Problématiques et enjeux de la RSE
Problématiques et enjeux de la RSE
Le concept de RSE connaît depuis quelques années un engouement très fort. Il est ainsi
fréquemment présenté comme l'une des réponses nécessaires à la problématique du
développement durable. Son implémentation au sein des entreprises se heurte néanmoins à
plusieurs obstacles majeurs, tant théoriques que méthodologiques. L'objectif de notre
contribution est d'analyser précisément ces difficultés puis d'identifier certaines pistes
susceptibles d'accroître l'efficacité des gestionnaires qui s'engagent résolument dans cette voie.
Nos sociétés sont marquées, depuis quelques années, par une prise de conscience vertigineuse
de périls environnementaux et sociaux majeurs. Tous les acteurs s'interrogent sur les évolutions
nécessaires de leurs pratiques et nombreuses sont les institutions à identifier la Responsabilité
Sociale de l'Entreprise comme l'une des réponses indispensables. C’est probablement la
première fois que l’on assiste à une telle tentative d’élargissement de l’objet de l’entreprise sous
l'impulsion de différents membres du corps social (institutions, gouvernements,
consommateurs, associations écologiques, citoyens, etc.). Les débats théoriques autour du
bienfondé de cette évolution sont d’ailleurs particulièrement virulents. Cette importante
controverse est pourtant négligée par la plupart des travaux les plus récents. L’objectif de cette
étude est de connaitre :
1 - La problématique de la RSE
2 trouvent leur développement naturel dans le concept de « parties prenantes » proposé par
Johnson (1971)6 puis développé par Freeman (1984). Ces travaux se développent ensuite en
direction de cadres normatifs fortement contextualisés. Les propositions essentielles -illustrées
par Caroll (1979)8 ou Wood (1991)9- portent sur les dimensions, les variables, la modélisation
des acteurs et des attentes sociétales à satisfaire. L'origine du Développement Durable se situe
clairement dans une problématique d’économie politique et d’économie du développement. Un
long processus, engagé dès 1970, a permis d'aboutir à la définition du Rapport Brundtland
(1987)10. De manière plus précise, le concept de développement durable est décliné en trois
dimensions. La dimension économique se structure autour de questionnements relatifs à la
croissance économique et à son équilibre. La dimension environnementale traite de la
préservation des ressources naturelles et de la gestion des externalités des activités humaines
(déchets, pollutions, réchauffement climatique). La dimension sociale, enfin, met en exergue la
nécessité impérieuse de lutter contre des dysfonctionnements majeurs (travail des enfants, faim
dans le monde, insuffisance des systèmes de santé). La RSE apparaît donc comme le point de
rencontre de ces deux courants. La demande sociétale croissante de voir se développer de
meilleures pratiques gestionnaires a conduit à renouveler en profondeur les modèles de RSE.
Le triptyque du développement durable a constitué le cadre de représentation des attentes
sociétales à l'égard des entreprises. Ainsi, l'évolution souhaitée des pratiques managériales
requiert l'adoption, par les entreprises, d'une problématique institutionnelle. La plupart des
travaux récents postulent que c’est naturellement le cas alors que, fondamentalement, ce choix
repose sur trois hypothèses implicites fortes et discutables :
1- L’entreprise est disposée spontanément à prendre des décisions dans le but de satisfaire
des attentes sociétales dans une logique de responsabilité élargie.
Si l’on admet l’hypothèse selon laquelle la RSE constitue une véritable problématique
de gestion alors apparaît immédiatement une nouvelle question : En quoi la reconnaissance et
l’acceptation d’une responsabilité élargie à l’égard de la collectivité sont-elles modifier les
objectifs poursuivis et les critères de performances de la firme ? Les systèmes d’appréciation
de la performance sociétale, proposés tant par des acteurs institutionnels que des acteurs
économiques, reposent pour la plupart sur le modèle de la performance tridimensionnelle issu
du développement durable. On fait l’hypothèse implicite que l’introduction de la RSE dans le
champ gestionnaire conduit naturellement à substituer un modèle élargi de la performance au
modèle unidimensionnel traditionnel. Deux problèmes surgissent alors :
L’intérêt social, le premier problème est celui des objectifs des décisions de gestion.
D’un point de vue juridique, les gestionnaires d’une entreprise privée ou publique agissent
nécessairement et légitimement exclusivement au service de l’intérêt social. Ce concept, central
en droit des sociétés, fait l’objet d’un débat doctrinal important quant à sa définition. Dans une
conception restrictive, l’intérêt social est celui des associés. Une conception plus large le définit
comme celui « de la société en tant qu’institution hiérarchisée, dans laquelle dirigeants et
associés ne sauraient agir en négligeant l’intérêt commun et supérieur qui les domine. ». Quoi
qu’il en soit, l’indispensable considération de l’intérêt social comme seul moteur possible des
décisions de gestion pose inévitablement le problème de la satisfaction des objectifs en termes
de responsabilité sociale dès lors que toutes les contraintes législatives et règlementaires sont
satisfaites. Cette question nous semble de la plus haute importance car il n’y a, a priori, aucune
raison pour que les décisions de gestion visant à poursuivre l’intérêt social répondent aux
critères de la RSE. Au contraire, cette situation pourrait théoriquement conduire assez
facilement à des conflits de légitimité si les gestionnaires prenaient volontairement et librement
des décisions susceptibles d’être considérées comme non conformes à :
Entre autres, le programme « Global Compact » des Nations Unies (2001), le dispositif
français issu de la loi relative aux Nouvelles Régulations Economiques (2001), le livre vert de
la communauté européenne : Promouvoir un cadre européen pour la responsabilité sociale des
entreprises (2001). Le « World Business Council for Sustainable Development », la « Global
Reporting Initiative », les modèles d’évaluation des agences de notation, les normes et labels.
Voir Bertrel J.-P., "La position de la doctrine sur l’intérêt social", Droit et Patrimoine, p. 42-47,
avril 1997.
Le troisième questionnement est celui de la mise en œuvre concrète d’une gestion que
l’on pourrait qualifier de « socialement responsable » (Bollecker & Mathieu, à paraître 2008).
D’une manière très pragmatique, que signifie le passage d’une gestion non orientée «
socialement responsable » à une gestion orientée « socialement responsable » et comment
apprécier le succès de cette évolution ? On peut formuler l’hypothèse selon laquelle une gestion
« socialement responsable » se caractérise par un ensemble de décisions différentes de celles
que les gestionnaires auraient adoptées avec un paradigme plus classique de simple
maximisation du profit. Deux axes de questionnements apparaissent alors.
A l’ère du numérique, la place accordée à l’éthique au sein de la RSE dans les entreprises doit
passer de celle d’une simple thématique à une véritable stratégie. Si certains grands groupes se
sont mis à appliquer une politique RSE de par leurs obligations réglementaires, il n’en reste pas
moins vrai que la majorité d’entre eux sont très volontaristes en la matière. Cependant, les TPE
et les PME ont encore du chemin à parcourir. Elles mettent en place de plus en plus d’actions
en lien avec la RSE mais rencontrent des difficultés pour les formaliser et les traduire en une
stratégie au service de leur business modèle. L’Observatoire COM MEDIA accompagné de ses
partenaires, souhaite fournir aux fournisseurs des grands groupes, l’aide nécessaire pour
qu’elles puissent intégrer la RSE, et par conséquent l’éthique, au sein de leur politique
entrepreneuriale et le faire savoir à leurs clients.
L’éthique des affaires et la responsabilité sociale des entreprises (RSE) ont toujours été l’une
des questions les plus importantes en matière d’éthique et de responsabilité sociale des
entreprises. Pour comprendre cela, il convient de se rappeler que les managers, les gestionnaires
et les universitaires ont pensé à l’éthique des affaires » avant qu’elle ne devienne une discipline
formelle. [Sources : 15,7]
L’idée de la RSE est apparue parce qu’il y a une responsabilité économique dans l’éthique des
affaires, et cela a ouvert un type différent d’éthique des affaires. La responsabilité sociale et
l’éthique d’entreprise font partie l’une de l’autre, ce qui signifie que l’éthique d’entreprise est
une partie essentielle de la responsabilité sociale d’entreprise. En raison du rôle central joué à
la fois dans l’éthique de la responsabilité des entreprises et dans la responsabilité sociale des
entreprises, il est impossible de faire la distinction entre les deux, notamment en ce qui concerne
le rôle de la responsabilité économique dans l’éthique des entreprises. [Sources : 15,21,15]
La RSE est un élément reconnu de l’éthique des entreprises depuis de nombreuses années et est
largement reconnue comme une partie importante de la responsabilité sociale et de l’éthique
des entreprises. [Sources : 11]
L’éthique Pour faire simple, la responsabilité sociale est davantage une obligation politique
envers la communauté, tandis que l’éthique des affaires est plus qu’une conscience. Les
initiatives en faveur des droits de l’homme et de la responsabilité comprennent la fourniture
d’un travail équitable et des droits de l’homme pour tous. L’éthique des affaires consacre les
principes moraux qui régissent la manière dont une entreprise mène ses affaires et ses
opérations, comme le rejet du travail des enfants. [Sources : 10,1]
La responsabilité sociale des entreprises (RSE) désigne les mesures prises ou omises par une
entreprise en raison de l’impact de ces mesures sur l’environnement extérieur et les
communautés. Il s’agit d’une préoccupation pour le bien des entreprises et de la société dans
son ensemble et se définit comme une stratégie que les entreprises mettent en œuvre dans le
cadre de la gouvernance d’entreprise pour s’assurer que leurs activités sont éthiques et
bénéfiques pour la société. Agir de manière éthique est l’un des aspects les plus importants de
la responsabilité sociale des entreprises, car il s’agit pour elles de protéger le bien-être de la
société, de nous tous. [Sources : 16,1,12]
Alors que les entreprises recherchent le profit et la responsabilité économique, on attend d’elles
qu’elles respectent la loi et les responsabilités légales, qu’elles fassent ce qu’il faut, qu’elles
soient justes et qu’elles soient de bonnes entreprises citoyennes ayant des responsabilités
philanthropiques. Un autre devoir des entreprises est la tutelle, car elles agissent dans l’intérêt
de leurs actionnaires, de leurs employés, de leurs clients et de leurs actionnaires. [Sources :
12,2]
La responsabilité sociale est une théorie éthique dans laquelle l’individu est responsable de
l’accomplissement de ses devoirs civiques, et les actions de l’individu doivent bénéficier à
l’ensemble de la société. La théorie de la responsabilité sociale est basée sur un système
d’éthique, par lequel les décisions et les actions doivent être confirmées éthiquement avant
d’être poursuivies. Tout d’abord, comme l’écrit Dunfee dans Business Ethics Quarterly, le rôle
d’un éthicien des affaires est d’identifier, de spécifier et d’évaluer diverses normes éthiques.
[Sources : 4,7]
Les consommateurs et les employés accordent une plus grande importance à la responsabilité
sociale des entreprises (RSE) et attendent des entreprises qu’elles se comportent en
conséquence. Un pourcentage impressionnant de 86 % des milléniaux estime qu’il est important
d’œuvrer pour une gestion éthiquement responsable, et les marques doivent le démontrer pour
attirer et fidéliser les clients. À mesure que les entreprises américaines se développent sur les
marchés mondiaux, elles assument une plus grande responsabilité pour le bien-être social et
économique de leurs clients et de leurs communautés. [Sources : 14,5,18]
S’il est précieux pour les entreprises de défendre la RSE pour des raisons altruistes et éthiques,
le monde des affaires hautement compétitif dans lequel nous vivons exige que les entreprises
continuent de tenir compte de leurs propres besoins commerciaux lorsqu’elles allouent des
ressources à des initiatives socialement responsables. Le développement d’une entreprise
moderne est déterminé par la bonne stratégie, qui est appliquée et qui tient compte des nouvelles
circonstances et des besoins de ses clients. Un autre facteur à prendre en compte est
l’augmentation de la concurrence, notamment en matière d’éthique des affaires et de
responsabilité sociale. [Sources : 0,17,3]
La responsabilité sociale des entreprises est divisée en quatre types, qui doivent être considérés
simultanément et qui comprennent l’éthique des affaires, la responsabilité sociale des
entreprises, la stratégie d’entreprise et la gouvernance d’entreprise. L’éthique des affaires et la
responsabilité sociale peuvent être mises en œuvre de différentes manières, par exemple par le
biais des politiques et des pratiques propres à une entreprise, et les organisations peuvent
s’appuyer sur elles pour atteindre leurs propres objectifs. Il existe un large éventail d’entreprises
qui peuvent y adhérer, mais toutes les organisations doivent s’engager dans des activités de
responsabilité sociale des entreprises afin d’apporter une contribution à la société. [Sources :
9,20,8,6]
Si vous cherchez de l’inspiration pour votre entreprise en matière de RSE, voici six entreprises
qui misent beaucoup sur la responsabilité sociale des entreprises. Bien sûr, cela peut soutenir
les efforts de marketing et de relations publiques, mais l’amélioration de la réputation de
l’entreprise est l’un des avantages reconnus d’une stratégie de RSE. [Sources : 11,13]
Une norme est un cahier des charges complet, regroupant des critères approuvés et reconnus.
Les normes les plus connues sont les ISO. Internationales, elles sont fixées par une ONG,
l’Organisation Internationale de Normalisation. Souvent plus contraignantes que les labels,
elles couvrent des champs plus larges. Elles sont délivrées par des organismes reconnus par
l’Etat (Afnor, Bureau Veritas…), après un audit sur site. « Par ses membres, l’Organisation
réunit des experts qui mettent en commun leurs connaissances pour élaborer des Normes
internationales d’application volontaire, fondées sur le consensus, pertinentes pour le marché,
soutenant l’innovation et apportant des solutions aux enjeux mondiaux. » « Les normes ISO
sont comparables à une formule qui décrirait la meilleure façon de faire. » Source : Site ISO La
plus connue en RSE est l’ISO 26000, qui vise toute la démarche RSE d’une entreprise, pour
qu’elle fonctionne sur un mode socialement responsable. L’ISO 50001 a pour but d’aider les
entreprises à améliorer leur performance énergétique.
Les Normes ISO aident les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs à réduire leurs coûts,
accroître leur productivité et accéder à de nouveaux marchés. Nombre de normes
internationales ISO ont pour objectif de protéger la santé des [Link].s, et la planète, outre
les avantages économiques qu’elles génèrent. Les intégrer dans sa stratégie d’entreprise permet
de : rassurer le consommateur et gagner sa confiance par rapport aux produits et aux services,
être aux normes, en conformité avec les réglementations, à moindre coût, maîtriser et réduire
les coûts de chacun des pans de son activité, rassurer les donneurs d’ordre et conquérir de
nouveaux marchés exigeants, Les normes ISO sont également des supports précieux pour les
démarches d’amélioration continue.
Publiée en 2010, l’ISO 26000 définit les lignes directrices pour appliquer les principes de la
Responsabilité Sociétale des Entreprises, à travers 7 grandes thématiques, ou piliers. Non
seulement l’ISO 26000 donne la bonne ligne de conduite à suivre mais, de plus en plus, cette
norme est appliquée pour évaluer l’engagement des organisations en faveur du développement
durable ainsi que leur performance globale. C’est la norme reine, la mère de toutes les normes
RSE.
Première norme de responsabilité sociétale des entreprises établie suite à la demande des
consommateurs en 2005 et regroupant 99 pays associés dans sa conception, la norme ISO n’est
cependant ni obligatoire ni certifiant. C’est-à-dire que son référentiel oriente précisément les
entreprises à mettre en place sa stratégie RSE, inspire d’autres normes internationales et la
plupart des labels mais une organisation ne peut pas être reconnue officiellement comme
“certifiée ISO 26000”.
Voici le schéma de la norme ISO 26000, représentant les piliers sur lesquels elle s’appuie. Si
la gouvernance en est le centre, c’est parce qu’une entreprise ne peut s’engager véritablement
dans une démarche vertueuse que si : ce projet est sincèrement porté et soutenu par les
dirigeant.e.s et dé[Link], ce projet est mené dans la transparence et le dialogue avec tous
les collaborateurs. Mais détaillons ensemble ce que recouvre chacun de ces piliers. La norme
ISO 26000 : pilier communauté et développement local :
- 2ème pilier de la norme ISO 26000 : Les questions relatives aux consommateurs
1-5 Qu’est-ce que l’application de la norme ISO 26000 permet de faire dans mon
entreprise ?
Assurer la cohérence avec les documents existants et les autres normes ISO.
La norme ISO 14001 se concentre sur les systèmes de management environnemental et trace
un cadre qu’une entreprise ou une organisation peuvent appliquer pour mettre sur pied un
système efficace. Elle s’intègre dans le cadre du développement durable et repose également
sur une démarche volontaire d’amélioration continue.
L’ISO 9001 définit les exigences pour un mettre en place un système de management de la
qualité. Elle est destinée aux organismes souhaitant améliorer leurs pratiques, fournir des
produits et/ou services conformes aux attentes de leurs clients pour en récolter leur satisfaction
et leur adhésion.
Elle repose sur les principes de management de la qualité, avec une forte orientation client,
l’implication du personnel, l’engagement de la direction, l’approche processus et l’amélioration
continue.
Favoriser une meilleure performance environnementale des fournisseurs en les intégrant dans
les systèmes d’activités de l’organisme.
Améliorer la qualité des produits et des services et réduire les coûts de la non qualité,
Améliorer la satisfaction de ses clients mais aussi de l’ensemble des parties intéressées,
Le principal avantage d’une démarche de certification ISO 9001 est l’amélioration des
performances globales de votre entreprise. Il existe actuellement plus d’un million
d’entreprises et organismes dans plus de 170 pays qui appliquent la norme ISO 9001 version
2015.
Publiée en 2017 et dédiée aux achats responsables, elle concerne, outre les instances dirigeantes,
les collaborateurs impliqués dans les processus d’achats. Elle incite les entreprises à appliquer
les objectifs du développement durable à toute leur chaîne d’approvisionnement, notamment
via le devoir de diligence.
Elle n’est pas soumise à certification, sa mise en œuvre est volontaire, mais une entreprise qui
négligerait aujourd’hui de s’engager vers des achats responsables mettrait son avenir en
balance.
La norme ISO 20400 Achats responsables : accompagnement à la certification. C’est une norme
phare, qui concerne tous les secteurs d’activité. Elle repose sur 2 lois cruciales :
la loi sur le Devoir de Diligence, En common law et dans certaines lois statutaires, le devoir de
diligence ou devoir de vigilance (en anglais : « duty of care ») est une obligation de respecter
une norme de diligence raisonnable lors de l'accomplissement d'actes susceptibles de porter
préjudice à autrui de manière prévisible.
L’ISO 45001 version 2018 est la nouvelle norme internationale de système de management de
la santé et de la sécurité au travail. Elle remplace l’OHSAS 18001 version 2009. L’objectif de
la certification ISO 45001 est donc de mettre en œuvre un système de gestion de la Santé et de
la Sécurité au Travail (SST) performant, permettant de réduire les risques d’accidents dans
toutes les fonctions de l’entreprise. Au préalable, une évaluation des dangers potentiels est
effectuée afin d’identifier les actions à réaliser pour être en concordance avec le référentiel.
Le principal objectif de cette norme est d’attester l’optimisation des ressources énergétiques,
naturelles et de démontrer ainsi à l’ensemble de vos parties prenantes votre engagement à
travers votre système de management de l’énergie.
L’ISO 50001 est la reconnaissance internationale d’un système de management de l’énergie qui
se fonde sur l’amélioration continue. Comme pour d’autres normes ISO de systèmes de
management, la certification selon ISO 50001 est une possibilité, mais pas une obligation.
Bénéficiant d’une reconnaissance internationale, la certification ISO 45001 est une norme
définissant des exigences précises concernant la sécurité et la santé au travail.
S’assurer que votre système permet d’optimiser vos consommations et vos dépenses
énergétiques de manière durable et efficace
Pour concevoir une stratégie de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) efficace et
pérenne, il faut s’assurer de son portage par la ligne managériale. C’est le management qui
permet de mettre la RSE en musique, c’est-à-dire en actes. Sans quoi elle risque de rester un
ensemble plus ou moins cohérent d’initiatives, étranger à la stratégie de l’entreprise, indifférent
à ses métiers, extérieur au quotidien des salariés.
Cette déconnexion, qui est le lot de beaucoup d’entreprises, explique pourquoi la RSE est
encore loin d’imprégner la réalité du quotidien dans les organisations alors que, par ailleurs,
80% des PDG des grandes entreprises mondiales considèrent « l’engagement en responsabilité
sociale comme un avantage compétitif indispensable pour leur entreprise » [1].
La prise en compte de la RSE par le management est donc un enjeu essentiel. C’est pourquoi
nous avons choisi d’explorer ce sujet difficile lors d’une convention organisée par la Maison
du Management le 10 décembre 2014, à laquelle ont participé une cinquantaine de managers,
de directeurs de la RSE ou du développement durable.
Nous avons eu grand plaisir à co-animer cette convention car elle a mis en action la marque de
fabrique de la Maison du Management, c’est-à-dire ce qui en fait un lieu (et un collectif) à la
fois apprenant et inspirant :
Nous proposons ci-après une synthèse de quelques-unes des idées issues de cette convention.
La RSE reste un sujet complexe, multiple et mouvant au gré de l’actualité. Il prend des
dimensions particulières en fonction des secteurs économiques. La majorité des managers en
poste n’a pas suivi de formation initiale spécifique sur le sujet. Il est nécessaire de créer un socle
de connaissance minimum pour l’ensemble des acteurs (partager une grammaire commune)
puis de développer des compétences spécifiques métier par métier (gouvernance, achats
responsables, etc.). Cela nécessite, sous l’impulsion de la DRH et des Universités d’entreprise,
de mener des opérations de sensibilisation génériques (par exemple via le e-learning), d’insérer
la RSE dans les cursus d’intégration et les modules de formation « métier » et de s’appuyer sur
les dispositifs de communication interne (affichage, newsletter, intranet, réseaux sociaux) pour
faire vivre la culture RSE dans la durée.
2- Démontrer le lien entre RSE et business
La RSE a longtemps été considérée comme une contrainte (condition du droit d’opérer), une
façon de gérer des risques (raréfaction des ressources, etc.) ou de réparer des impacts. Il est
temps de réaliser qu’elle est une opportunité de répondre aux attentes croissantes des clients et
autres parties prenantes, de s’adapter aux évolutions du contexte économique (vers une
économie fonctionnelle, circulaire, collaborative), d’innover (inventer de nouveaux produits et
services) et de fournir le carburant nécessaire aux transformations de l’entreprise (voir :
« Construisez votre politique RSE comme un accélérateur de changement »). Encore faut-il
arriver à le démontrer avec des business cases probants, ce qui devient de plus en plus le cas
comme en ont témoigné les intervenants de Manutan ou de Suez Environnement.
Les managers sont confrontés à une multiplication des objectifs, des injonctions et des priorités
qui leurs sont assignés (voir « Démarches QVT : la nécessaire refondation du rôle du manager
de proximité »). Si la RSE apparaît comme « un sujet à part », elle ne sera pas portée par la
ligne managériale. Il faut donc chercher à intégrer les objectifs sociaux, sociétaux et
environnementaux en amont, dès la conception des projets déployés. Prenons l’exemple d’un
déménagement : c’est l’occasion de prendre en compte les normes de haute qualité
environnementale pour le nouveau site, de se préoccuper de la compatibilité des locaux et des
modes de travail avec le handicap, de concevoir des postes ergonomiques, de mettre en place
un Plan de déplacement, de solliciter l’intelligence collective dans l’organisation des espaces,
etc.
Les générations nouvelles n’ont pas la même hiérarchie de valeurs que les précédentes. Une
étude menée dans 17 pays sur les « Millennials », la génération née entre 1980 et 1995, vient
encore de le démontrer : 83% de ces jeunes – qui représenteront 75% des salariés dans le monde
en 2025 – estiment que les entreprises doivent s’impliquer dans les enjeux sociétaux ; 72%
soutiennent et recommandent les entreprises qui contribuent à résoudre des problèmes sociétaux
et 69% veulent que les entreprises et les employeurs facilitent leur propre implication
personnelle (en tant que consommateur ou salarié) dans ces enjeux[3]. Il n’y a plus de cloison
entre les rôles : le salarié est aussi un citoyen, un consommateur, parfois un actionnaire de son
entreprise, … Le manager peut innover en faisant plus explicitement appel à chacun de ces rôles
(voir « La RSE comme réponse à la crise du sens : 3 chantiers de progrès »).
Des exemples montrent qu’il existe une corrélation importante entre d’une part les valeurs et la
stratégie RSE de l’entreprise et d’autre part le niveau d’engagement des collaborateurs.
Renforcer l’intégration de la RSE dans le travail quotidien de tous est essentiel et le manager a
un rôle clé à jouer, y compris par exemplarité. Toute occasion permettant de célébrer les
performances RSE de l’entreprise avec tous les collaborateurs contribue à l’amélioration de la
perception positive de tous sur la contribution citoyenne de l’entreprise à la société et augmente
la fierté de travailler pour une entreprise responsable. Organiser une journée de la responsabilité
ou des périodes de sensibilisation à des axes prioritaires de la politique RSE sont des pratiques
à développer. Ces moments sont particulièrement réussis si tout le management est impliqué
sincèrement et visiblement. L’exemple de Pernod Ricard avec l’organisation d’une journée de
la responsabilité qui mobilise l’ensemble des 18 000 collaborateurs le même jour dans plus de
80 pays montre un impact très positif et 95% des employés souhaitent que cette journée soit
renouvelée tous les ans.
La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est un concept central dans le monde des
affaires contemporain, surtout lorsqu’il s’agit de développement durable. Ce concept englobe
la manière dont les entreprises intègrent les enjeux sociaux, environnementaux et
économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec les parties prenantes.
La RSE représente les efforts d’une entreprise pour contribuer à des enjeux sociétaux et
environnementaux. Elle implique un engagement volontaire visant à améliorer le bien-être de
la communauté et de l’environnement. Les actions de RSE peuvent inclure diverses initiatives.
ll peut s’agir d’éco-conception, de la réduction de l’empreinte carbone, de l’amélioration des
conditions de travail, et de l’engagement communautaire.
Le développement durable fait référence à des pratiques qui répondent aux besoins du présent
sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. La RSE est
intrinsèquement liée à cette notion, car elle encourage les entreprises à opérer de manière
éthique et durable. Par exemple, c’est le cas en adoptant des stratégies de production plus
vertes. Les entreprises ne se contentent pas de réduire leur impact environnemental, mais,
contribuent également à une économie plus durable.
Outre les bénéfices évidents pour la société et l’environnement, la RSE offre aussi des
avantages pour les entreprises elles-mêmes. Elle peut améliorer la réputation de la marque,
favoriser la fidélité des clients, attirer de nouveaux talents et ouvrir de nouvelles opportunités
de marché. De plus, elle peut conduire à des innovations et à une efficacité accrue en poussant
les entreprises à repenser leurs processus et produire.
4- Quel est le lien entre le développement durable et la RSE ? La RSE et le
développement durable sont deux concepts interconnectés.
La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est un concept qui englobe les pratiques mises
en place par une entreprise pour contribuer au développement durable de la société. Cela
implique de prendre en compte les enjeux économiques, sociaux et environnementaux dans les
décisions et actions de l’entreprise.
Le développement durable, quant à lui, vise à répondre aux besoins actuels sans compromettre
les besoins des générations futures. Il souligne l’importance de trouver un équilibre entre
l’économie, la société et l’environnement.
Le lien entre la RSE et le développement durable réside dans le fait que la RSE est un outil pour
atteindre les objectifs du développement durable. En adoptant des pratiques responsables, les
entreprises peuvent contribuer à la préservation de l’environnement, à l’amélioration des
conditions sociales et à la durabilité économique.
Par exemple, une entreprise peut mettre en place des politiques de recyclage, réduire son
empreinte carbone, favoriser la diversité et l’inclusion au sein de son personnel, soutenir des
initiatives locales, etc. Ces actions contribuent à la réalisation des objectifs du développement
durable tout en apportant des avantages à l’entreprise en termes d’image de marque, de
fidélisation des clients et d’attraction des talents.
Le lien entre le développement durable et la RSE est essentiel pour assurer un avenir viable aux
générations présentes et futures. En adoptant des pratiques responsables, les entreprises peuvent
contribuer à la lutte contre le changement climatique, à la réduction des inégalités sociales, à la
préservation des ressources naturelles et à la promotion de valeurs éthiques.
La RSE permet aux entreprises de prendre en compte les conséquences de leurs activités sur
l’environnement et sur la société. En agissant de manière responsable, elles minimisent leur
impact négatif et contribuent à la résolution des problèmes socio-environnementaux.
De plus, la RSE peut également être un avantage compétitif pour les entreprises. Les
consommateurs sont de plus en plus conscients de l’importance du développement durable et
préfèrent souvent acheter auprès d’entreprises engagées. Les politiques de RSE peuvent donc
stimuler la demande des consommateurs et favoriser la croissance économique.
CONCLUSION
La RSE est aujourd’hui confrontée à un déficit de crédibilité : elle s’affiche abondamment mais
elle s’incarne peu. C’est en mobilisant la ligne managériale, « la cordée de la RSE », que les
entreprises réussissent à prendre la voie d’une création de valeur durable mais aussi, comme
l’affirme la Maison du Management, d’un développement motivant et inspirant.
Nous vous enjoignons, cher lecteur, à rester attentif aux prochaines initiatives de la Maison du
Management en vue d’en faire bénéficier quelques-uns de vos manageurs.
BIBLIOGRAPHIE
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