Modèle OSI
Diagramme du modèle OSI.
Le modèle OSI (de l'anglais Open Systems Interconnection) est
une norme de communication de tous les systèmes
informatiques en réseau. C'est un modèle de communications
entre ordinateurs proposé par l'ISO (Organisation internationale de
normalisation) qui décrit les fonctionnalités nécessaires à la
communication et l'organisation de ces fonctions.
Histoire
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Le modèle OSI a été conçu dans les années 1970, sur fond de rivalités
entre trois architectures de conceptions différentes : la DSA lancée par CII-
Honeywell-Bull innove dans l'informatique distribuée en mettant en avant
les mini-ordinateurs Mitra 15 puis Mini 6, tandis que Decnet, de DEC,
et SNA d'IBM donnent une plus grande place au site central, contrôlant
l’ensemble des ressources matérielles et logicielles, les utilisateurs y
accédant pour une "session" via des terminaux passifs.
Hubert Zimmermann est recruté en 1971 à l'INRIA par Louis Pouzin pour
développer le Datagramme, technologie qui suscite un enthousiasme
international1, appuyée par la CII2. Responsable et secrétaire3 du groupe
de travail "Architecture informatique", au sein de l'International
Organization for Standardization, il est le concepteur de la première
version de l’architecture OSI, selon Vinton Cerf1, avec le renfort du
spécialiste des bases de données Charles Bachman4. Dès 1975, les PTT ont
en effet combattu le datagramme et le réseau Cyclades5, pour lui
préférer Transpac6.
C'est en mars 1978 que Charles Bachman présente son modèle de
communication en 7 couches dans le document ISO/TC97/SC16/N34. Les
grands opérateurs télécoms européens, alors tous publics, la combattent.
C'est à cause de ce retard et de son contexte trop peu ouvert, que la
norme OSI sera supplantée par TCP/IP dans le domaine de
l'Internet naissant, puisqu'il sera finalement adopté par le
réseau Arpanet le 1er janvier 1983 (en remplacement du protocole NCP7).
L'OSI devient une norme en 1984 : la norme ISO 7498:19848 du 15
novembre 1984 qui sera révisée en 1994 sous la norme ISO/IEC 7498-
1:1994, à un moment où il lui manque encore une vraie couche Internet9 ;
Aperçu
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La norme complète, de référence ISO 7498, est globalement intitulée
« Modèle basique de référence pour l'interconnexion des systèmes
ouverts (OSI) » et est composée de quatre parties :
1. Le modèle de base (ref. 7498-1)
2. Architecture de sécurité (ref. 7498-2)
3. Dénomination et adressage (ref. 7498-3)
4. Cadre général de gestion (ref. 7498-4)
La version de cet article ainsi que les articles consacrés à chacune des
couches du modèle se concentrent sur la partie 1, révision de 1994. L'UIT-T
en a approuvé le texte à l'identique sous le numéro de recommandation
X.20010 en 1994.
Le texte de la norme proprement dite est très abstrait car il se veut
applicable à de nombreux types de réseaux. Pour la rendre plus
compréhensible, en plus de présenter la norme, cet article fait des liens
avec les réalisations concrètes telles qu'on les trouve dans un ordinateur,
c’est-à-dire des piles protocolaires concrètes (un « système réel » au sens
de la section 4). De plus, la norme n'indique pas de mécanismes propres à
assurer les fonctions définies alors que cet article le fait. Les exemples de
services et surtout de protocoles sont pris dans le monde dit "IP"
(probablement le plus connu mais aussi le plus éloigné de l'esprit de la
norme), le monde RNIS (y compris la seconde génération, plus connue
sous le nom ATM) et parfois le monde OSI (qui ne fait pas que des
modèles).
Les combinaisons offertes par le modèle sont beaucoup plus nombreuses
que celles réalisées dans des piles de protocoles existantes, on ne peut
donc pas donner d'exemple réel pour toutes les fonctions.
Présentation de la norme
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L'objectif de cette norme est de spécifier un cadre général pour la création
de normes ultérieures cohérentes. Le modèle lui-même ne définit pas de
service particulier ni de protocole.
Concepts et terminologie : services, protocoles et interfaces
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Le modèle est essentiellement une architecture en couches définies et
délimitées avec les notions de service, de protocole et d'interface.
Un service est une description abstraite de fonctionnalités à l'aide de
primitives (commandes ou événements) telles que demande de
connexion ou réception de données.
Un protocole est un ensemble de messages et de règles d'échange
réalisant un service.
Une interface (« point d'accès au service » dans la norme) est le
moyen concret d'utiliser le service. Dans un programme, c'est
typiquement un ensemble de fonctions de bibliothèque ou d'appels
systèmes. Dans une réalisation matérielle, c'est par exemple un jeu
de registres à l'entrée d'un circuit.
Les détails d'un service varient bien sûr d'une architecture de réseau à
l'autre. La classification la plus grossière se fait selon que le service
fonctionne en mode connecté ou non. Malgré cette variabilité, les
fonctions communes ont des noms conventionnellement constants. Ces
noms ne proviennent toutefois pas directement de ISO 7498-1.
[Link]
est une demande de connexion sortante, i.e. à l'initiative d'une entité
locale.
[Link]
correspond à l'événement « Une demande de connexion entrante a été
reçue. »
[Link]
est l'indication d'acceptation ou de rejet de la connexion
[Link]
correspond à l'événement « La réponse du demandé a été reçue. » C'est
un acquittement.
[Link], [Link] et [Link]
sont le pendant pour les données.
Les données fournies à une primitive de service sont appelées (N)-SDU
(« Service Data Unit ») où N est l'indication de la couche, son numéro dans
la norme, parfois une lettre tirée du nom de la couche. Les messages d'un
protocole sont appelés PDU (« Protocol Data Unit »).
Architecture en couches
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Modèle OSI
PDU Couche Fonction
Couche Donnée Point d'accès
Applicati
s 7 aux services
on
hautes réseau
Gère
le chiffrement
et le
déchiffrement
des données,
convertit les
Présenta
6 données
tion
machine en
données
exploitables
par n'importe
quelle autre
machine
5 Session Communicatio
n Interhost,
gère les
sessions entre
les différentes
applications
Connexion de
bout en bout,
connectabilité
Segment / Datag Transpor
4 et contrôle de
ramme t
flux ; notion
de port (TCP e
t UDP)
Détermine le
parcours des
données et
Paquet 3 Réseau
l'adressage
logique
(adresse IP)
Couche
s Adressage
matérie Trame 2 Liaison physique
lles (adresse MAC)
Transmission
des signaux
Bit / Symbole 1 Physique sous forme
numérique ou
analogique
Le modèle comporte sept couches succinctement présentées ci-dessus de
bas en haut et détaillées dans leurs articles respectifs. Ces couches sont
parfois réparties en deux groupes.
Les trois couches inférieures sont plutôt orientées communication et sont
souvent fournies par un système d'exploitation et par le matériel.
Les quatre couches supérieures sont plutôt orientées application et plutôt
réalisées par des bibliothèques ou un programme spécifique. Dans le
monde IP, ces quatre couches sont rarement distinguées. Dans ce cas,
toutes les fonctions de ces couches sont considérées comme faisant partie
intégrante du protocole applicatif.
Par ailleurs, les couches basses sont normalement transparentes pour
les données à transporter, alors que les couches supérieures ne le sont
pas nécessairement, notamment au niveau présentation.
Dans une telle architecture, une « entité » de niveau (N+1) envoie des
données avec la primitive « [Link] » à l'entité de niveau (N) en lui
fournissant comme données un (N+1)-PDU qui sera à son tour encapsulé
dans un (N)-PDU. Côté récepteur, chaque entité analyse l'enveloppe
protocole correspondant à sa couche et transmet les données à la couche
supérieure sous la forme d'une primitive « [Link] ».
Certaines fonctions comme la détection des erreurs de transmission, leur
correction et le contrôle de flux peuvent être présentes dans plusieurs
couches. Ces fonctions sont décrites globalement plus loin.
Caractérisation résumée des couches
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La caractérisation donnée ici est tirée du chapitre 7 de ISO 7498-1. La
description originelle donne en plus, pour chaque couche, les fonctions de
manipulation de commandes ou de données significatives parmi celles
décrites plus bas.
1. La couche « physique » est chargée de la transmission effective des
signaux entre les interlocuteurs. Son service est limité à l'émission
et la réception d'un bit ou d'un train de bits continu (notamment
pour les supports synchrones (concentrateur)).
2. La couche « liaison de données » gère les communications entre
deux machines directement connectées entre elles, ou connectées à
un équipement qui émule une connexion directe (commutateur).
3. La couche « réseau » gère les communications de proche en proche,
généralement entre machines : routage et adressage des paquets
(cf. note ci-dessous).
4. La couche « transport » gère les communications de bout en bout
entre processus (programmes en cours d'exécution).
5. La couche « session » gère la synchronisation des échanges et les
« transactions », permet l'ouverture et la fermeture de session.
6. La couche « présentation » est chargée du codage des données
applicatives, précisément de la conversion entre données
manipulées au niveau applicatif et chaînes d'octets effectivement
transmises.
7. La couche « application » est le point d'accès aux services réseaux,
elle n'a pas de service propre spécifique et entrant dans la portée de
la norme.
Il existe différents moyens mnémotechniques pour les retenir plus
facilement11.
Quelques précisions
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Lorsque les services réseau et transport fonctionnent tous les deux en
mode connecté, il n'y a pas toujours de distinction claire entre ces deux
services. Il y a toutefois deux cas où cela est très simple :
Si le service réseau n'autorise qu'une seule connexion entre deux
machines : dans ce cas, les connexions de niveau transport sont
nécessairement multiplexées sur une connexion de niveau réseau et
la distinction est nette.
Si les services des deux couches relatifs à la correction des erreurs
sont différents : ces fonctions peuvent n'être présentes que dans
une seule des deux couches.
Les fonctions communes
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Fiabilisation des communications
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L'un des rôles majeurs des couches 2 à 4, présentes dans nombre de piles
protocolaires, est la construction d'une connexion exempte d'erreurs de
transmission. Cela signifie que les données transmises sont reçues sans
corruption, perte, réordonnancement ni duplication. Cela implique qu'au
moins une couche, et en pratique plusieurs, fasse de la détection d'erreur,
de la correction d'erreur ou de la retransmission de données et du contrôle
de flux.
Détection d'erreurs
repérage des PDU dont au moins un bit a changé de valeur lors du
transfert.
Correction des erreurs
Compensation des erreurs soit par correction des données à l'aide de code
correcteurs d'erreurs ou par destruction du PDU erroné et demande de
retransmission.
Contrôle de flux
Synchronisation des communications destinée à empêcher qu'un
interlocuteur reçoive plus de PDU qu'il ne peut en traiter.
Les contrôles de flux des couches 2 et 3 peuvent sembler redondants,
mais ce n'est pas nécessairement le cas. En effet, le contrôle de flux au
niveau 2 garantit l'asservissement seulement sur une ligne. Mais si une
machine est dotée de plusieurs interfaces, c'est le cas notamment de tous
les routeurs, et qu'il n'y a pas de contrôle de flux sur au moins une des
interfaces, il y a un risque de saturation dans l'entité de niveau réseau. Ce
cas se présente en particulier dans les réseaux X.25 où le contrôle de flux
est une option, négociée à l'ouverture de la connexion.
Fonctions de transformation
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En plus de la structure en couche, le modèle définit aussi une série de
mécanismes standards de manipulation de commandes ou de données,
utilisées pour la réalisation d'un service. Cette section définit les plus
courantes. Ces transformations sont décrites par paire d'opérations
inverses l'une de l'autre.
Multiplexage et démultiplexage de connexion
Utilisation d'une connexion de niveau N pour transporter les PDU de
plusieurs connexions de niveau N+1. Symétriquement, démultiplexer
consiste à séparer les (N+1)-PDU entrants par connexion. Par exemple, ce
mécanisme est prévu dans les réseaux ATM par la « couche » AAL 3/4.
Éclatement et recombinaison
Opérations similaires dans lesquelles les (N+1)-PDU sont répartis sur
plusieurs connexions de niveau N. Cela est utilisé en particulier par les
utilisateurs d'accès RNIS pour augmenter le débit disponible.
Segmentation et réassemblage
Lorsque le service fourni par la couche (N) fixe une limite de taille sur les
données trop petites par rapport au service de la couche (N+1), la couche
(N+1) découpe les (N+1)-SDU en plusieurs fragments correspondant
chacun à un (N+1)-PDU avant envoi. À la réception, la couche (N+1)
concatène les fragments pour retrouver le (N+1)-SDU initial. Cela est
massivement utilisé dans les réseaux ATM et dans SSL/TLS. Pour IP, cette
fonction est traditionnellement appelée « fragmentation ».
Limitations du modèle et utilisations étendues
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Cette section illustre quelques cas où une architecture réseau ne peut
entrer complètement dans le cadre du modèle OSI.
Le modèle prévoit que dans une pile concrète, il y ait un et un seul
protocole par couche. Il y a toutefois des cas où cela est quasi impossible,
en particulier lors de l'interconnexion de réseaux hétérogènes, c’est-à-dire
utilisant des jeux de protocoles différents. Par exemple, un tunnel simple
permet de relier 2 réseaux homogènes en traitant un réseau d'un autre
type comme une connexion point à point. C'est cette technique qui est
utilisée pour relier temporairement une machine isolée à Internet (hors-
lignes xDSL) : Un modem gère une connexion téléphonique entre 2
machines distantes, donc une connexion de niveau 3 dans la pile RNIS, et
l'utilise pour transmettre des trames PPP, protocole de niveau 2 alors que
dans une pile canonique, cela serait des PDU de niveau transport (4).
Il y a aussi des situations où deux protocoles de même niveau sont utilisés
simultanément, car la combinaison du service fourni et du service attendu
de la couche inférieure l'exige. Ainsi, dans le monde IP, les
protocoles SSL et TCP fournissent tous deux un service de communication
point à point entre processus, SSL pouvant se substituer à TCP, mais le
seul protocole standard réalisant le service attendu par SSL pour
fonctionner est TCP. On superpose donc SSL sur TCP.
Dans certaines architectures réseau, le service offert aux machines
d'extrémité n'est pas suffisant pour satisfaire les besoins internes au
réseau. Par exemple, dans un réseau ATM, le service réseau est en mode
connecté. Il faut donc une pile protocolaire capable de transporter la
signalisation (les messages de gestion des connexions) mais le service
offert par cette pile n'est pas accessible aux machines d'extrémité. Pour
modéliser cela, on superpose au découpage « horizontal » en couche, un
découpage « vertical » en « plan » dans lequel les piles protocolaires sont
indépendantes. Ainsi, un modèle de réseau ATM est constitué de 3 plans :
le plan usager pour les données ordinaires, le plan de contrôle pour le
transport de la signalisation et un plan de gestion pour la supervision
interne au réseau. Les réseaux téléphoniques (réseaux fixes RNIS et
réseaux UMTS) ont aussi un découpage en plan similaire.
Le monde IP et le modèle OSI
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S'il y a bien une correspondance grossière entre les protocoles de la pile IP
et les couches du modèle, on ne peut pas considérer que la pile IP soit
vraiment compatible avec le modèle OSI. En particulier, la séparation des
couches dans la pile IP est nettement plus approximative. En voici trois
illustrations.
Le modèle IP ne possède pas de couche présentation normalisant la
conversion entre les octets transmis et les caractères qu'ils représentent
dans un échange de texte. Le protocole IP ayant été inventé aux USA,
le code ASCII était implicite. Envoyer des caractères accentués dans un
simple mail a pendant longtemps causé des erreurs de transcodage si le
programme utilisé pour écrire le mail était différent du programme utilisé
pour le lire : on voyait par exemple apparaître des « =?iso-8859-1?Q?ISO-
8859-1: Voix ambigu=EB d’un coeur qui au z=E9phyr pr=E9f=E8re les
jattes de kiwis.?= » dans l'objet.
Pour être conforme au modèle, un protocole d'une pile ne doit pas
dépendre des protocoles des autres couches, mais uniquement du service
fourni. À titre d'exemple de non-conformité, considérons la détection des
erreurs dans une pile IP. Les 2 protocoles TCP et UDP ont dans leur en-tête
une somme de contrôle pour la détection des erreurs. Le calcul de cette
somme fait intervenir une partie de l'en-tête IP. Les protocoles TCP et UDP
ne sont donc pas indépendants de IP. Cela se remarque notamment au fait
que lors de passage de IP version 4 à IP version 6, il faut redéfinir la façon
de calculer ces sommes de contrôle alors que les protocoles eux-mêmes
n'ont pas réellement changé.
Lorsqu'un datagramme UDP, protocole de niveau transport en principe,
arrive à une adresse (paire <adresse IP, numéro de port>) alors qu'il n'a
pas de processus destinataire, l'erreur est signalée à l'émetteur en lui
envoyant un paquet ICMP indiquant « port inaccessible ». Or ICMP est en
principe un protocole de niveau réseau. La machine recevant ce paquet
doit donc examiner la partie donnée de ce paquet pour déterminer le
processus devant recevoir la notification d'erreur. Différence de protocole
et perte de transparence des données sont deux cas de mauvaise
séparation des couches. Notons à cette occasion que TCP utilise en
revanche un mécanisme normal pour cette situation : la levée de
l'indicateur RST dans le message d'erreur.
Le modèle TCP/IP
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Le modèle TCP/IP (appelé aussi modèle Internet), qui date de 1976, a été
stabilisé bien avant la publication du modèle OSI en 1984. Il présente aussi
une approche modulaire (utilisation de couches) mais en contient
uniquement quatre :
1. Application
2. Transport
3. Internet
4. Accès réseau
Aujourd'hui, c'est le modèle TCP/IP, plus souple, qui l'emporte sur le
marché. Le modèle OSI, plus rigoureux, est principalement utilisé pour
certaines applications critiques, ou pour ses fonctionnalités permettant de
garantir une qualité de service.
Notoriété du modèle abstrait OSI
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Le découpage en 7 couches du modèle OSI reste cependant apprécié par
les ingénieurs réseau, car il organise les discussions et concepts en
permettant d'étager les normes inhérentes aux services applicatifs. On
trouve souvent une correspondance avec le modèle abstrait OSI, ce qui lui
confère une véritable universalité, qui était à la fois une contrainte et un
objectif pour ses concepteurs. Ainsi le Web, qui dessert mondialement tout
internaute, et considéré comme le nec plus ultra des réseaux Internet
(TCP/IP), est découpable comme suit :
n
Couche Norme
°
Applicatio
7 HTTP / HTTPS
n
Présentati
6 HTML / XML
on
5 Session (Cookie)
4 Transport TCP
3 Réseau IP
2 Liaison Ethernet
1000BASE-T /
1 Physique
xDSL
La notoriété de ce modèle trouve un prolongement humoristique dans
le jargon informatique, où l'expression « Couche 8 » désigne l'entité
supérieure qu'est l'utilisateur humain du système, encore appelé « ICC
(interface chaise-clavier) » ou « Code 18 / Code 45 » (en référence à la
distance moyenne, exprimée en pouces ou en centimètres, séparant un
utilisateur de son écran).
Quelques protocoles
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7 Couche application
AMQP • BGP • BitTorrent • CANopen • CLNP • DHCP • DNS • FTP • FTPS •
FXP • Gopher • HTTP • HTTPS • IMAP • IPFS • IPP • IRC • IS-IS • LDAP • LM
TP • Modbus • MQTT • NFS • NNTP • NTP • POP3 • RDP • RELP • RFB • RP
C • RTP • RTSP • SFTP • SILC • SIMPLE • SIP • SMB • SMTP • SNMP • SOAP
• SSH • STOMP • TACACS • TACACS+ • TCAP • Telnet • TFTP • VoIP • Web
DAV • XCAP • XMPP • µTP • Web • WebSocket
6 Couche de présentation
AFP • ASCII • ASN.1 • CSS • HTML • NCP • SSP • TDI
• MIME • SSL • TLS • Unicode • UUCP • Videotex • XDR • XML • JSON
5 Couche de session
AppleTalk • NetBios • RPC
4 Couche de transport
DCCP • SCTP • SPX • TCP • UDP
3 Couche de réseau
ARP • DHCP (en tant que service)
• EIGRP • ICMP • IGMP • IP • Ipv4 • Ipv6 • IPX • NetBEUI • RIP • OSPF • W
DS
2 Couche de liaison de données
Anneau à jeton • ATM • BitNet • CAN • Ethernet • FDDI • Frame
Relay • HDLC • LocalTalk • MPLS "2,5" • PPP • PPPoE • SPB • X.21 • X.25
1 Couche physique
1000BASE-T • 100BASE-TX • 10BASE-T • 10BASE2 • 10BASE5 • ADSL • Blu
etooth • Câble coaxial • Codage Manchester • Codage Miller • Codage
NRZ • CSMA/CA • CSMA/CD • DSSS • EIA-422 • EIA-485 • FHSS • HomeRF
• IEEE 1394 (FireWire) • IrDA • Paire torsadée • PDH • RNIS • RS-232 • RS-
449 • SDH • SDSL • SONET • T-carrier • Thunderbolt • USB • V.21-V.23 • V.
42-V.90 • VDSL • VDSL2 • Wi-Fi • Wireless USB
Liens externes
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Sur les autres projets Wikimedia :
Modèle OSI, sur Wikiversity
(en) ISO : [Link]
s020269_ISO_IEC_7498-1_1994(E).zip [archive] Le texte de la norme,
partie 1 seulement, en PDF compressé au format ZIP
(en) OSI : [Link]
OSI_MODEL/ [archive] Texte brut extrait des parties 1 et 3 de la
norme
Représentation du Protocole TCP/IP sur le modèle OSI [archive]
Introduction aux réseaux informatiques, modèle OSI et
TCP/IP [archive]
Notes et références
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1. ↑ Revenir plus haut en :a et b "D’une informatique centralisée aux réseaux
généraux : le tournant des années 1970", par Valérie Schafer,
historienne, le 10 février 2009 sur Interstices [1] [archive]
2. ↑ Entretien avec Louis Pouzin, par Isabelle Bellin,
sur Interstices [2] [archive]
3. ↑ "Le réseau CYCLADES et Internet : quelles opportunités pour la
France des années 1970 ?" Séminaire Haute Technologie du 14 mars
2007 du Comité d'histoire du Ministère des finances [3] [archive]
4. ↑ .Interview de Charles Bachman sur "Oral History" [archive]
5. ↑ "De Paul OTLET à INTERNET en passant par HYPERTEXTE" [Link],
septembre 1997
6. ↑ "La France en réseaux (1960-1980)", par Valérie Schafer
7. ↑ (en) « TCP/IP Internet Protocol [archive] »
8. ↑ norme ISO 7498:1984 [archive]
9. ↑ "Des logiciels partagés aux licences échangées", sous la direction
de : Camille Paloque-Berges et Christophe Masutti, dans "Histoires et
cultures du Libre"
10. ↑ X.200 [archive] [Link]
11. ↑ Voir le document Liste de mnémoniques, section « Modèle
OSI » sur Wikibooks.
[masquer]
v·m
Couches du modèle OSI
7. Applicatio AMQ
n
BGP
DHC
DNS
FTP
FTPS
SFTP
FXP
Gem
Goph
H.32
HTTP
HTTP
IMAP
IPP
IRC
LDAP
LMTP
MOD
MQT
NFS
NNTP
POP
RDP
RTSP
SILC
SIMP
SIP
SMB-
SMTP
SNM
SOAP
SSH
TCAP
Telne
TFTP
VoIP
WebD
XMPP
AFP
ASCI
ASN.
HTM
MIME
NCP
6. Présentati TDI
on TLS
TLV
Unico
UUCP
Vidéo
XDR
XML
5. Session Appl
DTLS
NetB
RPC
RSer
SOCK
DCCP
QUIC
RSVP
RTP
4. Transport
SCTP
SPX
TCP
UDP
3. Réseau ARP
Babe
BOO
CLNP
ICMP
IGMP
IPv4
IPv6
IPX
IS-IS
NetB
NDP
RIP
EIGR
OSPF
RARP
X.25
Anne
Anne
ARIN
AFDX
ATM
Bitne
CAN
Ethe
FDDI
Fram
2. Liaison HDLC
I²C
IEEE
IEEE
LLC
Loca
MIL-S
PPP
STP
Wi-Fi
X.21
1. Physique 4B5B
ADSL
BHDn
Blue
Câbl
Coda
CSMA
CSMA
DSSS
E-car
EIA-2
EIA-4
EIA-4
EIA-4
FHSS
Hom
IEEE
IrDA
ISDN
Manc
Manc
Mille
MLT-3
NRZ
NRZI
NRZM
Paire
PDH
SDH
SDSL
SONE
SPI
T-car
USB
VDSL
VDSL
V.21-
V.42-
Wire
10BA
10BA
10BA
100B
1000
Articles connexes :
Modèle Internet
Couche 8