Gestion des Risques à la CNEP Banque
Gestion des Risques à la CNEP Banque
OUZOU
Présenté par : Encadré par :
RAHIM AZIZA
I
Dédicace
Je dédie ce modeste travail à ma petite famille qui par leur aide et leur amour,
Aucune dédicace ne saurait exprimer l’affection et l’amour que j’éprouve envers toi, que
dieu te garde et t accorde santé et bonheur pour que tu restes la splendeur de vie.
A ma mère HADDAH
Tu es ma source d'inspiration et mon plus grand soutien. Ce mémoire est autant le tien que
le mien. Je te dédie ce travail avec tout mon amour et ma gratitude éternelle.
A tout ma famille
Rania
II
Dédicace
MA FAMILLE « RAHIM »
A mes chers parents : BOUALEM et ZAHIA qui sont mes sources d’inspiration, les artisans
de ma réussite, pour leur soutien moral, financier et spirituel ; qui m’ont encouragé tout au long
de mon cursus universitaire que dieu les protège.
Je remercie mes très chers parents pour une deuxième fois, qui ont toujours été là pour
moi, « Vous avez tout sacrifié pour vos enfants n’épargnant ni santé ni efforts. Vous
m’avez donné un magnifique modèle de labeur et de persévérance. Je suis redevable
d’une éducation dont je suis fier ».
A mes chers frères MOUKHTAR et RABAH à l’occasion de mon mémoire ; pour leur soutien
et encouragement, Je leur dédie mes réussites passées et à venir. A mes très chères sœurs
(Hanane, Fatiha, Nawal, Ouiza, Assai) qui m’ont soutenu dans les moments difficiles, je vous
souhaite bonne chance et réussite dans votre vie;
A tous mes amis que je ne pourrai pas tous citer et que je voudrais remercier pour le support
moral et intellectuel qu’ils m’ont apporté. Alors merci Sarah et Sara, Kenza, Amina, Katia et
tous les autres qui reste avec moi jusqu’à aujourd’hui merci.
Je tiens à remercier tout particulièrement ma cousine, Meriem et son mari, qui m’ont soutenu
et hébergé chez elle tout au long de l’université. Merci beaucoup (avec ses enfants Khaled,
Nehal, Malik).
Lynda
III
LISTE DES TABLEAUX
N° Titre page
Tableau N°01 : les huit activités et différentes rations de β 56
Tableau N°02: Synthèse des différentes approches en matière de gestion 58
du risque opérationnel.
Tableau N°03 : Les Réglementations des Risques Opérationnels : Banque 75
Centrale d'Algérie (BCA) et Accords de Bâle (Bâle II &
III)
Tableau N°04: Analyse Comparative des Réglementations des Risques 78
Opérationnels
IV
LISTE DES FIGURES
N° Titre Page
V
LISTE DES SCHEMA
N° Titres Page
VI
LISTE DES ABREVIATIONS
BRI Banque des Règlements Internationaux
VII
Sommaire
Remerciement ........................................................................................................................... I
Dédicace .................................................................................................................................... II
Listes des tableaux .................................................................................................................. IV
Listes des figures ...................................................................................................................... V
Listes des schémas ................................................................................................................ VI
Listes des abréviations ....................................................................................................... VII
Introduction générale.............................................................................................................. 1
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque ............................................ 4
Introduction ............................................................................................................................ 4
SECTION 01 : la banque et son rôle dans l’économie ........................................................ 5
SECTION 02 : LES TYPOLOGIES DES RISQUES BANQUIRES ............................... 16
SECTION 03 : Présentation de la réglementation prudentielle à l’échelle national et
Conclusion .............................................................................................................................. 41
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels ............................................................. 42
Introduction ........................................................................................................................... 42
Section 01 : Notion des Risques Opérationnels ................................................................... 43
Section 02 : dispositif de la gestion des risques opérationnels ........................................... 46
Section 03 : Gestion des Risques Opérationnels et Couverture Financière ..................... 53
Conclusion .............................................................................................................................. 61
Chapitre 03 : Analyse comparative des règlements de gestion des risques opérationnels
................................................................................................................................................ 62
Introduction ............................................................................................................................ 62
Section 1 : Présentation de la Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (CNEP-
Banque) ................................................................................................................................... 63
Section n°02 : Réformes de la Banque centrale d’Algérie et Accords de Bâle(II-III) sur
Section n°03 : Comparaison des Réformes de la Banque Centrale d'Algérie avec les
Accords de Bâle ...................................................................................................................... 78
Conclusion .............................................................................................................................. 82
Conclusion générale............................................................................................................... 83
Annexes ................................................................................................................................... 85
Bibliographie
Table des matières
Résumé
Introduction générale
Introduction générale
Par la suite, l'étude se concentrera sur la gestion spécifique des risques opérationnels,
qui représentent une part significative des risques encourus par les banques. Après avoir défini
les risques opérationnels et examiné les dispositifs de gestion qui leur sont associés, une analyse
approfondie de la relation entre la gestion des risques opérationnels et la couverture financière
sera proposée.
Enfin, une étude approfondie des risques opérationnels sera menée, en se concentrant
sur la Caisse Nationale d'Épargne et de Prévoyance en tant qu'illustration concrète des défis et
des pratiques de gestion des risques opérationnels dans le secteur bancaire.
Mais lors de Au cours de mon apprentissage à la CNEP Banque, j'ai été confronté à
plusieurs obstacles, particulièrement en ce qui concerne la compréhension et la gestion des
risques opérationnels. L'un des principaux défis a été l'absence totale d'exemples pratiques et
d'informations spécifiques fournis par la banque sur ce sujet crucial. Cette carence a rendu
l'application des concepts théoriques à des situations réelles extrêmement difficile, compliquant
ainsi le développement de compétences analytiques et décisionnelles nécessaires à une gestion
efficace des risques. Face à ce manque de soutien pratique, j'ai trouvé une solution en comparant
les lois de la Banque d'Algérie relatives aux risques opérationnels avec les réglementations
internationales de Bâle. Cette approche comparative m'a permis de combler les lacunes laissées
par l'absence d'exemples concrets et de mieux comprendre les standards globaux de gestion des
risques. Ce chapitre explore les défis posés par le manque de ressources et de soutien pratique
au sein de la CNEP Banque, tout en présentant cette méthode comparative comme une
alternative viable pour pallier ces insuffisances et améliorer l'expérience d'apprentissage. De
1
Introduction générale
plus, une analyse de l'application des mesures de Bâle II par les banques algériennes sera
réalisée, suivie d'une comparaison avec les pratiques internationales.
Objectifs de recherche
L'objectif principal de cette recherche est d'évaluer l'efficacité des réformes mises en
place par la Banque Centrale d'Algérie concernant la gestion des risques opérationnels, en les
comparant aux normes et recommandations établies par les Accords de Bâle II et Bâle III.
_ Premièrement, La gestion des risques opérationnels est étroitement associée à notre spécialité
en finance d'entreprise, offrant une opportunité de comprendre comment la gestion efficace de
ces risques peut influencer la performance financière des organisations.
Problématique
Question principale
_ Comment la banque peut-elle gérer les risques opérationnels et quels sont les
outils utilisés pour les maitriser ?
Questions secondaires
_Quels sont les principaux risques opérationnels auxquels les banques sont confrontées et
comment sont-ils gérés au niveau théorique et conceptuel ?
2
Introduction générale
Hypothèses de recherche
Hypothèse principale
La comparaison entre les régulations sur les risques opérationnels de la Banque d'Algérie et les
normes internationales de Bâle II et III démontre l'importance critique de l'harmonisation
réglementaire pour renforcer la résilience des institutions financières en Algérie.
Hypothèses secondaires
Hypothèse 1
Hypothèse 2
Les banques doivent renforcer leur gestion des risques opérationnels et adopter des stratégies
de couverture financière efficaces pour prévenir les pertes et maintenir la stabilité financière
face à une complexité croissante des opérations et à des défis technologiques.
L’analyse documentaire
_Afin de mener à bien cette étude, nous avons adopté une approche qualitative basée sur
l’analyse documentaire. Cette méthode a été choisie car, en l'absence de données pratiques
disponibles auprès de la CNEP Banque, elle permet d'accéder à des informations fiables et
vérifiables sur la gestion des risques via des textes réglementaires existants. L’analyse
documentaire offre également l’avantage de pouvoir comparer les cadres théoriques nationaux
et internationaux, ce qui est essentiel pour répondre à notre problématique.
_Quant au traitement des informations, nous avons opté pour une analyse comparative et
descriptive. Cette méthode a été justifiée par le besoin de mettre en lumière les similitudes et
différences entre les deux ensembles de régulations. Elle permet également d’interpréter les
impacts potentiels de ces régulations dans le contexte bancaire algérien, bien que le manque de
données pratiques ait limité la portée d’une analyse empirique.
3
Chapitre 01 : Le cadre
Théorique et conceptuel de la
Banque
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Introduction
Les banques jouent un rôle crucial dans le développement économique d'un pays en connectant
les différents acteurs financiers. Elles sont autorisées par la loi à remplir plusieurs missions
essentielles telles que le financement de l'économie, la gestion des transactions monétaires,
l'octroi de prêts et la collecte d'épargne. Avec l'évolution du secteur, les banques ont élargi leurs
domaines d'activité et diversifié leurs produits pour répondre aux demandes croissantes des
clients. Cette évolution a aussi intensifié la concurrence, obligeant les banques à améliorer leur
valeur ajoutée tout en minimisant les coûts et les risques. Dans ce chapitre, nous examinerons
les principes fondamentaux de la banque ainsi que les risques auxquels elles sont confrontées.
Pour cela nous allons diviser notre démarche en trois parties suivantes :
Dans la première section, intitulée «la banque et son rôle dans l’économie »,
nous mettrons en lumière l'environnement dans lequel évoluent toutes les banques
algériennes.
La deuxième section, nommée « les typologies des risques bancaires », traitera
des divers risques qui pèsent sur l'activité bancaire.
Enfin, dans la troisième section intitulée « présentation de la réglementation
prudentielle à l’échelle nationale et internationale », nous examinerons les
travaux du Comité de Bâle ainsi que les nouvelles réglementations prudentielles en
vigueur en Algérie.
4
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Pour que la banque joue pleinement son rôle, les reformes à engager doivent impérativement
libérer l’esprit d’initiative des banquiers et raccourcir les délais dans les études des dossiers.
1. Définition de la banque
La banque centrale d’un pays est une institution chargée par l’état de décider d’appliquer la
politique monétaire. Elle joue tout ou partie des trois rôles suivants :
_Assurer l’émission de la monnaie fiduciaire et contribuer ainsi à fixer les taux d’intérêt ;
_Superviser le fonctionnement des marchés financiers, assurer le respect des règlementations
du risque (ratio de solvabilité) des institutions financières (en particulier des banques de
dépôts) ;
_Jouer un rôle de prêteur en dernier ressort en cas de crise systématique.
1
TIDIANI. (S), « L’essentiel du management d’une banque commercial », paris, Edition Harmattan, 2016, P21,
disponible sur: [Link]
commerciale/23123 consulté le 12/03/2024.
2
HADDAD. (S). GUENANE. (B), « Comprendre la banque », Algérie, Edition page BLEUES, 2021, P 8.
3
Alain. (B). CHRINTINE. (D). GUIDONI. (J-C). LE GARDEZ (A), « Dictionnaire des sciences économique »,
Paris, 1991.
5
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Les banques centrales n’ont pas de rôles strictement identiques ou la même organisation dans
tous les pays ; elles peuvent notamment partager leurs pouvoirs avec d’autres institutions.
C'est une institution chargée d'une mission d'intérêt public qui joue un rôle prééminent (de
premier rang) sur les autres banques considérées comme de (second rang).
Elle détient le monopole de créer la base monétaire, forme ultime de monnaie. Représentée
autrefois par l’or, elle est constituée aujourd’hui par la « monnaie banque centrale » :
- Les billets ;
- La monnaie centrale.
La monnaie centrale correspond aux avoirs que les banques commerciales (de « second rang »)
détiennent sur des comptes auprès de la banque Centrale. Celle-ci devient la « banque des
banques » et assure leur pérennité en devenant prêteur en dernier ressort.
Stabilité financière :
La gestion des réserves est l’administration des réserves de changes et d’or et des obligations
d’Etat d’un pays.
Supervision bancaire :
4
[Link], « Comptabilité et audit bancaire », Paris, édition Dunod, 2014, P 9.
5
FOUAD. (S), « Banque centrale », Edition banque, 2023, P 3, disponible sur :
[Link] consulté le 11/03/2024.
6
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
D’autres fonctions des banques centrales peuvent inclure la recherche économique, la collecte
de statistique, la surveillance des systèmes de garantie des dépôts et les conseils en matière de
politique financière au gouvernement.
Société constitue d’un capital détenu par des actionnaires extérieurs à leur clientèle, la banque
commercial a pour but de réaliser des bénéfices commerciaux et pet être côté en bourse. Elle
collecte de l’épargne par les dépôts et le marché monétaire et le redistribue sous forme de
liquidité ou de crédits.
Elle propose différents produits financiers tels que les crédits, les placements et l’épargne ainsi
que les assurances (vie, automobile, habitation). Nous citons en exemple de banque
commerciale la Société Générale, la Housing Bank6…
Une banque d’affaire est une banque qui est différente d’une banque commerciale traditionnelle
c’est-à-dire que nous ne prenons pas en compte vos dépôts.
Une banque d’affaire elle conseille les clients, les entreprises, des petits, des moyennes ou des
grands elle rémunérée uniquement qu’en honoraire comme l’avocat et expert-comptable, elle
ne travaille qu’avec 4 métiers distincts7:
_L’arrangement des dettes : sur les dettes importantes, la banque d’affaire joue un rôle
d’intermédiaire et simplificateur de la prestation pour le compte de client
La banque d’affaire est l’allée du dirigeant pour l’accompagner dans des étapes décisives de
son entreprise.
Les banques d’investissement opèrent sur les marchés financiers. Ces banques achètent et
vendent des actions en permanence, des obligations ou des produits dérivés sur le marché
6
[Link], [Link], P 10.
7
Etiota. (N.J), « différences entre banque commercial banque d’affaire et d’investissement », P 1, disponible sur :
[Link]
didentite-du-secteur/banque-dinvestissement/ consulté le 15/O4/2024.
7
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
financier. Elles peuvent également prendre en charge les activités de financement des sociétés
nouvellement cotées ou gérer les opérations de change8.
La banque électronique est la conduite d’opérations bancaires par voie électronique, c’est-à-
dire que l’Internet est l’une des formes les plus importantes, et donc il est Les banques virtuelles
créent des sites Web pour fournir les mêmes services que le site Web de la banque, du retrait,
du paiement et du transfert sans Le client s’y déplace. En tant que
Il existe plusieurs termes qui sont donnés à ce type de banque, comme les banques en ligne
Internet Banking ou banques électroniques à distance Banking Electronic Remote ou
banques en libre-service Self-Service Banking ou Opérations bancaires Web Banking.
D’après les études mondiales, en particulier les études des organismes de surveillance et de
contrôle américains et européens, il existe trois formes de base Pour les banques électroniques
en ligne, à savoir9:
_ Site d’information : C’est le niveau de base des banques électroniques ou ce que l’on peut
appeler la forme d’activité minimale
Les services bancaires en ligne, par l’intermédiaire desquels la banque fournit des informations
sur ses programmes, produits et services bancaires ;
Les banques islamiques sont souvent considérées comme des banques refusant la pratique de
l’intérêt.
Il s’agit assurément de l’une de leurs caractéristiques principales, ayant donné lieu aux
réflexions et aux recherches les plus approfondies quant aux modalités pratiques de respect de
cet interdit, dans un monde moderne soucieux d’efficacité, où se désintègrent progressivement
les valeurs religieuses, éthiques et sociales et dans lequel une place importante est occupée par
l’argent et donc par le système bancaire classique dont l’intérêt est l’un des piliers10.
8
[Link], « Quels sont les différents types de banques ? », disponible sur : [Link]
differents-types-de-banques/ consulté le 07/04/2024.
9
MAMERI. (N), « Développer le système bancaire algérien conformément aux décisions de Bâle III », thèse de
doctorat (en sciences économie), spécialité monnaie et banque, université de Bouira, Algérie, 2020, P 12.
10
Fondement des banques islamiques « principes de base et modes de financement », Revue des additions
économiques. Volume 06, N° 01, Algérie, 2022, P 427.
8
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
11
SYLVIE. (C). GAUTIER. (B). THOMAS. (P), « Gestion de la banque », Edition Dunod, 2017, P 8, disponible
sur : [Link] consulté le
28/05/2024.
12
AMROUZ. (K). IDER. (S), « rôle de la banque d’Algérie dans le système bancaire algérien », mémoire de
master en sciences économiques, spécialité monnaie, banque, finance, université mouloud Mammeri, Tizi Ouzou,
Algérie, 2016, P 38, disponible sur : [Link]
677c4b7ceea8/download consulté le 28/05/2024.
9
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Les réserves d’or peuvent également être utilisées comme garantie pour des avances destinées
à la gestion active de la dette publique extérieure.
En outre, la Banque d’Algérie peut accorder des avances aux banques sur des monnaies et
lingots d’or, des devises étrangères, ainsi que des effets publics et privés.
_Opérations sur devises
La Banque d’Algérie est autorisée à acheter, vendre, escompter, réescompter, mettre ou
prendre en pension, donner ou recevoir en gage, ainsi qu’à mettre ou recevoir en dépôt tous les
instruments de paiement libellés en monnaies étrangères, ainsi que tous les avoirs en monnaies
étrangères.
Elle est responsable de la gestion et du placement des réserves de change. Dans ce cadre, la
Banque d’Algérie peut également contracter des emprunts et investir dans des instruments
financiers libellés en monnaies étrangères, à condition que ces instruments soient régulièrement
cotés en première catégorie sur les marchés financiers internationaux.
_Opérations de réescompte
La Banque d’Algérie est habilitée à acheter, vendre, escompter, réescompter, mettre ou prendre
en pension, donner ou recevoir en gage, ainsi qu’à mettre ou recevoir en dépôt tous les
instruments de paiement libellés en monnaies étrangères et tous les avoirs en monnaies
étrangères. Les modalités et conditions relatives au réescompte, à la prise et à la mise en
pension, ainsi qu'aux avances sur effets en monnaie nationale sont établies par le règlement du
Conseil de la monnaie et du crédit. L'encours des opérations sur effets publics menées par la
Banque Centrale est ajusté en fonction des objectifs de la politique monétaire.
La Banque d’Algérie peut intervenir sur le marché monétaire, dans les limites et selon les
conditions fixées par le Conseil de la monnaie et du crédit, en achetant et en vendant des effets
publics et des effets privés admissibles au réescompte ou aux avances. Elle peut également
escompter ou prendre en pension des traites et obligations cautionnées souscrites à l’ordre des
comptables du Trésor, à condition que leur échéance soit dans un délai de trois mois.
En outre, la Banque d’Algérie est en mesure de réaliser toutes les opérations bancaires avec
les banques et établissements financiers opérant en Algérie ainsi qu'avec les banques centrales
étrangères, mais elle ne peut traiter avec les banques à l’étranger que pour des opérations en
devises étrangères. Chaque banque opérant en Algérie est tenue de maintenir un compte courant
créditeur auprès de la Banque d’Algérie pour les besoins de la compensation.
10
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
_Le placement des emprunts émis ou garantis par l’État auprès du public.
_Le paiement des coupons des titres émis ou garantis par l’État, en collaboration avec
les caisses publiques.
En tant qu'agent financier de l’État, la Banque d’Algérie gère toutes les opérations de caisse,
de banque et de crédit pour le compte de l’État. Elle est responsable de :
_La gestion financière des emprunts de l’État, ainsi que de la garde et de la gestion des
valeurs mobilières de l’État.
_Le paiement des coupons des titres émis par ces collectivités et établissements.
d) Après avoir obtenu l’autorisation du ministre des Finances, en titres émis par des
organismes financiers soumis à des régulations spécifiques.
13
BOUABDALLAH. (W). ATTAR. (A), « L’évolution du système bancaire algérien « Etude comparative /
banques publiques et banques privées (2006-2016) », Revue d’études commerciales, volume 2, N°2, Algérie, 2018,
P 35, disponible sur : [Link] consulté le 10/03/2024.
14
PHILLIPE. (G). STEPHANE. (P), « La banque fonctionnement et stratégies », paris, 2éme édition, Edition
Economica, 1997, PP 6-7, disponible sur : [Link] consulté le 10/03/2024.
11
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
» contenant la totalité des engagements contractuels réciproques entre la banque et son client,
de l'ouverture à la clôture. Et en échange de cette ressource collectée, un taux d’intérêt sera
versé au profit de ces clients en dépendamment du type de compte.
5.2 L’octroi de crédits à la clientèle
La ressource collectée auprès des clients de la banque est redistribuée sous forme de prêts aux
différents agents à besoin de financement (particuliers ou entreprises), il s’agit de la
transformation des disponibilités à court terme, en prêts à moyen et long terme.
On peut donc dire que l’octroi de crédit est l’opération par laquelle le propriétaire d’un bien
économique ,qui prend souvent la forme monétaire ,en cède la jouissance à une autre personne
pendant une période convenue, appelée « échéance » moyennant une énumération pour le
service rendu et le risque encouru, cette énumération appelée « intérêt » étant proportionnelle
à la durée d’usage et à la valeur du bien .le bénéficiaire du crédit doit restituer la contrepartie
au terme du temps convenu et payer pour l’usage qu’il en fait ,en dépendamment du type de
crédit accordé, dans certain cas ,des garanties sont demandées à l’emprunteur pour accroitre la
confiance qui peut lui être accordée.
Les deux activités cœur de métier de la banque, la collecte de dépôts et l’octroi de crédits sont
dites « activités traditionnelles ». Elles portent sur des capitaux et génèrent des intérêts.
La différence entre les intérêts perçus sur les crédits accordés et les charges financières versées
aux clients (intérêts des placements) ou aux autres établissements (refinancement sur le marché
interbancaire) s’appelle la marge d’intérêt.
5.3 L’offre de services
Les banques fournissent aux clients de multiples services, les services bancaires de base
englobent tous qui est l’ouverture, la tenue et la clôture du compte, les dépôts et les retraits
d'espèces au guichet de l'agence bancaire qui tient le compte, les moyens de consultation à
distance du solde du compte…etc.
Ces services sont offerts gratuitement aux clients. Ces établissements proposent d’autres
opérations connexes à leurs activités, tels que le conseil et l’ingénierie financière, les opérations
de change, le placement, la souscription, l'achat et la vente, de valeurs mobilières et de tout
produit financier…etc.
Les banques peuvent offrir également à leurs clientèles des produits d’assurance. Il peut s'agir
notamment de l’assurance des moyens de paiement, l’assurance de prêt bancaire et l’assurance
vie. Les services bancaires ne portent pas sur des capitaux et génèrent des commissions qui se
mesurent en fonction du nombre d’opérations et/ou le montant et la durée.
5.4 La gestion des liquidités
La liquidité bancaire est généralement considérée comme étant « la capacité à faire face à ses
obligations de trésorerie suivant leur échéance ». C’est la capacité de la banque à piloter un
certain équilibre entre les ressources et les emplois. Dans ce cadre que s’installe le dispositif de
refinancement interbancaire (au taux du marché interbancaire) grâce auquel les excédents de
liquidités financent les déficits avec l’intervention des banques centrales.
Aussi, la banque active sur les marchés financiers pour son propre compte en plaçant sa
trésorerie, l’émission des emprunts obligataires et autres titres de créance, le traitement des
opérations d’achat et de vente d’actions, d’obligations ou de souscription. La gestion de
l’activité bancaire repose sur :
_ La fonction commerciale ;
12
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
13
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
assurer un traitement de données avec un haut niveau de sécurisation. Elle agit aussi au niveau
de la collecte des informations et du stockage qui constitue la matière première de la Banque.
6. Le rôle de la banque dans l’économie
La banque dans une économie, elle joue un double rôle15 :
_ Le rôle d’intermédiaire sur les marchés financiers, entre les émetteurs d’actions et
_Elle crée de la monnaie par les crédits qu’elle octroie, et en achetant ceux que
S’accordent entre eux les agents non financiers (traites, effet de commerce...).
La banque remplit une multitude de fonctions, depuis la gestion des moyens de paiement,
jusqu’à l’octroi de crédits immobiliers.
_La première des fonctions de la banque, la plus concrète, c’est celle de gérer les moyens de
paiement.
Longtemps réservée aux banques classiques (établissements de crédit), cette fonction peut,
depuis peu, être assurée par des établissements de paiement, qui sont également agréés par les
autorités de supervision.
_Quatrième rôle des banques : drainer l’épargne. Les banques mettent en relation les agents à
capacité de financement (épargnants) et les agents à besoins de financement (emprunteurs).
Les banques n’ont pas le monopole de cette fonction mais elles sont de plus en plus présentes
dans ce secteur, à la fois parce qu’elles distribuent des produits de plus en plus nombreux et
variés et parce qu’elles sont organisées en groupes qui intègrent toutes les fonctions.
_Cinquième fonction très important, lié au précédent : pour gérer votre épargne, la banque sert
d’intermédiaire sur les marchés financiers.
15
BEZBAKH. (P). Sophie GHERARDI. (S), « Dictionnaire de l’économie », Edition Larousse, 2011, PP 117 118.
16
La finance pour tous, « La banque à quoi ça sert ? », 25 JANVIER 2023, disponible sur :
[Link]
quoi-ca-sert/ consulté le 19/04/2024.
14
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
_Enfin, dernière grande fonction assumée par les banques : le conseil. Il faut distinguer le
conseil aux particuliers et le conseil aux entreprises. Les banques appelées « banques
d’investissement » se concentrent principalement sur le conseil aux entreprises (introductions
en bourse, placement d’obligations…).
Demandeurs Offreurs de
De capitaux Capitaux
Marchés
Monétaire
Financier
Drivés
Source : PHILLIPE. (G). STEPHANE. (P), « La banque fonctionnement et stratégies », paris, 2éme
édition, Edition Economica, 1997, P 8, disponible sur : [Link]
consulté le 10/03/2024.
15
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Il y a quelques années, seuls les risques de crédit étaient réellement surveillés par les autorités
réglementaires. En 1996, des règles ont été mises en place pour surveiller spécifiquement le risque de
marché. Aujourd'hui, le Comité de Bâle recommande aux banques de traiter leur risque opérationnel de
la même manière.
Par conséquent, les banques sont exposées à un large éventail de risques dans le cadre de leurs activités.
La Banque mondiale divise les risques bancaires en quatre catégories principales : risques financiers,
risques opérationnels et autres risques. Cependant, d'autres catégories existent, chacune ayant un objectif
spécifique. Bien qu'il soit possible de classer les risques de diverses manières, notamment selon les
partisans de Bâle II, il est largement admis que les plus importants sont le risque de crédit, le risque de
marché et le risque opérationnel.
Organisation
(Hommes et Coût, salaires,
Matériels) Informatiques…
Pertes
Banques Risques Marges
Fonds propres
(Capitaux)
Actionnaires Bénéficiaires
Source : BERNARD. (K), « La gestion des risques dans les banques », Revue d’économie
financière, 1993, P 363, disponible sur :
[Link] consulté le 28/05/2024.
16
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
[Link] risque
Le terme « risque » est utilisé dans le monde professionnel pour refléter différents concepts, et
peut donc prêter à confusion. Toutefois, il est tellement répandu qu’il est incontournable17.
Le risque peut être défini comme : « un engagement portant une incertitude dotée d’une
probabilité de gain ou de préjudice, que celui-ci soit une dégradation ou une perte18. »
Ils aboutissent à une altération dangereuse des fonds propres, conduisant à la faillite de l’établissement
et pouvant remettre en cause la stabilité du système bancaire dans son ensemble (John Hull, 2007)20.
Étant donné l'implication des banques dans divers secteurs, elles sont maintenant confrontées à
une variété de risques autres que ceux liés à l'octroi de crédit.
En ce qui concerne la classification des risques bancaires, on observe une certaine convergence
entre les accords de Bâle et la réglementation en Algérie. Ces risques sont généralement
regroupés en quatre catégories :
Le pilier 1 prend en compte trois types de risque : le risque de crédit, le risque de marché et le
risque opérationnel.
17
JEAN-PAUL. (Louisot), « Gestion des risques », AFNOR édition, 2014, P 7.
18
NAULEAU. (G) et ROUACH. (N), « Le contrôle de gestion bancaire et financière », revue de banque, 1999, P
310.
19
CORDEL. (F), « Gestion des risques et contrôle interne », Vuibert, Paris, 2013, P19.
20
MOHAMMED. (S). BENSAOULA. (B). ABDELLAH. (B), « La gestion du risque opérationnel dans le secteur
bancair », Revue Al bashaer Economic journal, N° 01, Université Abou Bakr Belkaid, 2020, P 948.
17
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Toutes les autres types de risque auxquels une banque est confrontée (e. g. risque de liquidité,
risque de taux d’intérêt dans le portefeuille de placement) doivent être pris en compte dans le
cadre du pilier 2 de Bâle II.
Chaque risque est mesuré à partir de certains paramètres. Pour le risque de crédit ils sont les
suivants :
- Le taux de perte en cas de défaut (LGD : Loss Given Default) : C’est un paramètre
de risque représentant la part non recouverte des créances non remboursées ou autrement
dit, c’est la perte non récupérée et la formule permettant son calcul est la suivante : LGD=1-
Taux de recouvrement.
_Le risque sur l’emprunteur, sur les créances accordées à la clientèle ou sur les concours
directs accordées à d’autres établissements de crédit, dont la gestion relève de celle des risques
commerciaux ;
21
FREDERIC. (C), « Gestion des risques et contrôle interne », Edition Magnard-Vuibet, 2013, P 172.
22
TARI. (M.L), « Stress Test, Outil de la supervision bancaire application sur le risque de crédit », PP 55 56.
18
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
_Le risque sur le prêteur, sur les garanties potentielles de financement mises en place pour
assurer le financement en cas de difficultés d’approvisionnement sur les marchés. Cependant,
ce risque est ici un risque de second ordre car il est subordonné à la matérialisation pour
l’établissement de crédit d’un risque d’illiquidité ;
_Le risque de contrepartie pur, lié au fort développement des instruments de taux et de
change (swaps, options de gré à gré…) qui sont de plus en plus de fonctionnement des marchés
organisés (chambre de compensation, appel de marge quotidien…) permet de s’affranchir du
risque de signature sur les nouveaux instruments, même si d’autres risques, d’ordre technique,
subsistent.
Il n’est pas de même pour les opérations de gré à gré pour lesquelles la qualité de la signature
constitue un critère fondamental de décision23. »
Le risque de marché est défini comme le risque de perte sur les positions du bilan et hors bilan qui
résultent des variations des prix du marché. Les risques couverts par cet amendement comprennent les
risques généraux et spécifiques de taux d'intérêt et de cours des actions pour les postes de dettes et de
capitaux négociables de la banque et les contrats hors bilan ainsi que les risques généraux liés aux
échanges de devises et de marchandises pour la banque (trading book et Banking book).
Les banques peuvent recourir soit à une approche standard soit à une approche interne. Dans l'un et
l’autre cas, elles calculeront un intérêt réel sur le capital, qui sera ensuite converti en pondération risque
notionnelle en utilisant le pourcentage de fonds propres exigé par les autorités régulatrices locales24.
Le risque de taux d’intérêt est le risque de perte lié à une évolution défavorable des taux
d’intérêt. Il touche l’ensemble des éléments du bilan ayant leur rémunération ou leur valeur
dépendant d’un taux d’intérêt. L’effet négatif d’une variation du taux d’intérêt sur le produit
net bancaire, défini comme la somme de la marge d’intérêt (sur les opérations clientèle et de
trésorerie) et des gains ou pertes liées aux évolutions de la valeur des titres acquis par
l’établissement, peut se décomposer en un « effet revenu », correspondant à une baisse de la
marge d’intérêt, et en un « effet capital », mesurant les moins-values sur le cours des titres
détenus25.
Le risque de taux d’intérêt est plus délicat à gérer que le risque lié à d’autres variables de
marché, comme le prix des actions, le taux de change ou le prix des matières premières. Une
des difficultés est due à l’existence de nombreux taux différents dans chacune des devises
(Taux associés aux bons du Trésor et aux emprunts immobiliers, taux des prêts et emprunts
interbancaires, taux de dépôts, par exemple). Même si ces taux varient conjointement, leur
23
JEAN-CLAUDE. (A). MICHEL (Q), « Risque de taux d’intérêt et gestion bancaire », édition ECONOMICA,
2000, P 13.
24
HENIE. (V). Brajovic Bratanovic, « Analyse et gestion du risque bancaire », Edition ESKA, 2004, P 111.
25
PUPION. (P), « économie et gestion bancaires », édition DUNUD, 1999, P 72.
19
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
corrélation n’est pas parfaite. Une autre difficulté réside dans le fait que la description d’un
taux d’intérêt ne peut être réduite à un nombre. Il est nécessaire de décrire la fonction liant le
niveau de taux d’intérêt et la durée de l’emprunt (ou maturité), nommée structure par termes
des taux d’intérêt ou gamme des taux d’intérêt26.
Le risque de taux de change peut se défini comme étant le risque de perte encouru par
l’entreprise suite aux variations défavorables des cours de change auxquelles sont exposées les
agents effectuant des échanges en devise étrangère. On distingue deux types de risque de
change 27:
Le risque de taux de change est supporté par l’importateur dans les deux cas.
C’est le risque qu’une partie ne puisse pas faire face à ses engagements, ou bien dénouer ou
compenser une position en raison de la situation de marché.
Ce risque, qui peut être temporaire, n’implique pas que la contrepartie ou le participant soit
insolvable, Car il peut être susceptible de régler ses dettes ultérieurement.
Dans le secteur bancaire, l’interruption des prêts interbancaires lors de la crise a asséché le
marché de plusieurs pays et obligé les banques centrales à intervenir en offrant du crédit sous
des formes non-conventionnelles.
Aux Etats-Unis, un crédit bancaire n’est utilisable qu’à 80 %, 20 % devant rester bloqués sur
le compte de l’entreprise, ce qui augmente son coût réel29.
26
HULL. (J), « gestion des risques et institutions financiers », France, 3e édition, 2012, P 159.
27
GODIH. (DJ). TEFALI. (B), « l’essentiel sur le risque de crédit et le financement bancaire de l’entreprise »,
édition NPU, 2021, P 63.
28
AUGROS. (J-C), « risque de taux d’intérêt et gestion bancaire », Paris, édition ECONOMICA, 2000, P 16.
29
DAVID. (A.J). PEYRARD. (M), « L’essentiel des risques de l’entreprise à l’international », Edition l’extenso,
2015, P 17.
20
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Le risque opérationnel est également défini comme le risque de pertes de valeur liées à des
processus internes défaillants ou inadaptés ou à des événements externes. Le risque
opérationnel recouvre donc le risque d’image de l’entreprise, les risques de
Dysfonctionnement des procédures internes, les attaques extérieures, les fraudes internes et
externes31.
Ce risque survient dès lors qu’un état décide de ne plus rembourser sa dette ou de ne plus fournir
les devises nécessaires aux débiteurs privés dudit pays.
Les pertes éventuelles liées aux différents types d’engagements contractés sont constatées sous
la forme de dotations aux provisions pour risques et charges (673), et le montant inscrit dans le
compte 514 provisions pour risques pays correspond à l’amoindrissement de la valeur des
30
Alain. (V). (L) De Bel, « Bâle II et le risque crédit », Edition larcier, 2011, P 41.
31
PHILIPPE. (T), « Gestion de l’entreprise d’assurance », Paris, édition Dunod, 2017, P 154.
32
DAVID. (J). Darsa, « Risques stratégiques et financiers de l’entreprise », éditions Gereso, France, 2011, P 48.
33
DAVID. (J). Darsa, [Link]. P 49.
21
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
engagements. La commission bancaire aide les établissements en indiquant, par pays, le taux
moyen de provisionnement34.
34
PUPION. (P-C), [Link]. P 72.
22
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
23
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
En juin 1999, le comité de Bâle a proposé de nouvelles règles, connues sous le nom
de Bâle II, révisées en janvier 2001 et avril 2003. Un certain nombre d’études d’impact
quantitatif (quantitative impact studies, QIS) ont été menées afin de tester l’application de ces
nouvelles règles en matière de capital requis. Un ensemble de règles définitives, validé par Tous
les membres du comité de Bâle, a été publié en juin 2004, et actualisé en novembre
2005. L’application de Bâle II est effective depuis fin 2007, suite à des études supplémentaires
d’impact quantitatif. Notons que les États-Unis ont plusieurs années de retard par rapport au
reste du monde dans l’application de Bâle II.
Cet accord concerne essentiellement les grandes banques internationales. Aux Etats-
Unis, les autorités de régulation ont décidé que ce nouvel accord ne s’appliquera pas aux petites
banques régionales (ces établissements seront soumis à Bâle IA, très semblable à Bâle I).
Certaines banques régionales de taille plus importante vont sans doute volontairement appliquer
Bâle II, pour signaler, par exemple, à leurs actionnaires qu’elles gèrent le risque de manière
sophistiquée. En Europe, toutes les banques, ainsi que les sociétés financières seront soumises
aux règles de Bâle II. La CAD III (capital Adequacy Directive ou directive d’adéquation des
fonds propres) du 14 juillet 2004 vise à transposer l’accord de Bâle II à l’Union européenne.
Celui-ci se décompose en trois piliers 37:
35
MALEK. (M). IMANE. (B), « Les Banques Algériennes A La Lumière Des Règles De Bale I, Ii, Iii : Bilan Et
Perspectives », Revue des réformes Economiques et intégration dans l’économie mondiale, 2017, Volume 12,
N°23, P 231.
36
SARDI. (A), « Audit et contrôle interne bancaires, Bâle II », Paris, édition AFGES, 2004, P 13.
37
HULL. (J), [Link], P 261.
24
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Le 26 juin 1974, dépôt de bilan de la banque allemande Herstatt alors que la partie
en US dollars des opérations de change de la banque n’est pas dénouée, à cause du décalage
horaire. Première prise de conscience du risque systémique sur les marchés financiers
modernes.
Un directeur de la Banque d'Angleterre, Peter Cooke, propose une réunion des banques
centrales et des superviseurs bancaires des pays du G10 (Allemagne, Belgique, Canada, Etats-
Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume-Unis, Suède, Suisse)
Le Comité de Bâle I est né et se réunit dorénavant à Bâle (Suisse) quatre fois par an,
sous l'égide de la Banque des règlements internationaux (BRI). En 1975, un document le «
Concordat de Bâle » introduit le principe du contrôle bancaire sur base consolidée (1) Le
Comité regroupe désormais 28 juridictions avec Luxembourg et Espagne puis, depuis 2009 :
Afrique du Sud, Arabie S.
38
Godih. (D.T.), « Eléments de réflexion pour des relations efficientes banque-entreprise en Algérie », The journal
of Economics and Finance (JEF), volume 3, N°2, 2017, P 24, disponible sur :
[Link] consulté le 02/04/2024.
39
MAGHLAZI. (F), « Les règles de Bâle III et leur application au Maroc », édition UNIVERSITAIRES
EUROPENNES, 2020, P 7 disponible sur : [Link]
applications-Maroc/dp/6202534362 consulté le 03/04/2024.
25
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Ce ratio est au cœur des accords dits « Bâle 1 » et constitue un élément fondateur de la
régulation bancaire : chaque risque doit comprendre un certain montant de fonds propres pour
assurer la sécurité globale du marché et minimiser les risques de nature systémique en évitant
« l'effet domino ».
Le Comité de Bâle amende le ratio Cooke en 1996 pour prendre en compte les risques
de marché et ouvre la possibilité d’utiliser les modèles internes pour calculer les fonds propres
réglementaires sur ces risques41. Alors que le premier accord concernait uniquement les risques
de crédit, cet accord est considéré comme un amendement à l’accord de 1988 selon
l’amendement. Lors du calcul du ratio de capital total de la banque, un lien numérique est créé
entre les risques de crédit et les risques de marché en multipliant le risque le risque de marché
Mesure par 12,5 le résultat est ajouté au total des actifs pondérés en fonction des risques
collectés dans le but de compenser les risques de crédit par conséquent, le numérateur de la
fraction sera la somme du capital de la banque des premières et deuxième tranches, qui a été
déterminée dans 1988, en plus de éléments de capital du troisième niveau qui peuvent être
utilisés pour faire face aux risques de marché, l’équation du capital devient alors la suivante42:
L’environnement bancaire a connu de nombreuses mutations, liées notamment au rôle joué par
les marchés financiers. En effet le choc pétrolier de 1974 a augmenté la volatilité des marchés
et a perturbé les flux de capitaux dans le secteur bancaire.
40
MIHAELA. (V), « La gestion des risques juridiques bancaires », thèse de doctorat en sciences économique
Sciences humaines – Sciences juridiques et politiques, université Paris I - Panthéon Sorbonne, 2014, P 158.
41
VISNOVSKY. (F), « Bâle 1, 2, 3…de quoi s’agit-il? » : Séminaire national des professeurs de BTS Banque
conseiller de clientèle, France, édition, 25 janvier 2017, PP 1-2, disponible sur : [Link]
[Link]/intervention/intervention-de-frederic-visnovsky-bale-1-2-3-de-quoi-sagit-il-seminaire-national-des-
professeurs-de consulté le 01/04/2024.
42
SOUISSI. (A), « gestion des risques bancaires selon les normes bâloises dans le système bancaire algérien »,
mémoire de master en sciences économiques, spécialité économie monétaire et bancaire, université de Beskra,
Algérie, 2018, PP 26-27, disponible sur : [Link]
18f27e54260d/download consulté le 02/04/2024.
26
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
C’est dans cette optique que le comité de Bâle sur le contrôle des opérations bancaires a été
institué en Février 1975 par les autorités de surveillance prudentielles. Ainsi que les
gouverneurs des banques centrales des pays du groupe des Dix, rassemble les autorités de
contrôle des banques.
Le comité se réunit dans les locaux et avec l’appui de la banque des règlements internationaux,
à Bâle, en Suisse. Cette coopération a abouti à l’accord de Bâle qui a introduit, à partir de 1988,
un deuxième type d’exigence en capital, avec la définition d’un coefficient de fonds propres
ajusté des risques (le ratio Cooke).
Le ratio Cooke ne s’applique que dans les Etats qui ont accepté cette recommandation ; en
général, son application est limitée aux seules banques qui ont une activité internationale
significative. Il est recommandé dans cet accord aux banques de détenir en capital l’équivalent
d’au moins 8 % de leurs actifs pondérés par des coefficients de risque, a été adopté par plus de
100 pays, dont les Etats Unis. En 1989, des directives de la commission européenne ont adapté
un ratio de solvabilité européen, très proche du ratio Cooke, et ont rendu obligatoire son
application, à partir de la fin 1992, à tous les établissements de crédit de l’Union économique
et monétaire.
43
SENOUCI. (K), « La gouvernance bancaire face aux parties prenantes », thèse de doctorat
en Sciences de Gestion, spécialité Management, université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen,
2015, PP 87-88, disponible sur : [Link]
parties-prenantes-casdes-banques-publiques-algériennes-e56593397 consulté le 04/04/2024.
27
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
généraux pouvant être appliqués. A différents systèmes de contrôle et exigent le respect d’un
ensemble de conditions juridiques qui contribuent à accorder à l’autorité de régulation le droit
d’imposer les instructions et règlementations nécessaires, et il se compose de 25 principes
répartis en 7 sections fondamentaux comme suit44:
Première section : conditions préalables à un contrôle bancaire efficace
Deuxième section : agrément et structure de priorité
Troisième section : réglementation et exigences prudentielles
Quatrième section : modalités de contrôle bancaire permanent
Cinquième section : conditions liées aux médias
Sixième section : autorités officielles des organismes de réglementation Septième
section : activités bancaires transfrontière
44
AIT AKKACHE. (S), « Evolution des règles de précaution pour les banques à la lumière des normes du comité
de Bâle et étendue de leur application par les banques algériennes », thèse de doctorat en sciences économiques,
Université du Bouira, Algérie, 2013, PP 57-58, disponible sur : [Link]
content/plugins/download-attachments/includes/[Link]?id=208144 consulté 06/04/2024.
45
SYLVIE. (T.L), « Le dispositif prudentiel Bâle II, autoévaluation et contrôle interne », thèse de doctorat en
sciences de gestion, Université du Sud Toulon var, 2008, PP 96-97, disponible sur : [Link]
00348300 consulté le 04/04/2024.
46
SENOUCI. (K), [Link], PP 94-95.
28
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
-En dehors de l’accord de 1996 sur les risques de marché, aucune allocation en capital n’est
prévue pour les autres formes de risque (risque opérationnel…). Il n’y a pas que les risques de
crédit et de marché à prendre en considération, mais il y a d’autres risques.
- Les garanties ne sont pas prises en compte à cause de la faiblesse de leur taux de pondération.
En général le développement sans répit des techniques poussées de gestion des portefeuilles de
crédit a nécessité la révision de l’accord de Bâle I.
[Link]. Les effets favorables de l’accord de Bâle I :
En théorie, les ratios de fonds propres peuvent avoir des effets contradictoires sur les
établissements. Traditionnellement, ces ratios ont été justifiés par l’existence de plusieurs
facteurs favorables (qui ne concernent pas uniquement le comportement des
Établissements)47:
_Réduction de la probabilité de défaillance des établissements ;
_ Réduction éventuelle des incitations pour les établissements à investir dans des actifs risqués
; car le capital minimum réduit le montant des dettes dans la structure du capital ; _Atténuation
des pertes pour les déposants qui peuvent, en cas de faillite, récupérer au moins une partie de
leurs dépôts.
2.4.2. Accord de Bâle II et le Ratio Mac Donough
Le nouveau dispositif repose sur trois piliers : des exigences minimales de fonds propres, un
processus de surveillance prudentielle et l’utilisation effective de la discipline de marché. Ces
trois piliers complémentaires sont nécessaires pour contrôler la santé financière globale du
système bancaire et celle de chaque établissement. Mais aucun d’entre eux ne peut se substituer
à une bonne gestion bancaire.
L’accord de Bâle II a été finalisé en juin 2004, ce dispositif repose sur une nouvelle approche
fondée sur trois « piliers » afin d’aboutir à une gestion des risques plus fine, exhaustive et
préventive. Les trois piliers sont les suivants
47
MOHAMED. (B). HAMZA. (T), « Les recommandations internationales à l’égard de la gestion prudentielle ».
Revue Dirassat, numéro économique, Volume 3, N° 2, 2012, P 29, disponible sur :
[Link]
stion_prudentielle_-Ratio_de_solvabilite_Bale_I_Bale_II_et_Bale_III- consulté le 05/04/2024.
29
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Source : VISNOVSKY. (F), « Bâle 1, 2, 3…de quoi s’agit-il? » : Séminaire national des professeurs de BTS
Banque conseiller de clientèle, France, 25 janvier 2017, P 6, disponible sur :
[Link]
seminaire-national-desprofesseurs-de consulté le 01/04/2024.
_Premier pilier : Le maintien d’une exigence minimale en fonds propres (Ratio Mc Donough),
affinée avec dans un premier temps une révision du système standardisé et dans un second
30
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
temps, un élargissement vers un système de notations internes et une prise en compte affinée
des techniques de réduction du risque48.
La réglementation Bâle II exprime cette contrainte sous la forme d’un ratio dit ratio Mac
Donough, qui, par similitude avec le ratio Cooke, doit être supérieur ou égal à 8%. Pour
satisfaire cette exigence, le ratio Mac Donough rapporte les fonds propres effectifs de la banque
au montant total de ses actifs pondérés en fonction des risques (risk weighted assets : RWA), le
montant des actifs pondérés (AP) correspondant au montant des fonds propres exigés pour
couvrir le risque de crédit, le risque de marché et le risque opérationnel multiplié par 12,5
(1/0,08)49.
Egale :
𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬
≥ 𝟖%
𝐅𝐏𝐑𝐂 𝐅𝐏𝐑𝐌 𝐅𝐏𝐑𝐎 𝟏𝟐 𝟓
48
MOHAMED. (B). HAMZA. (T), [Link], P 30.
49
PASCAL. (D). DENIS. (D), « Pilotage bancaire : les normes IAS et la réglementation Bâle II », REVUE
BANQUE Edition, 2005, P 134.
50
Antoine. (S). « Bâle II », Editions AFGES, 2008, P 16.
31
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
les banques à réévaluer les risques inhérents d’une manière individuelle et à analyser d’une
manière détaillée la solvabilité du preneur de crédit en appliquant un système de rating51.
[Link]. Les effets favorables de l’accord de Bâle II
L’accord de Bâle II comportait un certain nombre de points positifs et négatifs, notamment les
suivants52:
_Les effets favorables
_Améliorer et développer les politiques pratiques de gestion des risques dans les banques ;
_Améliorer et développer les politiques pratiques de gestion du capital ;
_Renforcer les fondements de la stabilité bancaire et développer de nouveaux outils financiers
dans le secteur bancaire ;
_Développer une méthode de calcul du ratio de solvabilité ;
_Trouve de nouveau modèles de test plus appropriés pour une application dans les institutions
bancaires à tous les niveaux ;
_Réduire les risques de crédit ;
_ Améliorer les niveaux de sécurité et de précision des systèmes financiers en mettant en œuvre
une auto surveillance interne dans les institutions bancaires.
_Les effets défavorables
Selon les normes fixées par l’accord, les banques se heurtaient à des obstacles pour attirer des
sources de financement internationales en raison des notations de crédit de certaines de ces
institutions.
_Faire pression sur les banques pour qu’elles renforcent leurs niveaux de fonds propres et leurs
niveaux de fonds en raison de nouveaux risques, notamment opérationnels ;
_Faire face aux pressions pour développer des politiques et des pratiques de gestion des risques
financiers et abandonner progressivement la méthode d’évaluation interne du crédit ;
_Aligner les normes de l’accord selon les exigences des dix pays industrialisés.
2.4.3. Accords de Bâle III
L’objectif de Bâle III est de rendre les institutions financières plus solides et plus résistantes
face aux crises et de mettre fin au problème des institutions considérées comme trop grandes
pour faire faillite et qui bénéficiaient implicitement d’une garantie de renflouement par les
États.
L’accord de Bâle III, annoncé le 7 décembre 2010, est l’aboutissement d’un effort
réglementaire sans précédent, engagé dès 2009, et qui a été largement positif pour la stabilité
financière. Les banques doivent respecter un ratio minimum de fonds propres au regard des
risques qu’elles prennent, comme le risque de crédit, le risque opérationnel et les risques de
marché. Les règles adoptées le 7 décembre 2017 achèvent le travail entrepris en révisant les
51
PIERRE. (T), « Méthodes et outils pour traiter les risques opérationnels dans les PME », Suisse, 2006, P 3,
disponible sur : [Link] consulté le 26/04/2024.
52
BOUALI. (KH), « La réalité de la mise en œuvre des décisions de Bâle III dans le secteur bancaire algérien »,
mémoire de master en sciences économiques, spécialité économie monétaire et bancaire, université de
Mostaganem, Algérie, 2018, P 41, disponibles sur : [Link]
[Link]/bitstream/handle/123456789/4514/[Link]?sequence=1&isAllowed=y consulté le 27/04/2024.
32
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
méthodes de calcul des risques pondérés. L’accord de Bâle III maintient la sensibilité au risque
permise par les modèles internes des banques et fixe un cadre53.
Bâle III est un ensemble de mesures nouvelles que le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire
a élaboré pour renforcer la réglementation, le contrôle et la gestion des risques dans le secteur
bancaire.
Une série de mesures baptisées « Bâle 3 » se fonde sur quatre principales mesures :
53
KAMELI. (M), BOUDALI. (M), « Pistes de réflexion sur les accords de Bâle III », Revue de l’innovation et
marketing, Volume 08, N° 01, 2021, PP 258-259disponible sur : [Link]
consulté le 05/04/2024.
54
MOULAY. (KH). SALIH. (S), « Règlementation prudentielle de Bale I à Bale III & Analyse financière des
banques publiques En Algérie », Revue d’économie et de management, Volume 16, N°2, 2017, P 9-10, disponible
sur : [Link] consulté le 05/04/2024.
33
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Source : MERHOUN. (M). BEHALIMA. (I), « Les Banques Algériennes A La Lumière Des Règles De
Bale I, Ii, Iii : Bilan Et Perspectives », Revue des réformes économiques et intégration, volume 12, P 240 :
disponible sur : [Link] consulté le 28/05/2024.
55
AIT AKKACHE. (S), [Link], PP 56-57.
34
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
_Les organismes de contrôle doivent s’assurer que les banques disposent des politiques et
procédures nécessaires pour diagnostiquer, suivre et contrôler les risques pays et les risques de
transfert associés aux activités internationales (prêts et investissement), en plus de prendre les
précautions nécessaires pour ces risques ;
_Les organes de contrôle doivent veiller à ce que les banques disposent d’un système leur
permettant de mesure avec précision, de suivre et de surveiller efficacement le risque de
marché, et d’imposer aux banques, si nécessaire, de déterminer ou de fixer des exigences
concernant le capital privé minimum nécessaire pour faire face aux risques de marché ;
_Les organes de contrôle bancaire doivent veiller à ce que les banques disposent d’un ensemble
complet de moyens pour gérer les risques et pour diagnostiquer, mesurer et suivre tous les autres
risques fondamentaux. En cas de nécessité, il est nécessaire de constituer une couverture avec
les fonds privés nécessaires à ces risques ;
_Les autorités de contrôle doivent veiller à ce que les banques disposent de système de contrôle
interne adaptés à la nature et à l’ampleur de leur activité, et à ce que ces systèmes comprennent
des dispositions claires relatives à la délégation de pouvoirs et de responsabilités et à la
séparation des fonctions dont l’exercice se traduit par des obligations pour la banque et le
décaissement de ses fonds, ainsi que ceux liés aux procédures de règlement des comptes et à la
préservation des actifs de la banque.
_Les autorités de contrôle doivent veiller à ce que les banques s’appuient sur des politiques et
procédures liées à la connaissance de leurs clients, garantir un haut degré de professionnalisme
dans le domaine financier et empêcher le recours et l’implication des banques dans des activités
criminelles.
[Link] réglementation prudentielle en Algérie
La réglementation prudentielle en Algérie joue un rôle crucial dans la stabilité et la croissance
économique du pays en régulant le système financier. Afin d'encourager une gestion plus
prudente des institutions financières, un cadre de supervision a été mis en place, aligné sur les
recommandations du Comité de Bâle. Les autorités monétaires algériennes ont ainsi instauré
un ensemble de normes que les banques doivent respecter scrupuleusement. Voici les
principales dispositions du nouveau règlement56:
Le Règlement N°91-12 du 26 décembre 1991 établit des normes comptables pour les banques
en Algérie, visant à assurer la transparence et la cohérence des états financiers.
56
SABAA. (L). RACHEDI. (L), « La gestion des risques opérationnels, cas : société général d’Algérie », mémoire
de master en sciences commerciales, spécialité monnaie finance et banque, école supérieur de commerce, Algérie,
2019, P 24, disponible sur : [Link]
[Link]/jspui/bitstream/123456789/1355/3/Imene%[Link] consulté le 07/04/2024.
35
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Audits Externes : Obligation pour les banques de se soumettre à des audits externes réguliers
pour vérifier la conformité aux normes comptables.
_Publication des Résultats Financiers : Exigence de publication régulière des états financiers
pour assurer la transparence financière.
Articles Clés57:
_Traçabilité des Fonds : Obligation de garantir la traçabilité des fonds pour suivre les
transactions et détecter les activités suspectes.
Articles Clés58:
57
6REGLEMENT N°91-12 DU 14 AOUT 1991 RELATIF A LA DOMICILIATION DES IMPORTATIONS,
disponible sur : [Link] consulté le 08/04/2024.
58
REGLEMENT N°95-07 DU 23 DECEMBRE 1995 MODIFIANT ET REMPLACANT LE REGLEMENT
N°92-04 DU 22 MARS 1992 RELATIF AU CONTROLE DES CHANGES, disponible sur : [Link]
[Link]/stoodroa/2023/01/[Link] consulté le 08/04/2024.
36
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Le Règlement N°02-03 du 26 juin 2002 encadre les activités bancaires en Algérie en définissant
les conditions d’exercice, la transparence des transactions et la protection des clients.
_Conditions d’Exercice : Fixe les conditions requises pour l’exercice des activités bancaires,
incluant le capital minimum et les exigences de gestion des risques.
_Protection des Clients : Mise en place de mécanismes pour protéger les droits des clients et
fournir des recours en cas de litige.
_Gestion des Risques : Exigence de systèmes efficaces pour identifier, évaluer et gérer les
risques.
Le Règlement N°04-01 du 2 août 2004 établit les normes pour la gestion des risques de crédit,
en mettant l'accent sur le contrôle et la révision des prêts.
_Contrôle des Risques de Crédit : Définition des exigences pour identifier, évaluer, et gérer
les risques de crédit, incluant des procédures rigoureuses pour l’octroi des prêts.
_Évaluation des Prêts : Exigence d’évaluation approfondie des prêts avant leur octroi, en
tenant compte de la solvabilité des emprunteurs.
59
REGLEMENT N°2002-03 DU 14 NOVEMBRE 2002 PORTANT SUR LE CONTROLE INTERNE DES
BANQUES ET ETABLISSEMENTS FINANCIERS, disponible sur : [Link]
[Link]/stoodroa/2023/01/[Link] consulté le 08/04/2024.
37
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
_Provisionnement des Créances : Obligation de constituer des provisions pour les créances
douteuses et irrécouvrables.
Suivi et Révision des Prêts : Mise en place de systèmes de suivi et de révision réguliers des
prêts pour ajuster les provisions selon la qualité des créances.
Articles Clés60:
Le Règlement N°05-07 du 28 décembre 2005 introduit des exigences pour la gestion des risques
opérationnels, en mettant l’accent sur les contrôles internes et la documentation.
_Gestion des Risques Opérationnels : Obligation de mettre en place des mécanismes pour
identifier, évaluer, et gérer les risques opérationnels, incluant les dysfonctionnements internes
et les événements externes.
_Contrôles Internes : Exigence d’établir des systèmes de contrôle interne solides pour
surveiller les opérations et prévenir les erreurs.
_Révision et Mise à Jour : Nécessité de révisions périodiques des systèmes de gestion des
risques pour s’adapter aux évolutions des risques.
Articles Clés61:
60
REGLEMENT N°2004-01 DU 4 MARS 2004 RELATIF AU CAPITAL MINIMUM DES BANQUES ET
ETABLISSEMENTS FINANCIERS EXERÇANT EN ALGERIE, disponible sur : [Link]
[Link]/stoodroa/2021/03/[Link] consulté le 08/04/2024.
61
REGLEMENT N°2005-07 DU 28 DECEMBRE 2005 PORTANT SUR LA SECURITE DES SYSTEMES DE
PAIEMENT, disponible sur : [Link] consulté le
09/04/2024.
38
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Le Règlement N°11-08 du 28 novembre 2011 fixe des exigences renforcées pour le contrôle
interne des banques et établissements financiers, en remplacement du Règlement N°02-03.
_Contrôle Interne Renforcé : Obligation de mettre en œuvre des contrôles internes rigoureux
pour une gestion efficace des risques, incluant ceux liés aux défaillances internes et aux
événements externes, telles que les fraudes.
Articles Clés62:
_Articles 58, 59 et 60 : Détails sur la gestion des risques et l'application de la cartographie des
risques opérationnels.
Ces règlements s’appuient sur les accords de Bâle II et III, intégrant la notion de risque
opérationnel et un coussin de sécurité dans le calcul des coefficients de solvabilité des banques
et établissements financiers (BEF).
Apriori, il impose aux BEF un coefficient minimum de solvabilité de 9,5%, d’où :
𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐫 𝐠𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬
≥ 𝟗, 𝟓
𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐫 𝐝𝐢𝐭 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐨𝐩 𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥
62
REGLEMENT N°2011-08 DU 28 NOVEMBRE 2011 RELATIF AU CONTROLE INTERNE DES BANQUES
ET ETABLISSEMENTS FINANCIERS, disponible sur : [Link]
[Link]/stoodroa/2023/01/[Link] consulté le 09/04/2024.
39
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
À compter du 1er octobre 2014, les banques algériennes doivent constituer des provisions pour
le risque opérationnel, comprenant un coussin de sécurité de 2,5 % de leurs risques pondérés,
conformément à l'article 4. Celui-ci stipule que « les banques et établissements financiers
doivent également constituer, en plus de la couverture prévue à l'article 2, un coussin de
sécurité, composé de fonds propres de base et couvrant 2,5 % de leurs risques pondérés ».
Le coussin de sécurité :
_Gestion des Risques Opérationnels : Les banques doivent constituer des provisions pour le
risque opérationnel, y compris un coussin de sécurité de 2,5 % des risques pondérés.
_Exigence en Fonds Propres : L'article 21 fixe l'exigence en fonds propres pour couvrir le
risque opérationnel à 15 % de la moyenne des produits nets bancaires annuels des trois dernières
années, en ne prenant en compte que les produits nets positifs.
Articles Clés63:
_Article 21 : Exigence en fonds propres pour le risque opérationnel selon la méthode de base
de Bâle II.
63
REGLEMENT N°2014-01 DU 16 FEVRIER 2014 PORTANT COEFFICIENTS DE SOLVABILITE
APPLICABLES AUX BANQUES ET ETABLISSEMENTS FINANCIERS, disponible sur : [Link]
[Link]/stoodroa/2021/03/[Link] consulté le 09/04/2024.
40
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque
Conclusion
Les banques centrales jouent un rôle essentiel en surveillant rigoureusement l'ensemble des
activités bancaires afin de maintenir la stabilité du système financier, surtout dans un contexte
où l'instabilité et les risques sont monnaie courante. Pour illustrer cette perspective, ce chapitre
commence par examiner les mesures prises par les autorités algériennes depuis l'indépendance
jusqu'à nos jours. Ensuite, il met en évidence les divers risques qui pèsent sur les opérations
bancaires, soulignant ainsi l'importance cruciale d'une gestion attentive de ces risques, souvent
complexes et sensibles.
En conclusion, ce chapitre examine de près les accords de Bâle et leurs évolutions au fil des
décennies. Il nous explique l'intégration progressive de nouveaux risques bancaires, au-delà du
simple risque de crédit, ainsi que les ajustements continus des ratios pour une gestion plus
efficace des risques inhérents aux activités bancaires. Cette analyse comporte aussi
l'adaptabilité constante des réglementations internationales face aux divers défis que peut faire
face le secteur financier.
41
Chapitre 02 : La gestion des
Risques opérationnels
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Introduction
Au-delà des aspects traditionnels de la gestion financière, tels que les risques de marché et de
crédit, qui sont souvent considérés comme les principales causes de défaillance des institutions
bancaires, les événements récents ont mis en lumière une autre source majeure de pertes
financières : les défaillances opérationnelles.
Ces perturbations peuvent résulter de divers facteurs tels que des défaillances techniques, des
erreurs humaines, des fraudes inventives ou une complexité croissante dans les opérations
bancaires quotidiennes. Ces incidents, parmi d’autres, ne sont pas toujours liés aux risques de
crédit ou de marché, mais plutôt au risque opérationnel, qui constitue depuis longtemps l’une
des principales préoccupations des établissements bancaires.
Dans ce chapitre, nous examinerons la définition des risques opérationnels, leurs implications
et leurs caractéristiques spécifiques. Nous discuterons également des méthodes d’identification
de ces risques et des principales mesures de couverture, structurant ainsi notre analyse en trois
sections distinctes.
42
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Section 01 : Notion des Risques Opérationnels
Au sein des opérations bancaires, la prise en compte des risques opérationnels est un sujet crucial
et à cause des pertes significatives subies par de nombreuses institutions financières. Ces
préoccupations se sont intensifié et ces dispositions ont conduit ces établissements à inclure les
risques opérationnels dans leur cadre de gestion des risques intégré.
Et donc dans cette section, nous allons aborder la définition et la classification des risques
opérationnels, puis nous examinerons les méthodes d'identification et d'évaluation de ces
risques, ainsi que les approches adoptées par les banques pour les gérer.
Pour le Comité de Bale, le risque opérationnel est un risque important qui nécessite pour les
banques de détenir suffisamment de fonds propres pour se protéger contre les pertes qui en
découlent En conséquence, une nouvelle approche a été requise par la BRI (La Banque des
règlements internationaux, a été créée en 1930. C’est la plus vieille institution financière
internationale, et ce avant le fonds monétaire international (FMI) et la banque mondiale, sont
des banques centrales, les actionnaires initiaux étaient les banques centrales de six pays :
Belgique, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Etats-Unis d’Amérique66.), dans le cadre
des accords de Baie Il, pour le calcul des fonds propres règlementaires. Comme pour les autres
risques, notamment le risque de crédit, le Comité a demandé aux banques de perfectionner les
techniques d'évaluation et de gestion du risque opérationnel67.
64
1MERIEM. (H.A), « Risque opérationnel bancaire : le point sur la réglementation prudentielle », Éditions
Management Prospective, 2011, P 227, disponible sur : [Link]
[Link] consulté le 11/05/2024.
65
BENOÎT. (C), « L’univers des risques en finance »,1er édition, Edition science politique, 2007, P 103, disponible
sur : [Link] consulté le 12/05/2024.
66
HASSAN. (A), « La règlementation bancaire internationale », paris, Edition l’Harmattan, 2021, P 19, disponible
sur :
[Link]
BAJ consulté le 11/05/2024.
67
CATHRINE. (K), « L’essentiel de la banque », France, 3e édition, l’extenso édition, 2017, P 64, disponible sur
: [Link] consulté le 10/05/2024.
43
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
1.2. Selon Danièle N. (2006)
Le risque opérationnel prend en compte des risques juridiques, administratifs, les risques
d’ordre technique ou technologique, tels que les risques associés aux systèmes d’information,
de gestion et de procédures, les risques environnementaux, tels que les risques économiques,
politiques, sociaux systémiques, climatiques...Toutefois le risque opérationnel exclus le risque
stratégique et le risque de réputation. Ce qui est n’est pas facile, car cette agrégation de risques
hétérogènes rend délicate toute identification précise du risque opérationnel, d’autant plus que
ses manifestations sont souvent difficiles à isoler68.
trading, falsification des positions, accord de crédit indu, usurpation d’identité, utilisation du
_Fraude externe : détournement des fonds, vol ou usage délictueux de biens ou données
appartenant à la banque, intrusion non autorisée dans les systèmes, défaillance de la sécurité ;
68
ASSIENIN. (K), « L’impact de la gestion des risques opérationnel sur la performance des entreprises non
financiers », Université Félix Houphouët-Boigny, janvier 2016, P 4, disponible sur : [Link]
01252493/document consulté le 12/05/2024.
69
MARC. (S), « L’essentiel du postmarché », France, Edition Eyrolles, 2013, P 168.
44
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
_Exécution, livraison et gestion des processus : erreur dans le traitement d’une transaction,
défaillance dans l’exécution d’une transaction, paiements mal exécutés, litiges avec un tiers...
45
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Section 02 : dispositif de la gestion des risques opérationnels
Une identification précise des risques est cruciale pour développer un système efficace de
surveillance et de gestion des risques. Cette identification doit prendre en considération les
facteurs internes et externes susceptibles d'entraver la réalisation des objectifs de la banque.
Toutefois, il est insuffisant pour les banques de simplement identifier les risques les plus graves
elles doivent également évaluer leur vulnérabilité face à ces risques. Une évaluation plus
approfondie des risques permet aux banques de mieux comprendre leur profil de risque et de
déterminer plus précisément les ressources nécessaires pour les gérer.
plus dynamique et celle assurant une gestion prospective des risques auxquels peuvent
Selon que l’on souhaite obtenir très rapidement ou non éléments chiffrés, on pourra
privilégier une méthode de type « top-down » permettant à moindre coût d’avoir des
éléments quantifiés, ou de choisir directement la méthode qui sur le long terme devra
être utilisée pour disposer d’un système efficace, que l’on nommera « Bottom-up ».
70
TARI. (M.L), KHADIDJA, « La gestion des risques opérationnels », Roa iktissadia review, Algérie, Volume7,
N° 2, décembre 2017, P 375, disponible sur : [Link] consulté le
13/05/2024.
46
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
_La comparaison de ces risques détectés avec la nomenclature des risques de l’entreprise ;
71
ALAOUI. (S), ATTOUI. (Z), « Cartographie de risques : outils de gestion des risques dans les établissements
publics », Revue du contrôle, de la comptabilité et de l’audit, Algérie, Volume 05, N° 03, septembre 2021, P333,
[Link] consulté le 13/05/2024.
47
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
1.2. Approche Bottom-Up (Ascendante)
L’approche Bottom-up pourrait, quant à elle, être assimilée aux méthodes avancées
avec dispositif implanté à tous les niveaux de l’organisation et orientée vers de la
mesure réelle des pertes et un souhait de gestion anticipative.
C’est sans nul doute l’approche que prendra à terme la majorité des établissements,
mais elle nécessite plus d’investissement et un délai de mise en œuvre beaucoup plus
long pour disposer d’un ensemble complet d’outils de mesure et de prévention.
Dans cette optique il est bien sûr possible de choisir une implémentation étapes successives,
que ce soit en termes de périmètres ou de fonctionnalités72.
2.1. Définition
Une cartographie de risque est un graphique de la fréquence des pertes attendues par
apport à la gravité attendue pour l’entreprise, des types de risque individuels, des
secteurs d’activité individuels ou des combinaisons de ceux-ci. Le diagramme est une
visuelle utile qui peut être utilisée pour identifier les risques On peut dire qu’une carte
De risque et un document permettent de recenser les principaux risques d’une entreprise
et le présenter sous une forme hiérarchisé pour assurer une démarche d’évaluation et de
gestion des risques.
La cartographie des risques est la base du risque opérationnel car, contrairement aux
d’autres risque, elle n’est pas spécifique à un produit Il est donc impossible d’analyser
les risques opérationnels liés aux activités d’une compagnie sans une compréhension
approfondie de l’ensemble des opérations. Cette analyse peut être faite dans deux
directions : Top-down ou Bottom-up73.
72
CHRISTIAN. (J), PATRICK. (M), « Prévention et gestion des risques opérationnels », France, revue BANQUE
Edition, 2004, P 79-80.
73
0 MECHTOUB. (S), OUGHLISSI. (M.A), « Une cartographie du risque opérationnel dans les compagnies
d’assurance », Revue Stratégie et développement, Université Abdelhamid Ibn Badis, Volume 09, N° 03, juillet
2019, P 278, disponible sur : [Link] consulté le 13/05/2024.
48
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
2.2. Objectifs de la Mise en Place d'une Cartographie des Risques74
L’élaboration de la cartographie des risques est une démarche complexe, elle peut être
Décomposée en quatre (04) étapes75:
_L’identification; C’est la première étape. Il s'agit de pouvoir déterminer les risques
organisationnels associés à des limites définies lors d'entretiens avec les opérateurs.
_L'identification des processus, la présentation des risques peuvent être basées sur des
questionnaires ou de manière publique.
_La seconde étape du processus de cartographie des risques est l’identification le recensement
des dispositifs de maitrise des risques. Il s’agit de répertorier l’ensemble des moyens du système
contrôle déployé par les opérateurs.
_L’évaluation des risques ; c’est la troisième étape du processus de cartographie des risques, est
délicate puisqu’elle nécessite le recours à un référentiel commun permettant d’interpréter de
manière pertinente les résultats obtenus.
_L'évaluation peut être qualitative et établie sur la base de rapports d'audit interne ou
d'expertise, ou sur un système de cotation en couple fréquence/impact ou de quantification
lorsque le chiffre probable de la perte est à risque.
Cette évaluation des risques peut être réalisée de différentes manières lors d’entretiens
individuels ou lors de revues générales du processus.
Les évaluations des risques identifiés peuvent se baser sur les critères qui dépendront des
spécificités et de la problématique traitée. Chaque risque sélectionné est défini par :
L’occurrence, la gravité, les répercussions (financier, humain, image de marque de l’entreprise).
_La capacité de maîtrise :
La dernière étape de la cartographie des risques est le reporting. Une fois l’ensemble des
Informations sur les risques recensés et formalisés, ils doivent être communiqués au niveau
Pertinent de management en fonction des spécifications, du formalisme et de la fréquence
retenue.
74
ALAOUI SOSSI. (F). EL ATTAOUI. (Z), « Cartographie des risques : Outil de gestion des risques dans les
Établissements publics », Revue du contrôle, de la comptabilité et de l’audit, 2021, Vol 5, N°3, P, 351.
75
Ibid. P 355.
49
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Le contenu de la cartographie des risques doit être exploité pour nous donner des informations
Adéquates aux intervenants dans l’organisation.
Les modes de collecte des données retenues sont les entretiens et les rapports sur les
activités de l’établissement :
_Les entretiens avec le chef de la division commerciale de l’établissement, les chefs des services
(Abonnement, Branchement, Facturation, Recouvrement et Résiliation) et les opérateurs.
_les rapports d’audit, du contrôle interne et les rapports des auditeurs externes sur l’évaluation
de la gestion dans l’établissement.
Phase 1 : La collecte :
Cette phase consiste à collecter toutes les informations, données ou rapports ayants un impact
sur le management des risques. Il s’agit notamment de :
76
BENOU. (S). DAOUI. (C), « Redéfinition des processus et mise en place d'une cartographie des processus : Cas
de la Banque Nationale d'Algérie ». Laboratoire de management du changement dans l'entreprise algérienne, 2018,
P 9, disponible sur : [Link] consulté le 12/05/2024.
50
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Phase 3 : Evaluation et hiérarchisation
L’évaluation et la hiérarchisation pourraient être qualitative en se basant sur les rapports
de l’audit interne et de contrôle de gestion, soit semi-quantitative basée sur un système de
notation de couple fréquence/impact et pourra être quantitative quand la perte estimée associer
à un risque est chiffré.
L’étape d’évaluation des événements de risque potentiels se base sur une analyse de la fréquence
et de la sévérité (impact), chaque risque doit être évalué en termes de fréquence d’occurrence
et de sévérité.
Phase 4 : Traitement et plan d’action
Après l'identification du risque, on passe au traitement afin de prendre la décision soit
D’éviter, de réduire, de partager ou d’accepter le risque.
_L’évitement du risque : L’établissement décide de cesser temporairement ou définitivement
les activités à l’origine du risque.
_La réduction du risque : L’établissement prend des mesures afin de réduire la fréquence
d’occurrence et l’impact négatif du risque.
_Le partage du risque : L’établissement opte pour la diminution de la fréquence ou de l’impact
du risque en le transférant ou en le partageant.
_L’acceptation du risque : L’établissement n’a pas de choix, il ne peut rien faire, aucune mesure
pour faire face au risque.
Une fois les risques sont traités, on passe au plan d’action qui comporte les recommandations
à mettre en place permettant de renforcer le dispositif de management de risque.
La démarche méthodologique pour l’élaboration d’une cartographie des risques passe par les étapes
suivantes :
2.4. Indicateurs Clés des Risques (KRI : Key Risk Indicator)
Les indicateurs clés des risques constituent des indices possibles de perte ou des dangers
futurs qui peuvent menacer l’activité de l’établissement77.
Les indicateurs clés des risques sont des statistiques et/ou diverses mesures souvent
d’ordre financier qui peuvent donner une idée de l’exposition d’une banque aux risques, ils sont
généralement revus de façon périodique (chaque mois ou chaque trimestre) pour alerter les
banques pour des opérations porteuses des risques78.
2.5. Identifier les principaux indicateurs utilisés pour surveiller et évaluer les risques
opérationnels
77
CHAPELLE (A). HUBNER (G.). PETER ([Link]) « Le risque opérationnel : implication de l’accord de Bâle pour
le secteur financier », 2005, P 169, disponible sur : [Link]
Implications-lAccord-financier/dp/2804416801 consulté le 15/05/2024.
78
Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, « saine pratique pour la gestion et la surveillance du risque opérationnel
», 2003, P 7, disponible sur : [Link] consulté le 19/05/2024.
51
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Selon Jean-David DARSA (2013 et 2016), le risque peut être évalué grâce à trois critères
principaux79:
Suite à l’accord de Bâle, les banques sont invitées à développer leur propre méthode de mesure
de capital pour le risque opérationnel. Dont, les établissements ont commencé à quantifier leur
exposition au risque opérationnel, en intègrent des données internes et externes des pertes81.
79
DARSA (J.D) « Les risques opérationnels de l'entreprise », Edition GERESO, 2013, P 12.
80
LE RAY. (J) « De la gestion des risques au management des risques. Pourquoi ? Comment ? », Editions AFNOR,
2015.
81
CHAPELLE (A). HUBNER (G). PETER ([Link]), [Link], P 169.
52
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Section 03 : Gestion des Risques Opérationnels et Couverture Financière
La gestion des risques opérationnels est essentielle pour les banques. Elle assure leur efficacité,
leur survie et leur continuité malgré une concurrence intense, et reflète l'engagement de la
direction envers le profil de risque de la banque. Une bonne gestion rend les banques plus
résistantes aux crises. Une fois que les risques ont été identifiés et évalués, il est crucial de les
mesurer selon les règles de Bâle. Ensuite, nous explorerons les différentes façons de les couvrir.
La direction de la banque s'efforce de trouver des mesures préventives et correctives pour
réduire ces risques.
Bâle.
Le processus opérationnel est un processus interactif qui comprend des lignes, des routines et
des séquences spécifiques, Comme écrit sur le dessin suivant82.
Les risques opérationnels sont considérés comme l’une des nouveautés les plus importantes
du ratio Mac Donough, comme mentionné précédemment, avant l’accord de Bâle
II, les banques fonctionnaient avec des risques opérationnels, mais elles n’étaient pas obligées
d’investir une partie de leurs fonds propres pour couvrir ce type de risques. Le risque, et donc
les risques opérationnels, constituent aujourd’hui un destin financier important pour le comité
de Bâle a reconnu la nécessité de couvrir ces risques, non pas en s’appuyant uniquement sur
82
9 MESDAA. (R), « L'impact de l'application des dimensions de la gestion globale de la qualité sur l'activation
de la gestion des risques opérationnels dans les banques commerciales », thèse de doctorat en science économique,
spécialité banques, finance et assurance, université Ferhat Abbas – Sétif, Algérie, 2018, P 110.
53
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
l’amélioration des performances au niveau des banques, mais aussi sur celle d’une partie des
fonds privés. Doivent être alloués pour les couvrir.
Nous allons au premier lieu identifier le risque opérationnel, puis ses méthodes d’évaluation.
2.1.1. Méthodes d’identification du risque opérationnel
Pour pouvoir mettre en place un outil de surveillance et de mesure du risque opérationnel, il est
tout d'abord nécessaire, d'identifier les facteurs du risque opérationnel. Cela suppose l'utilisation
de deux processus méthodologiques83:
_ Analyse prospective
C'est une méthode qui consiste à faire l'inventaire des différents facteurs du risque opérationnel
auxquels les métiers de la banque peuvent être exposés. Pour cela, une typologie des risques
doit être établie en prenant en considération des facteurs d'ordre interne, et d'autres d'ordre
externe.
_Analyse historique
Le but principal de cette méthode est de déterminer les lignes de métier touchées directement
ou indirectement par un évènement défavorable dans le passé, et d'essayer d'évaluer l'occurrence
de tels événements.
Cette méthode est la plus simplifié, dans le cadre de l’approche BIA, le calcul du capital requis
se fait à partir d’un indicateur d’exposition. Le Comité de Bâle propose de retenir 15% du
produit net bancaire moyen sur les trois dernières années
83
MAHBOUB. (A). SENOUSSI. (A), « Gestion du risque opérationnel état d'avancement des banques Algérienne
», Recherches économiques et managériales, volume 13, N°2, université de M’sila, 2019, P 140, disponible sur :
[Link] consulté le 25/05/2024.
84
Mameri. (N), « Bâle III et couverture des risques opérationnels », volume 13, N°2, université de Bouira, 2018, P
285-286, disponible sur : [Link] consulté le 06/05/2024.
54
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Alors ces banques doivent détenir des fonds propres se référant à la moyenne sur les trois
derniers années d’un pourcentage (X) de leur PNB moyen positif pour calculer cette moyenne.
Les banques utilisant l’approche de l’indicateur de base doivent détenir des fonds propres
correspondant à un pourcentage fixe (alpha) de leur produit net bancaire moyen sur les trois
dernières années. Le capital requis (ou exigence de fonds propres) KBIA est alors égal à85:
KBIA = α × GI
Où :
K = Exigence de fonds propres
. α=15 %
Dans le cadre de l’approche standard, le PNB est ventilé selon 8 lignes métiers. A chaque ligne
métier est affecté un coefficient β reflétant le risque relatif associé à chacune des lignes métier
(évaluation menée par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (BCBS, Basel
Committee on Banking Supervision). La moyenne des β est égale à α afin d’inciter les banques
qui sont présentes principalement dans des lignes métier à faible β d’adopter la méthode
standard.
K = (PNB 1 – 8 × β1 – 8) ;
(PNB 1 – 8) = Produit annuel brut moyen sur les trois dernières années tel que défini dans
85
Maurer. (F), « Les développements récents de la mesure du risque opérationnel », Université Montesquieu
Bordeaux IV, P 4, disponible sur : [Link]
[Link]/EXT/ISFA/[Link]/769998e0a65ea348c1257052003eb94f/fab6e9d2c35626cac1257815003b458
b/$FILE/[Link] consulté le 20/05/2024.
55
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Chaque revenu de ligne métier. La pondération par ligne métier est fonction du risque estimé a
priori par la BCBS sur chacune de ces activités86.
Le tableau suivant présente les huit activités bancaires ainsi que les différentes rations de β.
Tableau n° 01 : les huit activités et différentes rations de β
Type d’activité β Rations
Source : MAMERI. (N), « Bâle III et couverture des risques opérationnels », volume 13, N°2, université de
Bouira, 2018, P 288, disponible sur : [Link] consulté le 06/05/2024.
Contrairement à la BIA, les banques qui appliquent les méthodes AMA sont autorisées
à calculer elles-mêmes leurs fonds propres réglementaires à partir de leurs propres
modèles internes. Revers de la médaille, ces banques doivent remplir de nombreuses
conditions pour utiliser l’approche avancée. En particulier, certains critères qualitatifs
concernant la politique de risque de la banque doivent être respectés (gestion
quotidienne, allocation des fonds propres aux principales unités, reporting des pertes,
système intégré, etc.).
Les différentes approches et les critères d’éligibilité associés sont représentés sur le
tableau 1. Les méthodes AMA conduisent à une exigence de fonds propres
réglementaires a priori plus faible que dans le cas de l’approche BIA, ce qui bien
évidemment est favorable à la banque. A première vue, le coût de mise en œuvre de
l’approche AMA peut sembler élevé. Cependant, le coût marginal ne l’est pas. La
86
BEATRICE. (B.M), « Identification du risque opérationnel et apprentissage organisationnel », thèse de doctorat
en (gestion et management), spécialité science de gestion, université de paris, France, 2016, P 73, disponible sur :
[Link] consulté le 12/05/2024.
56
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
plupart des critères qualitatifs requis pour implémenter une AMA sont en effet déjà
validés, puisque des lois (telle que Sarbanes-Oxley par exemple) ou d’autres
procédures de régulation (en matière de gouvernance notamment) imposent de les
respecter87.
87
FRANTZ. (M), « les développements récents de la mesure du risque opérationnel », université Montesquieu
Bordeaux IV, P 4, disponible sur : [Link]
[Link]/EXT/ISFA/[Link]/769998e0a65ea348c1257052003eb94f/fab6e9d2c35626cac1257815003b458
b/$FILE/[Link] consulté le 22/05/2024.
57
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Tableau n° 02 : Synthèse des différentes approches en matière de gestion du risque
opérationnel.
Approche indicateur de Approche standard Approche de mesure
base
Source : FRANTZ, (M), « Les développements récents de la mesure du risque opérationnel », Université
Montesquieu-Bordeaux IV, P 5, disponible sur :
[Link]
5626cac1257815003b458b/$FILE/[Link] consulté le 22/05/2024.
58
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
_Plus les opérations sont complexes, plus la sensibilité au risque doit être augmentée.
[Link] des risques opérationnels
Dans cette section pour faciliter et simplifier la compréhension de gestion des risques
opérationnels et couverture financier nous allons présenter ces deux derniers.
Analyse les mécanismes internes de couverture des risques opérationnels, y compris les
provisions et les réserves.
Cette définition a été reprise par le règlement 11-08 relatif au contrôle interne de la banque
d’Algérie qui définit le plan de continuité d’activité comme « l’ensemble des mesures visant à
assurer, selon différents scénarios de crise, le maintien, le cas échéant, selon un mode dégradé,
des tâches essentielles ou importantes de la banque ou de l’établissement financier, puis la
reprise planifiée des activités. ». A partir de ces définitions, on peut souligner que le plan de
continuité d’activité est un élément important dans la constitution d’un dispositif efficace de la
gestion et de la maîtrise des risques opérationnels.
On peut cerner certains risques qui peuvent interrompre l’activité d’une banque88:
naturelle.
_La délégation de pouvoir : La délégation de pouvoir joue un rôle essentiel dans la mesure où
elle permet de renforcer la maîtrise des risques opérationnels (la séparation de tâches permet
d’éviter la surcharge, les erreurs d’exécution …), elle peut être définie comme : « un acte de
gestion qui a pour objet de responsabiliser les acteurs de l’entreprise et de définir avec précision
le niveau des responsabilités ».
_Chartes d’étiques: Les chartes d’éthique contiennent un ensemble de règles auxquelles est
soumis tout le personnel au sein d’une banque. Elles sont largement généralisées dans les grands
groupes bancaires.
88
JIMENEZ (CH). MERLIER (P), « Prévention et Gestion des risques opérationnels », Paris, Edition Revue
Banque, 2004, P 111-122.
59
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
_La couverture budgétaire des sinistres : Lorsque des risques sont à très faible impact et donc
considérés comme relevant de la gestion courante de la banque, ils doivent être maîtrisés, cela
s’effectue à travers une gestion budgétaire courante. La couverture budgétaire peut se faire selon
trois méthodes à savoir : la rétention, le provisionnement et le recours à l’emprunt89.
La banque ne peut pas ou ne veut pas toujours couvrir ses risques opérationnels par ses
seuls moyens internes. Elle préfère dans plusieurs cas les endosser à un tiers plus spécialisé en
la matière, et doté d'outils d'analyse et de gestion plus performants.
L'assurance est définie comme étant: "un outil de financement du risque. Le financement
du risque consistant à transférer à l'extérieur de l'entreprise le coût du risque résiduel, le coût du
retour à la normale. Ce transfert pour financement permet à l'entreprise affaiblie par un sinistre
grave de trouver, au bon moment, les ressources nécessaires à son redressement sans affecter
de manière irréversible son compte de résultat et/ou ses fonds propres90."
« Les moteurs d'une externalisation sont le plus souvent économiques. L'entreprise souhaite
déléguer à un prestataire des travaux qui ne sont pas considérés comme son cœur de métier, tout
en bénéficiant d'un rapport prix/prestation intéressant, ou des fonctions qui nécessitent des
investissements et une technicité dont on considère qu'ils peuvent être avantageusement
assumés par un prestataire externe, qui va mutualiser ses investissements sur un portefeuille de
clients »
_Risque stratégique ;
_Risque d’exploitation ;
_Risque financier ;
_Risque juridique.
89
VERET (C), « L’assurance comme technique de réduction des risques », Paris, Revue d'Economie Financière,
2006, P 30, disponible sur : [Link] consulté le
15/05/2024.
90
Ibid. P 30.
91
JIMENEZ. (CH). MERLIER. (P), [Link], P152.
60
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Conclusion
Ce second chapitre démontre que le risque opérationnel n’est pas un cas isolé. Pour bien le
gérer, il est crucial de suivre une approche méthodique qui inclut plusieurs étapes. La première
étape consiste à identifier clairement les risques spécifiques qui peuvent menacer l'activité
bancaire. Ensuite, il est important de les évaluer de manière précise pour comprendre leur
impact potentiel.
Le Comité de Bâle fournit aux banques différentes méthodes pour les aider dans cette évaluation
et pour déterminer les fonds propres nécessaires à la couverture des risques opérationnels. Ces
méthodes sont conçues pour offrir des solutions standards, mais les banques ont également la
possibilité de développer leurs propres méthodes avancées. Ces méthodes personnalisées
peuvent aider les banques à mieux gérer leurs risques et à réduire les contraintes liées aux
exigences de fonds propres. En utilisant des techniques plus sophistiquées, les banques peuvent
ainsi optimiser leur gestion des risques tout en respectant les régulations en vigueur.
61
Chapitre 03 : Analyse comparative des
règlements de gestion des risques
Opérationnels entre les lois de la banque
d’Algérie et les accords de Bâle
Chapitre 03 : Analyse comparative
Introduction
La Banque Centrale d'Algérie a reconnu cette nécessité et a entrepris, entre 2014 et 2023, des
réformes significatives pour renforcer son cadre réglementaire en matière de risques
opérationnels. Ces réformes s'inscrivent dans un contexte mondial où les normes internationales,
telles que les Accords de Bâle II et III, ont fixé des standards rigoureux pour la gestion des
risques bancaires. La Banque centrale d’Algérie a ainsi adapté ses régulations pour aligner les
pratiques locales avec ces standards internationaux, tout en tenant compte des spécificités du
secteur bancaire algérien.
Ce chapitre se penche d'abord sur la situation avant 2014, en examinant les mesures existantes
et leurs limites. Nous explorerons ensuite les évolutions notables apportées par la banque
centrale d’Algérie entre 2014 et 2023, notamment l'introduction de directives détaillées pour
l'identification, l'évaluation et la gestion des risques opérationnels. Enfin, une comparaison
approfondie entre les nouvelles régulations algériennes et les Accords de Bâle permettra de
mettre en lumière les avancées réalisées ainsi que les domaines nécessitant encore des
améliorations pour atteindre une conformité totale avec les normes internationales.
Une deuxième section intitulée « Evolution des règlements sur les risques
opérationnels en Algérie (2014-2023)
Une troisième section intitulée « Comparaison des Réformes de la Banque
Centrale d'Algérie avec les Accords de Bâle
62
Chapitre 03 : Analyse comparative
Section1: Présentation de la Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (CNEP-
Banque)
La Caisse Nationale d'Epargne et de Prévoyance (CNEP) a été créée par le décret N° 64-227 du
10 août 1964, publié dans le Journal Officiel N° 66 du vendredi 14 août 1964 de la République
Algérienne Démocratique et Populaire. Elle a été créée sur la base du réseau de la Caisse de
Solidarité des Départements et des Communes d'Algérie (CSDCA) 1, dans le but de mobiliser
la collecte de l'épargne. La première agence de la CNEP a ouvert ses portes officiellement le 01
mars 1967 à Tlemcen. Cependant, le livret d'épargne CNEP était déjà commercialisé depuis un
an à travers le réseau P&T.
Aujourd'hui, la CNEP-Banque est une société par actions (SPA) dont le capital social libéré
entièrement s'élève à quatorze milliards ([Link],00) de dinars, divisé en 14 000 actions
de 1 000 000 000,00 dinars, conformément à la dotation délivrée par le Trésor Public. Bien que
son siège social se trouve au 42, rue Khelifa Boukhalfa à Alger, il a été transféré à Garidi1, ilot
G6 Kouba, Alger.
En 1997, la CNEP a obtenu son agrément de banque conformément à l'article 114 de la loi 90-
10 par le règlement N° 01/97 du Conseil de la Monnaie et du Crédit.
63
Chapitre 03 : Analyse comparative
Troisième période (décennie 80) : La CNEP au service de la promotion
immobilière.
À partir de 1980, la CNEP s'est fixé de nouvelles missions, notamment le
financement de la construction individuelle et de l'habitat promotionnel pour les
épargnants. La CNEP a également diversifié les prêts accordés, en faveur des
professions libérales, des travailleurs de la santé, des coopératives de services et des
transporteurs. Son réseau s'est agrandi pour atteindre 120 agences (47 agences de
wilaya et 73 agences secondaires).
Quatrième période (1990) : Instauration de la loi 90/10 sur la monnaie et le
crédit.
La CNEP est restée le plus grand collecteur d'épargne en Algérie en raison de l'importance
des montants collectés. En décembre 1990, sur les 135 agences et les 2 652 bureaux de
poste, un total de 82 milliards de DA (dont 34 milliards de DA sur le compte d'épargne en
devises) était enregistré. Les prêts accordés aux particuliers à la même date s'élevaient à 12
milliards de DA pour un total de 80 000 prêts.
_Être en mesure de délivrer des chéquiers et d'ouvrir des comptes courants pour ses clients ;
_Pouvoir effectuer toutes les opérations bancaires, à l'exception des opérations de commerce
extérieur.
_Le 31 mai 2005, lors d'une assemblée générale extraordinaire, la CNEP Banque a décidé de
s'impliquer davantage dans le financement des infrastructures et des activités liées à la
construction, notamment pour la réalisation de biens immobiliers à usage professionnel,
administratif, industriel, ainsi que des infrastructures hôtelières, de santé, sportives, éducatives
et culturelles.
_Le 28 février 2007, lors d'une assemblée générale ordinaire, la CNEP-Banque a pris des
décisions importantes dans le cadre de son repositionnement stratégique. Elle a été autorisée à
accorder des crédits hypothécaires conformément à la réglementation en vigueur, ainsi que des
prêts à la consommation. Les crédits seraient accordés prioritairement aux épargnants, et
accessoirement aux non-épargnants. De plus, la CNEP-Banque a été autorisée à financer des
programmes immobiliers destinés exclusivement aux épargnants, y compris l'acquisition de
terrains et la réalisation de logements.
_Le 17 juillet 2008, lors d'une assemblée générale ordinaire, la CNEP-Banque a élargi ses
possibilités de financement. Elle a été autorisée à accorder des crédits Hypothécaires
64
Chapitre 03 : Analyse comparative
conformément à la réglementation, à l'exception des prêts destinés à l'achat, la construction,
l'extension et l'aménagement de locaux commerciaux ou professionnels. De plus, elle a été
habilitée à financer des opérations d'acquisition, d'extension et de renforcement des moyens de
réalisation pour les entreprises de construction, ainsi que des projets d'investissement dans les
secteurs de l'énergie, de l'eau, de la pétrochimie et de l'aluminerie.
_Le 17 août 2011, lors d'une assemblée générale ordinaire, la CNEP-Banque a poursuivi son
repositionnement stratégique en précisant son champ d'intervention. Elle a été autorisée à
accorder des crédits immobiliers conformément à la réglementation existante ou à mettre en
place de nouveaux textes. Elle a également étendu son financement à l'acquisition ou
l'aménagement de terrains destinés à la réalisation de programmes immobiliers, ainsi qu’au réal.
_Organisation de l’agence :
Front office est l'ensemble de personnels qui sont chargés de la réception de la clientèle et ont
pour mission de fournir des informations sur les opérations de liquidités, les pièces nécessaires
à fournir et des différentielles orientations sur les crédits hypothécaires. Elle est composée de
quatre sous parties, à savoir 92:
Ce guichet assure les opérations transactionnelles, versement ou bien retrait d'espèce, remise
chèque, remise versement déplacé, réception de la demande de la clientèle.
92
Document interne de la CNEP-Banque.
66
Chapitre 03 : Analyse comparative
[Link]. Direction agence
Le Back office est l'ensemble du personnel gui se charge de l'étude et des traitements des
dossiers avec la décision de l'octroi du crédit. Ils comportent les services suivants93:
Assure la gestion administrative du personnel et les moyens, réalisation des budgets des
statistiques ;
Il est chargé du traitement des instructions du crédit, prise des garanties des crédits,) Cette
agence est investie des principales missions, qui sont :
_Traiter les opérations bancaires confiées par la clientèle, entretenir et développer des relations
commerciales suivies avec celle-ci,
_Recevoir, étudier, décider et mettre en place les conditions dans les limites des prérogatives
qui lui sont conférées par voie réglementaire, conformément aux règles et Procédures internes
(satisfaction des conditions préalables exigées et les recueils des garanties,)
93
Document interne de la CNEP-Banque.
67
Figure n°05 : organigramme de l’agence commercial "201" de la cnep-banque de Tizi Ouzou
Supervise les chargés de la clientèle ainsi que les guichetiers et veille au contrôle de toutes les
Supervise le service crédit et membre influent du comité crédit. Il contrôle et valide toute les
Opérations nécessaires au processus crédit.
_Chef de service opérations bancaires :
Il est le responsable des opérations internes nécessitant pas la présence du client à savoir :
_Télécompsatation de chèques ;
Ce sont la vitrine de la banque, ils sont censés présenter tous les produits de la banque aux client
et détecter les meilleures relations pour placer les produits de la banque.
Chapitre 03 : Analyse comparative
Le service sécurité est externaliser au profit des entreprises spécialisés dans la sécurité et le
Gardiennage
_Veiller avec le CEBA à la formation des Directeurs d’agences, chargés de clientèle et chargés
d’accueil et d’orientation;
_Trouver les solutions adéquates pour l’aménagement physique de l’ensemble des agences;
_Les Directeurs d’Agences sont des acteurs déterminants dans la réussite du projet.
_Ils seront appelés à démarrer la nouvelle organisation au sein de leurs agences respectives.
Entre 2014 et 2023, la Banque Centrale d'Algérie (BCA) a entrepris une série de réformes
significatives pour renforcer la gestion des risques opérationnels dans le secteur bancaire. Ces
69
Chapitre 03 : Analyse comparative
modifications visent à aligner les pratiques locales avec les normes internationales, notamment
celles des Accords de Bâle II et III, reconnus pour leur rigueur en matière de gestion des risques.
La BCA a introduit des régulations couvrant divers aspects tels que l'identification et
l'évaluation des risques, la gouvernance, la mesure des risques, le reporting, la résilience
opérationnelle, ainsi que la cyber sécurité. En comparaison avec les régulations de Bâle, les
réformes algériennes montrent une avancée vers une plus grande précision et robustesse dans
la gestion des risques, tout en adaptant les méthodologies et exigences internationales aux
spécificités du secteur bancaire algérien. Cette convergence vise à renforcer la stabilité
financière et la confiance dans le système bancaire du pays.
1. La banque d’Algérie
La Gouvernance de la Banque d’Algérie est assurée par le Gouverneur, assisté de trois vices
gouverneurs nommés par Décret Présidentiel. Elle dispose d’un Conseil d’Administration
chargé de délibérer, sur toutes les questions relevant de sa gestion et son administration.
La surveillance de la gestion de la Banque d’Algérie est assurée par le Censorat qui est
composé de deux censeurs, désignés par Décret Présidentiel.
Avant 2014, la Banque d'Algérie avait déjà mis en place certaines mesures pour la gestion des
risques bancaires, mais celles-ci étaient moins structurées et moins détaillées par rapport aux
standards internationaux tels que les Accords de Bâle II et III. La banque d’Algérie se
concentrait principalement sur les risques de crédit et de liquidité, tout en reconnaissant les
risques opérationnels comme un élément important, sans pour autant établir de directives
détaillées pour leur gestion.
Les régulations de cette époque portaient principalement sur les exigences de fonds propres, les
ratios de liquidité, et une gestion prudente des actifs et passifs des banques. Cependant, la
gestion des risques opérationnels n’était pas clairement définie ou séparée des autres types de
risques. L’approche était souvent réactive plutôt que proactive, avec des réglementations
adaptées suite aux incidents ou crises spécifiques.
Avant 2014, les deux principales lois régissant le secteur bancaire en Algérie étaient
effectivement :
70
Chapitre 03 : Analyse comparative
1_La Loi N° 90-10 du 14 avril 1990 relative à la monnaie et au crédit : Elle a posé les bases
du cadre réglementaire en matière monétaire et bancaire. Cette loi définissait les missions et les
pouvoirs de la Banque Centrale d'Algérie (BCA), notamment en matière de supervision des
institutions financières et de régulation du crédit. Elle mettait en place des règles générales sur
le contrôle des risques et sur la stabilité financière.
2. La Loi N° 04-02 du 23 juin 2004 sur la monnaie et le crédit : Cette révision de la loi de
1990 a introduit des changements importants pour renforcer la transparence et améliorer la
gouvernance des banques. De plus, elle a imposé des exigences accrues en matière de gestion
des risques, en réponse aux nouveaux défis posés par la globalisation financière.
Les Ordonnances
Elle a mis en place un cadre visant à favoriser la numérisation des transactions bancaires et à
améliorer la transparence dans la gestion des institutions financières10.
Cette ordonnance a renforcé les mécanismes de contrôle de la Banque Centrale d'Algérie sur
les banques et les institutions financières.
Elle a introduit des exigences supplémentaires en matière de gestion des risques, en mettant
l'accent sur le contrôle interne et la supervision des banques pour prévenir les crises financières.
Elle a aussi abordé les sanctions en cas de non-respect des règlements bancaires.
Cette ordonnance a été promulguée pour ajuster certaines dispositions légales en réponse à
l'évolution du secteur financier.
71
Chapitre 03 : Analyse comparative
Elle a renforcé les exigences en matière de gouvernance des banques, en particulier concernant
la transparence des opérations bancaires, la lutte contre le blanchiment d'argent et le
financement du terrorisme.
Elle a aussi introduit des mesures pour mieux protéger les clients des banques en matière de
confidentialité et de sécurité des données.
Ces ordonnances, cumulées aux lois de base, ont permis de mettre à jour le cadre réglementaire
du secteur bancaire algérien en fonction des défis économiques et des évolutions
internationales, notamment en matière de gestion des risques et de supervision.
Cependant, il y avait aussi d'autres règlements et circulaires émis par la Banque d'Algérie qui
complétaient ces lois:
_Le Code de Commerce Algérien : Bien qu'il ne soit pas spécifique aux banques, il régissait
également certains aspects des opérations financières et commerciales des institutions
bancaires.
2.2. Les lois et règlements de la Banque d'Algérie concernant la gestion des risques
opérationnels après 2014
Pour comparer les modifications des réglementations de la Banque d'Algérie concernant les
risques opérationnels avec les régulations de Bâle, nous allons examiner les principales
composantes de la gestion des risques opérationnels. Les Accords de Bâle II et III fournissent
un cadre international reconnu pour la gestion des risques bancaires, y compris les risques
opérationnels.
Pour aborder ce sujet, examinons d'abord le cadre réglementaire de la Banque d'Algérie avant
2014, puis nous analyserons les modifications apportées entre 2014 et 2023 en matière de
gestion des risques opérationnels, et nous comparerons ces évolutions aux régulations de Bâle
II et III.
Entre 2014 et 2023, la Banque d'Algérie a progressivement révisé ses lois et règlements pour
se conformer davantage aux standards internationaux, notamment ceux établis par les Accords
de Bâle II et Bâle III. Voici les principales évolutions :
72
Chapitre 03 : Analyse comparative
Ces règlements témoignent de l'effort continu de la Banque d'Algérie pour renforcer la solidité
financière du secteur bancaire tout en alignant ses pratiques sur les standards internationaux.
Le Règlement n°2017-01 du 10 juillet 2017 mis en place des règles supplémentaires pour le
calcul et le suivi des fonds propres réglementaires, conformément aux normes internationales,
tout en renforçant la supervision des risques.
Le Règlement n°2017-02 du 25 septembre 2017, relatif aux tests de résistance (stress testing),
a obligé les banques à simuler des scénarios défavorables afin de mesurer leur résilience face
aux chocs économiques et opérationnels.
Ces règlements ont marqué une nouvelle étape dans la consolidation du système bancaire
algérien en vue de son intégration progressive dans le cadre de Bâle III, visant à accroître la
stabilité financière à long terme.
2020-2023 : Adoption plus complète des éléments de Bâle III, avec un accent particulier sur la
résilience opérationnelle et la cybersécurité, en réponse à l’augmentation des cyberattaques et
des risques liés à la numérisation accrue des services financiers. La Banque d’Algérie a
également introduit des exigences supplémentaires pour les banques concernant la gestion des
risques liés à la technologie, la protection des données, et la gestion des tiers (fournisseurs
externes).
73
Chapitre 03 : Analyse comparative
Le Règlement n°2021-01 du 28 mars 2021 a imposé des normes strictes sur la gestion des
risques technologiques, y compris la gouvernance des technologies de l’information (IT) et la
gestion des fournisseurs externes, afin de garantir une meilleure protection des données et une
continuité des services en cas de perturbations.
Ces règlements s’inscrivent dans l’optique d’accroître la résilience des banques algériennes
face aux risques numériques et opérationnels, en conformité avec les principes de Bâle III.
Les Accords de Bâle II et III sont des cadres internationaux élaborés par le Comité de Bâle sur
le contrôle bancaire, visant à renforcer la régulation, la supervision et la gestion des risques au
sein du secteur bancaire mondial. Voici comment la gestion des risques opérationnels par la
Banque d’Algérie entre 2014 et 2023 se compare aux régulations de Bâle :
Bâle II : Introduit en 2004, Bâle II a mis en place un cadre plus rigoureux pour la gestion des
risques bancaires, y compris les risques opérationnels. La banque d’Algérie a adopté certaines
de ces mesures, notamment l'obligation pour les banques de réserver des fonds propres pour
couvrir les pertes potentielles dues aux risques opérationnels.
Bâle III : Suite à la crise financière de 2008, Bâle III a été développé pour renforcer la résilience
des banques face aux chocs économiques, y compris en améliorant la gestion des risques
opérationnels. Entre 2020 et 2023, la banque d’Algérie a commencé à adopter certaines des
directives de Bâle III, telles que l'amélioration de la résilience opérationnelle des banques et la
gestion des risques technologiques.
74
Chapitre 03 : Analyse comparative
L’approche de mesure
avancée (AMA).
75
Chapitre 03 : Analyse comparative
Capital et 2022 - Règlement 22-02 : Bâle III - Pilier 1 :
Buffers Adoption des exigences de capital Introduction de buffers de
pour les risques opérationnels capital pour couvrir les
basées sur les méthodologies risques opérationnels et
avancées de Bâle III, incluant des renforcer la résilience des
banques contre les pertes
buffers de capital spécifiques pour
potentielles.
couvrir
Digitalisation et 2023 - Règlement 23-01 : Introduction de Bâle III - Principes BCBS : Les
Cyber sécurité nouvelles régulations pour gérer les principes pour la gestion des
risques opérationnels liés à la risques liés aux technologies
digitalisation et à la cyber sécurité, financières et à la cyber sécurité
incluant des audits de sécurité recommandent des mesures
informatique et des évaluations de robustes pour gérer les risques
vulnérabilité. technologiques.
_Le tableau n°03 présente une comparaison détaillée entre les réglementations de la Banque
d'Algérie et les accords de Bâle II et III concernant les risques opérationnels. Il révèle que la
Banque d'Algérie a progressivement adopté des mesures similaires à celles des accords de Bâle,
renforçant ses exigences en matière d'identification, de gouvernance, de mesure, de reporting,
de tests de résilience, de capitalisation et de gestion des risques liés à la digitalisation et à la
cyber sécurité. Ces initiatives montrent une volonté claire de la Banque d'Algérie de s'aligner
sur les standards internationaux pour améliorer la résilience et la transparence du secteur
bancaire algérien.
76
Chapitre 03 : Analyse comparative
Section n°03 : Comparaison des Réformes de la Banque d'Algérie avec les Accords de
Bâle
77
Chapitre 03 : Analyse comparative
Digitalisation Régulations Non applicable Recommandations
et Cyber spécifiques pour la Robustes pour la gestion
sécurité cyber sécurité et la des risques
gestion des risques technologiques et de
Liés à la cyber sécurité, avec des
digitalisation. principes détaillés.
Source : les règlements de la banque d’Algérie et les accords de Bâle II et III.
_Le tableau n°04 met en lumière les différences et similitudes entre les réglementations de la
Banque d'Algérie et celles des accords de Bâle II et Bâle III concernant la gestion des risques
opérationnels. La banque d’Algérie s'inspire fortement de Bâle II, notamment en ce qui
concerne l'identification et l'évaluation des risques, la gouvernance, et la mesure des risques, en
adoptant des processus internes et une approche standardisée. Bâle III, par contre, n'est pas
applicable dans plusieurs de ces domaines, sauf pour les aspects de transparence et de résilience,
où il introduit des exigences plus détaillées et des normes de divulgation rigoureuses. De plus,
la banque d’Algérie a mis en place des régulations spécifiques pour la cyber sécurité, reflétant
les recommandations de Bâle III sur la gestion des risques technologiques. Globalement, la
banque d’Algérie semble combiner des éléments des deux cadres de Bâle pour renforcer sa
propre régulation des risques opérationnels.
Banque d'Algérie : Processus internes établis pour la gestion des risques opérationnels, en
ligne avec les exigences de Bâle II.
Bâle II : Exige des systèmes de gestion des risques avec plusieurs approches avancées pour la
mesure.
_Gouvernance et Structure
Bâle II : Exige une gouvernance robuste avec la supervision par le conseil d'administration et
la direction.
Bâle II : Propose plusieurs approches pour mesurer les risques, dont l'AMA pour plus de
précision.
78
Chapitre 03 : Analyse comparative
_Reporting et Transparence
_Capital et Buffers
Banque d'Algérie : Adoption des exigences de capital pour les risques opérationnels avec des
buffers spécifiques.
Bâle III : Introduction de buffers de capital pour couvrir les risques opérationnels.
Banque d'Algérie : Régulations spécifiques pour la cyber sécurité et la gestion des risques liés
à la digitalisation.
_ Intégration des tests de résilience dans les processus supervisés par la Banque d'Algérie
: La Banque d'Algérie pourrait rendre obligatoire l’intégration des tests de résistance (stress
testing) et des plans de continuité des activités dans les processus d’évaluation interne (ICAAP),
afin de renforcer la résilience des banques face aux crises.
Ces propositions visent à illustrer le rôle clé de la Banque d'Algérie en tant qu’autorité de
régulation dans le renforcement des normes de gestion des risques opérationnels tout en
s’inspirant des meilleures pratiques internationales.
80
Chapitre 03 : Analyse comparative
Conclusion
Ce chapitre met en lumière les défis posés par le manque de ressources et de soutien pratique
au sein de la CNEP Banque, ainsi que les solutions adoptées pour y remédier. L'absence
d'exemples pratiques et d'informations spécifiques a compliqué l'application des concepts
théoriques de gestion des risques opérationnels. Pour surmonter ces difficultés, une approche
comparative a été adoptée, consistant à étudier et comparer les réglementations locales de la
Banque Centrale d'Algérie avec les standards internationaux de Bâle. Cette méthode a été
cruciale pour développer une compréhension approfondie de la gestion des risques
opérationnels, permettant d'identifier les meilleures pratiques et de combler les lacunes
observées.
Les réformes de la Banque Centrale d'Algérie illustrent un engagement continu à renforcer les
normes de gestion des risques. En alignant progressivement les pratiques locales avec les
standards internationaux, ces réformes contribuent à améliorer la résilience et la transparence
du secteur bancaire algérien. Cette convergence vers les normes internationales assure non
seulement une meilleure gestion des risques opérationnels, mais également une intégration plus
fluide du secteur bancaire algérien dans le système financier mondial.
81
Conclusion générale
Conclusion générale
Conclusion
Aujourd'hui, l'environnement bancaire est devenu de plus en plus complexe, confrontant les
institutions à une multitude de défis. Parmi ceux-ci, le risque opérationnel se distingue par sa
probabilité élevée d'occurrence et son impact potentiellement dévastateur sur les activités
bancaires. Ce risque peut découler d'une variété de sources, allant des défaillances internes
comme des lacunes dans les procédures et les systèmes à des événements externes imprévisibles
mais à fort risque de perte. La gestion efficace de ce risque est devenue un impératif majeur
pour les banques et les établissements financiers, non seulement pour assurer leur propre
stabilité et pérennité, mais aussi pour maintenir la confiance des clients et des investisseurs.
Dans ce contexte, le comité de Bâle a joué un rôle crucial en intégrant le risque opérationnel
dans le cadre réglementaire, notamment à travers le ratio de solvabilité « ratio Mc Donough ».
Cette mesure incite les institutions financières à accorder une attention accrue à la gestion
proactive de ce risque, malgré les coûts associés. En effet, investir dans des systèmes robustes
de gestion des risques opérationnels permet non seulement de réduire les pertes financières
directes et indirectes, mais aussi de prévenir les crises majeures qui pourraient menacer la
stabilité économique globale.
En conclusion, les initiatives de la Banque Centrale d'Algérie (BCA) entre 2014 et 2023
démontrent une volonté claire et résolue de renforcer la stabilité financière et la confiance dans
le système bancaire algérien. Durant cette période, la BCA a mis en œuvre une série de réformes
significatives visant à moderniser et à améliorer la gestion des risques opérationnels, en alignant
progressivement les pratiques locales sur les normes internationales reconnues.
_Promouvoir une culture organisationnelle axée sur la gestion proactive des risques ;
_Adopter des technologies avancées pour améliorer la détection et la gestion des risques.
La première hypothèse est confirmée à partir du chapitre 01, Cette hypothèse souligne
l'importance critique d'une gestion efficace des risques et d'une stricte conformité aux
82
Conclusion générale
de la concurrence croissante afin de maintenir la stabilité financière et de soutenir efficacement
l'économie nationale.
La deuxième hypothèse est confirmée dans le chapitre02, Face à une complexité croissante
des opérations et à des défis technologiques, il est impératif pour les banques de renforcer leur
gestion des risques opérationnels. Cela implique l'adoption de stratégies de couverture
financière efficaces afin de prévenir les pertes et de maintenir la stabilité financière à long
terme. Ces mesures sont essentielles pour assurer la résilience face aux nouveaux risques
émergents dans le secteur bancaire moderne.
83
Conclusion générale
Annexes
82
Annexe n° 01 : fiche de renseignement prospect entreprise
85
Annexe n° 02 : Autorisation de consultation du central des risques
Date d’envoi :
Créée le : / / (jj/mm/aaaa)
Agissant en qualité de (2) :
Forme juridique (3) :
(4)
Clé Banque d’Algérie :
Registre du commerce N° :
(6)
Raison sociale, Nom(s) et Prénom(s) actionnaire (s) ou associé (s)
Annexe n° 03: la liste des BET conventions par la cnep/ banque de Tizi Ouzou
Oui No
n
(026) 20.50.80
[Link].43
(026)19.8.83
07 HADJ MOUSSA Abdenour & Cité 100 logts APC/CNEP Boghni centre [Link].74 X
MAHOUDI Ali wilaya de Tizi-Ouzou
[Link].75
(026) 28.34.04
[Link].15
(026) 20.41.01
(026) 20.09.01
(026) 20.00.06
(026) 27.38.91
87
11 ZOUBA Ahcène Coopérative « LA PAIE » Lotissement [Link].29 X
Talla lot N° 02 T.O
[Link].35
(026) 95.43.72
(026) 94.15.09
(026) 90.26.95
21 LARBI CHERIF Zohra Cité des 100 logts, LSP Bt C23, N° 05 [Link].52 X
Sour El Ghozlane
(026) 73.88.06
(026) 94.34.37
Annexe n° 04 : Relevé des grands risques
89
Bibliographie
Bibliographie
Livres et ouvrages
Thèses de doctorat
• BEATRICE, B.M, « Identification du risque opérationnel et apprentissage
organisationnel », thèse de doctorat en (gestion et management), spécialité science de
gestion, université de Paris, France, 2016.
• MAMERI. (N), « Développer le système bancaire algérien conformément aux décisions
de Bâle III », thèse de doctorat (en sciences économie), spécialité monnaie et banque,
université de Bouira, Algérie, 2020.
• SENOUCI. (K), « La gouvernance bancaire face aux parties prenantes », thèse de
doctorat en Sciences de Gestion, spécialité Management, université Abou Bekr Belkaid
– Tlemcen, 2015.
• SENOUCI. (K), « La gouvernance bancaire face aux parties prenantes Cas des banques
publiques algériennes », thèse de doctorat (en Sciences de Gestion), spécialité
Management, Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen, 2015.
• SYLVIE. (T.L), « Le dispositif prudentiel Bâle II, autoévaluation et contrôle interne »,
thèse de doctorat en sciences de gestion, Université du Sud Toulon var, 2008.
Mémoires et articles scientifiques
• ALAOUI SOSSI, F. et EL ATTAOUI, Z., « Cartographie des risques : Outil de gestion
des risques dans les Établissements publics », Revue du contrôle, de la comptabilité et
de l’audit, 2021, Vol 5, N°3.
• ASSIENIN, K., « L’impact de la gestion des risques opérationnel sur la performance
des entreprises non financières », Université Félix Houphouët-Boigny, janvier 2016.
• CHAPELLE, A. et HUBNER, G., « Le risque opérationnel : implication de l’accord de
Bâle pour le secteur financier », 2 février 2005.
• CHRISTIAN, J. et PATRICK, M., « Prévention et gestion des risques opérationnels »,
revue BANQUE Edition, France, 2004.
• Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, « Saine pratique pour la gestion et la
surveillance du risque opérationnel », 2003.
• EL BAKKOUCHI, M. et EL MORAJJI, N., « Le risque opérationnel bancaire : le
dispositif d’évaluation », Revue Française d’Economie et de Gestion, Volume 02, 2021.
• FRANTZ, M., « Les développements récents de la mesure du risque opérationnel »,
Université Montesquieu-Bordeaux IV.
• MERIEM. (H.A), « Risque opérationnel bancaire : le point sur la réglementation
prudentielle », Éditions Management Prospective, 2011.
• PASCAL. (D), DENIS. (D), « Pilotage bancaire : les normes IAS et la réglementation
Bâle II », REVUE BANQUE Edition, 2005.
• SARDI. (A), « Audit et contrôle interne bancaires, Bâle II », édition AFGES, Paris,
2004.
• TARI. (M.L), « Stress Test, Outil de la supervision bancaire application sur le risque de
crédit ».
• VERET (C), « L’assurance comme technique de réduction des risques », Revue
d'Economie Financière, 2006, Paris.
Sites web
• Mechtoub. (S), Oughlissi. (M.A), « Une cartographie du risque opérationnel dans les
compagnies d’assurance », Revue Stratégie et développement, Université Abdelhamid
Ibn Badis, Volume 09, N° 03, juillet 2019, disponible sur :
[Link]
• Meriem. (H.A), « Risque opérationnel bancaire : le point sur la réglementation
prudentielle », Éditions Management Prospective, 2011, disponible sur :
[Link]
• SENOUCI. (K), « La gouvernance bancaire face aux parties prenantes Cas des banques
publiques algériennes », thèse de doctorat (en Sciences de Gestion), spécialité
Management, Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen, 2015, disponible sur :
[Link]
casdes-banques-publiques-algériennes-e56593397.
• SNB BNS, « banque des règlements internationaux-SNB », disponible sur :
[Link]
snb/mandatesgoals/internationalcooperations/multilateral/bis#:~:text=La%20Banque
%20des%20r% C3%A8glements%20internationaux.
• SYLVIE. (T.L), « Le dispositif prudentiel Bâle II, autoévaluation et contrôle interne »,
thèse de doctorat en sciences de gestion, Université du Sud Toulon var, disponible sur
: [Link]
• TARI. (M.L), KHADIDJA, « La gestion des risques opérationnels », Roa iktissadia
review, Algérie, Volume 7, N° 2, décembre 2017, disponible sur :
[Link]
• VISNOVSKY. (F), « Bâle 1, 2, 3…de quoi s’agit-il? », Séminaire national des
professeurs de BTS Banque conseiller de clientèle, France, édition, disponible sur :
[Link]
Table des matières
Introduction générale .......................................................................................................... 1
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque ............................................ 4
Introduction ............................................................................................................................. 4
SECTION 01 : la banque et son rôle dans l’économie ........................................................ 5
1. Définition de la banque ....................................................................................................... 5
2. Le rôle de la banque dans l’économie ............................................................................... 5
2.1. Les banquescentrales................................................................................................... 5
2.2. Les banques commerciales ou privées........................................................................ 7
2.3. Les banques d’affaires ..................................................................................................... 7
2.4. Les banques d’investissements ....................................................................................... 8
2.5. Les Banques électroniques .............................................................................................. 8
2.6. La banque islamique ....................................................................................................... 8
3. Les opérations de la banque .............................................................................................. 9
4. Les opérations de la banque d’Algérie ............................................................................. 9
[Link] activités bancaires ....................................................................................................... 11
5.1 La collecte de ressources auprès de la clientèle ............................................................ 12
5.2 L’octroi de crédits à la clientèle ..................................................................................... 12
5.3 L’offre de services ........................................................................................................... 12
5.4 La gestion des liquidités ..................................................................................................13
[Link] des banques ....................................................................................................... 14
SECTION 02 : LES TYPOLOGIES DES RISQUES BANQUIRES ............................... 16
1. Le risque ............................................................................................................................ 17
2. Définition de risque bancaire ........................................................................................... 17
3. Typologies des risques bancaires ..................................................................................... 17
3.1. Le risque de crédit ......................................................................................................... 18
3.1.1. Les paramètres du risque de crédit .......................................................................... 18
3.2. Le risque de marché ...................................................................................................... 19
3.2.1. Risque de taux d’intérêt ............................................................................................. 19
3.2.2. Risque de taux de change ........................................................................................... 20
3.2.3. Risque de liquidité ...................................................................................................... 20
3.3. Le risque opérationnel ................................................................................................... 21
3.4. Les autres risques ........................................................................................................... 21
3.4.1. Risque juridiques ........................................................................................................ 21
3.4.2. Risque informatiques .................................................................................................. 21
3.4.3. Risque pays .................................................................................................................. 21
SECTION 03 : Présentation de la réglementation prudentielle à l’échelle national et
Internationale. ....................................................................................................................... 23
[Link] à la réglementation prudentielle ................................................................ 23
2. La réglementation prudentielle à l’échelle internationale ............................................ 23
2.1. Présentation du comité de Bâle ..................................................................................... 24
2.2. La création de comité de Bâle ....................................................................................... 25
2.3. Les objectifs du comité de Bâle ..................................................................................... 25
2.4. Cadre réglementaire prudentielle de Bâle ................................................................... 25
2.4.1. L’accord de Bâle I : le ratio Cooke ........................................................................... 25
[Link]. Les principes de Bâle I ............................................................................................ 27
[Link] Propositions la Banque Centrale d'Algérie pour Améliorer la Gestion des Risques
Opérationnels ........................................................................................................................ 79
2. Les Propositions la Banque d'Algérie pour Améliorer la Gestion des Risques
Opérationnels ........................................................................................................................ 80
Conclusion ............................................................................................................................. 82
Conclusion générale ............................................................................................................. 83
Annexes .................................................................................................................................. 85
Bibliographie
Résumé
Résumé
La gestion des risques opérationnels dans le secteur bancaire est essentielle pour identifier,
évaluer et gérer les risques associés aux processus, systèmes et comportements humains au
sein des institutions financières. Ce domaine vise à prévenir les pertes financières dues à des
erreurs humaines, des défaillances de systèmes, des fraudes ou des événements externes
imprévus. Les banques doivent mettre en place des cadres robustes de gestion des risques
opérationnels conformes aux normes réglementaires et aux meilleures pratiques du secteur.
Cela inclut la surveillance continue des risques, la mise en œuvre de contrôles internes
efficaces, ainsi que la formation et la sensibilisation des employés à la gestion des risques.
En intégrant une approche proactive et stratégique, les banques peuvent non seulement
atténuer les risques opérationnels mais aussi renforcer leur résilience et maintenir la
confiance des clients et des parties prenantes dans un environnement financier de plus en
plus complexe et dynamique.
ملخص
أمرا ضروريًا لتحديد وتقييم وإدارة المخاطر المرتبطة بالعمليات ً تعد إدارة المخاطر التشغيلية في الخدمات المصرفية
يهدف هذا المجال إلى منع الخسائر المالية الناجمة عن.واألنظمة والسلوكيات البشرية داخل المؤسسات المالية
يجب على البنوك تنفيذ أطر قوية.األخطاء البشرية أو فشل النظام أو االحتيال أو األحداث الخارجية غير المتوقعة
ويشمل ذلك المراقبة.إلدارة المخاطر التشغيلية بما يتوافق مع المعايير التنظيمية وأفضل ممارسات الصناعة
ومن خالل. وتدريب الموظفين وتوعيتهم بشأن إدارة المخاطر، وتنفيذ الضوابط الداخلية الفعالة،المستمرة للمخاطر
بل يمكنها أيضًا تعزيز، ال تستطيع البنوك التخفيف من المخاطر التشغيلية فحسب،دمج نهج استباقي واستراتيجي
.مرونتها والحفاظ على ثقة العمالء وأصحاب المصلحة في بيئة مالية متزايدة التعقيد والديناميكية
Abstract
Operational risk management in the Banking sector is essential for identifying, assessing, and
managing risks associated with processes, systems, and human behavior within financial
institutions. This field aims to prevent financial losses due to human errors, system failures,
fraud, or unforeseen external events. Banks must establish robust operational risk management
frameworks that comply with regulatory standards and industry best practices. This includes
continuous risk monitoring, the implementation of effective internal controls, and training and
raising employee awareness of risk management. By integrating a proactive and strategic
approach, banks can not only mitigate operational risks but also enhance their resilience and
maintain the trust of customers and stakeholders in an increasingly complex and dynamic
financial environment.