REPUBLIQUE DU NIGER
Fraternité -Travail- Progrès
MINISTERE DE L’ECONOME ET DES FINANCES
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE
Etablissement Public à Caractère Administratif
Direction des Enquêtes et des Recensements
ATELIER REGIONAL DES NATIONS UNIES SUR LA
CARTOGRAPHIE ET LES RECENSEMENTS
RABAT DU 12 AU 16 NOVEMBRE 2007
CONTRIBUTION DU NIGER
Présentation de : HABI Oumarou
Directeur des Enquêtes et des Recensements
INS - NIGER
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I. Présentation du pays
Pays sahélien et enclavé de l’Afrique de l’Ouest, le Niger couvre une superficie de
1.267.000 km². Les trois quarts du pays sont désertiques et le port le plus proche est
situé à environ 1000 km de la capitale.
Le climat du pays est particulièrement aride. Le Niger appartient, en effet, à l’une
des zones les plus chaudes du globe. Il connaît deux types de climats chauds : un
climat désertique sur la majeure partie de sa superficie et un climat tropical avec une
seule saison des pluies qui dure 3 à 4 mois, généralement de juin à octobre.
Deux bassins sédimentaires et trois régions de socle caractérisent le relief au
Niger. Le bassin Oullimenden, avec une structure monoclinale orientée vers le Sud-
ouest, s’étend de l’Aïr au Nord au plateau du Liptako à l’Ouest. Ce bassin
sédimentaire présente en son sein certaines artères du réseau hydrographique
actuel. Il y a également le bassin sédimentaire du Tchad dont le Niger ne possède
que sa partie nord occidentale. A ces deux grands bassins, il faut ajouter ceux du
Tamesna, du Djado, de Termit et de Bilma.
Les régions de socle sont constituées de l’Aïr, des hauts plateaux du Nord-Est et
des basses terres du Sahara. Elles se caractérisent par une série de massifs
montagneux et de dunes de sable qui entourent quelques pénéplaines entaillées par
un réseau hydrographique hiérarchisé qui facilite le développement de vies
humaines par endroit, notamment sur les oasis. La majeure partie du pays, soit les
deux tiers du territoire national, est ainsi composée de massifs et de déserts peu
habitables. Les résultats définitifs du troisième recensement général de la population
et de l’habitat réalisé en mai-juin 2001 révèlent une densité moyenne de moins d’un
habitant au Km² dans cette région du pays.
La partie restante, essentiellement composée des plateaux du Sud, est une
bande de terre de 1.300 km de long et 200 km de large. Elle comprend la vallée du
fleuve Niger à l’Ouest, l’Ader, les Goulbi, le Tégama et le Tadress au centre et enfin
le Damagaram, le Mounio, le Damergou, le Koutous et le pays Manga à l’Est. Cette
zone, caractérisée par un ensablement progressif, laisse apparaître quelques
collines granitiques et des buttes témoins. C’est principalement dans cette zone
tampon entre le Sahara et la région soudanienne du continent africain que se
développent, dans des conditions climatiques très aléatoires, l’agriculture et l’élevage
qui constituent les principales ressources du Niger. Il ressort de la description du
relief que sur une superficie de 1.267.000 km2, moins de 500.000 km2 sont
habitables. C’est sur le tiers de l’étendue du pays que se concentre le peuplement
humain.
Notons que le Niger a organisé trois recensements de la population ; le premier
en 1977, le deuxième en 1988 et le dernier en 2001. Ce dernier a fait ressortir une
population de 11 060 291. Le taux de croît démographique est estimé à 3,3%. En
2007, selon les estimations, la population nigérienne atteindrait 13 475 000 habitants
avec une répartition géographique très inégale.
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II. Organisation de la cartographie en 2001
Les documents portant sur la méthodologie et l’organisation de la cartographie du
Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 2001 ont été élaborés en
tenant compte de l’expérience des recensements passés, des recommandations du
séminaire de l’évaluation critique du recensement de 1988 tenu en Juin 1996 ainsi
que des recommandations formulées par des experts de l’équipe d’appui technique
de l’UNFPA de Dakar.
2.1 : Méthodologie de travail
Les travaux ont été entrepris de la manière suivante :
♦ Préparation des fonds de carte ;
♦ Recrutement et formation du personnel ;
♦ Cartographie pilote ;
♦ Cartographie sur l’ensemble du pays ;
2.1.1 Préparation des fonds de carte ;
Depuis la création du Bureau Central du Recensement (BCR) et l'organisation
des ses différents services, notamment le Service Conception et Documentation, la
Division de la cartographie s'est attelée à la recherche des fonds de cartes et plans
cadastraux en vue de compléter la couverture nationale, l’évaluation du personnel et
du matériel technique nécessaire au démarrage des travaux cartographiques.
Toutes les cartes du recensement de 1988 ont été inventoriées
et classées par entité administrative ;
Après vérification de la conformité des limites, les cartes sur
calque ont été tirées sur papier Ozalid pour constituer les fonds
de cartes nécessaires à la mise à jour ;
Les cartes détériorées ou endommagées ont été reprises avant
le début de l’opération de cartographie ;
Les fonds manquants ont été recherchés au niveau des services
du cadastre et de l’Institut Géographique du Niger ;
Après avoir tiré les copies de tous les documents de base, les
cartes ont été assemblées dans les dossiers des différentes
équipes pour les futurs travaux de terrain ;
Un quadrillage des fonds de carte était opéré;
Les manuels de formation et les documents techniques ont été
élaborés.
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2.1.2 : Recrutement et formation du personnel
En Septembre 1997, 60 agents ont été recrutés. Ces agents, dans leur grande
majorité n’ont suivi au préalable aucune formation en cartographie censitaire.
Cette formation d’agents cartographes s’est déroulée en trois vagues.
Toutefois, un recyclage a été réalisé au profit des agents formés au cours de la
première vague et constituant les premières équipes utilisées sur le terrain au
démarrage des travaux de mise à jour avant le recensement pilote.
Sur les soixante (60) agents formés, quarante deux (42) seulement ont été
retenus suite à un test de sélection finale.
Cette formation, financée par le PNUD, a été assurée par le responsable de la
Division cartographie avec l'appui technique de l'IGNN. Malheureusement, faute de
moyens financiers et matériels, les travaux n'ont pas pu démarrer aussitôt à la fin de
la formation. Les agents étaient laissés à eux-mêmes pendant près de trois (3) mois.
A la convocation de ces derniers après cette longue rupture, plusieurs agents
étaient absents. Ainsi, les agents figurant sur la liste d'attente à l’issue de la
formation ont été recrutés pour combler le déficit auxquels il a été ajouté dix cadres
du Bureau Central du Recensement qui ont été mis en formation pour dix jours.
Compte tenu du retard accusé dans la réalisation des travaux de terrain par
rapport au calendrier d'exécution des activités du RGP/H, une troisième vague de
vingt cinq (25) cadres des service d’Arrondissement du Plan mis à la disposition du
Service de la cartographie pour renforcer les équipes a été formée pendant dix (10)
jours au cours du mois de décembre 1998.
2.1.3: Cartographie des zones pilotes
Les travaux cartographiques de terrain ont commencé par les régions
concernées par le recensement pilote à partir du 28 avril 1998. Les zones tests
retenues étaient:
- canton d’Ayorou ;
- Zone restante de Tanout (Tanout) ;
- Canton de Maïné –Soroa (Maïné –Soroa ) ;
- Canton d’Ourafane (Tessaoua) ;
- Canton de Kantché (Matameye) ;
- Centre urbain de Dogondoutchi( Dongondoutchi).
Les premières mises à jour ont été effectuées sur ces zones, ce qui a permis le
découpage des zones de dénombrement pour le recensement pilote. Ces cartes
mises à jour furent aussitôt acheminées au bureau par l’équipe de la supervision
pour le dessin, la reproduction et la constitution des dossiers des agents recenseurs
du recensement pilote. Ces dossiers constitués ont été remis au service de la
conception et documentation et ont servis à la collecte des données du recensement
pilote.
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Après la collecte des données du recensement pilote, des critiques ont été faites
par rapport aux manquements cartographiques constatés sur le terrain, ces
manquements ont porté sur :
- une surestimation des effectifs de populations des zones de
dénombrement ;
- une omission de certaines petites localités ;
- un mauvais report des certaines localités.
Ces insuffisances ont été prises en compte pour l’organisation de la
cartographie au niveau national.
2.1.3 : Travaux de cartographie au niveau national
L’évaluation de la cartographie des zones pilotes a permis de répertorier les
différents manquements et a conduit la Division de la cartographie à procéder à un
recyclage des premiers agents cartographes.
Au cours de ce recyclage, il s’était agi de faire d’abord la genèse des travaux,
l’évaluation critique de ces travaux, avant de mettre l’accent sur les corrections à
apporter pour la suite des travaux de mise à jour
[Link] La phase terrain de la cartographie censitaire de 2001
La grande opération de mise à jour a été relancée à la fin du recensement pilote
avec la participation de 14 équipes d’agents cartographes répartis dans les différents
départements du Niger. Chaque équipe d’agent cartographe est constituée d’un chef
d’équipe chargé d’organiser et de répartir les différentes tâches entre les membres
de son équipe, de deux agents cartographes et d’un chauffeur. Des guides, ayant
une parfaite connaissance du terrain, sont recrutés au niveau de chaque canton ou
zone restante. Les équipes sont dotées chacune d’un véhicule tout terrain, de leur
matériel technique de travail (GPS, Boussole, rapporteur circulaires équerre,
compas, Kusch etc.) et matériels de camping.
Ces équipes, avaient sillonné toutes les entités administratives du pays en
procédant à l’élaboration de la liste des villages par canton, au levé des coordonnées
géographiques des sites habités, au report des localités sur les fonds de carte, à
l’estimation des effectifs de populations des différentes localités et au découpage des
cartes en zone de dénombrement.
Ces travaux de terrain ont connu de multiples problèmes allant jusqu'à l'arrêt des
travaux à une certaine période, ce qui justifie en partie le retard accusé dans la
réalisation de cette opération.
Ce retard accusé dans l’exécution des travaux a amené la Direction du Bureau
Central du Recensement à mettre en place un plan d’urgence en vue de finaliser les
travaux cartographiques avant la date du dénombrement. A cet effet, vingt cinq (25)
cadres des services départementaux et d’Arrondissement du Plan sont mis à la
disposition de la division de la cartographie. Ces cadres ont été formés pendant dix
jours aux techniques de levé et mises à jour des cartes avant d’être affectés sur le
terrain pour renforcer les 14 premières équipes. Les anciennes équipes ont aussi
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été souvent recomposées en équipes de deux personnes au lieu de trois comme au
départ, ce qui portait le nombre total des équipes finalement à 35 équipes. Les
travaux de mise à jour ont duré 14 mois au lieu des 10 mois prévus compte
tenu du retard accusé.
Aussi, cet état de fait, nous a amené à reprendre la cartographie des centres
urbains deux mois avant le dénombrement du fait de leur évolution rapide surtout
dans leurs périphéries.
Au menu des principaux problèmes ayant caractérisé le bon déroulement de
ces opérations de terrain, il faut citer entre autres :
• le retard dans l'acquisition des GPS (Global Positionning System) ;
• le manque de carburant pour les équipes ;
• le mauvais état de fonctionnement de certains véhicules affectés aux
équipes;
• l'insuffisance et souvent le manque de frais de guide et/ou de caisse
d'entretien véhicule pour des équipes qui doivent évoluées sur le terrain ;
• le retard fréquent dans le paiement des salaires des agents ;
• le manque de suivis techniques pourtant indispensables ;
• le mauvais quadrillage de certains fonds de carte ;
• la non maîtrise par des agents du nouveau matériel (GPS empruntés et
mis à leur disposition sur le terrain).
Aussi, le manque crucial de moyens matériels et financiers, ajouté à la
mauvaise organisation du BCR (plusieurs niveaux de décision et les divergences
dans les consignes techniques données), ont largement contribué au retard accusé
dans la réalisation des travaux de terrain.
En dépit de toutes les difficultés rencontrées, à la deuxième quinzaine du
mois de juin 1999, l'ensemble des travaux de terrain a été réalisé en totalité,
puisque les 131 cantons et assimilés que compte le Niger, ont été tout mis à
jour.
Cependant, en raison d’un second report de la date du dénombrement, la
cartographie des centres urbains et de certaines zones à concentration rapide (sites
aurifères) a été reprise pour prendre en compte le changement intervenu.
Tous ces constats ont obligé le responsable de cette Division à revoir le
report des coordonnées ainsi que le découpage en zones de dénombrement de
certaines cartes ramenées du terrain, afin de les rendre exploitables, ce qui n'est pas
recommandé en cartographie censitaire du fait que le meilleur découpage est celui
qui se fait sur le terrain.
Au cours des travaux topographiques de terrain, les cartes et
autres documents ont été comparés avec les réalités du terrain,
le positionnement des localités était fait au GPS et toutes les
instructions de mise à jour consignées dans le manuel de l’agent
cartographe et de l’agent dessinateur élaboré à cet effet ;
L’assiette du découpage retenu est le canton. Un accent
particulier a été mis sur le découpage en zone de
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Pour se faire, on a tenu compte de l’effectif de population, de la
dispersion ou de la concentration des unités d’habitation ainsi
que les difficultés d’accès (topographiques) ;
Les villages dont l’effectif de la population dépasse 1500
habitants ont faits l’objet d’un croquis cartographique ;
L’estimation de l’effectif de la population est faite par site habité
ou par îlot pour les centres urbains en appliquant la méthode de
pré comptage ou par échantillonnage comme indiqué dans le
manuel ;
Les chiffres de population estimés par l’agent cartographe ont
figurés sur la carte mise à jour à côté du signe du village
concerné ;
Le découpage de chaque entité administrative en zones de
dénombrement a été effectué en tenant compte du quota prévu
pour une zone de dénombrement ;
Les quotas retenus en fonction du milieu sont :
o en milieu désertique 500 à 1000 hts ;
o en milieu rural 1000 à 1500 hts ;
o en milieu urbain 1500 à 2000 hts.
Chaque zone de dénombrement est numérotée de 001 à N à l’intérieur du
canton ou de la zone restante. La liste des villages, des croquis des gros villages et
croquis des environs du village suivant le meilleur parcours proposé par les
cartographes était dressée par chaque équipe.
La délimitation des zones de contrôle a été effectuée au bureau après la
vérification de l’ensemble des travaux de terrain et la mise au net de tous les
documents cartographiques.
Toutes les cartes des unités opérationnelles du Recensement sont munies du
code géographique, de la flèche du Nord, de l’échelle numérique et graphique.
Les cartes ont été dessinées à l’encre de chine noir en utilisant les signes
conventionnels prévus pour représenter les différentes structures.
Les cartes de zone de dénombrement et zone de contrôle sont munies du
code géographique complet suivi par ceux du numéro de la zone de dénombrement
ou de la zone de contrôle (respectivement), du signe de la flèche du nord et de
l’échelle graphique et numérique.
Les limites de zone de dénombrement et zone de contrôle sont renforcées avec des
couleurs apparentes appropriées au moment de la constitution des dossiers.
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[Link]: Supervision des travaux
La supervision des travaux de terrain et de bureau était assurée dans un
premier temps par le chef de la Division cartographie avec l’appui de l’Institut
Géographique du Niger IGNN qui a mis à la disposition du BCR deux agents
cartographes expérimentés. Par la suite, les chefs des services départementaux du
Plan ont été nommés par le Ministre de l’Economie et des fiances à l’époque comme
superviseurs régionaux.
Les objectifs assignés à la supervision de travaux de terrain sont :
- S’assurer du bon déroulement des travaux ;
- Apporter un appui technique et matériel aux équipes d’agents
cartographes ;
- Evaluer la qualité technique des travaux et leur état d’avancement;
- Apporter les corrections nécessaires aux travaux déjà réalisés ;
- Collecter les documents finalisés ;
- Redéployer les équipes ayant terminé les travaux dans les zones qui
leur étaient affectées dans d’autres zones.
L’équipe de supervision du Bureau Central du Recensement n’a pas pu
effectué convenablement cette mission du fait du manque crucial de moyens
matériels et financiers. Pendant que, trente cinq équipes opéraient sur le terrain, une
seule mission de supervision technique a été effectuée sur deux axes.
Malheureusement, la durée de cette mission et les conditions de sa réalisation n'ont
pas permis de voir dans les détails l'ensemble de travaux effectués par les
différentes équipes, bien que les cartes finalisées par les équipes soient tantôt
détenues par les BDR, tantôt acheminées par le Bureau Central du Recensement
par l'intermédiaire de ces derniers.
[Link] : Constats de la mission de supervision
La qualité technique du travail a baissé à cause notamment de la pression
exercée par les chefs de Bureaux Départementaux du Recensement (BDR), et de la
Direction Nationale du Projet pour achever les travaux avant la fin du mois de Mai
1999 et surtout du fait des mauvaises conditions de travail, à savoir des pannes
intempestives, dans lesquelles évoluaient les agents.
C'est ainsi que l'exploitation et l'analyse des dossiers ont suscitées de notre
part les remarques et observations ci-après :
1. un mauvais découpage des zones de dénombrements qui ne présentaient
plus l'équité de la charge entre les différents agents recenseurs qui un des
objectifs primordiaux de la cartographie censitaire ;
2. l'évolution de plusieurs équipes dans une même entité, ce qui conduit
immanquablement à des omissions ;
3. le non-respect des principes élémentaires de base de la cartographie
censitaire faute de suivi ;
4. une mauvaise estimation des effectifs de population des sites habités ;
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III. TRAVAUX DE DESSIN
Le démarrage des travaux de dessin devrait commencer en principe un mois
après le début des travaux de mise à jour. Malheureusement cette activité de dessin
n'a pu démarrer que trois mois avant la fin des travaux de terrain, soit le 3 Mai 1999.
Initialement, il était prévu de recruter 6 agents dessinateurs qui travailleraient
pendant huit mois. Mais vu le retard accusé dans toutes les phases des activités de
la cartographie et des différents programmes d’urgence élaborés et mis en œuvre,
20 agents dessinateurs ont été recrutés.
Ces 20 agents dessinateurs et 1 Chef d’atelier ont été retenus pour les
travaux de dessin. Les changements intervenus au niveau des effectifs du personnel
de dessin résultent de l’échéance trop approchée de l’opération du dénombrement
dont la date fixée était d’abord Mai 1999 et surtout de l’insuffisance du matériel de
dessin. En effet, lors de la mise en œuvre des différents plans d’urgence, le manque
puis l’insuffisance du matériel de dessin a constitué un véritable blocage. Ainsi,
l’insuffisance des moyens mis en œuvre s’est traduite par la livraison au compte-
goutte du matériel de dessin.
Pour pallier l’insuffisance des ressources humaines et matérielles, le Bureau
Central du Recensement (BCR) a sollicité l’appui des services techniques du
Ministère du Plan à l’époque, de l’Institut Géographique National du Niger (IGNN),
de la Direction du Développement Rural et de la Direction de l’Institut Pratique de
Développement Rural (IPDR) de Kollo. Toutes ces demandes d’assistance ont
satisfaites, toutefois les ressources humaines mises à la disposition du BCR n’ont
pas été exploitées faute de moyens matériels et financiers.
Les équipes de dessinateurs ont été réparties dans deux salles du laboratoire
de l’IGNN. Ces salles sont équipées de tables de dessin et de quelques tables
lumineuses. Ces tables ont été complétées par le BCR pour permettre le bon
déroulement de cette activité.
Sur cet effectif de 20 Dessinateurs, 16 agents ont été utilisés au dessin, 2
agents procédaient à la vérification des cartes dessinées et 2 au report des
coordonnées dans l’optique d’une amélioration de la position des localités.
Cependant, suite au nombreux reports de la date du dénombrement et à la
reprise de la cartographie des centres urbains, les travaux de dessin se sont
poursuivis jusqu’en Septembre 1999. Au total 302 fonds de cartes et plans
cadastraux ont été dessinés ainsi que 457 croquis de gros villages.
L’activité de dessin a été réalisée grâce à la contribution du PUND qui a
permis l’achat du matériel technique, la prise en charge des salaires des
dessinateurs et de divers frais inhérents à cette activité.
A la fin des travaux cartographiques de terrain et de dessin, 8027 zones de
dénombrement ont été constituées réparties par canton, zone restante, commune,
centre urbain.
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IV. EVALUATION DES TRAVAUX CARTOGRAPHIQUES
Le service de la cartographie a bénéficié de deux missions d’évaluation,
toutes financées par l’UNFPA. Ces missions d’expert ont été conduites par Omar
Bocoum Conseiller Régional en cartographie Censitaire dont la première est
intervenue du 13 au 26 Février 1999. Ces missions avaient pour objectifs :
¾ L’évaluation de la qualité technique des travaux cartographiques
réalisés ;
¾ L’appréciation de l’état d’avancement des travaux.
Le chargé de ces missions a également aidé les responsables à élaborer des
requêtes de financement et documents techniques de travail.
Au cours de sa première mission, en ce qui concerne les difficultés financières
qu’a connu le BCR et qui n’ont pas permis le déroulement normal des travaux, le
consultant avait fait un certain nombre de recommandations, dont les plus
importantes sont les suivantes :
¾ la vérification des fonds de cartes ;
¾ la correction du positionnement des certaines localités ;
¾ le respect strict des signes conventionnels ;
¾ le report de la date du dénombrement fixée au 1999;
En plus de ces recommandations, le Consultant a également proposé un
scénario de plan d’urgence pour la finalisation des travaux cartographiques dans le
cas où la date du 1999 est maintenue pour le dénombrement.
Aussi, les remarques et recommandations du Consultant ont permis au
service de la cartographie de procéder aux corrections nécessaires, ce qui a
amélioré la qualité technique des cartes mises à jour.
V. REPRODUCTION DES CARTES ET CONSTITUTION DES DOSSIERS
DE COLLECTE
a. Reproduction des cartes
A la fin des travaux de mise à jour des cartes et de dessin, le service de la
cartographie a constitué une équipe de douze agents dont six agents cartographes
et six appelés du service civique National en vue de la constitution des dossiers des
agents recenseurs, contrôleurs et superviseurs. Cette équipe, élaborait les plans de
tirages pour indiquer au tireur de plan recruté à cet effet le nombre de copies
nécessaires pour chaque carte, plan et croquis de village.
Le tireur de plan qui disposait de deux machines tireuses de plans, procédait
directement à la reproduction des fonds de cartes sur papier ozalid.
Pendant deux mois plus de 2000 copies ont été reproduites pour la
constitution des dossiers des agents de terrain.
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b. Constitution des dossiers de collecte
Le travail des agents chargés de la constitution des dossiers des agents de
terrain consistait à :
- découper les cartes en cartes de Zones de dénombrement et en
cartes de zones de contrôle ;
- remplir les fiches des localités dans les ZD ;
- faire ressortir les limites des ZD et ZC à l’aide d’une couleur pour
mieux aider les agents de terrain à connaître les limites de leur aire de
travail pendant le dénombrement ;
- établir le registre des ZD par Canton et par Arrondissement ;
- constituer un dossier contenant tous les documents cités ci haut ainsi
qu’une carte supplémentaire d’ensemble pour les besoins de la
supervision.
Ainsi le service de la cartographie a constitué 8027 dossiers d’agents
recenseurs correspondant au nombre de zones de dénombrement et 1654
zones de contrôle.
VI. CORRECTION DES TRAVAUX CARTOGRAPHIQUES APRES LE
DENOMBREMENT
Il était initialement prévu dans les activités de la cartographie censitaire de
procéder à une mise à jour des cartes du recensement après le dénombrement.
Cette mise à jour des cartes, consiste à relever tous les manquements
constatés lors du dénombrement général de la population et de procéder à une
correction et une mise à jour des cartes. Par manque de financement, cette activité
n’a pas eu lieu. Cependant, l’exploitation des cahiers de tournée de l’agent recenseur
a mis en évidence :
- l’existence de nombreuses localités cartographiées mais non
couvertes par le recensement ;
- l’existence de nombreuses localités non cartographiées mais couverte
par le recensement ;
- des villages traditionnels et hameaux dont le village administratif de
rattachement est inconnu ;
- des erreurs de transcription de la toponymie (nom des localités) ;
- des localités de type indéterminé ;
- des villages traditionnels et hameaux non rattachés à leur village
administratif.
Tous ces problèmes ont amené le Bureau Central du Recensement a
organisé des séminaires régionaux pour :
- confirmer que certaines localités cartographiées ont disparues avant
le dénombrement ;
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- constater que certaines déclarées non recensées ont été recensées
sous d’autres noms ;
- de corriger les noms de certaines localités.
Aussi, des missions tests ont été organisées dans les départements de
Tillabéri et Dosso en vue solutionner les problèmes qui ont surgi après la grande
saisie des données du recensement ou qui non pas pu être solutionnés lors des
séminaires régionaux.
Ces missions tests sur deux axes, ont travaillé pendant 21 jours dans les
départements de Dosso et Tillabéri et avaient pour objectifs de vérifier la véracité des
informations sur les localités déclarées non recensées, d’estimer les effectifs de
population et ménages pour ces types de localités, de relever les coordonnées
géographiques et de résoudre les problèmes de rattachement des localités. Le
résultat de ces missions de complétude étant jugé satisfaisant, le Bureau Central du
Recensement a poursuivi ces types de missions pour les autres départements du
Niger en vue d’atteindre l’exhaustivité. Aussi, ces missions ont permis de mettre à
jour le fichier des localités du Niger.
VII. REDRESSEMENT DU FICHIER DES LOCALITES
La base du fichier des localités du Niger est issue de la saisie des fiches des
localités remplies au moment des travaux cartographiques de terrain. Ce fichier a été
redressé après l’exploitation des cahiers de tournée de l’agent recenseur et des
corrections effectuées par les missions de correction et de mise à jour des données
cartographiques.
Mais la situation particulière des données du RGP/H 2001 a abouti à la
constitution de deux fichiers qui sont : le fichier de base et le fichier issu de la grande
saisie des données après le dénombrement. Comme le fichier de base a été corrigé
et redressé, il a été jugé utile de redresser le fichier issu de la grande saisie pour que
les résultant soient convergents.
Le redressement de ce fichier consiste à corriger les résultats obtenus pour
tenir compte non seulement des omissions mises en évidences par les résultats de
l’enquête post censitaire de couverture et la complétude de ces données.
Le service de la cartographie a donc procédé pendant plus de trois mois au
redressement des données du recensement. Ce travail a été réalisé par les six
agents du Service de la Cartographie, l’assistant des travaux, un informaticien et un
appelé du Service Civique National sous la supervision du Conseiller Technique
acteur de la méthodologie du redressement. Ce travail a permis l’apurement et le
redressement du fichier des localités par canton, zone restante, commune et centre
urbain.
VIII. ETUDE DE FAISABILITE DE LA NUMERISATION DES CARTES
CENSITAIRES.
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Le plan de travail de la cartographie censitaire du 3ème Recensement Général de la
Population et de l’Habitat comportait également la numérisation des cartes après leur
mise à jour.
Toutefois, cette tâche n’a pas démarré à la date prévue faute de moyens
humains, matériels et financiers.
Pour relancer ce travail, le service de la cartographie a élaboré en 2004 les
termes de référence d’une étude de faisabilité de la numérisation des cartes
censitaires.
Ainsi, une étude de faisabilité exécutée par l’Institut Géographique du Niger
(IGNN) sur financement de l’Union Européenne.
L’étude a permis de quantifier les besoins en matériels et en personnel ainsi
que les moyens financiers à mettre en œuvre suivant deux hypothèses clairement
définies. Le coût total de la numérisation des cartes est estimée à 224 047 500
Francs CFA. Cependant, le financement est à rechercher.
IX. ETAT DES LIEUX DU SYSTEME D’INFORMATION GEOGRAPHIQUE (SIG) A
L’INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET PERSPECTIVES.
9.1 : EXISTANT (CE QUI EST DEJA ACQUIS)
• Création d’un service de la cartographie et du Système d’Information
Géographique à l’INS ;
• Création d’un groupe des Acteurs de l’Information Géographique dont l’INS
est le maître d’œuvre ;
• Mise en place d’une base des localités géo référencée avec codification
unique à partir des données du recensement ;
• Base des données géo référencées des régions, départements, cantons,
et communes ;
• Formation de deux cadres de l’INS en ARCVIEW 3.2 ;
• Formation de deux cadres de l’INS en ARGIS 9.1 niveau 1 ;
• Utilisation des GPS lors de certaines enquêtes pour relever les
coordonnées ; géographiques des localités couvertes par l’enquête ;
• Elaboration des cartes thématiques à la demande ;
• Elaboration de la carte de la pauvreté.
9.2 : PERSPECTIVES
• Harmonisation des bases de données IRH/SIGNER, AP3A et INS
pour aboutir à une base de données unique intégrant le
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positionnement de tous les villages du Niger et les données socio
économiques de base ;
• Digitalisation des cartes censitaires (voir étude de l’existant élaborer
par le BCR) ;
• Mise à jour de la base des localités géo référencée du 3ème RGP/H ;
• Elaboration d’un Atlas d’indicateurs et/ou données statistiques ou Atlas
démographiques ;
• Analyse spatiale à l’aide du SIG ;
• A partir des données des enquêtes et des recensements, générer des
cartes thématiques à l’aide des logiciels SIG pour mieux comprendre
les situations et mieux argumenter les décisions à prendre ;
• Renforcement du service de la Cartographie et du SIG ;
• Renforcement des capacités des cadres de l’INS dans le domaine du
SIG (formation approfondie, et voyages d’études) ;
• Réalisation d’une étude de faisabilité pour la digitalisation des cartes
censitaires ;
• Equipement de service en matériel et logiciel (Informatique et
cartographique) ;
• Création d’un laboratoire SIG au niveau national ;
• Finalisation du géo référencement de la base des localités
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