Cours d'Élevage : Aviculture et Techniques
Cours d'Élevage : Aviculture et Techniques
Classe de terminale R1
Mai 2020
Discipline : Elevage
Option : Sciences et Techniques Agricoles (STA)
Série/Filière : R1/Production Végétale
Niveau : Terminale
Proposé par LOUBAKI NTOLO Nazaire
Objectif général : Acquérir des notions théoriques et pratiques pouvant permettre de faciliter
la mise en œuvre de différentes activités d’élevage notamment l’élevage de poule, des porcs et
celui des bovins.
Durée : 48 heures
Plan du cours
Introduction Générale
Premier partie: Production avicole
Chapitre I: Etude des races
La part de l’agriculture dans l’économie congolaise a décliné à la suite des destructions des années 1990,
sans connaître une grande reprise, dans un pays qui s'est tourné presque exclusivement dans l'exploitation
pétrolière. La contribution du secteur agricole dans le PIB est passée de près de 10% à moins de 5%, entre
1960 et 2010. Les besoins alimentaires en denrées animales de la population sont couverts essentiellement
par des importations.
Dans ce cours nous étudierons trois parties qui correspondent à trois productions :
la production avicole ;
la production porcine ;
la production bovine.
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PREMIERE PARTIE : PRODUCTION
AVICOLE
Durée : 22 heures
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INTRODUCTION
Durée : 1 heure
Encore appelée production aviaire ou aviculture, la production avicole est l’élevage rationnel de la
volaille dont la poule domestique (ou Gallus gallus domesticus). Elle est donc l’art de produire le
maximum de denrées avicoles dans un temps record, avec le minimum de dépense et le moindre effort
possible, à partir des espèces de volaille (ensemble des oiseaux de la basse-cour : caille, canard, dinde,
faisan, oie, pigeon, pintade et poule).
Industrie de transformation des ingrédients alimentaires (grains, graines et autres produits) en produits
avicoles, l’aviculture est une source de nourriture ; d’emploi et de revenu. Dans presque tous les pays en
développement, l’élevage de volaille est réalisé par des familles pauvres (rurales ou urbaines) et participe
au renforcement d’une agriculture familiale vitale pour les emplois et la sécurité alimentaire.
La volaille occupe une place importante au Congo, aussi bien dans la production ; les importations
(évaluée à 70-75p100) que dans la consommation des produits carnés (estimée par personne entre 2 et 3
Kg/an dans les villes, entre 1 et 2 Kg/an en milieu rural ; celle des œufs à 0,37 Kg/an/personne, soit 5 à 10
œufs de table).
Bien que l’aviculture procure de revenus tant en milieu rural qu’en milieu urbain au Congo, son
développement est confronté à certaines contraintes et bénéficie heureusement d’un certain nombre
d’atouts.
Quatre potentialités exploitables constituent les atouts au développement de l’aviculture dans le pays. Il
s’agit des :
Atouts commerciaux ou de marché : La demande en besoin des principales denrées avicoles
(œufs et viande) augmente d’année en année sur le marché congolais, relativement à la croissance
démographique ;
Atouts naturels : La disponibilité des sols exploitables pour la production des céréales (maïs)
puis des produits protéagineux et/ou oléagineux (soja) voire l’acclimatation des races améliorées
étrangères dans le pays contribuent à la promotion de la filière ;
Atouts humains : l’existence de nombreux aviculteurs expérimentés, des techniciens (vétérinaires
et zootechniciens) en chômage par manque d’investissement et des paysans nécessitant un appui
technique efficace pour améliorer leur système d’exploitation ;
Atouts spécifiques de la production ou biologiques : la diversité de produits avicoles permettant
son industrialisation ; les hauts rendements en protéines des denrées et le cycle de production
court.
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le manque de politique aussi bien d’amélioration génétique que des techniques d’exploitation de
la race locale, auquel s’ajoute le manque d’appui zoo-sanitaire, pour l’élevage traditionnel
paysan ;
la faible production des ingrédients nécessaires dans la fabrication de provendes (maïs et soja
notamment) ;
le manque d’investissement ou financement réel pour la filière tant en élevage moderne que
traditionnel.
Mais, comment s’assurer atteindre les objectifs de production en élevage des poulets de chair et des
pondeuses ? Pour répondre à cette question, cette partie du cours traite de :
l’étude des races des poules ;
les techniques d’élevage ;
l’alimentation et le rationnement ;
la prophylaxie et la gestion de l’activité avicole.
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CHAPITRE I : ETUDE DE RACES DES POULES
Objectif spécifique : caractériser et choisir les différentes races ou souches à élever selon l’orientation de
l’activité choisie.
Durée : 3 heures.
INTRODUCTION
Elément de base de l’ethnologie (étude d’affinité parentale), la race est un ensemble d’individus de même
espèce, ayant des caractères morphologiques et physiologiques particuliers communs qu’ils transmettent à
leurs descendants de génération en génération. Le segment d’individus de même race, issus de deux
ancêtres, présentant des caractères particuliers appréciés pour une sélection (taille ; masse corporelle ;
indice de ponte ; vitesse de croissance…) est une souche.
Quelles sont les races et les souches pouvant s’acclimater au Congo et être rentablement élevées dans les
conditions modestes ?
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Ce sont des races, généralement d’origines américaines ou européennes, qui ont subies des croisements
dans le but d’améliorer leurs caractéristiques zootechniques ou créer carrément des nouvelles races
capables de satisfaire les besoins des éleveurs suivant les spéculations.
a) La Cornish
C’est une race anglaise, améliorée aux Etats-Unis. Son
plumage est entièrement blanc, ses pattes et sa peau sont
jaunes, le poids du coq est de 3 à 4 kg. La poule n’est pas
une bonne pondeuse.
b) La Bresse
Cette race est de poids moyen, la poule
pèse 2 kg et le coq 3 kg, le plumage est
blanc et les pattes sont bleues, à
squelette très fin. Ces poulets sont
réputés pour la qualité de leur chair.
c) La Faverolle
C’est une race d’origine française issue de
la fusion de plusieurs races. Rustique, elle
propose des sujets de taille superbe et de
volume important (bien que dépassée par
des souches plus rentables).
Son plumage clair ou foncé est abondant et
est complété d’une barbe et de favoris. Sa
masse corporelle moyenne adulte est de 4
Kg pour le coq et 3 Kg pour la poule.
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a) Cobb
Ce sont des poulets de très forte croissance de plumage blanc. Ils ont par conséquent besoin d’aliment
ayant des teneurs élevées en éléments nutritifs. Depuis la gauche : poulets à l’âge d’1, de 18 et de 36 jours
(en 36 jours, passent du poids de poussin de 40 g à un poids de plus de 2 kg en fin d’engraissement).
b) Hubbard ISA
C’est une souche à haut potentiel de croissance qui
s'adapte très bien au climat tropical et atteint 803 g à
21 jours et 2255 g à 42 jours.
c) Vedette-ISA
Communément appelé Hybro, c’est une souche lourde à croissance rapide issue d'un coq blanc de taille
normale avec une poule blanche de race naine (reproductrice vedette) pesant au moins 2,5kg. Le poulet
pèse 2kg à 40 jours avec un indice de conversion de 1, 9.
d) Starbro
C’est la souche blanche de Shaver à croissance rapide, qui atteint 1850 g en 52 j avec un IC de 2 et une
viabilité de 95 p100.
NB : Ross 208 ou 308, Derco 509 et poulet Lohmann sont aussi des souches à croissance rapide
utilisées entre autres.
e) Redbro
C’est la souche rouge de Shaver à croissance lente, qui atteint 1750 g en 52 j avec un IC de 2,1 et une
viabilité de 97 p100.
NB : Tropic-bro; Hubbard, Sasso, Kebir, JA 657 et JA757 sont entre autres des souches à croissance
lente utilisées pour produire les poulets label, certifié ou fermier.
II.2. Les races de ponte
a) La Leghorn
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Elevée pour sa rusticité et sa capacité de ponte, 300 œufs
de 52 g par poule/an en moyenne, la Leghorn considérée
comme la reine des pondeuses a connu un vif succès (dont
le déclin est dû à la préférence de consommation des œufs
colorés).
Elle est une race de gabarit moyen, la poule pesant 2 Kg
et le coq 2,5 Kg en moyenne, portant des pattes jaunes
et une crête simple. La race compte de nombreuses
variétés dont la blanche est la plus connue. Originaire
des U.S.A.
a) Hissex blanche
C’est une souche moyenne à œufs blancs, qui a une ponte de 295 à 305 œufs en 14 mois. Le poids moyen
de l'œuf est de 65g. La consommation moyenne journalière est de 105 à 115g par poule.
b) Starcross blanche (Shaver)
C’est une souche légère à œufs blancs, avec une ponte de 270 à 280 œufs par an. Le poids moyen de l'œuf
est de 60,5 à 62,5g.
c) Lohmann
La variété Lohmann LSL-Classic (à gauche)
présente des poules au plumage blanc et donnant
des œufs à coquille blanche.
La variété Lohmann Sandy (à droite) est une
pondeuse à plumage blanc produisant des œufs de
couleur crème. La poulette affiche un très bon
indice de consommation, un plumage excellent, et
une grande robustesse.
b) La New Hampshire
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D’origine américaine, elle produit de
bonnes pondeuses dont le volume de chair
n’est pas à négliger. La variété rouge est
remarquable pour ses tons d’acajou blond,
aux pattes jaunes. La masse corporelle
adulte oscille entre 3 et 3,5 Kg pour le
coq ; puis 2,2 et 2,7 Kg pour la poule.
c) La race Marans
C’est une race eumétrique de 2,5 à 3 kg la poule, originaire de
France. Elle est très bonne pondeuse, la poule donnant 200
œufs roux très foncés par an, d’un bon calibre. Elle est
également réputée bonne couveuse et a la particularité d’avoir
les pattes légèrement plumées.
Cette race se distingue par deux variétés : l'une blanche, l'autre
noire.
a) ISA Brown
C’est une souche aux poules calmes avec une consommation
quelque peu élevée. A l’entrée en ponte, la jeune poule pèse
1,530 kg en moyenne à 20ème semaine
La production moyenne est estimée à 335 œufs roux environ
de 62 - 63 g par pendant 72 semaines.
b) Warren
C’est un produit commercial ISA dont les performances sont : forte productivité, consommation
relativement faible (125g), bonne rusticité, viabilité en élevage égale à 95 p100, celle en ponte 90 p100,
ponte très bonne (301 œufs colorés à 72 semaines d'âge), poids moyen de l'œuf de 62g sur l'ensemble
d'œufs pondus, qualité de la coquille d'œufs bonne, et poids à la réforme de 2,3 à 2,5kg. Quant au mâle, il
a la couleur blanche comme les poulets de chair.
c) Hissex rousse
C’est une souche moyenne à œufs roux. Sa ponte est de 285 œufs en 14 mois. L'œuf pèse 63,5g en
moyenne. La consommation moyenne d'aliments par jour est de 122g.
d) Lohmann brown
La Lohmann brown classic est une souche aux poules à plumage
roux (œufs à coquille rousse) et pattes jaunes. Très bien connue pour
ses performances de production ainsi que la qualité de ses œufs.
La variété Lohmann Sylver est une souche de poule légère au
plumage blanc et à œufs roux, avec une production supérieure à 270
œufs par an, l'œuf pesant 61,5 g en moyenne.
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e) Babcock
C’est une souche de pondeuses très
performantes dans de multiples
environnements, créée par le groupe ISA.
f) Harco
C’est une souche issue du croisement entre RIR x Polymouth Rock barrée.
Elle est répandue en Afrique de l'Ouest en raison de sa très grande résistance aux stress et aux maladies.
Cependant la consommation est forte 140 g/j. La femelle est toute noire, le mâle a une tâche blanche sur
la tête. Les performances sont : la production de 245 à 265 œufs roux par an ; l'œuf pesant 63 à 68g et la
poule pèse 2,5kg à la réforme.
III. L’Australorp
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C’est une race obtenue en Australie à
partir de l’Orpington noire anglaise. Elle
est rustique et mixte, exploitée pour la
production des œufs et la chair.
Ces races Australop et Orpington sont
utilisées dans les productions de poulets
de chair pour obtenir des sujets à plumage
et pattes noires réputées pour le goût de
leur chair.
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CHAPITRE II : LES TECHNIQUES D’ELEVAGE
Objectif spécifique 1 : garantir un logement décent et un bien-être aux différentes catégories de volaille.
Objectif spécifique 02 : conduire un élevage de volaille selon l’orientation choisie.
Durée : 16 heures.
INTRODUCTION
Les techniques d’élevage en aviculture sont les mécanismes à mettre en pratique pour entretenir et
exploiter de manière rationnelle les volailles (reproducteurs, poulets de chair et pondeuses). Quelles sont
alors les différentes étapes ou procédés à maitriser pour réussir l’élevage de la poule ? En réponse à cette
question, ce chapitre traite :
I. Installation des logements et préparation du local avant la réception du cheptel
I.1. Installation des logements
I.1.1. Choix du site
Les cinq principaux critères qui déterminent le choix du site d’exploitation lors de la prospection de
terrain sont : la bonne configuration du terrain ; la disponibilité d’eau ; la possibilité d’installer des
sources d’énergie ; l’existence des voies de communication et des marchés.
a) La bonne configuration du terrain
Le terrain doit être non accidenté (plat) ou légèrement en pente pour faciliter le transport ou l’écoulement
des déjections, le sol perméable autant que possible pour éviter les bourbiers, mais pas trop meuble pour
assurer la solidité des fondations. La ferme doit être implantée dans un endroit calme de préférence loin
des habitations.
b) La disponibilité d’eau
De façon à éviter les déplacements inutiles ou les canalisations couteuses, l’implantation du bâtiment doit
tenir compte de la situation du point d’eau (cours d’eau, puits ou forage, etc.).
c) La possibilité d’installer des sources d’énergie
Les volailles sont des animaux homéothermes, leur température organique reste constante dans un rang de
températures de l’environnement. En plus, les poussins ont besoins des hautes températures pendant leurs
premiers jours par manque de mécanismes défensifs.
d) L’existence des voies de communication
L’implantation du bâtiment doit tenir compte de l’existence des voies de communication pour faciliter le
transport nécessaire à l’acheminement des approvisionnements et à l’évacuation des produits de
l’exploitation.
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d’intensification, à la taille de l’élevage, aux moyens disponibles (électricité, eau, …). Il convient donc
d’adapter les principes généraux et les exemples proposés ici. L’essentiel à savoir sur l’aménagement du
site d’exploitation est constitué par les normes d’implantation et la construction des bâtiments, mis à part
les opérations préalables de préparation de terrain (défrichage, …).
Les bâtiments d’élevage doivent être bien secs, avec un plancher imperméable, bien aérés, bien éclairés et
proportionnés au nombre de sujets. Leur disposition doit tenir compte du sens des vents et averses
dominants.
Généralement, la largeur du bâtiment ne dépasse pas 8 m ; tandis que la longueur est variable.
Elever les murs à moitié pour permettre les conditions d’élevage plus favorables (0,5-1m de hauteur) et
terminer par le grillage hexagonal.
La toiture devra déborder de part et d’autre pour offrir une véranda (auvent). Si possible, en haut de la
toiture faire un lanterneau ou une paroi grillagée.
Le sol doit être de préférence cimenté et isolé par une litière de 10-15 cm en poussinière, 15-30 cm en
poulailler d’élevage et 25-30 cm en poulailler de production (ponte). Cette litière doit être absorbante et
non virulente (pas de poussière).
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Auvents
Canaux d’évacuation
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placer l’aliment (maïs écrasé seulement ou aliment démarrage en poussinière) dans les
mangeoires et la solution antistress dans les abreuvoirs (Tétracolivit, Aminogrow, Aliseryl,
Némovit, Stressmix, Sulfuran, Biostart, sucre,… dans l’eau de boisson).
NB : Le vide sanitaire devra durée environ 2 semaines et les bâtiments d'élevage doivent être espacés au
moins de 30 m.
Les critères de choix des poules reproductrices voire des pondeuses pendant le culling (tri) sont les
suivants :
bonne conformation (bec, bréchet, os du bassin et pattes non déformés) ;
plumage luisant (brillant, clair) ;
caractère doux ;
œil expressif (animé, mobile ou vivant) ;
écartement des os pelviens supérieur ou égal à deux travers de doigts placés verticalement. Tandis
que l’écartement entre les os pelviens et la saillie postérieure du bréchet doit être supérieur ou égal à trois
travers de doigts placés horizontalement ;
cloaque souple, humide et flexible ;
enfin, crête et barbillons symétriques bien développés et rouges.
II.3.1. Conduite séparée des mâles et femelles : les coqs et les poules sont entretenus séparément jusqu’à
la mise en place dans le bâtiment de reproduction. L’âge de l’entrée en ponte est retardé chez la
reproductrice de 4 à 5 semaines par rapport à la pondeuse dans le but d’obtenir des œufs de calibre
satisfaisant, puisque ce caractère est corrélé positivement au poids du poussin. C’est le meilleur système,
puisqu’il offre l’avantage de pratiquer un programme de rationnement et de contrôler le poids vif de
chaque sexe étant donné que leurs besoins alimentaires sont différents.
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II.3.2. Conduite mélangée des deux genres : les mâles ne doivent être mélangés avec les femelles que
lorsque leur masse corporelle vive dépasse celui de femelles de 40p100. En plus la quantité d’aliment
distribué doit être basée sur la masse corporelle vive des femelles.
L’appareil génital de la poule, dont le principal rôle est de pondre ou expulser de son organisme les
ovules (stériles et/ou fécondés), est composé de :
un ovaire : situé sous le rein gauche, lieu d’élaboration du jaune d’œuf ou vitellus ;
un oviducte : qui ressemble à un entonnoir vaste composé de cinq parties à savoir :
un pavillon : vaste entonnoir qui reçoit le vitellus mature ;
un magnum : qui sécrète l’albumen ou blanc de l’œuf ;
un isthme : qui produit les deux membranes coquillères ;
un utérus : qui est le lieu de formation de la coquille ;
un vagin : organe qui amène l’œuf formé au cloaque pour être expulsé.
II.4.2.2. La ponte
Elle est l’expulsion de l’œuf formé hors de l’organisme de la poule (femelle ovipare), qui intervient
autour du 5ième mois (20-22 semaines) d’élevage.
Non cochée, la poule pond des ovules simples appelés œufs stériles ; clairs ou de table. Les œufs dits
fécondés sont pondus après cochage ou coching (figure 1 et 2).
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Figure 2 : Anatomie de l’œuf
NB : La composition centésimale d’un œuf est en général de 60 p100 de l’albumen, 40 p100 du vitellus et
10 p100 de la coquille.
II.4.2.3. L’incubation
L’incubation est le processus biologique grâce auquel l’œuf fertile de la poule est apte de se transformer
en un poussin, dans les conditions requises de température, d’humidité et de ventilation. Elle est
caractérisée par la croissance et le développement embryonnaire marqués par une série de transformations
en plusieurs stades successifs :
Germe ------------- embryon ---------˃ fœtus -------˃ poussin.
Correspondant à la période comprise entre la ponte et l’éclosion l’incubation peut être naturelle ou
artificielle.
II.[Link]. L’incubation naturelle
L’incubation est dite naturelle lorsque la poule intervient par la couvaison pour réunir les conditions
nécessaires au bon développement.
La poule couve les œufs pendant 21 jours en :
maintenant la température optimale (36-38°C) ;
réglant l’humidité provenant du sol à l’aide de son bec ;
assurant la ventilation par la perméabilité des plumes d’une part et des sorties fréquentes (toutes
les 15 minutes) du nid de couvaison d’autre part.
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un compartiment de couvaison (ou couveuse) dans lequel les œufs passent la période
d’incubation proprement dite (1er au 18ième jour) ;
un compartiment d’éclosion (ou éclosoir) dans lequel les poussins voient leurs premier jour le
ième
21 jour en moyenne.
Bien que l’appareil soit capable d’incuber les quantités importantes que la mère ne peut pas,le taux
d’éclosion reste plus élevé (80 p100) lorsque la poule intervient que si l’on avait utilisé l’incubateur.
Incubateurs artificiels
NB : Dans la couveuse, disposer les œufs à plat sur le côté ou debout pointe en bas.
II.[Link]. Le mirage
Le mirage est une méthode qui permet d'ausculter l'intérieur d'un œuf en le plaçant entre l'œil et une
source de lumière intense. Cette méthode permet alors de distinguer les œufs non fécondés et les retirer de
la couveuse.
Il existe dans le commerce, des mire-œufs perfectionnés permettant de mirer les œufs dans les casiers.
Tout œuf frais doit être miré avant l'incubation. On supprime ceux qui présentent à l'intérieur, soit un
corps sombre soit une ombre douteuse (corps étrangers), soit une poche d'air (œuf trop vieux).
On doit mirer les œufs de poule au 7ième, au 14ème et au 18ième ou 19ième jour de l'incubation.
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II.[Link]. Facteurs de variation de la durée de l’incubation
On distingue 3 facteurs qui influencent la durée de l’incubation :
La température, la durée de l’incubation diminue lorsqu’elle est élevée ; tandis qu’elle se
rallonge en cas de baisse.
Le type d’œufs, ceux de couleur et ceux issus des parents âgés de même que ceux pesant plus de
55 g exigent plus de temps.
La durée de stockage, les œufs gardés plus d’une semaine exigent plus de temps d’incubation.
II.4.2.4. L’éclosion
Au terme de l’incubation, la coquille de l’œuf fécondé se casse et il en sort un poussin (oisillon) : c’est
l’éclosion.
En effet, le 21ième jour le poussin bêche la coquille vers le gros bout de l’œuf grâce au diamant (petit
organe corné, transitoire et formé sous le bout du bec) qui disparait par la suite dès que la coquille se
casse et que le poussin sort.
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Figure 5 : Evolution d’un œuf jusqu’à l’éclosion
TE = x100
Te = x100
Avec : NPE = nombre de poussins éclos et NOAE = Nombre d’œufs aptes à éclore.
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TP = x 100
Avec : PJ = Production journalière (nombre d’œufs ramassés par jour) et NPL = Nombre de poules logées
(effectif des poules).
NBPJP =
II.4.2.6. Le sexage
Les poussins éclos sont généralement séparés selon leur destination. Le sexage est une opération
zootechnique qui consiste à déterminer le genre du sexe de l’animal. Il permet d’éliminer les mâles lors
de la production des œufs et garantit une uniformité de production chez les poulets de [Link]
détermination du sexe peut se faire 10 à 12h après l’éclosion, en observant la présence d’un pénis
rudimentaire au niveau du cloaque des mâles, mais cet exercice est assez délicat et nécessite une certaine
expérience. C’est pourquoi il est plus aisé de faire recours aux souches autosexables.
L’examen interne consiste à explorer les glandes génitales par voies transrectales à l’aide d’un sexoscope.
L’examen externe se résume à l’observation de la couleur des pattes ou plumes ; la longueur des plumes
des ailes ; la forme des crêtes et barbillons …
Les deux rangées des plumes des ailes ont la même longueur chez le mâle ; tandis que chez la
femelle, la longueur des plumes supérieures est plus courte celle des plumes inférieures.
La crête et les barbillons sont plus développés chez le mâle que chez la femelle.
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On Donne :
Rc = Réception ;
Tf = Transfert ;
A/V = Abattage ou Vente
III.2. Planning d’élevage
Le planning d’élevage est une représentation schématique, un plan de travail, d’un programme organisé et
chiffré des activités de la ferme. Il comprend généralement les durées de vide sanitaire en poussinière et
en poulailler puis celles d’élevage en poussinière et en poulailler également. Il permet de déterminer le
nombre de bandes de poussins à élever et celui de poulet à produire durant une période déterminée.
NB : Dans le planning d’élevage des bandes de poulets de chair, la date du début du vide sanitaire en
poussinière correspond à la fin de l’élevage en poulailler et au transfert ; la date du début du vide sanitaire
en poulailler correspond quant à elle à la date de livraison ou vente des poulets produits.
jours) sur de simples feuilles en papier ou des cartons alvéoles à œufs ou dans des assiettes après 2 ou 3
heures, le temps que les poussins se réhydratent ; le bruit provoqué par les coups de bec incite aussi les
poussins à consommer davantage ;
contrôler les jabots trois heures après la mise en place des poussins pour s’assurer qu’ils ont
mangés ;
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contrôler la température des pieds (et par conséquent de la litière) contre son cou ou sa joue pour
éviter un mauvais ingéré précoce d’aliment, une mauvaise croissance et une mauvaise homogénéité.
On distingue trois modes d’élevage : l’élevage artificiel au sol, l’élevage en batterie et l’élevage sur
grillage ou caillebotis.
Ce mode d’élevage comporte deux types : élevage au sol sur parcours surveillés ou en liberté et élevage
en claustration au sol sur litière.
Il est utilisé traditionnellement en système extensif et n’est pas conseillé en raison du risque élevé de
contamination pathologique et l’absence de rotation de bandes. Il ne favorise pas la productivité optimale
(rentable et industrielle) même si le coût d’investissement est très réduit.
C’est le système d’élevage le plus utilisé et le plus adapté dans notre contexte. Semi-industriel voire
industriel, il permet la rotation des bandes. Son investissement est réduit par rapport au mode d’élevage
en batterie.
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On distingue deux variantes de cet élevage : l’élevage en claustration au sol sur litière dans un local
unique et l’élevage avec transfert.
L’élevage en claustration au sol sur litière dans un local unique ou sans transfert se caractérise par le fait
que le démarrage et la finition se déroulent dans un seul local. Communément appelé système canadien,
le local sert à la fois de poussinière et de poulailler dans cette variante qui présente un certain nombre
d’avantages et d’inconvénients par rapport à la variante avec transfert.
Dans ce mode d’élevage les sujets sont entretenus exclusivement dans des cages superposées, et certains
travaux sont automatiques. Il consiste à séparer chaque animal dans une petite cage de 0,40 m x 0,45 m x
0,50 m. Il présente quelques avantages et bien sûr des inconvénients qui font qu’aujourd’hui beaucoup
d’éleveurs de chair l’abandonnent de plus en plus en profit de du système d’« élevage
biologique » associant la claustration au sol sur litière et le plein air et il n’est utilisé que pour les
pondeuses.
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III.4.1.3. L’élevage sur grillage et sur caillebotis
Dans ces deux types d’élevages concernés par la finition ou les poulettes et surtout les pondeuses, le
contact des volailles avec la litière sale et leur fiente est supprimé et les problèmes de parasitisme
considérablement réduit.
Pour ne pas avoir à retirer trop souvent les déjections accumulées dessous sur le grillage ou les lattes, ces
dispositifs doivent être placés suffisamment haut.
On recommande de poser partiellement le grillage dans le poulailler sous les mangeoires et les abreuvoirs,
pour des raisons de propreté et de conservation plus longue de la litière.
S’agissant des caillebotis, les lattes doivent être d’autant plus épaisses que les traverses qui les supportent
sont espacées. En plus les angles supérieurs de ces lattes doivent être adoucis au papier de verre pour ne
pas blesser les pattes des volailles.
NB : En complétant l’équipement de grillage ou caillebotis par un traitement de vermifuge dans l’aliment
une semaine tous les deux mois, le risque parasitaire est nul et les chutes de pontes d’origine parasitaire
sont maitrisées. L’économie réalisée sur le coût des traitements vermifuges et le gain de production
rentabilisent rapidement cet investissement.
Il s’agit de la densité de peuplement, du nombre de matériel nécessaires et des conditions de conforts pour
les volailles.
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III.4.2.1. Densité de peuplement
Le peuplement se fait en fonction de l’âge, le format, la souche et le climat. Les densités admises de
manière générale sont indiquées dans le tableau ci-après.
III.4.2.2. Matériel
III.[Link]. En poussinière
1. Eleveuse
1 lampe tempête pour 30-50 poussins ;
1 éleveuse cloche (à gaz) de 1,50 m de diamètre pour 500 poussins ;
éleveuse cloche (à gaz) de 1,10 m de diamètre pour 250 poussins ;
1 réchaud à pétrole sous une tôle pour 300 poussins ;
1 ampoule de 100 watts pour 50 poussins ;
1 ampoule de 250 watts pour 100 poussins.
2. Mangeoire
1 plateau en plastique ou trémie pour 50 poussins (les 5 premiers jours) ;
1 mangeoire linéaire de 1m x 10 cm x 5 cm pour 50 poussins (jusqu’à 3semaines).
3. Abreuvoir
1 abreuvoir de 5l pour 100 poussins
4. Litière
5. Autre matériel
ELEVAGE EN TR1 2
8
On place devant l’entrée de la poussinière le pédiluve et à l’intérieur les équipements suivants :
thermomètre, hygromètre, anémomètre.
III.[Link]. En poulailler
1. Mangeoire
3 Mangeoires linéaires (1m x15 cm x 10 cm) pour 100 poulets soit 15 mangeoires pour 500 poulets ;
1 Mangeoire de 1m ou conique pour 25 poulets
2. Abreuvoirs
1 abreuvoir de 20 litres pour 125 poulets, soit 4 abreuvoirs pour 500 poulets ;
2 abreuvoirs de 10 litres pour 250 poulets, soit 8 abreuvoirs pour 500 poulets.
3. Litière : 15 à 30 cm d’épaisseur.
4. Lumière : 0,75 watt/m2
5. Autre matériel
Comme dans la poussinière, on place devant l’entrée du poulailler de finition (ou d’élevage des poulettes)
le pédiluve et à l’intérieur les équipements suivants : thermomètre, hygromètre, anémomètre.
III.4.3.1. La ventilation
Elle doit être aussi grande que possible pour purifier les gaz nocifs (dioxyde de carbone et l’ammoniaque)
et éviter les excès tant d’humidité que de chaleur dans le local.
III.4.3.2. L’humidité
L’excès d’humidité est très nuisible. Il convient d’éviter de verser l’eau sur les murs et sur le sol. L’eau
des abreuvoirs ne doit pas mouiller le sol. La litière doit être sèche et aussi épaisse que possible.
III.4.3.3. La température
ELEVAGE EN TR1 2
9
Les volailles sont des animaux homéothermes, leur température organique reste constante dans un rang de
températures de l’environnement. En plus, les poussins ont besoins des hautes températures pendant leurs
premiers jours par manque de mécanismes défensifs.
On distingue et la température sous éleveuse.
La température ambiante est gardée optimale par la lumière (éclairage) qui doit être de 5 Watts/m2. Par
contre, la température sous éleveuse est prise à la périphérie du chapeau de l’éleveuse ou à la hauteur du
dos des poussins. Le tableau 2 rapporte ces températures à observer.
ELEVAGE EN TR1 3
0
ELEVAGE EN TR1 3
1
III.4.4. Paramètres de production
ELEVAGE EN TR1 3
2
NBE =
Avec : DE = Durée d’exploitation ; DEPs = Durée d’élevage en poussinière et DVSPs = Durée du vide
sanitaire en poussinière.
NBV =
Avec : DE = Durée d’exploitation ; DEPs = Durée d’élevage en poussinière ; DEPl = Durée d’élevage en
poulailler et DVSPl = Durée du vide sanitaire en poulailler.
GMQ =
Avec : MCMf= masse corporelle moyenne finale ; MCMf= masse corporelle moyenne initiale ; tf =
temps final ; ti= temps initial ; GMC = gain moyen quotidien et T = temps
ELEVAGE EN TR1 3
3
De la réception des poussins à la réforme, à une année et demie (72-73 semaines), il comporte trois (3)
phases : 1er âge ou croissance (8 -10 semaines), 2ième âge ou poulette (12 à 14 semaines) et 3ième âge ou
production (38-40 semaines).
IV.1.1. Schéma du cycle de production (ponte) et de différentes phases d’élevage
On donne :
Rc = Réception ;
EPE = Entrée en poulailler d’élevage ;
CP = Choix des poulettes ou culling ;
EPP = Entrée en poulailler de ponte (ou production) ;
Rf = Réforme.
ELEVAGE EN TR1 3
4
IV.[Link]. Poulailler d’élevage (Cf. voir élevage poulet de chair)
IV.[Link]. Poulailler de ponte ou de production
a. Mangeoires
1mangeoire linéaire double (1m x15 cm x 10 cm) pour 25-30 pondeuses ;
1mangeoire linéaire (1,5 m x15 cm x 10 cm) pour 20-25 pondeuses ;
1 mangeoire conique de 1m pour 200 pondeuses.
b. Abreuvoirs
1 abreuvoir de 20 L pour 50 pondeuses ;
2 abreuvoirs de 10 L pour 100 pondeuses.
c. Bac à gravier
1 bac à gravier pour 200 pondeuses ;
d. Pondoirs
1 pondoir (35cmx35cmx35cm) pour 5 pondeuses ;
pondoir (1mx60cmx35cm) pour 40 pondeuses.
e. Perchoir : 1 perchoir de 1m pour 5 pondeuses.
f. Litière : 30-35 cm d’épaisseur.
g. Lumière : 3 à 4 watts/m2 en plaçant les ampoules à 2m environ du sol.
h. Autre matériel : pédiluve (entrée du poulailler), thermomètre, hygromètre, anémomètre à
l’intérieur.
IV.2.3. Contrôle des performances de ponte
IV.2.3.1. Critères de sélection des bonnes pondeuses
Un bon indice de consommation et un bon emplument rapide après la mue constituent les critères
d’appréciation des bonnes pondeuses après confirmation de ceux des poulettes futures pondeuses.
<=˃
ELEVAGE EN TR1 3
5
Avec : = quantité d’aliment consommé ; = masse d’un produit obtenu ; = quantité
moyenne d’aliment consommé par jour et = gain moyen quotidien.
NB : Le quotient de la QAC et le NOR (nombre d’œufs ramassés ou pondus) est aussi appelé indice de
consommation à tort. Toutefois, l’inverse de l’indice de consommation est appelé « efficacité
alimentaire » (EA = <=˃ .)
a. Courbe de ponte.
La courbe de ponte est la représentation graphique de l’évolution de la ponte. Elle s’obtient par
l’histogramme de fréquences de la ponte. On place pour ce faire les âges des pondeuses (en mois par
exemple) sur l’axe des abscisses d’un repère cartésien orthonormé ou orthonormal et les taux de ponte sur
l’axe des ordonnées.
La courbe de ponte de la poule pondeuse est caractérisée par trois phases distinctes comme celle de la
reproductrice : phase ascendante, pic de ponte et phase descendante.
au-delà de 80 p 100 de ponte, on augmente une demi-heure d’éclairage tous les 15 jours jusqu’au
maximum 18 h par jour.
ELEVAGE EN TR1 3
6
La figure 6 illustre l’action de la lumière sur la fonction sexuelle de la poulette, la poule et le coq.
c. L’alimentation
Elle doit apporter une ration suffisante pour satisfaire les besoins nutritionnels de la pondeuse notamment
en protéines brutes, en énergie métabolisable, en calcium, en phosphore voire en potassium, en lysine, et
en cystine plus méthionine. Faute de cela, certains troubles peuvent être constatés (picage, baisse de ponte
ou ponte des œufs de petit calibre, etc.). Pour ce faire, les bacs à gravier doivent être placés pour faciliter
la digestion et le débecquage ou épointage doit être pratiqué.
Le picage est un trouble du comportement des volailles dû à diverses causes (forte densité,
chaleur élevée, insuffisance d’aliment, excès de luminosité, matériel insuffisant) et caractérisé par
le fait que les sujets picotent (picorent ou becquètent) leurs semblables voire n’importe quoi. Il
entraine malheureusement les blessures, les casses d’œufs et le gaspillage d’aliment. Cependant,
le pica est la tendance à ingérer les substances non comestibles.
Le débecquage ou épointage consiste à couper et cautériser la pointe du bec avec une machine
spéciale équipée d’une lame coupante chauffée au rouge. Sans un bon débecquage, les
répercussions sur le lot sont graves : picage, mortalités, hétérogénéité du lot, retard de croissance
et gaspillage d’aliment. Pour prévenir le picage, on réalise le débecquage léger à 10 j et un second
à 8-12 semaines, voire à l’entrée en ponte chez les pondeuses dont la qualité de l’épointage n’est
pas bonne.
ELEVAGE EN TR1 3
7
Les lunettes réduisant considérablement les risques de picage, leur usage remplacent valablement
l’épointage à 8-12 semaines.
e. Le système d’exploitation
Le système d’exploitation doit minimiser le stress et les pertes énergétiques. L’implantation des bâtiments
d’élevage, le placement du matériel, les manipulations des pondeuses et toute opération zootechnique ou
zoo-sanitaire doivent se faire dans les normes de l’art.
La poule pondeuse pond environ 265 œufs par an. De la 20ième à la 72 ou 73ième semaine, la masse des
œufs pondus augmentent tandis que leur nombre définit une courbe qui croit puis décroit.
La thyroxine stimule le métabolisme général et fait croitre l’appétit par conséquent. La réduction de sa
sécrétion par la glande thyroïde engendre une baisse de production des œufs chez la poule, alors que
sécrétée normalement, elle contribue à favoriser la ponte.
IV.[Link].3. La mue
Elle est un phénomène physiologique caractérisé par la chute des plumes suivie de leur renouvèlement.
On distingue : la mue naturelle ou accidentelle, qui entraine des conséquences négatives notamment :
réceptivité accrue aux maladies respiratoires, accroissement du besoin azoté, interruption de la ponte.
a. Mue naturelle
Elle a lieu en trois périodes distinctes. La première commence 6-8 jours après la naissance et est
caractérisée par le passage du duvet au premier plumage juvénile. La deuxième mue commence entre 7 et
12 semaines et se caractérise par le passage du premier plumage juvénile au second plumage juvénile. La
troisième mue enfin qui intervient entre le 16ème et le 18ème mois, commence les pondeuses et précèdent
celle des membres, singulièrement les ailes.
b. Mue accidentelle
ELEVAGE EN TR1 3
8
Elle intervient lorsque les conditions du milieu sont défavorables (surpeuplement, pénurie d'eau et/ou
d'aliment, ventilation défectueuse, chaleur excessive et transfert au cours de l'élevage surtout la nuit).
Dans ce sens, on dit que la mue est provoquée ou forcée.
ELEVAGE EN TR1 3
9
-Détoxifiant -HEPATURYL ou -1g ou 1ml/litre pendant 3
HEPASOL jour
-Polyvitamines -Amintotal -1g ou 1ml/5litres d’eau
pendant 3 à 5 jours
J14 -2ième Vaccin Gumboro -IBD Inter ou BURSIN -Dans l’eau de boisson Rappel vaccin contre
Gumboro
Couverture vaccinale
-Complexe vitaminique -Amintotal
J25-j29 -Anticoccidien -Anticox Prevention de la
-Amprolium 20% ou 1g/5litres d’eau pendant coccidiose
ELEVAGE EN TR1 4
0
-Détoxifiant -HEPASOL ou 1g/l d’eau pendant 3 jours
HEPATURYL
-Rappel vaccin Newcastle La Sota -Dans l’eau de boisson
IBH120 ou
-Rappel vaccin Bronchite La Sota + IB -Dans l’eau de boisson
infectieuse
AMINTOTAL -1g/5l pendant 3-5jours
-Polyvitamines
S10/12 -Rappel vaccin Newcastle + ITA ND+IB ou -Voie sous-cutanée ou
Bronchite infectieuse + ITA ND + IB + EDS intramusculaire
CORYZA + vaccin chute de Ou ITA ND
ponte +IB=EDS+CORABC -1g/5l pendant 3-5jours
-Complexe vitaminique AMINTOTAL
S15/17 Déparasitage interne -LEVASOL 20ù -1g/litre d’eau pendant
-Anticoccidien -Amprolium 20% ou 1jour
Anticox 1g/5l d’eau pendant
-Détoxifiant 5jours
-HEPATURYL ou 1g/l d’eau pendant 3jours
HEPASOL
CONCLUSION
Les techniques d’élevage doivent permettre d’atteindre les objectifs de production. Les abreuvoirs et la
salle de stockage d’aliments doivent être nettoyés quotidiennement, tandis que celui des mangeoires, le
grillage à épousseter et l’environnement du local doit être hebdomadaire. La réussite de l’élevage des
poulets de chair et des poules pondeuses dépend fortement de la qualité des poussins d’un jour, de
l’infrastructure, des mesures de biosécurité et de l’alimentation adéquate.
ELEVAGE EN TR1 4
1
CHAPITRE III : ALIMENTATION ET RATIONNEMENT
Objectif spécifique : Enoncer les éléments constitutifs d’une ration et nourrir les poulets selon la
spéculation choisie.
Durée : 2 heures.
INTRODUCTION
L’alimentation représente environ 70-75% des dépenses totales dans une activité avicole. Dans le souci de
minimiser son coût, il est souhaitable qu’elle soit basée sur les ressources alimentaires (ingrédients ou
aliments simples) locales et disponibles.
Nous allons étudier dans ce chapitre :
l’alimentation ;
le rationnement des poulets et des pondeuses.
III.1. L’alimentation
ELEVAGE EN TR1 4
2
III.1.1. Eléments constitutifs de la ration :
La ration doit être équilibrée, c.-à-d. contenir :
- des glucides ;
- des lipides ;
- des protéines :
- des sels minéraux ;
- de l’eau.
- des vitamines
Ils représentent 60-70% de la ration ce qui fait d’eux les constituants de base des rations alimentaires.
Les oléo-protéagineux
Ce sont les graines d’oléagineux (riches en lipides ou huile, riches en protéines) et leurs dérivés
appelés tourteaux (soja, arachide, coton, palmiste, etc.).
Les aliments riches en protéines animales :
Généralement aussi riches en lipides (graisse), on classe dans ce groupe : le lait en poudre, farine de
chenilles, de poissons, de sang et de viande.
La ration des volailles nécessite 15-20% de protéines, dont 4-5% d’origine animale soit 10-16% d’origine
végétale.
Les aliments de synthèse :
Encore appelés compléments alimentaires de synthèse, on classe dans ce groupe : les acides
aminés commerciales de synthèse (lysine, méthionine), l’urée ou carbonide, les vitamines, les
levures, les sels minéraux.
Les premixes ou additifs alimentaires :
Ce sont des compléments alimentaires, pré-mélanges, composés essentiellement d’oligo-éléments et des
substances telles que les vitamines, les antioxydants, les adjuvants, qu’on associe au mélange à des faibles
doses pour surmener quelques différences de l’aliment.
Les composés minéralisés et vitaminées (CMV) :
Ce sont les pré- mélanges de minéraux et des vitamines. Les CMV sont incorporés à la hauteur de
3-10% dans la ration. Ils sont souvent appelés concentrés.
Les composés minéralisés azotés et vitaminés (CMAV) :
Les CMAV sont des concentrés, pré-mélanges d’aliments protéiques enrichis de vitamines et de
minéraux. Ils sont incorporés dans les aliments, reconstitués, à la hauteur de 30-40% de la ration.
ELEVAGE EN TR1 4
3
III.1.3/ Les aliments en fonction des différentes phases physiologiques
L’aliment démarrage
C’est l’aliment à donner aux poussins.
L’aliment finition :
C’est un aliment d’engraissement destiné aux poulets.
L’aliment poulette : Encore appelé aliment retard, il est donné aux poulettes.
L’aliment ponte : c’est l’aliment destiné aux pondeuses.
III.2/ Rationnement des poulets de chair et des pondeuses
III.2.1/ Rationnement des poulets de chair :
Les quantités d’aliments démarrage et finition à distribuer en moyenne par semaine pour couvrir les
besoins des poussins et poulettes sont les suivantes :
Première semaine : 20g/j ;
Deuxième semaine : 20-40g/j ;
Troisième semaine : 40-60g/j ;
Quatrième semaine : 60-80g/j ;
Cinquième semaine : 100g/j ;
Sixième semaine : 110g/j ;
Septième semaine : 120g/j ;
Huitième semaine : 120g/j ;
Neuvième semaine : 125g/j.
ELEVAGE EN TR1 4
4
ELEVAGE EN TR1 4
5
DEUXIEME PARTIE : LA
PRODUCTION PORCINE
Durée : 13 heures
INTRODUCTION
Durée :1heure
La production porcine ou porciculture est l’art de produire dans un laps de temps, le maximum de denrées
animales à partir du porc (Sus scrofa domesticus), avec le minimum de dépense et le moindre effort
possible.
Le porcin est un animal élevé essentiellement pour sa viande de haute valeur alimentaire, dans les
conditions économiques acceptables, en tenant compte du pouvoir d’achat des consommateurs.
Ses principales caractéristiques biologiques, constituant les atouts ou avantages de son élevage et, faisant
de lui l’animal idéal pour la production de la viande sont :
ELEVAGE EN TR1 4
6
La croissance rapide, qui permet d’obtenir un porc charcutier de 80 à 100 Kg, à 7–9 mois d’élevage,
avec un rendement carcasse variant entre 75 et 80 p100 ;
La précocité sexuelle, la puberté observée à 5-6 mois pour les mâles ; 4,5 et 5 mois pour les femelles,
La prolificité élevée de la truie qui donne en moyenne 8 à 14 porcelets/portée ;
La courte durée du cycle de reproduction avec, deux voire 2,5 mises bas par truie en une année ;
Le régime alimentaire omnivore et la haute conversion alimentaire, consommant presque tout ;
Le type d’élevage hors sol et hors saison, qui assure la prévention contre certaines maladies et permet
la réalisation des inséminations fécondantes quelle que soit la saison.
Cependant, l’élevage porcin est aussi confronté à certaines contraintes, notamment :
La nécessité de construire des logements appropriés, ce qui engendre un coût d’investissement
onéreux ;
L’achat des aliments composés complets qui représente 60 à 70 p100 du coût total de production ;
La difficulté à écouler les porcs charcutiers finis, leur viande souffrant de tabou (les interdits).
Les éleveurs des porcins sont classés en trois types de producteurs à savoir :
Le producteur naisseur, qui entretient les reproducteurs et élève les porcelets jusqu’au sevrage ;
Le producteur engraisseur, qui élève et engraisse les porcelets sevrés pour produire les porcs
charcutiers ;
Le producteur mixte, qui entretient les reproducteurs puis élève et engraisse les porcelets nés
jusqu’à l’âge boucher.
Mais, comment produire la viande de porc dans les conditions de rendement optimal ?
En réponse à cette question, l’actuelle partie du cours traite de :
les races porcines ;
les logements des porcins ;
le déroulement de la production ;
l’alimentation et le rationnement des porcins.
Objectif spécifique : caractériser et choisir les différentes races à élever selon l’orientation de l’activité
choisie.
Durée : 3 heures.
INTRODUCTION
L’espèce, la race et la souche sont les unités de la systématique (ou classification) zootechnique. La
dernière sert de support à l’étude des particularités d’affinité parentale dont l’unité principale est la race.
ELEVAGE EN TR1 4
7
En effet, le choix des races à haut rendement et leur reproduction permettent d’obtenir un élevage
rentable, si les conditions de son fonctionnement (alimentation adéquate, logement approprié et
prophylaxie rigoureuse) sont réunies.
Elles ne sont pas sujet de l’élevage porcin rationnel (industriel ou semi-industriel), mais soumises à
l’élevage de type familial ou artisanal. La faiblesse des performances explique le fait que leur intérêt
économique soit négligé.
En effet, ce sont des animaux malformés, hauts sur pattes, de taille hétérogène, de masse corporelle adulte
moyenne d’environ 50 Kg et de robe noire ou grise voire pie noire.
Par ailleurs, il importe de savoir que ce sont des races très rustiques qui peuvent être avantageusement
utilisées en croisement. Parmi ces races on peut citer : le porc Cantonais ; le porc Bakossi ; le porc
Pirapentiga ; le porc Pelon et le porc Ibérique élevé en Afrique et particulièrement au Congo.
Le porc ibérique est un animal à tempérament bruyant, grognant et coureur. Il porte une robe
généralement noire ou grise et parfois pie noire à soie relativement court.
VALEUR MOYENNE
DESIGNATION ET UNITE DE MESURE MALE FEMELLE
Masse corporelle moyenne adulte (MCMA) en Kg 50 45
Hauteur au garrot (HP) en cm 60 40
ELEVAGE EN TR1 4
8
Encore appelée Yorkshire et d’origine anglaise, la Large White est une race sub concaviligne, longiligne
et hypermétrique ; qui peut atteindre 100 Kg de poids vif après 6 mois d’élevage avec un rendement
carcasse de 75%.
Elle est une race mixte (caractérisée par des grandes aptitudes à la reproduction, avec de hauts niveaux de
prolificité et d’excellentes aptitudes productives, un bon taux de croissance journalière et une qualité de
viande élevée) dont la truie donne 10 à 12 porcelets par portée. Très prolifique et de croissance excellente,
c’est une race rustique, de bonne précocité (sexuelle et de croissance) et à tempérament doux (assez
calme). Il a une robe crémeuse ou blanche sale.
Une tête forte légèrement concave, au front large ; aux yeux vifs ; au groin assez-large et
retroussé puis aux oreilles grandes, triangulaires et portées dressées ;
Un tronc cylindrique au dos large, plat et musclé ; à queue insérée dans le prolongement des
muscles des membres ; avec un abdomen bien soutenu et une poitrine large et profonde
descendant nettement au-dessus des coudes ;
Des membres solides avec des jambes épaisses et bien descendues.
Les principales mensurations de la Large White sont données dans le tableau suivant :
VALEUR MOYENNE
DESIGNATION ET UNITE DE MESURE MALE FEMELLE
Masse corporelle moyenne adulte (MCVA) en Kg 500 350
Hauteur au garrot (HP) en m 1,1 1,0
Longueur du dos (LD) en m 2 1,5
ELEVAGE EN TR1 4
9
II-2 : La Landrace
D’origine danoise, la Landrace est une race subconvexiligne, longiligne et hypermétrique, portant une
robe blanche sale identique à la Large White (dont elle est issue par croisement avec les porcs d’Europe
du nord).
La Landrace de type standard et la française sont des races mixtes de très bonne précocité de croissance et
sexuelle, et assez prolifiques (la truie donnant en moyenne 10 porcelets par portée). Excellents porcs
charcutiers à tempérament assez calme, ces Landraces réussissent bien en croisement avec des races
locales. Les femelles, dotées d’un comportement sexuel remarquable, servent essentiellement de
partenaires au Large White dans les élevages industriels.
La conformation détaillée de la Landrace est caractérisée par :
Une tête légère et longue, à groin conique et fin, portant des oreilles tombantes dirigées vers
l’avant (inclinées) et cachant presque les yeux ;
Un tronc fusiforme de hauteur plus grande en arrière qu’en avant ; de poitrine et cage thoracique
réduites comparativement à la Large White ;
Des membres fins, à bons aplombs avec des jambons globuleux.
ELEVAGE EN TR1 5
0
II-3 : Le Piétrain
D’origine belge, le Piétrain est une race concaviligne, longiligne et eumétrique. Comme la Landrace belge
et l’Hampshire, le Piétrain est une race à viande qui présente des rendements reproductifs pauvres ; mais
un développement musculaire plus important et des carcasses plus courtes et minces.
Il a une prolificité (9 à 10 porcelets par portée) et une croissance très moyenne, mais est très bien
conformé (type culard). Il offre un bon indice de conversion alimentaire, un faible taux de gras et des
performances de carcasse exceptionnelles (un pourcentage élevé des morceaux nobles). Son sang inoculé
à la Large White améliore la qualité de la carcasse.
Le Piétrain est reconnu par sa robe à taches noires sur un fonds blanc (peau tachetée noir et blanc), aux
soies courts et durs ; ses oreilles courtes, dressées (droites) et quelquefois noires. C’est un animal court
sur pattes dont les principales mensurations sont données dans le tableau ci-après :
VALEUR MOYENNE
DESIGNATION ET UNITE DE MESURE MALE FEMELLE
Masse corporelle moyenne adulte (MCVA) en Kg 300 200-250
Hauteur au garrot (HP) en cm 85 75
ELEVAGE EN TR1 5
1
TRUIE HAMPSHIRE VERRATS ET TRUIES DUROC
Le Duroc : C’est la race la plus répandue aux U.S.A et caractérisée par des bonnes performances
de croissance et d’engrais auxquelles s’ajoute un bon indice de conversion alimentaire. Il porte une robe
brun clair et les oreilles pendantes. La truie est très prolifique, 24 porcelets en moyenne par portée.
Le porc blanc et l’Hampshire : Ce sont aussi deux races améliorées d’origine américaine.
La race corse : Elle représente près de 25 p100 du cheptel porcin corse.
Les races chinoises : Elles sont caractérisées par une précocité sexuelle excellente (puberté entre
2 et 4 mois) ; une prolificité exceptionnelle (14 à 18 porcelets par portée) ; des qualités maternelles
excellentes avec une aptitude laitière de 16 à 20 tétines ; des qualités gustatives de la viande excellentes
(colorée, juteuse, savoureuse et tendre) et malheureusement une croissance lente puis des carcasses
grasses et mal conformés.
ELEVAGE EN TR1 5
2
Objectif spécifique : Dégager les règles d’installation, de construction des batiments ainsi que celles de
logement des différentes catégories de porcs.
Durée : 3 heures.
INTRODUCTION
Le porcin est un animal délicat qui réagit au manque de confort. Son élevage rationnel nécessite la
construction d’un logement adéquat (porcherie), afin de le protéger contre les agressions climatiques
(chaleur excessive, froid intense, humidité excessive, forte pluie, vent dominant, etc.).
Quelles sont les particularités d’une porcherie ?
En réponse à cette question, les lignes qui suivent de ce chapitre traitent :
l’orientation des bâtiments ;
les caractéristiques techniques ;
les annexes d’une porcherie.
I. des bâtiments
La construction doit tenir compte du sens des rayons solaires, des tornades et des vents dominants.
Il faut pour ce faire que :
l’axe principal du bâtiment soit orienté en direction nord-sud, de sorte que la plus grande surface
possible de 1 à 1,2 m de hauteur soit exposée à l’est et à l’ouest, permettant d’éviter les excès de
chaleur (les porcins n’ayant pas de glande sudoripare) comme de froid ;
la plus petite surface de 2 à 3,5m de hauteur soit opposée aux intempéries ;
le toit soit fait de tôles ondulées, avec deux pentes et des rebords d’au moins 50 cm pour diminuer
l’entrée des rayons solaires et protéger les porcs contre la pluie. Le point culminant de toiture
devra se situer à 3 m environ du sol ;
le sol soit fait d’un pavement de béton d’au moins 30 cm de profondeur, facile à nettoyer, avec
une pente de 30 p100 pour faciliter le drainage. Un trou à fumier devra être creusé au bas de la
pente et en dehors du mur.
Toutefois, la porcherie devra être construite à 200 m environ des habitations, à côté d’un point d’eau, en
un endroit élevé et sec c’est-à-dire sur un sol de texture argileuse et compacte.
ELEVAGE EN TR1 5
3
En fonctions des catégories d’âge et/ou de sexe puis de la densité de peuplement des porcins, on distingue
six (06) types de loges à disposer par rangée si possible (deux ou une seule). Il s’agit de :
loge du verrat ou verraterie : 10 – 15m²/tête ;
loge de la truie allaitante : 9-10m² par truie allaitante ou 0,75 à 1m²/porcelet ;
loge des truies gestantes : 2,5- 3m²/tête ;
loge des truies vides ou truiterie d’attente, à proximité de la verraterie : 1,5-2 m²/tête, à raison
de 5 à 10 truies par box ;
loge d’engrais : 1,5 -2 m²/tête, à raison de 8 à 14 porcs par box ;
loge de pré-engrais : 1- 1,2 m²/tête, à raison de 10 à 20 porcelets par box.
NB : Chaque loge comporte une auge (mangeoire) et un abreuvoir construit généralement en maçonnerie
(ou amovibles fabriqués avec des plaques en acier) puis un gisoir ou aire de couchage et une aire à
déjection.
ELEVAGE EN TR1 5
4
Objectif spécifique : Décrire et appliquer les différentes méthodes de production des différentes
catégories des porcs
Durée : 6 heures.
INTRODUCTION
Le porcher mixte produit les porcs charcutiers et les porcs reproducteurs (mâle et femelle). Il engraisse
certains porcelets sevrés généralement mâles jusqu’à l’âge et relativement le poids bouchers, élève
d’autres jusqu’à l’âge de mise à la reproduction et les exploite jusqu’à l’âge de réforme. Comment se
déroule concrètement la production du porc charcutier et celle des porcs reproducteurs (verrat et truie) ?
Quelles en sont-les finalités ? Pour répondre à ces questions, nous allons dans les lignes qui suivent
parler :
115j. 0 ± 75j
jours
60 jours jours
G A R
Le cycle de production des futurs reproducteurs (remonte) :
Naissance Sevrage Mise à la reproduction
Allaitement Elevage ou Remonte
0 2 mois 6 - 10 mois
ELEVAGE EN TR1 5
5
Le cycle de production des porcs charcutiers :
Naissance Sevrage Mise à l’Engrais Abattage
Remarque : le cycle de reproduction de la truie, c’est l’intervalle de temps compris entre deux
inséminations fécondantes successives ; période au cours de laquelle, une truie traverse trois (3) phases
consécutives correspondant chacune à un stade physiologique donné : Gestation – Allaitement – Repos.
Ainsi, le cycle reproductif d’une truie dure tout au plus 6 mois, ce qui permet d’obtenir deux (2) mise bas
(portées) par truie par année.
La 1ère phase est caractérisée par l’entretien des porcelets sevrés classiquement (nourrains) jusqu’à l’âge
de mise en service de reproduction, à 7-9 mois d’âge suivant le cas.
ELEVAGE EN TR1 5
6
La seconde phase est caractérisée par l’entretien et l’exploitation des géniteurs (matériel zootechnique ou
machines de production) de la mise en service en reproduction à la réforme, qui a lieu à 5 ans pour le
verrat et 6 ans pour la truie.
NB : Les géniteurs aux performances exceptionnelles sont gardés après leur réforme pour être utilisés
comme donneurs de semences (ovules fécondés ou sperme) dans la pratique de la reproduction artificielle
(insémination artificielle et transplantation embryonnaire).
Le verrasson atteint la maturité sexuelle (ou puberté) à 4-5 mois, mais il est mis en service de
reproduction à l’âge de 8 – 9 mois (voire 10 mois) pour être reformé à 5 ans.
La cochette atteint la puberté à 4 – 5 mois. Elle est mise à la reproduction à 8 mois pour être reformée à 6
ans.
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II.4.1. La Détermination des chaleurs
Elles apparaissent tous les 21 jours après la puberté et durent 2 à 3 jours. Les principaux signes
caractéristiques qui permettent de reconnaître une truie apte à accepter le verrat sont :
Les chaleurs réapparaissent 3 – 4 jours après le sevrage, et il est conseillé de réinséminer la truie pendant
la première semaine suivant le sevrage ; 16 à 48 h après le début de l’œstrus.
II.4.2. Insémination
Le dépôt du sperme dans les voies génitales de la truie peut se faire naturellement par la saillie (libre ou
dirigée) ou artificiellement par le biais du matériel spécial (vagin artificiel et pistolet inséminateur)
exigeant une main d’œuvre qualifiante.
La saillie à lieu dans la verraterie, de préférence le matin ou le soir, pour une durée de 5 à 10 minutes
voire plus. Il est conseillé de reconduire la truie dans son boxe après la saillie et procéder à une seconde
saillie (saillie consécutive) 12 heures ou 24 heures après la première.
Le flushing ou forçage (suralimentation des géniteurs avant et après l’insémination) permet d’augmenter
la fertilité et la prolificité.
Le nombre de truies pour un mâle (proportion des géniteurs recommandée) est 15 à 25 truies pour un
verrat.
II.4.3. Gestation
Elle résulte d’une insémination fécondante et dure 3 mois + 3 semaines + 3 jours + 3 heures, etc., soit
113 à 116 jours ou 4 mois environ.
Le diagnostic de la gestation de la truie se fait trois semaines après l’insémination. En effet, à cette date
si elle n’est pas de nouveau en chaleurs, on conclut qu’elle est pleine.
Pendant le part, les gorets sortent de l’organisme maternel un à un, toutes les 10 à 15 minutes. Toutes les
enveloppes fœtales sortent après l’expulsion du dernier porcelet.
Elle correspond au calendrier des opérations à réaliser au cours du dernier mois de gestation.
ELEVAGE EN TR1 5
8
III. De la mise bas au sevrage
Les différentes étapes du cycle de production allant de la mise bas au sevrage sont l’allaitement et le
sevrage.
III.1. L’allaitement
Il est la période durant laquelle les porcelets sont nourris exclusivement du lait de leur mère qu’ils
prélèvent directement aux trayons. Sa durée dépend du type de sevrage. Au fur et à mesure que la durée
de lactation (fin de la production du colostrum jusqu’au tarissement) augmente, le lait diminue en quantité
et en qualité.
Pendant cette période une attention particulière doit être accordée à la truie suitée pour prévenir les cas
éventuels de cannibalisme et placer les porcelets les plus petits aux mamelles proches des pattes
antérieures. Par défaut d’instinct maternel, certaines truies refusent de se laisser téter par leur
porcelets (petits), les repoussent et les dévorent. Les truies cannibales doivent être reformées
La suralimentation des femelles en fin de gestation et allaitantes (steaming ou steaming up) facilite un
bon départ de lactation.
A la naissance :
nettoyage, coupe et désinfection (avec de l’iode ; l’eau de javel ; le citron ou la cendre)
du cordon ombilical ;
séchage des porcelets ;
section des huit jeunes dents et de l’extrémité de la queue ;
surveillance de la première tétée.
A quatre ou cinq jours :
distribution quotidienne d’une poignée de granulés lactés.
A quinze jours :
marquage ;
alimentation ad libitum avec un bon aliment.
Après quinze jours :
alimentation ad libitum avec un aliment appétent adapté au type de sevrage ;
vermifugation dont le moment dépend de l’âge au sevrage et du vermifuge utilisé.
ELEVAGE EN TR1 5
9
l’abattement ;
la diarrhée.
L’administration des produits à base de fer en injection intramusculaire (cofa-fer ; fercobsang ; dextran ;
olifer ; thespofer ; vétafer…) ou par per os d’une pâte riche enfer (terre argileuse tamisée et arrosée de
sulfate de fer) constituent le remède.
Le sevrage hâtif : encore appelé sevrage ultra-précoce, il a lieu entre 4 et 10 jours seulement après le
part. Associé à l’induction des chaleurs, il permet d’obtenir près de trois portées par truie et par an.
Cependant, il est déconseillé car il nécessite l’utilisation de l’allaitement artificiel.
Le sevrage précoce : pratiqué à 2-3 semaines, il permet d’obtenir plus de 2,5 portées par truie et par
an. Il est comme le précédent déconseillé pour sa nécessité d’utiliser une alimentation particulière
constituée essentiellement de lait en poudre, l’équipement enzymatique des porcelets n’étant pas encore
mis en place à cet âge ;
Le sevrage semi-précoce : encore appelé sevrage fonctionnel ou physiologique, il a lieu entre la 5 e et
la 7e semaine (35 à 45 jours) au moment où les porcelets sont à mesure de digérer d’autres types
d’aliments que le lait. Il permet d’obtenir 2,13 portées par truie et par an, au minimum ;
Le sevrage naturel : encore appelé sevrage traditionnel ou classique, il est pratiqué à huit semaines ou
2 mois environ et permet d’obtenir 2 portées des porcelets très bien conformés au minimum par truie et
par an. Sa pratique est fortement conseillée pour les sujets futurs géniteurs.
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0
IV. Du sevrage à l’abatage
Le sacrifice des porcs charcutiers et/ou géniteurs réformés doit se faire à l’abattoir.
IV.1. Le pré-engraissement
Encore appelé post-sevrage, il correspond à la phase de croissance du nourrain (porcelet sevré pesant
environ 20 Kg) qui se caractérise par le développement optimum des tissus osseux et musculaire.
Après une durée d’élevage de 4 à 6 mois, allaitement y compris, le nourrain devient pourceau qui pèse
entre 50 et 60 Kg.
IV.2. L’engraissement
C’est la phase de finition, d’amélioration de la qualité de la carcasse qui correspond au développement
optimal du tissu adipeux intervenant à 8 mois environ avec une masse corporelle de 90 à 110 Kg.
IV.3. L’abattage
La transformation des porcs charcutiers en carcasses ou viande comestible est un processus constitué des
étapes suivantes :
étourdissement ;
saignée ;
échaudage ;
éviscération ;
enlèvement des organes génitaux et de la tête ;
fente verticale de la carcasse en deux demi-carcasses.
V. Paramètres zootechniques
V. 2. Paramètres de production
PN= ; avec NPS nombre des petits sevrés et NFI, nombre des femelles inséminées
PP= ou MMPS PN ; avec MCTPS, masse corporelle totale des petits sevrés et MMPS, masse
moyenne des petits sevrés
3. Taux de mortalité
TM= ; avec NSM, nombre des sujets morts et ET, effectif total
ELEVAGE EN TR1 6
1
TF= x100 avec NPN, nombre des femelle nés et NFI, nombre des femelles inséminées
TP= x100 ; avec NPN, nombre des petits nés et NMB, nombre de mise bas
TV= 100 ; avec NSV, nombre de sujets en vie et ET, effectif total
TS= x100 ; avec NFS, nombre des femelles stériles ou vides et NFI, nombre de femelle inséminées
TG= x100 ; avec NFG, nombre des femelles gestantes et NFI, nombre des femelles inséminées ou
TG= 100p100-TS
TA= x100 ; NFA, nombre des femelles ayant avorté et NFI, nombre des femelles inséminées
TFA= x100 avec NFMB, nombre de femelles ayant mise bas NFI, nombre des femelles
inséminées
NFPN=NFMB+NFA, avec NFMB, nombre de femelles ayant mise bas et ; NFA, nombre des
femelles ayant
Objectif spécifique : Enoncer les éléments constitutifs d’une ration alimentaire ainsi que les principes de
rationnement.
Durée : 2 heures.
ELEVAGE EN TR1 6
2
INTRODUCTION
Le porc est un animal au régime alimentaire omnivore qui s’adapte facilement à une gamme variée
d’aliments mis à sa disposition. Il valorise la ration alimentaire mieux que n’importe quel animal
domestique. Ce chapitre traite :
l’alimentation ;
le rationnement.
I. L’alimentation des porcs
Pour nourrir les porcs, le porcher (ou porciculteur) peut constituer les rations alimentaires à partir de
plusieurs ingrédients (ou matières premières) ou s’approvisionner auprès des usines de fabrication des
aliments concentrés complets.
I-1-2 : Protéo-oléagineux
Ce sont les graines d’oléagineux et leurs tourteaux (arachide ; coton ; colza ; coprah ; palmiste ; soja…)
incorporés à la hauteur de 10 à 20 p100 du mélange.
ELEVAGE EN TR1 6
3
I-1-6 : Additifs alimentaires
Sans valeur alimentaire, mais capables d’influencer les caractéristiques zootechniques ou de production
animale, les additifs ne doivent être incorporés qu’à un taux faible dans le mélange (0,10 à 0,20 p100). On
distingue des additifs à action directe (adjuvants ; hormones ; facteurs de croissance ; anabolisants ;
enzymes ; tranquillisants et antimétéorisants) des additifs à action indirecte (antioxydant ; émulsifiants ;
antimottants ; antifongiques ; aromatisants).
II. Le rationnement
a) Le plan de rationnement ci-dessous est-il conseillé pour les reproducteurs :
ELEVAGE EN TR1 6
4
Truie Truie Truie
Catégorie Remonte Verrat Truie vide gestante gestante allaitante
(90J) (25j)
Qté d’Alt / 5-6
2.0 3.0 3-3.5 3-4 5-4
jour, Kg
Quantité d’aliment/jour, Kg 0,8 1,05 1,25 1,55 1,9 2,2 2,5 2,75 2,9 3,2 3,0
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TROISIEME PARTIE : LA
PRODUCTION BOVINE
Durée : 13 heures
INTRODUCTION
Durée : 01 heure
La production bovine ou boviculture est l’art de produire dans un temps record, le maximum de denrées
animales à partir de Bost aurus (taurin) ou Bos indicus (zébu) voire Buballus spp ou Syncerus spp
(buffles), avec le minimum de dépense et le moindre effort possible.
ELEVAGE EN TR1 6
6
Les bovins sont des grands ruminants domestiques et agricoles élevés essentiellement pour leur viande de
qualité meilleure après celle des animaux de la basse-cour (lapin ; poulet et dinde) et leur lait directement
consommable par l’homme, leur utilisation pour le travail (traction ou portage) ne restant importante que
pour les quelques petits paysans des pays en voie de développement.
Pays à vocation agricole, le cheptel bovin en République du Congo était estimé à plus de 150 mille têtes
(11.114 têtes en 2007 et 120.396 têtes en 2009) seulement. Plus de 90 p100 de viande consommée est
importée, soit sous forme de viande congelée ou sous forme de bovin sur pied venant du Tchad et/ou de la
République Centre Africaine.
Toutefois, depuis l’année 2000 les efforts de relance de ce sous-secteur agricole sont en train d’être
consentis avec la création des centres de métayage (Boundji, Ngatsou à 12km de 45-Ignié, Mpassa, etc.).
Actuellement, l’évolution numérique du cheptel s’améliore, estimé à 23 123 têtes en 2010, et 27220 têtes
en 2013. Malgré cet effectif, la production de la viande bovine n'arrive pas à couvrir la demande bien
modeste du consommateur. Au plan national, cette production est très faible (134 tonnes en 2007). Celle-
ci n’a contribué qu’à hauteur de 1,44% à la couverture de la consommation nationale. Comment maîtriser
et pratiquer cet élevage au Congo, de façon à obtenir un rendement optimal ? Pour répondre à cette
question, nous allons étudier dans cette partie du cours les éléments qui suivent :
l’étude des races bovines ;
les modalités d’élevage ;
la planification de la production ;
l’alimentation et le rationnement.
ELEVAGE EN TR1 6
7
Objectif spécifique : caractériser et choisir les différentes races à élever selon l’orientation de l’activité
choisie.
Durée : 02 heures.
Les zébus (Bos indicus) et les taurins (Bos Taurus) essentiellement élevés au Congo, diffèrent
fondamentalement du point de vue morphologique, climatique et sanitaire.
I. Les zébus
Ce sont des bovins pourvus de bosse. Ils s’acclimatent bien dans les zones chaudes et sèches (zone
sahélienne) supportant bien la chaleur, les températures élevées, mais tolérant mal l’humidité. Ils sont
sensibles à la peste bovine et à la péripneumonie, très sensibles aux trypanosomes mais peu sensibles aux
piroplasmoses (Babésiose, Piroplasmose et Thélériose).
On distingue deux types de zébus à savoir :
les zébus sahéliens à courtes cornes (zébu maure, zébu touareg et zébu azaouak) ;
les zébus peuls à plus ou moins longues cornes (Zébu peul soudanien, Zébu Gobra, Zébu
M’bororo, Zébu Foulbé de l’Adamaoua et Zébu Malgache).
NB: Les races étrangères améliorées sont aussi élevées en zone tropicale, soit en race pure, ou en
croisement dans le but d’améliorer les performances des races locales susmentionnées.
III. La classification des races bovines en fonction des aptitudes
Suivant la disposition des organes du corps (constitution ou conformation) dont les aptitudes (bouchère,
laitière, travail et mixte) sont le reflet, on classe actuellement les races bovines en trois catégories à
savoir : les races allaitantes ou à viande, les races laitières et les races mixtes.
ELEVAGE EN TR1 6
8
blanche ; à poils courts (fins) et luisants. Les principales mensurations et les masses corporelles moyennes
des adultes sont rapportées dans le tableau ci-après.
Tableau: Principales mensurations et les masses corporelles moyennes des adultes de la Ndama
Valeur
Désignation et unité moyenne
de mesure Mâle Femelle
Masse corporelle
adulte (kg) 300 250
HG (m) 1,10 1,00
PT (m) 1,5 1,42
LSI (m) 1,23 1,20
HG : hauteur au garrot ; PT : pourtour
thoracique et LSI : longueur scapulo –
ischiale.
Taureau Ndama
b) La lagune
C’est une race rectiligne, bréviligne et hypométrique ou ellipométrique. Elle a une robe souvent noire
uniforme et assez souvent pie noire, rarement rouge et pie-rouge ; jamais brune contrairement à la Baoulé.
Elle ne présente normalement aucune aptitude bien définie, mais pour sa grande rusticité aux enzooties
dues aux parasites. Ses principales mensurations sont données dans le tableau ci-après.
Tableau : Principales mensurations et les masses corporelles moyennes des adultes de la Lagune.
Valeur moyenne
Désignation et unité de mesure
Mâle Femelle
MCA (kg) 120 100
HG (m) 1,00 0,80
PT (m) 1,20 1,13
Troupeau lagunaire
HG : hauteur au garrot ; PT : pourtour thoracique et LSI : longueur
scapulo – ischiale.
c) La Baoulé ou Lobi
C’est une race rectiligne, bréviligne et ellipométrique. Elle a une robe soit pie noire, soit pie-brune ou
brune uniforme et rarement rouge à poils courts et brillants sur une peau souple.
Les principales mensurations moyennes et les masses corporelles des adultes sont indiquées dans le
tableau ci-après.
Tableau : Principales mensurations et les masses corporelles moyennes des adultes de la Baoulé
Valeur moyenne
Désignation et unité de
mesure Mâle Femelle
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MCA (kg) 200 185
HG (m) 1,10 1,00
PT (m) 1,36 1,34
Taureau Baoulé
Vache lobi
d) Zébu Malgache
Encore appelé Zébu de Madagascar, c’est une race rectiligne, médioligne et eumétrique. Il se caractérise
par :
une tête portant des cornes en croissant et quelquefois en lyre, de longueur très variable ; une
encolure mince et un fanon très accusé ;
un tronc court avec l’arrière train peu développé et une bosse bien dressée, chargée de graisse
chez les animaux en bon état, les vaches portant des mamelles réduites ;
une robe extrêmement variable (noire, rouge, fauve, froment, blanche, pie noire, pie-rouge ou
grise mouchetée).
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0
Les principales mensurations sont résumées dans le tableau ci-après.
Tableau : principales mensurations du Zébu Malgache
Désignation et unité de mesure Taureau Vache
ELEVAGE EN TR1 7
1
Phénotype Zébu dominant Phénotype Baoulé dominant
b) La Limousine
C’est une race originaire de l’ouest du massif central (France), de taille moyenne, sous poil blond
uniforme et aux muqueuses dépigmentées. De MCMA égale à 750kg la femelle et 1150kg le mâle, elle
possède une rusticité certaine à laquelle la sélection a ajouté de très bonnes qualités d’élevage (Fertilité,
facilité de vêlage et instinct maternel) et de remarquables aptitudes bouchères (conformation, rendement
en carcasse pouvant atteindre 70p100 et un rendement en viande important).
Elle est aujourd’hui une des grandes races à viande dans le monde.
ELEVAGE EN TR1 7
2
c) La Blonde d’Aquitaine
Encore appelée Blonde de sud-ouest, elle est obtenue après croisement des races locales Quercy,
Garonnaise et Blonde des Pyrénées. C’est une race hypermétrique (MCMA=900kg la femelle et1350kg le
mâle) qui s’adapte facilement à tous les climats. Elle a un potentiel de croissance élevé, une très bonne
conformation bouchère et un dépôt de gras limité.
g) La Gasconne
ELEVAGE EN TR1 7
3
C’est une ancienne race de travail, rustique, qui se reproduit le mieux en conditions très difficiles (relief,
climat). Elle présente une MCAM de 625 Kg la vache et 875 Kg le taureau, un GMQ de 1.250 g/j entre 6
et 12 mois en régime intensif puis un rendement carcasse de 64 p100 à 14-16 mois.
NB : La Maine-Anjou ; la salers ; l’Aubrac ; la Parthenaise et la Bazadaise sont des races mixtes utilisées
intensément pour la production de la viande.
ELEVAGE EN TR1 7
4
II.2. Les races bovines laitières
Elles sont caractérisées par la conformation laitière qui se traduit par :
Une tête fine, une encolure longue et fine ;
Une poitrine large et profonde, un abdomen ample et un bassin large ;
Des os minces et un indice dactylo-thoracique voisin de 0,1 ;
Une peau fine, mobile, onctueuse au toucher ; des poils fins et brillants ; des cornes minces et
effilées ;
Un caractère doux, tranquille et paisible ;
Des mamelles amples et volumineuses, irriguées par des grosses veines mammaires qui forment
des fontaines de lait ;
Des trayons bien développés et bien percés, égaux, lisses et cylindriques ; un nombre
supplémentaire étant bon signe.
Aucune race originaire de la zone intertropicale ne présente une conformation laitière. Néanmoins,
certaines races de renommée internationale peuvent bien s’y acclimater, même si la production laitière
n’est pas une tradition dans la zone.
Les principales races laitières qui peuvent s’acclimater avec profit en zone intertropicale sont indiquées
dans les lignes qui suivent.
a) Le Holstein-friesian
De robe pie noire, parfois pie
rouge, c’est une race sélectionnée
pour la production laitière aux
U.S.A. à partir d’un cheptel
importé au 19ème siècle des Pays-
Bas (Frise) et d’Allemagne
(Holstein). Elle a absorbé
plusieurs races locales de par le
monde.
b) La Prim’holstein
C’est une race obtenue par absorption de la française frisonne (race mixte à tendance laitière) par le
Holstein-friesian en France. Elle se caractérise par une robe pie noire rarement pie rouge (sujet dit Red
Holstein) ; une taille de 140cm ; un format hypermétrique (MCAM égale à 675 et 1050 Kg
respectivement pour la vache et le taureau) et un type laitier très marqué (poitrine profonde ; bassin
horizontal et légèrement incliné ; muscles longilignes et peu épais ; mamelle bien accrochée, haute avec
des trayons bien implantés.). Première laitière du monde, elle donne une production moyenne de 8.500
Kg de lait/an (9.086 Kg de lait à 40,9 p1.000 de taux butyreux et 33 p1.000 de taux azoté par vache en
moyenne, en 1999, en France).
ELEVAGE EN TR1 7
5
c) La Jersiaise ou Jerseyaise
C’est une race de robe fauve, originaire des îles de la
Manche (Jersey), qui s’adapte bien à toutes les latitudes ;
présente un format eumétrique (400 Kg de MCMA pour
les vaches) et produit un lait particulièrement riche en
protéines et en lipides. Elle est la championne des
beurrières qui est très recherchée.
f) La Montbéliarde
ELEVAGE EN TR1 7
6
C’est une race appartement au
rameau pie rouge des
montagnes, de grand format
(700 Kg la vache) qui associe
les remarquables qualités
laitières (6.000 Kg de lait en
moyenne par an) et
fromagères.
g) La Brune
C’est une race mixte
d’origine de l’Est de la
Suisse, de grand format (700
Kg en moyenne la vache) et
à haut potentiel laitier (7.000
Kg de lait par an en
moyenne) représentant 80
p100 des revenus.
Ce sont des races de conformation intermédiaire viande et laitière, généralement laitières avec une forte
vitesse de croissance et d’engraissement.
II.3.1. Les races mixtes locales
Les races bovines africaines pouvant être utilisées pour la production du lait et de la viande sont : le
Kouri, le zébu Foulbé, le zébu Gobra, le zébu Peul soudanien et le zébu Sahélien.
a) Le Kouri
C’est un animal rectiligne, longiligne et hypermétrique qui vit sur les rives et dans les iles du lac Tchad. Il
se caractérise des cornes de couleur blanche à extrémités noires, énormes et globuleuses, pouvant
atteindre 50 cm de diamètre en leur milieu, bien que légères du fait de leur structure alvéolaire. Sa robe
est blanche ou gris clair.
Les principales mensurations du Kouri sont rapportées dans le tableau 6.
Tableau 6 : principales mensurations du Kouri
Caractéristique Taureau Vache
ELEVAGE EN TR1 7
7
LSI (cm) 122 116 Figure 6 : Taureau Kouri
b) Le zébu Foulbé
C’est une race convexiligne, médioligne et eumétrique qui vit au Cameroun et particulièrement dans le
territoire de l’Adamaoua. On distingue trois (3) variétés ou types génétiques de zébu Foulbé :
N’Gaoundéré, Bango et Yola. L’animal est caractérisé par :
une tête longue et étroite, portant des cornes courtes et fines ;
un fanon assez développé, le fourreau pendant en général ;
une bosse bien développée et tombante, le squelette assez-léger avec les masses musculaires de
l’arrière-main bien développées ;
la robe le plus souvent tachetée de rouge ; le noir se rencontre rarement.
Le zébu Foulbé a une bonne aptitude bouchère, possédant une bonne faculté d’engraissement, avec un
rendement carcasse de l’ordre de 50-52 p100. Sa production laitière aussi satisfaisante.
c) Le zébu Gobra
Convexiligne, longiligne et hypermétrique, le zébu Gobra se rencontre au Sénégal, dans le sud de la
Mauritanie et dans le nord-ouest du Mali. C’est un animal bien musclé qui a une bosse très développée ;
sa tête portent des longues cornes, en lyre haute, et mesure 70 à 80 cm. Le zébu Gobra a une robe grise,
souvent avec des bringeüres, et quelquefois blanche.
Les principales mensurations du zébu Gobra sont rapportées dans le tableau 7.
Tableau 7 : principales mensurations du zébu Gobra
Caractéristique Taureau Vache
Le zébu Gobra a des bonnes aptitudes bouchère et au travail, avec une production laitière moyenne.
d) Le zébu Peul soudanien
C’est une race rectiligne, médioligne et eumétrique qui vit dans la zone soudanienne de climat tropical, au
Sénégal et au Niger. L’animal se caractérise par :
une tête portant des cornes de longueur moyenne ;
un corps manquant d’épaisseur mais pourvu d’une bosse en forme de cône qui a tendance à
être effacée chez la vache, avec un fanon mince ;
une robe généralement pie avec toutes les autres couleurs (noir, roux, gris, etc.), avec un
poil ras et brillant.
Les métis de zébu sahélien x zébu peul soudanien sot rencontrés au Mali.
Les principales mensurations du zébu peul sont rapportées dans le tableau 8.
Tableau 8 : principales mensurations du zébu peul
Caractéristique Taureau Vache Bœuf
ELEVAGE EN TR1 7
8
PT (cm) 163 142 166
Le zébu peul présente des bonnes aptitudes bouchère et au travail, avec une production laitière modeste.
Zébu Peul
e) Le zébu Sahélien
Le zébu Sahélien est un animal rectiligne, médioligne et eumétrique, qui se rencontre dans la zone
sahélienne de l’Afrique, de l’Atlantique au Tchad. Suivant les régions géographiques, on distingue les
variétés Maure, Touareg et Azaouak.
Il se caractérise par :
une tête portant des cornes assez courtes ;
une bosse bien développée et un fanon mince, plissé et très descendu ;
une robe variant du brun au jaune clair, et quelquefois pie.
Docile, apte au portage comme au labour, le zébu sahélien a des bonnes aptitudes au travail, laitière et
bouchère.
Les principales mensurations du zébu sahélien Azaouak sont rapportées dans le tableau 9.
Tableau 9 : principales mensurations du zébu sahélien Azaouak
Désignation et unité de Taureau Vache
mesure
ELEVAGE EN TR1 7
9
C’est une race de robe rouge acajou pie, le blanc
étant limité à la partie inférieure du corps, à la tête
(excepté des lunettes rouges) et aux extrémités. Elle
est une remarquable laitière et bonne fromagère
(5.667 Kg de lait en moyenne de 37,1 p1.000 de
TB et 34,3 p1.000 de TA par lactation dans le
monde ; 7.000 Kg de lait par an) ; dotée de bonnes
qualités bouchères (conformation, finesse du
squelette et MCAM de 630 Kg pour la vache puis
975 Kg pour le taureau) et de solides qualités
d’élevage (rusticité, aptitude à la marche, facilité de
vêlage).
b) La Normande
ELEVAGE EN TR1 8
0
C’est une race d’origine Suisse, de bonne
vitesse de croissance et bonne
conformation (jusqu’à 775 et 1.350 Kg de
masse corporelle adulte respectivement
pour la vache et le taureau), dotée
d’excellente qualité productrice de lait
(6.500 Kg de lait en moyenne par an, de
40,1 p1.000 de TB te 33,2 p1.000 de TA).
d) La Bleue du Nord
Race laitière à l’origine, la sélection vise sa mixité avec l’orientation bouchère. Le maroilles est son
fromage. La production laitière annuelle est estimée à 5.500 Kg, avec une MCAM de 750 et 1.250 Kg
pour la vache et le taureau respectivement.
e) La Française frisonne pie noire
Race d’origine hollandaise importée et sélectionnée en France au début du 20ème siècle.
f) La Tachetée de l’Est
Elle est obtenue à l’issue des croisements entre la Montbéliarde, la Simmental et l’Abondance.
g) La Maine-Anjou
De robe pie roux-rouge, elle a une forte capacité de croissance (1.500 à 1.600 g/j de GMJ entre 6 et 12
mois en régime intensif avec un Rc de 66 à 67 p100 pour les taurillons de 14 – 16 mois) et détient les
records en masse corporelle, 700 à 1.100 Kg la vache et 1.300 à 1.900 Kg le taureau. La production
moyenne annuelle des vaches contrôlées s’établit à 3.527 Kg de lait à 36,9 p1.000 de TB et 33,8 p1.000
de TA). La race a un taux très élevé de naissances gémellaires (8 p100).
h) La Salers
De robe rouge acajou uniforme, c’est une race
rustique et très fertile, à aptitude laitière très élevée
qui en fait une excellente nourrice capable d’allaiter
deux veaux. Pesant en moyenne 700 Kg la vache et
1.100 Kg le taureau, avec 1.400 g/j de GMQ entre 6
et 12 mois et un Rc de 64 à 65 p100 pour les
taurillons de 14-46 mois, la Salers est une race mixte
(lait, travail et viande) orientée à la production de
viande.
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i) L’Aubrac
C’est une race rustique, à aptitudes mixtes
bien équilibrées, qui est principalement
utilisée pour la production de viande, en
race pure ou en croisement, dans les zones
rudes. L’adulte pesant en moyenne 650 Kg
la vache et 1.000 Kg le taureau, la traction
animale et la traite ont été abandonnées.
j) La Parthenaise
La traite abandonnée, elle a vocation de
donner une viande haut de gamme. La
MCAM est de 700 Kg la vache et 1.075 Kg
le taureau, avec un GMJ de 1.350 g/j et un
Rc de 66 p100 en moyenne.
k) La Bazadaise
C’est une race de travail à aptitudes
multiples, aujourd’hui essentiellement
utilisée pour la production de viande. Les
vaches dotées de remarquables qualités
d’élevage et de reproduction, la
Bazadaise est recherchée pour la
production des veaux de boucherie de
type broutard. La vache et le taureau
pèsent respectivement jusqu’à 750 et
1.100 Kg, avec un GMQ moyen de 1.350
g/j entre 6 et 12 mois.
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CHAPITRE II : MODES D’ELEVAGE
I. Le mode intensif
Encore appelé élevage en stabulation, c’est le mode d’élevage dans lequel les bovins sont exclusivement
élevés à l’étable durant toute leur carrière, c’est-à-dire de la naissance à l’abatage.
Il fait appel à l’élevage sédentaire, migrateur (modes d’élevage extensif traditionnels) et le ranching
(mode d’élevage extensif moderne).
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C’est la technique d’élevage extensif traditionnel pratiquée par les agriculteurs – éleveurs qui travaillent
sur place, sans se déplacer avec leur troupeau. Il favorise l’intégration des productions agro-pastorales.
III.2.1 Le nomadisme
C’est la technique d’élevage extensif traditionnel caractérisée par le déplacement au hasard de l’éleveur et
son troupeau suivant l’abondance du fourrage et des points d’eau.
III.2.2 Transhumance
C’est la technique d’élevage extensif traditionnel caractérisée par le déplacement saisonnier ou cyclique
l’éleveur et son troupeau, suivant un itinéraire donné.
III.3. Le ranching
C’est la technique d’élevage extensif moderne caractérisée par le fait que les animaux sont entretenus
exclusivement sur le pâturage naturel amélioré ou non avec le minimum de gardiennage.
L’établissement ou l’entreprise qui pratique le ranching s’appelle un ranch. Le range désigne l’étendue
pâturable appartenant à un ranch.
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a) La castration : on pratique une castration non sanguinolente, à l’aide des pinces de Burdizzo, à
l’âge de 4 mois.
b) Le marquage :
C’est une opération zootechnique qui consiste à porter les marques (numéros par exemple) sur un animal.
Il permet l’identification des individus dans une population (un troupeau)
On distingue plusieurs marques : Le tatouage avec une encre indélébile ou non, les entailles à l’oreille, les
médailles au cou et les boutons d’oreille.
c) L’écornage
Encore appelé le décornage, c’est une opération zootechnique qui consiste à ablatir les boutons cornés par
arrachage (deux à trois semaines après la naissance) ou par section à la scie de la corne et de son
cornichon chez les adultes.
Il permet de prévenir les attaques des boviculteurs par les bovins récalcitrants et les luttes entre animaux.
d) Le ramassage
C’est l’opération zootechnique qui consiste à faire venir tout ou une partie du cheptel au parc de nuit. Il
permet de faire bénéficier aux animaux du ranch un complément alimentaire (bloc à lécher, restes de
récoltes, CMV, CMAV…) ou des soins quelconques.
e) Le recensement
C’est l’opération zootechnique qui consiste à enregistrer les individus du cheptel et déterminer l’effectif
total. Chaque animal recensé porte un numéro. Il permet d’évaluer et faciliter la gestion du cheptel.
f) La détermination de l’âge
C’est l’opération zootechnique qui consiste à estimer l’âge d’un animal par le contrôle des fiches de suivi
ou par l’examen de la dentition ou celui des cornes. Elle permet de décider d’une sélection, de la réforme
des géniteurs, de l’abatage, etc.
g) L’abatage ou l’abattage
C’est l’opération zootechnique qui consiste à sacrifier les animaux, préalablement étourdis, dans un
abattoir. Il permet de mettre à la disposition de la population humaine des viandes des bovins, sous forme
de carcasses (étourdissement, saignée, dépouillement, éviscération, retrait des abats et issues).
h) La contention
C’est une opération zoo-sanitaire qui consiste à immobiliser un animal en de réaliser une intervention
quelconque.
III.3.3.2. Les opérations sanitaires
a) La vaccination
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C’est une opération médicale qui consiste à inoculer à un animal un vaccin (substance destinée à
provoquer l’apparition d’anticorps à un taux suffisant pour immuniser le sujet contre une maladie
donnée). Elle permet de prévenir les maladies infectieuses éventuelles.
b) Le déparasitage
C’est une opération médicale qui consiste à détruire les parasites se trouvant aussi bien dans le corps des
animaux eux-mêmes, que dans les parcs et pâturage ou prairie où ils séjournent. Il peut être interne par la
Vermifugation ou externe par le bain dans un bassin (dipping-tank) ou par le spray.
c) La prophylaxie
C’est un ensemble de mesures de police sanitaire qui visent à empêcher l’apparition ou l’extension d’une
maladie contagieuse.
d) Le traitement
C’est un ensemble de moyens que l’on met en œuvre pour lutter contre une maladie, en vue de hâter la
guérison et éviter les séquelles. Un traitement comporte l’emploi de médicaments ; l’utilisation de
mesures hygiéniques, d’opérations chirurgicales ou obstétricales qui nécessitent de faire appel à un
vétérinaire.
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CHAPITRE III : PLANIFICATION DE LA PRODUCTION
Objectif spécifique : Caractériser les paramètres de production des différentes catégories des bovins.
Durée : 4 heures.
INTRODUCTION
En élevage bovin la seule source de profit est le veau. Cet élevage nécessite un plan d’organisation des
différentes activités.
I : Le schéma du cycle de production
Le cycle de production obéit au cycle de reproduction des vaches (cheptel de base) qui lui-même tient
compte des paramètres zootechniques de reproduction.
Avec : I=Insémination, V= Vêlage, IC= Insémination fécondante consécutive, SP= Sevrage précoce
SSPB= Sevrage Semi-Précoce des animaux de Boucherie (Bouvillon et Génisse), SSPG= Sevrage Semi-
Précoce des Génisses d’élevage ; SSPT= Sevrage Semi-Précoce des Taurillons
SC= Sevrage Classique, naturel ou traditionnel.
SC Vente ou abatage
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8-9mois Embouche (18-36mois)
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Retour des chaleurs après vêlage 30-50 j (40 j en moyenne)
Type d’ovulation Spontané
Moment de l’ovulation 4-16 h après la fin de l’œstrus
Moment idéal de l’insémination Du milieu à la fin de l’œstrus
Désignation Bovine
Durée du cycle 21 j
8-12 mois/♂
15-48 mois/♂
Nombre de ♀/♂ 25 - 50
Durée du coït 5 – 10 s
8 - 10 ans /♂
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IV- Paramètres zootechniques
1. Taux d’exploitation
TFA= x100
TFA= x100
TFA= x100
TFA= x100
TFA= x100
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CHAPITRE IV : ALIMENTATION
Objectif spécifique : Enoncer les éléments constitutifs d’une ration alimentaire ainsi que les principes de
rationnement.
Durée : 2 heures.
Les bovins sont des herbivores ruminants. Leur alimentation nécessite généralement un affouragement sur
pied (la pâture) ou un apport du fourrage récolté à l’auge, en cas de stabulation (zéro-grazing ou zéro
pâture).
On appelle pâture, l’action de faire brouter l’herbe aux animaux. Elle peut être ouverte ou fermée.
Lorsque les pâturages ne sont pas délimités et les animaux se nourrissent librement et exclusivement de
l’herbe, on parle de pâture ouverte. Le nomadisme et la transhumance sont des exemples types de
pâture ouverte.
En Ranching, on pratique la pâture fermée ou rotative, en respectant une capacité de charge de 1
UBT/ha/an sur 3 parcs.
I. Ration des jeunes
I.1. Alimentation en période de colostration
La mamelle de la vache ne produit pas immédiatement (dès la mise bas) du lait, mais un liquide
particulier appelé colostrum. Cette production dure 4 à 5jours et est remplacée progressivement par le lait.
Le colostrum est très utile pour les nouveaux nés car il contient des matières protéiques, les sels
minéraux, la vitamine A et surtout les anticorps qui protègent le veau contre les infections pendant les
premières semaines de sa vie.
I.2- Alimentation des veaux jusqu’au sevrage
Dans les premiers mois de sa vie, les réservoirs gastriques du veau sont inaptes à la digestion des
aliments solides (végétaux) : il est donc nourri exclusivement au lait qui tombe directement dans la panse
à travers la gouttière œsophagienne. Vers le quatrième mois, on y ajoute les végétaux faciles à digérer
puisque d’autres poches de l’estomac s’installent et prennent du volume au fur et à mesure.
Progressivement, on diminue la quantité du lait et on augmente celle des végétaux.
Quand le lait est complètement supprimé (l’estomac a pris sa forme définitive y compris ses différents
compartiments), le sevrage est réalisé.
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II- Alimentation et ration des adultes
L’alimentation des bovins adultes est constituée principalement du fourrage disponible soit au pâturage
ou mise à leur disposition dans l’étable après la coupe.
Pour le premier cas, on parle du fourrage vert, tandis que le second cas comporte de l’aliment sous forme
de matière sèche (foin, foin déshydraté, l’ensilage). Outre cela, un complément peut être ajouté à l’étable
sous forme de CMV, CMAV, bloc à lécher. Il peut également être complété en utilisant les sous-produits
agro-industriels (sons, tourteaux, …).
L’alimentation des bovins en général doit couvrir les besoins énergétiques, azotés, minéraux,
vitaminiques et hydriques.
NB : la quantité d’eau à consommer dépond en grande partie de l’humidité des aliments. Un bovin adulte
consomme 40 litres d’eau en saisons sèche et 20 litres d’eau en saison de pluies par jour.
Les ruminants doivent consommer une certaine quantité d’aliment qui occupe un certain volume dans le
rumen pour que le travail digestif soit accompli et que la rumination se déroule dans les bonnes
conditions. Cette quantité s’exprime en kg de matières sèches et est appelée encombrement.
Un bovin adulte tropicale pèse 250 kg et consomme 6,25kg de MS par jour. Le nombre de bovin à placer
sur un hectare est appelé charge à l’hectare ; il est de 1UBT soit un bovin adulte de 250kg.
L’embouche bovine
L’embouche ou la mise en condition de certains types d’animaux pour la boucherie (engraissement)
présente plusieurs variantes (3 types) :
- L’embouche extensive ou herbagère sur pâturage naturel amélioré ou non, concerne les jeunes
de 2 – 5 ans surtout et dure de 1 – 2 ans voire 3 ans. Les animaux reçoivent une complémentation
minérale sous forme de blocs à lécher (Ranching).
- L’embouche semi-intensive de durée plus courte (≈12 mois) se fait sur pâturage naturel amélioré
ou non, mais les animaux reçoivent en outre un complément alimentaire assez important
(concentré, minéraux).
- L’embouche intensive industrielle présentant deux (2) cas : l’embouche sur pâturage artificiel
avec ou sans complémentation alimentaire et l’embouche en Stabulation où toute l’alimentation
est fournie à l’auge pendant 6 mois environ (exemple : Embouche en Feed-lot pratiquée aux
USA).
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MATERIEL DIDACTIQUE
Planches
Organes anatomiques
Matériel de dissection
Bâtiments et matériel d’élevage
Instruments zoométriques : balance, ruban, canne
Matériel vétérinaire : coupe-dents, pinces à castrer, pinces à marquer, etc.
Ingrédients et matériels de fabrication alimentaires
Vidéo projections
Animaux sur pieds
Désinfectants et autres produits vétérinaires
Instruments de mesures : thermomètre, hygromètre…
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BIBLIOGRAPHIE
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EQUIPE DE CONCEPTION ET DE VALIDATION DU COURS
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Les races bovines adaptées aux conditions tropicales, telles que la Jersiaise et la Rouge flamande, possèdent des caractéristiques comme une bonne adaptation climatique et une production laitière riche en protéines et lipides. Leur capacité d'acclimatation réside aussi dans leur robustesse et leur aptitude à maintenir une production stable sous stress thermique .
Les systèmes d'élevage sur grillage et caillebotis réduisent le contact des volailles avec leurs fientes et la litière sale, diminuant ainsi les risques parasitaires . Ces systèmes permettent également un maintien plus propre des installations, mais nécessitent un agencement adéquat pour éviter les blessures des volailles .
Le choix de couvoirs est crucial car il influence directement les taux de survie et de croissance des poussins. Des couvoirs fournissant des poussins homogènes et d'une masse corporelle supérieure sont recommandés pour optimiser les chances de succès. La qualité initiale des poussins impacte fortement leur développement ultérieur et le rendement de la production .
Optimiser l'engraissement des poulets implique de réguler la densité de peuplement, et d'assurer une alimentation équilibrée et adaptée, tout en garantissant de bonnes conditions sanitaires . La gestion de production doit être adaptée pour aligner périodes de vide sanitaire avec le planning d'élevage pour maximiser l'utilisation des infrastructures et minimiser les pertes économiques .
Les normes d'élevage, telles que la densité de peuplement et les conditions de confort, garantissent un environnement propice qui favorise la santé et la productivité des volailles . Le matériel adéquat comme abreuvoirs, mangeoires, et éclairage est essentiel pour assurer l'efficacité des opérations quotidiennes et le bien-être des animaux .
L'insémination artificielle permet un contrôle précis du patrimoine génétique, augmentant la fertilité et la prolificité grâce au flushing. Comparée à la saillie naturelle, elle nécessite une main d'œuvre qualifiée mais offre l'avantage de planifier la gestion reproductive, facilitant des gains génétiques et sanitaires .
L'élevage en batterie présente des avantages comme un gain de place, l'absence de litière, et une meilleure santé sanitaire globale . Cependant, il est coûteux en investissement et complexe techniquement, ce qui a conduit de nombreux éleveurs à préférer des systèmes d'élevage plus naturels, associant la claustration au sol avec le plein air .
La densité de peuplement affecte directement le bien-être et la santé des poulets, influençant leur croissance et productivité . Les recommandations incluent 20-25 poussins/m² les trois premières semaines et 8-10 poulets/m² de la 4e à la 8e semaine. Une densité bien ajustée contribue à une meilleure gestion de l'espace et à la prévention des maladies .
Le cycle de production des poulets de chair comprend la réception, l'élevage en poussinière, le transfert en poulailler, l'engraissement, et finalement l'abattage ou la vente . La réception des poussins est cruciale car elle détermine la qualité de l'élevage futur. On vérifie le nombre de poussins livrés, leur poids (préférablement au-dessus de 35 grammes), et leur santé générale (plumage soyeux, cicatrices ombilicales, vitalité). Un bon départ influence significativement la croissance et la masse corporelle des poulets à l'abattage.
Les signes annonciateurs incluent la tuméfaction de la vulve, l'écoulement de colostrum, la dilatation du bassin, et l'agitation. Pour garantir une parturition réussie, il est important de surveiller attentivement la truie et fournir un environnement calme et sécurisé, afin de faciliter l'expulsion des porcelets .