Modélisation des sols et des ouvrages avec le modèle
Cam-Clay modifié
Philippe Mestat, Yvon Riou
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Philippe Mestat, Yvon Riou. Modélisation des sols et des ouvrages avec le modèle Cam-Clay modifié.
Revue Française de Génie Civil , 2002, 6 (5), pp.801 - 815. �10.1080/12795119.2002.9692404�. �hal-
01007070�
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Modélisation des sols et des ouvrages
avec le modèle Cam-Clay modifié
Philippe Mestat* Yvon Riou**
* Laboratoire Central des Ponts et Chaussées
58, boulevard Lefebvre
F-75732 Paris cedex 15
[Link]@[Link]
** Ecole Centrale de Nantes, BP 92101
F-44321 Nantes cedex 03
[Link]@[Link]
RÉSUMÉ. Une base de données sur la confrontation « calculs par éléments finis – mesures in
situ » a été développée au Laboratoire Central des Ponts et Chaussées (LCPC). Cette base
appelée MOMIS regroupe plus de 160 fiches concernant des ouvrages en terre et des
ouvrages souterrains. Sa constitution repose sur une veille technologique dans le domaine de
la modélisation par les éléments finis. Chaque fiche est le fruit de l’analyse d’une publication
(article, communication ou rapport). Une exploitation particulière de cette base a permis de
dresser un bilan quant à l’emploi du modèle de comportement « Cam-Clay modifié » pour les
sols compressibles : analyse statistique des valeurs des paramètres et quantification des
écarts entre les résultats numériques obtenus et les mesures réalisées sur les ouvrages réels.
ABSTRACT. A data base on confrontation of finite elements calculations and in situ
measurements was developed with the Laboratoire Central des Ponts et Chaussées (LCPC).
This base called MOMIS gathers more than 160 cards concerning of the ground works and
the underground works. Its constitution rests on a technological survey in the field of
modeling by finite elements. Each card is the result of the analysis of study (paper,
communication or report). A specific exploitation of this data base made it possible to draw
up an assessment about the use of "Cam-Clay modified" model for the compressible soils :
statistical analysis values of the parameters and quantification of the gap between the
numerical results and the measurements carried out on the real works.
MOTS-CLÉS : modélisation, lois de comportement, détermination des paramètres,
comparaison calculs-mesures, validation.
KEYWORDS: Modeling, constitutive relations, determination of parameters, calculation-
measurements comparison, validation.
1
1. Introduction
La validation constitue une préoccupation commune aux concepteurs et aux
utilisateurs de logiciels de calcul par éléments finis. Celle-ci doit prouver l’aptitude
d’un logiciel et d’un modèle à résoudre de manière satisfaisante un problème
d’ingénieur (ou de chercheur) dans des conditions proches de celles du projet.
Différents aspects caractérisent la validation. On ne considère dans cet article que la
« validation de modèle » ; celle-ci est établie en constatant un écart raisonnable entre
le comportement réel des ouvrages en vraie grandeur (mesures) et les résultats
numériques fournis par le modèle (calculs). Malheureusement, cette confrontation
est complexe, notamment dans le domaine de la géotechnique, car on en vient à
tester simultanément un logiciel, un type d’analyse, un modèle théorique et la
manière dont un utilisateur peut s’en servir (Mestat et Riou, 1999). Le modèle traduit
alors la conception de la « réalité physique » qu’a l’ingénieur ou le chercheur à un
moment donné et le compromis qu’il doit faire pour utiliser les outils numériques
disponibles (notamment au niveau des hypothèses de calcul).
Curieusement malgré les nombreuses confrontations publiées dans le domaine de
la géotechnique depuis près de trente ans, aucun véritable « bilan » n’a été dressé sur
les écarts observés entre les modélisations par éléments finis et les mesures
effectuées sur des ouvrages en vraie grandeur. Face à ce manque de repères
nécessaires pour tirer des enseignements du passé et pour juger la capacité des lois
de comportement et des logiciels à reproduire des situations complexes, la division
de Mécanique des Sols, des Roches et de la Géologie de l’Ingénieur du LCPC a
entrepris une veille technologique dans ce domaine (Mestat, 2000). Pour recueillir et
traiter les informations liées aux expérimentations de référence, la base de données
MOMIS (Modèles numériques d’Ouvrage et Mesures In Situ) a été développée
(Mestat, 2001). Son exploitation permet entre autre de quantifier les performances
d’une loi de comportement par rapport aux différents types de sol et d’ouvrages en
interactions. Cette base de données comporte actuellement plus de 160 fiches
concernant les remblais et les ouvrages souterrains. De nombreuses analyses
statistiques sont possibles, notamment concernant les paramètres des lois de
comportement. Quelques possibilités sont ainsi illustrées avec le modèle « Cam-Clay
modifié », utilisé fréquemment pour décrire le comportement des sols compressibles.
2. Conception de la base de données MOMIS
L’exploitation des documents repérés lors de la veille technologique et relatant
une confrontation « calculs par éléments finis – mesures sur ouvrages » consiste à
réaliser une fiche synthétique et à renseigner diverses rubriques. Les informations
sont ensuite stockées sous une forme informatique appropriée : il s’agit pour l’instant
de fichiers créés avec le traitement de texte WORD97 et seules les modélisations de
remblais sur sols compressibles et d’ouvrages souterrains ont été considérées.
Chaque fiche est liée à une modélisation et rassemble des rubriques qui constituent
2
autant d’étapes dans l’élaboration d’un modèle de calcul. Elles se rattachent à huit
familles dans lesquelles sont reportées les informations suivantes :
– le type d’analyse (condition drainée, condition non drainée, consolidation,
dynamique, cyclique) ;
– la nature des terrains rencontrés sur le site (et l’épaisseur des couches) ;
– la technique de construction, les dimensions réelles de l’ouvrage, une
description de son environnement (nappe phréatique, ouvrages voisins, etc.) ;
– les lois de comportement pour les terrains naturels et les matériaux de
construction (élasticité, élastoplasticité, élasto-visco-plasticité), la méthodologie de
détermination des valeurs des paramètres ;
– le modèle de calcul (dimensions, type d’éléments finis, densité du maillage,
conditions aux limites, sollicitations, pas de temps, phasage de construction, lois
d’interface, etc.) et une figure représentant le maillage ;
– les courbes confrontant les résultats des calculs aux valeurs mesurées ;
– les conclusions sur la confrontation (écart maximum, erreurs relatives, etc.) ;
– les références bibliographiques des documents analysés.
Les données les plus anciennes remontent à 1972 et se répartissent plus ou moins
régulièrement depuis cette date. Près de 70 % des références ont paru dans les actes
des congrès dédiés à la géotechnique ; 22 % proviennent d’articles de revues et
environ 8 % de rapports ou de thèses. Pour un même ouvrage expérimental, on peut
avoir plusieurs fiches, c’est notamment le cas lors de l’organisation d’un concours de
prévisions à l’aveugle (prévisions de classe A au sens de Lambe (1973)). Celles-ci
sont très rares et la grande majorité des calculs recensés sont des prévisions de
classe B ou C pour lesquelles les auteurs disposent au préalable des valeurs
mesurées, ce qui peut leur permettre d’adapter les paramètres de calcul aux
observations.
L’objectif principal est de conserver la mémoire des modélisations par éléments
finis, de tirer des enseignements sur la pratique en géotechnique, de fournir des
ordres de grandeur des résultats des calculs et de quantifier l’erreur de modèle
(différences entre valeurs calculées et mesurées).
3. Type d’analyse et lois de comportement
D’une manière générale, trois types d’analyse sont menés pour étudier les
ouvrages de géotechnique : les analyses en condition non drainée, en condition
drainée et les analyses en consolidation. Pour les remblais, la majorité des calculs
prennent en compte les phénomènes de couplage hydromécanique de la
consolidation (67 % des modèles de remblai introduits dans MOMIS). En revanche,
pour les ouvrages souterrains, la majorité des modèles supposent des conditions
drainées (75 % des modèles de tunnels considérés dans MOMIS). Cette différence
3
s’explique par la complexité de la modélisation du phasage des travaux pour les
tunnels. On note toutefois une augmentation récente du nombre des modélisations en
consolidation pour les ouvrages souterrains (15 % des références dans MOMIS).
Les modèles rhéologiques employés pour décrire le comportement des sols sont des
lois élastiques linéaires ou non linéaires (12 %), élastoplastiques sans écrouissage
(24 %), élastoplastiques avec écrouissage (46 %) et élasto-visco-plastiques (18 %). La
tendance est à l’emploi de modèles plus évolués que la simple élastoplasticité parfaite.
Les modèles élastoplastiques avec écrouissage sont notamment utilisés pour les sols
compressibles. L’étude des références archivées dans MOMIS montre que le modèle
« Cam-Clay modifié », développé à l’Université de Cambridge, est le plus utilisé pour
les sols compressibles (35 % de toutes les références et 67 % de toutes les lois
élastoplastiques avec écrouissage). Les raisons de ce succès tiennent à la facilité avec
laquelle ce modèle peut être introduit dans un code de calcul par éléments finis, au
nombre réduit de ses paramètres et à leur détermination simple à partir des résultats
d’essais classiques de mécanique des sols (œdomètre et essais triaxiaux).
4. Présentation du modèle Cam-Clay modifié
Roscoe et al. (1958) furent les premiers à établir, à l’Université de Cambridge
(Royaume Uni), des relations générales de comportement des sols fondées sur la
théorie de l’élastoplasticité avec écrouissage. Les modèles développés, connus sous
le nom de « modèles Cam-Clay », sont destinés essentiellement à décrire le
comportement des argiles reconstituées en laboratoire. Le modèle le plus utilisé est
appelé « modèle Cam-Clay modifié », il est décrit brièvement ci-après.
Dans le plan (e, ln p), e indice des vides et p pression moyenne, les résultats d’un
essai de compression isotrope font apparaître des courbes qui peuvent être assimilées
à des droites (figure 1) :
– une courbe de consolidation vierge, dite courbe O , qui décrit le chargement au
cours de l’essai ;
– une courbe de déchargement-rechargement, dite courbe N , qui schématise un
cycle de déchargement-rechargement.
Les courbes O et N sont définies par les équations suivantes :
p p
courbe O : e e1 O ln et courbe N : e e p N ln ;
p1 p1
où e1 et e p correspondent aux valeurs obtenues pour une pression de référence p1
(prise égale à 1 kPa) ; e1 , O et N sont trois paramètres du modèle. La figure 1
montre que la quantité e p évolue au cours du chargement (passage du point A 0 au
point A 2 ) et qu’elle est liée à la limite du domaine d’élasticité actuel. Cette quantité
peut donc être utilisée comme paramètre d’écrouissage.
4
q q=Mp
e courbe O
courbe N
p
e (A0) A0
p
e (A2) A1
A2 écrouissage
e (A2)
ln p1 ln pAo ln pA1 ln pA2 ln p 0 pc p
Figure 1. Représentation d’un essai de Figure 2. Surface de charge du modèle
compression isotrope «Cam-Clay modifié» dans le plan (p, q)
Par ailleurs, l’analyse des résultats d’essais triaxiaux de cisaillement a montré
que la rupture, « état critique », peut être caractérisée par les relations suivantes :
– un rapport de contraintes constant : q Mp (q, déviateur des contraintes) ;
– l’absence de variations de la déformation volumique : dH v 0 ;
p
– une courbe d’état critique dans le plan (e, ln p) de pente O : e e cs O ln .
p1
M et e cs sont deux paramètres du modèle.
La surface de charge F est construite à partir d’une relation différentielle calée
sur les résultats d’essais triaxiaux (notamment des essais de compression à pression
moyenne constante et à rapport de contraintes q/p fixé) et du principe de normalité
(égalité de la fonction F et du potentiel plastique) :
q2 pc
F( p,q,p c ) 1 0.
M 2p2 p
Le terme p c est la contrainte isotrope qui correspond au point d’intersection de
la surface de charge avec l’axe de compression isotrope, limitant ainsi le domaine
d’élasticité actuel (figure 2) ; cette pression peut être considérée comme la variable
qui gouverne l’évolution de la surface de charge. La relation d’écrouissage lie
l’indice e p (dont la variation est proportionnelle à la déformation volumique
plastique) et la contrainte p c ; elle est obtenue en considérant les courbes O et N
dp c 1 e o
au point p c . On a alors : dH pv avec H pv H ijp G ij .
pc ON
L’élasticité associée au modèle « Cam-Clay modifié » est une élasticité non
linéaire isotrope :
1 1§ N 1 1 ·
dH eij dV ij ¨¨ ¸ dp G ij
3G 3 © 1 e o p G ¸¹
5
où G désigne le module de cisaillement et G ij , le tenseur de Kronecker.
Ce modèle comporte sept paramètres mécaniques (M, O , N , e cs , e1 , p1 , G),
qui sont déduits de résultats d’essais triaxiaux (drainés et non drainés avec mesure de
la pression interstitielle) et oedométriques classiques. L’état initial est caractérisé par
les paramètres ( e o , p o , q o ).
Le chapitre suivant est consacré à l’estimation des performances du modèle
« Cam-Clay modifié » dans la prévision du comportement des remblais sur sols
compressibles et à l’analyse des variations des valeurs des paramètres.
5. Ordres de grandeur des paramètres des lois de comportement
Les modélisations répertoriées dans la base de données MOMIS décrivent les
choix effectués par les géotechniciens responsables des calculs par éléments finis :
élaboration du maillage, limites du domaine d’étude, type d’analyse, sollicitations,
modèles de comportement, phasage des travaux, etc. Les résultats de ces choix ont
été confrontés aux mesures sur les ouvrages. L’écart constaté permet de quantifier la
performance d’un modèle.
Pour le modèle « Cam-Clay modifié » appliqué à la simulation des remblais sur
sols compressibles, les figures 3 à 5 illustrent les écarts observés sur des
modélisations de remblais (toutes prévisions confondues). Dans leur grande
majorité, les valeurs calculées sont en accord raisonnable avec les mesures
(tableaux 1 et 2). L’erreur de modèle est en moyenne proche de 25 % pour les
tassements, ce qui est tout à fait acceptable en géotechnique. En revanche, les
erreurs sont généralement plus importantes pour les déplacements latéraux en pied
de remblai qui sont souvent surévalués (figure 4) et pour les surpressions
interstitielles (figure 5).
Si la confrontation calculs-mesures est jugée satisfaisante, cela signifie que les
valeurs des paramètres employées permettent une bonne description des
mouvements du sol et du fonctionnement de l’ouvrage. Ont été jugées
satisfaisantes les modélisations dont l’erreur sur les tassements est inférieure à
25 %. Les valeurs des paramètres sont donc validées par la confrontation et
constituent en quelque sorte le fruit d’une « analyse inverse », même s’il n’y a pas
eu de véritable calage. L’intérêt consiste alors à déduire des informations sur les
ordres de grandeur des paramètres : valeurs typiques et valeurs extrêmes.
L’exploitation a concerné 123 séries de paramètres correspondant à des argiles et
des limons (figure 6). À cause de leur très forte compressibilité, des grandes
valeurs des paramètres (O, N, ecs, e0) et du peu de références utilisables, les tourbes
ont été exclues des statistiques.
6
125
100
Valeurs calculées (cm) 75
50
25
0
0 25 50 75 100 125
Valeurs mesurées (cm)
(a) Comparaison à la fin de la construction
160
120
Valeurs calculées (cm)
80
40
0
0 40 80 120 160
Valeurs mesurées (cm)
(b) Comparaison à long terme
Figure 3. Comparaison entre les tassements calculés et mesurés du sol de fondation
dans l’axe du remblai (extraits de MOMIS)
7
60
Valeurs calculées (cm) 40
20
0
0 20 40 60
Valeurs mesurées (cm)
(a) Comparaison à la fin de la construction
40
Valeurs calculées (cm)
30
20
10
0
0 10 20 30 40
Valeurs mesurées (cm)
(b) Comparaison à long terme
Figure 4. Comparaison entre les déplacements latéraux maximum dans le sol en
pied de remblai, calculés et mesurés (extraits de MOMIS)
8
120
Valeurs calculées (kPa)
100
80
60
40
20
0
0 20 40 60 80 100 120
Valeurs mesurées (kPa)
Figure 5. Comparaison des surpressions interstitielles calculées et mesurées à la fin
de la construction (extraits de MOMIS)
Une analyse en fréquence montre que certains paramètres (N, O, M et Q) ont des
plages de variation relativement étroites avec des pics marqués. Les variations
concernant les paramètres N et O sont similaires ; cette remarque est confirmée par la
figure 7 qui démontre une certaine « corrélation » entre les valeurs des paramètres N
et O. On devine une tendance autour de la relation : N = O /10.
En revanche, les autres paramètres présentent des fréquences plus étalées
(figure 6). Les ordres de grandeur ainsi mis en évidence ne constituent qu’une
indication, les sols concernés par les confrontations calculs-mesures n’étant pas
représentatifs de tous les sols naturels. C’est le mérite de la base MOMIS que de
fournir également la description des sols en relation avec les valeurs des paramètres
du modèle. L’ingénieur ou le chercheur peut alors approfondir sa réflexion en
prenant connaissance d’une ou de plusieurs références proches du projet qu’il a à
traiter. L’existence de ces références ne doit en aucun cas l’empêcher de réaliser et
d’interpréter tous les essais nécessaires à la mise en données de son problème.
6. Conclusions
La division de Mécanique des Sols, des Roches et de la Géologie de l’Ingénieur du
LCPC mène depuis plusieurs années une action de « veille technologique » dans le
domaine de la confrontation des résultats de modèles d’éléments finis avec des mesures
réalisées sur des ouvrages réels. Les informations dégagées de l’analyse
bibliographique ont été regroupées dans une base de données appelée MOMIS. Celle-
ci contient plus de 160 références concernant les remblais et tunnels. Une exploitation
particulière de MOMIS a permis de quantifier les performances du modèle « Cam-Clay
modifié » pour les sols compressibles dont le caractère anisotrope n’est pas fortement
prononcé et de caractériser les ordres de grandeur des valeurs des paramètres.
9
Cette étude statistique sur les valeurs de paramètres « validées » avait plusieurs
objectifs :
– fournir des intervalles de variations « réalistes » aux développeurs de logiciel
pour établir des contrôles sur les données et attirer l’attention d’un utilisateur sur des
valeurs aberrantes ;
– aider l’ingénieur ou le chercheur dans sa recherche des « bonnes » valeurs de
paramètres ;
– constituer un point de départ pour un processus d’optimisation des valeurs de
paramètres.
La base de données MOMIS devrait également permettre dans un proche avenir
de comparer les valeurs des paramètres obtenues en laboratoire et in situ avec les
valeurs retenues pour la modélisation numérique (c’est notamment le cas des
modules de déformabilité et des coefficients de perméabilité pour lesquels la prise en
compte d’essais in situ est essentielle).
30 Fréquence 30
Fréquence
20 20
10 10
0 0
0 0.5 1 15 2 0 0.05 0.1 0.15 0.2
Valeurs du paramètre O Valeurs du paramètre N
40 20
30
Fréquence
Fréquence
20 10
10
0 0
0 0.5 1 15 2 0 1 2 3 4 5 6
Valeurs du paramètre M Valeurs du paramètre ecs
20
15
Fréquence
Fréquence
10
10
5
0
0 1 2 3 4 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
Valeurs du paramètre e0
Valeurs du paramètre 3
Figure 6. Distribution statistique des valeurs des paramètres du modèle « Cam-
Clay modifié », pour les sols compressibles à l’exception des tourbes (extraits de
MOMIS)
10
0.4
0.35
0.3
paramètre N
0.25
0.2
0.15
0.1
0.05
0
0 1 2 3 4
paramètre O
Figure 7. Corrélation entre les paramètres O et N du modèle Cam-Clay modifié
(extraits de MOMIS)
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Analyse Mesure Calcul Mesure Calcul Mesure Calcul
Référence Site instrumenté Terrain
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Almeida et al. (1982) Rio de Janeiro (Brésil) Sols mous CEP 28,2 50 12,8 22,8 - -
Magnan et al. (1982) Cubzac (France) Argiles molles CEP 8 10 3 12,6 47,5 61-
Balasubra. et al. (1989) Muar Flats (Malaisie) Argile - Tourbe U 60 65 37,7 35,9 98,8 45,25
Vepsäläinen et al. (1991) Vaasa (Finlande) Argile molle CEP 3,3 1,3 - - 33,1 -
Indraratna et al. (1992) Muar (Malaisie) Argile molle CEP 59 60 40 57,4 100 96,7
Chai et al. (1994) Muar (Malaisie) Argile molle CEP 65,5 61,3 - - 101,1 109,6-
Colleselli et al. (1994a) Sermide (Italie) Sols mous CEP 36,7 34 - - - -
14
Colleselli et al. (1994b) Volta Vaccari (Italie) Argiles - Sable CEP 44,3 47 - - - -
Ladd et al. (1994) Boston (Etats-Unis) Argile - Tourbe CEP 34,3 28,6 - - - -
Aalto et al. (1998) Haarajoki (Finlande) Argile-Limon CEP 16,9 18,9 - - 34,5 18,9
Brugger et al. (1998) Sergipe (Brésil) Argiles CEP 73 79,2 23,5 23,4 - -
Hayashi et al. (1998) Hokkaido (Japon) Argile - Tourbe CEP 125 95 10,5 21,9 - -
* D : calcul drainé ; U : calcul non drainé ; UV : calcul non drainé couplé avec une loi viscoplastique ; CE : consolidation élastique ;
CVP : consolidation viscoplastique ; CEP : consolidation élastoplastique ; CEVP : consolidation élasto-viscoplastique.
Tableau 1. Modélisation des remblais sur sols compressibles avec le modèle Cam-Clay modifié. Comparaison des tassements s, des
déplacements horizontaux / et des pressions interstitielles u calculés et mesurés à la fin de la construction
Analyse Temps Mesure Calcul Mesure Calcul
Référence Site instrumenté Terrain
(*) (jours) s (cm) s (cm) / (cm) / (cm)
Wroth et al. (1972) King’s Lynn (GB) Argile molle D 700 80 73,5 16,6 18,7
Magnan et al. (1982) Cubzac (France) Argiles molles CEP 1040 65,8 59 11,6 24,4
Kavazanjian et al. (1985) Boston I-95 (Etats-Unis) Argiles - Tourbes CEVP 2200 112,5 80 - -
Ali et al. (1989) Muar Flats (Malaisie) Argile molle CEP 520 97,1 114 23,1 29,4
Borja et al. (1990) Boston I-95 (Etats-Unis) Argiles-Tourbes CEVP 2120 106,5 96,8 36,4 11,6
Ali et Hashim (1991) Malaisie Argile molle CEP 250 76,5 81,6 23,4 29,5
Vepsäläinen et al. (1991) Vaasa (Finlande) Argiles molles CEP 500 39 27,3 - -
Vepsäläinen et al. (1991) Paimio (Finlande) Argile molle CEP 300 5,67 5,2 - -
Koehorst et al. (1992) Vaasa (Finlande) Argile molle CVP 500 41,9 43,8 - -
Colleselli et al. (1994a) Sermide (Italie) Sols mous CEP 300 47,7 44,4 - -
15
Colleselli et al. (1994b) Volta-Vaccari (Italie) Argiles – Sables CEP 1550 104,4 112,2 15 22
Ladd et al. (1994) Boston (Etats-Unis) Argiles - Tourbes CEP 2160 71,4 54,3 15,6 11,6
Aalto et al. (1998) Haarajoki (Finlande) Argiles-Limons CEP 300 22,7 22,3 - -
Brugger et al. (1998) Sergipe (Brésil) Argiles CEP 1350 104,1 102,5 - -
Mitachi et Fukuda (1998) Sapporo (Japon) Argiles - Tourbes CEP 175 98,3 91,7 - -
Hayashi et al. (1998) Hokkaido (Japon) Argiles - Tourbes CEP 280 155 150 - -
* D : calcul drainé ; U : calcul non drainé ; UV : calcul non drainé couplé avec une loi viscoplastique ; CE : consolidation élastique
CVP : consolidation viscoplastique ; CEP : consolidation élastoplastique ; CEVP : consolidation élasto-viscoplastique.
Tableau 2. Modélisation des remblais sur sols compressibles avec le modèle Cam-Clay modifié. Comparaison des tassements s et
déplacements horizontaux / calculés et mesurés à long terme