Code minier du Burkina Faso 2003
Code minier du Burkina Faso 2003
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UNITE-PROGRES-JUSTICE TROISIEME LEGISLATURE
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ASSEMBLEE NATIONALE
LOI N° 031-2003/AN
CHAPITRE 2 – DEFINITIONS
TITRE IV – FISCALITE
CHAPITRE 2 – PROCEDURES
VU la Constitution ;
Article 2:
Le code minier s'applique à la prospection, à la recherche et à l'exploitation de gîtes de
substances minérales ainsi qu'au traitement, au transport et à la transformation des substances
minérales à l'exclusion de l'eau et des hydrocarbures liquides et gazeux.
Article 3:
Les dispositions du présent code s’appliquent sans préjudice de celles relevant des domaines
spécifiques régis par la loi portant réorganisation agraire et foncière (RAF), le code de santé
publique, la loi d’orientation relative à la gestion de l’eau, le code des impôts, le code des
douanes, le code des investissements, le code de l’enregistrement et du timbre, du revenu sur
les valeurs mobilières, le code du travail, les textes d’orientations de la décentralisation, le
code de l’environnement, le code forestier, le code civil et le code pénal.
CHAPITRE 2: DEFINITIONS
Article 4:
Au sens du présent code on entend par:
1. Administration des mines: le Ministère chargé des mines et ses
démembrements.
8. Petite mine : toute exploitation minière de petite taille, permanente, fondée sur la
justification de l’existence d’un gisement, utilisant selon les règles de l’art, des
procédés semi-industriels ou industriels et dont la production annuelle en régime
de croisière n’excède pas un certain tonnage du produit commercialisable
(minerai, concentré ou métal) fixé par substance et par la réglementation minière.
12. Gîte Naturel: toute concentration naturelle de minéraux dans une zone
déterminée de l'écorce terrestre.
- Les gîtes naturels de substances minérales qui ne sont pas classés comme
carrières sont considérés comme mines. Les mines constituent une propriété
distincte de la propriété du sol.
16. Transfert: mutation d’un titre minier ou d’une autorisation par cession, fusion
ou transmission par voie d’héritage.
CHAPITRE 3: REGIME GENERAL
Article 5:
Les gîtes naturels de substances minérales contenus dans le sol et le sous-sol du
Burkina Faso sont, de plein droit, propriété de l'Etat.
Article 6:
Les personnes physiques ou morales, quelle que soit leur nationalité, peuvent entreprendre ou
conduire une activité régie par le code minier sur les terres du domaine public ou privé.
Toutefois, les personnes physiques ou morales désirant exercer une activité au Burkina Faso
doivent, au préalable, obtenir soit un titre minier, soit une autorisation délivrée dans les
conditions prévues par le code minier.
L'Etat, en association avec des tiers, peut se livrer à une activité régie par le code minier. Il
demeure toutefois assujetti aux mêmes droits et obligations que les privés titulaires de titres
miniers ou bénéficiaires d'autorisations émis en vertu du code minier.
Toutefois, l'Etat seul peut se livrer aux activités de recherche à travers le Ministère chargé des
mines, dans le but d'améliorer la connaissance géologique ou à des fins scientifiques qui ne
requièrent pas l'obtention d'un titre minier.
Article 7:
La recherche et l'exploitation de substances minérales sont autorisées en vertu d'un titre
minier, à l'exception toutefois, de l'exploitation artisanale traditionnelle, de la recherche et de
l'exploitation de substances de carrières, de l'exploitation autre que minière des haldes et
terrils de mines et de résidus d'exploitation de carrières, qui font l’objet d’une simple
autorisation administrative.
Les titres miniers et autorisations font l'objet de publicité par l'Administration des mines.
Article 8:
Les installations minières ou de carrières et les substances extraites ne peuvent être
réquisitionnées ou expropriées par l'Etat que pour un motif de nécessité publique prévu par la
loi et moyennant une juste indemnisation fixée par un tribunal arbitral indépendant.
Article 9:
Les titres miniers et autorisations ne sont superposables, en partie ou en totalité, que sur
accord écrit du titulaire du titre minier ou de l’autorisation préexistant.
Article 10 :
L’exploitation minière à petite échelle est autorisée en vertu de la présente loi. La
réglementation minière en précisera les modalités notamment les conditions dans lesquelles les
activités de production doivent être conduites.
Article 11:
Le permis de recherche est attribué, sous réserve des droits antérieurs, par arrêté du Ministre
chargé des mines, à toute personne physique ou morale ayant présenté une demande conforme à
la réglementation minière.
La demande d'un permis de recherche doit être accompagnée d'un programme de travaux que le
requérant se propose d'effectuer pendant la première année de validité du permis, ainsi que
le budget correspondant.
Article 12:
Le permis de recherche confère à son titulaire, dans les limites de son périmètre, en surface et
en profondeur, le droit exclusif de recherche des substances minérales demandées ainsi que
celui de disposer des produits extraits à des fins de recherche dans les conditions prévues par le
code minier. Le titulaire du permis de recherche peut demander et obtenir une extension du
permis de recherche à d'autres substances minérales dans les limites de son périmètre.
Le permis de recherche confère également à son titulaire, le droit exclusif de demander à tout
moment, pendant la validité du permis de recherche, un permis d'exploitation lors de la
découverte d'un ou plusieurs gisements à l'intérieur du périmètre dudit permis, s'il a exécuté les
obligations qui lui incombent en vertu du code minier. Le permis d'exploitation ainsi obtenu
peut toutefois partiellement couvrir le périmètre de plusieurs permis de recherche appartenant
au même titulaire, si le gisement découvert englobe certaines parties du périmètre de ces
permis.
L'octroi d'un permis de recherche n'exclut pas l'octroi d'une autorisation relative aux substances
de carrières sur le même périmètre, à condition que les travaux de carrières ne gênent pas les
travaux de recherche et que l'accord du titulaire du permis de recherche ait été obtenu au
préalable.
Article 13:
Le permis de recherche est valable pour trois ans à compter de la date de l'arrêté d’attribution. Il
est renouvelable de droit deux fois par période consécutive de trois ans sous réserve de
l'acquittement des droits et obligations prévus par la réglementation minière.
Article 14:
La superficie maximale pour laquelle le permis de recherche est accordé est de deux cent
cinquante kilomètres carrés.
Le rendu devra comprendre une zone unique dont la forme sera précisée par la réglementation
minière.
Article 15:
Le titulaire d'un permis de recherche doit exécuter le programme de recherche qu'il a produit au
début de chaque année auprès de l'Administration des mines et dépenser pour ces travaux le
montant minimum au kilomètre carré prévu par la réglementation minière. Toute dérogation au
programme de recherche soumis doit faire l'objet d'une déclaration auprès de l'Administration
des mines.
Le titulaire d'un permis de recherche doit commencer les travaux de recherche à l'intérieur du
périmètre du permis dans un délai maximum de six mois à compter de sa date de validité et les
poursuivre avec diligence.
Article 16:
Le titulaire d'un permis de recherche a droit à la libre utilisation des produits extraits à
l'occasion de la recherche et des essais que celle-ci peut comporter à condition que les travaux
de recherche ne revêtent pas un caractère de travaux d'exploitation et sous réserve qu’il en fasse
la déclaration préalable à l'Administration des mines.
L’octroi d’un permis d’exploitation industrielle de petite mine n’est pas soumis à l’attribution à
l’Etat de 10% des parts ou actions d’apport de la société.
Article 19:
Le permis d'exploitation industrielle de grande ou de petite mine confère à son titulaire, dans
les limites de son périmètre, en surface et en profondeur, le droit exclusif de recherche et
d'exploitation des gisements qui s'y trouvent dans les conditions prévues par le code minier.
Article 20 :
Le permis d'exploitation industrielle de grande ou de petite mine donne droit, sous réserve de la
réglementation en vigueur:
- de disposer de ces produits sur les marchés intérieurs et extérieurs aux cours mondiaux
établis par les marchés libres et de les exporter.
Article 21:
Le permis d'exploitation industrielle de grande mine est valable pour vingt ans à compter de la
date du décret d’attribution. Il est renouvelable de droit, par période consécutive de cinq ans
jusqu'à épuisement du gisement.
Le permis d’exploitation industrielle de petite mine est valable pour dix ans à compter de la
date du décret d’attribution. Il est renouvelable de droit, par période consécutive de cinq ans
jusqu’à épuisement du gisement.
Article 22:
La superficie pour laquelle le permis d'exploitation industrielle de grande ou de petite mine est
accordé est fonction du gisement dont l'exploitation est envisagée, incluant les gisements
satellites, tel qu'il est défini dans l'étude de faisabilité préparée par le titulaire du permis de
recherche.
Le titulaire du permis d'exploitation industrielle de grande ou de petite mine doit en faire borner
le périmètre par un géomètre agréé conformément à la réglementation minière et aux pratiques
en vigueur.
Article 23:
Sous réserve d'en être dispensé, le titulaire d'un permis d'exploitation industrielle de grande ou
de petite mine doit commencer les travaux de développement et de mise en exploitation du
gisement dans un délai de deux ans maximum, à compter de la date de validité du permis. Il est 1
tenu de les poursuivre avec diligence, conformément aux engagements pris. 1
Le titulaire d'un permis d'exploitation industrielle de grande ou de petite mine doit exploiter le
gisement en se conformant à l'étude de faisabilité et au plan de développement et d'exploitation
du gisement produits préalablement auprès de l'Administration des mines. Toute modification
doit faire l'objet d'une autorisation préalable de l'Administration des mines après consultation de
la Commission nationale des mines.
La réglementation minière précisera les conditions dans lesquelles les activités de production
doivent être conduites.
Article 25:
Le permis d'exploitation artisanale semi-mécanisée confère à son titulaire, dans les limites de
son périmètre, en surface et en profondeur, le droit exclusif d'exploitation des substances
minérales qui s'y trouvent dans les conditions prévues par la réglementation minière.
Le permis d'exploitation artisanale semi-mécanisée donne droit à son titulaire, sous réserve de
la réglementation en vigueur :
Article 27:
La superficie maximale pour laquelle le permis d'exploitation artisanale semi- mécanisée est
accordé est de cent hectares.
Article 28:
Le titulaire d’un permis d'exploitation artisanale semi-mécanisée doit exploiter les substances
minérales de façon rationnelle, en respectant les normes de santé publique et de sécurité au
travail, de préservation de l'environnement et de commercialisation des produits
conformément à la réglementation en vigueur.
Sous réserve des dispositions des chapitres 2 et 3 du titre III du présent code minier, le
titulaire d’un permis d'exploitation artisanale semi-mécanisée ne peut, sauf entente à l'amiable
avec les exploitants, se livrer à des travaux sur les terrains de culture ni porter entrave à
l'irrigation normale des cultures. En cas de dommage, il est tenu de réparer les préjudices subis
par les exploitants agricoles.
Article 29:
L'exploitation minière des masses constituées par les haldes, terrils de mines et par les résidus
d'exploitation de carrières, est soumise à l’obtention d’un titre minier lorsqu'elle est entreprise
par toute personne autre que le titulaire d'un permis d'exploitation ou bénéficiaire d'une
autorisation d'exploitation pour la superficie où se trouvent ces masses.
La convention minière est valable pour une période maximum de vingt cinq ans. Elle peut être
renouvelée par période de dix ans.
1
La convention minière s’ajoute aux dispositions du code minier. Elle précise les droits et 3
obligations des parties et peut garantir au titulaire, la stabilité des conditions qui lui sont
offertes, notamment au titre de la fiscalité et de la réglementation des changes.
Le Ministre chargé des mines a autorité pour signer la convention minière, après avis de la
Commission nationale des mines et avec l’autorisation du Conseil des ministres. Après
son entrée en vigueur, la convention minière devient exécutoire et lie les parties. Elle ne
peut être modifiée que dans les mêmes formes.
Article 31:
Tout titulaire d'un titre minier ou bénéficiaire d'une autorisation émise en vertu du code
minier, à moins qu'il ne réside lui-même au Burkina Faso, doit y faire élection de domicile
et y avoir un représentant dont il fait connaître l'identité et les qualifications à l'Administration
des mines. Le mandataire ainsi désigné doit être suffisamment informé des activités e
Article 32:
Nul ne peut obtenir un titre minier ou une autorisation émise en vertu du code minier s’il est
en liquidation judiciaire ou en faillite.
Pour détenir un permis d'exploitation, une personne morale doit être constituée en vertu des
lois du Burkina Faso et y avoir son siège social.
Tout agent travaillant dans l’Administration des mines, ne peut être titulaire d’un titre minier
ou bénéficiaire d’une autorisation émise en vertu du code minier. En outre, il ne peut
détenir un intérêt quelconque dans un titre minier ou une autorisation.
Article 33:
Les droits du titulaire d'un titre minier portent sur l'étendue de la superficie délimitée dans le
titre minier, orienté Nord-Sud et Est-Ouest et indéfiniment prolongée en profondeur par des
verticales qui s'appuient sur le périmètre défini en surface.
La délimitation du périmètre des titres miniers est établie soit en coordonnées cartésiennes,
soit par des repères géographiques ou la combinaison des deux tel que prévu par la
réglementation minière.
Article 34:
L'extension du périmètre géographique d'un titre minier est autorisée, sous réserve des droits
ou demandes de titres miniers antérieurs, dans les conditions fixées par la réglementation
minière.
Article 35:
Les titres miniers sont renouvelables par l'autorité qui les a émis et dans les mêmes formes, à
la demande du titulaire, présentée au moins trois mois avant l’expiration de la période de
validité en cours.
Leur renouvellement est de droit lorsque le titulaire a satisfait aux obligations qui lui
incombent en vertu du code minier et présenté une demande conforme à la réglementation
minière.
S'il n'a pas été statué sur une demande de renouvellement d'un titre minier avant
l'expiration de la période de sa validité en cours, la validité dudit titre minier est prorogée de
plein droit, sans formalité, jusqu'à régularisation par l'Administration des mines. 1
4
Toutefois, cette prorogation ne s'applique qu'à la partie du périmètre du permis de recherche
visée par la demande de renouvellement du titre minier ou d'émission d'un permis
Si le renouvellement est refusé, les terrains couverts par le titre sont libérés de tout droit en
résultant à compter de zéro heure le lendemain suivant la date de notification de la décision de
refus.
Article 36:
Les titres miniers sont cessibles et transmissibles dans les conditions prévues par la
réglementation minière.
A cet effet, le titulaire du titre minier doit transmettre au Ministre chargé des mines tout
contrat ou accord par lequel il confie, cède ou transmet partiellement ou totalement, les droits
et obligations résultant du titre minier.
Les cessions et transmissions donnent lieu à une imposition sur les plus values conformément
au code des impôts.
Si le cessionnaire offre au moins les mêmes garanties d'exécution des obligations prévues
en vertu du code minier que le cédant, l'accord du Ministre chargé des mines est de droit
lorsque le cédant a satisfait aux obligations lui incombant en vertu de la réglementation
minière.
Toute personne appelée à recueillir par héritage un titre minier doit dans un délai de six mois
après le décès ou l’incapacité personnelle du titulaire, saisir le Ministre chargé des mines d'une
demande de mutation à son profit. Passé ce délai, le titre minier peut être retiré par l'autorité
qui l'a émis.
Article 37:
La renonciation à une partie ou à la totalité de la superficie d'un titre minier ainsi qu'au
titre minier lui-même est en tout temps autorisée sans pénalité ni indemnité. Elle doit
cependant être acceptée par l'Administration des mines dans les conditions prévues par la
réglementation minière.
L'acceptation par l'Administration des mines intervient après le paiement des sommes
effectivement dues et exigibles en fonction de la période écoulée jusqu'à la date de la
renonciation et à l'issue de l'exécution des travaux prescrits par la réglementation minière
relative à la réhabilitation des sites pour la superficie abandonnée. Toute réclamation ou
revendication de l'Etat, suite à la renonciation du titulaire, doit être produite dans un
délai d’un an à compter de la date de renonciation.
Après cette acceptation, les droits et obligations du titulaire sont ajustés en fonction de la
superficie abandonnée lorsque la renonciation ne couvre qu'une partie de la superficie du
permis. La superficie à laquelle le titulaire renonce partiellement ou totalement se trouve
libérée de tout droit et obligations pour l'avenir, à compter de zéro heure le lendemain du jour
de la date de la décision de l'Administration des mines.
Les effets juridiques de la renonciation totale portent sur toute la superficie à compter de la
même date.
Article 38:
Tout titre minier régulièrement attribué peut faire l’objet de retrait, sans indemnisation ni
dédommagement, dans les formes prévues par la réglementation minière.
1
5
Le retrait qui ne peut intervenir qu’à la suite d’une mise en demeure de soixante jours restée
infructueuse, est prononcé dans les situations ci-après :
- la déchéance du titulaire ;
Après décision finale, le titulaire dont le permis d’exploitation a été retiré dispose d’un délai
de six mois pour procéder à l’enlèvement de ses installations.
Article 39:
Sous réserve du droit de préemption de l'Etat ci-après prévu, en cas de retrait d'un titre
de tout droit et obligations en résultant à compter de zéro heure le lendemain de la date de
publication de l'arrêté ou du décret y relatif.
Dans l'un ou l'autre des cas prévus au présent article ainsi que dans le cas d'une renonciation
totale au titre minier, si le titulaire souhaite vendre les machines, appareils, engins,
installations, matériels, matériaux et équipements dont il est propriétaire, l'Etat a un droit de
préemption qu’il peut exercer dans les conditions prévues par la réglementation en vigueur.
Les bâtiments, dépendances, puits, galeries et d'une manière générale tout ouvrage installé à
perpétuelle demeure pour l'exploitation sont laissés de plein droit à l'Etat dans les conditions
prévues au programme de gestion de l'environnement et de réhabilitation de sites exploités.
Tout titulaire déchu ne peut présenter une demande de titre minier avant l'expiration du délai
d'un an à compter de la date de déchéance.
1
Dans chaque cas où une superficie est libérée de tout droit et obligations tel que prévu au 6
présent article, l'Administration des mines se doit d’informer le public par avis publiés
conformément à la réglementation minière.
Article 41:
L'autorisation de prospection confère à son titulaire le droit non exclusif de prospection
valable pour toutes les substances minérales sur toute l'étendue du périmètre octroyé.
La prospection est interdite dans les zones classées comme zones interdites ou de protection
ou faisant l'objet d'un titre minier ou d'une autorisation d'exploitation dans le respect des
dispositions des articles 63 et 64 du présent code.
Article 42:
L'autorisation de prospection est valable pour un an à compter de sa date de délivrance. Elle
est renouvelable par décision de l'autorité qui l'a émise et dans les mêmes formes, pour une
période identique, autant de fois que requis par son titulaire s'il a respecté les obligations qui
lui incombent et présenté une demande conforme à la réglementation minière.
Article 43:
L'autorisation de prospection est personnelle et nominative. Elle n'est ni cessible ni
transmissible.
Article 44:
L’autorisation de prospection peut être retirée par l'autorité qui l’a émise, dans les mêmes
formes, pour manquement aux obligations incombant à son titulaire en vertu du code minier.
Article 45:
L'autorisation d'exploitation artisanale traditionnelle est accordée, sous réserve des droits
antérieurs, par décision de l’Administration des mines, après consultation des autorités
administratives compétentes et des collectivités locales concernées, aux:
- personnes physiques burkinabé ;
1
- coopératives à participation exclusivement burkinabé ; 7
Article 46:
L'autorisation d'exploitation artisanale traditionnelle confère à son bénéficiaire le droit exclusif
d'exploitation artisanale traditionnelle des substances minérales qui s'y trouvent, dans les
limites du périmètre qui y est décrit, aux conditions qui y sont définies et jusqu'à une
profondeur compatible avec la sécurité des travailleurs telle qu'établie par la réglementation
minière.
Article 47:
L'autorisation d'exploitation artisanale traditionnelle est valable pour deux ans. Elle est
renouvelable par période de deux ans chacune, par décision de l'autorité qui l'a émise et dans
les mêmes formes, si le bénéficiaire a respecté les obligations qui lui incombent et présenté
une demande conforme à la réglementation minière, à la condition toutefois que le périmètre
concerné ne fasse pas l'objet d'une demande de permis d’exploitation industrielle.
Article 48:
La superficie pour laquelle l'autorisation d'exploitation artisanale traditionnelle est accordée,
est définie dans l'autorisation. Son périmètre est de forme carrée ou rectangulaire variant de un
à cent hectares.
Article 49:
Le bénéficiaire d'une autorisation d'exploitation artisanale traditionnelle doit exploiter les
substances minérales de façon rationnelle en respectant les normes de santé publique et de
sécurité au travail, de préservation de l'environnement et de commercialisation des produits
conformément à la réglementation en vigueur.
1
Sous réserve des dispositions des chapitres 2 et 3 du titre III du présent code minier, le 8
bénéficiaire d'une autorisation d'exploitation artisanale traditionnelle ne peut, sauf entente à
l'amiable avec les exploitants, se livrer à des travaux sur les terrains de culture ni porter
entrave à l'irrigation normale des cultures. En cas de dommage, il est tenu de réparer les
préjudices subis par les exploitants agricoles.
Article 50:
Les autorisations d'exploitation artisanale traditionnelle ne sont pas cessibles ; elles peuvent
être transmissibles en cas de décès ou d’incapacité personnelle, sous réserve de l'approbation
préalable de l’Administration des mines.
Article 51:
La renonciation à l’autorisation d'exploitation artisanale traditionnelle est en tout temps
autorisée, sans pénalité ni indemnité, sous réserve du respect par l’exploitant de ses obligations
prévues par la réglementation minière.
Article 52:
Les autorisations d'exploitation artisanale traditionnelle peuvent être retirées après une mise
en demeure de trente jours par l'autorité qui les a émises et dans les mêmes formes,
pour tout manquement aux obligations incombant à son bénéficiaire en vertu du code minier.
Article 53:
En cas d'expiration, de renonciation ou de retrait d'une autorisation d'exploitation artisanale
traditionnelle ou de déchéance de son titulaire, le périmètre qu'elle couvre se trouve libéré de
tout droit en résultant à compter du lendemain de:
Article 55:
La recherche de gîtes de substances de carrières est autorisée par l’Administration des mines
conformément à la réglementation minière.
Article 56:
L'autorisation d'exploitation permanente ou temporaire des substances de carrières soit à ciel
ouvert, soit par galeries souterraines, est accordée sous réserve des droits antérieurs, par
arrêté du Ministre chargé des mines, après consultations des administratives et des
communautés locales concernées, à toute personne physique ou morale ayant présenté une
demande conforme à la réglementation minière.
Le propriétaire du sol est tenu d'obtenir une telle autorisation s'il souhaite exploiter lui-
même une carrière sur son terrain. Toutefois, l'exploitation de carrières par le propriétaire du
sol à des fins exclusivement domestiques ne nécessite pas d'autorisation ou de déclaration
préalable. Cette exploitation domestique demeure soumise à la réglementation en matière de
santé publique et de sécurité au travail et d'environnement.
Article 57:
L'autorisation d'exploitation permanente ou temporaire de substances de carrières confère à
son bénéficiaire, dans les limites du périmètre et des conditions qui y sont définies, le droit
exclusif d'exploiter les substances de carrières s'y trouvant.
Article 58:
L'autorisation d'exploitation permanente de substances de carrières est valable pour cinq ans, à
compter de la date de l'arrêté d’attribution. Elle est renouvelable par période de trois ans, dans
les mêmes conditions que les titres miniers.
Article 59:
La superficie pour laquelle l'autorisation d'exploitation de substances de carrières est accordée
est définie dans l'autorisation.
2
0
Le bénéficiaire d'une autorisation d'exploitation permanente de substances de carrières doit 2
procéder au bornage du périmètre décrit dans l'autorisation conformément à la réglementation 1
minière et aux pratiques en vigueur. Si après une mise en demeure, le bornage n'est pas
effectué, l’Administration des mines en assure d’office l’exécution, aux frais du
titulaire. Le bornage est établi par un géomètre agréé.
Article 60:
Le bénéficiaire d'une autorisation d'exploitation est tenu d'exploiter la carrière en se
conformant au plan de développement et d'exploitation et au programme de préservation et de
gestion de l'environnement préalablement produits auprès de l'Administration des mines.
Toute modification doit faire l'objet d'une autorisation préalable de l'Administration des mines.
Article 61:
Les autorisations d'exploitation permanente de carrières sont transmissibles sous réserve de
l'approbation préalable du Ministère chargé des mines, dans les mêmes conditions que les
titres miniers.
Toute autorisation d'exploitation permanente de substances de carrières qui n'a pas été utilisée
dans les deux ans suivant sa date d’attribution, devient caduque. Quant à l’autorisation
d'exploitation temporaire, elle l’est après six mois.
Aucune carrière ainsi abandonnée ne peut être remise en activité sans une nouvelle
autorisation d'exploitation.
Article 62:
L'exploitation autre que minière des masses constituées par les haldes, terrils de mines et par
les résidus d'exploitation de carrières est soumise à une autorisation d'exploitation
lorsqu'elle est entreprise par toute personne autre que le titulaire d'un permis d'exploitation ou
le bénéficiaire d'une autorisation d'exploitation pour la superficie où se trouvent ces masses.
Toutefois, ce dernier doit en faire la déclaration à l’Administration des mines.
Article 63:
Sauf dans les conditions établies par la réglementation minière, aucun travail de prospection,
de recherche ou d'exploitation ne peut être entrepris en surface à moins de cent mètres d 'une
zone de protection établie de part et d'autre ou aux alentours des propriétés closes de murs ou
d'un dispositif équivalent, sans le consentement du propriétaire ou du possesseur.
Il en est de même:
Article 64 :
Dans les périmètres de prospection, de recherche ou d’exploitation, des zones de dimensions
diverses peuvent être établies pour la préservation de l'environnement et la protection des sites
archéologiques, des travaux, d’ouvrages ou des services d'intérêt public. Il en est de même
pour les zones où la sécurité nationale ou l'intérêt général l'exige. Dans ce cas, des arrêtés
conjoints sont pris par les Ministres chargés des mines, de l'administration du territoire, de la
sécurité, de l’environnement et de l’aménagement du territoire.
L'arrêté créant une zone de protection n'est pris qu’après l’exécution d’une enquête publique
dont les conclusions sont favorables à la réalisation de cette activité.
Cet arrêté définit les limites de ladite zone tout en indiquant les voies d'accès autorisées et en
désignant les autorités chargées de son administration. Il établit le programme des travaux et
des activités nécessaires à l’atteinte des objectifs de protection recherchée.
Article 65:
L'occupation des terrains nécessaires à l'activité de prospection, de recherche ou d'exploitation
de substances minérales et aux industries qui s'y rattachent, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du
périmètre du titre minier ou de l'autorisation ainsi que le passage sur ces terrains pour les
mêmes fins, s'effectuent selon les conditions et modalités établies par la réglementation en
vigueur.
Cette occupation comporte, le cas échéant, le droit de couper le bois nécessaire à cette
activité et d'utiliser les chutes d'eau libres et les eaux de surface et souterraines, le
tout à l'intérieur du périmètre défini dans le titre minier ou l'autorisation, sous réserve
d'indemnisation ou de paiement des taxes ou redevances prévues par les lois ou règlements en
vigueur.
Article 66:
Les travaux faits antérieurement, soit par le propriétaire du sol, soit par l'Etat, à l'intérieur du
périmètre d'un permis ou d'une autorisation d'exploitation ouvre droit, au profit de celui à qui
ces travaux appartiennent, au remboursement des dépenses encourues ou au paiement de leur
juste valeur, déduction faite, le cas échéant, des avantages que ce dernier peut en tirer.
Les litiges pouvant survenir sur le montant de la compensation à payer ou autres matières s'y 2
rapportant, sont soumis à la médiation de l'Administration des mines dans les conditions 3
prévues par la réglementation en vigueur.
Article 67:
L'occupation visée à l'article 65 ainsi que les travaux visés à l'article 66 ci-dessus peuvent être
déclarés d'utilité publique dans les conditions prévues par la législation en vigueur, sous
réserve des obligations particulières ou complémentaires qui pourraient être imposées aux
titulaires des titres miniers ou bénéficiaires d'autorisations.
Article 68:
Le titulaire d'un permis d'exploitation ou le bénéficiaire d'une autorisation
d'exploitation, a le droit de disposer, pour les besoins de son exploitation et des industries qui
s'y rattachent, des substances minérales autres que celles qu'il exploite et dont les travaux
entraînent nécessairement l'abattage. Le propriétaire du sol peut demander qu'il lui soit permis
de disposer de ces substances, si elles ne sont pas utilisées par l'exploitant, contre paiement
d'une juste indemnité s'il y a lieu, sauf si elles proviennent du traitement de substances
minérales extraites.
Article 69:
Toute convention passée entre les exploitants voisins doit définir les conditions et modalités
d'ouverture de ces installations à un usage commun, et toute convention passée entre
l'exploitant concerné, le Ministère chargé des mines et tout autre Ministère concerné, définit les
conditions et modalités d'ouverture de ces installations à l'usage du public.
Article 70:
S’il est reconnu nécessaire d'exécuter des travaux ayant pour but, soit de mettre en
communication des mines voisines pour l'aérage ou l'écoulement des eaux, soit d'ouvrir des
voies d'aérage, d'assèchement ou de secours destinées à des mines voisines, les titulaires de
titres miniers ou d'autorisations d'exploitation ne peuvent s'opposer à l'exécution des travaux et
sont tenus d'y participer aux conditions jugées acceptables par l'Administration des mines. Ces
travaux sont faits aux frais de celui ou de ceux qui en tirent les avantages.
Article 71:
Lorsque les travaux d'exploitation d'une mine occasionnent des dommages à l'exploitation d'une
autre mine voisine, l'auteur doit réparation.
Lorsque ces mêmes travaux tendent à évacuer les eaux des autres mines, en tout ou en partie,
par machines ou par galeries, cela donne éventuellement lieu à indemnisation d'une mine en 2
faveur de l'autre. 4
Article 72:
Un massif de protection de largeur suffisante, doit être établi pour éviter que les travaux d'une
mine puissent être en communication avec ceux d'une mine voisine déjà instituée ou qui
pourrait être instituée.
Les travaux du massif de protection visés au présent article sont prescrits s'il y a lieu, par
arrêté du Ministre chargé des mines.
Article 73:
Toute personne physique ou morale exécutant des travaux de recherche ou d'exploitation en
vertu du code minier, est tenue de les exécuter selon les règles de l'art, de façon à garantir la
santé publique et la sécurité des personnes et des biens.
Article 74:
Avant d'entreprendre des travaux de recherche ou d'exploitation, le titulaire d'un titre minier ou
le bénéficiaire d'une autorisation doit, au préalable, élaborer un règlement relatif à la santé
publique et à la sécurité au travail pour les travaux envisagés. Ce règlement est par la suite
soumis à l'approbation de l'Administration des mines. Une fois le règlement approuvé, le
titulaire ou le bénéficiaire est tenu de s'y conformer et de le faire respecter.
Article 75:
Tout accident survenu sur un chantier, dans une mine, dans une carrière ou dans leurs
dépendances et tout danger identifié, doivent immédiatement être portés à la connaissance de
l'Administration des mines par le titulaire du titre minier ou le bénéficiaire de l’autorisation.
En cas de péril imminent ou d'accident dans un chantier ou une exploitation minière, les agents
assermentés ou mandatés de l'Administration des mines ou tout autre agent dûment mandaté
ainsi que les officiers de police judiciaire, peuvent prendre toutes les mesures nécessaires
pour faire cesser le danger et en prévenir la suite. S'il y a urgence ou en cas de refus du
titulaire du titre minier ou du bénéficiaire de l’autorisation de se conformer à ces mesures,
elles sont exécutées d'office aux frais de ces derniers.
Article 76:
Les activités régies par le code minier doivent être conduites de manière à assurer la
préservation et la gestion de l'environnement et la réhabilitation des sites exploités selon les
normes, conditions et modalités établies par la réglementation en vigueur.
Article 77:
Tout demandeur d'un titre minier à l’exception du permis de recherche ou d'une autorisation 2
d'exploitation de carrières, désireux d'entreprendre sur le terrain un travail susceptible de 5
porter atteinte à l'environnement doit, conformément au code Nde l’environnement, selon le
cas, fournir une notice ou mener une étude d’impact sur l’environnement assortie d’une
enquête publique et d’un plan d’atténuation ou de renforcement des impacts négatifs ou
positifs.
Toute modification des actions prévues doit faire l’objet d’une autorisation préalable de
l’Administration des mines.
Article 78:
Tout titulaire d'un titre minier autre que le permis de recherche ou tout bénéficiaire d'une
autorisation d’exploitation à l’exception de l’autorisation d’exploitation de carrières est tenu
d'ouvrir et d'alimenter un compte fiduciaire à la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de
l'Ouest ou dans une banque commerciale du Burkina Faso, dans le but de servir à la
constitution d'un fonds pour couvrir les coûts de la mise en oeuvre du programme de
préservation et de réhabilitation de l'environnement. Les sommes ainsi utilisées sont en
franchise de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux. Les modalités d'opération et
d'alimentation de ce fonds sont établies par la réglementation minière.
Article 79:
Outre les dispositions du code minier, les titulaires des titres miniers et les bénéficiaires
d'autorisations sont également soumis aux dispositions législatives et réglementaires de
caractère général en vigueur, notamment celles relatives à la préservation et la gestion de
l'environnement, aux établissements classés dangereux, insalubres ou incommodes et à la
protection des patrimoines forestier et culturel.
TITRE IV - FISCALITE
Article 80:
Le titulaire d'un titre minier ou bénéficiaire d'une autorisation est assujetti au paiement
de droits fixes et de droits proportionnels comprenant une taxe superficiaire et une redevance
proportionnelle.
Article 81:
L’octroi, le renouvellement et le transfert de titres miniers ou autorisations sont soumis
au paiement de droits fixes dont les montants et modalités de règlement sont déterminés par la
réglementation minière.
Article 82:
Tout titulaire d'un titre minier ou bénéficiaire d'une autorisation est soumis au paiement
annuel d'une taxe superficiaire établie en fonction de la superficie décrite au titre ou à
l'autorisation et de la durée de validité du permis ou de l'autorisation, et dont le montant et
les modalités de règlement sont précisés par la réglementation minière. 20 % du montant de
la taxe superficiaire doit être versé à la collectivité où se trouve la superficie.
Article 83:
Tout titulaire d'un permis d'exploitation ou bénéficiaire d'une autorisation d'exploitation
est soumis au paiement d'une redevance proportionnelle dont le taux, l'assiette et les 2
modalités de règlement sont déterminés par la réglementation minière. 6
Article 84:
Les titulaires d'un permis de recherche de substances minérales bénéficient, en phase de
recherche et dans le cadre de leurs opérations, de l'exonération de:
Sous réserve des dispositions des conventions fiscales dûment ratifiées, les titulaires
d’un permis de recherche sont tenus de procéder à la retenue à la source sur les sommes
versées en rémunération de prestation de toute nature à des personnes n’ayant pas
d’installations professionnelles au Burkina et au reversement de la dite retenue conformément
aux dispositions du code des impôts.
Article 85:
Les matériels, matières premières, matériaux destinés aux activités de recherche et dont
l'importation est nécessaire à la réalisation du programme de recherche acquittent le droit de
douane de la catégorie I du tarif des douanes au taux de 5%.
Cette fiscalité à l'importation s'étend également aux parties et pièces détachées destinées aux
machines et équipements. Dans tous les cas, la valeur des parties et pièces détachées ne peut
excéder 30% de la valeur coût-assurance-fret (CAF) globale des machines et équipements
importés.
Elle s'étend également aux carburants et lubrifiants alimentant les installations fixes, matériels
de forages, machines et autres équipements destinés aux activités de recherche.
Les matériels utilisés pour la recherche, l'équipement professionnel importé, les machines
ainsi que les véhicules à usage spécial ou de chantier à l’exclusion des véhicules de
tourisme bénéficient du régime de l'admission temporaire. 2
7
Une liste des objets pouvant bénéficier de la fiscalité ci-dessus indiquée sera établie par un
arrêté conjoint des Ministres chargés respectivement des Mines et des Finances. Lors de
l'émission du permis de recherche, cette liste y est jointe pour en faire partie intégrante. Si
certains objets devant être importés par la suite ne se trouvent pas sur cette liste, une liste
additive pourra être établie par les Ministres chargés des mines et des finances.
Les sociétés de géo-services, incluant les sociétés de forage, les laboratoires d'analyse
d'échantillons de minerai offrant des services liés aux activités de recherche et
d'exploitation, bénéficient de cette fiscalité pour autant qu'elles agissent en tant que sous-
traitantes.
Toutefois les matériels, matériaux et équipements dont on peut trouver l’équivalent fabriqué
au Burkina Faso et qui sont disponibles à des conditions d’acquisition au moins égales à
celles des biens à importer ainsi que les véhicules utilisés uniquement à des fins
personnelles ou familiales ne peuvent bénéficier de la fiscalité ci-dessus indiquée.
Article 86:
Pendant la période des travaux préparatoires, les titulaires d’un permis d’exploitation ou les
bénéficiaires d’une autorisation d’exploitation sont exonérés de la TVA pour :
La durée de cette exonération ne doit excéder deux ans pour les mines à ciel ouvert et
souterraines.
La liste des matériels, matériaux, machines et équipements ainsi que des parties et pièces
détachées pouvant bénéficier de l’exonération prévue à l’alinéa précédent, est annexée au
permis d’exploitation dont elle fait partie intégrante.
Les matériels, matériaux, machines et équipements qui ont servi dans la phase de recherche
ou d’exploration et devant être utilisés dans la phase d’exploitation, doivent être repris
dans la liste des équipements d’exploitation.
Article 87:
Pendant la période des travaux préparatoires à l’exploitation minière, qui est de trois ans
maximum les titulaires d’un permis d’exploitation ou bénéficiaires d’une autorisation
d’exploitation sont exonérés de tous droits de douane lors de l’importation de
matériels, matières premières, matériaux, carburant et lubrifiants destinés à la production
d’énergie et au fonctionnement des véhicules et des équipements relatifs auxdits travaux,
ainsi que leurs parties et pièces détachées à l’exception :
2
- de la redevance statistique ; 8
Article 88:
En phase d'exploitation, les titulaires d'un permis d'exploitation ou bénéficiaires d’une
- l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) au taux de droit
commun réduit de dix points ;
- l’impôt sur les revenus des valeurs mobilières (IRVM) au taux de droit
commun réduit de moitié.
Article 89:
En phase d'exploitation, toutes les dépenses faites par les titulaires d'un permis d'exploitation
ou bénéficiaires d'une autorisation d'exploitation dans le but de générer un revenu sont admises
pour fins du calcul de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, notamment :
- les frais généraux afférents aux opérations, y compris, notamment, les frais
d'établissement, les frais de location de biens meubles et immeubles et les
cotisations d'assurance ;
- les intérêts et agios des dettes contractées par l'entreprise, y compris les dettes
contractées directement ou indirectement auprès d'actionnaires ou associés, dans la
mesure où le montant des intérêts n'excède pas les taux autorisés par la
réglementation fiscale en vigueur ;
Article 90:
Tout titulaire d'un permis d'exploitation ou d’une autorisation d’exploitation bénéficie d'une
exonération pendant sept ans de :
Toutefois, pour les exploitations dont la durée est inférieure à quatorze ans, la période
d’exonération ne peut excéder la moitié de la durée prévisionnelle de l’exploitation.
Les exonérations prévues par le présent article courent à partir de la date de première
production commerciale.
Sous réserve des dispositions des conventions fiscales dûment ratifiées, le titulaire d’un permis
d’exploitation ou le bénéficiaire d’une autorisation d’exploitation est tenu de procéder à la
retenue à la source sur les sommes versées en rémunération de prestation de toute nature à des
personnes n’ayant pas d’installations professionnelles au Burkina et au reversement de ladite
retenue conformément aux dispositions du code des impôts.
Article 91:
En phase d’exploitation, à partir de la date de première production commerciale, tout titulaire
d’un permis d’exploitation ou tout bénéficiaire d’une autorisation d’exploitation est tenu
de payer au titre des droits et taxes, le taux cumulé de 7,5% prévu pour les biens entrant
dans la catégorie I de la nomenclature tarifaire de l’Union Economique et Monétaire
Ouest Africaine (UEMOA), lors de l’importation de matériels, matières premières, matériaux,
carburant et lubrifiants destinés à la production d’énergie et au fonctionnement des véhicules
et des équipements, ainsi que leurs parties et pièces détachées durant tout le restant de la
durée de vie de l’exploitation.
Article 92:
Le titulaire d'un permis d'exploitation ou bénéficiaire d'une autorisation d'exploitation est
autorisé à constituer, en franchise de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, une
provision pour la reconstitution du gisement. Les modalités de constitution et d'utilisation de
cette provision sont déterminées par la réglementation en vigueur.
Article 93:
La stabilisation du régime fiscal et douanier est garantie aux titulaires de permis d'exploitation
et bénéficiaires d'autorisation d'exploitation pendant la période de validité du permis ou de
l'autorisation afin qu'ils ne puissent être pénalisés par tout changement ayant comme effet
une augmentation de la charge fiscale. Pendant cette période, les taux, assiettes des impôts
et taxes susvisés demeurent tels qu'ils existaient à la date du permis ou de l'autorisation et
aucune nouvelle taxe ou imposition de quelque nature que ce soit n'est applicable au titulaire
ou bénéficiaire pendant cette période à l'exception des droits, taxes et redevances minières.
Article 94 :
Toute personne physique ou morale se livrant de manière habituelle et répétée à des opérations
d'achat, de vente, de transport, de stockage, d'exportation ou d'importation de
substances minérales régies par le code minier doit en faire la déclaration au Ministre chargé
des mines. Cette obligation de déclaration s’étend également aux opérations de
conditionnement, de traitement, de transformation, y compris de l’élaboration de métaux et
alliages portant sur ces substances ou leurs concentrés ou dérivés primaires éventuels. Dans
tous les cas, le résultat des opérations doit être consigné dans un registre tenu à jour
conformément à la réglementation minière.
Il peut être autorisé par le Ministre chargé des finances à ouvrir auprès d’une banque
intermédiaire agréée de la place ou à l’étranger un compte en devises pour le traitement de ses
opérations. Le fonctionnement du compte à l’étranger est soumis à la réglementation en
vigueur.
Il peut également, sur demande, bénéficier de l’ouverture auprès de la Banque Centrale des
Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) d’une part d’un compte de domiciliation qui encaisse
les recettes générées par l’exploitation des substances minérales extraites et d’autre part, d’un
compte de règlements extérieurs qui sert aux différents règlements des engagements financiers
vis-à-vis de l’étranger.
Il est garanti, au personnel expatrié du titulaire d’un titre minier ou du bénéficiaire d’une
autorisation d’exploitation résidant au Burkina Faso, la libre conversion et le libre transfert
dans leur pays d'origine de toute ou partie des sommes qui lui sont payées ou dues, y
compris les cotisations sociales et fonds de pension, sous réserve de s’être acquitté des
impôts et cotisations diverses qui lui sont applicables conformément à la réglementation en
vigueur.
Article 96:
L’Administration des mines est responsable de l'application du code minier et de la promotion
du secteur minier, sous réserve des dispositions fiscales qui relèvent principalement du
Ministère chargé des finances. Elle a des fonctions de suivi et de contrôle et apporte son
concours et son assistance à la poursuite des activités régies par le code minier. Elle est
aussi chargée de la collecte, de l’analyse et de la diffusion des données relatives au
secteur minier.
Article 97:
Les agents assermentés ou mandatés de l'Administration des mines ou tout autre agent
dûment mandaté, sont chargés de veiller à l’application du code minier ainsi que de la
surveillance administrative et technique des activités visées à l’article 96 ci-dessus.
Ils ont le devoir de faire respecter les normes de gestion et de préservation de l'Environnement
établies par la réglementation en vigueur et disposent des pouvoirs nécessaires à cet effet.
Ils procèdent à l'élaboration, à la conservation et à la diffusion de la documentation concernant
notamment les substances minérales. Ils ont à cet effet le pouvoir de procéder à tout moment à 3
toute opération de vérification d'indices ou de gisements. 2
Ils concourent à l'application de la législation du travail relative à la sécurité des artisans et des
travailleurs dans les entreprises visées par le code minier.
Article 98:
Les agents assermentés ou mandatés de l'Administration des mines ainsi que tout autre agent
dûment mandaté ont accès, soit pendant, soit après leur exécution, quelle que soit leur
profondeur, à tout sondage, ouvrage souterrain ou travail de fouille afin de vérifier si
les dispositions du code minier, notamment les règles relatives à la santé et à la
sécurité au travail sont respectées. Ils ont également accès aux travaux et installations de
recherche et d'exploitation pour y effectuer les mêmes vérifications.
Les titulaires de titres miniers et les bénéficiaires d'autorisations ainsi que ceux qui effectuent
des travaux ou leurs préposés doivent fournir aux ingénieurs et agents de l'Administration des
mines les moyens d'accès et de vérification dont ils ont besoin. Ils doivent les faire
accompagner par des agents qualifiés;
A chacune de leurs visites, les agents assermentés ou mandatés de l'Administration des mines
ainsi que tout autre agent dûment mandaté peuvent se faire présenter tous les plans,
registres et documents dont la tenue est exigée par la réglementation minière et la
réglementation du travail en matière de santé publique et de sécurité au travail. Ils peuvent
faire des observations techniques sur les questions soumises à leur surveillance. Ces
Article 99:
Tout titulaire d'un titre minier ou bénéficiaire d'une autorisation en vertu du code minier est
tenu de maintenir à jour les registres et de fournir à l'Administration des mines, les
déclarations, renseignements, rapports et documents dont le contenu, la forme et la fréquence
de production sont précisés dans la réglementation minière.
Après analyse et lorsqu'ils n'en ont plus besoin pour leurs propres fins, les titulaires de
permis d'exploitation et les bénéficiaires d'autorisations d'exploitation doivent remettre les
carottes de sondages à l'Administration des mines pour conservation.
Article 100:
Des registres sont tenus à jour par l'Administration des mines, pour l'enregistrement des titres
miniers et autorisations émis en vertu du code minier. Sur ces registres, il est fait mention,
pour chaque titre ou autorisation, de la date de l'acte d’attribution ainsi que de tous les actes
administratifs, civils ou judiciaires les concernant.
Il est aussi tenu à jour par l'Administration des mines, un cadastre minier et des cartes
géographiques sur lesquelles est reporté le tracé des titres miniers et des autorisations en
vigueur, avec mention du numéro d'inscription correspondant sur le registre des titres et celui
des autorisations.
Les registres, le cadastre minier et les cartes sont mis à la disposition du public et leur
contenu communiqué à tout requérant justifiant de son identité.
3
La réglementation minière établit la forme et le contenu des registres, du cadastre minier et 3
des cartes que l'Administration des mines doit tenir.
Article 101:
Le Ministère chargé des mines est responsable de l'établissement et de la gestion d'un centre
de documentation et d’information dans le but de mettre à la disposition des investisseurs
miniers potentiels, tous les documents et informations dont ils peuvent avoir besoin pour la
réalisation de leurs investissements. Il fait la promotion des ressources minérales du Burkina
Faso.
Tout sondage, ouvrage souterrain, travail de fouille, en cours d'exécution, quel qu'en soit
l'objet, dont la profondeur dépasse vingt mètres, fait par toute personne détentrice d'un
titre minier ou bénéficiaire d'une autorisation doit faire l’objet d’une déclaration préalable
auprès de l'Administration des mines et de l'Administration locale.
Article 103:
L' Administration des mines ou l’autorité administrative ou les collectivités locales sont
tenues de prendre acte et de répondre à toute demande d'avis ou d'autorisation présentée en
vertu du code minier avant l'expiration d'un délai de trois mois. A défaut, l'avis est
réputé acquis et l'autorisation obtenue de plein droit.
Article 104:
Avant qu’une action affectant des droits sollicités ou acquis en vertu du code minier, ne soit
entreprise à l’endroit d’un titulaire de titre minier ou un bénéficiaire d’une autorisation, par
l'Administration des mines, un avis écrit est envoyé à l'intéressé ou publié conformément à la
réglementation minière.
Article 105:
Les infractions au code minier et à ses textes d'application sont régies par le présent titre. Les
pénalités prévues sont prononcées sans préjudice de celles relevant des lois visées à l’article
3 du présent code.
Article 106:
Est puni d'une amende de cinq cent mille (500 000) à cinq millions (5 000 000) de francs CFA
et d'un emprisonnement de six mois à deux ans, ou de l'une de ces deux peines seulement,
quiconque:
- exploite une carrière pour des besoins autres que domestiques sans
autorisation sur ses propres terres, sur les terres du domaine public ou sur des
terres privées ; 3
4
- transporte ou vend des matériaux de carrières provenant d'une exploitation non
autorisée.
La même peine est applicable à tout titulaire d'un permis de recherche qui dispose de
produits extraits au cours de ses travaux de recherche sans en faire la déclaration à l
Article 107:
Est puni d'une amende de cinq millions (5 000 000) à vingt cinq millions (25
000 000) de francs CFA et d'un emprisonnement de deux ans à cinq ans, ou de l'une de ces
deux peines seulement, tout titulaire d'un titre minier ou bénéficiaire d'une autorisation
qui :
- se livre à des activités régies par le code minier sans se conformer aux règles
relatives à la santé publique et à la sécurité au travail et à la préservation de
l'environnement ;
- ne se conforme pas dans les quinze jours ou, dans les cas d'extrême urgence,
immédiatement aux injonctions des agents de l'Administration des mines
relatives aux mesures de santé publique et de sécurité au travail, de
préservation et de gestion de l'environnement et de réhabilitation des sites exploités
;
- ne fournit pas à l'Administration des mines, dans les délais prévus, les
informations et documents exigés en vertu de la réglementation minière ;
- ne tient pas régulièrement à jour les registres exigés par la réglementation minière
ou refuse de les présenter aux agents habilités à les contrôler ;
- exerce des violences ou voies de fait sur les agents de l'Administration des mines
dans l'exercice de leur fonction.
Article 108:
Est puni d'une amende de dix millions (10 000 000) à cinquante millions (50 3
000 000) de francs CFA et d'un emprisonnement de cinq à dix ans ou de l'une de ces deux 5
peines seulement, quiconque :
- falsifie ou modifie un titre minier ou une mention sur les registres de titres, du
- se livre à des activités régies par le code minier sans titres miniers ou
autorisations ou en vertu de titres miniers ou d'autorisations périmés ou non
valides.
Article 109:
Est puni des mêmes peines que l'auteur de l'infraction, quiconque :
Article 110:
Les substances minérales extraites illicitement sont saisies et leur confiscation prononcée. Les
instruments de travail et les moyens de transport utilisés peuvent également être saisis et leur
confiscation prononcée.
Article 111:
Dans tous les cas d'infraction, l'Administration des mines peut requérir en cas de
condamnation :
CHAPITRE 2: PROCEDURES
Les autres agents dûment mandatés sont tenus de transmettre à l'Administration des mines
leurs procès-verbaux de recherche et de constatation d'infractions au code minier ainsi que les
substances minérales saisies.
Les autorités civiles, militaires et paramilitaires sont tenues de prêter main forte aux agents de
l'Administration des mines à première réquisition.
Article 115:
Dans tous les cas de litiges relatifs aux activités minières, les rapports et avis de
l'Administration des mines tiennent lieu de rapports d'experts.
Les procès-verbaux constatant les infractions et les produits saisis sont transmis au
Procureur du Faso.
Jusqu'à décision finale, l'Administration des mines peut prendre toutes mesures conservatoires
qu'elle juge nécessaires pour la protection des personnes, des biens, de l'environnement et de
l'exploitation.
Article 11 :
Les titres miniers et les autorisations en cours de validité à la date d’entrée en vigueur
du présent code minier restent valables pour la durée et les substances pour lesquelles ils ont
été délivrés. Ils conservent leur définition pendant toute la durée de leur validité. Les
conventions en vigueur à cette même date demeurent également valables pour la durée de leur
période de validité.
Article 118:
Des décrets pris en Conseil des ministres et sur proposition du Ministre chargé des mines
Article 119:
La présente loi abroge toutes dispositions antérieures contraires, notamment celles de la loi
n° 023/97/II/AN du 22 Octobre 1997 portant code minier, à l’exception des textes pris pour
leur application qui restent en vigueur en tout ce qui n’est pas contraire à la présente loi, tant
et aussi longtemps qu’un nouveau règlement d’application n’a pas été pris.
Article 120:
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat
Le Secrétaire de séance