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Serveur VoIP et Applications Associées

Serveur d'appel

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INTRODUCTION GENERAL

La voix sur IP (VoIP, Voice over IP) est une technologie de communication
vocale en pleine émergence. Elle fait partie d'un tournant dans le monde de la
communication. En effet, la convergence du triple play (voix, données et vidéo)
fait partie des enjeux principaux des acteurs de la télécommunication
aujourd'hui. Plus récemment Internet s'est étendu partiellement dans l'Intranet de
chaque organisation, voyant le trafic total basé sur un transport réseau de
paquets IP surpasser le trafic traditionnel du réseau voix (réseau à commutation
de circuits).
Au lieu de disposer à la fois d'un réseau informatique et d'un réseau
téléphonique commuté (RTC), l'entreprise peut donc, grâce à la VoIP, tout
fusionner sur un même réseau. Ça part du fait que la téléphonie devient de la
"data". Les nouvelles capacités des réseaux à haut débit devraient permettre de
transférer de manière fiable des données en temps réel. Ainsi, les applications de
vidéo ou audioconférence ou de téléphonie vont envahir le monde IP qui,
jusqu'alors, ne pouvait raisonnablement pas supporter ce genre d’applications.
Comme toute innovation technologique qui se respecte, la VoIP doit non
seulement simplifier le travail mais aussi faire économiser de l'argent.
En particulier, la téléphonie sur IP utilise jusqu'à dix fois moins de bande
passante que la téléphonie traditionnelle. Ceci apportant de grand intérêt pour la
voix sur un réseau privée.
Les solutions de téléphonie sur IP sont conçues pour dégager une stratégie de
migration à faible risque à partir de l'infrastructure existante. Le scénario vers
lequel va s'orienter la téléphonie sur IP dépend beaucoup de l'évolution du
réseau lui-même. En effet, si Internet reste à peu près dans sa configuration
actuelle où il est essentiellement dimensionné en fonction d'une qualité de
service moyenne pour la transmission des données, il est fort probable que la
téléphonie sur IP restera un marché limité. Cependant, cette nouvelle
technologie constitue une solution idéale pour le cas d’interconnexion de PBX
d'entreprises.
I. PRINCIPE DU RTC

I.1. Architecture du RTC

Le réseau téléphonique a une organisation hiérarchique à trois niveaux .il est


structuré en trois zones, chaque zone correspond à un niveau de concentration et
en principe de taxation. On distingue:
* La Zone à Autonomie d’Acheminement (ZAA): c’est la zone la plus basse de
la hiérarchie.
Elle comporte un ou plusieurs Commutateurs à Autonomie d’Acheminement
(CAA)qui eux mêmes desservent des Commutateurs Locaux (CL). Les
Commutateurs Locaux ne sont que de simples concentrateurs de lignes auxquels
sont raccordés les abonnés finals.
* La Zone de Transit Secondaire (ZTS): cette zone comporte des Commutateurs
de Transit Secondaire (CTS). Ces derniers assurent le brassage des circuits
lorsqu’un CAA ne peut atteindre directement le CAA destinataire.
* La Zone de Transit Principal (ZTP): cette zone assure la commutation des
liaisons longues distances. Chaque ZTP comprend un Cmmutateur de Transit
Principal (CTP). Au moins un
CTP est relié à un Cmmutateur de Transit Internationale (CTI).

[Link]

Il s’agit d’un réseau commuté, c’est à dire que lorsque la liaison est établie, on a
l’impression d’avoir une ligne point à point. C’est très pratique pour la
communication vocale; ça évite d’avoir à recomposer le numéro du
correspondant à fois que l’on veut prendre la parole.
Le RTC public est très étendu; il atteint tous les pays du globe, y compris les
pays en voie de développement où même les villages très reculés possèdent en
général au moins un téléphone.
Beaucoup de personnes possèdent le téléphone. Si vous rencontrez une
personne, vous lui demanderez sans doute son numéro de téléphone avant son
adresse e-mail (à moins que vous n’ayez avec celle ci des relations de nature
principalement informatique…). Cette qualité est sans nul doute la principale,
celle qui fait que l’on supporte tous les autres défauts inhérents à cette liaison.
Elle a cependant un léger revers: malgré les efforts effectués pour élargir les
lignes, un trop grand nombre d’usagers simultanés peut provoquer des
encombrements et empêcher l’établissement d’une communication.

Le RTC est le relativement peu coûteux à mettre en place par rapport à une
liaison spécialisé.
Cependant, Pour des communications très longues distance comme pour
transmettre des messages en France, l’utilisation d’un autre réseau comme
Internet sera largement plus économique.

I.3. Inconvénients
Le réseau téléphonique commuté est, normalement, analogique. Lorsqu’on
l’utilise pour y transférer des données numériques, on connaît un certain nombre
de restriction:
Nécessité d’utilisation de matériels spécifiques pour faire la conversion
analogique – numérique. Ces appareils sont appelés modulateurs démodulateurs.

II. TELEPHONIE SUR IP


La téléphonie IP est devenue importante pour les entreprises. L'enjeu est de
réussir à faire converger le réseau de données IP et le réseau téléphonique actuel.
Pour ce faire, dans ce chapitre, nous présentons quelques notions générales de
téléphonie. D’abord, nous commençons par donner une définition de la voix sur
IP. Ensuite nous présentons son fonctionnement ainsi les principaux protocoles
VOIP.
II.1. Définition de la voix sur IP
C’est un terme qui désigne les protocoles, les logiciels et le matériel qui
permettent la transmission de médias temps réel sous la forme de paquets. La
voix sur IP, ou VoIP (Voice over IP), utilise le modèle de commutation de
paquets, contrairement au réseau PSTN qui utilise la commutation de circuits
pour véhiculer la voix analogique. VoIP utilise les services offerts par le
protocole TCP/IP. Il est alors théoriquement possible de communiquer la voix
sur tout réseau qui supporte TCP/IP. Les fonctions offertes par VoIP ne se
limitent pas à la transmission de la voix. Grâce à VoIP, il est possible d’émettre
et de recevoir les messages vocaux, les emails, le fax, de créer un répondeur
automatique, d’assister à une conférence audio et/ou vidéo, etc. Souvent, les
professionnels du domaine des réseaux confondent les termes « téléphonie IP »
et VoIP.
II.2. Principe de fonctionnement de la voix sur IP
2-1) Mode de fonctionnement
La voix sur IP (Voice over IP) caractérise l'encapsulation d'un signal audio
numérique (La voix) au sein du protocole IP. Cette encapsulation permet de
transporter la voix sur tout réseau compatible TCP/IP. Le transport de la voix sur
un réseau IP nécessite au préalable sa numérisation. Il convient alors de
récapituler les étapes nécessaires à la numérisation de la voix avant d’entrer dans
les détails de la VoIP.
Le processus de la numérisation de la voix est schématisé par la figure suivante :
Figure 1: Processus de la VoIP
 Numérisation
Dans le cas où les signaux téléphoniques à transmettre sont sous forme
analogique, ces derniers doivent d'abord être convertis sous forme numérique
suivant le format PCM (Pulse Code Modulation) à 64 Kbps. Si l'interface
téléphonique est numérique (accès RNIS, par exemple), cette fonction est
omise.
 Compression
Le signal numérique PCM à 64 Kbps est compressé selon l'un des formats de
codec (Compression / décompression) puis inséré dans des paquets IP. La
fonction de codec est le plus souvent réalisée par un DSP (Digital Signal
Processor). Selon la bande passante à disposition, le signal voix peut également
être transporté dans son format originel à 64 Kbps.
 Décompression
Côté réception, les informations reçues sont décompressées- Il est nécessaire
pour cela d'utiliser le même codec que pour la compression - puis reconverties
dans le format approprié pour le destinataire (analogique, PCM 64Kbps, etc.).

2.2) Principaux codecs utilisés


Le mot codec vient de 'codeur-décodeur' et désigne un procédé capable de
compresser ou de décompresser un signal, analogique ou numérique, en un
format de données. Les codecs encodent des flux ou des signaux pour la
transmission, le stockage ou le cryptage de données. D'un autre coté, ils
décodent ces flux ou signaux pour édition ou visionnage. Le but premier des
codecs est de pouvoir traiter un maximum de données avec un minimum de
ressources. Il existe une multitude de codecs, mais ils peuvent être divisés en
deux grandes familles suivant leur manière de compresser les données.
En effet, on distingue deux types de compression. La compression non-
destructive (on dit aussi sans pertes ou lossless) qui permet de retrouver le signal
initial tel qu'il était avant codage et la compression destructive (avec pertes ou
lossy) qui prend en compte les caractéristiques des données à compresser et qui
peuvent retirer des informations pouvant être considérées «non pertinentes».
Dans le monde de VoIP, les codecs sont employés pour coder la voix pour la
transmission à travers des réseaux IP. Les codecs pour l'usage de VoIP sont
désignés également sous le nom des vocodeurs, pour des « encodeurs de voix ».
Quelques codecs soutiennent également la suppression de silence, où le silence
n'est pas codé ou n'est pas transmis.

III. PRINCIPAUX PROTOCOLES DE LA VOIP


Le respect des contraintes temporelles est le facteur le plus important lorsque
l'on souhaite transporter la voix. Il faut alors penser à implémenter un
mécanisme de signalisation pour assurer la connexion entre les utilisateurs.
Plusieurs protocoles de VoIP ont vu le jour, les deux protocoles les plus utilisés
à nos jours sont H.323 et SIP. Le protocole H.323 a été élaboré dans le milieu
des télécommunications à l'inverse du protocole SIP qui a été développé dans le
milieu informatique. D’ailleurs, le matériel en question (les PBX en à
interconnecter) supporte ces deux protocoles. On s’intéressera alors dans ce qui
suit à étudier ces deux protocoles.
III.1) Le protocole H323
Ce fût en 1996 la naissance de la première version voix sur IP appelée H323.
Issu de l'organisation de standardisation européenne ITU-T sur la base de la
signalisation voix RNIS (Q931), ce standard regroupe un ensemble de
protocoles de communication de la voix, de l'image et de données sur IP.
Plus qu'un protocole, H.323 ressemble d'avantage à une association de plusieurs
protocoles différents et qui peuvent être regroupés en trois catégories : la
signalisation, la négociation de codec, et le transport de l’information.

a) Signalisation
Les messages de signalisation sont ceux que l’on envoie pour demander d’être
mis en relation avec une autre personne, indiquant que la ligne est occupée, que
le téléphone sonne… Cela comprend aussi les messages que l’on envoie pour
signaler que tel téléphone est connecté au réseau et qu’il peut être joint. En
H.323, la signalisation s’appuie sur le protocole RAS (Remote Access Service)
pour l’enregistrement et l’authentification, et le protocole Q.931 pour
l’initialisation et le contrôle d’appel.
b) Négociation
La négociation est utilisée pour se mettre d’accord sur la façon de coder les
informations qu’on va s’échanger. Il est important que les téléphones (ou
systèmes) parlent un langage commun s’ils veulent se comprendre. Il serait aussi
préférable, s’ils ont plusieurs alternatives de langages qu’ils utilisent. Il peut
s’agir du codec le moins gourmand en bande passante ou de celui qui offre la
meilleure qualité. Le protocole utilisé pour la négociation de codec est le H.245.
c) Transport de l’information
Le transport de l’information s’appuie sur le protocole RTP (Real Time
transport Protocol) qui transporte la voix, la vidéo ou les données numérisées
par les codecs. On peut aussi utiliser les messages RTCP pour faire du contrôle
de qualité, voire demander de renégocier les codecs si, par exemple, la bande
passante diminue.
III.2) Le protocole SIP
a)Définition
SIP est un protocole normalisé et standardisé par l'IETF qui a été conçu pour
établir, modifier et terminer des sessions multimédia. Il se charge de
l'authentification et de la localisation des multiples participants. Il se charge
également de la négociation sur les types de média utilisables par les différents
participants en encapsulant des messages SDP (Session Description Protocol).
SIP ne transporte pas les données échangées durant la session comme la voix ou
la vidéo. SIP étant indépendant de la transmission des données, tout type de
donnés et de protocoles peut être utilisé pour cet échange.
SIP remplace progressivement H323. Ceci est justifié par les différents atouts de
ce standard. Il s’agit d’un protocole :
• Ouvert : les protocoles et documents officiels sont détaillés et accessibles à
tous en téléchargement.
• Flexible : SIP est également utilisé pour tout type de sessions multimédia
(voix, vidéo, mais aussi musique, réalité virtuelle, etc.)
• Points communs avec H323 : l'utilisation du protocole RTP et quelques
codecs son et vidéo sont en commun.
• Simple : SIP est simple et très similaire à http. En effet, le client envoie des
requêtes au serveur, qui lui renvoie une réponse.

b) Caractéristiques
Puisque le travail demandé sera effectué via le protocole SIP, on s’attardera un
peu à expliquer les aspects et les caractéristiques qui font de ce protocole un bon
choix pour l’établissement des sessions.
Les principales caractéristiques du protocole SIP sont:
• Fixation d’un compte SIP
Il est important de s’assurer que la personne appelée soit toujours joignable.
Pour cela, un compte SIP sera associé à un nom unique. Par exemple, si en tant
qu’utilisateur d’un service de voix sur IP, vous disposez d’un compte SIP et que
chaque fois que vous redémarrez votre ordinateur, votre adresse IP change, vous
devez cependant toujours être joignable. Votre compte SIP doit donc être
associé à un serveur SIP (proxy SIP) dont l’adresse IP est fixe. Ce serveur vous
allouera un compte et vous permettra d’effectuer ou de recevoir des appels
quelques soit votre emplacement. Ce compte sera identifiable via votre nom (ou
pseudo).
• Changement des caractéristiques durant une session
Un utilisateur doit pouvoir modifier les caractéristiques d’un appel en cours. Par
exemple, un appel initialement configuré en « voice-only » (voix uniquement)
peut être modifié en « voix + vidéo ».
• Différents modes de communication
Avec Sip, les utilisateurs qui ouvrent une session peuvent communiquer en
mode point à point, en mode diffusif ou dans un mode combinant ceux-ci. Mode
Point à point : on parle dans ce cas là « d’unicast » qui correspond à la
communication entre 2 machines. Mode diffusif : on parle dans ce cas là de «
multicast » (plusieurs utilisateurs via une unité de contrôle MCU – Multipoint
Control Unit). Combinatoire : combine les deux modes précédents. Plusieurs
utilisateurs interconnectés en multicast via un réseau à maillage complet de
connexion.
• Gestion des participants
Durant une session d’appel, de nouveaux participants peuvent joindre les
participants d’une session déjà ouverte en participant directement, en étant
transférés ou en étant mis en attente (cette particularité rejoint les fonctionnalités
d’un PABX par exemple ou l’appelant peut être transféré vers un numéro donné
ou être mis en attente).
• Adressage :
Les utilisateurs disposant d’un numéro (compte) SIP disposent d’une adresse
ressemblant à une adresse mail (sip:numéro@[Link]). Le numéro SIP
est unique pour chaque utilisateur.
• Codes d’erreurs :
Une réponse à une requête est caractérisée, par un code et un motif, appelés
respectivement code d'état et raison phrase.
Un code d'état est un entier codé sur 3 digits indiquant un résultat à l'issue de la
réception d'une requête. Ce résultat est précisé par une phrase, textbased (UTF-
8), expliquant le motif du refus ou de l'acceptation de la requête. Le code d'état
est donc destiné à l'automate gérant l'établissement des sessions Sip et les motifs
aux programmeurs. Il existe 6 classes de réponses et donc de codes d'état,
représentées par le premier digit :
 1xx = Information - La requête a été reçue et continue à être traitée.
 2xx = Succès - L'action a été reçue avec succès, comprise et acceptée.
 3xx = Redirection - Une autre action doit être menée afin de valider la
requête.
 4xx = Erreur du client - La requête contient une syntaxe erronée ou ne
peut pas être traitée par ce serveur.
 5xx = Erreur du serveur - Le serveur n'a pas réussi à traiter une requête
apparemment correcte.
 6xx = Echec général - La requête ne peut être traitée par aucun serveur.
c) Architecture
Dans un système Sip on trouve deux types de composantes, les Users Agents
(UAS, UAC) et un réseau de serveurs :
• Les User Agent
Le premier type de composant SIP est l'application de l'utilisateur final. Ce
peut être, par exemple, un terminal de téléphonie ou de visioconférence sur IP,
un serveur audio ou vidéo ou encore une passerelle vers un autre protocole. Ce
type de composant est appelé User Agent (UA). Il se décompose en une partie
cliente et une partie serveur. La partie cliente, appelée User Agent Client
(UAC), envoie les requêtes SIP, et la partie serveur, appelée User Agent Server
(UAS), les reçoit.

• Le RG (Registrar)
Le Registrar est un serveur qui gère les requêtes REGISTER envoyées par
les Users Agents pour signaler leur emplacement courant. Ces requêtes
contiennent donc une adresse IP, associée à une URI, qui seront stockées dans
une base de données. Les URI SIP sont très similaires dans leur forme à des
adresses email : sip:utilisateur@[Link]. Généralement, des mécanismes
d'authentification permettent d'éviter que quiconque puisse s'enregistrer avec
n'importe quelle URI.

• Le Proxy SIP
Un serveur proxy sert d'intermédiaire entre deux User Agents qui ne connaissent
pas leurs emplacements respectifs (adresse IP). En effet, l'association URI-
Adresse IP a été stockée préalablement dans une base de données par un
Registrar. Le Proxy peut donc interroger cette base de données pour diriger les
messages vers le destinataire. Le Proxy se contente de relayer uniquement les
messages SIP pour établir, contrôler et terminer la session. Une fois la session
établie, les données, un flux RTP pour la VoIP par exemple, ne transitent pas par
le serveur Proxy. Elles sont échangées directement entre les User Agents.
Figure 2: Etablissement d’une session SIP à travers un Proxy

• Le LS (Location Server) :
Lorsqu'une entité SIP souhaite joindre un correspondant à partir de son
adresse SIP, elle est renseignée par le Location Server qui accède à la base
d'information renseignée et tenue à jour par le Serveur Registrar. Donc,
lorsqu'un serveur proxy recevra un message INVITE destiné à un destinataire, le
Location Server lui indiquera l'adresse IP du destinataire et le Proxy Server
routera le message vers l'adresse IP appropriée. On remarque dans les usages
que le serveur Registrar est souvent associé au serveur Proxy et que le Location
Server est, le plus souvent une entité logique.

III.3) Le protocole RTP


a) Définition :
RTP (Real time Transport Protocol) est un protocole qui a été développé par
l'IETF afin de faciliter le transport temps réel de bout en bout des flots données
audio et vidéo sur les réseaux IP, c'est à dire sur les réseaux de paquets.
RTP est un protocole qui se situe au niveau de l'application et qui utilise les
protocoles sous-jacents de transport TCP ou UDP.
Mais l'utilisation de RTP se fait généralement au-dessus d’UDP ce qui permet
d'atteindre plus facilement le temps réel.
Les applications temps réels comme la parole numérique ou la visioconférence
constitue un véritable problème pour Internet.
Une application temps réel définit une présence d'une certaine qualité de service
(QoS) que RTP ne garantie pas du fait qu'il fonctionne au niveau Applicatif, de
plus RTP est un protocole qui se trouve dans un environnement multipoint, donc
on peut dire que RTP possède à sa charge, la gestion du temps réel, mais aussi
l'administration de la session multipoint.
b) Les fonctions de RTP :
Le protocole RTP, Real Time Transport Protocol, standardisé en 1996, a
pour but d'organiser les paquets à l'entrée du réseau et de les contrôler à la sortie.
Ceci de façon à reformer les flux avec ses caractéristiques de départ. RTP est un
protocole de bout en bout, volontairement incomplet et malléable pour s'adapter
aux besoins des applications. Il sera intégré dans le noyau de l'application. RTP
laisse la responsabilité du contrôle aux équipements d'extrémité.
RTP, est un protocole adapté aux applications présentant des propriétés temps
réel.
Il permet ainsi de :
• Mettre en place un séquencement des paquets par une numérotation et ce afin
de permettre ainsi la détection des paquets perdus. Ceci est un point primordial
dans lareconstitution des données. Mais il faut savoir quand même que la perte
d'un paquet n'est pas un gros problème si les paquets ne sont pas perdus en trop
grands nombres. Cependant il est très important de savoir quel est le paquet qui
a été perdu afin de pouvoir pallier à cette perte.
Et ce par le remplacement par un paquet qui se compose d'une synthèse des
paquets précédant et suivant.
• Identifier le contenu des données pour leurs associer un transport sécurisé.
• Reconstituer la base de temps des flux (horodatage des paquets : possibilité de
resynchronisation des flux par le récepteur).
• L'identification de la source c'est à dire l'identification de l'expéditeur du
paquet. Dans un multicast l'identité de la source doit être connue et déterminée.
• Transporter les applications audio et vidéo dans des trames (avec des
dimensions qui sont dépendantes des codecs qui effectuent la numérisation). Ces
trames sont incluses dans des paquets afin d'être transportées et doivent de ce
fait être récupérées facilement au moment de la phase de dépaquétisation afin
que l'application soit décodée correctement. En revanche, ce protocole présente
quelques limites. En effet, il ne procure pas de:
• Réservation de ressources sur le réseau.
• Fiabilité des échanges : puisqu’il n’assure pas la retransmission automatique
et régulation automatique du débit.
• Garantie dans le délai de livraison et dans la continuité du flux temps réel.

III.4) Le RTCP :
Le protocole RTCP (Real-time Transport Control Protocol) est fondé sur la
transmission périodique de paquets de contrôle à tous les participants d'une
session. C'est le protocole UDP qui permet le multiplexage des paquets de
données RTP et des paquets de contrôle RTCP. Le protocole RTP utilise le
protocole RTCP, qui transporte les informations supplémentaires suivantes pour
la gestion de la session :
• Les récepteurs utilisent RTCP pour renvoyer vers les émetteurs un rapport sur
la QoS. Ces rapports comprennent le nombre de paquets perdus, le paramètre
indiquant la variance d'une et le délai aller-retour. Ces informations permettent à
la source de s'adapter, par exemple, de modifier le niveau de compression pour
maintenir une QoS.
• Une synchronisation supplémentaire entre les médias. Les applications
multimédias sont souvent transportées par des flots distincts. Par exemple, la
voix, l'image ou même des applications numérisées sur plusieurs niveaux
hiérarchiques peuvent voir les flots gérés suivre des chemins différents.
• L'identification car en effet, les paquets RTCP contiennent des informations
d'adresses, comme l'adresse d'un message électronique, un numéro de téléphone
ou le nom d'un participant à une conférence téléphonique.
• Le contrôle de la session, car RTCP permet aux participants d'indiquer leur
départ d'une conférence téléphonique (paquet Bye de RTCP) ou simplement de
fournir une indication sur leur comportement. Le protocole RTCP demande aux
participants de la session d'envoyer périodiquement les informations citées ci-
dessus. La périodicité est calculée en fonction du nombre de participants de
l'application.

Alors il faut donc retenir que les technologies VoIP peuvent apporter un gain
intéressant pour les entreprises.

IV. REALISATION D’UN SERVEUR D’APPEL


Dans cette partie, nous proposons la réalisation d’une plateforme intégrant
certains services de voix sur IP offerts par Asterisk. Cette réalisation consiste à
la mise en place et la configuration d’une machine trixbox contenant le serveur
Asterisk, d’autre part l’installation et la configuration du client X-Lite et la
configuration de certains services.
Figure 3 : plateforme d’Asterisk
IV.1 Description de la plateforme
1.1 Eléments matériels :
• Une machine virtuelle Linux pour l’installation du serveur Asterisk et le
gestionnaire des relations clients.
• Des pc clients équipés d’un système d’exploitation XP professionnel et d’un
logiciel Client X-Lite.
Les PCs sont connectés au réseau local d’OXIA.

1.2 Eléments logiciels :


• Asterisk : utilisé comme serveur de téléphonie
• X-lite : utilisé comme client de téléphonie
• SugarCRM : utilisé pour fournir un service de relations clients.
IV.2 Mise en place du serveur Asterisk et du client X-Lite
2.1 Installation des pré-requis :
Nous mettons en place une machine virtuelle trixbox anciennement appelé
"Asterisk@Home" qui est une distribution Linux CentOS qui fournit un package
de téléphonie open source basé sur le fameux PBX Voix-sur-IP Asterisk.
Quelques fonctionnalités incluses avec trixbox:
- Linux CentOS: Système d'exploitation ;
- MySQL: serveur de base de données ;
- Apache: Serveur Internet ;
- PHP: Langage de script orienté serveur ;
- Asterisk: PBX voix-sur-IP ;
- FreePBX: Interface graphique pour Asterisk ;
- SugarCRM: Outil de gestion de la relation client…
2.2 Configuration d’Asterisk :
Asterisk étant bien installé, nous allons maintenant procéder à sa configuration.
Cette étape nécessite la compréhension du principe de routage des appels à
travers ce serveur. Chaque extension est manipulée depuis sa source (une ligne
analogique ou numérique, un téléphone IP ou un softphone) vers une destination
via des règles de routage qui s’enchaînent.
On regroupe les règles dans des contextes permettant de séparer les utilisateurs,
les usages ou les sources.
La figure suivante explique ce principe :

Figure 5: Principe de routage d’appel à travers Asterisk

Quand un client (100) appelle, il se connecte d'abord aAsterisk. Asterisk


regarde dans un premier temps le contexte du client qui appelle (CentreAppel),
ensuite il regarde le numéro d'extension appelé (1001) et son contexte (Cible).
Puis va voir dans le fichier /etc/asterisk/[Link] si le numéro de
l’appelant est bien disponible depuis le contexte de l'appelé. (include
=>CentreAppel). Il va ensuite exécuter ce qui est écrit pour l'extension (1001)
qui est appelé.
Un client SIP voulant se loger sur le serveur est défini comme suit dans le
fichier [Link] .
Il existe trois types de comptes dans Asterisk :
• peer : Compte permettant uniquement d'appeler
• user : Compte permettant d'être appelé uniquement
• friend : Compte permettant d'appeler et d'être appelé
Nous accédons à l’interface web de configuration de trixbox en entrant l’adresse
du serveur dans un navigateur internet :

Figure 5: Configuration Asterisk


Nous commençons par ajouter des extensions (ici generic SIP device). Une
extension représente simplement un numéro de téléphone comme le présente la
figure suivante :

Figure 6: Ajout des extensions


Pour chaque extension, nous indiquons le numéro SIP (où XXXX est le short
SIP), le nom qui s’affichera pour les appels passés et le mot de passe SIP
("secret"). Le bouton "submit" enregistre les modifications, mais sans les
appliquer. Après avoir ajouté toutes les extensions, il faut appliquer les
modifications sur le serveur, ce qui redémarrera le service Asterisk.
2.3 Installation et configuration du Client X-Lite :
X-Lite est un logiciel propriétaire gratuit client de téléphonie sur IP appelé
également softphone, basé sur le protocole standard ouvert SIP. X-Lite est un
logiciel multiplateforme pour Mac OS X, Windows et Linux. Associé à un
compte SIP, il permet de bénéficier de tous les services téléphoniques
traditionnels : conférence, double appels… La figure suivante montre l’interface
de configuration du softphone x-lite :

Figure 7: Configuration X-Lit

2.4 Configuration des services :


Parmi les services les importants que doit configurer l’administrateur est les
rapports des appels entrants/sortants passés par le serveur Asterisk. Pour ce
faire, il se sert de la machine TrixBox qui offre une interface graphique permet
de contrôler ces appels.
Cette figure présente la partie rapport nécessaire à la supervision du réseau
VOIP dans le centre d’appel :

Figure 9: Reporting des appels

IV.3 Configuration du service SugarCRM :


Les outils de gestion de la relation client, ou CRM développés par SugarCRM
permettent de gérer et de suivre efficacement les activités au sein d’une
entreprise.
Les activités qui peuvent être gérées sont les suivantes : les appels, les rendez-
vous, les tâches, les notes, les e-mails.
Toutes ces activités peuvent être rattachées aux fiches clients inclues dans le
CMR permettant ainsi une gestion optimale et un suivi efficace de l’activité au
quotidien.
La gestion de la relation client vise à proposer des solutions technologiques
permettant de renforcer la communication entre l’entreprise et ses clients afin
d’améliorer la relation avec la clientèle.
Dans notre projet, nous adaptons le SugarCRM comme solution. Nous l’a avons
mis en place et nous l’avons configuré afin qu’il répond aux besoins de notre
centre appel.
La figure suivante présente comment préparer les comptes des clients pour
mieux les gérer :
Figure 10: Gestion des comptes sur SugarCRM

Nous voudrons par ceci mieux organiser le travail au sein de notre centre
d’appel.

Conclusion :
Dans cette partie nous avons présenté l’environnement matériel du travail, ainsi
que les différents logiciels open sources adoptés pour mettre en place plusieurs
services de voix sur IP au sein d’OXIA.

CONLUSION GENERALE
Cette étude nous a permis d’amélioré nos connaissances théoriques acquises
en cours de réseaux Informatiques et télécommunications.
Nous nous sommes de ce fait, initier au travail collectif et avons acquis de
multiples connaissances tant dans la conception d'un réseau VoIP, que dans les
multiples fonctionnalités avancées d'un PABX logiciel.
Nous avons de ce fait constaté que le logiciel libre faire de l’ombre aux gros
centraux téléphoniques.
Cette expérience enrichissante représente pour notre futur professionnel un
atout majeur dont nous ne manquerons pas de nous y référer.

Lexiques
1. PABX:
Un PABX (Private Automatic Branch eXchange) est un commutateur téléphonique qui sert
principalement à relier les postes téléphoniques d'un établissement (lignes internes) avec le
réseau téléphonique public (lignes externes).
Il permet en plus la mise en œuvre d'un certain nombre de fonctions.

2. GNU/Linux:
UNIX est le nom d'un système d'exploitation créé en 1969, à usage principalement
professionnel, conceptuellement ouvert et fondé sur une approche par laquelle il offre de
nombreux petits outils chacun dotés d'une mission spécifique, multitâche et multiutilisateur. Il
a donné naissance à une famille de systèmes, dont les plus populaires en 2005 sont
GNU/Linux, BSD et Mac OS X. Les UNIX sont aujourd'hui tous proches de la norme POSIX.

3. GPL.:
General Public Licence ou Licence publique générale GNU (GNU GPL), une licence pour les
logiciels libres.

4. TCP/IP.:
La suite des protocoles Internet est l'ensemble des protocoles qui constituent la pile de
protocoles utilisée par Internet. Elle est souvent appelée
TCP/IP, d'après le nom de deux de ses protocoles : TCP (Transmission Control
Protocol) et IP (Internet Protocol).

5. SIP.:
(Session Initiation Protocol) permet donc de mettre en place une
Communication

6. UDP.:
(User Datagram Protocol) est contrairement au protocole TCP, il travaille en mode non
connecté : il n'y a pas de moyen de vérifier si tous les paquets envoyés sont bien arrivés à
destination et ni dans quel ordre.

7. TCP :
Transmission Control Protocol est un protocole de transport fiable, en mode connecté.

Nétographie
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