L’EXECUTION DU BUDGET DE L’ETAT
L’exécution du budget se traduit d’abord par la mise en œuvre des autorisations de recettes et
de dépenses par les ordonnateurs et les comptables. Mais, les autorisations peuvent aussi être
remises en cause, c’est à dire modifiées.
I - LA MISE EN ŒUVRE DES AUTORISATIONS BUDGETAIRES
A - L’intervention des ordonnateurs
a) Les différents ordonnateurs
Ce sont des administrateurs qui en plus de leurs fonctions propres « prescrivent l’exécution
des recettes et des dépenses publiques». Selon que les autorisations budgétaires seront
ouvertes directement ou par délégation ils seront principaux ou secondaires.
1° Les ordonnateurs principaux
L’article 63 du Décret du 29 décembre 1962, précise que les ministres ont la qualité
d’ordonnateur principal du budget général, des budgets annexes, des comptes spéciaux du
Trésor. Un ministre peut donc exercer la fonction d’ordonnateur principal à plusieurs titres.
S’agissant des budgets locaux ce sont les exécutifs des collectivités territoriales qui exercent
cette fonction : les maires, les présidents des Conseils généraux, les présidents des Conseils
régionaux.
2° Les ordonnateurs secondaires
Selon les décrets du 10 mai 1982, le préfet est «l’unique ordonnateur secondaire des services
extérieurs des administrations civiles de l’Etat dans le département (dans la région) »
Cependant, il existe de rares exceptions.
Le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l’organisation et à
l’action des services de l’Etat dans les régions et départements a prévu que le préfet, qui reste
l’ordonnateur secondaire des services déconcentrés des administrations civiles de l’Etat, sera
destinataire des crédits des budgets opérationnels de programme (BOP,) sauf s’il a désigné un
ordonnateur secondaire délégué, qui pourra être un délégué interservices. Par ailleurs, « le
préfet s’assure de la prise en compte par les services déconcentrés des administrations civiles
de l’Etat des objectifs » figurant dans les projets annuels de performances ; « à ce titre, il est
le garant de la mesure des résultats obtenus. Celle-ci est appréciée à partir des éléments
produits par ces services et destinés aux rapports annuels de performances » prévus par la
LOLF
3° Les ordonnateurs délégués ou suppléants
Ils exercent leurs fonctions par délégation de signature et non de compétence comme les
précédents. Elle émane, soit d’un ordonnateur principal, soit d’un ordonnateur secondaire.
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Ainsi, le directeur de cabinet du ministre dispose-t-il d’une telle délégation, de même que les
directeurs départementaux ou régionaux.
b) La fonction des ordonnateurs
Elle varie selon qu’il s’agit de dépenses ou de recettes.
1° La fonction des ordonnateurs en matière de dépenses
• L'engagement de la dépense : l’article 29 du Décret du 29-12-1962 le définit comme
«l’acte par lequel un organisme public crée ou constate à son encontre une obligation de
laquelle résultera une charge». Il s’agit concrètement d’actes unilatéraux : une commande de
matériel, un arrêté nommant tel fonctionnaire ou d’actes multilatéraux : un contrat, un
marché.
• La liquidation de la dépense. Elle «a pour objet de vérifier la réalité de la dette et d'arrêter
le montant de la dépense». (Décret du 29 dec. 1962 )
• L'ordonnancement de la dépense. « L'ordonnancement est l'acte administratif donnant,
conformément aux résultats de la liquidation, l'ordre de payer la dette de l'organisme public.»
(Décret du 29 dec. 1962)
2° La fonction des ordonnateurs en matière de recettes
• La constatation des droits de l'Etat, consiste dans la vérification de l’existence du fait
générateur.
• La liquidation de la recette permet de fixer avec précision le montant de la dette du
redevable.
• L'ordre de recette « Toute créance liquidée fait l'objet d'un ordre de recette constitué par un
extrait de décision de justice, un acte formant titre, un arrêté de débet ou, sauf dérogation
autorisée par le ministre des finances, un titre de perception émis par l'ordonnateur » (Décret
du 29 dec. 1962 art 23.)
B - L’intervention des comptables
a) L’organisation comptable
Pour Romieu, « tous ceux qui ont des deniers publics à leur disposition qui les détiennent ou
qui pourraient se les procurer » sont des comptables. Ce sont tous des agents publics qui
exercent leurs fonctions à titre exclusif et principal.
1° L’organisation actuelle
- Les comptables directs du Trésor
C’est le réseau le plus important, il intervient pour l’exécution des dépenses et des recettes du
budget général de l’Etat ainsi que des budgets des collectivités territoriales. Ces comptables
dépendent du directeur de la comptabilité publique.
Ils se répartissent en deux catégories :
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• Les comptables principaux : ils centralisent les opérations effectuées pour le compte du
Trésor par d’autres comptables et rendent leurs comptes à la Cour des comptes. Ce sont les
Trésoriers-payeurs généraux (TPG) des régions et des départements.
• Les comptables secondaires : les receveurs des finances dans certains arrondissements, les
trésoriers principaux, les receveurs-percepteurs et les percepteurs.
- Les comptables des administrations financières
Ils dépendent de deux autres directions du ministère des finances :
• Les comptables de la Direction générale des impôts (DGI). Ils sont chargés du recouvrement
de certains impôts indirects : la TVA, les droits d’enregistrement et d’un impôt direct :
l’impôt sur les sociétés.
• Les comptables de la Direction générale des douanes qui procèdent au recouvrement des
droits de douanes et des certains impôts indirects.
- Les autres comptables
• Les comptables centraux : certains comptables sont spécialisés et jouent un rôle important
au niveau le plus élevé. Il s’agit de l’Agent comptable central du Trésor qui établit le Compte
général de l’administration des finances, l’Agent comptable de la dette publique, le TPG pour
l’étranger, l’Agent comptable des traites de la marine etc…
• Les comptables des budgets annexes, les comptables des comptes spéciaux du Trésor.
• Les agents comptables dans les établissements publics
2) La future organisation
- Au niveau central
- Le service "fonction comptable de l'Etat"
En avril 2004 a été constitué au sein de la Direction générale de la comptabilité publique un
service dénommé « fonction comptable de l’Etat ». Il a pour mission d’animer et de
coordonner l’ensemble de la fonction comptable de l’Etat, et de produire les comptes qui
seront soumis à la certification de la Cour des comptes. Il comprend deux sous directions,
chargées respectivement des normes et audits comptables, et de l’organisation comptable et de
la modernisation de la dépense publique.
- Les départements comptables ministériels(DCM)
Une quinzaine de départements comptables ministériels verront le jour, ils regrouperont
plusieurs ministères. Leur rôle sera de tenir les comptes centraux du ministère (paiement des
dépenses et recouvrement des recettes, tenue des comptabilités générale et budgétaire, au
niveau central ; participation à l’analyse des coûts par programme et action), de consolider
l’information comptable et financière par ministère et d’en garantir la qualité.
Ils sont expérimentés depuis juillet 2003, au ministère de l’intérieur et depuis le 1er janvier
2004, aux ministères de la défense et des affaires étrangères. Les autres ministères devraient
être concernés à partir du 1er janvier 2005.
- Au niveau local : le pôle comptable des trésoreries générales
Leur rôle sera de tenir les comptes des services déconcentrés de l’Etat (paiement des dépenses
et recouvrement des recettes, tenue des comptabilités générale et budgétaire et analyse des
coûts par programme et action, au niveau local), de garantir la qualité des comptes tenus, et de
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consolider l’information comptable et financière par département. Les TPG seront toujours
des comptables principaux soumis au contrôle juridictionnel de la Cour et continueront donc à
lui produire des comptes de gestion. Toutefois, ces comptes de gestion ne serviront plus à
l’élaboration du compte général de l’Etat. En effet, il sera établi sur la base des centralisations
faites par chaque DCM à qui les TG communiqueront les informations concernant leurs
ministères respectifs.
b) La fonction des comptables
1° La fonction des comptables en matière de dépenses
• La fonction de payeur
Le comptable exerce divers contrôles énoncés par l’article 12 du décret du 29 décembre
1962 :
- Qualité de l'ordonnateur
- Exacte imputation des dépenses aux chapitres qu'elles concernent
- Disponibilité des crédits
- Validité de la créance, c’est à dire vérification du service fait et des calculs de
liquidation
Le comptable vérifie également l'application des règles de la prescription quadriennale selon
laquelle « sont prescrites au profit de l’Etat, des départements et des communes … toutes
créances qui n’ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de
l’année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis » (art 1 de la loi du 31
décembre 1968)
S’il apparaît une irrégularité par rapport à l’un ou l’autre de ces points, le comptable suspend
le paiement et en informe l’ordonnateur. Celui-ci peut alors user de son droit de réquisition
(art 8 du Décret du 29-12- 1962)
• La fonction de caissier
Le comptable procède au règlement de la dette en payant.
- Le bénéficiaire du paiement : le créancier lui-même sinon le paiement n’aura pas de
caractère libératoire, de plus le comptable s’assure qu’il n’y a pas d’opposition au paiement.
- Les modes de paiement : espèces, virement, chèques.
- Les autres modes d’extinction de la dette : la compensation est possible
Î La mise en place de la LOLF va faire évoluer l’intervention des comptables vers ce
que l’on appelle « le contrôle hiérarchisé de la dépense » (CHD). Il a été expérimenté en
2002 et 2003, puis, généralisé le 1er janvier 2004, à toutes les dépenses après ordonnancement.
Selon la Direction de la comptabilité publique , il « consiste à proportionner les contrôles aux
risques et aux enjeux en modulant le moment, le champ et l’intensité du contrôle »
Plus précisément on peut dire que dans le CDH, le comptable exerce toujours les vérifications
sur pièces auxquelles il est tenu par le Décret de 1962, mais il les module en fonction de la
nature de la dépense et de la pratique des ordonnateurs.
Le contrôle hiérarchisé de la dépense poursuit un triple objectif :
- une plus grande efficacité grâce à des contrôles recentrés sur les dépenses qui
présentent les risques et les enjeux les plus importants ;
- une plus grande responsabilisation des ordonnateurs en passant d’une logique de
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méfiance (contrôle a priori et exhaustif) à une logique de confiance fondée sur la réalité des
risques
- une amélioration de l’ensemble de la procédure de dépense et notamment une
réduction des délais de paiement et dans certains cas, une simplification des procédures, sans
sacrifier la maîtrise des risques.
2° La fonction des comptables en matière de recettes
• La prise en charge : au vu des ordres de recettes, les comptables intègrent la recette dans
leurs écritures.
• Le contrôle de l’autorisation de percevoir la recette
• Le recouvrement qui peut s’effectuer selon des procédures variables en fonction du type de
recette.
II – LA MISE EN CAUSE DES AUTORISATIONS BUDGETAIRES
L’autorisation donnée par le Parlement peut être modifiée par le Parlement lui-même. Les lois
de finances rectificatives servent à cela. Mais, le plus souvent, c’est l’exécutif qui par la voie
réglementaire interviendra. Les modifications portant sur l’objet et sur le montant des
dépenses.
A - La modification de l’objet des dépenses
Des mouvements de crédits sont possibles d’un chapitre à l’autre, portant ainsi atteinte à la
spécialité des crédits. Dans son article 14, l’Ordonnance en prévoit deux formes.
a) Les transferts de crédits (art 14 O)
1° Définition
« Les transferts modifient la détermination du service responsable de l'exécution de la
dépenses sans modifier la nature de cette dernière ».
2° Réalisation
C’est le Ministre des finances qui par arrêté peut opérer les transferts.
b) les virements de crédits (art 14 O )
1° Définition
« Les virements conduisent à modifier la nature de la dépense prévue par la loi de finances »
2° Réalisation
Dans la mesure où les transferts portent plus gravement atteinte au principe de la spécialité
des crédits, ils seront plus difficiles à réaliser. Des conditions doivent être respectées :
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• Condition de forme : c’est par décret que le virement est mis en œuvre
• Conditions de fond :
-limitation du champ d’application : le virement n’est possible qu’à l’intérieur d’un
même titre d’un même ministère
-limitation du montant : le virement ne peut pas porter sur plus d’1/ 10° de la dotation
initiale
h La loi organique du 1er août 2001 prévoit un régime plus sévère encore, c’est le même
que celui des transferts c’est à dire qu’ils sont effectués par décret
- Après information des commissions des finances
- L'utilisation des crédits virés donne lieu à l'établissement d'un compte rendu spécial, inséré
au rapport annuel de performances.
- Aucun virement ne peut être effectué au profit de programmes non prévus par une loi de
finances.
B - La modification du montant des dépenses
a) Le report de crédits (art 17 O )
1° Régime des dépenses en capital
Aucune condition ne doit être respecté ce qui revient à dire que le report en ce domaine est
possible très facilement.
2° Régime des dépenses de fonctionnement
• Normalement (reports dits du 1/10°)
- la dépense doit être effectivement engagée mais pas encore ordonnancée
- on ne peut reporter plus du 1/10e de la dotation initiale du chapitre concerné
• Plus exceptionellement, pour les chapitres inscrits à l’Etat H : aucune condition n’est prévue
N° des
chapitres
ETAT H
Tous les services
Tous chapitres de dépenses de fonctionnement des parties 34, 35 et 37 du budget général (sauf chapitres évaluatifs), à
l'exception des chapitres 37-94 et 37-95 des CHARGES COMMUNES, 37-01 de la section RECHERCHE et 37-94 du budget
JUSTICE
Budgets civils
Affaires étrangères
41-43 Concours financiers
42-26 Transport et dépenses diverses au titre de l'aide alimentaire
42-29 Coopération militaire et de défense
42-31 Participation de la France à des dépenses internationales (contributions obligatoires)
42-37 Autres interventions de politique internationale
Agriculture, alimentation, pêche et affaires rurales
44-36 Pêches maritimes et aquaculture. Subventions et apurement FEOGA
44-41 Agri-environnement et amélioration des structures agricoles
44-43 Aide alimentaire et autres actions de coopération technique
44-53 Interventions en faveur de l'orientation et de la valorisation de la production agricole
44-55 Primes au maintien du troupeau des vaches allaitantes
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44-70 Promotion et contrôle de la qualité
44-71 Service public de l'équarissage - Elimination des déchets et des coproduits animaux non recyclables
44-80 Amélioration du cadre de vie et aménagement de l'espace rural
44-84 Contrats d'agriculture durable et contrats territoriaux d'exploitation agricole
44-92 Fonds forestier national et Office national des forêts
46-33 Participation à la garantie contre les calamités agricoles
Anciens combattants
46-04 Subventions, indemnités et pécules
Charges communes
44-90 Indemnisation du groupe Société nationale des poudres et explosifs au titre des conséquences de l'arrêt des activités liées
au phosgène, à Toulouse
44-93 Indemnisation des préjudices subis dans le secteur du tourisme suite au naufrage de l'Erika
46-02 Secours aux victimes de sinistres et calamités
46-90 Versements à divers régimes obligatoires de sécurité sociale
46-91 Diverses aides en faveur des rapatriés prises en charge par l'Etat
Culture et communication
43-92 Commandes artistiques et achats d'oeuvres d'art
Écologie et développement durable
44-40 Subventions à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire
Économie, finances et industrie
41-10 Subventions à des collectivités territoriales et organismes publics et internationaux
44-42 Interventions diverses
44-81 Compensation de l'allègement des charges patronales des jeunes entreprises innovantes
44-84 Subventions pour le développement des relations économiques extérieures
46-93 Indemnisations liées aux sinistres de "l'après-mines" et prestations à certains retraités des mines et des industries
électriques et gazières
Équipement, transports, logement, tourisme et mer :
II. Urbanisme et logement
46-50 Participation de l'Etat aux fonds de solidarité pour le logement et aux fonds d'aide aux accédants en difficulté. Subventions
aux associations logeant des personnes défavorisées
III. Transports et sécurité routière
45-41 Interventions dans le domaine des transports combinés
IV. Mer
44-34 Ports autonomes maritimes. Participation aux dépenses
45-35 Flotte de commerce. Subventions
46-37 Gens de mer et professions de la filière portuaire. Allocations compensatrices
V. Tourisme
44-01 Développement de l'économie touristique
Intérieur, sécurité intérieure et libertés locales
41-52 Subventions de caractère facultatif en faveur des collectivités locales et de divers organismes
41-55 Dotations de compensation aux régions des pertes de recettes fiscales
41-56 Dotation générale de décentralisation
41-57 Dotation générale de décentralisation de la collectivité territoriale de Corse
Jeunesse, éducation nationale et recherche :
III. Recherche et nouvelles technologies
43-01 Actions d'incitation, d'information et de communication
Justice
41-11 Subventions en faveur des collectivités
46-01 Subventions et interventions diverses
Services du Premier ministre :
V. Aménagement du territoire
44-10 Fonds national d'aménagement et de développement du territoire et prospection des investissements internationaux
Travail, santé et solidarité :
I. Travail
36-61 Subventions aux établissements publics et autres organismes
43-70 Financement de la formation professionnelle
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44-01 Programme "nouveaux services-nouveaux emplois"
44-70 Dispositifs d'insertion des publics en difficulté
44-71 Reclassement des travailleurs handicapés
44-73 Relations du travail et amélioration des conditions de travail
44-77 Compensation de l'exonération des cotisations sociales
44-79 Promotion de l'emploi et adaptations économiques
44-80 Dotation globalisée expérimentale de la région Centre
II. Santé, famille, personnes handicapées et solidarité
39-01 Programme "Santé publique - prévention"
42-01 Coopération internationale des secteurs de la santé, de la solidarité et du travail
43-32 Professions médicales et paramédicales. Formation, recyclage et bourses
46-22 Remboursement aux organismes de sécurité sociale des dépenses afférentes à l'interruption volontaire de grossesse
46-32 Actions en faveur des rapatriés
46-34 Interventions en faveur de la famille et de l'enfance
46-82 Couverture maladie universelle et aide médicale
47-12 Sécurité sanitaire
47-16 Action interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie
47-19 Organisation du système de soins
47-23 Subventions à divers régimes de protection sociale
III. Ville et rénovation urbaine
46-60 Interventions en faveur de la ville et du développement social urbain
Budget militaire
Défense
36-01 Subventions de fonctionnement et participation aux dépenses de fonctionnement de divers organismes
Budgets annexes
Aviation civile
60-00 Achats et services
61-01 Dépenses d'informatique et de télématique
63-00 Impôts, taxes et versements assimilés
65-01 Prestations des organismes extérieurs
66-00 Charges financières
Journaux officiels
60-01 Achats
61-02 Fonctionnement informatique
Légion d'honneur
60-00 Achats
61-02 Informatique
Ordre de la Libération
60-00 Matériel et entretien immobilier
Monnaies et médailles
60-01 Achats
Comptes spéciaux du Trésor
Comptes d'affectation spéciale
Soutien financier de l'industrie cinématographique et de l'industrie audiovisuelle
Fonds national pour le développement du sport
Fonds national des courses et de l'élevage
Compte d'affectation des produits de cessions de titres, parts et droits de sociétés
Fonds d'intervention pour les aéroports et le transport aérien
Indemnisation au titre des créances françaises sur la Russie
Fonds d'aide à la modernisation de la presse quotidienne et assimilée d'information politique et générale et à la distribution
de la presse quotidienne nationale d'information politique et générale, et de soutien à l'expression radiophonique locale
Comptes de prêts
Prêts du Fonds de développement économique et social
Prêts du Trésor à des Etats étrangers et à l'Agence française de développement en vue de favoriser le développement
économique et social
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Prêts du Trésor à des Etats étrangers pour la consolidation de dettes envers la France
Avances du Trésor consolidées par transformation en prêts du Trésor
h La LOLF réorganise le régime du report qui varie selon qu’il s’agit :
- des autorisations d'engagement : selon l’article 15 elles pourront être reportées d’une année
sur l’autre sans aucune difficulté puisque aucune condition restrictive n’est prévue
- des crédits de paiement :
Le montant du report est limité à 3 % des crédits initiaux, dans tous les cas le report est
réalisé par arrêté conjoint du ministre des finances et du ministre intéressé, l’arrêté doit être
publié au plus tard le 31 mars de l’année suivante
MODIFICATION DES CRÉDITS PAR VOIE RÉGLEMENTAIRE EN 2003
Prévisions Crédits ouverts
(en millions d'euros) des lois de Montant des crédits Répartition des crédits (c)
LFI Fonds de Reports Autres
Transferts Virements Répartitions
concours (a) 2002/2003 mesures (b)
A- CHARGES
DÉFINITIVES
1. Budget général
Dépenses ordinaires civiles 223.453 + 1.288 + 4.410 - 15 + 8.895 [558] - 22 238.010
nettes
Dépenses civiles en capital 11.455 + 2.534 + 5.731 - 494 + 1.422 [31] + 21 20.669
Dépenses militaires ordinaires 26.732 + 410 + 317 - - 8.880 [87] +1 18.580
Dépenses militaires en capital 13.743 + 233 + 795 - - 1.438 [186] - 13.332
Total Budget général 275.383 + 4.465 + 11.253 - 510 [28.933] [862] [1.759] 290.592
Pour mémoire :
Remboursements et 63.428 - - - - - - 63.428
dégrèvements
Crédits bruts du budget général 338.812 + 4.465 + 11.253 - 510 [28.933] [862] [1.759] 354.020
2. Comptes d'affectation
spéciale
_ Dépenses ordinaires 3.619 - + 372 + 18 - [4] - 4.009
_ Dépenses en capital 7.990 - + 457 - - - - 8.447
Total Comptes d'affectation 11.609 - + 829 - - [4] - 12.456
spéciale
3. Budgets annexes 18.025 +5 + 257 +7 - [2] - 18.294
TOTAL 305.017 + 4.470 +12.339 - 485 [28.933] [869] [1.759] 321.342
Charges définitives
B - CHARGES
TEMPORAIRES
Comptes d'affectation spéciale 3 - +3 - - - - 6
Comptes de prêts 1.706 - + 1.388 - - - - 3.094
Avances sur impositions locales 57.650 - - - - - - 57.650
Autres comptes d'avances 185 - - - - - - 185
TOTAL 59.543 - + 1.391 - - - - 60.935
Charges temporaires
(a) Montant des crédits ouverts par voie de fonds de concours, net des annulations et régularisations éventuelles.
(b) Annulations non associées à un décret d'avance ou à la loi de finances rectificative du 30 décembre 2003, ou majorations de crédits
gagées par une augmentation de ressources (budgets annexes et comptes d'affectation spéciale).
(c) Les montants portés entre crochets retracent, pour mémoire, la somme des mouvements réglementaires concernés, en valeur absolue. En
effet, la valeur algébrique totale de ces mouvements - qui devrait normalement être inscrite dans les cases correspondantes du tableau - est
nulle.
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b) Les décrets d'avances (art 11 O)
Ils permettent d’ouvrir des crédits supplémentaires. Mais il s’agit là d’une voie réservée à des
situations exceptionnelles.
1° En cas d’urgence
• Conditions de fond
« s'il est établi, par rapport du ministre des Finances au Premier ministre, que l'équilibre
financier prévu à la dernière loi de finances n'est pas affecté »
Il faut donc gager les crédits, généralement par l’annulation d’autres crédits.
• Conditions de forme :
-un avis du Conseil d’Etat est nécessaire
-une ratification parlementaire doit intervenir dans les plus proches délais. «La
ratification de ces crédits est demandée au Parlement dans la plus prochaine
loi de finances ». (art 11 de l’ordonnance.)
2° En cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national
• Conditions de fond : on peut porter atteinte à l’équilibre du budget.
• Conditions de forme :
-un avis du Conseil d’Etat est nécessaire
-une ratification parlementaire doit intervenir spécifiquement et
immédiatement : « Un projet de loi de finances portant ratification de ces crédits est déposé
immédiatement ou à l'ouverture de la plus prochaine session du Parlement »
- c’est par décret en Conseil des ministres, donc signé par le Président de la
République, que l’opération est réalisée.
ª EN 2003, CINQ DECRETS D'AVANCE ONT ETE PUBLIES
- Le décret d'avance n° 2003-509 du 16 juin 2003 a ouvert 23 millions d'euros pour
financer la pollution consécutive au naufrage du Prestige, le 19 novembre 2002 ; 12,5 millions
d'euros ont été ouverts pour accompagner le plan social de l'entreprise Metaleurop; 15 millions
d'euros ont été ouverts pour une aide humanitaire d'urgence aux populations irakiennes.
- Le décret d'avance n° 2003-859 du 8 septembre 2003 a ouvert 100 millions
d'euros pour faire face aux conséquences de la canicule de l'été 2003.
- Le décret d'avance n° 2003-973 du 13 octobre 2003 a ouvert, au total, 145 millions
d'euros afin de financer l'hébergement d'urgence des demandeurs d'asile.
- Le décret d'avance n° 2003-1080 du 17 novembre 2003 a ouvert 149 millions
d'euros au titre de la participation de l'État à la garantie contre les calamités agricoles.
- Le décret d'avance n° 2003-1124 du 26 novembre 2003 a ouvert 400 millions
d'euros sur le budget de la Défense, afin de couvrir le coût des opérations extérieures associé
au déploiement, en moyenne, de 13.000 hommes sur des théâtres extérieurs.
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hLa LOLF (art. 13) apporte quelques modifications au régime des décrets d’avance qu’elle
orthographie au singulier contrairement à l’ordonnance.
S’agissant des décrets d’avance en cas d’urgence la LOLF ajoute plusieurs conditions :
– le montant cumulé des crédits ainsi ouverts ne peut excéder 1 % des crédits ouverts par la
loi de finances de l'année.
– les commissions des finances donnent leur avis dans les 7 jours
– la ratification des décrets est demandée au Parlement dans le plus prochain projet de loi de
finances afférent à l'année concernée
Quant décrets d’avance en cas d’urgence et de nécessité impérieuse d’intérêt national, leur
régime est le même que dans le cadre de l’ordonnance, seule l’avis des commissions des
finances est exigée.
MODIFICATIONS APPORTÉES AU MONTANT DES CRÉDITS NETS (a)
DU BUDGET GÉNÉRAL (en millions d'euros)
Ecart
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2002/2001
(en %)
Crédits votés :
Loi de finances initiale 241.174 243.992 257.115 256.423 263.721 269.066 + 2,03
Loi(s) de finances rectificative(s) 2.551 5.047 4.780 5.641 2.638 5.012 + 90
Total des crédits votés (A) 243.725 249.039 261.895 262.064 266.359 274.078 + 2,9
Modifications réglementaires
Hors rétablissements de crédits (B) 16.046 16.553 12.496 13.810 16.242 18.172 + 11,9
Avec rétablissements de crédits 18.160 18.489 14.571 15.930 18.201 20.386 + 12
Majoration totale des crédits par + 1,01 + 1,01 + 0,73 + 0,80 + 6,10 + 6,63
voie réglementaire (B/A en %)
Total des crédits ouverts (A+B) 259.771 265.592 274.392 275.873 282.601 292.250 + 3,41
(a) Hors remboursements et dégrèvements d'impôts.
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