0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
147 vues9 pages

Cours sur les similitudes en mathématiques

Transféré par

Achref1
Copyright
© Attribution Non-Commercial (BY-NC)
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
147 vues9 pages

Cours sur les similitudes en mathématiques

Transféré par

Achref1
Copyright
© Attribution Non-Commercial (BY-NC)
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Mme Morel-Spcialit math-cours similitudes e e

Les similitudes
1
1.1

Vocabulaire, rappels
Transformations du plan

Dnition 1.1.1. Une application f du plan dans lui mme est une tranformation si f est une bijection du plan dans e e lui mme, cest-`-dire si pour tout point N du plan, il existe un et un seul point M du plan tel que f (M ) = N . e a Exemples : 1. Une translation, une homothtie, une rotation, une rexion sont des transformations du plan. e e 2. Lapplication identit, note id, qui ` tout point M du plan associe le point M , est une transformation du plan. e e a 3. Dans le plan, on consid`re une droite D. Soit p la projection sur D (lapplication qui ` tout point M du plan e a associe le point m, intersection de D et de la perpendiculaire ` D passant par M ). Alors p nest pas une projection a (faire un dessin). Dnition 1.1.2. Une isomtrie est une transformation du plan conservant les distances. e e Exemples : 1. Une rotation, une translation, une rexion sont des isomtries. e e 2. Une homothtie de rapport dirent de 1 nest pas une isomtrie. e e e Dnition 1.1.3. On appelle invariants de la transformation f les points M du plan tels que f (M ) = M . e Exemples : 1. Le centre dune rotation, dune homothtie sont invariants. e 2. Une translation nadmet pas de points invariants.

1.2

Triangles semblables

Dnition 1.2.1. Deux triangles sont dits semblables si les angles non orients de lun sont gaux aux angles non e e e orients de lautre. e Si les angles orients sont conservs on dit alors que les triangles sont directement semblables. e e Si les angles orients sont au contraire transforms en leurs opposs, on dit que les triangles sont indirectement e e e semblables. DESSIN ! Thor`me 1.1. Deux triangles sont semblables si et seulement si les rapports des cts est constant, cest-`-dire si les e e oe a cts de lun ont des longueurs proportionnelles aux cts de lautre. oe oe Dmonstration : Voir cours de seconde (la dmonstration repose sur lutilisation du thor`me de Thal`s). e e e e e

Les similitudes planes

Dans tout le chapitre, si f est une transformation du plan et M un point du plan, on notera M = f (M ) limage de M par f .

Mme Morel-Spcialit math-cours similitudes e e

2.1

Dnition e

Dnition 2.1.1. Soit f une transformation du plan. e f est une similitude plane si, et seulement si, f conserve le rapport des distances pour tout couple de points du plan et leurs images. Cest-`-dire si, et suelement si, quels que soient les points M , N , P et Q tels que M = N et P = Q, on a : a MN M N f (M )f (N ) = = PQ P Q f (P )F (Q) Exemple : Une isomtrie est une similitude plane. e Thor`me 2.1. Proprit caractristique e e e e e Soit f une transformation du plan. f est une similitude plane si, et seulement si, il existe un rel k > 0 tel que pour tout couple de points (M ; N ), on a : e f (M )f (N ) = M N = kM N Dnition 2.1.2. Le nombre rel strictement positif k par lequel une similitude multiplie les distances est appel le e e e rapport de la similitude. Dmonstration du thor`me : e e e Soit f une similitude plane et soient A et B deux points distincts du plan. f tant une transformation du plan, les images de A et de B sont distinctes. Donc f (A) = A = f (B) = B . On pose e AB . alors k = AB k tant un rapoort de distances non nulles, k > 0. e On consid`re M et N deux points distincts du plan. Leurs images par f sont donc distincts : f (M ) = M = f (N ) = N . e AB AB AB M N f tant une similitude, on a : e = , donc = = k. Par consquent, M N = kM N . e M N MN AB MN Si M = N alors M = N pisque f est une similitude. Donc on a encore M N = 0 = kM N . u On a donc montr que pour toute similitude f du plan, il existe un rel k > 0 tel que f multiplie les distances par k. e e Rciproquement, soit f une transformation du plan multipliant les distances par un rel k > 0. e e Soient M , N , P et Q des points du plan tels que M = N et P = Q. Leurs images sont donc telles que M = N et M N P Q P = Q . On a alors : M N = kM N et P Q = kP Q. Donc =k= . f conserve donc les rapports des MN PQ distances. On a donc montr que toute transformation du plan qui multiplie les distances par un rel k > 0 est une similitude. e e

Mme Morel-Spcialit math-cours similitudes e e

Exemples : 1. Les isomtries sont des similitudes de rapport 1, puisquelles conservent les distances. e 2. Une homothtie de rapport k est une similitude de rapport |k|. Donc une homothtie de rapport 3 est une e e similitude de rapport 3.

2.2

Compose et rciproque e e

Thor`me 2.2. Soient f et f deux similitudes planes de rapports respectifs k et k . Alors lapplication f f est une e e similitude plane de rapport kk . Dmonstration : Il faut montrer que f f est une transformation du plan puis que cette transformation est une e similitude. Montrons que f f est une transformation du plan. Montrons donc que si N est un point du plan alors il existe un unique point M du plan tel que N = f f (M ), cest-`-dire que N a un unique antcdent par f f . a e e f tant une similitude, il existe un unique point P du plan tel que N = f (P ). e f tant une similitude, il existe un unique point M du plan tel que f (M ) = P . e On a alors : f f (M ) = f (P ) = N . N a donc un uniquen antcdent par f f . f f est donc une transformation e e du plan. Montrons que f f est une similitude et dterminons son rapport. e Soient M et N deux points distincts du plan. Alors leurs images M et N par f sont distinctes. f tant une similitude de rapport k , M N = k M N . e soint M = f (M ) et N = f (N ) les images de M et N par f . f tant une similitude de rapport k, on a : e M N = kM N = k k M N . Or, f f (M ) = M et f f (N ) = N . Donc f f est une transformation du plan qui multiplie les distances par kk > 0. Cest donc la similitude de rapport kk . Exemples : 1. La compose dune rotation suivie dune translation est une similitude de rapport 1. e 2. Dune mani`re gnrale, la compose de deux isomtries est une isomtrie. e e e e e e 3. La compose de deux homothties de rapports respectifs 2 et 5 est une similitude de rapport | 2 5| = 10. e e 4. Les composes de symtries, rotations, homothties, tanslations sont des similitudes. e e e Thor`me 2.3. Soit f une similitude de rapport k. Alors f admet une bijection rciproque f 1 et f 1 est une similitude e e e 1 de rapport . k Dmonstration : Il faut montrer que f admet une rciproque puis que cette rciproque est une similitude. e e e Montrons que f admet une rciproque. e Soit N un point du plan. f tant une similitude, N admet un unique antcdent M par f : f (M ) = N . On note alors e e e f 1 lapplication qui associe ` N son unique antcdent M . Donc f 1 (N ) = M et N a une unique image par f 1 . a e e f 1 est donc une transformation du plan. Montrons ` prsent que f 1 est une similitude et dterminons son rapport. a e e Soient M et N deux points distincts du plan et soient M et N leurs antcdents par f . Donc f 1 (M ) = M et e e f 1 (N ) = N . On peut aussi crire : f (M ) = M et f (N ) = N . e 1 1 f tant une similitude de rapport k, M N = kM N . Or k > 0 donc M N = M N = f 1 (M )f 1 (N ). f 1 est e k k 1 1 donc une transformation du plan multipliant les distances par . Cest donc la similitude de rapport . k k Remarques : 1. On a :f (M ) = N M = f 1 (N ). 2. f f 1 = f 1 f = Id, lidentit du plan. e 3. Attention : la composition nest pas commutative en gnral (faire un exemple avec une rotation r(O; ) et une e e homothtie h(A; k). Alors r h(A) = r(A) = A et h r(A) = h(A ) = A si k = 1 et = 0[2]). e 4. La rciproque dune isomtrie est une isomtrie. e e e 1 5. La rciproque dune homothtie de rapport 3 est une similitude de rapport . e e 3

Mme Morel-Spcialit math-cours similitudes e e

2.3

Lien avec les triangles semblables

Thor`me 2.4. Limage dun triangle par une similitude est un triangle semblable. e e Rciproquement, une transformation qui envoie tout triangle sur un triangle semblable est une similitude. e Dmonstration : e 1. Soit s une similitude de rapport k et soit ABC un triangle dimage A B C par s. On a alors : AC BC AB = = =k AB AC BC Par consquent, les rapports des cts des triangles sont constants. donc ABC et A B C sont semblables. e oe 2. Voir livre exercice 77 p 139.

2.4

Similitudes xant des points

Thor`me 2.5. Une similitude xant trois points non aligns est lidentit. e e e e Dmonstration : Soit s une similitude admettant trois points xes A, B, C non aligns. Donc s(A) = A, s(B) = B et e e s(C) = C. AB s(A)s(B) = = 1. s est donc une isomtrie. e Le rapport de s est alors AB AB Si s nest pas lidentit, il existe au-moins un point M tel que s(M ) = M = M . e s tant une isomtie, AM = AM . Donc A est sur la mdiatrice de [M M ]. De mme, BM = BM et CM = CM , e e e e donc B et C sont sur la mdiatrice de [M M ]. e A, B et C sont donc sur une mme droite. Ceci est impossible puisque par hypoth`se A, B et C ne sont pas aligns. e e e Par consquent, s est lidentit. e e Thor`me 2.6. Une similitude xant deux points A et B distincts est soit lidentit soit la symtrie daxe (AB). e e e e Dmonstration : Soit s une similitude xant deux points A et B distincts. Donc s(A) = A et s(B) = B. Puisque e s(A)s(B) AB = = 1, s est une isomtrie. e AB AB Soit C un point du plan tel que C (AB). Soit C = s(C). / Si C = C alors, dapr`s le thor`me prcdent, s xe trois points non aligns : s est donc lidentit. e e e e e e e Sinon : C = C. s tant une isomtrie, AC = AC et BC = BC . Donc A et B sont sur la mdiatrice de [CC ]. Par e e e consquent, (AB) est la mdiatrice de [CC ]. C est donc limage de C par la symtrie daxe (AB). e e e Soit la symtrie daxe (AB). est une similitude, donc s est une similitude. e De plus, s(A) = A, s(B) = B et s(C) = (C ) = C. s est donc une similitude xant trois points non aligns. Cest donc lidentit : s = id. Donc s = id soit s = . s est donc la symtrie daxe (AB). e e e Exercice : Le plan est rapport ` un rep`re orthonormal direct (O; ; ). ea e u v e u Soit D la droite dquation y = x, soit r la rotation de centre O et dangle , soit s la symtrie daxe (O, ) et soit s e 2 la symtrie daxe D. e soit A le point daxe 1. Montrer que les points O et A sont invariants par s r. En dduire que s s = r. e

2.5

Angles gomtriques e e

Thor`me 2.7. Une similitude conserve les angles gomtriques. e e e e Rciproquement, toute transformation du plan qui conserve les angles gomtriques est une similitude. e e e Dmonstration : e 1. Soit s une similitude de rapport k. Montrons que s conserve les angles gomtriques. e e Soient A, B et C trois points distincts du plan et soient A , B et C leurs images respectives. Dapr`s le thor`me dAl-Kashi appliqu dans le triangle A B C , on a : e e e e BC
2

=A B 2+A C

2A B A C cos(B A C )

Mme Morel-Spcialit math-cours similitudes e e

Or B C = kBC, donc : k 2 BC 2 = k 2 AB 2 + k 2 AC 2 2k 2 AB AC cos(B A C ) k 2 = 0, on peut donc simplier par k 2 : BC 2 = AB 2 + AC 2 2AB AC cos(B A C ) Or, si lon applique le thor`le dAl-Kashi dans le triangle ABC, on a : e e BC 2 = AB 2 + AC 2 2AB AC cos(BAC) Par consquent, cos(B A C ) = cos(BAC) et donc B A C = BAC. e Autre dmonstration : en utilisant les triangles semblables. e 2. On utilise les triangles semblables. Voir livre exercice 77 p139.

Ecriture complexe dune similitude

Une similitude conserve les angles gomtriques, cest-`-dire non orients. e e a e Elle peut donc conserver les angles orients ou les transformer en leur oppos. e e

3.1

Les angles orients sont conservs e e

Dnition 3.1.1. On appelle similitude directe toute similitude conservant les angles orients. e e Thor`me 3.1. Soit f une similitude plane directe. Alors pour tous points A et B du plan, (AB, A B ) = constante [2]. e e Cette constante est appele langle de la similitude f . e Dmonstration : Soient A, B, C et D quatre points distincts du plan. f tant une similitude directe, (AB; CD) = e e (A B , C D ). On a alors : (AB, A B ) (CD, C D ) = (AB, CD) + (CD, C D ) + (C D , A B ) (CD, C D ) = (AB, CD) + (C D , A B ) = (AB, CD) (AB, CD) = 0 Remarque : Les translations et les homothties de rapport positif ont pour angle = 0[2]. e Les homothties de rapport ngatif ont pour angle = [2]. e e Une rotation dangle a pour angle [2]. Thor`me 3.2. Une transformation du plan est une similitude directe si et seulement si elle admet pour criture complexe e e e z = az + b, o` a C et b C. u Le rapport de la similitude est alors k = |a| et langle est = arg(a)[2]. Dmonstration : e Soit f la transformation du plan admettant pour criture complexe z = az + b, avec a C et b C. Montrons que e f est une similitude directe. Soient B(b), C(c), D(d) et E(e) quatre points distincts dimages respectives B (b ) etc a(e d) ed e d ed e d = = . Donc arg( ) = arg( ) cest-`-dire (B C , D E ) = (BC, DE). f conserve a c b a(c b) cb c b cb donc les angles orients. Par consquent, f est donc une similitude plane directe. e e c b De plus, = a. Donc le rapport de f est k = |a| et langle de f est arg(a). cb

Mme Morel-Spcialit math-cours similitudes e e

Soit f la similitude plane directe. Soient les points P (0), Q(1) et M (z) dimages respectives P (p ), Q (a ) et M (z ). f tant une similitude, p = q puisque p = q. On a alors : e z p zp z p = puisque f conserve les rapports des longueurs et les angles orients. Donc e = z cest-`-dire a q p qp q p z = (q p )z + p = az + b avec a = q p C et b = p C. Exemples : Pour chacune des similitudes directes suivantes, donner le rapport et langle. 1. z = 3z + 1 5i. 2. z = (1 + i)z i. 3. z = z + 1 + i. Thor`me 3.3. Soient A, B, C et D quatre points du plan tels que A = B et C = D. Alors il existe une unique e e similitude directe f telle que f (A) = C et f (B) = D. Dmonstration : Soit f une similitude plane directe dcriture complexe z = az + b. f envoie A sur C et B sur D si e e zD zC zD zC et b = zC zA . et seulement si zC = azA + b et zD = azB + b, soit a = zB zA zB zA On a bien a = 0 puisque zD = zC .

3.2

Les angles orients sont transforms en leur oppos e e e

Dnition 3.2.1. On appelle similitude indirecte toute similitude transformant les angles orients en leur oppos. e e e Thor`me 3.4. Une similitude plane indirecte est la compose dune similitude plane directe et dune rexion. e e e e Autrement dit, toute similitude plane indirecte peut scrire sous la forme g s ou s g, avec g similitude plane et s e rexion. e Dmonstration : Soit s une rexion et soit g = s f . g est la compose de deux similitudes. Cest donc une similitude. e e e Par f ainsi que par s, un angle orient est transform en son oppos. Donc par s f les angles orients sont conservs. e e e e e s f est donc une similitude plane directe. On a alors : s g = s s f et donc, puisque s s = id, s g = f . f est la compose dune rexion et dune similitude e e directe. On montre de mme que f = h s, avec h similitude directe. e Thor`me 3.5. Une transformation du plan est une similitude indirecte si et seulement si elle admet pour criture e e e complexe z = az + b, o` a C et b C. u Le rapport de la similitude est alors k = |a|. Remarque : Une similitude indirecte na pas dangle. Dmonstration : e Soit f une similitude plane indirecte. Soit s la rexion daxe (O; ). Dapr`s le thor`me prcdent, il existe donc e u e e e e e une similitude directe g telle que f = g s. e Une criture complexe de s est z = z et lcriture complexe de g est z = az + b avec a C et b C. e Soit M un point daxe z. Alors f (z) = g s(z) = g(z) = az + b. Donc f a pour criture comple z = az + b, avec e a C et b C. Rciproquement, soit f une transformation du plan admettant pour criture complexe z = az + b, avec a C et e e b C. Alors f = g s o` s est la rexion daxe laxe des rels et g est la similitude directe dcriture complexe u e e e z = az + b. f = g s tant une compose de similitudes, cest donc une similitude. Elle est de plus indirecte puisque g est directe. e e Thor`me 3.6. Soient A, B, C et D quatre points du plan tels que A = B et C = D. Alors il existe une unique e e similitude indirecte f telle que f (A) = C et f (B) = D. Dmonstration : Soit f une similitude plane indirecte dcriture complexe z = az + b. f envoie A sur C et B sur D si e e zD zC zD zC et b = zC zA . et seulement si zC = azA + b et zD = azB + b, soit a = zB zA zB zA On a bien a = 0 puisque zD = zC .

Mme Morel-Spcialit math-cours similitudes e e

Etude des similitudes planes directes

On se place ` prsent dans le plan complexe rapport ` un rep`re orthonoirm (O, , ). a e ea e e u v

4.1

Forme rduite dune similitude plane e

Thor`me 4.1. Soit f une similitude directe. Alors soit f est une translation soit f a un unique point invariant. e e Ce point est appel le centre de la similitude. e Dmonstration : f tant une similitude directe, elle a pour criture complexe z = az + b, o` a C et b C. e e e u Si f est une translation, alors a = 1 et z = z + b. Donc f est la translation de vecteur daxe b. Si b = 0, f na donc pas de point xe. Si b = 0, f = id et tous les points du plan sont xes. Si f nest pas une translation, alors a = 1. b M (z) est un point xe de f si et seulement si z = az + b, soit z = . f a donc un unique point invariant : il a 1a b pour axe . 1a Thor`me 4.2. Soit f une similitude plane directe ntant pas une translation. e e e Soient le centre de f , k son rapport et son angle. Alors f = h r = r h o` : u h est lhomothtie de centre et de rapport k, e r est la rotation de centre et dangle . Cette dcomposition est appele la forme rduite de f . e e e Dmonstration : Soit z = az + b lcriture complexe de f . donc le rapport de f est k = |a| et son angle est = arg(a). e e Lcriture complexe de lhomothtie de centre () et de rapport k est : z = k(z ). e e Lcriture complexe de la rotation de centre () et dangle est z = ei (z ). e Lcriture complexe de r h est donc z = ei (k(z )) = kei (z ) = a(z ). e De mme, lcriture complexe de h r est z = k(ei (z )) = a(z ). donc h r = r h. e e De plus, tant invariant par f , = a + b. Donc lcriture complexe de f est z = az + b a b = a(z ) = e e r h = h r. Remarques : 1. Une similitude directe qui nest pas une translation est donc dtermine par la donne de son centre, son rapport e e e et son angle. On dit que f est la similitude de centre , de rapport k et dangle et on note f = s(; k; ) (avec k > 0). 2. Soit f dcriture complexe z = az + b, avec a C et b C. e Si a = 1 et b = 0 alors f = id. Tous les points sont xes par f . Si a = 1 et b = 0 alors f est la translation de vecteur daxe b. f na pas de point invariant. Si a = 1 alors f est la similitude directe de centre (), de rapport k = |a| et dangle = arg(a). f a un unique point invariant : . 3. Soit f = s(; k; ). (a) Si k = 1 alors f est f est la rotation de centre () et dangle . (b) Si = 0[2] alors f est lhomothtie de centre () et de rapport k. e (c) Si = [2] alors f est lhomothtie de centre () et de rapport k. e 4. Une similitude directe ayant deux points invariants est lidentit. e Exemple : On consid`re dans le plan rapport ` un rep`re orthonormal direct, lhomothtie h de centre A(zA = 1 + i) e ea e e et de rapport 2 et la rotation r de centre B(zB = 1) et dangle . 2 Montrer que h r et r h sont des imilitudes directes et donner leurs lments caractristiques. ee e A-t-on h r = r h ?

Mme Morel-Spcialit math-cours similitudes e e

4.2

Proprits gomtriques e e e e

Thor`me 4.3. Soit f une similitude plane. Soient A, B, C et D quatre points du plan. On note leurs images respectives e e A , B , C et D . Alors : 1. f conserve les rapports de distances. Cest-`-dire que si A = B et C = D alors a AB AB = . CD CD

2. f conserve les angles gomtriques : si A, B et C sont deux ` deux distincts, A B C = ABC. e e a Si de plus f est directe, f conserve les angles orient. e 3. f conserve lalignement : si A, B et C sont aligns alors A , B et C sont aligns. e e 4. f transforme une droite en une droite. 5. f transforme un segment en un segment : si A et B sont distincts, limage du segment [AB] par f est le segment [A B ]. 6. f conserve le paralllisme et lorthogonalit. e e 1 , 1 ), , (Mn ; n )} alors G = bar{M ; 1 ), , (M ; n )}. 7. f conserve le barycentre : si G = {(M 1 n 8. f conserve le milieu. 9. Si f est directe, f transforme un triangle en un triangle directement semblable. Si f est indirecte, f transforme un triangle en un triangle indirectement semblable. 10. f transforme un cercle en un cercle : limage par f du cercle de centre A et de rayon R est le cercle de centre A et de rayon kR, o` k est le rapport de f . u Dmonstration : On a montr quune similitude directe peut scrire comme la compose dune homothtie et dune e e e e e rotation et quune similitude indirecte est la compose dune similitude directe et dune rexion. Le thor`me se dduit e e e e e donc des proprits des homothties, rexions et rotations. ee e e Thor`me 4.4. Soient f et f deux similitudes directes de rapports respectifs k et k et dangles respectifs et . e e Alors : 1. f 1 est une similitude directe de rapport k 1 et dangle ; 2. f f est une similitude directe de rapport kk et dangle . Dmonstration : e 1. f tant une similitude directe, elle admet pour criture complexe z = az + b, a = kei et b C. e e b 1 1 i 1 Alors z = z avec = e . a a a k 1 Donc f 1 est une similitude directe de rapport k et dangle . 2. Idem : ` faire. a

4.3

Cas particulier : tude des dplacements e e

Dnition 4.3.1. On appelle dplacement une similitude directe de rapport 1. e e Thor`me 4.5. Un dplacement est une isomtrie qui conserve les angles orients. e e e e e Dmonstration : e Un dplacement tant une similitude de rapport 1, cest une isomtrie. De plus, cest une similitude directe ; elle e e e conserve donc les angles orients. e Rciproquement, on consid`re une isomtrie f conservant les angles orients. Alors f est une similitude conservant les e e e e angles orients ; cest donc une similitude directe. De plus, une isomtrie est une similitude de rapport 1. f est donc e e un dplacement. e Thor`me 4.6. Une transformation du plan d est un dplacement si et seulement si elle admet pour criture complexe e e e e z = az + b, o` |a| = 1 et b C. u De plus, si a = 1 alors d est une translation ;

Mme Morel-Spcialit math-cours similitudes e e

si a = 1 alors d est une rotation dangle arg(a). Dmonstration : Soit d un dplacement. Alors d tant une similitude directe de rapport 1, d a pour criture complexe : e e e e z = az + b avec |a| = 1. De plus, d tant une similitude, soit sa forme rduite est d = h r soit d est une translation. e e Si d est une translation alors a = 1. Si d nest pas une translation alors d = h r avec h homothtie de rapport 1 et r rotation. Or, une homothtie de rapport e e 1 est lidentit. Donc d est une rotation. e Thor`me 4.7. La compose de deux dplacements est un dplacement et la rciproque dun dplacement est un e e e e e e e dplacement. e Dmonstration : On a montr que la compose de deux similitudes directes de rapports k et k et dangles et est e e e une similitude directe de rapport kk et dangle + . Donc la compose de deux similitudes directes de rapports 1 est e une similitude directe de rapport 1, cest-`-dire que la compose de deux dplacements est un dplacement. a e e e Idem pour la rciproque. e Thor`me 4.8. e e (b + b ). 1. La compose de deux translations de vecteurs (b) et (b ) est une translation de vecteur + e

2. La compose de deux rotations dangles respectifs et est : e une translation si + = 0[2] ; une rotation dangle + sinon. 3. La comose dune rotation dangle = 0[2] et dune translation est une rotation dangle . e Dmonstration : e 1. Soient t et t deux translations de vecteurs respectifs (b) et (b ). Alors lcriture complexe de t t = t t est e z = z + b + b . Cest donc une translation. 2. Soient r et r deux rotations dangles respectifs et . r et r sont des similitudes directes de rapport 1 et dangles respectifs + . Donc r r est une similitude directe de rapport 1 et dangle + . r r est un dplacement. Donc r r est soit une translation soit une rotation. e Si + = 0[2] alors r r a pour criture complexe z = z + b. Donc r r est uen translation. Si + = 0[2] e alors r r nest pas une translation. Cest donc une rotation dangle + . 3. Soient t une translation et r une rotation dangle = 0[2]. t et r sont des dplacements, donc t r est un dplacement. Son angle est la somme des angles de t et de r. Donc e e son angle est langle de r. Donc t r est une similitude directe dangle = 0[2] et de rapport 1. Cest donc une rotation dangle . Idem avec r t.

Vous aimerez peut-être aussi