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Introduction à la Topographie et Cartographie

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SOMMAIRE

Chapitre I : Concepts de la topographie


Chapitre II : Mesures des angles
Chapitre III : Mesures des distances
Chapitre IV : Nivellement
Chapitre V : Levé des détails

Chapitre VI : Calculs topométriques

Coordonnées
Conversions
Conversion des coordonnées polaires en coordonnées rectangulaires
Conversion des coordonnées rectangulaires en coordonnées polaires

Superficies

Superficies des Triangles


Superficies des Trapèzes
Superficies des Quadrilatères
Superficie d’un polygone défini en coordonnées polaires
Superficie d’un polygone défini en coordonnées rectangulaires
Chapitre I : Concepts de la topographie

I.1 Définition

La topographie est une technique qui a pour objet l’exécution, l’exploitation et


le contrôle des observations concernant la position planimétriques et
altimétrique, la forme, les dimensions et l’identification des objets
géographiques, objets ou entités localisés du monde réel, éléments concrets,
fixes et durables, existant à la surface du sol à un moment donné ; elle fait appel
à l’électronique, l’informatique et les constellations de satellites.
La planimétrique est la représentation en projection plane de l’ensemble des
détails à deux dimensions du plan topographique ; par extension c’est aussi
l’exécution des observations correspondantes et leur exploitation.
L’altimétrie est la représentation du relief sur un plan ou une carte ; par
extension c’est aussi l’exécution des observations correspondantes et leur
exploitation

NOTIONS DE CARTOGRAPHIE

I Introduction

Le développement socio-économique de n’importe quelle nation dépend de sa bonne habilité


à gérer ses ressources naturelles et terrestres. Dès que l’Homme développât l’instinct de vivre
en communauté, la gestion de terre est devenue un acte indispensable pour sa survie. Il doit
désormais décider de comment utiliser les ressources naturelles/ terrestres pour ses divers
besoins.
La mémorisation humaine était le seul moyen de se souvenir de la localisation des ressources
inventoriées. La restitution des renseignements relatifs aux ressources naturelles et leur
localisation étaient l’apanage des anciens ; ils sont de plus interpellés pour fournir des
renseignements quand naissaient des disputes. Dans les sociétés évoluées, la terre est devenue
un gage et de ce fait, la richesse d’un homme était estimé à l’étendue de terre possédée /
héritée, base sur laquelle il doit payer des tributs / impôts au roi.
Avec l’invention de l’écriture et les technologies de mesures, les informations concernant la
terre ont commencées à être dessinées / enregistrées d’ou la naissance de la cartographie.
Selon l’édition 1973 du dictionnaire multilingue des termes cartographiques, l’Association
Cartographique Internationale définie la cartographie comme ‘’l’ensemble des études et
opérations scientifiques, artistiques et techniques intervenants à partir des résultats
d’observations directes ou de l’exploitation d’une documentation en vue de l’élaboration et
de l’établissement des cartes et autres modes d’expression ainsi que leur utilisation. En
d’autre termes, la cartographie est un moyen de communication car toutes les recherches de
n’importe quel genre nous parvient sous la forme graphique.

II Définitions de quelques technologies concourantes à l’élaboration des cartes


II –1 Cartomatique

La cartomatique regroupe en ensemble de procédés informatiques et cartographiques


nécessaires pour réaliser des cartes sur ordinateur ; Cette synthèse méthodologique est
souvent appelée ‘’cartographie assistée par ordinateur’’.

II- 2 Géomatique

La géomatique est un champ d’activités scientifiques et techniques qui intègre de façon


systémique l’ensemble des moyens d’acquisition et de gestion des données à référence
spatiale utilisé dans le processus de production et de gestion du territoire.

II- 3 Télédétection

La télédétection est la discipline scientifique qui regroupe l’ensemble des connaissances et


des techniques utilisé pour l’observation, l’analyse, l’interprétation et la gestion de
l’environnement à partir des mesures et des images obtenues à l’aide des plate-formes
aéroportées, spatiales, terrestres ou maritimes.

II- 4 Photogrammétrie ( phototopographie)

La photogrammétrie est la science qui se propose l’étude et la mise en œuvre de tous les
appareils et les moyens permettant de mesurer et de représenter un objet , une construction ou
un terrain en utilisant des photographies aériennes.

II-5 Topographie

La topographie est la science ou l’art qui à pour objet l’identification et la représentation des
détails du terrain sur un plan.

II-6 Géodésie

La géodésie est la science qui se propose de définir la forme et les dimensions de la terre

II- 7 Système d’Information Géographique ‘’SIG ‘’

Un SIG est un outil de gestion de base de données conçu pour saisir, stocker, manipuler,
analyser, et diffuser les données à référence spatiale en vue de résoudre des problèmes
complexes de gestion et de planification.

III Les étapes d’établissement des cartes

L’établissement d’une carte implique trois phases essentielles qui sont :


-les travaux géodésiques,
-l’acquisition des données
-et la cartographie.
III- 1 Travaux géodésiques

Les travaux géodésiques consistent à la création de l’ossature de la carte par la triangulation.


Le résultat de cette triangulation sera les bornes de contrôle géodésiques. La création de cet
ossature peut se faire aujourd’hui dans un environnement technologique plus économique et
moins fastidieux qu’est une mission GPS (système de positionnement global).

III- 2 Acquisition des données

L’acquisition des données consiste à la collecte des objets spatiaux et leur orientation à partir
des bornes de contrôle géodésique ou GPS. Les techniques d’acquisition de l’information
géographique sont :

III- 2a) Les levés terrestres

La collecte des données est basée sur les opérations topographiques tels que les levés à la
planchette, tachéométriques, GPS, etc.

III- 2b) Les levés aériens

La prise de vue ou photographie aérienne est le résultat d’une mission de vol aérien. La
collecte des données de la topographie se fait par l’interprétation ou la restitution /
compilation photogrammétrique .

III – 2c) Les levés spatiaux

L’image satéllitale / radar est le produit d’une mission satéllitale. La collecte des données peut
se faire par l’interprétation ou par les processus de télédétection.

III- 2d) Exploitation d’une base de données ou de cartes existantes

Cette collecte de données peut se faire par une extraction d’informations à partir d’une base
de données topographique, par la numérisation ou le scannage des documents analogiques.

III- 3 Cartographie

C’est la représentation du résultat des différents travaux. Cette représentation peut se faire
sous la forme analogique ou numérique. Ainsi un produit cartographique peut exister sous
forme de spatiocarte, de photo-plan, de carte au trait, de modèle numérique de terrain, etc.
Planimétrie : c’est l’exécution et l’exploitation des observations et mesures permettant la
représentation sur un plan horizontal des détails du terrain.
Altimétrie : c’est l’exécution et l’exploitation des observations dans le but de représenter le
relief du terrain.
IV Les types de cartes

Une carte est une projection réduite et simplifiée de la surface de la surface terrestre. Selon
leur but, nous distinguons deux types de cartes :
-les cartes topographiques
-et les cartes thématiques.

IV –1 Cartes topographiques :

Les cartes topographiques ont pour but une représentation aussi bien que possible sans
limitation d’échelle montrant les détails naturels et artificiels à la surface de la terre. Une carte
topographique est destinée à un emploi général. Cette multiplicité de buts poursuivis est aussi
une difficulté dans l’établissement d’un projet topographique. De ce fait, la production des
cartes topographiques est par excellence un service public et par conséquent une fonction du
gouvernement.

IV –2 Cartes thématiques :

Les cartes thématiques sont des cartes non exclusivement topographiques mais reposant sur
un fond de repère topographique telle que l’hydrographie ou la chorographie représentant des
phénomènes localisables de toute nature quantitative ou qualitative du terrain.

V Caractéristiques des cartes

V-1 Classification des cartes

L’échelle d’une carte est le rapport exprimé dans la même unité entre la longueur mesurée sur
la carte et la même longueur mesurée sur le terrain. Il y a cinq sortes d’échelles en
cartographie qui sont :
-l’échelle très large : de 1/50 à 1/5000, ce sont les plans architecturaux ou de génie civil
-l’échelle large : de 1/5000 à 1/25000, ce sont les cartes topo à grande échelle
-l’échelle moyenne : de 1/25000 à 1/250000, ce sont les cartes topo à moyenne échelle
-l’échelle petite : de 1/250000 à 1/1000000, ce sont les cartes topo à petite échelle
-l’échelle très petite : de 1/1000000 et en dessous, ce sont les carte géographiques.

NB : à partir de l’échelle 1/25000, on utilise les signes conventionnels pour représenter les
détails du terrain.

V-2 Précision des cartes

Elle aboutit à un modèle graphique appelé plan conventionnel dans lequel l’erreur sur la
détermination du point par rapport au point voisin est limitée à l’erreur graphique soit 1 /10°
de millimètre dans les meilleures conditions :
-support stable
-dessin finement exécuté
-matériel très stable.

VI Etude de carte

VI - 1 Lecture de carte

Dans une carte, il faut savoir distinguer entre les éléments naturels et les éléments artificiels
qui composent le relief du terrain. Les éléments naturels représentent les phénomènes naturels
qui sont visibles au sol tandis que les éléments artificiels sont ceux qui résultent de l’action
de l’homme.

VI - 2 Interprétation des formes du terrain

Sur une carte, on peut interpréter de la façon suivante :


-par les courbes de niveau (lieu géométrique imaginaire des points ayant même altitude)
-par les points cotés
-par l’estompage (ombres et éclairage).

VI-3 Exploitation d’une carte

Pour mieux exploiter une carte, il convient de l’étudier judicieusement. Nous pouvons utiliser
une carte pour les travaux suivants :
-connaître la nature de la région traversée
-connaître les caractéristiques du parcours
-mesurer les distances entre des points
-déterminer la superficie d’un polygone
-déterminer l’altitude d’un point donné ( calcul de pourcentage)
-mesurer un angle de marche
-déterminer les coordonnées rectangulaires d’un point
-reproduire un profil du terrain
-etc.

VII Conclusion

La carte est un document très élaboré qui ne comporte que ce que le cartographe a voulu faire
apparaître ou a pu représenter. Elle résulte d’un mariage difficile. C’est un compromis entre
richesse de renseignements et la clarté de lecture. C’est aussi un document coûteux qui peut
vieillir rapidement et qu’il est donc nécessaire de le mettre à jour ; aussi le manque de cartes
ou l’insuffisance de cartes disponibles peut avoir des conséquences graves au moment de
l’exécution des projets importants parce que leur élaboration réalisée sans l’aide
d’informations tirées des cartes adéquates conduira inévitablement à des pertes financières
bien plus grandes que les frais totaux d’un levé du territoire en question et de même à une
perte de temps appréciable.
PLANIMETRIE

Notions de fautes et erreurs

Il est primordial que le topographe sache à l’avance avec une approximation suffisante quelle
devra être la précision des mesures qu’il fera sur le terrain ; les mesures faites sur le terrain en
topographie sont susceptibles d’être entachées d’inexactitudes que l’on classe en fautes et
erreurs.

La faute

C’est l’inexactitude qui relève d’une maladresse ou malveillance opératoire


Exple :-oubli d’une portée de mesure de longueur
Pour les déceler, on fait une répétition de la mesure par le même procédé ou reprendre la
mesure par une autre méthode. Il faut éliminer obligatoirement les fautes des résultats de
mesure.

L’erreur
On appelle erreur tout écart de cause connue ou non susceptible de fausser le résultat d’une
mesure. C’est la présence d’erreurs de toutes sortes qui limitent la précision et qui ne
permettent que de définir des valeurs encadrant le résultat exact. L’erreur est inévitable et elle
est liée :
-à la précision de l’instrument de mesure
-aux conditions d’observation
-à l’imperfection des sens de l’opérateur

Classification des erreurs

D’après leur origine :


-erreurs instrumentales
-erreurs de construction
-erreurs de déréglage
erreurs d’opération
D’après leur caractère :
On place les erreurs en erreurs accidentelles et erreurs systématiques
-Erreur systématique : on peut dire que l’erreur est systématique lorsqu’on effectue une suite
de mesures dans des conditions absolument identiques et que ces mesures sont affectées d’une
erreur toujours la même en grandeur et en signe.
-Erreur accidentelle : les erreurs systématiques étant censées être éliminées, l’opérateur
constate que ses mesures ne satisfont cependant toujours pas aux équations de condition ; il
subsiste un écart entre la vraie valeur et la valeur observé. Ces erreurs sont des erreurs
accidentelles, elles sont variables en grandeur et en signe.

Mesure directe des longueurs

Définition

Une mesure est appelée directe lorsqu’on parcourt la ligne à mesurer en appliquant bout à
bout un certain nombre de fois autant qu’il le faut un étalon de mesure. L’étalon de mesure
peut être le mètre, le double mètre, une règle en bois, un ruban d’acier de 10, 20, 30, 50 m.
Le mètre étalon est une longueur égale à la 1/10000000 partie du quart du méridien terrestre.

Instruments de mesure
-le mètre ou le double mètre
-le pas ou le double pas
-le ruban
-la roulette
-etc.

Pratiques de chaînage

Chaînage à plat
-le terrain est horizontal : on applique la définition
-le terrain est incliné avec une pente régulière :
*Si on dispose le site, on aura la distance horizontale ‘’dh’’ = dpcosi
*Si on a la différence de niveau ou la dénivelée ‘’dn’’ entre deux points, on applique la
formule
dh2 = dp2- dn2 avec ‘’dp’’ distance selon la pente

Chaînage par cultéllation , mode suspendu, ressauts horizontaux


-le terrain est incliné avec un pente irrégulière
Règles à observer
1) décomposer la distance en tronçons d’égale et on mesure le site ou la dénivelée de chaque
tronçon
2) mesurer toujours de haut en bas en descendant
3) le chaîneur arrière doit toujours être au contact du sol et le chaîneur avant en mode
suspendu
4) la hauteur de la chaîne du chaîneur avant ne doit pas dépasser la hauteur des yeux
5) raccourcir s’il y a lieu la portée de la chaîne pour satisfaire à la règle 4

Erreurs de chaînage
-erreurs d’étalonnage
-erreurs de dilatation
-erreur d’élasticité
-erreurs de tension
-erreurs d’horizontalité
-erreur d’alignement
-erreurs accidentelles

Mesure indirecte des longueurs

Définition

On appelle mesure indirecte des longueurs lorsqu’on l’obtient sans avoir recours à une
longueur étalon. On utilise alors un appareil à une extrémité de la longueur à mesurer et une
mire ou miroir à l’autre extrémité. Les mesures effectuées donnent soit directement le résultat
soit une quantité appelée nombre générateur qui permet d’obtenir la distance après un calcul
simple et rapide ; ces appareils peuvent être des appareils optiques ‘’stadimètres’’ ou des
appareils à ondes électro-magnétiques.

Mesure optique

Méthode parallactique
Principe : on dispose en M une stadia horizontale perpendiculaire à la ligne de visée OZ et
munie de voyants A et B symétriques par rapport à l’axe et généralement distants de 2 m.
On place en O, un goniomètre avec lequel on vise successivement les voyants A et B.
On mesure l’angle ß sous lequel on voit la longueur AB
Emploi : Aligner la stadia sur le cheminement à mesurer, mise à l’horizontalité de la stadia au
moyen d’une nivelle sphérique et les vis calantes. Mettre la mire perpendiculaire à la ligne de
visée au moyen d’un collimateur. Prendre les angles horizontaux sur les 2 voyants.
Calcul de distance horizontale :
AB =2 m
AM’ =1 m
A = 100gr - ß/2
1/sinß/2 =SM’/cosß/2 d’ ou SM’= cosß/2/sin ß/2 = cotgß/2

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