Répartition des Séquences
Séquence 1 :
Le vent qui souffle pour l’unité des églises chrétiennes, à partir de la prière de Jésus Christ,
notre Seigneur.
Séquence 2 :
Les différents mouvements qui poussent les églises chrétiennes à l’œcuménisme : entente
entre responsables, semaine de prière œcuménique, diasporas, inondation de 1959,
œuvres sociales, rassemblement œcuménique des jeunes, femmes priant ensemble.
Séquence 3 :
Le rôle joué par le FET (Filankevitra Ekiomenika momba ny Teolojia : Conseil Œcuménique
pour la Théologie) pour l’érection de la FFKM. p. 7-9
Séquence 4 :
Des habitus qui font avancer la vie œcuménique des églises : La société biblique malgache,
la vie politique au pays, l’organisation au sein de la FFKM, le problème de l’intercommunion
Séquence 5 :
Fêter le 40ème anniversaire de la FFKM, quelques propositions pour son avancement
Séquence 6 :
La FFPM et sa débâcle
(Habitus = dispositions acquises par socialisation [Pierre Bourdieu])
Enseignant : Pasteur RASOLOMANANA Néhémie, Doctorant
Téléphone : 034 71 696 20
E-mail : randriantsoaniainasylvain@[Link] (mailaka ifandraisana)
Séquence 1
Le vent qui souffle pour l’unité des églises chrétiennes, à partir de
la prière de Jésus Christ, notre Seigneur.
Très content de vous saluer au nom de Jésus Christ à travers ce cours écrit.
Il serait bien de nous connaître à travers la lecture.
Ce sur quoi nous misons s’avère l’Histoire de l’Eglise qui nous conduit jusqu’à la création de
la FFKM (Fiombonan’ny Fiangonana Kristiana eto Madagasikara), (Fédération des Eglises
Chrétiennes de Madagascar). Nous connaissons tous le fondement sur lequel l’union des
églises chrétiennes s’érige. Il s’agit naturellement de la parole de Jésus Christ notre
Seigneur : « Que tous soient un comme toi, Père, tous en moi et je suis en toi, qu’ils soient
en nous eux aussi afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jean 17 : 21)
Le fondement de tout cela se révèle dans la foi et la vie en Dieu trinitaire, le Dieu Père, Fils
et Saint Esprit. Cependant, malgré la prière de Jésus Christ, Tête de l’Eglise. Celle-ci
connaît des histoires de séparation. Dire, les ennemis surgis au sein même de l’Eglise
revêtent de caractères plus dangereux que venant de l’extérieur. Le plus grave du genre et
qui voient ses graves conséquences jusqu’à nous, se trouve l’évènement du temps de
Luther et de Calvin et qui aboutit à la réforme. Calvin arrive à tenir tête au fervent catholique
Ignace de Loyola fondateur des Jésuites (du nom Jésus). Mais si la réforme reste en
général en Europe, les catholiques s’évertuent à la proclamation de l’Evangile par le
monde. Après la découverte de Christophe Colombe des îles de l’Amérique centrale (1492),
les portugais et les Espagnoles ont conclu le partage du monde à Tordesillas (Espaino,
1494) : les pays qui se trouvent à l’Ouest de la ligne de partage à 370 lieues au-delà des
acores restent pour la barrière de l’Espagne. Tous ceux qui se rangent à l’Est reviennent aux
portugais. Ce qui revient à dire que l’Océan Indien appartient au monde de l’Etat portugais
(Madagascar et christianisme (édition malgache) 1992,149). Les Espagnols et les Portugais
sont les détenteurs du pouvoir maritime à l’époque. Ils sont concurrents même se voyant
des pays catholiques. Le pape Alexandre VI se fait l’arbitre intermédiaire à Toressillas le 7
Juin 1494. Plus tard, après cet avènement, l’Eglise catholique est à court d’argent. Et la
situation aboutit à une entente entre le pape et les gouvernants de ces deux pays
catholiques pour lancer les actions missionnaires dans les zones où se trouvent
respectivement ces deux puissances. C’est pour cela que des portugais catholiques arrivent
sur les côtes Ouest et Sud de Madagascar au XVIIIe siècle (1675). Ils n’arrivent pas à
s’implanter, car la puissance temporelle est derrière. Nous faisons remarquer que déjà en
1518, la mission catholique de Rome a pénétré le Congo en Afrique pour sacrer Henri le
congolais et devenir évêque avec cinquante prêtres congolais. Il faut corriger ce qui est dit
dans Madagascar et Christianisme 1992, 418, libellant cette assertion : Si on peut révéler
qu’en 1800, les missionnaires européens arrivèrent pour la première fois sur le continent
africain. On doit dire de même que 19 ans plus tard, l’Eglise indépendante en Afrique voit le
jour. La mission LMS a bien apporté l’Evangile à Madagascar au XIXe siècle et l’Evangile se
racine et pousse bien. De même les catholiques pénètrent le pays sans peur. Pierre
Dalmond foula Sainte Marie (Bourbon) le 16 Juillet 1837. Mais une fois que Madagascar
devient colonie française, les catholiques pèsent de tout son poids et aliènent un peu les
protestants. Mais le mouvement venant du côté des nationalistes fait des martyres aussi
bien des missionnaires protestants que catholiques. A l’arrière-plan, se vivent des
poursuites, des guerres froides entre deux entités religieuses.
Mais le mouvement missionnaire d’Edimbourg (1910) apporta un nouvel air et souffle pour
allumer l’union des églises. En 1913, se constitue la Conférence inter-missionnairre de
Madagascar, ancêtre de la FFPM (Fédération des églises protestantes de Madagascar).
Du côté catholique, un grand changement apporta le vent qui souffle aussi pour l’unité.
Avant le Concile de Vatican II (1962), l’idée de Vatican I (1869 du XIXe siècle) prévaut. La
prière prononcée par l’Eglise catholique revient à dire que ces brebis égarés par rapport à
l’Eglise catholique, ces schismatiques, hérétiques, Apostat reviennent au bercail. Ils ont
quitté la vraie Eglise. En effet, la prière numéro 7 prononcée par tout catholique le Vendredi
Saint stipule : « Nous prions pour les schismatiques et hérétiques, que le Seigneur notre
Dieu les enlève de leurs idées fausses, qu’Il les ramène dans l’Eglise catholique,
apostolique notre mère » (Adolphe Razafintsalama). Mais depuis Vatican II, des prières et
des efforts pour s’acheminer vers l’Eglise unique du Christ s’avèrent le leitmotiv dans les
Eglises chrétiennes. C’est la raison pour laquelle le Rev. Père Adolphe Razafintsalama a
écrit un livre à l’endroit des chrétiens catholiques : « Tari-dalana ho an’ny Katolika, momba
ny Ekiomenisma », 1990, p. 3. Bien entendu, l’idée du Vatican I persiste encore chez
nombreux catholique, néanmoins selon ce qui est écrit, cela a changé d’après Vatican II.
Et nos amis catholiques de s’avancer dans cette piste, car ils acquiescent d’embrasser la
FFKM.
C’est ce que nous allons voir ultérieurement :
Ce qui nous induit, nous les chrétiens à Madagascar à aller ensemble dans la FFKM
(Fédération des églises chrétiennes à Madagascar).
Qu’est-ce que je dois dire pour conclure ce premier jet de mon exposé : Cela vaut de peine
de travailler notre sujet : « Les différentes dénominations des confessions chrétiennes et
leurs interactions ». Ceci regarde les églises traditionnelles ou communément appelées
aussi historiques. A savoir : L’Eglise catholique apostolique romaine (EKAR), l’Eglise
anglicane (EEM), l’Eglise luthérienne de Madagascar (FLM) et l’Eglise de Jésus Christ à
Madagascar (FJKM). Ce qui veut dire à l’évidence que notre Fédération n’est pas encore «
inclusive », terme très actuel à Madagascar. N’empêche que leur témoignage pèse de tout
son poids.
Et au fur et à mesure que nous nous avançons dans notre livraison, nous pouvons apprécier
la démarche lente mais sûre de notre Fédération. Le rôle de la prière suivant l’exemple de
notre Seigneur doit être vigilent.
Devoir
○ Ouvert le : dimanche 4 décembre 2022, 00:00
À remettre : samedi 18 février 2023, 09:44
○ La Fédération des Eglises chrétiennes à Madagascar peut-elle englober
toutes les églises chrétiennes de Madagascar ?
Séquence 2
Les différents mouvements qui poussent les églises chrétiennes à
l’œcuménisme :
Entente entre responsables, semaine de prière œcuménique, diasporas,
inondation de 1959, œuvres sociales, rassemblement œcuménique des jeunes,
femmes priant ensemble.
Et nous continuons notre cheminement vers la formation de la FFKM. Nous empruntons un
chemin difficile à percevoir des yeux humains vers l’œcuménisme à Madagascar. Des
sentiers différents, voire par des moyens imprévus. Les Eglises et les chrétiens de
Madagascar parviennent à leur union. L’œcuménisme ne nous vient pas tout d’un coup tel
que nous le vivons à l’heure actuelle. Mais « petit à petit, l’oiseau fait son nid », il se
structure chemin faisant. Quoique souvent, l’amitié fraternelle vécue entre chemins et
dirigeants d’Eglise s’avère le chemin efficace et continue vers l’entrain œcuménique. Nous
faisons connaissance avec le Rev. Père Adolphe Razafintsalama qui a publié la «
Tari-dalana momba ny Ekiomenisma ho an’ny Katolika ». Il a était collègue du Pasteur Victor
Rakotoarimanana, premier secrétaire général de la FJKM faisant leurs études à l’Institut
Œcuménique de Bossey (Suisse) pendant Octobre 1959 à Février 1960. Pasteur Victor
Rakotoarimanana était avant cela président de l’Eglise évangélique à Madagascar (FPM,
Fiangonana ara-Pilazantsara eto Madagasikara). Il compte parmi les Raiamandreny qui font
avancer les églises protestantes réformées vers l’unité : Pasteur Titus Rasendrahasina,
Pasteur Pierre Rakotondranosy, Pasteur Victor Rakotoarimanana.
Par ailleurs, l’effort exécuté par des chrétiens et Eglises avant 1979 brille par cet élan que
nous allons suivre. En effet, cette année 1979, ces Eglises concoctant l’idée d’unité au sein
de la FFKM se donnent l’idée d’ériger une structure pour se faire. Dès lors quels sont les
différents mouvements au niveau de l’Eglise et de la nation malgache qui nous y amènent ?
Dès 1956, a commencé la célébration de la semaine de prière ensemble pour l’unité
(herinandro fiaraha-mivavaka ho an’ny firaisana : 18-25 Janvier par an).Quand les chrétiens
se mettent ensemble pour prier, ils voient beaucoup plus jusqu’à ce qui les nuit. Ils
perçoivent de même, la foi commune en Christ, le baptême unique, la croix du Christ, ils
apprécient écouter ensemble la Parole de Dieu. Et nous sommes témoins de l’effort mené
par les catholiques lors du Vatican II convoqué par le pape Jean XXIII. Il a orienté dès le
début du Concile le but vers lequel on doit tendre, celui concernant tous les moyens pour
parvenir à l’unité des chrétiens. Et de ce fait, l’encouragement à l’endroit des catholiques
pour bien participer à la semaine de prière pour l’œcuménisme vaut la peine. Et si on
considère la société malagasy également à cette époque, on doit repérer que depuis 1960,
surtout dans Antananarivo et ses environs, le mouvement des diasporas au niveau des
églises prospère de beaucoup. Ce n’est pas vraiment l’église qui unifie les chrétiens dans ce
cas, mais justement la terre c’est-à-dire la terre des ancêtres. De ce fait, catholiques,
anglicans ou protestants, une fois unis par le pays d’où ils vivent, vivent l’unité. Et justement
le mot œcuménisme trouve sa racine dans ὴγὴ (ègè) qui veut dire la terre habité (CARRE et
MOREL, 1971). Nombre de chrétiens organise au moins une fois tous les ans, un culte
d’ensemble en l’église d’où ils viennent. Ce mouvement de diasporas se développe en fait
pour faire fonctionner l’entraide, voire la complaisance avec différentes églises dans le
même lieu. Pareille attitude se voit : les anglicans de lieu invite aussi bien les FJKM ou les
catholiques pour participer à la vente aux enchères (vokatra). Cela va même plus loin plus
tard, de telle sorte que des églises hors de la FJKM appelées communément églises
cadettes (Fiangonana Zandriny), viennent pour la complaisance et l’entraide.
Nous connaissons également les grandes eaux qui inondent Madagascar très spécialement
à Antananarivo l’année 1959. Cela fait rapprocher les églises pour des entraides continues.
Cette sorte d’entraide fait naître le premier conseil œcuménique, très exactement le FEMS,
Filankevitra Ekiomenika Momba ny asa Sosialy : Conseil Œcuménique pour les œuvres
Sociales. Cette fraternité de cœur conduit au rassemblement d’un congrès œcuménique des
jeunes de Madagascar qui s’est tenu du 31 Juillet au 5 Août 1952 à Antananarivo. L’idée
vient de la coopération des œuvres de la jeunesse protestantes (Farimbon’asan’ny tanora
Protestanta). Très vite existait une envie d’appeler les anglicans (EEM). De suite, l’Evêque
Jean Marcel acquiesce volontiers.
Mais quand on a demandé l’avis des catholiques, ils réagissent qu’ils ne sont pas à même
d’être pleinement responsable au congrès, néanmoins ils envoient des délégués pour suivre
l’affaire. Le Rev. Père Razafindratandra a conduit la délégation venant de l’Eglise catholique.
De même, le conseil œcuménique des églises dépêche une délégation assistant au
congrès. Le Président de la République Philibert Tsiranana y prenait la parole. Le nombre
des participants au congrès s’élève à 1200. Et le Pasteur Daniel Ralibera en fut le président
leader. La fraternité a certainement régné pendant cet évènement. Cela rappelle bien la
collaboration entre les différentes Sociétés missionnaires en XIXe siècle. Et des historiens
de dire : « Mr. Clark a souligné la collaboration et l’entraide missionnaire »d’antan.
(Ravelomanana Jacqueline, 1995, 144). Pendant le congrès, on a débattu la vie de la nation
et y mis en exergue la politique de gestion des jeunes avancés par le gouvernement,
regardant l’enseignement et surtout concernant ce qu’on doit appeler : le sillon de la patrie
(vava asa tanindrazana). Quand il s’agit de voir les affaires de l’Eglise, le congrès déclare
clairement son chagrin parce qu’il a compris que nombreux sont les cas où la séparation
mine l’Eglise, très spécialement l’empêchement à l’intercommunion. Et le congrès de
supplier les instances supérieures des Eglises de l’examiner de suite. Egalement ce congrès
les demande à renforcer l’enseignement biblique à l’endroit des jeunes ainsi que leur
éducation. On fait remarquer la part des femmes quant à leur effort œcuménique. L’année
1957, se fait la première rencontre au niveau des « femmes priant ensemble » (vehivavy
mpiara-mivavaka). Le VKMM n’est pas une association dépendante selon leur propre gré. Et
l’on peut dire que 80% des membres viennent des Eglises catholique, anglicane, luthérienne
et réformée toutes. Mme Delphine Ramamonjy Ratrimo fut la première présidente de la
VKMM, qui a organisé son premier congrès en 1961. Et la Pasteur Titus Rasedrahasina y
prend part par l’enseignement. La VKMM fait partie des femmes priant ensemble du monde
entier. Elle a célébré sa trentième année d’existence en 1987. Elle participe au 150 e
anniversaire de la mise à mort de la martyre Rasalama par la sagaie en 1987.
Tout cela reflète l’habitus de l’œcuménisme, l’habitus étant selon Pierre Bourdieu, la
disposition acquise par socialisation, c’est-à-dire l’histoire intériorisée du corps avec son
système de perceptions et d’action : La perception en vue de l’œcuménisme, les actions
pour l’œcuménisme.
Séquence 3
Le rôle joué par le FET pour l’érection de la FFKM.
(FET = Filankevitra Ekiomenika momba ny Teolojia :
Conseil œcuménique pour la Théologie)
En 1969, les évêques catholiques ont fait sortir un document directif regardant
l’œcuménisme selon les principes de Vatican II. On y voit le concerne sur la prière ensemble
(fiaraha-mivavaka), le mariage mixte, l’enseignement biblique à l’école, l’acceptation du
baptême unique opéré au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Le 1 Juillet 1970 se
réunissent pour la première fois trois hommes représentants d’Eglises, pour réfléchir sur le
comment du Conseil œcuménique pour la théologie (FET : Filankevitra Ekiomenika momba
ny Teolojia), qui à son tour concocte l’établissement de la FFKM (Fiombonan’ny Fiangonana
Kristiana eto Madagasikara). Mais une fois le soulèvement dans le Sud du pays en Avril
1971 surgit, les Eglises se confrontent pour trouver des moyens pour aider la population de
cette région.
Le 13 Mai 1972, les présidents d’Eglises et hauts dirigeants du pays transmettent une lettre
ouverte pour le président de la Nation sous couverte au Ministre de l’intérieur et révèle que :
Que cesse les épreuves de forces qui ne s’avèrent pas les moyens pour rétablir l’ordre mais
qui, plus est, apportent désordre et destruction. Le cœur apaisé plein d’amour doit faire
aboutir les délibérations et la recherche ensemble de ce qui est utile. Il est demandé de faire
sortir les jeunes détenus.
Le Samedi 14 Avril 1973, les représentants du FET rencontrent les présidents d’Eglises, on
a livré à ces dirigeants d’Eglises la proposition pour l’établissement de la FFKM. Pendant les
années 1973-1979, les hiérarchies des quatre Eglises (EKAR, EEM, FLM, FJKM) ont
examiné la proposition de la constitution qui doit régir la FFKM. On transmet également avec
ses documents la traduction commune du Notre Père et la confession de foi apostolique
ainsi que la proposition pour écrire et appeler le nom du Seigneur étant « Jesoa ».
Dans les centres de formation des ouvriers d’Eglises, ces jeunes étudiants aspirent pour
devenir prêtre, presbytère et pasteurs se réunissent dans un lieu changeant chaque année.
Les pasteurs luthériens de Fianarantsoa n’arrivent pas souvent en ce genre de rencontre
œcuménique. Les hymnes qui unissent éduquent de beaucoup ceux qui se préparent à
Ambatoharanana, à Ambatoroka et à Ivato (1975) : « Tiako ny hiaraka aminao Jesoa »
(J’aime marcher avec Toi Jésus), « Ry Fanahy nomena anay « Oh Esprit qu’on nous
donne), « Miara-mizotra isika ho any » (Nous marchons ensemble vers l’au-delà), « Toy ny
hampiakarina ny Fiangonana » (L’Eglise semble à une fiancée). Que cet étudiant pour la
prêtrise joue bien à l’harmonium, voilà qui satisfait le cœur ! Et les professeurs aux centres
de formation vont avec : Prof. Zakariasy Albert, Prof. Ratovonarivo, Prof. Jacques Pons, R.P.
Razafindratandra, Rev. Lala Andrianarisoa. Mais c’est de l’introduction à l’œcuménisme à la
base !
N’empêchent qu’au tout début, existait de doute ! Mais le vent des idéaux relevant de
l’athéisme qui souffle au pays dans les années 1977-1979 contribue énormément à
renforcer l’entendement de l’Eglise des responsables en son sein pour rendre ensemble
témoignage au Christ.
L’année 1973, se relevait l’Armée Sainte (Tafika Masina) menée par les trois Eglises de
Madagascar. Vont ensemble la FJKM, la FLM et l’EEM pour « Ezaka Vaovao Mahafaly »
(Entrain pour la bonne nouvelle). Même si les catholiques n’y contribuent pas directement,
on voit par leur production des hymnes qu’ils s’y engagent. Avoir des hymnes communes
pour l’évangélisation s’avère grand-chose. Et on a marqué un but dans l’effort pour
l’œcuménisme celui d’avoir sorti le recueil « Miara-Mizotra », année 1979 (Marcher
ensemble). Le Fiombonan’ny Fiangonana Kristiana eto Madagasikara » se lève grâce à son
histoire ainsi révélée.
Le Lundi 26 Novembre 1979, se voit le grand tournant de l’œcuménisme à Madagascar, le
FET en appelle au Falda Antanimena aux quatre présidents d’Eglise avec leur proche
collaborateur respectif. On fait venir aussi les conseils œcuméniques existants. Après un
culte commun, le Pasteur Ramino Paul, président du FET lit la lettre venant des quatre
Eglises, à savoir la FJKM, l’EKAR, la FLM et l’EEM, déclarent clairement leur accord
vis-à-vis de la constitution de la FFKM. Avec des acclamations de joie plein de
remerciement à Dieu, l’assistant accueille cette déclaration. Et on avance aussi la
proposition du FET, celle de faire également une déclaration officielle de l’érection de la
FFKM. Le Dimanche 20 Janvier 1980, qui n’est autre qu’un démarche dans la semaine de la
prière œcuménique de même et on l’exécutera aux chefs lieu des six provinces à travers le
pays, proposition acceptée. Le 18 Décembre 1979, les quatre chefs d’Eglises ont fait part
une lettre aux églises, chrétiens et tous ouvriers d’Eglise réunis au sein de la FFKM
faisaient état de tout cela. Les quatre chefs d’Eglises sont :
● Le cardinal Victor Razafimahatratra (EKAR)
● Monseigneur Ephraïm Randrianovona (EEM)
● Le Pastora Ranaivojaona Razafimanantsoa (FLM)
● Le Pasteur Joseph Ramambasoa (FJKM)
A l’issu de la réunion du Comité FFKM tenue au Cénacle Ambohipo, où les chefs d’Eglise
s’organisent, on a désigné le cardinal Victor Razafimahatratra comme Président de la FFKM
pour la première année. Et d’élire le pasteur Ramino Paul comme président du bureau
central du comité FFKM. On a appris de même tout cela quand on étudie la structure
régissant la FFKM (MF 1992).
Séquence 4
Des habitus qui font avancer la vie œcuménique des églises :
La Société biblique malgache, la vie politique au pays,
l’organisation au sein de la FFKM, le problème de l’intercommunion.
Des habitus environnants contribuent pour faire la concurrence en faveur de l’œcuménisme.
Les Eglises indépendantes, ce que nous appelons à l’heure actuelle être des Eglises
cadettes (Fiangonana Zandriny) ont formé aussi un espace pour éduquer et entretenir cette
idée d’union, de fédération. Et ce dans la ligne de la prière de Jésus pour rendre l’unité à
l’Eglise.
Mais ce qui unit aussi les églises chrétiennes, c’est la collaboration et le vivre ensemble
dans le cadre de la Société Biblique Malagasy appelée également la société pour la
propagation de la Bible Malagasy (FMBM : Fikambanana Mampiely Baiboly Malagasy).
Un environnement non négligeable de même reste le mouvement Scout à Madagascar. Le
mouvement du Scoutisme à Madagascar prend part au développement de l’œcuménisme.
Mais également les militaires issus de la guerre mondial, la deuxième guerre de 1939-45,
recevant durant leur séjour en Europe de l’Education chrétienne pour le biais de
l’aumônerie sont de la partie.
Par ailleurs, devant l’intention des gouvernants à entreprendre une dictature politique pour
gérer le pays malagasy, l’Eglise se lève pour la vie de la Nation. C’est seulement en 1985
que l’Etat accepte l’établissement officiel de la FFKM qui a été fondée en 1980. L’Etat
n’admet pas qu’elle se mêle dans la vie politique du pays, mais seulement avoir le droit de
regard et parler de la vie de la Nation le cas nécessaire (MF, 1992, 431). C’est un
témoignage de l’Eglise devant la société et la vie politique du pays.
Pour se faire et pour rendre pérenne la vie de la Fédération, la FFKM dispose d’une
structure qui peut embrasser la vie des Eglises chrétiennes dans tout Madagascar. La
première constitution est rétablie en 1998 ! Sa révision se fait en 2008. Ces deux versions
font des héritiers de la toute première dès la fondation de la Fédération !
Nous empruntons ce tableau libellé dans le dernier document de la FFKM, 2008.
STRUCTURE FFKM de base FFKM de FFKM de FFKM Central
GESTION (Fototra) Commune Région (Foibe)
(Firaisana) (Faritany)
Bureau Bureau FFKM à la Bureau du Bureau de Bureau Central
base Firaisana Région
Comité Comité FFKM à la Comité du Comité de Comité Central
base Firaisana Région
Congrès Congrès FFKM à la Congrès du Congrès de Congrès
base Firaisana Région National
On compte 35 régions dans la FFKM
Le président à tour de rôle à un mandat d’une année. Suivant le Congrès national. Un
Secrétaire général (Tonia) reste disponible aux affaires œcuméniques. Il va sans dire que
les quatre chefs d’Eglises ont le pouvoir suprême dans l’appareil exécutif. Un changement
s’effectue aussi au niveau des conseils (Filankevitra) de 1998 qui change de nom pour
devenir département s œcuméniques (Sampan’asa ekiomenika) en 2008.
Vue l’expérience des rapprochements pour le développement des témoignages, l’on doit
dynamiser, donner vie à ces centres dont voici :
1. Le FOFIMEK (Foibe Fiofanana Momba ny Ekiomenisma : Centre de Formation pour
l’œcuménisme)
2. Nous avons l’IPAE (Ivom-Pampianarana Ambony momba ny Ekiomenisma : Centre
d’Enseignement Supérieur pour l’œcuménisme)
3. Une belle performance sera si on exécute des formations à travers le camp éclair
(fiofanana tselatra)
4. La préparation du certificat du baptême commun est en bonne voie.
5. En vertu de certains articles de la constitution, une proposition pour l’avancement du
témoignage de la part du Secrétaire Général est la bienvenue.
La FFKM a pour objectif tel que chrétiens et Eglises vivent l’unité (Constitution, 2008).
Le problème épineux soulève à l’heure de la création de notre institution s’avère
l’intercommunion.
Mais des exemples précurseurs promettent. A l’heure de l’assemblée générale de la FFKM
tenue à Ivohipiraisana le 18-26 Octobre 1977 Antananarivo. Il se trouve que R.P.
Razafindratandra arrivant au culte de clôture en la FJKM Avaratr’Andohalo a mangé le pain
et bu le vin de la Sainte Cène protestante. On en a parlé publiquement à la fin du culte, ce
que nous avons vécu pendant la semaine de prière œcuménique nous les chrétiens de la
Haute Ville réunis en la FFKM Ambonia’Ammpahamarinana, pour témoigner de notre soif à
l’intercommunion, nous entourons la table sainte de l’altar sur laquelle on voit la Bible
ouverte sous la petite croix, avec les instruments faits pour servir le pain et le vin de
l’eucharistie. Nous disons dans notre prière silencieuse : « nous regardons fixement ton
sacrifice volontaire Seigneur Jésus, quand est-ce que tu pourras nous distribuer la Cène
œcuménique » !
A l’heure de l’union des églises protestantes réformées en 1968, alors que les Friends un
des membres fondateurs de l’unité ne prenant pas d’éléments pendant la Cène.
Voici comment l’Eglise unie résout le problème. « Que les pasteurs de la FKM
(anciennement LMS) et de la FPM (anciennement de la Mission Protestante Française)
considèrent ensemble que les communiants (membres) Friends ont le même droit que tous
les communiants assistant à la Sainte Cène, même s’ils ne prennent pas du pain et du vin
pendant la Cérémonie ».
« Que les pasteurs Friends donnent du pain et du vin pour les communiants qui en ont
besoin, même s’ils n’en prennent pas parlant toujours de la Cène ». A cause du Covid 19,
l’on a proposé aux chrétiens du pays un culte œcuménique radio diffusée. Toutes les
instances nationales y prennent part. Mais cela n’aboutit pas encore à l’intercommunion.
Prions Dieu pour que le mouvement aille de l’avant.
(Habitus = dispositions acquises par socialisation (Pierre Bourdieu)
Séquence 5
Fêter le 40è anniversaire de la FFKM,
quelques propositions pour son avancement
On a célébré le 40è anniversaire de la FFKM (1980-2020). On a dressé aussi des
programmes, mais à cause du Covid 19, la plupart de ces programmes se trouve bâclée.
Lisons les remarques du dernier Secrétaire Général Pasteur Rasamoelina Samson
(2016-2020) : on n’a pas exécuté le programme de la fin de la célébration, « mon mandat
est à sa fin », Pasteur Helivao qui se trouve la présidente du Bureau Central assure l’intérim.
Il s’avère une grand-chose le culte dirigé par la FFKM à la TVM et à la RNM tous les
dimanches de l’après midi (5 pm). Qui plus est, la FFKM peut célébrer à travers ces médias
le Jeudi Saint et Pâques [Je me demande pourquoi pas l’intercommunion œcuménique].
Nombre de personnes suit ces cultes œcuméniques. Et nous les voyons tous, des dirigeants
du culte existent jusque dans les régions de Madagascar.
Quant à l’exercice du Secrétaire Général, il pouvait apprécier l’envergure de la FFKM en
examinant les dossiers et son Histoire pendant les deux premières années. Primordial fut la
possession de la FFKM d’une constitution avec les disciplines intérieures. La hiérarchie
dans la structure et celle de la gestion revêtent la clarté. Néanmoins, l’organisation ne
permet pas au secrétaire général d’opérer aux niveaux du Firaisana et à la base. Sauf si l’on
demande la bénédiction de la Région (Faritany). L’année 2020, 12/35 régions sont visitées
par le SG. Dans les premiers temps, il y va avec des collaborateurs. On dépense beaucoup
d’argent pour se faire. Ce qui fait plus tard, il y va tout seul. Les visites comme cela se
trouvent grand-chose. Cela donne l’opportunité de livrer des explications regardant la FFKM
se fondant sur ce que dit la Bible : « Que tous soient un » (Jean 17 : 21). Le Thème de la
célébration du 40è est ainsi libellé : « Soyez bien unis dans un même esprit et dans un
même pensée (I Cor. 1 : 10d). Et le fondement théologique de l’œcuménisme se trouve dans
la constitution. Et de révéler que le peuple acquiesce et il est prêt à s’avancer vers l’unité.
Très spécialement celui de la base. Par ailleurs, attestation du SG s’active dans la
redynamisation des personnels, de même ce qui se vivent dans différents départements
œcuméniques. Mais ce qui est manifeste comme freins à l’œcuménisme restent les
dirigeants au niveau du Foibe : décliner la responsabilité, céder celle-ci à d’autres
insistances quand on a le vertige. N’ayant pas de convictions, presque tout vit dans
l’attentisme. « Seul le Secrétaire Général vit sa conviction concernant l’œcuménisme » ! Ce
qui fait qu’en général, quand il se trouve quelque chose véridique que le SG propose, le
bureau central de même les chefs d’Eglises très particulièrement disent : qu’on avance,
Monsieur le Secrétaire Général : l’expérience du rapprochement et du développement du
travail prévaut.
Tout un chacun doit cerner le problème qui est celui de savoir, où se trouve les lacunes qui
bloquent l’avancée de l’œcuménisme à Madagascar. Prions Dieu pour qu’un éclairage
transparaisse l’année jubilaire de la FFKM ; Car très bientôt arrivera le cinquantième
anniversaire. Une prophétie s’avère dis à présent manifeste pour ce faire. Une progression
dans un programme adéquat s’impose.
Une proposition parmi tant d’autres qu’on doit exécuter d’ici 2030 reste l’évangélisation
commune à l’exemple du « Ezaka Vaovao Mahafaly en 1973 ». Cela vaut la peine parce que
conseillé par la parole de Dieu. La démarche évidente des Actes des Apôtres donne à
penser. De plus un département pour l’évangélisation manque, dans l’organigramme de la
FFKM. Qui plus est, dans toutes les universités relevant de l’Eglise ou s’affairant dans les
études supérieures théologiques le département de la missiologie va toujours de pair avec
l’œcuménisme. A preuve à l’Université de Leyde en Holland où a professé Dr. Marc
Spindler bien connu des malgaches. En tout cas, où ce qui regarde l’évangélisation, tout le
monde reste convaincu que « Toute l’Eglise doit prêcher toute l’Evangile à tout le monde »
(Marc Spindler, 1967, 157). Texte, il est écrit : « L’Eglise toute entière portant l’Evangile tout
entier au monde tout entier » (St Neill, 1960). Cette actualité oblige les tenants de pouvoir à
y penser, si l’on veut aller de l’avant. Sinon on peut être dépassé par l’évènement. Nous
prion Dieu pour que cela arrive.
Séquence 6
La FFPM et sa débâcle
La FFPM, Fiombonan’ny Fiangonana Protestanta eto Madagasikara : La Fédération des
Eglises Protestantes à Madagascar.
Voilà aussi un champ, un espace protestant : une dimension où l’on peut vivre « Les
différentes dénominations des confessions chrétiennes et leur interaction ». Cela mérite
aussi une introduction.
Nombre de missions de tendance protestante ont œuvré à Madagascar. De même à
l’origine, la mission anglicane travaille avec elles. Nous connaissons la LMS qui a travaillé ici
depuis 1818. Les Friends à partir de 1867, de même la MPF dès l’année 1897. Les
Luthériens américains se voient attribués par la NMS (1866) la région Sud de Madagascar
pour y travailler depuis 1892. La NMS (Det Norske Misjonsnels kapet) s’arrange avec la
LMS pour œuvrer dans la région de Vakinankaratra aux alentours de Betafo et d’Antsirabe.
Malheureusement les Américains se cassent en deux à cause de la mésentente des Eglises
mères en Amérique : 1. L’United Norvegian Lutheran Church in America (UNLC, 1892) 2 et
le Lutheran Free Church ou le Lutheran Board of Mission (LFC/LBM, 1895). Dure a été ce
qui arrive aux missionnaires à cause du paludisme. Le Docteur Durnes (1900) fait de son
mieux pour sauver la mission et ses œuvres (MC, 1992, 331). Les Anglicans, le SPG
(Society for the Propagation of the Gospel) sont déjà arrivés dès 1864. Très connu a été
l’assemblée des acteurs missionnaires appelée autrement la conférence internationale des
missions qui s’est tenue à Edimbourg en 1910. La conséquence de cette instance trouve la
création de la conférence inter missionnaire à Madagascar en 1913. La SPG se joint aux
missions protestantes dans cette conférence mais plus tard elle s’en départit. Vers 1930, les
instances missionnaires font ce partage de Madagascar en vue de la mission de toute l’île.
(MF, 1992, 336), la mission catholique n’en fait pas partie. Et le travail d’évangélisation de
chaque mission bat son plein. La méthode des stations est celle en vogue pour ce faire.
Outre la mission catholique qui procède pour sa méthode propre à elle, les différentes
missions œuvrant à Madagascar ont vu ce que le Prof. Jacqueline Ravelomanana concède
comme « la collaboration et l’entraide missionnaire » (J.R. 1997, 144). C’est un des
témoignages de Mrs Clark chaque mission à fort à faire de même dans la domaine de
l’enseignement, outre celui de l’Eglise. La LMS dispose de son centtre School à Andohalo,
les Friends ont Ambohijatovo Sud, la MPF Ambohiijatovo Nord. Ambohijatovo Nord se voit
transformé en Ecole Paul Minault pour souvenir de son martyre. Mais pplus tard le 30
Janvier 1949 on l’a transformée à Ambohijatovo Sud. Les Friends se trouvent dans le grand
chagrin car cela semble effacer les souvenirs précieux de Herbert Fox Standing professeur
de renom ; Razafimahefa Père (Daniel Ratefy, 1983, 46). Le mors de mai 1949, des jeunes
filles sont admises à fréquenter cette école.
Par ailleurs, l’année 1950, les trois missions luthériennes sont unies pour former l’Eglise
luthérienne malagasy (FLM). De même en cette année, le comité pour l’unité de la LMS,
FFMA et MPF s’est formé au plus haut rang pour emmener ces Eglises à leur union
devenant l’Eglise FJKM en 1968.
L’année 1956, arrivent à Madagascar une délégation dépêchée par la conférence
internationale des Missions pour examiner la formation des ouvriers de l’Eglise dans
différents cours pastoraux et théologiques juste après 1947. C’est aussi un effort pour faire
progresser l’évangélisation au profit de l’union.
Du côté de la FFPM, sa création date de 1958. La conférence inter missionnaire a œuvré
pendant 45 ans (1913-1948), tandis que la Fédération des Eglises protestantes à
Madagascar (FFPM) prend la relève de 1958 jusqu’à maintenant. La Fédération fête ses 70
ans l’année 1983 (D. Ratefy, 1983, 42).
La Fédération protestante vit une structure pour sa pérennité : 1. L’Assemblée Générale. 2.
Avec le Comité protestant qui semble être le comité de suivi regardant les travaux de
différents groupes d’action (Vondron’asa samihafa) 3. Un Secrétaire Général travaillant en
plein temps fait tourner la machine. Un espace de travail de la FFPM est la FPMA
(Fiangonana Protestanta Malagasy aty Andafy). L’année 1946, le jour de Noël, les étudiants
malagasy en France se réunissent pour prier ensemble dans le centre missionnaire à Paris,
et depuis le fait de prier ensemble continue. L’année 1947se voit son établissement à
Montpelier. La conférence inter missionnaire de Fianarantsoa en 1953 a décidé d’envoyer
un pasteur malagasy à Andafy pour prendre soin d’eux spirituellement. Le Pasteur Daniel
Ralibera et son épouse sont désignés à cet effet. Et l’affaire continue. Plus tard, la FPMA se
trouve un synode indépendant et n’est plus sous la bannière de la FFPM. Si bien que une
fois qu’un pasteur FJKM dirige le Synode la vie de l’Eglise se penche de son côté (Pasteur
Victor Rakotoarimanana) et quand un pastora luthérien se trouve à son bord, la FPMA est
enclins à suivre sa politique ecclésiastique (Past. Mamy Andriamahenina). Le Pasteur
Ravalitera une fois maître à son bord ne change pas de coutume. Par ailleurs, la FPMA en
France est un bon exemple pour les protestants français, luthériens et réformées par sa
méthode d’unifier les protestants, deux tendances confondues. Et l’ERF avec l’Eglise
luthérienne de France d’arriver dans l’Eglise Protestante unie de France (EPUF), dixit
Pasteur Rakotondraibe Richard.
La vie de la FFPM se refroidit. L’effacement de division de territoires l’année 1971 (MF,
1992, 429) lui redonne un nouvel élan. C’est quand même difficile de vivre cet avènement à
la base, parce que là on ne vit pas la FFPM sinon par le port de l’Atteste (c’est-à-dire une
pièce attestant votre statut de communiant quand tu changes d’Eglise). Mais même cette
façon s’affaiblit ! Mais on procède toujours à la sainte concurrence de sorte que le progrès
vers l’unité est de mise. Mais le cours de l’histoire en a décidé autrement. Il fut un temps où
l’on questionne les deux synodes. Le synode luthérien doit demander l’avis de ses synodes
régionaux. L’avis étant la mode de continuer le travail assigné à la FFPM. Et la FLM de dire
« n’être plus prête pour l’unité (union) mais apprécier le travail de concert (non à l’union, oui
au fiaraha-miasa). Et les travaux accomplis à l’heure du Secrétaire Général Pasteur Daniel
Ratefy (1968-1983) tombent dans l’eau : la liturgie commune est déjà achevée, le Notre
Père, la confession de foi chrétienne, le cantique unifié. Une prière levée a été la rédaction
de son livre ». Ny Fiombonn’ny Fiangonana Protestanta eto Madagasikara (FFPM, 1953) :
Ny lasa, ny ankehitriny, ny hoavy, un ouvrage commémoratif du 70è anniversaire de la
FFPM. Des interprétations versant le mal au détriment de la FJKM se profitent à
l’arrière-plan de la réalité. Et pourtant ce sont les Eglises tributaires des dons de Dieu.
Quatre grands centres historiques de mouvement de réveil se trouvent dans fief luthérien,
quatre grandes églises mémorielles des martyres dans la capitale du pays.
Quelle sera l’espérance ! Jusqu’à nouvel ordre, la FPMA, de même l’EPUF se trouve en
pole position d’exemples. Jusqu’où va la relation de cœur entre dirigeants, car c’est comme
cela se manifeste le point de départ de la FFPM. Où est le vivre en Christ, quel est le
résultat de bonnes prières ! Heureusement, les bases, l’héritage protestant reste :
Traduction protestante de la Bible, le cantique recueil des hymnes, l’histoire de la FFPM, les
œuvres communes au niveau protestante, l’effort pour améliorer la formation pastorale, les
forces spirituelles des Eglises par le témoignage des mouvements de réveil, le nouvel élan
pour l’évangélisation. Reste la question de savoir si l’Eglise veut bien revenir sur sa
décision.
De toute façon, la prière de notre Seigneur Jésus reste vrai : « Que tous soient un » A
Madagascar ou du moins à Antananarivo, il existe une association qui rassemble tous les
anciens FPMA. Elle se nomme SFPMA (Sakaiza FPMA, Amis FPMA) son objectif s’avère
être un pont partout où il peut.
Au niveau international, les luthériens montent d’un cran. En effet, il est publié que les
condamnations doctrinales réciproques prononcées au temps de la Réforme (Martin Luther
face à la papauté au XVIè Siècle) ne s’applique plus à la traduction protestante, « Qu’il
existe entre les luthériens et les catholiques un consensus dans les vérités fondamentales
de la doctrine de la justification ». Toutefois, cette déclaration commune ne signifie pas que
les deux traditions chrétiennes sont en pleine communion et qu’il y aura partage
eucharistique (Perspectives missionnaires, n° 38, 1999-2. Brèves).
Rév. Pasteur[I1] RASOLOOMANANA Néhémie, DRT