0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
17 vues50 pages

Rôle des marchés à Kpomassè

Transféré par

qabdelhamide
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
17 vues50 pages

Rôle des marchés à Kpomassè

Transféré par

qabdelhamide
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI

(UAC)

*-*-*-*-*-*-*-*-*
FACULTE DES SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES
(FASHS)
*-*-*-*-*-*-*-*-*
DEPARTEMNT DE GEOGRAPHIE ET AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
(DGAT)
*-*-*-*-*-*-*-*-*

MÉMOIRE DE LICENCE DE GÉOGRAPHIE

OPTION : GÉOGRAPHIE HUMAINE ET ECONOMIQUE

ROLE ET PLACE DES MARCHES DE LA


COMMUNE DE KPOMASSE DANS LA
DISTRIBUTION DES PRODUITS VIVRIERS

Présenté par :
QUENUM Abdel Madjidi

Sous la direction de :
Dr Hervé KOMBIENI
Maitre-assistant au DGAT / FASHS / UAC

Soutenu, le ..../…. /20….

1
Sommaire

Sommaire.................................................................................................................2

Dédicace ..................................................................................................................3

Liste des sigles et acronymes ................................................................................. 4

Remerciements ...................................................................................................... 5

Résumé ....................................................................................................................6

Introduction .............................................................................................................7

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE ET APPROCHE

METHODOLOGIQUE ...........................................................................................9

CHAPITRE II : PRESENTATION DU CADRE DE RECHERCHE ET LES

PRODUITS

VIVRIERS COMMERCIALISES DANS LES MARCHES DE KPOMASSE ...17

CHAPITRE III : EFFETS ECONOMIQUES DES COMMERÇANTS, LEUR

CONTRIBUTION AU DEVELOPPEMENT LOCAL ET L’AMELIORATION

DES.................................................................................................................... 34

DISCUSSION .......................................................................................................39

CONCLUSION .....................................................................................................40

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ..............................................................42

Annexes .................................................................................................................44

Liste des illustrations .............................................................................................48

Tables des matières…………………………………………………..……... 49

2
Dédicace
A:
- mon père Moudachirou QUENUM et
- à ma mère Sidikatou ALLADE

3
Liste des sigles et acronymes

BU : Bibliothèque Universitaire
CECPA : Centre Communal de Promotion Agricole
CIPE : Centre des Impôts des Petites Entreprise
CLCAM : Caisse Locale de Crédits Agricole et Mutuels
FADEC : Fonds d’Appui au Développement des Communes
FCFA : Franc de la Communauté Française
FFOM : Force Faiblesse Opportunité et Menace
FSA : Faculté des Sciences Agronomiques
IMF : Institution de Micro finance
MAEP : Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche
MEF : Ministère de l’Economie et des Finances
OMD : Objectif du Millénaire pour le Développement
PADSA : Projet d’Appui au Développement du Secteur Agricole
PAGER : Projet d’Appui aux Activités Génératrice de Revenu
PAPME : Agence de Promotion et d’Appui aux Petites et Moyenne
RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat
:Entreprises
TDL : Taxe de Développement Local
TVA : Taxe sur valeur Ajoutée
UAC : Université d’Abomey Calavi
USPP : Union sous-préfectorale des Producteurs

4
Remerciements
Mes sincères remerciements à tous ceux qui de près ou de loin m’ont conseillé, encouragé et
aidé au cours de cette étude.
Je pense particulièrement à :
❖ Dr Hervé KOMBIENI, Maitre-assistant, Enseignant chercheur à l’UAC au
Département de Géographie et Aménagement du Territoire et
Coordonnateur de cette formation, pour avoir accepté de diriger ce mémoire
sans réserve et avec une détermination malgré ses multiples occupations.
❖ À toute ma famille QUENUM, mes frères Hamide et Mohamed QUENUM et
sœurs Mouïnath QUENUM et Yasmine de Dra o pour leurs conseils et soutiens.
❖ À l’ingénieur Dieudonné AGBOTRID.'A qui m’a vraiment aidé dans la rédaction
de ce mémoire et aussi de ses conseils.
❖ Aux honorables membres du jury qu: ont accepté d’apprécier ce travail pour son
amélioration qu’ils reçoivent.
Enfin, à tous ceux qui, de près ou de loin, m’or.t apporté leur concours durant mes
recherches et dont les noms ont été tus à dessein, j’adresse de tout mon cœur ma profonde
gratitude.
À tous infiniment merci ! ! !

5
Résumé
Les produits vivriers issus des activités de production agricole éprouvent souvent des
difficultés pour leur commercialisation. Ainsi, les marchés sont les principaux lieux choisis
pour leur écoulement. Cette recherche vise à analyser le rôle et la place des marchés de la
commune de Kpomassè dans la distribution des produits vivriers.
L’approche méthodologique utilisée s’articule autour de la collecte des données auprès de 50
commerçants, leur traitement et l’analyse des résultats à l’aide du modèle SWOT. Les
résultats obtenus montrent que les facteurs naturels et humains déterminent les échanges
commerciaux qui jouent un rôle important dans la circulation monétaire et l’animation de la
ville. Les deux marchés constituent une source non-négligeable d’emploi et de revenus à la
population locale. Ils mobilisent plus de 2.500 usagers dont environ 65 % de femmes et 25
% d’hommes environ. Ces marchés périodiques offrent beaucoup de produits vivriers et
services qui participent à la satisfaction des besoins essentiels de la population et constitue,
un gisement important de ressources au travers des droits de place et les taxes. Ils
contribuent en moyenne à 1,5 % au budget communal. Toutefois, le circuit de distribution
des produits vivriers est confronté à de nombreuses difficultés. La mise en œuvre d’actions
concrètes de promotion des marchés va permettre de les rendre plus actifs et attractifs pour
contribuer au développement local.
Mots clés : Kpomassè rôle, place, distribution, marchés, système de collecte.
Abstract
Food products from activities agricultural production experience often difficult for their
marketing. Thus, markets are the main places selected for runoff. This research aims to
analyze the role and instead markets the town of Kpomassè in the distribution of food
products. The methodological approach used revolves around the data collection with 50
traders, treatment and analysis results with the model SWOT. Results show that the naturel
factors and human determine trade who play an important role in traffic monetary and
animation of the city. Both markets are a source significant and employment income to the
local population. They mobilize more 2,500 uses approximately 65% of women 25% of men
about. These markets periodic offer many food products and services that participate in the
satisfaction of basic needs of the population and is a deposit important resource through
rights place and taxes. They contribute an average of 1.5% budget communal. However, the
distribution channel food products faces many difficulties. Implementation of concrete
actions promotion markets will afford to make them more active and attractive to contribute
to the local development.
Keywords : Kpomassè rôle, place, distribution, markets, collection System

6
Introduction
En Afrique, les questions relatives à la distribution des produits vivriers demeurent
préoccupantes dans les pays en développement: PED). L’un des volets couramment
évoqués dans ces pays concerne les marchés des produits agricoles. En effet, les marchés
sont confrontés à de multiples difficultés telles que la mauvaise gestion des infrastructures
marchandes et la mauvaise allocation des taxes et impôts perçus au niveau des
commerçants.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement a entrepris la construction de nouvelles
infrastructures marchandes. Mais aussi la réhabitation de plusieurs marchés pour le
bonheur des acteurs des filières agricoles. Aussi, de nombreux efforts ont été faits dans le
souci d’augmenter le niveau de la production des produits vivriers. Ainsi, un accroissement
de la production céréalière de plus 21% réalisés au cours de la campagne agricole 2007-
2008 par rapport à la campagne précédente (MAEP. 2 x. p.57). A titre d’exemple, le maïs
constituant une base importante de l’alimentation béninoise, représente 80% de la
production céréalière (ONASA, 2006, p.127) et plus de 57% de la production des
principaux produits vivriers
-(Fiomohé, 2008, p. 121). Cette denrée monopolise à elle seule 70% du panier de la
ménagère béninoise. Comme pour la plupart des denrées, d'importantes quantités de maïs
sont commercialisés sur les marchés.
Au vu de l’importance que revêtent les marchés dans la commercialisation des produits
vivriers, il est indispensable d’appréhender le rôle et la place des marchés dans la
distribution des produits agricoles, mais aussi dans le développement local. La plupart des
études réalisées sur la commercialisation des produits vivrier' dans le PED utilisent le
modèle de structure- comportement-performance (SCP) de l’économie industrielle et la
théorie des coûts de transaction de l’économie institutionnelle. .Dans le SCP, la structure
d’un marché est caractérisée par le nombre d’acteurs (Huynh et Besancenot, 2004, p.12).
Le comportement du marché correspond aux différentes stratégies par les acteurs afin de
s’adapter aux conditions du marché. Dans ce travail, ce modèle permet donc de mettre en
exergue les types de produits commercialisés dans les marchés de la commune de
Kpomassè, la contribution des marchés dans le développement local, l’amélioration des
conditions de vie des populations et enfin des options stratégiques pour une meilleure
contribution des marchés au développement local.
Ainsi, ce travail est organisé en trois (03) chapitres :
 le premier chapitre est caractérisé par la problématique, l’état de connaissance, la

7
clarification des concepts, et la méthodologie utilisée;
 le deuxième chapitre porte sur la description du cadre géographique et met en relief les
produits vivriers commercialisés dans les marchés de Kpomassè;
 le troisième chapitre aborde la contribution de ces marchés et les solutions pour la mise en
valeur de ces marchés pour une meilleure contribution.

8
CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE ET APPROCHE METHODOLOGIQUE
Le présent chapitre est consacré à la présentation du cadre théorique et à l’approche
méthodologique.
1.1. Cadre théorique
Cette partie est constituée de la revue de littérature, clarification des concepts, la
problématique, des hypothèses de travail, des objectifs de recherche et l’approche
méthodologique.

1.1.1. Revue de littérature


Les questions du rôle et place des marchés et les problèmes de distribution des produits
vivriers ont intéressé plusieurs acteurs ces dix dernières années. Les scientifiques sont de
plus en plus décidés à comprendre les motifs des multiples problèmes de distribution des
produits vivriers observés aussi bien sur le plan national qu'international.
Selon Kponoukon (2012, p.88), plusieurs marchés ont vu le jour sur toute l’étendue du
territoire national et sont des centres d'échanges qui s’animent à périodicité bien déterminée
au cours de la semaine. Ces marchés permettent la distribution des produits vivriers, ce qui
permet un développement des communautés et l'amélioration des conditions de vie des
populations.
Pour Bio (2006, p.7), les marchés se créent là où un ou plusieurs groupes humains éprouvent
le besoin d’échanger des valeurs plus ou moins régulières. Ce qui traduit l’existence de
plusieurs marchés aujourd’hui dans les différents pays.
Pour Igué (2006, p.9), le Bénin est riche en marchés périodiques, il fait partir des zones de
fortes activités d’échanges sur le Golfe de Guinée dont l’origine remonte à la période de la
traite négrière. Ces riches marchés favorisent ‘écoulement rapide des produits vivriers pour
un développement des différentes communauté
Pour Kadjègbin (2010, p.98), les impacts du marché sur une communauté sont trop grands.
Selon l’auteur, ce marché contribue au développement des communes à travers les
ressources mobilisées par les autorités locales. Il a montré qu’environ 67 % des hangars sont
des appâtâmes construits en matériaux précaires afin de permettre à ce marché de jouer
pleinement son rôle dans le processus de développement.
Dans le souci de montrer l’importance des marchés, Hountcheme (2010, p. 13) explique
qu’en cette ère de la décentralisation les marchés jouent un rôle important dans la
mobilisation des ressources locales. Malgré ces multiples fonctions que jouent ceux-ci, les
marchés n’arrivent pas à combler toutes les attentes des usagers pour plusieurs raisons telles
que : le manque et la vétusté des infrastructures économiques, la mauvaise gestion des

9
ressources.
De même, Govo (2008, pp. 12-15), a fait ressortir les éléments de commerce, il pose le
problème des échanges commerciaux, analyse les différentes échanges qui ont lieu dans les
communautés et présente les principaux acteurs chargés de les animer ainsi que
l’organisation des circuits de distribution des produits vivriers.
Le développement intense des moyens de communication et la multiplication des échanges
nécessitent la création et la dynamisation des lieux d’échange ou marché (Koumagnon, 2002,
p.88).
A l’instar des grands marchés africains, les grandes difficultés des marchés béninois sont en
générale le manque d’infrastructure d'équipement marchandes de qualité et la mauvaise
exploitation des aires réservées aux échanges Michelon, 2008, pp.9-10).
L’augmentation des coûts de transport et la dégradation des routes sont les véritables
problèmes de la distribution des produits. Le modèle de structure-comportement-
performance (SCP) aide plus à cerner les marchés. La structure du marché est caractérisée
par le nombre d’acteurs, l’existence des barrières à l'entrée, le degré de différenciation des
produits, l’intégration, la structure des coûts, etc. pour Huynh et Besancenot, 2004, p,12).Le
comportement du marché correspond aux différentes stratégies adoptées par les acteurs afin
de s’adapter aux conditions du marché.
La plupart des résultats obtenus par les autres auteurs indiquent que les marchés vivriers de
regroupement sont des marchés de leader et c'est plus efficace que les marchés de
consommation du Bénin en raison des problèmes de coordination tels que les coûts de
transaction, la dégradation des routes, la distance et l'augmentation des taxes prélevées dans
les marchés.
1.1.2. Clarification des concepts
Elle a pour but d’apporter plus de précision ou de fixer les limites dans la compréhension de
certains termes.
• Place
C’est un espace occupé par quelque chose ou quelqu'un. Ainsi, selon Keopseuth et al.,
(2008) la place est un espace public découvert, entouré de constructions dans une
agglomération.
Pour George et Verger (1970, p.352), un place est un espace libre, à l’intérieur d’une ville,
consacré à la circulation, à la tenue de diverses manifestations de la vie collective,
cérémonies civiles et religieuses, fêtes, marchés. Ici il s’agit de la place que les marchés
occupent dans le développement local et l’amélioration des conditions de vies dans la
commune.

10
• Rôle
Partie d’un texte que doit dire sur scène les acteurs. Selon Liton (1968), un individu remplit
un rôle« quand il met en œuvre les droits et les devoirs qui constituent le statut. Pour Beger
(1963), le rôle est alors conçu comme un élément essentiel du développement de la
personnalité soit qu’il a fonction comme un modèle culturel soit qu’il apporte une
contribution majeure au processus de socialisation.
• Distribution
C’est l’ensemble d’opérations et de circuits qui mettent un produit à la disposition des
acteurs. Pour Bathelot (2016) la distribution désigne l’ensemble des acteurs commercialisant
un produit aux consommateurs finaux (particulier ou entreprise).
Pour George et Verger (1970, p. 139), la distribution s’effectue à partir des petites villes et
des villages par des circuits de commerçants itinérants circulant en camions.
Il s’agit de l’acheminement des produits vivriers vers les marchés de la commune.
• Marché
Etymologiquement le marché vient du latin mercatus, qui signifie commerce. D’après
Georges (1994), « un marché est un lieu de commercialisation de produits vendus en détail et
l’action de ce commerce elle-même ; comme tel facteur d’organisation de l’espace urbain
surtout dans les villes traditionnelles ». Cette définition a connu une évolution dans le
contexte économique où le marché est présenté comme « lieux diurnes et obscurs couverts
ou en plein air où l’on met en vente des produits d’origine agricole, halieutique et pastorale
et des produits d’origine industrielles ». Au sens économique, le marché est un lieu
d’écoulement de toute sorte de commerce. Pour Jacquart (2005) le marché est un système
d’échange ou se rencontre l’offre et la demande. Au sens commercial étroit, le marché est
l’ensemble des consommateurs d’un produit sur un territoire géographique délimité et sur un
laps de temps précis. Dans le cadre de ce mémoire, il désigne le lieu public, en plein air ou
couvert, où l’on vend et où l’on achète des marchandises.

1.1.3. Problématique

A l’instar des grandes villes de la planète, les villes béninoises sont dotées de grands centres
commerciaux qui au-delà des aspects politiques et administratifs, leur confèrent le statut de
pôle d’attraction économique (Koudérin, 2008, p.77).
Leur organisation et leur dynamique dépendent des potentialités naturelles et des politiques
économiques où ils sont implantés (Paulais et Wilhen, 2000, p. 198).
Les hommes pour satisfaire les besoins ont jugés nécessaires de produire et d’échanger. Les
marchés sont des endroits doués de caractéristiques sociales, économiques, culturelles et

11
autres où l’on rencontre acheteurs et vendeurs de diverses origines (Atchadé, 2000, p.78).
Le réseau commercial des marchés béninois implique plusieurs types de relations sociales où
interviennent à la fois divers acteurs (producteurs, transporteurs, commerçants,
transformateurs et consommateurs) dont les intérêts convergent aux lieux de rencontre et des
lieux d’échanges désignés par le terme « marché » (Salifou, 2008, p.76).
Plus le marché a de monde, plus sa zone de rayonnement est vaste, et joue un rôle pour le
développement. L’évolution des activités d’échanges a suscité l’émergence de réseau de
marchés de nouvelles générations (Tchaou, 2011, p.84). Pour faciliter ces échanges, il faut la
construction d’infrastructures marchandes, de transports adéquats et l’aménagement de celles
qui existent. Selon N’Bessa (2010, p.56), il importe que les autorités locales accordent une
attention particulière aux problèmes des marchés ruraux dont le rôle est d’une grande
importance dans l’approvisionnement des centres urbains. Ces marchés participent au
développement local et à l’amélioration des conditions de vie. C’est pour cela il faut une
bonne politique de développement local qui devrait accorder une place importante au marché
puisqu’il contribue à la réduction de la pauvreté en améliorant les perspectives de commerce
et d’emploi (OCDE, 2009).
Pour Coeurderoy (2007, p.75), une organisation de marché est un regroupement d’agent
économique mettant en place des mécanismes qui permettent de réduit les coûts de
transaction pour la commercialisation de ces produits et donc de coordonnée plus aisément
les transactions. C’est en cela Aoki (2006, [Link]) explique qu’en présence d’informations
incomplètes et asymétriques, l’organisation des marchés permet aux agents économiques
disposant d’une rationalité limitée de réduit les cous', de traitement. Par ailleurs, les produits
vivriers se distinguent par leur caractère périssable et l’impossibilité pour les producteurs,
mais aussi pour les commerçants de les stocker (Gnimadi, 2008, p.l 18).
Dès lors, la mise en place du marché permet d’accompagner de façon durable le
développement local, il est important d’aborder le rôle des marchés de Kpomassè dans le
développement local et l’amélioration des conditions de vie. C’est pour appréhender les
problèmes qui entachent les marchés que le sujet «Rôle et place des marchés de la Commune de
Kpomassè dans la distribution des produits vivriers.» est choisi. Face à cela, un certain nombre
de questions méritent d’être posées :
 Quelle est la typologie des produits vivriers commercialisés dans les marchés de
Kpomassè ?
 Quels sont les problèmes liés aux dysfonctionnements des marchés de Kpomassè
dans le processus de distribution des produits vivriers ?
 Quelle est la contribution des marchés de Kpomassè dans le développement local ?

12
Pour répondre à ces questions, des hypothèses ont été émises.

1.1.4. Hypothèses de travail


Les hypothèses de recherche énoncées dans le cadre de cette recherche sont :
 il existe plusieurs types de produits vivriers dans les marchés de la commune de
Kpomassè ;
 plusieurs problèmes empêchent le bon fonctionnement des marchés de la commune de
Kpomassè ;
 les marchés de la commune de Kpomassè contribuent au développement local et
l’amélioration des conditions de vie des populations.
Pour vérifier ces hypothèses de travail, les objectifs de recherche ont été fixés.
1.1.5. Objectifs de recherche
L’objectif global de cette recherche est d’analyser le rôle et la place des marchés de la
commune de Kpomassè dans la distribution des produits vivriers au sein des différents
acteurs.
 identifier les types de produits vivriers commercialisés dans les marchés de la
commune de Kpomassè ;
 déterminer les problèmes qui empêchent le fonctionnement des marchés de la
commune de Kpomassè dans le développement local
 présenter la contribution des marchés de Kpomassè et proposer des options
stratégiques pour une meilleure contribution au développement local.
Pour atteindre les objectifs définis dans le cadre de cette recherche, il est adopté la démarche
méthodologique suivante.

1.2. Approche méthodologique


C’est la partie qui regroupe la collecte des données ; le traitement des données et analyse des
résultats.
1.2.1. Données utilisées

Il s’agit de données quantitatives et qualitatives utiles à ce travail. Les données quantitatives


se rapprochent aux données démographiques relatives à l’évolution de la population RGPH4,
2013. En ce qui concerne les données qualitatives, elles sont constituées essentiellement de
l’appréciation de la contribution des marchés de la commune de Kpomassè.

1.2.2. Collecte des données


Les acteurs du système de collecte et de distribution des produits vivriers ont été interrogés
au moyen d’un guide d’entretien et d’un questionnaire individuel semi-structuré. Cette

13
collecte a été faite dans deux marchés au sein de la commune de Kpomassè dans le
département de l’Atlantique. Ces marchés ont été choisis de façon raisonnée suivant leur
animation.
[Link]. Recherche documentaire
Elle a consisté en une consultation d’ouvrages scientifiques et autres données statistiques
susceptibles d’aider à améliorer les connaissances sur le sujet de recherche. Elle a aussi
permis de faire le point des connaissances sur le sujet de recherche, de mieux cerner certains
concepts et d’améliorer l’approche méthodologique. A cet effet, plusieurs centres de
documentation de certaines structures ont été visités et nombreux ouvrages lus dans les
centres de documentation et bibliothèque de l’Université d’Abomey-Calavi et des
institutions de recherche (INSAE ; RGPH ; L’ABE ; GOOGLI COLAR) ont été parcourus.
I.2.2.2. Travaux de terrain
C’est la partie qui regroupe la population et l’échantillon, la technique de collecte des
données, les outils et matériels de collecte des données.
❖ Population et échantillon

Au total, 50 commerçantes ont été interviewées sur l’ensemble des deux marchés à savoir
30 personnes dans le marché de Tokpa-Domè et 20 personnes dans le marché de Yénawa.
La technique du choix raisonné a été utilisée pour l’identification des personnes enquêtées
en fonction de la taille de chaque marché. Les critères de sélection de ces personnes sont
les suivants
 vendre dans le marché Tokpa-Domè et Yénawa sur une durée d’un an au moins,
 Être acteur (commerçante, autorité locale ou autorité en charge de la gestion du
marché) dans le secteur d’activité considéré par la recherche.
Ainsi, le nombre des commerçants enquêtés par marché est présenté dans le tableau 1.
Tableau I : Nombre de commerçantes enquêtées par marché.
Marchés visités Nombre de commerçantes
Tokpa-Domè 30
Yénawa 20
Total 50
Source : Données d’enquête, Octobre 2020
Au total cinquante (50) commerçants ont été enquêtés dans les deux marchés que compte la
commune. En ce qui concerne les agents intervenants dans ce domaine, les quelques-uns
rencontrés ont été interviewés

14
❖ Technique de collecte des données
Plusieurs techniques ont été utilisées lors des investigations du terrain. Il s’agit notamment
de l’observation directe qui a consisté à rechercher et identifier sur le terrain des
informations réelles liées au thème. Elle s’est faite d’abord à travers la visite de la zone de
recherche pour répertorier certains acteurs intervenants dans la commercialisation des
produits vivriers. L’intérêt de cette observation est qu’elle fournit une connaissance physique
et humaine du milieu de recherche permettant ainsi de confronter les informations
documentaires aux réalités du terrain. En outre, la méthode d’entretien a permis de dialoguer
avec différents interlocuteurs ciblés (commerçant, autorité local,autorité en charge de la
gestion du marché) pour bien cerner les grandes questions qu’évoque le thème de recherche.
Il a permis de découvrir et de mieux comprendre certaines réalités du milieu de recherche.

❖ Outils de collecte des données


Les outils utilisés pour la collecte des données sont les suivants : le guide d’entretien ou la
grille d’observation à administrer aux populations ciblent et aux techniciens spécialistes
intervenant dans les domaines des affaires du marché et le questionnaire pour recueillir le
point de vue des populations sur la contribution des marchés dans le développement de la
commune de Kpomassè.

Matériel de collecte des données


Les matériels utilisés pour la collecte des données sont les suivants : le GPS pour prendre les
coordonnées pour la réalisation des cartes du secteur de recherche, l’appareil photo
numérique ou le téléphone portable pour la prise des vues.

1.2.3. Traitement des données


A ce niveau les fiches d’enquête ont été dépouillées manuellement et les données collectées
ont été traitées au moyen d’outils appropriés. Les logiciels Word et Excel a permis de faire la
saisie des textes, des données arithmétiques et la réalisation des tableaux qui ont fait l’objet
d’interprétation. Le logiciel ArcGISa permis de réaliser les cartes à partir des données GPS
collectés sur le terrain. Il a été également procédé à l’élimination des données incompatible
aux objectifs poursuivis par la recherche. Plusieurs paramètres de la statistique descriptive
comme pourcentage ont été mis à contribution.

1.2.4. Analyse des résultats


La démarche adoptée pour l’analyse des domiées s’inspire du modèle SWOT (Forces,
Faiblesses, Opportunités, Menaces). L’adoption de ce modèle a facilité la connaissance des

15
potentialités et d’analyser les problèmes internes (forces et contraintes) et externes
(opportunités et menaces) qui influencent la mise en valeur des marchés dans la distribution
des produits vivriers et les stratégies à adopter pour une meilleure contribution des marchés
de la commune de Kpomassè. Le tableau II montre l’utilisation du modèle SWOT dans la
présente recherche.

Tableau II : Modèle d’analyse des résultats (S1-' ■ TT)


Facteurs internes
Forces Faiblesse

Facteurs externes
Opportunités Menaces

Source : Enquête de terrain, Octobre 2020


Les résultats issus de cette analyse ont été interprétés et justifiés par les figures et
commentaires afin de les confirmer ou de les infirmer. Cette approche méthodologique a
permis l’obtention des résultats dont une partie est présentée dans le chapitre II

16
CHAPITRE II : PRESENTATION DU CADRE DE RECHERCHE ET LES
PRODUITS VIVRIERS COMMERCIALISES DANS LES MARCHES DE
KPOMASSE

Cette partie présente les limites géographiques de la commune, expose les fondements
physiques et humains, et met en relief les produits vivriers commercialisés dans les marchés
de la commune.
2.1. Présentation du milieu de recherche
La présentation du milieu de recherche prend en compte la situation géographique et les
données physiques, humaines et économiques du milieu de recherche.
2.1.1. Situation géographique
La commune de Kpomassè localisée dans le département de l’Atlantique est située entre
1°54’ et 2°12’ de longitude Est d’une pan et entre 6°18’et 6°36’ de latitude Nord d’autre
part. Elle est limitée au Nord par la commune d’Allada ; au Sud par la commune de Ouidah ;
à l’Est par la commune de Tori-Bossito ; à l’Ouest par le lac Ahémé. Par ailleurs, ce lac sert
de limite avec les départements du Mono et du Couffo et les communes de Bopa et de Corné.
De même, la commune de Kpomassè se trouve à 5 3 Km de Cotonou (capital économique du
Bénin).

17
Figure 1 : Situation géographique de la commune de Kpomassè
La figure 1 présente la situation géographique de la commune de Kpomasssè avec les
villages ou quartiers. Tous les villages ou quartiers sont pris en [Link] milieu présente
les facteurs physiques et données humaines

2.1.2. Données biophysiques


[Link]. Climat
Le climat qui règne sur la commune de Kpomassè est de type subéquatorial. Ce type de
climat est caractérisé par la succession annuelle de quatre-saisons : deux saisons sèchent et
deux saisons pluvieuses à savoir :
 Une grande saison pluvieuse de Mars à Juillet ;
 Une petite saison pluvieuse de septembre à novembre

18
 Une grande saison sèche de Novembre à Mars et
 Une petite saison sèche de Juillet à d’Aout.
Il est important de dire que ce type de climat permet aux populations de la localité de
recherche de développer les activités agricoles. Ce climat permet de produire une grande
quantité de produits vivriers pour satisfaire la demande sur le marché.

[Link]. Sol
Le type de sol dominant dans l’arrondissement de Kpomassè est le sol ferralitique dénommé
aussi « terre de barre » et les sols ferrugineux Ils sont glissant après une pluie et résiste plus
ou moins à l’effet de l’érosion. Dans la partie Sud de la commune notamment les
Arrondissements d’Agonkanmè et Agbanto, le sol est marécageux. Il existe aussi des
fondations végétales. Ces sols sont propices à l’agriculture et permettent à la population de
faire plusieurs cultures comme les céréales et les légumineuses.

[Link]. Végétation
Dans la commune de Kpomassè, il est rencontré plusieurs types de formations végétales,
entre autres : forêts dégradées, savanes arborées, ou arbustives, prairies, etc. La végétation
est parsemée de plantations de palmier à huile, de tecks, des zones de cultures et de jachères.
Les vastes plains sont dominés par une végétation de Paspalum. Ce milieu regorge
d’importante source d’eau qui permet de développer plusieurs activités. Cette végétation
rend les sols fertiles qui seront utilisés plus tard pour la production des produits vivriers.
2.I.2.4. Hydrographie
La principale ressource naturelle de la commune est le lac Ahémé qui s’étend sur environ
8000 hectares soit sur une distance de 41km. A cela s’ajoute le bras par lequel le Couffo se
jette dans le lac. Le réseau hydrographique est donc très lâche et constitué d’un plan d’eau
permanent : le lac Ahémé de superficie variant de 78km2 en période de basses eaux à
100km2 en hautes eaux (Houndji, 2000). Le lac Ahémé se trouve dans un fossé
d’effondrement subméridien à l’estuaire du Couffo dont il reçoit les tumultueuses ainsi que
quelques petites rivières sur sa rive occidentale comme zouzou ; langli ; selipoui (Bocco,
1994). Il existe par endroit quelques ruisseaux : c’est le cas du ruisseau Amouko dans la
commune de Tokpa- Domè. La nappe phréatique au niveau du plateau est d’une profondeur
environ 34km alors qu’elle n’est qu’à 5km environ dans les abords immédiats du lac
(Houndji, 2000).
La commune de Kpomasssè présente une population très jeune qui s’active dans les activités
de distribution des produits vivriers dans les différents marchés. L’hydrographie dans cette

19
localité permet à la population de développer les cultures de contre saison afin de les
commercialiser dans les différents marchés de la commune.

2.1.3. Données humaines


[Link]. Peuplement
La commune de Kpomassè est majoritairement peuplée du groupe socioculturel fon, des
Adja et Mina qui constitue 76,8% de la population. De nombreux autres groupes s’installent,
mais majoritairement il s’agit des houéda, des sahouè. Des Gbessin, des yoruba et des Aïzo
repartis sur une superficie de 305Km2.

Les religions pratiquées par cet ensemble sont : les religions endogènes (40,20%) ; le
Catholicisme (17,7%) ; le protestantisme (5,25%) ; l’islam (2,17%) ; l’évangélisme et autres
(4,2%). La pratique de ces religions dans la commune n’affecte même pas la cohésion
sociale de la population. La population de la commune a augmenté d’après les différents
recensements.

[Link]. Démographie
Selon le recensement général de la population et de l’habitat (RGPH4), la population totale
de Kpomassè était de 67648 habitants avec une population agricole estimée à 29 580
personnes en 2013. Cette population est répartie dans 5778 ménages dont 70% agricoles et
30% non- agricoles. En 2020, la population de Kpomassè est passée à 99 709 habitants. À
l’horizon 2025, la population avoisinerait 121616 Habitants. Cette population participe au
développement des activités économiques.
2.1.4. Données économiques
Les activités agricoles, le commerce et le transport constituent les principales activités
exercées dans la commune de Kpomassè.
Plus de 70% de la population active exercent les activités agricoles. Les principales cultures
vivrières de la zone sont le maïs, la tomate, le haricot et l’igname. Le commerce représente
la deuxième source de revenu après les activités agricoles tandis que le transport vient en
troisième position.

2.2. Typologie des produits vivriers commercialisés dans les marchés de la commune
de Kpomassè et leur évolution
2.2.1. Description des marchés
Cette partie aborde la description des deux différents marchés que dispose la commune de
Kpomassè. Il faut signaler que ces marchés font l’objet de recherche du présent travail.

20
❖ Cas du marché Tokpa-Domè
Ce marché est situé dans l’arrondissement de Tokpa-Domè et s’étend sur une superficie
d’environ 1,795 hectare. Cette superficie montre clairement que c’est un petit marché.
Toutefois, les activités qui s’y mènent sont d’envergure régionale. De par sa particularité à
se trouver au croisement de plusieurs voies, le marché de Tokpa-Domè offre un
rayonnement sous régional. De nombreux produits agricoles sont commercialisés sur ce
marché.

❖ Cas du marché Yénawa


Ce marché est situé dans l’arrondissement d’Agonkanmè avec une superficie d’environ
1,120 hectare. C’est un lieu d’écoulement de bons nombres de produits vivriers. Malgré la
distance à parcourir pour atteindre ce marché, les consommateurs viennent souvent acheter
les produits en gros ou en détail.

Figure 2 : Carte de la situation et de la description des marchés


La figure 2 montre la situation géographique et la description des marchés de la commune. Il

21
est important de rappeler le marché de Tokpa- Domè et Yenawa sont les deux principaux
marchés que dispose la commune de Kpomassè qui contribuent au développement local à
travers la commercialisation des produits vivriers. Beaucoup de produits vivriers sont
commercialisés dans les deux différents marchés.
2.2.2. Produits vivriers commercialisés dans les marchés de Kpomassè
2.2.2.I. Cas du marché Tokpa-Domè
Au nombre des produits vivriers commercialisés dans le marché de Tokpa-Domè, il faut
citer les céréales, les légumineuses et les cultures maraichères. Les produits vivriers présents
sur le marché de Tokpa-Domè sont présentés sur la planche 1.

Planche 1: Produits vivriers du marché de Tokpa-Domè


Prise de vues : QUENUM, Octobre 2020
La planche 1 présente une variété de produits vivriers commercialisés dans le marché de
Tokpa-Domè à savoir les céréales et les légumineuses. La photo 1.1, montre le maïs
(zeamays) dans une bassine qui représente le principal aliment de base de la population
après sa transformation, il est vendu sur toute l’étendue de la commune et représente
36,37% des produits vivriers vendus sur le marché de Tokpa-Domè. Son prix est variant
d’une commerçante à une autre; la photo 1.2 présente la tomate (Solanumlycopersicum) qui
représente la principale culture maraichère produite dans la commune avec une moyenne
15,15%.Les acteurs qui animent la commercialisation primaire de la tomate fraiche dans le
marché Tokpa-Domè sont les producteurs et les commerçantes. Avant la mise en vente, la

22
tomate subit les opérations de triage et de calibrage. Les emballages sont constitués de
bassines, des ustensiles en plastiques ou des paniers. Les acheteurs sont essentiellement :
les grossistes-collecteurs, les grossistes-redistributeurs, les semi-grossistes et parfois les
détaillants; la photo 1.3 du haricot (Phaseolusviilgaris} le seul produit légumineux produit
dans la commune, il est cultivé un peu partout dans la région et constitue un produit très
important dans la sécurité alimentaire. Deuxième produit agricole récolté de la saison, le
haricot est commercialisé dans le marché de Tokpa-Domè. Son prix augmente au jour le
jour et le kilogramme est vendu entre 500F et 800F; la photo 1.4 du piment; la photo 1.5 de
l’oignon et la photo 1.6 des sacs de riz (OrizaSativa) qui ne sont pas cultivés dans la
commune de Kpomassè. Toutefois, les commerçantes s’approvisionnent ailleurs pour venir
revendre sur le marché de Tokpa-Domè. Il représente 24,24% des produits commercialisés
au niveau du marché de Tokpa-Domè.
La figure 3 montre l’évolution des produits vivriers commercialisés d’après les travaux de
terrain.

Figure 3 : Produits vivriers commercialise dans le marché de Tokpa-Domè


Source : Enquête de terrain, Octobre 2020
L’analyse de la figure 3 mon tre que plusieurs produits vivriers sont commercialisés dans le
marché de Tokpa-Domè. Il ressort le maïs vient en premier avec 36,37 %, ce qui montre son
caractère indispensable dans F alimentation de la population ; le riz 24,4 % qui vient en
deuxième ; le haricot qui suit le riz avec 19,09 % et enfin viennent l’oignon et la tomate en
dernière position avec 15,15 % respectivement

23
[Link]. Cas du marché Yénawa
Les produits vivriers commercialisés dans le marché Yénawa sont entre autres : les céréales,
les tubercules et les cultures maraichères (planche 2).

Planche 2 : Produits vivriers commercialisés dans le marché de Yénawa

Prise de vue : QUENUM, Octobre 2020


La planche 2 présente une variété de produits vivriers commercialisés dans le marché de
Yénawa. Il s’agit en autres des céréales comme le maïs (zeamays) qui est la principale
culture commercialisée dans le marché de Yénawa (pnoto 2.6). Il représente 34,09% des
produits vivriers commercialisés; les feuilles et bulbes comme la laitue (Lactuca Saliva), qui
représente 13,64% des produits vivriers du marché de Yénawa (photo 2.2), la laitue est l’un
des produits vivriers les plus rares. Ainsi, en raison de son prix élevé, beaucoup de
consommateurs diminuent la consommation en ce produit à cause de leur pouvoir d’achat
faible; les tubercules comme l’igname (Dioscorea) (photo 2.1) qui est moins cultivée dans la
commune de Kpomassè. Ce qui en fait un produit rare dans le marché de Yénawa (2,27%).
Ainsi, l’approvisionnement des consommateurs de Kpomassè et de Ouidah est assuré par un
circuit long animé par de nombreux agents et la patate douce (Ipomoeabatatas) (photo2.1)
qui est aussi une culture moins cultivée dans la commune et moins commercialisée dans le
marché de Yénawa (2,27%); les cultures maraichères comme la tomate
(Solamimlycopersicum) (photo 2.3) qui est une culture primordiale pour la commune et
souvent commercialisée abondamment dans le marché de Yénawa (31,82%). Selon la mairie
de Kpomassè, le prix de la tomate entre 2019-2020 sur le marché Yénawa varie entre 500F

24
et 1000F le panier et les épices comme le piment (capsicumanmium) (photo 2.4) qui est
commercialisé dans le marché de Yénawa et représente 9, 09% des produits vivriers. Bien
que son prix varie chaque jour, le piment est acheté par toutes les couches sociales (figure 4)

Figure 4 : Produis vivriers commercialisés dans le marché de Yénawa


Source : Enquête de terrain, Octobre 2020
D’après l’analyse de la figure 4, il est constaté que beaucoup de produits vivriers sont
commercialisés comme le cas du marché de Tokpa-Domè. A travers cette figure, il est
remarqué le maïs occupe une place importante dans la consommation alimentaire avec 34,09
%, la tomate qui vient par la suite avec 31,82 % qui constitue un produit commerciale, la
laitue commerciale occupe aussi une place dans le marché et dans la consommation avec
13,64 %, le piment qui intervient aussi dans la consommation occupe une place aussi avec
9,09 % et l’igname et la patate occupent respectivement 2,27 % dans le cadre des produits
commercialisés dans ce marché.
Ces produits vivriers sont consommés par la population selon une quantité d’après les
travaux de terrain.
2.2.3. Quantité de produits vivriers consommée par individu

Pour mieux vivre, la population de la commune s’approvisionne en produits vivriers pour


satisfaire leur besoin fondamentaux. Ces produits sont évalués en kilogramme selon la
consommation par an et par individu.

25
Le tableau 3 présente la quantité consommée en kg par an et par individu.
Tableau III: Quantité consommée par an et par individu

Produits vivriers agricoles Quantité en kg/an/individu Proportion en%


Tomate 80 1
Maïs 40 2
Haricot 15 3
Piment 08 4
Igname 05 5
Patate douce 02 6
Laitue 02 6
Source : Mairie de Kpomassè, 2015
Il ressort du tableau 3 que la tomate est le premier produit vivrier le plus consommé dans la
commune de Kpomassè à raison de 80kg/an par individu. Le maïs vient en deuxième
position avec une consommation annuelle par individu de 40kg. Viennent ensuite le haricot
et le piment en troisième et quatrième rang respectivement avec une consommation de
15kg/an et 8kg/an par individu, l’igname qui vient avec une consommation annuelle de 5 kg
et pour finir la patate douce et la laitue viennent en dernière position avec 2 kg
respectivement pour une consommation annuelle par individu. Ces données de
consommations permettent d’apprécier le rôle de la place des marchés dans la distribution
des vivriers dans la commune de Kpomassè.
Plusieurs moyens sont utilisés pour acheminer les produits vivriers vers ces marchés de la
commune.
2.3. Fonctionnement des marchés
2.3.1. Circuits de commercialisation des produits vivriers
Les acheteurs des produits vivriers viennent de divers horizons pour s’approvisionnement au
niveau des marchés de Kpomassè. Ainsi, sur les marchés de Yanawa et de Tokpa-Domè, les
consommateurs viennent principalement de Dekanmè et de Tori-Bossito. Toutefois, il est
remarqué une baisse dans la fréquentation de ces deux marchés à cause de la distance et de la
dégradation des routes (figure 5).

26
Figure 5 : Circuit de commercialisation des produits vivriers dans les marchés

La figure 5 montre les différents circuits de commercialisations des produits vivriers au


niveau de la commune jusqu’au arrondissement pour atteindre les marchés. Il faut signaler
que les produits proviennent de différents lieux de la commune et même hors de la
commune.

2.3.2. Périodicité et animation


La périodicité du marché Tokpa-Domè est de deux jours par semaine. L’animation
commence dans la journée Et se termine le soir. Les périodes de pluies sont un facteur qui
perturbe l’animation du marché. Tandis que dans le marché Yénawa est deux 1 jour par
semaine et commence dans l’après-midi et se termine la nuit.
Les commerçantes et commerçants sont les principaux usagers des marchés. Ils regroupent
en leur sein les vendeurs et les acheteurs. Mais il est difficile de les catégoriser. Les marchés

27
de

Kpomassè sont des marchés de regroupement à partir duquel deux types de distributions
s’observent : la distribution sur le plan local pour la consommation sur place et
l’exportation vers les autres localités. A ce titre, les vendeurs aux marchés de la
commune de Kpomassè sont les producteurs et les grossistes collecteurs.

2.3.3. Acheminement et prix des produits vivriers dans les marchés

2.3.3.I. Acheminement des produits vers les marchés de Kpomassè

L’acheminement des produits vivriers vers les marchés de Kpomassè se fait


essentiellement par l’entremise des motos, des bus et à pieds. Au marché Tokpa-Domè,
les commerçants amènent leurs produits vers le marché principalement par motos, bus et
parfois à pied. En moyenne, l’acheminement des produits vers le marché par moto coûte
700FCFA contre 1000 à 1500FCFA par bus. Cette différence de coûte de transport
impacte les prix des produits sur ce marché.
En ce qui concerne, le marché de Yénawa, pour transporter les produits vivriers vers ce
marché, les commerçants utilisent notamment les bus et motos puisque le trajet est long.
Ce qui est confirmé par l’assertion d’une commerçante enquêtée dans ce marché :
«Avantpour les motos, le prix est moins cher mais maintenant ça a augmenté puisque les
transporteurs regardent d’abord la distance avant de dire leur prix et souvent sa
commence à 2000FCF A et 2500FCFA ». C’est ce qui cause l’augmentation des prix sur
chaque produit vivrier.
La figure 6 montre les différents moyens d’acheminement des produits vers les marchés.

Figure 6 : Moyen de transport pour l’acheminement des produits vers les marchés

Source : Enquête de terrain, Octobre

28
L'analyse de la figure 6 révèle que plusieurs moyens sont utilisés dans le cadre de
l'acheminement des produits vers les différents marchés de la commune. Au nombre de ces
moyens d’acheminement, il y a les motos (43,07 %) qui occupe la première place vu son coût
et son accessibilité à tout le monde, les bus (38,46 %) qui viennent en deuxième vu son coût
élevé et la non disponibilité par tout le monde et les piétons (à pieds) (13,84 %) qui sont
moins remarquable. Il faut signaler que ce sont les petits commerçant (e)s ou revendeur (ses)
qui marchent avec les produits sur la tête faute de manque de moyens financier pour utiliser
les autres moyens de transport.
La planche 3 montre quelques moyens de transports dans l’acheminement des produits
vivriers vers les marchés de la commune.

Planche 3 : Moyens d’acheminement des produits vivriers


Prise de vues : QUENUM, Octobre 2020
La planche 3 présente deux photos différentes. La photo 3.1 montre un panier de tomate
sur une moto pour l’acheminement dans un marché de la commune et la photo 3.2 montre
deux dames qui marchent avec la tomate dans une bassine sur la tête pour le marché afin
d’écouler ce produit. Ces dernières sont à pieds à cause du manque d’argent pour-
prendre du taxi afin d’acheminer le produit.
Une fois les produits acheminés vers les marchés, des prix lui sont fixés pour leur
écoulement.
[Link]. Prix des produits vivriers sur les marchés
❖ Cas du marché Tokpa-Domè

Dans le marché de Tokpa-Domè, les prix sont fixés aux produits vivriers. Souvent, il faut
dire que ces prix varient d’un étalage à un autre et en fonction du tas et le kilogramme.
Le tableau 4 nous présente les prix des produits vivriers par tas et par kilogramme dans le
marché Tokpa-Domè

29
Tableau IV: Prix des produits vivriers en détail au marché Tokpa-Domè

Variation des prix par tas variation des prix par kg

Prix Prix
Produits
An 2016 An 2020 moyen An 2016 An 2020 moyen

Tomate 150 400 250 650 700 675

Maïs 150 175 150

Piment 100 50 75

Oignon 150 300 100

Riz 500 600 400

Haricot 250 500 450

Source : Données d’enquête, Octobre 2020


Sur le marché de Tokpa-Domè, différents prix par tas et par kilogramme sont pratiqués pour
les produits vivriers (tableau 4). Il ressort que la tomate et le haricot ont, en 2020, les prix les
plus élevés avec en moyenne 250 FCFA et 450 FCFA respectivement. Ces prix ont connu
une augmentation de 95% environ pour la tomate et 15% pour le maïs entre 2016 et 2020.
Sur la période, tous les produits vivriers vendus par tas sur le marché Tokpa-Domè ont vu
leur prix augmenté, sauf le piment dont le prix est passé de 100 à 50 FCFA soit une baisse
estimée à (- 33,4% environ).En ce qui concerne les prix par kilogramme, la tomate prix
moyen le plus élevé ? Avec 675 FCFA/kg. Ensuite vient le riz avec 400FCFA durant la
même année. Entre 2016 et 2020, les prix de ces produits vivriers ont progressé énormément
❖ Cas du marché Yénawa

Comme dans le marché de Tokpa-Domè, beaucoup de produits vivriers s’y trouvent. Mais ils
portent un prix respectivement. Ces prix varient d’une année à une autre et d’un étalage dans
le marché
Le tableau5 présente les prix des produits vivriers par tas et par kg dans le marché Yénawa.

30
Tableau V:Prix des produits vivriers en détail au marché Yénawa

Variation des prix par tas variation des prix par kg


Produits Prix Prix
An 2016 An 2020 An 2016 An 2020
moyen
moyen
Tomate 100 200 100
Maïs 150 250 150
Piment 50 100 75
Oignon 100 150 50
Igname 500 1000 750
Patate douce 200 250 150
Laitue 150 200 100
Source : Données d’enquête, Octobre 2020
Sur le marché Yénawa, en 2020, il faut en moyenne 75 FCFA pour avoir le piment en tas,
150 FCFA pour avoir un tas de patate douce. La progression des prix, entre 2016 et 2020, en
ce qui concerne le maïs, l’igname est respectivement estimée à 35% et 50%. Quant aux
vivriers vendu par kilogramme, en 2020. Il faut cependant, signifier que le prix du maïs a
connu une baisse évaluée à (-10%) entre 2016 et 2020.
2.4. Acteurs des produits vivriers dans la commune de Kpomassè
Les principaux acteurs des marchés de la commune de Kpomassè sont les producteurs, les
commerçants grossistes et les détaillants et les consommateurs.
2.4.1. Producteurs
Ce sont des acteurs qui cultivent les produits vivriers. C’est chez eux que les grossistes et les
détaillants viennent pour acheter les produits en vue de les commercialiser dans les marchés
de la commune.
2.4.2. Commerçants-grossistes
Les commerçant grossistes disposent de moyens plus importants. Leurs capitaux financiers
sont les plus élevés et ils disposent de camions et de magasins de stockage. Ils sont
ravitaillés par les producteurs et les collecteurs. Leurs stocks collectés sont très importants et
atteignent100 sacs de céréales et 10 à 15 tonnes de tomate, igname par voyage.
Dans cette catégorie certains disposent d’une carte professionnelle ou une attestation
provisoire de contrôleur des produits vivriers délivrée par le service du contrôle des prix et
du conditionnement.

31
2-.3. Commerçants Détaillants
Constituées uniquement de femmes, elles achètent en détail c'est-à-dire en petite quantité du
maïs, l’igname, tomate et d’autres produits. Elles disposent de peu de moyens et sont les plus
creuses dans le système de collecte des produits vivriers dans la commune de Kpomassè.
Elles roulent des fonds soit propres à elle soit mis à leur disposition par un demi-grossiste ou
un grossiste. Leurs achats se font auprès des producteurs soit dans les fermes de production
soit sur les points de collectes (généralement les sentiers qui mènent aux marchés de
Kpomassè).

2.4.4. Consommateurs
Ce sont des ménages ou des restaurants qui viennent s’approvisionner auprès des
commerçants de produits vivriers. Les produits achetés entrent dans la composition des plats
culinaires.
Le chapitre suivant montre la contribution de ces marchés dans le développement local et
l’amélioration des conditions de vie des populations.
Ce chapitre a permis de savoir les différents produits vivriers disponibles dans les marchés
de Kpomassè. Ces produits vivriers font de ces marchés de la commune -de véritables lieux
d’écoulement et l’acheminement de ces produits se faire à travers les motos, bus et parfois à
pieds.
Il importe à présent de mettre en relief les effets économiques et la contribution des marchés
au développement local

32
CHAPITRE III : EFFETS ECONOMIQUES DES COMMERÇANTS, LEUR
CONTRIBUTION AU DEVELOPPEMENT LOCAL ET L’AMELIORATION DES
CONDITIONS DE VIE
Ce chapitre expose dans un premier temps les effets économiques à travers les revenus des
commerçants ou commerçantes pour l’amélioration des conditions de vie et leur contribution
au développement local à travers le payement des taxes : droit de place, patente et autre et
pour finir relever quelques défis pour une bonne gestion de ces marchés.

3.1. Effet économique des commerçants sur le développement local


Les commerçants et les vendeurs ambulants du marché paient différentes taxes à l’Etat et à
la commune de Kpomassè. Les résultats d’enquête de terrain attestent la plupart des
commerçants de cette entité économique, quels que soient la taille de leurs marchandises et
de leurs revenus, paient des taxes où l’impôt suite à l’implication des responsables du
marchés?' Ces redevances portent notamment sur le droit de place ou de forfait et rarement
sur la patente. Ces taxes auxquels ces acteurs du marché sont astreints, varient d’une activité
et de '/emplacement occupé au sein du marché. Ces différentes taxes payées par les
commerçants contribuent au développement local à travers la construction des hangars, des
voies, des infrastructures scolaires et sanitaires. Les commerçantes des marchés de Yenawa
et Topka- Domè font face exclusivement aux taxes du marché. En effet, lors du transport des
produits vivriers vers ces marchés, elles affirment ne pas payer de taxer sur la route.
Tableau VI: Différentes taxes payées par les commerçants.
Commerçants de Commerçants de Vendeurs
Destination produits produits ambulants
manufacturiers agricoles (50 f
(50 f ou 100 f) ou 100 f)
Patente, droit de Droit de
Etat commerce commerce (6000
(6000 f et f et 40.000 f)
40.000)
Droit de place Droit de place Forfait
Commune de (2.000 f ou 2500 et Taxe de
Kpomassè f) Développement
Local (TDL)

Source : Enquête de terrain, Octobre 2020


Le tableau VI montre les différentes taxes payées par les commerçants. Ces taxes portent sur
le droit de place (entre 2000 f et 2500 f scion la taille de l’activité), la patente (entre 6000 f et
40.000 f en fonction de l’activité) et autres. D’une manière générale, il faut dire les prix de

33
ces taxes varient selon la taille de l’activité du commerçants. Il faut signaler que ses taxes
sont payées contre un ticket de la mairie.

3.2. Effets des marchés sur la réduction de la pauvreté


La crise de l’emploi que connaît le Bénin a amplifié la situation de sous-emploi et du
chômage au niveau national et local. Les marchés de Kpomassè reçoivent une frange
importante de la population locale. Selon une estimation du service des affaires sociales de la
commune, les marchés mobilisent plus de 2.500 usagers réguliers par jour de marché et il est
envisagé d’agrandir les marchés. Plusieurs couches sociales doivent leur survie et tirent de
profit des activités du marché.
Dans cette catégorie, les femmes représentent 65 % des acteurs dénombrés. Elles sont
nombreuses dans le commerce des produits vivriers. Quant aux hommes, 25 % sont
dénombrés comme actifs qui travaillent pour gagner leur vie. Les vendeurs enquêtés font
appauvrissement et le stockage des marchandises avec des aides qui dont également payés.
Ceci engendre dans doute d’autres emplois ou le maintien en activité de nouveaux acteurs.
De même, ces marchés périodiques offrent beaucoup de produits et de services qui
participent a la satisfaction des besoins essentiels de la population. Les prix de vente de ces
produits ou articles dont fixés en fonction du pouvoir d’achat de la population. Quel que soit
le type de ménage, les marchés jouent un rôle prépondérant dans la consommation de la
population. Lette main d’œuvre abondante qui travaille dans le marché concerne aussi les
enfants déscolarisés. Ils attirent cette tranche du fait des revenus qu’ils leur procure et les
incite à quitter très tôt le système scolaire.

3.3. Utilisation des revenus du commerce pour l’amélioration des conditions de vie

Les marchés de Kpomassè procurent d’importants revenus aux commerçants. Les échanges
commerciaux jouent un rôle important dans la circulation monétaire et de l’animation de la
ville. Le profit reste l’un des principaux facteurs de la croissance économique dans la mesure
où les bénéfices qu’en tirent les vendeurs renforcent la consommation locale voir nationale.
Dans ce domaine, certaines activités sont particulièrement bénéfiques pour ces commerçants
notamment la vente des produits vivriers. Néanmoins, ces vendeurs restent très prudents
quant à la rentabilité de leurs activités. Bien que dans l’ensemble, tous affirment que leurs
activités sont profitables puisqu’ils assurent leurs fondamentaux. Les commerçants du
marché tirent tes ressources financières de leur activité variant de 2000 et 10.000 FCFA par
jour du marché. Ces revenus sont souvent réinvestis dans d’autres circuits d’activité ou dans

34
économie en générale. Les investissements réalisés à partir du profit généré par les activités
ces commerçants du marché demeurent assez importants. Ils portent généralement sur
l’achat des marchandises pour la vente et la conservation, moyen de déplacement, le
renouvellement des équipements de commerce, la scolarisation des enfants, l’acquisition de
parcelle ^'habitation et la construction ou autres. Presque la majorité des personnes
enquêtées investissent une partie des bénéfices qu’elles réalisent dans l’un de ces besoins
(figure 7).

Figure 7 : Utilisation du revenu issu du commerce des produits vivriers


Source : Enquête de terrain, Octobre 2020
La figure 7 indique l’utilisation des revenus du commerce par les commerçantes des marchés
ce Kpomassè. De la figure, il ressort que les revenus issus du commerce des produits vivriers
s nt investis notamment dans la scolarisation des enfants (41,37%), dans la santé (31,03%),
l’alimentation (13,80%) et l’habillement (13,80%).
Pour toujours bénéficier de ces marchés, il va falloir faire une bonne gestion de ces
dernières.

3.4. Structures de gestion des marchés

Les marchés de Tokpa-Domè et de Yénawa sont gérés par la mairie de Kpomassè. Les droits
de place sont payés par les commerçantes tous les jours d’animation des marchés. Cette taxe
perçue par la mairie varie selon l’importance de l’étalage. Ainsi, elle est comprise entre 50
FCFA et 100FCFA pour les petits commerçants c'est-à-dire les vendeurs de détails qui ne
possèdent que des petits étalages. Quant aux propriétaires des boutiques, le droit de place :e
entre 2000f et 2500fcfa selon l’importance des marchandises. Par exemple les vendeurs
tissus et de vêtements payent 2000fcfa pour le droit de place tandis que les vendeurs

35
d’appareils électroniques sont à 2500f de même que les vendeurs de pièces détachées de
moto, vélo etc.
Le recouvrement des taxes se fait par les agents de gestion des marchés désignés par la
mairie. Les fonds collectés servent au fonctionnement de la marie (salaire des agents et
autres dépenses). La mairie est aidée dans cette tâche par une association de femmes. Cette
association se charge de façon régulière au nettoyage des marchés et de ses environs. Par
ailleurs, cette association regroupe particulièrement toutes les femmes ayant une place dans
les marchés.
3.5. Contraintes de commercialisation des produits vivriers et solution pour une
meilleure contribution des marchés de Kpomassè au développement local
Cette partie aborde les différentes contraintes liées à la commercialisation des produits
vivriers et les solutions nécessaires pour une meilleure contribution des marchés au
développement local de la commune Kpomassè.
3.5.1. Contraintes de commercialisation des produits vivriers dans les marchés de
Kpomassè
A L’image de la plupart des marchés au Bénin, les marchés de la commune de Kpomassè
sont confrontés à plusieurs problèmes:
 augmentation des prix des produits agricoles ;
 manque de compétitivité ;
 manque de clients ;
 manque de capitaux pour les commerçantes ;
 insuffisance d’infrastructures marchandes
 dégradation des routes rendant difficile l’accès aux marchés ;
 augmentation des taxes ;
 manque des boutiques et des magasins de stockage.
Fac e à ces problèmes, des pistes pour le développement des marchés et de la commune de
Kpomassè sont proposées.

3.5.2. Solutions pour l’amélioration de la mise en marché des produits

Pour améliorer la mise en marché des produits nous pouvons citer :


 L’aménagement des marchés existants ;
 la construction de nouveaux marchés ;
 la construction des magasins de stockage ;
 la construction des voies vers les autres localités ;

36
 la réduction des taxes sur les produits vivriers ;
 l’assainissement des marchés
Pour l’agriculture, il faut :
 L’accès aux fonciers ;
 l’accès aux financements ;

 l’accès aux intrants ;

 l’octroi des prêts à des taux d’intérêt bonifiés

 le respect des normes des qualités des produits vivriers,;

Pour les autorités, il faut :

 la subvention à la production de la tomate dans la commune ;

 l’ouverture des frontières du Nigéria pour la bonne circulation de la tomate ;

 la construction d’une usine de tomate ;

 la diminution des taxes perçues sur les produits vivriers ;

 la création d’un grand marché de regroupement dans la commune de Kpomassè

Tableau VII: Modèle d’analyse des résultats (SWOT)


Facteurs internes
Forces Faiblesse
-Existence de la main d’œuvre locale - -Augmentation taxes sur les produits.
Construction des routes pour l’écoulement -Manque de capitaux pour la
des produits. commercialisation
-manque de magasin de stockage
Facteurs externes
Opportunités Menaces
-Augmentation du nombre de moyens -Problèmes de santé pour les commerçantes.
roulants dans la commune. -Dégradation des routes
-Accès aux financements. -COVID19
-diminution du taux d’intérêt.

Source : Enquête de terrain, Octobre 2020

De l’observation attentive de ce tableau, il ressort que l’analyse des facteurs internes permet
l’identification des forces et faiblesses du rôle et place des marchés de Kpomassè dans la
distribution des produits vivriers. Il s’agit des facteurs qui contribuent ou empêchent
l’atteinte des objectifs de distribution des produits vivriers. L’analyse des facteurs externes

37
quant à elle permet de faire ressortir les opportunités qui s’offrent à elle ainsi que les
menaces auxquelles ils sont confrontés qui sont les facteurs de l’environnement et de la santé
externe de distribution des produits vivriers qui contribuent ou qui empêchent la réalisation
des objectifs de la commercialisation.

38
DISCUSSION
Les marchés de la commune de Kpomassè regorgent de nombreux produits vivriers.
Cependant, les principaux produits vivriers commercialisés sur ces marchés sont : la tomate,
le riz, le maïs, le haricot et l’igname. Ces différents types de produits sont acheminés grâce
aux différents moyens de transport. Ce résultat rejoint celui de MAEP (2007, p7) qui montre
dans les marchés vivriers du Bénin la présence des produits tels que le maïs, le riz, la tomate
et le haricot. Par contre selon AOKI (2006, p.24) les produits vivriers les plus retrouvés sur
les marchés sont le maïs et la tomate. En ce qui concerne les prix des produits agricoles, il
faut noter qu’il existe une variation de prix pour la même quantité d’un produit d’un marché
à autre et même d’un commerçant à un autre.
Malgré cette disponibilité des produits vivriers, il faut dire qu’il existe des problèmes qui
empêchent le bon fonctionnement des marchés de Kpomassè pour le développement local.
Dans la commune de Kpomassè, les tracasseries routières, la dégradation des routes,
impactent négativement la commercialisation des produits vivriers occasionnant ainsi
momies pertes aux acteurs. Aussi, l’absence de magasins de stockage plombe les activités
car tous ces produits agricoles commercialisés dans les marchés sont souvent conservés de la
maison (Achiepo, 2005, p. 114)
Pour ce qui est de la contribution des marchés de la commune de Kpomassè au
développement local, elle repose essentiellement sur les taxes perçues auprès des
commerçants. Pour FAOSTA (2008, p.45) Ces taxes sont payées pour le fonctionnement des
marchés et la structure de la gestion des marchés pour la construction des hangars dans les
marchés et autres. Aussi le revenu issu de la commercialisation des produits vivriers est
alloué notamment à la scolarisation des enfants, la santé, l’habillement et l’alimentation pour
une meilleure condition de vie.
Pour rendre plus efficace la contribution des marchés de Kpomassè, des stratégies doivent
être prisent en compte pour la production et la distribution des produits vivriers afin de
contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et le développement local.

39
CONCLUSION
La commune de Kpomassè dispose de façon générale deux marchés qui présentent un
véritable intérêt économique pour la commune en termes de développement local. Cette
commune regorge donc des potentialités agricoles et économiques inestimables. Les marchés
Kpomassè s’affirment par le volume très important des produits vivriers qu’ils offrent à la
clientèle locale et étrangère. Ils accueillent un nombre impressionnant d’usagers à chaque
tenue.
À cet effet, cette étude a permis d’analyser le rôle et la place des marchés dans la
commercialisation des produits vivriers. Elle a permis également de constater l’importance
Les deux marchés quant à la mobilisation des produits locaux et étrangers, à la vie sociale et
partout à la mobilisation des ressources financières dont se sert la commune pour son
développement. Ces marchés jouent un rôle capital dans le développement et dans
amélioration des conditions de vie des usagers. C’est donc des places commerciales
privilégiées où une grande masse monétaire s’échange entre usagers et commerçants de ces
marchés.
Malgré tout cela, les commerçants sont confrontés à plusieurs difficultés dont notamment
augmentation des taxes et la dégradation des routes.
En effet, l’insuffisance des boutiques, le manque de hangars modernes et l’efficacité des
stratégies de collecte des taxes dans le marché constituent un handicap pour leur contribution
efficace dans le développement de la commune de Kpomassè.
A travers ces résultats obtenus, il faut dire les différentes hypothèses sont vérifiées à travers
la disponibilité des produits vivriers, les problèmes liés au dysfonctionnement des marchés et
la contribution des marchés au développement local.
Les différents résultats obtenus montrent une différence nette au niveau du rôle que jouent
les marchés dans le passé puisque plusieurs problèmes empêchent le bon fonctionnement des
marchés, ce qui ne permet pas un développement local.
Cette recherche vient mettre la lumière sur la typologie des produits vivriers dont dispose la
commune et la contribution des différents marchés au développement.
Pour une meilleure contribution des marchés dans la distribution des produits vivriers, il faut
opter pour un bon aménagement des marchés existants, la construction de nouveaux marchés
la réduction des taxes sur les produits vivriers etc.
En termes de perspectives, il est souhaitable de bien poursuivre les recherches sur le reste

40
des autres aspects du thème de recherche qui pourraient sans doute contribuer davantage au
développement des marchés et au développement local

41
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1) Achiepo Goldson A.., (2005). Manuel de macroéconomie. Collection et réussie, 114p.
2) AOKIYuji (2003), asymétries des coûts de transaction des produits vivriers. Rappor
annuel de l’année, 111p.
3) Arnold Vilas., (2000). La sécurité alimentaire des villes africaine : rôle des SADA.

FAO, 152 p. '


4) ATCHADE C. (2000) : Marchés ruraux de la commune d’Allada : Rôles économiques

et social. Mémoire de maîtrise de Géographie, UAC, Bénin, 77p.


5) Bathelo A., (2000). L’utilisation des moyens roulants dans les marchés vivriers du

Bénin, étude économique, SEDES, 155 p.


6) Coeurderoy (2007), organisation des marchés : agent économique et réduction des

coûts de transaction. CIRAD, 75 p.


7) FAOSTAT, (2000), utilisation des taxes selon l’étalage pour les petites entreprises ou
moyennes entreprise. MINAGRA, 22 p.
8) Fiamohé, R.E et B. Henry de Frahan (2009). Déterminant des échanges de produit
vivriers sur les marchés du bénin. Article de thèse doctorale UCL/Economie rurale
soumis à la revue d’Etudes en Agriculture et Environnement. 120 p.
9) GEORGE P. et VERGER F. (1970) : Dictionnaire de la Géographie, Paris, PUF, l ère

Edition, 500 p.
10) GNIMADI A, (2008): étude pour l’identification des filières agro-industrielles au

Bénin ; rapport d’étude, 118 p.


11) Goossens F. (2002) ; commercialisation des vivres locaux : le secteur informel dans

une perspective dynamique DT/03-97F, 92 p.


12) Govo G.P.V. (2008) : Réseau de marchés dans la commune de Sô-ava, Mémoire de
maîtrise de Géographie, UAC, Bénin, 86 p.
13) HOUNTCHEME D.E. (2010) : Contribution des marchés de la commune de Sègbana

dans le développement local. Mémoire de maîtrise de Géographie, UAC, Bénin, 97 p.


14) Huynh et Besancerot, (2004). La structure des marchés vivriers, Atout et défit pour les

produits. 12 p.
15) KADJEGBIN R. (2005) : Les impacts du marché de Dassa-Zoumè sur le
développement de la ville. Mémoire de maîtrise, DGAT/FLASH/UAC, 98p.
16) KOUDERIN F.O. (2008) : Rôle des marchés dans les échanges commerciaux dans les

42
départements des collines : cas du marché de Glazoué, Mémoire de maîtrise de
Géographie, UAC, Bénin, 77p.
17) KOUMAGNON D. (2002) : Les marchés de Porto-Novo dans les échanges
commerciaux. Mémoire de maîtrise de Géographie, UAC, Bénin, 88p.
18) KPONOUKON P. (2008) : Marchés saisonniers informels de produits agricoles dans
les arrondissements de Godomey et d’Abomey-calavi, Mémoire de maîtrise de
Géographie, UAC, Bénin, 112 p.
19) Michelon B. (2008) : La gouvernance dans les produits d’équipements marchands en
Afrique. CIRAD, 15 p.
20) NOULTA, (2009). Plan directeur de développement agricole (1992-2015),
actualisation du volet vivrier. MINAGRA, 119 p.
21) Paulais T. et Whilhen L. (2000) : Marché d’Afrique Karthala, 198p.
22) SALIFOU L, (2011) : Les marchés périphériques de Parakou, Mémoire de maîtrise de
Géographie, UAC, Bénin, 84 p.
23) TASSOU Z-F. (2004). Etude exploratoire du marché régional des produits à racine et
tubercules et de leurs dérivés PDRTLARES. Rapport final. 66 p.
24) TCHAOU M. (2011): Etude géographique du marché de Ouando (Porto-Novo),
Mémoire de maîtrise de Géographie, UAC, Bénin, 84 p.

43
Annexes
Projet de guide d’entretien et de questionnaire
Identifié de l’enquêté
Nom (s) :
Prénom (s) :
Sexe : M F

Age .............................................................................................................................
Profession .............................................................................................................

Situation matrimoniale : Marié Célibataire

Niveau d’étude : Primaire Secondaire 1

Secondaire 2 Supérieur

Objectif 1
Décris la typologie des produits vivriers commercialisés dans les marchés de la commune de
Kpomassè.

1- Quelles sont les produits vivriers commercialisés dans le marché ?

a- Maïs b- Riz c- mil d- le sorgho

e- l’ananas f- la banane g- l’orange h-autre à préciser

2- Quelles sont les principaux types de produits vivriers qui dominent dans le marché ?

a- Céréales b- légumes Fruit

d- Epices e- feuilles et bulbe f- autre à préciser…………

3- Comment sont acheminés les produits vivriers vers le marché ?

44
a- Par moto b- A pied c- Par bus

d- autre à préciser…………..

4-Quel revenu mensuel avez-vous sur chaque produit ?


………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………….

5- Est-ce que ces produits sont bien conservés ?


Oui Non

Si oui comment...........................................................................................................
Si non pourquoi ..........................................................................................................

Objectif 2
Déterminer la contribution des marchés de la commune de kpomassè dans le
développement local et l’amélioration des conditions de vie des populations.

1- Quelles sont les différentes taxes que vous payez sur vos produits ?

- Taxe sur la route : oui non

- Taxes au marché : oui non

- Autres à préciser

2- À quoi servent les taxes que vous payez sur vos produits ?

a- Pour construire des magasins

b- Pour le développement du marché c- Autres à préciser

3- Quelles sont les différentes formes de dépense de vos revenus ?

45
a- Scolarisation c- Habits ou vêtements
b- Santé

d- Alimentation

4- Est-ce que la distance du marché permet aux consommateurs de venir payer


vos produits ?
Oui Non

5- Est-ce que les consommateurs sont satisfaits de vos produits ?

Oui Non

Si oui comment ................................................................................................


Si non pourquoi ................................................................................................
6- Quelles sont les difficultés que vous rencontrez lors de la distribution de ces produits
vivriers ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………

Objectif 3
Proposer des options stratégiques pour une meilleure contribution des marchés de la
commune de kpomassè au développement local.
1- Quelles sont les contraintes de commercialisation des produits vivriers ?
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………….
2- Selon vous quelles sont les priorités en matière d’utilisation de la taxe prélevée sur vos
produits ?
…………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………

3- Donner trois suggestions pour améliorer la mise en marché des produits vivriers ?
a- ....................................................................................................................................
b- .....................................................................................................................................
c- …………… .................................................................................................................

4- Est-ce que ces produits vivriers font que le marché se développe ?

46
Oui Non

Si oui comment ? .......................................................................................................


Si non pourquoi ? .......................................................................................................
5- Quelle est l’attitude des autorités locales vis-à-vis de vos produits ?
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………….

6- Est-ce que le marché peut se développé sans la distribution des produits vivriers ?

Oui Non

Si oui comment .............................................................................................


Sinon pourquoi ? ...........................................................................................
Guide d’entretien
1- Appuis qu’apportent les autorités pour aider les commerçantes.

2- Taxe payé par les commerçantes pour leur produit.

3- Suggestion pour l’amélioration des conditions de vie de la population

48
Liste des illustrations
Liste des tableaux

Tableau I : Nombre de commerçantes enquêtées par marché ........................................................... 15


Tableau II : Modèle d’analyse des résultats (SWOT) ....................................................................... 16
Tableau III: Quantité consommée par an et par individu ................................................................. 27
Tableau IV: Prix des produits vivriers en détail au marché Tokpa-Domè ....................................... 31
Tableau V:Prix des produits vivriers en détail au marché Yénawa ................................................... 31
Tableau VI: Différentes taxes payées par les commerçants .............................................................. 34
Tableau VII: Modèle d’analyse des résultats (SWOT) ..................................................................... 38

Liste des figures

Figure 1 : Situation géographique de la commune de Kpomassè ....................................... 18


Figure 2 : Carte de la situation et de la description des marchés ........................................ 22
Figure 3:Produits vivriers commercialisés dans le marché de Tokpa-Domè ....................... 24
Figure 4: Produits vivriers commercialisés dans le marché de Yénawa .............................. 26
Figure 5 : Circuit de commercialisation des produits vivriers dans les marchés ................. 28
Figure 6 : Moyens de transport pour l’acheminement des produits vers les marchés......... 29
Figure 7 : Utilisation du revenu issu du commerce des produits vivriers ............................ 36

Liste des planches

Planche 1 : Produits vivriers du marché de Tokpa-Domè .................................................... 23


Planche 2 : Produits vivriers commercialisés dans le marché de Yénawa .......................... 25
Planche 3 : Moyens d’acheminement des produits vivriers ................................................ 30

49
Tables des matières
Sommaire ................................................................................................................................... 2
Dédicace ..................................................................................................................................... 3
Remerciements ........................................................................................................................... 5
Résumé ....................................................................................................................................... 6
Abstract ...................................................................................................................................... 6
Introduction ................................................................................................................................ 7
CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE ET APPROCHE METHODOLOGIQUE ................... 9
1.1. Cadre théorique ............................................................................................................... 9
1.1.1. Revue de littérature ...................................................................................................... 9
1.1.2. Clarification des concepts .......................................................................................... 10
• Place ....................................................................................................................................... 10
CHAPITRE II : PRESENTATION DU CADRE DE RECHERCHE ET LES PRODUITS
VIVRIERS COMMERCIALISES DANS LES MARCHES DE KPOMASSE……….……17
2.2. Présentation du milieu de recherche………………………………………………..17
2.1.5. Situation géographique……………………………………………………………...17
2.1.6. Données biophysiques………………………………………………………………18
[Link]. Climat……………………………………………………………………….………18
[Link]. Sol………………………………………………………………………….……….19
[Link]. Végétation…………………………………………………………………………..19
2.I.2.5. Hydrographie………………………………………………………………...………20
2.2.1. Description des marchés ............................................................................................ 20
Cas du marché Tokpa-Domè .................................................................................................... 21
Cas du marché Yénawa ............................................................................................................ 21
2.2.2. Produits vivriers commercialisés dans les marchés de Kpomassè ............................ 22
2.2.2.I. Cas du marché Tokpa-Domè.................................................................................. 22
[Link]. Cas du marché Yénawa .......................................................................................... 24
2.2.3. Quantité de produits vivriers consommée par individu ................................................. 25
2.3. Fonctionnement des marchés ............................................................................................ 26
2.3.1. Circuits de commercialisation des produits vivriers.................................................. 26
2.3.2. Périodicité et animation ............................................................................................. 27
2.3.3. Acheminement et prix des produits vivriers dans les marchés .................................. 28
2.3.3.I. Acheminement des produits vers les marchés de Kpomassè ................................. 28
[Link]. Prix des produits vivriers sur les marchés .............................................................. 29
Cas du marché Tokpa-Domè .................................................................................................... 29
Cas du marché Yénawa ............................................................................................................ 30

50
2.4. Acteurs des produits vivriers dans la commune de Kpomassè .................................. 31
2.4.1. Producteurs ............................................................................................................ 31
2.4.2. Commerçants-grossistes ........................................................................................ 31
2-.3. Commerçants Détaillants ............................................................................................. 32
2.4.4. Consommateurs...................................................................................................... 32
CHAPITRE III : EFFETS ECONOMIQUES DES COMMERÇANTS, LEUR
CONTRIBUTION AU DEVELOPPEMENT LOCAL ET L’AMELIORATION DES
CONDITIONS DE VIE…………………………………………………………………..33
3.1. Effet économique des commerçants sur le développement local .................................. 33
Tableau VI: Différentes taxes payées par les commerçants. ................................................ 33
3.2. Effets des marchés sur la réduction de la pauvreté .................................................... 34
3.3. Utilisation des revenus du commerce pour l’amélioration des conditions de vie ..... 34
3.4. Structures de gestion des marchés ................................................................................. 35
3.5. Contraintes de commercialisation des produits vivriers et solution pour une meilleure
contribution des marchés de Kpomassè au développement local ........................................ 36
3.5.1. Contraintes de commercialisation des produits vivriers dans les marchés de
Kpomassè ............................................................................................................................. 36
3.5.2. Solutions pour l’amélioration de la mise en marché des produits .............................. 36
DISCUSSION ...................................................................................................................... 39
CONCLUSION ........................................................................................................................ 40
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................................. 42
Annexe ..................................................................................................................................... 44
Tables des matières .................................................................................................................. 50

51

Vous aimerez peut-être aussi