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Cours d'Élevage : Aviculture et Techniques

Des cours d'élevage

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COURS D’ELEVAGE

Classe de terminale R1

Mai 2020
Discipline : Elevage
Option : Sciences et Techniques Agricoles (STA)
Série/Filière : R1/Production Végétale
Niveau : Terminale
Proposé par LOUBAKI NTOLO Nazaire
Objectif général : Acquérir des notions théoriques et pratiques pouvant permettre de faciliter
la mise en œuvre de différentes activités d’élevage notamment l’élevage de poule, des porcs et
celui des bovins.

Durée : 48 heures
Plan du cours

Introduction Générale
Premier partie: Production avicole
Chapitre I: Etude des races

Chapitre II: Techniques d’élevage

Chapitre III: Alimentation et rationnement

Deuxième partie: Production porcine


Chapitre I: Etude des races

Chapitre II: Logement des porcs

Chapitre III: Déroulement de la production

Chapitre III: Alimentation et rationnement

Troisième partie : production bovine


Chapitre I: Etude des races

Chapitre II: les modes d’élevage

Chapitre III: Planification de la production

Chapitre III: Alimentation


INTRODUCTION GENERALE AU COURS D’ELEVAGE
Durée : 1 heure
L’organisme humain a besoin des substances utiles pour sa constitution. Parmi ces substances nous avons
les protéines, les lipides ainsi que les glucides. De toutes ces substances, les protéines demeurent
importantes et proviennent de deux origines : végétale et animale.
Les protéines d’origine animale proviennent de produits animaux comme la viande, le lait, les œufs etc.,
d’où il sera utile de pratiquer l’élevage des animaux domestiques pour avoir l’accès facile aux protéines
animales à un bref délai au lieu de penser à la chasse qui extermine la majorité des espèces animales.
L’élevage désigne l'ensemble des opérations qui assurent la production, l'entretien et l'utilisation des
animaux domestiques.

La part de l’agriculture dans l’économie congolaise a décliné à la suite des destructions des années 1990,
sans connaître une grande reprise, dans un pays qui s'est tourné presque exclusivement dans l'exploitation
pétrolière. La contribution du secteur agricole dans le PIB est passée de près de 10% à moins de 5%, entre
1960 et 2010. Les besoins alimentaires en denrées animales de la population sont couverts essentiellement
par des importations.

La promotion des ressources animales, aurait pour corollaire :


 la réduction des importations abusives des denrées animales ;
 l’amélioration de la ration des congolais par des produits alimentaires de haute qualité et
accessibles à tous ;
 l’amélioration du rendement de l’agriculture par l’utilisation des sous-produits de l’élevage pour
des fins de fumure.
Le bien-être des populations passe par le développement intégral de l’agriculture et de l’élevage.

Dans ce cours nous étudierons trois parties qui correspondent à trois productions :
 la production avicole ;
 la production porcine ;
 la production bovine.

ELEVAGE EN TR1 3
PREMIERE PARTIE : PRODUCTION
AVICOLE
Durée : 22 heures

ELEVAGE EN TR1 4
INTRODUCTION

Durée : 1 heure

Encore appelée production aviaire ou aviculture, la production avicole est l’élevage rationnel de la
volaille dont la poule domestique (ou Gallus gallus domesticus). Elle est donc l’art de produire le
maximum de denrées avicoles dans un temps record, avec le minimum de dépense et le moindre effort
possible, à partir des espèces de volaille (ensemble des oiseaux de la basse-cour : caille, canard, dinde,
faisan, oie, pigeon, pintade et poule).

Industrie de transformation des ingrédients alimentaires (grains, graines et autres produits) en produits
avicoles, l’aviculture est une source de nourriture ; d’emploi et de revenu. Dans presque tous les pays en
développement, l’élevage de volaille est réalisé par des familles pauvres (rurales ou urbaines) et participe
au renforcement d’une agriculture familiale vitale pour les emplois et la sécurité alimentaire.

La volaille occupe une place importante au Congo, aussi bien dans la production ; les importations
(évaluée à 70-75p100) que dans la consommation des produits carnés (estimée par personne entre 2 et 3
Kg/an dans les villes, entre 1 et 2 Kg/an en milieu rural ; celle des œufs à 0,37 Kg/an/personne, soit 5 à 10
œufs de table).

Bien que l’aviculture procure de revenus tant en milieu rural qu’en milieu urbain au Congo, son
développement est confronté à certaines contraintes et bénéficie heureusement d’un certain nombre
d’atouts.

Quatre potentialités exploitables constituent les atouts au développement de l’aviculture dans le pays. Il
s’agit des :
 Atouts commerciaux ou de marché : La demande en besoin des principales denrées avicoles
(œufs et viande) augmente d’année en année sur le marché congolais, relativement à la croissance
démographique ;
 Atouts naturels : La disponibilité des sols exploitables pour la production des céréales (maïs)
puis des produits protéagineux et/ou oléagineux (soja) voire l’acclimatation des races améliorées
étrangères dans le pays contribuent à la promotion de la filière ;
 Atouts humains : l’existence de nombreux aviculteurs expérimentés, des techniciens (vétérinaires
et zootechniciens) en chômage par manque d’investissement et des paysans nécessitant un appui
technique efficace pour améliorer leur système d’exploitation ;
 Atouts spécifiques de la production ou biologiques : la diversité de produits avicoles permettant
son industrialisation ; les hauts rendements en protéines des denrées et le cycle de production
court.

Le développement de l’aviculture au Congo se heurte aux contraintes ci-après :


 la difficulté d’approvisionnement en poussins d’un jour et en provendes de bonne qualité, pour
l’élevage moderne ;

ELEVAGE EN TR1 5
 le manque de politique aussi bien d’amélioration génétique que des techniques d’exploitation de
la race locale, auquel s’ajoute le manque d’appui zoo-sanitaire, pour l’élevage traditionnel
paysan ;
 la faible production des ingrédients nécessaires dans la fabrication de provendes (maïs et soja
notamment) ;
 le manque d’investissement ou financement réel pour la filière tant en élevage moderne que
traditionnel.

Mais, comment s’assurer atteindre les objectifs de production en élevage des poulets de chair et des
pondeuses ? Pour répondre à cette question, cette partie du cours traite de :
 l’étude des races des poules ;
 les techniques d’élevage ;
 l’alimentation et le rationnement ;
 la prophylaxie et la gestion de l’activité avicole.

ELEVAGE EN TR1 6
CHAPITRE I : ETUDE DE RACES DES POULES

Objectif spécifique : caractériser et choisir les différentes races ou souches à élever selon l’orientation de
l’activité choisie.
Durée : 3 heures.
INTRODUCTION

Elément de base de l’ethnologie (étude d’affinité parentale), la race est un ensemble d’individus de même
espèce, ayant des caractères morphologiques et physiologiques particuliers communs qu’ils transmettent à
leurs descendants de génération en génération. Le segment d’individus de même race, issus de deux
ancêtres, présentant des caractères particuliers appréciés pour une sélection (taille ; masse corporelle ;
indice de ponte ; vitesse de croissance…) est une souche.

Quelles sont les races et les souches pouvant s’acclimater au Congo et être rentablement élevées dans les
conditions modestes ?

On distingue deux grandes catégories de races :


 la race de poule locale ;
 les races de poules étrangères améliorées, desquelles sont issues des souches pour la chair
et celles pour la ponte.
I. La race de poule locale

Communément appelée « poule Batéké », la race locale élevée


traditionnellement au Congo présente les caractéristiques
suivantes :
 plumage de couleurs variées ;
 très bonne rusticité ;
 excellente couveuse et gardienne des poussins ;
 taux d’éclosion moyen, 50-60p100 ;
 faible masse moyenne des œufs, 35 g ;
 mauvaise aptitude bouchère, avec une masse corporelle
adulte moyenne de 0,8 kg pour la poule et 1,5 kg pour le
coq ;
 pondeuse médiocre, avec 70 œufs en moyenne par
an.

II. Les races de poules étrangères améliorées

ELEVAGE EN TR1 7
Ce sont des races, généralement d’origines américaines ou européennes, qui ont subies des croisements
dans le but d’améliorer leurs caractéristiques zootechniques ou créer carrément des nouvelles races
capables de satisfaire les besoins des éleveurs suivant les spéculations.

II.1. Les races de chair

a) La Cornish
C’est une race anglaise, améliorée aux Etats-Unis. Son
plumage est entièrement blanc, ses pattes et sa peau sont
jaunes, le poids du coq est de 3 à 4 kg. La poule n’est pas
une bonne pondeuse.

b) La Bresse
Cette race est de poids moyen, la poule
pèse 2 kg et le coq 3 kg, le plumage est
blanc et les pattes sont bleues, à
squelette très fin. Ces poulets sont
réputés pour la qualité de leur chair.

c) La Faverolle
C’est une race d’origine française issue de
la fusion de plusieurs races. Rustique, elle
propose des sujets de taille superbe et de
volume important (bien que dépassée par
des souches plus rentables).
Son plumage clair ou foncé est abondant et
est complété d’une barbe et de favoris. Sa
masse corporelle moyenne adulte est de 4
Kg pour le coq et 3 Kg pour la poule.

d) Les cous nus


Les « Cous nus » vulgairement
appelés ainsi parce qu’ils n’ont pas
de plumes au cou. C’est une race de
très grande taille. Elle atteint
facilement le poids de 12 kg. Sa
chair est ferme et très appréciée des
fins gourmets. La femelle pond par
séries d’une trentaine d’œufs
chacune.

Cous-nus noirs Cous-nus blancs

II.1.1. Les souches de chair

ELEVAGE EN TR1 8
a) Cobb
Ce sont des poulets de très forte croissance de plumage blanc. Ils ont par conséquent besoin d’aliment
ayant des teneurs élevées en éléments nutritifs. Depuis la gauche : poulets à l’âge d’1, de 18 et de 36 jours
(en 36 jours, passent du poids de poussin de 40 g à un poids de plus de 2 kg en fin d’engraissement).

b) Hubbard ISA
C’est une souche à haut potentiel de croissance qui
s'adapte très bien au climat tropical et atteint 803 g à
21 jours et 2255 g à 42 jours.

c) Vedette-ISA
Communément appelé Hybro, c’est une souche lourde à croissance rapide issue d'un coq blanc de taille
normale avec une poule blanche de race naine (reproductrice vedette) pesant au moins 2,5kg. Le poulet
pèse 2kg à 40 jours avec un indice de conversion de 1, 9.
d) Starbro
C’est la souche blanche de Shaver à croissance rapide, qui atteint 1850 g en 52 j avec un IC de 2 et une
viabilité de 95 p100.
NB : Ross 208 ou 308, Derco 509 et poulet Lohmann sont aussi des souches à croissance rapide
utilisées entre autres.
e) Redbro
C’est la souche rouge de Shaver à croissance lente, qui atteint 1750 g en 52 j avec un IC de 2,1 et une
viabilité de 97 p100.
NB : Tropic-bro; Hubbard, Sasso, Kebir, JA 657 et JA757 sont entre autres des souches à croissance
lente utilisées pour produire les poulets label, certifié ou fermier.
II.2. Les races de ponte

II.2.1. Les races à œuf blanc

a) La Leghorn

ELEVAGE EN TR1 9
Elevée pour sa rusticité et sa capacité de ponte, 300 œufs
de 52 g par poule/an en moyenne, la Leghorn considérée
comme la reine des pondeuses a connu un vif succès (dont
le déclin est dû à la préférence de consommation des œufs
colorés).
Elle est une race de gabarit moyen, la poule pesant 2 Kg
et le coq 2,5 Kg en moyenne, portant des pattes jaunes
et une crête simple. La race compte de nombreuses
variétés dont la blanche est la plus connue. Originaire
des U.S.A.

II.2.1.1. Les souches à œuf blanc

a) Hissex blanche
C’est une souche moyenne à œufs blancs, qui a une ponte de 295 à 305 œufs en 14 mois. Le poids moyen
de l'œuf est de 65g. La consommation moyenne journalière est de 105 à 115g par poule.
b) Starcross blanche (Shaver)
C’est une souche légère à œufs blancs, avec une ponte de 270 à 280 œufs par an. Le poids moyen de l'œuf
est de 60,5 à 62,5g.

c) Lohmann
La variété Lohmann LSL-Classic (à gauche)
présente des poules au plumage blanc et donnant
des œufs à coquille blanche.
La variété Lohmann Sandy (à droite) est une
pondeuse à plumage blanc produisant des œufs de
couleur crème. La poulette affiche un très bon
indice de consommation, un plumage excellent, et
une grande robustesse.

NB : Hyline est aussi une des souches à œufs blancs.

II.2.2. Les races à œuf coloré

a) La Rhode Island Red


Créée en Amérique du nord, elle
est une race produisant 250 œufs
de 52 g par poule/an en moyenne.
La variété la plus connue a un
plumage rouge acajou sombre à
chauds reflets cuivrés, portant un
bec et des pattes jaunes. Sa masse
corporelle adulte atteint 3 Kg pour
la poule et 4 Kg pour le coq.

b) La New Hampshire

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D’origine américaine, elle produit de
bonnes pondeuses dont le volume de chair
n’est pas à négliger. La variété rouge est
remarquable pour ses tons d’acajou blond,
aux pattes jaunes. La masse corporelle
adulte oscille entre 3 et 3,5 Kg pour le
coq ; puis 2,2 et 2,7 Kg pour la poule.

c) La race Marans
C’est une race eumétrique de 2,5 à 3 kg la poule, originaire de
France. Elle est très bonne pondeuse, la poule donnant 200
œufs roux très foncés par an, d’un bon calibre. Elle est
également réputée bonne couveuse et a la particularité d’avoir
les pattes légèrement plumées.
Cette race se distingue par deux variétés : l'une blanche, l'autre
noire.

II.2.2.1. Les souches à œuf coloré

a) ISA Brown
C’est une souche aux poules calmes avec une consommation
quelque peu élevée. A l’entrée en ponte, la jeune poule pèse
1,530 kg en moyenne à 20ème semaine
La production moyenne est estimée à 335 œufs roux environ
de 62 - 63 g par pendant 72 semaines.

b) Warren
C’est un produit commercial ISA dont les performances sont : forte productivité, consommation
relativement faible (125g), bonne rusticité, viabilité en élevage égale à 95 p100, celle en ponte 90 p100,
ponte très bonne (301 œufs colorés à 72 semaines d'âge), poids moyen de l'œuf de 62g sur l'ensemble
d'œufs pondus, qualité de la coquille d'œufs bonne, et poids à la réforme de 2,3 à 2,5kg. Quant au mâle, il
a la couleur blanche comme les poulets de chair.
c) Hissex rousse
C’est une souche moyenne à œufs roux. Sa ponte est de 285 œufs en 14 mois. L'œuf pèse 63,5g en
moyenne. La consommation moyenne d'aliments par jour est de 122g.
d) Lohmann brown
La Lohmann brown classic est une souche aux poules à plumage
roux (œufs à coquille rousse) et pattes jaunes. Très bien connue pour
ses performances de production ainsi que la qualité de ses œufs.
La variété Lohmann Sylver est une souche de poule légère au
plumage blanc et à œufs roux, avec une production supérieure à 270
œufs par an, l'œuf pesant 61,5 g en moyenne.

ELEVAGE EN TR1 1
1
e) Babcock
C’est une souche de pondeuses très
performantes dans de multiples
environnements, créée par le groupe ISA.

f) Harco
C’est une souche issue du croisement entre RIR x Polymouth Rock barrée.
Elle est répandue en Afrique de l'Ouest en raison de sa très grande résistance aux stress et aux maladies.
Cependant la consommation est forte 140 g/j. La femelle est toute noire, le mâle a une tâche blanche sur
la tête. Les performances sont : la production de 245 à 265 œufs roux par an ; l'œuf pesant 63 à 68g et la
poule pèse 2,5kg à la réforme.

g) Starcross noire et rousse (Shaver)


 La variété rousse à œufs bruns (Shaver 566) donne une production de ponte variant entre 240 à
260 œufs en 52 semaines. Le poids moyen de l'œuf est de 62 à 64g.
 La variété noire à œufs colorés produit 245 à 265 œufs/an, de 63g en moyenne.
h) Derco rousse
C’est une poule rousse avec sous - plumage blanc. Sa production annuelle est de 245 à 265 œufs pour une
consommation journalière d’aliment de 126g ; le poids moyen de l'œuf est de 62 à 65g et le poids moyen
à la réforme est de 2,3kg.
i) Hubbard
Cette souche donne la Golden comme produit commercial et la poule produit 245 à 255 œufs en 76
semaines.
NB : Hyline brown, Ross rousse et Nera sont aussi des souches à œufs colorés.
II.2.3. Les races mixtes
I. La Wyandotte
C’est une race rustique originaire des U.S.A qui offre des
coqs de 3,2 à 3,9 Kg et des poules pesant 2,5 à 3 Kg. On
en recense 22 variétés. La plus connue est celle aux
plumes blanches avec extrémités noires, aux pattes jaunes
et crête plate en chou-fleur. Elle s'adapte bien en Afrique
équatoriale et au climat humide des régions côtières. La
poule pond régulièrement près de 220 œufs blancs ou
légèrement colorés par an.
II. La Sussex
D’origine anglaise, elle doit sa renommée à la qualité de sa
chair à peau blanche. Sa variété blanche herminée (light
Sussex), aux pattes roses, est la plus répandue et
certainement la mieux connue. C’est une race mi - lourde,
le coq et poule pèsent en moyenne respectivement 3,5 et
2,75 Kg.
Elle est plus résistante aux maladies que la Rhode et la
Bleue de Hollande, mais la poule pond moins d’œufs.

III. L’Australorp

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C’est une race obtenue en Australie à
partir de l’Orpington noire anglaise. Elle
est rustique et mixte, exploitée pour la
production des œufs et la chair.
Ces races Australop et Orpington sont
utilisées dans les productions de poulets
de chair pour obtenir des sujets à plumage
et pattes noires réputées pour le goût de
leur chair.

IV. La Plymouth rock


Cette race présente deux variétés. L’une barrée comme la
Bleue de Hollande, c’est une bonne pondeuse qui
s’acclimate bien en Afrique. L’autre variété est blanche et
a été sélectionnée et multipliée surtout en vue de la
production de chair.
Race américaine très populaire aux USA en raison de son
poids et de sa composition corporelle. Les œufs produits
sont de forme ovoïde, colorés et résistants. La ponte est
de 280 œufs/poule/an d’un poids moyen de 60 g. Cette
race pure, excellente pondeuse, est actuellement utilisée
par certains sélectionneurs en croisement avec un coq
Rhode Island Rouge (parfois New Hampshire) pour faire
des souches noires rustiques et acceptant des régimes
alimentaires variés. Ce croisement donne des sujets
autosexables à un jour : les poulettes sont noires et les
coquelets gris barrés. Ces coquelets, très rustiques,
peuvent être utilisés comme poulets de chair (1,2 kilos à
12 semaines) dans des régions à climat difficile avec une
alimentation pauvre. En raison de sa bonne conformation
et de la qualité de sa viande, la Plymouth Rock (variété
White Rock) est aussi une race amélioratrice pour la
chair.
V. La Bleue de Hollande

Cette race se caractérise par un plumage noir barré de blanc


et les mâles sont, dès la naissance, plus clairs que les
femelles. C’est une race mixte, réputée pour sa grande
rusticité aux conditions de l’élevage familial. La poule pond
200 petits œufs par an.

ELEVAGE EN TR1 1
3
CHAPITRE II : LES TECHNIQUES D’ELEVAGE

Objectif spécifique 1 : garantir un logement décent et un bien-être aux différentes catégories de volaille.
Objectif spécifique 02 : conduire un élevage de volaille selon l’orientation choisie.
Durée : 16 heures.
INTRODUCTION
Les techniques d’élevage en aviculture sont les mécanismes à mettre en pratique pour entretenir et
exploiter de manière rationnelle les volailles (reproducteurs, poulets de chair et pondeuses). Quelles sont
alors les différentes étapes ou procédés à maitriser pour réussir l’élevage de la poule ? En réponse à cette
question, ce chapitre traite :
I. Installation des logements et préparation du local avant la réception du cheptel
I.1. Installation des logements
I.1.1. Choix du site
Les cinq principaux critères qui déterminent le choix du site d’exploitation lors de la prospection de
terrain sont : la bonne configuration du terrain ; la disponibilité d’eau ; la possibilité d’installer des
sources d’énergie ; l’existence des voies de communication et des marchés.
a) La bonne configuration du terrain
Le terrain doit être non accidenté (plat) ou légèrement en pente pour faciliter le transport ou l’écoulement
des déjections, le sol perméable autant que possible pour éviter les bourbiers, mais pas trop meuble pour
assurer la solidité des fondations. La ferme doit être implantée dans un endroit calme de préférence loin
des habitations.
b) La disponibilité d’eau
De façon à éviter les déplacements inutiles ou les canalisations couteuses, l’implantation du bâtiment doit
tenir compte de la situation du point d’eau (cours d’eau, puits ou forage, etc.).
c) La possibilité d’installer des sources d’énergie
Les volailles sont des animaux homéothermes, leur température organique reste constante dans un rang de
températures de l’environnement. En plus, les poussins ont besoins des hautes températures pendant leurs
premiers jours par manque de mécanismes défensifs.
d) L’existence des voies de communication
L’implantation du bâtiment doit tenir compte de l’existence des voies de communication pour faciliter le
transport nécessaire à l’acheminement des approvisionnements et à l’évacuation des produits de
l’exploitation.

e) L’existence des marchés


L’implantation de la ferme doit tenir compte des débouchés, l’existence des marchés, pour assurer
l’approvisionnement nécessaire et la vente des produits.

I.1.2. Aménagement du site


Tout bâtiment d’élevage a double-missions : la protection des animaux contre les intempéries et les
prédateurs (voleurs, serpents et carnassiers ou carnivores) et le milieu de vie devant créer un
environnement propice (température, vitesse de l’air et humidité). Une des premières qualités des
bâtiments est de permettre à l’élevage de se dérouler dans des conditions satisfaisantes de sécurité,
d’hygiène et de facilité du travail. Pour ce faire, les bâtiments doivent être adaptés au niveau

ELEVAGE EN TR1 1
4
d’intensification, à la taille de l’élevage, aux moyens disponibles (électricité, eau, …). Il convient donc
d’adapter les principes généraux et les exemples proposés ici. L’essentiel à savoir sur l’aménagement du
site d’exploitation est constitué par les normes d’implantation et la construction des bâtiments, mis à part
les opérations préalables de préparation de terrain (défrichage, …).

I.1.2.1. Normes d’implantation


Le tableau ci-après rapporte les normes d’implantation des bâtiments d’élevage

Sujets du même âge : deux à trois fois la largeur du bâtiment


Distance entre bâtiments Sujets d’âge différent ou espèces différentes : 100 m minimum et 200 m
et autre exploitation au plus.
Loin d’un autre élevage (si possible 500 m)
Perpendiculaire aux vents dominants pour bénéficier de l’aération
Orientation (protection
maximale ;
contre l’insolation trop
De préférence orientation Est-Ouest pour minimiser l’incidence du
grande, les pluies et les
soleil ;
vents dominants)
Opposer aux intempéries la plus petite surface.
Gestion des effluents Stockage des fientes/du fumier loin des bâtiments d’élevage

I.1.2.2. Construction des bâtiments d’élevage (poussinière ou poulailler)


Ces bâtiments doivent être construits en matériaux disponibles, de préférence locaux (agglo, briques
cuites, bois, paille, tôle, etc.). Le souhait est la construction en matériaux durables, les murs en briques
avec un soubassement en béton et un toit en tôles ondulées. On peut toutefois les construire en bois, mais
avec une fondation en dur pour éviter une destruction rapide et pour garantir un nettoyage parfait.

Les bâtiments d’élevage doivent être bien secs, avec un plancher imperméable, bien aérés, bien éclairés et
proportionnés au nombre de sujets. Leur disposition doit tenir compte du sens des vents et averses
dominants.

Généralement, la largeur du bâtiment ne dépasse pas 8 m ; tandis que la longueur est variable.
Elever les murs à moitié pour permettre les conditions d’élevage plus favorables (0,5-1m de hauteur) et
terminer par le grillage hexagonal.
La toiture devra déborder de part et d’autre pour offrir une véranda (auvent). Si possible, en haut de la
toiture faire un lanterneau ou une paroi grillagée.
Le sol doit être de préférence cimenté et isolé par une litière de 10-15 cm en poussinière, 15-30 cm en
poulailler d’élevage et 25-30 cm en poulailler de production (ponte). Cette litière doit être absorbante et
non virulente (pas de poussière).

Lanterneau Paroi grillagée

ELEVAGE EN TR1 1
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Auvents
Canaux d’évacuation

I.1.2.3. Annexes du bâtiment d’élevage


Un bon bâtiment d’élevage est annexé de deux pignons (le magasin ou secteur propre et l’aire bétonnée
souillée ou secteur sale), chacun à une extrémité.
a) Le magasin ou secteur propre
II est divisé en trois parties :
 un local de stockage pour l’aliment et le matériel (rangé sur des étagères ou pendu à des
crochets) ;
 un local sanitaire équipé d’un lavabo pour se laver les mains, une blouse de travail, une paire
de bottes ou de chaussures en plastiques strictement réservées à l’élevage et un pédiluve ;
 un local pour le bureau ou l’on trouve les documents d’élevage et la balance.

b) L’aire bétonnée souillée ou secteur sale


A l’autre extrémité du bâtiment, se trouve le secteur correspondant en fait à une aire cimentée devant le
bâtiment où le matériel est lavé et désinfecté. Tout ce qui est propre entre par le magasin, tout ce qui est
sale sort par le secteur souillé. C’est par ce pignon équipé d’un portail que sont évacués les volailles et la
litière en fin de bande. Le respect de ces règles simples permet d’améliorer les résultats techniques de
l’élevage.

I.2. Préparation du local avant la réception du cheptel


La préparation du local avant la réception d’une bande consiste à :
 désherber les alentours du local (2 m environ) ;
 nettoyer, laver à grande eau et désinfecter le local ainsi que le petit matériel d’élevage avec une
solution de Crésyl à 5%, TH4, Dexid 70, Dexon 100, Virunet, eau de javel ou autre désinfectant
comme la chaux pour le local exclusivement ;
 tasser la litière dans le local : 10 à 15cm d’épaisseur en poussinière, 15 à 30 cm en poulailler -
finition ou d’élevage et 30-35 cm en poulailler - Ponte ;
 s’assurer qu’il n’y a pas de courant d’air dans le local, ainsi que tous les accès possibles pour des
prédateurs ont été bien colmatés et toutes les ouvertures fermées avec des sacs de jute (Nguiri),
des bâches ou des nattes, pour le cas de la poussinière ;
 placer le matériel d’élevage désinfecté et allumer les éleveuses pour chauffer la poussinière, 2 à 3
jours avant la réception des poussins ;
 renouveler la désinfection la veille de l’arrivée des sujets ;

ELEVAGE EN TR1 1
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 placer l’aliment (maïs écrasé seulement ou aliment démarrage en poussinière) dans les
mangeoires et la solution antistress dans les abreuvoirs (Tétracolivit, Aminogrow, Aliseryl,
Némovit, Stressmix, Sulfuran, Biostart, sucre,… dans l’eau de boisson).

NB : Le vide sanitaire devra durée environ 2 semaines et les bâtiments d'élevage doivent être espacés au
moins de 30 m.

II. Elevage des reproducteurs


L’élevage des reproducteurs consiste à entretenir les coqs et les poules ensemble dans la proportion
admise pour la reproduction, en vue de la production des œufs dits fécondés qui donnent des poussins. Il
est encore appelé « production de poussins d’un jour ».

II.1. Choix des reproducteurs


La sélection du coq porte sur les critères ci-après :
 bon état de santé et bonne conformation générale ;
 tête grande portant des yeux brillants, une crête et des barbillons symétriques rouges et bien
développés ;
 membre postérieur solide et pourvus d’un ergot.

Les critères de choix des poules reproductrices voire des pondeuses pendant le culling (tri) sont les
suivants :
 bonne conformation (bec, bréchet, os du bassin et pattes non déformés) ;
 plumage luisant (brillant, clair) ;
 caractère doux ;
 œil expressif (animé, mobile ou vivant) ;
 écartement des os pelviens supérieur ou égal à deux travers de doigts placés verticalement. Tandis
que l’écartement entre les os pelviens et la saillie postérieure du bréchet doit être supérieur ou égal à trois
travers de doigts placés horizontalement ;
 cloaque souple, humide et flexible ;
 enfin, crête et barbillons symétriques bien développés et rouges.

II.2. Age de mise en reproduction et nombre de poules pour un coq


L’âge préconisé de mise en reproduction est 24 semaines pour le coq et 25-26 semaines pour la poule,
pour les réformer à 66 semaines en moyenne dans la proportion de 08 à 15 poules par coq.
Dans la pratique on utilise :
 08 à 10 poules par coq pour les races lourdes ;
 13 à 15 poules par coq pour les races légères.
II.3. Conduite d’élevage
Comme pour la pondeuse, la vie de la reproductrice est divisée en deux périodes :
 la phase d’élevage qui débute du 1er jour jusqu’à 22 à 24 semaines ;
 la phase de reproduction qui commence de 24 à 26 semaines jusqu’à la réforme (64 à 68
semaines).
Il existe deux méthodes de conduite d’élevage : la conduite séparée et la conduite associée.

II.3.1. Conduite séparée des mâles et femelles : les coqs et les poules sont entretenus séparément jusqu’à
la mise en place dans le bâtiment de reproduction. L’âge de l’entrée en ponte est retardé chez la
reproductrice de 4 à 5 semaines par rapport à la pondeuse dans le but d’obtenir des œufs de calibre
satisfaisant, puisque ce caractère est corrélé positivement au poids du poussin. C’est le meilleur système,
puisqu’il offre l’avantage de pratiquer un programme de rationnement et de contrôler le poids vif de
chaque sexe étant donné que leurs besoins alimentaires sont différents.

ELEVAGE EN TR1 1
7
II.3.2. Conduite mélangée des deux genres : les mâles ne doivent être mélangés avec les femelles que
lorsque leur masse corporelle vive dépasse celui de femelles de 40p100. En plus la quantité d’aliment
distribué doit être basée sur la masse corporelle vive des femelles.

II.4. Quelques particularités de la reproduction


En dehors du cloaque et des conduits, l’appareil génital du coq est composé de deux gonades (testicules)
alors que celui de la poule n’en a qu’une gonade (ovaire)
II.4.1. Chez le coq
L’appareil reproducteur du coq comporte deux testicules, situés dans la cavité abdominale. Le sperme
produit est évacué par deux canaux déférents qui débouchent dans le cloaque.
II.4.2. Chez la femelle
II.4.2.1. Rappels anatomiques et physiologiques

L’appareil génital de la poule, dont le principal rôle est de pondre ou expulser de son organisme les
ovules (stériles et/ou fécondés), est composé de :
 un ovaire : situé sous le rein gauche, lieu d’élaboration du jaune d’œuf ou vitellus ;
 un oviducte : qui ressemble à un entonnoir vaste composé de cinq parties à savoir :
 un pavillon : vaste entonnoir qui reçoit le vitellus mature ;
 un magnum : qui sécrète l’albumen ou blanc de l’œuf ;
 un isthme : qui produit les deux membranes coquillères ;
 un utérus : qui est le lieu de formation de la coquille ;
 un vagin : organe qui amène l’œuf formé au cloaque pour être expulsé.

NB : Le cloaque est le lieu de rencontre des voies génitale, urinaire et génitale.

II.4.2.2. La ponte
Elle est l’expulsion de l’œuf formé hors de l’organisme de la poule (femelle ovipare), qui intervient
autour du 5ième mois (20-22 semaines) d’élevage.
Non cochée, la poule pond des ovules simples appelés œufs stériles ; clairs ou de table. Les œufs dits
fécondés sont pondus après cochage ou coching (figure 1 et 2).

ELEVAGE EN TR1 1
8
Figure 2 : Anatomie de l’œuf

Figure 1 : Cochage produisant un œuf fécondé

NB : La composition centésimale d’un œuf est en général de 60 p100 de l’albumen, 40 p100 du vitellus et
10 p100 de la coquille.

II.4.2.3. L’incubation
L’incubation est le processus biologique grâce auquel l’œuf fertile de la poule est apte de se transformer
en un poussin, dans les conditions requises de température, d’humidité et de ventilation. Elle est
caractérisée par la croissance et le développement embryonnaire marqués par une série de transformations
en plusieurs stades successifs :
Germe ------------- embryon ---------˃ fœtus -------˃ poussin.
Correspondant à la période comprise entre la ponte et l’éclosion l’incubation peut être naturelle ou
artificielle.
II.[Link]. L’incubation naturelle
L’incubation est dite naturelle lorsque la poule intervient par la couvaison pour réunir les conditions
nécessaires au bon développement.
La poule couve les œufs pendant 21 jours en :
 maintenant la température optimale (36-38°C) ;
 réglant l’humidité provenant du sol à l’aide de son bec ;
 assurant la ventilation par la perméabilité des plumes d’une part et des sorties fréquentes (toutes
les 15 minutes) du nid de couvaison d’autre part.

II.[Link]. L’incubation artificielle


Elle se réalise par un appareil, l’incubateur (le couvoir ou la couveuse), qui confère aux œufs les mêmes
conditions que s’ils étaient sous une poule pendant la même durée.
La température optimale d’incubation est de 38°C environ pour une humidité relative de 60-80 p100.
L’incubateur artificiel est composé de :

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9
 un compartiment de couvaison (ou couveuse) dans lequel les œufs passent la période
d’incubation proprement dite (1er au 18ième jour) ;
 un compartiment d’éclosion (ou éclosoir) dans lequel les poussins voient leurs premier jour le
ième
21 jour en moyenne.
Bien que l’appareil soit capable d’incuber les quantités importantes que la mère ne peut pas,le taux
d’éclosion reste plus élevé (80 p100) lorsque la poule intervient que si l’on avait utilisé l’incubateur.

Incubateurs artificiels

NB : Dans la couveuse, disposer les œufs à plat sur le côté ou debout pointe en bas.

II.[Link]. Choix des œufs à incuber


On distingue 5 critères de sélection des œufs à incuber :
 l’origine des œufs, de préférence issus des parents vigoureux et sains ; âgés entre 24 et 76
semaines puis placés dans les proportions d’un coq pour 12 poules légères ou un coq pour 10 poules
lourdes et surtout stocker en position verticale pendant moins d’une semaine.
 la masse de l’œuf, souhaitée entre 52 et 55 g.
 la forme de l’œuf, normalement ovoïde, propre et avec une coquille non mince ni ridée.
 le volume de la chambre à air, le plus petit possible (2-4 cm).
 la qualité du vitellus, transparent et uniforme ; sans tâche ni granule ; ni bulle d’air et non
mélangé avec le sang.

II.[Link]. Le mirage
Le mirage est une méthode qui permet d'ausculter l'intérieur d'un œuf en le plaçant entre l'œil et une
source de lumière intense. Cette méthode permet alors de distinguer les œufs non fécondés et les retirer de
la couveuse.
Il existe dans le commerce, des mire-œufs perfectionnés permettant de mirer les œufs dans les casiers.
Tout œuf frais doit être miré avant l'incubation. On supprime ceux qui présentent à l'intérieur, soit un
corps sombre soit une ombre douteuse (corps étrangers), soit une poche d'air (œuf trop vieux).
On doit mirer les œufs de poule au 7ième, au 14ème et au 18ième ou 19ième jour de l'incubation.

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0
II.[Link]. Facteurs de variation de la durée de l’incubation
On distingue 3 facteurs qui influencent la durée de l’incubation :
 La température, la durée de l’incubation diminue lorsqu’elle est élevée ; tandis qu’elle se
rallonge en cas de baisse.
 Le type d’œufs, ceux de couleur et ceux issus des parents âgés de même que ceux pesant plus de
55 g exigent plus de temps.
 La durée de stockage, les œufs gardés plus d’une semaine exigent plus de temps d’incubation.

II.4.2.4. L’éclosion
Au terme de l’incubation, la coquille de l’œuf fécondé se casse et il en sort un poussin (oisillon) : c’est
l’éclosion.
En effet, le 21ième jour le poussin bêche la coquille vers le gros bout de l’œuf grâce au diamant (petit
organe corné, transitoire et formé sous le bout du bec) qui disparait par la suite dès que la coquille se
casse et que le poussin sort.

Figure 3: Début d'éclosion Figure 4: Eclosion

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1
Figure 5 : Evolution d’un œuf jusqu’à l’éclosion

II.4.2.5. Qualités des poussins d’un jour


Le poussin de bonne qualité s’apprécie par :
 son état bien sec, avec un bon duvet ;
 sa vivacité (actif et mobile) ;
 ses yeux actifs, ronds et brillants ;
 son nombril bien cicatrisé ;
 ses pattes claires et cireuses au toucher ;
 l’absence de signe d’articulation irritée ni de symptômes respiratoires ;
 exempt de toute déformation (des doigts crochus, des cous tordus, des becs croisés).

II.4.2.6. Quelques paramètres de production zootechnique


1. Le taux d’éclosion (TE)

TE = x100

Avec : NPE = nombre de poussins éclos et NOI = Nombre d’œufs incubés.

2. Le taux d’éclosabilité (Te)

Te = x100

Avec : NPE = nombre de poussins éclos et NOAE = Nombre d’œufs aptes à éclore.

3. Le taux de ponte ou l’intensité de ponte (TP)

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2
TP = x 100

Avec : PJ = Production journalière (nombre d’œufs ramassés par jour) et NPL = Nombre de poules logées
(effectif des poules).

4. Le nombre de bandes de poussins d’un jour à produire (NBPJP)

NBPJP =

Avec : = Durée d’exploitation ; = Durée d’incubation et


(incubateur artificiel)

II.4.2.6. Le sexage
Les poussins éclos sont généralement séparés selon leur destination. Le sexage est une opération
zootechnique qui consiste à déterminer le genre du sexe de l’animal. Il permet d’éliminer les mâles lors
de la production des œufs et garantit une uniformité de production chez les poulets de [Link]
détermination du sexe peut se faire 10 à 12h après l’éclosion, en observant la présence d’un pénis
rudimentaire au niveau du cloaque des mâles, mais cet exercice est assez délicat et nécessite une certaine
expérience. C’est pourquoi il est plus aisé de faire recours aux souches autosexables.

L’examen interne consiste à explorer les glandes génitales par voies transrectales à l’aide d’un sexoscope.
L’examen externe se résume à l’observation de la couleur des pattes ou plumes ; la longueur des plumes
des ailes ; la forme des crêtes et barbillons …
 Les deux rangées des plumes des ailes ont la même longueur chez le mâle ; tandis que chez la
femelle, la longueur des plumes supérieures est plus courte celle des plumes inférieures.
 La crête et les barbillons sont plus développés chez le mâle que chez la femelle.

III. Elevage des poulets de chair


Les poussins de race ou souche de chair sont engraissés pour produire des poulets de chair. Il consiste
donc à produire la chair ou viande de poulet ou mieux fournir des poulets marchands, au bout de 35 à 90
jours suivant les performances de croissance du type génétique (croissance rapide ou lente).

III.1. Schéma du cycle de production


Le cycle de production est un schéma qui décompose les différentes phases de la production d’un poulet
de chair.
La durée du cycle de production d’un poulet de chair de type standard varie entre 45 jours et 60 jours,
compte deux phases et se présente de manière suivante.

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3
On Donne :
 Rc = Réception ;
 Tf = Transfert ;
 A/V = Abattage ou Vente
III.2. Planning d’élevage
Le planning d’élevage est une représentation schématique, un plan de travail, d’un programme organisé et
chiffré des activités de la ferme. Il comprend généralement les durées de vide sanitaire en poussinière et
en poulailler puis celles d’élevage en poussinière et en poulailler également. Il permet de déterminer le
nombre de bandes de poussins à élever et celui de poulet à produire durant une période déterminée.
NB : Dans le planning d’élevage des bandes de poulets de chair, la date du début du vide sanitaire en
poussinière correspond à la fin de l’élevage en poulailler et au transfert ; la date du début du vide sanitaire
en poulailler correspond quant à elle à la date de livraison ou vente des poulets produits.

III.3. Réception des poussins

Les mesures à prendre à l’arrivée des poussins sont :


 vérifier que le nombre de poussins livrés correspond effectivement à la commande. Certains
couvoirs ont l'habitude de fournir 2 p100 ou 3 p100 de poussins (respectivement chairs ou ponte) en plus
afin de tenir compte de la mortalité pendant le transport ;
 peser un échantillon de poussins prélevés dans plusieurs cartons différents (le poids des poussins
d'un jour varie de 35 à 50 grammes selon l’âge et la souche des reproducteurs). Une étroite relation existe
entre la masse corporelle à un jour et la masse corporelle à l’abattage. Il faut préférer les couvoirs
fournissant des poussins dont la masse corporelle est supérieure à 35 grammes et homogène dans tout le
lot afin de donner à chaque poussin toutes ses chances au démarrage ;
 vérifier l'état et le comportement des sujets dans les cartons le duvet doit être soyeux et sec, les
ombilics cicatrisés ; les sujets doivent être vifs ; les pattes et le bec ne doivent pas être déformés ;une fois
ces contrôles réalisés, il faut mettre en place les poussins délicatement ;
 donner de l’eau de boissons additionnée si possible de 10 à 30 gramme de sucre et d'un gramme
de vitamine C par litre d'eau pendant les douze premières heures pour favoriser une bonne réhydratation
et une bonne adaptation des poussins, dans des abreuvoirs de couleur vive qui attirent la curiosité des
poussins ;
 distribuer l’aliment (provende de démarrage ou de préférence des céréales concassés les 2-3 1
ier

jours) sur de simples feuilles en papier ou des cartons alvéoles à œufs ou dans des assiettes après 2 ou 3
heures, le temps que les poussins se réhydratent ; le bruit provoqué par les coups de bec incite aussi les
poussins à consommer davantage ;

 contrôler les jabots trois heures après la mise en place des poussins pour s’assurer qu’ils ont
mangés ;

ELEVAGE EN TR1 2
4
 contrôler la température des pieds (et par conséquent de la litière) contre son cou ou sa joue pour
éviter un mauvais ingéré précoce d’aliment, une mauvaise croissance et une mauvaise homogénéité.

III.4. Conduite d’élevage


III.4.1. Modes d’élevage

On distingue trois modes d’élevage : l’élevage artificiel au sol, l’élevage en batterie et l’élevage sur
grillage ou caillebotis.

III.4.1.1. L’élevage artificiel au sol

Ce mode d’élevage comporte deux types : élevage au sol sur parcours surveillés ou en liberté et élevage
en claustration au sol sur litière.

III.[Link]. L’élevage au sol sur parcours surveillés ou en liberté

Il est utilisé traditionnellement en système extensif et n’est pas conseillé en raison du risque élevé de
contamination pathologique et l’absence de rotation de bandes. Il ne favorise pas la productivité optimale
(rentable et industrielle) même si le coût d’investissement est très réduit.

III.[Link]. Elevage en claustration au sol sur litière

C’est le système d’élevage le plus utilisé et le plus adapté dans notre contexte. Semi-industriel voire
industriel, il permet la rotation des bandes. Son investissement est réduit par rapport au mode d’élevage
en batterie.

ELEVAGE EN TR1 2
5
On distingue deux variantes de cet élevage : l’élevage en claustration au sol sur litière dans un local
unique et l’élevage avec transfert.

L’élevage en claustration au sol sur litière dans un local unique ou sans transfert se caractérise par le fait
que le démarrage et la finition se déroulent dans un seul local. Communément appelé système canadien,
le local sert à la fois de poussinière et de poulailler dans cette variante qui présente un certain nombre
d’avantages et d’inconvénients par rapport à la variante avec transfert.

On note comme avantages :


 investissement réduit ;
 absence de stress dû au transfert ;
 main d’œuvre réduite.

On relève comme inconvénient :


 risque de contamination pathologique ;
 faible rotation de bandes.

III.4.1.2. L’élevage en batterie

Dans ce mode d’élevage les sujets sont entretenus exclusivement dans des cages superposées, et certains
travaux sont automatiques. Il consiste à séparer chaque animal dans une petite cage de 0,40 m x 0,45 m x
0,50 m. Il présente quelques avantages et bien sûr des inconvénients qui font qu’aujourd’hui beaucoup
d’éleveurs de chair l’abandonnent de plus en plus en profit de du système d’« élevage
biologique » associant la claustration au sol sur litière et le plein air et il n’est utilisé que pour les
pondeuses.

On considère comme avantages de ce mode d’élevage :


 le gain de place ;
 la suppression de la litière ;
 l’état sanitaire plus favorable.
L’investissement ruineux et la délicatesse de la technique qu’implique ce mode d’élevage constituent ses
inconvénients.

ELEVAGE EN TR1 2
6
III.4.1.3. L’élevage sur grillage et sur caillebotis

Dans ces deux types d’élevages concernés par la finition ou les poulettes et surtout les pondeuses, le
contact des volailles avec la litière sale et leur fiente est supprimé et les problèmes de parasitisme
considérablement réduit.
Pour ne pas avoir à retirer trop souvent les déjections accumulées dessous sur le grillage ou les lattes, ces
dispositifs doivent être placés suffisamment haut.
On recommande de poser partiellement le grillage dans le poulailler sous les mangeoires et les abreuvoirs,
pour des raisons de propreté et de conservation plus longue de la litière.
S’agissant des caillebotis, les lattes doivent être d’autant plus épaisses que les traverses qui les supportent
sont espacées. En plus les angles supérieurs de ces lattes doivent être adoucis au papier de verre pour ne
pas blesser les pattes des volailles.
NB : En complétant l’équipement de grillage ou caillebotis par un traitement de vermifuge dans l’aliment
une semaine tous les deux mois, le risque parasitaire est nul et les chutes de pontes d’origine parasitaire
sont maitrisées. L’économie réalisée sur le coût des traitements vermifuges et le gain de production
rentabilisent rapidement cet investissement.

III.4.2. Normes d’élevage

Il s’agit de la densité de peuplement, du nombre de matériel nécessaires et des conditions de conforts pour
les volailles.

ELEVAGE EN TR1 2
7
III.4.2.1. Densité de peuplement

Le peuplement se fait en fonction de l’âge, le format, la souche et le climat. Les densités admises de
manière générale sont indiquées dans le tableau ci-après.

Densités de peuplement dans la poussinière.

Age en semaine Densité de peuplement en poussins/m2


1ère 30
ième
2 25
3-4ième 15
5-6ième 10
7-8ième 8
NB : on utilise dans la pratique 20-25 poussins/m2 les trois premières semaines et 8-10 poulets/m2 de la
4ième à la 8ième semaine

III.4.2.2. Matériel

En dehors de l’éleveuse spécifique à la poussinière, le matériel nécessaire en élevage de poulet de chair


comprend : les abreuvoirs, les mangeoires et les sources de lumière. Le pédiluve, le thermomètre,
l’hygromètre et l’anémomètre constituent le matériel accessoire.

III.[Link]. En poussinière
1. Eleveuse
 1 lampe tempête pour 30-50 poussins ;
 1 éleveuse cloche (à gaz) de 1,50 m de diamètre pour 500 poussins ;
 éleveuse cloche (à gaz) de 1,10 m de diamètre pour 250 poussins ;
 1 réchaud à pétrole sous une tôle pour 300 poussins ;
 1 ampoule de 100 watts pour 50 poussins ;
 1 ampoule de 250 watts pour 100 poussins.
2. Mangeoire
 1 plateau en plastique ou trémie pour 50 poussins (les 5 premiers jours) ;
 1 mangeoire linéaire de 1m x 10 cm x 5 cm pour 50 poussins (jusqu’à 3semaines).
3. Abreuvoir
1 abreuvoir de 5l pour 100 poussins
4. Litière

On retient 10-15 cm d’épaisseur de litière.

5. Autre matériel

ELEVAGE EN TR1 2
8
On place devant l’entrée de la poussinière le pédiluve et à l’intérieur les équipements suivants :
thermomètre, hygromètre, anémomètre.
III.[Link]. En poulailler
1. Mangeoire
 3 Mangeoires linéaires (1m x15 cm x 10 cm) pour 100 poulets soit 15 mangeoires pour 500 poulets ;
 1 Mangeoire de 1m ou conique pour 25 poulets
2. Abreuvoirs
1 abreuvoir de 20 litres pour 125 poulets, soit 4 abreuvoirs pour 500 poulets ;
2 abreuvoirs de 10 litres pour 250 poulets, soit 8 abreuvoirs pour 500 poulets.
3. Litière : 15 à 30 cm d’épaisseur.
4. Lumière : 0,75 watt/m2
5. Autre matériel
Comme dans la poussinière, on place devant l’entrée du poulailler de finition (ou d’élevage des poulettes)
le pédiluve et à l’intérieur les équipements suivants : thermomètre, hygromètre, anémomètre.

III.4.3. Conditions de conforts des volailles


La ventilation, l’humidité et la température sont les principaux facteurs qui conditionnent le confort des
oiseaux dans les bâtiments d’élevage.

III.4.3.1. La ventilation
Elle doit être aussi grande que possible pour purifier les gaz nocifs (dioxyde de carbone et l’ammoniaque)
et éviter les excès tant d’humidité que de chaleur dans le local.

III.4.3.2. L’humidité
L’excès d’humidité est très nuisible. Il convient d’éviter de verser l’eau sur les murs et sur le sol. L’eau
des abreuvoirs ne doit pas mouiller le sol. La litière doit être sèche et aussi épaisse que possible.

NB : La litière assure plusieurs fonctions :


- Elle sert d’isolant au cours des premières semaines pour le maintien de la température ambiante (une
épaisseur de 10 cm de paille hachée correspond à un coefficient K d’environ 0,60) ;
- Elle sert également d’isoler thermiquement les oiseaux au sol, ceci en minimisant les déperditions par
conduction à partir des pattes et du bréchet ;
- Elle évite l’apparition des lésions du bréchet ;
- En fin une litière souple et confortable contribue à améliorer le bien-être des animaux, leurs coussinets,
leurs bréchets et leurs pattes n’apparaissent pas endommagés en fin de lot.

III.4.3.3. La température

ELEVAGE EN TR1 2
9
Les volailles sont des animaux homéothermes, leur température organique reste constante dans un rang de
températures de l’environnement. En plus, les poussins ont besoins des hautes températures pendant leurs
premiers jours par manque de mécanismes défensifs.
On distingue et la température sous éleveuse.
La température ambiante est gardée optimale par la lumière (éclairage) qui doit être de 5 Watts/m2. Par
contre, la température sous éleveuse est prise à la périphérie du chapeau de l’éleveuse ou à la hauteur du
dos des poussins. Le tableau 2 rapporte ces températures à observer.

Tableau 2 : Régime thermique et hygrométrique à observer

Période Température ambiante Température sous Humidité relative


l’éleveuse

1ière semaine 30 °C 35 °C 30-60 p100

2ième semaine 27 °C 30 °C 40-60 p100

3ième semaine 24 °C 27 °C 50-60 p100

4ième semaine 22-24 °C 24 °C 50-65 p100

A partir de 5ième 10-16 °C (en diminuant les 50-70 p100


-
semaine heures d’éclairage)
Note : Si l’hygrométrie est en-dessous des indications – il faut augmenter la température de l’ordre de 0,5
- 1°C. Si l’hygrométrie est plus élevée que les indications – il faut réduire la température de l’ordre de 0,5
- 1°C. Toujours contrôler l’activité des animaux et la température effective. Les animaux sont le témoin
essentiel pour mesurer la température optimale.
Les figures suivantes illustrent respectivement le petit matériel d’élevage et leur emplacement

ELEVAGE EN TR1 3
0
ELEVAGE EN TR1 3
1
III.4.4. Paramètres de production

III.4.4.1. Le nombre de bandes de poussins à élever (NBE)

ELEVAGE EN TR1 3
2
NBE =

Avec : DE = Durée d’exploitation ; DEPs = Durée d’élevage en poussinière et DVSPs = Durée du vide
sanitaire en poussinière.

III.4.4.2. Le nombre de bandes de poulets à vendre (NBV)

NBV =

Avec : DE = Durée d’exploitation ; DEPs = Durée d’élevage en poussinière ; DEPl = Durée d’élevage en
poulailler et DVSPl = Durée du vide sanitaire en poulailler.

III.4.4.3. La durée du cycle (DC)


DC = DEPs + DEPl

III.4.3.4. L’équation d’équilibre de la durée d’occupation des locaux (poussinière et poulailler)

DEPs + DVSPs = DEPl + DVSPl

III.4.4.5. Le gain moyen quotidien (GMQ)


Encore appelé vitesse de croissance, le GMQ est calculé à partir des résultats des pesées régulières aux
âges types (réception, J5 et tous les 5 jours ou J7 et tous les 7 jours) et permet d’établir la courbe de croit
qui à l’instar de la courbe de croissance renseigne sur l’évolution de la croissance des animaux. Il se
calcule de manière suivante :

GMQ =

Avec : MCMf= masse corporelle moyenne finale ; MCMf= masse corporelle moyenne initiale ; tf =
temps final ; ti= temps initial ; GMC = gain moyen quotidien et T = temps

III.4.4.6. Le rendement carcasse (Rc)

Rc = X100 Avec : MC= masse de la carcasse ; MCV= masse corporelle vive.

III.4.4.7. Le rendement viande (Rv)

Rv = X100 Avec : Mv= masse de la viande

IV. ELEVAGE DES PONDEUSES


L’élevage des pondeuses consiste à produire les œufs non fécondés communément appelés œufs de tables
ou de consommation.
IV.1. Cycle de production

ELEVAGE EN TR1 3
3
De la réception des poussins à la réforme, à une année et demie (72-73 semaines), il comporte trois (3)
phases : 1er âge ou croissance (8 -10 semaines), 2ième âge ou poulette (12 à 14 semaines) et 3ième âge ou
production (38-40 semaines).
IV.1.1. Schéma du cycle de production (ponte) et de différentes phases d’élevage

On donne :
 Rc = Réception ;
 EPE = Entrée en poulailler d’élevage ;
 CP = Choix des poulettes ou culling ;
 EPP = Entrée en poulailler de ponte (ou production) ;
 Rf = Réforme.

IV.2. Conduite de l’élevage


IV.2.1. Modalités d’élevage :
L’élevage des pondeuses peut être mené au sol avec ou sans transfert, en batterie ou sur
grillage/caillebotis.
Dans le mode d’élevage en claustration au sol sur litière deux transferts sont possibles : à l’entrée et la
sortie du poulailler d’élevage des poulettes.
A l’entrée de l’élevage des poulettes (12ème semaine) on procède au choix des poulettes futures
pondeuses. A la sortie de cet élevage ou transfert des poules, on fait la sélection des bonnes pondeuses et
le débecquage ou l’épointage si nécessaire.
IV.2.2. Normes
IV.2.2.1. Densité
La densité de peuplement pour les différentes phases de l’élevage des pondeuses se présente de la
manière suivante :
a. Premier âge (élevage des poussins) : 20-25 poussins/m2 ;
b. Deuxième âge (élevage des poulettes) : 8-10 poules/m2 ;
c. Troisième âge (élevage des pondeuses) : 5-6 pondeuses/m2 pour les races légères et 3-4
pondeuses/m2 pour les races lourdes.
IV.2.2.2. Matériel d’élevage
IV.[Link]. Poussinière (Cf. élevage poulets de chair)

ELEVAGE EN TR1 3
4
IV.[Link]. Poulailler d’élevage (Cf. voir élevage poulet de chair)
IV.[Link]. Poulailler de ponte ou de production
a. Mangeoires
 1mangeoire linéaire double (1m x15 cm x 10 cm) pour 25-30 pondeuses ;
 1mangeoire linéaire (1,5 m x15 cm x 10 cm) pour 20-25 pondeuses ;
 1 mangeoire conique de 1m pour 200 pondeuses.
b. Abreuvoirs
 1 abreuvoir de 20 L pour 50 pondeuses ;
 2 abreuvoirs de 10 L pour 100 pondeuses.

c. Bac à gravier
1 bac à gravier pour 200 pondeuses ;
d. Pondoirs
 1 pondoir (35cmx35cmx35cm) pour 5 pondeuses ;
 pondoir (1mx60cmx35cm) pour 40 pondeuses.
e. Perchoir : 1 perchoir de 1m pour 5 pondeuses.
f. Litière : 30-35 cm d’épaisseur.
g. Lumière : 3 à 4 watts/m2 en plaçant les ampoules à 2m environ du sol.
h. Autre matériel : pédiluve (entrée du poulailler), thermomètre, hygromètre, anémomètre à
l’intérieur.
IV.2.3. Contrôle des performances de ponte
IV.2.3.1. Critères de sélection des bonnes pondeuses
Un bon indice de consommation et un bon emplument rapide après la mue constituent les critères
d’appréciation des bonnes pondeuses après confirmation de ceux des poulettes futures pondeuses.

IV.2.3.2. Appréciation de la ponte et connaissance de son évolution


La ponte et son évolution sont appréciées par les paramètres de productions suivants : l’indice de
consommation ; le taux de ponte et la courbe de ponte.

a. Indice de consommation (IC)


Encore appelé indice de conversion, indice de transformation ou quotient nutritif, ’indice de
consommation est la quantité d’aliment consommé par un sujet pour produire une unité de masse d’un
produit donné (quantité d’aliment consommé pour produire un kilogramme de d’œufs). Il se calcule de la
manière suivante :

<=˃

ELEVAGE EN TR1 3
5
Avec : = quantité d’aliment consommé ; = masse d’un produit obtenu ; = quantité
moyenne d’aliment consommé par jour et = gain moyen quotidien.
NB : Le quotient de la QAC et le NOR (nombre d’œufs ramassés ou pondus) est aussi appelé indice de
consommation à tort. Toutefois, l’inverse de l’indice de consommation est appelé « efficacité
alimentaire » (EA = <=˃ .)

b. Taux ou intensité de ponte


Il correspond au nombre d’œufs produits ou pondus par cent (100) poules en moyenne par jour. Le taux
de ponte des poules pondeuses ne diffère pas de celui des poules reproductrices.

a. Courbe de ponte.
La courbe de ponte est la représentation graphique de l’évolution de la ponte. Elle s’obtient par
l’histogramme de fréquences de la ponte. On place pour ce faire les âges des pondeuses (en mois par
exemple) sur l’axe des abscisses d’un repère cartésien orthonormé ou orthonormal et les taux de ponte sur
l’axe des ordonnées.
La courbe de ponte de la poule pondeuse est caractérisée par trois phases distinctes comme celle de la
reproductrice : phase ascendante, pic de ponte et phase descendante.

IV.2.3.3. Facteurs qui influencent la production des œufs en quantité et en qualité

On distingue des facteurs externes et internes

IV.[Link]. Facteurs externes


a. La température extérieure
Pour maintenir la température corporelle optimale (41-42 °C), elle doit osciller entre 16 et 25 °C ; car au-
delà ou en deçà se produisent des troubles de ponte voire la mortalité.
b. La lumière
La lumière stimule l’appétit en générale, ce qui garantit une bonne production en raison de la conversion
alimentaire. Le régime lumineux nécessite être suivi, car l’insuffisance de la lumière engendre une chute
de ponte, tandis que son excès occasionne une ponte précoce et la production des œufs de petit calibre. Il
convient alors de maintenir 12-18h d’éclairage nécessaire. C’est pour ce faire qu’il est recommandé
d’observer comme régime lumineux :

 à 50 p100 de ponte, 13 h par jour ;

 à 80 p 100 de ponte, 14 h par jour ;

 au-delà de 80 p 100 de ponte, on augmente une demi-heure d’éclairage tous les 15 jours jusqu’au
maximum 18 h par jour.

ELEVAGE EN TR1 3
6
La figure 6 illustre l’action de la lumière sur la fonction sexuelle de la poulette, la poule et le coq.

Figure 6 : Réflexe photo sexuel chez les oiseaux

c. L’alimentation

Elle doit apporter une ration suffisante pour satisfaire les besoins nutritionnels de la pondeuse notamment
en protéines brutes, en énergie métabolisable, en calcium, en phosphore voire en potassium, en lysine, et
en cystine plus méthionine. Faute de cela, certains troubles peuvent être constatés (picage, baisse de ponte
ou ponte des œufs de petit calibre, etc.). Pour ce faire, les bacs à gravier doivent être placés pour faciliter
la digestion et le débecquage ou épointage doit être pratiqué.
 Le picage est un trouble du comportement des volailles dû à diverses causes (forte densité,
chaleur élevée, insuffisance d’aliment, excès de luminosité, matériel insuffisant) et caractérisé par
le fait que les sujets picotent (picorent ou becquètent) leurs semblables voire n’importe quoi. Il
entraine malheureusement les blessures, les casses d’œufs et le gaspillage d’aliment. Cependant,
le pica est la tendance à ingérer les substances non comestibles.
 Le débecquage ou épointage consiste à couper et cautériser la pointe du bec avec une machine
spéciale équipée d’une lame coupante chauffée au rouge. Sans un bon débecquage, les
répercussions sur le lot sont graves : picage, mortalités, hétérogénéité du lot, retard de croissance
et gaspillage d’aliment. Pour prévenir le picage, on réalise le débecquage léger à 10 j et un second
à 8-12 semaines, voire à l’entrée en ponte chez les pondeuses dont la qualité de l’épointage n’est
pas bonne.

ELEVAGE EN TR1 3
7
 Les lunettes réduisant considérablement les risques de picage, leur usage remplacent valablement
l’épointage à 8-12 semaines.

d. Le respect rigoureux des mesures prophylactiques

Le respect rigoureux de la prophylaxie et l’alimentation adéquate constituent la clef de succès de


l’élevage. Il permet la prévention d’apparition des symptômes des pathologies éventuelles. La
prophylaxie sanitaire s’intéresse essentiellement à la prévention de la Coccidiose, la salmonellose et
l’Influenza. La vaccination est prévue essentiellement pour la Newcastle, le Gumboro, la Bronchite, le
Choléra, la variole et le Marek.

e. Le système d’exploitation

Le système d’exploitation doit minimiser le stress et les pertes énergétiques. L’implantation des bâtiments
d’élevage, le placement du matériel, les manipulations des pondeuses et toute opération zootechnique ou
zoo-sanitaire doivent se faire dans les normes de l’art.

IV.[Link]. Facteurs internes

IV.[Link].1. L’âge des pondeuses

La poule pondeuse pond environ 265 œufs par an. De la 20ième à la 72 ou 73ième semaine, la masse des
œufs pondus augmentent tandis que leur nombre définit une courbe qui croit puis décroit.

IV.[Link].2. Le système endocrinien

La thyroxine stimule le métabolisme général et fait croitre l’appétit par conséquent. La réduction de sa
sécrétion par la glande thyroïde engendre une baisse de production des œufs chez la poule, alors que
sécrétée normalement, elle contribue à favoriser la ponte.
IV.[Link].3. La mue

Elle est un phénomène physiologique caractérisé par la chute des plumes suivie de leur renouvèlement.
On distingue : la mue naturelle ou accidentelle, qui entraine des conséquences négatives notamment :
réceptivité accrue aux maladies respiratoires, accroissement du besoin azoté, interruption de la ponte.

a. Mue naturelle

Elle a lieu en trois périodes distinctes. La première commence 6-8 jours après la naissance et est
caractérisée par le passage du duvet au premier plumage juvénile. La deuxième mue commence entre 7 et
12 semaines et se caractérise par le passage du premier plumage juvénile au second plumage juvénile. La
troisième mue enfin qui intervient entre le 16ème et le 18ème mois, commence les pondeuses et précèdent
celle des membres, singulièrement les ailes.

b. Mue accidentelle

ELEVAGE EN TR1 3
8
Elle intervient lorsque les conditions du milieu sont défavorables (surpeuplement, pénurie d'eau et/ou
d'aliment, ventilation défectueuse, chaleur excessive et transfert au cours de l'élevage surtout la nuit).
Dans ce sens, on dit que la mue est provoquée ou forcée.

IV.2.5. Programme prophylactique


La maladie est un facteur très limitant de la rentabilité d’un élevage. La prévention des maladies est la
règle d’or d’un bon éleveur, car il vaut mieux prévenir que guérir. Pour prévenir les maladies les
programmes de prophylaxie ci-dessous doivent être observés.

Plan de prophylaxie pour poulets de chair et poulettes futures pondeuses

Age en Traitement Produit conseillé Dose et voie Observation


jours d’administration
J1 - Vaccin Newcastle AVI ND HB1 -Goutte dans l’œil, Ces premiers vaccins
-Vaccin Bronchite AVI IBH120 ou trempage du bec, sont administrés au
Infectieuse NDHB1 + IB nébulisation... couvoir
-Vaccin Marek/Poussins Ponte AVI MAREK

-Eau sucrée (10g/litres) -0,5-1g/litre d’eau de


TETRACOLIVIT
-Antistres boisson pendant
3-5 jours
J1-j3 -Antistres TETRACOLIVIT -0,5-1g/litre d’eau de Prévention et/ou
boisson pendant traitement du Stress
3-5 jours
er
J7 -1 Vaccin Gumboro -IBD Inter ou BURSIN -Dans l’eau de boisson
Couverture vaccinale
J6-j10

ELEVAGE EN TR1 3
9
-Détoxifiant -HEPATURYL ou -1g ou 1ml/litre pendant 3
HEPASOL jour
-Polyvitamines -Amintotal -1g ou 1ml/5litres d’eau
pendant 3 à 5 jours
J14 -2ième Vaccin Gumboro -IBD Inter ou BURSIN -Dans l’eau de boisson Rappel vaccin contre
Gumboro

-Détoxifiant -HEPATURYL ou -1g ou 1ml/litre pendant 3


Couverture vaccinale
HEPASOL jour
J13-j17 -Polyvitamines -Amintotal -1g ou 1ml/5litres d’eau
pendant 3 à 5 jours
J21 -Vaccin Newcastle -AVI ND LA Sota -Dans l’eau de boisson Rappel vaccin contre
-Vaccin Bronchite infectieuse -AVI IBH120 ou -Dans l’eau de boisson Newcastle et Bronchite
infectueuse
J20-j24 La Sota + IB
Vaccin combiné

Couverture vaccinale
-Complexe vitaminique -Amintotal
J25-j29 -Anticoccidien -Anticox Prevention de la
-Amprolium 20% ou 1g/5litres d’eau pendant coccidiose

Amprolium 300 5 jours


J35 -Déparasitage interne -LEVAP ou LEVASOL -1g/litre d’eau de boisson Vermifugation
20%
J35-j39 -Complexe vitaminique -Amintotal -1g ou 1ml/5litres d’eau

Age en Traitement Produit conseillé Dose et voie d’administration Observation


semaines
S7/8 -Vaccin CORYZA -ITA CORYZA ABC -Voie cutanée ou
-Complexe vitaminique Gel intramusculaire
-1g/5l pendant 3-5 jours
S8 -Anti-Stress -TETRACOLIVIT 0,5g/l d’eau pendant 1jour

-Vaccin variole -AVI POX -Transfixion alaire

-Rappel vaccin Newcastle -ITA-NEW (ND) -Voie sous- cutanée ou


intramusculaire
-Débecquage ou épointage -Par cautérisation ou au
laser
-Polyvitamines -AMINTOTAL -1g/5l pendant 3-5jours
S9 -Déparasitage interne -LEVA 20% 1g/l pendant 1 jour

-Anticoccidien Amprolium ou Anticox 1g/l d’eau pendant 5 jours

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0
-Détoxifiant -HEPASOL ou 1g/l d’eau pendant 3 jours
HEPATURYL
-Rappel vaccin Newcastle La Sota -Dans l’eau de boisson
IBH120 ou
-Rappel vaccin Bronchite La Sota + IB -Dans l’eau de boisson
infectieuse
AMINTOTAL -1g/5l pendant 3-5jours
-Polyvitamines
S10/12 -Rappel vaccin Newcastle + ITA ND+IB ou -Voie sous-cutanée ou
Bronchite infectieuse + ITA ND + IB + EDS intramusculaire
CORYZA + vaccin chute de Ou ITA ND
ponte +IB=EDS+CORABC -1g/5l pendant 3-5jours
-Complexe vitaminique AMINTOTAL
S15/17 Déparasitage interne -LEVASOL 20ù -1g/litre d’eau pendant
-Anticoccidien -Amprolium 20% ou 1jour
Anticox 1g/5l d’eau pendant
-Détoxifiant 5jours
-HEPATURYL ou 1g/l d’eau pendant 3jours
HEPASOL

CONCLUSION
Les techniques d’élevage doivent permettre d’atteindre les objectifs de production. Les abreuvoirs et la
salle de stockage d’aliments doivent être nettoyés quotidiennement, tandis que celui des mangeoires, le
grillage à épousseter et l’environnement du local doit être hebdomadaire. La réussite de l’élevage des
poulets de chair et des poules pondeuses dépend fortement de la qualité des poussins d’un jour, de
l’infrastructure, des mesures de biosécurité et de l’alimentation adéquate.

ELEVAGE EN TR1 4
1
CHAPITRE III : ALIMENTATION ET RATIONNEMENT

Objectif spécifique : Enoncer les éléments constitutifs d’une ration et nourrir les poulets selon la
spéculation choisie.
Durée : 2 heures.
INTRODUCTION
L’alimentation représente environ 70-75% des dépenses totales dans une activité avicole. Dans le souci de
minimiser son coût, il est souhaitable qu’elle soit basée sur les ressources alimentaires (ingrédients ou
aliments simples) locales et disponibles.
Nous allons étudier dans ce chapitre :
 l’alimentation ;
 le rationnement des poulets et des pondeuses.

III.1. L’alimentation

ELEVAGE EN TR1 4
2
III.1.1. Eléments constitutifs de la ration :
La ration doit être équilibrée, c.-à-d. contenir :
- des glucides ;
- des lipides ;
- des protéines :
- des sels minéraux ;
- de l’eau.
- des vitamines

III.1.2/ Les ingrédients :


 Les aliments glucidiques :
Ce sont les céréales ou grains (mais, blé, sorgho, mil, riz) et les résidus ou sous-produits de leurs
transformations (son et farine de riz, de blé par exemple).

Ils représentent 60-70% de la ration ce qui fait d’eux les constituants de base des rations alimentaires.

 Les oléo-protéagineux
 Ce sont les graines d’oléagineux (riches en lipides ou huile, riches en protéines) et leurs dérivés
appelés tourteaux (soja, arachide, coton, palmiste, etc.).
 Les aliments riches en protéines animales :
Généralement aussi riches en lipides (graisse), on classe dans ce groupe : le lait en poudre, farine de
chenilles, de poissons, de sang et de viande.

La ration des volailles nécessite 15-20% de protéines, dont 4-5% d’origine animale soit 10-16% d’origine
végétale.
 Les aliments de synthèse :
 Encore appelés compléments alimentaires de synthèse, on classe dans ce groupe : les acides
aminés commerciales de synthèse (lysine, méthionine), l’urée ou carbonide, les vitamines, les
levures, les sels minéraux.
 Les premixes ou additifs alimentaires :
Ce sont des compléments alimentaires, pré-mélanges, composés essentiellement d’oligo-éléments et des
substances telles que les vitamines, les antioxydants, les adjuvants, qu’on associe au mélange à des faibles
doses pour surmener quelques différences de l’aliment.
 Les composés minéralisés et vitaminées (CMV) :
 Ce sont les pré- mélanges de minéraux et des vitamines. Les CMV sont incorporés à la hauteur de
3-10% dans la ration. Ils sont souvent appelés concentrés.
 Les composés minéralisés azotés et vitaminés (CMAV) :
Les CMAV sont des concentrés, pré-mélanges d’aliments protéiques enrichis de vitamines et de
minéraux. Ils sont incorporés dans les aliments, reconstitués, à la hauteur de 30-40% de la ration.

ELEVAGE EN TR1 4
3
III.1.3/ Les aliments en fonction des différentes phases physiologiques
 L’aliment démarrage
 C’est l’aliment à donner aux poussins.
 L’aliment finition :
 C’est un aliment d’engraissement destiné aux poulets.
 L’aliment poulette : Encore appelé aliment retard, il est donné aux poulettes.
 L’aliment ponte : c’est l’aliment destiné aux pondeuses.
III.2/ Rationnement des poulets de chair et des pondeuses
III.2.1/ Rationnement des poulets de chair :
Les quantités d’aliments démarrage et finition à distribuer en moyenne par semaine pour couvrir les
besoins des poussins et poulettes sont les suivantes :
 Première semaine : 20g/j ;
 Deuxième semaine : 20-40g/j ;
 Troisième semaine : 40-60g/j ;
 Quatrième semaine : 60-80g/j ;
 Cinquième semaine : 100g/j ;
 Sixième semaine : 110g/j ;
 Septième semaine : 120g/j ;
 Huitième semaine : 120g/j ;
 Neuvième semaine : 125g/j.

III.2.2/ Rationnement des pondeuses :


Pour les besoins des poussins, poulettes et pondeuse on distingue en moyenne par semaine les quantités
d’aliments (démarrage, poulettes et ponte) suivantes :
 Première semaine : 15-20g/j ;
 Deuxième semaine : 30-40g/j ;
 Troisième semaine : 45-60g/j ;
 Quatrième semaine : 60-80g/j ;
 Cinquième semaine : 80-85g/j ;
 Sixième semaine : 90g/j ;
 Septième vingtième semaine : 95g/j ;
 21-22ème semaine : 105g/j ;
 23-24ème semaine : 105g/j ;
 25ème semaine : 110g/j ;
 26ème semaine 115g/j;
 27ème semaine : 120g/j ;
 28-72èmesemaine : 125-130g/j.

ELEVAGE EN TR1 4
4
ELEVAGE EN TR1 4
5
DEUXIEME PARTIE : LA
PRODUCTION PORCINE

Durée : 13 heures

INTRODUCTION

Durée :1heure

La production porcine ou porciculture est l’art de produire dans un laps de temps, le maximum de denrées
animales à partir du porc (Sus scrofa domesticus), avec le minimum de dépense et le moindre effort
possible.
Le porcin est un animal élevé essentiellement pour sa viande de haute valeur alimentaire, dans les
conditions économiques acceptables, en tenant compte du pouvoir d’achat des consommateurs.
Ses principales caractéristiques biologiques, constituant les atouts ou avantages de son élevage et, faisant
de lui l’animal idéal pour la production de la viande sont :

ELEVAGE EN TR1 4
6
 La croissance rapide, qui permet d’obtenir un porc charcutier de 80 à 100 Kg, à 7–9 mois d’élevage,
avec un rendement carcasse variant entre 75 et 80 p100 ;
 La précocité sexuelle, la puberté observée à 5-6 mois pour les mâles ; 4,5 et 5 mois pour les femelles,
 La prolificité élevée de la truie qui donne en moyenne 8 à 14 porcelets/portée ;
 La courte durée du cycle de reproduction avec, deux voire 2,5 mises bas par truie en une année ;
 Le régime alimentaire omnivore et la haute conversion alimentaire, consommant presque tout ;
 Le type d’élevage hors sol et hors saison, qui assure la prévention contre certaines maladies et permet
la réalisation des inséminations fécondantes quelle que soit la saison.
Cependant, l’élevage porcin est aussi confronté à certaines contraintes, notamment :
 La nécessité de construire des logements appropriés, ce qui engendre un coût d’investissement
onéreux ;
 L’achat des aliments composés complets qui représente 60 à 70 p100 du coût total de production ;
 La difficulté à écouler les porcs charcutiers finis, leur viande souffrant de tabou (les interdits).
Les éleveurs des porcins sont classés en trois types de producteurs à savoir :
 Le producteur naisseur, qui entretient les reproducteurs et élève les porcelets jusqu’au sevrage ;
 Le producteur engraisseur, qui élève et engraisse les porcelets sevrés pour produire les porcs
charcutiers ;
 Le producteur mixte, qui entretient les reproducteurs puis élève et engraisse les porcelets nés
jusqu’à l’âge boucher.
Mais, comment produire la viande de porc dans les conditions de rendement optimal ?
En réponse à cette question, l’actuelle partie du cours traite de :
 les races porcines ;
 les logements des porcins ;
 le déroulement de la production ;
 l’alimentation et le rationnement des porcins.

CHAPITRE I : ETUDE DES RACES

Objectif spécifique : caractériser et choisir les différentes races à élever selon l’orientation de l’activité
choisie.
Durée : 3 heures.
INTRODUCTION

L’espèce, la race et la souche sont les unités de la systématique (ou classification) zootechnique. La
dernière sert de support à l’étude des particularités d’affinité parentale dont l’unité principale est la race.

ELEVAGE EN TR1 4
7
En effet, le choix des races à haut rendement et leur reproduction permettent d’obtenir un élevage
rentable, si les conditions de son fonctionnement (alimentation adéquate, logement approprié et
prophylaxie rigoureuse) sont réunies.

I. Les races porcines locales

Elles ne sont pas sujet de l’élevage porcin rationnel (industriel ou semi-industriel), mais soumises à
l’élevage de type familial ou artisanal. La faiblesse des performances explique le fait que leur intérêt
économique soit négligé.

En effet, ce sont des animaux malformés, hauts sur pattes, de taille hétérogène, de masse corporelle adulte
moyenne d’environ 50 Kg et de robe noire ou grise voire pie noire.

Par ailleurs, il importe de savoir que ce sont des races très rustiques qui peuvent être avantageusement
utilisées en croisement. Parmi ces races on peut citer : le porc Cantonais ; le porc Bakossi ; le porc
Pirapentiga ; le porc Pelon et le porc Ibérique élevé en Afrique et particulièrement au Congo.

I-1 : Le porc ibérique


Encore appelé porc africain, c’est une race convexiligne, longiligne et hypométrique. Trypanotolérante,
c’est une race rustique mais peu prolifique (la truie ne donnant que 4 à 7 porcelets par portée).

Le porc ibérique est un animal à tempérament bruyant, grognant et coureur. Il porte une robe
généralement noire ou grise et parfois pie noire à soie relativement court.

Sa conformation détaillée est caractérisée par :


 Une tête longue avec un groin cylindrique, conique et allongé ; des petites oreilles dirigées en
avant ou légèrement dressées ;
 Un tronc étroit et aplati avec une croupe inclinée ;
 Des membres aplatis et relativement hauts avec des jarrets forts et solides aux aplombs réguliers.
Le PV et la hauteur au garrot des porcs africains sont donnés dans le tableau ci-après :

VALEUR MOYENNE
DESIGNATION ET UNITE DE MESURE MALE FEMELLE
Masse corporelle moyenne adulte (MCMA) en Kg 50 45
Hauteur au garrot (HP) en cm 60 40

II. Les races porcines étrangères améliorées


Plusieurs races porcines étrangères améliorées par sélection et/ou croisement s’acclimatent bien en
république du Congo, mais les principales sont la Large White ; la Landrace (type standard de Danemark,
Française ou Belge) et le Piétrain.

II.1. La Large White

ELEVAGE EN TR1 4
8
Encore appelée Yorkshire et d’origine anglaise, la Large White est une race sub concaviligne, longiligne
et hypermétrique ; qui peut atteindre 100 Kg de poids vif après 6 mois d’élevage avec un rendement
carcasse de 75%.

Elle est une race mixte (caractérisée par des grandes aptitudes à la reproduction, avec de hauts niveaux de
prolificité et d’excellentes aptitudes productives, un bon taux de croissance journalière et une qualité de
viande élevée) dont la truie donne 10 à 12 porcelets par portée. Très prolifique et de croissance excellente,
c’est une race rustique, de bonne précocité (sexuelle et de croissance) et à tempérament doux (assez
calme). Il a une robe crémeuse ou blanche sale.

Sa conformation détaillée est caractérisée par :

 Une tête forte légèrement concave, au front large ; aux yeux vifs ; au groin assez-large et
retroussé puis aux oreilles grandes, triangulaires et portées dressées ;
 Un tronc cylindrique au dos large, plat et musclé ; à queue insérée dans le prolongement des
muscles des membres ; avec un abdomen bien soutenu et une poitrine large et profonde
descendant nettement au-dessus des coudes ;
 Des membres solides avec des jambes épaisses et bien descendues.

Les principales mensurations de la Large White sont données dans le tableau suivant :

VALEUR MOYENNE
DESIGNATION ET UNITE DE MESURE MALE FEMELLE
Masse corporelle moyenne adulte (MCVA) en Kg 500 350
Hauteur au garrot (HP) en m 1,1 1,0
Longueur du dos (LD) en m 2 1,5

ELEVAGE EN TR1 4
9
II-2 : La Landrace

D’origine danoise, la Landrace est une race subconvexiligne, longiligne et hypermétrique, portant une
robe blanche sale identique à la Large White (dont elle est issue par croisement avec les porcs d’Europe
du nord).

La Landrace de type standard et la française sont des races mixtes de très bonne précocité de croissance et
sexuelle, et assez prolifiques (la truie donnant en moyenne 10 porcelets par portée). Excellents porcs
charcutiers à tempérament assez calme, ces Landraces réussissent bien en croisement avec des races
locales. Les femelles, dotées d’un comportement sexuel remarquable, servent essentiellement de
partenaires au Large White dans les élevages industriels.
La conformation détaillée de la Landrace est caractérisée par :
 Une tête légère et longue, à groin conique et fin, portant des oreilles tombantes dirigées vers
l’avant (inclinées) et cachant presque les yeux ;
 Un tronc fusiforme de hauteur plus grande en arrière qu’en avant ; de poitrine et cage thoracique
réduites comparativement à la Large White ;
 Des membres fins, à bons aplombs avec des jambons globuleux.

Les mensurations de la Landrace sont données dans le tableau suivant :

DESIGNATION ET UNITE DE MESURE VALEUR MOYENNE


MALE FEMELLE
Masse corporelle moyenne adulte (MCVA) en Kg 400-450 250-300
Hauteur au garrot (HP) en cm 92,5 92
Longueur du dos (LD) en m 1,8 1,2

ELEVAGE EN TR1 5
0
II-3 : Le Piétrain

D’origine belge, le Piétrain est une race concaviligne, longiligne et eumétrique. Comme la Landrace belge
et l’Hampshire, le Piétrain est une race à viande qui présente des rendements reproductifs pauvres ; mais
un développement musculaire plus important et des carcasses plus courtes et minces.

Il a une prolificité (9 à 10 porcelets par portée) et une croissance très moyenne, mais est très bien
conformé (type culard). Il offre un bon indice de conversion alimentaire, un faible taux de gras et des
performances de carcasse exceptionnelles (un pourcentage élevé des morceaux nobles). Son sang inoculé
à la Large White améliore la qualité de la carcasse.

Le Piétrain est reconnu par sa robe à taches noires sur un fonds blanc (peau tachetée noir et blanc), aux
soies courts et durs ; ses oreilles courtes, dressées (droites) et quelquefois noires. C’est un animal court
sur pattes dont les principales mensurations sont données dans le tableau ci-après :

VALEUR MOYENNE
DESIGNATION ET UNITE DE MESURE MALE FEMELLE
Masse corporelle moyenne adulte (MCVA) en Kg 300 200-250
Hauteur au garrot (HP) en cm 85 75

II-4 : Autres races étrangères améliorées

ELEVAGE EN TR1 5
1
TRUIE HAMPSHIRE VERRATS ET TRUIES DUROC
 Le Duroc : C’est la race la plus répandue aux U.S.A et caractérisée par des bonnes performances
de croissance et d’engrais auxquelles s’ajoute un bon indice de conversion alimentaire. Il porte une robe
brun clair et les oreilles pendantes. La truie est très prolifique, 24 porcelets en moyenne par portée.
 Le porc blanc et l’Hampshire : Ce sont aussi deux races améliorées d’origine américaine.
 La race corse : Elle représente près de 25 p100 du cheptel porcin corse.
 Les races chinoises : Elles sont caractérisées par une précocité sexuelle excellente (puberté entre
2 et 4 mois) ; une prolificité exceptionnelle (14 à 18 porcelets par portée) ; des qualités maternelles
excellentes avec une aptitude laitière de 16 à 20 tétines ; des qualités gustatives de la viande excellentes
(colorée, juteuse, savoureuse et tendre) et malheureusement une croissance lente puis des carcasses
grasses et mal conformés.

CHAPITRE II : LES LOGEMENTS DES PORCS

ELEVAGE EN TR1 5
2
Objectif spécifique : Dégager les règles d’installation, de construction des batiments ainsi que celles de
logement des différentes catégories de porcs.
Durée : 3 heures.
INTRODUCTION

Le porcin est un animal délicat qui réagit au manque de confort. Son élevage rationnel nécessite la
construction d’un logement adéquat (porcherie), afin de le protéger contre les agressions climatiques
(chaleur excessive, froid intense, humidité excessive, forte pluie, vent dominant, etc.).
Quelles sont les particularités d’une porcherie ?
En réponse à cette question, les lignes qui suivent de ce chapitre traitent :
 l’orientation des bâtiments ;
 les caractéristiques techniques ;
 les annexes d’une porcherie.
I. des bâtiments
La construction doit tenir compte du sens des rayons solaires, des tornades et des vents dominants.
Il faut pour ce faire que :
 l’axe principal du bâtiment soit orienté en direction nord-sud, de sorte que la plus grande surface
possible de 1 à 1,2 m de hauteur soit exposée à l’est et à l’ouest, permettant d’éviter les excès de
chaleur (les porcins n’ayant pas de glande sudoripare) comme de froid ;
 la plus petite surface de 2 à 3,5m de hauteur soit opposée aux intempéries ;
 le toit soit fait de tôles ondulées, avec deux pentes et des rebords d’au moins 50 cm pour diminuer
l’entrée des rayons solaires et protéger les porcs contre la pluie. Le point culminant de toiture
devra se situer à 3 m environ du sol ;
 le sol soit fait d’un pavement de béton d’au moins 30 cm de profondeur, facile à nettoyer, avec
une pente de 30 p100 pour faciliter le drainage. Un trou à fumier devra être creusé au bas de la
pente et en dehors du mur.
Toutefois, la porcherie devra être construite à 200 m environ des habitations, à côté d’un point d’eau, en
un endroit élevé et sec c’est-à-dire sur un sol de texture argileuse et compacte.

II. Les caractéristiques techniques


La porcherie est un bâtiment d’élevage comportant un couloir de service de 2,2 m de large au moins et
des séparateurs qui divisent le reste en box (case ou loges) dans lesquels sont entretenus les porcins
suivant les différentes catégories d’âge et/ou de sexe.

II.1. Les murs et les séparateurs


Ils peuvent être faits en briques ou en planches à une hauteur d’environ 1 à 1,2m. Le mur opposé aux
intempéries (petite surface) peut être fermé jusqu’ au toit à 2 – 3,5m de hauteur.

II.2. Les dimensions des loges ou boxes

ELEVAGE EN TR1 5
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En fonctions des catégories d’âge et/ou de sexe puis de la densité de peuplement des porcins, on distingue
six (06) types de loges à disposer par rangée si possible (deux ou une seule). Il s’agit de :
 loge du verrat ou verraterie : 10 – 15m²/tête ;
 loge de la truie allaitante : 9-10m² par truie allaitante ou 0,75 à 1m²/porcelet ;
 loge des truies gestantes : 2,5- 3m²/tête ;
 loge des truies vides ou truiterie d’attente, à proximité de la verraterie : 1,5-2 m²/tête, à raison
de 5 à 10 truies par box ;
 loge d’engrais : 1,5 -2 m²/tête, à raison de 8 à 14 porcs par box ;
 loge de pré-engrais : 1- 1,2 m²/tête, à raison de 10 à 20 porcelets par box.

NB : Chaque loge comporte une auge (mangeoire) et un abreuvoir construit généralement en maçonnerie
(ou amovibles fabriqués avec des plaques en acier) puis un gisoir ou aire de couchage et une aire à
déjection.

II.3. Classification des porcheries


On distingue deux catégories de porcheries :
II.3.1. Les porcheries d’élevage : elles sont destinées à assurer la reproduction des porcs (verraterie,
truiterie, maternité, remonte). Exemple: La porcherie danoise et ses variantes suédoise, bretonne,
unicopa.
II.3.2. Les porcheries d’engraissement ou de production : elles regroupent les bâtiments de pré-
engraissement ou croissance et ceux d’engraissement final (finition).
III. Les Annexes d’une porcherie
Les annexes d’une porcherie sont constituées par les magasins de stockage d’aliment, d’entrepôt du
matériel (pulvérisateur, brouette, pelle, fourche, bottes, machette, etc.), des produits vétérinaires ou
zoosanitaires ; un local de quarantaine à quoi s’ajoute un parc attenant encore appelé aire d’exercice.

CHAPITRE III : DEROULEMENT DE LA PRODUCTION

ELEVAGE EN TR1 5
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Objectif spécifique : Décrire et appliquer les différentes méthodes de production des différentes
catégories des porcs
Durée : 6 heures.
INTRODUCTION
Le porcher mixte produit les porcs charcutiers et les porcs reproducteurs (mâle et femelle). Il engraisse
certains porcelets sevrés généralement mâles jusqu’à l’âge et relativement le poids bouchers, élève
d’autres jusqu’à l’âge de mise à la reproduction et les exploite jusqu’à l’âge de réforme. Comment se
déroule concrètement la production du porc charcutier et celle des porcs reproducteurs (verrat et truie) ?
Quelles en sont-les finalités ? Pour répondre à ces questions, nous allons dans les lignes qui suivent
parler :

 du schéma du cycle de production ;


 de l’accouplement à la mise bas ;
 de la mise-bas au sevrage ;
 des différentes techniques de sevrage ;
 du sevrage à l’abattage (vente du porc charcutier ou réforme du porc reproducteur).

I. Le schéma du cycle de production

L’élevage porcin se déroule selon un cycle de production qui comprend :

 Le cycle reproductif de la truie (Naissage)


 Le cycle de production des futurs reproducteurs (Remonte)
 Le cycle de production des porcs charcutiers (Engrais)

I.1. Schéma du cycle de production des porcs

 Le cycle reproductif de la truie ou cycle de production des porcelets :


Saillie Mise bas Sevrage Saillie

115j. 0 ± 75j
jours
60 jours jours

G A R
 Le cycle de production des futurs reproducteurs (remonte) :
Naissance Sevrage Mise à la reproduction
Allaitement Elevage ou Remonte

0 2 mois 6 - 10 mois

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 Le cycle de production des porcs charcutiers :
Naissance Sevrage Mise à l’Engrais Abattage

4 mois 6-8 mois


0 ≤ 2 mois
± 40 KgPV ± 100Kg-
± 1,5 KgPV ± 20 KgPV pvPV

Allaitement Croissance Engraissement

Remarque : le cycle de reproduction de la truie, c’est l’intervalle de temps compris entre deux
inséminations fécondantes successives ; période au cours de laquelle, une truie traverse trois (3) phases
consécutives correspondant chacune à un stade physiologique donné : Gestation – Allaitement – Repos.
Ainsi, le cycle reproductif d’une truie dure tout au plus 6 mois, ce qui permet d’obtenir deux (2) mise bas
(portées) par truie par année.

C.R.T = Cycle Reproductif de la truie


N.P.A = Nombre de Portées par Année = nombre de cycles reproductifs réalisés par an.
D.A = Durée de l’Année = 365 jours.
G = durée de la Gestation = 115 jours.
A = durée de l’Allaitement = l’âge au sevrage (35 – 60 Jours).
R = durée du Repos ou intervalle sevrage – saillie fécondante = ± 15 jours.
NB : La portée est l’ensemble de petits d’une femelle issue d’une même mise bas. Elle est une donnée
importante dans la gestion technique de l’exploitation du cheptel.

II. De l’accouplement à la mise bas


II.1. Elevage des reproducteurs
En vue d’assurer la reproduction dans une exploitation porcine, il importe avant tout de faire une bonne
sélection des reproducteurs.
On distingue à cet effet, deux phases : l’élevage des futurs géniteurs et le service de reproduction.

La 1ère phase est caractérisée par l’entretien des porcelets sevrés classiquement (nourrains) jusqu’à l’âge
de mise en service de reproduction, à 7-9 mois d’âge suivant le cas.

ELEVAGE EN TR1 5
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La seconde phase est caractérisée par l’entretien et l’exploitation des géniteurs (matériel zootechnique ou
machines de production) de la mise en service en reproduction à la réforme, qui a lieu à 5 ans pour le
verrat et 6 ans pour la truie.

NB : Les géniteurs aux performances exceptionnelles sont gardés après leur réforme pour être utilisés
comme donneurs de semences (ovules fécondés ou sperme) dans la pratique de la reproduction artificielle
(insémination artificielle et transplantation embryonnaire).

II.2. Choix des reproducteurs


Le verrat et la truie sont un capital qu’il faut amortir. La sélection des meilleurs géniteurs en amont de la
conduite d’élevage de type naisseur et/ou mixte est la clef de succès comme le sont l’alimentation
adéquate accompagnée des mesures prophylactiques rigoureuses lors de l’élevage.

II.2.1. Choix du verrat


Pour éviter la consanguinité, il convient que les verrats proviennent d’une exploitation externe.
La sélection des verrats porte sur les principaux critères suivants :
 tempérament calme possible ;
 testicules bien développés, de même que le reste des organes génitaux ;
 conformation bonne (corps long, hanche large, dos droit, membres courts, jambe ronde, Jarret
solide, etc.).

II-2-2 : Choix de la truie


Pouvant provenir de l’exploitation interne, les truies devront faire preuve d’une sélection minutieuse. En
effet, une bonne truie est celle qui donne une descendance nombreuse, saine, vigoureuse et arrivant au
sevrage en parfaite condition avec moins de mortalité possible.
Les principaux critères de choix d’une truie sont :
 Tempérament calme ;
 Tétines au nombre de six (06) paires au moins ;
 Conformation bonne avec bons aplombs (comme pour le verrat).

II.3. Age de la mise à la reproduction

Le verrasson atteint la maturité sexuelle (ou puberté) à 4-5 mois, mais il est mis en service de
reproduction à l’âge de 8 – 9 mois (voire 10 mois) pour être reformé à 5 ans.

La cochette atteint la puberté à 4 – 5 mois. Elle est mise à la reproduction à 8 mois pour être reformée à 6
ans.

II.4. Gestion des truies (reproductrices)


Après la sélection des géniteurs, les différentes étapes du cycle de production comprises entre
l’accouplement et la parturition sont : la détection des chaleurs, l’insémination ; la gestation et le part.

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II.4.1. La Détermination des chaleurs
Elles apparaissent tous les 21 jours après la puberté et durent 2 à 3 jours. Les principaux signes
caractéristiques qui permettent de reconnaître une truie apte à accepter le verrat sont :

 le reflux d’immobilité à l’approche du verrat (signe probant des chaleurs) ;


 le rougissement, l’écoulement d’un liquide séreux et le gonflement de la vulve ;
 les tentatives de chevauchement entre truies ;
 le tempérament nerveux et la perte d’appétit.

Les chaleurs réapparaissent 3 – 4 jours après le sevrage, et il est conseillé de réinséminer la truie pendant
la première semaine suivant le sevrage ; 16 à 48 h après le début de l’œstrus.

II.4.2. Insémination
Le dépôt du sperme dans les voies génitales de la truie peut se faire naturellement par la saillie (libre ou
dirigée) ou artificiellement par le biais du matériel spécial (vagin artificiel et pistolet inséminateur)
exigeant une main d’œuvre qualifiante.
La saillie à lieu dans la verraterie, de préférence le matin ou le soir, pour une durée de 5 à 10 minutes
voire plus. Il est conseillé de reconduire la truie dans son boxe après la saillie et procéder à une seconde
saillie (saillie consécutive) 12 heures ou 24 heures après la première.

Le flushing ou forçage (suralimentation des géniteurs avant et après l’insémination) permet d’augmenter
la fertilité et la prolificité.

Le nombre de truies pour un mâle (proportion des géniteurs recommandée) est 15 à 25 truies pour un
verrat.

II.4.3. Gestation
Elle résulte d’une insémination fécondante et dure 3 mois + 3 semaines + 3 jours + 3 heures, etc., soit
113 à 116 jours ou 4 mois environ.

Le diagnostic de la gestation de la truie se fait trois semaines après l’insémination. En effet, à cette date
si elle n’est pas de nouveau en chaleurs, on conclut qu’elle est pleine.

II.4.5. La mise bas (parturition)


Elle a lieu au terme de la gestation, pendant 2 à 3 heures et s’annonce par les signes suivants :
 la tuméfaction de la vulve et des mamelles ;
 l’écoulement des gouttes de colostrum 2 à 3 heures avant le part ;
 dilation du bassin ;
 agitation et préparation du nid.

Pendant le part, les gorets sortent de l’organisme maternel un à un, toutes les 10 à 15 minutes. Toutes les
enveloppes fœtales sortent après l’expulsion du dernier porcelet.
Elle correspond au calendrier des opérations à réaliser au cours du dernier mois de gestation.

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III. De la mise bas au sevrage
Les différentes étapes du cycle de production allant de la mise bas au sevrage sont l’allaitement et le
sevrage.

III.1. L’allaitement
Il est la période durant laquelle les porcelets sont nourris exclusivement du lait de leur mère qu’ils
prélèvent directement aux trayons. Sa durée dépend du type de sevrage. Au fur et à mesure que la durée
de lactation (fin de la production du colostrum jusqu’au tarissement) augmente, le lait diminue en quantité
et en qualité.

Pendant cette période une attention particulière doit être accordée à la truie suitée pour prévenir les cas
éventuels de cannibalisme et placer les porcelets les plus petits aux mamelles proches des pattes
antérieures. Par défaut d’instinct maternel, certaines truies refusent de se laisser téter par leur
porcelets (petits), les repoussent et les dévorent. Les truies cannibales doivent être reformées

La suralimentation des femelles en fin de gestation et allaitantes (steaming ou steaming up) facilite un
bon départ de lactation.

III.2. Les soins à apporter aux petits


Ils se résument par les interventions suivantes :

 A la naissance :
 nettoyage, coupe et désinfection (avec de l’iode ; l’eau de javel ; le citron ou la cendre)
du cordon ombilical ;
 séchage des porcelets ;
 section des huit jeunes dents et de l’extrémité de la queue ;
 surveillance de la première tétée.
 A quatre ou cinq jours :
 distribution quotidienne d’une poignée de granulés lactés.
 A quinze jours :
 marquage ;
 alimentation ad libitum avec un bon aliment.
 Après quinze jours :
 alimentation ad libitum avec un aliment appétent adapté au type de sevrage ;
 vermifugation dont le moment dépend de l’âge au sevrage et du vermifuge utilisé.

III.3. La crise des trois semaines


Encore appelée anémie ferriprive des porcelets, c’est un trouble nutritionnel dû à la carence en fer (dont
est dépourvu le lait de la truie), qui survient entre la 3e et la 6e semaine et se caractérise par :
 l’ictère des muqueuses oculaire et pituitaire ;
 l’inappétence ;

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 l’abattement ;
 la diarrhée.

L’administration des produits à base de fer en injection intramusculaire (cofa-fer ; fercobsang ; dextran ;
olifer ; thespofer ; vétafer…) ou par per os d’une pâte riche enfer (terre argileuse tamisée et arrosée de
sulfate de fer) constituent le remède.

III.4. Le but de la section des dents


La section des huit dents dites noires permet d’éviter les blessures des mamelles de la truie pendant la
tétée, dont les complications peuvent conduire aux mammites voire autre infection.

III.5. La castration sanguinolente ou sanglante


C’est une opération chirurgicale et zootechnique qui consiste à priver un animal de ses gonades (testicules
ou ovaires pour lesquels on parle singulièrement d’ovariectomie ou ovarectomie) dans le but de
supprimer la fonction reproductrice.
Elle a pour avantage de :
 favoriser le développement du tissu gras, ce qui améliore la qualité de la carcasse ;
 éliminer les mauvais géniteurs, ce qui permet de respecter les normes de reproduction en élevage ;
 rendre les animaux dociles.

Cependant, le ralentissement de la croissance et l’augmentation de l’indice de conversion alimentaire


constatée chez les castrats constituent ses inconvénients.

NB : En vue de bénéficier du maximum du potentiel de croissance élevé de la naissance à la puberté, les


porcelets doivent être castrés une semaine avant le sevrage (naturel ou physiologique).

III.6. Différentes techniques de sevrage


On distingue quatre techniques de sevrage à savoir :

 Le sevrage hâtif : encore appelé sevrage ultra-précoce, il a lieu entre 4 et 10 jours seulement après le
part. Associé à l’induction des chaleurs, il permet d’obtenir près de trois portées par truie et par an.
Cependant, il est déconseillé car il nécessite l’utilisation de l’allaitement artificiel.
 Le sevrage précoce : pratiqué à 2-3 semaines, il permet d’obtenir plus de 2,5 portées par truie et par
an. Il est comme le précédent déconseillé pour sa nécessité d’utiliser une alimentation particulière
constituée essentiellement de lait en poudre, l’équipement enzymatique des porcelets n’étant pas encore
mis en place à cet âge ;
 Le sevrage semi-précoce : encore appelé sevrage fonctionnel ou physiologique, il a lieu entre la 5 e et
la 7e semaine (35 à 45 jours) au moment où les porcelets sont à mesure de digérer d’autres types
d’aliments que le lait. Il permet d’obtenir 2,13 portées par truie et par an, au minimum ;
 Le sevrage naturel : encore appelé sevrage traditionnel ou classique, il est pratiqué à huit semaines ou
2 mois environ et permet d’obtenir 2 portées des porcelets très bien conformés au minimum par truie et
par an. Sa pratique est fortement conseillée pour les sujets futurs géniteurs.

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IV. Du sevrage à l’abatage
Le sacrifice des porcs charcutiers et/ou géniteurs réformés doit se faire à l’abattoir.

IV.1. Le pré-engraissement
Encore appelé post-sevrage, il correspond à la phase de croissance du nourrain (porcelet sevré pesant
environ 20 Kg) qui se caractérise par le développement optimum des tissus osseux et musculaire.

Après une durée d’élevage de 4 à 6 mois, allaitement y compris, le nourrain devient pourceau qui pèse
entre 50 et 60 Kg.

IV.2. L’engraissement
C’est la phase de finition, d’amélioration de la qualité de la carcasse qui correspond au développement
optimal du tissu adipeux intervenant à 8 mois environ avec une masse corporelle de 90 à 110 Kg.

IV.3. L’abattage
La transformation des porcs charcutiers en carcasses ou viande comestible est un processus constitué des
étapes suivantes :
 étourdissement ;
 saignée ;
 échaudage ;
 éviscération ;
 enlèvement des organes génitaux et de la tête ;
 fente verticale de la carcasse en deux demi-carcasses.

V. Paramètres zootechniques

V. 1. Paramètres de croissance (cf. première partie)

V. 2. Paramètres de production

1. Productivité numérique (PN)

PN= ; avec NPS nombre des petits sevrés et NFI, nombre des femelles inséminées

2. Productivité ponderale (PP)

PP= ou MMPS PN ; avec MCTPS, masse corporelle totale des petits sevrés et MMPS, masse
moyenne des petits sevrés

3. Taux de mortalité

TM= ; avec NSM, nombre des sujets morts et ET, effectif total

4. Taux de fécondité (TF)

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TF= x100 avec NPN, nombre des femelle nés et NFI, nombre des femelles inséminées

5. Taux de prolificité (TP)

TP= x100 ; avec NPN, nombre des petits nés et NMB, nombre de mise bas

6. Taux de viabilité (TV)

TV= 100 ; avec NSV, nombre de sujets en vie et ET, effectif total

7. Taux de stérilité (TS)

TS= x100 ; avec NFS, nombre des femelles stériles ou vides et NFI, nombre de femelle inséminées

8. Taux de gestation (TG) ou de fertilité vraie (TFV)

TG= x100 ; avec NFG, nombre des femelles gestantes et NFI, nombre des femelles inséminées ou

TG= 100p100-TS

9. Taux d’avortement (TA)

TA= x100 ; NFA, nombre des femelles ayant avorté et NFI, nombre des femelles inséminées

10. Taux de fertilité apparente (TFA)

TFA= x100 avec NFMB, nombre de femelles ayant mise bas NFI, nombre des femelles
inséminées

11. Nombre de femelles inséminées (NFI)

NFI=NFP+NFV ; avec NFP nombre de femelles pleines et NFV femelles vides

12. Nombres de femelles pleines ou gestantes (NFPN)

NFPN=NFMB+NFA, avec NFMB, nombre de femelles ayant mise bas et ; NFA, nombre des
femelles ayant

CHAPITRE IV : ALIMENTATION ET RATIONNEMENT

Objectif spécifique : Enoncer les éléments constitutifs d’une ration alimentaire ainsi que les principes de
rationnement.
Durée : 2 heures.

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2
INTRODUCTION
Le porc est un animal au régime alimentaire omnivore qui s’adapte facilement à une gamme variée
d’aliments mis à sa disposition. Il valorise la ration alimentaire mieux que n’importe quel animal
domestique. Ce chapitre traite :
 l’alimentation ;
 le rationnement.
I. L’alimentation des porcs
Pour nourrir les porcs, le porcher (ou porciculteur) peut constituer les rations alimentaires à partir de
plusieurs ingrédients (ou matières premières) ou s’approvisionner auprès des usines de fabrication des
aliments concentrés complets.

I-1 : Les composants constitutifs des rations des porcs


Les ingrédients que l’on combine pour préparer les rations des porcs peuvent être classés en sept groupes
à savoir :

I-1-1 : Aliments glucidiques


Ce sont les principales sources d’énergie qui représentent 60 à 90 p100 de la ration. On range dans ce
groupe les racines (manioc ; patate ; taro…) et tubercules (igname…) ; les céréales et leurs dérivés (blé ;
maïs ; mil ; orge ; son de blé ou de riz ; sorgho ; riz…) et les déchets de brasserie (drêche).

I-1-2 : Protéo-oléagineux
Ce sont les graines d’oléagineux et leurs tourteaux (arachide ; coton ; colza ; coprah ; palmiste ; soja…)
incorporés à la hauteur de 10 à 20 p100 du mélange.

I-1-3 : Aliments protéiques d’origine animale


Ce sont essentiellement les farines animales (farine de chenille ; farine de poisson ; farine de sang ; farine
de sautelle ; farine de viande ; lait en poudre ; etc.) incorporées dans le mélange à l’ordre de 5 à 10 p100.
Le taux d’incorporation de chacune d’elles ne devra pas excéder 5 p100, exception faite pour la farine de
viande qui peut être incorporée à la hauteur de 10 p100 maximum.

I-1-4 : Aliments minéraux


Les sources de sels minéraux les plus utilisées à hauteur de 3 p100 maximum, dans l’ensemble, sont : les
coquillages d’huitres broyés ; la poudre d’os ou phosphate bicalcique et le sel ordinaire de cuisine.
L’incorporation du dernier ne doit pas dépasser 0,5 p100 du mélange.

I-1-5 : Concentrés complémentaires


Ce sont les prémixes (pré-mélange composé essentiellement d’oligo-éléments et additifs comme : les
vitamines, les antioxydants et les adjuvants) ; les CMV et les CMAV incorporés respectivement à l’ordre
de 0,5 p100 ; 3 à 4 p100 et 20 à 40 p100 du mélange.

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I-1-6 : Additifs alimentaires
Sans valeur alimentaire, mais capables d’influencer les caractéristiques zootechniques ou de production
animale, les additifs ne doivent être incorporés qu’à un taux faible dans le mélange (0,10 à 0,20 p100). On
distingue des additifs à action directe (adjuvants ; hormones ; facteurs de croissance ; anabolisants ;
enzymes ; tranquillisants et antimétéorisants) des additifs à action indirecte (antioxydant ; émulsifiants ;
antimottants ; antifongiques ; aromatisants).

I-1-7 : Aliments divers


On range dans ce groupe les fourrages ; les fruits (dont les gâtés peuvent être à l’origine d’intoxication
due aux toxines élaborées par les moisissures) et les restes de boulangerie ; de cuisine et de jardin. Ils ne
doivent pas dépasser 25 p100 de la ration.

I-2 : Les aliments concentrés complets


Les fabriques d’aliment de bétail fournissent six types d’aliments pour les porcs, à savoir :
I-2-1 : Aliment démarrage (porcelets)
Destiné à nourrir les porcelets non sevrés à volonté, dès l’âge de 2 semaines, il est caractérisé par les
hautes teneurs en protéines brutes (18 – 19 p100) et en énergie digestible (3.500 Kcal/Kg de MS).

I-2-2 : Aliment croissance


Caractérisé par 15 à 17 p100 de matières azotées totales et 3.200 kcal d’énergie digestible par Kg de MS,
il est destiné à nourrir les gorets en post-sevrage.

I-2-3 : Aliment finition (porcs à l’engrais ou engraissement)


C’est l’aliment destiné au porc à l’engrais (nourrain) qui a une teneur de 13 à 15 p100 des MAT et de
3.200 kcal d’ED/Kg de MS.

I-2-4 : Aliment des reproducteurs)


 Pour verrat, verrasson et/ou truie gestante
L’aliment destiné au verrat, au verrasson et à la truie gestante est caractérisé par 12% de PB et 3.000 kcal
d’ED/Kg de MS.

 Pour truie vide


L’aliment reproducteur destiné à la truie vide et la cochette est caractérisé par la teneur en PB de 11 p100
et celle en ED de 2.800 kcal/Kg de MS.

 Pour truie suitée


L’aliment reproducteur destiné à la truie allaitante par une teneur de 14 p100 de PB et de 3.100 kcals
d’ED/Kg de MS.

II. Le rationnement
a) Le plan de rationnement ci-dessous est-il conseillé pour les reproducteurs :

ELEVAGE EN TR1 6
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Truie Truie Truie
Catégorie Remonte Verrat Truie vide gestante gestante allaitante
(90J) (25j)
Qté d’Alt / 5-6
2.0 3.0 3-3.5 3-4 5-4
jour, Kg

b) Le plan de rationnement des porcs charcutiers, du sevrage à l’abattage se résume comme


suit :

Poids, KgPV 15 20 25 30 40 50 60 70 80 90 100

Quantité d’aliment/jour, Kg 0,8 1,05 1,25 1,55 1,9 2,2 2,5 2,75 2,9 3,2 3,0

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TROISIEME PARTIE : LA
PRODUCTION BOVINE
Durée : 13 heures

INTRODUCTION

Durée : 01 heure

La production bovine ou boviculture est l’art de produire dans un temps record, le maximum de denrées
animales à partir de Bost aurus (taurin) ou Bos indicus (zébu) voire Buballus spp ou Syncerus spp
(buffles), avec le minimum de dépense et le moindre effort possible.

ELEVAGE EN TR1 6
6
Les bovins sont des grands ruminants domestiques et agricoles élevés essentiellement pour leur viande de
qualité meilleure après celle des animaux de la basse-cour (lapin ; poulet et dinde) et leur lait directement
consommable par l’homme, leur utilisation pour le travail (traction ou portage) ne restant importante que
pour les quelques petits paysans des pays en voie de développement.

Pays à vocation agricole, le cheptel bovin en République du Congo était estimé à plus de 150 mille têtes
(11.114 têtes en 2007 et 120.396 têtes en 2009) seulement. Plus de 90 p100 de viande consommée est
importée, soit sous forme de viande congelée ou sous forme de bovin sur pied venant du Tchad et/ou de la
République Centre Africaine.
Toutefois, depuis l’année 2000 les efforts de relance de ce sous-secteur agricole sont en train d’être
consentis avec la création des centres de métayage (Boundji, Ngatsou à 12km de 45-Ignié, Mpassa, etc.).

Actuellement, l’évolution numérique du cheptel s’améliore, estimé à 23 123 têtes en 2010, et 27220 têtes
en 2013. Malgré cet effectif, la production de la viande bovine n'arrive pas à couvrir la demande bien
modeste du consommateur. Au plan national, cette production est très faible (134 tonnes en 2007). Celle-
ci n’a contribué qu’à hauteur de 1,44% à la couverture de la consommation nationale. Comment maîtriser
et pratiquer cet élevage au Congo, de façon à obtenir un rendement optimal ? Pour répondre à cette
question, nous allons étudier dans cette partie du cours les éléments qui suivent :
 l’étude des races bovines ;
 les modalités d’élevage ;
 la planification de la production ;
 l’alimentation et le rationnement.

CHAPITRE I : ETUDE DES RACES BOVINES

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7
Objectif spécifique : caractériser et choisir les différentes races à élever selon l’orientation de l’activité
choisie.
Durée : 02 heures.
Les zébus (Bos indicus) et les taurins (Bos Taurus) essentiellement élevés au Congo, diffèrent
fondamentalement du point de vue morphologique, climatique et sanitaire.
I. Les zébus
Ce sont des bovins pourvus de bosse. Ils s’acclimatent bien dans les zones chaudes et sèches (zone
sahélienne) supportant bien la chaleur, les températures élevées, mais tolérant mal l’humidité. Ils sont
sensibles à la peste bovine et à la péripneumonie, très sensibles aux trypanosomes mais peu sensibles aux
piroplasmoses (Babésiose, Piroplasmose et Thélériose).
On distingue deux types de zébus à savoir :
 les zébus sahéliens à courtes cornes (zébu maure, zébu touareg et zébu azaouak) ;
 les zébus peuls à plus ou moins longues cornes (Zébu peul soudanien, Zébu Gobra, Zébu
M’bororo, Zébu Foulbé de l’Adamaoua et Zébu Malgache).

II. Les taurins


Ce sont des bovins dépourvus de bosse, que l’on rencontre en Afrique occidentale et centrale, qui
supportent bien l’humidité, tolèrent les températures élevées mais supportent mal la sécheresse. Ils sont
très sensibles à la peste bovine, à la péripneumonie, aux piroplasmoses et aux rickettsioses mais sont
remarquablement Trypanotolérantes dans les conditions normales de leur existence.
On distingue également deux types de taurins à savoir :
 les taurins à longues cornes (ndama et kouri qui a une bosse plus ou moins accusée) ;
 les taurins à courtes cornes (Baoulé et lagune).

NB: Les races étrangères améliorées sont aussi élevées en zone tropicale, soit en race pure, ou en
croisement dans le but d’améliorer les performances des races locales susmentionnées.
III. La classification des races bovines en fonction des aptitudes
Suivant la disposition des organes du corps (constitution ou conformation) dont les aptitudes (bouchère,
laitière, travail et mixte) sont le reflet, on classe actuellement les races bovines en trois catégories à
savoir : les races allaitantes ou à viande, les races laitières et les races mixtes.

II.1. Les races bovines allaitantes


Elles sont caractérisées par la conformation bouchère qui se traduit par :
 Un corps long ; une ligne de dessus plus ou moins droite ; un train postérieur bien développé avec
des cuisses rebondies ; une poitrine descendue et une musculature des épaules bien développée ;
 Une grande vitesse de croissance et d’engraissement.
Il convient de distinguer les races locales des races étrangères.
II.1.1. Les races bovines à viande locales
On distingue principalement cinq races à viande locales, trois taurines (Ndama, lagune et Baoulé) et deux
de zébu (Zébu malgache et Zébu M’bororo).
Au Congo, ce sont les trois races taurines Ndama, Lagune et Baoulé qui sont essentiellement élevées par
ordre décroissant d’importance de l’effectif.
a) La Ndama
C’est une race rectiligne, médioligne et eumétrique dont le rendement carcasse oscille entre 45 et 55p100.
Elle a une robe généralement froment ou fauve, quelquefois noire, pie noire ou pie-rouge et rarement

ELEVAGE EN TR1 6
8
blanche ; à poils courts (fins) et luisants. Les principales mensurations et les masses corporelles moyennes
des adultes sont rapportées dans le tableau ci-après.
Tableau: Principales mensurations et les masses corporelles moyennes des adultes de la Ndama
Valeur
Désignation et unité moyenne
de mesure Mâle Femelle
Masse corporelle
adulte (kg) 300 250
HG (m) 1,10 1,00
PT (m) 1,5 1,42
LSI (m) 1,23 1,20
HG : hauteur au garrot ; PT : pourtour
thoracique et LSI : longueur scapulo –
ischiale.

Taureau Ndama

b) La lagune
C’est une race rectiligne, bréviligne et hypométrique ou ellipométrique. Elle a une robe souvent noire
uniforme et assez souvent pie noire, rarement rouge et pie-rouge ; jamais brune contrairement à la Baoulé.
Elle ne présente normalement aucune aptitude bien définie, mais pour sa grande rusticité aux enzooties
dues aux parasites. Ses principales mensurations sont données dans le tableau ci-après.

Tableau : Principales mensurations et les masses corporelles moyennes des adultes de la Lagune.
Valeur moyenne
Désignation et unité de mesure
Mâle Femelle
MCA (kg) 120 100
HG (m) 1,00 0,80
PT (m) 1,20 1,13

Troupeau lagunaire
HG : hauteur au garrot ; PT : pourtour thoracique et LSI : longueur
scapulo – ischiale.

c) La Baoulé ou Lobi
C’est une race rectiligne, bréviligne et ellipométrique. Elle a une robe soit pie noire, soit pie-brune ou
brune uniforme et rarement rouge à poils courts et brillants sur une peau souple.
Les principales mensurations moyennes et les masses corporelles des adultes sont indiquées dans le
tableau ci-après.

Tableau : Principales mensurations et les masses corporelles moyennes des adultes de la Baoulé

Valeur moyenne
Désignation et unité de
mesure Mâle Femelle

ELEVAGE EN TR1 6
9
MCA (kg) 200 185
HG (m) 1,10 1,00
PT (m) 1,36 1,34

Taureau Baoulé

Vache lobi
d) Zébu Malgache
Encore appelé Zébu de Madagascar, c’est une race rectiligne, médioligne et eumétrique. Il se caractérise
par :
 une tête portant des cornes en croissant et quelquefois en lyre, de longueur très variable ; une
encolure mince et un fanon très accusé ;
 un tronc court avec l’arrière train peu développé et une bosse bien dressée, chargée de graisse
chez les animaux en bon état, les vaches portant des mamelles réduites ;
 une robe extrêmement variable (noire, rouge, fauve, froment, blanche, pie noire, pie-rouge ou
grise mouchetée).

ELEVAGE EN TR1 7
0
Les principales mensurations sont résumées dans le tableau ci-après.
Tableau : principales mensurations du Zébu Malgache
Désignation et unité de mesure Taureau Vache

Masse corporelle (Kg) 450 320

HG (cm) 125 119

PT (cm) 170 163

Ce Zébu est connu pour ses aptitudes :


 bouchère excellente avec un rendement carcasse de 48-50 p100 ;
 apte au labour et au portage, son aptitude au travail est excellente. La mise au travail
s’effectue vers l’âge de 4 ans, avec beaucoup de facilité car ces animaux sont très dociles et
font leur apprentissage en quelques jours ;
 laitière médiocre en corrélation avec peu de développement de la glande mammaire.
e) Zébu M’bororo
Egalement appelé Fulani Rouge, Wodabe, Fellata, Abori, Bodadi, Brahaza et rencontré au Niger, au
Nigéria, au Tchad, au Cameroun et en RCA, le Zébu M’bororo est un animal convexiligne, longiligne et
hypermétrique. Pourvu d’une ossature très développée, le M’bororo se caractérise par :
 une tête surmontée de très longues cornes en lyre, de couleur claire à extrémités noires de 15 à
120 cm de longueur ;
 le grand développement du fanon qui se prolonge sous le ventre, même chez la vache, la faisant
ressembler de loin à un mâle ;
 la robe uniformément brune, acajou foncé ; les muqueuses étant blondes et la présence du blanc
dans la robe indiquant le résultat d’un croisement ;
 une vivacité et une agilité remarquables de la vache, tandis que le taureau est lourd et dégage une
impression de force majestueuse.

Les principales mensurations sont résumées dans le tableau ci-après.


Tableau : principales mensurations du Zébu M’bororo
Caractéristique Taureau Vache

Masse corporelle (Kg) 350-500 360-450

HG (cm) 150-159 140-145

PT (cm) 175-160 175-191

LSI (cm) 155-160 150-160

On retient de ses aptitudes :


 bonne au travail bien que réputé farouche, ombrageux et difficile à dresser ;
 laitière médiocre, la vache ne donnant pas plus de deux litre durant une lactation de 180 à 200
jours ;
 bouchère mauvaise avec un rendement carcasse moyen médiocre, 40-50 p100 et la viande est
fibreuse ;
 qualité exceptionnelle de cuirs très recherchés et l’animal est reconnu pour sa capacité de survivre
dans les conditions rudes, sur les pâturages misérables avec un abreuvement parcimonieux.
NB : En Afrique on élève également les bovins métis issus des croisements entre Zébus et taurins (locaux
ou étrangers)

ELEVAGE EN TR1 7
1
Phénotype Zébu dominant Phénotype Baoulé dominant

Figure : Métis (Baoulé X Zébu Peul)

II.1.2. Les races étrangères à viande


Elles sont nombreuses. Nous intéressent ici, celles pouvant s’acclimater en zone intertropicale ou qui ont
déjà fait leur preuve.
a) La Charolaise
C’est la première race à viande française et
l’une des races allaitantes les plus répondues à
travers le monde. De robe blanche ou pie-brune,
elle est une race hypermétrique (MCMA=800kg
la femelle et 1200kg le mâle) qui se caractérise
par la rusticité, la forte vitesse de croissance, le
faible dépôt de gras, l’efficacité alimentaire et la
remarquable conformation bouchère
(RC=62p100).
Les vaches charolaises présentent un taux élevé
de naissances gémellaires (7p100 de jumeaux)
et leur production laitière assure, sans
complémentation, une forte croissance aux
veaux (1100g/j)

b) La Limousine
C’est une race originaire de l’ouest du massif central (France), de taille moyenne, sous poil blond
uniforme et aux muqueuses dépigmentées. De MCMA égale à 750kg la femelle et 1150kg le mâle, elle
possède une rusticité certaine à laquelle la sélection a ajouté de très bonnes qualités d’élevage (Fertilité,
facilité de vêlage et instinct maternel) et de remarquables aptitudes bouchères (conformation, rendement
en carcasse pouvant atteindre 70p100 et un rendement en viande important).
Elle est aujourd’hui une des grandes races à viande dans le monde.

ELEVAGE EN TR1 7
2
c) La Blonde d’Aquitaine
Encore appelée Blonde de sud-ouest, elle est obtenue après croisement des races locales Quercy,
Garonnaise et Blonde des Pyrénées. C’est une race hypermétrique (MCMA=900kg la femelle et1350kg le
mâle) qui s’adapte facilement à tous les climats. Elle a un potentiel de croissance élevé, une très bonne
conformation bouchère et un dépôt de gras limité.

d) La Sante Gertrude (ou Santa Gertrudis)


C’est une race créée en 1943 au sud des USA par croisement de la race shorthorn avec le zébu. Elle
combine harmonieusement les qualités bouchères du shorthorn et la résistance à la sècheresse du zébu.
e) Le Shorthorn
C’est une race d’origine anglaise encore appelée Durham. Elle se caractérise par ses cornes courtes et
ramenées en avant; sa robe rouge, blanche ou rouanne. C’est une race très précoce, très spécialisée pour la
viande et dont le rendement en carcasse peut atteindre 75p100.
f) Le Hereford
C’est une race à viande d’origine anglaise, assez
grand format, très rustique, pouvant être utilisée
dans des conditions climatiques et alimentaires
variées.

g) La Gasconne

ELEVAGE EN TR1 7
3
C’est une ancienne race de travail, rustique, qui se reproduit le mieux en conditions très difficiles (relief,
climat). Elle présente une MCAM de 625 Kg la vache et 875 Kg le taureau, un GMQ de 1.250 g/j entre 6
et 12 mois en régime intensif puis un rendement carcasse de 64 p100 à 14-16 mois.

h) Le Bleu blanc belge


C’est une race à viande moderne qui se
distingue par le développement
extraordinaire de sa musculature (culard) ;
sa grande uniformité ; son aptitude à la
production de viande jeune ; son efficience
à l’engraissement ; sa docilité et vêlage
facile en croisement (seulement 2 p100 de
césarienne).

NB : La Maine-Anjou ; la salers ; l’Aubrac ; la Parthenaise et la Bazadaise sont des races mixtes utilisées
intensément pour la production de la viande.

Figure 6: principales races bovines étrangères à viande

ELEVAGE EN TR1 7
4
II.2. Les races bovines laitières
Elles sont caractérisées par la conformation laitière qui se traduit par :
 Une tête fine, une encolure longue et fine ;
 Une poitrine large et profonde, un abdomen ample et un bassin large ;
 Des os minces et un indice dactylo-thoracique voisin de 0,1 ;
 Une peau fine, mobile, onctueuse au toucher ; des poils fins et brillants ; des cornes minces et
effilées ;
 Un caractère doux, tranquille et paisible ;
 Des mamelles amples et volumineuses, irriguées par des grosses veines mammaires qui forment
des fontaines de lait ;
 Des trayons bien développés et bien percés, égaux, lisses et cylindriques ; un nombre
supplémentaire étant bon signe.

Aucune race originaire de la zone intertropicale ne présente une conformation laitière. Néanmoins,
certaines races de renommée internationale peuvent bien s’y acclimater, même si la production laitière
n’est pas une tradition dans la zone.
Les principales races laitières qui peuvent s’acclimater avec profit en zone intertropicale sont indiquées
dans les lignes qui suivent.
a) Le Holstein-friesian
De robe pie noire, parfois pie
rouge, c’est une race sélectionnée
pour la production laitière aux
U.S.A. à partir d’un cheptel
importé au 19ème siècle des Pays-
Bas (Frise) et d’Allemagne
(Holstein). Elle a absorbé
plusieurs races locales de par le
monde.

b) La Prim’holstein
C’est une race obtenue par absorption de la française frisonne (race mixte à tendance laitière) par le
Holstein-friesian en France. Elle se caractérise par une robe pie noire rarement pie rouge (sujet dit Red
Holstein) ; une taille de 140cm ; un format hypermétrique (MCAM égale à 675 et 1050 Kg
respectivement pour la vache et le taureau) et un type laitier très marqué (poitrine profonde ; bassin
horizontal et légèrement incliné ; muscles longilignes et peu épais ; mamelle bien accrochée, haute avec
des trayons bien implantés.). Première laitière du monde, elle donne une production moyenne de 8.500
Kg de lait/an (9.086 Kg de lait à 40,9 p1.000 de taux butyreux et 33 p1.000 de taux azoté par vache en
moyenne, en 1999, en France).

ELEVAGE EN TR1 7
5
c) La Jersiaise ou Jerseyaise
C’est une race de robe fauve, originaire des îles de la
Manche (Jersey), qui s’adapte bien à toutes les latitudes ;
présente un format eumétrique (400 Kg de MCMA pour
les vaches) et produit un lait particulièrement riche en
protéines et en lipides. Elle est la championne des
beurrières qui est très recherchée.

d) La Rouge flamande ou Flamande


C’est une race de robe uniforme
brun acajou, à muqueuses
pigmentées, à format
hypermétrique (600 – 675 Kg par
vache), bonne laitière beurrière qui
donne en moyenne 6.800 Kg de lait
par an.

e) La Pie rouge des plaines


C’est une race de robe pie rouge, ourlée de taches
plus ou moins importantes, à format
hypermétrique (700 Kg par vache) qui donne une
production annuelle moyenne de 6.000 Kg de lait.
Elle résulte de divers croisements (Meuse-
Rhinyssel hollande, Rotbunt allemande, Red
Holstein américaine).

f) La Montbéliarde

ELEVAGE EN TR1 7
6
C’est une race appartement au
rameau pie rouge des
montagnes, de grand format
(700 Kg la vache) qui associe
les remarquables qualités
laitières (6.000 Kg de lait en
moyenne par an) et
fromagères.

g) La Brune
C’est une race mixte
d’origine de l’Est de la
Suisse, de grand format (700
Kg en moyenne la vache) et
à haut potentiel laitier (7.000
Kg de lait par an en
moyenne) représentant 80
p100 des revenus.

h) La Bretonne pie noire, la Tarentaise (ou Tartine) et la Vosgienne


Sont aussi des races bovines laitières.
NB : L’Abondance, la Bleue du Nord, la Française frisonne pie noire, la Normande et la Simmental
française sont des races mixtes dont l’utilisation est plus orientée vers la production de lait.

II.3. Les races bovines mixtes

Ce sont des races de conformation intermédiaire viande et laitière, généralement laitières avec une forte
vitesse de croissance et d’engraissement.
II.3.1. Les races mixtes locales
Les races bovines africaines pouvant être utilisées pour la production du lait et de la viande sont : le
Kouri, le zébu Foulbé, le zébu Gobra, le zébu Peul soudanien et le zébu Sahélien.
a) Le Kouri
C’est un animal rectiligne, longiligne et hypermétrique qui vit sur les rives et dans les iles du lac Tchad. Il
se caractérise des cornes de couleur blanche à extrémités noires, énormes et globuleuses, pouvant
atteindre 50 cm de diamètre en leur milieu, bien que légères du fait de leur structure alvéolaire. Sa robe
est blanche ou gris clair.
Les principales mensurations du Kouri sont rapportées dans le tableau 6.
Tableau 6 : principales mensurations du Kouri
Caractéristique Taureau Vache

Masse corporelle (Kg) 650 400

HG (cm) 146 136

PT (cm) 195 184

ELEVAGE EN TR1 7
7
LSI (cm) 122 116 Figure 6 : Taureau Kouri

b) Le zébu Foulbé
C’est une race convexiligne, médioligne et eumétrique qui vit au Cameroun et particulièrement dans le
territoire de l’Adamaoua. On distingue trois (3) variétés ou types génétiques de zébu Foulbé :
N’Gaoundéré, Bango et Yola. L’animal est caractérisé par :
 une tête longue et étroite, portant des cornes courtes et fines ;
 un fanon assez développé, le fourreau pendant en général ;
 une bosse bien développée et tombante, le squelette assez-léger avec les masses musculaires de
l’arrière-main bien développées ;
 la robe le plus souvent tachetée de rouge ; le noir se rencontre rarement.
Le zébu Foulbé a une bonne aptitude bouchère, possédant une bonne faculté d’engraissement, avec un
rendement carcasse de l’ordre de 50-52 p100. Sa production laitière aussi satisfaisante.

c) Le zébu Gobra
Convexiligne, longiligne et hypermétrique, le zébu Gobra se rencontre au Sénégal, dans le sud de la
Mauritanie et dans le nord-ouest du Mali. C’est un animal bien musclé qui a une bosse très développée ;
sa tête portent des longues cornes, en lyre haute, et mesure 70 à 80 cm. Le zébu Gobra a une robe grise,
souvent avec des bringeüres, et quelquefois blanche.
Les principales mensurations du zébu Gobra sont rapportées dans le tableau 7.
Tableau 7 : principales mensurations du zébu Gobra
Caractéristique Taureau Vache

Masse corporelle (Kg) 415 322

HG (cm) 143 139

PT (cm) 192 183

LSI (cm) 140 142

Le zébu Gobra a des bonnes aptitudes bouchère et au travail, avec une production laitière moyenne.
d) Le zébu Peul soudanien
C’est une race rectiligne, médioligne et eumétrique qui vit dans la zone soudanienne de climat tropical, au
Sénégal et au Niger. L’animal se caractérise par :
 une tête portant des cornes de longueur moyenne ;
 un corps manquant d’épaisseur mais pourvu d’une bosse en forme de cône qui a tendance à
être effacée chez la vache, avec un fanon mince ;
 une robe généralement pie avec toutes les autres couleurs (noir, roux, gris, etc.), avec un
poil ras et brillant.
Les métis de zébu sahélien x zébu peul soudanien sot rencontrés au Mali.
Les principales mensurations du zébu peul sont rapportées dans le tableau 8.
Tableau 8 : principales mensurations du zébu peul
Caractéristique Taureau Vache Bœuf

Masse corporelle (Kg) 325 240 330

HG (cm) 135 139 147

ELEVAGE EN TR1 7
8
PT (cm) 163 142 166

LSI (cm) 115 116 128

Le zébu peul présente des bonnes aptitudes bouchère et au travail, avec une production laitière modeste.

Zébu Peul
e) Le zébu Sahélien
Le zébu Sahélien est un animal rectiligne, médioligne et eumétrique, qui se rencontre dans la zone
sahélienne de l’Afrique, de l’Atlantique au Tchad. Suivant les régions géographiques, on distingue les
variétés Maure, Touareg et Azaouak.
Il se caractérise par :
 une tête portant des cornes assez courtes ;
 une bosse bien développée et un fanon mince, plissé et très descendu ;
 une robe variant du brun au jaune clair, et quelquefois pie.
Docile, apte au portage comme au labour, le zébu sahélien a des bonnes aptitudes au travail, laitière et
bouchère.
Les principales mensurations du zébu sahélien Azaouak sont rapportées dans le tableau 9.
Tableau 9 : principales mensurations du zébu sahélien Azaouak
Désignation et unité de Taureau Vache
mesure

Masse corporelle (Kg) 425 275

HG (cm) 131 123

PT (cm) 170 156

LSI (cm) 135 134

Zébu sahélien Azaouak

II.3.1. Les races mixtes étrangères


Les races principales bovines mixtes étrangères pouvant être élevées en zone intertropicale sont :
l’Abondance ; la Normande ; la Simmental française ou Simmenthal ; La Bleue du Nord ; la Française
frisonne pie noire ; la Tachetée de l’Est ; la Maine-Anjou ; la Salers ; l’Aubrac ; la Parthenaise et la
Bazadaise.
a) L’Abondance

ELEVAGE EN TR1 7
9
C’est une race de robe rouge acajou pie, le blanc
étant limité à la partie inférieure du corps, à la tête
(excepté des lunettes rouges) et aux extrémités. Elle
est une remarquable laitière et bonne fromagère
(5.667 Kg de lait en moyenne de 37,1 p1.000 de
TB et 34,3 p1.000 de TA par lactation dans le
monde ; 7.000 Kg de lait par an) ; dotée de bonnes
qualités bouchères (conformation, finesse du
squelette et MCAM de 630 Kg pour la vache puis
975 Kg pour le taureau) et de solides qualités
d’élevage (rusticité, aptitude à la marche, facilité de
vêlage).

b) La Normande

C’est une race de robe tricolore qui occupe le 2ème


rang des races laitières en France après la
Prim’holstein. De bonnes croissance et conformation
(750 et 1200 Kg de MCAM respectivement pour la
vache le taureau), dotée d’excellentes qualités
d’élevage (fertilité, facilité de vêlage), elle est
appréciée particulièrement des fromagers en raison
de la richesse du lait en variant B de la Kappa (6.630
Kg de lait en moyenne à 43,7 p1.000 de TB et 66,9
p1.000 de TA par an).

c) La Simmental française ou Simmenthal

ELEVAGE EN TR1 8
0
C’est une race d’origine Suisse, de bonne
vitesse de croissance et bonne
conformation (jusqu’à 775 et 1.350 Kg de
masse corporelle adulte respectivement
pour la vache et le taureau), dotée
d’excellente qualité productrice de lait
(6.500 Kg de lait en moyenne par an, de
40,1 p1.000 de TB te 33,2 p1.000 de TA).

d) La Bleue du Nord
Race laitière à l’origine, la sélection vise sa mixité avec l’orientation bouchère. Le maroilles est son
fromage. La production laitière annuelle est estimée à 5.500 Kg, avec une MCAM de 750 et 1.250 Kg
pour la vache et le taureau respectivement.
e) La Française frisonne pie noire
Race d’origine hollandaise importée et sélectionnée en France au début du 20ème siècle.

f) La Tachetée de l’Est
Elle est obtenue à l’issue des croisements entre la Montbéliarde, la Simmental et l’Abondance.
g) La Maine-Anjou
De robe pie roux-rouge, elle a une forte capacité de croissance (1.500 à 1.600 g/j de GMJ entre 6 et 12
mois en régime intensif avec un Rc de 66 à 67 p100 pour les taurillons de 14 – 16 mois) et détient les
records en masse corporelle, 700 à 1.100 Kg la vache et 1.300 à 1.900 Kg le taureau. La production
moyenne annuelle des vaches contrôlées s’établit à 3.527 Kg de lait à 36,9 p1.000 de TB et 33,8 p1.000
de TA). La race a un taux très élevé de naissances gémellaires (8 p100).

h) La Salers
De robe rouge acajou uniforme, c’est une race
rustique et très fertile, à aptitude laitière très élevée
qui en fait une excellente nourrice capable d’allaiter
deux veaux. Pesant en moyenne 700 Kg la vache et
1.100 Kg le taureau, avec 1.400 g/j de GMQ entre 6
et 12 mois et un Rc de 64 à 65 p100 pour les
taurillons de 14-46 mois, la Salers est une race mixte
(lait, travail et viande) orientée à la production de
viande.

ELEVAGE EN TR1 8
1
i) L’Aubrac
C’est une race rustique, à aptitudes mixtes
bien équilibrées, qui est principalement
utilisée pour la production de viande, en
race pure ou en croisement, dans les zones
rudes. L’adulte pesant en moyenne 650 Kg
la vache et 1.000 Kg le taureau, la traction
animale et la traite ont été abandonnées.

j) La Parthenaise
La traite abandonnée, elle a vocation de
donner une viande haut de gamme. La
MCAM est de 700 Kg la vache et 1.075 Kg
le taureau, avec un GMJ de 1.350 g/j et un
Rc de 66 p100 en moyenne.

k) La Bazadaise
C’est une race de travail à aptitudes
multiples, aujourd’hui essentiellement
utilisée pour la production de viande. Les
vaches dotées de remarquables qualités
d’élevage et de reproduction, la
Bazadaise est recherchée pour la
production des veaux de boucherie de
type broutard. La vache et le taureau
pèsent respectivement jusqu’à 750 et
1.100 Kg, avec un GMQ moyen de 1.350
g/j entre 6 et 12 mois.

ELEVAGE EN TR1 8
2
ELEVAGE EN TR1 8
3
CHAPITRE II : MODES D’ELEVAGE

Objectif spécifique : distinguer les différents modes d’élevage bovin.


Durée : 4 heures
INTRODUCTION
Le mode (ou système) d’élevage est la manière par laquelle les animaux sont entretenus en tenant compte
de leur logement (en stabulation ou non) et de la technique de leur alimentation (au pâturage ou à l’auge).

I. Le mode intensif
Encore appelé élevage en stabulation, c’est le mode d’élevage dans lequel les bovins sont exclusivement
élevés à l’étable durant toute leur carrière, c’est-à-dire de la naissance à l’abatage.

Il fait appel à deux techniques d’élevages : claustrée et libre.

I. 1. Technique d’élevage en stabulation entravée


Elle se caractérise par le fait que l’étable n’est constituée que d’une aire délimitée par quatre murs et un
toit, les animaux étant attachés.

I. 2. Technique d’élevage en stabulation libre


Elle se caractérise par le fait que l’étable est repartie en trois aires voire quatre dans le cas des vaches
laitières (Aire d’exercice, aire de couchage, aire d’alimentation et de traite).
NB : dans ce mode d’élevage l’alimentation est constituée d’aliment composé, sous-produits d’industrie
et des fourrages apportés à l’auge (affourragement à l’auge). Il constitue le mode moderne d’élevage
bovin intensif.

II. Le mode semi-intensif


Encore appelé système d’élevage semi-plein-air, dans ce type d’élevage les animaux sont maintenus à
l’étable la nuit et par mauvais temps, puis conduits au pâturage le jour et par beau temps.
Il associe l’alimentation au pâturage (attache au piquet ou pâture directe) et l’affourragement à l’auge
avec complémentation possible.

III. Le mode extensif


Encore appelé système d’élevage plein air intégral, c’est le mode d’élevage dans lequel les animaux sont
entretenus exclusivement sur le pâturage durant toute leur carrière (de la naissance à l’abattage). Les
animaux ne bénéficient que de la pierre à lécher comme complément alimentaire.

Il fait appel à l’élevage sédentaire, migrateur (modes d’élevage extensif traditionnels) et le ranching
(mode d’élevage extensif moderne).

III.1. L’élevage sédentaire

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C’est la technique d’élevage extensif traditionnel pratiquée par les agriculteurs – éleveurs qui travaillent
sur place, sans se déplacer avec leur troupeau. Il favorise l’intégration des productions agro-pastorales.

III.2. L’élevage migrateur


Encore appelé élevage nomade ou sahélien, c’est un ensemble de technique d’élevage caractérisées par le
déplacement des éleveurs avec leurs animaux, dans le but d’utiliser les pâturages au meilleur moment.

On distingue le nomadisme et la transhumance.

III.2.1 Le nomadisme
C’est la technique d’élevage extensif traditionnel caractérisée par le déplacement au hasard de l’éleveur et
son troupeau suivant l’abondance du fourrage et des points d’eau.

III.2.2 Transhumance
C’est la technique d’élevage extensif traditionnel caractérisée par le déplacement saisonnier ou cyclique
l’éleveur et son troupeau, suivant un itinéraire donné.

III.3. Le ranching
C’est la technique d’élevage extensif moderne caractérisée par le fait que les animaux sont entretenus
exclusivement sur le pâturage naturel amélioré ou non avec le minimum de gardiennage.
L’établissement ou l’entreprise qui pratique le ranching s’appelle un ranch. Le range désigne l’étendue
pâturable appartenant à un ranch.

III.3.1. Différents types de ranches


On distingue trois types de ranches ou ranchs à savoir :
 Les ranches naisseurs ou ranchs d’élevage ;
 Les ranches d’embouche ou d’engraissement ;
 Et les ranches mixtes ou naisseurs-engraisseurs.

III.3.2. Subdivision d’un ranch


Le ranch est divisé en zones, les zones subdivisées en parcs et les parcs en parcelles.
En utilisant la technique de rotation de pâturages et pâture tournante (3 à 5 jours de pâture et 20 à 30 jours
de repos dans une parcelle suivant les saisons), on calcule le nombre de parcelles d’un ranch par la
formule suivante :

Np= Nombre de parcelle

Np= + 1Ou Np= ⇔ Avec R = Repos de la parcelle

S = Séjour dans la parcelle

III.3.3. Les opérations sanitaires et zootechniques


III.3.3.1. Les opérations zootechniques

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a) La castration : on pratique une castration non sanguinolente, à l’aide des pinces de Burdizzo, à
l’âge de 4 mois.
b) Le marquage :
C’est une opération zootechnique qui consiste à porter les marques (numéros par exemple) sur un animal.
Il permet l’identification des individus dans une population (un troupeau)

On distingue plusieurs marques : Le tatouage avec une encre indélébile ou non, les entailles à l’oreille, les
médailles au cou et les boutons d’oreille.

c) L’écornage
Encore appelé le décornage, c’est une opération zootechnique qui consiste à ablatir les boutons cornés par
arrachage (deux à trois semaines après la naissance) ou par section à la scie de la corne et de son
cornichon chez les adultes.
Il permet de prévenir les attaques des boviculteurs par les bovins récalcitrants et les luttes entre animaux.

d) Le ramassage
C’est l’opération zootechnique qui consiste à faire venir tout ou une partie du cheptel au parc de nuit. Il
permet de faire bénéficier aux animaux du ranch un complément alimentaire (bloc à lécher, restes de
récoltes, CMV, CMAV…) ou des soins quelconques.

e) Le recensement
C’est l’opération zootechnique qui consiste à enregistrer les individus du cheptel et déterminer l’effectif
total. Chaque animal recensé porte un numéro. Il permet d’évaluer et faciliter la gestion du cheptel.

f) La détermination de l’âge
C’est l’opération zootechnique qui consiste à estimer l’âge d’un animal par le contrôle des fiches de suivi
ou par l’examen de la dentition ou celui des cornes. Elle permet de décider d’une sélection, de la réforme
des géniteurs, de l’abatage, etc.

g) L’abatage ou l’abattage
C’est l’opération zootechnique qui consiste à sacrifier les animaux, préalablement étourdis, dans un
abattoir. Il permet de mettre à la disposition de la population humaine des viandes des bovins, sous forme
de carcasses (étourdissement, saignée, dépouillement, éviscération, retrait des abats et issues).

h) La contention
C’est une opération zoo-sanitaire qui consiste à immobiliser un animal en de réaliser une intervention
quelconque.
III.3.3.2. Les opérations sanitaires
a) La vaccination

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C’est une opération médicale qui consiste à inoculer à un animal un vaccin (substance destinée à
provoquer l’apparition d’anticorps à un taux suffisant pour immuniser le sujet contre une maladie
donnée). Elle permet de prévenir les maladies infectieuses éventuelles.

b) Le déparasitage
C’est une opération médicale qui consiste à détruire les parasites se trouvant aussi bien dans le corps des
animaux eux-mêmes, que dans les parcs et pâturage ou prairie où ils séjournent. Il peut être interne par la
Vermifugation ou externe par le bain dans un bassin (dipping-tank) ou par le spray.

c) La prophylaxie
C’est un ensemble de mesures de police sanitaire qui visent à empêcher l’apparition ou l’extension d’une
maladie contagieuse.
d) Le traitement
C’est un ensemble de moyens que l’on met en œuvre pour lutter contre une maladie, en vue de hâter la
guérison et éviter les séquelles. Un traitement comporte l’emploi de médicaments ; l’utilisation de
mesures hygiéniques, d’opérations chirurgicales ou obstétricales qui nécessitent de faire appel à un
vétérinaire.

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CHAPITRE III : PLANIFICATION DE LA PRODUCTION

Objectif spécifique : Caractériser les paramètres de production des différentes catégories des bovins.

Durée : 4 heures.

INTRODUCTION

En élevage bovin la seule source de profit est le veau. Cet élevage nécessite un plan d’organisation des
différentes activités.
I : Le schéma du cycle de production
Le cycle de production obéit au cycle de reproduction des vaches (cheptel de base) qui lui-même tient
compte des paramètres zootechniques de reproduction.

I-1: Cycle reproduction

Avec : I=Insémination, V= Vêlage, IC= Insémination fécondante consécutive, SP= Sevrage précoce

SSPB= Sevrage Semi-Précoce des animaux de Boucherie (Bouvillon et Génisse), SSPG= Sevrage Semi-
Précoce des Génisses d’élevage ; SSPT= Sevrage Semi-Précoce des Taurillons
SC= Sevrage Classique, naturel ou traditionnel.

I-1-1 : Cycle de production de la viande


On distingue deux schémas possibles suivant le système d’élevage pratiqué (intensif ou extensif).

I-1-1-1 : Schéma du cycle de production de la viande en système extensif

SC Vente ou abatage

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8-9mois Embouche (18-36mois)

I-1-1-2 : Schéma du cycle de production de la viande en système intensif

I-1-2 : Schéma du cycle de production des géniteurs de remplacement (Génisses et Taurillons)

II : Production des veaux


II-1 : Gestation et vêlage
II- 1-1 : Proportion des géniteurs en service de reproduction
La proportion des vaches pour un taureau est de 25 à 30 ♀/♂.
II -1-2 : Age à la puberté
Chez les bovins de races tardives (allaitantes) la puberté intervient à 15-18 mois. On retient de manière
générale, 8 à 13 mois pour les génisses et 9 à 12 mois pour les taurillons.

I -1-3 : Age à la mise en service de reproduction


Il varie suivant la précocité des races telle que présentée dans le tableau ci-après :

RACE PRECOCE RACE TARDIVE


Femelle Mâle Femelle Mâle
9-15 mois 15-18 mois 24-30 mois ou 2-2,5 ans 36-48 mois ou 3-4 ans
I-2-3 : Type et durée du cycle sexuel, durée des chaleurs, durée de gestation, retour des chaleurs,
moment de l’ovulation et moment idéal de l’insémination
Type du cycle sexuel Continu
Durée du cycle sexuel 18-24 j (21 j en moyenne)
Durée des chaleurs 10-26 h (18 h en moyenne)
Durée de gestation 9-9,5 mois (278-293 j)

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Retour des chaleurs après vêlage 30-50 j (40 j en moyenne)
Type d’ovulation Spontané
Moment de l’ovulation 4-16 h après la fin de l’œstrus
Moment idéal de l’insémination Du milieu à la fin de l’œstrus
Désignation Bovine

Type d’ovulation Spontané

Type de cycle Continu

Durée du cycle 21 j

Age de la puberté 6-18 mois/♀

8-12 mois/♂

Age de mise en reproduction 9-30 mois/♀

15-48 mois/♂

Nombre de ♀/♂ 25 - 50

Durée du coït 5 – 10 s

Durée de gestation 280 j

Retour des chaleurs après mise bas 40 j

Age au sevrage naturel 8 – 9 mois

Age à la réforme 7- 8 ans /♀

8 - 10 ans /♂

Moment de l’ovulation 4-16 h après la fin de l’œstrus

Moment idéale pour l’insémination Du milieu à la fin de l’œstrus

Durée des chaleurs 18 h

II-2-1 : Détection des chaleurs


Le signe constant de chaleurs est l’acceptation du chevauchement et de l’accouplement. Il est associé à
des signes non constants dits secondaires qui incluent l’émission de mucus ou glaires, la congestion de la
vulve, l’ouverture du col, les meuglements et l’hyperactivité (nervosité et agitation) dont la durée du cycle
est d’environ 15min, etc.

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IV- Paramètres zootechniques

IV- 1 Paramètres de croissance (cf. élevage des poulet)

IV- 2 Paramètres de reproduction

1. Taux d’exploitation

TFA= x100

2. Taux de naissances simples

TFA= x100

3. Taux de naissances doubles

TFA= x100

4. Pourcentage des veaux simples

TFA= x100

5. Pourcentage des veaux doubles

TFA= x100

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CHAPITRE IV : ALIMENTATION

Objectif spécifique : Enoncer les éléments constitutifs d’une ration alimentaire ainsi que les principes de
rationnement.
Durée : 2 heures.
Les bovins sont des herbivores ruminants. Leur alimentation nécessite généralement un affouragement sur
pied (la pâture) ou un apport du fourrage récolté à l’auge, en cas de stabulation (zéro-grazing ou zéro
pâture).
On appelle pâture, l’action de faire brouter l’herbe aux animaux. Elle peut être ouverte ou fermée.
Lorsque les pâturages ne sont pas délimités et les animaux se nourrissent librement et exclusivement de
l’herbe, on parle de pâture ouverte. Le nomadisme et la transhumance sont des exemples types de
pâture ouverte.
En Ranching, on pratique la pâture fermée ou rotative, en respectant une capacité de charge de 1
UBT/ha/an sur 3 parcs.
I. Ration des jeunes
I.1. Alimentation en période de colostration
La mamelle de la vache ne produit pas immédiatement (dès la mise bas) du lait, mais un liquide
particulier appelé colostrum. Cette production dure 4 à 5jours et est remplacée progressivement par le lait.
Le colostrum est très utile pour les nouveaux nés car il contient des matières protéiques, les sels
minéraux, la vitamine A et surtout les anticorps qui protègent le veau contre les infections pendant les
premières semaines de sa vie.
I.2- Alimentation des veaux jusqu’au sevrage
Dans les premiers mois de sa vie, les réservoirs gastriques du veau sont inaptes à la digestion des
aliments solides (végétaux) : il est donc nourri exclusivement au lait qui tombe directement dans la panse
à travers la gouttière œsophagienne. Vers le quatrième mois, on y ajoute les végétaux faciles à digérer
puisque d’autres poches de l’estomac s’installent et prennent du volume au fur et à mesure.
Progressivement, on diminue la quantité du lait et on augmente celle des végétaux.
Quand le lait est complètement supprimé (l’estomac a pris sa forme définitive y compris ses différents
compartiments), le sevrage est réalisé.

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II- Alimentation et ration des adultes
L’alimentation des bovins adultes est constituée principalement du fourrage disponible soit au pâturage
ou mise à leur disposition dans l’étable après la coupe.
Pour le premier cas, on parle du fourrage vert, tandis que le second cas comporte de l’aliment sous forme
de matière sèche (foin, foin déshydraté, l’ensilage). Outre cela, un complément peut être ajouté à l’étable
sous forme de CMV, CMAV, bloc à lécher. Il peut également être complété en utilisant les sous-produits
agro-industriels (sons, tourteaux, …).
L’alimentation des bovins en général doit couvrir les besoins énergétiques, azotés, minéraux,
vitaminiques et hydriques.
NB : la quantité d’eau à consommer dépond en grande partie de l’humidité des aliments. Un bovin adulte
consomme 40 litres d’eau en saisons sèche et 20 litres d’eau en saison de pluies par jour.
Les ruminants doivent consommer une certaine quantité d’aliment qui occupe un certain volume dans le
rumen pour que le travail digestif soit accompli et que la rumination se déroule dans les bonnes
conditions. Cette quantité s’exprime en kg de matières sèches et est appelée encombrement.
Un bovin adulte tropicale pèse 250 kg et consomme 6,25kg de MS par jour. Le nombre de bovin à placer
sur un hectare est appelé charge à l’hectare ; il est de 1UBT soit un bovin adulte de 250kg.

L’embouche bovine
L’embouche ou la mise en condition de certains types d’animaux pour la boucherie (engraissement)
présente plusieurs variantes (3 types) :
- L’embouche extensive ou herbagère sur pâturage naturel amélioré ou non, concerne les jeunes
de 2 – 5 ans surtout et dure de 1 – 2 ans voire 3 ans. Les animaux reçoivent une complémentation
minérale sous forme de blocs à lécher (Ranching).
- L’embouche semi-intensive de durée plus courte (≈12 mois) se fait sur pâturage naturel amélioré
ou non, mais les animaux reçoivent en outre un complément alimentaire assez important
(concentré, minéraux).
- L’embouche intensive industrielle présentant deux (2) cas : l’embouche sur pâturage artificiel
avec ou sans complémentation alimentaire et l’embouche en Stabulation où toute l’alimentation
est fournie à l’auge pendant 6 mois environ (exemple : Embouche en Feed-lot pratiquée aux
USA).

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MATERIEL DIDACTIQUE

 Planches
 Organes anatomiques
 Matériel de dissection
 Bâtiments et matériel d’élevage
 Instruments zoométriques : balance, ruban, canne
 Matériel vétérinaire : coupe-dents, pinces à castrer, pinces à marquer, etc.
 Ingrédients et matériels de fabrication alimentaires
 Vidéo projections
 Animaux sur pieds
 Désinfectants et autres produits vétérinaires
 Instruments de mesures : thermomètre, hygromètre…

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BIBLIOGRAPHIE

1- DICTIONNAIRES de langue française « PETIT Larousse EN COULEURS », 83.500


articles, Edition 1991, « Le Petit Robert 2013 », 60.000 mots, Edition 2013
2- LAROUSSE AGRICOLE, Le monde paysan au XXIème siècle, Edition 2002, 767 pages
3- MEMENTO de l’Agronome, Editions 1984 et 2012, Ministère de la Coopération et du
Développement, France
4- L’ALIMENTATION DES RUMINANTS, John CHESWORTH et H. GUERIN, 232
pages, Maisonneuve et Larose CTA, 1996
5- L’ELEVAGE RENTABLE DES COCHONS, Edition DE VECCHI S.A, Groupe
d’Experts 2100, 126 pages, Paris, France, 2000
6- REPRODUCTION DES MAMMIFERES/ Enseignement agricole/Formation
professionnelle, Collection INRAP FRANCE, 293 pages, 1996
7- BIOLOGE, Premières L & ES, COLLECTION TRAVERNIER, 336 pages, Bordas,
Paris, 1988
8- MANUEL VETERINAIRE DES AGENTS TECHNIQUES DE L’ELEVAGE
TROPICAL, Ministère de la Coopération et du Développement, France, 531 pages, 1988
9- OBSTETRIQUE VETERINAIRE ET GYNECOLOGIE, [Link] ; V.S.
CHIPILOV et Autres, 480 pages, Moscou, 1986
10- PHYSIOLOGIE DES ANIMAUX AGRICOLES, V.I. GEORGIEVSKI, 511 pages,
Moscou, 1990
11- AVICULTURE, G.P. IOTCHOUK ; N.I. STARTCHIKOV, 351 pages, Moscou, 1989
12- TECHNOLOGIE DE PRODUCTION DES PRODUITS D’ELEVAGE, D.N.
MOUROUSIDZE ; A.B. LEVINE, 222 pages, Moscou, 1992
13- ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DES ANIMAUX AGRICOLES, A.I. AKAEVSKI ;
P.I. MELEHINE et Autres, 320 pages, Moscou, 1978
14- ELEVAGE DES ANIMAUX AGRICOLES avec les fondamentaux de la Zootechnie
spéciale et de l’élevage industriel, H.G. DIMITRIEV et Autres, 511 pages, Moscou, 1989
15- PETIT MANUEL DU MEDECIN VETERINAIRE, Groupe de 35 auteurs, 574 pages,
Moscou, 1990

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EQUIPE DE CONCEPTION ET DE VALIDATION DU COURS

Institution Représentant Titre ou fonction

Inspection générale de l’enseignement


technique et professionnel, de la formation BANZOUZI Simon Inspecteur
qualifiante et de l’emploi
Service de l’Inspection départementale de
l’enseignement technique et professionnel,
MONOBOUE Pierre Inspecteur
de la formation qualifiante et de l’emploi de
Brazzaville
Lycée d’Enseignement Professionnel
Agricole Amilcar Cabral (LEPAAC) GOUEMBA HAULLIER
Proviseur
Alain Riches

Lycée d’Enseignement Professionnel Chef de Département de


Agricole Amilcar Cabral (LEPAAC) Production et Santé Animales
LOUBAKI NTOLO Nazaire
(DPSA)

Lycée d’Enseignement Professionnel


Agricole Amilcar Cabral (LEPAAC) SILAHO BABOULA Enseignant
Bienvenu Marcellin

Lycée d’Enseignement Professionnel


KIBONGUI Antoinette Enseignante
Agricole Amilcar Cabral (LEPAAC)

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Common questions

Alimenté par l’IA

Les races bovines adaptées aux conditions tropicales, telles que la Jersiaise et la Rouge flamande, possèdent des caractéristiques comme une bonne adaptation climatique et une production laitière riche en protéines et lipides. Leur capacité d'acclimatation réside aussi dans leur robustesse et leur aptitude à maintenir une production stable sous stress thermique .

Les systèmes d'élevage sur grillage et caillebotis réduisent le contact des volailles avec leurs fientes et la litière sale, diminuant ainsi les risques parasitaires . Ces systèmes permettent également un maintien plus propre des installations, mais nécessitent un agencement adéquat pour éviter les blessures des volailles .

Le choix de couvoirs est crucial car il influence directement les taux de survie et de croissance des poussins. Des couvoirs fournissant des poussins homogènes et d'une masse corporelle supérieure sont recommandés pour optimiser les chances de succès. La qualité initiale des poussins impacte fortement leur développement ultérieur et le rendement de la production .

Optimiser l'engraissement des poulets implique de réguler la densité de peuplement, et d'assurer une alimentation équilibrée et adaptée, tout en garantissant de bonnes conditions sanitaires . La gestion de production doit être adaptée pour aligner périodes de vide sanitaire avec le planning d'élevage pour maximiser l'utilisation des infrastructures et minimiser les pertes économiques .

Les normes d'élevage, telles que la densité de peuplement et les conditions de confort, garantissent un environnement propice qui favorise la santé et la productivité des volailles . Le matériel adéquat comme abreuvoirs, mangeoires, et éclairage est essentiel pour assurer l'efficacité des opérations quotidiennes et le bien-être des animaux .

L'insémination artificielle permet un contrôle précis du patrimoine génétique, augmentant la fertilité et la prolificité grâce au flushing. Comparée à la saillie naturelle, elle nécessite une main d'œuvre qualifiée mais offre l'avantage de planifier la gestion reproductive, facilitant des gains génétiques et sanitaires .

L'élevage en batterie présente des avantages comme un gain de place, l'absence de litière, et une meilleure santé sanitaire globale . Cependant, il est coûteux en investissement et complexe techniquement, ce qui a conduit de nombreux éleveurs à préférer des systèmes d'élevage plus naturels, associant la claustration au sol avec le plein air .

La densité de peuplement affecte directement le bien-être et la santé des poulets, influençant leur croissance et productivité . Les recommandations incluent 20-25 poussins/m² les trois premières semaines et 8-10 poulets/m² de la 4e à la 8e semaine. Une densité bien ajustée contribue à une meilleure gestion de l'espace et à la prévention des maladies .

Le cycle de production des poulets de chair comprend la réception, l'élevage en poussinière, le transfert en poulailler, l'engraissement, et finalement l'abattage ou la vente . La réception des poussins est cruciale car elle détermine la qualité de l'élevage futur. On vérifie le nombre de poussins livrés, leur poids (préférablement au-dessus de 35 grammes), et leur santé générale (plumage soyeux, cicatrices ombilicales, vitalité). Un bon départ influence significativement la croissance et la masse corporelle des poulets à l'abattage.

Les signes annonciateurs incluent la tuméfaction de la vulve, l'écoulement de colostrum, la dilatation du bassin, et l'agitation. Pour garantir une parturition réussie, il est important de surveiller attentivement la truie et fournir un environnement calme et sécurisé, afin de faciliter l'expulsion des porcelets .

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