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Alimentation électrique d'un canton : étude comparée

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UNIVERSITE DE YAOUNDE I UNIVERSITY OF YAOUNDE I

ECOLE NATIONALE SUPERIEURE NATIONAL ADVANCED SCHOOL OF

POLYTECHNIQUE ENGINEERING

DEPARTEMENT DE GENIE CIVIL DEPARTMENT OF CIVIL INGINEERING

UE GCU 482 : RESEAUX ELECTRIQUES

PROJET DE FIN DE SEMESTRE

ÉTUDE COMPARATIVE :
SOURCES D’ALIMENTATION ÉLECTRIQUE
D’UN CANTON

Classe : 4ème année Génie Civil

Groupe 2

Enseignant : Pr TAMO TATIETSE Thomas

Année académique : 2009 / 2010

MEMBRES DU GROUPE

ETENDE Vivien

ENGOULOU Ferdinand

KASSI Dimitri *

NDO Georges
PLAN DU DEVOIR

INTRODUCTION GÉNÉRALE

I. ESTIMATION DES BESOINS DU CANTON

II. SOLUTION 1 : RACCORDEMENT AU RÉSEAU ÉLECTRIQUE D’AES ‐ SONEL

III. SOLUTION 2 : CRÉATION D’UNE CENTRALE HYDRAULIQUE POUR LE CANTON

IV. SOLUTION 3 : CRÉATION D’UNE CENTRALE THERMIQUE POUR LE CANTON

V. COMPARAISON DES TROIS SOLUTIONS

CONCLUSION GÉNÉRALE
INTRODUCTION

GÉNÉRALE

1
Réseaux électriques – Groupe 2
4GC 2009-2010
L’énergie électrique est l’énergie nécessaire pour faire fonctionner tous les appareils crées par
l’homme, notamment les réfrigérateurs, les téléviseurs, l’éclairage, … L’approvisionnement en énergie
électrique est donc l’un des défis majeurs de notre millénaire. Ainsi faut‐il pouvoir l’installer correctement et
à coût raisonnable.

Ceci dit, il est soumis à notre étude un projet d’alimentation électrique d’un canton de 20 000
habitants. Pour ce faire, nous devons envisager plusieurs solutions et faire une comparaison entre ces
solutions pour retenir la plus avantageuse.

2
Réseaux électriques – Groupe 2
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I.

ESTIMATION DES BESOINS

DU CANTON

3
Réseaux électriques – Groupe 2
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Notre canton a les caractéristiques suivantes :

 Zone forestière
 300 km du centre de production AES‐SONEL
 5 km d’un fleuve dont les caractéristiques seront données dans la partie relative à l’installation d’une
centrale hydroélectrique
 Basses altitudes, donc vents faibles
 8 km d’un site mineur de pétrole et de gaz naturel
 Population de 20 000 habitants, agricole à majorité
 Superficie : 40 km²

La densité de population est faible 500 habitants au km² , et la population se répartit comme
suit :

 26% très pauvre, à raison de 10 habitants par ménage, soit environ 500 habitats très économiques
 47% pauvre, à raison de 8 habitants par ménage, soit environ 1000 habitats économiques
 17% de niveau de vie moyen, à raison de 4 habitants par ménage, soit environ 800 habitats de
standing moyen
 10% riche, à raison de 4 habitants par ménage, soit environ 500 habitats haut standing

L’économie quant à elle peut se répartir comme suit :

 2 industries du bois dans la région nécessitant chacune 400 kW de puissance


 Environ 150 petits commerces
 Environ 20 atlas de petite importance

Nous pouvons alors estimer la puissance nécessaire dans tout le canton par :

1. la puissance nécessaire pour les activités économiques :

150 5 0,25 20 8 0,49 270

2. la puissance nécessaire pour les ménages :

0,25 500 2 1000 3 800 5,1 500 2 3530

3. la puissance nécessaire pour les moyennes industries du bois :

2 400 800

4. la puissance totale alors nécessaire pour tout le canton est :

4
Réseaux électriques – Groupe 2
4GC 2009-2010
II.

SOLUTION 1 :

RACCORDEMENT AU RÉSEAU ÉLECTRIQUE

D’AES‐SONEL

5
Réseaux électriques – Groupe 2
4GC 2009-2010
L’approvisionnement d’un secteur en énergie électrique dépend de facteurs comme la
distance entre le centre de production et les consommateurs, de la puissance électrique qu’il faut y installer
et des moyens par lesquels on approvisionnera la zone. Pour ce faire nous aurons besoin de mettre en place
un réseau électrique qui est un ensemble constitué d’un ou plusieurs générateurs de courants alternatifs ou
continus, des transformateurs, de composants et d’équipements électriques, de conducteurs aériens ou
souterrains permettant de distribuer ou d’alimenter les charges en énergie électrique dans les conditions
technico‐économiques optimales. Entre autres il est constitué de lignes électriques équipées à différents
niveaux de tension, connectées entre elles dans des postes électriques. Les postes électriques permettent de
répartir l'électricité et de la faire passer d'une tension à l'autre grâce aux transformateurs. Un réseau
électrique doit aussi assurer la gestion dynamique de l'ensemble production ‐ transport ‐ consommation,
mettant en œuvre des réglages ayant pour but d'assurer la stabilité de l'ensemble.

Nous choisissons la tension alternative pour le transport car elle a l’avantage qu’il est plus
aisé de la transporter à la valeur voulue à l’aide de transformateurs statiques. Cette transformation permet
de porter la tension à une valeur quelconque simplement en modifiant le rapport et le nombre
d’enroulement de la bobine primaire et le nombre d’enroulement de la bobine secondaire tout en négligeant
les pertes. Contrairement a à la tension continue qui nécessite des organes mobiles.

Pour réaliser notre projet nous utiliserons des lignes électriques aériennes du fait de leur
meilleure maitrise comparée au réseau souterrain, ainsi que pour l’importance de la distance à laquelle se
trouve le centre d’approvisionnement. Le transport est généralement effectué en très haute tension THT à
225 KV pour les grandes distances comme c’est le notre ici. Et la distribution en basse tension BT à 220 V
sous une fréquence de 50 Hz comme il s’agit d’une consommation domestique.

1 Détermination de la puissance à installer

Cette puissance a déjà été déterminée auparavant et vaut 4.6 MW.

2 Détermination du nombre de postes de transformation


 Calcul de la densité de charge

C’est le rapport entre la puissance à installer et la superficie de la zone. C’est une valeur théorique qu’il
faudra corriger.

D 143.75 kVAs ; le nombre de postes sera déterminé par Nt 1 E 29 transformateurs sur


.
poteaux.

3 Calcul de la puissance des transformateurs et de leurs situations sur le plan de masse

On aura besoin de 29 transformateurs H61 de puissance 160 KVAs avec une tension primaire/secondaire
15kVs/B2 et 30 kVs/B2.

6
Réseaux électriques – Groupe 2
4GC 2009-2010
4 Nombre de supports

Nous utiliserons des pylônes. On sait que la distance économique entre 2 pylônes est de 400m. Comme la
distance entre la centrale de production et le village est de 300km 300000 m ; on aura besoin de 751
pylônes pour acheminer le courant électrique jusqu’au village.

5 Dimensionnement des câbles


 Détermination de l’intensité du courant nominal

In P/ UcosФ 4600 kW / 220*0.8 26136.36 A en monophasé U 220 V et cosФ 0.8

In P/ U√3cosФ 4600 kw / 380*1.73*0.8 8746.58 A en triphasé U 380 V et cos Ф 0.8

Nous retiendrons l’intensité la plus basse, ainsi le courant sera triphasé.

Le courant triphasé alternatif offre plusieurs avantages : la possibilité qu’il a d’être abaissé ou élevé à des
valeurs nominales par des transformateurs, du fait de sa faible intensité, nous utiliserons un courant
triphasé alternatif de 220V pour les usages domestiques et de 380V pour les petites industries et le
transport en lignes. La fréquence sera de 50Hz.

Nous allons déterminer la nature et les sections des conducteurs qui alimentent les postes de transformation
ainsi que celles des conducteurs BT. Il s’agit en particulier de dimensionner les dispositifs d’interruption, les
dispositifs de protection, et enfin de calculer les sections des câbles.

Les dispositifs de protection sont fonction de l’intensité à transiter dans le réseau et sont donnés par les
abaques.

Les dispositifs de protection sont dépendantes de la valeur de la résistance de la terre. On mesure la


résistance de l’ensemble des prises de la terre et quand celle‐ci est 30 Ohms on conseille l’utilisation d’un
parafoudre.

Les sections des conducteurs sont généralement déterminées par les conditions électriques de
fonctionnement pertes d’énergie et chute de tension .Pour choisir les sections de câbles, on calcule la
section technique et la section économique. Nous retiendrons la section la plus avantageuse moyennant
certaines conditions.

Dimensionnement des sections des conducteurs alimentant le poste de transformation :

*Calcul de la section technique St ‐ chute de tension Sz

C’est la section qui satisfait simultanément aux 3 ‐ surcharge due à un court‐circuit Sc .


conditions suivantes :
Donc finalement :
‐ échauffement normal Sj
St max Sj,Sz,Sc .

7
Réseaux électriques – Groupe 2
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a Détermination de Sj Iz 10495.89/ 1*0,96*0,77 14198.99A
arrondi par excès
L’intensité nominale dans les conducteurs est de :
Choix de Sj :
In 8746.58 A
Abaque Iz E‐PR/3 : Sj 600 mm2
D’ou en régime nominal : cosØn 0,9 transport de
l’énergie Intensité maximale prévisible :Ip 248 A

Détermination des facteurs : Protection : elle sera assurée par un disjoncteur à


usage général t 0,05s associé à un dispositif à
‐ d’utilisation des appareils Ku 1 courant différentiel résiduel DDR .
‐ de simultanéité Ks 1 b Détermination de Sz
‐ d’extension Ke 1,2 Détermination de la chute de tension :
Calcul du courant d’emploi : ‐ Conditions d’utilisation :
Ib In*Ku*Ks*Ke 8746.58*1*1*1,2 10495.89A la chute de tension u maximale est donnée par :
Influences externes : AA4‐AD1‐AE2‐AF1‐AG3‐ Umax U*u/100
AH1‐BA1‐BB1‐BC3‐BD1‐BE1
u : chute de tension en V
Indice de protection minimale :IP 307
Du : chute de tension en %
Choix du type de câble :
U : tension entre phase en triphasé en V
‐ influences externes : tous câbles et
conducteurs sauf torsadés et 05 VV‐U,R ‐ Type de fonctionnement :

‐ mode de pose : pose réf. 13‐14. Câble autorisé ‐ Circuit triphasé 50Hz cosØ 0,9

‐ tension :380 V Nous avons :

‐ nombre de conducteurs : 3 PE u 5%

‐ câble retenu : u 1000 R 2V Isolant PR U 380V

‐ type de fonctionnement : circuit triphasé 50 D’ou umax 380*5/100 19V


Hz cosØ 0,9
L 350m longueur d’alimentation
Détermination des coefficients correcteurs des
conducteurs : I*L nominal  In*L 190,8*0,35 67 A*km

‐ de pose : méthode de référence E ,kp 1 D’où la chute de tension d’après l’abaque ,

‐ de température :T 35 ¨C PR ,kt 0,96 U Chute de tension 17V et Sz 600 mm 2 âme


en cuivre
‐ de groupement : 4 liaisons câbles
joints ,kn 0,77 c Détermination de Sc

Calcul de Iz intensité admissible Sc Icc*Tcc/K1

Iz Ib/ kp*kt*kn Icc courant de court‐circuit effectif valeur


efficace 4kA

8
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Tcc 0,05s durée du court‐circuit en secondes D’ou la valeur de la section économique :

K1 143 pour les conducteurs en cuivre isolés au Se 760 mm2 arrondi par excès
PR Polyéthylène Réticulé
La section des conducteurs alimentant le poste de
D’où : transformation qui sera retenue est: S 120mm2

Sc 7mm2 Nous supposons que les conditions économiques


ne permettent pas le choix de la section
La section technique est donc : économique et dans ce cas c’est la section
St 600 mm2 technique qu’il faut retenir.

* Calcul de la section économique Se Dimensionnement des sections des conducteurs


alimentant les villas :
Le coût passe par un minimum pour :
Nous allons utilisé la même procédure que ci‐
Se Iq nhcA / 1000q dessus avec maintenant :

Iq intensité à transporter In 190,8A I P puissance du transfo. en kVA / U tension


entre phase en V *3
 résistivité du métal conducteur :ici
cuivre 17,241mm2/km à 20¨C D’ou : In 244A arrondi par excès

h nombre d’heure de service de la liaison par Alors : pour le même type de conducteur
an 4500h
Sj 185mm2
c prix du kWh en FCFA 50
Sz 600 mm2
q constante prix‐section du câble en FCFA
Sc 28 mm2
2500
Se 760 mm2
n nombre de conducteurs actifs dans la liaison
électrique 3 Nous retiendrons comme section des conducteurs
alimentant les villas :
A facteur d’amortissement 0,85
S 600 mm2

Coût de l’installation

L’estimation des coûts d’installation pour notre raccordement est d’environ 50 000 FCFA / m, soit,
pour notre distance de 300 km, un total de 15 milliards.

L’énergie électrique consommée en une année dans le canton étant de 40,3 millions kWh
4600kWh*24*365 , soit, à raison de 70 FCFA le kWh, un total de 2,8 milliards FCFA.

En estimant les coûts d’exploitation et de service à 20% des recettes soit 0,6 milliards FCFA par an, le
bénéfice total par an sur la centrale est de 2,2 milliards FCFA, ce qui amortit les coûts d’installation en 6,8
ans.

9
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III.

SOLUTION 2 :

CRÉATION D’UNE CENTRALE HYDRAULIQUE

POUR LE CANTON

10
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Une petite centrale hydroélectrique est
une centrale électrique utilisant l'énergie
hydraulique pour produire de l'électricité à
petite échelle. inférieure à 10 MW . Cette
électricité peut être utilisée pour alimenter des
sites isolés ou revendue à un réseau public de
distribution.

Le principe de fonctionnement d'une


petite centrale hydroélectrique consiste à
transformer l'énergie potentielle d'une chute
d'eau en énergie mécanique grâce à une turbine,
puis en énergie électrique au moyen d'une
génératrice. La puissance installée de la centrale
est fonction du débit d'eau turbiné et de la
hauteur de chute.

Elle est schématisée ci‐contre :

I. Caractéristiques du site

Le cours d’eau est situé à environ 5km du canton. Ses caractéristiques hydrologiques sont les
suivantes :
‐ Hauteur de chute moyenne chute : 100m
‐ Largeur du fleuve : 35m
‐ Pluviométrie moyenne annuelle : 1,840m/mn
‐ Débit moyen annuel : 9.1 m3/s
‐ Hautes eaux : de Septembre à Novembre
‐ Basses eaux : de Janvier à Mai.

II. Etude du projet.

A. Etude de faisabilité :

La Puissance Maximale Brute que peut fourni cette centrale est :

PMB 9.81 x Q x H où Q débit moyen annuel


H hauteur de chute

D’où PMB 8.93 MW

11
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On déduit la puissance maximale que l’on peut installer à partir de cette centrale est :

Pmaxinst PMB x r où r rendement de la centrale 0.6

D’où Pmaxinst 5.36 MW

La centrale étant situé à 5 km de la ville on prend en considérant les pertes de puissance du au transport :
Pinst 5 MW

On à bien Pinst 4.6 MW donc notre centrale hydroélectrique produit une puissance suffisante pour
alimenter le canton en énergie électrique. Le reste servira comme prévision à l’habitation spontanée.

B. Nombre de poste de transformateur à installer


Le nombre de poste de transformation est déterminé à l’aide de la densité de charge D de la zone à
électrifier, et le tableau lll.2.2 du cours de RESEAUX. En prenant cosΦ 0.8, on a :

D Pm en kVA /S superficie de la zone en km2

Pm 5000/0.8 6250 KVA

S 40Km2

D’où :
D 6250/40 156.25 KVA/KM2

0 D 1000

Soit N le nombre de transformateurs nécessaires ;

N 1 E Pm kW /160

Or Pm 5000 kW alors :
N 32 transformateurs.

Il faut donc installer 32 transformateurs H61 sur poteau ayant une puissance de 160kVA , de tension
primaire/secondaire 30KV/B2.

Les transformateurs seront situés le plus près possible des charges constituées par les abonnés, dans un
rayon de 500m et seront rapprochés aux voies routières. Ils seront disposés de façon à ce que la chute de
tension de 7% en BT soit respectée au niveau des abonnés ; ce qui conduit à limiter la distance maximum
entre un abonné et le poste de transformation à 500m.

III. Éléments intervenant dans notre petite centrale

La figure suivante présente un petit aménagement hydroélectrique complet. Notre petite centrale
fonctionnera sur ce principe.

12
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Le barrage

C’est un ouvrage de génie civil empierrés, gabions, béton ou enrochements permettant de créer un seuil sur
un cours d’eau garantissant l’alimentation de prise d’eau d’un aménagement hydro‐électrique.

Il existe aussi des barrages d’accumulation permettant de stocker de l’eau en prévision d’une demande
d’électricité future. Ce type de barrage est cependant très rare en petite hydraulique.

La prise d’eau

Elle capte une partie du débit de la rivière. Il peut s’agir d’un simple canal munie d’une grille pour filtrer les
gros débris équipée d’un dispositif de nettoyage au fonctionnement automatique, ou alors d’ouvrages plus
techniques et modernes comme la prise d’eau "Coanda".

La passe à poisson

Il s’agit d’un dispositif de contournement d’un aménagement permettant aux poissons migrateurs de
remonter ou descendre le cours d’eau malgré la présence d’un aménagement hydroélectrique.

Le canal d’amené

Le canal d’amené dirige l’eau vers une zone ou la pente est favorable à l’installation d’une conduite forcée et
permet de décaler le local technique et ses installations électromécaniques du cours d’eau. Ce canal peut être
à ciel ouvert, enterré ou être directement une conduite. Le canal est souvent source de difficultés :

13
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ensablement, fuites, effondrement... Certes souvent plus cher, une conduite installée dès la prise d’eau
permet d’éviter ces écueils et finalement de diminuer les coûts.

Le dessableur

L’eau déviée dans le canal par la prise peut transporter des quantités importantes de matière en suspension
boues et des sédiments sable, gravier qui doivent être éliminés, sans quoi, ils combleront le canal et
endommageront rapidement les vannes et la turbine. Le dessableur est un bassin plus large que le canal, qui
permet de ralentir l’écoulement et ainsi laisser les particules solides s’y déposer. En général, une grille fine
est disposée en fin de dessableur pour filtrer les dernières particules. Il doit être nettoyé régulièrement, une
vanne doit être prévue en conséquence.

La chambre de mise en charge

C’est un petit bassin qui permet de garantir que la conduite forcée est en tout temps en eau. Elle fonctionne
comme tampon entre la prise d’eau et la conduite. Dans le cas d’une régulation hydromécanique de la
turbine, c’est en général sur la chambre de mise en charge que se situera le contrôle de niveau utile à la
régulation du débit de la turbine.

La conduite forcée

Réalisée en matière synthétique pour les faibles chutes PVC ou PEHD ou en métal pour les hautes
pressions, la conduite à pour but d’amener l’eau en écoulement forcé de la chambre de mise en charge à la
centrale. En quelque sorte, elle reproduit artificiellement la chute d’eau. Elle doit faire l’objet d’un
dimensionnement particulièrement rigoureux afin d’éviter une perte de charge incompatible avec le
turbinage optimal.

La centrale

De taille réduite, la centrale regroupe l’ensemble des équipements électromécaniques de l’installation qui
sont :

la vanne de garde : Placée à l’entrée de la centrale, elle régule le débit dans la turbine et permet de la
mettre hors d’eau ;

la turbine : Issue des roues à eau, la turbine est un moteur rotatif pâles entraîné par la pression de l’eau
guidée jusqu’à la turbine par la conduite forcée. Elle transforme la plus grande partie de l’énergie
hydraulique en énergie mécanique. Il existe 2 familles de turbines : les turbines à action Pelton, Cross‐flow
et les turbines à réaction Francis, Kaplan, pompes inversées . Chaque type de turbine adaptée aux
différentes exigences des cours d’eau hauteur de chute et débit ;

l’alternateur : Il convertit l’énergie mécanique fourni par la turbine en énergie électrique. Il peut être
synchrone ou asynchrone suivant les cas centrale isolée ou raccordée au réseau ;

les organes de contrôle et de commande de l’installation : Ces composants électriques sont situés dans une
armoire électrique. Essentiellement, il s’agit des interrupteurs, du système de régulation, des compteurs ;

le transformateur éventuel : Il permet d’élever la tension de sortie de l’alternateur pour transporter le


courant sur le réseau de transport ;

14
Réseaux électriques – Groupe 2
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la connexion au réseau électrique de transport un transformateur est requis ou de distribution.

Le canal de fuite ou de restitution

Après son passage dans la turbine, le canal de restitution permet le retour du débit turbiné au cours d’eau.

Notons que nous avons utilisés ici 2 turbines et 2 alternateurs afin de satisfaire aux besoins de la
population du canton.

On dénombre aussi :

‐ 32 transformateurs dans la ville afin de desservir le canton.


‐ 10 pilonnes pour supporter les fils de courants hauts tensions 225 KV menant l’électricité de la
centrale à la ville sur une longueur de 5 km.
‐ Des câbles électriques permettant la distribution et le transport de l’énergie électrique.

IV. Évaluation du coût du projet.

Tout comme le potentiel hydroélectrique, les coûts d’un projet hydroélectrique varient énormément
d’un site à un autre. En moyenne, 75 % des coûts d’un projet dépendent de la configuration du site; il s’agit
essentiellement des ouvrages de génie civil. Le reste des coûts concerne plus les équipements électriques et
mécaniques comme les turbines et les alternateurs et dépend plus de la taille du projet que de sa
localisation.

Comme on l’a mentionné en généralité, un projet hydroélectrique demande un investissement élevé


au départ, mais générera ensuite des revenus pour au‐delà de 50 ans en n’exigeant que de faibles coûts
d’exploitation et d’entretien. Les infrastructures de génie civil et les équipements sont bâtis pour plusieurs
décennies alors que certaines centrales automatisées fonctionnent en télésurveillance et n’exigent que des
visites périodiques d’entrepreneurs qui effectuent des inspections et de l’entretien préventif. Sinon, la
plupart des petites centrales se contentent d’une personne à temps partiel pour leur surveillance.

La taille, et donc le coût des turbines, dépend du débit qui doit la traverser. À puissance électrique
égale, les sites ayant de fortes hauteurs de chute utilisent des turbines plus petites qui seront donc moins
chères. Cependant, il n’est pas évident que les coûts du génie civil seront aussi plus faibles par unité de
puissance installée dans une centrale à forte hauteur de chute.

On comprend donc que la plage des coûts d’un projet hydroélectrique est très large, avec une telle
dépendance de la configuration des sites. Actuellement, cette plage se situe entre 1 200 à 6 000 $ par kW
installé.

15
Réseaux électriques – Groupe 2
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Pour notre projet, on déduit que le coût de notre petite centrale sera donc environ de 3 milliards
FCFA .

L’énergie électrique consommée en une année dans le canton étant de 40,3 millions kWh
4600kWh*24*365 , soit, à raison de 70 FCFA le kWh, un total de 2,8 milliards FCFA.

En estimant les coûts d’exploitation et de service à 20% des recettes soit 0,6 milliards FCFA par an, le
bénéfice total par an sur la centrale est de 2,2 milliards FCFA, ce qui amortit les coûts d’installation en 1,4
ans.

L’avantage ici est que la centrale hydroélectrique n’est pas polluante et constitue une énergie
renouvelable.

16
Réseaux électriques – Groupe 2
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IV.

SOLUTION 3 :

CRÉATION D’UNE CENTRALE THERMIQUE

POUR LE CANTON

17
Réseaux électriques – Groupe 2
4GC 2009-2010
La centrale thermique à flamme au fioul lourd est l’une des solutions envisagées pour l’alimentation
de notre canton, ceci car le fioul lourd est un produit rejeté par la SONARA non utilisé dans ses autres
applications du fait de la faible technologie présente au Cameroun , et il serait important de la rentabiliser.

Le fonctionnement d’une centrale thermique à flamme est basé sur le principe suivant :

Une centrale thermique à flamme utilise l'énergie fournie par la combustion d'un combustible
charbon, pétrole, gaz naturel, gaz issus de hauts‐fourneaux . Cette combustion a lieu dans une chaudière.

La combustion dégage une grande quantité de chaleur utilisée pour chauffer de l'eau dans la
chaudière ou générateur de vapeur . On dispose alors de vapeur d'eau sous pression.

Cette vapeur sous pression fait tourner à grande vitesse une turbine qui entraîne elle‐même un
alternateur qui produit une tension alternative sinusoïdale. A la sortie de la turbine la vapeur est refroidie
pour se transformer en eau, puis renvoyée dans la chaudière.

Le refroidissement de la vapeur issue de la turbine est confié à une réserve d'eau cours d'eau ou
plus rarement à une tour de refroidissement analogue à celle d'une centrale nucléaire.

Une centrale thermique à flamme industrielle fournit une puissance électrique de l'ordre de quelques
centaines de mégawatts 1 MW 1 000 000 W , mais, dans notre cas, notre centrale est mineure.

Les caractéristiques du fioul lourd sont les suivantes :

0,9 /
40 /
é é 1 0,952
é : 3,24 /

18
Réseaux électriques – Groupe 2
4GC 2009-2010
 Étude de l’alternateur

Il produit une tension de 20 kV moyenne tension avec un rendement de 95 %. La puissance utile


fournie par l’alternateur étant de 4,6 MW, l’intensité du courant sera approximativement 280 A avec
un facteur de puissance de 0,9.

La puissance reçue sera alors de 4,9 MW en provenance de la turbine.

 Étude de la turbine à vapeur d’eau

Elle a les caractéristiques suivantes :

à : 160
é à : 560 °
à é : 30
é à é : 350 °
à : 3480 /
à é : 3120 /
35 %

La détente de la vapeur d’eau fournit donc : ∆ 360 /

La puissance fournie à l’alternateur est données par :



4,9  49 /

Avec qm : débit massique de vapeur d’eau traversant la turbine.

Le rendement de la turbine de 35 % nous donne alors la chaleur dégagée par la combustion du fioul
lourd, à savoir 14

 Étude de la chaudière

La chaleur fournie provient de la combustion du fioul lourd, ce qui correspond à une masse de :
,
1,26

Soit aussi 1,20

Et une émission de CO2 de 3,9

19
Réseaux électriques – Groupe 2
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 Évaluation du coût de la centrale

Le coût d’installation de la centrale fluctue énormément en fonction du type et de la puissance des


appareils utilisés turbines, alternateurs, … , du coût de la tonne de fioul, …

L’installation du matériel y compris les oléoducs pour l’arrivée du fioul est plus ou moins
approximativement de 1,5 milliards FCFA. Cette somme peut être amortie au cours du temps, car le temps de
vie de la centrale est estimé à 100 ans.

La quantité de combustible nécessaire par an est de 10 600 t 1,26t*24*365 ou 9 540 000 L , soit, à
raison de 200F le litre de fioul, une dépense annuelle de 1,9 Milliards FCFA.

L’énergie électrique consommée en une année dans le canton étant de 40,3 millions kWh
4600kWh*24*365 , soit, à raison de 70 FCFA le kWh, un total de 2,8 milliards FCFA.

En estimant les coûts d’exploitation et de service à 20% des recettes soit 0,6 milliards FCFA par an, le
bénéfice total par an sur la centrale est de 0,3 milliards FCFA, ce qui amortit les coûts d’installation en 5 ans.

La quantité de CO2 produite par an est de 34 000 t, ce qui est très dévastateur pour l’écosystème
local, et l’application d’une taxe carbone rendrait les bénéfices insignifiants sinon nuls.

 Conclusions

Nous utiliserons donc 1,26 t/h ou 1,20 TEP/h de fioul lourd par heure pour produire une puissance
de 4,6 MW en sortie de la centrale, avec une émission de CO2 de 3,9 t/h. Le bénéfice annuel est de 0,2
milliards FCFA et la quantité de CO2 polluée est de 34 000 t.

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V.

COMPARAISON

DES TROIS SOLUTIONS

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Après avoir étudié trois solutions pour alimenter notre canton, il en ressort que la solution la plus
avantageuse est la microcentrale hydroélectrique, car :

 Elle a le temps de retour sur investissement le plus court 1,4 an contre 5 ans pour la microcentrale
thermique et 6,8 ans pour le raccordement au réseau AES‐SONEL
 Son énergie est renouvelable donc ne coûte rien et sa durée de vie est théoriquement infinie, au
contraire du fuel
 Son installation et utilisation se font sur place
 Elle génère les meilleurs bénéfices par an 2,2 milliards FCFA comme le raccordement au réseau
AES‐SONEL contre 0,3 milliards pour le fioul
 Elle est non polluante

Toutefois, ses inconvénients par rapport aux autres sont :

 Son investissement initial est très élevé mais moindre que le e raccordement au réseau AES‐SONEL
 Elle modifie énormément le relief environnant

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CONCLUSION

GÉNÉRALE

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Nous sommes arrivé au terme de notre analyse. A la fin de cette dernière, force est de constater que
la solution la plus basique envisageable s’avère la plus coûteuse dans un premier temps. La distribution
d’électricité dans cette zone par AES‐SONEL est donc inefficace. Il en ressort donc l’intérêt d’utiliser une
autre source à savoir la centrale hydraulique. Cette dernière, en plus d’être la moins coûteuse, s’avère aussi
la moins polluante, celle renouvelable et enfin durable.

Nous pouvons nous joindre à cette assertion qui stipule que : « mieux vaut investir beaucoup pour
avoir un rendement énorme à long terme qu’investir peu à court terme pour un rendement moindre ».

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