ces phénomènes en raison des opérations de forage
et d’exploitation des unités de production et de raffinage qui génèrent une quantité
importante de rejets industriels solides et liquides. Ces rejets stockés dans des endroits
appelés bourbiers renfermant des produits toxiques tels que des métaux lourds et des
polluants organiques. Ces derniers provoquent des problèmes qui menacent l’homme, la
faune et la flore.
Les lois de l’environnement exigent des traitements adéquats de ces déchets
industriels afin d’éviter une éventuelle dégradation. Les conditions actuelles de traitement
de ces rejets reposent essentiellement sur leur stabilisation/ solidification. Cependant,
quelques questions subsistent à savoir :
• Est-ce que ce traitement réduit réellement et efficacement les polluants organiques et
minéraux ?
• Quelle est la meilleure formulation de traitement qu’on peut proposer pour traiter ces
rejets ?

Pour répondre à ces questions et dans le cadre des travaux relative à mettre en place, nous
avons effectué une série d’analyses physico-chimiques au niveau de laboratoire du CRD

1
Introduction générale

sur des rejets liquides avant et après traitement dont le but d’évaluer la qualité du
traitement effectué. Des solutions ont été proposés dans ce mémoire afin de réduire
l'influence des éléments toxiques.

Ce travail est organiser en cinq chapitre :

 Dans le premier chapitre nous présentons une description du champ de Hassi


Messaoud ainsi que ses caractéristiques géologiques et géographiques.
 Le deuxième chapitre représente des notions théoriques concernant le forage pétrolier,
les fluides, les bourbiers ainsi que la pollution par les hydrocarbures.
 Dans le chapitre trois nous abordons les différents procèdes de traitement des
bourbiers de forage et des détailles de la technique solidification/stabilisation ont été
donnés.
 Le chapitre quatre présentes la méthodologie de travail ainsi que tous les appareils et
les équipements nécessaires pour cette étude.
 Le cinquième chapitre regroupe la discussion des résultats expérimentaux obtenus.
 Une conclusion générale clore ce travail.

2
CHAPITRE I
Présentation du Champ
Hassi Messaoud
Chapitre I : Présentation du Champ Hassi Messaoud

I. Historique du champ de "Hassi Messaoud"

Le Gisement de "Hassi Messaoud", l’un des plus importants du monde s’étend sur
une superficie voisine de 2500 Km2. Découvert en 1956 et mis en production généralisée
en 1958, le premier forage HMD en mai 1957 [1].

De 1957 à 1958, 20 puits ont été forés et la réalisation des unités de séparation ont permis
la mise en exploitation du champ (sa production pour l'année 1958 a été de l'ordre de 0.4
million de tonnes).

De 1959 à 1964, 153 puits ont été mis en exploitation à la fin de période démarrage
des deux premières stations de réinjection de gaz à haute pression (UCI pour HMD nord, et
SCI pour HMD sud), sept puits injection ont été équipés (1 phase de récupération IRE)
Une moyenne de forage entre 1963 et 1967 est de 8 puits/année.
Jusqu'à 1975, 262 puits ont été forés dont 222 exploitables.

En 2000 le nombre de puits forés a atteint 1096 dont 783 producteurs d'huile, 100
puits injecteurs de gaz et 37 puits injecteurs d'eau. On compte aussi 129 puits secs et 47
producteurs d'eau.

Le champ de "Hassi Messaoud" est subdivisé en 25 zones dites de production,


d’extension variable, ces zones sont relativement indépendantes et correspondent à un
ensemble de puits communiquant entre eux et se comportent de la même manière du point
de vue pression de gisement. Les puits d’une même zone drainent conjointement une
quantité d’huile en place bien établie.

I.1. Situation Géographique


Le champ de "Hassi Messaoud" se situe à 850 km sud/sud-est de l’Algérie et à 350
km de la frontière tunisienne, sa localisation en coordonnées Lambert sud Algérie est la
suivante :
X= 790000 – 840000 m
Y= 110000 – 150000 m

4
Chapitre I : Présentation du Champ Hassi Messaoud

I.2. Situation géologique

Le champ de Hassi Messaoud est considéré comme étant le plus grand gisement
de la province triasique, situé au Nord Est de la plate forme saharienne où il occupe sa
partie centrale. Le champ correspond au prolongement vers le Nord de la dorsale d'Amghid
El Biod, il est limité :

- Au Nord par la structure Djamaa-Touggourt.


- A l’Ouest par la dépression d'Oued Mya.
- A l'Est par la dépression de Dahar.
- Au Sud par la dépression d'Amguid [2]

Fig I-1 : Carte géologique du champ de Hassi Messaoud

5
Chapitre I : Présentation du Champ Hassi Messaoud

I. 3. Cadre géologique du champ de Hassi Messaou

I.3.1. Aspect structural et tectonique du champ

Le champ de Hassi Massoud se trouve sur la partie Nord de la zone haute El Biod
Hassi Messaoud formée par une suite de Horsts et Grabens limités par des failles allant
généralement dans une direction subméridienne.
Les dimensions de cette structure atteignent approximativement 45x54 Km avec une
superficie imprégnée d'huile de 1143 Km, et une zone de transition d'environ 400 Km.
La profondeur moyenne de la zone productrice varie entre 3400 et 3600 m. La cote absolue
de l'interface huile-eau est estimée à 3380 m.

Deux failles principales traversent le gisement dans sa partie centrale contrôlant une
zone d'effondrement et une troisième a soulevé un bloc sur son flanc Ouest.
Ces failles traversent toutes les couches « Cambriennes » et atteignent parfois le
« Crétacé » ou ne dépassent légèrement la discordance « Hercynien » vers le haut de la
structure, l'amplitude s'adoucit progressivement et elle diminue de valeur, puis s'étend
complètement à partir des séries « Jurassiques » [3].

I.3.2. Aspect stratigraphique

La série stratigraphique du champ de "Hassi Messaoud" est représentée de haut en bas


par des couches suivantes: [4]
a) Cénozoïque
 Mio-Pliocène
 Eocène
b) Mésozoïque
 Crétacé
 Jurassique
 Trias
c) Paléozoïque
 Ordovicien
 Le Cambrien
 L'infracambrien

6
Chapitre I : Présentation du Champ Hassi Messaoud

d) Le Socle : Rencontré aux environs de la profondeur de 4000 m, il est constitué de


granite porphyroïde de couleur rose à deux micas.
Les couches stratigraphiques sont bien détaillé dans la figure I-2

Fig I-2 : Colonne stratigraphique du champ de HMD

7
Chapitre I : Présentation du Champ Hassi Messaoud

I.4. Représentation lithologique du gisement de HMD

Le réservoir de "Hassi Messaoud" se situe dans le Cambro-ordovicien vers 3300m,


il est de forme anticlinale. La roche couverte est constituée par le complexe argilo-gréseux
et salifère du trias. La structure développée suit une direction générale nord et sud est. Ce
sont des sédiments cambrien satures en huile, constitués essentiellement de grès
hétérogènes fin à très grossiers argentés. Le réservoir est constitué de 4 zones superposées
R1(Ri+Ra), R2 et R3 . Ayant des différences physique et pétrographiques fondamentales.

I.5. Activités industrielles de la région de Hassi Messaoud

Le champ pétrolier de HMD, considéré comme l’un des dix plus grands champs
pétroliers au monde, produit actuellement plus de 400 000 barils par jour, il compte
actuellement (jusqu’au 10/09/2009) 1393 puits de différents types, à savoir : [5]

 921 Puits producteurs de brut.


 62 Puits producteurs d’eau.
 57 puits injecteur d’eau.
 115 Puits injecteur de gaz.
 112 Puits abandonnés (huile + gaz + eau)
 85 puits inexploitables
 41 puits secs

8
CHAPITRE II
Forage pétrolier
et la pollution
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

L’extraction du pétrole nécessite une opération très complexe et très délicate


appelle « le forage ». Dans l’industrie pétrolière le puits de forage joue un rôle important
pour atteindre l’objectif, qui est l’extraction du pétrole brut, pour cela l’utilisation des
boues ou fluides spécialement prépares est indispensables. Le résultat de cette démarche
est bien sur bénéfique aux industrielles mais néfaste pour l’environnement, on parle là
« des bourbiers de forage pétrolier », la composition et classification de ces derniers sera
détaillé dans la suite de ce chapitre.

Les bourbiers sont les produits des activités industrielles et pétroliers, pour
comprendre ces processus qui sont très compliqué et diversifiés. Dans ce contexte notre
étude donne un aperçu général sur le forage pétrolier et les différentes phases de réalisation
de ces projets ainsi que les fluides de forages.

La pollution en générale résulte des conséquences des déverses activités humaines


(industrielle, agricoles, …) cumulées au cours des temps. Ces pollutions négligées jusqu’à
une époque relativement récente deviennent aujourd’hui une préoccupation majeure en
raison de leurs conséquences, environnementales, socio-économique...etc.

De nos jours, la réglementation environnementale de plus en plus contraignant, les


améliorations des procèdes et des pratiques de protection de l’environnement, l’application
est suivie par des principes du développement durable et la gestion améliorée des déchets
limitent de plus en plus l’impact polluant de ces diverses activités humaines.

II .1. Le forage pétrolier

II.1.1. Définition de forage


On appelle « forage pétroliers » l’ensemble des opérations permettant d’atteindre
les roches poreuses et perméables du sous-sol susceptible de contenir des hydrocarbures
liquides ou gazeux.

Le succès d’une opération de forage est assuré par plusieurs facteurs, parmi
lesquels celui du choix des fluides de forage. Ces fluides dites complexes, du fait de leur
nature même, et appelés plus classiquement « boues de forage », sont le plus souvent des
émulsions/ suspension, de divers constituants dont les fonctions sont multiples. [4]

10
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

II.1.2. Fluides de forage

II.1.2.1. Définition de fluide de forage

Le fluide de forages, appelé aussi boue de forage, est un système composé de


différentes constituantes liquides (eau / huile) et / ou gazeux (air, gaz naturelle) contenant
en suspension d’autres produits minéraux et organique (argiles, polymères, tensioactifs,
déblais, ciments, …etc). Ces produites doivent conférer à la boue des propriétés de telle
façon que le rendement au cour du forage soit élevé.

II.1.2.2. Propriétés des fluides de forage

Ses principales caractéristiques sont :

 La masse volumique ou densité : elle constitue un paramètre essentiel dans le


maintien des parois du trou et les fluides en place dans les formations géologiques
traversées [6].
 La viscosité : c’est la caractéristique qui permet au fluide de suspendre et par
conséquent, transporter les déblais [7].
 Le filtrat : c’est l’eau qui pénètre dans la formation géologique pour permettre le
dépôt d’une couche de solides, appelée cake, qui enveloppe les parois du puits [7].

II.1.2.3. Classification des fluides de forage


Les boues de forage sont classées en trois catégories selon le fluide de base utilisé dans
leur préparation : l’eau, l’air ou l’huile. On distingue :

a. Fluide de forage à base d’eau (WBM)


Ces fluides sont souvent désignés par « Water-Based Muds » ou WBM. Ils sont dans la
plupart des cas constitues par des suspensions de bentonite dans l’eau (30 à 60 g/L).

Exemple d'une formulation de WBM:


76% d'eau, 14% de barite (alourdissant), 6% d'argile, 4% d'additifs.

11
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

b. Fluide de forage à base d’huile (OBM)

Les fluides de forage à base d’huile généralement dénommé « Oil-Based Muds » ou


OBM., sont des fluides dont la phase continue est une huile minérale (pétrole brut, fuel,
gasoil,) la phase la plus utilisés était le gasoil.

Les fluides de forage à base contenant plus de 5% d’eau sont appelés boues de forage à
émulsion inverse ; avec moins de 5% d’eau, on a les boues à l’huile (IDF,1988)

Exemple d'une formulation d'OBM:

46% d'huile, 33% de barite, 18% d'eau saumâtre, 2% d'émulsifiant, 1% de gélifiant.

c. Fluide de forage gazeux

Ce sont des fluides dont la phase continue est du gaz, mélangé avec de l’eau à des
proportions variables, le gaz peut être de l’air ou du gaz naturel, et peut appartenir à une
mousse ou à un brouillard.

II.1.2.4. Composition chimique de la boue de forage

Dans leur composition, les boues utilisées contiennent plusieurs substances


chimiques qui sont connues pour le risque qu’elles présentent pour la pollution et
l’endommagement des sols et des sous-sols.

Chaque type de boue fait appel à des additifs différents, il est difficile de définir clairement
un mode général de fabrication, d'entretien, et de traitement [4].

Ces produits sont classés par familles :

1/ Colloïdes argileux

 Les bentonites
 Les attapulgites

2/ Colloïdes organiques ou Réducteur de filtrat

 Amidons
 CMC (Carboxy Methyl Cellulose)

3 / Fluidifiants ou réducteur de viscosité

 Les polyphosphates
 Les tanins
12
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

 Les lignosulfonates
 Les lignines chromes
 L’eau

4 / Les additifs minéraux

 Soude caustique (NaOH)


 Carbonate de soude (Na2CO3)
 Le gypse (CaSO4)
 Chaux éteinte (Ca (OH) 2)
 Bicarbonate de sodium (NaHCO3)

5 / Produits organiques spéciaux

 Les anti- ferments


 Les anti-mousses
 Les anti-coincements
 Les anti-corrosions
 Les anti-bourrant

6 / Alourdissant

 Barytine ou sulfate de baryum (BaSO4)


 Le carbonate de calcium (CaCO3)
 La galène (PbS)
 Hématite (Fe2 O3)

7 / Les colmatant

 Colmatant organiques
 Colmatant fibreux
 Colmatant lamellaires
 Colmatant gonflants
 Colmatant a prise (liants hydrauliques).

.8 / Composants indésirable

Les composants indésirables les plus présents dans les fluides de forage sont les
hydrocarbures, les métaux lourds, et les sels. Une brève description est donnée ci-dessous:

a. Hydrocarbures : Quand une formation traversée contient des hydrocarbures, le


fluide de forage se trouve contaminé par l'huile de la formation. L'huile de certaines
formations est un composant indésirable car il contamine les déblais [8].

b. Métaux lourds : Les métaux lourds peuvent se mélanger avec les fluides de forage
selon deux cas:

13
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

 Les formations forcées contiennent l'arsenic, le baryum, le cadmium, le chrome, le


plombe et le mercure.
 Les additifs des fluides de forage contiennent du baryum qui vient des agents
alourdissant de la baryte et du chrome qui vient des défoulant chrome-lignosulfonate.
Baryte minéral, utilisée pour le contrôle de la densité, peut avoir de grandes quantités
naturelles de cadmium et de mercure. [8]

c. Sels : La concentration des sels, comme le chlorure de sodium ou de potassium dans


les fluides de forage peut aussi considérablement augmente, spécialement quand les puits
forés traversent des dômes de sel ou des formations ayant de 1'eau très salée.

II.1.3. Le devenir des rejets de fluides de forage

A la sortie du puits, le fluide de forage remonte, chargé de déblais. Ces derniers


séparent du fluide de forage par tamisage, sont rejetée dans une grande excavation, réalisée
à cette effet, appelée « Bourbier ».

II.1.3.1. Les bourbiers


Le dictionnaire français Larousse, définit un bourbier comme une dépression du sol
remplie d’une boue épaisse. C’est une situation difficile. En matière d’exploitation
pétrolière, une panoplie des produits chimiques est employée dans la formulation des
boues de forage. Ces composés de natures différentes et dont la toxicité et la
biodégradabilité sont des paramètres mal définis et déversés dans la nature. Les
hydrocarbures constituent un majeur des boues à base d’huile. Bien sûr, d’autres produits
spéciaux (tensioactif, polymère) sont ajoutés pendant l’opération de forage. Ces rejets sont
généralement stockés dans des endroits, appelés ‘ bourbiers’ [8].

La figure donne des images sur les bourbiers :

14
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

Fig II-1 : les bourbiers de forage.

Le bourbier contient la même composition que celle des boues de forage utilisées
(eau, huile, bentonite,) en plus les déblais, du pétrole brut et les composants du sol foré.
Les principaux contaminants que l’on est susceptible de rencontrer sont : les huiles, les
métaux lourds et les sels. Un bourbier à Hassi Messaoud, en fin de forage, peut contenir
jusqu’à 600 m3 de gasoil rejeté dans la nature.
Durant le stockage momentané dans le bourbier, et dans l’attente des techniques de
traitement, souvent il faut compter des mois, voire des années pour procéder à une méthode
de réhabilitation, les hydrocarbures s’évaporent, s’infiltrent, s’adsorbant et peuvent causer
de néfastes effets sur l’environnement [4].

II.1.4. Les hydrocarbures


II.1.4.1. Définition et propriétés
Les hydrocarbures sont des molécules composées d’hydrogéné ( H) et de carbone
(C), avec parfois d'autres atomes entre autres d'oxygène ou d'azote.

On distingue plusieurs familles d'hydrocarbures à la base de structure des


molécules. Elles peuvent posséder des liaisons simples (alcanes, cyclanes), doubles
(alcènes, polyènes) ou triples (alcynes et hydrocarbures aromatiques), être linéaires ou
cycliques (cyclanes et hydrocarbures aromatiques). Ces différentes familles
d'hydrocarbures possèdent des propriétés physicochimiques variables (température
d'ébullition, densité...).

15
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

Le tableau II-1 donne les caractéristiques des principaux hydrocarbures rencontrés


dans le ruissellement pluvial et notamment celles de l'essence, mélange complexe
d'hydrocarbures. (Norme XPP 16-442) [9].

Tableau II-1: Propriétés des hydrocarbures

Liquide Densité Séparabilité de l’eau Solubilité

Diesel 0.85 oui Quasiment insoluble

Mazout léger 0.87 oui Quasiment insoluble

Mazout lourd 0.99 Non soluble

pétrole 0.7 à 0.75 oui Quasiment insoluble

kérosène 0.8 oui -

Essence 0.68 oui -

II.1.4.2. Classification des hydrocarbures

Le carbone et l'hydrogène peuvent former des molécules saturées, linéaires ou


cycliques et parmi les molécules cycliques, certaines d'entre elles peuvent être classé à part
grâce à un type particulier d'instauration. On distingue donc trois types d'hydrocarbures:

II.[Link]. Les hydrocarbures saturés


a) Alcanes

 On constate que par addition successives d'atomes de carbone liés à deux


hydrogènes, on forme une famille de composés ayant pour formule générale C nH2n+2.
Parmi lesquels, on distingue: Les alcanes linéaire : (n-alcanes). Dont la longueur de chaine
varie de 7 à 40 atomes de carbone et constituent des classes les plus abondantes (10 à 40 %
des hydrocarbures totaux d'un brut pétrolier).
 Les alcanes ramifiés : Les plus abondants sont les iso-alcanes (groupement méthyle
en position 2), les autres composés ramifiés antéiso (groupement méthyle en position 3) ou
poly ramifiés tels que les iso-prénoides (exemple : pristane, phytane) sont beaucoup moins
nombreux. Ces composés se trouvent dans le pétrole brut dans proportions sensiblement
égales à celles des n alcanes. (Pour plus de détail voire le tableau N° 1, ANNEXE1).

16
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

b) Cyclanes : Les chaînes hydrocarbonées saturées peuvent se fermer sur elle-même en


formant des cycles. II s'agit des cyclanes, plus communément appelés naphtène. Chaque
atome de carbone du cycle est lié à deux atomes d'hydrogène et la formule générale des
cyclanes est (CH2) n ou CnH2n. (Plus de détail voire le tableau N°2, ANNEXE)

II.[Link]. Les hydrocarbures insaturés


a) Alcènes : Les alcènes présentent un déficit en hydrogène ; ils ne sont pas saturés Les
alcènes sont des hydrocarbures présentant une double liaison C=C dans leur squelette
carboné. Leur formule générale est donc CnH2n.
b) Cyclènes : II existe peu de représentant de ce type d'hydrocarbures, possédant une
double liaison C=C leur formule générale est donc CnH2n-2.
c) Alcynes : Ces hydrocarbures sont caractérisés par la présence dans leur molécule d'une
triple liaison C≡C la formule générale est CnH2n-2. (Voir Tableau N° 4, ANNEXE 1).

II.[Link]. Les hydrocarbures aromatiques


Plusieurs familles d'hydrocarbures aromatiques et poly-aromatiques dont le nombre
de noyaux varie de 2 à 6 sont présentes dans les pétroles bruts. Cas composés sont dominés
par des composés mono-, di- et tri-aromatiques. En général, les hydrocarbures aromatiques
sont moins abondants que les alcanes, el ne représentent que 10 à 30% des hydrocarbures
totaux d’un brut pétrolier. (Voir Tableau N°3, ANNEXE 1).

II.1.4.3. Propriétés physico-chimiques des hydrocarbures

Les caractéristiques physiques des hydrocarbures tels que la structure, la masse


molaire, le point d'ébullition ainsi que la densité sont représentés dans les tableaux: N°1,
N°2, N°3, N°4, ANNEXE 1.

II.1.4.4. Le polluant majoritaire dans les hydrocarbures; le Gasoil


Le gasoil, l'un des principaux produits de la distillation du pétrole brut, connu
par son nom commercial « diesel » est parmi les carburants les plus utilisés dans le monde,
ce qui fait de lui une source permanente de pollution du sol et des eaux [10].
Il est composé d'hydrocarbures saturés (n- alcanes, naphtènes) à plus de 60 % et de
composés aromatiques à 40 % [11], le carbone contenu dans le diesel est de 86,27 % tandis

17
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

que l'hydrogène est de 13,38 %. C'est une catégorie intermédiaire entre les légers et les
lourds avec une masse volumique à 15°C comprise entre 820 et 860 kg/m3 [11-13].

II.2. La pollution

II.2.1. Définition de la pollution

La pollution est une dégradation de l’environnement par l’introduction de l’air,


l’eau ou le sol de matière n’étant pas présentes naturellement dans le milieu. Elle entraine
une perturbation de l’écosystème dont les conséquences peuvent aller jusqu’à la migration
ou l’extinction de certaines espèces incapables de s’adapter au changement [14].

Il existe plusieurs types (Fig II-2)

Types de pollutions

Pollution du sol : Pollution de l’air : Pollution de l’eau :

Souvent d’origine Provoquée par des Peut résulte la


industrielle au polluants dits contamination des
agricole. atmosphériques eaux usées des
rejets des produits
(les HC …)

Fig II-2: Schéma des types de pollutions

18
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

II.2.2. Pollution par les hydrocarbures

La pollution se traduit par une modification du milieu naturel risquant d’avoir des
conséquences dangereuses pour tout organisme vivant.

Le déversement accidentel massif des hydrocarbures conduit à la destruction quasi


instantanée et presque totale de toute ressource vivant.

En cas de la pollution chornique, les effets sont plus insidieux, ils peuvent être à
l’origine de perturbation physiologique. Ces hydrocarbures modifient considérablement la
perméabilité de membrane cellulaire des micro-organismes ainsi que l’activité
photosynthétique. L’accumulation dans les tissus vivants d’hydrocarbures peut avoir des
effets cancérigènes pour les animaux marins et donc pour l’homme [15].

II.2.3. Toxicité

II.2.3.1. Par les hydrocarbures


La pollution des sols par les hydrocarbures résulte généralement de l’infiltration à
partir de la surface ou de l’enfouissement de produit pétroliers ou de résidus hydrocarboné
[16]. Les hydrocarbures, regroupent différents produits pétroliers (pétrole brut, pétrole
raffiné, kérosène, essences, fuel, lubrifiants, huiles à moteurs).
Au laboratoire, ils sont généralement dosés globalement (indice hydrocarbures totaux
iHT). La solubilité des hydrocarbures est variable mais jamais élevée. On note des valeurs

de 3 à 30 mg/l (C5-C7). Qui chutent de 0,07 sur C9. Jusqu’à 0.007 pour c12.

La stabilité des hydrocarbures aliphatiques est assez élevée, leur dégradation dans
l'environnement sous l'effet de la lumière ou des bactéries étant très lente.
Dans le cas des hydrocarbures plus légers que l'eau, la quantité déversée doit être suffisante
pour qu'il ait constitution d'une phase continue, sinon, la pollution se manifestera sous
forme de gouttelettes d'huile piégées dans les pores constituant autant de micro-sources de
pollution, par relâchement dans la phase eau de composants solubles [17].

II.2.3.2. Par les métaux lourds

Les contaminants inorganiques majeurs sont les métaux lourds. Ils représentent un
problème différent des contaminants organique, ils ne peuvent pas être dégrades par les
micro-organismes, ils doivent être « immobilisés » ou extraits. Il existe plusieurs
19
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

définitions du terme « métal lourd », ou élément trace métallique (ETM) ; il s’agit en


générale d’élément métallique naturels, caractérises par une masse volumique élevée,
supérieure à 5 g/cm3.

Les métaux lourds les plus fréquents sont : Cd, Cr, Pb, As, Ni et Le Zn. Ils
proviennent de la combustion des charbons, pétrole, ordures ménagères de l’épandage de
boues sur les sols agricoles et de certains procédés industriels.

Certains contaminants tels que les métaux, sont susceptibles d'être toxiques de
façon immédiate envers un être vivant. En raison de leurs propriétés chimiques (solubilité,
état d'oxydation) les métaux se présentent sous différentes formes (ions, complexes) et liés
à divers ligands chez les personnes souffrant d'intoxication métallique, on trouve des
métaux toxiques dans la plupart des tissus mous, surtout le foie, les reins mais aussi dans
les os. Une fois absorbés, les éléments métalliques sont souvent difficiles à éliminer. La
demi-vie de la plupart d'entre eux dans le corps humain est longue (30 ans pour le
cadmium, 70 an pour le plomb). Les effets d'une exposition de longue durée aux métaux
(Cd, Cu, Pb, Sn, Zn) sont: gastro-entérite, irritation pulmonaire, insuffisance rénale et
hépatique

II.2.4. Pollution des sols


Les capacités régulatrices des sols peuvent être affectées par la dégradation de leurs
propriétés physiques, chimiques ou biologiques. Ces dégradations résultent, dans la plupart
des cas, de l’activité humaine : on parle alors de pollution. La pollution d’un sol peut se
présenter :

 Sous forme diffuse


 Sous forme ponctuelle

La pollution des sols est tout particulièrement liée celle des eaux souterraines, et
celle-ci résulte de l’industrie, de l’agriculture, ou d’autres sources liées aux activités
humaines. Ainsi, un temps plus ou moins long peut s’écouler avant de pouvoir constater
l’arrivée d’un polluant dans la nappe phréatique.

Pour chacun de ces types, on distingue deux origines de pollution :

20
Chapitre II : Forage pétrolier et la pollution

 Les pollutions accidentelles (déversement ou dépôts ponctuel de polluants), où une


grande quantité de polluant est déversée en fonction du temps. La pollution
accidentelle est due, comme son nom l'indique, aux déversements accidentels
d'hydrocarbures lors par exemple d'accidents de la route (comme le déversement d'un
camion-citerne transportant des produits dangereux [18].
 Les pollutions chroniques (apport continu de contaminants par fuite ou lessivage), dont
les effets cumulés peuvent être plus importants que ceux d’une pollution accidentelle.
Ce type de pollution s’accumule entre deux phénomènes pluvieux sur la chaussée ou
dans les zones où il ya circulation d’hydrocarbures: parkings, aire de lavage,
aéroports... la circulation automobile, par des pertes d'essence et d'huile [8], [19].

II.2.5. Impact sur l’environnement

L’industrie pétrolière, a travers ses activités de forage, de production, de transport


et de stockage génère des quantités important de rejet liquide contamine par les
hydrocarbures, ces contaminations continuelles (tel que le cas d’une raffinerie) ou
accidentelles (tel est le cas d’une fuite au niveau des bacs de stockage) posent d’importants
problèmes de pollution (sol, eaux) [19].

La présence du fluide de forage dans le bourbier, n’est pas en soi, un danger, le


risque appart dès lors que ce polluant, soit mobilisé et agit comme un vecteur de la
pollution, pouvant atteindre les eaux souterraines, la végétation de surface, et les espèces
animales vivant aux alentours, en permanence ou temporairement.

Exemples d'impacts : Les nombreux impacts associées aux rejets des boues de forage sont
directement liés à la présence de composés toxiques dans les boues, qui sont très soluble
une fois en contact avec l'eau, et peuvent migrer pour couvrir de grands espaces.

21
CHAPITRE III

Procèdes de traitement
des boues de forage
Chapitre III : Procèdes de traitement des boues de forage

Dans ce chapitre, il sera question de l’état de l’art des traitements réserves à la fraction
solide des boues de forage, qui sont connus dans le jargon technique sous le terme « drill
cuttings » ou « cuttings », suivit par des travaux de recherche sur le traitement par
désorption thermique.

III.1. Définition de la dépollution


La décontamination au la dépollution est un ensemble de technique consistant à
épurer ou tout au moins à isoler un milieu ayant été exposé à une pollution chronique ou
récurrente qui l’a rendu inutilisable pour des activités domestiques agricole au industrielle.

Un sol ne peut être déclaré fertile et sain que lorsque la quantité de polluant qu’il reçoit est
inferieure ou égale à celle qu’il peut éliminer.

III.2. Généralité sur les techniques des traitements

III.2.1. Traitements biologiques- bioremédiation

Le traitement biologique permet la dégradation des substances organiques (huiles)


contenues dans les particules solides, par l’intermédiaire de microorganismes spécifiques
(bactéries, champignons) qui se développent naturellement et dans des conditions aérobies.
Quelques conditions doivent être satisfaites pour favoriser l’action des
microorganismes et augmenter la cinétique de biodégradation des composes organique, à
savoir : la température, la DBO (demande biologique en oxygène), l’humidité, le Ph, les
nutriments (phosphore, azote).
Les techniques de traitement biologiques, c’est-à-dire les techniques qui exploitent
les propriétés d’un organisme vivant pour réaliser l’opération de dépollution sont des
techniques de décontamination (extraction ou dégradation du contaminant) ou
d’assainissement (réduction des risques, c’est-à dire des impacts sur les récepteurs via un
abattement des sources d’exposition, des doses reçues par les récepteurs ou des organismes
présents).
Les techniques de bioremédiation utilisent les propriétés dépolluantes de
microorganismes (des bactéries essentiellement, mais également des champignons)
endogènes ou exogènes au terrain contaminé et peuvent être subdivisées en huit catégories
selon le principe biologique ou mode de dépollution mis en œuvre. :

23
Chapitre III : Procèdes de traitement des boues de forage

 biodégradation
 bioimmobilisation
 biolixiviation
 bioslurry (traitement en bioréacteur)
 biorestauration
 bioaugmentation
 biostimulation

III.2.2. Traitement mécanique (ON-LINE)


Où le prestataire de service de traitement intervient en parallèle avec les travaux de
construction du puits.
L’objectif de la gestion online est de minimiser les rejets et les réduire en amont. La
prestation est réalisée par des sociétés de service spécialisées sous la supervision de
SONATRACH.
Le package est composé de :

 Tamis vibrants qui permettent de séparer les grandes particules solides trouvant
dans la boue sortante du puits, des petites particules.
 Verticale en aval des équipements de traitement mécanique de l’appareil de forage.
La centrifugeuse permet d’essorer les cuttings et de réduire l’Oïl on cuttings
massique de 30-35% à moins de 5%.
 Équipement pour la réutilisation des eaux de rejets. Skimmer, pompe,
débitmètres…etc.
 Chemisage (liner) en polyéthylène haute densité pour étancher les bourbiers.

Le traitement se fait en même temps que le forage, les cuttings récupérées des tamis
vibrants sont convoyés vers une centrifugeuse verticale avec un tamis conique au centre.
Avec une capacité de traitement de 60 tonnes/h, la centrifugeuse permet de récupérer la
boue à base d’huile et des cuttings a moins de 5% ou 6% massique. La boue récupérée est
envoyée vers deux centrifugeuses haute-vitesse pour éliminer les solides dont le diamètre
est entre 3-5micros mètre. Elle est ensuite réinjectée dans le circuit de boue. L’eau de rejet
est aspirée du compartiment « eau » du bourbier à l’aide d’une pompe. Elle est refoulée
dans un bac tampon permettant la séparation de la phase huileuse de la phase aqueuse de la
gravité [21].

24
Chapitre III : Procèdes de traitement des boues de forage

Fig. III.1. Unité de traitement on-line

III.2.3. Traitements thermiques (OFF-LINE)


Les techniques de traitement thermiques emploient les températures élevées (de
l’ordre de 500°C) pour récupérer les hydrocarbures qui souillent les rejets.

25
Chapitre III : Procèdes de traitement des boues de forage

Le traitement thermique est le traitement le plus efficace pour détruire les produits
organiques, réduire également le volume et la mobilité des produits inorganiques tels que
les métaux et les sels.

Des technologie de traitement thermiques peuvent être groupées dans deux


catégories, le premier type consiste dans l’incinération (par ex : fours rotatoires, fours à
ciment) pour détruire des hydrocarbures en les chauffant aux températures très élèves (de
l’ordre de 1000°C )en présence de l’air. Le deuxième type résulte dans l’emploi de la
désorption thermique.

a) L’incinération :
L’incinération est un traitement thermique bases sur la combustion avec excès d’air,
en mettant à profit la capacité calorifique des rejets. Son avantage réside dans l’éventuelle
récupération de la chaleur.

b) La désorption :
La désorption thermique est une technique dont laquelle la chaleur est appliquée
directement ou indirectement aux rejets, pour vaporiser les composants volatils et semi-
volatils sans incinérer le sol.
Cette technique consiste à récupère les cutting secs. Le principe est de chauffer ces
déblais à une température de 350 à 400 C, jusqu’à évaporation de l’huile et l’eau qu’on
récupéra par condensation. L’huile sera séparée de l’eau à l’aide d’un séparateur huile-eau.
Ce type de traitement n’a pas d’effet sur les sels minéraux et les métaux lourds.

Exemple de procédé de traitement des sols contaminés

La désorption thermique est une technique de traitement des terres contaminées par
Des composés organiques (hydrocarbures, HAP).

La qualité essentielle du procédé est la décontamination totale des terres,


indépendamment des concentrations en entrée. Le four rotatif permet un traitement
homogène du matériau, d’où une grande fiabilité dans les résultats.

26
Chapitre III : Procèdes de traitement des boues de forage

Fig III.2 : Procédé de traitement par Désorption Thermique

III.2.4. Traitements chimiques (OFF-LINE)


Présentation de la société MESP (Mediterranean Environemental service Pétroliers):

Depuis sa création en 1998, le groupement [Link] opère dans le champ HASSI


MASSOUD Sonatrach –division forage et production, en traitant les bourbiers de forage
par la méthode off-line. L’organisation de MESP Spa a été certifiée ISO 9001:2008 et
14001:2004

[Link]édé de traitement par stabilisation / solidification

La solidification / stabilisation (S/S) au ciment est une méthode souvent utilisée


pour traiter, gérer et réutiliser en toute sécurité des déchets contaminés. La S/S suscite un
intérêt croissant dans le monde entier.

27
Chapitre III : Procèdes de traitement des boues de forage

L'inertage des substances toxiques contenues dans la fraction solide des boues de
forage, peut se faire par une série de traitements physico-chimiques, comme la
solidification.
Les additifs généralement utilisés sont: le ciment, la chaux, la pouzzolane, les silicates
[22].

Ce procédé consiste à stabiliser au moyen d’un produit chimique (dissilicate de


sodium) toute les concentrations d’hydrocarbures et de métaux lourds contenus dans les
déblais et a solidifier ces déblais par du laitier de ciment. Ce procédé de traitement est
opéré au moyen d’un équipement approprié. Apres traitement, et une fois que le processus
de durcissement est atteint, nous obtenons une matrice qui les incorpore en une pierre
synthétique. Ce processus est particulièrement faible en présence de métaux lourds dans les
déblais, du fait qu’a un certain niveau de PH donné, les métaux sont précipités tels les
hydroxydes, et demeurent en capsulés a l’intérieur de la matrice de l’amalgame ou
partiellement insérés dans la structure cristallisée ; ce phénomène est appelé
l’encapsulation.

La solidification renvoie à l'ensemble des procédés d'encapsulation des particules


solides par l'intermédiaire d'additifs (liants hydrauliques) comme le ciment, de sorte
d'inerter les substances toxiques, et de les rendre moins solubles une fois en contact avec le
milieu extérieur [23].

L’utilisation du dissilicate de sodium permet d’assurer une plus grande


cristallisation, rendant le film silicaté plus imperméable autour du mélange obtenu à partir
des particules déblais/ciment.

Important : En utilise dans le phénomène d’encapsulation l’opération de centrifugation


pour séparer les déblais et le fluide de bourbier.

 Solidification

Elle se rapporte aux techniques d’encapsulation des déblais de forage par un liant
hydrauliques pour les transformer en une forme consolidée ayant de bonnes propriétés
mécaniques.

Les liants hydrauliques utilisés à HMD sont :

 Silicate de sodium (SiO2 Na2O).

28
Chapitre III : Procèdes de traitement des boues de forage

 Silicate de potassium (SiO2 K2O).


 Ciment.
 Silicate: il donne un précipité insoluble en présence des métaux lourds
et lorsqu’il réagit avec un cation polyvalent tel que : Calcium et magnésium, ces
derniers forment un film imperméable autour des particules du solide.

La figure III.3 représente le phénomène d’encapsulation.

Figu III.3 : Principe du procédé de traitement des déblais de forage par cimentation (Inertage)

L'encapsulation peut se faire sur des petites particules de rejets (micro


encapsulation) ou sur un grand bloc ou conteneur de rejets (macro encapsulation).

La solidification n'implique pas nécessairement une interaction chimique entre les


rejets et les produits de solidification mais peut mécaniquement lier les rejets dans le solide
monolithe. La migration des contaminants est limitée en diminuant énormément la surface
exposée à la lixiviation et/ou en isolant les rejets dans une capsule imperméable.

29
Chapitre III : Procèdes de traitement des boues de forage

Les réactifs utilisés dans le traitement de solidification est représenter dans le tableau III-1.

Tableau III-1: Les réactifs utilisés dans le traitement de solidification.

Concentration
Fonction du produit Nature (composé) Nom commercial
(kg/m3)
Oxyde de calcium
64%
Oxyde de silicium
21%
Ciments portland 160-170 kg/m3 Selon
Réactifs Oxyde d’aluminium
CPJ 45 la nature des cuttings
5,5%
Oxyde de fer 4,5%
Oxyde de
magnésium 2,4%
Sulfates 1 ,6%
Autres 1%
Sodium silicate 9-15kg/m3 de
1,6<rapport Dissilicate de sodium solution de dissilicate
molaire<2.6%> 80% de sodium à 25-30%

 Stabilisation :
Elle se rapporte aux techniques qui réduisent le potentiel de risque d'un rejet en
convertissant les contaminants en leur moindre forme soluble, mobile, ou toxique. La
nature physique et les caractéristiques de manipulation des rejets ne sont pas
nécessairement changées par la stabilisation. Les produits les plus fréquemment employés
pour assurer la solidification et la stabilisation des rejets solides sont : le ciment, les
cendres volcaniques (pouzzolane), la chaux et l'oxyde de calcium.

La solidification/stabilisation devrait être adaptée selon la destination des déblais et leur


usage final et selon leur nature chimique.

III.2.4.2. Description du processus de traitement

Les solides de vibrateur et de la centrifugeuse sont évacués sur un corral ou fosse,


puis chargés à malaxeur de capacité 2.3 m. Dans ce dernier, les cuttings et les flocs sont
mélanger lentement avec du ciment afin de les stabilisées. Pour rendre le mélange
immédiatement inerte (encapsulation), en ajoute à l'un des deux mélanges une solution de
silicate. Le dosage nécessaire en silicate est de 10 à 15 L/m de déblais. Sachant que la

30
Chapitre III : Procèdes de traitement des boues de forage

solution de silicate est préparée dans un bac spécial et ajoutée au mélange à l'aide d'une
pompe.
Il faut tenir compte du fait que le dosage optimal pour rendre la boue inerte est basé sur la
règle suivante: Pour lm' de déblais issues des boues a base d'huile, il faut 100 à 250 Kg de
ciment. Alors que les cuttings issues des boues bentonitique et des boues salées saturées il
faut entre 100 à l50 Kg de ciment.
Par ailleurs, il a été remarqué que la prise du ciment est très lent au contacte des
huiles (boue à base d'huile) c'est pourquoi en ajoute du CaCl2 pour accélérer la prise. Le
dosage nécessaire est 12.5 Kg du CaCl2 pour l m de solide. Le mélange est malaxé pendant
un quart d'heure, puis déposé sur le site pour se sécher.
La figure III-4 expose l’unité de solidification des déblais de forage.

Fig III.5 : L’unité de solidification des déblais de forage (Dry cuttings)

III.3.1. Les effluents liquides

Le décret exécutif n° 06-141 du 19 avril 2006 définit les valeurs limites des rejets
d’effluents liquides industriels.

Ce décret abroge les dispositions du décret exécutif n° 93-160 du 10 juillet 1993.

31
Chapitre III : Procèdes de traitement des boues de forage

Selon la section 2, art.4 : « Toutes les installations générant des rejets d’effluents
liquides industriels doivent être conçues, construites et exploitées de manières à ce que
leurs rejets d’effluents liquides industriels ne dépassent pas à la sortie de l’installation les
valeurs limites des rejets définies en annexe du présent décret et doivent être dotées d’un
dispositif de traitement approprié de manière à limiter la charge de pollution rejetée ».

Tableau III.2 : Valeurs limites des paramètres de rejets d’effluents liquides industriels
selon le décret n°06-141 et valeurs limites garanties contractuellement

Unités Valeurs limites


Température °C 30
pH - 6,5 - 8,5
DBO5 mg/l 40
DCO mg/l 120
MES mg/l 30
Azote total mg/l 30
Phosphore total mg/l 10
Huiles et graisses mg/l 15
Hydrocarbures mg/l 20
Turbidité NUT 5
Cyanures mg/l 0,1
Fluor et composés mg/l 15
Indice de phénol mg/l 0,3
Cadmium mg/l 0,2
Cuivre total mg/l 0,5
Mercure total mg/l 0,01
Plomb total mg/l 0,5
Manganèse mg/l 1
Nickel total mg/l 0,5
Zinc total mg/l 3
Fer mg/l 3
Composés organique chlorés mg/l 5

32
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Dans ce chapitre, nous décrivons la méthodologie expérimentale adoptée afin


d’étudier le traitement des bourbiers de forage, la première partie de ce chapitre va
englober d’une part les caractéristique d’analyse de l’eau et la deuxième partie fera l’objet
de traitement par stabilisation/solidification.

Pour la réalisation de nos expériences, nous avons utilisé un échantillon, qui est prélevé à
partir du bourbier (Centre de Production) pollués par des rejets de forage et rejets
d’entretiens des installations au niveau du champ de HASSI MESSAOUD.

IV.1. Méthodes de caractérisations

Les méthodes d’analyses utilisées dans le laboratoire d’analyse sont les suivant :

IV.1.1. Caractérisations physico-chimique

a. Mesure de pH

Référence : adaptée à la norme NFT90 008.

La détermination du pH par électrométrie (NF T 90 008) s’applique au moyen d’une


électrode en verre à tout type d’eau ou de solutions, dont le pH est compris entre 1 et 11, et
la température entre 0 et 60°C. La différence de potentiel existant entre une électrode en
verre et une électrode de référence (calomel-KCL saturé) plongeant dans une même
solution est une fonction linéaire du pH de cette solution. La détermination consiste en la
mesure d’une différence de potentiel, elle s’effectue à l’aide d’un dispositif
potentiométrique.

Appareillage :
 Electrode en verre.
 Dispositif potentiométrique.
 Bécher.
b. Conductivité électrique

Référence : méthode HACH.

33
Chapitre IV : Matériels et méthodes

La conductivité électrique mesure le pouvoir conducteur d’une eau. Le courant est


produit par les ions inorganiques présents à l’état dissous. La détermination de la
conductivité s’effectue par la mesure de la résistance d’une colonne d’eau-délimitée par
deux électrodes. Une différence de potentiel est appliquée entre les électrodes immergées
dans la solution et la chute de potentiel engendrée par la résistance de la solution est
inversement proportionnelle à la conductivité de l’eau.

Appareillage
 Dispositif de type HQ40d contient deux sondes (l’une pour la mesure de la
conductivité, et l’autre pour la mesure de l’oxygène dissous).
 Bécher

c. Dosage de l’oxygène dissous

Référence : méthode HACH


La méthode de détermination de l’oxygène dissous s’applique à des eaux dont la
concentration est comprise entre 0 et 13 mg/l. L’ampoule accu Vac Oxygène dissous
HRDO contient un réactif scellé sous vide dans une ampoule de 12 ml. Lorsque la pointe
de l’ampoule Accu Vac est cassée dans un échantillon contenant de l’oxygène dissous, il se
forme une coloration jaune qui vire au violet. L’intensité de la coloration est
proportionnelle à la concentration de l’eau en oxygène dissous.

d. Turbidité par Absorption

Référence : méthode HACH

Le principe est de mesuré la turbidité en unité FTU dans la gamme variant de 0 à 450
FTU.: La détermination de la turbidité mesure une propriété optique de l’échantillon d’eau
qui résulte de la dispersion et de l’absorption de la lumière par les particules de matières
en suspensions présentes dans l’échantillon. La quantité de turbidité mesurée dépend de
variables telles que la taille, la forme et les propriétés de réfraction des particules. Il
n’existe pas de relation directe entre la turbidité d’une eau à sa teneur en matière en
suspension.

Appareillage
 Cellule en verre de 5 ml de capacité.

34
Chapitre IV : Matériels et méthodes

 Spectrophotomètre de type DR/2000.


e. Détermination des matières en suspensions MES dans l’eau

Référence : adaptée à la norme NFT90 105.


L‘objectif est de déterminer la concentration des matières en suspension en unité mg/L. Le
dosage de la matière solide en suspension, méthode spectrophotométrique. Les matières en
suspension correspondent à la concentration en éléments non dissous d’un échantillon.
Cette méthode permet de mesurer la teneur en matière solide en suspension de dimension
donné dans l’eau.

Appareillage
 Equipement de filtration sous pression.
 Filtres en microfibres de verre type 20 AP.

IV.1.2. Paramètres indicateurs de pollutions

a. Dosage des nitrates par colorimétrie


Référence : méthode HACH
La méthode de dosage par colorimétrie des gammes moyennes comprises entre (0 et 30
mg/l). Elle s’applique aux eaux de surface, eaux usées, eaux de mer. Le cadmium
métallique contenu dans les gélules de réactifs réduit les nitrates présents dans l’échantillon
en nitrites. Les nitrites réagissent en milieu acide avec l’acide sulfanilique pour former un
sel de diazonium. Ce sel réagit avec l’acide gentisique pour former un complexe coloré
ambre. L’intensité de la coloration est proportionnelle à la concentration en nitrates.

Appareillages et réactif
 Cellule en verre de 5 ml de capacité.
 Spectrophotomètre de type DR/2000.
 Gélule de Nitra Ver 5

b. Dosage des nitrites par colorimétrie

Référence : méthode HACH


Détermination des nitrites pour des teneurs comprises entre 0 et 15 mg/l N-NO2
pour les eaux douces, eaux résiduaires et eaux de mer. Cette méthode utilise le sulfate
ferreux en milieu acide pour réduire les nitrites. L’ion ferreux se combine avec l’oxyde
35
Chapitre IV : Matériels et méthodes

nitreux pour former un complexe brun-verdâtre dont la coloration est proportionnelle aux
nitrites présents.

Appareillages et réactif
 Cellule en verre de 5 ml de capacité.
 Spectrophotomètre de type DR/2000.
 Gélules Nitri Ver 3

c. Dosage de l’azote ammoniacal par colorimétrie

Référence : méthode HACH


La méthode colorimétrique aux salicylates permet la détermination de l’azote
ammoniacal, dans les eaux douce, eaux de mer et eaux résiduaires, pour des teneurs
comprises entre 0 et 0,5 mg/l de N-NH3. Les composées ammoniacaux se combinent avec
les chlore pour former le monochloroamine, ce dernier réagit avec le salicylate pour
former le 5- aminosalicylate. Ce dernier est oxydé en présence d’un catalyseur au
nitroprussiate pour former un complexe coloré bleue est masquée par la coloration jaune
du réactif en excès pour donner solution finale colorée en vert dont l’intensité est
proportionnelle à la concentration en azote ammoniacal présent dans l’eau.

Appareillages et réactif
 Cellule en verre de 5 ml de capacité.
 Spectrophotomètre de type DR/2000.
 Salicylate en gélules.
 Cyanurate alcalins en gélules.
 Eau bidistillée.

d. Dosage de phosphore réactif

Référence : méthode HACH

Ce mode opératoire décrit une méthode colorimétrique pour la détermination du


phosphore réactif contenu dans les eaux de surface, eaux usées et eaux de mer à des
teneurs comprises entre 0 et 2,5 mg/l.

36
Chapitre IV : Matériels et méthodes

 Le phosphore dans les eaux naturelles et usées se trouve uniquement sous forme de
phosphates.

 La seule forme de phosphate susceptible d’être déterminée directement est


l’orthophosphate.

 Toutes les autres formes requièrent un prétraitement pour les transformer en


orthophosphate et les analyser.

 L’orthophosphate réagit avec le molybdate en milieu acide pour produire un


complexe phosphomolybdate, l’acide ascorbique réduit le complexe donnant une
coloration intense de bleu de molybdène.

Appareillages et réactif

 Cellule en verre de 5 ml de capacité.


 Spectrophotomètre de type DR/2000.
 Gélule de phos Ver 3.

e. Demande chimique en oxygène (DCO)

Référence : méthode HACH


Cette méthode permet la détermination de la demande chimique en oxygène par
digestion, à 150°C en réacteur, et lecture colorimétrique. Elle s’applique aux eaux de
surface, souterraines et résiduaires.

Le test de la DCO consiste en la mesure de l’oxygène équivalent à la quantité de


matières organiques par le dichromate de potassium K2Cr2O7, dans une solution d’acide
sulfurique à 50%. Un composé à base d’argent est ajouté comme catalyseur. Un composé
mercurique est ajouté pour réduire les interférences dues à l’oxydation des ions chlorures
par dichromate. L’oxydation s’effectue à une température de 150 °C pendant deux heures,
la lecture se fait par colorimétrie. Pour la gamme de la DCO de 0 à 1500 mg/l (620 nm), la
coloration obtenue est verte, elle correspond à la quantité de chrome trivalent produite.

Reaction

MO + Yk2cR2O7 + z H2SO4 CO2 + vH2O + nCr2(SO4)3 + mk2SO4

37
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Appareillages et réactif

 Pipette jaugée à 2 ml.


 Adaptateur de tube DCO sur DR/2000.
 Portoir pour tube DCO.
 Réacteur à 150°C (DCO 120/240 V).
 Spectrophotomètre HACH type DR/2000.
 Tube DCO (0 à 1500 mg/l ) pour les haute concentration.

f. Evaluation de la DBO5

Référence : méthode HACH


La méthode manométrique (respirométrique) permet l’évaluation de la demande
biochimique en oxygène mesurée pendant 5 jours. Elle est appliquée aux eaux usées
industrielles et domestiques, ainsi qu’aux eaux de consommation. En fonction de la valeur
de la DCO mesurée et de la valeur de DBO suspectée, il est introduit une quantité connue
d’eau dans un flacon de mesure qui est relié au système manométrique. L’oxygène qui est
absorbé par les micro-organismes pour dégrader la matière organique, est remplacé par
l’air au dessus de l’échantillon dans le flacon. Le CO2 produit est absorbé par la soude. La
différence de pression est directement affichée à l’échelle manométrique en mg/l de DBO.
Le tableau IV.1 regroupe les facteurs de conversion de la DBO5en fonction du volume de
prise

Tableau IV.1 : Facteur de conversion de la DBO5en fonction du volume de prise.

Portée de mesure Quantité d’eau (ml) Facteur


0-40 432 1
0-80 365 2
0-200 250 5
0-400 164 10
0-800 97 20
0-2000 43.5 50
0-4000 22.7 100

38
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Appareillages et réactif
 Flacons d’échantillons bruns en verre de 500 ml de capacité.
 Barreau magnétique d’agitation.
 Armoire thermostat à 20°C.
 Dispositif d’agitation.
 Pastilles de soude caustique.
 Mercure liquide.
Remarque : le mode opératoire de l’appareillage (voir l’ANNEX ).

g. Analyses des hydrocarbures (HC)

Cette procédure a pour objet de décrire une méthode de détermination de l’indice


hydrocarbure C10-C40 par chromatographie en phase gazeuse (GPC) et détection par
ionisation de flamme (FID) dans les eaux.

La méthode est applicable aux eaux de surface, aux eaux résiduaires et aux eaux de
station d’épuration et permet la détermination de l’indice hydrocarbure pour des
concentrations supérieures à 0.1 mg/l.

h. Analyse des métaux lourds par spectromètre d’émission atomique (ICP)

La spectromètre d’émission atomique ICP-AES est une méthode d’analyse


chimique utilisée pour l’analyse quantitative et qualitative élémentaire. Cette technique
analytique consiste à mesurer les intensités des raies d’émission des éléments atomisés et
excités sous l’effet thermique du plasma.

Cette méthode consiste à mesurer l'émission de lumière par une technique de


spectroscopie optique. Les échantillons sont nébulisés et l'aérosol ainsi produit est
transporté dans une torche à plasma où se produit l´excitation. Les spectres d'émission
caractéristiques sont produits par un plasma à couplage inductif par haute fréquence (ICP).
Un spectromètre UV-Visible mesure simultanément l’ensemble des photons émis aux
différentes longueurs d’onde par retour des éléments excités à l’état fondamental. Chaque
longueur d’onde est caractéristique d’un élément donné et l’intensité d’émission est
proportionnelle à la quantité de cet élément présent dans l’échantillon ce qui permet de
déterminer l’analyse qualitative et quantitative de l’élément.

39
Chapitre IV : Matériels et méthodes

FigIV-2: Schéma générale d’un spectromètre ICP –AES


40
Chapitre IV : Matériels et méthodes

i. Analyse du carbone organique totale (COT)

Cette méthode de dosage porte sur l’évaluation de la teneur en carbone dans un


échantillon d’eau. Elle est appliquée aux eaux résiduaires, eaux usées industrielles, eaux
salines, eaux de consommation, eaux souterraines et de surface.
Pour la détermination du carbone organique total (COT) l’analyseur à infra rouge effectue
le dosage en deux temps :
 Détermination du carbone total (T.C.) qui est contenu dans l’ensemble
des substances organiques et inorganiques de l’échantillon. Ces dernières sont
oxydées à haute température (750°c - 950 °C) en anhydride de carbone, ce dernier
est entraîné par le gaz vecteur (oxygène) vers le détecteur à infra rouge.
L’absorbance de l’anhydride de carbone est mesurée à 4,2 µm.

 Détermination du carbone inorganique (IC) : Ce dernier est contenu dans les


substances minérales de l’échantillon, qui sont oxydées à une température ambiante
et un maximum de température de 150 °C en anhydride de carbone qui est entraîné
vers le détecteur I.R. par l’oxygène. Comme catalyseur on utilise l’acide
phosphorique. Les volumes d’injection (des solutions mères et des échantillons à
analyser) sont fixé à un maximum de 250 µl pour les mesures TC et 250 µl pour les
mesures IC selon les instructions du fabricant.
Le carbone organique total est la différence entre le carbone total (TC) et le carbone
inorganique (IC). Cette méthode de mesure est dite indirecte.

C.O.T. = T.C – I.C

Si la valeur du carbone inorganique total (CIT) est supérieure à la valeur du COT, il


convient d’utiliser la méthode de dosage direct du COT ou le carbone inorganique est
éliminé par acidification et purge. Cette méthode est recommandée lorsque la
concentration en CIT > 30 % du TC.

IV.2. Analyse laborantines de méthode de traitement S/S

Au cours de notre stage pratique nous avons observé les analyses chimiques
réalisées pour contrôler le bourbier de forage à partir de mesures d’émulsion, de filtrat et la
rhéologie et le rapport huile-eau pour forer en toute sécurité.

41
Chapitre IV : Matériels et méthodes

On a procédé à quelques analyses avant et après le traitement solidification/


stabilisation pour évaluer l’efficacité de cette méthode. En fait une décantation physique de
notre bourbier avant de faire la centrifugation.

IV.2.1. La centrifugation
La séparation solide/liquide est obtenue à l'aide d'une centrifugeuse de type
Megafuge 2.0, marque Heraeus. L'appareil permet d'atteindre des vitesses de 3500
tours/minutes pendant des durées de 45 minutes.

Fig IV.3 : centrifugeuse

Par la centrifugation en obtient une séparation entre l’eau de bourbier et la matière solide
(déblais) (Fig IV.4 )

Fig IV.4 : eau de bourbier avec ses déblais

42
Chapitre IV : Matériels et méthodes

IV.2.2. L’encapsulation

A partir du ciment portland et le sable en fait traitement des déblais de forage par
cimentation (inertage) ce phénomène est appelé l’encapsulation pour inerter les substances
toxiques, et de les rendre moins solubles une fois en contact avec le milieu extérieur.

La figure IV.5 présente des images de traitement des déblais par cimentation

Fig IV.5 : Traitement des déblais de forage par cimentation (Inertage)

Après le phénomène d’encapsulation en passe au traitement de l’eau de bourbier


que nous obtenons a partir de la séparation solide-liquide (la centrifugation) par la
détermination des paramètres physico-chimiques et les indicateurs de pollutions.

IV.3. Traitement thermique


Il ya d’autre procédé utilisé à Hassi Messaoud sur place ; c’est le traitement
thermique par chauffage indirect. Il est simple et coûteux en même temps, mais plus
efficace, il est considéré comme un traitement définitif.

Le prétraitement des déblais consiste à le tamiser pour enlever les grands éléments
et les débris étrangers, à l’aide de visses convoyeuses. Les Cuttings seront transportés vers
l'unité de séchage où ils seront chauffés à une température de 250 - 650°C pour les sécher
et l'évaporation permettra la séparation solide liquide. Après la désorption, on aura un gaz
propre et recyclé dans des conduites d'évaporation.

La vapeur sera filtrée de ses impuretés qui vont être recyclées par la suite dans le
filtre où elles seront évacuées vers le système de convoyeurs.

43
Chapitre IV : Matériels et méthodes

La température de la vapeur diminuera avec les ombrelles d'eau dans le


refroidisseur adiabatique (condensation primaire). Par la suite, il y aura une condensation
secondaire qui transformera la vapeur en liquide (huile, eau).

Une partie des gaz sera brûlée et le gaz inerte résiduel sera évacué dans l'air. La
phase liquide restante sera transportée dans un séparateur qui fonctionne par différences de
densité [24].

La figure IV.6 représente l’unité Thermique

Fig IV.6 : Unité Thermique.

IV.4: Avantages et inconvénients des procèdes de traitement de bourbier de forage

Chaque méthode de traitement contient des avantages comme elle contient des
inconvénients. On résume ses méthodes dans le tableau IV.2 :

44
Chapitre IV : Matériels et méthodes

Tableau IV.2: Représentation des avantages et les inconvénients de chaque méthode.

Avantages Inconvénients
Méthodes du traitement

- Facilité de séparation des


produits organiques des -Craquage thermique des
déblais de forage pétrolier. hydrocarbures et autres
- Des températures plus huiles.
basses exigent moins de
Thermique
carburant que d'autres - Corrosion importante des
méthodes de traitement. installations
- Equipements capables de - Les installations
traiter jusqu'à dix tonnes de encombrantes et coûteuses.
déblais par heure

- Le traitement "On-line "


commence et se termine
- Ne pas couvrir la terre de
avec le forage et permet de
Mécanique Bourbier avant le début de
forer un puits sans bourbier.
forage pétrolier

- Ne donne pas une


identification de tous les
- Facile à pratiquer étant
éléments chimiques qui
donné les températures
sont contenu dans la boue
utilisées
- Risque produits chimique
- Technique peut couteuse
(ciment), incendie
Solidification/Stabilisation - Facile a mettre en œuvre
- Il faut un suivi
- Traitement de grande
méthodique des déchets
quantité de boue en peut de
traités
temps
- Parfois, le traitement ne
sera pas efficace après les
résultats de l'analyse

45
CHAPITRE V

Résultats
et discutions
Chapitre V : Résultats et discussions

V.1. Caractéristiques physico-chimiques du bourbier

Les propriétés physico-chimiques de l’échantillon du bourbier étudie sont définies


par la détermination des paramètres suivantes : pH, conductivités, L’oxygène dissoudre, les
matières en suspension (MES), la demande chimique en oxygène (DCO), la demande
biologique en oxygène (DBO5), et la turbidité

Tableau V-1 : Paramètres physico-chimiques du bourbier

Paramètres Avant Après Valeur limite

pH (à 19°C) 6.57 7.30 6.5-8.5

Conductivité 3490 3560 2800 µs/cm


(µs/cm)
MES (mg/L) 976 50 30

1. Détermination de pH

D’après le tableau V-1, les valeurs de pH varient entre 6.57 et 7.30 avant et après
traitement du bourbier de HMD. Nous remarquons que les valeurs de pH trouvés
répondent aux normes. Une valeur De pH compris dans la norme Algérienne qui est de 6,5
à 8,5. En outre, le pH est un élément important pour l'interprétation de la corrosion dans les
cours canalisations et il doit être étroitement surveillé au de toutes opérations de traitement.

2. Mesure de la conductivité (µs/cm)


D’après le tableau V-1, les valeurs des conductivités avant traitement est 3490 (µs/cm)
et après traitement est 3560 (µs/cm).
Nous remarquons que les valeurs de conductivités trouvées après traitement ne
répondent pas aux normes. La conductivité d’une eau naturelle est comprise entre 50 et
1500 μS/cm. L’estimation de la quantité totale de matières dissoutes peut être obtenue par
la multiplication de la valeur de la conductivité par un facteur empirique dépendant de la
nature des sels dissous et de la température de l’eau. La connaissance du contenu en sels
dissous est importante dans la mesure où chaque organisme aquatique a des exigences
propres en ce qui concerne ce paramètre.

48
Chapitre V : Résultats et discussions

3. Evaluation des MES (mg/L)

D’après le tableau V.1, les valeurs de MES varient de 976 (mg /l) avant traitement à
50 (mg /l) après traitement pour l’eau de bourbier de forage analysé

Nous remarquons que les valeurs de MES trouvées ne réponde pas aux normes. La
concentration en MES est nettement supérieure aux teneurs habituellement rencontrées
dans les d’effluents liquides industriels (de 30 mg/L). Cela signifie que l’eau de bourbier est
pu charger en matière organique.
Le rendement de traitement en MES est donc bon. La détermination des MES,
surtout dans les eaux après traitement, est un critère majeur pour maîtriser l’impact sur
l’environnement car elles ont un effet néfaste par formation des sédiments et d’un écran
empêchant la pénétration de la lumière et la photosynthèse (appauvrissement en oxygène
de l’eau).

4. Evaluation de la turbidité

Turbidité (FTU)
3000

2500

2000

1500

1000

500

0
avant après

Fig V-3 : Évolution de la turbidité de l’eau

D’après la FigV-3, La turbidité de l’eau varie entre 2484 et 154 (F.T.U) avant et
après traitement.

Nous remarquons que les valeurs de turbidité et l’oxygène dissout trouvées répondent
aux normes. Cependant, une turbidité forte peut permettre à des micro-organismes de se
fixer sur les particules en suspension: la qualité bactériologique d'une eau turbide est donc

49
Chapitre V : Résultats et discussions

suspecte. Il est recommandé d’effectuer la mesure de la turbidité aussi rapidement que


possible après prélèvement ; sinon l’échantillon doit être conservé à l’obscurité pour une
durée maximale de 24 h, toute conservation prolongée peut provoquer des modifications
irréversibles de la turbidité.

5. Évaluation de la DCO et la DBO5

Nous avons réalisé des tests afin d’estimer le taux de biodégradation des polluants des
bourbiers. Les mesures de la DCO et de la DBO5 de l’échantillon ont donné les résultats
regroupés dans l’histogramme suivant :

détermination de la DCO et la DBO5 avant et aprés


traitement
1600
1400
1200
DCO (mg/L)
1000
DBO5 (mg/L)
800
600
400
200
0
avant apres

Fig V-2 : Évolution de la DCO et DBO5avant et après traitement

 La DCO

D’après la FigV-2, les valeurs de la DCO varient de 1350 (mg O2/l) avant traitement à
478 (mg O2/l) après traitement pour l’eau de bourbier de forage analysé.

Nous remarquons que les valeurs de DCO trouvées répondent aux normes. La
demande chimique en oxygène (DCO) est la consommation en dioxygène par les oxydants
chimiques forts pour oxyder les substances organiques et minérales de l'eau. Elle permet d'évaluer
la charge polluante des bourbiers.

La DCO est une des mesures principales des effluents pour les normes de rejet. La valeur
soit de plafonnée lors d'un rejet dans le milieu naturel à 300 mg/l (si le flux est inférieur à 100 kg/j)
et à 125 mg/l quand le flux est supérieur à 100 kg/j. Dans le cas de rejet en station la valeur peut
être portée à 2000 mg/l.

50
Chapitre V : Résultats et discussions

La DCO est une mesure imprécise et sujette à caution. Si on souhaite être plus
précis, il est recommandé d'utiliser le COT (carbone organique total) qui est beaucoup plus
fiable et qui peut même être mesuré en ligne.
Pour réduire une DCO, on peut utiliser les systèmes suivants – oxydation chimique
(UV, ozone, eau de Javel, peroxyde) - biodégradation (jusqu'au seuil de DCO dite dure
(rapport DBO5/DCO < 0.2)) – nanofiltration.

 La DBO5

D’après la FigV.2, les valeurs de la DBO5 varient de 107 (mg O2/l) avant traitement à
28.2 (mg O2/l) après traitement pour l’eau de bourbier de forage analysé.

D’après les normes Algériennes fixée par l’OMS et le gouvernement Algérien, les eaux
usées épurées doivent présentées une DBO5 inférieur à 30 mg/l. La DBO5 est peu
inférieure à la norme. on a une valeur de 28.2 (mg/l) qui est inferieure à la norme de 30
mg/l cela explique qu’il ya eu une bonne dégradation de matières organiques

Nous remarquons donc que les valeurs de DBO5 trouvées répondent aux normes.
Les phénomènes d'auto-épuration dans les eaux superficielles résultent par la dégradation
des charges organiques polluantes par les micro-organismes. L'activité de ces derniers tend
à consommer de l'oxygène et c'est cette diminution de l'oxygène dans le milieu qui est
mesurée par la DBO5. En effet, à 20° C la dégradation des matières organiques commence
immédiatement. Il a été conventionnellement retenu d'exprimer la DBO 5 en mg/l
d'oxygène consommé pendant 5 jours à 20°C.
La différence entre la DCO et la DBO est due aux substances qui ne peuvent pas
être décomposées biologiquement.
La valeur de la DCO est toujours plus élevée que celle de la DBO 5, car de
nombreuses substances organiques peuvent être oxydées chimiquement mais ne peuvent
s’oxyder biologiquement.
Le rapport entre la DBO et la DCO constitue une mesure indicative de la «
dégradabilité » biochimique des composés présent s dans l’eau.
Le rapport DCO/ DBO évolue d’envi on 2,5 (eau résiduaire récemment déversée) à 10-20
après décomposition totale. Dans ce dernier cas, on parle d’une eau bien minéralisée.

51
Chapitre V : Résultats et discussions

V.2. Analyse les paramètres indicateurs de pollutions


Parmi les paramètres les plus importants, on peut citer, Nitrite NO2-, Nitrate NO3-,
Phosphate PO43-, Azote ammoniacale NH3-N (mg/L).

22,3
25
18

20

15

10 6 5,52

1,6
0,5 0,99 0,81
5

0
Nitrite NO2- Nitrate NO3- Phosphate PO43- Azote
(mg/L) (mg/L) (mg/L) ammoniacale
avant après NH3-N (mg/L)

Fig V-4 : Évolution des indicateurs de pollution dans l’eau de bourbier avant et après
traitement

a. Les nitrites

D’après la Fig V.4, les valeurs de la concentration des Nitrites NO2- varie de 18
(mg/l) avant traitement jusqu’à 6 (mg/l) après traitement par S/S.

Nous remarquons que les valeurs des Nitrites trouvées après traitement répondent aux
normes. Les nitrites sont considérés comme étant des ions intermédiaires entre les nitrates
et l’azote ammoniacal, ce qui explique les faibles concentrations rencontrées en milieu
aquatique (quelques micromoles par litre d’azote nitreux). Une concentration supérieure à
0,10 mg/l ne devrait pas être dépassée dans une eau d’origine profonde. Les résultats
obtenus révèlent que la majorité des puits ont des teneurs en nitrites qui dépassent le seuil
de potabilité de 0,1 mg/l fixé par les normes françaises.

52
Chapitre V : Résultats et discussions

b. Les nitrates

D’après la Fig V.4, les valeurs de la concentration des Nitrates NO3- varie de 1.6
(mg/l) avant traitement jusqu’à 0.5 (mg/l) après traitement. Nous remarquons que les
valeurs des Nitrates trouvées répondent aux normes. Les nitrates sont solubles dans l‘eau
mais à l’état naturel, ils sont présents à de faibles teneurs. Les nitrates deviennent toxiques
lorsqu’ils se transforment en nitrites. La réglementation limite à 50 mg/l, la teneur
maximale en nitrates de l'eau potable. La consommation d'une eau présentant une
concentration de nitrates supérieure à la norme mais inférieure à 100 mg/l est considérée
comme temporairement acceptable.

Cependant, une forte concentration de nitrates, générée par les activités humaines
(engrais, épandage de lisier, eaux usées non traitées...), peut être dangereuse pour la santé
humaine (en particulier les nourrissons) car ils se dégradent en nitrites toxiques dans
l’organisme. L’excès de nitrates peut être aussi responsable de l’eutrophisation des cours
d’eau (asphyxie du milieu naturel par prolifération algale).

c. Phosphates

D’après la Fig V.4, les valeurs de la concentration des Phosphates varie de 5.52
(mg/l) avant traitement 22.3 (mg/l) après traitement. Nous remarquons que les valeurs de
phosphates trouvées après traitement répondent aux normes.

Les composés phosphorés sont des éléments nutritifs pour les végétaux et induisent
donc une prolifération des algues dans les eaux de surface. Selon la concentration de
phosphates dans l’eau, on peut observer un phénomène d’eutrophisation plus ou moins
important. Ainsi, 1 g de phosphate-phosphore (PO4-P) peut entraîner une croissance
d’algues de l’ordre de 100 g. Lorsque ces algues meurent, leur décomposition nécessite
environ 150 g d’oxygène.

d. L’Azote ammoniacal
D’après la Fig. V.4, les valeurs de la concentration de l’azote ammoniacale varie de
0.99 (mg/l) avant traitement jusqu’à 0.81(mg/l) après traitement par S/S.
Nous remarquons que les valeurs de l’Azote ammoniacal trouvées après traitement par
S/S répondent aux normes.

53
Chapitre V : Résultats et discussions

L’azote est un nutriment essentiel à l’activité biologique dans l’eau. Cependant, au-dessus
d’une certaine concentration, sa présence peut entraîner des problèmes sérieux de
pollution. D’abord, l’oxydation biologique du NH4+ (nitrification) entraîne une
consommation d’oxygène dans le cours d’eau, au détriment des espèces animales qui
seront affectées et risquent de disparaître. De plus, la vie aquatique peut être gravement
atteinte pour des concentrations en azote ammoniacal de l’ordre de 2 mg/L à un pH de 7,4
à 8,5 (Agences de l’Eau et Ministère de l’Environnement, 1994). En fait, une concentration
supérieure à 1,5 mg N- NH4+/L peut altérer les propriétés organoleptiques ou esthétiques
de l’eau de consommation, alors qu’une concentration de 0,5 mg N-NH4+/L suffit pour
entraîner des difficultés à traiter adéquatement l’eau potable Normalement, les eaux usées
contiennent peu de NH3, car à pH normal l’équilibre chimique NH4+ donne NH3 + H+ est
déplacé vers la gauche. Le NH3 commence à former l’essentiel du contenu en composés
ammonium lorsque le pH de l’eau s’élève au-dessus de 8,5.

V.3. Carbone organique total


D’après la Fig V-5, les valeurs de la concentration du carbone organique totale
varie de 390 (mg/l) avant traitement à 170 (mg/l) après traitement.

COT (mg/L)

apres ; 170
mg/L

avant
avant ; 390 apres
mg/L

Fig V-5 : évaluation de COT avant et après traitement

54
Chapitre V : Résultats et discussions

V.4. Dosage des hydrocarbures totaux


La quantification des hydrocarbures totaux de C10 au C40 a été réalisée par
chromatographie en phase gazeuse (CPG). Le tableau (2) réunit les résultats obtenus sur le
bourbier avant et après traitement.

Tableau V-2 : Concentrations d’hydrocarbures totaux (C10-C40) dans l’échantillon.

Echantillon AV/TR AP/TR

concentration en hydrocarbure totaux (mg/l) 11.8 1,06


Valeur limite (mg/l) 10 10

Avant traitement, la teneur en hydrocarbures totaux dans le bourbier est supérieure


à la valeur limite réglementaire. Ceci s’explique par la présence de fortes concentrations en
hydrocarbure dans les rejets de boues de forage. Ce bourbier est par conséquent une source
de pollution par les hydrocarbures.

Après traitement nous observons une chute importante des concentrations des
hydrocarbures dans l’échantillon analysé. Cette concentration se situe au-dessous de la
limite réglementaire. Il apparaît ainsi que le traitement utilisé a enrobé les hydrocarbures
qui sont stabilisés dans la matrice cimentaire et ne sont donc pas entrainés par les eaux de
pluie dans le sol. Le bourbier présente une très forte pollution en hydrocarbures totaux soit
11.8 mg/L. La concentration en hydrocarbures chute de manière importante dans
l’échantillon traité. Les plus faibles valeurs trouvées (1,06 mg/L) sont celles obtenues par
le traitement Stabilisation/solidification.

V.5. Analyse des métaux lourds


Afin de pouvoir contrôler l’efficacité du traitement effectué sur le bourbier, nous
avons procédé au dosage des métaux lourds présents dans l’échantillon avant et après leur
traitement. Les résultats d’analyse des métaux lourds sont donnés dans le tableau V-3:

55
Chapitre V : Résultats et discussions

Tableau V-3: Résultat du test des métaux lourds sur l’échantillon de bourbier.

Métaux Mn Zn Cd Ni Pb Cu Cr
lourds
Concentration 7.9 5,04 0,058 0,4966 0,7741 0,086 0,1475
avant (mg/l)
concentration 10.3 5,4 0,021 0.4344 0,6238 0,066 0,06107
après (mg/l )
valeur limite 1 3 0,2 0.5 0.5 0,5 0,05
(mg/l)

12

10
conc avant(mg/l)
8
conc apres (mg/l )
6
valeur limite (mg/l)
4

2 valeur limite…

0 conc avant(mg/l)
Mn Zn Cd Ni Pb Cu Cr

Fig V-6: histogramme d’analyse des métaux lourds avant et après traitement.

Il ressort des résultats du tableau que les valeurs des concentrations des métaux
lourds dans l’échantillon de bourbier, sont supérieurs aux valeurs limites acceptables fixées
par le décret n°06-141 sur lequel se base Sonatrach pour évaluer les traitements de
bourbiers. On peut ainsi conclure que ce bourbier représente une source de pollution par
les métaux lourds.

En comparant les valeurs des concentrations des métaux, nous relevons que celles-
ci diminuent avant et après traitement à l’exception du manganèse dont la concentration

56
Chapitre V : Résultats et discussions

augmente après traitement de 7.9 (mg/l) à 10.3 (mg/l) .et le zinc dont la concentration
augmente de 5.04 à 5.40 (mg/l) pour le bourbier.

Cette augmentation anormale du zinc et du manganèse après traitement peut être


due à la présence de ces derniers dans les composés utilisés dans le traitement. Nous avons
relevé, par ailleurs, que la valeur de la concentration du cadmium dans le bourbier traité est
le plus faible.

57
Conclusion générale
Conclusion générale

La contamination par des déversements des déchets pétroliers est fréquente. Elle

entraine des risques pour l’environnement et la santé humaine.

Le travail réalisé dans ce mémoire consiste à étudier l’efficacité du traitement des

bourbiers contaminés par des polluants organiques et minéraux issus des rejets des boues

de forage. Le traitement par solidification/stabilisation a été utilisé. Il permet

d’immobiliser les déchets dans une matrice solide constituée de ciment et d’eau

additionnée d'adjuvants afin d’empêcher leur migration dans le sol.

Une série d’analyses ont été effectuées pour une caractérisation physico-chimique

d’échantillon provenant de bourbier pour évaluer le degré de contamination de ce dernier

avant et après leur traitement par la méthode solidification/stabilisation.

D'après les résultats obtenus au terme de cette étude, nous afférons que les rejets

pétroliers présentent des risques sur l'environnement à cause de leurs compositions qui

dépassent les limites maximales conventionnelles par l'état algérien (degré de

contamination des ces rejets est d’environ 9.61% en huile, donc cette valeur dépassé la

valeur 5% sur déchets brut).

D'après l'application des méthodes du traitement on constate que la méthode de

solidification est efficace pour pièger des métaux lourds, par contre le traitement

thermique est efficace pour la dépollution des hydrocarbures (quelques traces).

Une série d’analyses ont été effectuées pour une caractérisation physico-chimique

de l’échantillon de bourbiers pour évaluer le degré de contamination de ce dernier avant et

après leur traitement par la méthode solidification/stabilisation.

59
Conclusion générale

D’après les résultats d’analyse du pH, du carbone organique total, des métaux

lourds nous avons conclu que les traitements par stabilisation/solidification réalisés

réduisent réellement et efficacement les polluants organiques et minéraux.

Nous avons montré, par ailleurs, que la formulation du traitement

stabilisation/solidification proposée est la plus efficace en raison des meilleurs résultats

obtenus, soit pour le carbone organique total, soit pour les métaux toxiques tels que le

chrome ou le plomb. Il est à noter que les sols du bourbier étudié présentent une pollution

organique, générée par les hydrocarbures totaux, et qui nécessite une réhabilitation par voie

biologique, dont le principe consiste à augmenter la quantité de microbes (bactéries) pour

dégrader les composés biodégradables.

60
Références bibliographique

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[24] : MESP (solidification analyses use the Treatment of Drill Cuttings in HASSI
MESSAOUD), 2013
Partie annexe
ANNEXE

ANNEXE

TABLEAU N°1 : constante physiques de quelque alcane [20].

Formule globale Masse molaire T° d’ébullition d15 (liquide)


°C (1 atm)

Méthane CH4 16,0 -161,5 0,260


Ethane C2H6 30,1 -88,6 0,377
Propane C3H8 44,1 -42,1 0,508
n- butane C4H10 58,1 -0,5 0,585
Isobutane C4H10 58,1 -11,7 0,563
n-pentane C5H12 72,1 36,1 0,631
n-Heptane C7H16 100,2 98,4 0,688

TABLEAU N°2 : constante physiques de quelque cyclane.

Formule globale Masse molaire T° d’ébullition d15 (liquide)


°C (1 atm)

Cyclopentane C5H10 70,1 49,3 0,750


Méthylcyclopentane C6H12 84,2 71,8 0,753
Cyclohexane C6H12 84,2 80,7 0,783
Méthylcyclohexane C7H14 98,2 100,9 0,774

TABLEAU N°3 : constante physiques de quelque hydrocarbure aromatique.

Formule globale Masse molaire T° d’ébullition d15 (liquide)


°C (1 atm)

Benzène C6H6 78,1 80,1 0,884


Toluène C7H8 92,1 110,6 0,871
Ethylbenzène C8H10 106,2 136,2 0,871
O-xylène C8H10 106,2 114,4 0,884
M-xylène C8H10 106,2 139,1 0,868
p-xylène C8H10 106,2 138,4 0,865
ANNEXE

TABLEAU N°4 : constante physiques de quelque hydrocarbure insaturés.

Formule globale Masse molaire T° d’ébullition °C d15 (liquide)


(1 atm)
Ethylène C2H4 28,0 -103,7
Propylène C3H6 42,1 - 47,7 0,523
Butène-1 C4H8 56,1 -6,3 0,601
Cis-butène 2 C4H8 56,1 3,7 0,627
Trans-butène 2 C4H8 56,1 0,8 0,610
Isobutène C4H8 56,1 -6,9 0,601
Pentène 1 C5H10 70,1 30,0 0,646
Butadiène-1,3 C4H6 54,1 -4,4 0,627
Isoprène C5H8 68,1 34,1 0,686
Cyclopentadiène C5H6 66,0 40,0
ANNEXE

L’appareillages et les dispositifs utiliser au niveau du CRD .

Fig. 1 : Analyse du pH

Fig. 2 : dispositif de mesure de la conductivité et l’oxygène dissous.


ANNEXE

Fig. 3: la filtration sous pression.

Fig. 4 : Tube DCO


ANNEXE

Fig. 5 : Flacons d’échantillons bruns en verre de 500 ml de capacité

Fig. 7 : l’indice d’hydrocarbure après traitement


ANNEXE

Spectrophotomètre type DR/2000

L’analyse par cet instrument s’appuie sur le fait que toute solution colorée traversée par un
faisceau de lumière laisse passer une fraction de lumière incidente.

Fig. 8 : Spectrophotomètre type DR/2000.

Remarque : Le spectrophotomètre HACH DR/2010 est aussi utilisé pour mesurer le Fer total
et les sulfates, sulfures et la turbidité FTU, sachant que chaque mesure a son propre
programme numérique (longueur d’onde).

Exemple : Sulfate sa longueur d’onde est de 450.


Résumé

Dans le cadre de la politique de développement de l'industrie pétrolière, l’état algérien


a procédé au niveau de la zone de Hassi Messaoud à une intensification dans l’exploitation
des installations et unités de productions industrielles et pétrolières ainsi que la réalisation
de nombreux forages source d’importants rejets dans des bourbiers causant une pollution
entrainant ainsi dans l’immédiat un déséquilibre sur l'écosystème.
Devant cette situation alarmante l’état devra agir et entreprendre les mesures nécessaires et
adéquates et adopter une stratégie efficace dans la dépollution de ces rejets à partir des
méthodes mécaniques, chimiques et thermiques.
Après étude et réflexion, nous tenons à signaler l’efficacité de la technique de
Stabilisation/ Solidification sur les bourbiers de forage, que nous préconisons d’ailleurs
comme solution à la dépollution de ces rejets.

Les mots clés : traitement des rejets, la pollution pétrolière, les normes, forage, traitement
mécanique, traitement thermique, traitement chimique, stabilisation, solidification.

‫ملخص‬

ً ‫ فض‬، ‫تواصلت على مستوى منطقة حاسي مسعود إلى تكثيف االستغالل مرافق اإلنتاج الصناعي والنفطي ووحدات اإلنتاج‬
‫ال‬
‫ مما يؤدي على‬، ‫ التي تشكل مصدرًا لعمليات التصريف الكبيرة في المستنقعات المسببة للتلوث‬، ‫عن العديد من اآلبار‬
.‫الفور إلى حدوث خلل في النظام البيئي‬
‫ سيتعين على الدولة العمل واتخاذ التدابير الالزمة والكافية واعتماد استراتيجية فعالة‬، ‫في مواجهة هذا الموقف المقلق‬
.‫في إزالة هذه التصريفا ت باستخدام الطرق الميكانيكية والكيميائية والحرارية‬
‫ والتي نوصي بها كحل‬، ‫ التصلب على عجائن الحفر‬/ ‫ نود أن نشير إلى فعالية تقنية التثبيت‬، ‫بعد الدراسة واالنعكاس‬
.‫إللغاء هذه التصريفات‬
، ‫ المعالجة الحرارية‬، ‫ المعالجة الميكانيكية‬، ‫ الحفر‬، ‫ المعايير‬، ‫ تلوث الزيت‬، ‫ معالجة النفايات‬:‫الكلمات المفتاحية‬
‫ التصلب‬، ‫ التثبيت‬، ‫المعالجة الكيميائية‬

Abstract
As part of the development policy of the oil industry, the Algerian state proceeded at the
level of the Hassi Messaoud area to intensify the exploitation of industrial and oil
production facilities and units as well as the realization of numerous Drilling is the source
of large discharges into quagmires causing pollution, thus imminently causing an
imbalance in the ecosystem.
Faced with this alarming situation, the state will have to act and take the necessary and
adequate measures and adopt an effective strategy in the depollution of these discharges
using mechanical, chemical and thermal methods.
After study and reflection, we would like to point out the effectiveness of the Stabilization
/ Solidification technique on the drilling sloughs, which we recommend as a solution to the
depollution of these discharges.
Key words: waste treatment, oil pollution, standards, drilling, mechanical processing, heat
treatment, chemical treatment, stabilization, solidification.

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