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Hélène Dorion : Poésie et Nature

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Dissertation français

Hélène Dorion est une poétesse québecoise vivant au 21 èmesiècle. Elle


écrit de la poésie mais aussi des romans, des récits, des albums jeunesse,
ainsi que des essais. Elle se fait remarquer surtout pour son recueil intitulé
« Mes forêts », sorti en 2021. Selon elle, la poésie doit nous permettre d’être
«plus présents» et «plus conscients» du monde qui nous entoure. La
«conscience » se définit comme une connaissance de soi mais aussi des
évènements autour de nous. La « présence » se qualifie par le fait d’être
psychologiquement ou physiquement quelque part. Dans un entretien, elle
déclare donc que la poésie doit nous rendre « plus présent au monde
extérieur, plus conscient au monde intérieur aussi ». En quoi notre lecture de
« Mes forêts », nous permet d’illustrer ce propos? Pour commencer, nous
verrons qu’Hélène Dorion écrit une poésie qui est à l’écoute du monde qui
nous entoure et plus spécialement la forêt et la nature.
En premier lieu, nous pouvons remarquer que dans son recueil , la
poétesse évoque ses forêts de façon répétée, elle sont omniprésentes. Elles
reflètent la nature qui nous entoure avec par exemple des éléments comme
«l’humus », « le tronc », « le rocher », « les feuilles », « la bête », « les
racines » qui donnent leur nom aux titres des poèmes de la première partie
du livre. Hélène Dorion mentionne dans chaque texte, la forêt et son vivant :
dans le poème d’ouverture « mes forêts sont » p7, elle assemble des
éléments concrets et abstraits : « mes forêts sont de longues traînées de
temps, elles sont des aiguilles qui percent la terre », les forêts, qu’elles soient
présentes ou dans la conscience de l’auteure, sont reliées au temps, qui est
vu comme un terme abstrait, que l’on ne peut contrôler. De plus « ses forêts »
ont aussi une part de mystère : en effet Hélène Dorion les considèrent
comme son refuge, sa maison, un lieu d’émerveillement et d’inspiration mais
elle n’hésite pas à montrer également la réalité : la nature est avant tout un
monde dur, sauvage, primitif, un lieu ou règne les rapports de domination et
de prédation, un milieu « de naissance et des morts » p 39, « un corps tue
d’autres corps » p102. Elle nous permet de voir des forêts sous diverses
formes tout en gardant la réalité, elle ne les change pas, ne les romantise
pas, elle raconte seulement ce qu’elle peut comprendre en expliquant les
sensations et les émotions qu’elle peut ressentir lorsque qu’elle se trouve en
contact avec cette nature.
De plus, la poétesse parle de la nature en générale, comment elle
la voit, comment on peut la voir, elle évoque tous ces habitants en partant
des petites bêtes, des petits animaux, passant par l’humus, la rivière ou les
arbres et finissant avec les forêts du monde entier. Hélène Dorion nous parle
d’un monde aux multiples aspects, c’est un thème universel qui nous touche.
La nature tient une place primordiale dans le recueil, on ne parle que d’elle,
elle se trouve au centre de tous les textes et est mentionnée dans chaque
phrase. L’association des éléments naturels et des éléments plus abstraits
nous montre bien ce contraste entre le paysage que l’on connaît bien, que
l’on voit souvent aux alentours de chez nous et le paysage plus intime dont
nous fait part la poétesse. Sa façon de présenter le recueil nous offre
vraiment une balade poétique à travers une forêt intérieure mais aussi
extérieure où l’on peut visualiser chaque élément, chaque animal, chaque
partie de la forêt mentionnée.
Enfin, dans son recueil, Hélène Dorion évoque les problèmes
climatiques, elle montre l’intérêt qu’elle leur porte et aborde un vocabulaire
qui laisse entendre que la crise climatique est un problème actuel et ne doit
pas être minimisé. Dans son poème : « il fait un temps de bourrasques », la
poétesse énumère les termes de « séismes » ou encore de « bourrasques »,
elle met en avant des conditions météorologiques qui connotent la désolation
de la nature. Elle énonce la souffrance de la forêt « les oiseaux demandent
refuge à la terre ravagée », ils sont victimes de l’activité humaine qui ravage
les forêts et ses espaces. Dans le poème « le feu » p34, le souci climatique
au centre de ce texte est l’incendie, il peut faire écho à l’actualité qui touche
les forêts de certains pays, comme l’Amazonie, la Grèce, la Californie ou
encore la France qui, à cause du réchauffement climatique, s’embrasent de
manière incontrôlable. Cette catastrophe menace l’Homme mais aussi la
biodiversité. Elle cherche à faire comprendre aux lecteurs que le climat n’est
pas un sujet à prendre à la légère et que tout le monde devrait faire des
efforts, qu’ils soient à une petite ou une grande échelle. Cela permettrait à la
planète de se réparer et de pouvoir continuer à nous offrir toutes les grandes
ressources dont on a besoin pour subsister.

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