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Antidiabétiques : Jardiance et Metformine

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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬

Université Farhat Abbas -1- Setif

Faculté des sciences et technologie

Département Génie des procédés

Mémoire de licence

Le thème : Les antidiabétiques

Dirigé par :

Ben guerba Yacine

1
Présenté par :

Mouffok Soria

Hebibi Hadil
Lahreche Oumaima

2
3 Introduction :
Le diabète est une maladie chronique caractérisée par une élévation anormale du taux de glucose
dans le sang, soit en raison d'une production insuffisante d'insuline par le pancréas (diabète de
type 1), soit en raison d'une incapacité des cellules à utiliser efficacement l'insuline produite
(diabète de type 2). Pour traiter le diabète et maintenir la glycémie à des niveaux sains, diverses
classes de médicaments antidiabétiques ont été développées. Ces médicaments agissent de
différentes manières pour aider à contrôler la glycémie, en stimulant la production d'insuline, en
améliorant la sensibilité des cellules à l'insuline, en réduisant la production de glucose par le foie
ou en retardant l'absorption des glucides dans l'intestin. Les antidiabétiques sont un élément clé de
la gestion du diabète, souvent utilisés en combinaison avec un régime alimentaire adapté, de
l'exercice physique et d'autres mesures de style de vie. Le choix du traitement antidiabétique
dépendra du type de diabète, de la sévérité de la maladie, des comorbidités du patient et de divers
autres facteurs.

4 Les types de diabète :


Diabète de type 1 :
 Prédisposition génétique : Des gènes spécifiques peuvent augmenter le risque de développer le
diabète de type 1.

 Facteurs environnementaux : Des infections virales ou d'autres facteurs environnementaux


peuvent déclencher une réponse auto-immune.

 Dysfonctionnement du système immunitaire : Le système immunitaire attaque par erreur les


cellules bêta du pancréas, responsables de la production d'insuline, une hormone qui régule le
taux de glucose dans le sang.

Diabète de Type 2
 Résistance à l'insuline : Les cellules du corps deviennent résistantes à l'insuline, ce qui signifie
qu'elles n'utilisent pas l'insuline efficacement.
 Surpoids et obésité : L'excès de poids, en particulier la graisse abdominale, est un facteur de
risque majeur car il contribue à la résistance à l'insuline.

 Inactivité physique : Un mode de vie sédentaire contribue à la prise de poids et à la résistance à


l'insuline.

 Prédisposition génétique : Les antécédents familiaux de diabète de type 2 augmentent le


risque.

 Âge : Le risque de diabète de type 2 augmente avec l'âge, surtout après 45 ans.

 Mauvaise alimentation : Une alimentation riche en calories, en graisses saturées, en sucre et


pauvre en fibres peut augmenter le risque de diabète.

Autres types de diabète


 Diabète gestationnel : Survient pendant la grossesse
Les antidiabétiques :
Les antidiabétiques sont des médicaments qui aident à contrôler le taux de sucre dans le sang chez
les personnes atteintes de diabète. Ils agissent en abaissant la glycémie et peuvent être
administrés sous forme de pilules ou d'injections, selon les besoins du patient.

5 Les principaux schémas de traitement :


Aucun des schémas de traitement par l’insuline utilisés ne reproduit
exactement la physiologie normale (où la sécrétion d’insuline est déclenchée
par le repas et adaptée à sa composition). Seuls les traitements par pompe
permettent de s'en approcher, à condition que le patient surveille
régulièrement sa glycémie.
Les principaux schémas de traitement utilisés dans le diabète de type 1 sont
les suivants :
 Deux injections par jour d'un mélange d'insuline ou d’analogue d'action
rapide et d'insuline d'action intermédiaire (« insuline prémélangée ») avant
le petit déjeuner et le repas du soir.
 Trois injections par jour d’insuline prémélangée avant le petit déjeuner et le
repas du soir, et une injection d’insuline d'action rapide (ou d’analogue
rapide) avant le repas de midi. Dans ce schéma, l'insuline d'action
intermédiaire du soir peut être décalée au moment du coucher pour mieux
couvrir les besoins insuliniques de fin de nuit.
 Une injection d’insuline rapide (ou analogue rapide) avant chacun des
principaux repas et une injection d’insuline d'action intermédiaire matin et
soir ou d’un analogue lent une fois par jour, de préférence le soir au coucher.
 Les traitements à l’aide d’une pompe portable qui permet une
injection sous-cutanée d’insuline régulière, fixe ou variable selon les horaires
de la journée ou de la nuit, ainsi que des quantités plus importantes au
moment des repas.
Ces schémas de traitement ont une efficacité similaire et chacun présente
des avantages et des inconvénients. Le choix est fait en fonction des
particularités et du mode de vie de chaque patient.
Chez les jeunes enfants, deux injections d'insuline par jour sont en général
recommandées.

6 Les antidiabétiques de type 2 :


7 - les classements :
Il existe plusieurs classes thérapeutiques reposant sur des mécanismes
d’action différents, administrées seules ou associées entre elles.

1. Classe 1 : les biguanides


Les biguanides comme la metformine ont une action anti-hyperglycémiante
mais ne donnent pas d’hypoglycémie. Ils réduisent la glycémie en dehors et
après les repas en :
• diminuant la production du glucose par le foie .
• diminuant l’insulino-résistance .
• retardant l’absorption intestinale du glucose .

2. Classe 2 : les sulfamides hypoglycémiants et les glinides


Les sulfamides hypoglycémiants et les glinides stimulent la sécrétion
d’insuline. Leur efficacité dépend de la capacité résiduelle du pancréas à secréter
de l’insuline. Ils améliorent la glycémie avant et après les repas et peuvent
occasionner des hypoglycémies.
3. Classe 3 : Les inhibiteurs des alpha-glucosidases
Les inhibiteurs des alpha-glucosidases retardent l’absorption des glucides
après les repas. Ils agissent donc en diminuant la glycémie après un repas. Ils ne
donnent pas d’hypoglycémie.
4. Classe 4 : les incrétines
Les incrétines dont le GLP1 (Glucagon-like peptide-1 en anglais) sont des
substances libérées par le corps au début des repas, pour stimuler la sécrétion
d'insuline. On les utilise en pharmacologie soit en injectant du GLP1 soit en
diminuant sa dégradation par le corps grâce aux gliptines (IDPP4 : inhibiteurs de
la dipeptidyl peptidase 4).
Ces médicaments ont pour effet de :
• stimuler la sécrétion d’insuline uniquement quand la glycémie est élevée, ce
qui limite le risque d’hypoglycémie.
• réduire la sécrétion de glucagon, qui contrôle la fabrication du glucose par le
foie.
• diminuer l’appétit.
• ralentir la vidange gastrique ce qui augmente la sensation de satiété.
Ces différentes actions peuvent permettre une perte de poids.

Les inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase-4 (DPP-4) sont une classe


d'hypoglycémiants oraux qui bloquent l'enzyme DPP-4123. Ils augmentent la
demi-vie et la durée d'action des incrétines en bloquant leur dégradation. La
vildagliptine et la saxagliptine inhibent la DPP-4 en se fixant de manière
covalente à celle-ci, tandis que la sitagliptine est un inhibiteur compétitif

5. Classe 5 : les inhibiteurs du SGLT2


Les inhibiteurs du SGLT2 appelés également glifozines augmentent
l’élimination du glucose dans les urines. Le rein joue un rôle dans la régulation
de la glycémie, notamment en éliminant du glucose quand la glycémie est trop
élevée. Les inhibiteurs de SGLT2 augmentent la fuite de glucose dans les
urines ce qui permet d'abaisser la glycémie.
• Les médicaments qui favorisent l'élimination des sucres : Les gliflozines, ou inhibiteurs du co-
transporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2), sont la plus récente famille d'antidiabétiques oraux.
En France, la dapagliflozine (FORXIGA) et l’empagliflozine (JARDIANCE) sont disponibles. Ces
médicaments bloquent la réabsorption du glucose par les reins, favorisant ainsi son élimination dans
l'urine et réduisant le taux de sucre dans le sang. Ils sont déconseillés pendant la grossesse et
peuvent causer des effets indésirables comme des infections urinaires et l'hypoglycémie. Rarement,
des effets graves tels que l'acidocétose et des infections sévères de la région périnéale peuvent
survenir, nécessitant l'arrêt du médicament et un traitement médical. La prescription initiale doit être
faite par un spécialiste, mais les renouvellements peuvent être effectués par tout médecin. Les
associations d'antidiabétiques oraux : Pour contrôler la glycémie, il peut être nécessaire d'associer
deux antidiabétiques aux modes d'action différents. Des associations fixes existent, permettant de
prendre un seul comprimé, par exemple : metformine et sulfamide hypoglycémiant, metformine et
gliptine (inhibiteur de la DPP-4), ou metformine et gliflozine. L'efficacité, les précautions d'emploi et
les effets indésirables de ces combinaisons correspondent à ceux des substances qui les composent.
Des exemples de ces associations sont EUCREAS et GLUCOVANCE. Les associations d'antidiabétiques
injectables : Un médicament combinant une insuline à action prolongée (insuline dégludec) et un
antidiabétique injectable (liraglutide, un analogue du glucagon-like peptide) est maintenant
disponible pour traiter le diabète de type 2 chez l'adulte, en complément des antidiabétiques oraux.
Ce médicament, disponible en stylo prérempli multidose jetable, s'administre par injection sous-
cutanée une fois par jour. Les effets indésirables gastro-intestinaux peuvent provoquer une
déshydratation, nécessitant une bonne réhydratation en cas de diarrhée ou de vomissements. Un
exemple de cette association est XULTOPHY

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