Cryptographie et Sécurité Informatique
Module 1
Introduction à la sécurité informatique
Emmanuel Chimi
Série: IT
Cryptographie et sécurité informatique NOTES
CONTENU
1 Terminologie de la sécurité.............................................................................. 5
1.1 Quelques définitions................................................................................. 5
1.2 Sécurité et biens informatiques ............................................................... 6
1.2.1 Les actifs ............................................................................................ 6
1.3 Objectifs ou services de sécurité de l’information ................................... 6
1.4 Etats de l’information ............................................................................... 7
2 Menaces, vulnérabilités et attaques................................................................ 8
2.1 Introduction .............................................................................................. 8
2.2 Menaces.................................................................................................... 8
2.2.1 Sources de menaces .......................................................................... 9
[Link] Sources de menaces internes .................................................... 9
2.2.2 Types de menaces ............................................................................. 9
[Link] Menace – Action humaine – Délibérée : Les malware .............. 9
2.3 Vulnérabilités .......................................................................................... 10
2.3.1 Vulnérabilités: Propriétés ................................................................ 10
2.3.2 Vulnérabilités: Personnes ................................................................ 10
2.3.3 Vulnérabilités: processus ................................................................ 11
2.4 Attaques.................................................................................................. 11
2.4.1 Types d’attaques ............................................................................. 11
2.4.2 Incidents et attaques de sécurité .................................................... 12
2.4.3 Attaques passives ............................................................................ 12
2.4.4 Attaques actives .............................................................................. 13
2.4.5 Attaques actives .............................................................................. 16
2.5 Menaces, vulnérabilités et attaques : Récapitulatif ............................... 16
3 Management de risques ................................................................................ 18
3.1 Notion de risque ..................................................................................... 18
3.2 Management de risque .......................................................................... 19
3.2.1 Etablir le contexte ........................................................................... 19
3.2.2 Identifier les risques ........................................................................ 19
3.2.3 Analyser les risques ......................................................................... 20
[Link] Exemple d’analyse qualitative des risques .............................. 20
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
3.2.4 Evaluer les risques ........................................................................... 21
3.2.5 Contourner les risques .................................................................... 21
3.3 Normes de gestion de la sécurité de l'information ................................ 21
4 Mesures et contrôles ..................................................................................... 23
4.1 Classification des mesures ...................................................................... 23
4.2 Le modèle sécurité NSTISI 4011 ............................................................. 24
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
PLAN DU MODULE 1
Ce module couvre le processus de sécurité de l'information qui comprend les
phases suivantes:
1. Identifier les actifs informationnels
2. Décrire les objectifs de sécurité des actifs
3. Caractériser les menaces
4. Identifier les vulnérabilités
5. Évaluer les risques
6. Appliquer les contrôles
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
1 Terminologie de la sécurité
Dans ce chapitre nous abordons les points
1. Identifier les actifs informationnels
2. Décrire les objectifs de sécurité des actifs
1.1 Quelques définitions
La sécurité informatique (Computer security) consiste essentiellement à
protéger les systèmes informatiques et les informations contre les dommages, le
vol et l’utilisation non autorisée. C'est le processus de prévention, détection et
résolution de l’utilisation non autorisée d’un système informatique.
La sécurité de l'information est une vaste notion qui couvre de nombreux
domaines tels que la sécurité physique, la sécurité des points terminaux, le
cryptage des données et la sécurité des réseaux. Elle est également étroitement
liée à l'assurance de l'information, qui protège les informations contre les
menaces telles que les catastrophes naturelles et les pannes de serveur.
La cybersécurité concerne la protection des appareils électroniques et des
appareils mobiles contre les attaques dans le cyberespace. En particulier, la
cybersécurité traite de la prévention des attaques de ransomwares, des
injections de logiciels espions et de la compromission des réseaux sociaux.
La sécurité réseau (Network Security) protège un réseau et les données qui y
transitent contre les violations, intrusions et autres menaces. Il s'agit d'un terme
vaste et général qui décrit les solutions matérielles et logicielles ainsi que les
processus ou règles et configurations liés à l'utilisation du réseau, à l'accessibilité
et à la protection globale contre les menaces.
La sécurité réseau implique le contrôle d'accès, les logiciels antivirus, la sécurité
des applications, l'analyse du réseau, les types de sécurité spécifiques au réseau
(point terminal, Web, sans fil), les pare-feu, le cryptage VPN et bien plus encore.
Le terme sécurité informatique est utilisé comme notion supérieure pour
désigner toute la branche de la sécurité. Dans l’usage courant la distinction n’est
pas toujours bien faite entre les différentes appellations introduites ici.
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1.2 Sécurité et biens informatiques
La sécurité concerne la protection des actifs informatiques (ou biens
informatiques) contre les dommages ou les préjudices.
Les actifs sont des éléments ou des processus qui ont de la valeur
Propriété (biens matériels)
Personnes (Les humains)
Immatériels
1.2.1 Les actifs
Pour une protection efficace, vous on doit savoir:
Quels sont les biens de l’entreprise?
Ce qu'ils valent et à quel point ils sont critiques
Qu'est-ce qui pourrait arriver qui pourrait les affecter
Tenir compte des événements accidentels et intentionnels
Comment les protéger et à quel prix ?
On doit envisager les possibilités pour :
• Prévention des dommages aux actifs (ou minimisation des dommages)
• Détection des dommages causés aux biens : quand, comment, qui ?
• Réaction pour récupérer des dommages
1.3 Objectifs ou services de sécurité de l’information
Les définitions traditionnelles de la sécurité informatique reposent sur trois
objectifs ou services ou propriétés de sécurité des informations:
Confidentialité: empêcher la divulgation d'informations à des personnes
non autorisées
Intégrité : empêcher la modification ou la destruction non autorisée
(accidentelle ou délibérée) des informations.
Disponibilité : Assurer que les ressources sont accessibles lorsqu'elles
sont requises par un utilisateur autorisé
Ces trois objectifs forment la triade de sécurité, CIA (Confidentiality, Integrity,
Availability).
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
Figure 1.1 : La triade de sécurité
Les objectifs supplémentaires suivants deviennent de plus en plus importants
pour certaines applications, en plus des objectifs traditionnels:
Authentification: Comprend
Authentification d'entité - le processus de vérification d'une identité
prétendue
Authentification de l'origine des données - vérifier la source (et l'intégrité)
d'un message
Non-répudiation : créer des preuves (évidences) qu'une action a eu lieu, afin que
l'utilisateur ne puisse pas nier faussement l'action ultérieurement
1.4 Etats de l’information
La sécurité de l'information implique la protection des actifs informationnels
contre tout préjudice ou tout dommage. Pour cela il faut considérer les
informations dans l'un des trois états possibles :
Stockage: Mémoires de stockage d'informations - électroniques,
physiques, humaines
Transmission: Physique ou électronique
Traitement (Utilisation): Physique ou électronique
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2 Menaces, vulnérabilités et attaques
Dans ce chapitre nous abordons les points
3. Caractériser les menaces
4. Identifier les vulnérabilités
2.1 Introduction
L'analyse de la sécurité de l'information implique la considération des:
Menaces:
Ensembles de circonstances susceptibles de causer un préjudice en
compromettant les objectifs de sécurité déclarés.
Vulnérabilités:
Faiblesses d'un système qui pourraient être utilisées pour causer des
dommages en compromettant les objectifs de sécurité déclarés
Attaques:
Se produisent lorsque les vulnérabilités sont délibérément exploitées
Les incidents de sécurité peuvent également résulter d’actes non
délibérés.
2.2 Menaces
Une menace est un ensemble de circonstances susceptibles de nuire à un actif
informationnel en compromettant les objectifs de sécurité des informations
déclarés. La compromission d’un service de sécurité visé est appelée une
violation ou rupture de sécurité (Security breach).
Une violation ou de la confidentialité: les informations sont divulguées à
des entités non autorisées
Une violation de l'intégrité : des actifs informationnels ont été modifiés
ou détruits par une entité non autorisée
Une violation de la disponibilité : les actifs informationnels ne sont pas
accessibles lorsque requis par une entité autorisée
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2.2.1 Sources de menaces
Elles peuvent être internes ou externes.
Sources externes:
La source de la menace se situe en dehors de l'organisation
Exemple: Personnes non autorisées à utiliser les systèmes d'information (concurrents
commerciaux, cybercriminels, militants politiques, terroristes)
Sources internes:
La source de la menace réside au sein de l'organisation
Exemple: les personnes autorisées à utiliser les systèmes d'information (employés, sous-
traitants, clients, visiteurs, etc.)
[Link] Sources de menaces internes
Les insiders connaissent bien les systèmes d’information utilisés dans une
organisation. Ils peuvent:
Avoir une connaissance de la valeur des actifs
Connaître les processus et procédures utilisés
Etre conscients des vulnérabilités du système
Avoir la possibilité d'accéder aux actifs
Abuser des systèmes ou dépasser leur autorisation
Le potentiel de causer des dommages est élevé
L'externalisation (nettoyage, restauration, services d'assistance) sans
assurance de sécurité fait intervenir des étrangers.
2.2.2 Types de menaces
Événements naturels
Par exemple, tremblement de terre, incendie, inondation, tempête,
tornade, raz-de-marée
Très susceptible de compromettre la disponibilité
Actions humaines
Délibérée/malveillante (destinée à causer du tort)
Par exemple: Espionnage, fraude, sabotage, vol
Accidentelle/bénigne (sans intention de causer du tort)
Par exemple: Négligence, erreurs, omissions
[Link] Menace – Action humaine – Délibérée : Les malware
Types de logiciels malveillants courants:
Virus - programmes capables de se répliquer
Se propage en se copiant dans d'autres fichiers (infectant) et est activé lorsque ces
fichiers sont ouverts ou que des exécutables sont exécutés.
Vers - programmes capables de s'auto-répliquer
Se propage d'un ordinateur à l'autre sans interaction humaine via le réseau
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Chevaux de Troie - programmes dotés de propriétés souhaitables connues et de
propriétés indésirables cachées.
L'utilisateur télécharge le programme et utilise sciemment les fonctionnalités
souhaitables (qui l’appâtent).
Les fonctionnalités indésirables s'exécutent à l'insu de l'utilisateur
2.3 Vulnérabilités
Faiblesses d'un système
qui pourrait être utilisées pour nuire aux actifs informationnels
Nécessité de prendre en compte tous les composants du système d'information:
Propriétés
Personnes
Procédures
2.3.1 Vulnérabilités: Propriétés
Actifs physiques: bâtiments et leurs contenus
Emplacement; sécurité physique; entretien; surveillance et journalisation
des accès physiques
Matériel (Hardware): systèmes informatiques, appareils de communication de
données, périphériques de stockage de données
Logiciel : système d'exploitation, applications
Source; essai; mises à jour; (mauvaise) configuration
Données : fichiers, bases de données, mots de passe
2.3.2 Vulnérabilités: Personnes
Employés:
Recruter du personnel adapté au poste
Ne pas vérifier les antécédents est une erreur courante
Surveillance de l'accès des personnes à la propriété et aux processus
Des employés, clients ou sous-traitants mécontents peuvent constituer une
source de menace.
Formation inadéquate du personnel en ce qui concerne les menaces : par
exemple, le personnel est-il informé des politiques concernant :
Fournir des informations par e-mail ou par téléphone
Téléchargement de logiciels,
Utilisation d'appareils mobiles, etc.
Employés critiques:
Y a-t-il du personnel clé essentiel à l'organisation ?
Peut être indisponible en raison d'un accident, d'une maladie ou d'un autre
événement (panne de transport, catastrophe naturelle)
L’entreprise est vulnérable s'il n'y a pas de renfort (backup) pour ces
personnes
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Si les procédures ne sont pas documentées
Les autres:
Les conditions de sécurité sont-elles incluses dans les contrats avec les
consultants, les entrepreneurs, l'externalisation ?
2.3.3 Vulnérabilités: processus
Contrôle d'accès et gestion des privilèges
Y compris les clés, cartes, mots de passe
Backup des fichiers et des systèmes
Plans de continuité des activités
pour la récupération des actifs informationnels après un sinistre
Communications
Contrôles et contrepoids :
Les gens font des erreurs : existe-t-il des processus pour détecter,
corriger ou réduire l'impact des erreurs ?
Exemple : séparation des tâches
Processus associés à l’arrivée/au départ du personnel dans l’organisation
Énoncé clair des fonctions
Accords de non-divulgation/confidentialité
Processus de gestion des logiciels et audit
2.4 Attaques
Attaques:
se produisent lorsque des vulnérabilités sont délibérément exploitées
Attaquant:
personne qui tente délibérément d'exploiter une vulnérabilité pour
obtenir un accès non autorisé, ou
effectuer des actions non autorisées
Les incidents de sécurité peuvent également résulter d’actes non délibérés.
2.4.1 Types d’attaques
Deux grands types d’attaques
Attaques passives Attaques actives
L'objectif de l'attaquant est d'obtenir des L'objectif de l'attaquant peut être de
informations modifier, reproduire ou fabriquer des
L'attaquant ne modifie pas les ressources informations
du système et n'interagit pas autrement Nécessite une interaction avec le système
qu'en écoutant ou en observant d’information de la part de l’attaquant
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Par exemple. écoute clandestine, Par exemple: Phishing, Déni de service,
navigation sur l'épaule Man-in-the-middle
Difficile à détecter; généralement on Les contre-mesures essayent de détecter
essaie d’empêcher l’attaque (Prévention). les actions de l'attaquant, de reconnaître
les signes d'attaque et de réagir
2.4.2 Incidents et attaques de sécurité
Lorsque menaces et vulnérabilités coïncident, les actifs informationnels peuvent
être endommagés.
un incident de sécurité (peut-être une attaque) se produit
Il peut parfois s'agir d'une chaîne d'événements, en particulier dans les
systèmes interconnectés
Figure 2.1 : Chaîne de menaces dans un système
2.4.3 Attaques passives
Écoutes clandestines (Eavesdropping)
Écouter les conversations des autres à leur insu ou sans leur consentement
Écoute clandestine sur le câble (Wiretapping)
Écoutes téléphoniques
Peut être plus difficile à détecter sur un réseau sans fil
Les informations qui peuvent être obtenues:
Le contenu des conversations, et
savoir qui parle à qui et quand (analyse du trafic)
Surf sur l'épaule (Shoulder surfing)
Observer les actions des autres (notamment lors de la saisie de données) à leur insu ou
sans leur consentement
Généralement lié à la saisie d'informations confidentielles
PIN (pour l'accès financier au guichet automatique)
Code de sécurité ou mot de passe
Peut également être destiné à de plus grandes quantités de données
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L'utilisation d'appareils mobiles dans un environnement non sécurisé constitue
une vulnérabilité qui peut être exploitée pour cette attaque.
Monitoring et écoute du réseau
Un renifleur de paquets ou un analyseur de réseau peut surveiller le trafic
réseau
peut être utilisé pour la maintenance du réseau (recherche de pannes et de
problèmes de trafic)
Mais peut également être utilisé pour prendre connaissance d'informations
confidentielles, par exemple les mots de passe correspondant aux noms
d'utilisateur
Les informations confidentielles ne doivent pas être envoyées sans
protection sur des réseaux non fiables.
Exemple : lors de la connexion à une ressource distante, les mots de passe ne
doivent pas être envoyés «en clair»
2.4.4 Attaques actives
Attaque par déni de service (Denial of Service, DoS)
L'objectif est de rendre un actif informationnel ou une ressource
indisponible aux utilisateurs autorisés.
Les méthodes courantes sont:
Surcharger la ressource, afin qu'elle ne puisse pas répondre aux demandes
légitimes (épuisement de capacité/performance)
Endommager la ressource, afin qu'elle ne puisse pas être utilisée
Interrompre délibérément les communications entre les utilisateurs et la
ressource, afin qu'elle ne soit pas accessible
Attaque par déni de service distribué (Distributed Denial of Service, DDoS)
L'objectif est le même que celui de l'attaque DoS:
Violation de la disponibilité des ressources informationnelles
Méthodes:
Utiliser plusieurs sources pour faire des demandes de ressources
En espérant surcharger les ressources, afin qu'elles ne puissent pas répondre
aux demandes légitimes
Des logiciels malveillants (par exemple un virus) peuvent être utilisés pour
compromettre de nombreuses machines.
- tous ont la même cible et la charge utile est activée en même temps,
pour effectuer une demande de ressources simultanée
Mascarade/usurpation d'identité (Spoofing):
Où une entité prétend être une autre afin de tromper les autres
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Les attaques d'usurpation d'identité courantes incluent:
Usurpation d'adresse e-mail
- Modification des informations sur l'expéditeur dans les e-mails pour
tromper les destinataires en leur faisant croire que le message
provient d'une autre source.
Usurpation de page Web
- Créer une fausse page Web qui ressemble à la page d'une entreprise
légitime pour tromper les utilisateurs pour qu’ils
• Donnent les informations d'identification qu'ils utiliseraient
sur un site légitime
• Effectuent des téléchargements à partir d’un site alternatif
(piégé)
Hameçonnage (Phishing):
Tentatives d'obtenir des informations d'identification pour permettre l'accès à d'autres
ressources en se faisant passer pour une organisation légitime (Banque, eBay, PayPal)
Exemple: détails du compte, numéro PIN, mot de passe
Implique généralement
E-mails falsifiés et/ou pages Web falsifiées
Ingénierie sociale
Attaque de l'homme du milieu (Man-In-The-Middle, MITM)
Un attaquant (Chuck) se positionne entre deux entités légitimes qui souhaitent
communiquer, disons Alice et Bob.
Chuck fait semblant à Alice qu'elle est Bob, et fait semblant à Bob qu'elle est Alice
(usurpation d'identité).
Figure 2.2 : Chuck comme MITM entre Alice et Bob
Que peut faire l’homme du milieu ? (Interception, interruption, modification,
fabrication)
1. Flux normal d'informations entre Alice et Bob
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
2. Interception par le MITM
Le MITM non autorisé observe l'information pendant qu’elle est transmise
Violation de la confidentialité
3. Interruption par le MITM
Le MITM non autorisé empêche la transmission, de sorte que les ressources
informationnelles ne sont pas disponibles pour Bob.
Violation de la disponibilité
4. Modification par le MITM
Le MITM modifie l’information et la transmet ensuite à Bob.
Violation de l’intégrité
5. Fabrication par le MITM
Le MITM crée de l'information et l'envoie à Bob mais en prétendant qu'elle
provient d'Alice.
Violation de l’authenticité
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
2.4.5 Attaques actives
Ingénierie sociale (Social Engineering): utiliser les compétences sociales pour
convaincre les gens de révéler des informations ou de permettre l'accès à des
ressources. Exemples:
Déclarer être un nouvel employé, un assistant du directeur, un préposé à la
maintenance, etc. et demander de l'aide pour accéder à une ressource pour accomplir
une tâche urgente:
J'ai perdu mon mot de passe et je dois terminer ce travail aujourd'hui.
Ma carte magnétique ne fonctionne pas/je l’ai laissée à la maison.
Talonnage (Tailgating): suivre de près une autre personne afin que lorsqu'elle entre dans
une zone sécurisée, on puisse également y entrer sans fournir les informations
d'identification appropriées.
Figure 2.3 : Pour entrer dans une data center (ou une salle serveurs) on doit traverser un système de
plusieurs portes conçu pour éviter le talonnage entre autres
Attaque de replay ou de retransmission:
C'est ici qu'une transmission de données valide est enregistrée et retransmise
ultérieurement. Exemple:
L'accès à un système nécessite l'utilisation d'un mot de passe, mais le mot de passe est
crypté lors de la transmission.
L'attaquant enregistre le mot de passe crypté et retransmet ces informations afin
d’obtenir l’accès au système.
Peu importe que l'attaquant ne connaisse pas le mot de passe: il peut fournir les
informations d'identification attendues sur demande.
2.5 Menaces, vulnérabilités et attaques : Récapitulatif
L'analyse de la sécurité informatique implique de prendre en compte :
Les menaces: Ensembles de circonstances susceptibles de causer un préjudice en
compromettant les objectifs de sécurité déclarés.
Vulnérabilités: Faiblesses d'un système qui pourraient être utilisées pour causer
des dommages en compromettant les objectifs de sécurité déclarés
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
Attaques: Se produisent lorsque les vulnérabilités sont délibérément exploitées.
Les incidents de sécurité peuvent également résulter d'actes non délibérés.
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
3 Management de risques
Dans ce chapitre nous abordons le point
5. Évaluer les risques
3.1 Notion de risque
Qu'est-ce que le risque ?
Définition dans la norme ISO 27005:2012 Gestion des risques de la sécurité
de l'information (Information security risk management)
Risque: «Effet de l'incertitude sur les objectifs»
L'effet comprend à la fois des aspects positifs et négatifs
Aspects des objectifs à considérer:
finances, santé et sécurité, sécurité de l'information, environnement
Peut s'appliquer à différents niveaux :
organisationnel, projet, produit, processus
Risque de sécurité de l’information exprimé en termes de conséquences et
de probabilité
Conséquence: "Résultat d'un événement affectant les objectifs"
Probabilité: «chance que quelque chose se produise»
Figure 3.1 : Notion de risque
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
3.2 Management de risque
Comment gérer le risque en sécurité informatique?
La gestion de risques comprend les étapes suivantes:
1. Etablir le contexte
2. Identifier les risques
3. Analyser les risques
4. Evaluer les risques
5. Contourner les risques
3.2.1 Etablir le contexte
Il faut définir des critères de risque ou critères d’évaluation de risques
(critères par rapport auxquels le risque doit être évalué)
Pour les critères d’évaluation des risques, il faut considérer:
Valeur stratégique du bien/actif,
Criticité de l'actif,
Obligations légales, réglementaires ou contractuelles,
Réputation
Pour les critères d’évaluation d’impact, on devra considérer :
Niveau de classification de l'actif et type de violation (CIA)
Degré de dommage/perturbation/perte d'activité
Pour les critères d’acceptation des risques, on devra considérer:
Quels seront les délais (timeframes)
Quel niveau de risque est acceptable pour l'organisation, etc.
3.2.2 Identifier les risques
Qu’est-ce qui peut arriver, où et quand ?
Identifier les menaces plausibles et les vulnérabilités existantes: les combiner pour
identifier les événements et les conséquences potentielles.
Pourquoi et comment cela peut-il arriver ?
Considérer les causes et les scénarios
Outils et techniques: Identifier les risques à l'aide
Listes de contrôle (à partir d'autres documents normatifs)
Jugements basés sur l'expérience (la propre et celle des autres)
Analyse des systèmes
Il faut inclure tous les risques, qu’ils soient ou non sous le contrôle de
l’organisation.
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
3.2.3 Analyser les risques
L’analyse de risques consiste à déterminer l’ampleur des risques identifiés
Trois types d'analyse possibles: qualitative, semi-quantitative et quantitative
Analyse qualitative
Utilise des échelles descriptives (en mots).
Exemple:
• Conséquence: Mineure, modérée, majeure, catastrophique
• Probabilité: Rare, improbable, possible, probable, presque certain
Semi-quantitative
Échelles qualitatives attribuées à des valeurs numériques
Peut être utilisé dans des formules de priorisation (avec prudence !)
Quantitative
Utiliser des valeurs numériques pour la conséquence (par exemple
$$$) et la probabilité (par exemple valeur de probabilité)
[Link] Exemple d’analyse qualitative des risques
Exemple d'échelle de conséquence qualitative:
Mesure Description
Des problèmes majeurs surviendraient et
Dommages augmentent
menaceraient la fourniture de processus
Majeure
importants, entraînant des pertes financières
importantes.
Les services continueraient, mais devraient être
Modérée
revus ou modifiés.
Mineure L'efficacité des services serait menacée mais reste
maitrisable.
Insignifiante Peut être traité dans le cadre des opérations de
routine
Exemple d'échelle de probabilité qualitative:
Mesure Description
Devrait se produire dans la plupart des
Haute
Probabilité augmente
conditions (une fois ou plus par an).
L’événement aura probablement lieu dans la
Moyenne plupart des conditions (environ une fois tous les
2 ans).
Possible L'événement devrait avoir lieu à un moment
donné (une fois tous les 5 ans).
Peu probable L'événement pourrait se produire à un moment
donné (une fois tous les 10 ans).
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
Associer les conséquences aux probabilités pour déterminer les niveaux de
risque
Conséquence
Insignifiante Mineure Modérée Majeure
Haute M H E E
Probabilité
Moyenne M M H E
Possible L M M H
Peu probable L L M M
Légende :
E (Extreme risk): risque extrême; action immédiate requise
H (High risk): risque élevé ; l'attention du top management est nécessaire
M (Moderate risk): risque modéré ; la responsabilité du top management doit être spécifiée
L (Low risk): risque faible ; gérer par des procédures de routine
3.2.4 Evaluer les risques
Comparer le niveau de risque constaté lors de l'analyse des risques avec les
critères de risque établis au départ
Décider quels risques nécessitent un traitement (actions) et quand
• Hiérarchiser la liste des risques pour des actions ultérieures
• Les risques appartenant aux catégories de risque faible ou modéré peuvent être
acceptés sans autre traitement.
• Les risques élevés ou extrêmes nécessitent un examen immédiat des possibilités de
traitement
3.2.5 Contourner les risques
Sélectionner les options de modification des risques:
Les options de traitement des risques avec des résultats négatifs
comprennent:
Éviter le risque
Réduire la probabilité de résultat négatif en :
- Réduisant la probabilité du risque
- Réduisant les conséquences
Partager le risque
Contenir le risque
3.3 Normes de gestion de la sécurité de l'information
Les normes ou standards de sécurité sont un ensemble de critères que les
organisations peuvent suivre pour protéger les informations sensibles et
confidentielles. Différentes normes sont élaborées par diverses organisations et
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
agences, telles que l'Organisation internationale de normalisation (ISO) et le
National Institute of Standards and Technology (NIST).
Les deux principales normes de sécurité de l'information que les entreprises
s'efforcent de respecter sont ISO 27001 et ISO 27002. Elles sont publiées par
l'Organisation internationale de normalisation (ISO), un organisme international
indépendant qui crée des normes couvrant la technologie, la fabrication, la
gestion et bien plus encore. Les normes ISO 27001 et 27002 sont deux des
normes clés de la série ISO 27000, qui comprend plus de 45 normes couvrant un
large éventail de questions liées à la sécurité de l'information.
Pour la sécurité informatique il faut retenir en premier les normes suivantes:
Normes de gestion de risques:
ISO 31000:2009 Risk Management (Gestion des risques)
ISO 27005:2012 Information Security Risk Management (Gestion
de Risque de la sécurité de l'information)
Normes de gestion de la sécurité de l’information
ISO 27001: 2006 Information Security Management Systems
(Systèmes de Gestion de la Sécurité de l’Information)
ISO 27002:2006 Code of practice for IS Management (Code de
bonnes pratiques pour le management des SI)
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4 Mesures et contrôles
Dans ce chapitre nous abordons le point
6. Appliquer les contrôles
4.1 Classification des mesures
Application des mesures ou/et contrôles de sécurité : Utiliser des mesures ou
des contrôles de sécurité pour contrer les menaces et prévenir les attaques.
Également connues sous le nom de contre-mesures
Contrôles préventifs :
Empêcher les tentatives d’exploitation des vulnérabilités. Exemple:
cryptage de fichiers pour empêcher les écoutes clandestines
Contrôles de détective :
Avertir des tentatives d’exploitation des vulnérabilités. Exemple:
utilisation de Checksum/MAC pour détecter la corruption des données
Contrôles correctifs:
Corriger les erreurs ou irrégularités qui ont été détectées. Exemple:
Restauration de toutes les applications à partir de la dernière bonne
image connue pour remettre en ligne (en exploitation) un système
corrompu.
Les mesures de sécurité peuvent être de trois natures différentes:
Technologie
Par exemple, pare-feu, cryptage, signatures numériques, systèmes de
détection d'intrusion, systèmes inviolables, etc.
Politique et pratique
Plan décrivant l'approche de l'organisation en matière de gestion de la
sécurité de l'information
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Cryptographie et sécurité informatique NOTES
Éducation, formation et sensibilisation
Formation/recyclage des employés. Par exemple, contre l’ingénierie
sociale
N'oubliez pas que les personnes sont des composants des systèmes
d'information
4.2 Le modèle sécurité NSTISI 4011
Le modèle de sécurité NSTISI 4011 offre une représentation utile pour combiner
des idées en matière de sécurité de l’information:
Figure 4.1 : Modèle de sécurité NSTISI 4011
La norme NSTISI 4011 (pour laquelle il existe des certifications, comme pour
beaucoup d’autres normes) est destinée aux professionnels de la sécurité de
l'information chargés d'identifier les vulnérabilités du système, d'enquêter et de
documenter les technologies et politiques de sécurité du système, ainsi que
d'analyser et d'évaluer les technologies de sécurité du système.
NSTISSI-4011 National Training Standard for Information Systems Security
(INFOSEC) Professionals en est l’appellation complète officielle.
Sources
[xx] xx
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