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Évolution de la peinture post-Trente

cours histoire

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1563 fin du Concile de Trente

Autour de 1600
La réaction anti-maniériste dans la peinture religieuse à
Rome

Concile de trente de 1545 à 1563, il y a eu 3 sessions.


Assemblée qui sert à résoudre des dogmes théologiques,
dignitaires de l’Eglise, ici but de redéfinir la foi catholique sur
les points qui étaient contestés par les protestants.
Catho se dise : en réformant l’église on arrivera à combattre les
protestants.
Règles aussi édicter pour les souverains chrétiens notamment
les papes ( corruption), règles pour les clercs : clergé séculier
ou régulier et pour les fidèles : place de la vierge… Cette
rénovation cathollique  contre reforme ou réforme capoique
( ? ).
En 1562-1563 décide d’édicter des règles pour les images,
notamment pour régler la nudité. Très important aussi : la
clarté de l’image.
Dans ce contexte le maniérisme est devenu inconvenant :
 difficile d’accès, difficile à comprendre, curieuse
 glorifier trop les souverains
 trop ambigu/trouble
Pour contrer : clarté de la forme.
Moment d’une crispation du genre religieux on sé parer le petitt
genre et le grand genre ( peinture d’histoire) : moralisation de
la mythologie , des traités ont étaient écrit, s’affirme au 17 e s :
Ovide ( histoire des dieux) peut être moralisé : plein de livre
s’appelle Ovide moralisé.
Les genres picturaux se fixent donc fin 17ème à cause de cette
réforme.
I. Comme la peinture religieuse se sort elle du
maniérisme ? Comment évolue elle ?
Le baroque est construit sur le maniérisme, il en découle : pas
de rupture complète entre les styles. On comprend même le
baroque comme un maniérisme épuré.

Frederico Barocci dit Le Baroche ( vers


1535-1612)
Très célèbre à l’époque, fin du maniérisme , début du baroque.
A travaillé à la cour d’Oubignau et à Rome, Parme.
Commence comme maniériste traditionnel et dans années
1570, après le concil de Trente commence à rationaliser sa
peinture, montre nouvelle inflexion : essaye d’inventer autre
chose que le maniérisme. On le voit avec :
La Madone du Peuple, 1579
Tableau destiné à être
placé dans la chapelle de
l’église d’un couvent,
tableau d’Autel. Près de
Florence.
Chapelle construite par
Vazari. Construit pour les
frères Sainte Marie de la
Miséricorde. Devait faire
les tableaux mais meurt
du coup on appelle
Baroche.
Sujets choisi par les frères
en rapport avec la
miséricorde de leur ordre,
une madone du peuple :
c’est une icono reprennant
celle d’une vierge de la
miséricorde : vierge
assise qui tient de ses 2
mains un grand manteau et abrite sous elle tout le peuple des
fidèles. On veut cette iconographie mais modernisé : une
madone du peuple qui prie pour le peuple : grand manteau
avec sous elle le peuple.
Icono de la trinité : on a le christ, avant au dessus dieu le père
avec la colombe de l’esprit saint mais découpé. Icono qui lie la
vierge au christ et à dieu le père. La vierge est donc une vierge
d’intercession :
Le consil de trente avait vraiment resitué la vierge dans la
hiérarchie des personnages divins, comme son culte était
refusé par les protestants dans le concil on l’a clarifier : comme
a enfanter sans douleur et sans tache elle est très importante
et on peut la prier en tant qu’intercesseur : vierge
d’intercesion c à dire qu’elle aide à prier le christ et
dieu. Très important car Marie va devenir plus importante,
faisant lien entre terrestre et divin.
Ici vierge un peu plus bas que christ mais proche de lui, elle
ouvre les bras mais pour désigner le peuple : c’est la main
d’intercesion, elle ouvre la main : vierge de la main charitable
et qui désigne le peuple au christ pour dire qu’il faut le
protéger. Illustration de ce que voulait le concile de
Trente. Ce jeu de main et de regard est nouveau.
 Vierge médiatrice qui intercède pour soulager les douleurs
humaines et atténuer les péchés.
2 registres :
Registre terrestre : perspective assez clair, arcades de la
place de la ville d’Arezo : très réaliste. Tout le peuple : une
femme qui désigne le christ à ses 2 enfants, les 2 enfants sont
en prière, la femme est une figure de la Charité : représenté
allaitante ou avec des enfants. Bien détaché du reste. Charité
est une vertu théologale.
Un homme pauvre se détache, malade se tord de douleur,
écuelle pour demander la charité, tend la main pour demander
l’aumône : fait référence aux frères de la miséricorde qui
soulageaient les pauvres.
A gauche, homme avec un chien : symbole de fidélité peut
être à al religion catholique, il tient une vienne, joue de la
musique et est aveugle. Ne peut pas voir le christ mais à la
foi quand même :
 concile de trente avait réaffirmé ces vertus
Iconographie complexe mais serv par une bonne organisation ,
un grand mouvement circulaire, un cercle. On remarque bien
les 3 personnages en avant, se détachent. Composition en
spirale redoublée d’une grande diagnale qui mène à la vierge :
du bras de la femme à la vierge.
Correspondance entre les couleurs : femme en rose comme la
vierge, vierge en rose et bleu comme son fils. Couleurs encore
acide, fraiches comme dans le maniérisme mais utilisé
différemment car utilisé pour els perso divins et pour les mettre
en valeur.
On retrouve les formes serpentines du corps : mendiant/
musicien mais formule plus proche de la vérité, pas de
déformation comme dans le maniérisme.
Tableau est un tournant, transition entre le maniérisme et la
période « baroque ».

Les fidèles ont un visage différencié : recueillis, grave…


Sujet pensé par les clercs, artiste a un sujet défini mais est libre
dans la manière de faire : peut être que clergé se dit qu’en
examinant : moins de trucs bizarroïdes.

Un pas est franchi avec les Carrache


Série de peintre d’une même famille, ici on traitera d’ :

 Annibal Carrache 1560-1609


Se représente dans son autoportrait avec Ludovic et Augustin
( famille).
Famille importante car vont réaffirme l’importance du travail
d’imprégnateur. Ils sont d’origine bolonaise où fonde avec son
frère une académie pour travailler d’après le modelé vivant :
académie des acheminé ( car sur voie de la bonne peinture).
Voulait revenir à l’anatomie, retour à la nature : reconnaitre le
corps humain , pas comme maniériste : très artificiel.
Annibal va travailler à Rome.
Sa peinture religieuse faite à Bologne et ses environs :

Piéta et saints, 1585

Proche du Baroche car perso attitudes


spectaculaires. Christ ligne un peu
serpentine, le personnage prend parti le
spectateur. Attitude exagéré mais pas trop
non plus c’est le pathos : un pathétique
raisonné, brise l’artificialité du
maniérisme. Sert l’histoire qui est raconté.
Christ vient de mourir.
Comme chez Baroche partition en 2 entre
espace terrestre/ espace céleste : espace
céleste occuper par une grande croix, sert
l’histoire montre que christ n’es pas mort pour rien. Espace
céleste très lumineux.
Espace terrestre tout noir car christ vient e mourir et que ce qui
compte c’est le monde céleste.
Permet de faire une composition rhétorique : persuade le
fidèle de tous les vertus de la foi. Aussi pédagogique ( le fidèle
peut comprendre) : peinture didactique ( on montre au fidèle ce
qu’il faut faire).
Moins de personnages que chez Baroche.
Il travaille tous ces personnages d’après des modèles vivants :
travaille les visages.

Assomption de 1590
Même composition : espace terrestre et celeste
mais qui commence à être fondé sur une
diagonale, très clair : on a des vies en gros
plans du tombeau de la vierge. Regardent dans
le tombeau et voit que la vierge a disparu, lève
la tête et la voit dans le viel monter vers son
fils.
Vierge occupe tout le haut de la composition.
Rationalise de plus en plus ses compositions.

Chapelle Cerasi : Assomption de la Vierge


Pala
Vierge de face, apôtre très gros plan,
vierge immense. Encore quelques
couleurs acidulés mais pur mettre en
valeur les personnages. Clarté,
composition en triangle, clarté très
rationnel.
Chapelle très chargé à l’origine du
coup il fallait faire vraiment des
couleurs franches pour pouvoir être
vu.

Vers 1600 aboutit à :


Pieta vers 1600
Peinture nouvelle
Christ corps très sinueux. Ressort dans un mouvement naturel,
on voit qu’ pris un modèle vivant. Le corps est tout mou. Beau
corps ne fait pas peur ( contrairmenet au maniérisme). Coprs
suave, une religion appaisé.
La vierge tend sa main vers le spectateur , dit il est mort pour
vous il ne faut pas être triste, douceur.
Vierge dans un triangle, renoue avec le classicisme de Raphael
et ses vierges en triangle. Chez Raphael : vierge triomphante,
jésus est petit. Ici on n’est après, à la fin, on sait que le peuple a
souffert, tout n’est pas beau mais il est quand même mort pour
le peuple.
Paysage derrière, un nuage : le voile se déchire.
Pierres qui pourraient être antiques : souci de véracité.

Quo Vadis Domine ?

Pierre sur le chemin vers


Rome a une apparition du
christ qui lui demande ou il
va. DU coup Pierre
rebrousse chemin pur aller
exécuter sa passion,
souffrir sa passion.
Christ porte sa croix pour
lui montrer que lui, il l’a
déjà fait. Caractère très
narratif, didactique.
Que 2 personnages, vue de
manière très sculturale ( à
relier ) sort du maniérisme
car travaille d’après nature
mais aussi en renouant
avec la statuaire antique :
pli du vêtement de Pierre : caractère monumental de la figure
catholique.
Idée que statue antique était voué à un culte. En 1600 artistes
pensent que comme art religieux antique était très clair ils
peuvent le reprendre. A l’arrière plan on a des temples
antiques : volonté de replacer dans un cadre spatio temporel le
christ : fin de l’antiquité.

Oppose souvent Carracbee t Caravage. Mais ils ont ts 2 mis au


poitn une peinture religieuse très prohce ; LA chapelle cerasie
st considéré domme l’étape de fin du maniérisme.

II. Comment la scène de genre à elle


servi la mise en place de la peinture
religieuse ?
Michelangelo Merisi : Le Caravage

Formations à Milan, travail à Venise, Rome vers 1592, à ses


début est peintre de nature morte.
Tableau de la chapelle Cerasi sont commandé presque en
même temps que carache.
Panneaux latéraux :
 Conversion de Saint Paul

Relié au tableau de l’autel.


Aveuglé sur le chemin de damas,
aveuglé par la nature divine il tombe
de son cheval. Habit militaire.
Cuirasse, tend les bras vers le ciel comme si il allait vers le ciel.
Visage apaisé.
On comprend l’histoire l’aveuglement divin mène à dieu.
Bouche ouvert : extase.

 Crucifixion de saint Pierre


On choisit les saints que l’on peut prier, connu
dans l’histoire. Saint Paule 2 mains sur son
visage, quasiment nu mais habit militaire.
Dans l’arrière-plan une armée, des anges du
ciel. Apparition angélique : peut-être dieu ?
On a refusé ce tableau car incompréhension.
Touche de maniérisme : cheval à la tête d’un
côté improbable, infaisable.
Paul vêtu à la romaine alors que militaire vêtu à la 17 e s. Saint
Paul est barbu, vieux. : Maniérisant, pas très clair pour le fidèle
Clair-obscur superbe mais pas didactique, pas compréhensible.
Trivialité est assez accusée, retrouvé dans le tableau du saint
Pierre mais pas de Saint Paul.
Ici Caravage est encore maniériste alors que pour Saint PAUL
NE L’EST PLUS.
On retrouve la diagonale de chez Carrache, montre espace
céleste. Que 4 personnages : 3 larrons qui crucifient Pierre.
Pierre torse tombe, tout ridé, sale, très musculeux :
représentation très vériste. Clous sont en train de percer, le
sang coule.
Mais en même temps Pierre a un visage apaisé. Il accepte son
martyr. Montre au fidèle que le fidèle peut être un martyr
temporaire parfois : pas réalité désespérante mais menant à
dieu par la grande diagonale de la Croix.
Couleurs comme chez Carrache
Composition très clair : peu de personnage comme Carrache
Clair-obscur marque le style de Caravage : vient de la gauche et
baigne le corps de Saint Pierre. Clair-obscur destiné à accentuer
le fait que les personnages religieux se sont sacrifiés pour le
fidèle. Obscurité faite pour persuader les yeux, met en scène la
gestuelle des dessins. Narration biblique destiné à accentuer le
mouvement du Saint sur la croix. Manière de persuader par la
dramatisation du clair-obscur, de persuader le fidèle de la
réalité du divin dans le quotidien.
Pathos aussi mais très stable qui montre la solidité de la croix.
Style que l’on va parfois appelée Baroque.
Classique peut être stable alors Caravage classique mais si on
dit que classique issu de Raphael alors Caravage non classique.

Peinture religieuse et peinture de genre

Scène de genre : se met en place au 16 e s avec Brugen mais se


développe surtout au 17 ème dans les Flandres et en Hollande avec des
scènes d’interieur,d es paysages, des danseurs.
Un des grands apports d’Italie est de renouveler la scène religieuse en passant
par la scène de genre.
Carrache va s’inspirer du peuple :

 Carrache, Le Mangeur de fèves, Huile sur toile,


1584-1585
Retrouve une perspective correcte, replace les
personnages dans des lieux : ex : fenêtre cassé, la
lumière vient de là. Permet de retravailler une
luminosité vraisemblable. Transfigure la peinture
religieuse en la rendant plus réaliste.
Mangeur de fève est un « sujet bas ».
Pas de portée morale mais va renouveler la porté
religieuse.

 Carrache, la boucherie, huile sur toile, 1580


Nature morte avec des garçons bouchers
qui préparent la viande. Dernier relan de
la portée morale : on a un agneau attaché
que l’on va sacrifier ( représentation
religieuse est l’agneau du christ que l’on
trouve au pied de la vierge). Peinture de
genre/nature morte/ rappel de peinture
religieuse.

Au début de sa carrière Caravage va


ne peindre que des natures mortes puis des jeunes garçons avec des corbeilles
de fruits. Les genres s’autonomisent. On les appelle les junemilia de Carravage :
on est lus libre dans la hiérarchie des genres.
Dans petits genre :

 La diseuse de bonne aventure, 1595


Figure de gitane , des rues. Un jeune bourgeois et
la diseuse. Narration complète. On a un jeune naïf
et la diseuse rit un peu en coin, elle lui tient la
main et on dirait qu’elle est en train de le voler
( anneau main mais on ne le voit pas). Costume
du temps, physique non utilisé. On appelle cela
les demi-figures de Caravage : semblent sortir du
cadre vers le spectateur.
Portée morale : peut-être image de la luxure.
Rupture : fait des scènes de genre qui se détache totalement de la religion.

 Bacchus, 1596
Peinture mythologique. Bacchus isolé,
très jeune, couronne de raisin. Il tient une
coupe de vin et un ruban avec un nœud.
Type de tableau commandé à Caravage
très régulièrement.
Mise en valeur de la coupe et de la carafe
de vin. Le vin dans nature morte du 16 e s
signifiait le sang du christ. On peut se dire
que Caravage mélange tous les genres
picturaux. Peinture de grand genre, du
coup légitime d’avoir une allégorie avec le
christ.
Le commanditaire est dédouané :
magnifique nu anatomique mais avec une
portée religieuse.
Réflexion sur la hiérarchie des genres : comment renouveler la peinture
d’histoire ? Peut-être par sujet bas : peint un Bacchus qui ressemble à un jeune
homme de Rome du peuple, avec du vin : montre que Jésus pardonne à tout le
peuple. Mais tradition par le vin. Corps très naturel : renouvelle la peinture.

Caravage mieux compris par cardinaux, grands princes que par des paroisses.

 La mort de la vierge, 1601


Commandé par une église de Rome. Caravage a peint la vierge morte avec le
ventre gonflé comme dans la réalité.
Tous les maniéristes faisaient des études sur des cadavres pour mieux pouvoir
déformer le corps humain selon l’anatomie.
A côté une femme pleure, reprise d’un bas-relief antique. Rien de transcendant
dans cette vierge, à visage de femme du peuple, du coup refuse. Ici va très loin
dans la reprise du réel.

Le tableau qui a remplacé :


 La Mort de la vierge, 1610 de Saraceni
Vierge prie, auréolé, lumière transcendante. Partition
terrestre et partition céleste.
Caravage a fait beaucoup de Saint Jean Baptiste : saint que
l’on peut prier : a eu des visions, péchés mais toujours
pardonné.
On le représentait d’habitude soit en Baptiste en train de
baptiser le christ ou hisrute : avec une peau de bête et dans
le désert en train de prier Dieu ( Bronzino : maniériste).
Au 16 e s : Caravage parfois le représente de face , nu car
dans le désert mais un visage de saint, apaisé avec ses
attributs.
 Saint Jean Baptiste Caravage vers 1610

Style de la Résurrection de Lazare : on retrouve les


couleurs très sombres. Adolescent dans une pause
alangui, manteau rouge tient la croix de roseau (bâton)
et à demi nu, à côté de l’agneau de dieu : ici plutôt un
gros bélier. Tête un peu triste, maussade. Impression
d’ensemble est un peu étrange du au clair-obscur avec
un éclairage très violent. Style qui est très curieux,
voulu. Difficile de le voir en tant que saint Jean baptiste,
on peut le mettre en lien avec figure du Bacchus. Visage
sur lequel ne s’est pas encore reflétée la grâce divine :
Problème de la grâce divine ? Comment arrive-t-elle ? Ici comme si la grâce
l’avait desserté, Dieu doit le décider, peut-être la grâce apparaitra. Image
sombre, la grâce de dieu n’apparait pas. Espoir de rédemption, d’être sauvé par
une peinture qui montre qu’il a le sentiment de son péché en tant qu’homme très
bas. La lumière surnaturel peut être annonce elle la rédemption ?

En général on oppose aravage au représentation de l’église triomphante, de


l’extase divine or caravge est dans lea meê veine montre l’envers,c e que doit
faire l’homme pour arriver à la grâce.

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