0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
20 vues19 pages

Polymères Végétaux et Monomères Associés

Cours bpv M2 hemicellulose

Transféré par

zeghbameriem14
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
20 vues19 pages

Polymères Végétaux et Monomères Associés

Cours bpv M2 hemicellulose

Transféré par

zeghbameriem14
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Polymères végétaux

On appelle polymère une grande molécule constituée d’unités fondamentales


appelées monomères (ou motifs monomères) reliées par des liaisons covalentes.

Un monomère est un composé constitué de molécules simples pouvant réagir avec


d’autres monomères pour donner un polymère.

Contrairement au polymère, un monomère a une faible masse moléculaire.

Le terme macromolécule est souvent utilisé à la place de polymère.


La polymérisation est la réaction qui, à partir des monomères, forme en les liants
des composés de masse moléculaire plus élevée, les polymères ou macromolécules.

Un homopolymère est un polymère qui comporte des motifs monomères tous


identiques.

Un copolymère est un polymère qui comporte des motifs monomères de deux ou


plus sortes différentes.
Les polymères peuvent être d’origine naturelle (animale ou végétale) ou d’origine
synthétique. Les macromolécules naturelles sont les caoutchoucs, les
polysaccharides, le glycogène, l’ADN, les protéines… Les macromolécules
synthétiques sont représentées par exemple par le polyéthylène, le polypropylène,
le polystyrène, le PVC, le PTFE, les polyesters, les polycarbonates, les
polysiloxanes, les polyimides…
Le nouvel intérêt du secteur plastique pour les matières premières renouvelables
s’inscrit dans une perspective de respect de l’environnement et de gestion des
ressources fossiles épuisables
Ces matières premières végétales, essentiellement des polymères, possèdent des
propriétés particulièrement attrayantes en industrie plastique telles que la
biodégradabilité, la perméabilité sélective. Ces propriétés trouvent des
applications ciblées dans des domaines très variables, notamment, l’emballage,
textile, l’agriculture, de la pharmacie, médecine, l’électronique.
Enjeux

L’épuisement des ressources pétrolières, la lutte contre l’augmentation des gaz à


effet de serre et la préservation de l’environnement incitent à la recherche
d’alternatives aux produits de la pétrochimie.

Dans le secteur des plastiques notamment, se développent , depuis les années 2000,
une offre de plastiques issus de sources renouvelables (végétale, animale…),
également appelés plastiques végétaux, plastiques biosourcés ou « bioplastiques ».
S’ils représentent encore une part marginale dans la production de plastiques (moins
de 0.3% en 2010 dans le monde), ces matériaux sont appelés à se développer
rapidement notamment dans le secteur de l’emballage.
Principes techniques
Un matériau plastique est composé de molécules appelées polymères auxquelles
sont ajoutés différents additifs. Les plastiques végétaux sont constitués de
polymères d’origine totalement ou partiellement renouvelable (sucre, cellulose,
amidon…). Selon les cas, la part de matière renouvelable dans un plastique végétal
peut représenter une proportion très variable du matériau, aucun seuil minimum
n’étant spécifié aujourd’hui pour l’utilisation des dénominations.
Deux types de polymères biosourcés sont à distinguer : ceux possédant une
structure identique à celle des polymères d’origine fossile (PE et PET issus de
canne à sucre par exemple) et ceux ayant une structure innovante, CAD différente
de celles des polymères pétrochimiques existants ( PLA issu d’amidon par
exemple).

Avantages

Opportunités économiques par la réduction du recours aux ressources fossiles

L’utilisation de sources renouvelables pour la production de plastiques participe à


la réduction du recours aux ressources pétrochimiques et ainsi, à l’indépendance
en matières premières fossiles du secteur. La production de plastiques végétaux
offre également des débouchés de valorisation de la biomasses
Les polymères biosourcés possédant une structure identique à ceux d’origine
pétrochimique

(PE, PET….) ont l’avantage de présenter les mêmes performances techniques et


d’utiliser les mêmes filières de recyclage que ceux-ci. Dans ce cas, une fois la
molécule de base du polymère (le monomère) biosourcés obtenue, son utilisation
ensuite ne nécessite pas de gros investissements matériels spécifiques. En effet, le
monomère peut entrer pour les étapes suivantes dans les procédés de
transformation existants pour l’obtention du polymère puis du plastique.
Inconvénients

Des coûts de production encore élevés

Les coûts de production des matériaux polymères biosourcés sont encore 2 à 6 fois
plus élevés que ceux des plastiques issus de la pétrochimie. Cette différence, liée au
coût des matières première, de leur transformation mais aussi de la recherche et à
l’amortissement des investissement, devrait toutefois se réduire sous l’effet du
développement du marché. L’augmentation du coût du pétrole devrait également
les rendre plus compétitifs par rapport aux plastiques issus de la pétrochimie.
Les grandes classes de biopolymères issus du monde végétal

Les polymères issus des plantes ou biopolymères constituent la plupart du temps


les parois cellulaires des végétaux comme la cellulose et la lignine
Ils servent également de réserve aux plantes en vue de leur croissance . On peut
citer dans ce cas l’exemple de l’amidon.
Ces polymères sont extraits directement des plantes. Des monomères simples
peuvent être également obtenus à partir des plantes après transformations
chimiques et/ou enzymatiques de ces molécules. Par polymérisation de ces
monomères, des polymères que l’on dit issus du végétal sont obtenus. Les
microorganismes, par fermentation des molécules issues des plantes, produisent
des polymères classés également comme biopolymères
Les propriétés des biopolymères

De par leur structure chimique, les biopolymères présentent des propriétés,


particulières et intéressantes pour des applications bien spécifiques en industrie
plastique. La biodégradabilité est la plus importante.
La biodégradabilité des biopolymères

Les biopolymères sont synthétisés dans les plantes ou les animaux par voie
enzymatique et sont de ce fait dégradés rapidement dans un milieu biologique. La
biodégradabilité de la plupart des biopolymères est due à la présence de liaisons
facilement clivables comme les liaisons esters ou amides conduisant à la formation
de molécules simples et de fragments de plus petite taille. Ces derniers sont
assimilables par les microorganismes pour leur biosynthèse en libérant du CO2 et
de l’H2O
A l’opposé, les polymères pétrochimiques conventionnels comme le polyéthylène
ou le polypropylène, dont le squelette carboné est constitué de liaisons covalentes
C-C, requièrent beaucoup plus de temps et/ou la présence d’un catalyseur
(thermique, radiation électromagnétique ou chimique) pour leur dégradation
Le terme « biodégradabilité » suscite beaucoup de discussions. La définition
émergeante proposée par de nombreux auteurs de la biodégradabilité se traduit
par une dégradation du matériau par les microorganismes comme les bactéries, les
champignons et les algues.

Autrement dit, c’est une dégradation biotique qui met en jeu l’action des
microorganismes par exemple par voie enzymatique conduisant à une
décomposition au niveau moléculaire et chimique. Il en résulte alors la formation
de CO2, H2O en présence d’oxygène (ou la formation de CH4, CO2, H2O en
anaérobie) et une nouvelle biomasse (humus).

Vous aimerez peut-être aussi