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Gestion des Risques à la CNEP Banque

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UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

Campus université de TAMDA II

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, COMMERCIALES ET DES


SCIENCES DE GESTION
Département des sciences financières et comptabilité

Mémoire pour l’obtention du diplôme de Master


En sciences financières et comptabilité
Spécialité : Finance d’entreprise
Sujet

LA GESTION DES RISQUES OPERATIONNELS


DANS LE SECTEUR BANCAIRE
CAS : CNEP BANQUE AGENCE N°201 DE TIZI

OUZOU
Présenté par : Encadré par :

FADLI RANIA MAMERI Nardjesse

RAHIM AZIZA

Devant le jury composé de :


Président ALLEK Saifa Maître Conférence-A
Examinateur FERRAT Massilva Maître Assistant-B
Rapporteur MAMERI Nardjesse Maître Conférence-B

Année universitaire 2023/2024


Remerciements
Nous exprimons avant tout notre profonde gratitude à Dieu qui nous a donné la force et le
courage d'accomplir ce travail.
Nous adressons ensuite nos sincères remerciements à notre promotrice, Mme MAMERI
Nardjesse, pour son aide précieuse, sa patience et ses conseils avisés qui ont été nécessaires à la
mise en œuvre de ce projet, malgré les obstacles auxquels il a été confronté.
Nous tenons également à remercier notre promotrice, Mme Lyassil, pour son encadrement
continu lors de notre stage à la Banque CNEP.
Enfin, nous remercions les membres du jury qui ont accepté de corriger ce travail et de nous
enrichir de leurs commentaires et suggestions.

I
Dédicace
Je dédie ce modeste travail à ma petite famille qui par leur aide et leur amour,

M’ont aidé à m’épanouir afin de devenir ce qui je suis aujourd’hui

A mon père BOUJEMMAA

Aucune dédicace ne saurait exprimer l’affection et l’amour que j’éprouve envers toi, que
dieu te garde et t accorde santé et bonheur pour que tu restes la splendeur de vie.

A ma mère HADDAH

Tu es ma source d'inspiration et mon plus grand soutien. Ce mémoire est autant le tien que
le mien. Je te dédie ce travail avec tout mon amour et ma gratitude éternelle.

A Mes frères (Zahir, Abdellah, Djalal et Yassine)

A tout ma famille

A mes amis (Souhila, Kenza, Tima)

A tous ceux que j’ai omis de citer

Rania

II
Dédicace
MA FAMILLE « RAHIM »
A mes chers parents : BOUALEM et ZAHIA qui sont mes sources d’inspiration, les artisans
de ma réussite, pour leur soutien moral, financier et spirituel ; qui m’ont encouragé tout au long
de mon cursus universitaire que dieu les protège.
Je remercie mes très chers parents pour une deuxième fois, qui ont toujours été là pour
moi, « Vous avez tout sacrifié pour vos enfants n’épargnant ni santé ni efforts. Vous
m’avez donné un magnifique modèle de labeur et de persévérance. Je suis redevable
d’une éducation dont je suis fier ».
A mes chers frères MOUKHTAR et RABAH à l’occasion de mon mémoire ; pour leur soutien
et encouragement, Je leur dédie mes réussites passées et à venir. A mes très chères sœurs
(Hanane, Fatiha, Nawal, Ouiza, Assai) qui m’ont soutenu dans les moments difficiles, je vous
souhaite bonne chance et réussite dans votre vie;

A tous mes amis que je ne pourrai pas tous citer et que je voudrais remercier pour le support
moral et intellectuel qu’ils m’ont apporté. Alors merci Sarah et Sara, Kenza, Amina, Katia et
tous les autres qui reste avec moi jusqu’à aujourd’hui merci.

Je tiens à remercier tout particulièrement ma cousine, Meriem et son mari, qui m’ont soutenu
et hébergé chez elle tout au long de l’université. Merci beaucoup (avec ses enfants Khaled,
Nehal, Malik).

Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance également à Monsieur « DJABER AMINE », je le


remercie pour sa générosité, aide et encouragement au moment opportuns et le plus difficile un
grand merci pour vous.
Et avant le dernier, je voudrais également mentionner mes petits et ceux qui me tiennent le plus
à cœur : « ADEM, MANAL, IYAD, et IBTISEM. Que Dieu les garde de tout mal Enfin, Je
tiens à ne remercier toute personne qui a participé de près ou de loin à l’exécution de ce
modeste travail.

Lynda

III
LISTE DES TABLEAUX
N° Titre page
Tableau N°01 : les huit activités et différentes rations de β 56
Tableau N°02: Synthèse des différentes approches en matière de gestion 58
du risque opérationnel.
Tableau N°03 : Les Réglementations des Risques Opérationnels : Banque 75
Centrale d'Algérie (BCA) et Accords de Bâle (Bâle II &
III)
Tableau N°04: Analyse Comparative des Réglementations des Risques 78
Opérationnels

IV
LISTE DES FIGURES
N° Titre Page

Figure N°01 : les fonctions de la banque centrale 30

Figure N°02 : Le nouveau dispositif du trois piliers de Bâle II. 34

Figure N° 03: Complémentarité des deux approches 47

Figure N°04: Les étapes de gestion des risques opérationnel 53

Figure N°05: Organigramme général de l’agence 67

V
LISTE DES SCHEMA
N° Titres Page

Schéma n°01 : Le rôle économique des banques 15

Schéma n°02 : Les banques et les risques 16

VI
LISTE DES ABREVIATIONS
BRI Banque des Règlements Internationaux

BCBS Comité de Bâle sur le contrôle bancaire

ORM Gestion des risques opérationnels

KRI Indicateurs clés de risque

RCSA Auto évaluation du contrôle et des audits

ERM Gestion des risques d'entreprise

ORX Organisme de référence en matière de risques


opérationnels

AMA Approche avancée

A IRB Approche fondée sur les modèles internes pour le risque


de crédit

RWA Actifs pondérés en fonction des risques

LDA Approche de perte distributionnelle

AMA Approche avancée pour la gestion des risques


opérationnels

SMA Approche standardisée pour la gestion des risques


opérationnels

CCF Facteur de conversion de crédit

LGD Perte en cas de défaillance

CVA Ajustement de la valeur du crédit

DVA Ajustement de la valeur de la dette

VII
Sommaire
Remerciement ........................................................................................................................... I
Dédicace .................................................................................................................................... II
Listes des tableaux .................................................................................................................. IV
Listes des figures ...................................................................................................................... V
Listes des schémas ................................................................................................................ VI
Listes des abréviations ....................................................................................................... VII
Introduction générale.............................................................................................................. 1
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque ............................................ 4
Introduction ............................................................................................................................ 4
SECTION 01 : la banque et son rôle dans l’économie ........................................................ 5
SECTION 02 : LES TYPOLOGIES DES RISQUES BANQUIRES ............................... 16
SECTION 03 : Présentation de la réglementation prudentielle à l’échelle national et
Conclusion .............................................................................................................................. 41
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels ............................................................. 42
Introduction ........................................................................................................................... 42
Section 01 : Notion des Risques Opérationnels ................................................................... 43
Section 02 : dispositif de la gestion des risques opérationnels ........................................... 46
Section 03 : Gestion des Risques Opérationnels et Couverture Financière ..................... 53
Conclusion .............................................................................................................................. 61
Chapitre 03 : Analyse comparative des règlements de gestion des risques opérationnels
................................................................................................................................................ 62
Introduction ............................................................................................................................ 62
Section 1 : Présentation de la Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (CNEP-
Banque) ................................................................................................................................... 63
Section n°02 : Réformes de la Banque centrale d’Algérie et Accords de Bâle(II-III) sur
Section n°03 : Comparaison des Réformes de la Banque Centrale d'Algérie avec les
Accords de Bâle ...................................................................................................................... 78
Conclusion .............................................................................................................................. 82
Conclusion générale............................................................................................................... 83
Annexes ................................................................................................................................... 85
Bibliographie
Table des matières

Résumé
Introduction générale
Introduction générale

« Operational risk is the risk of


loss resulting from inadequate or failed
internal processes, people, and systems,
or from external events ».

Basel Committee on Banking Supervision

Dans un environnement économique en perpétuelle évolution, le secteur bancaire joue


un rôle central dans la stabilité et le fonctionnement des économies nationales et internationales.
La banque, en tant qu'acteur clé du système financier, est soumise à diverses pressions et
contraintes, notamment celles liées à la gestion des risques. En effet, la nature même de ses
activités expose les banques à une variété de risques, allant des risques financiers aux risques
opérationnels, en passant par les risques de conformité et de réputation.

Cette étude se propose d'explorer en profondeur la gestion des risques opérationnels


dans le contexte bancaire. À cet effet, une analyse approfondie du cadre théorique et conceptuel
de la banque sera d'abord entreprise, mettant en lumière le rôle crucial des institutions bancaires
dans l'économie, ainsi que les typologies des risques auxquels elles sont exposées. De plus, une
présentation détaillée de la réglementation prudentielle, tant au niveau national qu'international,
sera réalisée afin de comprendre les exigences réglementaires auxquelles les banques sont
soumises dans leur gestion des risques.

Par la suite, l'étude se concentrera sur la gestion spécifique des risques opérationnels,
qui représentent une part significative des risques encourus par les banques. Après avoir défini
les risques opérationnels et examiné les dispositifs de gestion qui leur sont associés, une analyse
approfondie de la relation entre la gestion des risques opérationnels et la couverture financière
sera proposée.

Enfin, une étude approfondie des risques opérationnels sera menée, en se concentrant
sur la Caisse Nationale d'Épargne et de Prévoyance en tant qu'illustration concrète des défis et
des pratiques de gestion des risques opérationnels dans le secteur bancaire.

Mais lors de Au cours de mon apprentissage à la CNEP Banque, j'ai été confronté à
plusieurs obstacles, particulièrement en ce qui concerne la compréhension et la gestion des
risques opérationnels. L'un des principaux défis a été l'absence totale d'exemples pratiques et
d'informations spécifiques fournis par la banque sur ce sujet crucial. Cette carence a rendu
l'application des concepts théoriques à des situations réelles extrêmement difficile, compliquant
ainsi le développement de compétences analytiques et décisionnelles nécessaires à une gestion
efficace des risques. Face à ce manque de soutien pratique, j'ai trouvé une solution en comparant
les lois de la Banque d'Algérie relatives aux risques opérationnels avec les réglementations
internationales de Bâle. Cette approche comparative m'a permis de combler les lacunes laissées
par l'absence d'exemples concrets et de mieux comprendre les standards globaux de gestion des
risques. Ce chapitre explore les défis posés par le manque de ressources et de soutien pratique
au sein de la CNEP Banque, tout en présentant cette méthode comparative comme une
alternative viable pour pallier ces insuffisances et améliorer l'expérience d'apprentissage. De

1
Introduction générale

plus, une analyse de l'application des mesures de Bâle II par les banques algériennes sera
réalisée, suivie d'une comparaison avec les pratiques internationales.

Objectifs de recherche

L'objectif principal de cette recherche est d'évaluer l'efficacité des réformes mises en
place par la Banque Centrale d'Algérie concernant la gestion des risques opérationnels, en les
comparant aux normes et recommandations établies par les Accords de Bâle II et Bâle III.

Choix du sujet de la recherche

Nous avons choisi ce sujet pour deux raisons principales :

_ Premièrement, La gestion des risques opérationnels est étroitement associée à notre spécialité
en finance d'entreprise, offrant une opportunité de comprendre comment la gestion efficace de
ces risques peut influencer la performance financière des organisations.

_Deuxièmement, le risque opérationnel s'impose comme un défi incontournable,


particulièrement avec l’émergence des récents développements concernant la conformité, la
gouvernance et la gestion des risques au sein des entreprises et des institutions bancaires.

Problématique

En ce sens, notre problématique de recherche s'articule autour de la question suivante :

Question principale

_ Comment la banque peut-elle gérer les risques opérationnels et quels sont les
outils utilisés pour les maitriser ?

Pour approfondir notre analyse, nous décomposerons la question principale en plusieurs


questions secondaires, nous permettant ainsi d'examiner de manière détaillée les différents
aspects de la gestion des risques opérationnels dans le secteur bancaire :

Questions secondaires

_Quels sont les principaux risques opérationnels auxquels les banques sont confrontées et
comment sont-ils gérés au niveau théorique et conceptuel ?

_Qu’est-ce qu’une cartographie des risques opérationnels et de quelle manière contribue-t-elle


à la maîtrise et à la gestion de ces risques ?
_ Est-ce-que la CNEP_ Banque dispose d'un dispositif chargé de la gestion des risques
opérationnels au niveau de ses agences ?

2
Introduction générale

Hypothèses de recherche
Hypothèse principale
La comparaison entre les régulations sur les risques opérationnels de la Banque d'Algérie et les
normes internationales de Bâle II et III démontre l'importance critique de l'harmonisation
réglementaire pour renforcer la résilience des institutions financières en Algérie.

Hypothèses secondaires
Hypothèse 1

L'évolution et la diversification des activités bancaires, combinées à une concurrence accrue,


nécessitent une gestion rigoureuse des risques et une conformité stricte aux régulations
prudentielles internationales et nationales pour assurer la stabilité et l'efficacité du secteur
bancaire dans son rôle crucial de soutien à l'économie.

Hypothèse 2

Les banques doivent renforcer leur gestion des risques opérationnels et adopter des stratégies
de couverture financière efficaces pour prévenir les pertes et maintenir la stabilité financière
face à une complexité croissante des opérations et à des défis technologiques.

Méthodes et outils de recherche

L’analyse documentaire

_Afin de mener à bien cette étude, nous avons adopté une approche qualitative basée sur
l’analyse documentaire. Cette méthode a été choisie car, en l'absence de données pratiques
disponibles auprès de la CNEP Banque, elle permet d'accéder à des informations fiables et
vérifiables sur la gestion des risques via des textes réglementaires existants. L’analyse
documentaire offre également l’avantage de pouvoir comparer les cadres théoriques nationaux
et internationaux, ce qui est essentiel pour répondre à notre problématique.

Analyse comparative et descriptive

_Quant au traitement des informations, nous avons opté pour une analyse comparative et
descriptive. Cette méthode a été justifiée par le besoin de mettre en lumière les similitudes et
différences entre les deux ensembles de régulations. Elle permet également d’interpréter les
impacts potentiels de ces régulations dans le contexte bancaire algérien, bien que le manque de
données pratiques ait limité la portée d’une analyse empirique.

3
Chapitre 01 : Le cadre
Théorique et conceptuel de la
Banque
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

Introduction
Les banques jouent un rôle crucial dans le développement économique d'un pays en connectant
les différents acteurs financiers. Elles sont autorisées par la loi à remplir plusieurs missions
essentielles telles que le financement de l'économie, la gestion des transactions monétaires,
l'octroi de prêts et la collecte d'épargne. Avec l'évolution du secteur, les banques ont élargi leurs
domaines d'activité et diversifié leurs produits pour répondre aux demandes croissantes des
clients. Cette évolution a aussi intensifié la concurrence, obligeant les banques à améliorer leur
valeur ajoutée tout en minimisant les coûts et les risques. Dans ce chapitre, nous examinerons
les principes fondamentaux de la banque ainsi que les risques auxquels elles sont confrontées.

Pour cela nous allons diviser notre démarche en trois parties suivantes :

 Dans la première section, intitulée «la banque et son rôle dans l’économie »,
nous mettrons en lumière l'environnement dans lequel évoluent toutes les banques
algériennes.
 La deuxième section, nommée « les typologies des risques bancaires », traitera
des divers risques qui pèsent sur l'activité bancaire.
 Enfin, dans la troisième section intitulée « présentation de la réglementation
prudentielle à l’échelle nationale et internationale », nous examinerons les
travaux du Comité de Bâle ainsi que les nouvelles réglementations prudentielles en
vigueur en Algérie.

4
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

SECTION 01 : la banque et son rôle dans l’économie


Dans toute économie, la banque joue un rôle important. Elle est l’une des premières
ressources de financement de l’activité économique, par intervention dans la création
d’entreprise lorsqu’elle est sollicitée.

Pour que la banque joue pleinement son rôle, les reformes à engager doivent impérativement
libérer l’esprit d’initiative des banquiers et raccourcir les délais dans les études des dossiers.

1. Définition de la banque

Au XVIème siècle, la banque est « la table de changeur ou de commerçant, le lieu où se fait le


trafic, le commerce de l’argent », le terme « banque » correspond à une forme féminine de
« Banc » et dérive de l’italien « banca » introduit en France lors de l’installation des banques
italiennes à Lyon. On comprend par ces origines commerciales que la banque correspond au
lieu d’échange entre les personnes qui souhaitent déposer, placer leur argent et ce qui souhaitent
emprunter une somme d’argent1. On existe Plusieurs définitions son attribuées à la banque :
_La banque est une entreprise qui s’occupe des dépôts d’argent et des moyens de paiement.
Au sens juridique, c’est une institution financière qui dépond de code monétaire et financier.
Elle a pour fonction de proposer des services financiers : recevoir des dépôts d’argents, collecter
l’épargne, gérer les moyens de paiement, accorder des prêts2.
_Juridiquement, une banque est une institution habilitée à effectuer des opérations financières
Et commerciales c’est-à-dire : gestion de moyens de paiement ; octroi de crédit ; réception de
Dépôts du public3.

[Link] des banques

2.1. Les banques centrales

La banque centrale d’un pays est une institution chargée par l’état de décider d’appliquer la
politique monétaire. Elle joue tout ou partie des trois rôles suivants :

_Assurer l’émission de la monnaie fiduciaire et contribuer ainsi à fixer les taux d’intérêt ;
_Superviser le fonctionnement des marchés financiers, assurer le respect des règlementations
du risque (ratio de solvabilité) des institutions financières (en particulier des banques de
dépôts) ;
_Jouer un rôle de prêteur en dernier ressort en cas de crise systématique.

1
TIDIANI. (S), « L’essentiel du management d’une banque commercial », paris, Edition Harmattan, 2016, P21,
disponible sur: [Link]
commerciale/23123 consulté le 12/03/2024.
2
HADDAD. (S). GUENANE. (B), « Comprendre la banque », Algérie, Edition page BLEUES, 2021, P 8.
3
Alain. (B). CHRINTINE. (D). GUIDONI. (J-C). LE GARDEZ (A), « Dictionnaire des sciences économique »,
Paris, 1991.
5
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

Les banques centrales n’ont pas de rôles strictement identiques ou la même organisation dans
tous les pays ; elles peuvent notamment partager leurs pouvoirs avec d’autres institutions.

_L’avènement de la banque centrale

La naissance de la banque centrale intervient dans un contexte de faillites bancaires.

C'est une institution chargée d'une mission d'intérêt public qui joue un rôle prééminent (de
premier rang) sur les autres banques considérées comme de (second rang).

Elle détient le monopole de créer la base monétaire, forme ultime de monnaie. Représentée
autrefois par l’or, elle est constituée aujourd’hui par la « monnaie banque centrale » :

- Les billets ;
- La monnaie centrale.
La monnaie centrale correspond aux avoirs que les banques commerciales (de « second rang »)
détiennent sur des comptes auprès de la banque Centrale. Celle-ci devient la « banque des
banques » et assure leur pérennité en devenant prêteur en dernier ressort.

La banque Centrale détient également la responsabilité de la sécurité du système bancaire par


maîtrise de la quantité de monnaie4.

_Les fonctions de la banque centrale

Les fonctions de la banque centrale sont les suivantes5:

En établissement le taux d’intérêt officiel et en régulant la masse monétaire est menée :

Stabilité financière :

Servir de banquier de gouvernement et de banque des banquiers (« prêteur en dernier


Ressort ») ;

La gestion des réserves est l’administration des réserves de changes et d’or et des obligations
d’Etat d’un pays.

Supervision bancaire :

La réglementation et la supervision du secteur bancaire, ainsi que des opérations de change ;


Système de paiement :

Gestion ou supervision des moyens de paiement et des systèmes de compensation interbancaire


;

4
[Link], « Comptabilité et audit bancaire », Paris, édition Dunod, 2014, P 9.
5
FOUAD. (S), « Banque centrale », Edition banque, 2023, P 3, disponible sur :
[Link] consulté le 11/03/2024.
6
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

Production de la pièce de monnaie et de billets ;

D’autres fonctions des banques centrales peuvent inclure la recherche économique, la collecte
de statistique, la surveillance des systèmes de garantie des dépôts et les conseils en matière de
politique financière au gouvernement.

2.2. Les banques commerciales ou privées

Société constitue d’un capital détenu par des actionnaires extérieurs à leur clientèle, la banque
commercial a pour but de réaliser des bénéfices commerciaux et pet être côté en bourse. Elle
collecte de l’épargne par les dépôts et le marché monétaire et le redistribue sous forme de
liquidité ou de crédits.

Elle propose différents produits financiers tels que les crédits, les placements et l’épargne ainsi
que les assurances (vie, automobile, habitation). Nous citons en exemple de banque
commerciale la Société Générale, la Housing Bank6…

2.3. Les banques d’affaires

Une banque d’affaire est une banque qui est différente d’une banque commerciale traditionnelle
c’est-à-dire que nous ne prenons pas en compte vos dépôts.

Une banque d’affaire elle conseille les clients, les entreprises, des petits, des moyennes ou des
grands elle rémunérée uniquement qu’en honoraire comme l’avocat et expert-comptable, elle
ne travaille qu’avec 4 métiers distincts7:

_l’ingénierie patrimoniale : c’est préparer son patrimoine avant l’opération

_La fusion acquisition : c’est vendre et acheter une entreprise

_L’investissement au capital : faire entrer dans son capital un partenaire financier

_L’arrangement des dettes : sur les dettes importantes, la banque d’affaire joue un rôle
d’intermédiaire et simplificateur de la prestation pour le compte de client

La banque d’affaire est l’allée du dirigeant pour l’accompagner dans des étapes décisives de
son entreprise.

2.4. Les banques d’investissements

Les banques d’investissement opèrent sur les marchés financiers. Ces banques achètent et
vendent des actions en permanence, des obligations ou des produits dérivés sur le marché

6
[Link], [Link], P 10.
7
Etiota. (N.J), « différences entre banque commercial banque d’affaire et d’investissement », P 1, disponible sur :
[Link]
didentite-du-secteur/banque-dinvestissement/ consulté le 15/O4/2024.
7
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

financier. Elles peuvent également prendre en charge les activités de financement des sociétés
nouvellement cotées ou gérer les opérations de change8.

2.5. Les Banques électroniques

La banque électronique est la conduite d’opérations bancaires par voie électronique, c’est-à-
dire que l’Internet est l’une des formes les plus importantes, et donc il est Les banques virtuelles
créent des sites Web pour fournir les mêmes services que le site Web de la banque, du retrait,
du paiement et du transfert sans Le client s’y déplace. En tant que

Il existe plusieurs termes qui sont donnés à ce type de banque, comme les banques en ligne
Internet Banking ou banques électroniques à distance Banking Electronic Remote ou
banques en libre-service Self-Service Banking ou Opérations bancaires Web Banking.

D’après les études mondiales, en particulier les études des organismes de surveillance et de
contrôle américains et européens, il existe trois formes de base Pour les banques électroniques
en ligne, à savoir9:

_ Site d’information : C’est le niveau de base des banques électroniques ou ce que l’on peut
appeler la forme d’activité minimale

Les services bancaires en ligne, par l’intermédiaire desquels la banque fournit des informations
sur ses programmes, produits et services bancaires ;

_ Site web interactif ou communicatif : lorsque le site permet un type d’échange de


communication entre la banque et ses clients, tel que l’e-mail, Remplir des demandes ou des
formulaires en ligne ou modifier les renseignements relatifs à l’inscription et au compte.

2.6. La banque islamique

Les banques islamiques sont souvent considérées comme des banques refusant la pratique de
l’intérêt.

Il s’agit assurément de l’une de leurs caractéristiques principales, ayant donné lieu aux
réflexions et aux recherches les plus approfondies quant aux modalités pratiques de respect de
cet interdit, dans un monde moderne soucieux d’efficacité, où se désintègrent progressivement
les valeurs religieuses, éthiques et sociales et dans lequel une place importante est occupée par
l’argent et donc par le système bancaire classique dont l’intérêt est l’un des piliers10.

8
[Link], « Quels sont les différents types de banques ? », disponible sur : [Link]
differents-types-de-banques/ consulté le 07/04/2024.
9
MAMERI. (N), « Développer le système bancaire algérien conformément aux décisions de Bâle III », thèse de
doctorat (en sciences économie), spécialité monnaie et banque, université de Bouira, Algérie, 2020, P 12.
10
Fondement des banques islamiques « principes de base et modes de financement », Revue des additions
économiques. Volume 06, N° 01, Algérie, 2022, P 427.
8
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

3. Les opérations de la banque


Ces opérations sont en trois catégories11:
– La réception des dépôts du public, c’est-à-dire de fonds apportés par des tiers, utilisés
par l’établissement de crédit pour son propre compte et remboursables ;
– La distribution de crédit : le terme crédit doit être pris au sens large de crédit décaissé,
engagement par signature, mais également crédit-bail et locations assorties d’option d’achat ;
− les services bancaires de paiement : il s’agit de la mise à disposition de la clientèle et de la
gestion de moyens de paiement, à savoir de tout instrument permettant de transférer des fonds,
quel que soit le support ou le procédé technique utilisé.
S’agissant des opérations de banque, le Code monétaire et financier établit le monopole des
établissements bénéficiant d’un agrément des autorités de supervision. Toutefois, un certain
nombre d’exceptions sont prévues et on citera :
− pour la réception de fonds, les comptes courants d’associés, les dépôts entre sociétés d’un
même groupe ;
− pour la distribution de crédit, le crédit interentreprises, les prêts entre sociétés d’un même
groupe ou les prêts d’organismes sociaux (sociétés de HLM, Caisses d’allocations familiale).
Les deux premières catégories d’opérations constituent l’essence même de l’intermédiation
financière traditionnelle, appelée parfois intermédiation de bilan et la troisième relève de la
prestation de services. Cette définition des opérations de banque ne rend pas bien compte de
certaines opérations de marché très fréquemment accomplies par les banques, avec les
émissions et les achats de titres, appelées intermédiation de marché.
[Link] opérations de la banque d’Algérie
Les opérations de la Banque d’Algérie couvrent divers aspects de la gestion monétaire et
financière, incluant les suivantes12:
_L’émission de la monnaie
La monnaie scripturale englobe l'ensemble des dépôts effectués dans les banques, les trésors
publics et les centres de chèques postaux. Elle représente un moyen de paiement très flexible,
pouvant être créée en fonction des besoins liés à l'expansion économique. En ce qui concerne
les billets et les pièces métalliques émis par la Banque d'Algérie, ces derniers possèdent un
pouvoir libératoire illimité. Toutefois, la banque centrale peut définir les montants maximaux
pour lesquels les pièces métalliques doivent être acceptées en paiement par toute personne, à
l'exception des caisses publiques, de la banque centrale et des établissements de crédit.
_Opérations sur l’or
La réserve d’or détenue par la Banque d’Algérie appartient à l’État. La Banque d’Algérie est
autorisée à réaliser diverses opérations sur l’or, telles que l’achat, la vente, le prêt et le gage,
tant au comptant qu’à terme.

11
SYLVIE. (C). GAUTIER. (B). THOMAS. (P), « Gestion de la banque », Edition Dunod, 2017, P 8, disponible
sur : [Link] consulté le
28/05/2024.
12
AMROUZ. (K). IDER. (S), « rôle de la banque d’Algérie dans le système bancaire algérien », mémoire de
master en sciences économiques, spécialité monnaie, banque, finance, université mouloud Mammeri, Tizi Ouzou,
Algérie, 2016, P 38, disponible sur : [Link]
677c4b7ceea8/download consulté le 28/05/2024.
9
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

Les réserves d’or peuvent également être utilisées comme garantie pour des avances destinées
à la gestion active de la dette publique extérieure.
En outre, la Banque d’Algérie peut accorder des avances aux banques sur des monnaies et
lingots d’or, des devises étrangères, ainsi que des effets publics et privés.
_Opérations sur devises
La Banque d’Algérie est autorisée à acheter, vendre, escompter, réescompter, mettre ou
prendre en pension, donner ou recevoir en gage, ainsi qu’à mettre ou recevoir en dépôt tous les
instruments de paiement libellés en monnaies étrangères, ainsi que tous les avoirs en monnaies
étrangères.
Elle est responsable de la gestion et du placement des réserves de change. Dans ce cadre, la
Banque d’Algérie peut également contracter des emprunts et investir dans des instruments
financiers libellés en monnaies étrangères, à condition que ces instruments soient régulièrement
cotés en première catégorie sur les marchés financiers internationaux.
_Opérations de réescompte
La Banque d’Algérie est habilitée à acheter, vendre, escompter, réescompter, mettre ou prendre
en pension, donner ou recevoir en gage, ainsi qu’à mettre ou recevoir en dépôt tous les
instruments de paiement libellés en monnaies étrangères et tous les avoirs en monnaies
étrangères. Les modalités et conditions relatives au réescompte, à la prise et à la mise en
pension, ainsi qu'aux avances sur effets en monnaie nationale sont établies par le règlement du
Conseil de la monnaie et du crédit. L'encours des opérations sur effets publics menées par la
Banque Centrale est ajusté en fonction des objectifs de la politique monétaire.

La Banque d’Algérie peut intervenir sur le marché monétaire, dans les limites et selon les
conditions fixées par le Conseil de la monnaie et du crédit, en achetant et en vendant des effets
publics et des effets privés admissibles au réescompte ou aux avances. Elle peut également
escompter ou prendre en pension des traites et obligations cautionnées souscrites à l’ordre des
comptables du Trésor, à condition que leur échéance soit dans un délai de trois mois.

En outre, la Banque d’Algérie est en mesure de réaliser toutes les opérations bancaires avec
les banques et établissements financiers opérant en Algérie ainsi qu'avec les banques centrales
étrangères, mais elle ne peut traiter avec les banques à l’étranger que pour des opérations en
devises étrangères. Chaque banque opérant en Algérie est tenue de maintenir un compte courant
créditeur auprès de la Banque d’Algérie pour les besoins de la compensation.

_Opérations avec l’État et les collectivités publiques


La Banque d’Algérie peut accorder au Trésor des découverts en compte courant sur une base
contractuelle, dans la limite de dix pour cent (10 %) des recettes ordinaires de l’État pour
l’exercice budgétaire précédent. La durée totale de ces découverts ne peut pas dépasser 240
jours, que ce soit de manière continue ou non, au cours d’une année calendaire.

Exceptionnellement, la Banque d’Algérie est également habilitée à fournir au Trésor une


avance spécifiquement destinée à la gestion active de la dette publique extérieure.

10
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

La Banque d’Algérie assure gratuitement :

_Le placement des emprunts émis ou garantis par l’État auprès du public.

_Le paiement des coupons des titres émis ou garantis par l’État, en collaboration avec
les caisses publiques.

En tant qu'agent financier de l’État, la Banque d’Algérie gère toutes les opérations de caisse,
de banque et de crédit pour le compte de l’État. Elle est responsable de :

_La gestion financière des emprunts de l’État, ainsi que de la garde et de la gestion des
valeurs mobilières de l’État.

_Le service financier et le placement des emprunts des collectivités et établissements


publics.

_Le paiement des coupons des titres émis par ces collectivités et établissements.

La Banque d’Algérie peut investir ses fonds propres :

a) En immeubles, conformément aux dispositions légales.

b) En titres émis ou garantis par l’État.

c) En opérations de financement d’intérêt social ou national.

d) Après avoir obtenu l’autorisation du ministre des Finances, en titres émis par des
organismes financiers soumis à des régulations spécifiques.

[Link] activités bancaires


L’activité bancaire est avant tout une activité de service caractérisée par l’existence d’une
relation très étroite entre le prestataire et l’utilisateur du service bancaire13.
Ces activités sont14:
5.1 La collecte de ressources auprès de la clientèle
Cette opération s’effectue auprès des clients qui n'en ressentent pas l'utilisation immédiate de
leurs fonds (particuliers ou professionnels) sur différents produits bancaires et financiers tel que
l’ouverture d’un compte d’épargne, compte courant, compte à terme et compte titres …etc.
Cependant, seules les personnes physiques ou morales peuvent se faire ouvrir un compte chez
une banque, cette opération doit être formalisée par la signature d’une « convention de compte

13
BOUABDALLAH. (W). ATTAR. (A), « L’évolution du système bancaire algérien « Etude comparative /
banques publiques et banques privées (2006-2016) », Revue d’études commerciales, volume 2, N°2, Algérie, 2018,
P 35, disponible sur : [Link] consulté le 10/03/2024.
14
PHILLIPE. (G). STEPHANE. (P), « La banque fonctionnement et stratégies », paris, 2éme édition, Edition
Economica, 1997, PP 6-7, disponible sur : [Link] consulté le 10/03/2024.
11
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

» contenant la totalité des engagements contractuels réciproques entre la banque et son client,
de l'ouverture à la clôture. Et en échange de cette ressource collectée, un taux d’intérêt sera
versé au profit de ces clients en dépendamment du type de compte.
5.2 L’octroi de crédits à la clientèle
La ressource collectée auprès des clients de la banque est redistribuée sous forme de prêts aux
différents agents à besoin de financement (particuliers ou entreprises), il s’agit de la
transformation des disponibilités à court terme, en prêts à moyen et long terme.
On peut donc dire que l’octroi de crédit est l’opération par laquelle le propriétaire d’un bien
économique ,qui prend souvent la forme monétaire ,en cède la jouissance à une autre personne
pendant une période convenue, appelée « échéance » moyennant une énumération pour le
service rendu et le risque encouru, cette énumération appelée « intérêt » étant proportionnelle
à la durée d’usage et à la valeur du bien .le bénéficiaire du crédit doit restituer la contrepartie
au terme du temps convenu et payer pour l’usage qu’il en fait ,en dépendamment du type de
crédit accordé, dans certain cas ,des garanties sont demandées à l’emprunteur pour accroitre la
confiance qui peut lui être accordée.
Les deux activités cœur de métier de la banque, la collecte de dépôts et l’octroi de crédits sont
dites « activités traditionnelles ». Elles portent sur des capitaux et génèrent des intérêts.
La différence entre les intérêts perçus sur les crédits accordés et les charges financières versées
aux clients (intérêts des placements) ou aux autres établissements (refinancement sur le marché
interbancaire) s’appelle la marge d’intérêt.
5.3 L’offre de services
Les banques fournissent aux clients de multiples services, les services bancaires de base
englobent tous qui est l’ouverture, la tenue et la clôture du compte, les dépôts et les retraits
d'espèces au guichet de l'agence bancaire qui tient le compte, les moyens de consultation à
distance du solde du compte…etc.
Ces services sont offerts gratuitement aux clients. Ces établissements proposent d’autres
opérations connexes à leurs activités, tels que le conseil et l’ingénierie financière, les opérations
de change, le placement, la souscription, l'achat et la vente, de valeurs mobilières et de tout
produit financier…etc.
Les banques peuvent offrir également à leurs clientèles des produits d’assurance. Il peut s'agir
notamment de l’assurance des moyens de paiement, l’assurance de prêt bancaire et l’assurance
vie. Les services bancaires ne portent pas sur des capitaux et génèrent des commissions qui se
mesurent en fonction du nombre d’opérations et/ou le montant et la durée.
5.4 La gestion des liquidités
La liquidité bancaire est généralement considérée comme étant « la capacité à faire face à ses
obligations de trésorerie suivant leur échéance ». C’est la capacité de la banque à piloter un
certain équilibre entre les ressources et les emplois. Dans ce cadre que s’installe le dispositif de
refinancement interbancaire (au taux du marché interbancaire) grâce auquel les excédents de
liquidités financent les déficits avec l’intervention des banques centrales.
Aussi, la banque active sur les marchés financiers pour son propre compte en plaçant sa
trésorerie, l’émission des emprunts obligataires et autres titres de créance, le traitement des
opérations d’achat et de vente d’actions, d’obligations ou de souscription. La gestion de
l’activité bancaire repose sur :
_ La fonction commerciale ;
12
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

_La fonction financière et comptable ;


_La réglementation d’usage applicable à la banque ;
_ La fonction informatique.
- La fonction commerciale
La fonction commerciale est indispensable pour la gestion de l’activité bancaire, elle
concrétise les actions commerciales du marketing (stratégique ou opérationnel). Ainsi elle est
chargée de :
- Fixer en accord avec la direction des agences les objectifs commerciaux à atteindre par
les agences ;
- Suivre périodiquement la réalisation de ces objectifs ;
- Assister les agences dans tous leurs besoins commerciaux et mettre à leurs dispositions
tous les moyens nécessaires ;
- Mettre en place un personnel chargé des actions commerciales qui doit être
constamment formé et encadré. Une meilleure maitrise de cette fonction est nécessaire afin de
fidéliser et de conquérir de nouveaux clients.
- La fonction financière et comptable
La comptabilité de la banque se traduit par l’ensemble des états comptables (bilan, compte de
résultats…etc.), constituant le champ d’investigation de la fonction financière qui est chargée
de s’assurer de la pérennité de l’établissement et de veiller en permanence à sa solvabilité. Elle
a pour mission principale :
- Participer à l’élaboration de la stratégie financière de la banque en prenant en
considération les évolutions des marchés financiers (gestion portefeuille des titres de la banque)
;
- Garantir un certain équilibre du bilan de la banque (gestion actif/ passif) ;
- Assurer la disponibilité des fonds nécessaires au fonctionnement et au développement
de l’établissement bancaire ;
- Anticiper aux mieux les déséquilibres pouvant affecter les comptes de la banque, ainsi
que les opportunités à saisir. La fonction financière et comptable tourne principalement autour
de la comptabilité bancaire et générale, le contrôle de gestion, l’analyse financière, et l’audit
interne.
- La réglementation d’usage applicable à la banque
La réglementation bancaire qu’elle soit internationale sous forme de directives ou bien
nationale par l’établissement des lois et règlements, elle a pour principaux objectifs :
- Assurer la sécurité des déposants ;
- Minimiser les risques inhérents à l’activité bancaire (risque crédit, risque de taux, risque
de change, risque opérationnel et risque de liquidité) ;
- Permettre la traçabilité et la transparence des opérations.
- La fonction informatique
L’informatisation de l’activité bancaire a généré une fonction complémentaire aux trois
premiers piliers, considérée comme étant le centre névralgique, dans le sens où l’informatique
bancaire associe la machine aux hommes afin de simplifier et améliorer la qualité de
productivité de leur travail à travers des logiciels et des réseaux de transmission et surtout

13
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

assurer un traitement de données avec un haut niveau de sécurisation. Elle agit aussi au niveau
de la collecte des informations et du stockage qui constitue la matière première de la Banque.
6. Le rôle de la banque dans l’économie
La banque dans une économie, elle joue un double rôle15 :

_ Le rôle d’intermédiaire sur les marchés financiers, entre les émetteurs d’actions et

D’obligations (entreprise, Etat et collectivité locales) et les investisseurs (épargnants,

Fonds commun de placement, caisse de retraite, compagnie d’assurance)

_Elle crée de la monnaie par les crédits qu’elle octroie, et en achetant ceux que

S’accordent entre eux les agents non financiers (traites, effet de commerce...).

La banque remplit une multitude de fonctions, depuis la gestion des moyens de paiement,
jusqu’à l’octroi de crédits immobiliers.

Ces emplois sont16:

_La première des fonctions de la banque, la plus concrète, c’est celle de gérer les moyens de
paiement.

Longtemps réservée aux banques classiques (établissements de crédit), cette fonction peut,
depuis peu, être assurée par des établissements de paiement, qui sont également agréés par les
autorités de supervision.

_Deuxième fonction, celle d’assurer la sécurité des transactions financières malgré la


dématérialisation des titres. Il faut que le vendeur soit bien payé pour le titre vendu, l’acheteur
débité pour l’achat et les titres en sécurité.

_Troisième grande fonction, celle d’accorder des crédits.

_Quatrième rôle des banques : drainer l’épargne. Les banques mettent en relation les agents à
capacité de financement (épargnants) et les agents à besoins de financement (emprunteurs).
Les banques n’ont pas le monopole de cette fonction mais elles sont de plus en plus présentes
dans ce secteur, à la fois parce qu’elles distribuent des produits de plus en plus nombreux et
variés et parce qu’elles sont organisées en groupes qui intègrent toutes les fonctions.

_Cinquième fonction très important, lié au précédent : pour gérer votre épargne, la banque sert
d’intermédiaire sur les marchés financiers.

15
BEZBAKH. (P). Sophie GHERARDI. (S), « Dictionnaire de l’économie », Edition Larousse, 2011, PP 117 118.
16
La finance pour tous, « La banque à quoi ça sert ? », 25 JANVIER 2023, disponible sur :
[Link]
quoi-ca-sert/ consulté le 19/04/2024.
14
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

_Enfin, dernière grande fonction assumée par les banques : le conseil. Il faut distinguer le
conseil aux particuliers et le conseil aux entreprises. Les banques appelées « banques
d’investissement » se concentrent principalement sur le conseil aux entreprises (introductions
en bourse, placement d’obligations…).

Schéma n°01 : Le rôle économique des banques


Banque
Emplois Ressources
Prêts Dépôts

Demandeurs Offreurs de
De capitaux Capitaux
Marchés

Monétaire
Financier

Drivés

Source : PHILLIPE. (G). STEPHANE. (P), « La banque fonctionnement et stratégies », paris, 2éme
édition, Edition Economica, 1997, P 8, disponible sur : [Link]
consulté le 10/03/2024.

15
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

SECTION 02 : LES TYPOLOGIES DES RISQUES BANQUIRES.


Comme dans toute entreprise lucrative, les banques doivent prendre des décisions qui comportent des
risques. La première étape de toute méthode actuelle de gestion et de suivi des risques bancaires consiste
à définir clairement ces risques, qui sont communs à toute l'institution.

Il y a quelques années, seuls les risques de crédit étaient réellement surveillés par les autorités
réglementaires. En 1996, des règles ont été mises en place pour surveiller spécifiquement le risque de
marché. Aujourd'hui, le Comité de Bâle recommande aux banques de traiter leur risque opérationnel de
la même manière.

Par conséquent, les banques sont exposées à un large éventail de risques dans le cadre de leurs activités.

La Banque mondiale divise les risques bancaires en quatre catégories principales : risques financiers,
risques opérationnels et autres risques. Cependant, d'autres catégories existent, chacune ayant un objectif
spécifique. Bien qu'il soit possible de classer les risques de diverses manières, notamment selon les
partisans de Bâle II, il est largement admis que les plus importants sont le risque de crédit, le risque de
marché et le risque opérationnel.

Schéma n°02 : les banques et les risques

Organisation
(Hommes et Coût, salaires,
Matériels) Informatiques…

Pertes
Banques Risques Marges

Fonds propres
(Capitaux)
Actionnaires Bénéficiaires

Source : BERNARD. (K), « La gestion des risques dans les banques », Revue d’économie
financière, 1993, P 363, disponible sur :
[Link] consulté le 28/05/2024.

16
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

[Link] risque

Le terme « risque » est utilisé dans le monde professionnel pour refléter différents concepts, et
peut donc prêter à confusion. Toutefois, il est tellement répandu qu’il est incontournable17.

Le risque peut être défini comme : « un engagement portant une incertitude dotée d’une
probabilité de gain ou de préjudice, que celui-ci soit une dégradation ou une perte18. »

Le risque est en général exprimé en multipliant sa probabilité d’occurrence et son impact19:

Risque = Probabilité × Impact

2.Définition de risque bancaire


La banque est souvent présentée comme un portefeuille de risques. Ces derniers sont une dimension
inévitable et naturelle compte tenu des produits proposés et de la « matière » manipulée l’argent. Sa
conséquence principale est de provoquer une perte significative pour l’établissement, soit au travers
d’un ralentissement voire une diminution du PNB, soit par une augmentation des charges: coût des
réparations, de maintenance, dédommagement, sanctions financières ou provisions.

Ils aboutissent à une altération dangereuse des fonds propres, conduisant à la faillite de l’établissement
et pouvant remettre en cause la stabilité du système bancaire dans son ensemble (John Hull, 2007)20.

[Link] des risques bancaires

Étant donné l'implication des banques dans divers secteurs, elles sont maintenant confrontées à
une variété de risques autres que ceux liés à l'octroi de crédit.
En ce qui concerne la classification des risques bancaires, on observe une certaine convergence
entre les accords de Bâle et la réglementation en Algérie. Ces risques sont généralement
regroupés en quatre catégories :

_Le risque de crédit (ou de contrepartie) ;

_Le risque de marché ;

_Le risque opérationnel ;

_Les autres risques.

Le pilier 1 prend en compte trois types de risque : le risque de crédit, le risque de marché et le
risque opérationnel.

17
JEAN-PAUL. (Louisot), « Gestion des risques », AFNOR édition, 2014, P 7.
18
NAULEAU. (G) et ROUACH. (N), « Le contrôle de gestion bancaire et financière », revue de banque, 1999, P
310.
19
CORDEL. (F), « Gestion des risques et contrôle interne », Vuibert, Paris, 2013, P19.
20
MOHAMMED. (S). BENSAOULA. (B). ABDELLAH. (B), « La gestion du risque opérationnel dans le secteur
bancair », Revue Al bashaer Economic journal, N° 01, Université Abou Bakr Belkaid, 2020, P 948.
17
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

Toutes les autres types de risque auxquels une banque est confrontée (e. g. risque de liquidité,
risque de taux d’intérêt dans le portefeuille de placement) doivent être pris en compte dans le
cadre du pilier 2 de Bâle II.

3.1. Le risque de crédit


Le risque de crédit, est également appelé « risque de contrepartie ». Il s’agit de du risque de
non remboursement, partiel ou total, d’une créance. Ce risque peut être aggravé par le risque
de concentration, résultant d’une forte exposition à un risque donné, ou à une ou plusieurs
contreparties, ou encore à un ou plusieurs groupes de contreparties similaires21.

3.1.1. Les paramètres du risque de crédit :

Chaque risque est mesuré à partir de certains paramètres. Pour le risque de crédit ils sont les
suivants :

- La probabilité de défaut (PD : Probability of Default) : « La probabilité de défaut


représente le risque de la faillite d’un emprunteur se trouvant dans l’impossibilité de
rembourser ses créances. Elle peut être analysée et évaluée sur la base d’informations
statistiques ».

- Le taux de perte en cas de défaut (LGD : Loss Given Default) : C’est un paramètre
de risque représentant la part non recouverte des créances non remboursées ou autrement
dit, c’est la perte non récupérée et la formule permettant son calcul est la suivante : LGD=1-
Taux de recouvrement.

- L’exposition en cas de défaut (EAD : Exposure At Default) : C’est un paramètre de


risque de crédit, qui représente le montant de la créance exposé au risque de défaut. « Ce
montant est en général défini comme le coût de remplacement d’un actif ou d’un
engagement, multiplié par le montant initial. Dans le Cas d’un prêt, cette notion est simple
puisqu’il s’agit du montant nominal non encore remboursé. Ce montant peut être constaté
à un instant donné ou évalué par une simulation du montant maximum sur lequel
l’établissement peut être en risque ».

- L’échéance effective (Effective Maturity) : C’est le paramètre de risque du crédit qui


permet de savoir l’échéance effective des expositions considérées22.

« Ce risque revêt trois formes :

_Le risque sur l’emprunteur, sur les créances accordées à la clientèle ou sur les concours
directs accordées à d’autres établissements de crédit, dont la gestion relève de celle des risques
commerciaux ;

21
FREDERIC. (C), « Gestion des risques et contrôle interne », Edition Magnard-Vuibet, 2013, P 172.
22
TARI. (M.L), « Stress Test, Outil de la supervision bancaire application sur le risque de crédit », PP 55 56.
18
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

_Le risque sur le prêteur, sur les garanties potentielles de financement mises en place pour
assurer le financement en cas de difficultés d’approvisionnement sur les marchés. Cependant,
ce risque est ici un risque de second ordre car il est subordonné à la matérialisation pour
l’établissement de crédit d’un risque d’illiquidité ;

_Le risque de contrepartie pur, lié au fort développement des instruments de taux et de
change (swaps, options de gré à gré…) qui sont de plus en plus de fonctionnement des marchés
organisés (chambre de compensation, appel de marge quotidien…) permet de s’affranchir du
risque de signature sur les nouveaux instruments, même si d’autres risques, d’ordre technique,
subsistent.

Il n’est pas de même pour les opérations de gré à gré pour lesquelles la qualité de la signature
constitue un critère fondamental de décision23. »

3.2. Le risque de marché

Le risque de marché est défini comme le risque de perte sur les positions du bilan et hors bilan qui
résultent des variations des prix du marché. Les risques couverts par cet amendement comprennent les
risques généraux et spécifiques de taux d'intérêt et de cours des actions pour les postes de dettes et de
capitaux négociables de la banque et les contrats hors bilan ainsi que les risques généraux liés aux
échanges de devises et de marchandises pour la banque (trading book et Banking book).

Les banques peuvent recourir soit à une approche standard soit à une approche interne. Dans l'un et
l’autre cas, elles calculeront un intérêt réel sur le capital, qui sera ensuite converti en pondération risque
notionnelle en utilisant le pourcentage de fonds propres exigé par les autorités régulatrices locales24.

Le risque de marché englobe trois types de risque :


3.2.1. Risque de taux d’intérêt

Le risque de taux d’intérêt est le risque de perte lié à une évolution défavorable des taux
d’intérêt. Il touche l’ensemble des éléments du bilan ayant leur rémunération ou leur valeur
dépendant d’un taux d’intérêt. L’effet négatif d’une variation du taux d’intérêt sur le produit
net bancaire, défini comme la somme de la marge d’intérêt (sur les opérations clientèle et de
trésorerie) et des gains ou pertes liées aux évolutions de la valeur des titres acquis par
l’établissement, peut se décomposer en un « effet revenu », correspondant à une baisse de la
marge d’intérêt, et en un « effet capital », mesurant les moins-values sur le cours des titres
détenus25.

Le risque de taux d’intérêt est plus délicat à gérer que le risque lié à d’autres variables de
marché, comme le prix des actions, le taux de change ou le prix des matières premières. Une
des difficultés est due à l’existence de nombreux taux différents dans chacune des devises

(Taux associés aux bons du Trésor et aux emprunts immobiliers, taux des prêts et emprunts
interbancaires, taux de dépôts, par exemple). Même si ces taux varient conjointement, leur

23
JEAN-CLAUDE. (A). MICHEL (Q), « Risque de taux d’intérêt et gestion bancaire », édition ECONOMICA,
2000, P 13.
24
HENIE. (V). Brajovic Bratanovic, « Analyse et gestion du risque bancaire », Edition ESKA, 2004, P 111.
25
PUPION. (P), « économie et gestion bancaires », édition DUNUD, 1999, P 72.
19
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

corrélation n’est pas parfaite. Une autre difficulté réside dans le fait que la description d’un
taux d’intérêt ne peut être réduite à un nombre. Il est nécessaire de décrire la fonction liant le
niveau de taux d’intérêt et la durée de l’emprunt (ou maturité), nommée structure par termes
des taux d’intérêt ou gamme des taux d’intérêt26.

3.2.2. Risque de taux de change

Le risque de taux de change peut se défini comme étant le risque de perte encouru par
l’entreprise suite aux variations défavorables des cours de change auxquelles sont exposées les
agents effectuant des échanges en devise étrangère. On distingue deux types de risque de
change 27:

-un risque de dépréciation de la monnaie de paiement pour l’exportateur.

-un risque d’une appréciation de la monnaie de paiement pour l’importateur.

Le risque de taux de change est supporté par l’importateur dans les deux cas.

La couverture du risque de non-paiement procure une protection très moyenne à l’exportateur


dans le cas de la remise documentaire, en revanche ; une protection bonne à excellente est à
envisager dans le crédit documentaire.
Le risque de change se traduit donc au niveau des opérations croisées en devises et au
niveau du rapatriement des résultats d’une devise spécifique dans la devise de consolidation28.
3.2.3. Risque de liquidité : (liquidityrisk)

C’est le risque qu’une partie ne puisse pas faire face à ses engagements, ou bien dénouer ou
compenser une position en raison de la situation de marché.

Ce risque, qui peut être temporaire, n’implique pas que la contrepartie ou le participant soit
insolvable, Car il peut être susceptible de régler ses dettes ultérieurement.

Dans le secteur bancaire, l’interruption des prêts interbancaires lors de la crise a asséché le
marché de plusieurs pays et obligé les banques centrales à intervenir en offrant du crédit sous
des formes non-conventionnelles.

Aux Etats-Unis, un crédit bancaire n’est utilisable qu’à 80 %, 20 % devant rester bloqués sur
le compte de l’entreprise, ce qui augmente son coût réel29.

26
HULL. (J), « gestion des risques et institutions financiers », France, 3e édition, 2012, P 159.
27
GODIH. (DJ). TEFALI. (B), « l’essentiel sur le risque de crédit et le financement bancaire de l’entreprise »,
édition NPU, 2021, P 63.
28
AUGROS. (J-C), « risque de taux d’intérêt et gestion bancaire », Paris, édition ECONOMICA, 2000, P 16.
29
DAVID. (A.J). PEYRARD. (M), « L’essentiel des risques de l’entreprise à l’international », Edition l’extenso,
2015, P 17.
20
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

3.3. Le risque opérationnel


Le risque opérationnel (angl. Operational risk) est défini d’un point de vue prudentiel comme
« le risque de pertes découlant d’une inadéquation ou d’une défaillance des processus, des
personnes et des systèmes internes ou d’événements extérieurs, y compris le risque
juridique 30».

Le risque opérationnel est également défini comme le risque de pertes de valeur liées à des
processus internes défaillants ou inadaptés ou à des événements externes. Le risque
opérationnel recouvre donc le risque d’image de l’entreprise, les risques de
Dysfonctionnement des procédures internes, les attaques extérieures, les fraudes internes et
externes31.

3.4. Les autres risques


3.4.1. Risque juridiques
Les risques juridiques constituent la première classe de risque opérationnels à traiter selon notre
approche de manière différenciée. Ils couvrent pour l’essentiel les problématiques
contractuelles des relations d’affaires, des obligations de respect de la conformité des lois et des
règles en vigueur (notion de conformité juridique), les problématiques liées à la contrefaçon,
ainsi qu’un approfondissement d’un risque juridique particulier : la responsabilité pénale du
dirigeant32.
3.4.2. Risque informatiques
Seconde famille de risques opérationnels spécifiques, les risques informatiques sont une source
permanente, récurrente et coûteuse de risques critiques pour les entreprises de nos jours, compte
tenu de l’usage intensif, permanent et structurel des outils informatiques (matériels, logiciels,
applications, infrastructures réseaux, etc.) et de la multitude des risques associés au périmètre
informatique33.
3.4.3. Risque pays
C’est Le risque de non-remboursement total ou partiel de créances ou engagements hors bilan
assimilés détenus sur un client résident dans un pays tiers est appelé risque pays lorsque le non-
remboursement résulte de la volonté ou de la situation économique du pays dans lequel réside
le débiteur.

Ce risque survient dès lors qu’un état décide de ne plus rembourser sa dette ou de ne plus fournir
les devises nécessaires aux débiteurs privés dudit pays.

Les pertes éventuelles liées aux différents types d’engagements contractés sont constatées sous
la forme de dotations aux provisions pour risques et charges (673), et le montant inscrit dans le
compte 514 provisions pour risques pays correspond à l’amoindrissement de la valeur des

30
Alain. (V). (L) De Bel, « Bâle II et le risque crédit », Edition larcier, 2011, P 41.
31
PHILIPPE. (T), « Gestion de l’entreprise d’assurance », Paris, édition Dunod, 2017, P 154.
32
DAVID. (J). Darsa, « Risques stratégiques et financiers de l’entreprise », éditions Gereso, France, 2011, P 48.
33
DAVID. (J). Darsa, [Link]. P 49.
21
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

engagements. La commission bancaire aide les établissements en indiquant, par pays, le taux
moyen de provisionnement34.

34
PUPION. (P-C), [Link]. P 72.
22
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

SECTION 03 : Présentation de la réglementation prudentielle à l’échelle national et


internationale.
Nous allons maintenant examiner les réglementations internationales relatives aux risques
opérationnels.
[Link] à la réglementation prudentielle
La réglementation prudentielle un ensemble de règles et de normes établies par les autorités
financières pour superviser et contrôler les institutions financières, notamment les banques et
les compagnies d'assurance. Son objectif principal est de garantir la stabilité et la solidité du
système financier en minimisant les risques de défaillance des institutions financières.
Les principes de la réglementation prudentielle sont souvent élaborés en réponse à des crises
financières passées ou à des risques émergents susceptibles de compromettre la stabilité
financière. Ces règles visent à protéger les déposants, les investisseurs et l'économie dans son
ensemble en imposant des exigences de fonds propres, des limites d'exposition aux risques et
des normes de gouvernance aux institutions financière.
Les autorités de réglementation prudentielle, telles que les banques centrales et les
organismes de réglementation financière, surveillent de près le respect de ces règles par les
institutions financières et prennent des mesures correctives en cas de non-conformité. Ces
mesures peuvent inclure des sanctions financières, des restrictions d'activités ou même la
fermeture d'institutions financières défaillantes.

La réglementation prudentielle vise à promouvoir la stabilité et la résilience du système


financier en réduisant les risques de défaillance des institutions financières et en protégeant les
intérêts des parties prenantes.
2. La réglementation prudentielle à l’échelle internationale
Suite au mouvement généralisé de déréglementation et de déspécialisation dans les
années quatre-vingts, on a assisté à une instabilité accrue du système bancaire qui, dans une
sorte de dialectique réglementaire, a donné lieu à un mouvement international de «
reréglementation » prudentielle.
Il s’agit dès lors d’influencer le comportement des établissements de crédit dans le sens d’une
meilleure gestion des risques individuels qu’ils encourent, en les soumettant à une
règlementation prudentielle.
Cette réglementation prudentielle est aujourd’hui au cœur du contrôle réglementaire des
institutions financières et elle repose essentiellement sur l’application de règles prudentielles
notamment les accords de Bâle I, II et Bâle III.
Donc, la profession bancaire est rigoureusement réglementée et encadrée par les autorités
monétaires de chaque pays car le dysfonctionnement et la mauvaise gestion des banques ont
des conséquences majeures sur les économies des pays puisqu’ils provoquent des crises
systémiques ce qui engendrent une récession économique mondiale. Cela était le cas où la
banque allemande HERSTATT a été mise en faillite en 1974 et à cause de son effet domino sur
les autres banques, les gouverneurs des banques centrales des pays développés (G 10) ont créé,
quelques mois après cet incident, le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire qui a élaboré deux
grands accords , à savoir l’accord de Bâle I notamment le ratio Cooke , adopté en 1988, et

23
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

l’accord de Bâle II notamment le ratio Mc Donough, qui a succédé au ratio Cooke, et


aujourd’hui se mettent en place l’accord de Bâle III35.
2.1. Présentation du comité de Bâle
Le comité de Bâle sur le contrôle bancaire, institué en 1975, regroupe les autorités
de sur vaillance prudentielles et les banque centrales des pays du groupe des dix dit G10 (en
fait treize pays actuellement)

Le comité de Bâle pour la supervision bancaire a promulgué en juin 2004 un nouveau


dispositif : convergence internationale pour la mesure des fonds propres et normes de fonds
propres « International convergence of capital Mea surement and capital standards », Il
remplacera, à l’horizon 2006, l’actuel accord dit « ratio Cooke »36

En juin 1999, le comité de Bâle a proposé de nouvelles règles, connues sous le nom
de Bâle II, révisées en janvier 2001 et avril 2003. Un certain nombre d’études d’impact
quantitatif (quantitative impact studies, QIS) ont été menées afin de tester l’application de ces
nouvelles règles en matière de capital requis. Un ensemble de règles définitives, validé par Tous
les membres du comité de Bâle, a été publié en juin 2004, et actualisé en novembre
2005. L’application de Bâle II est effective depuis fin 2007, suite à des études supplémentaires
d’impact quantitatif. Notons que les États-Unis ont plusieurs années de retard par rapport au
reste du monde dans l’application de Bâle II.

Cet accord concerne essentiellement les grandes banques internationales. Aux Etats-
Unis, les autorités de régulation ont décidé que ce nouvel accord ne s’appliquera pas aux petites
banques régionales (ces établissements seront soumis à Bâle IA, très semblable à Bâle I).
Certaines banques régionales de taille plus importante vont sans doute volontairement appliquer
Bâle II, pour signaler, par exemple, à leurs actionnaires qu’elles gèrent le risque de manière
sophistiquée. En Europe, toutes les banques, ainsi que les sociétés financières seront soumises
aux règles de Bâle II. La CAD III (capital Adequacy Directive ou directive d’adéquation des
fonds propres) du 14 juillet 2004 vise à transposer l’accord de Bâle II à l’Union européenne.
Celui-ci se décompose en trois piliers 37:

1. Exigence minimale de fonds propres ;


2. Processus de surveillance Prudentielle ;
3. Discipline de marché.
Dans le cadre du pilier I, le capital minimal requis le risque de crédit du portefeuille de
prêts est calculé selon une nouvelle formule qui tient compte des notations de crédit des
différentes contreparties. Le capital requis pour le risque de marché demeure inchangé par
rapport à l’Amendement de 1999, et un chargé supplémentaire en capital pour le risque
opérationnel est instauré.

35
MALEK. (M). IMANE. (B), « Les Banques Algériennes A La Lumière Des Règles De Bale I, Ii, Iii : Bilan Et
Perspectives », Revue des réformes Economiques et intégration dans l’économie mondiale, 2017, Volume 12,
N°23, P 231.
36
SARDI. (A), « Audit et contrôle interne bancaires, Bâle II », Paris, édition AFGES, 2004, P 13.
37
HULL. (J), [Link], P 261.
24
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

2.2. La création de comité de Bâle :

Le 26 juin 1974, dépôt de bilan de la banque allemande Herstatt alors que la partie
en US dollars des opérations de change de la banque n’est pas dénouée, à cause du décalage
horaire. Première prise de conscience du risque systémique sur les marchés financiers
modernes.

Un directeur de la Banque d'Angleterre, Peter Cooke, propose une réunion des banques
centrales et des superviseurs bancaires des pays du G10 (Allemagne, Belgique, Canada, Etats-
Unis, France, Italie, Japon, Pays-Bas, Royaume-Unis, Suède, Suisse)

Le Comité de Bâle I est né et se réunit dorénavant à Bâle (Suisse) quatre fois par an,
sous l'égide de la Banque des règlements internationaux (BRI). En 1975, un document le «
Concordat de Bâle » introduit le principe du contrôle bancaire sur base consolidée (1) Le
Comité regroupe désormais 28 juridictions avec Luxembourg et Espagne puis, depuis 2009 :
Afrique du Sud, Arabie S.

2.3. Les objectifs du comité de Bâle


L’objectif du comité de Bâle est de faire converger les fonds propres économiques et
réglementaires. Pour ce faire, la définition et l’évaluation des risques bancaires ont été
améliorées. Le ratio de solvabilité, le ratio MC Donough qui constitue le pivot de la
réglementation, est plus exhaustif.

Toutefois, la réglementation prudentielle risque d’influencer la gouvernance des entreprises,


puisque celle-ci est étroitement dépendante des logiques financières notamment en Occident.
En fait, la consolidation du secteur bancaire après les différentes crises financières ont fait naitre
la crainte d’une réduction de la participation des banques au financement des entreprises dans
les pays développés Cependant, la réglementation prudentielle permet de limiter la probabilité
de défaillance d’une banque, car la faillite bancaire est un événement fortement déstabilisant
pour l’économie.
Aussi, les accords de Bâle visent à améliorer la résistance du système bancaire et financier aux
chocs. Un système bancaire et financier solide constitue un élément incontournable de la
stabilité macroéconomique38.
La mise en œuvre et en application des normes de Bâle III va améliorer la qualité et le niveau
des fonds propres des banques, réduire le risque systémique39.
2.4. Cadre réglementaire prudentielle de Bâle
Chaque recommandation du Comité de Bâle est complexe, répondant à diverses exigences
évaluées comme essentielles à un moment précis. Cependant, toutes ces recommandations
gravitent autour d'un élément central : le ratio de fonds propres.

38
Godih. (D.T.), « Eléments de réflexion pour des relations efficientes banque-entreprise en Algérie », The journal
of Economics and Finance (JEF), volume 3, N°2, 2017, P 24, disponible sur :
[Link] consulté le 02/04/2024.
39
MAGHLAZI. (F), « Les règles de Bâle III et leur application au Maroc », édition UNIVERSITAIRES
EUROPENNES, 2020, P 7 disponible sur : [Link]
applications-Maroc/dp/6202534362 consulté le 03/04/2024.
25
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

2.4.1. L’accord de Bâle I : le ratio Cooke


Le premier accord de Bâle, « convergence internationale de la mesure et des normes de fonds
propres », adopté en juillet 1988, est le résultat des travaux effectués pendant plusieurs années
par le comité de Bâle pour réaliser une convergence internationale des réglementations de
contrôle bancaire en matière du niveau des fonds propres des banques internationales40.
Les premiers travaux de grande ampleur du Comité aboutissent à la publication, en 1988, d'un
accord sur un ratio international de solvabilité, baptisé "ratio Cooke", du nom de l'instigateur
du Comité.

Ce ratio est au cœur des accords dits « Bâle 1 » et constitue un élément fondateur de la
régulation bancaire : chaque risque doit comprendre un certain montant de fonds propres pour
assurer la sécurité globale du marché et minimiser les risques de nature systémique en évitant
« l'effet domino ».

Le Comité de Bâle amende le ratio Cooke en 1996 pour prendre en compte les risques
de marché et ouvre la possibilité d’utiliser les modèles internes pour calculer les fonds propres
réglementaires sur ces risques41. Alors que le premier accord concernait uniquement les risques
de crédit, cet accord est considéré comme un amendement à l’accord de 1988 selon
l’amendement. Lors du calcul du ratio de capital total de la banque, un lien numérique est créé
entre les risques de crédit et les risques de marché en multipliant le risque le risque de marché
Mesure par 12,5 le résultat est ajouté au total des actifs pondérés en fonction des risques
collectés dans le but de compenser les risques de crédit par conséquent, le numérateur de la
fraction sera la somme du capital de la banque des premières et deuxième tranches, qui a été
déterminée dans 1988, en plus de éléments de capital du troisième niveau qui peuvent être
utilisés pour faire face aux risques de marché, l’équation du capital devient alors la suivante42:

L’environnement bancaire a connu de nombreuses mutations, liées notamment au rôle joué par
les marchés financiers. En effet le choc pétrolier de 1974 a augmenté la volatilité des marchés
et a perturbé les flux de capitaux dans le secteur bancaire.

40
MIHAELA. (V), « La gestion des risques juridiques bancaires », thèse de doctorat en sciences économique
Sciences humaines – Sciences juridiques et politiques, université Paris I - Panthéon Sorbonne, 2014, P 158.
41
VISNOVSKY. (F), « Bâle 1, 2, 3…de quoi s’agit-il? » : Séminaire national des professeurs de BTS Banque
conseiller de clientèle, France, édition, 25 janvier 2017, PP 1-2, disponible sur : [Link]
[Link]/intervention/intervention-de-frederic-visnovsky-bale-1-2-3-de-quoi-sagit-il-seminaire-national-des-
professeurs-de consulté le 01/04/2024.
42
SOUISSI. (A), « gestion des risques bancaires selon les normes bâloises dans le système bancaire algérien »,
mémoire de master en sciences économiques, spécialité économie monétaire et bancaire, université de Beskra,
Algérie, 2018, PP 26-27, disponible sur : [Link]
18f27e54260d/download consulté le 02/04/2024.
26
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

C’est dans cette optique que le comité de Bâle sur le contrôle des opérations bancaires a été
institué en Février 1975 par les autorités de surveillance prudentielles. Ainsi que les
gouverneurs des banques centrales des pays du groupe des Dix, rassemble les autorités de
contrôle des banques.

Le comité se réunit dans les locaux et avec l’appui de la banque des règlements internationaux,
à Bâle, en Suisse. Cette coopération a abouti à l’accord de Bâle qui a introduit, à partir de 1988,
un deuxième type d’exigence en capital, avec la définition d’un coefficient de fonds propres
ajusté des risques (le ratio Cooke).

Le ratio Cooke ne s’applique que dans les Etats qui ont accepté cette recommandation ; en
général, son application est limitée aux seules banques qui ont une activité internationale
significative. Il est recommandé dans cet accord aux banques de détenir en capital l’équivalent
d’au moins 8 % de leurs actifs pondérés par des coefficients de risque, a été adopté par plus de
100 pays, dont les Etats Unis. En 1989, des directives de la commission européenne ont adapté
un ratio de solvabilité européen, très proche du ratio Cooke, et ont rendu obligatoire son
application, à partir de la fin 1992, à tous les établissements de crédit de l’Union économique
et monétaire.

Au départ, le comité de Bâle a contribué principalement à favoriser la coopération entre les


autorités43:

- L’échange d’informations sur les pratiques nationales de contrôle ;

- L’amélioration de l’efficacité des techniques mises en œuvre pour la surveillance de


l’activité bancaire internationale ;

- La fixation de normes prudentielles minimales.

𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬


𝑹𝒂𝒕𝒊𝒐 𝒄𝒐𝒐𝒌𝒆 = ≥ 𝟖%
𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐫 𝐝𝐢𝐭

[Link]. Les principes de Bâle I


L’objectif de l’introduction des principes de base d’un contrôle bancaire efficace, préparés par
le comité de Bâle en coopération avec les autorités de contrôle d’un groupe de dix pays, et de
créer des règles directrices pour évaluer la solidité et la performance du système de contrôle
bancaire dans divers pays. Ces principes ont été publiés en septembre 1997 et ont servi de base
à l’évaluation du système règlementaire des pays, ce que l’on appelle le programme
d’évaluation du secteur financier (F, S, A, P). Ces principes ont été élaborés comme cadres

43
SENOUCI. (K), « La gouvernance bancaire face aux parties prenantes », thèse de doctorat
en Sciences de Gestion, spécialité Management, université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen,
2015, PP 87-88, disponible sur : [Link]
parties-prenantes-casdes-banques-publiques-algériennes-e56593397 consulté le 04/04/2024.

27
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

généraux pouvant être appliqués. A différents systèmes de contrôle et exigent le respect d’un
ensemble de conditions juridiques qui contribuent à accorder à l’autorité de régulation le droit
d’imposer les instructions et règlementations nécessaires, et il se compose de 25 principes
répartis en 7 sections fondamentaux comme suit44:
Première section : conditions préalables à un contrôle bancaire efficace
Deuxième section : agrément et structure de priorité
Troisième section : réglementation et exigences prudentielles
Quatrième section : modalités de contrôle bancaire permanent
Cinquième section : conditions liées aux médias
Sixième section : autorités officielles des organismes de réglementation Septième
section : activités bancaires transfrontière

[Link]. Les effets défavorables de l’accord de Bâle I


Le coefficient de pondération affecté aux prêts octroyés aux entreprises était le même quel que
soit le niveau de risque supporté par la banque. La charge en capital était donc identique pour
une entreprise présentant un risque de défaut élevé et pour une entreprise présentant un meilleur
risque de contrepartie.
Cela aurait pu conduire les établissements financiers à rechercher des crédits à forte marge et
par conséquent plus risqués mais plus rentables45.
Depuis l’application de l’accord de Bâle I, beaucoup de doutes ont été émis par les utilisateurs1,
se résumant ainsi46:
-Le choix du niveau de 8 % manque de fondement économique ;
-Ratio ne tenant pas compte réellement des risques encourus. Ce qui fait dire qu’une définition
de catégories de risque jugées arbitraire et sans relation directe avec le niveau de risque réel
(les actifs des banques sont classés dans plusieurs catégories et ensuite pondérés par un facteur
de pondération attribué à la catégorie de risque en question) ;
- Une différentiation trop lâche des risques, limitée à 4 catégories de risques ;
-Des mesures trop statiques qui ne sont pas directement reliées à la mesure d’insolvabilité de
la banque ;
-Une absence de segmentation des risques de crédit selon le degré de séniorité, le niveau de
maturité ; -Une absence de prise en compte de l’effet positif lié à la diversification. La
pondération des engagements de crédit n’était pas suffisamment différenciée pour se rendre
compte de la complexité réelle du risque crédit ;
-Un développement de l’arbitrage réglementaire, aboutissant à déconnecter le capital
comptable du risque économique réel ;

44
AIT AKKACHE. (S), « Evolution des règles de précaution pour les banques à la lumière des normes du comité
de Bâle et étendue de leur application par les banques algériennes », thèse de doctorat en sciences économiques,
Université du Bouira, Algérie, 2013, PP 57-58, disponible sur : [Link]
content/plugins/download-attachments/includes/[Link]?id=208144 consulté 06/04/2024.
45
SYLVIE. (T.L), « Le dispositif prudentiel Bâle II, autoévaluation et contrôle interne », thèse de doctorat en
sciences de gestion, Université du Sud Toulon var, 2008, PP 96-97, disponible sur : [Link]
00348300 consulté le 04/04/2024.
46
SENOUCI. (K), [Link], PP 94-95.
28
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

-En dehors de l’accord de 1996 sur les risques de marché, aucune allocation en capital n’est
prévue pour les autres formes de risque (risque opérationnel…). Il n’y a pas que les risques de
crédit et de marché à prendre en considération, mais il y a d’autres risques.
- Les garanties ne sont pas prises en compte à cause de la faiblesse de leur taux de pondération.
En général le développement sans répit des techniques poussées de gestion des portefeuilles de
crédit a nécessité la révision de l’accord de Bâle I.
[Link]. Les effets favorables de l’accord de Bâle I :
En théorie, les ratios de fonds propres peuvent avoir des effets contradictoires sur les
établissements. Traditionnellement, ces ratios ont été justifiés par l’existence de plusieurs
facteurs favorables (qui ne concernent pas uniquement le comportement des
Établissements)47:
_Réduction de la probabilité de défaillance des établissements ;
_ Réduction éventuelle des incitations pour les établissements à investir dans des actifs risqués
; car le capital minimum réduit le montant des dettes dans la structure du capital ; _Atténuation
des pertes pour les déposants qui peuvent, en cas de faillite, récupérer au moins une partie de
leurs dépôts.
2.4.2. Accord de Bâle II et le Ratio Mac Donough
Le nouveau dispositif repose sur trois piliers : des exigences minimales de fonds propres, un
processus de surveillance prudentielle et l’utilisation effective de la discipline de marché. Ces
trois piliers complémentaires sont nécessaires pour contrôler la santé financière globale du
système bancaire et celle de chaque établissement. Mais aucun d’entre eux ne peut se substituer
à une bonne gestion bancaire.
L’accord de Bâle II a été finalisé en juin 2004, ce dispositif repose sur une nouvelle approche
fondée sur trois « piliers » afin d’aboutir à une gestion des risques plus fine, exhaustive et
préventive. Les trois piliers sont les suivants

47
MOHAMED. (B). HAMZA. (T), « Les recommandations internationales à l’égard de la gestion prudentielle ».
Revue Dirassat, numéro économique, Volume 3, N° 2, 2012, P 29, disponible sur :
[Link]
stion_prudentielle_-Ratio_de_solvabilite_Bale_I_Bale_II_et_Bale_III- consulté le 05/04/2024.
29
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

Figure 01: le nouveau dispositif du trois piliers de Bâle II.

Source : VISNOVSKY. (F), « Bâle 1, 2, 3…de quoi s’agit-il? » : Séminaire national des professeurs de BTS
Banque conseiller de clientèle, France, 25 janvier 2017, P 6, disponible sur :
[Link]
seminaire-national-desprofesseurs-de consulté le 01/04/2024.
_Premier pilier : Le maintien d’une exigence minimale en fonds propres (Ratio Mc Donough),
affinée avec dans un premier temps une révision du système standardisé et dans un second

30
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

temps, un élargissement vers un système de notations internes et une prise en compte affinée
des techniques de réduction du risque48.
La réglementation Bâle II exprime cette contrainte sous la forme d’un ratio dit ratio Mac
Donough, qui, par similitude avec le ratio Cooke, doit être supérieur ou égal à 8%. Pour
satisfaire cette exigence, le ratio Mac Donough rapporte les fonds propres effectifs de la banque
au montant total de ses actifs pondérés en fonction des risques (risk weighted assets : RWA), le
montant des actifs pondérés (AP) correspondant au montant des fonds propres exigés pour
couvrir le risque de crédit, le risque de marché et le risque opérationnel multiplié par 12,5
(1/0,08)49.

𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬


𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐩𝐨𝐧𝐝 𝐫 𝐬 𝐞𝐧 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞𝐬

Egale :
𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬
≥ 𝟖%
𝐅𝐏𝐑𝐂 𝐅𝐏𝐑𝐌 𝐅𝐏𝐑𝐎 𝟏𝟐 𝟓

L’exigence minimale de fonds propres continuera à s’appliquer50:


_Au risque de crédit selon une méthodologie profondément modifiée ;
_Et au risque de marché selon la méthodologie actuelle qui subira peu de changements.
De plus, le risque opérationnel subira une exigence spécifique de fonds propres.
_deuxième pilier : du nouvel Accord vise à promouvoir le dialogue entre les Autorités de contrôle et
les établissements bancaires; il institue le principe d’un dialogue structuré entre banques et superviseurs
et établit un processus de surveillance prudentielle.
Ce pilier se fonde sur un ensemble de principes directeurs, tous soulignant la nécessité, pour les banques,
d’évaluer l’adéquation de leurs fonds propres au regard de leurs risques globaux et, pour les Autorités
de contrôle, d’examiner ces évaluations et d’entreprendre toute action appropriée. Il ne constitue pas
seulement un élargissement du pouvoir des superviseurs mais permet surtout aux
Autorités de contrôle de s’impliquer dans l’analyse des processus internes développés par les
établissements pour le pilotage de leurs risques.
_ troisième pilier : Il définit les bases des informations à publier en matière de fonds propres,
risques de crédits, risques de marché, risques opérationnels, titrisation et méthodes d'évaluation
et de gestion des risques. Les changements introduits par les accords de Bâle II correspondent
à la tendance actuelle des marchés financiers qui appliquent une différenciation dans la gestion
des risques entre les aspects quantitatifs et qualitatifs. Les nouveaux accords vont encourager

48
MOHAMED. (B). HAMZA. (T), [Link], P 30.
49
PASCAL. (D). DENIS. (D), « Pilotage bancaire : les normes IAS et la réglementation Bâle II », REVUE
BANQUE Edition, 2005, P 134.
50
Antoine. (S). « Bâle II », Editions AFGES, 2008, P 16.
31
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

les banques à réévaluer les risques inhérents d’une manière individuelle et à analyser d’une
manière détaillée la solvabilité du preneur de crédit en appliquant un système de rating51.
[Link]. Les effets favorables de l’accord de Bâle II
L’accord de Bâle II comportait un certain nombre de points positifs et négatifs, notamment les
suivants52:
_Les effets favorables
_Améliorer et développer les politiques pratiques de gestion des risques dans les banques ;
_Améliorer et développer les politiques pratiques de gestion du capital ;
_Renforcer les fondements de la stabilité bancaire et développer de nouveaux outils financiers
dans le secteur bancaire ;
_Développer une méthode de calcul du ratio de solvabilité ;
_Trouve de nouveau modèles de test plus appropriés pour une application dans les institutions
bancaires à tous les niveaux ;
_Réduire les risques de crédit ;
_ Améliorer les niveaux de sécurité et de précision des systèmes financiers en mettant en œuvre
une auto surveillance interne dans les institutions bancaires.
_Les effets défavorables
Selon les normes fixées par l’accord, les banques se heurtaient à des obstacles pour attirer des
sources de financement internationales en raison des notations de crédit de certaines de ces
institutions.
_Faire pression sur les banques pour qu’elles renforcent leurs niveaux de fonds propres et leurs
niveaux de fonds en raison de nouveaux risques, notamment opérationnels ;
_Faire face aux pressions pour développer des politiques et des pratiques de gestion des risques
financiers et abandonner progressivement la méthode d’évaluation interne du crédit ;
_Aligner les normes de l’accord selon les exigences des dix pays industrialisés.
2.4.3. Accords de Bâle III
L’objectif de Bâle III est de rendre les institutions financières plus solides et plus résistantes
face aux crises et de mettre fin au problème des institutions considérées comme trop grandes
pour faire faillite et qui bénéficiaient implicitement d’une garantie de renflouement par les
États.
L’accord de Bâle III, annoncé le 7 décembre 2010, est l’aboutissement d’un effort
réglementaire sans précédent, engagé dès 2009, et qui a été largement positif pour la stabilité
financière. Les banques doivent respecter un ratio minimum de fonds propres au regard des
risques qu’elles prennent, comme le risque de crédit, le risque opérationnel et les risques de
marché. Les règles adoptées le 7 décembre 2017 achèvent le travail entrepris en révisant les

51
PIERRE. (T), « Méthodes et outils pour traiter les risques opérationnels dans les PME », Suisse, 2006, P 3,
disponible sur : [Link] consulté le 26/04/2024.
52
BOUALI. (KH), « La réalité de la mise en œuvre des décisions de Bâle III dans le secteur bancaire algérien »,
mémoire de master en sciences économiques, spécialité économie monétaire et bancaire, université de
Mostaganem, Algérie, 2018, P 41, disponibles sur : [Link]
[Link]/bitstream/handle/123456789/4514/[Link]?sequence=1&isAllowed=y consulté le 27/04/2024.
32
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

méthodes de calcul des risques pondérés. L’accord de Bâle III maintient la sensibilité au risque
permise par les modèles internes des banques et fixe un cadre53.

Bâle III est un ensemble de mesures nouvelles que le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire
a élaboré pour renforcer la réglementation, le contrôle et la gestion des risques dans le secteur
bancaire.
Une série de mesures baptisées « Bâle 3 » se fonde sur quatre principales mesures :

-Renforcement des fonds propres :


Selon le Comité, il existe des fonds propres de meilleure qualité que d'autres dans leur capacité
d'absorption des pertes. Il s’agit donc d’améliorer la qualité du « noyau dur » des capitaux des
banques, le « Core tier 1 ». Les activités les plus risquées verraient ainsi leurs fonds propres
alloués sensiblement renforcés. La solvabilité des banques serait ainsi accrue.
-Adaptation des liquidités :
L'un des pans les plus importants de la réforme Bâle III est l'introduction de deux ratios de
liquidité : le "LCR" (Liquidity Coverage Ratio) et le "NSFR" (Net Stable Funding Ratio). Les
équations de ces deux ratios sont :

𝑨𝒄𝒕𝒊𝒇𝒔 𝒍𝒊𝒒𝒖𝒊𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒉𝒂𝒖𝒕𝒆 𝒒𝒖𝒂𝒍𝒊𝒕


𝑳𝑪𝑹 = ≥ 𝟏𝟎𝟎%
𝐒𝐨𝐫𝐭𝐢𝐞𝐬 𝐧𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐫 𝐬𝐨𝐫𝐞𝐫𝐢𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝟑𝟎𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬

𝐃𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭 𝐬 𝐞𝐧 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞


𝑵𝑺𝑭𝑹 = ≥ 𝟏𝟎𝟎%
𝐁𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐞𝐧 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬

-Création de « coussins contra cycliques » :


Constitués de résultats mis en réserve en haut de cycle, ils seraient utilisés en cas de crise et
aussitôt reconstitués en période faste.
-Modification du ratio d’effet de levier :
Le ratio d'effet de levier, qui permet d'évaluer la taille des engagements des banques par rapport
à la taille de leur bilan, existe déjà. En Europe, ce ratio n'est qu'un indicateur secondaire qui
n'est pas véritablement déterminant. Néanmoins, sous la pression des Etats-Unis, le comité
envisage d'en faire une mesure intégrée directement au pilier 1 de Bâle 2, celui qui permet de
calculer les exigences en fonds propres, alors qu’il fait partie aujourd’hui du pilier 2, simple
indicateur des mesures de contrôle. Le tout afin d'éviter un trop fort endettement des banques.
L’équation de ce ratio est 54:

53
KAMELI. (M), BOUDALI. (M), « Pistes de réflexion sur les accords de Bâle III », Revue de l’innovation et
marketing, Volume 08, N° 01, 2021, PP 258-259disponible sur : [Link]
consulté le 05/04/2024.
54
MOULAY. (KH). SALIH. (S), « Règlementation prudentielle de Bale I à Bale III & Analyse financière des
banques publiques En Algérie », Revue d’économie et de management, Volume 16, N°2, 2017, P 9-10, disponible
sur : [Link] consulté le 05/04/2024.
33
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

𝐂𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐭 𝐠𝐨𝐫𝐢𝐞𝐬 𝟏


𝑹𝒂𝒕𝒊𝒐 𝒅𝒆 𝒍𝒆𝒗𝒊𝒆𝒓 = ≥ 𝟑%
𝐓𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬

Figure n° 02 : Le passage de Bâle II à Bâle III est présenté comme suit :


De Bâle II… …à Bâle III

Tier 1+ Tier 2 + Tier 3 Tier 1+ Tier 2 + Tier 3

Fonds propres Fonds propres

Actifs pondéré Actifs pondéré


(Crédit, marché, opérationnel) (Crédit, marché, opérationnel)

Source : MERHOUN. (M). BEHALIMA. (I), « Les Banques Algériennes A La Lumière Des Règles De
Bale I, Ii, Iii : Bilan Et Perspectives », Revue des réformes économiques et intégration, volume 12, P 240 :
disponible sur : [Link] consulté le 28/05/2024.

3. La réglementation prudentielle à l’échèle nationale Il


se compose de dix principes, qui sont55:
_Les organismes de surveillance bancaire doivent déterminer les exigences minimales de fonds
propres pour toutes les banques et s’efforcer de déterminer leurs composantes et l’étendue de
leur capacité à surmonter les pertes, en notant que ces exigences ne doivent pas être inférieures
à ce qui est spécifié conformément à l’accord de Bâle.
_Mettre en œuvre des procédures bancaires dans le domaine de l’octroi de prêts et
d’investissements, en plus de la gestion continue du portefeuille, ce qui est considéré comme
un élément essentiel de tout la réglementation prudentielle ;
_Les organes de contrôle doivent veiller à ce que les banques suivent des politiques claires et
appliquent des procédures efficaces pour évaluer la qualité de leurs actifs et connaissent
l’étendue et l’efficacité de leurs provisions et réserves pour toutes les pertes qui résulter des
prêts qu’elles accordent ;
_Les organes de contrôle doivent veiller à ce que les banques disposent d’un système
d’information de gestion leur permettant d’identifier la concentration dans les portefeuilles et
s’efforcer de déterminer la limite maximale de risque à laquelle elles peuvent être exposées par
un seul emprunteur ou un groupe d’emprunteurs ;
_Afin d’éviter les violations résultant des prêts accordés aux clients des banques, les
organismes de contrôle doivent disposer des normes nécessaires qui imposent la nécessité
d’accorder des prêts sur la base des conditions du marché et qu’ils soient suivis efficacement,
en plus d’autres procédures qui permettent de contrôler et réduire les risques ;

55
AIT AKKACHE. (S), [Link], PP 56-57.
34
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

_Les organismes de contrôle doivent s’assurer que les banques disposent des politiques et
procédures nécessaires pour diagnostiquer, suivre et contrôler les risques pays et les risques de
transfert associés aux activités internationales (prêts et investissement), en plus de prendre les
précautions nécessaires pour ces risques ;
_Les organes de contrôle doivent veiller à ce que les banques disposent d’un système leur
permettant de mesure avec précision, de suivre et de surveiller efficacement le risque de
marché, et d’imposer aux banques, si nécessaire, de déterminer ou de fixer des exigences
concernant le capital privé minimum nécessaire pour faire face aux risques de marché ;
_Les organes de contrôle bancaire doivent veiller à ce que les banques disposent d’un ensemble
complet de moyens pour gérer les risques et pour diagnostiquer, mesurer et suivre tous les autres
risques fondamentaux. En cas de nécessité, il est nécessaire de constituer une couverture avec
les fonds privés nécessaires à ces risques ;
_Les autorités de contrôle doivent veiller à ce que les banques disposent de système de contrôle
interne adaptés à la nature et à l’ampleur de leur activité, et à ce que ces systèmes comprennent
des dispositions claires relatives à la délégation de pouvoirs et de responsabilités et à la
séparation des fonctions dont l’exercice se traduit par des obligations pour la banque et le
décaissement de ses fonds, ainsi que ceux liés aux procédures de règlement des comptes et à la
préservation des actifs de la banque.
_Les autorités de contrôle doivent veiller à ce que les banques s’appuient sur des politiques et
procédures liées à la connaissance de leurs clients, garantir un haut degré de professionnalisme
dans le domaine financier et empêcher le recours et l’implication des banques dans des activités
criminelles.
[Link] réglementation prudentielle en Algérie
La réglementation prudentielle en Algérie joue un rôle crucial dans la stabilité et la croissance
économique du pays en régulant le système financier. Afin d'encourager une gestion plus
prudente des institutions financières, un cadre de supervision a été mis en place, aligné sur les
recommandations du Comité de Bâle. Les autorités monétaires algériennes ont ainsi instauré
un ensemble de normes que les banques doivent respecter scrupuleusement. Voici les
principales dispositions du nouveau règlement56:

4.1. Disposition du règlement N°91-12 du 26 décembre 1991

Le Règlement N°91-12 du 26 décembre 1991 établit des normes comptables pour les banques
en Algérie, visant à assurer la transparence et la cohérence des états financiers.

_Normes Comptables Uniformes : Imposition de principes comptables pour l’évaluation des


actifs et passifs, et la comptabilisation des revenus et dépenses pour garantir des pratiques
uniformes.

56
SABAA. (L). RACHEDI. (L), « La gestion des risques opérationnels, cas : société général d’Algérie », mémoire
de master en sciences commerciales, spécialité monnaie finance et banque, école supérieur de commerce, Algérie,
2019, P 24, disponible sur : [Link]
[Link]/jspui/bitstream/123456789/1355/3/Imene%[Link] consulté le 07/04/2024.
35
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

Audits Externes : Obligation pour les banques de se soumettre à des audits externes réguliers
pour vérifier la conformité aux normes comptables.

_Publication des Résultats Financiers : Exigence de publication régulière des états financiers
pour assurer la transparence financière.

_Objectifs de Transparence : Renforcement de la transparence et protection des parties


prenantes par des pratiques comptables rigoureuses.

Articles Clés57:

_Articles 10 et 11 : Méthodes comptables pour évaluation des actifs et passifs.

_Article 13 : Comptabilisation des revenus et dépenses.

_Articles 18 et 22 : Audits externes et publication des états financiers.

4.2. Disposition du règlement N°95-07 du 23 décembre 1995

Le Règlement N°95-07 du 23 décembre 1995 se concentre sur la lutte contre le blanchiment


d'argent en Algérie, renforçant la prévention et la détection des transactions suspectes.

_Détection et Déclaration : Mise en place de mécanismes pour détecter et déclarer les


transactions suspectes liées au blanchiment d'argent.

_Vérification de l’Identité : Exigence de vérification approfondie de l’identité des clients pour


prévenir les activités de blanchiment.

_Traçabilité des Fonds : Obligation de garantir la traçabilité des fonds pour suivre les
transactions et détecter les activités suspectes.

_Obligations de Signalement : Exigence de signaler immédiatement toute transaction


suspecte à la Banque d’Algérie ou aux autorités compétentes.

Articles Clés58:

_Articles 8 et 9 : Déclaration et détection des transactions suspectes.

_Article 12 : Vérification de l’identité des clients.

57
6REGLEMENT N°91-12 DU 14 AOUT 1991 RELATIF A LA DOMICILIATION DES IMPORTATIONS,
disponible sur : [Link] consulté le 08/04/2024.
58
REGLEMENT N°95-07 DU 23 DECEMBRE 1995 MODIFIANT ET REMPLACANT LE REGLEMENT
N°92-04 DU 22 MARS 1992 RELATIF AU CONTROLE DES CHANGES, disponible sur : [Link]
[Link]/stoodroa/2023/01/[Link] consulté le 08/04/2024.
36
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

_Article 14 : Traçabilité des fonds et signalement.

Article 18 : Moyens de paiement concernés.

4.3. Disposition du règlement N°02-03 du 26 juin 2002

Le Règlement N°02-03 du 26 juin 2002 encadre les activités bancaires en Algérie en définissant
les conditions d’exercice, la transparence des transactions et la protection des clients.

_Conditions d’Exercice : Fixe les conditions requises pour l’exercice des activités bancaires,
incluant le capital minimum et les exigences de gestion des risques.

_Transparence des Transactions : Imposition de la transparence pour les transactions,


incluant la divulgation des frais et des conditions des produits financiers.

_Protection des Clients : Mise en place de mécanismes pour protéger les droits des clients et
fournir des recours en cas de litige.

_Gestion des Risques : Exigence de systèmes efficaces pour identifier, évaluer et gérer les
risques.

Articles Clés 59:

_Articles 1 à 5 : Conditions d’exercice et exigences de capital.

_Articles 10 à 15 : Transparence des transactions et obligations d’information.

_Articles 20 à 25 : Gestion des risques et contrôles internes.

4.4. Disposition du règlement N°04-01 du 2 août 2004

Le Règlement N°04-01 du 2 août 2004 établit les normes pour la gestion des risques de crédit,
en mettant l'accent sur le contrôle et la révision des prêts.

_Contrôle des Risques de Crédit : Définition des exigences pour identifier, évaluer, et gérer
les risques de crédit, incluant des procédures rigoureuses pour l’octroi des prêts.

_Évaluation des Prêts : Exigence d’évaluation approfondie des prêts avant leur octroi, en
tenant compte de la solvabilité des emprunteurs.

59
REGLEMENT N°2002-03 DU 14 NOVEMBRE 2002 PORTANT SUR LE CONTROLE INTERNE DES
BANQUES ET ETABLISSEMENTS FINANCIERS, disponible sur : [Link]
[Link]/stoodroa/2023/01/[Link] consulté le 08/04/2024.
37
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

_Provisionnement des Créances : Obligation de constituer des provisions pour les créances
douteuses et irrécouvrables.

Suivi et Révision des Prêts : Mise en place de systèmes de suivi et de révision réguliers des
prêts pour ajuster les provisions selon la qualité des créances.

Articles Clés60:

_Articles 2 à 5 : Contrôle des risques de crédit et procédures d’octroi.

_Articles 6 à 8 : Provisionnement des créances douteuses.

_Articles 9 à 12 : Suivi et révision des prêts.

4.5. Disposition du règlement N°05-07 du 28 décembre 2005

Le Règlement N°05-07 du 28 décembre 2005 introduit des exigences pour la gestion des risques
opérationnels, en mettant l’accent sur les contrôles internes et la documentation.

_Gestion des Risques Opérationnels : Obligation de mettre en place des mécanismes pour
identifier, évaluer, et gérer les risques opérationnels, incluant les dysfonctionnements internes
et les événements externes.

_Contrôles Internes : Exigence d’établir des systèmes de contrôle interne solides pour
surveiller les opérations et prévenir les erreurs.

_Documentation et Rapports : Obligation de documenter rigoureusement les processus de


gestion des risques et de fournir des rapports réguliers à la Banque d’Algérie.

_Révision et Mise à Jour : Nécessité de révisions périodiques des systèmes de gestion des
risques pour s’adapter aux évolutions des risques.

Articles Clés61:

_Articles 1 à 5 : Exigences générales en matière de gestion des risques opérationnels.

_Articles 10 à 15 : Contrôles internes et procédures de contrôle.

_Articles 20 et 25 : Documentation et reporting à la Banque d’Algérie.

60
REGLEMENT N°2004-01 DU 4 MARS 2004 RELATIF AU CAPITAL MINIMUM DES BANQUES ET
ETABLISSEMENTS FINANCIERS EXERÇANT EN ALGERIE, disponible sur : [Link]
[Link]/stoodroa/2021/03/[Link] consulté le 08/04/2024.
61
REGLEMENT N°2005-07 DU 28 DECEMBRE 2005 PORTANT SUR LA SECURITE DES SYSTEMES DE
PAIEMENT, disponible sur : [Link] consulté le
09/04/2024.
38
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

4.6. Disposition du règlement N°11-08du 28 novembre 2011

Le Règlement N°11-08 du 28 novembre 2011 fixe des exigences renforcées pour le contrôle
interne des banques et établissements financiers, en remplacement du Règlement N°02-03.

_Contrôle Interne Renforcé : Obligation de mettre en œuvre des contrôles internes rigoureux
pour une gestion efficace des risques, incluant ceux liés aux défaillances internes et aux
événements externes, telles que les fraudes.

_Gestion du Risque Opérationnel : Précisions sur la gestion du risque opérationnel, défini


comme les risques découlant des défaillances internes ou des événements externes.

_Cartographie des Risques : Incitation à utiliser la cartographie des risques opérationnels


comme outil clé pour identifier et gérer les risques.

Articles Clés62:

_Articles 37 et 38 : Normes et exigences pour le contrôle interne.

_Articles 58, 59 et 60 : Détails sur la gestion des risques et l'application de la cartographie des
risques opérationnels.

4.7. Disposition du règlement N°14/01 du16 février 2014

Le Règlement N°14/01 du 16 février 2014 a instauré un nouveau cadre prudentiel, en vigueur


depuis le 1er octobre 2014, composé de trois règlements.

_Règlement 14-01 : Spécifie les coefficients de solvabilité.

_Règlement 14-02 : Régule les grands risques et les participations.

_Règlement 14-03 : Encadre le classement et le provisionnement des créances et engagements


par signature.

Ces règlements s’appuient sur les accords de Bâle II et III, intégrant la notion de risque
opérationnel et un coussin de sécurité dans le calcul des coefficients de solvabilité des banques
et établissements financiers (BEF).
Apriori, il impose aux BEF un coefficient minimum de solvabilité de 9,5%, d’où :
𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐫 𝐠𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬
≥ 𝟗, 𝟓
𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐫 𝐝𝐢𝐭 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐨𝐩 𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥

62
REGLEMENT N°2011-08 DU 28 NOVEMBRE 2011 RELATIF AU CONTROLE INTERNE DES BANQUES
ET ETABLISSEMENTS FINANCIERS, disponible sur : [Link]
[Link]/stoodroa/2023/01/[Link] consulté le 09/04/2024.
39
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

À compter du 1er octobre 2014, les banques algériennes doivent constituer des provisions pour
le risque opérationnel, comprenant un coussin de sécurité de 2,5 % de leurs risques pondérés,
conformément à l'article 4. Celui-ci stipule que « les banques et établissements financiers
doivent également constituer, en plus de la couverture prévue à l'article 2, un coussin de
sécurité, composé de fonds propres de base et couvrant 2,5 % de leurs risques pondérés ».

Le coussin de sécurité :

𝐋𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐚𝐬𝐞


≥𝟐 𝟓
𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐫 𝐝𝐢𝐭 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐨𝐩 𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥

_Gestion des Risques Opérationnels : Les banques doivent constituer des provisions pour le
risque opérationnel, y compris un coussin de sécurité de 2,5 % des risques pondérés.

_Définition du Risque Opérationnel : L'article 20 définit précisément le risque opérationnel.

_Exigence en Fonds Propres : L'article 21 fixe l'exigence en fonds propres pour couvrir le
risque opérationnel à 15 % de la moyenne des produits nets bancaires annuels des trois dernières
années, en ne prenant en compte que les produits nets positifs.

Articles Clés63:

_Article 4 : Exigence de provision pour le risque opérationnel et coussin de sécurité.

_Article 20 : Définition du risque opérationnel.

_Article 21 : Exigence en fonds propres pour le risque opérationnel selon la méthode de base
de Bâle II.

63
REGLEMENT N°2014-01 DU 16 FEVRIER 2014 PORTANT COEFFICIENTS DE SOLVABILITE
APPLICABLES AUX BANQUES ET ETABLISSEMENTS FINANCIERS, disponible sur : [Link]
[Link]/stoodroa/2021/03/[Link] consulté le 09/04/2024.
40
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque

Conclusion
Les banques centrales jouent un rôle essentiel en surveillant rigoureusement l'ensemble des
activités bancaires afin de maintenir la stabilité du système financier, surtout dans un contexte
où l'instabilité et les risques sont monnaie courante. Pour illustrer cette perspective, ce chapitre
commence par examiner les mesures prises par les autorités algériennes depuis l'indépendance
jusqu'à nos jours. Ensuite, il met en évidence les divers risques qui pèsent sur les opérations
bancaires, soulignant ainsi l'importance cruciale d'une gestion attentive de ces risques, souvent
complexes et sensibles.

En conclusion, ce chapitre examine de près les accords de Bâle et leurs évolutions au fil des
décennies. Il nous explique l'intégration progressive de nouveaux risques bancaires, au-delà du
simple risque de crédit, ainsi que les ajustements continus des ratios pour une gestion plus
efficace des risques inhérents aux activités bancaires. Cette analyse comporte aussi
l'adaptabilité constante des réglementations internationales face aux divers défis que peut faire
face le secteur financier.

Et donc le prochain chapitre se penchera spécifiquement sur le risque opérationnel, un sujet


crucial dans notre étude.

41
Chapitre 02 : La gestion des
Risques opérationnels
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels

Introduction

Au-delà des aspects traditionnels de la gestion financière, tels que les risques de marché et de
crédit, qui sont souvent considérés comme les principales causes de défaillance des institutions
bancaires, les événements récents ont mis en lumière une autre source majeure de pertes
financières : les défaillances opérationnelles.

Ces perturbations peuvent résulter de divers facteurs tels que des défaillances techniques, des
erreurs humaines, des fraudes inventives ou une complexité croissante dans les opérations
bancaires quotidiennes. Ces incidents, parmi d’autres, ne sont pas toujours liés aux risques de
crédit ou de marché, mais plutôt au risque opérationnel, qui constitue depuis longtemps l’une
des principales préoccupations des établissements bancaires.

Dans ce chapitre, nous examinerons la définition des risques opérationnels, leurs implications
et leurs caractéristiques spécifiques. Nous discuterons également des méthodes d’identification
de ces risques et des principales mesures de couverture, structurant ainsi notre analyse en trois
sections distinctes.

 La première section, « Notion des risques opérationnels », explorera


diverses définitions, origines, enjeux et particularités de ces risques.
 Dans la deuxième section, « Dispositif de Gestion des Risques
Opérationnels, nous présenterons les outils utilisés pour identifier et évaluer ces
risques.
 La troisième section, : « Gestion des Risques Opérationnels et
Couverture Financière », abordera les différentes stratégies de couverture, tant
internes qu'externes, pour faire face à ces risques.

42
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Section 01 : Notion des Risques Opérationnels

Au sein des opérations bancaires, la prise en compte des risques opérationnels est un sujet crucial
et à cause des pertes significatives subies par de nombreuses institutions financières. Ces
préoccupations se sont intensifié et ces dispositions ont conduit ces établissements à inclure les
risques opérationnels dans leur cadre de gestion des risques intégré.

Et donc dans cette section, nous allons aborder la définition et la classification des risques
opérationnels, puis nous examinerons les méthodes d'identification et d'évaluation de ces
risques, ainsi que les approches adoptées par les banques pour les gérer.

1. Définition des risques opérationnels

Il y a de nombreuses définitions du risque opérationnel, qui varient considérablement les unes


des autres. Cependant, nous concentrerons sur quelques-unes d'entre elles.

1.1. Définition de comité de Bâle

Il n’existe pas une définition unanime et universelle du risque opérationnel. La définition


souvent retenue est celle du comité de Bâle II qui spécifie le risque opérationnel comme étant64:
« Le risque opérationnel se définit comme le risque de pertes résultant de carences ou de défauts
attribuables à des procédures, personnels et systèmes internes ou à des événements extérieurs65.

Pour le Comité de Bale, le risque opérationnel est un risque important qui nécessite pour les
banques de détenir suffisamment de fonds propres pour se protéger contre les pertes qui en
découlent En conséquence, une nouvelle approche a été requise par la BRI (La Banque des
règlements internationaux, a été créée en 1930. C’est la plus vieille institution financière
internationale, et ce avant le fonds monétaire international (FMI) et la banque mondiale, sont
des banques centrales, les actionnaires initiaux étaient les banques centrales de six pays :
Belgique, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Etats-Unis d’Amérique66.), dans le cadre
des accords de Baie Il, pour le calcul des fonds propres règlementaires. Comme pour les autres
risques, notamment le risque de crédit, le Comité a demandé aux banques de perfectionner les
techniques d'évaluation et de gestion du risque opérationnel67.

64
1MERIEM. (H.A), « Risque opérationnel bancaire : le point sur la réglementation prudentielle », Éditions
Management Prospective, 2011, P 227, disponible sur : [Link]
[Link] consulté le 11/05/2024.
65
BENOÎT. (C), « L’univers des risques en finance »,1er édition, Edition science politique, 2007, P 103, disponible
sur : [Link] consulté le 12/05/2024.
66
HASSAN. (A), « La règlementation bancaire internationale », paris, Edition l’Harmattan, 2021, P 19, disponible
sur :
[Link]
BAJ consulté le 11/05/2024.
67
CATHRINE. (K), « L’essentiel de la banque », France, 3e édition, l’extenso édition, 2017, P 64, disponible sur
: [Link] consulté le 10/05/2024.
43
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
1.2. Selon Danièle N. (2006)

Le risque opérationnel prend en compte des risques juridiques, administratifs, les risques
d’ordre technique ou technologique, tels que les risques associés aux systèmes d’information,
de gestion et de procédures, les risques environnementaux, tels que les risques économiques,
politiques, sociaux systémiques, climatiques...Toutefois le risque opérationnel exclus le risque
stratégique et le risque de réputation. Ce qui est n’est pas facile, car cette agrégation de risques
hétérogènes rend délicate toute identification précise du risque opérationnel, d’autant plus que
ses manifestations sont souvent difficiles à isoler68.

[Link] typologies des risques opérationnels


En termes d’incidents, la réglementation reconnaît sept catégories principales69:

_Fraude interne : activités de trading non autorisées, dissimulation de profits/pertes de

trading, falsification des positions, accord de crédit indu, usurpation d’identité, utilisation du

profil d’un autre employé… ;

_Fraude externe : détournement des fonds, vol ou usage délictueux de biens ou données
appartenant à la banque, intrusion non autorisée dans les systèmes, défaillance de la sécurité ;

_Pratiques en matière d’emploi et de sécurité du travail : irrégularité liée au contrat de


travail, discrimination ou harcèlement, dommages aux tiers ;

_Clients, produits et pratiques commerciales : communication de fausses informations,


tarification client inappropriée, défaillance d’un produit vendu à un client, non-respect du secret
professionnel...

_Dommages occasionnés aux actifs physiques : incendies, inondations, dommages dus à la

guerre, troubles politiques, actes terroristes… ;

_Interruptions de l’activités et dysfonctionnements des systèmes : indisponibilité des


systèmes, bugs, panne de courant, retard dans des projets informatiques essentiels… ;

68
ASSIENIN. (K), « L’impact de la gestion des risques opérationnel sur la performance des entreprises non
financiers », Université Félix Houphouët-Boigny, janvier 2016, P 4, disponible sur : [Link]
01252493/document consulté le 12/05/2024.
69
MARC. (S), « L’essentiel du postmarché », France, Edition Eyrolles, 2013, P 168.
44
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
_Exécution, livraison et gestion des processus : erreur dans le traitement d’une transaction,
défaillance dans l’exécution d’une transaction, paiements mal exécutés, litiges avec un tiers...

45
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Section 02 : dispositif de la gestion des risques opérationnels

Une identification précise des risques est cruciale pour développer un système efficace de
surveillance et de gestion des risques. Cette identification doit prendre en considération les
facteurs internes et externes susceptibles d'entraver la réalisation des objectifs de la banque.
Toutefois, il est insuffisant pour les banques de simplement identifier les risques les plus graves
elles doivent également évaluer leur vulnérabilité face à ces risques. Une évaluation plus
approfondie des risques permet aux banques de mieux comprendre leur profil de risque et de
déterminer plus précisément les ressources nécessaires pour les gérer.

1.L'Auto-Évaluation des Risques Opérationnels (RCSA : Risk Control Self Assessment)

L’auto-évaluation des risques (RCSA) est la plus ancienne des méthodes


D’identification et de gestion des risques opérationnels, mais elle reste tout de même la

plus dynamique et celle assurant une gestion prospective des risques auxquels peuvent

être confrontés les différents départements de la banque. Cet exercice d’autoévaluation

on peut se faire en suivant les types d’approche notant : l’approche de type

Bottom-up, l’approche de type Top-Down, l’approche combinée et l’approche de


Benchmarking70.

Selon que l’on souhaite obtenir très rapidement ou non éléments chiffrés, on pourra
privilégier une méthode de type « top-down » permettant à moindre coût d’avoir des
éléments quantifiés, ou de choisir directement la méthode qui sur le long terme devra
être utilisée pour disposer d’un système efficace, que l’on nommera « Bottom-up ».

70
TARI. (M.L), KHADIDJA, « La gestion des risques opérationnels », Roa iktissadia review, Algérie, Volume7,
N° 2, décembre 2017, P 375, disponible sur : [Link] consulté le
13/05/2024.
46
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels

Figure n° 03 : Complémentarité des deux approches

Métier Top- Down


Domaine
Processus
Opérations
Bottom- Up
Taches élémentaires
Source : MECHTOUB. (S), OUGHLISSI. (M.A), « Une cartographie du risque opérationnel dans les compagnies
d’assurance », Revue Stratégie et développement, Volume 09, N° 03, université Abdelhamid Ibn Badis, juillet
2019, P 278.
1.1. Approche top-Down (descendante)

La méthode de cartographie des risques varie en matière d’objectifs organisationnels et


de caractéristiques de performance. Contrairement aux autres risques, le risque
opérationnel n’est pas spécifique à un produit. Ainsi son analyse nécessite une
compréhension de l’ensemble de l’activité de l’organisation, Cette analyse peut être
faite dans deux directions : Top-down ou Bottom-up.

L’approche Top-down vise à donner l’impulsion d’en haut, de la direction générale,


concernant un projet un, processus, et à la redécliner dans les différentes entités et les
services de l’entreprise. Elle se déroule selon les étapes suivantes71:

_Présentation des risques et leur évaluation ;

_La comparaison de ces risques détectés avec la nomenclature des risques de l’entreprise ;

_Le rapprochement de ces risques avec le processus de l’entreprise ;

Cette approche est un élément important d’information et de sensibilisation aux risques


opérationnels.

71
ALAOUI. (S), ATTOUI. (Z), « Cartographie de risques : outils de gestion des risques dans les établissements
publics », Revue du contrôle, de la comptabilité et de l’audit, Algérie, Volume 05, N° 03, septembre 2021, P333,
[Link] consulté le 13/05/2024.
47
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
1.2. Approche Bottom-Up (Ascendante)

L’approche Bottom-up pourrait, quant à elle, être assimilée aux méthodes avancées
avec dispositif implanté à tous les niveaux de l’organisation et orientée vers de la
mesure réelle des pertes et un souhait de gestion anticipative.

C’est sans nul doute l’approche que prendra à terme la majorité des établissements,
mais elle nécessite plus d’investissement et un délai de mise en œuvre beaucoup plus
long pour disposer d’un ensemble complet d’outils de mesure et de prévention.

Dans cette optique il est bien sûr possible de choisir une implémentation étapes successives,
que ce soit en termes de périmètres ou de fonctionnalités72.

2. La cartographie des risques opérationnels

2.1. Définition

Une cartographie de risque est un graphique de la fréquence des pertes attendues par
apport à la gravité attendue pour l’entreprise, des types de risque individuels, des
secteurs d’activité individuels ou des combinaisons de ceux-ci. Le diagramme est une
visuelle utile qui peut être utilisée pour identifier les risques On peut dire qu’une carte
De risque et un document permettent de recenser les principaux risques d’une entreprise
et le présenter sous une forme hiérarchisé pour assurer une démarche d’évaluation et de
gestion des risques.

La cartographie des risques est la base du risque opérationnel car, contrairement aux
d’autres risque, elle n’est pas spécifique à un produit Il est donc impossible d’analyser
les risques opérationnels liés aux activités d’une compagnie sans une compréhension
approfondie de l’ensemble des opérations. Cette analyse peut être faite dans deux
directions : Top-down ou Bottom-up73.

72
CHRISTIAN. (J), PATRICK. (M), « Prévention et gestion des risques opérationnels », France, revue BANQUE
Edition, 2004, P 79-80.
73
0 MECHTOUB. (S), OUGHLISSI. (M.A), « Une cartographie du risque opérationnel dans les compagnies
d’assurance », Revue Stratégie et développement, Université Abdelhamid Ibn Badis, Volume 09, N° 03, juillet
2019, P 278, disponible sur : [Link] consulté le 13/05/2024.
48
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
2.2. Objectifs de la Mise en Place d'une Cartographie des Risques74

_Répondre à l’obligation réglementaire de communiquer sur les risques;


_Identifier et évaluer les risques liés à la non-conformité;
_Réduire les risques opérationnels;
_Elaborer le plan d’audit, identifier et piloter les couples risques/opportunités;
_Hiérarchiser les risques recensés dans le cadre de l’élaboration de ladite cartographie;
_Décider des mesures prioritaires (optimisation des ressources, définition du niveau
_Raisonnable de prise de risque).

2.3. Les Étapes de la Démarche Globale d'une Cartographie des Risques

L’élaboration de la cartographie des risques est une démarche complexe, elle peut être
Décomposée en quatre (04) étapes75:
_L’identification; C’est la première étape. Il s'agit de pouvoir déterminer les risques
organisationnels associés à des limites définies lors d'entretiens avec les opérateurs.
_L'identification des processus, la présentation des risques peuvent être basées sur des
questionnaires ou de manière publique.

_La seconde étape du processus de cartographie des risques est l’identification le recensement
des dispositifs de maitrise des risques. Il s’agit de répertorier l’ensemble des moyens du système
contrôle déployé par les opérateurs.
_L’évaluation des risques ; c’est la troisième étape du processus de cartographie des risques, est
délicate puisqu’elle nécessite le recours à un référentiel commun permettant d’interpréter de
manière pertinente les résultats obtenus.
_L'évaluation peut être qualitative et établie sur la base de rapports d'audit interne ou
d'expertise, ou sur un système de cotation en couple fréquence/impact ou de quantification
lorsque le chiffre probable de la perte est à risque.
Cette évaluation des risques peut être réalisée de différentes manières lors d’entretiens
individuels ou lors de revues générales du processus.
Les évaluations des risques identifiés peuvent se baser sur les critères qui dépendront des
spécificités et de la problématique traitée. Chaque risque sélectionné est défini par :
L’occurrence, la gravité, les répercussions (financier, humain, image de marque de l’entreprise).
_La capacité de maîtrise :
La dernière étape de la cartographie des risques est le reporting. Une fois l’ensemble des
Informations sur les risques recensés et formalisés, ils doivent être communiqués au niveau
Pertinent de management en fonction des spécifications, du formalisme et de la fréquence
retenue.

74
ALAOUI SOSSI. (F). EL ATTAOUI. (Z), « Cartographie des risques : Outil de gestion des risques dans les
Établissements publics », Revue du contrôle, de la comptabilité et de l’audit, 2021, Vol 5, N°3, P, 351.
75
Ibid. P 355.
49
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Le contenu de la cartographie des risques doit être exploité pour nous donner des informations
Adéquates aux intervenants dans l’organisation.

_Méthodologie d’élaboration de la cartographie


Notre méthodologie d’élaboration de la cartographie se basera sur la démarche présentée
dans la partie conceptuelle afin de la valider sur le terrain.
Le calendrier de la mission dans l’établissement public est le suivant :

Phase 1 : Collecte des données trois semaines.

Phase 2 : Diagnostic de l’existant deux semaines.

Phase 3 : Evaluation et hiérarchisation deux semaines.

Phase 4 : Traitement et plan d’action deux semaines.

Les modes de collecte des données retenues sont les entretiens et les rapports sur les
activités de l’établissement :
_Les entretiens avec le chef de la division commerciale de l’établissement, les chefs des services
(Abonnement, Branchement, Facturation, Recouvrement et Résiliation) et les opérateurs.
_les rapports d’audit, du contrôle interne et les rapports des auditeurs externes sur l’évaluation
de la gestion dans l’établissement.
Phase 1 : La collecte :
Cette phase consiste à collecter toutes les informations, données ou rapports ayants un impact
sur le management des risques. Il s’agit notamment de :

_Organisation, fiches de postes (qui fait quoi).


_Procédures.
_Tableaux de bord, tableau de suivi des activités (commerciale, financière).
_Systèmes d’information et son intégration.
_Rapports antérieurs (Audits externes/internes) et incidents (litige clients ; fraude,) Entretiens
avec les responsables de chaque processus concerné.
Les informations collectées sont catégorisées pour établir la classification principale du
Processus. Elles sont identifiées et diffusées afin que le pilote de chaque processus défini
Puisse être identifié comme le propriétaire du processus, qui s’en charge du suivi et de
L’identification des parties prenantes importantes dans chaque processus76.

Phase 2 : Diagnostic de l’existant


_Analyse des procédures et des risques issus des rapports, des données et des entretiens;
_Analyse des contrôles existants (nature ; type) et leurs efficacités.

76
BENOU. (S). DAOUI. (C), « Redéfinition des processus et mise en place d'une cartographie des processus : Cas
de la Banque Nationale d'Algérie ». Laboratoire de management du changement dans l'entreprise algérienne, 2018,
P 9, disponible sur : [Link] consulté le 12/05/2024.
50
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Phase 3 : Evaluation et hiérarchisation
L’évaluation et la hiérarchisation pourraient être qualitative en se basant sur les rapports
de l’audit interne et de contrôle de gestion, soit semi-quantitative basée sur un système de
notation de couple fréquence/impact et pourra être quantitative quand la perte estimée associer
à un risque est chiffré.
L’étape d’évaluation des événements de risque potentiels se base sur une analyse de la fréquence
et de la sévérité (impact), chaque risque doit être évalué en termes de fréquence d’occurrence
et de sévérité.
Phase 4 : Traitement et plan d’action
Après l'identification du risque, on passe au traitement afin de prendre la décision soit
D’éviter, de réduire, de partager ou d’accepter le risque.
_L’évitement du risque : L’établissement décide de cesser temporairement ou définitivement
les activités à l’origine du risque.
_La réduction du risque : L’établissement prend des mesures afin de réduire la fréquence
d’occurrence et l’impact négatif du risque.
_Le partage du risque : L’établissement opte pour la diminution de la fréquence ou de l’impact
du risque en le transférant ou en le partageant.
_L’acceptation du risque : L’établissement n’a pas de choix, il ne peut rien faire, aucune mesure
pour faire face au risque.
Une fois les risques sont traités, on passe au plan d’action qui comporte les recommandations
à mettre en place permettant de renforcer le dispositif de management de risque.
La démarche méthodologique pour l’élaboration d’une cartographie des risques passe par les étapes
suivantes :
2.4. Indicateurs Clés des Risques (KRI : Key Risk Indicator)

Les indicateurs clés des risques constituent des indices possibles de perte ou des dangers
futurs qui peuvent menacer l’activité de l’établissement77.

Les indicateurs clés des risques sont des statistiques et/ou diverses mesures souvent
d’ordre financier qui peuvent donner une idée de l’exposition d’une banque aux risques, ils sont
généralement revus de façon périodique (chaque mois ou chaque trimestre) pour alerter les
banques pour des opérations porteuses des risques78.

2.5. Identifier les principaux indicateurs utilisés pour surveiller et évaluer les risques
opérationnels

77
CHAPELLE (A). HUBNER (G.). PETER ([Link]) « Le risque opérationnel : implication de l’accord de Bâle pour
le secteur financier », 2005, P 169, disponible sur : [Link]
Implications-lAccord-financier/dp/2804416801 consulté le 15/05/2024.
78
Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, « saine pratique pour la gestion et la surveillance du risque opérationnel
», 2003, P 7, disponible sur : [Link] consulté le 19/05/2024.
51
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Selon Jean-David DARSA (2013 et 2016), le risque peut être évalué grâce à trois critères
principaux79:

_La détectabilité : mesure de la capacité d’un système à déceler le risque entrant ;


_La sévérité : calcul de l’impact (conséquence) du risque, en cas d’apparition ;
_L’occurrence appelée aussi la vraisemblance : chiffrage de la probabilité de détection du risque
identifié dans le système ;
Selon Jean le Ray le risque peut être :
_Un risque négatif est la menace que, lors d'une action ou par inaction, un événement dont la
vraisemblance est incertaine affecte la capacité d''un organisme à atteindre ses objectifs. _Un
risque positif est l'opportunité que, lors d'une action, un événement dont la vraisemblance est
incertaine améliore la capacité d'une entreprise (d’un organisme) à atteindre ses objectifs.
L’événement est alors dit « souhaité 80»
2.6. Tableaux de Bord des Risques Opérationnels
Les tableaux de bord des risques opérationnels permettent de surveiller les pertes à travers
le suivi des indicateurs clés. Ils reflètent la qualité de la politique des risques mise en œuvre et
donnent une vision consolidée du risque aux différents niveaux de l’établissement et en
particulier, aux instances dirigeants.

2.7. Quantification du Risque

Suite à l’accord de Bâle, les banques sont invitées à développer leur propre méthode de mesure
de capital pour le risque opérationnel. Dont, les établissements ont commencé à quantifier leur
exposition au risque opérationnel, en intègrent des données internes et externes des pertes81.

79
DARSA (J.D) « Les risques opérationnels de l'entreprise », Edition GERESO, 2013, P 12.
80
LE RAY. (J) « De la gestion des risques au management des risques. Pourquoi ? Comment ? », Editions AFNOR,
2015.
81
CHAPELLE (A). HUBNER (G). PETER ([Link]), [Link], P 169.
52
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Section 03 : Gestion des Risques Opérationnels et Couverture Financière

La gestion des risques opérationnels est essentielle pour les banques. Elle assure leur efficacité,
leur survie et leur continuité malgré une concurrence intense, et reflète l'engagement de la
direction envers le profil de risque de la banque. Une bonne gestion rend les banques plus
résistantes aux crises. Une fois que les risques ont été identifiés et évalués, il est crucial de les
mesurer selon les règles de Bâle. Ensuite, nous explorerons les différentes façons de les couvrir.
La direction de la banque s'efforce de trouver des mesures préventives et correctives pour
réduire ces risques.

1. Définition de gestion des risques opérationnels


Les différents services opérationnels peuvent être définis comme « un administrateur chargé de
protéger les actifs de la banque et essayant de le faire comprendre à travers...

Réduire la probabilité d’identification, qu’elle soit naturelle, humaine, d’erreur ou de décision

Bâle.

Le processus opérationnel est un processus interactif qui comprend des lignes, des routines et
des séquences spécifiques, Comme écrit sur le dessin suivant82.

Figure n° 04 : les étapes de gestion des risques opérationnels

Etape 1 L'identification des Mise en œuvre du Etape 4


Risques Contrôle des risques

Etape 2 L’évaluation des Prise de décisions et Etape 5


risques Contrôle

Etape 3 Supervision et suivi Chargement des Etape 6


Mesures et contrôle

Source : Introduit par nous-même en se basent sur les données présentées

2. Les approches de calcul d'exigence en fonds propres :

Les risques opérationnels sont considérés comme l’une des nouveautés les plus importantes
du ratio Mac Donough, comme mentionné précédemment, avant l’accord de Bâle
II, les banques fonctionnaient avec des risques opérationnels, mais elles n’étaient pas obligées
d’investir une partie de leurs fonds propres pour couvrir ce type de risques. Le risque, et donc
les risques opérationnels, constituent aujourd’hui un destin financier important pour le comité
de Bâle a reconnu la nécessité de couvrir ces risques, non pas en s’appuyant uniquement sur

82
9 MESDAA. (R), « L'impact de l'application des dimensions de la gestion globale de la qualité sur l'activation
de la gestion des risques opérationnels dans les banques commerciales », thèse de doctorat en science économique,
spécialité banques, finance et assurance, université Ferhat Abbas – Sétif, Algérie, 2018, P 110.
53
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
l’amélioration des performances au niveau des banques, mais aussi sur celle d’une partie des
fonds privés. Doivent être alloués pour les couvrir.

2.1. Méthodes d’identification et d’évaluation du risque opérationnel

Nous allons au premier lieu identifier le risque opérationnel, puis ses méthodes d’évaluation.
2.1.1. Méthodes d’identification du risque opérationnel

Pour pouvoir mettre en place un outil de surveillance et de mesure du risque opérationnel, il est
tout d'abord nécessaire, d'identifier les facteurs du risque opérationnel. Cela suppose l'utilisation
de deux processus méthodologiques83:

_ Analyse prospective

C'est une méthode qui consiste à faire l'inventaire des différents facteurs du risque opérationnel
auxquels les métiers de la banque peuvent être exposés. Pour cela, une typologie des risques
doit être établie en prenant en considération des facteurs d'ordre interne, et d'autres d'ordre
externe.

_Analyse historique

Le but principal de cette méthode est de déterminer les lignes de métier touchées directement
ou indirectement par un évènement défavorable dans le passé, et d'essayer d'évaluer l'occurrence
de tels événements.

2.1.2. Méthodes d’évaluation du risque opérationnel: Le Comité de Bâle propose trois


approches distinctes pour déterminer le capital réglementaire au titre du risque opérationnel :

Conformément au deuxième accord, le comité de Bâle a développé trois approches de calcul du


capital nécessaire pour le couvrir. Les banques peuvent choisir entre elles ce qui constitue84:

_L’approche Indicateur de Base (BIA) ;

_L’approche Standard (SA) ;


_L'approche des Mesures Avancées (AMA).
[Link]. Approche Indicateur de base (Basic indicator approach)

Cette méthode est la plus simplifié, dans le cadre de l’approche BIA, le calcul du capital requis
se fait à partir d’un indicateur d’exposition. Le Comité de Bâle propose de retenir 15% du
produit net bancaire moyen sur les trois dernières années

83
MAHBOUB. (A). SENOUSSI. (A), « Gestion du risque opérationnel état d'avancement des banques Algérienne
», Recherches économiques et managériales, volume 13, N°2, université de M’sila, 2019, P 140, disponible sur :
[Link] consulté le 25/05/2024.
84
Mameri. (N), « Bâle III et couverture des risques opérationnels », volume 13, N°2, université de Bouira, 2018, P
285-286, disponible sur : [Link] consulté le 06/05/2024.
54
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Alors ces banques doivent détenir des fonds propres se référant à la moyenne sur les trois
derniers années d’un pourcentage (X) de leur PNB moyen positif pour calculer cette moyenne.
Les banques utilisant l’approche de l’indicateur de base doivent détenir des fonds propres
correspondant à un pourcentage fixe (alpha) de leur produit net bancaire moyen sur les trois
dernières années. Le capital requis (ou exigence de fonds propres) KBIA est alors égal à85:
KBIA = α × GI

Le coefficient α est fixé à 15%.

Où :
K = Exigence de fonds propres

GI = Produit net bancaire moyen sur les trois dernières années.

. α=15 %

[Link]. Approche standard (Standard approach)

Dans le cadre de l’approche standard, le PNB est ventilé selon 8 lignes métiers. A chaque ligne
métier est affecté un coefficient β reflétant le risque relatif associé à chacune des lignes métier
(évaluation menée par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (BCBS, Basel
Committee on Banking Supervision). La moyenne des β est égale à α afin d’inciter les banques
qui sont présentes principalement dans des lignes métier à faible β d’adopter la méthode
standard.

K = (PNB 1 – 8 × β1 – 8) ;

Où K = Exigence en fonds propres selon l’approche standardisée ;

(PNB 1 – 8) = Produit annuel brut moyen sur les trois dernières années tel que défini dans

l’approche indicateur de base, pour chacune des huit catégories ;

(β 1 – 8) = Pourcentage fixe, déterminé par le Comité, représentant la relation entre le niveau en


fonds propres requis et le produit brut de chacune des huit catégories.
La méthode standard n’exige pas seulement un calcul simple de pondération à affecter à

85
Maurer. (F), « Les développements récents de la mesure du risque opérationnel », Université Montesquieu
Bordeaux IV, P 4, disponible sur : [Link]
[Link]/EXT/ISFA/[Link]/769998e0a65ea348c1257052003eb94f/fab6e9d2c35626cac1257815003b458
b/$FILE/[Link] consulté le 20/05/2024.
55
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Chaque revenu de ligne métier. La pondération par ligne métier est fonction du risque estimé a
priori par la BCBS sur chacune de ces activités86.

Le tableau suivant présente les huit activités bancaires ainsi que les différentes rations de β.
Tableau n° 01 : les huit activités et différentes rations de β
Type d’activité β Rations

Financement institutionnel β1 18%

Négociations et ventes β2 18%

La Banque de détail β3 12%

Les Banques commerciales β4 15%

Paiement et règlement β5 18%

Service de l’agence β6 15%

La gestion d’actifs β7 12%

Services bancaires de courtage de β8 12%


détail

Source : MAMERI. (N), « Bâle III et couverture des risques opérationnels », volume 13, N°2, université de
Bouira, 2018, P 288, disponible sur : [Link] consulté le 06/05/2024.

[Link]. Approche des mesures avancées (AMA)

Contrairement à la BIA, les banques qui appliquent les méthodes AMA sont autorisées
à calculer elles-mêmes leurs fonds propres réglementaires à partir de leurs propres
modèles internes. Revers de la médaille, ces banques doivent remplir de nombreuses
conditions pour utiliser l’approche avancée. En particulier, certains critères qualitatifs
concernant la politique de risque de la banque doivent être respectés (gestion
quotidienne, allocation des fonds propres aux principales unités, reporting des pertes,
système intégré, etc.).

Les différentes approches et les critères d’éligibilité associés sont représentés sur le
tableau 1. Les méthodes AMA conduisent à une exigence de fonds propres
réglementaires a priori plus faible que dans le cas de l’approche BIA, ce qui bien
évidemment est favorable à la banque. A première vue, le coût de mise en œuvre de
l’approche AMA peut sembler élevé. Cependant, le coût marginal ne l’est pas. La

86
BEATRICE. (B.M), « Identification du risque opérationnel et apprentissage organisationnel », thèse de doctorat
en (gestion et management), spécialité science de gestion, université de paris, France, 2016, P 73, disponible sur :
[Link] consulté le 12/05/2024.
56
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
plupart des critères qualitatifs requis pour implémenter une AMA sont en effet déjà
validés, puisque des lois (telle que Sarbanes-Oxley par exemple) ou d’autres
procédures de régulation (en matière de gouvernance notamment) imposent de les
respecter87.

87
FRANTZ. (M), « les développements récents de la mesure du risque opérationnel », université Montesquieu
Bordeaux IV, P 4, disponible sur : [Link]
[Link]/EXT/ISFA/[Link]/769998e0a65ea348c1257052003eb94f/fab6e9d2c35626cac1257815003b458
b/$FILE/[Link] consulté le 22/05/2024.
57
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
Tableau n° 02 : Synthèse des différentes approches en matière de gestion du risque
opérationnel.
Approche indicateur de Approche standard Approche de mesure
base

_Aucun critère d’éligibilité _Critères généraux : _Critères généraux de


l’approche standardisés +
_% du produit net bancaire _Participation active du conseil
(15%) d’administration et de la _Critères spécifique
direction générale à la AMA : _Reporting
_Méthode forfaitaire systématique intégrée dans
surveillance du dispositif de la gestion quotidienne du
_La charge en capital n’est gestion du RO. RO.
pas reliée au _Système de gestion du risque
RO réel mais aux résultats de conception saine et mais en _Recueil des pertes au
de la banque. œuvre avec intégrité. titres du RO.
_Ressource suffisantes au sein _Historique ≥ 5ans,
des différents catégories initialement 3ans.
d’activité.
_Analyse de scénarios.
_Unités de contrôle et d’audit.
_Prévision du montant de
_Critère spécifiques : perte et de sa probabilité
_Responsabilité clairement _Capital réglementaire
attribuées à une fonction de (1an, 99,9%) et perte
gestion du RO. moyenne au titre du RO.
_Enregistrement systématique
des données du RO. _Prise en compte de la
_Pertes significatives par couverture d’assurance
catégories d’activité.
_Limitée à 20% de
_Exposition au RO l’exigence de fonds
régulièrement mortifiée à la propres totale.
direction de l’unité concernée, à
la direction générale et au
Conseil d’administration.
_Système d’évaluation du RO
examiné périodiquement par
des auditeurs externes et/ou
l’autorité de conseil.

Source : FRANTZ, (M), « Les développements récents de la mesure du risque opérationnel », Université
Montesquieu-Bordeaux IV, P 5, disponible sur :
[Link]
5626cac1257815003b458b/$FILE/[Link] consulté le 22/05/2024.

58
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
_Plus les opérations sont complexes, plus la sensibilité au risque doit être augmentée.
[Link] des risques opérationnels
Dans cette section pour faciliter et simplifier la compréhension de gestion des risques
opérationnels et couverture financier nous allons présenter ces deux derniers.

Analyse les mécanismes internes de couverture des risques opérationnels, y compris les
provisions et les réserves.

3.1. La couverture Interne

_Le plan de continuité d’activité : Le Comité de la Réglementation Bancaire et Financière


(CRBF) a défini le Plan de continuité d’activité comme un « ensemble de mesures visant à
assurer, selon divers scénarios de crise, y compris face à des chocs extrêmes, le maintien, le cas
échéant de façon temporaire selon un mode dégradé, des prestations de services essentielles de
l’entreprise puis la reprise planifiée des activités. »

Cette définition a été reprise par le règlement 11-08 relatif au contrôle interne de la banque
d’Algérie qui définit le plan de continuité d’activité comme « l’ensemble des mesures visant à
assurer, selon différents scénarios de crise, le maintien, le cas échéant, selon un mode dégradé,
des tâches essentielles ou importantes de la banque ou de l’établissement financier, puis la
reprise planifiée des activités. ». A partir de ces définitions, on peut souligner que le plan de
continuité d’activité est un élément important dans la constitution d’un dispositif efficace de la
gestion et de la maîtrise des risques opérationnels.

On peut cerner certains risques qui peuvent interrompre l’activité d’une banque88:

_Panne matérielle ou dans le système ;

_Indisponibilité des moyens de communication ;

_Accident, incendie par exemple ; _Catastrophe

naturelle.

_La délégation de pouvoir : La délégation de pouvoir joue un rôle essentiel dans la mesure où
elle permet de renforcer la maîtrise des risques opérationnels (la séparation de tâches permet
d’éviter la surcharge, les erreurs d’exécution …), elle peut être définie comme : « un acte de
gestion qui a pour objet de responsabiliser les acteurs de l’entreprise et de définir avec précision
le niveau des responsabilités ».

_Chartes d’étiques: Les chartes d’éthique contiennent un ensemble de règles auxquelles est
soumis tout le personnel au sein d’une banque. Elles sont largement généralisées dans les grands
groupes bancaires.

88
JIMENEZ (CH). MERLIER (P), « Prévention et Gestion des risques opérationnels », Paris, Edition Revue
Banque, 2004, P 111-122.
59
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels
_La couverture budgétaire des sinistres : Lorsque des risques sont à très faible impact et donc
considérés comme relevant de la gestion courante de la banque, ils doivent être maîtrisés, cela
s’effectue à travers une gestion budgétaire courante. La couverture budgétaire peut se faire selon
trois méthodes à savoir : la rétention, le provisionnement et le recours à l’emprunt89.

3.2. La couverture externe des risques :

La banque ne peut pas ou ne veut pas toujours couvrir ses risques opérationnels par ses
seuls moyens internes. Elle préfère dans plusieurs cas les endosser à un tiers plus spécialisé en
la matière, et doté d'outils d'analyse et de gestion plus performants.

3.3 Les contrats d’assurance :

L'assurance est définie comme étant: "un outil de financement du risque. Le financement
du risque consistant à transférer à l'extérieur de l'entreprise le coût du risque résiduel, le coût du
retour à la normale. Ce transfert pour financement permet à l'entreprise affaiblie par un sinistre
grave de trouver, au bon moment, les ressources nécessaires à son redressement sans affecter
de manière irréversible son compte de résultat et/ou ses fonds propres90."

3.4. L’externalisation d’activité :

« Les moteurs d'une externalisation sont le plus souvent économiques. L'entreprise souhaite
déléguer à un prestataire des travaux qui ne sont pas considérés comme son cœur de métier, tout
en bénéficiant d'un rapport prix/prestation intéressant, ou des fonctions qui nécessitent des
investissements et une technicité dont on considère qu'ils peuvent être avantageusement
assumés par un prestataire externe, qui va mutualiser ses investissements sur un portefeuille de
clients »

Il faut signaler que l’externalisation peut engendrer de nouveaux risques notamment91:

_Risque stratégique ;

_Risque d’exploitation ;

_Risque financier ;

_Risque juridique.

89
VERET (C), « L’assurance comme technique de réduction des risques », Paris, Revue d'Economie Financière,
2006, P 30, disponible sur : [Link] consulté le
15/05/2024.
90
Ibid. P 30.
91
JIMENEZ. (CH). MERLIER. (P), [Link], P152.
60
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels

Conclusion

Ce second chapitre démontre que le risque opérationnel n’est pas un cas isolé. Pour bien le
gérer, il est crucial de suivre une approche méthodique qui inclut plusieurs étapes. La première
étape consiste à identifier clairement les risques spécifiques qui peuvent menacer l'activité
bancaire. Ensuite, il est important de les évaluer de manière précise pour comprendre leur
impact potentiel.

Le Comité de Bâle fournit aux banques différentes méthodes pour les aider dans cette évaluation
et pour déterminer les fonds propres nécessaires à la couverture des risques opérationnels. Ces
méthodes sont conçues pour offrir des solutions standards, mais les banques ont également la
possibilité de développer leurs propres méthodes avancées. Ces méthodes personnalisées
peuvent aider les banques à mieux gérer leurs risques et à réduire les contraintes liées aux
exigences de fonds propres. En utilisant des techniques plus sophistiquées, les banques peuvent
ainsi optimiser leur gestion des risques tout en respectant les régulations en vigueur.

61
Chapitre 03 : Analyse comparative des
règlements de gestion des risques
Opérationnels entre les lois de la banque
d’Algérie et les accords de Bâle
Chapitre 03 : Analyse comparative

Introduction

Le risque opérationnel, défini comme la possibilité de pertes résultant de défaillances internes,


d'erreurs humaines, ou d'événements externes, est devenu un domaine crucial pour les
institutions financières. Avec l'augmentation des complexités dans les opérations bancaires et
la montée des risques technologiques, la gestion efficace des risques opérationnels est
essentielle pour maintenir la stabilité et la résilience des établissements financiers.

La Banque Centrale d'Algérie a reconnu cette nécessité et a entrepris, entre 2014 et 2023, des
réformes significatives pour renforcer son cadre réglementaire en matière de risques
opérationnels. Ces réformes s'inscrivent dans un contexte mondial où les normes internationales,
telles que les Accords de Bâle II et III, ont fixé des standards rigoureux pour la gestion des
risques bancaires. La Banque centrale d’Algérie a ainsi adapté ses régulations pour aligner les
pratiques locales avec ces standards internationaux, tout en tenant compte des spécificités du
secteur bancaire algérien.

Ce chapitre se penche d'abord sur la situation avant 2014, en examinant les mesures existantes
et leurs limites. Nous explorerons ensuite les évolutions notables apportées par la banque
centrale d’Algérie entre 2014 et 2023, notamment l'introduction de directives détaillées pour
l'identification, l'évaluation et la gestion des risques opérationnels. Enfin, une comparaison
approfondie entre les nouvelles régulations algériennes et les Accords de Bâle permettra de
mettre en lumière les avancées réalisées ainsi que les domaines nécessitant encore des
améliorations pour atteindre une conformité totale avec les normes internationales.

J’ai divisé ce chapitre en seulement deux parties :

 Une première section intitulée « Présentation de la caisse national d’épargne et de


prévoyance ».

 Une deuxième section intitulée « Evolution des règlements sur les risques
opérationnels en Algérie (2014-2023)
 Une troisième section intitulée « Comparaison des Réformes de la Banque
Centrale d'Algérie avec les Accords de Bâle

62
Chapitre 03 : Analyse comparative
Section1: Présentation de la Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (CNEP-
Banque)

La Caisse Nationale d'Epargne et de Prévoyance (CNEP) a été créée par le décret N° 64-227 du
10 août 1964, publié dans le Journal Officiel N° 66 du vendredi 14 août 1964 de la République
Algérienne Démocratique et Populaire. Elle a été créée sur la base du réseau de la Caisse de
Solidarité des Départements et des Communes d'Algérie (CSDCA) 1, dans le but de mobiliser
la collecte de l'épargne. La première agence de la CNEP a ouvert ses portes officiellement le 01
mars 1967 à Tlemcen. Cependant, le livret d'épargne CNEP était déjà commercialisé depuis un
an à travers le réseau P&T.

Aujourd'hui, la CNEP-Banque est une société par actions (SPA) dont le capital social libéré
entièrement s'élève à quatorze milliards ([Link],00) de dinars, divisé en 14 000 actions
de 1 000 000 000,00 dinars, conformément à la dotation délivrée par le Trésor Public. Bien que
son siège social se trouve au 42, rue Khelifa Boukhalfa à Alger, il a été transféré à Garidi1, ilot
G6 Kouba, Alger.

En 1997, la CNEP a obtenu son agrément de banque conformément à l'article 114 de la loi 90-
10 par le règlement N° 01/97 du Conseil de la Monnaie et du Crédit.

1.1. Historique de la CNEP-Banque


Avant sa transformation en banque, la CNEP a traversé plusieurs étapes dans son évolution,
qui peuvent être résumées comme suit :

 Première période (1964-1970) : Collecte de l'épargne sur livret.


Pendant cette période, la mission principale de la CNEP était la collecte de l'épargne sur livret
des ménages, avec un taux d'intérêt de 2,8% jusqu'en 1970. Elle accordait également des crédits
pour l'achat de logements sociaux. Le réseau de la CNEP comprenait deux agences (Alger, Tizi-
Ouzou) ouvertes au public en 1967, et la collecte était principalement assurée par le réseau P&T
(575 points de collecte).

 Deuxième période (1971-1979) : Encouragement du financement de


l'habitat.
Pendant cette période, la CNEP était principalement chargée du financement de l'habitat. Ses
activités principales comprenaient l'utilisation des fonds d'épargne et des fonds du Trésor Public
pour financer les programmes de construction de logements, ainsi que la création d'un nouveau
produit d'épargne appelé compte d'épargne en devises. Ces activités ont contribué à une
augmentation significative de l'épargne, et à la fin de l'année 1975, les premiers logements ont
été vendus aux épargnants ayant des livrets d'au moins deux ans d'ancienneté et cumulant au
moins 500 dinars d'intérêts. En 1979, la CNEP comptait 46 agences et bureaux de collecte
opérationnels.

63
Chapitre 03 : Analyse comparative
 Troisième période (décennie 80) : La CNEP au service de la promotion
immobilière.
 À partir de 1980, la CNEP s'est fixé de nouvelles missions, notamment le
financement de la construction individuelle et de l'habitat promotionnel pour les
épargnants. La CNEP a également diversifié les prêts accordés, en faveur des
professions libérales, des travailleurs de la santé, des coopératives de services et des
transporteurs. Son réseau s'est agrandi pour atteindre 120 agences (47 agences de
wilaya et 73 agences secondaires).
 Quatrième période (1990) : Instauration de la loi 90/10 sur la monnaie et le
crédit.
La CNEP est restée le plus grand collecteur d'épargne en Algérie en raison de l'importance
des montants collectés. En décembre 1990, sur les 135 agences et les 2 652 bureaux de
poste, un total de 82 milliards de DA (dont 34 milliards de DA sur le compte d'épargne en
devises) était enregistré. Les prêts accordés aux particuliers à la même date s'élevaient à 12
milliards de DA pour un total de 80 000 prêts.

 Cinquième période (1997 à nos jours) : La CNEP en tant que banque :


En avril 1997, la CNEP a obtenu son agrément en tant que banque, devenant ainsi la CNEP
Banque. Ce changement de statut lui a conféré plusieurs avantages, tels que :

_Bénéficier du soutien du réseau des banques et des établissements financiers ;

_Avoir le pouvoir de création monétaire ;

_ Accéder au refinancement de la Banque d'Algérie pour régénérer sa trésorerie et développer


ses capacités de financement en toute sécurité ;

_Être en mesure de délivrer des chéquiers et d'ouvrir des comptes courants pour ses clients ;

_Pouvoir effectuer toutes les opérations bancaires, à l'exception des opérations de commerce
extérieur.

_Le 31 mai 2005, lors d'une assemblée générale extraordinaire, la CNEP Banque a décidé de
s'impliquer davantage dans le financement des infrastructures et des activités liées à la
construction, notamment pour la réalisation de biens immobiliers à usage professionnel,
administratif, industriel, ainsi que des infrastructures hôtelières, de santé, sportives, éducatives
et culturelles.

_Le 28 février 2007, lors d'une assemblée générale ordinaire, la CNEP-Banque a pris des
décisions importantes dans le cadre de son repositionnement stratégique. Elle a été autorisée à
accorder des crédits hypothécaires conformément à la réglementation en vigueur, ainsi que des
prêts à la consommation. Les crédits seraient accordés prioritairement aux épargnants, et
accessoirement aux non-épargnants. De plus, la CNEP-Banque a été autorisée à financer des
programmes immobiliers destinés exclusivement aux épargnants, y compris l'acquisition de
terrains et la réalisation de logements.

_Le 17 juillet 2008, lors d'une assemblée générale ordinaire, la CNEP-Banque a élargi ses
possibilités de financement. Elle a été autorisée à accorder des crédits Hypothécaires
64
Chapitre 03 : Analyse comparative
conformément à la réglementation, à l'exception des prêts destinés à l'achat, la construction,
l'extension et l'aménagement de locaux commerciaux ou professionnels. De plus, elle a été
habilitée à financer des opérations d'acquisition, d'extension et de renforcement des moyens de
réalisation pour les entreprises de construction, ainsi que des projets d'investissement dans les
secteurs de l'énergie, de l'eau, de la pétrochimie et de l'aluminerie.

_Le 17 août 2011, lors d'une assemblée générale ordinaire, la CNEP-Banque a poursuivi son
repositionnement stratégique en précisant son champ d'intervention. Elle a été autorisée à
accorder des crédits immobiliers conformément à la réglementation existante ou à mettre en
place de nouveaux textes. Elle a également étendu son financement à l'acquisition ou
l'aménagement de terrains destinés à la réalisation de programmes immobiliers, ainsi qu’au réal.

1.2. Missions et opérations de la CNEP Banque


1.2.1. Les missions de la CNEP Banque
_Les Missions de la CNEP banque portent essentiellement sur :
_La collecte de l'épargne Le financement de l’habitat ;
_La promotion de l'immobilier La collecte de l'épargne La collecte de l'épargne des ménages
s'effectue par l'intermédiaire de deux Réseaux Le Réseau propre à la CNEP banque reparti à
travers tout le territoire national ;
_Le Réseau postal composé de 3204 points de collectes répartis sur les 48 Wilayas ;
_ Outre les livrets d'épargne (livret d'épargne Logement et livret d'épargne populaire) ;
1.2.2. Les opérations de la CNEP Banque Aujourd'hui
La CNEP Banque n'est plus une caisse d'épargne. C'est une Banque à part entière, cela suppose
donc que les types d’opérations qu'elle accomplit sont ceux relevant de son statut de banque de
1997 et qui consistent à :

_Donner toute acceptation, caution et garantie de toute nature ;


_Participer à des emprunts ainsi qu'à toute souscription ;
_Recevoir et gérer des fonds quel que soit leur durée et leur forme ;
_Emettre des emprunts à court, Moyen et long terme, sous toutes formes Consentir des prêts
sous toutes formes dont ceux destinés au financement de l’habitat ;
_Effectuer toutes les opérations Sur les valeurs mobilières conformément aux conditions légales
et réglementaires ;
_Les crédits hypothécaires prévus par les textes réglementaires au sein de la Banque.
1.3. La CNEP banque offre d'autres produits d'épargne à ses clients :
_Les Bons de caisse Les dépôts à terme banque pour les personnes physiques Les comptes
chèques aux particuliers ;
_Les dépôts à terme logements pour les personnes Morales ;
_ Les comptes courants ou commerciaux pour les commerçants.
_Le financement de l'habitat Les prêts accordés par la CNEP banque servent principalement à:
_La construction par des tiers (promotion immobilière privée ou publique) ;
_ La surélévation ou l'aménagement d'un bien immobilier (épargnant Ou non épargnant) ;
_La construction, l'extension ;
_L’acquisition de logements neufs auprès des promoteurs publics ou prives La cession de biens
entre particuliers ;
65
Chapitre 03 : Analyse comparative
_L'achat, l'aménagement ou la construction de locaux à usage commercial ;

_La location habitation ;

_ L'acquisition de terrains destinés à la construction.

2. Présentation de l’agence commercial 201 de la cnep-banque de Tizi Ouzou

L’agence CNEP-Banque de Tizi-Ouzou agence ABANE Remdane code "201" est le


comportement de base de la CNEP- Banque de Tizi-Ouzou, L'agence "201"réalise un volume
d'activité très importants par rapport aux autres agences de la ville, elle est composée d’une
direction qui se divise en deux parties : Front office et Bank office, répartie sur plusieurs
services.

2.1. L’organigramme général de l’agence commercial 201 de la CNEP-Banque de Tizi


Ouzou

_Organisation de l’agence :

Un projet de DR en phase d’élaboration, définit le schéma d’organisation de l’agence;

L’organisation s’articule autour des deux pôles suivants :

_Un Front Office.

_Un Back Office.

2.1.1. Front office

Front office est l'ensemble de personnels qui sont chargés de la réception de la clientèle et ont
pour mission de fournir des informations sur les opérations de liquidités, les pièces nécessaires
à fournir et des différentielles orientations sur les crédits hypothécaires. Elle est composée de
quatre sous parties, à savoir 92:

[Link]. Chargés de la clientèle (particulier et entreprise)

Ce service s’occupe d’ouverture du compte et suivi, prospection de la clientèle, souscription de


produits d'épargnes et du crédit, revenue des comptes inactifs et successions.

[Link]. Guichet payeur/caisse

Ce guichet assure les opérations transactionnelles, versement ou bien retrait d'espèce, remise
chèque, remise versement déplacé, réception de la demande de la clientèle.

[Link]. Accueil /orientation : Qui a comme charge


Accueil (information et orientation). Distribution des bordereaux, des imprimés et des listes de
pièces nécessaires.

92
Document interne de la CNEP-Banque.
66
Chapitre 03 : Analyse comparative
[Link]. Direction agence

Ayant comme tâche : animation commerciale, rôle éventuel déconseillé de clientèles


entreprises.

2.1.2. Back office

Le Back office est l'ensemble du personnel gui se charge de l'étude et des traitements des
dossiers avec la décision de l'octroi du crédit. Ils comportent les services suivants93:

[Link]. Service administration/support

Assure la gestion administrative du personnel et les moyens, réalisation des budgets des
statistiques ;

[Link]. Service gestion flux

Accomplir les opérations de compensation et paiement de chèque, virement émis et reçus ;

[Link]. Service Secrétariat Engagement (gestion des litiges et événements)

Il est chargé du traitement des instructions du crédit, prise des garanties des crédits,) Cette
agence est investie des principales missions, qui sont :

_Traiter les opérations bancaires confiées par la clientèle, entretenir et développer des relations
commerciales suivies avec celle-ci,

_Réaliser le plan d'action commercial ;

_Recevoir, étudier, décider et mettre en place les conditions dans les limites des prérogatives
qui lui sont conférées par voie réglementaire, conformément aux règles et Procédures internes
(satisfaction des conditions préalables exigées et les recueils des garanties,)

_Assurer la gestion, suivi des crédits décidés et des garanties exigées.

93
Document interne de la CNEP-Banque.
67
Figure n°05 : organigramme de l’agence commercial "201" de la cnep-banque de Tizi Ouzou

Source : document internes de la CNEP-Banque.


Chapitre 03 : Analyse comparative
_Directeur d’agence :

_Le premier manager et le premier commercial de l’agence, il est chargé de:

_Représenter la banque dans la région où est l’agence est implantée ;

_Mener et développer la stratégie commerciale de la banque ;

_Coacher l’équipe de l’agence ;

_Valider les opérations les plus importantes ;

_Le Directeur adjoint :

Il est le bras droit du Directeur d’agence:

_Intérimaire d’office du Directeur d’agence ;

_Responsable de l’exploitation de l’agence ;


_Supervise et valide les opérations à validation;
_Chef de service clientèle :

Supervise les chargés de la clientèle ainsi que les guichetiers et veille au contrôle de toutes les

Opérations courantes, en rapport avec les comptes clientèles.

_Chef de service engagement :

Supervise le service crédit et membre influent du comité crédit. Il contrôle et valide toute les
Opérations nécessaires au processus crédit.
_Chef de service opérations bancaires :

Il est le responsable des opérations internes nécessitant pas la présence du client à savoir :

_Comptabilisation des factures ;

_Télécompsatation de chèques ;

_Traitements des cartes bancaires… ;


_Les guichetiers :
Ils passent les opérations de caisse.

_Les analystes des crédits

Ils traitent les demandes de crédit et assure le suivi des recouvrements.

_Les chargés de la clientèle :

Ce sont la vitrine de la banque, ils sont censés présenter tous les produits de la banque aux client
et détecter les meilleures relations pour placer les produits de la banque.
Chapitre 03 : Analyse comparative

Le service sécurité est externaliser au profit des entreprises spécialisés dans la sécurité et le
Gardiennage

_Rôle des Directeurs de Réseaux :

Les Directeurs de réseaux sont appelés à:

_S’approprier le projet et veiller à sa réussite;

_Désigner les responsables commerciaux pour la conduite du projet au niveau régional;

_Veiller avec le CEBA à la formation des Directeurs d’agences, chargés de clientèle et chargés
d’accueil et d’orientation;

_Trouver les solutions adéquates pour l’aménagement physique de l’ensemble des agences;

_Prévoir les équipements nécessaires à toutes les agences.

_Rôle des Directeurs d’Agences :

_Les Directeurs d’Agences sont des acteurs déterminants dans la réussite du projet.

_Ils seront appelés à démarrer la nouvelle organisation au sein de leurs agences respectives.

Section n°02 : Réformes de la Banque d’Algérie et Accords de Bâle(II-III) sur les


risques opérationnels

Entre 2014 et 2023, la Banque Centrale d'Algérie (BCA) a entrepris une série de réformes
significatives pour renforcer la gestion des risques opérationnels dans le secteur bancaire. Ces
69
Chapitre 03 : Analyse comparative
modifications visent à aligner les pratiques locales avec les normes internationales, notamment
celles des Accords de Bâle II et III, reconnus pour leur rigueur en matière de gestion des risques.
La BCA a introduit des régulations couvrant divers aspects tels que l'identification et
l'évaluation des risques, la gouvernance, la mesure des risques, le reporting, la résilience
opérationnelle, ainsi que la cyber sécurité. En comparaison avec les régulations de Bâle, les
réformes algériennes montrent une avancée vers une plus grande précision et robustesse dans
la gestion des risques, tout en adaptant les méthodologies et exigences internationales aux
spécificités du secteur bancaire algérien. Cette convergence vise à renforcer la stabilité
financière et la confiance dans le système bancaire du pays.

1. La banque d’Algérie

La Banque d’Algérie est l’institution à qui échoit la fonction régalienne d’émission de la


monnaie. C’est une Banque Centrale dans son acception la plus large, régie par la loi N° 2309
du 3 Dhou El Hidja 1444 correspondant au 21 juin 2023 portant Loi monétaire et bancaire qui
la définit comme un établissement national doté de la personnalité morale et de l’autonomie
financière, réputée commerçante avec les tiers.

La Gouvernance de la Banque d’Algérie est assurée par le Gouverneur, assisté de trois vices
gouverneurs nommés par Décret Présidentiel. Elle dispose d’un Conseil d’Administration
chargé de délibérer, sur toutes les questions relevant de sa gestion et son administration.

La surveillance de la gestion de la Banque d’Algérie est assurée par le Censorat qui est
composé de deux censeurs, désignés par Décret Présidentiel.

2. Les lois et règlements de la Banque d'Algérie concernant la gestion des


risques opérationnels avant et après 2014

2.1. Cadre Réglementaire Avant 2014

Avant 2014, la Banque d'Algérie avait déjà mis en place certaines mesures pour la gestion des
risques bancaires, mais celles-ci étaient moins structurées et moins détaillées par rapport aux
standards internationaux tels que les Accords de Bâle II et III. La banque d’Algérie se
concentrait principalement sur les risques de crédit et de liquidité, tout en reconnaissant les
risques opérationnels comme un élément important, sans pour autant établir de directives
détaillées pour leur gestion.

Les régulations de cette époque portaient principalement sur les exigences de fonds propres, les
ratios de liquidité, et une gestion prudente des actifs et passifs des banques. Cependant, la
gestion des risques opérationnels n’était pas clairement définie ou séparée des autres types de
risques. L’approche était souvent réactive plutôt que proactive, avec des réglementations
adaptées suite aux incidents ou crises spécifiques.

Avant 2014, les deux principales lois régissant le secteur bancaire en Algérie étaient
effectivement :

70
Chapitre 03 : Analyse comparative

1_La Loi N° 90-10 du 14 avril 1990 relative à la monnaie et au crédit : Elle a posé les bases
du cadre réglementaire en matière monétaire et bancaire. Cette loi définissait les missions et les
pouvoirs de la Banque Centrale d'Algérie (BCA), notamment en matière de supervision des
institutions financières et de régulation du crédit. Elle mettait en place des règles générales sur
le contrôle des risques et sur la stabilité financière.

2. La Loi N° 04-02 du 23 juin 2004 sur la monnaie et le crédit : Cette révision de la loi de
1990 a introduit des changements importants pour renforcer la transparence et améliorer la
gouvernance des banques. De plus, elle a imposé des exigences accrues en matière de gestion
des risques, en réponse aux nouveaux défis posés par la globalisation financière.

En parallèle, d’autres textes réglaient divers aspects du secteur bancaire, notamment:

Les Ordonnances (telles que l’Ordonnance N°01-01, l’Ordonnance N°03-11 et l’Ordonnance


N°10-04) qui ont apporté des ajustements pour répondre aux besoins du secteur bancaire,
notamment sur la modernisation des infrastructures et la surveillance financière.

Les Ordonnances

_Ordonnance N° 01-01 du 27 février 2001

Cette ordonnance portait sur l'organisation, la gestion et la supervision des institutions


financières. Elle a introduit des mesures pour moderniser les infrastructures bancaires et
renforcer la régulation du secteur.

Elle a mis en place un cadre visant à favoriser la numérisation des transactions bancaires et à
améliorer la transparence dans la gestion des institutions financières10.

_Ordonnance N° 03-11 du 26 août 2003

Cette ordonnance a renforcé les mécanismes de contrôle de la Banque Centrale d'Algérie sur
les banques et les institutions financières.

Elle a introduit des exigences supplémentaires en matière de gestion des risques, en mettant
l'accent sur le contrôle interne et la supervision des banques pour prévenir les crises financières.

Elle a aussi abordé les sanctions en cas de non-respect des règlements bancaires.

_Ordonnance N° 10-04 du 26 août 2010

Cette ordonnance a été promulguée pour ajuster certaines dispositions légales en réponse à
l'évolution du secteur financier.

71
Chapitre 03 : Analyse comparative
Elle a renforcé les exigences en matière de gouvernance des banques, en particulier concernant
la transparence des opérations bancaires, la lutte contre le blanchiment d'argent et le
financement du terrorisme.

Elle a aussi introduit des mesures pour mieux protéger les clients des banques en matière de
confidentialité et de sécurité des données.

Ces ordonnances, cumulées aux lois de base, ont permis de mettre à jour le cadre réglementaire
du secteur bancaire algérien en fonction des défis économiques et des évolutions
internationales, notamment en matière de gestion des risques et de supervision.

Cependant, il y avait aussi d'autres règlements et circulaires émis par la Banque d'Algérie qui
complétaient ces lois:

_Les Instructions Générales de la Banque d'Algérie : Elles fournissaient des directives


pratiques sur la gestion des risques, le contrôle interne et les obligations des banques.

_Les Circulaires de la Banque d'Algérie : Elles apportaient des précisions supplémentaires et


des exigences spécifiques pour les banques, en fonction de l'évolution de la situation
économique et financière.

_Le Code de Commerce Algérien : Bien qu'il ne soit pas spécifique aux banques, il régissait
également certains aspects des opérations financières et commerciales des institutions
bancaires.

2.2. Les lois et règlements de la Banque d'Algérie concernant la gestion des risques
opérationnels après 2014

Pour comparer les modifications des réglementations de la Banque d'Algérie concernant les
risques opérationnels avec les régulations de Bâle, nous allons examiner les principales
composantes de la gestion des risques opérationnels. Les Accords de Bâle II et III fournissent
un cadre international reconnu pour la gestion des risques bancaires, y compris les risques
opérationnels.

Pour aborder ce sujet, examinons d'abord le cadre réglementaire de la Banque d'Algérie avant
2014, puis nous analyserons les modifications apportées entre 2014 et 2023 en matière de
gestion des risques opérationnels, et nous comparerons ces évolutions aux régulations de Bâle
II et III.

2.3. Modifications des Lois et Règlements de la Banque d’Algérie concernant la Gestion


des Risques Opérationnels après 2014

Entre 2014 et 2023, la Banque d'Algérie a progressivement révisé ses lois et règlements pour
se conformer davantage aux standards internationaux, notamment ceux établis par les Accords
de Bâle II et Bâle III. Voici les principales évolutions :

72
Chapitre 03 : Analyse comparative

2014-2016 : Introduction des premières mesures spécifiques à la gestion des risques


opérationnels. Ces mesures ont commencé à aligner le cadre de la Banque d’Algérie avec les
exigences de Bâle II. Elles ont inclus l’identification et l’évaluation des risques opérationnels,
la mise en place de contrôles internes plus robustes, et l’obligation pour les banques de créer
des unités dédiées à la gestion de ces risques.

Règlement n°2014-01 du 16 février 2014, portant sur les coefficients de solvabilité


applicables aux banques et établissements financiers, a renforcé les exigences en matière de
fonds propres, visant à garantir une meilleure capacité d’absorption des pertes. Par ailleurs, le
Règlement n°2014-02 du 16 février 2014, relatif aux grands risques et aux participations, a
introduit des limitations et des obligations pour mieux encadrer les expositions importantes des
banques, assurant ainsi une gestion plus stricte des risques liés à des engagements majeurs.

Ces règlements témoignent de l'effort continu de la Banque d'Algérie pour renforcer la solidité
financière du secteur bancaire tout en alignant ses pratiques sur les standards internationaux.

2017-2019 : Poursuite de l’alignement avec Bâle II et préparation à l’adoption de Bâle III. La


Banque d’Algérie a renforcé les exigences de fonds propres pour couvrir les risques
opérationnels, introduit des scénarios de stress testing pour évaluer l’impact des événements
opérationnels défavorables, et demandé aux banques d’établir des plans de continuité des
activités.

Le Règlement n°2017-01 du 10 juillet 2017 mis en place des règles supplémentaires pour le
calcul et le suivi des fonds propres réglementaires, conformément aux normes internationales,
tout en renforçant la supervision des risques.

Le Règlement n°2017-02 du 25 septembre 2017, relatif aux tests de résistance (stress testing),
a obligé les banques à simuler des scénarios défavorables afin de mesurer leur résilience face
aux chocs économiques et opérationnels.

Ces règlements ont marqué une nouvelle étape dans la consolidation du système bancaire
algérien en vue de son intégration progressive dans le cadre de Bâle III, visant à accroître la
stabilité financière à long terme.

2020-2023 : Adoption plus complète des éléments de Bâle III, avec un accent particulier sur la
résilience opérationnelle et la cybersécurité, en réponse à l’augmentation des cyberattaques et
des risques liés à la numérisation accrue des services financiers. La Banque d’Algérie a
également introduit des exigences supplémentaires pour les banques concernant la gestion des
risques liés à la technologie, la protection des données, et la gestion des tiers (fournisseurs
externes).

Le Règlement n°2020- du 15 mars 2020 a renforcé les mesures de sécurité informatique et


exigé des banques qu'elles mettent en place des systèmes robustes pour protéger leurs
infrastructures contre les cyberattaques.

73
Chapitre 03 : Analyse comparative
Le Règlement n°2021-01 du 28 mars 2021 a imposé des normes strictes sur la gestion des
risques technologiques, y compris la gouvernance des technologies de l’information (IT) et la
gestion des fournisseurs externes, afin de garantir une meilleure protection des données et une
continuité des services en cas de perturbations.

Ces règlements s’inscrivent dans l’optique d’accroître la résilience des banques algériennes
face aux risques numériques et opérationnels, en conformité avec les principes de Bâle III.

[Link] avec les Régulations de Bâle

Les Accords de Bâle II et III sont des cadres internationaux élaborés par le Comité de Bâle sur
le contrôle bancaire, visant à renforcer la régulation, la supervision et la gestion des risques au
sein du secteur bancaire mondial. Voici comment la gestion des risques opérationnels par la
Banque d’Algérie entre 2014 et 2023 se compare aux régulations de Bâle :

Bâle II : Introduit en 2004, Bâle II a mis en place un cadre plus rigoureux pour la gestion des
risques bancaires, y compris les risques opérationnels. La banque d’Algérie a adopté certaines
de ces mesures, notamment l'obligation pour les banques de réserver des fonds propres pour
couvrir les pertes potentielles dues aux risques opérationnels.

Bâle III : Suite à la crise financière de 2008, Bâle III a été développé pour renforcer la résilience
des banques face aux chocs économiques, y compris en améliorant la gestion des risques
opérationnels. Entre 2020 et 2023, la banque d’Algérie a commencé à adopter certaines des
directives de Bâle III, telles que l'amélioration de la résilience opérationnelle des banques et la
gestion des risques technologiques.

Tableau n° 03 : les Réglementations des Risques Opérationnels : Banque d'Algérie

La banque d’Algérie et Accords de Bâle (Bâle II et III)


Aspect Banque d'Algérie Accords de Bâle (Bâle II &
III)

Identification et 2014 - Instruction 14-04 : Exigence de Bâle II - Pilier 1 : Obligation


Évaluation des processus internes pour identifier, pour les banques de mettre en
Risques évaluer, surveiller et contrôler les risques place des systèmes de gestion
opérationnels. pour identifier, mesurer,
surveiller et contrôler les
risques opérationnels.
Utilisation de méthodes
avancées comme
l'approche standardisée et

74
Chapitre 03 : Analyse comparative

L’approche de mesure
avancée (AMA).

Gouvernance et 2016 - Instruction 16-02 : Bâle II - Pilier 2 :


Structure Établissement de comités de gestion des Exigences de gouvernance
risques opérationnels pour superviser ces pour la gestion des risques,
risques de manière structurée. incluant la supervision par le
conseil d'administration et la
haute direction.

Mesure des 2018 - Règlement 18-01 : Adoption de Bâle II - Pilier 1 : Adoption


Risques l'approche standardisée pour la mesure de plusieurs approches pour
des risques opérationnels, avec maintien la mesure des risques
d'un registre des incidents opérationnels. opérationnels, incluant
l'approche de base, l'approche
standardisée et l'AMA, qui
permettent une plus grande
précision dans la mesure des
risques.

Reporting et 2020 - Instruction 20-05 : Renforcement Bâle III - Pilier 3 :


Transparence des exigences de reporting des incidents Renforcement des exigences
liés aux risques opérationnels avec des de divulgation pour
rapports réguliers et détaillés à la banque améliorer la
d’Algérie. Transparence et la discipline
de marché. Obligation de
divulguer des informations
détaillées sur les risques
opérationnels et leur gestion.

Tests de 2021 - Instruction 21-03 : Réalisation de Bâle II & III - Pilier 2 :


Résilience et tests de résilience opérationnelle et Exigences pour des tests de
Continuité développement de plans de continuité des résistance et des plans de
activités (PCA) pour évaluer et améliorer continuité des activités pour
la capacité à résister aux perturbations. gérer les perturbations
opérationnelles et assurer la
résilience des opérations
bancaires.

75
Chapitre 03 : Analyse comparative
Capital et 2022 - Règlement 22-02 : Bâle III - Pilier 1 :
Buffers Adoption des exigences de capital Introduction de buffers de
pour les risques opérationnels capital pour couvrir les
basées sur les méthodologies risques opérationnels et
avancées de Bâle III, incluant des renforcer la résilience des
banques contre les pertes
buffers de capital spécifiques pour
potentielles.
couvrir

Les pertes potentielles dues aux


risques opérationnels.

Digitalisation et 2023 - Règlement 23-01 : Introduction de Bâle III - Principes BCBS : Les
Cyber sécurité nouvelles régulations pour gérer les principes pour la gestion des
risques opérationnels liés à la risques liés aux technologies
digitalisation et à la cyber sécurité, financières et à la cyber sécurité
incluant des audits de sécurité recommandent des mesures
informatique et des évaluations de robustes pour gérer les risques
vulnérabilité. technologiques.

Source : les règlements de la banque d’Algérie et les accords de Bâle II et III.

_Le tableau n°03 présente une comparaison détaillée entre les réglementations de la Banque
d'Algérie et les accords de Bâle II et III concernant les risques opérationnels. Il révèle que la
Banque d'Algérie a progressivement adopté des mesures similaires à celles des accords de Bâle,
renforçant ses exigences en matière d'identification, de gouvernance, de mesure, de reporting,
de tests de résilience, de capitalisation et de gestion des risques liés à la digitalisation et à la
cyber sécurité. Ces initiatives montrent une volonté claire de la Banque d'Algérie de s'aligner
sur les standards internationaux pour améliorer la résilience et la transparence du secteur
bancaire algérien.

76
Chapitre 03 : Analyse comparative

Section n°03 : Comparaison des Réformes de la Banque d'Algérie avec les Accords de
Bâle

Tableau n°04 : Analyse Comparative des Réglementations des Risques


Opérationnels
Aspect Banque d'Algérie Bâle II Bâle III

Identification et Processus internes Méthodes plus Non applicable


Évaluation des pour la gestion des avancées et spécifiques
Risques risques opérationnels, pour la mesure et
alignés sur les l'évaluation des
pratiques initiales de risques, offrant
Bâle II. plusieurs approches
standardisées et
avancées.
Gouvernance et Mise en place de Gouvernance robuste Non applicable
Structure comités de gestion avec implication du
des risques conseil
opérationnels. d'administration et de
la haute direction dans
La gestion des risques.

Mesure des Adoption de Variété d'approches Non applicable


Risques l'approche (De base, standardisée,
standardisée et AMA) permettant une
maintien d'un registre Flexibilité et précision
des incidents. accrues dans la mesure
des risques.
Reporting et Exigences renforcées Non applicable Normes de divulgation
Transparence pour un reporting très détaillées pour
régulier et détaillé assurer la transparence et
des incidents. la discipline de marché.
Tests de Introduction de tests Exigences similaires Exigences similaires
Résilience et De résilience et de mais souvent plus mais souvent plus
Continuité PCA (plan de détaillées et intégrées détaillées et intégrées aux
continuité des aux évaluations de évaluations de l'ICAAP
activités) pour les l'ICAAP (Internal (Internal Capital
Capital Adequacy
perturbations Adequacy Assessment
Assessment Process).
opérationnelles. Process).
Capital et Adoption des Non applicable Buffers de capital
Buffers exigences de capital obligatoires pour couvrir
spécifiques aux les risques opérationnels,
risques opérationnels avec des méthodologies
et introduction de avancées pour le calcul.
buffers.

77
Chapitre 03 : Analyse comparative
Digitalisation Régulations Non applicable Recommandations
et Cyber spécifiques pour la Robustes pour la gestion
sécurité cyber sécurité et la des risques
gestion des risques technologiques et de
Liés à la cyber sécurité, avec des
digitalisation. principes détaillés.
Source : les règlements de la banque d’Algérie et les accords de Bâle II et III.

_Le tableau n°04 met en lumière les différences et similitudes entre les réglementations de la
Banque d'Algérie et celles des accords de Bâle II et Bâle III concernant la gestion des risques
opérationnels. La banque d’Algérie s'inspire fortement de Bâle II, notamment en ce qui
concerne l'identification et l'évaluation des risques, la gouvernance, et la mesure des risques, en
adoptant des processus internes et une approche standardisée. Bâle III, par contre, n'est pas
applicable dans plusieurs de ces domaines, sauf pour les aspects de transparence et de résilience,
où il introduit des exigences plus détaillées et des normes de divulgation rigoureuses. De plus,
la banque d’Algérie a mis en place des régulations spécifiques pour la cyber sécurité, reflétant
les recommandations de Bâle III sur la gestion des risques technologiques. Globalement, la
banque d’Algérie semble combiner des éléments des deux cadres de Bâle pour renforcer sa
propre régulation des risques opérationnels.

1. Les résultats de cette recherche

_Identification et Évaluation des Risques

Banque d'Algérie : Processus internes établis pour la gestion des risques opérationnels, en
ligne avec les exigences de Bâle II.

Bâle II : Exige des systèmes de gestion des risques avec plusieurs approches avancées pour la
mesure.

Bâle III : Pas de nouvelles exigences spécifiques.

_Gouvernance et Structure

Banque d'Algérie : Mise en place de comités de gestion des risques opérationnels.

Bâle II : Exige une gouvernance robuste avec la supervision par le conseil d'administration et
la direction.

Bâle III : Pas de nouvelles exigences spécifiques.

_Mesure des Risques

Banque d'Algérie : Adoption de l'approche standardisée avec un registre des incidents.

Bâle II : Propose plusieurs approches pour mesurer les risques, dont l'AMA pour plus de
précision.
78
Chapitre 03 : Analyse comparative

Bâle III : Pas de nouvelles exigences spécifiques.

_Reporting et Transparence

Banque d'Algérie : Renforcement des exigences de reporting des incidents opérationnels.

Bâle II : Pas de nouvelles exigences spécifiques.

Bâle III : Renforcement des exigences de divulgation pour améliorer la transparence et la


discipline de marché.

_Tests de Résilience et Continuité

Banque d'Algérie : Introduction de tests de résilience et de plans de continuité des activités


(PCA).

Bâle II : Exigences similaires, souvent intégrées dans l'ICAAP.

Bâle III : Exigences similaires, souvent intégrées dans l'ICAAP.

_Capital et Buffers

Banque d'Algérie : Adoption des exigences de capital pour les risques opérationnels avec des
buffers spécifiques.

Bâle II : Pas de nouvelles exigences spécifiques.

Bâle III : Introduction de buffers de capital pour couvrir les risques opérationnels.

_Digitalisation et Cyber Sécurité

Banque d'Algérie : Régulations spécifiques pour la cyber sécurité et la gestion des risques liés
à la digitalisation.

Bâle II : Pas de nouvelles exigences spécifiques.

Bâle III : Recommandations robustes pour la gestion des risques technologiques et de


cybersécurité.

2. Les Propositions la Banque d'Algérie pour Améliorer la Gestion des Risques


Opérationnels
_ Renforcement des approches internes de la Banque d’Algérie : La Banque d’Algérie, en
tant qu’autorité de régulation, pourrait enrichir ses règlements en introduisant des méthodes
avancées pour l’évaluation des risques opérationnels, s’inspirant des bonnes pratiques
internationales, telles que l’approche de mesure avancée (AMA), pour une gestion plus précise
des risques.
79
Chapitre 03 : Analyse comparative
_ Amélioration de la gouvernance sous l’égide de la Banque d'Algérie : La Banque d'Algérie
pourrait exiger des banques un renforcement de la gouvernance des risques opérationnels, en
imposant une implication plus directe du conseil d’administration et de la haute direction dans
les décisions relatives aux risques, conformément aux meilleures pratiques observées dans les
accords de Bâle.

_ Diversification des méthodes de mesure prescrites par la Banque d'Algérie : La Banque


d'Algérie pourrait étendre la palette d’approches utilisées pour la mesure des risques
opérationnels en introduisant de nouvelles méthodes réglementaires, permettant ainsi aux
banques de s'adapter aux exigences spécifiques tout en respectant les normes locales et
internationales.

_Renforcement du reporting et de la transparence : La Banque d'Algérie pourrait exiger des


banques des rapports plus détaillés et réguliers sur les risques opérationnels, inspirés par les
normes de transparence de Bâle III, afin d’améliorer la supervision et la discipline de marché.

_ Intégration des tests de résilience dans les processus supervisés par la Banque d'Algérie
: La Banque d'Algérie pourrait rendre obligatoire l’intégration des tests de résistance (stress
testing) et des plans de continuité des activités dans les processus d’évaluation interne (ICAAP),
afin de renforcer la résilience des banques face aux crises.

_ Introduction de buffers de capital renforcés : La Banque d’Algérie pourrait imposer des


exigences de capital supplémentaires, notamment des buffers spécifiques, afin de mieux couvrir
les risques opérationnels et d’augmenter la solidité financière des banques algériennes,
conformément à la méthodologie avancée de Bâle III.

_Renforcement des régulations sur la cybersécurité et la digitalisation : Face à l’évolution


des menaces numériques, la Banque d'Algérie pourrait imposer des audits plus stricts et des
évaluations régulières des vulnérabilités liées à la cybersécurité et à la digitalisation, en
s'inspirant des principes de Bâle III.

Ces propositions visent à illustrer le rôle clé de la Banque d'Algérie en tant qu’autorité de
régulation dans le renforcement des normes de gestion des risques opérationnels tout en
s’inspirant des meilleures pratiques internationales.

80
Chapitre 03 : Analyse comparative

Conclusion

Ce chapitre met en lumière les défis posés par le manque de ressources et de soutien pratique
au sein de la CNEP Banque, ainsi que les solutions adoptées pour y remédier. L'absence
d'exemples pratiques et d'informations spécifiques a compliqué l'application des concepts
théoriques de gestion des risques opérationnels. Pour surmonter ces difficultés, une approche
comparative a été adoptée, consistant à étudier et comparer les réglementations locales de la
Banque Centrale d'Algérie avec les standards internationaux de Bâle. Cette méthode a été
cruciale pour développer une compréhension approfondie de la gestion des risques
opérationnels, permettant d'identifier les meilleures pratiques et de combler les lacunes
observées.

Les réformes de la Banque Centrale d'Algérie illustrent un engagement continu à renforcer les
normes de gestion des risques. En alignant progressivement les pratiques locales avec les
standards internationaux, ces réformes contribuent à améliorer la résilience et la transparence
du secteur bancaire algérien. Cette convergence vers les normes internationales assure non
seulement une meilleure gestion des risques opérationnels, mais également une intégration plus
fluide du secteur bancaire algérien dans le système financier mondial.

81
Conclusion générale
Conclusion générale
Conclusion
Aujourd'hui, l'environnement bancaire est devenu de plus en plus complexe, confrontant les
institutions à une multitude de défis. Parmi ceux-ci, le risque opérationnel se distingue par sa
probabilité élevée d'occurrence et son impact potentiellement dévastateur sur les activités
bancaires. Ce risque peut découler d'une variété de sources, allant des défaillances internes
comme des lacunes dans les procédures et les systèmes à des événements externes imprévisibles
mais à fort risque de perte. La gestion efficace de ce risque est devenue un impératif majeur
pour les banques et les établissements financiers, non seulement pour assurer leur propre
stabilité et pérennité, mais aussi pour maintenir la confiance des clients et des investisseurs.

Dans ce contexte, le comité de Bâle a joué un rôle crucial en intégrant le risque opérationnel
dans le cadre réglementaire, notamment à travers le ratio de solvabilité « ratio Mc Donough ».
Cette mesure incite les institutions financières à accorder une attention accrue à la gestion
proactive de ce risque, malgré les coûts associés. En effet, investir dans des systèmes robustes
de gestion des risques opérationnels permet non seulement de réduire les pertes financières
directes et indirectes, mais aussi de prévenir les crises majeures qui pourraient menacer la
stabilité économique globale.

Cette recherche a spécifiquement exploré les stratégies d’identification, de gestion et de


canalisation des risques opérationnels, soulignant les nombreux avantages qu’une approche
rigoureuse peut apporter.

En conclusion, les initiatives de la Banque Centrale d'Algérie (BCA) entre 2014 et 2023
démontrent une volonté claire et résolue de renforcer la stabilité financière et la confiance dans
le système bancaire algérien. Durant cette période, la BCA a mis en œuvre une série de réformes
significatives visant à moderniser et à améliorer la gestion des risques opérationnels, en alignant
progressivement les pratiques locales sur les normes internationales reconnues.

Notre analyse nous a permis de proposer quelques améliorations :

_Renforcer les programmes de formation interne sur la gestion des risques ;

_Améliorer les systèmes de reporting et de surveillance des risques ;

_Promouvoir une culture organisationnelle axée sur la gestion proactive des risques ;

_Adopter des technologies avancées pour améliorer la détection et la gestion des risques.

Notre analyse comparative nous a permis de confirmer toutes les hypothèses.

La première hypothèse est confirmée à partir du chapitre 01, Cette hypothèse souligne
l'importance critique d'une gestion efficace des risques et d'une stricte conformité aux

Régulations prudentielles pour garantir la solidité et la performance du secteur bancaire. En


réponse, il est crucial que les banques adaptent leurs pratiques aux défis de la diversification et

82
Conclusion générale
de la concurrence croissante afin de maintenir la stabilité financière et de soutenir efficacement
l'économie nationale.

La deuxième hypothèse est confirmée dans le chapitre02, Face à une complexité croissante
des opérations et à des défis technologiques, il est impératif pour les banques de renforcer leur
gestion des risques opérationnels. Cela implique l'adoption de stratégies de couverture
financière efficaces afin de prévenir les pertes et de maintenir la stabilité financière à long
terme. Ces mesures sont essentielles pour assurer la résilience face aux nouveaux risques
émergents dans le secteur bancaire moderne.

Quant à La troisième hypothèse est confirmée dans le chapitre03, La comparaison détaillée


entre les régulations des risques opérationnels de la Banque Centrale d'Algérie (BCA) et les
accords de Bâle II et III révèle que la BCA s'efforce d'aligner ses pratiques sur les normes
internationales, en particulier celles de Bâle II. Les initiatives de la BCA montrent une
convergence vers une gestion des risques plus robuste, avec des processus internes et une
approche standardisée similaire à Bâle II, tout en introduisant des régulations spécifiques à la
cyber sécurité, conformes aux recommandations avancées de Bâle III. Ces efforts visent à
renforcer la résilience et la transparence du secteur bancaire algérien, adaptant les meilleures
pratiques internationales aux spécificités locales pour assurer une gestion efficace des risques
opérationnels.

83
Conclusion générale

Annexes

82
Annexe n° 01 : fiche de renseignement prospect entreprise

85
Annexe n° 02 : Autorisation de consultation du central des risques

DIRECTION DU CONTROLE DES ENGAGEMENTS


AUTORISATION DE CONSULTATION DE LA CENTRALE DES RISQUES

Cadre réservé à la CNEP-Banque :

Structure: Code Structure Tél : Fax :

Date d’envoi :

Type Crédit sollicité : Durée sollicitée : (Mois)


Montant du Crédit : ( DA)

Le chargé du crédit : Signature du Directeur :

Cadre réservé au demandeur de Crédit :

Je soussigné (e) M. Mme :


Né (e) le / / (jj/mm/aaaa) à :

Agissant au nom de la Société (1) :

Créée le : / / (jj/mm/aaaa)
Agissant en qualité de (2) :
Forme juridique (3) :

Activité principale : Adresse du


siège social :

(4)
Clé Banque d’Algérie :

(NIF) Numéro d’Identification Fiscale (5) :

Registre du commerce N° :
(6)
Raison sociale, Nom(s) et Prénom(s) actionnaire (s) ou associé (s)

Date de naissance : / / Lieu


Date de naissance : / / Lieu

Nom et Prénom Co-Gérant : Date de naissance : / / Lieu

Autorise la CNEP-Banque à consulter la Centrale des Risques de la Banque d’Algérie et autorise


Celle-ci à lui communiquer les renseignements enregistrés à notre nom.
Fait à : le

(Cachet et signature et de l’entreprise)


(1) Indiquer la raison sociale / le sigle l’entreprise ou la mention « moi-même » pour une personne physique ;
(2) Indiquer la fonction du mandataire dans la société ;
(3) Forme juridique de l’entreprise (SARL, EURL, SNC, SPA…etc.)
(4) Matricule de l’Entreprise auprès de la Centrale des Risques (à indiquer s’il est connu).
(5) Numéro d’Identification Fiscale (15 caractères).
(6) Si existe (ent).

Annexe n° 03: la liste des BET conventions par la cnep/ banque de Tizi Ouzou

N° Nom & Prénom BET Adresse Téléphone Agrément


auprès des
Tribunaux

Oui No
n

01 AIT CHIKH Sadi Immeuble Salhi, Rue Oubouzar Cherif [Link].10 X


Tizi-Ouzou
(026) 22.24.77

02 BOUAZIZ Chafika Immeuble Amar Ouali Zhun Sud quartier [Link].61 X


B Nouvelle Ville Tizi-Ouzou

03 HEROUI Aziz 05, Douar Mohamed Galerie ABBA [Link].44 X


Bureau C4 1er étage Tizi-Ouzou

04 ISSADI Ferhat Lotissement Thalla N° 22 T.O [Link].59 X

(026) 20.50.80

05 KHATI Ahcène 57, Avenue Abane Ramdane T.O [Link].39 X

[Link].43

(026)19.8.83

06 MAMMAR Mansour Cité 200 villas N° 28 Tizi-Ouzou [Link].18 X

07 HADJ MOUSSA Abdenour & Cité 100 logts APC/CNEP Boghni centre [Link].74 X
MAHOUDI Ali wilaya de Tizi-Ouzou
[Link].75

(026) 28.34.04

08 LAOUES Souad Z.H.U.N. Sud quartier B ilot N° 14 local [Link].24 X


N° 24, Nouvelle-Ville T.O
[Link].33/
26

[Link].15

(026) 20.41.01

09 MEZIANE Yamina Cité 200 villas, villa N° 01 T.O [Link].19 X

(026) 20.09.01

(026) 20.00.06

10 ZERROUKI Amar 38, Bd Kasri Ahmed, Draa Ben Khedda, [Link].75 X


W. TO
[Link].69

(026) 27.38.91

87
11 ZOUBA Ahcène Coopérative « LA PAIE » Lotissement [Link].29 X
Talla lot N° 02 T.O
[Link].35

12 OUANES LOUNIS Lotissement El Bordj en face de l’arrêt 05-50-71-23-33 X


des Bus université Hasnaoua T-O

13 ADJOUDJ Mohame Cité des 56 logts Bt 02 N° 02 [Link].29 X


d LAKHDARIA
(026) 90.26.95

14 AHMANACHE Ali M’CHEDALLAH Centre [Link].61 X

(026) 95.43.72

15 AIT Nourdine Cité Si Lahlou Bt B N° 04 Bouira [Link].37 X


YAHIATEN

16 BELFADEL Ahmed Cité des 120 logts Bt 06 porte N° 08, [Link].04 X


Bouira

17 DJABALLAH Med Lotissement 166 lots villa N° 01 Bouira [Link].34 X


Zohir
(026) 93.63.20

18 GARTI Mokrane Promotion GARTI, Rue Si Zoubir, [Link].75 X


Bouira
[Link].04

(026) 94.15.09

19 GUEDOUARI Naima Rue de la Gare, LAKHARIA [Link].78 X

(026) 90.26.95

20 MAMOUNI Slimane 02, Rue Capitaine Si Abdelhamid [Link].01 X


Lakhdaria
(026) 90.27.45

21 LARBI CHERIF Zohra Cité des 100 logts, LSP Bt C23, N° 05 [Link].52 X
Sour El Ghozlane
(026) 73.88.06

22 LEHAM Aomar 01, Lotissement HOCINI Bouira [Link].20 X

(026) 94.34.37
Annexe n° 04 : Relevé des grands risques

89
Bibliographie
Bibliographie
Livres et ouvrages

 BEZBAKH, P. et GHERARDI, S., « Dictionnaire de l’économie », Edition Larousse,


2011.
 CATHRINE, K., « L’essentiel de la banque », 3e édition, l’extenso édition, France,
2017.
 DARSA, J.D., « Les risques opérationnels de l'entreprise », Edition GERESO, 2013.
 GODIH. (DJ). TEFALI. (B), « L’essentiel sur le risque de crédit et le financement
bancaire de l’entreprise », édition NPU, 2021.
 HADDAD, S. et GUENANE, B., « Comprendre la banque », Edition page BLEUES,
Algérie, 2021.
 HULL, J., « Gestion des risques et institutions financiers », 3e édition, France, 2012.
 PUPION. (P), « économie et gestion bancaires », édition DUNOD, 1999.
 PHILIPPE. (T), « Gestion de l’entreprise d’assurance », édition Dunod, Paris, 2017.
MARC. (S), « L’essentiel du postmarché », Edition Eyrolles, France, 2013.
 RISQUE de taux d’intérêt et gestion bancaire », édition ECONOMICA, Paris, 2000.
 RISQUE de taux d’intérêt et gestion bancaire », AFNOR édition, 2014.
 RISQUES stratégiques et financiers de l’entreprise », éditions Gereso, France, 2011.
 VISNOVSKY. (F), « Bâle 1, 2, 3…de quoi s’agit-il? » : Séminaire national des
professeurs de BTS Banque conseiller de clientèle, France, édition, 25 janvier 2017.

Thèses de doctorat
• BEATRICE, B.M, « Identification du risque opérationnel et apprentissage
organisationnel », thèse de doctorat en (gestion et management), spécialité science de
gestion, université de Paris, France, 2016.
• MAMERI. (N), « Développer le système bancaire algérien conformément aux décisions
de Bâle III », thèse de doctorat (en sciences économie), spécialité monnaie et banque,
université de Bouira, Algérie, 2020.
• SENOUCI. (K), « La gouvernance bancaire face aux parties prenantes », thèse de
doctorat en Sciences de Gestion, spécialité Management, université Abou Bekr Belkaid
– Tlemcen, 2015.
• SENOUCI. (K), « La gouvernance bancaire face aux parties prenantes Cas des banques
publiques algériennes », thèse de doctorat (en Sciences de Gestion), spécialité
Management, Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen, 2015.
• SYLVIE. (T.L), « Le dispositif prudentiel Bâle II, autoévaluation et contrôle interne »,
thèse de doctorat en sciences de gestion, Université du Sud Toulon var, 2008.
Mémoires et articles scientifiques
• ALAOUI SOSSI, F. et EL ATTAOUI, Z., « Cartographie des risques : Outil de gestion
des risques dans les Établissements publics », Revue du contrôle, de la comptabilité et
de l’audit, 2021, Vol 5, N°3.
• ASSIENIN, K., « L’impact de la gestion des risques opérationnel sur la performance
des entreprises non financières », Université Félix Houphouët-Boigny, janvier 2016.
• CHAPELLE, A. et HUBNER, G., « Le risque opérationnel : implication de l’accord de
Bâle pour le secteur financier », 2 février 2005.
• CHRISTIAN, J. et PATRICK, M., « Prévention et gestion des risques opérationnels »,
revue BANQUE Edition, France, 2004.
• Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, « Saine pratique pour la gestion et la
surveillance du risque opérationnel », 2003.
• EL BAKKOUCHI, M. et EL MORAJJI, N., « Le risque opérationnel bancaire : le
dispositif d’évaluation », Revue Française d’Economie et de Gestion, Volume 02, 2021.
• FRANTZ, M., « Les développements récents de la mesure du risque opérationnel »,
Université Montesquieu-Bordeaux IV.
• MERIEM. (H.A), « Risque opérationnel bancaire : le point sur la réglementation
prudentielle », Éditions Management Prospective, 2011.
• PASCAL. (D), DENIS. (D), « Pilotage bancaire : les normes IAS et la réglementation
Bâle II », REVUE BANQUE Edition, 2005.
• SARDI. (A), « Audit et contrôle interne bancaires, Bâle II », édition AFGES, Paris,
2004.
• TARI. (M.L), « Stress Test, Outil de la supervision bancaire application sur le risque de
crédit ».
• VERET (C), « L’assurance comme technique de réduction des risques », Revue
d'Economie Financière, 2006, Paris.

Sites web
• Mechtoub. (S), Oughlissi. (M.A), « Une cartographie du risque opérationnel dans les
compagnies d’assurance », Revue Stratégie et développement, Université Abdelhamid
Ibn Badis, Volume 09, N° 03, juillet 2019, disponible sur :
[Link]
• Meriem. (H.A), « Risque opérationnel bancaire : le point sur la réglementation
prudentielle », Éditions Management Prospective, 2011, disponible sur :
[Link]
• SENOUCI. (K), « La gouvernance bancaire face aux parties prenantes Cas des banques
publiques algériennes », thèse de doctorat (en Sciences de Gestion), spécialité
Management, Université Abou Bekr Belkaid – Tlemcen, 2015, disponible sur :
[Link]
casdes-banques-publiques-algériennes-e56593397.
• SNB BNS, « banque des règlements internationaux-SNB », disponible sur :
[Link]
snb/mandatesgoals/internationalcooperations/multilateral/bis#:~:text=La%20Banque
%20des%20r% C3%A8glements%20internationaux.
• SYLVIE. (T.L), « Le dispositif prudentiel Bâle II, autoévaluation et contrôle interne »,
thèse de doctorat en sciences de gestion, Université du Sud Toulon var, disponible sur
: [Link]
• TARI. (M.L), KHADIDJA, « La gestion des risques opérationnels », Roa iktissadia
review, Algérie, Volume 7, N° 2, décembre 2017, disponible sur :
[Link]
• VISNOVSKY. (F), « Bâle 1, 2, 3…de quoi s’agit-il? », Séminaire national des
professeurs de BTS Banque conseiller de clientèle, France, édition, disponible sur :
[Link]
Table des matières
Introduction générale .......................................................................................................... 1
Chapitre 01 : Le cadre conceptuel et théorique de la banque ............................................ 4
Introduction ............................................................................................................................. 4
SECTION 01 : la banque et son rôle dans l’économie ........................................................ 5
1. Définition de la banque ....................................................................................................... 5
2. Le rôle de la banque dans l’économie ............................................................................... 5
2.1. Les banquescentrales................................................................................................... 5
2.2. Les banques commerciales ou privées........................................................................ 7
2.3. Les banques d’affaires ..................................................................................................... 7
2.4. Les banques d’investissements ....................................................................................... 8
2.5. Les Banques électroniques .............................................................................................. 8
2.6. La banque islamique ....................................................................................................... 8
3. Les opérations de la banque .............................................................................................. 9
4. Les opérations de la banque d’Algérie ............................................................................. 9
[Link] activités bancaires ....................................................................................................... 11
5.1 La collecte de ressources auprès de la clientèle ............................................................ 12
5.2 L’octroi de crédits à la clientèle ..................................................................................... 12
5.3 L’offre de services ........................................................................................................... 12
5.4 La gestion des liquidités ..................................................................................................13
[Link] des banques ....................................................................................................... 14
SECTION 02 : LES TYPOLOGIES DES RISQUES BANQUIRES ............................... 16
1. Le risque ............................................................................................................................ 17
2. Définition de risque bancaire ........................................................................................... 17
3. Typologies des risques bancaires ..................................................................................... 17
3.1. Le risque de crédit ......................................................................................................... 18
3.1.1. Les paramètres du risque de crédit .......................................................................... 18
3.2. Le risque de marché ...................................................................................................... 19
3.2.1. Risque de taux d’intérêt ............................................................................................. 19
3.2.2. Risque de taux de change ........................................................................................... 20
3.2.3. Risque de liquidité ...................................................................................................... 20
3.3. Le risque opérationnel ................................................................................................... 21
3.4. Les autres risques ........................................................................................................... 21
3.4.1. Risque juridiques ........................................................................................................ 21
3.4.2. Risque informatiques .................................................................................................. 21
3.4.3. Risque pays .................................................................................................................. 21
SECTION 03 : Présentation de la réglementation prudentielle à l’échelle national et
Internationale. ....................................................................................................................... 23
[Link] à la réglementation prudentielle ................................................................ 23
2. La réglementation prudentielle à l’échelle internationale ............................................ 23
2.1. Présentation du comité de Bâle ..................................................................................... 24
2.2. La création de comité de Bâle ....................................................................................... 25
2.3. Les objectifs du comité de Bâle ..................................................................................... 25
2.4. Cadre réglementaire prudentielle de Bâle ................................................................... 25
2.4.1. L’accord de Bâle I : le ratio Cooke ........................................................................... 25
[Link]. Les principes de Bâle I ............................................................................................ 27

[Link]. Les effets défavorables de l’accord de Bâle I ........................................................ 28

[Link]. Les effets favorables de l’accord de Bâle I .......................................................... 29


2.4.2. Accord de Bâle II et le Ratio Mac Donough ............................................................ 29
[Link]. Les effets favorables de l’accord de Bâle II .......................................................... 32
2.4.3. Accords de Bâle III ..................................................................................................... 32
2.4.3. Accords de Bâle III ..................................................................................................... 32
3. La réglementation prudentielle à l’échèle nationale ...................................................... 34
[Link] réglementation prudentielle en Algérie ...................................................................... 35
4.1. Disposition du règlement N°11-08du 28 novembre 2011 ........................................... 35
4.2. Disposition du règlement N°14/01 du16 février 2014 ................................................. 36
4.3. Disposition du règlement N°02-03 du 26 juin 2002 ..................................................... 37
4.4. Disposition du règlement N°04-01 du 2 août 2004 ...................................................... 37
4.5. Disposition du règlement N°05-07 du 28 décembre 2005 ........................................... 37
4.6. Disposition du règlement N°11-08du 28 novembre 2011 ........................................... 39
4.7. Disposition du règlement N°14/01 du16 février 2014 ................................................. 39
Conclusion ............................................................................................................................. 41
Chapitre 02 : la gestion des risques opérationnels ............................................................ 42
Introduction .......................................................................................................................... 42
Section 01 : Notion des Risques Opérationnels ................................................................. 43
1. Définition des risques opérationnels ............................................................................... 43
1.1. Définition de comité de Bâle ........................................................................................ 43
1.2. Selon Danièle N. (2006) ................................................................................................ 44
[Link] typologies des risques opérationnels ........................................................................ 44
Section 02 : dispositif de la gestion des risques opérationnels ......................................... 46
1. L'Auto-Évaluation des Risques Opérationnels (RCSA : Risk Control Self Assessment)
............................................................................................................................................... 46
1.1. Approche top-Down (descendante) ....................................................................... 47
1.2. Approche Bottom-Up (Ascendante) ...................................................................... 48
2. La cartographie des risques opérationnels .................................................................... 48
2.1. Défifinition................................................................................................................ 48
2.2. Objectifs de la Mise en Place d'une Cartographie des Risques .......................... 49
2.3. Les Étapes de la Démarche Globale d'une Cartographie des Risques ............... 49
2.4. Indicateurs Clés des Risques (KRI : Key Risk Indicator) ................................... 51
2.5. Identifier les principaux indicateurs utilisés pour surveiller et évaluer les risques
Opérationnels ....................................................................................................................... 52
2.6. Tableaux de Bord des Risques Opérationnels ...................................................... 52
2.7. Quantification du Risque ........................................................................................ 52
Section 03 : Gestion des Risques Opérationnels et Couverture Financière .................... 53
1. Définition de gestion des risques opérationnels ............................................................. 53
2. Les approches de calcul d'exigence en fonds propres ................................................... 53
2.1. Méthodes d’identification et d’évaluation du risque opérationnel ........................... 54
2.1.1. Méthodes d’identification du risque opérationnel ................................................... 54
2.1.2. Méthodes d’évaluation du risque opérationnel: .......................................................
54
[Link]. Approche Indicateur de base (Basic indicator approach) ....................................
54
[Link]. Approche standard (Standard approach) ............................................................. 55
[Link]. Approche des mesures avancées (AMA) ................................................................ 56
[Link]. Approche des mesures avancées (AMA) ................................................................ 56
3. Couverture des risques opérationnels ............................................................................. 59
3.1. La couverture Interne ....................................................................................................
59
3.2. La couverture externe des risques ................................................................................ 60
3.3. Les contrats d’assurance ............................................................................................... 60
3.4. L’externalisation d’activité ........................................................................................... 60
Conclusion ............................................................................................................................. 61
Chapitre 03 : Analyse comparative des règlements de gestion des risques opérationnels
................................................................................................................................................ 62
Introduction .......................................................................................................................... 62
Section 1 : Présentation de la Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance (CNEP-
Banque) ................................................................................................................................. 63
1.1. Historique de la CNEP-Banque ................................................................................... 63
1.2. Missions et opérations de la CNEP Banque ............................................................... 65
1.2.1. Les missions de la CNEP Banque ............................................................................ 65
1.2.2. Les opérations de la CNEP Banque Aujourd’hui .................................................. 65
2. Présentation de l’agence commercial ............................................................................. 66
2.1. L’organigramme général de l’agence commercial de la CNEP banque .................. 66
2.1.1. Front office .................................................................................................................. 66

[Link]. Chargés de la clientèle (particulier et entreprise). ................................................ 66

[Link]. Guichet payeur/caisse .............................................................................................. 66

[Link]. Accueil /orientation : Qui a comme charge ........................................................... 66

[Link]. Direction agence ....................................................................................................... 67

2.1.2. Back office ................................................................................................................... 67

[Link]. Service administration/support .............................................................................. 67

[Link]. Service gestion flux .................................................................................................. 67

[Link]. Service Secrétariat Engagement (gestion des litiges et événements) .................. 67

Section n°02 : Réformes de la Banque centrale d’Algérie et Accords de Bâle(II-III) sur


Les risques opérationnels .................................................................................................... 70
1. La banque central d’Algérie (BCA) ............................................................................... 70
2. Les lois et règlements de la Banque Centrale d'Algérie concernant la gestion des
Risques opérationnels avant et après 2014 ........................................................................ 70
2.1. Cadre Réglementaire Avant 2014 ................................................................................ 70
2.2. Les lois et règlements de la Banque Centrale d'Algérie concernant la gestion des
Risques opérationnels après 2014 ....................................................................................... 73
2.3. Modifications des Lois et Règlements de la Banque central d’Algérie concernant
la Gestion des Risques Opérationnels après 2014 Entre 2014 et 2023, la Banque Centrale
D’Algérie ................................................................................................................................ 73
3. Comparaison avec les Régulations de Bâle ..................................................................... 75
Section n°03 : Comparaison des Réformes de la Banque Centrale d'Algérie avec les
Accords de Bâle ..................................................................................................................... 78

[Link] Propositions la Banque Centrale d'Algérie pour Améliorer la Gestion des Risques
Opérationnels ........................................................................................................................ 79
2. Les Propositions la Banque d'Algérie pour Améliorer la Gestion des Risques
Opérationnels ........................................................................................................................ 80
Conclusion ............................................................................................................................. 82
Conclusion générale ............................................................................................................. 83
Annexes .................................................................................................................................. 85
Bibliographie
Résumé
Résumé

La gestion des risques opérationnels dans le secteur bancaire est essentielle pour identifier,
évaluer et gérer les risques associés aux processus, systèmes et comportements humains au
sein des institutions financières. Ce domaine vise à prévenir les pertes financières dues à des
erreurs humaines, des défaillances de systèmes, des fraudes ou des événements externes
imprévus. Les banques doivent mettre en place des cadres robustes de gestion des risques
opérationnels conformes aux normes réglementaires et aux meilleures pratiques du secteur.
Cela inclut la surveillance continue des risques, la mise en œuvre de contrôles internes
efficaces, ainsi que la formation et la sensibilisation des employés à la gestion des risques.
En intégrant une approche proactive et stratégique, les banques peuvent non seulement
atténuer les risques opérationnels mais aussi renforcer leur résilience et maintenir la
confiance des clients et des parties prenantes dans un environnement financier de plus en
plus complexe et dynamique.

Mots Clés: Risque opérationnel, Banque, Gestion, Cnep.

‫ملخص‬

‫أمرا ضروريًا لتحديد وتقييم وإدارة المخاطر المرتبطة بالعمليات‬ ً ‫تعد إدارة المخاطر التشغيلية في الخدمات المصرفية‬
‫ يهدف هذا المجال إلى منع الخسائر المالية الناجمة عن‬.‫واألنظمة والسلوكيات البشرية داخل المؤسسات المالية‬
‫ يجب على البنوك تنفيذ أطر قوية‬.‫األخطاء البشرية أو فشل النظام أو االحتيال أو األحداث الخارجية غير المتوقعة‬
‫ ويشمل ذلك المراقبة‬.‫إلدارة المخاطر التشغيلية بما يتوافق مع المعايير التنظيمية وأفضل ممارسات الصناعة‬
‫ ومن خالل‬.‫ وتدريب الموظفين وتوعيتهم بشأن إدارة المخاطر‬،‫ وتنفيذ الضوابط الداخلية الفعالة‬،‫المستمرة للمخاطر‬
‫ بل يمكنها أيضًا تعزيز‬،‫ ال تستطيع البنوك التخفيف من المخاطر التشغيلية فحسب‬،‫دمج نهج استباقي واستراتيجي‬
.‫مرونتها والحفاظ على ثقة العمالء وأصحاب المصلحة في بيئة مالية متزايدة التعقيد والديناميكية‬

‫ الصندوق الوطني للتوفير واالحتياط‬،‫ إدارة‬،‫ بنك‬،‫ المخاطر التشغيلية‬:‫الكلمات المفتاحية‬

Abstract

Operational risk management in the Banking sector is essential for identifying, assessing, and
managing risks associated with processes, systems, and human behavior within financial
institutions. This field aims to prevent financial losses due to human errors, system failures,
fraud, or unforeseen external events. Banks must establish robust operational risk management
frameworks that comply with regulatory standards and industry best practices. This includes
continuous risk monitoring, the implementation of effective internal controls, and training and
raising employee awareness of risk management. By integrating a proactive and strategic
approach, banks can not only mitigate operational risks but also enhance their resilience and
maintain the trust of customers and stakeholders in an increasingly complex and dynamic
financial environment.

Keywords : Operational risk, Bank, Management, Cnep.

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