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Commerçant de fait en droit congolais

Acte de commerce en droit congolais

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INTRODUCTION

I. Problématique

Dans le cadre de notre séminaire nous avons opté sur le thème portant sur le droit
commercial , ainsi nous avons choisi de travailler sur la question portant sur « le commerçant
de fait en droit positif congolais «
De prime abord , il nous a semblé nécessaire de définir le droit commercial général , de ce
fait le droit commercial est le droit applicable aux opérations commerciales effectuées par les
commerçants. Il se subdivise en plusieurs matières dont nous pouvons cité deux d´entre
elles :le droit des baux commerciaux et le droit de la sauvegarde des entreprises.1
Le commerçant est une personne qui fait de l´accomplissement d´actes de commerce
par nature sa profession2, mais Il tient de précisé que cela ne suffit pas pour revêtir la qualité
de commerçant , outre le fait de faire de l´accomplissement d´acte de commerce par nature sa
profession, il faut aussi que la personne exerçant cette activité se fasse immatriculé au RCCM
et cela dans un délai d´un mois à daté du début de son activité ; l´article 38 de L´AUDCG
édicte une présomption de commercialité lorsque l´immatriculation au RCCM a été effectué. 3
Il est primordial de précisé qu´il y´a plus de difficultés de qualifié un commerçant de fait .
De ce fait , il tient d´indiquer que l´expression commerçant de fait a été créé par
[Link] , par définition un commerçant de fait est une personne répondant à la
définition du commerçant mais qui n´a pas satisfait l´obligation d´immatriculation au RCCM.
Il est important de savoir que la locution de « fait » désigne en droit une situation réelle
proche de celle prévue par les textes qui ne respecte pas totalement l´orthodoxie juridique
mais produit cependant certains des effets de la situation de fait est d´usage fréquent en droit
des affaires ; la notion de société de fait ou de dirigeant de fait est communément employé.
Après une telle analyse nous pouvons constaté que le commerçant de fait pourrait être
assimilé à celui de droit par les tiers en vertu de la théorie de l´apparence, car excepté l
´immatriculation au RCCM le commerçant de fait accomplit des actes de commerce à titre de
profession habituelle indépendante et personnelle.
De ce fait nous pouvons constaté que le commerçant de fait est soumis aux
obligations habituelles de l´activité commerciale au même titre que le commerçant en droit ,
hors mis le fait que ses cocontractant pourront se prévaloir du régime de la preuve libre .
Cependant la théorie de la commercialité de fait a souvent divisé les opinions tant du
côté de la doctrine que la jurisprudence, cette dernière institution joue un rôle très important
dans l´appréhension du phénomène, Dans le cadre des personnes l´applications de la théorie
est certes subordonnée au défaut de l´immatriculation au RCCM mais souvent les personnes
1
NGOMA PHANZU , Droit commercial général, 1er édition, Kinshasa, 2022, p.6
2
Article 2 de l’acte uniforme portant sur le droit commercial général
3
Article 38 de l’acte uniforme portant sur le droit commercial général
se rangent derrière certaines situations pour justifier leur position ; Dans le cadre de la même
théorie s´agissant de l´hypothèse selon laquelle une personne morale agissant de la sorte
recouvre celle de la société de fait, cette question n´est évoquée que lors d´un contentieux
entre associés et pose essentiellement des difficultés probatoire.
De ce fait en dehors du critère fondé sur le faut d´immatriculation, il est difficile d
´identifier le commerçant de fait ; ainsi ce dernier est assimilé au commerçant de droit dans l
´accomplissement des actes de commerce.
Ainsi , afin de bien analyser notre sujet et d´arriver à avoir plus d´éclaircissements
concernant la question se rapportant au commerçant de fait ,en ce qui concerne son régime
juridique et son champ d’application.

II. Choix et intérêt du sujet


Le choix de notre sujet est lié par le besoin d´avoir plus éclaircissement sur l
´impact du commerçant de fait en droit positif congolais en ce qui concerne son régime
juridique et son champ d´application
Ainsi notre choix a été porté à ce sujet puisque la théorie de la commercialité de
fait a souvent divisé les opinions tant du côté de la doctrine que de la jurisprudence.
Par ailleurs, notre travail revêt un double intérêt à savoir :
-L´intérêt scientifique : Les résultats de ce travail contribueront à éclairer la problématique qui
existe en ce qui concerne l´exercice du commerce de fait en droit positif congolais
-L´intérêt personnel : ce travail nous permettra d´avoir des connaissances sur le commerçant
de fait en droit positif congolais

III. Méthodes et techniques de recherche


La réalisation d’un travail scientifique exige l´emploi d´une méthodologie et des
techniques pour atteindre un résultat. Ainsi dans le cadre de notre travail nous avons utilisé
successivement :
1.Méthodes de recherche
• La méthode exégétique
Cette méthode Nous a conduit à l´étude et à l´analyse des dispositions légales et
réglementaires en rapport avec notre sujet.
• La méthode comparative
Cette méthode Nous a permis de faire une étude comparer entre les sociétés de fait en
RDC et en France
• La méthode analytique
Elle Nous a permis de décomposé notre sujet pour en connaître successivement toutes
les parties ; elle part donc des faits actuels et chercher à en dégager tous les éléments.

[Link] de recherche
La technique appliquée pour notre travail est la technique documentaire
qui consiste en une fouille systématique de tout ce qui est écrit ayant une liaison avec le
domaine de recherche , il s´agit d´ouvrages, des mémoires et des notes des cours ainsi que le
site Web.

IV. Délimitation du sujet


Tout travail scientifique doit être clairement délimité dans le temps et dans l
´espace dans le but de rendre précis et circoncis le travail , nous sommes appelés à délimité
notre travail sur ce :
 Dans le temps : Notre étude part du début de l´exercice du commerce de fait en RDC
jusqu´à nos jours
 Dans l´espace : Notre étude couvre la RDC et la France
 Dans la matière : Notre étude porte sur le droit commercial.

V. Annonce du Plan

Hormis l´introduction et la conclusion ce travail comportera deux chapitres dont le


premier porte sur le commerçant de fait et le second porte sur l´exercice du commerce de fait.
Chapitre 1 : Le Commerçant De Fait
La théorie sur le commerçant de fait est une notion très complexe qui peut être
Comprise à travers un cadre conceptuel et un modèle génétique.
De ce fait , il y a plusieurs outils permettant de mieux cerner le commerçant de Fait et
de donner la clés afin nous ouvrir sur celui-ci , Le commerçant de fait est réglementé par la loi
n°25-94 du 23 août 1994 , le Décret du 2 août 1913 sur les commerçants et la preuve des
engagements Commerciaux , le Décret du 06 mars 1951 sur l’immatriculation au registre du
Commerce .
Les commerçants de fait sont ceux qui exercent une activité commerciale à titre
Professionnel et habituel , mais ne sont pas immatriculés au RCCM .
Pour mener à bien notre travail et permettre Une meilleure compréhension du
Commerçant de fait , le socle de notre premier chapitre , nous avons jugé bon de Subdiviser
notre chapitre en deux sections. La première section sera purement théorique, nous allons
aborder la notion et autres aspects théoriques et la deuxième section se focalisera sur le
régime juridique du commerçant de fait e’ droit congolais.
Section 1 concept théorique
Il y a lieu de souligner que L’Expression « commerçant de fait a été créée par
[Link] , il s’agit donc d’une personne répondant à la définition du Commerçant mais
qui n’a je satisfait à l’obligation d’immatriculation au RCCM.4
A.. Le concept du commerçant de fait en Droit positif congolais
Avant tout analyse poussé , il est important de faire un petit recule sur le Commerçant
avant d’atterrir sur celui du commerçant de fait .
En effet la notion du commerçant est à étudier avec celui de l’acte de commerce,
Alors l’article 3 de l’acte uniforme portant sur le Droit commercial général définit l’acte de
commerce comme étant « celui par lequel une mes d’entremets dans la circulation des biens
qu’elle produits ou achète ou par laquelle elle fournit des prestations de services avec
l’intention d’en tirer un profit pécuniaire »
De ce fait est commerçant selon l’article 2 de la même loi celui qui fait de
l’accomplissement d’actes de commerce par nature ma profession ;
Au regard de tout ceci il est important de faire une petite distinction entre le
commerçant et le commerçant de fait.

4
[Link] consulté le 25 mai à 22h30’
Il n’y a pas vraiment une grande différence entre les deux concepts ; cependant
lorsque le commerçant n’est s’ inscrit au RCCM mais exerce une activité commerciale à titre
professionnel, il est commerçant de fait , il est alors soumis aux obligations habituelles de
l’activité commerciale , mais ses cocontractants , pourront se prévaloir du régime de la preuve
libre.5 Donc un commerçant de fait est un commerçant qui n’est je immatriculés au RCCM .
Pour une meilleure compréhension du sujet , nous avons jugé important de
comprendre aussi la situation de fait. . Une situation de fait
lors de façon générale comme le dit François BIBOUM BIKAY ,
Les juristes ont la coutume d’opposer les faits au droit pourtant , la distance entre les deux
catégories n’est pas facile à matérialiser. On peut définir les faits comme des évènements soit
naturels, soit de l’homme qui n’ont pas 6un caractère juridique.
À Partir de là, Il est compréhensible que la catégorie des faits juridiques renvoie à
ceux pour lesquels le droit a prévu des conséquences juridiques indépendamment de la
volonté humaine.7
Ainsi, une situation est de pur fait lorsqu’on ne peut Pas lui attacher des conséquences
de droit. C’est alors là que réside la difficulté de la ligne de démarcation entre le fait et ce qui
est t juridique. Comme cela a été justement remarqué, aucun fait n’est pour le juriste
inséparable du droit.
La différence entre une situation de fait et une situation de droit n’est pas si énorme.
Cependant, une situation de Droit renvoie à un ensemble de situations Juridiques irrégulières ,
mais ne remplissant en général pas leurs conditions de Formalisme8. Tandis qu’une situation
de fait nous renvoie à la notion de commerçant de fait qui caractérisant la situation d’une
personne qui exerce les actes de commerçant sans requérir à son immatriculation au RCCM. 9
Par conséquent une telle personne pose le problème du régime des actes qu’elle a
passés à l’égard des tiers . Et généralement en droit privé un commerçant de fait bénéficie des
certaines actes tout en permettant aux tiers de s’en prévaloir contre lui , comme pour dire
qu’en cas de litige avec un commerçant de fait c’est le droit commercial qui sera d’application
et donc la juridiction compétente sera le tribunal de commerce .

5
Https:/[Link] monde [Link]/Cours/droits-affaire/cours/Commerçant consulté le 25 mai à 23h02’
6
Voir Maurice TANCELIN, Sources des obligations : l’acte juridique légitime, du fait et du droit, essai sur le
pouvoir de contrôle de la Cour de cassation Vol. 1, Montréal, Wilson & La fleur, 1993, p. 12. Dans la recherche
d’un critère de distinction entre les notions d’acte juridique et de fait juridique auxquels il préfère substituer
celles d’acte juridique légitime et acte Juridique illégitime, cet auteur est amené à constater que « [d]ans l’usage
Juridique, le mot fait est antonyme du mot droit. En l’employant également comme antonyme d’acte, on crée un
risque de confusion entre les mots acte et droit » ; Raymond MARTIN, « Le fait et le droit ou les parties et le
juge », (1974) I JCP G., 2625 ; Gabriel MARTY, La distinction sur les juges du fait, thèse de doctorat, Toulouse,
Sirey, 1929.
7
RAYMOND ( G) et JEAN VINCENT (D)) , lexique des termes juridiques, Paris ,Dalloz , 2007,P.301
8
Voir jean charbonnier , flexible droit , pour une sociologie du Droit sans rigueur,10edition , paris LGDJ , p.70.
9
Il ressort la lecture combinée des articles 34 et 36 de l’Acte uniforme relatif au droit commercial général , tel
que révisé le 15 décembre 2010, que le registre du commerce et du crédit mobilier (RCCM) est un système,
composé des fichiers nationaux et d’un fichier régional, destiné à permettre l’immatriculation des professionnels
et l’information des tiers.
Il faudrait aussi rajouter qu’en droit congolais la notion du commerçant de fait est
fréquente et s’apparente à celle du commerçant .
Par ailleurs , la plupart de commerçant congolais sont de commerçant de fait.
Rappelons aussi que tout commerçant de fait sont d’abord des commerçant mais tout
Commerçant n’est pas commerçant de fait .
Il sied de notifier qu’il existe aussi la notion du dirigeant de fait et de la société de fait.
Cependant, on parle de société de fait lorsque deux ou plusieurs personnes physiques ou
morales sont constitué entre elles une société reconnu par l’Acte uniforme mais qui comporte
un vice de formation non régularisé ou ont constitué entre elles une société non reconnue par
l’Acte uniforme.10

B. Conditions pour être commerçant de fait


D’emblée Il est nécessaire de préciser que les conditions à remplir sont des conditions
négatives c’est-à-dire des conditions à ne pas faire. Hormis quelques conditions négatives que
le commerçant de fait a , il existe dans la pratique quelques traits de ressemblance avec le
commerçant de droit car le commerçant de fait et le commerçant de droit posent des actes de
commerce habituellement et à titre professionnel.
La seule différence réside dans le fait que le commerçant de fait n’accomplit pas toutes
les conditions pour être commerçant de droit. Dans les lignes qui suivent nous allons essayer
de parler de ces conditions que le commerçant de fait ne remplit pas. Parmi ces obligations
nous avons :

• La non immatriculation au RCCM : c’est la condition la plus importante que le


commerçant de fait ne remplit pas . L’obligation au RCCM paraît comme la plus
grande obligation traditionnellement imposée au commerçant. Elle consiste en une
formalité essentielle dont chaque commerçant doit s’acquitter , ce qui permettra à
l’état de consacrer son statut de commerçant . En outre l’immatriculation rend
l’existence de l’entreprise commerciale publique permettant ainsi aux actes posés par
le commerçant dans l’exercice de sa profession de produire tous les effets juridiques
escomptés.
• La Non obtention d’un numéro d’identification nationale : l’obligation d’obtention
d’un numéro d’identification nationale est soumise à un préalable qui est
l’immatriculation au RCCM. Le commerçant de fait qui s’est pas immatriculé au
RCCM ne peut en aucun obtenir un numéro d’identification nationale.

• La non obtention d’un numéro d’impôt au près de l’administration fiscale .


Section 2 : le régime juridique du commerçant de fait en droit congolais
A. Cadre légal et réglementaire
10
SAKATA TAWAB ( M) , Droit des sociétés, Kinshasa, 2014, p.47
Depuis l’adhésion de République démocratique du Congo au traite de l’OHADA en
2012, La réglementation de l’exercice du commerce est régi par le droit OHADA .

La notion du commerçant de fait est réglementée par le droit OHADA à travers l’acte
uniforme relatif au droit commerciale générale dans son article 2 qui définit et fixe les
conditions pour être commerçant, l’article 2 définit par commerçant tout celui qui fait de
l’accomplissement des actes de commerce par nature sa profession ;
Dans son article 6 de l’ acte uniforme relatif au droit commercial général précise que
nul ne peut accomplir des actes de commerce à titre de profession, s’il n’est Juridiquement
capable d’exercer le commerce. L’article 8 de l’acte uniforme établi que Nul ne peut exercer
une activité commerciale. Lorsqu’il est soumis à un statut particulier établissant une
incompatibilité.
Ainsi pour avoir la qualité ou le statut de commerçant il ne suffit pas seulement de
faire De l’accomplissement des actes de commerce par nature sa profession mais il faut Aussi
ou mieux surtout être immatriculé au RCCM ( registre de commerce et de crédit Mobilier)
L’article 59 précise en ce terme , Toute personne immatriculée au Registre du
Commerce et du Crédit Mobilier est présumée, sauf preuve contraire, avoir la qualité de
Commerçant au sens du présent Acte uniforme. Toutefois, cette présomption ne joue Pas à
l’égard des personnes physiques non commerçantes dont l’immatriculation au Registre du
Commerce et du Crédit Mobilier résulte d’une disposition légale, et des Personnes morales
qui ne sont pas réputées commerçantes du fait du présent Acte Uniforme, de l’Acte uniforme
relatif au droit des sociétés commerciales et du Groupement d’intérêt économique ou d’une
disposition légale particulière.
L’ OHADA établit que pour être commerçant il faut nécessaire être immatriculé au
RCCM Au cas contraire celui qui fait de l’accomplissement des actes de commerce par nature
Sa profession est réputé être un commerçant de fait.

B. Conséquences juridiques de la qualification du commerçant de fait en droit congolais


Pour mieux développer ce présent point nous essayerons de parler premièrement des
règles applicables au commerçant de fait en droit congolais et deuxième des problématiques
qu’engendre cette qualité.
 Les règles applicables au commerçant de fait
D’emblée il est nécessaire de rappeler encore ce qu’un commerçant de fait , un
commerçant de fait est celui qui n’est pas immatriculé au RCCM( registre du
commerce et du crédit mobilier ) mais pose des actes de commerce à titre habituel et
professionnel.

Nous allons passer en revue les règles avantageuses accordé au commerçant


immatriculé mais qui serait refusées au commerçant de fait. Il perd ainsi :
 le droit d’être jugé devant un tribunal de commerce. Le fait d’être jugé
dans un tribunal de commerce constitue un privilège pour le
commerçant car il est jugé devant une juridiction échevinale, composée
de commerçants et de magistrats rompus à la pratique des affaires, qui
sont plus au fait des pratiques commerciales que les juges civils. Le
commerçant de fait ne sera jugé dans ces conditions que si l’autre partie
le désire.11

 Le bénéfice des clauses compromissoires ; il s’agit des stipulations qui


obligent les parties à soumettre leurs éventuels litiges à un arbitre
prédéterminé. Elles se distinguent du compromis en ce qu’elles
préexistent au litige et ne sont licites qu’entre commerçants. Si l’un
d’eux ne l’est que de fait, il ne pourra se réclamer de la clause et son
adversaire aura le choix de l’invoquer ou non.

 La prescription quinquennale , ,cette prescription extinctive


préférentielle s’applique aux obligations nées lors du commerce entre
commerçant et non commerçant ou entre commerçants. Si le
commerçant n’est pas immatriculé, la sanction est le passage à la
prescription de droit commun.

 La liberté de preuve, à l’égard des commerçants les actes de commerce


peuvent se prouver par tout moyen à moins qu’il n’en soit disposé
autrement par la loi». Cette règle facilite la rapidité des transactions car
le commerçant n’a pas à fournir un acte écrit pour prouver l’acte
juridique. Il peut en effet prouver par témoignage, copies, livres de
compte. En droit commercial les actes de commerce peuvent se prouver
par tous les moyens , même pas voir électronique à l’égard des
commerçants. 12 la jurisprudence va même plus loin en relevant que
même en cas d’existence d’un écrit, la preuve pourra être faite contre
les mentions de cet écrit par tous moyens de droit .13

 La protection légale : Un commerçant de droit est enregistré au


Registre du Commerce et du crédit mobilier. Cette inscription lui
confère une protection juridique et lui permet de bénéficier des règles
spécifiques du droit commercial.14

 Accès aux droits commerciaux : En tant que commerçant de droit, vous


avez accès à des droits spécifiques liés à votre activité commerciale.
Cela inclut des avantages fiscaux, des facilités pour obtenir des crédits
11
Voir l’article 17 de la loi n° 002/2001 du 03 juillet 2001 portant création, organisation et fonctionnement des
tribunaux de commerce.
12
P. NGOMA , [Link]. p. 47
13
Ibidem
14
[Link] consulté le 23 mai à 22h30’
commerciaux, et la possibilité de participer à des marchés publics ou à
des appels d’offres réservés aux professionnels¹.

 Reconnaissance professionnelle :Être enregistré en tant que


commerçant de droit confère une certaine légitimité et reconnaissance
dans le monde des affaires. Cela peut faciliter les relations avec les
clients, les fournisseurs et les partenaires commerciaux.15

 Problématique fiscale du commerçant de fait


Il est nécessaire de rappeler qu’en république démocratique du Congo le régime
fiscal en vigueur c’est le régime déclaratif.
Ce régime signifie qu’il revient aux contribuables de souscrire leurs déclarations
fiscales aux échéances précises. Celles-ci sont à priori supposées sincères et complètes ;
d’où l’obligation pour chaque contribuable d’être en mesure de justifier les éléments
déclarés. Dès lors, l’administration fiscale dispose d’un pouvoir de contrôle visant la
recherche des redevables défaillants et la vérification des déclarations souscrites. 16
Le régime déclaratif est un système fiscal dans lequel les contribuables sont tenus
de déclarer eux-mêmes leurs revenus, leurs dépenses et leurs avoirs pour calculer l’impôt
dû. Ce système semble contenir beaucoup de faiblesse mais nous en parlerons dans nos
prochains travaux scientifiques.
Par ces définitions nous comprenons qu’il revient au contribuable de se présenter
devant l’administration pour déclarer ses revenus.
Dans le cas du commerçant de fait , il lui reviendrai donc de se présenter et de se
faire attribuer un numéro d’identification nationale par le ministère de l’économie
nationale mais aussi de se faire identifier au près de l’administration fiscale au moyen
d’un numéro d’impôt ou nouvel identifiant nationale ( NIF ) cela paraît illusoire pour le
commerçant de fait lui qui n’a pas encore rempli l’obligation première d’un commerçant qui
est celle de l’immatriculation. Le commerçant de fait sera donc non identifié au près de
l’administration fiscale , qui pourra nullement l’imposé car elle ne saura qu’elle existe.

Chapitre 2 : Exercice des sociétés des faits

15
[Link] consulté le 23 mai à 22h40’
16
P. COPPENS et A. BAILLEUX , Droit fiscal : l’impôt des personnes physiques, éd. Larcier, Bruxelles , 1992,
p. 88
Section 1 : Société de fait
En droit des sociétés, il existe des situations dans lesquelles l’existence d’une société
peut être contestée et d’autres dans lesquelles on estime qu’une société a été créée alors même
qu’aucune démarche d’immatriculation n’a été accomplie. Ces deux cas correspondent
respectivement aux sociétés de fait et sociétés créées de fait.
Paragraphe 1 : Notion
Une société de fait est une société en activité qui a volontairement été constituée par
une ou plusieurs personnes , mais qui n’a pas été formée correctement c’est-à-dire qu’une ou
plusieurs règles de formes pour créer une société n’ont pas été respectées .
La société de fait n’a pas de personnalité juridique distincte de celle de ses membres.
Cela signifie que les sociétés sont personnellement responsable des dettes et des engagements
de la société , et que leurs biens personnels peuvent être soumis en cas de problème .
Nous trouvons nécessaire de faire une petite différence entre une société de fait et une
société de droit ;
.La différence entre les deux, tient au fait, que la société de fait n’aurait pas dû être
immatriculée puisqu’il manque au moins une condition de forme obligatoire.17
Paragraphe 2 : Régime juridique
En droit positif congolais, les sociétés de fait ne sont pas régies par un régime
juridique spécifique. En effet, le Code des sociétés commerciales et des groupements d’intérêt
économique en République Démocratique du Congo ne reconnaît pas les sociétés de fait
comme une forme juridique de société.
Les sociétés de fait sont généralement considérées comme des entités informelles,
créées sans respecter les formalités légales requises pour la constitution d’une société. Elles
ne bénéficient donc pas de la personnalité morale et ne peuvent pas être immatriculées au
registre du commerce et du crédit mobilier..
En cas de litige ou de conflit au sein d’une société de fait, les associés peuvent se
tourner vers les tribunaux civils pour régler leurs différends. Cependant, la reconnaissance et
l’application des droits des associés dans une société de fait dépendent souvent de la
jurisprudence et des principes généraux du droit applicables en la matière.18

Section 2 : Champ d’application


Un champ d’application est un ensemble des biens, des activités, des situations ou des
opérations concernés par une règle de droit et détermination des limites dans lesquelles cette
règle de droit s’applique.
17
[Link] Consulté le 20 mais à 20h30’
18
Ibidem
Paragraphe 1 : Plan interne
Selon le droit OHADA il y’a sociétés de faites lorsque deux ou plusieurs personnes
physiques ou morale ont constitué entre elles une société reconnue par le présent acte
uniforme mais qui comporte un vice se formation non régularisé ou ont constitué entres elles
une société non reconnue par le présent acte uniforme .19 qui n’est pas à confondre avec les
sociétés créée de faite dont les associés n’ont pas conscience d’avoir créé une société et dont
la société n’est pas reconnue par l’acte.
Les société de fait sont les société les plus répandu en République démocratique du
Congo en particulier parmi les petites entreprises et commerçants opérant dans le secteur
informel de l’économie.
En raison de la simplicité de mise en place et du caractère informel de ces entités, de
nombreuses personnes choisissent de former des sociétés de fait pour mener des activités
commerciales en collaboration avec d’autres associés.
Elles ne sont pas enregistrées au registre du commerce et de crédit immobilier, n’ont
pas de personnalité morale distincte de celle de leurs associés.
Mais Il est important de noter que ce type de structure comporte des risques,
notamment en cas de litige entre les associés, car il peut être difficile de prouver les droits et
obligations de chaque partie sans documentation formelle.
Sans immatriculation au RCCM ils ne jouissent pas du même droit et obligation que
ont les sociétés commerciales reconnu et donc les associés peuvent se retrouver en grande
difficulté en cas de litige

Paragraphe 2 : Etude comparé des sociétés de fait en République démocratique du


Congo et France
Les sociétés de fait en République démocratique du Congo comme en France sont
presque identique car elles sont similaires aux sociétés en participation dans le fait que les
associés conviennent qu’elle ne seront pas immatriculée au registre du commerce et du crédit
mobilier et qu’elle n’auront pas la personnalité morale .

A. Société de fait en France

La société de fait Française présente les caractéristiques suivantes :20

19
Art.865 de l’acte uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et groupement d’intérêt économique.
20
GUIRAMAND,(F),HERAUD,(A),Droit des société, DCG2,2018,p.146
 Elle est créée et voulue par des associés (à la différence de la société créée de fait que
les associés n’ont pas conscience d’avoir créée)
 La société a fonctionné : selon la Cour de cassation (1987, 1989 et 2001) un élément
caractéristique de la société de fait est l’exercice « de manière durable et importante»
de l’activité sociale ;
 Le contrat de société est atteint d’une irrégularité de fond ou de forme.
 La qualification de société de fait est l’œuvre de la justice saisie à l’occasion de litiges
entre associés ou de litiges entre la société et ses créancier
 La qualification de société de fait entraîne la nullité de la société irrégulière et engage
la responsabilité des associés .)

 Les effets juridiques applicables à la société de fait

La société de fait n’a pas d’existence légale, elle sera annulée. La règle de
l’article 1844-15 du Code civil sera appliquée : lorsque la nullité de la société est
prononcée, elle met fin, sans rétroactivité, à l’exécution du contrat.
A l’égard de la personne morale qui n’a pas pu prendre naissance, elle produit
les effets d’une dissolution prononcée en justice.
Les actes juridiques passés restent donc valables. Les associés devront assumer
ces actes dans leurs rapports et vis-à-vis des tiers. Les bénéfices et pertes de la société
de fait seront répartis entre les associés selon les modalités convenues entre eux, à
défaut par un partage à parts égales. Les associés d’une société de fait devront payer
les dettes sociales car ils engagent leur responsabilité vis-à-vis des tiers de façon :

 Indéfinie et solidaire si l’objet de la société est commercial ;


 indéfinie et conjointe si l’objet de la société est civil. 21

B. La société de fait en République démocratique de Congo

Il y a société de fait lorsque deux ou plusieurs personnes physiques ou morales se


comportent comme des associés sans avoir conclus un contrat écrit au préalable.

21
Ibidem
Et qui ont constitué entre elles une société reconnu par l’Acte Uniforme mais qui
comporte un vice de formation non régularisé ou ont constitué entre elles une société non
reconnue par l’Acte Uniforme.
Dans l’Acte Uniforme, il n’y a pas constitution de sociétés, la société se déduit du
comportement des personnes qui y participent par conséquent les définitions, telles que
suggérées par le législateur, ne rendent pas totalement compte du contenu de la notion de
société de fait. En effet, un certain nombre de conditions sont nécessaires pour cette
reconnaissance. Il s’agit des conditions de validité d’une société à savoir les apports, la
volonté commune d’exploitation et la volonté de partager les bénéfices ainsi que de contribuer
aux pertes, qu’il appartient au juge de vérifier afin de juger s’il y a ou non société de fait. En
pareil cas, les règles de la SNC lui seront applicables.22
Dans le sens de cette théorie générale du droit, la société de fait appartient bien à la
catégorie des situations de fait en République démocratique du Congo tout comme en France ,
elles ont des caractéristiques identiques sauf que en France la qualification de la société de fait
est l’œuvre de la justice saisie à l’occasion d’un litige entre associés où des litiges entre la
société et ses créanciers tandis que en République démocratique du Congo le juge est saisi
d’une demande de reconnaissance de l’existence d’une société de fait.

CONCLUSION
L’étude que nous venons de réaliser a porté sur le commerçant de fait en droit positif
congolais révèle la complexité et la subtilité de ce concept juridique. À travers l’analyse des
dispositions légales et jurisprudentielles pertinentes, nous avons pu mettre en lumière les
caractéristiques, les obligations et les conséquences de la qualité de commerçant de fait en
22
SAKATA ( M) , [Link]. p. 48
République Démocratique du Congo. Nous avons pu constaté que le commerçant de fait est
une personne qui fait de l’accomplissement de l’acte de commerce par nature sa profession
sans pourtant s’être fait immatriculé au RCCM .
Il Apparaît clairement que même en l’absence d’une immatriculation au registre du
commerce, une personne exerçant une activité commerciale de manière habituelle et
indépendante peut être considérée comme un commerçant de fait, avec les droits et les
obligations qui en découlent. Cette réalité souligne l’importance de la protection des tiers et la
nécessité pour l’État de réguler les activités commerciales informelles.
En outre nous avons analysé le concept théorique du commerçant de fait en droit
positif congolais en décortiquant les conditions requises pour être qualifié commerçant de fait.
Ce faisant nous avons constaté que les conditions requises pour revêtir la qualité de
commerçant de fait et celles pour être commerçant de droit ont quelques traits de
ressemblance car ces deux types de commerçant posent des actes de commerce par nature et
que la seule la différence entre ces deux commerçant réside dans le fait que le commerçant de
fait ne remplit pas toutes les conditions pour être considéré comme étant commerçant de droit
à savoir la non immatriculation au RCCM. , la non obtention d’un numéro d’identification
nationale et la non obtention d’un numéro d’impôt
En suite , pour obtenir plus d’éclaircissement concernant notre sujet nous avons fait
une analysé du régime juridique du commerçant de fait en droit congolais, et cela nous a
conduit à faire également une analyse du cadre légal et réglementaire du commerçant de fait
ainsi que des conséquences juridiques de se rapportant au commerçant de fait en droit
congolais.
Cependant tenant compte du fait que le commerce de fait peut-être effectuer soit par
une personne physique d’où la qualification de commerçant de fait ou soit par une personne
morale ;
Ainsi nous avons trouvé nécessaire de faire également une étude sur les personnes
morales exerçant le commerce de fait càd les sociétés de faits,
À cet effet , une société de fait est une société en activité qui a été volontairement
constituée par une ou plusieurs personnes mais qui n’a pas été formée correctement c’est-à-
dire qu’une ou plusieurs règles de forme n’ont pas été respectées .
En droit positif congolais les sociétés de fait ne sont pas régies par un régime juridique
spécifique puisque les sociétés de fait en droit congolais dont considérés comme étant
informelles sans respect des formalités légales pour la constitution d’une société.
En vue d’avoir plus d’informations en ce qui concerne les sociétés de fait ,notre étude
nous a conduit à une comparaison des société de fait en RDC et des sociétés de fait en France.
En définitive, la question des commerçants de fait en droit congolais demeure un sujet
d’actualité et de réflexion, appelant à une évolution constante du cadre réglementaire pour
répondre aux réalités du monde des affaires contemporain et aux défis économiques de notre
société. Il revient aux acteurs du droit, aux praticiens et aux législateurs d’œuvrer ensemble
pour une meilleure compréhension et une régulation efficace de cette catégorie particulière
d’opérateurs économiques dans notre pays.

BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
CARBONIER ( J ) , flexibilité du droit : pour une sociologie du droit sans rigueur, 10e
édition, paris , LGDJ, 130p.
COPPENS ( P ) et BAILLEUX ( A ) , Droit fiscal : l’impôt des personnes physiques,
éd., Larcier, Bruxelles , 1993. 235p.
GUIRAMAND ( F ) et HERAUD ( A ) , droit des sociétés, DCG2, 2014, p. 600
NGOMA (P), Droit commercial général, 1er édition, Kinshasa, 2023, 1200p.

SAKATA ( M) , Droit de société, 2019 , 130p


RAYMOND ( G) et VINCENT ( J ) , Lexiques des termes juridiques, Paris , Dallos,
301p

II. TEXTES LÉGAUX ET RÉGLEMENTAIRES


Acte uniforme révisé relatif au droit des sociétés commerciales et du Groupement
d’intérêt économique
Acte uniforme portant sur le droit commercial général
Décret du 02 août 1913 sur les commerçants et la preuves des engagements
Commerciaux
Décret du 06 mars 1951 sur l’immatriculation au registre du commerce

III. SITES WEB


www. Mé[Link]
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