Anllaouddine Abou Houmadi Cours sv terminale 2020
Chapitre 1: ETUDE DE LA CELLULE
La cellule constitue la plus petite unité d’un être vivant capable de produire un être vivant.
On peut distinguer deux groupes d’êtres vivants :
-Les êtres vivants unicellulaires ilspossèdentune seule cellule.
Exemples : bactérie,paramécie, amibe, trichomonas, levure, etc.
Les êtres vivants pluricellulaires ils possèdent plusieurs cellules.
Exemples : homme, manguier, moustique, et.
Il existe deux catégories de cellules :
-Cellule procaryote: cellule dépourvu du noyau. Exemple : Cellule bactérienne (Voir
schéma)
- Cellule eucaryote: cellule pourvu du noyau.
1. Etude de la cellule animale
(voir schéma)
1.1. Membrane plasmique:Elle protège la cellule contre les agressions extérieures. Elle est
perméable mais cette perméabilité est sélective. (Voir schéma)
1.2. Cytoplasme:Elle renferme les organites cellulaires. Ces organites sont : noyau,
mitochondrie, ribosome, appareil de Golgi, réticulum endoplasmique,
centrosome, petites vacuoles, etc.). Ces organites baignent dans un liquide appelé
hyaloplasme.
Remarque : cytoplasme = hyaloplasme + organites
2. Etude de la cellule végétale
(Voir schéma)
2.1. La membrane plasmique:Elle est entourée d’une paroi péctocellulosique rigide.
2.2. Le cytoplasme:On trouve les mêmes organites rencontrés dans la cellule animale
excepté le centrosome. De plus, on trouve des plastes (chloroplastes) et des grandes
vacuoles.
[Link] des organites cellulaires
3.1. Le Noyau:Il renferme l’information génétique sous forme des chromatines.
(Voir schéma)
3.2. La mitochondrie:C’est l’usine (le moteur) énergétique de la cellule. Cette énergie est
produite sous forme d’ATP lors de la respiration cellulaire.
(Voir schéma)
3.3. Le chloroplaste: sa couleur verte est due à un pigment appelée chlorophylle.
Le chloroplaste est le siège de la photosynthèse.
(Voir schéma)
3.4. Le ribosome:chaque ribosome comprend deux particules de taille inégale. Le
ribosome est le siège de la synthèse des protéines.
(Voir schéma)
3.5. Le réticulums endoplasmiques
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- Réticulum endoplasmique lisse:il est dépourvu de ribosomes. C’est un lieu de synthèse
des glucides et lipides.(Voir schéma)
- Réticulum endoplasmique rugueux:il est pourvu de ribosomes. C’est le lieu de
synthèse des protéines.(Voir schéma)
3.6. L’appareil de Golgi (dictyosome):c’est un lieu de transit et de maturation des
protéines.(Voir schéma)
3.7. La vacuole: c’est un réservoir d’eau et des substances dissoutes.
3.8. Le centrosome : Il comprend deux centrioles. Il intervient dans la mitose (division
cellulaire) en formant les asters.
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Chapitre 2 : REPRODUCTION CONFORME ET MAINTIEN DU PATRIMOINE GENETIQUE
1. Reproduction conforme :
C’est un processus de division cellulaire permettant à une cellule initiale de donner plusieurs
cellules toutes identiques entre elles.
Exemple : reproduction chez la bactérie.
(Voir schéma)
Après une reproduction conforme, on obtient un clone cellulaire : c’est un ensemble des
cellules toutes identiques entre elles.
Soit n le nombre de division cellulaire. Pour déterminer x le nombre de cellule après n
n
divisions, la formule est: x=2 .
Exemple : sachant qu’une bactérie (Escherichia coli) donne deux bactéries toutes les 20 minutes,
déterminer le nombre de bactéries au bout de 2 jours.
Remarque : Au cours d’une reproduction conforme, il doit exister dans la cellule un
programme génétique qui se transmet intégralement d’une cellule aux autres.
1.1. Localisation de l’information génétique :
Expérience de Gourdon
(Voir schéma)
L’information génétique se localise dans le noyau pour les cellules eucaryotes. Pour les
cellules procaryotes, elle se localise dans le cytoplasme.
1.2. Support de l’information génétique
Le bactériophage, c’est un virus qui se reproduit aux dépens d’une bactérie.
Pour se reproduire, le virus introduit son ADN dans la
bactérie. Cet ADN viral a pu diriger dans la cellule
bactérienne, la formation de nouveaux virus identique au
virus de départ. Alors l’ADN est alors le support de
l’information génétique.
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2. Structure de l’ADN
Les travaux de Watson et Crick (prix Nobel de médecine en 1962), ont montré que l’ADN
est formé de deux chaines (2 brins) enroulées en hélice.
2.1. Composition chimique de l’ADN
2.1.1. Hydrolyse totale
Cette hydrolyse libère 3 types de constituants chimiques :
- Un acide phosphorique H3PO4.
- Un pentose (sucre à C5) : le désoxyribose.
- 4 types de bases azotées : Adénine(A) ; Guanine(G) ; Thymine (T) et Cytosine (C).
Remarque :
Adénine(A) et Guanine(G) : sont des bases puriques. Thymine (T) et Cytosine (C) sont des
bases pyrimidiques. .
Ces 4 bases sont complémentaires 2 à 2. En effet, dans une molécule d’ADN formée de 2
chaines, l’Adénine d’une chaine se lie toujours avec une Thymine située sur l’autre chaine. Il
est de même pour la Guanine et Cytosine : c’est la règle de la complémentarité des bases.
Compte tenu de cette règle, le nombre de A= nombre de T et nombre de G= nombre de C.
Ainsi les rapports : A+C/T+G =1 or A+T/G+C≠1.
Exemple :
2.1.2. Hydrolyse partielle
Cette opération libère des nucléotides. Un nucléotide = base +sucre + acide phosphorique.
Un nucléoside = base + sucre. Comme il existe 4 types de bases, on distingue alors 4 types de
nucléotides.
(voir schéma)
L’ADN est formé de 2 chaines antiparallèles. Chaque chaine comprend une succession de
nucléotides. Les 2 chaines de l’ADN sont maintenu stable grâce à des liaisons hydrogènes
(ponts hydrogènes), qui s’établissent entre les bases face à face.
(Voir schéma)
3. Duplication (réplication) de l’ADN
Elle se fait dans le noyau ; Elle comprend 2 étapes :
- Les 2 chaines se séparent par rupture des liaisons hydrogènes grâce à des enzymes.
- Il y a formation d’une nouvelle chaine en face de chaque chaine ancienne. Ceci se fait
par une mise en place d’un nucléotide libre en face de chaque anciennucléotide et
suivant la RCB.
(Voir schéma)
Les 2 ADN formés sont identiques à l’ADN initial. Chaque ADN conserve un brin de l’ADN
initial. On dit que la duplication de l’ADN est semi-conservative.
4. Relation entre ADN, Chromosome et Chromatine
La chromatine est constituée d’ADN associé à des protéines appelées histones. Ces histones
sont absentes dans l’ADN des cellules procaryotes.
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Il n’y a pas de différencechimique entre chromatine et chromosome. La différence est
plutôtstructurale. En effet, chromatine et chromosome sont 2 états du même matérielle
chromosomique et qui s’obtiennent l’un après l’autre grâce aux phénomènes de
condensation et de décondensation. (Voir schéma)
Remarque :
On appelle caryotype, l’ensemble des chromosomes étalés et classés en ordre souvent
décroissant. L’étude des caryotypes permet de connaitre le sexe de l’individu ou de
chercher, d’éventuelles anomalies ou maladies génétiques.
Chez les individus diploïdes, les chromosomes sont semblables 2 à 2 dans la cellule c.-à-d. ils
sont en paire d’homologue : chaque paire comprend un chromosome venant de la mère et
un chromosome venant du père. (Voir schéma) La cellule humaine renferme 23 paires de
chromosomes donc 46 chromosomes. La formule chromosomique est 2n=46.
Les 22 paires sont semblables chez l’homme comme chez la femme : on les appelle
autosomes (A). La 23eme paire représente les gonosomes ou chromosomes sexuels.
Chez l’homme, les 2 gonosomes sont différents et nommés XY. La formule chromosomique
est:2n=46 ou 2n=44A+XY.
Chez la femme, les 2 gonosomes sont semblables et sont nommés [Link] formule
chromosomique est : 2n=46 ou 2n=44A+XX.
Chez les oiseaux et les papillons, les mâles sont homogamétiques (ils sont XX) et les femelles
sont hétérogamétiques (elles sont XY).
Chez les individus haploïdes, chaque chromosome est en un seul exemplaire dans la cellule.
(Voir schéma).
Les gamètes sont des cellules haploïdes. Le nombre de chromosomes est variable d’une
espèce à un autre.
Chez l’homme :2n= 46 ; chez la drosophile : 2n= 8 ; etc.
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Chapitre 3: NOTION DE CYCLE CELLULAIRE
Le matériel chromosomique change d’aspect suivant que la cellule est ou non en division.
Une cellule qui se divise effectue un cycle qui comprend deux phases :
- L’interphase ou période entre deux divisions cellulaires
- La mitose ou division cellulaire.
1. L’interphase
Elle a une durée plus longue que la [Link] effet, pour un cycle cellulaire de 20 h,
l’interphase dure 19 h.L’interphase comprend 3 phases :
- Phase G1 : c’est la première phase de croissance cellulaire.
- Phase S : c’est la phase de duplication de l’ADN. Au cours de cette phase, la quantité
d’ADN double dans la cellule. En effet, elle passe de 2q à 4q.
- Phase G2 : c’est la deuxième phase de croissance cellulaire.
Alors Interphase=G1+S+G2
Variation de la quantité d’ADN au cours d’un cycle cellulaire
(voir schéma)
2. Mitose ou division cellulaire
C’est un processus de division cellulaire permettant une cellule initiale à 2n de donner deux
cellules à 2n. La mitose conserve alors le patrimoine génétique (nombre de chromosomes).
La mitose comprend 4 phases : Prophase, métaphase, anaphase et télophase.
2.1. Prophase (P)
- Destruction de l’enveloppe nucléaire ;
- Formation des asters ;
-Condensation de la chromatine en chromosome.
2.2. La métaphase (M)
- Formation des fibres mitotiques ;
- les chromosomes se placent au centre de la cellule et forment la plaque équatoriale.
Remarque :
En métaphase, les chromosomes sont bien visibles. Chacun est à 2 chromatines. En effet, à
ce stade la condensation de la chromatine en chromosome devient maximale : c’est à ce
stade qu’on réalise les caryotypes.
Comment réalise un caryotype ?
- On traite la cellule avec la colchicine, substance qui bloque la mitose en métaphase.
- On provoque un choc hypotonique pour disperser (éparpiller) les chromosomes.
- Les chromosomes sont enfin photographies, isoles et classes dans l’ordre.
2.3. L’anaphase (A)
Il y a division des centromères séparation des chromatides qui migrent vers les pôles : on
parle d’ascension polaire de 2n chromosomes à un seul chromatide chacun.
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2.4. La télophase (T)
Après étranglement, on obtient deux cellules filles à 2n chromosomes. Alors la mitose
conserve le nombre de chromosomes (patrimoine génétique).
3. Mitose chez les végétaux
On les observe dans les zones méristématiques (extrémités des tiges et racines). Si la cellule
animale se divise par étranglement, la cellule végétale quant à elle se divise par
phragmoplasme. (Voir schéma)
4. Evolution de l’aspect du matériel chromosomique au cours d’un cycle
cellulaire
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Chapitre 4: Expression de l’Information Génétique
La couleur, la taille, la forme, le nombre, etc., tous ces caractères sont souvent héréditaires
et dépendent de la synthèse des protéines.
1. Rappels sur les protéines :
Une protéine, c’est une macromolécule formée par une succession d’acides aminés. Ces
acides aminés sont reliés les uns des autres grâce à des liaisons peptidiques.
Formule d’un acide aminé:
Deux protéines se distinguent par le nombre des acides aminés, la nature des acides aminés,
la séquence des acides aminés et la structure de la chaîne.
Il existe des protéines de structure (on y trouve dans les membranes biologiques) et des
protéines de fonction (enzymes, anticorps, hormones).
2. Etapes de l’expression de l’information génétique :
2.1. Rôle du noyau :
Sachant que la régénération se fait par synthèse des protéines, alors le noyau est nécessaire
à la synthèse des protéines.
2.2. Existence d’un intermédiaire entre noyau et ribosome :
Expérience : on injecte des acides aminés radioactifs (Leucine tritiée) dans le cytoplasme
d’une cellule. Après quelques minutes, la radioactivité apparait dans les ribosomes mais pas
de trace dans le noyau. Le noyau commande la synthèse des protéines alors que cette
synthèse a eu lieu dans le ribosome. Alors, il doit exister un intermédiaire entre le noyau et
le ribosome. Cette intermédiaire s’appelle l’ARNm.
2.3. L’ARN (acide ribonucléique) :
Il est formé d’une seule chaine. Comme l’ADN, l’ARN est formé d’une succession de
nucléotides. Chaque nucléotide comprend un acide phosphorique, un pentose et une base
azoté[Link] existe également 4 typesmais dans l’ARN, la thymine (T) est remplacée par
l’uracile(U).
Remarque :On distingue 3 types d’ARN :
- L’ARNm : c’est le transporteur du messagede l’ADN qui sera traduit en protéine dans le
ribosome.
- L’ARNr (ribosomial ou ribosomal ou ribosomique) : c’est le constituant de base d’un
ribosome.
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- L’ARNt (de transfert) : c’est le transporteur des A.A vers les [Link] ARNtcomprend
2 sites. L’un fixe l’A.A et l’autre c’est un triplet de base appelé anticodon.
(voir schéma)
3. Etape de la synthèse des protéines :
Il y a deux étapes :
- Transcription de l’ADN en ARN
- Traduction de l’ARNm en protéine.
3. 1. Transcription de l’ADN en ARN :
Grace à l’ARN polymérase, les 2 chaines de l’ADN se séparent par rupture des liaisons
hydrogènes et à partir du brin transcrit, il se forme la chaine d’ARNm suivant la RCB (règle
de la complémentarité de base). Seulement dans l’ARNm, T est remplacé par U. Une fois
formé, l’ARNm quitte le noyau vers les ribosomes à travers le pore nucléaire.
3.2. Traduction de l’ARNm en protéine :
Elle se fait dans le ribosome et comprend 3 phases :
- L’initiation
- L’élongation
- La terminaison
3.2.1. L’initiation
Les acteurs de la synthèse (ribosome, ARNm, ARN, etc.) se mettent en place : (voir schéma)
Les 2 sous unités de ribosome se réunissent au niveau du codon initiateur [Link] ce
moment, un premier complexe ARNt-a.a se positionne dans le site P du ribosome.
Ensuite un deuxième complexe ARNt-a.a se positionne dans le site A.
La traduction se fait alors suivant une reconnaissance codon anticodon.
3.2.2. L’élongation
Lorsque les 2 acides aminés se trouvent cote à cote, il s’établit la première liaison
peptidique. Le ribosome se déplace ensuite d’un codon suivant le sens de lecture (5’ vers 3’)
et le premier ARNtse trouve libéré. (Voir schéma)
3.2.3. La terminaison
Lorsque le ribosome rencontre dans son trajet, l’un des 3 codons suivants : UAG, UGA et
UAA, la synthèse s’arrête. Ces 3 codons sont appelés codons stops ou codons non-sens.
En effet ils n’ont pas de correspondance en ARNt donc en acide aminé.
3.3. Le code génétique
C’est une correspondance entre les différents codons et les acides aminés.
Il existe 64 codons possibles : les 61 désignent des acides aminés et les 3 représentent les
codons non-sens (codons stops).
3.4. Propriétés du code génétique
- Plusieurs codonspeuventêtre lus en un seul acide aminé. Exemple : l’arginine est lu par 6
codons. On dit que le code génétique est redondant (répétition).
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- Un codon correspond au même a.a, quelle que soit l’espace : On dit que le code
génétique est universel.
4. Les mutations
Il s’agit de changement brusque et héréditaire qui affecte la séquence des nucléotides. Il
existe 4 types :
4.1. Mutation par substitution:C’est lorsque un couple de nucléotide est remplacé par
un autre. (voir exemple)
Cette mutation par substitution a modifié la chaine protéique.
Remarque :Si une mutation n’affecte pas la chaine protéique, elle est dit Silencieuse. Cela
est dû à la redondance du code génétique.
4.2. Mutation par insertion (addition):C’est lorsqu’il y a ajout d’un couple de
nucléotide dans l’ADN.
4.3. Mutation par délétion (perte):C’est lorsqu’il y a perte d’un couple de nucléotide.
4.4. Mutation par inversion:c’est lorsqu’un couple de nucléotide change de position.
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Chapitre 5: REPRODUCTION SEXUEE ET BRASSAGE GENETIQUE
L’homme se reproduire par voie sexuée. Une reproduction sexuée fait intervenir les
gonades (testicules et ovaires).
Les deux phénomènes obligatoires de toute reproduction sexuée sont : la méiose et la
fécondation.
1- La Méiose :
Elle se fait dans les gonades (testicules et ovaires). Elle permet les formations des gamètes
(spermatozoïdes et ovocytes).
La méiose est un processus de division cellulaire permettant une cellule initiale à 2n de
donner 4 cellules à n. Alors la méiose comprend deux divisions cellulaires (2 mitoses) :
- La mitose réductionnelle (MR):Au cours de cette division le nombre de chromosomes
diminue de moitié dans la cellule.
-La mitose équationnelle (ME): Au cours de cette division le nombre de chromosomes
reste constant à n dans la cellule.(passage de n à n).
2- les étapes de la méiose
2.1. Mitose réductionnelle :
Elle comprend 4 phases : prophase I, métaphase I, anaphase I et télophase I.
2.1.1. La prophase I :
(voir schéma)
Il ya destruction de l’enveloppenucléaire et condensation de la chromatine en
chromosome. Les chromosomes homologues s’apparient pour former les tétrades ou
bivalents.
Vers la fin de la prophase I, il peut se produire des échanges de fragment des
chromatides (ADN) entre les chromosomes homologues appariés. Ces échanges sont appelés
Crossing over ou brassage alléliques ou brassage [Link] se font au niveau
des chiasma. (Voir schéma)
2.1.2. La métaphase I :Les tétrades forment la plaque équatoriale. (Voir schéma)
2.1.3.L’anaphase I :Il y a séparation des chromosomes homologues sans division de
centromère : on parle d’ascension polaire de n chromosome à 2 chromatides chacun. (Voir
schéma)
Comme la migration vers les pôles se fait au hasard, on distingue alors 2 possibilités
d’ascension polaire : c’est le brassage interchromosomique.
[Link] télophase I :Il n’y a pas division de centromère alors en télophase est déjà un
chromosome à 2chromatides. Apres étranglement, on obtient 2 cellules à n chromosomes.
(Voir schéma)
Remarque : Chaque cellule à n passe ensuite en interphase puis commence la mitose
équationnelle. Cette interphase est brève et est caractérisée par l’absence de phase S.
2.2. La mitose équationnelle
2.2.1. La métaphase II :Les chromosomes forment la plaque équatoriale. (Voir schéma)
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2.2.2. L’anaphase II :
Il y a division de centromère et séparation des chromatides qui migrent vers les pôles : on
parle d’ascension polaire de n chromosomes à un seul chromatide chacun. (Voir schéma)
2.2.3. La télophase II :
Après étranglement, on obtient 4 cellules à n chromosomes chacun. Alors la méiose ne
conserve pas le nombre de chromosomes (patrimoine génétique). (Voir schéma)
3- LA GAMETOGENESE :C’est la formation des gamètes (spermatozoïdes et ovules).
Elle se fait dans les gonades (ovaires et testicules).
3.1- La spermatogenèse:C’est la formation des spermatozoïdes. Elle se fait dans les
testicules et plus précisément dans les tubes séminifères. Elle commence à la puberté vers 14
ans et reste continue jusqu’à la mort. (Voir schéma)
La spermatogenèse comprend 4 phases :
-phase de multiplication : une spermatogonie souche (2n) se multiplie par mitose pour
donner plusieurs spermatogonies (2n).
–phase d’accroissement : chaque spermatogonie (2n) augmente de taille et devient un
spermatocyte I (2n).
–phase de maturation ou méiose :
La mitose réductionnelle MR : chaque spermatocyte I (2n) se divise pour donner 2
spermatocytes II (n).
La mitose équationnelle ME : chaque spermatocyte II (n) se divise pour donner 2
spermatides (n).
– phase de différenciation (spermiogenese) : chaque spermatide subit des
modifications morphologiques et physiologiques et devient un spermatozoïde (n). (Voir
schéma)
Remarque :La spermiogenese est marquée par :
- la formation de l’acrosome à partir de l’appareil de Golgi
- la formation du flagelle à partir du centriole distale
– l’élimination d’une partie de cytoplasme. (voirschéma)
3.2- L’ovogenèse :C’est la formation des gamètes femelles (ovule).Elle se fait dans
l’ovaire. Elle commence avant la naissance vers le 3eme mois de la grossesse. Elle est
discontinue et s’arrête à la ménopause (vers 45 ans). L’ovogenèse comprend aussi 4
phases (3 chez la femme) :
-Phase de multiplication : une ovogonie souche (2n) se multiplie par mitose pour
donner plusieurs ovogonies (2n).
–Phase d’accroissement : Chaque ovogonie (2n) augmente de taille et devient un
ovocyte I (2n) bloqué en prophase I. A ce stade, la méiose reste bloquée jusqu’à la puberté.
–Phase de maturation ou la méiose :
la mitose réductionnelle : à la puberté, un ovocyte I (2n) achève la première division
pour donner un ovocyte II (n) avec un premier globule polaire (n).
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La mitose équationnelle : S’il y a eu fécondation, l’ovocyte II achève la méiose pour
donner un ovotide (n) ou ovule chez la femme avec un deuxième globule polaire.
–Phase de différenciation(absente chez la femme): un ovotide (n) se transforme en
ovule (n).
Remarque : Les globules polaires sont des petites cellules non viables. S’il n’y a pas eu
fécondation, l’ovocyte II dégénère en moins de 48 heures.
4- La folliculogenèse : C’est la formation des follicules. Elle se fait dans l’ovaire. (Voir
schéma)
La thèque externe est fibreuse par contre la thèque interne est glandulaire : elle secrète des
œstrogènes. Le corps jaune est aussi glandulaire : il secrète de progestérone et un peu
d’œstrogène. S’il n’y a pas eu fécondation, le corps jaune dégénère par contre s’il y a eu
fécondation, le corps jaune persiste et secrète des hormones (œstrogènes et progestérone)
indispensables à la grossesse.
5-Les étapes de la fécondation :(Voir schémas)
Lorsque le noyau mâle (pronucléus male) pénètre dans l’ovocyte II, les granules corticaux
libèrent dans l’espace Pen-ovocytaire des enzymes qui vont transformer la zone pellucide
en une membrane de fécondation infranchissable aux autres spermatozoïdes. Ceci explique
la monospermie.
6- Génétique des organes haploïdes :Chez certains organismes haploïdes comme
Sordaria, Microspora, Neurospora, etc. leur cycle de développement et caractérisé par une
dominance de phase haploïde. On dit que ces organismes sont haploïdes.
Dans le périthèce (fruite), on peut observer plusieurs asquesmais de 2 catégories :
-Asques pré-réduits : lors de leur formation, il n’y apas eu Crossing Over(C.O).
- Asques post-réduis : lors de leur formation, il y a eu crossing over
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Chapitre 6 : GENETIQUE MENDELLIENNE
La Génétique c’est la science qui étudie la transmission des caractèreshéréditaires d’une
génération à un autre. Bateson fut le fondateur de cette science.
[Link] définitions :
- Phénotype :c’est l’ensemble des caractères visibles.
- Génotype :c’est l’ensemble des allèles pour un gène donné ;il existe des gènesmono
alléliques et des gènespolyalléliques.
- un gène : c’est un fragment d’ADN qui dirige la synthèse d’une protéine donnée.
Ce sont les gènes qui contrôlent les caractères des individus
L’allèle constitue la forme d’expression d’un gène. Ainsi, certains gènes sont monoallèliques
et d’autres sont polyalléliques.
Exemple : gène codant pour la couleur du corps chez l’homme. Les allèles sont : noir, banc,
jaune et rouge.
- Allèle dominant :c’est l’allèle exprimé parmi les deux. Il s’écrit en majuscule.
- Allèlerécessif :c’est l’allèle non exprimé parmi les deux. Il s’ecrit en minuscule.
- Si les deux allèles sont égaux, on dit qu’ils sont codominants. En ce moment les deux allèles
s’écrivent soit en majuscule, soit en minuscule.
- Lorsque les deux allèles d’un mêmegène sont identiques, l’individu est dit homozygote.
Exemple : G//G ; n//n
- Si les deux allèles sont différents, l’individu est dit hybride ou hétérozygote.
Exemple : G//n ; j//M
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2. Le monohybridisme
C’est lorsqu’on étudie le comportement d’un seul gène. Il existe deux cas :
-Soit le gène est porté par un autosome : on parle d’hérédité autosomale.
- Soit le gène est porté par la partie propre d’un gonosome : on parle
d’héréditégonosomale.
2.1. Hérédité autosomale
C’est lorsque le gène étudié est porté par un autosome. Il existe 3 cas:
-Cas où il y a dominance et récessivité
-Cas où il y a codominance
-Cas où il y a létalité
2.1.1. Cas où il y a dominance et récessivité
Exemple : On croise 2 lapins : un male à pelage gris avec une femelle à pelage noir. Tous les
descendants de la première génération (F1) sont à pelage gris.
On croise ensuite un individu de la F1 avec un individu à pelage noir. On obtient à la F2 :
- 5 lapins à pelage gris
- 5 lapins à pelage noir
1- Expliquer les résultats des F1 et F2.
2- Indiquer les génotypes, les phénotypes et la fréquence de la descendance issue d’un croisement
direct (croisent de F1 X F1).
2.1.2. Cas où il y a codominance
Exemple : On croise 2 pieds de belle-de-nuit. Un pied à fleur rouge avec un pied à fleur blanche. Tous
les descendants de la première génération (F1) sont à fleurs violettes.
Explication :
2.1.3. Cas où il y a létalité
Un gène létal, c’est un gène qui tue. La létalité peut être soit à l’état homozygote, soit à
l’état hétérozygote.
Exemple : soit un gène diallélique A et a. sachant que l’allèle A est létal à l’état homozygote, croisons
deux hybrides.
2.2. Hérédité gonosomale
C’est lorsque le gène étudié est porté par un gonosome : soit par X seul, soit par Y seul. En
effet, les deux gonosomes X et Y ne sont que partiellement homologues.
Exemple : on croise deux drosophiles, un male aux ailes courtes avec une femelle aux ailes longues.
Tous les descendants de la F1 ont les ailes longues.
On croise ensuite un male aux ailes longues avec une femelle aux ailes courtes (tous les deux sont de
race pure). On obtient dans la descendance :
- 124 drosophiles males aux ailes courtes
- 126 drosophiles femelles aux ailes longues
Explication :
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3. Le dihybridisme :c’est lorsqu’on étudie le comportement de deux gènes.
Il existe deux cas :
1er cas : Les deux gènes sont portés par deux paires de chromosomes différents : on parle de
gènes indépendants. (Voir schéma)
Exemple : On croise 2 drosophiles : un mâle au corps gris et ailes longues avec une femelle au corps
noir et ailes courtes. Tous les descendants de la F1 ont le corps gris et ailes longues.
On croise ensuite un individu de la F1 avec un individu au corps noir et ailes courtes (Back cross). On
obtient à la F2 :
- 176 drosophiles au corps gris et ailes longues
- 172 drosophiles au corps noir et ailes courtes
- 170 drosophiles au corps gris et ailes courtes
- 174 drosophiles au corps noir et ailes longues
Explication :
2ième cas : Les deux gènes sont portés par unemême paire de chromosome : on parle de
gènes liés (linkage). Il existe deux cas, (voir schéma) :
- Les gènes sont liés sans C.O : on obtient 2 types de gamètes avec équiprobabilité.
On obtient la fréquence : 1/2 ; 1/2
- Les gènes sont liés avec C.O : on obtient 4 types de gamètes identiques 2 à 2.
Exemple : On croise 2 drosophiles : un mâle au corps gris et yeux rouges avec une femelle au corps noir
et yeux marrons. Tous les descendants de la F1 ont le corps gris et yeux rouges.
On croise ensuite un individu mâle de la F1 avec un individu au corps noir et yeux marrons (1erBack
cross). On obtient à la F2 :
- 510 drosophiles au corps gris et yeux rouges
- 490 drosophiles au corps noir et yeux marrons.
On croise enfin un individu femelle de la F1 avec un individu au corps noir et yeux marrons (2ièmeBack
cross). On obtient à la F2 :
- 470 drosophiles au corps gris et yeux rouges
- 480 drosophiles au corps noir et yeux marrons
- 24 drosophiles au corps gris et yeux marrons
- 26 drosophiles au corps noir et yeux rouges
Explication :
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Chapitre 7 : GENETIQUE HUMAINE
L’objet de la génétique humaine, c’est de prévoir les risques d’apparition d’une anomalie
ou d’une maladie dans la descendance d’un couple. Ceci permet au couple :
-Soit de corriger l’anomalie avant la naissance du petit.
- Soit d’éviter d’avoir un enfant condamné au monde.
Les problèmes rencontrés dans la génétique humaine :
-L’homme ne peut pas être utilisé comme matérielexpé[Link] les croisements
dirigés ne sont pas réalisables.
- Les avortements et les fausses couches rendent difficile les applications des lois. Ainsi en
génétique humaine, on étudie la transmission des caractères héréditaires à l’aide d’un
pédigree ou arbre généalogique.
1. Etude d’un pedigree
C’est une représentation à l’aide des signes conventionnels des évènements (mariage,
naissance) qui sont produits dans une famille. Ces signes sont : (Voir schéma)
2. Quelques maladies héréditaires
2.1. Hérédité autosomale
2.1.1. L’albinisme :
Les cellules des albinos ne secrètent pas la mélanine (pigment qui colore la peau et les
poils. L’allèle de l’anomalie est récessif.
2.1.2. La drépanocytose (anémie falciforme)
C’est une maladie du sang caractérisée par la présence d’hématies(G.R) en forme de
faucille. Signe :Trouble respiratoire, lorsqu’il y a manque d’O2. L’allèle de l’anomalie est
récessif.
2.2. Hérédité gonosomale
2.2.1. Hémophilie
C’est une maladie du sang caractérisée par des troubles de coagulation ainsi une petite
blessure peut entrainer une hémorragie mortel. L’allèle de l’anomalie est récessif et létal à
l’état homozygote. Le génotype Xh//Xh n’est pas viable.
2.2.2. Le daltonisme :
C’est une anomalie de la vision des couleurs. Le daltonisme confond le rouge et le vert.
2.3. Anomalie du nombre de chromosomes
2.3.1. Le mongolisme(trisomie 21, syndrome de Down) :
Les mongoles présentent des caryotypes à 47 chromosomes. En effet, le numéro 21 est en
3 exemplaires. La formule chromosomique est : 2n+1= 47donc2n+1= 45A+{XX ou XY}.
Signe : L’individu reste de petite taille, yeux tirées et doits courtes, arriération mentale.
Cause de l’anomalie : Il y a eu irrégularité lors de la méiose : en anaphase I, les 2
chromosomes 21 ne se sont pas séparés.
2.3.2. Le syndrome de Turner :C’est une anomalie qui affecte les femmes. Signe : Elle
reste de petite taille, stérile avec des caractères sexuelles secondaires peu développés.
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(Absencedes menstruations, organe génitaux à l’état infantile). Sa formule chromosomique
s’écrit : 2n-1=45 donc2n-1=44A+X
2.3.3. Le Syndrome de Klinefelter :c’est une anomalie qui affecte les [Link] :
L’individu reste de petite taille, stérile avec des caractères sexuels secondaires peu
développés. Sa formule chromosomique s’écrit : 2n+1 = 47 donc 2n+1=44A+XXY. La
cause de ces anomalies :Il y a eu irrégularité de la méiose : En anaphase I, il n’a pas eu
séparation des gonosomes.
3. Génétique des groupes sanguins
On distingue 3 systèmes de groupes sanguins :
- système ABO
- système rhésus
- système MN
3.1. Le système ABO :
Dans ce système, il existe 4 groupes sanguins (A, B, AB, O). Le gène est triallélique et porté
par le chromosome N°9. Les deux allèles A et B sont dominants domine l’allèle O.
3.2. Le système rhésus :
Il existe deux groupes de rhésus (rh+ et rh-). Le gène est diallélique et porté par le
chromosome N°1. L’allèle rh+ est dominant.
3.3. Le système MN :
Il existe 3 groupes sanguins. Les allèles MN sont dominants.
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Chapitre 8 :REPRODUCTION HUMAINE ET REGULATION DES CYCLES SEXUELS
Chez l’espèce humaine, la reproduction est sexuée et la fécondation est interne.
1. La fécondation
C’est la fusion des 2 gamètes (spermatozoïde et ovocyte II). Il résulte de cette fécondation,
la formation d’un œuf ou zygote (2n).
Après l’éjaculation, les spermatozoïdes sont déposés dans le vagin, près du col de l’utérus et
la fécondation a eu lieu dans la trompe(oviducte).
1.1. Rencontre des gamètes
Pour atteindre l’ovocyte II, les spermatozoïdes doivent traverser la cavité utérine. Leur
montée est rapide et les spermatozoïdes atteignent les trompes, 5 minutes après
l’éjaculation.
Au cours de leur ascension, les spermatozoïdes subissent une sélectionsévère :
- Au niveau du col de l’utérus où les 99% sont éliminés par la glaire cervicale.
- Au niveau de l’utérus où les 2/3 sont éliminés par le mucus utérin. Une centaine seulement
arrive à proximité de l’ovocyte II et un seul va le féconder. Ce sont surtout les
spermatozoïdes défaillants et mal formés qui sont éliminés(spermatozoïdesbicéphales, sans
flagelles, peu mobiles, etc.).
1.2. Fusion des gamètes
Une fois le spermatozoïde fixé, sur l’ovocyte II (par reconnaissance), son acrosome éclate
libérant les enzymes acrosomiennes. Ces enzymes vont détruire la zone pellucide
permettant la pénétration du noyau mâle dans l’ovocyteII. Dès qu’il pénètre, il se produit
un « réveil » physiologique dans l’ovocyteII. Les granules corticaux libèrent dans l’espace
périovocytaire des enzymes qui vont transformer la zone pellucide en membrane de
fécondation, infranchissable aux autres spermatozoïdes. C’est la réaction corticale. Ceci
explique la monospermie.
- L’ovocyte II achève la méiose en donnant le noyau femelle avec émission du 2 ième globule
polaire.
- Les 2 noyaux mâle et femelle fusionnent pour former le noyau du zygote à 2n : c’est la
caryogamie marquant la fin de la fécondation.
1.3. Devenir du zygote
L’œuf qui se trouve dans la trompe va migrer vers la cavité utérine. Au cours de son trajet,
il subit des divisions successives : c’est la segmentation de l’œuf. Au 7ièmejour, l’œuf s’implante
dans la muqueuse utérine ; C’est la nidation marquant le début de la gestation (grossesse).
2. Développement embryonnaire
[Link] gestation
Elle commence dès la nidation et prend fin au bout de 9 mois par l’expulsion du bébé.
Du 1er au 2ième mois, c’est la phase embryonnaire. Durant cette période, les différents
organes de l’embryon se mettent en place progressivement : cœur, cerveau, poumons, etc.
A partir du 3ième mois, c’est la phase fœtale. La forme humaine apparait et au 9ième
mois les organes sont mûrs.
2.2. L’accouchement
Il commence une fois que les différents organes du fœtus sont mûrs.
- Des contractions de l’utérus commencent et le col s’ouvre.
- La poche amniotique éclate libérant le liquide amniotique.
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- Le bébé sort enfin par la tête et le médecin coupe le cordon ombilical.
- 30 minutes, plus tard, des contractions de l’utérus expulsent le placenta : c’est la
délivrance marquant la fin de l’accouchement.
3. Rôle du placenta
Il assure plusieurs fonctions :
- Fonction de nutrition : il assure le transfert des nutriments du sang maternel vers
l’enfant.
- Fonction respiratoire : il assure les échanges gazeux respiratoires.
- Fonction glandulaire: il secrète des hormones telles que le HCG (Humain
chorionique Gonadotrophine) ou hormone de grossesse.
- Fonction excrétrice : il élimine les déchets de l’enfant vers le sang maternel.
- Fonction protectrice : il protège le bébé contre les agressions extérieures.
Cependant certaines maladies (Syphilis, SIDA, etc.), certains excitants (la cigarette,
l’alcool, etc.) et les drogues traversent la barrière placentaire.
4. Cycles sexuels et leur régulation
4.1. Cycles sexuels
Les organes génitaux de la femme (ovaire, utérus, vagin, etc.) subissent des modifications
cycliques : ce sont les cycles sexuels. Ils commencent par les menstruations.
4.1.1. Cycle ovarien.
Il comprend 2 phases séparées par l’ovulation.
- Phase folliculaire (1er au 14ième jour): c’est la phase de développement des follicules. Au
cours de cette phase, un follicule primordiale évolue progressivement jusqu’à devenir un
follicule cavitaire ou mûr.
- Phase lutéale (14ième au 28ième jour): c’est la phase de développement du corps jaune à
partir du follicule rompu.
Remarque : S’il n y a pas eu fécondation, le corps jaune formé dégénère. Si par contre, il y a
eu fécondation, ce corps jaune se développe pour maintenir la gestation, en secrétant des
taux élevés d’hormones.
4.1.2. Cycle utérin
L’utérus comprend 2 muscles : le myomètre et l’endomètre.
- Pour le myomètre : son épaisseur reste constante durant toute la durée du cycle.
- Pour l’endomètre : l’épaisseur est variable.
Pendant la phase folliculaire, l’endomètre s’épaissit progressivement et des glandes en tubes
se développent. Pendant la phase lutéale, l’épaississement se poursuit et les glandes en
tubes deviennent tortueuses et forment la dentelle utérine. La vascularisation deviennent
importante et les artérioles se spiralisent et se dilatent. S’il n y a pas eu fécondation ces
artérioles éclatent et la muqueuse utérine s’élimine progressivement mélangée avec du
sang : ce sont les menstruations.
4.2. Régulation des cycles sexuels
Les cycles sexuels sont contrôlés par des hormones secrétées par les ovaires et l’hypophyse.
4.2.1. Hormones ovariennes
Les ovaires secrètent deux groupes d’hormones :
- Les œstrogènes : Ils sont secrétés par la thèque interne et la granulosa. Le corps jaune
secrète également un peu d’œstrogènes.
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Anllaouddine Abou Houmadi Cours sv terminale 2020
- La progestérone : elle est secrétée par le corps jaune seulement pendant la phase
lutéale.
Rôles des œstrogènes et progestérone :
- les œstrogènes stimulent le développement de la muqueuse utérine pendant la phase
folliculaire
-la progestérone : prépare la muqueuse utérine à la nidation (vascularisation, formation
de la dentelle, spiralisation des vaisseaux sanguins, etc.
4.2.2. Hormones hypophysaires
L’hypophyse antérieure secrète 2 gonadotrophines (2 gonadostimulines) : la FSH et la LH.
- La FSH (hormone folliculo-stimulant) : elle est secrétée
- La LH (hormone lutéale ou lutéinique).
Rôles des FSH et LH:
La FSH : elle stimule le développement des follicules et par conséquent la sécrétion des
œstrogènes.
La LH : elle déclenche l’ovulation le 14ième jour, stimule la formation du corps jaune à partir
du follicule rompu et par conséquent la sécrétion de la progestérone et un peu
d’œstrogène.
Remarque : la sécrétion de FSH et LH par l’hypophyse antérieure dépend à son tour de
l’hypothalamus. Ce dernier secrète de façon pulsatile (périodique) une neurohormone
appelée GnRH (gonadolibérine) à raison d’une pulse toutes le 90 minutes.
Rétrocontrôle ovarien : notion de feed back
Diverses observations et expériences ont montré que l’œstradiol (œstrogène) a un effet
inhibiteur sur la sécrétion de FSH et LH.
Expérience 1 : l’ovariectomie bilatérale provoque une chute de la sécrétion des
œstrogènes suivie d’une augmentation de la sécrétion de FSH et LH.
Expérience 2 : l’injection d’œstrogènes au début du cycle sexuel provoque une chute de la
sécrétion de FSH et LH.
Ces 2 expériences montrent que les hormones ovariennes (œstrogènes) agissent en retour
sur l’hypophyse antérieure en inhibant la sécrétion de FSH et LH : c’est l’effet feed back.
Dans ces 2 expériences le feed back est négatif.
Remarque : on parle de feed back négatif lorsque la variation d’une hormone dans un
sens provoque une variation de l’hormone contrôlée dans le sens inverse.
Contrôle hormonale du testicule
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Chapitre 9:ACTIVITE DES 2 CELLULES SPECIALISEES
La cellule sécrétrice pancréatique et la cellule musculaire constituent 2 cellules spécialisées.
La 1ère est spécialisée dans la sécrétion des substances chimiques alors que la 2 ième est
spécialisée dans la contraction.
1. Etude de la cellule sécrétrice pancréatique
1.1. Organisation du pancréas
Le pancréas est une glande mixte (glande à dualité structurale ou glande à 2 fonctions) :
- Fonction exocrine assurée par les acini qui secrète le suc pancréatique dans le tube
digestif.
- Fonction endocrine assurée par les îlots de langerhans qui secrètent les hormones
pancréatiques (insuline et glucagon).
1.2. Pancréas exocrine
Il est représenté par les acini.
La cellule sécrétricepancréatique présente 2 pôles :
- un pôle basale du coté du capillaire sanguin. Il est riche en organites tels que des
mitochondries, réticulums endoplasmiques rugueux, noyau, etc.
- un pôle apical du côté de la lumière de l’acinus. Il renferme l’appareil de Golgi, les
vésicules golgiennes, etc.
1.3. Fonctionnement de la cellule sécrétrice pancréatique
Ce fonctionnement montre 3 moments forts : la synthèse, le transport et la décharge.
1.3.1. La synthèse
La cellule reçoit du capillaire sanguin les nutriments (glucose, acides aminés, alcool, etc.) et
l’O2.
Les acides aminés passent dans le réticulum endoplasmique rugueux pour servir à la
synthèse des protéines. Le glucose et l’O2 passent dans la mitochondrie pour la respiration
cellulaire, phénomène qui produit l’énergie nécessaire à la synthèse des protéines.
1.3.2. Le transport
Une fois élaborées, les protéines passent dans la cavité du réticulum endoplasmique
rugueux et commencent leur maturation. Ce dernier émet des vésicules de transition qui
vont fusionner pour former l’appareil de Golgi, lieu de transit et de maturation des
protéines. Cet appareil émet à son tour les vésicules golgiennes renfermant les protéines
matures en direction de la membrane du pôle apicale.
1.3.3. La décharge.
Les vésicules golgiennes (vésicules de sécrétion) fusionnent avec la membrane du pôle
apicale et par exocytose la protéine mature (enzyme) se trouve libérée dans la lumière de
l’acinus.
1.4. Pancréas endocrine
C’est la partie du pancréas intervenant dans la régulation de la glycémie. Il est représenté
par les îlots de langerhans.
1.5. Régulation de la glycémie
La glycémie représente le taux de glucose dans le sang. Chez une personne à jeun et en
bonne santé, la glycémie est de 1g/l (0,9 à 1,1 g/l).
Expérience : on fait ingérer à 2 sujets différents une même quantité de sirop glucosé et on
suit l’évolution de leurs glycémies dans le temps.
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Anllaouddine Abou Houmadi Cours sv terminale 2020
- Chez le sujet sain, sa glycémie augmente sans dépasser la valeur de 1,8 et au bout de 2
heures elle revient à la normale (1g/l).
- Chez le sujet diabétique, la glycémie augment jusqu’à dépasser 1,8 g/l.
Remarque : on parle d’hypoglycémie, une glycémie inférieure à 1g/l et d’hyperglycémie,
une glycémie supérieure à 1g/l. Une hyperglycémie très poussée dépassant 1,8g/g conduit à
l’élimination du glucose dans les urines (glycosurie). Cela est du à une maladie : c’est le
diabète.
On distingue 2 formes de diabète :
- Diabète insulinodépendant : il est du à une insuffisance ou absence d’insuline. Cela est
du à une destruction des cellules β des îlots de langerhans.
- Diabète non insulinodépendant : l’insuline est en quantité normale dans le sang mais
il n’est pas reconnu par ses cellules cibles.
1.5.1. Organes effecteurs dans la régulation de la glycémie
En cas d’hyperglycémie, 3 organes stockent le glucose en excès dans le sang :
- Le foie : en cas d’hyperglycémie, les cellules hépatiques stockent le glucose sous forme de
glycogène. C’est la glycogénogenèse.
- Les musculaires : en cas d’hyperglycémie, les cellules musculaires stockent le glucose sous
forme de glycogène. C’est la glycogénogenèse.
- Les tissus adipeux : en cas d’hyperglycémie, les cellules adipeuses stockent le glucose
sous forme de lipide (triglycéride). C’est la lipogenèse.
Remarque : le foie est le seul organe régulateur de la glycémie capable de stocker et de
restituer directement le glucose dans le sang.
1.5.2. Rôle du pancréas dans la régulation de la glycémie
Le pancréas secrète 2 hormones à effet opposé (effet antagoniste) :
-L’insuline : c’est une hormone hypoglycémiante. Elle est secrétée par les cellules β des
îlots de langerhans.
- Le glucagon : c’est une hormone hyperglycémiante. Il est secrété par les cellules α des
îlots de langerhans.
Mécanismes de la régulation :
- En cas d’hyperglycémie, ce sont les cellules β des îlots de langerhans qui réagissent en
secrétant l’insuline. Celle-ci va agir sur les cellules cibles (cellules hépatiques, cellules
musculaires et cellules adipeuses) en stimulant la glycogénogénèse et la lipogenèse. En ce
moment, on assiste à une baisse de la glycémie.
- En cas d’hypoglycémie, ce sont les cellules α des îlots de langerhans qui réagissent en
secrétant le glucagon. Cette hormone va agir sur le foie en stimulant la glycogénolyse. En ce
moment on assiste à une élévation de la glycémie.
1.5.3. Autres organes régulateurs de la glycémie : cas des glandes surrénales
Ces glandes secrètent 2 hormones hyperglycémiantes :
- Le cortisol ou glucocorticoïde : il est secrété par le corticosurrénale.
- L’adrénaline : elle est secrétée par la médullosurrénale.
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2. Etude de la cellule squelettique musculaire
C’est une cellule spécialisée dans la contraction musculaire.
2.1. Cadre anatomique
La cellule musculaire c’est une cellule filiforme, allongée. Elle est caractérisée par la
présence de structure allongées appelées myofibrilles.
Structure d’une myofibrille :
Une myofibrille présente 2 types de bandes : bandes claires et bandes sombres.
Une myofibrille présente 2 types de filaments : des filaments fins ou actines et des filaments
épais appelés myosines.
Remarque: la structure d’une myofibrille change suivant que le muscle est ou non en
contraction. Ainsi au cours d’une contraction, on assiste à :
- une diminution de la longueur des sarcomères, des bandes claires et des zones en H.
- la longueur des bandes sombres reste intacte.
2.2. Mécanismes de la contraction musculaire
Généralement, un muscle se contracte suite à des signaux en provenance du système
nerveux.
L’arrivée du message nerveux dans la cellule musculaire provoque une libération des ions
Ca2+ qui étaient stockés dans les réticulums endoplasmiques vers le sarcoplasme. Ce Ca2+
permet la fixation des têtes de myosine sur les filaments d’actines. Cette fixation provoque
l’hydrolyse de l’ATP suivie d’une libération d’énergie mécanique (et d’énergie thermique
sous forme de chaleur). Cette énergie mécanique permet le glissement des têtes de myosine
sur les filaments d’actines. C’est la phase de contraction.
La fixation des nouvelles molécules d’ATP sur les têtes de myosines provoque le retrait de
ces têtes suivi d’un retour des ions Ca2+ dans les réticulums endoplasmiques. C’est la phase
de relâchement.
Remarque :
Un muscle qui se contracte consomme énormément d’énergie (ATP). Il doit exister alors des
mécanismes de renouvèlement de cet ATP.
2.3. Régénération de l’ATP
Il existe 2 types de voies de renouvellement de l’énergie utilisée pendant la contraction :
- voies rapides
- voies lentes
2.3.1. Voies rapides
Elles remettent immédiatement à la myofibrille l’ATP nécessaire à la contraction. Il existe
deux voies rapides :
- voie de la myokinase : il s’agit d’une enzyme capable de former de l’ATP à partir de
l’ADP (produit de l’hydrolyse de l’ATP).
ADP + ADP → ATP + AMP
- Voie de la phosphocréatine: il s’agit d’une molécule capable de produire également
de l’ATP suivant la réaction ; Phosphocréatine + ADP→ ATP + créatine.
2.3.2. Voies lentes
Elles entretiennent les voies rapides. Il existe deux voies lentes : la respiration et la
fermentation.
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Chapitre 10: COMMUNICATION NERVEUSE
On peut distinguer deux types de communication dans l’organisme
- La communication nerveuse elle utilise l’intégrité du système nerveux.
- La communication hormonale elle utilise l’hormone (substance chimique dans le sang)
1. Organisation général du système nerveuse (SN)
Le système nerveux comprend 2 parties :
- Le système nerveux central
- Le système nerveux périphérique
1.1. Le système nerveux central
Il comprend l’encéphale et la moelle épinière
- L’encéphale : il loge dans la boite crânienne
- La moelle épinière : elle loge dans la colonne vertébrale
1.2. Le système nerveux périphérique
Il comprend l’ensemble des nerfs. On distingue 2 types de nerfs :
- Les nerfs crâniens (12 paires) : ils partent du bulbe rachidien
- Les nerfs rachidiens (31 paires) : ils partent de la moelle épinière.
L’unité de base et fonctionnelle du système nerveux s’appelleneurone ou cellule nerveuse.
1.3. Organisation d’un neurone (voir schéma)
On appelle synapse la zone de jonction entre deux cellules excitables. On distingue trois
types :
- Synapse neuro-neuronique : c’est une synapse entre deux neurones
- Synapse neuro-musculaire (plaque motrice) : c’est une synapse entre un neurone et une
cellule musculaire
- Synapse neuro-glandulaire : c’est une synapse entre un neurone et une cellule glandulaire
1.4. Organisation de la moelle épinière (voir schéma)
Expérience de Magendie
L’auteur procède à des sections suivis d’excitation à fin de comprendre les propriétés des
nerfs et des racines. Il découvrit que :
- La racine dorsale est sensitive : elle conduit le message nerveux de la périphérie vers le
centre nerveux (moelle épinière)
- La racine ventrale est motrice : elle conduit le message nerveux du centre nerveux vers
l’organe effecteur (muscles)
- Le nerf rachidien est mixte : il est à la fois sens sensitif et moteur
2. Les reflexes myotatiques
- On appelle reflexe toute réaction involontaire produite à la suite d’une excitation.
L’excitant peut- être mécanique, électrique, chimique, thermique, etc.
- On appelle reflexe myotatique la contraction des muscles suite à son propre étirement.
Exemple 1 : Reflexe rotulien. Un coup sec porté sur la rotule provoque l’extension de la
jambe.
Exemple 2 : Reflexe d’achilléen. Un coup sec porté sur le tendon d’Achille provoque
l’extension du pied.
Innervation réciproque des deux muscles antagonistes (voir schéma)
Le circuit nerveux permettant la contraction un muscle excité est monosynaptique
L’autre circuit permettant le relâchement du muscle opposé est polysynaptique.
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3. Propagation du message nerveuse
3.1. Potentiel de repos (Potentiel de membrane)
C’est une tension ou différence de potentiel (ddp) qui existe dans toute cellule excitable au
repos. Sa valeur de -70 mv (-55 à -100mv). On le mesure à l’aide d’un voltmètre très
sensible.
Cause du potentiel de repos
Le potentiel de repos est du à une répartition inégale des ions Na+ et K+ de part et d’autre
de la membrane plasmique. En effet les ions Na+ sont nombreux à l’extérieure qu’à
l’intérieure de la cellule. C’est l’inverse pour les ions K+.
Origine du potentiel de repos
Deux phénomènes d’échange d’ions expliquent la répartition inégale des ions Na+ et K+.
- La perméabilité sélective de la membrane plasmique à travers les ions Na+ et K+. En effet
la membrane est plus perméable à la sortie des ions K+ qu’à l’entré des ions Na+.
- L’intervention de la pompe ATPase Na+ - K+ : c’est une enzyme qui grâce à l’ATP assure
un transport actif de Na+ et K+ contre leur gradient chimique.
(Voir schéma)
3.2. Potentiel d’action (P.A)
C’est une ddp ou tension qui apparait dans toute cellule excitable à la suite d’une
excitation supraliminaire. Ce potentiel se propage le long de la fibre et suivant le sens corps
cellulaire vers la terminaison.
Il existe 2 cas :
- Si les 2 électrodes R1 et R2 sont à la surface de la fibre (voir schéma).
- Si l’électrode R1 seul est à la surface(voir schéma).
Interprétation du potentiel d’action :
Si les canaux à Na+ et K+ de repos sont toujours ouvert il existe des canaux à Na+ et K+ de
potentiel d’action qui sont toujours fermé. Leur ouverture dépend d’une excitation
supraliminaire ou d’un courant dont la tension est supérieur ou égale à -55mv d’où on les
appelle canaux voltage-dépendants.
Après une excitation supraliminaire, il y a d’abord une ouverture des canaux à Na+
permettent une entrée massive des ions Na+ dans la fibre : c’est la dépolarisation.
Lorsque les canaux Na+ se ferment, les canaux à K+ s’ouvrent permettant une sortie
massive des ions K+ de la fibre : c’est la repolarisation.
Lorsque les canaux à K+ se ferment la polarité devient normale mais la répartition des ions
est anormale. Le travail de la pompe est de rétablir la répartition normale des ions en
quelques millisecondes : c’est l’hyperpolarisation.
4. Physiologie du tissu nerveux
Le nerf comme la fibre à deux propriétés :l’excitabilité et la conduction.
4.1. L’excitabilité
4.1.1. Cas du neurone
On excite un neurone ou sa fibre avec un courant dont la tension est de plus en plus
croissante.(Schéma)
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Interprétation
-Avec E0 et E1, on obtient seulement alors des artefacts de simulation, alors E 0et E1 sont des
excitations infraliminaires, c’est-à-dire excitation incapable de déclencher l’ouverture des
canaux à Na+.
- Avec E2, l’artefact est suivit d’un potentiel d’action diphasique. Alors E2 est une excitation
supraliminaire, c’est-à-dire cette excitation a pu déclencher l’ouverture des canaux à Na +
du potentiel d’action. E2 constitue alors l’excitation seuil (excitation minimale capable de
déclencher un potentiel d’action).
- A partir de E2, plus la tension augmente, l’amplitude du potentiel d’action reste
constante. On dit que le neurone ou la fibre obéit à la loi de« tout ou rien ».En effet, les
canaux de Na+de potentiel d’action ne s’ouvrent pas de moitié.
4.1.2. Cas dunerf(voir schéma)
-E0 et E1 sont des excitations infraliminaires.
-E2 représente l’excitation seuil.
- A partir de E2, plus la tension augmente, le potentiel d’action l’est aussi. Alors le nerf
n’obéit pas à la loi du « tout ou rien ».En effet, plus la tension augmente, le nombre de
fibres excitées dans le nerf augmentent aussi. C’est le phénomène de sommation
(d’addition). Lorsque toutes les fibres contenues dans le nerf sont excitées, l’amplitude reste
constante.
4.2. La conduction
Le nerf comme la fibre conduit le message nerveux du point excité jusqu’à un organe
effecteur (muscle, glande, etc.). La vitesse de propagation dépend du diamètre de la fibre.
5. La transmission synaptique
C’est le passage du message nerveux à travers une synapse.
5.1. Synapse neuromusculaire (plaque motrice)
(Schéma)
Fonctionnement d’une plaque motrice
L’arrivée du message nerveux dans la terminaison axonique provoque une entrée massive
des ions Ca2+ dans cette terminaison. Ce calcium permet la libération par exocytose du
neurotransmetteur (acétylcholine) dans la fente synaptique. Ce neurotransmetteur se fixe
sur ses récepteurs situés dans la membrane postsynaptiqueprovoquant l’ouverture des
canaux à Na+. Ce qui provoque l’entrée massive des ions Na+ dans l’élément post-
synaptique (cellule musculaire) déclenchant sa dépolarisation. Ce qui provoque la
contraction de la cellule musculaire.
Remarque
-L’acétylcholine non fixé est rapidement dégradé en acétyl et choline grâce à une enzyme,
l’acétylcholinérase secrétée par la cellule musculaire. La choline libérée est réabsorbée dans
la terminaison axonique pour servir à la formation d’une nouvelle acétylcholine.
-Le fonctionnement d’une plaque motrice peut être perturbé par certaines substances
telles que les drogues.
Exemple : Le curare (provoque une paralysie totale).
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5.2. Synapse neuro-neuronique
C’est une synapse entre deux neurones. On distingue deux types :
-Synapse excitatrice
-Synapse inhibitrice
(Voir schémas)
5.2.1. Synapse excitatrice
Dans ce genre de synapse, le neurotransmetteur libéré par l’élément pré-synaptique
provoque une légère dépolarisation de l’élément post-synaptique : on parle de PPSE
(potentiel post-synaptique excitateur).
Exemple de neurotransmetteur excitateur : acétylcholine, adrénaline, noradrénaline, etc.
En réalité un potentiel d’action pré-synaptique élémentaire ne déclenche jamais un
potentiel d’action post-synaptique. Seule l’arrivée de plusieurs potentiels d’action pré-
synaptique déclenche un potentiel d’action post-synaptique. C’est le phénomène de
sommation (addition).Il en existe deux types :
-Sommation temporelle
C’est lorsque plusieurs potentiels d’actions pré-synaptiques arrivent successivement dans une
même terminaison axonique et déclenchent un potentiel d’action post-synaptique.
(voir schéma)
Ces potentiels d’action pré-synaptique successifs provoquent une libération répétée du
neurotransmetteur. Ce qui provoque l’ouverture de nombreux canaux à Na+ permettant
une entrée massive de cet ion dans le neurone post-synaptique.
-Sommation spatiale
C’est lorsque plusieurs potentiels d’action pré-synaptiques arrivent simultanément dans
plusieurs terminaisons axoniques et déclenchent un potentiel d’action post-synaptiques.
5.2.2. Synapse inhibitrice
Cette fois-ci, le neurotransmetteur libéré par l’élément pré-synaptique provoque une
hyperpolarisation (légère diminution de la tension) de l’élément post-synaptique: on parle
de PPSI (potentiel post-synaptique inhibiteur). Il provoque l’ouverture des canaux à Cl- (ou
à K+).
Exemple : le GABA (acide gamma aminobyturique), acide picrotoxique, etc. Ces genres de
neurotransmetteur ont tendance à stimuler sur la membrane post-synaptique l’ouverture
des canaux à Cl-. Ce qui provoque une légère diminution de la tension (PPSI).
5.3. Autres neurotransmetteurs cérébraux
La substance P est le neurotransmetteur responsable de la douleur. Elle est sécrétée suite à
des excitations fortes.
L’enképhaline est un antalgique naturel. Elle s’oppose à la sécrétion de la substance P.
La morphine est un antalgique naturel photosynthétique (c’est une drogue).
(Schéma)
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Chapitre 11: Immunologie
C’est la science qui étudie le système immunitaire: c’est-a-dire l’ensemble des moyens que
l’organisme utilise pour lutter contre les agressions extérieures (antigène)
Un antigène : toute particule (cellule, bactérie, virus, molécules) capable de déclencher
une réaction immunitaire.
1. Etude du système immunitaire (SI)
Il existe deux types de système immunitaire ;
- Le SI non-spécifique
- Le SI spécifique
1.1. Le Système immunitaire non-spécifique
Ce premier système ne tient pas compte de la nature de l’antigène.
1.1.1. Les barrières naturelles
Il s’agit de la peau, la sueur, les larmes, la salive, l’acide gastrique de l’estomac et secrétions
nasales aspermie, la sécrétionvaginale.
1.1.2. La Défense interne
Il s’agit des globules blancs appelés phagocytes (macrophages, polynucléaires). Les
phagocytes font la phagocytose : c’est la faculté de certains globules blancs de digérer les
antigènes (particules étrangères). La phagocytose commence la diapédèse : c’est la sortie
de globules blancs, des capillaires sanguins. La phagocytose se fait en trois étapes :la
fixation, l’absorption et la digestion.
(Voir schéma)
Apres l’absorption, il y’a 2 cas :
-si le globule blanc a suffisamment d’enzymes digestives, la bactérie est digérée et les débris
sont rejetés. Dans ce cas l’infection s’arrête.
- si le globule blanc n’a pas suffisamment d’enzymes digestives ou si la bactérie est
résistante alors la bactérie se multiplie et les globules blancs meurent. Dans ce cas,
l’infection se poursuit.
Remarque : On peut distinguer plusieurs types de globules blancs
(Voir schémas)
Toutes les cellules immunitaires sont fabriquées dans la moelle [Link] si les
lymphocytes B trouvent leur maturation sur place (dans la moelle osseuse), les lymphocytes
T trouvent leurs maturations dans le thymus.
1.2. Le système immunitaire spécifique
Ce deuxième système tient compte de la nature de l’antigène.
Exemple 1 : Pour lutter contre le tétanos on utilise le sérum antitétanique.
Rappel : le sang comprend deux fractions:
- Eléments figurées : globules blancs, globules rouges et plaquettes
-Plasma : fibrinogène + sérum (eau, sels minéraux, anticorps, etc.)
- Une toxine c’est une substance virulente secrétée par un microbe
- Une anatoxinec’est une toxine atténuée c’est-a-dire rendue non-virulente. Si l’anatoxine
a gardée sa propriété antagonique, on l’appelle Vaccin.
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Expérience : On injecte du sérum antitétanique a des rats groupées en deux lots, 15jours
plus tard :
- Le premier lot reçoit une dose mortelle de toxine tétanique (T.T) : Ces rats survivent.
- Le deuxième lot reçoit une dose mortelle de toxine diphtérique (T.D) : Les rats
meurent
Explication
Le sérum antitétanique que renferme une immunité qui protège les animaux contre les
effets de la toxine tétanique (tétanos) et non contre les effets de la TD (toxine diphtérique
ou la diphtérie). Cette immunité est alors une action spécifique
Exemple 2 : la tuberculose est une maladie provoquée par le bacille Koch (BK). Pour lutter
contre le BK on utilise un vaccin appelée BCG (Bacille Calmette Guerin).
Expérience
On injecte du BCG à des rats, 15 jours plus tard on prélève :
-leur sérum : liquide contenant les anticorps
-leurs lymphocytes : cellules
(15jours constituent le délai nécessaire à la production de l’immunité dans une quantité suffisante)
A des rats témoins on injecte le sérum puis le BK, les rats meurent
A des rats autres témoins, on injecte les lymphocytes puis le BK : les rats survivent
Explication
Les sérums arrivaient à protéger les rats contre les tétanos mais avec le BK ce sont les
lymphocytes qui interviennent.
Il doit exister alors dans l’organisme deux types d’immunités :
- Une immunité à médiation hormonale(IMH) : Ce sont les anticorps
(immunoglobulines) qui interviennent. Exemple : avec les tétanos
- Une immunité a médiation cellulaire (IMC) : Ce sont les lymphocytes qui
interviennent. Exemple : avec la tuberculose.
1.3. Comment le système immunitaire arrive à distinguer le soi et le non soi?
- le soi: c’est ce qui appartient à l’organisme
- le non soi: c’est ce qui est étranger a l’organisme (antigène)
En principe le système immunitaire protège le soi et lutte contre le non soi. Pour ce fait il
analyse les marqueurs : il s’agit des protéines du CMH (Complexe Majeur
d’Histocomptabilité).
1.4. La réaction immunitaire à médiation humorale (RIMH)
Dans cette réaction,ce sont les lymphocytes B qui interviennent.
Mécanisme : en présence de l’interleukine,leslymphocytesB se transforment en plasmocytes,
cellules sécrétrices d’immunoglobulines (anticorps).
1.5. La réaction immunitaire à cellulaire (RIMC)
Dans cette réaction,ce sont les lymphocytes qui interviennent et plus précisément les
lymphocytes TC (cytoxique) ou cellules tueuses (LTC). Ces cellules secrètent la
perforine,substances qui lyse (détruit) la membrane des cellules cibles. Ce cas s’observe dans
lesréactions de rejet de greffon entre des individus histo-incompatible.
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2. Les dysfonctionnements du système immunitaire
Il arrivepar fois que le SI soit déréglé. Cela se traduit par :
- soit une réponse insuffisante
- soit une réponseexcessive
-soit une autodestruction
2.1. Réponse insuffisante :cas du SIDA
Le SIDA est une maladie qui est du à un virus : le VIH. Ce virus attaque les lymphocytes
T4 (LT4). Ce qui provoque l’effondrement du SI causant l’apparition des maladies
opportunistes.
2.2. Réponse excessif :cas de l’allergie
L’allergie est une maladie courante au cours de laquelle le SI agit de façon très forte
contre des antigènes pour la plupart inoffensifs.
2.2.1. Agents responsables de l’allergie
Venins d’insectes, particules véhiculées par le vent (pollens, poussière, etc.), produits
chimiques, etc.
2.2.2. Signes de l’allergie
Gonflement du visage, rhinites,éternuements, asthme, etc.
2.3. Autodestruction:cas des maladies auto immunes
Ces maladies s’observent lorsqu’il y’a destruction du soi par le SI lui-même.
Exemple :le diabète sucré. La maladie est due à une insuffisance ou absence d’insuline.
Ceci est du à une destructionsélective des cellules βdes ilots de langerhans par le SIlui-
mê[Link] effet, suite à une mutation génétique, les marqueurs des cellules β deviennent
étrangers au SI.
3. Les aides au SI
Pour renforcer la défense interne le médecin a de nombreuses façons d’intervenir.
-Par greffage de la moelle osseuse chez les individus ayant un SI naturellement
défaillant.
-Par injection d’anticorps sous forme de sérum :c’estla sérothérapie. Il s’agit d’un
traitement curatif et actif.
-Par vaccination ou vaccinothérapie:il s’agit d’un traitement préventif et passif (15
jours pour la formation de l’immunité).
-Par l’usage des antibiotiques ou substances analogues : c’est l’antibiothérapie ou
chimiothérapie.
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Chapitre 12 : GENIE GENETIQUE
Il s'agit d'un programme scientifique constitué d'un ensemble de technique permettant le
transfert d'un gène d'une espèce à une autre. Dans les conditions normales, ces 2 espèces ne
peuvent pas échanger des gènes. Le préalable c'est de connaitre d'abord les gènes, leurs
structures ainsi que leur fonctionnement.
1. Historique:
Le génie génétique est découvert en 1974. Depuis sa naissance, cette science ne cesse de
s'améliorer. En effet il s'agit des techniques apparues de l'association de plusieurs
découvertes souvent indépendantes.
-Découverte de particularité de certains microbes
-Découverte de certains enzymes ayant une particularité intéressante
2. Présentation de l'Escherichia coli
C'est la bactérie de référence des biologistes pour les recherches en génie génétique. C'est le
matériel préféré pour comprendre la structure et le fonctionnement d'un gène
2.1. Escherichia coli : bactérie douée de pouvoir de synthèse
Escherichia coli n'a pas de noyau mais renferme tous les éléments nécessaires à la synthèse
de protéine :
- Un chromosome à ADN sans histone : cet ADN comprend 4000 gènes et mesure 1mm.
- De nombreux ribosomes dispersés dans le cytoplasme.
Ces 2 particularités offrent à la bactérie un pouvoir de synthèse remarquable entrainant
un pouvoir de multiplication extraordinaire. En effet un Escherichia coli donne deux
Escherichia coli toutes les 20 minutes. Avec ces conditions, 1 Escherichia coli donne 6.1021
tonnes en 2 jours, soit la masse de la terre.
2.2. Les plasmides
Il s'agit d'ADN circulaire (mini chromosome). Ces plasmides ont la propriété de traverser
facilement la paroi bactérienne et se transmettent d'une cellule à une autre. Cette
propriété des plasmides est utilisée pour isoler un fragment d'ADN, le modifier puis le
transférer dans une autre cellule.
3. Enzymes à propriétés remarquables
3.1. Enzymes de restriction
La 1ère a été découverte en 1969 par Arbert. Cette enzyme reconnait une séquence de base
d'ADN qu'elle coupe à chaque fois qu'elle la rencontre. Actuellement les chercheurs
connaissent plusieurs enzymes de restriction et sont des véritables ciseaux moléculaires.
3.2. Les ADN ligazes
Après l'action de l’enzyme de restriction on doit ensuite souder les fragments obtenus. Les
ADN ligazes sont des enzymes servant à réassocier les bouts collants et ceci se fait suivant la
règle de complémentarité des bases.
3.3. Les transcriptases inverses
Des chercheurs ont isolés à partir des virus une enzyme capable de transcrire de l'ADN à
partir d'un ARNm. Il s'agit d'une opération inverse de la transcription de l'ADN. A partir de
l'ARNm on obtient d'abord de l'ADN monobrin puis grâce à une autre enzyme on obtient
l'ADN double brin.
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4. Les étapes du transfert d'un gène
Le principe de génie génétique consiste à transférer un gène d'une espèce à une autre. Le
but c'est de :
-Pouvoir produire des quantités importantes d'une substance rare comme une hormone,
une enzyme, des interférons, etc.
-Pouvoir créer des nouvelles variétés de plantes ou d'animaux présentant des propriétés
recherchées comme la croissance, améliorer la résistance à un herbicide, aux sels, etc.
Il existe 3 étapes pour transférer un gène :
-La recombinaison génétique invitro de l'ADN
-le clonage du gène
-L'expression d'un gène inséré
4.1. La recombinaison génétique invitro de l'ADN
Cette étape consiste à isoler le gène qu'on cherche à transférer de la cellule donneuse à
une cellule hôte à l'aide d'un plasmide. La cellule hôte est généralement une bactérie.
Il existe deux techniques :
-Extraction du gène à partir de l'ADN
-Extraction de l'ARNm puis grâce à la transcriptase reverse (T.R), on obtient l’ADN
monocaténaire puis grâce à une autre enzyme, on obtient le gène double brin (ADN
bicaténaire).
4.2. Le clonage du gène
Une fois le gène isolé, on doit l’intégrer à l'aide d'un plasmide dans la bactérie, ensuite on
doit multiplier la bactérie pour vérifier si le gène peut s'exprimer ou pas
4.3. L'expression d'un gène inséré
C'est l'étape la plus difficile à maitriser. En effet le gène introduit peut ne pas s'exprimer
dans la cellule hôte sauf s'il est accompagné d’un signal appelé gène régulateur ou
prometteur
5. Régulation de l'expression d'un gène
Dans une cellule donnée ce n'est pas la totalité de l'information génétique(ensemble des
gènes) qui s'exprime ainsi certains gênes s'expriment et d'autres ne s'expriment jamais.
On réserve le terme de cistrons les gènes qui s'expriment, de plus d'autres gènes s'expriment
mais leurs expressions ne font pas en permanence c'est à dire l'expression de ces gènes peut
être exprimé ou inhibé selon l'environnement de la cellule
6. Gènes de structure et gènes de régulation
Certains gènes ne commandent pas la mise en place des protéines de structure. Ainsi il
existe des gènes de structure et des gènes de régulation
-Gène de structure : il gouverne la synthèse des enzymes ou des protéines de
structuredans la cellule
-Gène de régulation : il gouverne la synthèse des protéines qui contrôlent l’expression des
gènes de structure.
7. Régulation d’un gène
Il existe deux modalités de régulation :
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-Le contrôle négatif ou expression :le gène s'exprime en permanence jusqu'à ce qu'il soit
réprimé par une protéine répresseur. Celle-ci se fixe sur l'ADN et empêche l'ARN
polymérase de transcrire le gène de structure
Exemple : l'opéron lactose
-Le contrôle positif ou activation ou dépression :
Un gène contrôlé positivement ne peut s'exprimer que si une protéine activatrice est
présentée au contact de l'ADN
Fonctionnement de l'opéron lactose
Il s'agit d'un ensemble de gènes codant la mise en place d'une protéine de structure
appelée β galactosidase.
L'opéron lactose comprend 3 segments d'ADN :
-Le gène régulateur
-Le gène promoteur
-Le gène de structure
8. Gène morcelé : notion d'intron et d'exon
Chez les procaryotes la transcription de l'ADN donne directement un ARNm qui sera
traduit en protéine.
Chez les eucaryotes l'ADN est d''abord transcrit en ARN pré-messager constitué d'intron et
d'exon, ensuite il y aura épissage : élimination des introns, l''ARNm définitive est donc
constitué d'exon
9. Domaines d'application du génie génétique
Le génie génétique a un rôle important surtout dans le domaine biomédical (santé) et dans
le domaine agroalimentaire
9.1. Domaine biomédical
Le génie génétique a permis la production des molécules à intérêt pharmaceutique
important :
-Molécules intervenant dans la défense immunitaire
Exemple : les lymphokines (interleukine, interférons)
- Hormones telles que l’insuline et le GH (hormone de croissance) en quantité importante
9.2. Domaines agroalimentaire
Grâce au génie génétique plusieurs plantes ont été améliorées.
Exemple: chez le tabac, on a transféré un gène qui permet de résister à la chenille,
résistance aux herbicides, au froid, à la sécheresse
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CHAPITRE 13: REGULATION DE LA PRESSION ARTERIELLE
La pression artérielle est une force dont le sang exerce sur la paroi des artères. L'origine principale de
cette pression c'est le battement cardiaque en effet le cœur joue le rôle d'une pompe assurant la
distribution de nombreux substances (nutriments, gaz,hormone,anticorps) aux cellules. La pression
artérielle varie.
1. FACTEUR A L'ORIGINE DE LA VARIATION DE LA PRESSION ARTERIELLE:
Ces facteurs sont nombreux: La volémie, l'âge, le sexe,le sommeil.
2. MECANISME DE REGULATION DE LA PRESSION ARTERIELLE:
Il existe deux types de contrôle:
-Contrôle nerveux.
-Contrôle hormonale.
2.1. CONTROLE NERVEUX:
IL est base sur l'existence des barorécepteurs situes au niveau des sinus carotides et au niveau de la
cross aortique.
(schemas).
Suite à une élévation de la pression artérielle, les barorécepteurs envoient des massages nerveux
sensitifs au niveau du bulbe rachidien grâce à un nerf sensitif. Grâce au nerf X, le bulbe envoie à son
tour un message moteur au niveau du cœur pour ralentir les contractions ventriculaires. Ce qui
baisse la pression artérielle.
2.2. Contrôle hormonale.
2.2.1. Systèmerénineangiotensine :
Le système constitue le plus important régulateur la P.A. La rénine est une enzyme secrétée par les
reins par contre l'angiotensinogene inactif c'est la rénine qui active la transformation d'un
angiotensinogene en angiotensine L'angiotensine agit sur la médullosurrénale en stimulant la
sécrétion de l'aldostérone. Cette hormone agit au niveau des reins en stimulant la réabsorption des
ions Na+. Ce qui provoque une augmentation de la volémie et par conséquentl'élévation de la P.A.
2.2.2. Les catécholamines:
Il s’agit de l'adrénaline et de la noradrénaline. Ces deux hormones secrètes par la médullosurrénale.
Elle favorise une élévationde la P.A.
2.2.3. L'hormone antidiurétique (ADH) ou vasopressine:
C'est une hormone secrétée par l'hypophyse. Elle agit au niveau des reins en stimulant la
réabsorption de l'eau. Ce qui favorise la volémie et par conséquent l'élévation de la P.A.
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