Rapport Agrégation Mathématiques 2004
Rapport Agrégation Mathématiques 2004
Ce rapport, rédigé par des membres du jury, est publié sous la responsabilité du président du jury
Table des matières
1 Composition du jury 4
2 Statistiques 7
2.1 Statistiques de l’agrégation interne 2004 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2 Statistiques du CAERPA 2004 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3 Programme du concours 18
3.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3.2 Programme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2
Composition du jury
3
1 Composition du jury
Président
VAN DER OORD Eric IGEN
Vice-présidents
CAMUS Jacques Professeur des Universités RENNES
GRAMAIN André Professeur des Universités TOURS
MARCHAL Jeannette IGEN
ROSSO Marc Professeur des Universités PARIS VII
SKANDALIS Georges Professeur des universités Université Denis Diderot (Paris VII)
PARIS
Secrétaire général
CHEVALLIER Jean Marie Maître de Conférences ORLEANS
4
LODAY-RICHAUD Michèle Professeur des universités ANGERS
LODS Véronique Professeur agrégé Lycée Camille Guérin POITIERS
LOSEKOOT Anne Professeur chaire supérieure Lycée Bellevue TOULOUSE
MALLORDY Jean François Professeur agrégé Lycée Blaise Pascal
CLERMONT-FERRAND
MBEKHTA Mostafa Professeur des universités LILLE
MOSSE Brigitte Maître de conférences MARSEILLE
MURAT Christiane Professeur chaire supérieure Lycée Condorcet PARIS
RITTAUD Benoît Maître de Conférences PARIS XIII
ROSER Erick IA-IPR POITIERS
ROUSSET-BERT Suzette IA-IPR STRASBOURG
ROUX Daniel Maître de Conférences CLERMONT-FERRAND
SCHILTZ Dominique Professeur de chaire supérieure Lycée Faidherbe LILLE
SESTER Olivier Maître de Conférences Marne-la-Vallée
SKANDALIS Angélique Professeur de chaire supérieure Lycée Janson de Sailly PARIS
SORBE Xavier IA-IPR BORDEAUX
SUFFRIN Frédéric Professeur agrégé Lycée Kléber STRASBOURG
THEBAULT Roland Professeur de chaire supérieure Lycée Chateaubriand RENNES
VENTURA Joseph Professeur de chaire supérieure Lycée Dumont d’Urville TOULON
VIAL Jean-Pierre Professeur de chaire supérieure Lycée Buffon PARIS
5
Statistiques
6
2 Statistiques
AGRÉGATION INTERNE ET CAERPA DE MATHÉMATIQUES
SESSION 2004
RÉSULTATS STATISTIQUES
Les épreuves écrites ont eu lieu les 4 et 5 février 2004, la liste d’admissibilité a été signée le 29
mars 2004 :
Agrégation interne : 287 admissibles ; CAERPA : 21 admissibles.
Les épreuves orales se sont déroulées du 10 avril au 19 avril 2004 au lycée Fénelon à Paris. La
liste d’admission a été signée le 20 avril 2004 :
Agrégation interne : 130 admis ; CAERPA : 9 admis.
Remarques : Comme on peut le constater sur les tableaux d’évolution des deux concours donnés
ci-après, le nombre des candidats présents aux deux épreuves écrites est relativement stable par
rapport à l’an passé. Le nombre de postes est stable aux deux concours. Les résultats du CAERPA
connaissent un certain fléchissement.
AGRÉGATION INTERNE
*liste supplémentaire
7
CAERPA
8
2.1 Statistiques de l’agrégation interne 2004
Sont considérés comme présents les candidats qui ont des notes non nulles à toutes les épreuves écrites
Les candidats aux concours étrangers gérés par le jury ne sont pas comptabilisés
Les candidats étrangers aux concours français sont comptés normalement
9
Oral : quartiles sur les notes non nulles
admissibles Admis
épreuve 1 (sur 20) 12 9 6 14 12 10
épreuve 2 (sur 20) 12 9 7 14 11 9
Total général (sur 400) 226 201 182 254 229 214
10
Académies
I P a A
AIX MARSEILLE 84 64 10 2
BESANCON 29 19 8 2
BORDEAUX 88 58 8 5
CAEN 41 34 5 2
CLERMONTFERRAND 38 33 10 5
DIJON 50 39 8 3
GRENOBLE 78 65 14 8
LILLE 135 104 20 8
LYON 70 57 15 5
MONTPELLIER 74 56 8 4
NANCY METZ 67 57 17 7
POITIERS 30 22 5 5
RENNES 47 37 9 5
STRASBOURG 46 38 8 2
TOULOUSE 65 43 10 6
NANTES 50 35 4 2
ORLEANS TOURS 64 43 6 3
REIMS 44 33 2 0
AMIENS 59 47 16 4
ROUEN 80 65 11 6
LIMOGES 17 11 0 0
NICE 61 46 12 6
CORSE 9 4 1 0
REUNION 73 55 13 5
MARTINIQUE 28 15 2 1
GUADELOUPE 26 20 4 0
GUYANNE 10 10 1 0
PARIS/CRET/VERS 350 272 60 34
Professions
I P a A
DIVERS 24 13 1 0
ENSEIGNANT SUP 7 5 1 1
[Link] 48 30 7 4
AG FPE 16 13 4 2
CERTIFIE 1621 1255 270 122
PLP 97 66 4 1
catégories
I P a A
[Link] 1743 1335 275 124
[Link] 68 47 12 6
Centres d’écrit
I P a A
DIVERS 1813 1382 287 130
11
Écrit 1 Écrit 2
Oral 1 Oral 2
12
2.2 Statistiques du CAERPA 2004
Sont considérés comme présents les candidats qui ont des notes non nulles à toutes les épreuves écrites
Les candidats aux concours étrangers gérés par le jury ne sont pas comptabilisés
Les candidats étrangers aux concours français sont comptés normalement
13
Oral : quartiles sur les notes non nulles
admissibles Admis
épreuve 1 (sur 20) 11 8 5 16 11 10
épreuve 2 (sur 20) 12 9 6 16 12 11
Total général (sur 400) 212 192 159 232 224 209
14
Académies
I P a A
AIX MARSEILLE 12 5 1 1
BESANCON 4 3 0 0
BORDEAUX 12 10 1 1
CAEN 7 4 0 0
CLERMONTFERRAND 2 2 0 0
DIJON 9 5 2 1
GRENOBLE 16 12 1 0
LILLE 46 42 5 1
LYON 17 13 0 0
MONTPELLIER 7 4 1 1
NANCY METZ 8 7 0 0
POITIERS 1 0 0 0
RENNES 26 23 0 0
STRASBOURG 9 8 1 0
TOULOUSE 6 5 0 0
NANTES 30 21 2 1
ORLEANS TOURS 5 4 1 0
REIMS 12 11 0 0
AMIENS 11 8 0 0
ROUEN 5 3 0 0
LIMOGES 1 1 0 0
NICE 1 1 0 0
REUNION 2 2 0 0
MARTINIQUE 1 1 0 0
GUADELOUPE 2 1 0 0
GUYANNE 2 1 0 0
PARIS/CRET/VERS 57 44 6 3
Professions
I P a A
DIVERS 11 6 0 0
MAIT-DOC REM TI 275 216 17 8
MAITRE ECH INST 25 19 4 1
catégories
I P a A
ENSEIGN PRIVE 311 241 21 9
Centres d’écrit
I P a A
DIVERS 311 241 21 9
15
Écrit 1 Écrit 2
Oral 1 Oral 2
16
Programme
17
3 Programme du concours
3.1 Généralités
3.2 Programme
Ce programme comporte tous les programmes des classes de la seconde à la terminale incluses,
dans toutes les sections.
B. PROGRAMME COMPLÉMENTAIRE
1. Ensembles
Vocabulaire de la théorie des ensembles. Produit d’un nombre fini d’ensembles. Application.
Relation d’ordre.
Ensemble N des entiers naturels. Ensemble dénombrable. Non dénombrabilité de R.
Relation d’équivalence et ensemble quotient.
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2. Algorithmique et informatique
Exemples d’algorithmes liés au programme.
Notion de variable, d’adresse. Instruction d’affectation, instructions conditionnelles, programma-
tion itérative et récursive.
Fonctions et sous-programmes ; passage de paramètre. Rédaction en français ou en Pascal de
programmes ne comportant qu’un petit nombre d’instructions pouvant utiliser des sous-programmes.
Aucun développement théorique n’est au programme.
3. Algèbre générale
a) Extensions successives de la notion de nombre
Anneau Z des entiers relatifs. Division euclidienne. Sous-groupes additifs de Z. Nombres pre-
miers. Décomposition en facteurs premiers. Plus grand commun diviseur (PGCD) et plus petit
commun multiple (PPCM). Théorème de Bézout. Algorithme d’Euclide. Congruences. Applications
arithmétiques des anneaux quotients Z/nZ. Théorème chinois. Groupe des éléments inversibles de
Z/nZ. Applications à des problèmes de calendriers. Exemples de méthodes de codage et de cryptage.
Équations diophantiennes ax + by = c.
Corps Q des nombres rationnels, R des nombres réels, C des nombres complexes. Théorèmes de
d’Alembert-Gauss. Non dénombrabilité de R et C.
Groupe multiplicatif des nombres complexes de module 1. Sous-groupe des racines n-ièmes de
l’unité. Relations d’inclusion entre ces groupes. Polygones réguliers.
b) Anneaux et corps (Écrit seulement)
Définition (les anneaux sont unitaires par définition). Formule du binôme. Idéaux d’un anneau
commutatif. Morphismes d’anneaux. Anneaux quotients. Anneaux commutatifs intègres. Anneaux
principaux. Exemple des entiers de Gauss, applications (équation x2 + y 2 = z 2 dans Z).
Sous-corps. Corps premier. Caractéristique d’un corps. Corps des fractions d’un anneau intègre.
Éléments algébriques sur un sous-corps. Dénombrabilité du corps des nombres algébriques sur Q.
Nombres transcendants.
c) Polynômes à une indéterminée sur un corps commutatif K
Algèbre K[X]. Division euclidienne. Idéaux de K[X]. Plus grand commun diviseur (PGCD) et
plus petit commun mutiple (PPCM). Théorèmes de Bézout. Algorithme d’Euclide. Polynômes irré-
ductibles. Décomposition en facteurs irréductibles.
Fonctions polynômes. Racines, ordre de multiplicité, polynômes scindés. Correspondance entre po-
lynômes et fonctions polynômes. Cas où K = Z/pZ, p étant un nombre premier. Relations entre
coefficients et racines d’un polynôme scindé.
Théorème de d’Alembert-Gauss, polynômes irréductibles sur R et C.
Dérivation des polynômes. Identité de Taylor.
d) Fractions rationnelles sur un corps commutatif K
Corps K(X) des fractions rationnelles. Forme irréductible. Fonctions rationnelles, zéros, pôles,
ordre de multiplicité.
Décomposition en éléments simples. Cas où le corps est R ou C.
Exemples simples de problèmes d’élimination ; applications à la géométrie.
4. Groupes et géométrie
Les diverses notions sur les groupes devront être illustrées dans des situations géométriques (par
exemple isométries d’un tétraèdre régulier, d’un cube).
Groupes, morphismes, sous-groupe engendré par une partie. Groupes cycliques, ordre d’un élément.
Théorème de Lagrange. Image et noyau.
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Sous-groupe distingué (ou normal). Groupe quotient.
Groupe opérant sur un ensemble, orbites. Stabilisateurs. Formule des classes. Éléments conjugués,
classes de conjugaison, classes de sous-groupes conjugués. Signification géométrique des notions de
conjugaison. Automorphismes intérieurs d’un groupe.
Polygones réguliers et groupes diédraux.
Permutations d’un ensemble fini, groupe symétrique ; cycles, génération par les transpositions.
Décomposition d’une permutation en produit de cycles à supports disjoints. Signature. Groupe
alterné.
Groupes GL(E) et SL(E) où E est un espace vectoriel de dimension finie. Groupes O(E) et
SO(E) où E est un espace vectoriel euclidien. Groupes U (E) et SU (E) où E est un espace hermitien.
Groupe affine, groupe des homothéties et translations d’un espace affine. Groupe des isométries et
des déplacements d’un espace affine euclidien. Formes réduites des isométries affines en dimension 2
et 3. Groupe des isométries laissant stable une partie de l’espace. Groupe des similitudes directes et
indirectes d’un plan affine euclidien.
5. Algèbre linéaire sur un sous-corps de C
a) Espaces vectoriels
Définition. Applications linéaires. Espace vectoriel L(E, F ). Algèbre L(E). Groupe linéaire GL(E).
Espace produit d’une famille finie d’espaces vectoriels.
Sous-espaces vectoriels. Image et noyau d’une application linéaire. Sous-espace engendré par
une partie. Somme d’un nombre fini de sous-espaces. Sous-espaces en somme directe. Sous-espaces
supplémentaires. Projecteurs. Endomorphismes involutifs.
Familles libres, génératrices, bases.
Étant donné u de L(E, F ), isomorphisme entre Im(u) et tout supplémentaire de ker(u).
Dans la suite, les espaces vectoriels sont tous supposés de dimension finie.
b) Espaces vectoriels de dimension finie
Définition. Théorèmes de la dimension, de la base incomplète. Dimension d’un sous-espace. Rang
d’une famille de vecteurs. Existence de supplémentaires.
Formule liant dimensions de la somme et de l’intersection de deux sous-espaces. Rang d’une appli-
cation linéaire. Formule du rang. Caractérisation des automorphismes.
c) Matrices
Espaces Mp,q (K) des matrices à p lignes et q colonnes à coefficients dans K. Isomorphisme cano-
nique avec L(K q , K p ). Produit matriciel. Matrices inversibles. Groupe GL(n, K).
Matrice d’une application linéaire entre espaces vectoriels munis de bases. Matrice de passage.
Rang d’une matrice. Matrices équivalentes et caractérisation par le rang. Utilisation de sous-matrices
carrées pour la détermination du rang. Transposée d’une matrice. Rang de la transposée.
Matrice d’un endomorphisme d’un espace rapporté à une base. Matrices semblables. Trace d’une
matrice, d’un endomorphisme.
Systèmes d’équations linéaires. Rang. Conditions de compatibilité. Systèmes de Cramer. Réso-
lution par opérations élémentaires (pivot de Gauss). Applications à des problèmes de géométrie.
d) Opérations élémentaires sur les matrices
Opérations élémentaires sur les lignes ou les colonnes d’une matrice. Application à la résolution
de systèmes linéaires, aux calculs de déterminants, à l’inversion de matrices carrées et au calcul du
rang.
Applications linéaires associées aux opérations élémentaires : dilatations et transvections. Géné-
ration de GL(n, K) et SL(n, K).
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e) Déterminants
Formes n-linéaires alternées sur un espace de dimension n. Déterminant d’une famille de n vec-
teurs relativement à une base. Déterminant d’un endomorphisme, d’un composé d’endomorphismes.
Caractérisation des automorphismes.
Déterminant d’une matrice carrée. Expression développée. Déterminant de la transposée d’une ma-
trice, du produit de deux matrices. Mineurs, cofacteurs, développement relativement à une ligne ou
une colonne. Calcul par opérations élémentaires.
Application à l’inversion d’une matrice carrée. Formules de Cramer. Orientation d’un R-espace
vectoriel de dimension finie. Exemples de calculs de volumes simples.
Groupes SL(E) et SL(n, K).
f ) Dualité
Formes linéaires et hyperplans. Équation d’un hyperplan. Dual E ∗ d’un espace vectoriel E. Base
duale d’une base. Application à la formule d’interpolation de Lagrange. Bijection entre les ensembles
des sous-espaces de E et E ∗ par l’orthogonalité. Orthogonal d’une somme ou d’une intersection de
deux sous-espaces. Dimension de l’orthogonal.
Transposée d’une application linéaire. Transposée d’une matrice. Rang de la transposée.
g) Réduction des endomorphismes
Sous-espaces stables par un endomorphisme.
Algèbre K[u] des endomorphismes polynomiaux en un endomorphisme u de E. Polynôme caracté-
ristique d’un endomorphisme, d’une matrice carrée. Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces
propres d’un endomorphisme.
Triangulation d’un endomorphisme, d’une matrice carrée, si le polynôme caractéristique est
scindé.
Ordre de multiplicité d’une valeur propre et dimension du sous-espace propre associé. Théorème de
Cayley-Hamilton.
Théorème de décomposition des noyaux. Polynôme minimal. Sous-espaces caractéristiques.
Critères de diagonalisabilité : la dimension de tout sous-espace propre est égale à l’ordre de
multiplicité de la valeur propre associée ; il existe un polynôme scindé annulateur à racines simples.
Diagonalisation simultanée d’un ensemble d’endomorphismes diagonalisables commutant entre
eux.
Diagonalisation par blocs. Sous-espaces caractéristiques. Décomposition de Dunford : existence
et unicité de l’écriture u = d + n où d est diagonalisable et n nilpotent avec d ◦ n = n ◦ d si le
polynôme caractéristique est scindé.
Application de la réduction des endomorphismes à l’analyse (suites récurrentes, systèmes diffé-
rentiels, etc.).
h) Cas où le corps K est R ou C
Application du théorème d’équivalence des normes en dimension finie à la topologie de L(E).
Définition de exp(u), application aux systèmes différentiels.
Exemples de parties denses de L(E) : GL(E) est un ouvert dense de L(E) ; si K = C, l’ensemble
des endomorphismes diagonalisables est dense dans L(E).
i) Formes quadratiques
Formes bilinéaires symétriques. Formes quadratiques. Morphisme de E vers E ∗ canoniquement
associé à une forme bilinéaire. Matrice relativement à une base. Matrices congruentes.
Bases orthogonales. Décomposition en carrés (méthode de Gauss). Loi d’inertie et signature dans
le cas réel. Application aux coniques et quadriques. Application à l’analyse des données.
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6. Géométrie affine en dimension finie
Le corps de base est R.
Définition d’un espace affine. Espace vectoriel associé. Sous-espaces affines, direction d’un sous-
espace affine. Droites, plans, hyperplans.
Repères. Orientation. Volume algébrique d’un parallélépipède orienté.
Applications affines. Projecteurs. Groupe affine. Isomorphisme du stabilisateur d’un point et du
groupe linéaire. Symétries. Groupe des homothéties et translations. Effet d’une application affine
sur les volumes.
Barycentres. Repères et coordonnées barycentriques. Isobarycentre.
Parties convexes. Intersection, images directe et réciproque par une application affine. Enveloppe
convexe d’une partie. Exemples de problèmes d’optimisation.
7. Algèbre linéaire euclidienne et hermitienne
Les espaces vectoriels sont tous de dimension finie.
a) Espaces euclidiens
Inégalité de Cauchy-Schwarz et inégalité triangulaire ; norme euclidienne. Identité du paralléllo-
gramme. Isomorphisme canonique avec le dual. Orthogonalité. Bases orthonormales. Orthonormali-
sation de Schmidt. Projecteurs et symétries. Adjoint d’un endomorphisme et matrice associée dans
une base orthonormale. Groupe orthogonal O(E) et spécial orthogonal SO(E).
Endomorphismes symétriques, réduction dans une base orthonormée. Réduction simultanée de
deux formes quadratiques réelles dont l’une est définie positive. Application aux axes de symétrie
des coniques et quadriques dans un espace euclidien. Ellipsoïde d’inertie. Application à l’analyse des
données.
Application à l’étude d’une surface au voisinage d’un point régulier.
Endomorphismes symétriques positifs et applications (norme d’un endomorphisme).
b) Angles
Matrice d’une rotation. Le groupe SO(E) est commutatif en dimension 2. Angles dans le plan
euclidien orienté. Sinus et cosinus d’un angle. Exponentielle complexe. Nombre π. Fonctions trigo-
nométriques circulaires. Morphisme canonique de R vers SO(2). Mesure des angles.
Angles orientés de droites en dimension 2.
Angles en dimension 3 : angle d’une rotation dont l’axe est orienté. Génération de SO(E) par
les demi-tours.
Similitudes vectorielles en dimension 2 et 3.
c) Calcul matriciel et normes euclidiennes
Projection orthogonale d’un vecteur sur un sous-espace. Matrice de Gram. Distance d’un point
à un sous-espace. Problème des moindres carrés.
d) Calculs vectoriels en dimension 3
Produit vectoriel. Produit mixte. Applications à la géométrie des trièdres.
e) Espaces hermitiens
Inégalités de Cauchy-Schwarz et inégalité triangulaire ; norme hermitienne. Sommes directes or-
thogonales. Bases orthonormales. Adjoint d’un endomorphisme, matrice dans une base orthonormale.
Endomorphismes hermitiens. Groupe unitaire U (E) et spécial unitaire SU (E).
Réduction d’un endomorphisme hermitien, endomorphismes hermitiens positifs, applications
(norme d’un endomorphisme).
8. Géométrie affine euclidienne orientée
22
a) Généralités
Espaces affines euclidiens. Distance de deux points. Inégalité triangulaire.
Groupes des isométries et des déplacements. Génération du groupe des isométries par les ré-
flexions, du groupe des déplacements par les demi-tours en dimension 3.
Décomposition canonique d’une isométrie en u = t ◦ f = f ◦ t où t est une translation et f
une isométrie admettant au moins un point fixe. Application à la classification des isométries en
dimension 2 et 3.
Exemples de groupes d’isométries laissant stable une partie du plan ou de l’espace. Polygones
réguliers et groupes diédraux. Tétraèdres réguliers, cubes, octaèdres.
Groupe des similitudes.
b) Géométrie plane
Propriété angulaire du cercle et applications.
Faisceau harmonique de deux droites et de leurs bissectrices.
Géométrie du triangle, éléments remarquables. Exemples de relations métriques et trigonomé-
triques dans le triangle.
Utilisation des nombres complexes : affixe d’un point dans un repère orthonormé direct. Exemples
d’applications géométriques (polygones réguliers, géométrie des cercles).
Puissance d’un point par rapport à un cercle. Axe radical. Orthogonalité entre cercles.
c) Coniques
Définitions bifocale et par foyer et directrice. Classification par l’excentricité. Équations réduites.
Image par une application affine et classification en les trois genres affines : ellipse, parabole, hyper-
bole. Exemples de propriétés géométriques communes ou spécifiques à chaque genre.
Section plane d’un cône de révolution.
Trajectoire parabolique d’un objet pesant. Mouvement à accélération centrale. Mouvement des
planètes.
9. Propriétés affines et métriques
Pour toutes les situations géométriques, on réfléchira aux propriétés de caractère affine et à celles
de nature métrique (ou euclidienne).
Groupes affines et groupes euclidiens.
Propriétés affines et euclidiennes des coniques.
Notions différentielles de caractère affine et métrique.
Exemples d’utilisation de repères pour traiter des problèmes de géométrie.
10. Analyse à une variable réelle
a) Nombres réels ou complexes
Corps R et C des réels et complexes. La construction de R étant admise. Suites convergentes, di-
vergentes, sous-suites, valeurs d’adhérence. Opérations sur les limites. Toute partie non vide majorée
de R possède une borne supérieure. Toute suite croissante majorée est convergente. Suites adjacentes.
Droite numérique achevée.
Complétude de R : toute suite de Cauchy de R ou C converge. Théorème de Bolzano-Weierstrass :
de toute suite bornée de R ou C on peut extraire une sous-suite convergente.
Développement décimal d’un nombre réel. Cas des nombres rationnels.
Comportement asymptotique d’une suite. Relations de comparaison : domination, prépondérance
(u est négligeable devant v), équivalence. Notations u = O(v) et u = o(v).
Suites de nombres réels définies par une relation de récurrence un+1 = f (un ). Récurrences linéaires
et homographiques.
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b) Séries de nombres réels ou complexes
Séries à termes positifs. La série converge si et seulement si la suite des sommes partielles est
bornée. Étude de la convergence par les relations de comparaison, comparaison à une série géomé-
trique, à une série de Riemann. Sommation des relations de prépondérance et d’équivalence pour
les séries convergentes et divergentes. Comparaison d’une série et d’une intégrale, cas des séries de
Riemann.
Critères de Cauchy pour les séries à termes réels ou complexes. Convergence absolue. Convergence
d’une série alternée dont le terme général décroît vers 0 en valeur absolue, signe et majoration
du reste. Exemples d’emploi de la transformation d’Abel. Exemple d’emploi d’un développement
asymptotique du terme général.
Opérations sur les séries. Produit de Cauchy de deux séries absolument convergentes.
c) Continuité
Fonctions définies sur une partie de R. Limite, continuité à droite et à gauche, continuité.
Théorème des valeurs intermédiaires. Continuité sur un segment, théorème des extrema. Théo-
rème de Heine de continuité uniforme sur un segment. Fonction réciproque d’une fonction monotone
f sur un intervalle ; propriétés de la fonction réciproque f −1 .
Fonctions continues par morceaux sur un segment, approximation uniforme des fonctions conti-
nues par des fonctions en escalier, des fonctions affines par morceaux, des polynômes (théorème de
Weierstrass admis).
d) Dérivabilité
Dérivée à droite et à gauche en un point. Comportement de la dérivation relativement aux
opérations algébriques. Dérivation d’une fonction composée, d’une fonction réciproque. Théorèmes
de Rolle et des accroissements finis. Inégalité des accroissements finis pour une fonction à valeurs
complexes. Application au sens de variation et au caractère lipschitzien.
Dérivées successives. Fonctions de classe C k , de classe C k par morceaux. Formule de Leibniz pour
la dérivée k-ième d’un produit.
Fonctions convexes de classe C 1 , convexité de l’épigraphe, croissance de la dérivée, position de la
courbe relativement aux cordes et aux tangentes. Cas des fonctions de classe C 2 .
Formules de Taylor avec reste intégral, de Taylor-Lagrange et de Taylor-Young pour des fonctions
de classe C k .
Étude locale des fonctions. Conditions nécessaires d’extremum. Développements limités. Opéra-
tions sur les développements limités.
Série de Taylor.
e) Fonctions usuelles
Fonctions exponentielles, logarithmes, puissances. Équations fonctionnelles caractérisant ces fonc-
tions. Fonctions hyperboliques directes et réciproques.
Fonctions circulaires directes et réciproques.
f ) Intégration d’une fonction continue par morceaux sur un segment
Définition, linéarité, positivité, inégalité de la moyenne, relation de Chasles. Inégalité de Cauchy-
Schwarz.
Primitive d’une fonction continue sur un intervalle. Intégration par parties, changement de variable,
calculs de primitives et d’intégrales.
Convergences en moyenne et en moyenne quadratique pour les suites de fonctions. Comparaison avec
la convergence uniforme.
g) Intégrales sur un segment d’une fonction dépendant d’un paramètre
Théorèmes de continuité et de dérivabilité sous le signe somme. Formule de Fubini si le paramètre
décrit un segment. Lien avec les intégrales doubles.
24
h) Intégration sur un intervalle quelconque
Les fonctions considérées sont continues par morceaux sur tout segment contenu dans l’intervalle
I de définition.
Intégrale d’une fonction positive. Emploi des relations de comparaison.
Une fonction définie sur I à valeurs complexes est dite intégrable si l’intégrale de son module est
finie.
Les deux théorèmes suivants sont admis :
Théorème de convergence monotone : Soit (fn ) une suite croissante de fonctions à valeurs positives
intégrables convergeant simplement sur I vers une fonction f . Si fn et f sont continues par morceaux
sur tout segment de I, et si la suite des intégrales des fn est majorée, alors f est intégrable sur I et
son intégrale est la limite de celles des fn.
Théorème de convergence dominée : Soit (fn ) une suite de fonctions à valeurs complexes conver-
geant simplement sur I vers une fonction f . Si fn et f sont continues par morceaux sur tout segment
de I, et si la suite des modules des fn est majorée par une fonction g intégrable sur I, alors f est
intégrable sur I et son intégrale est la limite de celles des fn.
i) Intégrales impropres
Intégrales convergentes, divergentes ; critère de Cauchy. Convergence absolue. Intégration par
parties.
Emploi des relations de comparaison pour l’étude de la convergence. Intégration de relations de
prépondérance et d’équivalence.
j) Intégrales sur un intervalle quelconque d’une fonction dépendant d’un paramètre
Les deux théorèmes suivants sont admis :
Théorème de continuité : Soit f une fonction continue de deux variables (x, t) définie sur un
produit X × I d’intervalles, intégrable en t sur I pour tout x fixé dans X. Si le module de f (x, t)
est majoré par g(t), où g est continue et intégrable sur I, alors la fonction F associant à x de X
l’intégrale de f (x, t) sur I est continue sur X.
Théorème de dérivation : Soit f une fonction continue de deux variables (x, t) définie sur un
produit X × I d’intervalles, intégrable en t sur I pour tout x fixé dans X et admettant une dérivée
partielle fx0 par rapport à x. Si le module de fx0 (x,t) est majoré par h(t), où h est continue et
intégrable sur I, alors la fonction F associant à x de X l’intégrale de f (x, t) sur I est dérivable sur
X et sa dérivée est l’intégrale de fx0 par rapport à t.
Exemples de fonctions définies par une intégrale (fonction Gamma d’Euler, transformée de Fou-
rier).
k) Analyse numérique
Approximations d’un nombre par des suites : rapidité de convergence, ordre d’un algorithme.
Accélération de la convergence, méthode de Richardson-Romberg.
Approximation d’une solution d’équation f (x) = 0. Méthode de dichotomie. Approximations suc-
cessives, méthode de Newton. Estimation de l’erreur.
Valeurs approchées d’une intégrale : méthode du point milieu, des trapèzes, de Simpson. Estimation
de l’erreur.
Évaluation asymptotique du reste d’une série convergente ; recherche d’une valeur approchée de la
somme d’une telle série.
Solutions approchées d’une équation différentielle x0 = f (t, x) par la méthode d’Euler.
11. Analyse à une variable complexe
a) Séries entières
25
Rayon de convergence. Disque ouvert de convergence. Convergence normale sur tout compact du
disque ouvert de convergence. Exemples de calcul du rayon de convergence. Rayon de convergence
de la série dérivée.
Continuité de la somme sur le disque ouvert de convergence. Dérivation par rapport à la variable
complexe sur ce disque ouvert.
b) Extension à C des fonctions usuelles
Exponentielle complexe, exponentielle d’une somme, nombre π, fonctions sinus et cosinus.
Application à la mesure des angles.
12. Analyse fonctionnelle et vocabulaire de la topologie
a) Topologie et espaces métriques
Distance, boules ouvertes et fermées. Parties ouvertes et fermées. Voisinages. Intérieur, adhérence
et frontière d’une partie. Distance à une partie, diamètre d’une partie. Parties denses, points isolés,
points d’accumulation. Produits finis d’espaces métriques.
Suites, limites, valeurs d’adhérence, sous-suites, suites de Cauchy. Caractérisation de l’adhérence
par les suites.
Continuité d’une application en un point, caractérisation par les suites. Continuité sur l’espace
entier, caractérisation par les images réciproques des ouverts et fermés. Homéomorphismes. Appli-
cations uniformément continues. Algèbre des fonctions numériques continues.
b) Espaces vectoriels normés sur R ou C
Normes. Distance associée à une norme. Normes équivalentes. Continuité des opérations. Appli-
cations linéaires continues, normes de ces applications.
c) Espaces métriques compacts
Définition séquentielle. Parties compactes d’un compact. Parties compactes de R et C. Produit
d’un nombre fini d’espaces métriques compacts. Parties compactes de Rn et Cn .
Image continue d’un compact. Théorème de Heine de continuité uniforme des applications conti-
nues.
d) Espaces métriques connexes
Définitions. Parties connexes. Union de parties connexes d’intersection non vide. Parties connexes
de R. Image continue d’un connexe. Théorème des valeurs intermédiaires. Connexité par arcs : elle
implique la connexité et lui équivaut sur un ouvert d’un espace vectoriel normé.
e) Espaces vectoriels normés de dimension finie
Théorème d’équivalence des normes. Les parties compactes sont les fermés bornés. De toute
suite bornée, on peut extraire une sous-suite convergente. Continuité des applications linéaires et
multilinéaires en dimension finie.
Exponentielle d’un endomorphisme.
f ) Espaces métriques complets
Définition. Parties complètes d’un espace complet. Exemples de R et C. Un espace vectoriel normé
de dimension finie est complet.
Théorème du point fixe pour les contractions d’un espace complet dans lui même. Application
aux approximations successives.
Critère de Cauchy pour l’existence de la limite d’une application en un point.
g) Espaces de Banach
Définition. Critère de Cauchy pour les séries. L’absolue convergence d’une série implique la
convergence. Sous-espaces de Banach.
26
Espaces de Banach usuels de suites et de fonctions. Espace de Banach des applications linéaires
continues d’un espace de Banach vers un autre.
Suites d’applications à valeurs dans un espace de Banach. Convergences simple, uniforme, uni-
forme sur tout compact. Continuité de la limite uniforme d’une suite de fonctions continues. Critère
de Cauchy uniforme. Dérivabilité de la limite d’une suite de fonctions de classe C 1 simplement
convergente et dont la suite des dérivées converge uniformément.
Séries d’applications à valeurs dans un espace de Banach. Convergence simple et uniforme.
Convergence normale. Critère de Cauchy uniforme. Exemples d’emploi de la transformation d’Abel.
h) Espaces préhilbertiens
Produit scalaire. Inégalités de Cauchy-Schwarz. Norme associée. Théorème de Pythagore. Fa-
milles orthonormales. Procédé de Schmidt. Projection orthogonale sur un sous-espace de dimension
finie ; distance à un tel sous-espace.
Exemples de produits scalaires ; exemples de suites de polynômes orthogonaux.
i) Séries de Fourier
Polynômes trigonométriques, orthogonalité des fonctions einx . Coefficients de Fourier an (f ),
bnX
(f ), cn (f ) d’une fonction 2π-périodique f continue par morceaux. Sommes partielles Sn (f, x) =
ck (f )eikx . Meilleure approximation en moyenne quadratique. Identité de Parseval et conver-
−n6k6n
gence en moyenne quadratique si f est continue par morceaux.
Théorèmes de convergence de Dirichlet et F é jer. Convergence normale de la série de Fourier
d’une fonction continue de classe C 1 par morceaux.
13. Calcul différentiel
Les fonctions considérées dans cette section sont définies sur un ouvert de R n à valeurs dans
p
R .
a) Topologie de Rn .
Normes usuelles sur Rn ; elles sont équivalentes. Complétion. Parties compactes. Limites et ap-
plications continues.
b) Fonctions différentiables
Dérivée selon un vecteur. Développement limité à l’ordre 1. Différentiabilité en un point. In-
terprétation géométrique (plan tangent à une surface). Matrices jacobiennes, déterminant jacobien.
Différentielle d’une fonction composée.
Définition des fonctions de classe C 1 sur un ouvert Ω : l’application associant à un point de Ω sa
différentielle est continue.
Théorème admis : pour que f soit de classe C 1 , il faut et il suffit que les dérivées partielles soient
continues sur Ω.
Composition des fonctions de classe C 1 . Difféomorphismes. Caractérisation des difféomorphismes
parmi les fonctions injectives de classe C 1 . Inégalité des accroissements finis pour une fonction de
classe C 1 . Caractérisation des constantes parmi les fonctions de classe C 1 sur un ouvert connexe.
Applications de classe C k . Théorème de Schwarz pour les fonctions de classe C 2 .
Gradient d’une fonction numérique de classe C 1 . Formule de Taylor-Young pour une fonction de
classe C 2 . Extrema locaux d’une fonction de classe C 2 de deux variables en un point où rt − s2 6= 0.
Exemples de problèmes d’extrema issus de la géométrie.
Théorèmes (admis) d’inversion locale et des fonctions implicites. Application à la caractérisation
des C k -difféomorphismes parmi les fonctions injectives de classe C k .
27
c) Équations différentielles
Systèmes linéaires X 0 = A(t)X +B(t), où A (resp. B) est une application continue d’un intervalle
I dans Mn (C) (resp. C n ).
Théorème (admis) d’existence et unicité de la solution sur I du problème de Cauchy.
Dimension de l’espace vectopriel des solutions. Méthode de la variation des constantes.
Systèmes à coefficients constants : exponentielle d’un endomorphisme, application au problème
de Cauchy ; résolution du système X 0 = AX par diagonalisation ou triangularisation de A ou emploi
du théorème de Cayley-Hamilton. Équations linéaires scalaires à coeffients constants. Dimension de
l’espace des solutions de l’équation homogène.
Équations linéaires scalaires x00 + a(t)x0 + b(t)x = c(t) où a, b, c sont continues sur un intervalle
I et à valeurs complexes. Système du premier ordre associé, étude du problème de Cauchy ; solution
de l’équation sans deuxième membre, méthode de variation des constantes. Résolution lorsqu’une
solution de l’équation sans second membre ne s’annulant pas sur I est connue.
Notions sur les équations scalaires non linéaires (écrit seulement).
Solutions d’une équation x0 = f (t, x), ou x00 = f (t, x, x0 ), où f est de classe C 1 sur un ouvert de
R ou R3 ; existence et unicité d’une solution maximale au problème de Cauchy. Énoncé du théorème
2
28
c) Espace probabilisé
Propriétés d’une probabilité. Probabilité conditionnelle PB [A] de A sachant B si P [B] est positif.
Formule des probabilités composées et formule de Bayes. Indépendance d’un nombre fini d’évène-
ments.
d) Variables aléatoires réelles
Etant donné un espace probabilisé (Ω,f,P), on appelle variable aléatoire réelle (v.a.r. en abrégé),
toute application X de Ω dans R telle que l’image réciproque X−1 (I) de tout intervalle I de R
appartienne à la tribu f. On admettra que la somme, ou le produit, de v.a.r. est une v.a.r..
On se bornera à l’étude des deux familles suivantes de v.a.r. :
Variables aléatoires réelles discrètes. Une v.a.r. est dite discrète si elle prend un nombre fini ou
infini dénombrable de valeurs. Loi et fonction de répartition d’une v.a.r. discrète. Moments d’une
v.a.r. discrète : espérance, variance et écart type. Espérance d’une somme de v.a.r. discrètes. Fonction
génératrice d’une v.a.r. à valeurs dans N. Lois discrètes usuelles : loi de Bernoulli ; loi binomiale ; loi
géométrique et loi de Poisson.
Variables aléatoires réelles possèdant une loi avec densité. On appelle densité de probabilité sur
R, toute fonction de R dans R+ intégrable sur R et d’intégrale égale à 1 (On se limitera à la notion
d’intégrale définie dans le paragraphe « Intégration sur un intervalle quelconque »).
Soit f une densité de probabilité sur R.
Z On dit qu’une v.a.r. X possède la loi de densité f , si
pour tout intervalle I de R, P [{X ∈ I}] = f (x) d x.
I
Fonction de répartition et moments (espérance, variance et écart type) d’une v.a.r. possédant
une loi avec densité. Espérance d’une somme de v.a.r. possédant une densité (résultat admis). Lois
usuelles possédant une densité : loi uniforme sur un intervalle borné ; loi exponentielle ; loi normale.
Si X est une v.a.r. de loi de densité f et si Φ est une fonction de R dans R continue par morceaux
sur tout segment et telle que la fonction |Φ|f soit intégrable
Z sur R, alors on admettra que Φ(X) est
une v.a.r. dont l’espérance est donnée par : E[Φ(X)] = Φ(x)f (x) d x.
R
e) Vecteurs aléatoires
On dira qu’une application X = (X1 , . . . , Xp ) de Ω dans Rp est un vecteur aléatoire si chacune
de ses composantes est une v.a.r.. On se limitera aux deux cas suivants :
Vecteurs aléatoires discrets. Un vecteur aléatoire X = (X1 , . . . , Xp ) de Ω dans Rp est dit discret si
chacune de ses composantes est une v.a.r. discrète.
Loi d’un vecteur aléatoire X. Indépendance de p v.a.r. discrètes. Covariance et coefficient de
corrélation d’un couple de v.a.r. discrètes. Espérance et variance d’une somme de p v.a.r. discrètes
indépendantes.
Vecteurs aléatoires possédant une loi avec densité. On appelle densité de probabilité sur Rp toute
fonction f de Rp dans R+ , intégrable sur Rp et d’intégrale égale à 1 (On se limitera à la notion
d’intégrale définie dans le paragraphe « Intégrales multiples »). Soit f une densité de probabilité
sur Rp . On dit qu’un vecteur aléatoire X = (X1 , . . . , Xp ) possède la loi de densité f , si pour tous
intervalles I1 , ..., Ip de R,
Z Z
P [{X1 ∈ I1 } ∩ ... ∩ {Xp ∈ Ip }] = ... f (x1 , ..., xp ) d x1 . . . d xp .
I1 Ip
Soit X = (X1 , . . . , Xp ) un vecteur aléatoire de loi de densité f . Soit ψ un produit d’une fonction
continue de Rp dans R par une fonction indicatrice d’un domaine « géométriquement simple » de
Rp et telle que la fonction |ψ|f soit intégrable sur Rp . On admettra que ψ(X) est une v.a.r. dont
l’espérance est donnée par :
Z Z
E[ψ(X)] = ... ψ(x1 , x2 , . . . , xp )f (x1 , x2 , . . . , xp ) d x1 . . . d xp .
R R
29
Indépendance de p v.a.r. possédant une loi avec densité. Covariance et coefficient de corrélation
d’un couple de v.a.r. possédant une loi avec densité. Espérance et variance d’une somme de p v.a.r.
indépendantes et possèdant une loi avec densité. Loi normale.
f ) Théorèmes limites
Suites de v.a.r. indépendantes. Inégalité de Bienaymé-Tchebychev et loi faible des grands nombres.
Les résultats suivants sont admis : Loi forte des grands nombres pour une suite de v.a.r. indé-
pendantes équidistribuées possèdant une espérance. Théorème central limite pour une suite de v.a.r.
indépendantes équidistribuées et de variance finie.
Approximations de la loi binomiale par la loi de Poisson et la loi normale (loi de Gauss).
15. Géométrie différentielle
Les notions qui suivent doivent être illustrées par des exemples.
a) Courbes paramétrées en dimension 2 et 3
Étude locale d’une courbe paramétrée du plan. Changement birégulier de paramètre. Tangente,
concavité, forme d’un arc au voisinage d’un point régulier ou singulier. Construction d’une courbe
en coordonnées polaires.
Étude locale d’une courbe paramétrée de l’espace. plan osculateur.
b) Propriétés métriques des courbes
Longueur d’un arc paramétré de classe C 1 . Abscisse curviligne.
En dimension 2, repère de Frenet. Courbure, centre de courbure.
En dimension 3, repère de Frenet, courbure, torsion.
c) Cinématique
Vitesse, accélération. Exemples de mouvements. Mouvements rectilignes, circulaires, à accéléra-
tion centrale. Oscillateurs harmoniques. Exemples de problèmes de mécanique (pendule, chute des
corps, mouvements des planètes).
30
Épreuves écrites
31
4 Rapport sur les épreuves écrites
4.1 Première épreuve écrite
Définitions et notations
Objectifs du problème
Les trois premières parties étudient l’existence éventuelle d’une partie de C (resp. de R) I2 -
dédoublable (resp. I1 -dédoublable). Ces trois parties sont indépendantes.
La partie IV propose l’étude algébrique d’un sous-groupe de SL2 (Z) engendré par deux matrices.
Elle prépare aussi la partie V où l’on généralise le concept d’ensemble dédoublable en celui d’ensemble
paradoxal sous l’action d’un groupe.
La partie V est dévolue à l’étude de deux ensembles qui se révèlent paradoxaux sous l’action du
groupe étudié dans la partie IV.
(a) Montrer que si deux points x et y de D vérifient |x − y| = 2 alors leur milieu est 0.
(b) Montrer que pour w dans D, la condition |w − τ (0)| > 1 entraîne w ∈ A (on pourra
raisonner par contraposition).
(c) En déduire l’existence d’un diamètre [u, v] de D à extrémités u, v dans A.
(d) Relever une contradiction.
2. En déduire que le disque fermé D de C n’est pas I2 -dédoublable.
32
B. Cas des parties bornées
1. (a) Montrer que l’ensemble R admet une borne inférieure ; on note ρ cette borne inférieure.
(b) Établir l’énoncé suivant :
1
∀n ∈ N∗ , ∃xn ∈ C, B ⊂ D xn , ρ + ·
n
2. (a) Montrer que la suite (xn )n>1 admet une sous-suite convergente.
(b) En déduire l’existence d’un nombre complexe a tel que B ⊂ D(a, ρ).
(c) Démontrer l’unicité d’un tel a.
Autrement dit la partie B est contenue dans un unique disque fermé de rayon minimum.
B 2. Conclusion
1. Dresser sans démonstration la liste des différents types de transformations géométriques qui
constituent le groupe I2 .
2. On suppose l’existence d’une partie bornée et non vide, B, de C, qui est I2 -dédoublable. On
adopte alors les notations suivantes :
B = B1 q B2 , avec τ1 et τ2 dans I2 vérifiant Bi = τi (B) pour i = 1, 2.
On remarquera que, pour i = 1, 2, τi (B) est strictement contenu dans B.
(a) Montrer que les isométries τi ne peuvent être que des rotations différentes de l’identité.
On note ωi le centre de τi pour i = 1, 2.
(b) En considérant l’unique disque D(a, ρ) de rayon minimum contenant B [voir la section
B1], montrer que ω1 = a = ω2 .
(c) Montrer que τ1 (τ2 (B)) ⊂ B1 ∩ B2 , relever une contradiction, puis conclure.
33
Partie II : Le paradoxe de Sierpinski-Mazurkiewicz [1914]
Un nombre complexe ξ est dit transcendant si le seul polynôme à coefficients rationnels dont il
est racine est le polynôme nul. On utilisera librement l’existence d’un nombre transcendant u de
module égal à 1.
On note PN l’ensemble des polynômes à coefficients dans N, et l’on pose
D = {P (u), P ∈ PN }.
Soient t et r les transformations du plan complexe définies pour x dans C par t(x) = x + 1 et
r(x) = ux respectivement.
Soit G un groupe de loi interne notée multiplicativement et d’élément neutre noté 1. Soit S une
partie finie de G \ {1}, supposée symétrique au sens suivant : ∀x ∈ S, x−1 ∈ S.
Le sous-groupe de G engendré par S est alors l’ensemble des produits finis d’éléments de S (on
convient que le produit vide vaut 1) ; on le note < S >.
La longueur relativement à S, `S (x), d’un élément x de < S > est définie de la manière suivante :
`S (1) = 0, et, pour x 6= 1, `S (x) est le plus petit entier p tel que l’on puisse écrire x = s1 s2 · · · sp ,
avec sk dans S pour 1 6 k 6 p.
Pour n entier strictement positif on pose BS (n) = {x ∈< S >, `S (x) 6 n}, γS (n) = Card BS (n)
1
[le cardinal de BS (n)] et cS (n) = (γS (n)) n .
1. Établir l’inégalité :
∀p, q > 1, γS (p + q) 6 γS (p)γS (q).
un
2. Pour n dans N∗ , on pose un = ln γS (n) et vn = ·
n
(a) Soient n et p dans N∗ ; en effectuant la division euclidienne de n par p, établir la majoration
p
vn 6 vp + v1 .
n
(b) En déduire que la suite (vn )n>1 converge vers v = inf vn .
n>1
3. Démontrer la convergence de la suite (cS (n))n>1 vers une limite CS , et vérifier l’inégalité
CS > 1.
34
Le groupe G est dit à croissance sous-exponentielle lorsque, pour chaque S, partie finie symétrique
de G \ {1}, on a CS = 1.
Il est dit à croissance exponentielle dans le cas contraire.
B. La croissance du groupe I1
3. Démontrer que
∀τ ∈ BS (n), ∃(σ, ε) ∈ BT (n) × {±Id}, τ = σ ◦ ε.
C. Conclusion
On suppose ici l’existence d’une partie D de R, non vide et I1 -dédoublable.
On adopte alors les notations :
D = D1 q D2 , avec τ1 , τ2 dans I1 tels que τi (D) = Di (i = 1, 2).
Pour n dans N∗ et s = (s1 , s2 , . . . , sn ) dans {τ1 , τ2 }n on pose γs = s1 ◦ s2 ◦ · · · ◦ sn .
1. Montrer que, pour tout couple (s, s0 ) de {τ1 , τ2 }n tel que s 6= s0 , on a γs (D) ∩ γs0 (D) = ∅.
2. On pose S = τ1 , τ1−1 , τ2 , τ2−1 . Déduire de la question précédente une minoration de la
D. La croissance du groupe I2
35
Partie IV : Un groupe « paradoxal »
Dans cette partie on se propose d’étudier un groupe Γ dont les propriétés seront exploitées dans
la partie V.
Soit SL2 (Z) le groupe des matrices
carrées
d’ordre 2, à coefficients entiers et de déterminant égal
1 0 x
à 1 ; son élément neutre est I = . On note E l’espace des matrices colonnes réelles .
0 1 y
1 2 1 0
On s’intéresse au sous-groupe Γ de SL2 (Z) engendré par les matrices A = et B = .
0 1 2 1
A. Calculs préliminaires
B. Les éléments de Γ
3. On considère le produit
Π0 n = M10 P10 M20 P20 · · · Mn0 Pn0
où n > 1, les Mi0 sont dans Γ1 \ {I}, et les Pi0 sont dans Γ2 \ {I}.
(a) Établir que l’égalité Πn = Π0n impose Mi = Mi0 et Pi = Pi0 pour tout i, 1 6 i 6 n (on
pourra considérer la matrice Π0n Π−1n ).
(b) En considérant S = A, A , B, B −1 , en déduire que le groupe Γ est à croissance expo-
−1
36
C. Éléments d’ordre fini de Γ
D. Conclusion
Grâce aux résultats du B.2. et par des calculs analogues à ceux du B.3. on pourrait montrer
que :
(1) Pour chacun des types rencontrés au B.1., l’écriture est unique.
(2) Un élément de Γ ne peut être que d’un seul type.
Dans la suite, le candidat pourra utiliser librement ces résultats.
. Lorsque M ⊂ Γ et V ∈ Γ, on pose V M = {V U, U ∈ M}.
Démontrer l’existence de quatre parties Q1 , Q2 , R1 , R2 de Γ, non vides et deux à deux disjointes,
telles que
Γ = Q1 ∪ AQ2 et Γ = R1 ∪ BR2 .
Rappels
. Une opération ou action d’un groupe (G, ·), de neutre noté 1, sur un ensemble non vide E
est la donnée d’une application ? : G × E → E telle que :
(i) ∀(g 0 , g, x) ∈ G × G × E, g 0 ? (g ? x) = (g 0 g) ? x ;
(ii) ∀x ∈ E, 1 ? x = x.
. les G-orbites de E sont alors les ensembles Ox = {g ? x, g ∈ G} pour x dans E, elles consti-
tuent une partition de E.
Si le groupe G opère sur E on le fait aussi opérer de manière naturelle sur l’ensemble des parties
de E en posant
∀g ∈ G, ∀X ⊂ E, g ? X = {g ? x, x ∈ X}.
Définition
Avec les notations précédentes, on convient de dire qu’une partie P de E est G-paradoxale lorsqu’elle
contient des parties Q et R non vides et disjointes pour lesquelles il existe :
1. Des entiers m, n > 1 ;
2. des partitions de Q et R, (Qi )16i6m , (Rj )16j6n ;
3. des suites finies d’éléments de G,(gi )16i6m , (hj )16j6n vérifiant
[ [
P= gi ? Qi et P = hj ? Rj .
16i6m 16j6n
Autrement dit, et de façon imagée, P est G-paradoxale lorsqu’elle contient des parties non vides et
disjointes Q et R, chacune pouvant être découpée en un nombre fini de morceaux puis réarrangée
sous l’action de G de manière à reconstituer P.
37
A. Exemples
1. Définir une opération du groupe Γ de la partie IV. sur l’ensemble Γ de sorte que Γ soit un
ensemble Γ-paradoxal.
2. Soit E un ensemble non vide, et G un sous-groupe de SE ; montrer que toute partie G-
dédoublable de E est G-paradoxale pour une action de G qui est à préciser.
Commentaire : En adaptant de façon mineure l’argumentation proposée au III. on pourrait
montrer le résultat suivant [W. Sierpinski 1954] :
R ne contient aucune partie I1 -paradoxale.
3. On suppose que le groupe Γ opère sur un ensemble non vide E, et que l’hypothèse suivante
est vérifiée :
∀U ∈ Γ \ {I}, ∀x ∈ E, U ? x 6= x.
Montrer que l’ensemble E est Γ-paradoxal.
Indication : On pourra considérer une partie T de E telle que l’intersection de T avec chacune
des G-orbites est un singleton, et l’on ne soulèvera pas de difficulté relative à l’existence d’une
telle partie.
Dans la suite on pourra utiliser sans justification le fait que l’application M 7→ hM définit un
morphisme du groupe (SL2 (Z), ·) vers le groupe symétrique (SH 2 , ◦).
38
C. Une partie de R2 bornée et Γ-paradoxale
. On note ∆ la partie [0, 1[2 de R2 . On rappelle que l’on définit une relation d’équivalence,
notée ∼, en posant :
∀p, q ∈ R2 , p ∼ q ⇐⇒ p − q ∈ Z2 .
On admettra sans justification que l’on définit ainsi une opération du groupe Γ sur l’ensemble R2 ,
et que , si l’on note γU la bijection p 7→ U ? p de R2 dans R2 , l’ensemble Γg = {γU , U ∈ Γ} est un
sous-groupe de SR2 , version géométrique du groupe Γ.
1. Établir que :
∀γ ∈ Γg , ∀p, q ∈ R2 , p ∼ q =⇒ γ(p) ∼ γ(q).
C0 ∩ F 6= C0 .
39
4.1.2 Corrigé de la première épreuve écrite
(c) Par hypothèse, τ (0) ∈ B. Ainsi τ (0) 6= 0 et on peut considérer le diamètre [u, v] orthogonal
à [0, τ (0)]. Par construction : |u − τ (0)| > 1 et |v − τ (0)| > 1, u et v sont dans A.
(d) Comme τ est affine elle conserve le milieu et τ (0) est le milieu de [τ (u), τ (v)]. Or, |τ (u) −
τ (v)| = |u − v| = 2, avec : τ (u) et τ (v) dans B = τ (A) ⊂ D. Selon le (a), 0 est le milieu du segment
[τ (u), τ (v)]. De là : τ (0) = 0 ∈ B ∩ A, la contradiction suit.
2.
(a) La partie B étant bornée, il existe r0 > 0 tel que : B ⊂ D(0, r0 ) et donc r0 ∈ R puisque
0 ∈ Cr0 .
1 1
(b) inf R = ρ < ρ + ; il existe donc rn dans R tel que : ρ 6 rn < ρ + . De là : Crn 6= ∅ et il
n n
1
existe xn dans C tel que : B ⊂ D(xn , rn ) ⊂ D xn , ρ + .
n
2.
(a) et (b)
– Grâce au 1.(b), on dispose d’une suite (xn )n∈N∗ telle que :
1
(∗) ∀n ∈ N∗ , ∀b ∈ B, |xn − b| 6 ρ + .
n
– Cette suite complexe est donc clairement bornée (B = 6 ∅) et si
xα(n) n∈N∗ est extraite, convergente, de limite notée a, l’énoncé (∗) donne immédiatement :
∀b ∈ B, |a − b| 6 ρ.
(c) Par l’absurde, soit a1 6= a2 vérifiant : B ⊂ D(a1 , ρ) et B ⊂ D(a2r , ρ). Clairement (faire
a1 + a2 |a1 − a2 |2
un dessin) : B ⊂ D(a1 , ρ) ∩ D(a2 , ρ) ⊂ D(c, r) avec : c = , et r = ρ2 − < ρ.
2 4
Contradiction.
40
B 2. Conclusion
1.
Pour I2+ : les translations, les rotations. Pour I2− (isométries indirectes) : les réflexions, les symé-
tries glissées dont la forme réduite est : s ◦ t = t ◦ s (s : réflexion, t :translation).
2.
(a) La clef : τi (B) = Bi ( B pour i = 1, 2. Cela interdit : τi2 = Id et τi ne peut donc pas être une
réflexion. On en déduit aussi : ∀n ∈ N∗ , τin (B) ( B, avec B bornée non vide. Il est donc impossible que
τi soit une translation, même dans le “cas limite” τi = IdC . En conséquence : τi ne peut pas être une
symétrie glissée. Sinon, lorsque τi = s ◦ t est sa forme réduite, on a : ∀n ∈ N∗ , τi2n (B) = t2n (B) ⊂ B.
Bilan : τ1 et τ2 ne peuvent être que des rotations différentes de IdC .
(b) Soit D le disque fermé de rayon minimum contenant B ; on note a son centre et ρ son rayon
(confer B.). Pour i fixé, B = τi−1 (Bi ) ⊂ τi−1 (D). Comme τi est une isométrie, τi−1 (D) est un disque
fermé de rayon ρ (et de centre τi−1 (a)). Par unicité de D : τi−1 (D) = D et par unicité du centre de
D : τi (a) = a. De là, selon (b), a = ωi et donc : ω1 = ω2 .
(c) Il en résulte que les rotations τi commutent et en particulier : τ2 ◦ τ1 (B) = τ1 ◦ τ2 (B). Or,
τ2 (τ1 (B)) = τ2 (B1 ) ⊂ τ2 (B) = B2 , et de même : τ1 (τ2 (B)) ⊂ B1 . La contradiction résulte alors des
hypothèses : B 6= ∅ et B1 ∩B2 = ∅. Bilan : aucune partie bornée (non vide) de C n’est I2 -dédoublable.
1.
Par l’absurde, il existe P, Q dans PN tels que : P (u) + 1 = uQ(u). Donc : R(u) = 0 avec :
R = 1 + P − XQ dans Q[X], ce qui contredit le statut de u puisque R 6= 0 (R(0) = 1 + P (0) > 0).
2.
Le coefficient constant de P est > 1 ou bien nul, ce qui justifie l’alternative. On pose : D1 =
{(R + 1)(u), R ∈ PN } = t(D) et D2 = {(XS)(u), S ∈ PN } = s(D). L’alternative ci-dessus donne :
D = D1 ∪ D2 et le 1. donne D1 ∩ D2 = ∅. Comme s et t sont dans I2 , D est I2 -dédoublable.
Essentiellement : BS (p+q) ⊂ BS (p)BS (q) car avec des notations évidentes s1 · · · sp+q = (s1 · · · sp )(sp+1 · · · sp+q )
2.
41
(a) u1 = v1 , et up = log γS (p) > 0. Si n = pq + r, 0 6 r < p, on a :
n−r
un 6 qup + ur 6 up + rv1 6 nvp + pv1 .
p
(b) A chaque ε > 0 on associe pε > 1 vérifiant vpε < v + ε, et aussi Nε,pε > 1 tel que :
pε
∀n > N, v1 6 ε. Ainsi, pour n > N , v 6 vn 6 v + 2ε grâce au (a).
n
3.
4.
La définition montre qu’un groupe contenant un sous-groupe à croissance exponentielle est aussi
à croissance exponentielle.
5.
Soit S = {s1 , · · · , sr } une partie finie et symétrique de G. Comme G est abélien, tout élément
de BS (n)(n > 1) s’écrit sous la forme : sp11 · · · spr r avec 0 6 p1 + · · · + pr 6 n et pk > 0. Donc, de
façon très grossière, γS (n) 6 (n + 1)r et CS = 1.
B. La croissance du groupe I1
1.
Les applications affines : s : x 7→ ux+v avec u et v réels. Les isométries affines sont donc obtenues
avec u = ±1, et les isométries directes avec u = 1.
2.
Il suffit de choisir ε0 = ±Id de façon à avoir : ε ◦ s ◦ ε0 := t ∈ I1+ . Avec les notations ci-dessus,
ε = uε s’impose clairement. Remarque : un tel couple (ε0 , t) est unique.
0
3.
4.
Selon 3., BS (n) ⊂ BT (n) ◦ {±Id}, donc γS (n) 6 2γT (n) et CS 6 CT . De plus, CT = 1 puisque
I1+ est Abélien. Donc CS = 1 et le résultat suit puisque S est arbitraire.
C. Conclusion
1.
Notons r le plus petit des indices i tels que : si 6= s0i . Chaque sk laisse stable D et : sr (D)∩s0r (D) ⊂
D1 ∩ D2 = ∅. De là :
Or, pour i < r, si = s0i et on a affaire à des bijections, de sorte que : γs (D) ∩ γs0 (D) = ∅.
42
2.
Selon le 1., pour s 6= s0 on a γs 6= γs0 . On vient donc de construire 2n éléments distincts de BS (n)
et donc γS (n) > 2n , soit : CS > 2.
3.
D. Application
On sait qu’il existe une partie D de C non-vide et I2 -dédoublable (confer II.). En reprenant
mutatis mutandis les raisonnements de la section III.C., on dispose d’une partie S de I2 pour
laquelle CS > 2. Ainsi, I2 est à croissance exponentielle.
A. Calculs préliminaires
1.
k 1 2k k 1 0
A = ,B = pour k dans Z.
0 1 2k 1
x
On se contente de vérifier (1). M = Ak avec |k| > 1 ; X2 = ∈ E2 avec |x| < |y|.
y
x + 2ky
M X2 = ; |x + 2ky| > 2|k||y| − |x| > |y|. M X2 ∈ E1 .
y
B. Description de Γ
1.
On construit les éléments de Γ comme des “mots” dont les “lettres” sont puisées dans Γ1 ∪ Γ2 . La
discussion porte sur le nombre de “lettres” puisées, I étant une “lettre” à part entière. Une “lettre” :
I, P0 , M0 . Deux “lettres” : les précédents, ainsi que : P0 M0 , M1 P1 . Trois “lettres” : les précédents,
ainsi que : P0 (M1 P1 ), (M1 P1 )M2 . Quatre “lettres” : les précédents, ainsi que : P0 (M1 P1 )M2 ,
(M1 P1 )(M2 P2 ). On fait ainsi apparaître les huit types annoncés, et aucun nouveau type n’apparaît
lorsque la construction se poursuit.
2.
(a) P0 M0 = I nécessite M0 = P0−1 et donc : M0 ∈ Γ1 ∩ Γ2 = {I} (voir A.1.) ce qui n’est pas.
(c) On considère M0 U5 M0−1 = (M0 P0 )Πr M0−1 où M0 ∈ Γ1 \ {I}. Cette matrice est du type U6 et
elle est donc distincte de I, il en résulte : U5 6= I. On considère M0 U4 M0−1 = ((M0 M1 )P1 ) · · · (Mn Pn )M0−1
avec M0 ∈ Γ1 \ I, M1−1 . Cette matrice est encore du type U6 , ce qui impose : U4 6= I.
−1
(d) On considère : Mt+1 U7 Mt+1 = (Mt+1 P0 )Πt qui est du type U4 . Donc : U7 6= I.
43
3.
−1 −1
(a) Par hypothèse : I = Π0n Π−1 0 0 0 0 −1 −1
n = M1 P1 · · · Mn (Pn Pn )Mn · · · P1 M1 . Les matrices Mi , Pi ,
Mi0 , 0 0 0 −1
Pi étant toutes distinctes de I on doit avoir : Pn = Pn (sinon : Πn Πn est du type U6 ). Il faut
alors, pour la même raison, que : Mn0 = Mn , etc · · ·
U4k (resp. U7k ) est encore du type (4) (resp. du type (7)) et de ce fait on ne peut avoir : U4k = I
(resp. U7k = I). U3k 6= I si k = 1 et même si k > 2 car alors U3k est du type (7).
2.
(b) On vient de décrire une procédure de conjugaison qui permet “d’effacer” la première et la
dernière “lettre” d’un “mot” de type U6 ou U5 . Précisément, si s > 2 :
En réitérant, on construit un conjugué U 0 de U = U6 qui est dans Γ1 ∪ Γ2 et qui est donc d’ordre
fini (U 0k = I). De là : U 0 = I (confer A.1.), puis U6 = I, ce qui n’est pas. Autrement dit : U ne peut
pas être du type U6 .
3.
−1
W = Mr+1 U5 Mr+1 est du type (6), ce qui interdit W k = I (question précédente) et interdit
aussi : U5k = I.
4.
L’étude qui précède montre que U ne peut être que du type (0), (1) ou (2). Comme de plus I
est le seul élément d’ordre fini de Γ1 ∪ Γ2 (confer A.1.), c’est que : U = I.
D. Conclusion
Q1 (resp. Q2 ) est la partie formée des "mots" dont la "première lettre" est A (resp. A−1 ). Plus
précisément :
Q1 les M0 = Ak (k > 1) les U4 ou U6 tels que : ∃l > 1, M1 = Al
Q2 les M0 = A−k (k > 1) les U4 ou U6 tels que : ∃l > 1, M1 = A−l
44
Notons U4− et U6− les types rencontrés dans la dernière case de ce tableau. On obtient alors :
AQ2 A−k U4− , U6− U5 , U7 P1 P1 M 2
(k > 0) si l > 2 si l = 1 ; n, s > 2 si l = n = 1 si l = s = 1
Bilan : Q1 ∪ AQ2 = Γ . De même, on définit la partie R1 (resp. R2 ) formée des "mots" dont la
"première lettre" est B (resp. B −1 ), et on obtient : R1 ∪ BR2 = Γ . Finalement, le fait que les
parties Q1 , Q2 , R1 , R2 soient
disjointes
résulte de la propriété admise dans le texte ainsi que de
k
l’injectivité des suites A et B k . Remarques :
k∈Z k∈Z
– On a clairement : Γ \ {I} = Q1 ∪ Q2 ∪ R1 ∪ R2 .
– Le B. prouve que Γ est le produit libre des groupes Γ1 et Γ2 (lemme du ping-pong), chacun
étant isomorphe à Z (confer A.). Ainsi Γ est le groupe libre de rang 2 engendré par A et B et
le résultat admis au D. suit.
A. Exemples
1.
On fait opérer le groupe Γ sur lui-même par translations : U ∗ V = U V , puis on exploite le IV.D.
2.
3.
Soit T une partie de E qui rencontre chaque Γ -orbite selon un singleton (l’axiome du choix valide
l’existence de T tant qu’on ne sait rien sur E). Par construction : E = Γ ∗ T . Avec les notations du
IV.D., considérons les parties de E : Q1 ∗ T ; Q2 ∗ T ; R1 ∗ T ; R2 ∗ T . Comme l’action est supposée
être sans points fixes (hypothèse de l’énoncé), ces quatre parties de E sont deux à deux disjointes.
En effet, pour fixer les idées, si : U1 ∗ t1 = U2 ∗ t2 avec : t1 , t2 ∈ T et : U1 ∈ Q1 , U2 ∈ Q2 , alors
(U2−1 U1 ) ∗ t1 = t2 et donc t1 = t2 (ils sont dans la même Γ -orbite), puis U1 = U2 (l’action est sans
points fixes), ce qui assure la contradiction puisque : Q1 ∩Q2 = ∅. Comme Γ = Q1 ∪AQ2 = R1 ∪BR2 ,
on obtient, via l’action de Γ sur E : E = (Q1 ∗ T ) ∪ (A ∗ (Q2 ∗ T )) et E = (R1 ∗ T ) ∪ (B ∗ (R2 ∗ T )).
Bilan : E est Γ -paradoxal, avec : Q = (Q1 ∗ T ) q (Q2 ∗ T ) ; Q = (R1 ∗ T ) q (R2 ∗ T ), les partitions
étant évidentes (m = n = 2) ; g1 = h1 = I ; g2 = A, h2 = B.
(b) −I ∈ / Γ puisque (−I)2 = I et qu’il n’y a pas d’éléments d’ordre fini dans Γ \ {I} (confer
IV.C.). L’injectivité du morphisme restreint à Γ en résulte.
3.
45
a b
(a ) Procédons de façon "culinaire". Soit M = dans SL2 (Z) et x dans H2 avec
c d
hM (x) = x, cela s’écrit : cx2 + (d − a)x − b = 0 (E). Cas 1 : c = 0 et donc a = d(= ±1), puis
b = 0, ainsi : hM = id. Cas 2 : c 6= 0 ; les racines complexes de (E) sont donc x et x 6= x, elles sont
non-réelles et donc 0 > ∆ = (d − a)2 + 4bc = (a + d)2 − 4, et |tr(M )| < 2.
4.
Soit h dans Γ \ {id} ; si h fixe un point de H2 , h 6= id est d’ordre fini dans le groupe Γ (3.(b)) et
la contradiction résulte de l’isomorphisme en Γ et Γ , puisque dans Γ \ {id} il n’y a pas d’éléments
d’ordre fini.
5.
2.
\
γb1 ◦ γb2 (p) = γb1 (γb2 (p)) = γb1 (γ[ [ \ 1 ◦ γ2 (p).
2 (p)) = γ1 (γ2 (p)) = γ1 (γ2 (p)) = γ\
46
3.
Il suffit de montrer que Γ est dénombrable. Notons S = A±1 , B ±1 . Γ = ∪n∈N BS (n), où chaque
ensemble BS (n) = {U ∈ Γ, lS (U ) 6 n} est fini. Le résultat suit puisque : une réunion dénombrable
d’ensembles dénombrables est encore dénombrable.
4.
(a) Une droite coupe le cercle C0 en au plus deux points et donc, pour chaque n, C0 ∩ Dn est
fini. De là, ∪n∈N (C0 ∪ Dn ) est dénombrable, alors que C0 ne l’est pas puisque : si p0 ∈ C0 , C0 \ {p0 }
est équipotent à une droite (par projection stéréographique) et donc à R. Bilan : ∪n∈N (C0 ∩Dn ) ( C0 .
5.
On vient de démontrer que chaque cercle C0 de rayon strictement positif, contenu dans ∆, n’est
pas inclus dans F . Ainsi, F est d’intérieur vide dans R2 (on a réussi à se passer du théorème de
Baire...).
6.
◦
Selon le 5., on a en particulier F ( ∆ (et même F = ∅ dans ∆), donc P = ∆\F 6= ∅. Pour
U dans Γ et p dans ∆, on pose : U ∗ p = γ bU (p). On définit ainsi une opération du groupe Γ sur
l’ensemble ∆ puisque les applications suivantes sont des morphismes de groupes (la première est
même un isomorphisme) :
Γ → Γg Γ → (σ∆ , ◦).
; g Montrons que P est une partie stable sous cette action, au sens
U 7→ γU γ 7→ γ
b
suivant : ∀p ∈ P, ∀U ∈ Γ , U ∗ p ∈ P. Par l’absurde, il existe U ∈ Γ et p dans P tels que : U ∗ p ∈ F ;
d’où V dans Γ \{I} tel que : γbV (U ∗ p) = U ∗ p. Cela s’écrit : V ∗ (U ∗ p) = V ∗ p, soit (U −1 V U ) ∗ p = p
γW ) avec W = U −1 V U ce qui impose, par définition de P, W = I puis V = I, ce
et donc : p ∈ F ix(b
qui n’est pas. Bilan : Le groupe Γ opère sur la partie bornée, non vide, P ; de plus, par construction,
cette action est sans points fixes et P est Γ -paradoxale (confer V.A.3.).
47
4.1.3 Commentaires sur la première épreuve écrite
1- Le problème aborde le thème des paradoxes liés à la duplication géométrique d’un ensemble
sous l’action d’un groupe G. Le texte en présente deux aspects : les ensembles G-dédoublables
[Parties I,II,III] et plus généralement les ensembles G-paradoxaux [Partie V]. Les groupes retenus
opèrent en préservant la métrique euclidienne sur R1,2 , la métrique hyperbolique sur le demi-plan de
Poincaré H2 , ou bien seulement l’aire sur R2 .
(a) L’existence d’un ensemble G-paradoxal impose une croissance exponentielle au groupe. Autre-
ment dit, la croissance trop faible [i.e. sous-exponentielle] du groupe tient lieu d’obstruction à la
G-duplication [confer Partie III où seul le cas du J1,2 -dédoublement est envisagé].
(b) On expose une technique de construction systématique d’ensembles G-paradoxaux, technique qui
remonte à Von Neumann (1929) : c’est le groupe qui se révèle paradoxal lorsqu’on le fait agir sur lui
même par translations. Typiquement, il contient un clone du groupe libre de rang deux F2 = Z ∗ Z.
Un tel groupe rend alors paradoxal chaque ensemble E sur lequel il opère sans points fixes dans
la mesure où E n’est alors qu’un "empilement" de copies du groupe : ses orbites.
Dans le texte, le groupe Γ est précisément du type F2 [Partie IV] et on le fait agir sans points fixes
sur le plan hyperbolique H2 [action isométrique] puis sur une partie bornée de R2 . Cette dernière
action préserve seulement l’aire et la partie I montre que l’on ne pouvait espérer une conservation
de la métrique euclidienne. Le paradoxe de Sierpinski-Mazurkiewicz présenté à la Partie II relève de
la même idée, mais exploitée avec un demi-groupe.
C’est-à-dire les groupes G pour lesquels il existe une mesure universelle µ [c’est-à-dire définie
sur l’ensemble de toutes les parties de G], finiment additive [µ(A ∪ B) = µ(A) + µ(B) dès que
A ∩ B = ∅], invariante à gauche [µ(gA) = µ(A) si g ∈ G] et vérifiant µ(G) = 1 [ce qui écarte les cas
triviaux µ = 0 ou ∞ et peut aussi être vu comme une condition de normalisation].
Bien entendu, l’existence d’une telle mesure interdit clairement à G d’être paradoxal.
48
? Si F2 ,→ G, G est clairement paradoxal, mais ce n’est pas la seule possibilité. En 1980, Ol’ shanskii
a construit un groupe paradoxal dont tous les éléments sont d’ordre fini ! Autrement dit la classe
des groupes moyennables ne coincide pas avec celle des groupes ne contenant pas une copie de F2 ,
mais c’est toutefois le cas pour les groupes matriciels (Tits 1972).
(c) Citons pour terminer le problème de (Lebesgue-)Ruziewicz : La mesure de Lebesgue est no-
toirement invariante par isométries euclidiennes, mais cette propriété la caractérise-t-elle parmi les
mesures finiment additives ?
Une mesure µ finiment additive sur Rn ou la sphère S n est dite exotique lorsqu’elle est définie
sur l’ensemble des parties bornées et Lebesgue mesurables, qu’elle est invariante par isométries
(euclidiennes), mais qu’elle ne coïncide pas avec la mesure de Lebesgue. Bien entendu, pour éviter
un banal changement d’échelle, toutes les mesures sont supposées normaliser [0, 1]n ou S n .
? RESULTAT 2 [de 1979 à 1985] : Il n’existe aucune mesure exotique sur les autres Rn ou S n .
La liste des mathématiciens ayant apporté leur pierre à l’édifice est impressionnante : del Junco
et Rosenblatt, Margulis, Sullivan, et pour finir Drinfeld !
BIBLIOGRAPHIE
? Mycielski, J. et S. Wagon : Large free groups of isometries and their geometrical uses, Ens.
Math. 30 (1984), 247-267.
? Wagon, S. : The Banach-Tarski Paradox. Cambridge University Press, 1994.
? Hadwiger, H., H. Debrunner et V. Klee : Combinatorial Geometry in the Plane, New York ;
Holt, Rinehart and Winston, 1964.
? de la Harpe, P. : Topics in Geometric Group Theory. The University of Chicago Press 2000.
???
Les candidats ont essentiellement traité les Parties I,II,III-A et IV. Les copies les plus fournies
ne comportent que quelques incursions dans la dernière partie. Le sujet a été conçu pour présenter
une difficulté progressive et éviter tout grappillage. De plus, le barème récompensait largement les
candidats rigoureux ayant traité les deux premières parties.
Le problème comportait suffisamment de questions, dont certaines élémentaires ou ne faisant
appel qu’à des qualités de rigueur, pour que les notes obtenues témoignent assez justement des
compétences de chacun.
???
???
49
À ces remarques générales, on peut ajouter des commentaires sur certaines questions abordées
par les candidats.
PARTIE I :
B [B1]
1- (b) De nombreuses erreurs ont été rencontrées, elles résultent d’une mauvaise compréhension
de la notion de borne inférieure.
2- (a) Il ne faut pas abuser d’arguments topologiques abstraits qui masquent souvent des incom-
préhensions profondes.
(b) Les considérations vagues sur la convergence des disques D(xn , ρ + 1/n) n’ont pas été
retenues.
(c) Un dessin clair et adapté était déjà récompensé.
[B2]
1- De façon surprenante, trop de candidats oublient de citer les symétries glissées.
2- (a) Les parties Bi sont a priori bien mystérieuses et elles ne sont peut-être même pas fidèlement
représentables sur un dessin !
PARTIE II :
1- "R ∈ Z[X] avec R(u) = 0" n’était pas suffisant pour relever une contradiction. Encore fallait-il
s’assurer que R n’était pas le polynôme nul.
PARTIE III :
A 2- (b) Un agrégé du concours interne se doit de maîtriser les preuves quantifiées « par ε et α. . . ».
5- Traitée par quelques rares copies.
À l’exception des questions B 1,2, la suite de la partie III exige une réelle compréhension du
sujet, elle n’a été que très peu abordée.
PARTIE IV :
50
4.2 Deuxième épreuve écrite
Introduction et notations
Ce texte d’analyse fonctionnelle a pour objet l’étude de quelques propriétés des séries trigono-
métriques ; il se conclut par une application à la résolution d’un problème de Dirichlet par une
approche variationnelle, (partie III).
Dans tout ce qui suit on note :
– C([0, π], R) le R-espace vectoriel des applications continues du segment [0, π] dans R ;
– E le R-espace vectoriel des applications f de [0, π] dans R, continues, de classe C 1 par morceaux
et vérifiant f (0) = f (π) = 0 ;
Pour f appartenant à E on convient de désigner par f 0 la fonction définie sur [0, π] par
– si en x de [0, π] f est dérivable, alors f 0 (x) est le nombre dérivé de f en ce point ;
– si en x de [0, π] f n’est pas dérivable, alors f 0 (x) = 0 ;
X∞
2
– `R le R-espace vectoriel des suites (αn )n>1 de nombres réels telles que la série αn2 converge ;
n=1
On rappelle que, si α = (αn )n>1 et β = (βn )n>1 sont deux éléments de `2R , la série de terme
général (αn βn )n>1 est absolument convergente. De plus l’application (α, β) 7→< α, β >=
X∞
αn βn est un produit scalaire sur `2R et `2R est complet pour la norme associée à ce produit
n=1
scalaire ;
– pour tout entier n > 1, par en l’élément de E défini par en (x) = sin nx.
A. Un lemme de Cantor
Soient (an )n>1 et (bn )n>1 deux suites de nombres réels. Pour tout x de R et pour tout entier
n > 1 on pose
fn (x) = an cos nx + bn sin nx, et on suppose que pour tout x réel la suite (fn (x)) converge vers 0.
On se propose de montrer que les suites (an ) et (bn ) ont pour limite 0 en +∞.
51
(b) Intervention du calcul intégral
Z 2π
i. Calculer (bn sin nx)2 d x.
0
ii. Conclure dans le cas où la suite (bn ) est bornée.
iii. Dans le cas général, on pose b0n = inf(1, |bn |). Vérifier que, pour tout x de R,
b0n sin nx −→ 0. Conclure.
n→∞
B. L’espace H
1. (a) Soient α = (αn )n>1 un élément de `2R et x un élément de [0, π]. Montrer que la série de
αn 1
terme général en (x) converge absolument (on pourra utiliser l’inégalité ab 6 (a2 +b2 )
n 2
pour deux nombres réels a et b).
∞
X αn
(b) On pose θ(α)(x) = en (x). Montrer que l’on définit ainsi une application θ de `2R
n
n=1
dans C([0, π], R).
(c) Établir que θ est linéaire et injective.
Dans toute la suite onvnotera H l’image de θ, et k · kH la norme définie sur H, pour
u∞
uX 2
f = θ(α), par kf kH = t αn . Vérifier que H est complet pour cette norme.
n=1
2. Établir l’inclusion E ⊂ H. (On pourra montrer que tout élément f de E est la restriction à [0, π]
d’une unique fonction fe 2π-périodique et impaire, de classe C 1 par morceaux, et développer fe
en série de Fourier).
3. Montrer que l’application qui à un couple (f, g) d’éléments de E associe le nombre
2 π 0
Z
(f |g) = f (t)g 0 (t) d t
π 0
est un produit scalaire sur E. Vérifier que la norme associée à ce produit scalaire coïncide avec
la restriction à E de k · kH .
Montrer que E est dense dans H pour la topologie associée à la norme k · kH
4. Pour f dans H, on pose kf k∞ = sup |f (x)|.
x∈[0,π]
(a) Prouver l’existence d’une constante k telle que l’on ait l’inégalité, valable pour tout f de
H :
(∗) ∀f ∈ H, kf k∞ 6 kkf kH .
(b) Pour toutélément a de ]0, π[, on désigne par ha l’élément de E défini en tout x par
x
si x 6 a
ha (x) = π − a . En appliquant l’inégalité de Cauchy-Schwarz au produit
x
si x > a
π−a
|ha ), pour f dans E, montrer que la plus petite valeur de k telle que l’on ait
scalaire (f√
(∗) est π/ 8.
5. On se propose de démontrer que si F est une application de classe C 2 de R dans R telle que
F (0) = 0, et si f est un élément de H, alors F ◦ f appartient à H.
Soient f un élément de H et (fn ) une suite d’éléments de E convergeant vers f au sens de la
norme k · kH . On pose gn = F ◦ fn .
52
(a) Vérifier que la suite (kfn k∞ ) est bornée.
On note A un réel vérifiant kfn k∞ 6 A pour tout n, puis M1 = sup |F 0 (t)| et M2 =
|t|6A
sup |F 00 (t)|.
|t|6A
(c) Conclure.
(d) En déduire que H est une algèbre, i.e. que le produit f g de deux éléments f et g de H
est un élément de H. (On pourra utiliser la relation 4f g = (f + g)2 − (f − g)2 ).
Si f est une application continue de R dans R, on dit que f admet au point x une dérivée seconde
f (x + h) + f (x − h) − 2f (x)
au sens de Schwarz si, et seulement si, lim existe ; dans ce cas
h→0, h6=0 h2
00
la limite est notée f ( ) (x).
00
1. Montrer que si f est deux fois dérivable sur R, f ( ) (x) existe en tout x de R, et en donner la
valeur.
2. Soit f une application de R dans R possédant en tout x de R une pseudo-dérivée seconde au
sens de Schwarz nulle.
(a) Soient a et b des réels tels que a < b, ε un réel strictement positif. On pose
f (b) − f (a)
ϕ(x) = f (x) − f (a) − (x − a) − ε(x − a)(b − x)
b−a
00
Vérifier que la fonction ϕ est continue et que ϕ(a) = ϕ(b) = 0. Calculer ϕ( ) .
Montrer que ϕ ne peut avoir de maximum strictement positif sur [a, b].
(b) En déduire que f est affine.
3. Soient (an )n>1 et (bn )n>1 deux suites de réels tels que la série de fonctions de terme général
(an cos nx + bn sin nx)n>1 converge simplement sur R vers une fonction f continue sur R. On
pose alors
∞
X an cos nx + bn sin nx
F (x) = −
n2
n=1
.
(a) Justifier l’existence de F sur R et prouver sa continuité.
(b) Pour x dans R et h > 0 on pose
4 2 x
F (x + h) + F (x − h) − 2F (x)
u(0) = 1, u(x) = 2
sin si x 6= 0 et ∆(x, h) = ·
x 2 h2
Vérifier la relation
∞
X
∆(x, h) = (an cos nx + bn sin nx)u(nh).
n=1
53
n
X
(c) Si l’on pose S0 (x) = 0 et Sn (x) = ak cos kx + bk sin kx pour n > 1, justifier l’égalité
k=1
∞
X
∆(x, h) − f (x) = [Sn (x) − f (x)] [u(nh) − u((n + 1)h)] .
n=0
Z (n+1)h
(d) i. En remarquant que u((n+1)h)−u(nh) = u0 (x) d x, déduire de ce qui précède
nh
00
que, pour tout réel x, F ( ) (x) existe et vaut f (x).
Z x
ii. Montrer que l’application qui au réel x associe (x − t)f (t) d t est de classe C 2 et
0
calculer sa dérivée seconde.
iii. Prouver finalement l’existence de réels α et β tels que pour tout réel x l’on ait
Z x
F (x) = αx + β + (x − t)f (t) d t.
0
(e) En utilisant ce qui précède, établir que les suites (an ) et (bn ) sont les coefficients de
Fourier de f , i.e. que pour tout n :
1 π 1 π
Z Z
an = f (x) cos nx d x et bn = f (x) sin nx d x.
π −π π −π
1. Montrer que, pour tout x de R, la série de terme général (bn sin nx)n>1 est convergente, et
que sa somme coïncide avec l’unique application fe de R dans R, impaire, 2π-périodique et
prolongeant f .
Justifier que, pour tout entier n > 1 :
2 π
Z
bn = f (x) sin nx d x.
π 0
2. Le problème variationnel
On désigne par J : E0 → R la fonctionnelle définie par :
1 π 0
Z Z π
2 2
∀v ∈ E0 , J(v) = [(v (x)) + (v(x)) ] d x − f (x)v(x) d x,
2 0 0
54
Établir, pour tout t de R et tous u, v de E0 , l’identité suivante :
t(1 − t) π 0
Z
J((1 − t)u + tv) + [(v (x) − u0 (x))2 + (v(x) − u(x))2 ] d x = (1 − t)J(u) + tJ(v)).
2 0
(b) En déduire que, pour u dans E0 , u est solution de (P ) si, et seulement si, u vérifie :
Z π Z π
0 0 0
(P ) ∀v ∈ E0 , (u (x)v (x) + u(x)v(x)) d x = f (x)v(x) d x.
0 0
∞ ∞
X bn X bn
u
e(x) = 2
sin nx − sin nx
n n (n2 + 1)
2
n=1 n=1
u00 + u
−e e = fe
u
e(0) = ue(π) = 0
−u00 + u = f
(D)
u(0) = u(π) = 0
55
4.2.2 Corrigé de la deuxième épreuve écrite
CORRIGE
Partie I.A
1. On a fn(0) = an @ 0 quand n @ + & .
Donc, par différence, bn sin(nx) @ 0 quand n @ + & .
2a. (i) Si la suite (bn)n ne tend pas vers 0 quand n tend vers + & , il existe ™ > 0 et une suite extraite
(bƒ(n)) tels que : ◊n ‘ ˙ , …bƒ(n)… ≥ ™ .
Comme ƒ(n) @ + & avec n , on peut en extraire une sous-suite, notée (nk)k telle que :
◊k ≥ 1 , nk+1 ≥ 3nk .
π 5π
(ii) On recherche des intervalles [a'k , b'k] de la forme : a'k = + pk π , b'k = + pk π , avec p k ‘ Á et,
6 6
1 2π
si Jk = [a'k , b'k] = [ak , bk] . On a bien bk - ak = .
nk 3n k
1
Il est clair que si l'on trouve de tels entiers pk ‘ Á , on aura : ◊x ‘ Jk , …sin(nk x)… ≥ .
2
Choisissons p 1 = 0 et supposons alors construits J 1 Ç J2 Ç … Ç Jk . Construisons J k+1 .La longueur de
nk+1 2π
l'intervalle nk+1 Jk est égale à ≥ 2π , donc il existe åk+1 ‘ È tel que :
nk 3
[åk+1 , åk+1 + 2π] « nk+1 . Jk
Soit p'k+1 ‘ Á l'entier tel que p'k+1 π ≤ åk+1 < (p'k+1 + 1)π .
π 5π
Posons a'k+1 = + pk+1 π , b'k+1 = + pk+1 π .
6 6
1
On a : [a'k+1 , b'k+1] « nk+1 . Jk , et donc : Jk+1 = [a'k+1 , b'k+1] « Jk .
n k+1
Remarque : Pour la construction d'une suite d'entiers (pkü)k , on peut aussi procéder de la façon suivante.
Supposons construits p1 , … , pk dans Z avec p1 = 0 satisfaisant les conditions demandées ; on doit chercher
pk+1 ‘ Á tel que :
1 π 1 π 1 5π 1 5π
+pk.π ≤ +pk+1 .π ≤ +pk+1 .π ≤ +pk.π ,
nk 6 n k+1 6 n k+1 6 nk 6
ce qui équivaut à :
n 1
n 5
k+1 k+1
åk = pk +
n k -1 pk+ 6 ≤ pk+1 ≤ pk + n k -1 pk+ 6 = ∫k .
n 4
k+1 4
Comme ∫k - åk = -1 ≥ > 1 , un tel entier pk+1 ‘ Z existe.
nk 6 3
2π
(iii) La suite (Jk)k est une suite d'intervalles non vides fermés emboîtés de longueur ≤ , donc tendant
3n k
vers 0 : il en résulte que ıJk = {x0} , x0 ‘ È .
k≥1
1
Comme , ◊k, …sin(nk x0)… ≥ , il en résulte que (bn sin(nk x0))k ne peut tendre vers 0 puisque
2 k
™
…bn sin(nk x0)… ≥ > 0.
k 2
56
2π
2π
1 cos(2nx)
∫ ∫
2 2
2b. (i) On a [bn sin(nx)]2 dx = bn - dx = π bn .
0 0 2 2
(ii) Si la suite (bn) est bornée, d'après le théorème de convergence dominée, on déduit que
2π
∫ [bnsin(nx)]2 dx @ 0 quand n @ + & et donc, d'après (i), (bn) @ 0 quand n @ + & .
0
(iii) Si b'n = Inf(1 , …bn…) , on a : …b'n sin(nx)… ≤ …bn sin nx… et donc (b'n sin(nx)) tend vers 0 quand n tend
vers + & , pour tout x ‘ È . Le raisonnement de (ii) implique que (b'n) tend vers 0 et donc, pour n≥N,
b'n = bn, i.e. (bn) tend vers 0 quand n @ + & .
Partie I.B
ån 1 2 1 å 1 2 1
Comme … …≤ å + , on a aussi … n en(x)… ≤ å + = v , terme général d'une
1a.
n 2 n n 2 n 2 n n 2 n
å
série numérique convergente : la série en (x)
n
converge absolument.
n n≥1
ån
1b. D'après (1a), la série en (x) converge normalement sur [0 , π] et, pour tout entier n ‘ ˙* ,
n n≥1
x ò@ en(x) = sin nx : [0 , π] @ È est continue. Donc, sa somme ∆(å) est continue sur [0 , π].
d'où l'injectivité.
Par ailleurs, H est complet pour cette norme car ˘2 est complet et ∆ est injective et linéaire.
2. Soit f ‘ E .
õ f(x),x‘[0,π] õ
Posons f (x) = et f prolongée à È tout entier par 2π périodicité, ce qui est possible
-f(-x),x‘[-π,0]
õ õ
car f (- π) = - f(π) = 0 = f(π) = f (π) .
õ
f est continue, C1 par morceaux sur È, impaire et 2π-périodique. Elle est donc égale à la somme de sa série
de Fourier (théorème de Dirichlet) en chaque point x ‘ È , i.e. :
õ & &
f (x) = ∑ an cos nx + ∑ bn sin nx .
0 1
õ
Mais f étant impaire :
õ õ 1 π õ 2 π
an = an( f ) = 0 et bn = bn( f ) = ∫ f (x) sin nx dx =
π -π
∫
π 0
f(x) sin nx dx .
õ
D'autre part, f étant C1 par morceaux, par intégration par parties, on obtient :
π ã
1 2 π å
i.e. bn = ∫ f '(x) cos nx dx =
πn -π
∫ f '(x) cos nx dx = nn
πn 0
, n≥1
ã f'(x),x‘[0,π]
où f '(x) =
f'(-x),x‘[-π,0]
57
ã õ
et comme f ' (= f ') est continue par morceaux sur [- π , π], la suite de ses coefficients de Fourier est dans
˘2 et donc (ån) ‘ ˘2 (inégalité de Parseval). D'où E « H .
2 π
3. Soit (f , g) ò@
π
∫ f ' g' dt : E | E @ È : cette application est bilinéaire, symétrique et définie positive
0
2 π
puisque, si
π
∫ …f '…2 dt = 0 , cela implique, f ' étant continue par morceaux sur [0 , π], que f'(t) = 0
0
sauf, peut-être, en un nombre fini de points de [0 , π] et donc, f étant continue sur [0 , π] est constante, et
f(0) = 0 donc f = 0 sur [0 , π].
ã
De plus, en reprenant les calculs précédents, d'après l'égalité de Parseval appliquée à la fonction paire f ' ,
on a :
1 π ã 1 +& ã
2π
∫ … f '…2 dx = ∑ …an (f ')…2
2 n=1
-π
ã ã 1 π ã 1 π õ 1 õ õ
car a0( f ') = 0 puisque a0(f ') =
2π
∫ f ' dt =
2π
∫ f ' dx =
2π
[ f (π) - f (- π) ] = 0
-π -π
ã ã
et bn(f ') = 0 puisque f ' est paire.
ã 1 π ã 1 π ã 1 π 1 &
∫ ∑
2
Or an(f ') =
π
∫ f ' cos nx dx = ån , d'où
2π
∫ …f '…2 dx =
π 0
…f '…2 dx =
2 n=1
ån
-π -π
& 2 π
∑ ∫ …f '…2 dx = ÆfÆH2 .
2
i.e. ån =
n=1 π 0
N ån
Il en résulte immédiatement que E est dense dans H en prenant f N = ∑ n
en @ f dans H , et en
1
remarquant que fN appartient à E , pour tout entier N.
Remarque : On peut aussi établir l'inégalité (*) en se limitant aux fonctions f ‘ E qui, d'après la question
précédente, est dense dans H.
x
Et si f ‘ E , on a : ◊x ‘ [0 , π] , f(x) = ∫ f '(t) dt , en utilisant l'inégalité de Cauchy-Schwarz :
0
x 1/2 x 1/2
◊x ‘ [0 , π] , …f(x)… ≤ ∫ …f'(t)…2 dt 2
∫ 1 dt
.
0
0
D'où ÆfÆ& ≤ √
π ÆfÆH .
0 a
a π
2 1 1
ÆhaÆH = π ∫ 2dx+ ∫
2 2 1 1 2 π 2
et 2dx
= π a+π-a = π .
a(π-a)
= a(π-a) .
a (π-a)
0 a
π
√
1
D'où, pour tout f ‘ E et pour tout a ‘ ]0 , π[ : …f(a)… ≤ a(π-a) ÆfÆH ≤ ÆfÆH puisque
2
√ 2√
2
58
π
√ a(π-a)≤
2
.
π
Par suite, (*) ÆfÆ& ≤ ÆfÆH pour tout f ‘ E , et donc aussi pour tout f ‘ H puisque E est dense dans
2√
2
H.
2√
2
En particulier, si f = hπ/2 dans (*) , on obtient ÆfÆ& = 1 et Æhπ/2ÆH = π
, d'où l'égalité dans (*).
π
Ainsi, réalise la meilleure constante pour (*) de 4a. .
2√
2
5. Il est immédiat de vérifier (F(0) = 0) que, puisque fn ‘ E , F Ï fn = gn ‘ E et que, sauf pour un nombre
fini de points au plus, on a : g 'n(x) = F '(fn(x)) . f 'n(x) .
π
(a) Puisque (fn) converge vers f dans H et que ÆfnÆ& ≤ ÆfnÆH , on obtient que (ÆfnÆ&) est bornée
2√
2
puisque (ÆfnÆH) est bornée. Soit ÆfnÆ& ≤ A .
√
2
Ægp - gqÆH = ÆF Ï fp - F Ï fqÆH = Æ(F Ï fp)' - (F Ï fq)'Æ 2 .
π L [0 , π]
Or Æ(F Ï fp)' - (F Ï fq)'Æ 2 = Æ(F ' Ï fp) . f 'p - (F ' Ï fq) . f 'qÆ 2
L L
≤ Æ [(F ' Ï fp) - F ' Ï fq] . f 'pÆ 2 + Æ(F ' Ï fq) . [f 'p - f 'q]Æ 2
L L
≤ ÆF ' Ï fp - F ' Ï fqÆ& Æf 'pÆ 2 + M1Æf 'p - f 'qÆ 2
L L
≤ M2 Æfp - fqÆ& Æf 'pÆ 2 + M1Æf 'p - f 'qÆ 2
L L
π
(c) Ægp - gqÆH ≤ M2 ÆfpÆH+M1 Æfp - fqÆ ≤ cte Æfp - fqÆ
2√
2 H H
puisque (Æf p Æ ) est bornée. Et donc la suite (g p ) p est de Cauchy dans l'espace complet H donc converge
H
dans H vers g. Et d'après l'inégalité (*) (gp) converge aussi vers g dans L & ([0 , π]). Or gp = F Ï fp et (fp)
de Cauchy dans H est aussi de Cauchy dans L & [0 , π] par (*), donc converge vers f dans L & ([0,π]) (et en
fait f ‘ H car (fp)p converge vers f dans H). Par suite, gp @ F Ï f dans L& . Il en résulte que g=F Ï f ‘ H .
59
Partie II
1. En appliquant la formule de Taylor en x0 , on obtient :
h h2
f(x 0 +h)=f(x0 )+ f'(x0 )+ f"(x0 )+h2 ™(x0 ,h)
1! 2
avec lim ™(x0 , h) = 0 .
h h2 h@0
f(x 0 -h)=f(x0 )- f'(x0 )+ f"(x0)+h2™(x0,-h)
1! 2
Il en résulte que :
f(x0+h)+f(x0-h)-2f(x0)
= f "(x0) + [™(x0 , h) + ™0(x0 , - h)] #@ f "(x0) .
h2 h@0
continue sur [a , b]. Par ailleurs, pour h > 0 assez petit, on aurait :
ƒ(x0 + h) ≤ ƒ(x0) , ƒ(x0-h)≤ƒ(x0)
ƒ(x0+h)+ƒ(x0-h)-2ƒ(x0)
≤ 0
h2
et donc aussi ƒ(")(x0) ≤ 0 , ce qui est absurde.
f(b)-f(a)
f(x) - f(a) - (x - a) ≤ ™(x - a)(b - x) , ◊™ > 0
b-a
f(b)-f(a)
i.e. f(x) - f(a) - (x - a) ≤ 0 , ◊x ‘ [a , b] (faire tendre ™ vers 0) .
b-a
f(b)-f(a)
De même, en considérant la fonction ƒ(x) = f(x) - f(a) - (x - a) + ™(x - a)(b - x) sur [a,b],
b-a
on a : ¥(")(x) = - 2™ < 0 et ne peut admettre de minimum strictement négatif sur [a , b] et donc,
◊x ‘ [a , b] , ¥(x) ≥ 0 , i.e. :
f(b)-f(a)
f(x) - f(a) - (x - a) ≥ ™(a - x)(b - x) , ◊™ > 0
b-a
f(b)-f(a)
i.e. f(x) - f(a) - (x - a) ≥ 0 , ◊x ‘ [a , b] .
b-a
f(b)-f(a)
Finalement, on a : ◊x ‘ [a , b] , f(x) = f(a) + (x - a) et f est affine.
b-a
3a. Puisque la série [an cos nx + bn sin nx] converge simplement sur È, il résulte du I1. que les suites (an)
et (bn) tendent vers 0 et donc sont bornées par M ≥ 0.
1
Par suite, la série 2 (ancosnx+bnsinnx) converge normalement sur È car :
n n≥1
1 2M
◊x ‘ È , 2 (an cos nx + bn sin nx) … ≤ .
n n2
1
Chaque fonction x ò@ 2 (an cos nx + bn sin nx) étant continue sur È, la somme
n
+& 1
F(x) = - ∑ 2 (an cos nx + bn sin nx) est continue sur È.
n=1 n
60
n
3b. Notons S0(x) = 0 et Sn(x) = ∑ (ak cos kx + bk sin kx) . On a :
k=1
F(x+h)+F(x-h)-2F(x)
fl(x , h) =
h2
+& 1
= ∑ - n2h2 [an cos (nx + nh) + bn sin (nx + nh)+ an cos(nx - nh) + bn sin(nx - nh)
n=1
i.e.
+& 1
fl(x , h) = - ∑ 2 2 [2an cos nx (cos nh - 1) + 2bn sin nx . (cos nh - 1)]
n=1 n h
+& 1
fl(x , h) = - ∑ (an cos nx + bn sin nx) . 2(cos nh - 1)
n 2h 2
n=1
2 nh 1
et (cos nh - 1) = - 4 sin2 2 2 = u(nh).
n 2h 2 2 n h
+& +&
fl(x , h) = ∑ (an cos nx + bn sin nx) u(nh) = ∑ (Sn(x) - Sn-1(x)) u(nh)
n=1 n=1
chacune des séries [Sn(x) u(nh)] et [Sn(x) u((n+ 1)h)] étant convergente (en 1/n2).
Par ailleurs, la série [u(nh) - u(n + 1)h)] converge et a pour somme :
+&
∑ [u(nh) - u((n + 1)h)] = u(0) = 1 (u(nh) @ 0 lorsque n @ + &)
n=0
+&
et donc fl(x , h) - f(x) = ∑ [Sn(x) - f(x)] [u(nh) - u((n + 1)h)] .
n=0
2d. (i) Par hypothèse, on sait que Sn(x) tend vers f(x) quand n tend vers + & .
Par suite, pour ™ > 0 donné, il existe N = N(™ , x) ‘ ˙ tel que n ≥ ˙ ¶ …Sn(x) - f(x)… ≤ ™ .
Par ailleurs, pour chaque n ‘ ˙ fixé, [u(nh) - u((n + 1)h)] tend vers u(0) - u(0) = 0 quand h tend vers 0
puisque u est continue en 0 (u(0) = 1).
(n+1)h
Et, d'autre part, en écrivant que u(nh) - u((n + 1)h) = ∫ u'(t) dt et en remarquant que
n h
8 1 t 1 t t
u'(t) = 2 - sin2 + sin .cos
t t 2 2 2 2
16
et donc, pour t ≥ 1 , …u'(t)… ≤ 2 , on obtient que :
t
+& +& +&
∑ …u(nh) - u((n + 1)h)… ≤ ∫ …u'(t)… dt ≤ M = ∫ …u'(t)… dt < + &
n=N+1 N h 0
car u est C1 au voisinage de 0 (même analytique).
Finalement, on a :
N
…fl(x , h) - f(x)… ≤ ∑ …Sn(x)[u(nh) - u((n + 1)h)]… + M™
n=0
61
et si h tend vers 0, la somme \i\su(n = 0,N, ) tend aussi vers 0 et donc pour …h… ≤ h0(™) , on a :
…fl(x , h) - f(x)… ≤ ™(M + 1)
Remarque : En fait, la preuve précédente est une variante du théorème d'Abel classique, dont voici une
variante de la preuve à l'aide du théorème de convergence dominée.
2
Pour (h , t) ‘ È+ , posons :
0sih=0
g(h , t) =
Sn(x)-f(x) avecn=E(t/h)pour h≠0
2
◊(h , t) ‘ È+ , …g(h , t)… ≤ M .
+&
De plus, compte-tenu de l'expression de u'(t) , l'intégrale ∫ …u'(t)… dt est convergente.
0
Enfin, l'application h ò@ g(h , t) est continue en 0, puisque la suite (Sn(x) - f(x)) tend vers 0 lorsque n
tend vers + & .
Ainsi, on déduit par le théorème de convergence dominée que :
+&
h ò@ ∫ g(h , t) u'(t) dt = fl(x , h) - f(x) est continue en 0,
0
i.e. : lim [fl(x , h) - f(x)] = 0 .
h@0
x
(ii) Considérons maintenant G(x) : = ∫ (x - t) f(t) dt , pour x ‘ È .
0
G a un sens car f est, par hypothèse, continue sur È. De plus, G est dérivable et on a :
x
◊x ‘ È , G'(x) = ∫ f(t) dt .
0
G' est donc C1 et G"(x) = f(x) pour tout x ‘ È .
(iii) Ainsi, la fonction x ò@ (F - G)(x) est continue et admet une dérivée au sens de Schwarz nulle et, de
II.2.b , est une fonction affine sur È : il existe å , ∫ ‘ È tels que :
x
◊x ‘ È , F(x) = åx + ∫ + ∫ (x - t) f(t) dt .
0
F est donc de classe C2 sur È et F" = f .
2e. La série définissant F étant uniformément (normalement) convergente sur È, il en résulte que :
1 π 1
π ∫
- F(x) cos nx dx = 2 an n≥1
n
-π
1 π 1
et -
π
∫ F(x) sin nx dx =
n2
bn n ≥ 1.
-π
62
1 1 π 1 1 π π sinnx
n2
an = - ∫ F(x) cos nx dx = - sinnx.F(x)… -
π n
∫ F'(x) dx
π
-π -π -π n
1 π
=
πn
∫ F '(x) sin nx dx
-π
1 π 1 π 1 π
πn ∫ F '(x) sin nx dx =
πn2
∫ F "(x) cos nx dx =
πn2
∫ f(x) cos nx dx
-π -π -π
1 π,
i.e. an =
π
∫ f(x) cos nx dx , n ≥ 1 .
-π
1 π
De même, bn =
π
∫ f(x) sin nx dx , n ≥ 1 .
-π
63
Partie III
õ
1. Soit f le prolongement impair et 2π-périodique de f à È.
õ
Comme f(0) = f(π) = 0 , f est continue sur È.
Soit x ‘ [0 , + &[ . Il existe un entier k ≥ 0 tel que kπ ≤ x < (k + 1)π .
Posons y = x - kπ ‘ [0 , π] . On a sin(nx) = (-1)nk sin(ny).
+&
❁ Si k = 2p est pair, alors sin(nx) = sin(ny) et donc la série ∑ bn sin(nx) converge et
1
+& õ
∑ bn sin(nx) = f(y) = f(x - 2pπ) = f (x) .
n=1
❁ Si k = 2p + 1 est impair, alors sin(nx) = (-1)n sin(ny) = - sin n(π - y) et donc la série
+& +&
∑ bn sin(nx) converge et ∑ bn sin(nx) = - f(π - y) , π - y ‘ [0 , π]
1 n=1
õ õ
= - f((2p + 2) π - x) = - f (- x) = f (x) .
π
∫ f (x) sin(nx) dx =
π
∫ f(x) sin(nx) dx pour n ‘ ˙ .
-π 0
1 π õ
Et d'après le §II, il résulte que
π
∫ f (x) sin(nx) dx = bn ,
-π
2 π
i.e. : ◊n ‘ ˙* ,
π
∫ f(x) sin(nx) dx = bn .
0
2. On a :
1 π π
J((1 - t)u + tv) =
2
∫ [((1 - t)u' + tv')2 + ((1 - t)u + tv)2] dx - ∫ f[(1 - t)u + tv] dx
0 0
1 π
=
2
∫ {(1-t)2u'2+t2v'2+2t(1-t)u'v'+(1-t)2u2+t2v2+2t(1-t)uv} dx
0
π π
- (1 - t) ∫ fu dx - t ∫ fv dx .
0 0
De même :
1-t π π t π π
(1 - t) J(u) + t J(v) =
2
∫ (u' 2 + u2) dx - (1 - t) ∫ fu dx +
2
∫ (v' 2+ v2) dx - t ∫ fv dx
0 0 0 0
et donc :
1 π 1 π
J((1 - t)u + tv) - (1 - t) J(u) - t J(v) = (1 - t) ∫ ((1 - t) - 1) u' 2 + t ∫ (t - 1) v' 2
2 2
0 0
1 π 1 π
+
2
(1 - t) ∫ ((1 - t) - 1) u2 +
2
t ∫ (t - 1) v2
0 0
2 π
+
2
t(1 - t) ∫ (u' v' + uv)
0
64
t(1-t) π
= -
2
∫ u' 2 + v' 2 + u2 + v2 - 2 u' v' - 2 uv
0
t(1-t) π
= -
2
∫ [(u' - v' )2 + (u - v)2] dx .
0
1
3. Si u1 et u2 sont solutions du problème (P) alors en prenant t = , u = u1 et v = u2 , il vient :
2
1 1 π 1
J (u1 +u2 ) +
2 8
∫ [(u'1 - u'2)2 + (u1 - u2)2] dx = 2 (J(u1) + J(u2))
0
1 1 u 1 +u2
≤ 2J (u1 +u2 ) = J
2 2 2
1 π
car
2
(u1 + u2) ‘ E0 et donc ∫ [(u'1 - u'2)2 + (u1 - u2)2] dx = 0 .
0
π
Et, comme u1 et u2 sont continues sur [0 , π] , ∫ (u1 - u2) 2 dx = 0 ¶ u1 Ñ u2 .
0
4a. Pour u,v ‘ E0 , on peut écrire : J((1 - t)u + tv) = J(u + t(v - u)) et, en posant w = v - u , il vient de la
question 2 :
t(1-t) π
J(u + tw) = J(u) + t J(w + u) - t J(u) -
2
∫ (w' 2 + w2) dx
0
1 π
t2 π
= J(u) + t J(u+w)-J(u)- ∫ (w'2+w2)dx +
2 ∫
(w' 2 + w2) dx
2
0
0
1
π π
t2 π
= J(u) + t ∫ [(u'+w')2+(u+w)2-u'2-u2-w'2-w2]- ∫ fw +
2 ∫
(w' 2 + w2) dx
2 0 0
0
π
π
t2 π
= J(u) + t ∫ (u'w'+uw)- ∫ fw
2 ∫
+ (w' 2 + w2) dx . cqfd
0 0 0
4b. On a : u ‘ E0 est solution de (P) si et seulement si, pour tout w ‘ E0 , et pour tout t ‘ È :
J(u) ≤ J(u + tw) = J(u) + …
π π t2 π
i.e. ◊t‘È,◊w‘E0} 0 ≤ t ∫ (u'w'+uw)- ∫ fw + ∫ (w' 2 + w2) dx
2
0 0 0
π t π
ce qui implique pour t > 0 , ◊w ‘ E0 , 0 ≤ ∫ [(u' w' + uw) - fw] dx +
2
∫ (w' 2 + w2) dx , et en faisant
0 0
π
tendre t vers 0 : 0 ≤ ∫ [u' w' + uw - fw] dx , ◊w ‘ E0 .
0
π π
En changeant w en - w , cela implique que ◊w ‘ E0 : fw (P'). ∫ (u' w' + uw) = ∫
0 0
Réciproquement, si cette condition est réalisée, il résulte du calcul précédent que :
t2 π
J(u + tw) = J(u) +
2
∫ (w' 2 + w2) dx ≥ J(u) ,
◊t‘È,◊w‘E0 .
0
5a. Soit u ‘ E0 une solution de (P).
En prenant v = sin nx , qui appartient à E0, dans (P'), il vient, pour tout entier n ≥ 1 :
π π π
n ∫ u' cos nx dx + ∫ u sin nx dx = ∫ f(x) sin nx dx
0 0 0
65
π π π
et, en intégrant par parties : ∫ u' cos nx dx = u cos nx … + n
0
∫ u sin nx dx
0 0
π π
d'où la relation : (n2 + 1) ∫ u(x) sin(nx) dx =
2
bn
0
π π bn
i.e. un =
2
∫ u(x) sin(nx) dx =
n 2 +1
.
0
& bn
∑
õ
5b. (x) a un sens pour tout x ‘ È car la série
u 2 sin nx est normalement convergente puisque
1 n +1
(bn)n est une suite de coefficients de Fourier, donc est bornée.
& bn
Par ailleurs, la fonction w(x) définie par w(x) = ∑ 2 2 sin(nx) est de classe C 2 (on peut dériver
1 n (n +1)
deux fois terme à terme, les séries obtenues convergent normalement sur È) et on a :
& bn
◊x ‘ È , w"(x) = - ∑ 2
õ
sin nx = - u(x)
1 n +1
& bn
et donc, puisque d'après le §II, la série v(x) : = ∑ n2
sin nx définit une fonction de classe C2 sur È telle
1
que :
õ
v"(x) = f (x) .
õ õ õ
On a : ◊x ‘ È , - u "(x) + u(x) = f (x) .
õ õ
Par ailleurs, on a bien u(0) = u(π) = 0 .
õ
5c. Il est clair que u = u …[0 , π] , d'après la question précédente, vérifie :
-u"+u=f
(D) .
u(0)=u(π)=0
5d. Montrons que u est solution de (P') : d'après (D), pour toute fonction v ‘ E0 , il vient :
π π π
- ∫ u" v + ∫ uv = ∫ fv
0 0 0
et, en intégrant par parties,
π
π π π
- ∫ u" v dx = - u'v… - ∫u'v'dx = ∫ u' v' dx
0 0
0 0
π π
et donc, pour tout v ‘ E0 , ∫ u' v' + uv = ∫ fv dx , i.e. : (P') .
0 0
Et d'après 4b. , u est solution de (P).
… __________________ …
66
4.2.3 Commentaires sur la deuxième épreuve écrite
Partie I.A
Cette première partie demandait deux démonstrations du résultat suivant, utilisé dans la suite
du problème en (II.3.a) :
Si la suite des fn (x) , où la fonction fn est définie par fn (x) = an cos nx + bn sin nx , tend vers
0 simplement sur R , chacune des suites de nombres réels (an ) et (bn ) tend vers 0 , et la suite
des fonctions fn tend donc vers 0 uniformément sur R .
D’abord, en donnant à x la valeur 0 , on voit que la suite (an ) tend vers 0 , puis que la suite
(an sin nx) tend vers 0 pour tout nombre réel x .
La première méthode procède par l’absurde en supposant que la suite (an ) ne tend pas vers
0 . Les candidats ont généralement bien écrit cette négation. Cependant, certains candidats ont
écrit que (( si la suite (an ) ne tend pas vers 0 , c’est que sa limite est 6= 0 )).
Il est à remarquer que, tout au long de l’épreuve, bon nombre de candidats utilisent la notation
lim (an ) avant d’avoir prouvé que la suite (an ) a une limite. Rappelons que cette notation
peut être utile pour désigner la limite d’une suite dont on a prouvé ou admis l’existence.
L’utilisation de cette notation pour prouver l’existence de la limite est une pétition de principe,
et peut conduire facilement à des résultats grossièrement faux (cf. Rapport du concours interne
d’agrégation, session 1994, p.32).
Il s’agit ensuite de construire une suite (Jk ) d’intervalles fermés emboités sur lesquels on a
l’inégalité | sin nk x| > 1/2 , en utilisant la condition nk+1 > 3 nk . L’emboitement des intervalles
revenait à la recherche d’un entier pk situé dans un intervalle de longueur > 1 , ce qui est
toujours possible. Très peu de candidats ont mené à bien cette recherche. Un certain nombre
d’entre eux ont fait une faute de logique en confondant condition nécessaire et condition suffisante
par un raisonnement du type suivant. La relation
1 pk 1 pk+1
+6 6 +6 (1)
nk nk nk+1 nk+1
et la condition nk+1 > 3 nk entraînent la relation
3 (1 + 6 pk ) 6 1 + 6 pk+1 . (2)
La relation (2) est satisfaite si l’on prend pk+1 = 3 pk + 1 . L’erreur est de penser que la relation
(1) est alors satisfaite.
Une forme plus subtile de confusion entre condition nécessaire et condition suffisante apparait
aussi dans la forme de la rédaction de certaines copies, sans donner lieu à une erreur ma-
thématique. Il s’agit de négligences de rédaction comme, par exemple :(( Pour que Jk+1 ⊂ Jk ,
il faut que l’on ait . . . )), alors que l’on cherche une condition suffisante. Ou encore : (( Si
(bn ) → 0 , on a ∀ ε > 0, ∃ N > 0 tel que ∀ n > N , |bn | 6 ε , donc, si (bn ) ne tend pas vers
0 , ∃ ε > 0, ∀ N > 0, ∃n > N tel que |bn | > ε )).
67
Pour démontrer que l’intersection de la suite des intervalles Jk n’est pas vide, plusieurs
arguments pouvaient être donnés : les extrémités des intervalles forment des suites adjacentes,
ou bien l’intersection d’une famille décroissante d’espaces compacts non vides n’est pas vide, ou
encore il s’agit d’une suite décroissante de parties fermées non vides dont les diamètres tendent
vers 0 dans un espace métrique complet.
Z 2π
La seconde méthode utilise les intégrales (bn sin nx)2 d x dont la valeur est π bn 2 . Si la
0
suite (bn ) est bornée, le théorème de convergence dominée s’applique, et on en déduit que la
suite (bn ) tend vers 0 . Il était exclu d’utiliser un théorème de convergence uniforme car la
convergence uniforme de la suite des fonctions bn sin nx vers 0 est précisément ce qu’on veut
démontrer.
Partie I.B
L’application θ est linéaire. Pour démontrer qu’elle est injective, il suffit de démontrer que, si
la fonction θ(α) est identiquement nulle, la suite α est la suite nulle. La convergence uniforme,
ou normale, démontrée ci-dessus, permet de démontrer, en intégrant terme à terme, que l’on a
Z π
(sin kx) θ(α)(x) d x = παk /2π
0
égalité d’où résulte l’injectivité de l’application linéaire θ . Très peu de candidats ont traité
correctement cette question.
L’application θ est un isomorphisme de l’epace vectoriel `2R sur l’espace vectoriel H . Si l’on
transporte à H la norme de `2R , les espaces vectoriels normés H et `2R sont isomorphes
(isométriques) ; comme l’espace normé `2R est complet, il en est de même de l’espace vectoriel
normé H . Presque aucun candidat n’a donné cette démonstration. Mais un certain nombre de
candidats ont bien démontré que l’espace H est complet, ceci en prenant une suite de Cauchy
(fn ) dans H , et en démontrant qu’elle possède une limite dans H . On relève la suite (fn ) en
une suite (αn ) dans `2R telle que θ(αn ) = fn . La conservation de la norme fait de (αn ) une
suite de Cauchy qui a une limite α dans l’espace complet `2R . L’application θ est continue
(toujours la conservation de la norme), donc la suite (θ(αn )) tend vers θ(α) , autrement dit, la
suite (fn ) a une limite dans H . Ce raisonnement, lorsqu’il était complet, a été accepté comme
solution de la question.
68
citation d’un théorème et la vérification de ses hypothèses. Que signifie en effet (( développable ))
en série de Fourier :
- que l’on peut calculer les coefficients de Fourier ? c’est possible pour toute fonction intégrable,
- que la série de Fourier est convergente dans `2R ? c’est vrai pour toute fonction continue par
morceaux,
- que la série de Fourier est simplement convergente ? qu’elle est uniformément convergente ? et
que dire de sa somme ?
La question (3) ne présentait pas de difficulté sérieuse si l’on connaissait la définition d’un
produit scalaire : forme bilinéaire symétrique, positive, non singulière, et si l’on connaissait le
théorème de Parseval. La densité de E dans H a été traitée par très peu de candidats, alors
que c’était une simple constatation : une fonction g de H est limite, au sens de la norme de
H , des sommes partielles de la série qui la définit.
La question (4) a été diversement traitée. Presque tous les candidats ont bien identifié la fonction
ha , et le plus souvent dessiné son graphe, ce qui est une bonne idée. La plupart ont pensé à
écrire l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour le produit scalaire (f |ha ) . Mais très peu de candidats
ont fait le parcours complet : calcul de kha k , minimum de la fonction π/a(π − a) , et enfin
égalité pour a = π/2 .
Dans la question (4) , la partie a) a été souvent bien traitée. La partie b) nécessitait une
maîtrise certaine, même si l’inégalité cherchée était donnée dans l’énoncé ; très peu de candidats
ont eu une démarche correcte dans cette question (voir solution).
Partie II
Cette partie a été abordée par de nombreux candidats. La première question ne présente pas de
difficulté pour les candidats qui connaissent la formule de Taylor. Cependant, un bon tiers des
candidats s’est lancé dans des calculs utilisant le symbole (( lim )), et n’a pas abouti.
Dans la deuxième question, beaucoup de candidats ont abouti dans le calcul de ϕ(”) , le plus
souvent maladroitement, sans appliquer la question (1) à la fonction (x − a)(b − x) . Mais très
peu de candidats ont su démontrer, en revenant à la définition, qu’en un maximum local x de
la fonction ϕ , on a nécessairement ϕ(”) (x) 6 0 .
Dans la troisième question, on demande de démontrer que la série définissant F(x) est
convergente et que sa somme est continue. On est en situation d’utiliser le théorème sur les
limites uniformes de fonctions continues (ou sur les séries uniformément convergentes de fonctions
continues). Cela utilise le résultat de la partie (I.A) , ce qui n’a pas toujours été vu.
La question (3.b) a été en général bien traitée. Les calculs de la question (3.c) ont été
bien conduits, mais rarement justifiés. La suite de la question a été peu traitée, et rarement
correctement.
69
Partie III
A quelques exceptions près, les candidats qui ont abordé cette partie se sont contentés d’effectuer
les calculs des questions (2) et (4.a) .
La question (1), pourtant peu difficile, n’a pas été comprise par la plupart des candidats qui
l’ont abordée. Ils ont cru qu’il s’agissait de prolonger la fonction f comme dans la question
(I.B.2) . Ils ont rarement vu que la relation donnant bn résultait de la question (II.3) .
Pour les autres questions, on se reportera à la solution type. Signalons cependant que la question
(5.b) utilise à nouveau la question (II.3) .
70
Épreuves orales
71
5 Rapport sur les épreuves orales
5.1 Considérations générales
Le jury est cette année encore relativement satisfait de la prestation orale des candidats. Cette
satisfaction s’est à nouveau traduite par un relèvement de la barre d’admission.
La réflexion sur l’évolution des épreuves orales, vers des épreuves plus synthétiques, s’est poursuivie.
On trouvera ci-dessous des titres de leçons susceptibles d’être proposées au concours 2006, suivie
par la liste des leçons proposées cette année.
L’introduction des leçons de synthèse entraînera bien entendu la suppression d’un certain nombre
des leçons plus spécialisées qui sont actuellement proposées.
Algèbre et géométrie
– Utilisation de transformations en géométrie, au collège et au lycée.
– Groupes et géométrie.
– Division euclidienne.
– Polynômes et fonctions polynomiales.
– Rang en algèbre linéaire.
– Fractions et nombres rationnels.
– Formes réduites d’endomorphismes. Applications.
– Factorisation de matrices. Cas des matrices symétriques.
– Équations linéaires et géométrie.
– Diverses notions d’angle.
– Applications géométriques des nombres complexes.
– Géométrie du triangle.
– Trigonométrie.
– Résolution de problèmes à l’aide de graphes.
– Coniques.
– Courbes planes paramétrées.
Analyse et probabilités
– Suites de nombres réels.
– Approximation d’un nombre réel. Théorèmes et méthodes.
– Continuité des fonctions.
– Propriétés de connexité.
– Suites de fonctions. Divers modes de convergence.
– Le nombre π.
– Trigonométrie.
– Propriétés de la limite d’une suite de fonctions d’une variable réelle.
– Utilisations de la dérivée d’une fonction numérique.
– Fonctions définies sur un intervalle, à valeurs dans R ou Rn . Dérivabilité, théorème des accrois-
sements finis, exemples.
– Fonctions réciproques.
– Exponentielles et logarithmes
72
– Intégrales et primitives.
– Équations et systèmes différentiels (sous réserve d’une modification du programme).
– Recherche d’extremums.
– Probabilité conditionnelle et indépendance. Exemples.
– Lois des grands nombres.
– Exemples de tests en statistique (sous réserve d’une modification du programme).
101. Parties génératrices d’un groupe (les généralités sur les groupes seront supposées
connues). Exemples.
102. Groupes monogènes, groupes cycliques. Exemples.
103. Exemples de groupes finis. Applications.
104. Groupes opérant sur un ensemble. Exemples et applications.
105. Permutations d’un ensemble fini, groupe symétrique. Applications.
106. Congruences dans Z, anneau Z/nZ. Applications.
107. Propriétés élémentaires liées à la notion de nombre premier.
108. PGCD, PPCM dans Z, théorème de Bézout. Applications.
109. PGCD dans K[X], où K est un corps commutatif, théorème de Bézout. Applications.
110. Base de numération d’entiers. Applications.
111. Écriture décimale d’un nombre réel ; cas des nombres rationnels.
112. Polyn^omes irréductibles à une indéterminée sur un corps commutatif. Factorisation.
Cas des corps R et C.
113. Racines d’un polyn^ ome à une indéterminée sur un corps commutatif, multiplicité.
Relations entre les coefficients et les racines d’un polyn^
ome scindé. Applications.
114. Racines n-ièmes de l’unité dans C.
115. Dimension d’un espace vectoriel admettant une famille génératrice finie. Rang d’une
application linéaire.
116. Sommes et sommes directes de sous–espaces vectoriels d’un espace vectoriel. Applica-
tions.
117. Rang en algèbre linéaire (on se limitera à des espaces vectoriels de dimension finie).
118. Formes linéaires, hyperplans, dualité (on se limitera à des espaces vectoriels de dimen-
sion finie).
119. Endomorphismes d’un espace vectoriel de dimension finie, polyn^ omes d’endomor-
phisme.
120. Changements de bases en algèbre linéaire (applications linéaires, formes bilinéaires. . .).
Applications.
121. Opérations élémentaires sur les lignes ou les colonnes d’une matrice. Applications.
122. Déterminants. Applications.
123. Trigonalisation des endomorphismes, sous–espaces caractéristiques. Applications.
124. Endomorphismes diagonalisables.
73
125. Groupe des homothéties-translations dans le plan. Applications.
126. Espaces vectoriels euclidiens (dimension finie). Groupe orthogonal.
127. Groupe orthogonal d’un espace vectoriel euclidien de dimension 3.
128. Formes quadratiques sur un espace vectoriel réel ou complexe de dimension finie.
Classification dans chacun des deux cas.
129. Endomorphismes symétriques d’un espace vectoriel euclidien (dimension finie). Appli-
cations.
130. Endomorphismes hermitiens en dimension finie.
131. Formes quadratiques sur un espace vectoriel euclidien (dimension finie) et applications
géométriques (les généralités sur les formes quadratiques seront supposées connues).
132. Applications géométriques des nombres complexes.
133. Similitudes planes directes, indirectes ; formes réduites.
134. Isométries du plan affine euclidien, formes réduites. Applications.
135. Isométries de l’espace affine euclidien de dimension 3, formes réduites.
136. Géométrie du triangle. Relations métriques et trigonométriques.
137. Barycentres. Applications.
138. Orientation d’un espace vectoriel euclidien de dimension 3, produit mixte, produit
vectoriel, applications.
139. Droites et plans dans l’espace.
140. Projecteurs et symétries dans un espace affine de dimension finie.
141. Polygones réguliers dans le plan.
142. La parabole dans le plan affine euclidien.
143. L’ellipse dans le plan affine euclidien.
144. L’hyperbole dans le plan affine euclidien.
145. Coniques dans le plan affine euclidien.
146. Cercles dans le plan affine euclidien.
147. Étude locale des courbes planes paramétrées.
148. Propriétés métriques locales des courbes de l’espace, en dimension 3.
149. Propriétés métriques locales des courbes planes.
150. Mouvements à accélération centrale.
151. Cinématique du point : vitesse, accélération. Exemples de mouvements.
74
EXERCICES D’ALGÈBRE ET GÉOMÉTRIE
75
336. Exemples d’étude de courbes planes.
337. Exercices sur les propriétés métriques des courbes planes (longueur, courbure. . .).
338. Exercices sur les propriétés métriques des courbes de l’espace.
339. Exemples d’intervention de transformations planes pour l’étude de configurations et de
lieux géométriques.
340. Exemples d’étude des isométries laissant invariante une partie du plan, une partie de
l’espace.
341. Exemples de groupes en géométrie.
342. Exercices de géométrie en dimension 3.
343. Exercices de construction en géométrie plane.
344. Exemples de choix de repères pour la résolution d’exercices de géométrie en dimension
2 et en dimension 3.
345. Exercices de cinématique du point.
346. Exemples d’étude de problèmes de mécanique du point.
347. Exercices sur les triangles.
76
LEÇONS D’ANALYSE
77
232. Intégrale impropre d’une fonction continue sur un intervalle ouvert de R.
233. Intégrale d’une fonction numérique continue sur un intervalle compact. Propriétés.
234. Intégrales dépendant d’un paramètre. Exemples et applications.
235. Équations différentielles linéaires d’ordre deux : x00 + a(t)x0 + b(t)x = c(t), où a, b, c
sont des fonctions continues sur un intervalle de R.
236. Systèmes différentiels linéaires à coefficients constants ; écriture matricielle ; exponen-
tielle d’une matrice.
237. Systèmes différentiels linéaires Y 0 = AY à coefficients réels constants en dimension 2.
Allure des trajectoires.
238. Équations différentielles linéaires à coefficients constants. Exemples.
239. Fonctions de plusieurs variables : dérivées partielles, différentielle. Fonctions de classe
C 1 . Fonctions composées.
240. Fonctions définies sur une partie convexe de Rn . Inégalités des accroissements finis.
Applications
241. Formule de Taylor–Young pour les fonctions de deux variables de classe C 2 . Applications
à la recherche d’extremums.
242. Suite de variables aléatoires indépendantes de m^
eme loi de Bernoulli, variable aléatoire
de loi binomiale.
243. Probabilité conditionnelle et indépendance. Exemples.
244. Espérance, variance, covariance, loi faible des grands nombres.
245. Lois usuelles de variables aléatoires possédant une densité : loi uniforme sur un intervalle
borné, loi exponentielle, loi normale.
78
EXERCICES D’ANALYSE
79
434. Exemples d’étude probabiliste de situations concrètes.
435. Exemples de modélisation probabiliste.
436. Exemples de variables aléatoires et applications.
437. Exemples de problèmes de dénombrement.
438. Exemples de calculs de la norme d’une application linéaire continue.
439. Exemples de calculs de la longueur d’un arc de classe C 1 .
80
5.2 La première epreuve orale
Cette épreuve comprend trois parties : le plan, le développement puis les questions du jury. Chacune
dure un quart d’heure. Avant de faire des commentaires spécifiques à chacune des phases de l’épreuve,
commençons par des remarques d’ordre général.
L’oral doit notamment révéler les qualités de synthèse et l’esprit critique du candidat. Il est donc
préférable d’une part d’éviter de construire son exposé en rassemblant des morceaux pris dans
un trop grand nombre d’ouvrages ; d’autre part, suivre sans recul une preuve ou la solution d’un
exercice « aveugle » certains candidats qui ne peuvent ensuite expliquer la démarche entreprise :
ce qui apparaît pour certains comme une astuce a souvent une origine naturelle. Il peut également
être opportun de simplifier ou d’épurer certaines démonstrations, par exemple en ayant recours à
d’autres outils du programme.
Pendant le temps de préparation (trois heures) de l’épreuve, le candidat doit lire attentivement le
sujet : il est indispensable de bien le cerner. Par exemple, dans la leçon « développements en série
entière. Exemples, applications », s’attarder sur les propriétés élémentaires des séries entières peut
conduire à un hors-sujet.
Le choix du candidat sur l’un des deux sujets proposés ne doit pas être guidé seulement par l’ap-
parente facilité de l’un par rapport à l’autre. D’une part, le jury sait distinguer un sujet délicat.
D’autre part, si le sujet est classique, on attend bien sûr du candidat une plus grande maîtrise.
Bien que ce concours s’adresse à des personnes ayant déjà une expérience de l’enseignement, certains
candidats ont du mal à gérer leur tableau. Même si l’émotion, compréhensible étant données les
circonstances, en est en partie responsable, il est important lors de cette épreuve de montrer ses
capacités à exposer clairement un cours.
Enfin, signalons que plusieurs candidats se sont autorisés à solliciter l’indulgence du jury en faisant
valoir le nombre de fois où ils ont été admissibles. Une telle attitude ne saurait être acceptée par le
jury, qui, soucieux de l’équité du concours, ne peut tenir compte que de la prestation des candidats
lors de l’épreuve.
Le plan.
Rappelons le principe : en quinze minutes, il s’agit de faire un exposé structuré sur le sujet choisi :
définitions, énoncés clairs et précis, exemples... Cela doit ressembler à un cours magistral dans lequel
on ne présente toutefois aucune démonstration. On ne peut donc, comme le font certains, le réduire
en un synopsis. Il doit être conforme au programme de l’agrégation (et l’on ne peut donc pas, le plus
souvent, se contenter d’un exposé de niveau lycée). En ce qui concerne les prérequis (facultatifs), il
faut en modérer la longueur : on doit au plus signaler quelques points importants admis. Signalons que
les exemples et contre-exemples apparaissent trop rarement, or ce sont des instruments pédagogiques
essentiels qui permettent aussi de motiver d’autres résultats ou d’expliquer la teneur des hypothèses,
la restriction d’une conclusion.
Le candidat peut s’appuyer sur ses notes personnelles mais il faut bien sûr éviter que cela se réduise à
une simple séance de recopiage. Ainsi, relire ses notes pour pouvoir réécrire mot à mot une définition
ou l’énoncé d’un théorème, est une attitude à proscrire.
Nous conseillons aux candidats de ne pas utiliser trop de livres de la bibliothèque de l’agrégation
qu’ils découvrent au dernier moment : ils risquent de perdre du temps à y chercher les éléments
du cours nécessaires et d’altérer la cohérence du plan en mettant bout à bout des morceaux issus
de différents ouvrages. C’est pourquoi, les préparationnaires devraient être familiers d’un cours de
mathématiques couvrant l’essentiel du programme ; ils pourraient ensuite éventuellement enrichir
leur plan avec quelques résultats issus d’autres livres. La connaissance préalable de certains ouvrages
présente un autre avantage : éviter de se perdre dans un livre de niveau trop élevé le jour de l’épreuve.
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Il est plus que souhaitable (notamment pour un sujet de géométrie) d’inclure des dessins. Ainsi par
exemple, voit-on des leçons sur les coniques où aucune figure n’apparaît !
Rappelons que dans l’énoncé d’une définition, il est incorrect d’employer « si et seulement si ».
Enfin, nous encourageons les candidats à exhiber des passerelles entre le sujet traité et d’autres
notions. Les mathématiques ne sont pas compartimentées mais forment un tout.
Le développement.
Le candidat propose au jury de développer un point du plan (sans ses notes personnelles !) : la
démonstration d’un théorème, un exemple, etc... Le candidat a le choix de ce point mais il doit être
cohérent avec le niveau de l’exposé. De façon générale, le développement doit être consistant. Le
choix d’un point trivial est sanctionné d’une façon ou d’une autre.
Pendant cette phase, le candidat doit savoir mettre en valeur ses qualités pédagogiques :
– commencer par expliquer les idées importantes de l’hypothèse à la conclusion avant de rentrer
dans les détails techniques. C’est d’ailleurs comme cela que les élèves comprendront donc
mémoriseront la preuve.
– un dessin (notamment en géométrie et en analyse) est souvent un très bon support à la com-
préhension du raisonnement.
– passer sur les points clairement faciles et insister sur les passages difficiles.
Nous conseillons aux candidats de préparer soigneusement cette partie. Trop souvent, ils se perdent
dans un développement qu’ils ont pourtant eux-mêmes choisi.
En ce qui concerne les développements sur les sujets de géométrie, les candidats ont régulièrement
tendance à s’enfermer dans des calculs analytiques (d’ailleurs parfois inutilement compliqués) qui
masquent la situation géométrique.
Le candidat doit avoir conscience que par ses questions le jury ne cherche qu’à
– corriger une erreur commise dans le plan ou une démonstration.
– rectifier une lacune, une incohérence logique, une imprécision dans un énoncé.
– développer un point dont la présentation lui a paru trop succincte.
– donner au candidat l’occasion de montrer ses connaissances et ses qualités d’enseignant.
Ainsi, le candidat ne doit pas se laisser démonter par des questions dont le seul but est de lui
permettre de se valoriser.
Déroulement de l’épreuve
Cette épreuve, comme la précédente, dure 45 minutes environ et est précédée de trois
heures de préparation.
À son arrivée, le candidat tire au hasard une enveloppe comportant deux thèmes. Le
candidat choisit un thème parmi les deux qu’il a tirés et sélectionne des exercices
l’illustrant. Il dispose pour cela de trois heures pendant lesquelles il peut librement
s’aider des documents de la bibliothèque de l’Agrégation Interne, ainsi que de tout
ouvrage qu’il aura lui-m^ eme apporté, à l’exclusion de quelques ouvrages interdits.
À l’issu de cette prépartion, le candidat doit fournir un document comportant son choix
motivé de trois à six exercices. Ce document est photocopié ; en se présentant devant le
jury, le candidat lui remet ces photocopies.
82
L’épreuve se déroule alors en trois temps :
1. Exposé motivé des exercices sélectionnés par le candidat et illustrant le thème choisi.
2. Résolution commentée d’un des exercices au choix du candidat parmi ceux qu’il vient
d’exposer.
3. Questions du jury.
83
du temps imparti, à bien expliquer les principaux résultats, les diverses méthodes,. . .que
leur choix d’exercices illustre.
Conclusion
La seconde épreuve orale comporte plusieurs difficultés : choix adéquat des exercices ;
motivation des exercices proposés ; recul lors de la résolution.
84
Réussir cette épreuve n’est pas le résultat d’une compilation d’exercices classiques, mais
plut^
ot d’une réflexion approfondie sur la manière de comprendre et de faire comprendre
le programme de l’agrégation.
85
Bibliothèque de l’agrégation
86
6 Bibliothèque de l’agrégation de mathématiques
AHUÉS M. Exercices de valeurs propres de matrices Masson
CHATELIN F.
87
AUDIN M. Géométrie de la licence à l’agrégation Belin
88
BLANCHARD A. Les corps non commutatifs PUF
89
CARTAN H. Formes différentielles Hermann
90
COURANT R. Methods of Mathematical Physics John Wiley
HILBERT D. Volume 1
Volume 2
91
DESCOMBES R. Éléments de théorie des nombres PUF
92
EXBRAYAT J.M. Notions modernes de mathématiques Hatier
MAZET P. Algèbre 1 : Notions fondamentales de la théorie
des ensembles
Analyse 1 : Construction des espaces fondamen-
taux de l’analyse
Analyse 2 : Éléments de topologie générale
93
FUHRMANN P. A polynomial approach to linear algebra Springer
94
GREUB W. Linear Algebra Springer Verlag
95
ITARD J. Les nombres premiers Que sais-je ? PUF
96
LANG S. Linear Algebra Addison-Wesley
97
MACKI J. Introduction to optimal control theory Springer
STRAUSS A.
98
MUTAFIAN C. Le défi algébrique Vuibert
Tome 1
Tome 2
99
PERRIN-RIOU B. Algèbre, arithmétique et MAPLE Cassini
100
RUDIN W. Functional analysis Mac Graw-Hill
101
SIDLER J.C. Géométrie Projective Dunod
102
WARUSFEL A. Cours de mathématiques spéciales. DUNOD
103
7 Ouvrages non autorisés à l’oral lors de la session 2004
AGRÉGATION INTERNE ET CAERPA DE MATHÉMATIQUES
notamment :
104