Exercices sur les permutations et déterminants
Exercices sur les permutations et déterminants
Exercice 2 [ 02225 ] [correction] alors il existe une permutation σ, paire, telle que
Dans Sn avec n > 2, on considère une permutation σ et un p-cycle :
σ ◦ a b c ◦ σ −1 = a0 b0 c0
c = a1 a2 . . . ap
Observer que la permutation σ ◦ c ◦ σ −1 est un p-cycle qu’on précisera. Formes multilinéaires alternées
Exercice 9 [ 01410 ] [correction]
Exercice 3 [ 02224 ] [correction]
2 Soient F et G deux sous-espaces vectoriels supplémentaires d’un K-espace
Soient n un entier supérieur à2, (i, j) ∈ {1, 2, . . . , n} tel que i 6= j et σ ∈ Sn .
vectoriel E.
Montrer que σ et τ = i j commutent si, et seulement si, {i, j} est stable par
Soient f une forme linéaire sur E, p la projection vectorielle sur F parallèlement à
σ.
G et q = Id − p sa projection complémentaire.
Montrer que l’application ϕ : E × E → K définie par
Exercice 4 [ 00121 ] [correction] ϕ(x, y) = f (p(x))f (q(y)) − f (p(y))f (q(x))
Soit H l’ensemble des σ ∈ Sn vérifiant σ(k) + σ(n + 1 − k) = n + 1 pour tout
k ∈ {1, . . . , n}. est une forme bilinéaire alternée sur E.
Montrer que H est un sous-groupe de (Sn , ◦)
Exercice 13 [ 03071 ] [correction] Ce résultat est-il encore vrai lorsque A est d’ordre pair ?
Soit f un en endomorphisme du R-espace vectoriel C.
a) Montrer qu’il existe d’uniques complexes a, b tels que
Exercice 19 [ 01417 ] [correction]
∀z ∈ C, f (z) = az + bz̄ Comparer det(ai,j ) et det((−1)i+j ai,j ) où (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (K).
(a2 + b2 + c2 + d2 )(a02 + b02 + c02 + d02 ) = a002 + b002 + c002 + d002 Exercice 37 [ 02693 ] [correction]
Calculer le déterminant
a1 + x (x)
..
Exercice 34 [ 03377 ] [correction] .
a) Calculer (x) an + x
a b c où x, a1 , . . . , an réels.
a2 b2 c2
a3 b3 c3
b) En déduire Exercice 38 [ 00748 ] [correction]
2
a+b b+c c+a Pour (i, j) ∈ [[1, n]] , on considère ai ∈ R et bj ∈ R tels que ai + bj 6= 0.
a2 + b2 b2 + c2 c2 + a2 Calculer
a3 + b3 b3 + c3 c3 + a3
1
det [déterminant de Cauchy]
ai + bj 16i,j6n
a) Montrer que mi,j est un polynôme en cos xi et donner son coefficient dominant. Exercice 46 [ 01428 ] [correction]
b) Calculer det Mn en fonction de Pn . Calculer en établissant une relation de récurrence
1 ··· 1
Exercice 43 [ 03577 ] [correction] .. ..
Dn = . . (0)
Pour une famille de n réels distincts (xk ) de [0, π], on pose
Y 1 (0) 1 [n]
Pn = (cos xi − cos xj )
16i<j6n
a+b b (0)
Exercice 49 [ 01431 ] [correction] .. ..
a . .
Calculer Dn =
C10 C11 0 ··· ··· 0 .. ..
. . b
..
C20 C21 C22 0 . (0) a a+b [n]
.. ..
C30 C31 C32 C33 . .
Dn =
..
C40 C41 C42 C43 . 0 Exercice 53 [ 01436 ] [correction]
.. .. n−1 Soient a, b ∈ C? distincts. Calculer
. . Cn−1
Cn0 Cn1 Cn2 Cn3 ··· Cnn−1 [n] a+b ab (0)
.. ..
en notant 1 . .
! Dn =
n n! .. ..
Cnk = = . . ab
k k!(n − k)! (0) 1 a+b
Exercice 2 : [énoncé]
Pour x = σ(ai ), on a Exercice 5 : [énoncé]
(σ ◦ c ◦ σ −1
)(x) = σ(ai+1 ) On note I(σ) le nombre d’inversions de la permutation σ :
Exercice 6 : [énoncé]
On note I(σ) le nombre d’inversions de la permutation σ :
Exercice 3 : [énoncé]
Si {i, j} est stable par σ alors {σ(i), σ(j)} = {i, j}. I(σ) = Card({1 6 i < j 6 n/σ(i) > σ(j)}
On a alors
∀x ∈/ {i, j} , (σ ◦ τ )(x) = σ(x) = (τ ◦ σ)(x) On a ε(σ) = (−1)I(σ) et I(σ) se calcule en dénombrant, pour chaque de terme de
la seconde ligne, le nombre de termes inférieurs qui le suit.
Pour x = i alors (σ ◦ τ )(i) = σ(j) = (τ ◦ σ)(i) et pour x = j, a) I(σ) = (n − 1) + (n − 2) + · · · + 1 + 0 = n(n−1) donc
2
(σ ◦ τ )(j) = σ(i) = (τ ◦ σ)(j).
Par suite n(n−1)
ε(σ) = (−1) 2
σ◦τ =τ ◦σ
n(n−1)
Inversement, si σ ◦ τ = τ ◦ σ alors σ(i) = (σ ◦ τ )(j) = (τ ◦ σ)(j) = τ (σ(j)). b) I(σ) = 0 + 1 + 2 + · · · + (n − 1) + 0 + · · · + 0 = 2 donc
Puisque τ (σ(j)) 6= σ(j) on a σ(j) ∈ {i, j}. n(n−1)
De même σ(i) ∈ {i, j} et donc {i, j} stable par σ. ε(σ) = (−1) 2
Exercice 18 : [énoncé]
Exercice 15 : [énoncé] Comme t A = −A on a
a) Notons C1 , . . . , Cn les colonnes de A et supposons
det A = det t A = det(−A) = (−1)2n+1 det A = − det A
λ1 C1 + · · · + λn Cn = 0 donc det A = 0.
Si m = max(|λ1 | , . . . , |λn |) 6= 0 alors, puisque pour tout 1 6 i 6 n, La matrice
0 1
A=
n
X −1 0
λj ai,j = 0
fournit un contre-exemple au second problème posé.
j=1
on obtient P P
|λj | |ai,j | |ai,j | Exercice 19 : [énoncé]
|λi | 6
j6=i
6m
j6=i
<m Notons A = (ai,j ) et B = ((−1)i+j ai,j ). On a
|ai,i | |ai,i |
X n
Y
ce qui est absurde compte tenu de la définition de m. det B = ε(σ) (−1)σ(i)+i aσ(i),i
Par suite, la famille (C1 , . . . , Cn ) est libre et donc A inversible. σ∈Sn i=1
b) Considérons l’application f : x ∈ R 7→ det(A + xIn ).
La fonction f est clairement polynomiale de monôme dominant xn , elle est donc en regroupant les puissance de (−1)
continue et de limite +∞ quand x → +∞. n
P
n
σ(i)+i Y
De plus, le résultat précédent s’applique à la matrice A + xIn pour tout x > 0 et X
donc f (x) 6= 0 sur [0, +∞[. det B = ε(σ)(−1)i=1 aσ(i),i
σ∈Sn i=1
Par continuité, la fonction f ne peut prendre de valeurs 6 0 et donc
puis
∀x > 0, f (x) > 0 X n
Y
det B = ε(σ)(−1)n(n+1) aσ(i),i
En particulier det A = f (0) > 0. σ∈Sn i=1
et !
n
Exercice 20 : [énoncé]
X
det B = det(B1 , . . . , Bn ) = det Bi , B2 , . . . , Bn
En ajoutant la première colonne de A à chacune des suivantes, on obtient une B B
i=1
matrice dont les colonnes d’indices 2 jusqu’à n ont pour coefficients 0, 2 ou −2. avec
n n
On peut donc factoriser 2 sur chacune de ces colonnes et l’on obtient X X
Bi = (n − 1) Ai
n−1 i=1 i=1
det A = 2 det B
Par suite
avec B une matrice dont les coefficients sont 0, 1 ou −1 de sorte que det B ∈ Z n
X n
X n
X
!
det B = (n − 1) det Ai , B2 − Ai , . . . , B n − Ai
B
i=1 i=1 i=1
Exercice 21 : [énoncé] Ce qui donne
La somme des colonnes de B est nulle donc det B = 0. !
n
X
det B = (n − 1) det Ai , −A2 , . . . , −An = (−1)n−1 (n − 1) det(A1 , . . . , An )
B
i=1
Exercice 22 : [énoncé]
On a Finalement
det(A + iB) det(A − iB) = det(A2 + B 2 ) det B = (−1)n−1 (n − 1) det A
car A et B commutent.
Or det(A − iB) = det(A + iB) donc det(A2 + B 2 ) = z z̄ > 0. Exercice 25 : [énoncé]
Notons que pour n = 1 : la relation det(A + X) = det A + det X est vraie pour
tout A et tout X.
On suppose dans la suite n > 2.
Exercice 23 : [énoncé]
Pour X = A, la relation det(A + X) = det A + det X donne 2n det A = 2 det A et
a) AA−1 = In donne (det A)(det A−1 ) = 1 or det A, det A−1 ∈ Z donc det A = ±1.
donc det A = 0.
b) Posons P (x) = det(A + xB). P est une fonction polynomiale de degré inférieur
La matrice A n’est donc par inversible et en posant r < n égal à son rang, on peut
à n.
écrire A = QJr P avec P, Q inversibles et
Pour tout x ∈ {0, 1, . . . , 2n}, on a P (x) = ±1 donc P (x)2 − 1 = 0.
Le polynôme P 2 − 1 possède au moins 2n + 1 racines et est de degré inférieur à n,
Ir (0)
c’est donc le polynôme nul. Jr =
(0) On−r
On en déduit que pour tout x ∈ R, P (x) = ±1.
Pour x = 0, on obtient det A = ±1. Posons alors X = QJr0 P avec
Pour x → +∞,
Or (0)
1
P (x) Jr0 =
det A+B = n →0 (0) In−r
x x
Puisque A + X = QIn P = QP , la matrice A + X est inversible et donc
donne det B = 0. det X = det(A + X) 6= 0.
On en déduit que la matrice Jr0 est l’identité et donc r = 0 puis A = On .
En factorisant par 2 puis en retranchant la première colonne aux suivantes f) En retirant la première colonne aux suivantes
c −a −b 1 1 1 1 0 0
D = 2 c2 −a2 −b2 D= cos a cos b cos c = cos a cos b − cos a cos c − cos a
c3 −a3 −b3 sin a sin b sin c sin a sin b − sin a sin c − sin a
a a a a a a a a Exercice 30 : [énoncé]
a b b b 0 b−a b−a b−a
D= = = a(b − a)(c − b)(d − c)
a b c c 0 0 c−b c−a a1 a2 a3 ··· an
a b c d 0 0 0 d−c a2 a2 a3 ··· an
det(amax(i,j) ) = a3 a3 a3 ··· an
e) En sommant toutes les colonnes sur la première et en factorisant .. .. .. ..
. . . .
a c c b a + b + 2c c c b 1 c c b an an an ··· an
c a b c a + b + 2c a b c 1 a b c
D= = = (a + b + 2c) En retranchant à chaque colonne la précédente (en commençant par la première)
c b a c a + b + 2c b a c 1 b a c
b c c a a + b + 2c c c a 1 c c a
a1 − a2 a2 − a3 ··· an−1 − an an
En retranchant la première ligne aux suivantes et en factorisant 0 a2 − a3 an−1 − an an
.. .. ..
det(amax(i,j) ) = 0 . . .
1 c c b ..
0 a−c b−c c−b . an−1 − an an
D = (a + b + 2c)
0 b−c a−c c−b (0) 0 an
0 0 0 a−b
et donc
donc det(amax(i,j) ) = (a1 − a2 )(a2 − a3 ) . . . (an−1 − an )an
a−c b−c Pour ai = i,
D = (a + b + 2c)(a − b) = (a + b + 2c)(a − b)((a − c)2 − (b − c)2 ) det(amax(i,j) ) = (−1)n−1 n
b−c a−c
puis Pour ai = n + 1 − i,
2
D = (a + b + 2c)(a − b) (a + b − 2c) det(amin(i,j) ) = 1
En retranchant à chaque ligne la précédente (en commençant par la fin) Exercice 37 : [énoncé]
En retirant la première colonne aux autres, on obtient un déterminant où ne
1 n n−1 ... 2 figurent des x que sur la première colonne. En développant selon cette première
0 1−n 1 ... 1 colonne, on obtient une expression affine de la variable x.
n(n + 1) .. .. ..
Dn = . 1 . .
2 .. .. .. .. a1 + x (x)
. . . . 1 .. = αx + β
.
0 1 ... 1 1−n
(x) an + x
On développe selon la première colonne et on se ramène à
Il reste à déterminer les réels α, β exprimant cette fonction affine.
a (b) D’une part
n(n + 1) ..
Dn = .
2 a1 + x (x) a1 (0)
(b) a [n−1] .. ..
β= . = . = a1 . . . an
avec a = 1 − n et b = 1. La poursuite du calcul donne alors (x) an + x (0) an
x=0
n(n + 1)
Dn = (−1)n−1 nn−2 et d’autre part
2 0
a1 + x (x)
d’où la formule proposée. d ..
α= .
dx
(x) an + x x=0
Exercice 36 : [énoncé]
La dérivée d’un déterminant est la somme des déterminants obtenus lorsqu’on ne
a) En retirant la première colonne aux suivantes
dérive qu’une colonne
λ1 + x a − λ1 ··· a − λ1 n a1 1 (0)
b+x λ2 − b (a − b) α=
X ..
.
∆n (x) = .. .. j=1 (0)
. . 1 an
b+x (0) λn − b [n] où la colonne formée de 1 est à la position j. Chaque déterminant se calcule en
développant selon la ligne ne contenant que le coefficient 1 et l’on obtient
Puis en développant selon la première colonne on obtient une expression de la
forme. n Y
X
∆n (x) = αx + β α= ai
j=1 i6=j
b) Par déterminant triangulaire
n
Y n
Y
∆n (−a) = (λi − a) et ∆n (−b) = (λi − b) Exercice 38 : [énoncé]
i=1 i=1
1 1 1
On en déduit a1 +b1 ··· a1 +bn−1 a1 +bn
n n n n
1
.. .. ..
Q
(λi − a) −
Q
(λi − b) b
Q
(λi − a) − a
Q
(λi − b) Dn = det = . . .
ai + bj 1 1 1
i=1 i=1 i=1 i=1 16i,j6n an−1 +b1 ··· an−1 +bn−1 an−1 +bn
α= et β = 1 1 1
b−a b−a an +b1 ··· an +bn−1 an +bn
Via C1 ← C1 − Cn , . . . , Cn−1 ← Cn−1 − Cn puis factorisation : (2) impose |z| 6 1 alors que (3) impose |z| > 1. C’est absurde.
b) Posons χ(X) le polynôme caractéristique de la matrice étudiée. On vérifie
1 1
a1 +b1 ··· a1 +bn−1 1
.. .. .. 1 + z1 − zi 1 (1)
(b1 − bn ) . . . (bn−1 − bn ) . . . ..
Dn = ..
(a1 + bn ) . . . (an + bn ) 1
··· 1
1 . .
an−1 +b1 an−1 +bn−1
1
··· 1
1 χ(zi ) = 1
an +b1 an +bn−1 ..
.
Via L1 ← L1 − Ln , . . . , Ln−1 ← Ln−1 − Ln puis factorisation : (1) 1 1 + zn − zi
1 1
a1 +b1 ··· a1 +bn−1 0 En retranchant la i-ème colonne à toutes les autres et en développant par rapport
(b1 − bn ) . . . (bn−1 − bn )(a1 − an ) . . . (an−1 − an ) .. .. .. à la ième ligne, on obtient
Dn = . . .
(a1 + bn ) . . . (an + bn )(an + b1 ) . . . (an + bn−1 ) 1
··· 1
0 n
an−1 +b1 an−1 +bn−1 Y
1 ··· 1 1 χ(z i ) = (zj − zi ) = (−1)n−1 P 0 (zi )
j=1,j6=i
Par conséquent
Cependant les polynômes χ et P 0 ne sont pas de même degré. . . En revanche, les
Q
(aj − ai )(bj − bi )
16i<j6n polynômes χ et (−1)n (P − P 0 ) ont même degré n, même coefficient dominant
Dn =
(−1)n et prennent les mêmes valeurs en les n points distincts z1 , . . . , zn . On en
Q
(ai + bj )
16i,j6n déduit qu’ils sont égaux. En particulier le déterminant cherché est
Puisque Y χ(0) = (−1)n (P (0) − P 0 (0)) = 2(−1)n
(j − i) = 1!2! . . . (n − 1)!
16i<j6n
et Exercice 40 : [énoncé]
Y (n + 1)! (n + 2)! (2n)!
(i + j) = ··· On décompose la première colonne en somme de deux colonnes
1! 2! n!
16i,j6n
a + λ1 λ1 a
on obtient dans le cas particulier a 0 a
(1!2! . . . (n − 1)!)3 n! .. = .. + .. = λ1 E1 + aC
Dn = . . .
(n + 1)!(n + 2)! . . . (2n)!
a 0 a
et donc On peut même être plus précis et affirmer que cos ((j − 1)xi ) est une expression
n
Y n
X n
Y polynomiale de degré j − 1 en cos(xi ).
det H = λi + a λk d) det Mn est une expression polynomiale en cos(x1 ) de degré au plus n − 1.
i=1 i=1 k=1,k6=i Puisque cos(x2 ), . . . , cos(xn ) sont n − 1 racines distinctes du polynôme
correspondant, on peut écrire
n
Exercice 41 : [énoncé] Y
det Mn = λ(x2 , . . . , xn ) (cos xj − cos x1 )
Notons Dn le déterminant recherché.
j=2
On décompose la première colonne en somme de deux colonnes
L’expression du coefficient λ(x2 , . . . , xn ) est polynomiale en cos(x2 ) de degré au
a 1 + b1 a1 b1
plus n − 2 (car il y a déjà le facteur cos(x2 ) − cos(x1 ) dans le produit) et puisque
b1
0 b1
cos(x3 ), . . . , cos(xn ) en sont des racines distinctes, on peut écrire
= + = a1 E1 + b1 C
.. .. ..
n
. . . Y
λ(x2 , . . . , xn ) = µ(x3 , . . . , xn ) (cos xj − cos x2 )
b1 0 b1 j=3
On développe par multilinéarité et on simplifie sachant que le déterminant est nul Il reste à déterminer la valeur de αn . . .
lorsque la colonne C apparaît deux fois. On obtient Un calcul immédiat donne α2 = 1.
En développant selon la dernière ligne
n
X
Dn = det(a1 E1 + · · · + an En ) + det(a1 E1 , . . . , bi C, . . . , an En ) det Mn = cos((n − 1)xn ) det Mn−1 + · · ·
i=1
où les points de suspensions contiennent une expression polynomiale en cos(xn ) de
et donc degré < n − 1.
n n n
Y X Y En identifiant les coefficients dominant des expressions polynomiale en cos(xn )
Dn (a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn ) = ai + bi ak
dans cette égalité, on obtient
i=1 i=1 k=1,k6=i
αn = 2n−2 αn−1
Exercice 47 : [énoncé] En retranchant la première colonne à toutes les autres dans le second
En décomposant la dernière colonne en somme de deux colonnes déterminant, on obtient
Dn = aDn−1 + bn
2 1 ··· 1 2 (1) 0
.. .. .. Par récurrence, on en déduit
1 . . . .. ..
Dn = + . . an+1 − bn+1
.. .. n 0 Dn = si a 6= b
. . n 1 a−b
1 ··· 1 1 (1) n [n]
et
En retranchant la dernière colonne à chacune des autres Dn = (n + 1)an si a = b
2 1 ··· 1 1 (0) 1
.. .. .. .. .. .. Exercice 49 : [énoncé]
1 . . . . . .
.. = = (n − 1)! En retirant à chaque ligne la précédente (et en commençant par la dernière)
.. n−1 1
. . n 1
(0) 1 1 1 0 ··· ··· 0
1 ··· 1 1 ..
0 C10 C11 0 .
En développant selon la dernière colonne .. .. ..
. C20 C21 C22 . .
2 (1) 0 Dn = .. ..
.. .. . C30 C31 C32 . 0
. . = nDn−1 .. .. n−2
n 0 . . Cn−2
0 1 2 n−2
(1) n [n]
0 Cn−1 Cn−1 Cn−1 ··· Cn−1 [n]
1 − x2n+2 0 n−2 0 0
Dn = n−2 0 0
1 − x2 3 0 n−1 0 0 n
= −3 2 0 n = −3(n − 2) = 3n(n − 2)
0 2 0 n 1 n
2
Si x = 1 alors Dn = λn + µ. 0 1 0
0 0 1 0
D0 = 1 et D1 = 2 donnent
Dn = n + 1 En écrivant n = 2p + 1, on parvient à
Dn = (−1)p+1 (1 × 3 × · · · × 2p + 1)2
Exercice 55 : [énoncé]
En développant par rapport à la première colonne, puis par rapport à la première Exercice 57 : [énoncé]
ligne dans le second déterminant on obtient pour n > 2 En développant par rapport à la première colonne, puis par rapport à la première
ligne dans le second déterminant on obtient pour n > 2
Dn = 2 cos θDn−1 − Dn−2
Dn = 2aDn−1 − a2 Dn−2
(Dn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation caractéristique
r2 − 2 cos θr + 1 = 0 de racines eiθ et e−iθ . (Dn ) est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 d’équation caractéristique
Si θ 6= 0 [π] alors Dn = λ cos nθ + µ sin nθ. D0 = 1 et D1 = 2 cos θ donnent r2 − 2ar + a2 = 0 de racines double a.
( On a alors Dn = (λn + µ)an avec λ, µ ∈ K.
λ=1 D0 = 1 et D1 = 2a donnent
λ cos θ + µ sin θ = 2 cos θ Dn = (n + 1)an
convenables. Si a = b 6= 0 alors
rg(M (a, b)) = 1
Exercice 60 : [énoncé] Si a 6= b et a + (n − 1)b 6= 0 alors
Notons A = (ai,j ) et B = (bi,j ). On sait
n
rgM (a, b) = n
X Y
det(A + xB) = ε(σ) (aσ(i),i + xbσ(i),i )
Si a 6= b et a + (n − 1)b = 0 alors
σ∈Sn i=1
La fonction x 7→ det(A + xB) est continue (car polynomiale) et ne s’annule pas en rgM (a, b) = n − 1
0 (car det(A) 6= 0), donc elle ne s’annule pas sur un voisinage de 0 ce qui résout le
problème posé. car M (a, b) possède une matrice de rang n − 1 inversible puisque a 6= b et
a + (n − 2)b 6= 0.
Exercice 61 : [énoncé]
a) En écrivant la première colonne comme somme de deux colonnes on obtient
Exercice 63 : [énoncé]
det M = 1 − (−1)n αn Soit A une matrice de GLn (Z). Le déterminant de A ainsi que celui de son inverse
sont des entiers. Puisque
b) Si det M 6= 0 alors M est inversible et rgM = n.
det A × det A−1 = 1
Si det M = 0 alors M n’est pas inversible donc rgM < n.
Or M possède une matrice extraite de rang n − 1 donc rgM = n − 1. on en déduit det A = ±1. Inversement, si une matrice A ∈ Mn (Z) est de
Finalement déterminant ±1 alors son inverse, qui s’exprime à l’aide de la comatrice de A, est
n − 1 si − α ∈ Un à coefficients entiers. Ainsi les matrices de GLn (Z) sont les matrices à coefficients
rgM =
n sinon entiers de déterminant ±1.
Soit A une matrice de GLn (Z) dont la première ligne est formée par les entiers Considérons alors la matrice
a1 , . . . , an . En développant le calcul de det A selon la première ligne de la matrice,
da01 da02 ··· da0n an+1
on obtient une relation de la forme α2,1 α2,2 ··· α2,n 0
.. .. .. ..
a1 u1 + · · · + an un = 1 .
. . .
αn,1 αn,2 ··· αn,n 0
avec les uk égaux, au signe près, à des mineurs de la matrice A. Ces uk sont donc −va01 −va02 ··· −va0n u
des entiers et la relation qui précède assure que les entiers a1 , . . . , an sont premiers
Celle-ci est à coefficients entiers et en développant son déterminant par rapport à
dans leur ensemble.
la dernière colonne, on obtient 1.
Pour établir la réciproque, raisonnons par récurrence sur n > 2 pour établir qu’il
Récurrence établie.
existe une matrice à coefficients dans Z, de déterminant 1, dont la première ligne
est a1 , . . . , an premiers dans leur ensemble.
Pour n = 2. Soient a, b deux entiers premiers entre eux. Par l’égalité de Bézout, on Exercice 64 : [énoncé]
peut écrire On a H −1 = det1 H t comH avec comH = (Hi,j ).
au + bv = 1 avec u, v ∈ Z Par opérations élémentaires,
Q
Considérons alors la matrice (aj − ai )(bj − bi )
1 16i<j6n
det = Q
a b ai + bj 16i,j6n (ai + bj )
A= ∈ M2 (Z) 16i,j6n
−v u
En simplifiant les facteurs communs, on obtient
Celle-ci étant de déterminant 1, elle appartient à GL2 (Z).
Supposons la propriété établie au rang n > 2. Hk,` (−1)k+` (n + k − 1)!(n + ` − 1)!
=
Soient a1 , . . . , an , an+1 des entiers premiers dans leur ensemble. Posons det H (k + ` − 1)(k − 1)!2 (` − 1)!2 (n − k)!(n − `)!
puis
d = pgcd(a1 , . . . , an ) ! ! !
Hk,` n+k−1 n+`−1 k+`−2
= (−1)k+` (k + ` − 1) ∈Z
Les entiers d et an+1 étant premiers entre eux, il existe u, v ∈ Z tels que det H k+`−1 k+`−1 k−1
du + an+1 v = 1
Exercice 65 : [énoncé]
De plus, on peut écrire a) On a
a1 = da01 , . . . , an = da0n 1 1 1
a b c = (b − a)(c − a)(c − b) 6= 0
avec a01 , . . . , a0n premiers dans leur ensemble. a2 b2 c2
Par hypothèse de récurrence, il existe une matrice
Par les formules de Cramer
0
a02 · · · a0n (b − d)(c − d)(c − b)
a1
α2,1 α2,2 · · · α2,n
x=
(b − a)(c − a)(c − b)
.. ∈ Mn (Z)
.. ..
(d − a)(c − a)(c − d)
. . . y=
αn,1 αn,2 ··· αn,n
(b − a)(c − a)(c − b)
(b − a)(d − a)(d − b)
z =
de déterminant 1. (b − a)(c − a)(c − b)
b) On a Exercice 68 : [énoncé]
1 1 1 Les deux systèmes proposés sont de Cramer via déterminant de Vandermonde.
a b c = (b − a)(c − a)(c − b)(a + b + c) 6= 0 a) Si x, y, z est sa solution alors P (a) = P (b) = P (c) = 0 et donc
a3 b3 c3
P = (X − a)(X − b)(X − c)
Par les formules de Cramer
On en déduit
(b − d)(c − d)(c − b)(d + b + c) x = abc, y = −(ab + bc + ca) et z = a + b + c
x=
(b − a)(c − a)(c − b)(a + b + c)
b) Introduisons
et y, z par symétrie. P = X 4 − (x + yX + zX 2 )
Si x, y, z est solution alors P (a) = P (b) = P (c) = 0 et donc
Exercice 66 : [énoncé] P = (X − a)(X − b)(X − c)(X − d)
Le système est de Cramer via déterminant de Vandermonde.
(1) + (2) + (3) donne Puisque le coefficient de X 3 dans P est nul, la somme des racines de P est nulle et
a+b+c donc
x= a+b+c+d=0
3
2 puis
(1) + j (2) + j(3) donne
a + bj 2 + cj P = (X − a)(X − b)(X − c)(X + (a + b + c))
y=
3 En développant, on obtient
2
et (1) + j(2) + j (3) donne
a + bj + cj 2 x = σ3 σ1 , y = σ3 − σ1 σ2 et z = σ12 − σ2
z=
3 avec σ1 , σ2 , σ3 les expressions symétriques élémentaires en a, b, c.
Par suite si tous les ai,j sont entiers, det A l’est aussi.
Si |a| =
6 1 alors est le système est de Cramer et homogène b) (⇒) Si A et A−1 sont à coefficients entiers alors det A ∈ Z et det A−1 ∈ Z.
Or det A. det A−1 = det(AA−1 ) = det In = 1
S = {(0, 0, 0)}
Donc det A = det A−1 = ±1.
Si |a| = 1 alors le système équivaut à une seule équation (⇐) Si det A = ±1 alors A est inversible car de déterminant non nul
Son inverse est
x + ay + a2 z = 0 1 t
A−1 = com A = ±t com A
det A
car les deux autres lui sont proportionnelles. On en déduit Or la comatrice de A est formée des cofacteurs de A qui sont des entiers car égaux
à des déterminants de matrices à coefficients entiers (car extraites de A).
S = (−ay − a2 z, y, z)/y, z ∈ C
Ainsi A−1 est une matrice à coefficients entiers
Si det A 6= 0 alors 1 1
n−1
A + In et B + In
det com(A) = (det A) p p
Si det A = 0 alors rg(com(A)) 6 1 < n donc sont inversibles et commutent donc
det(com(A)) = 0 1 1 1 1
com A + In com B + In = com B + In com A + In
p p p p
c) Si rg(A) = n alors
En passant à la limite quand p → +∞, on obtient
t
com(com(A)).com(A) = det(com(A)).In = det(A)n−1 .In
com(A)com(B) = com(B)com(A)
Donc
t
com(com(A)) = det(A)n−1 com(A)−1
Or t com(A).A = det(A).In donc Exercice 72 : [énoncé]
Soit M solution de l’équation étudiée.
t
com(A) = det(A).A−1 Puisque
t
(comM )M = det(M )In
puis sachant t (B)−1 = (t B)−1 on a :
on obtient
com(com(A)) = det(A)n−2 A t
M M = det(M )In
On en déduit
Exercice 82 : [énoncé] A B
det = (−1)n det(A + iB) det(−A + iB)
Supposons pour commencer la matrice A inversible. −B A
Par opérations par blocs :
et enfin
A B
I −A−1 C
A C A 0 det = det(A + iB) det(A − iB)
= −B A
B D 0 I B D − BA−1 C
2
Les matrices A et B étant réelles, cette écriture est de la forme z z̄ = |z| > 0.
On en déduit b) det(A + iB) det(A − iB) = det(A2 + B 2 ) car A et B commutent donc
A C det(A2 + 2
B ) > 0.
= det(D − BA−1 C) det A = det(DA − BA−1 CA) 1 2
1 0
B D c) A = et B = par exemple.
0 1 2 1
Or les matrices A et C commutent donc A−1 et C commutent aussi et d) Si A est inversible, on remarque
A C I O A B A B
= det(DA − BC) =
B D −CA−1 I C D 0 −CA−1 B + D
Exercice 84 : [énoncé]
a) Par opération sur les colonnes puis sur les lignes
Exercice 86 : [énoncé]
A B A+B B A+B B On introduit
t
A0
= = Op,n−p
B A A+B A 0 A−B N= t 0
B In−p
b) De façon analogue On a
At A0 + B t B 0
B
A −B A − iB −B A − iB −B MN =
= =
2
= |A + iB| > 0 C t A0 + D t B 0 D
B A B + iA A 0 A + iB
Or
At A0 + B t B 0 At C 0 + B t D 0
t
M (comM ) = = (det M )n Ip
C t A0 + D t B 0 C t C 0 + Dt D0
Exercice 85 : [énoncé]
a) Par les opérations Ln+1 ← Ln+1 + L1 , . . . , L2n = L2n + Ln , donc
det(M )Ip B
MN =
In B On−p,p D
det A =
B + In In + B
En passant cette relation au déterminant, on obtient
Par les opérations C1 ← C1 − Cn+1 , . . . , Cn ← Cn − C2n ,
det M × det t A0 = det(M )p det D
In − B B
det A = = det(In − B) det(In + B) puis facilement la relation proposée sachant det M 6= 0.
On In + B
C t D0 − D0t C = C t D + λP Jr QQ−1t P − Dt C − λP t Q−1t Qt Jrt P = 0 En faisant tendre p vers +∞, on obtient à la limite
Exercice 88 : [énoncé]
Cas où la matrice A inversible :
Pour
−A−1 B
In
P =
On In
on a
A On
MP =
C −CA−1 B + D
On en déduit