SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
I introduction et généralités
I-1) Introduction
En dehors des centres urbains traditionnels où la densité de population
est nécessairement élevée, la politique du logement définie dans les
plans directeurs d’aménagement s’oriente, depuis quelques années
vers un habitat à faible et moyenne densité caractérisé par des espaces
libres importants et l’infrastructure d’accueil de ce type d’habitat
engendre des contraintes techniques et financières spécifiques. On sait
que les infrastructures des ZAC et ZUP sont toujours étudiées par des
spécialistes formés à ces disciplines mais la conception et la réalisation
des aménagements de groupes plus modestes sont souvent confiées à
des techniciens polyvalents non rompus à chacune des nombreuses
techniques qui conviennent dans un tel aménagement :
C’est pourquoi ce cours de VRD essaie de fournir aux techniciens un
certain nombre de recommandations et d’outils simples sur la
conception et la réalisation des travaux de voirie et réseaux divers des
zones de faible et moyenne densité.
Donc ce cours s’intéresse uniquement à l’habitat à faible et moyenne
densité qui se matérialise par des opérations dans lesquelles le nombre
de logements est limité. Les logements de ce genre d’opérations peuvent
être regroupés de trois façons différentes :
Les logements sont isolés sur des parcelles individuelles ou bien
sont groupés par bandes ou hameaux (habitat individuel)
Les logements sont regroupés de façon collective mais ont les
avantages des maisons individuelles caractérisées par de grandes
surfaces extérieures privatives intégrés au logement, un accès
privatif pour chaque logement et des logements ne dépassant pas
R + 2 (c’est l’habitat intermédiaire)
Les logements sont regroupés dans de petits immeubles collectifs
séparés par de vastes espaces libres (l’habitat collectif)
Chaque type de regroupement correspond à des infrastructures
(viabilités) différentes.
La circulaire du ministère de l’équipement du 11 Mars 1963 définit trois
catégories de viabilité (le terme viabilité recouvre l’ensemble des voiries
et réseaux divers) :
1. la viabilité primaire ou d’équipement général qui est
constituée par les équipements reliant la zone à l’extérieur
2. la viabilité secondaire ou viabilité de base de la zone et qui
est constituée par les équipements publics de liaison des
différents groupes d’habitation entre eux et de ceux ci avec
les équipements primaires : ils desservent l’ensemble de la
zone
3. la viabilité tertiaire ou de desserte qui est constituée par les
équipements de desserte rapprochés des habitations et
destinés à un usage privatif donc ne desservent qu’une
partie des habitations de la zone
L’édification d’un bâtiment ou d’un ensemble de bâtiments nécessite au
préalable l’aménagement et l’équipement du terrain. Cette phase est
toujours précédée d’une étude technique dont le but est la confection de
plans et de documents écrits décrivant les ouvrages. Ces documents
sont destinés aux entreprises soumissionnaires. Etant donné que
1
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
l’aménagement intéresse plusieurs corps d’état, il est nécessaire que le
technicien projeteur ait une vue synoptique des travaux concernant les
divers corps d’état afin d’assurer une coordination efficace entre les
divers intervenants par souci de rapidité et d’économie. Ce cours a pour
but de décrire les prestations de chacun des corps d’état intéressés par
les travaux d’aménagement qui sont dans l’ordre :
Les terrassements généraux
L’assainissement
La voirie
La distribution d’eau, d’électricité
Les espaces verts
La clôture
I-2) généralités
L’importance des travaux d’aménagement extérieurs des bâtiments
dépend de la taille des opérations immobilières qui de nos jours sont
caractérisées par leur relative petite taille : en effet la construction de
grands ensembles d’habitation est abandonné au profit des
groupements de pavillons ou de petits immeubles collectifs comportant
au maximum 200 à 300 logements et une densité inférieure à 30/ 40
logements/ ha ou bien de bâtiments industriels de surface au sol de
l’ordre de 5000 m 2
La construction d’un bâtiment, quelle que soit sa destination, est en
général accompagné de la mise en place d’ouvrages enterrés
(infrastructures, réseaux d’alimentation en eau, d’électricité, de
téléphone, de gaz, d’évacuation des eaux usées) et d’ouvrages situés au
niveau du sol (voirie).
L’élaboration du plan de masse est la première étape de l’étude des V R
D mais comme il influe sur le coût des V R D, une collaboration étroite
entre l’auteur du plan de masse et le projeteur permettra d’obtenir les
meilleures prestations car, en effet, le tracé d’une voie par exemple
influe sur le volume des terrassements, qui influe à son tour sur le coût.
Nota Bene : la nature des terrains et du sous sol, surtout sa
constructibilité, influe beaucoup sur le coût et c’est pourquoi il est
nécessaire de procéder à une étude du sol au préalable afin de vérifier si
le sous sol est vaseux, tourbeux ou gorgé d’eau
I.3. définition des objectifs et élaboration des dossiers d’appel d’offre
Le maître d’ouvrage remet au technicien un certain nombre de dossiers
(plan de situation, de masse, de géomètre, le rapport des sondages
effectués, le permis de construire ou le dossier, le certificat
d’urbanisme,) et le technicien s’en réfère pour élaborer un dossier
décrivant de manière claire les travaux à effectuer (dossier d’appel
d’offre). En général les lots étudiés sont les suivants :
1. mise à la cote des plates-formes sur l’emprise des bâtiments
2. voirie, aires de stationnement, allées piétonnes
3. réseaux d’évacuation des eaux pluviales et des eaux usées
4. traitement des eaux usées
5. réseaux d’alimentation en eau, électricité, téléphone et
raccordement sur réseaux publics
6. espaces verts et jeux d’enfants
7. éclairage public
2
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
8. clôture du terrain
il faut établir un dossier de plans et de pièces écrites pour chacun de ces
lots, dossier comportant tous les documents nécessaires à la passation
des marchés et répondant aux dispositions administratives et techniques
en vigueur ce qui implique que les services compétents aient approuvé
préalablement ces dossiers
les documents de base auxquels le technicien doit se référer pour
élaborer son APD ou son DCE sont fournis par le maitre d’ouvrage et
sont composés de :
1. le plan de situation, qui permet de localiser géographiquement le
terrain
2. le plan de masse qui donne le contour extérieur des bâtiments et
leur emplacement sur le terrain, les voies et parkings, les espaces
verts
3. le plan de géomètre qui définit l’état actuel du terrain, ses limites
et ses héberges,
4. le rapport des sondages effectués
5. les plans des ouvrages existants en surface ou enterrés mais
connus
6. le permis de construire ou un double du dossier déposé et un CU
7. une note indiquant les démarches administratives déjà effectuées
par le maitre d’ouvrage ou son délégué
8. le calendrier des travaux qui fixe surtout la date de démarrage des
travaux pour avoir la durée de l’étude
9. le devis descriptif sommaire décrivant l’ensemble des travaux
10. le cahier des charges de la zone industrielle ou du
lotissement sur laquelle sera implantée l’usine ou le groupe
d’habitation
Exemple de devis descriptif sommaire
Les éléments à étudier sont définis dans le devis descriptif sommaire
qu’on doit joindre à l’APS
1. terrassements généraux
Mouvements de terre nécessaires en remblais ou en déblais pour
obtenir les plateformes brutes pour les bâtiments et les chaussées, avec
modelage au droit des espaces verts ; talus de sécurité sur les mitoyens
et talus de raccordement entre les diverses plateformes. Murs de
soutènement. Clôture de chantier. Evacuation des terres en excédent
2. voiries (pour groupes d’habitation)
Chaussée épaisse type souple pour les circulations générales avec
bordure-caniveau ; raccordement sur la voirie extérieure par bateau
Chaussée légère type souple pour la voirie secondaire ; parcs à voiture
en chaussée souple
Chemins de piétons en dalles de pierres ou en blocs de béton
autobloquant
3. voiries (bâtiments industriels)
chaussée épaisse type souple, renforcée, pour les circulations et
les parcs avec bordure-caniveau
Aires bétonnées pour le stationnement
4. assainissement
Évacuation des eaux par réseaux séparatifs en tuyaux PVC ou grès pour
les eaux usées et pluviales
3
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Regards d’entrée d’eau à grille et regards de visite avec tampon en fonte
Evacuation des allées de piétons par siphon panier
Raccordement à l’égout public avec remise en état des chaussées et
stations de relevage
Station d’épuration à oxydation totale ou à boues activée
Drainage si nécessaire
5. réseaux
électricité : alimentation des bâtiments par réseau enterré à partir
de poste de transformation installé par la SENELEC
éclairage public : éclairage des chaussées par candélabres
décoratifs et des chemins piétons par bornes basses ; commande
automatique
P.T.T. : distribution aux bâtiments par fourreaux enterrés et boites
de tirage
Eau : alimentation du réseau d’eau potable et des bornes
d’incendies à partir du compteur général ; réseau d’arrosage
automatique
Espaces verts : engazonnement des espaces laissés libres par la
construction. Plantation d’arbres de hautes tiges et massifs
floraux. Jeux d’enfants, bancs et bassins décoratifs
Clôture : clôture en lisse béton basse, avec portail d’entrée et
porte métallique
Divers : bassins pour réserve d’incendie avec revêtement en
plastique
Estimation : le montant des travaux est estimé à…….F, hors taxe,
valeur à telle date, honoraires et aléas compris
Délai : le délai d’exécution des travaux est fixé à quatorze (14 )
mois pour l’ensemble des travaux
N.B.
1. 4. Plan masse
a) Introduction
Le plan de masse, comme une vue d’avion de la parcelle ou du lot,
contient des informations différentes selon son rédacteur
(géomètre, architecte, expert) et l’usage pour lequel il destiné
(CU : certificat d’urbanisme, PC : permis de construire)
1) Plan de masse pour CU
Le CU est un acte administratif sollicité auprès du maire de la commune
où est situé le terrain pour:
Informations sur les règles d’urbanisme en cours applicables au
terrain, les régimes des taxes en vigueur, la nature des
équipements publics (réseaux d’eau potable, électricité, etc.)
Notification de la réalisation d’un projet spécifique (bâtiments
industriels à usage d’habitation, à usage commercial, etc.)
On peut faire la demande de C U sans en être le propriétaire i.e.
information avant achat
Le COS définit la densité maximale de construction pour un terrain i.e. un
nombre de m 2 de plancher construits à ne pas dépasser appelée SHON
(surface hors œuvre nette) L’échelle de ce type de plan est en général
comprise entre 1 / 100 et 1/500
4
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
On y représente : les limites cotées et la superficie de la parcelle, la
position et les dimensions des bâtiments existants, le nom du
propriétaire, les références cadastrales
2) Plan masse pour un permis de construire
Le permis de construire est une autorisation administrative,
pratiquement toujours obligatoire, pour entreprendre des travaux neufs
ou de rénovation. Au formulaire à retirer à la mairie, sont joints en quatre
exemplaires, le plan de situation, le plan de masse, les vues en plans des
différents niveaux, une ou plusieurs coupes verticales, les façades, un
profil d’adaptation et de raccordement au terrain naturel, un volet
paysager pour intégration au site.
L’échelle du plan de masse est la même que celle du CU et on y
représente :
La position et les dimensions des bâtiments à construire
Les limites cotées et la superficie de la parcelle
Le tracé des VRD avec le raccordement aux réseaux publics
Les courbes de niveau et talus de raccordement entre terrain
naturel et terrain fini
Le nom du propriétaire
La position et les dimensions des bâtiments à maintenir ou à
démolir
L’orientation
Les références cadastrales
Tous ces documents sont signés par le maitre d’ouvrage (client)
2. Les documents cadastraux
C’est un inventaire de la propriété foncière, consultable à la mairie ou
au centre des impôts fonciers ; ils sont composés de :
1. Des documents graphiques (plan cadastral) pour situer,
représenter et repérer les différentes parcelles
2. Des pièces écrites (matrice cadastrale) pour identifier les
propriétaires avec mention de la section, de la contenance
(superficie en ha, centiare ou are)
3. De la nature du démembrement (culture, habitation,
commerce …)
Selon la densité des éléments à représenter (zones rurales ou zones
urbaines, l’échelle varie de 1/2000 ( 1 cm pour 2000 cm) à 1/500 (1cm
pour 500 cm)
3. Plan topographique
C’est la représentation des limites des parcelles complétée
d’éléments :
Naturels (arbres, ruisseau…)
Artificiels (routes, bâtiments…)
Conventionnels (courbes de niveau, limites…)
4. Le plan parcellaire
C’est un agrandissement du plan cadastral utilisé par le géomètre pour
apporter des modifications
5. Le plan de division
Il définit le fractionnement d’une propriété foncière en vue de sa
rétrocession à un tiers
5
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
6. Le bornage
Il est réalisé sous la responsabilité d’un géomètre expert lors d’une
réunion contradictoire (présence des différents propriétaires) pour
rechercher et définir juridiquement les limites entre parcelles du
domaine privé, à partir de différentes sources d’informations (cadastre,
limites existantes, limites apparentes, talus, fossés…)
Après accord des intéressés, le géomètre effectue les mesures puis
dresse un plan et rédige un procès verbal
Ce PV indique :
Les personnes convoquées présentes ou représentées
La définition des limites nommées par des lettres avec la distance
en chiffre et lettre
Il est signé par le géomètre expert et les parties concernées, il annule les
indications contraires qui pourraient figurer sur des titres ou documents
antérieurs
Lorsque le bornage à l’amiable n’est pas possible, l’expert remet un
rapport au tribunal d’instance qui statue sur les limites. Le bornage est
juridique
La recherche des limites entre le domaine public et les propriétés privés
n’est pas un bornage mais c’est un alignement de voirie
I-4) la réalisation d’une Z A C
Le dossier de réalisation d’une Z AC (zone d’aménagement concerté qui
a remplacé les Z U P ou zone à urbaniser en priorité qui s’appliquait à
des ensembles d’habitation et qui nécessitait des plans-masses
contraignants) comprend en particulier :
1. l’élaboration d’un bilan prévisionnel des dépenses (acquisition et
mise en état des sols, études, travaux d’infrastructure, frais
financiers) et de recettes (cession des terrains aménagés aux
constructeurs, subvention de l’état, participation de la
municipalité)
2. l’élaboration d’un bilan des surfaces (constructions privées,
équipements publics, voirie, espaces verts, espaces libres)
3. l’élaboration d’un échéancier prévisionnel des équipements
publics tels groupes scolaires, centre sportifs, équipements
sociaux, culturels et sanitaires)
4. l’élaboration d’un plan d’aménagement de zone(P A Z) sur lequel
sont reportés les éléments structurants de la zone à
aménager(voirie primaire d’accès, voirie secondaire de desserte,
cheminement pour piétons), la destination des sols(équipements
collectifs, espaces verts, équipements commerciaux, logements
collectifs ou individuels, bureaux, bâtiments industriels), les
coefficients d’occupation des sols et l’épannelage c'est-à-dire la
hauteur maximale des constructions dans chacun des secteurs à
aménager
Les principaux problèmes qui se posent sont des problèmes techniques,
des problèmes socio-économiques, des problèmes d’esthétique et des
problèmes financiers
sur le plan technique, il s’agit de résoudre le problème de transport et de
circulation à l’intérieur de la ville et entre la ville et l’extérieur, d’établir
des réseaux d’assainissement, d’eau, de télécommunication, et de
6
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
garantir la qualité de la vie des futurs habitants en les protégeant contre
les nuisances et en mettant à leur disposition des espaces verts
Les problèmes socio-économiques concernent l’influence du tissu
urbain, de la densité (nombre de logements construits par hectare de
terrain) et de l’implantation des équipements sur la vie des groupes
Les problèmes d’esthétique concernent l’intégration de la nouvelle ville
dans le site naturel et de l’utilisation de l’espace libre pour exprimer
l’unité
[Link] différentes phases de l’étude d’un projet VRD
Si l’étude doit être conduite selon les directives de la loi sur l’ingénierie
(marché public), alors on doit suivre les phases successives suivantes
1. APS (avant projet sommaire) constitué de plans à petite échelle
(1/500 ou 1/200) et d’une note succincte définissant les principes
(seuls sont figurés les espaces verts et la voirie)
2. APD (avant projet détaillé) : les plans sont à plus grandes échelles
(1/200 ou 1/100) et sont accompagnés d’un devis descriptif
sommaire et d’une note sur les démarches administratives
effectuées
3. DCE (dossier de consultation des entreprises) :c’est le dossier
d’appel d’offres ; il comporte les plans d’exécution des ouvrages
ou PEO) et les STD (spécifications techniques détaillées ou devis
descriptif)
En général le technicien intervient peu dans la phase APS mais son
travail commence par l’APD ce qui fait que qu’avant de démarrer son
étude, le projeteur doit bien se faire préciser la nature de sa mission :
Marché privé : il prépare un APD
Marché public : deux catégories de mission à envisager :
Mission 1 : il prépare un DCE
Mission 2 : il prépare un APD
I.6. documents à fournir pour le DCE
Les éléments de base sont le devis descriptif et les plans généraux
constitués par les tracés schématiques complétés par des coupes de
détail et des profils ; le fond des plans est soit le plan de géomètre soit le
plan de masse qui est une réduction du plan de géomètre ; on établit
ensuite :
1. Le plan de terrassement qui permet de vérifier que le plan de
masse adopté n’entraine pas des mouvements excessifs de terre
2. Le tracé de la voirie est établi par le MO lors de la conception du
plan de masse est amélioré afin qu’il soit conforme aux exigences
du projet et des services de sécurité ; sur le plan voirie, on fait
figurer les réseaux d’éclairage public et d’électricité et pour éviter
les confusions, les autres réseaux seront indiqués sur des
planches différentes obtenues à partir de contre –calques du plan
de voirie
II consistance des travaux
Ainsi avant de bâtir un édifice, il est nécessaire d’aménager et d’équiper
le terrain sur lequel on envisage de construire :
C’est pourquoi la phase d’édification des bâtiments est toujours
précédée d’une phase de préparation technique dans le but de fournir
aux entreprises adjudicataires les plans et pièces écrites décrivant de
7
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
façon précise les ouvrages et les travaux. Les différents corps d’état
concernés par les travaux de V R D sont :
Les terrassements généraux dont le but est de la mise en état des
plates-formes sur les quelles on construira les bâtiments et les
infrastructures de la voirie ; ces terrassements sont faits à l’aide
d’engins de TP (voire cours correspondant sur dimensionnement
des chaussées). La norme NF P 01 003 réglemente l’intervention
de l’entreprise de terrassement en lui assignant la mise en place
des branchements provisoires d’égout ou d’alimentation en eau
pour assurer l’hygiène des travailleurs, l’exécution des voies
d’accès provisoires et l’entretien des ces ouvrages durant la
durée du chantier
Le réseau d’assainissement dont le rôle est de collecter les eaux
usées et les eaux pluviales et de les transporter hors du terrain
vers éventuellement une station d’épuration
La voirie comprend aussi bien les circulations des véhicules que
celles des piétons ou les parcs de stationnement et les aires
piétonnes
Les réseaux d’alimentation en eau potable, téléphone, électricité
etc.
Le réseau d’éclairage public
Les espaces verts
Les clôtures
Liste des ouvrages élémentaires lors des travaux de V R D
Pour décrire les travaux représentés sur le plan de masse,
l’organisation du CCTP (cahier des clauses techniques particulières)
et donc le DQE (devis quantitatif et estimatif) est découpée en trois
parties :
Les terrassements généraux
8
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Les V R D (voiries et réseaux divers)
Les espaces verts
Afin de confectionner le cadre du bordereau des prix ou liste des
ouvrages élémentaires, on commence par les généralités sur la nature
du sol définie par les résultats des sondages ou à partir de l’analyse de
cartes géologiques ou des précédents sondages dans la zone
considérée ; on suit ensuite la chronologie des ouvrages élémentaires
suivante qui est susceptible de varier selon le équipes de conception :
CODES DESIGNATION DES OUVRAGES
01.01 Préparation du terrain (avec différentes possibilité)
Accès chantier (busage de fossé…..)
Débroussaillage, abattage d’arbres et dessouchage
01.02 Terrassements :
Décapage de la TV et mise en dépôt
Fouille en pleine masse pour création de plate-forme
Empierrement en calcaire 0/30(afin de maintenir le chantier
propre) pour chemin d’accès
Remblais avec reprise de terre et reprofilage du terrain
Evacuation des terres en excédent
01.03 Réseau d’évacuation d’eaux pluviales vers fossé
Fouilles en rigole pour passage des canalisations
Canalisations en PVC D 100
regards
01.04 Epuration et traitement des eaux
Dégraisseur
Fosse toutes eaux
Regard de répartition et de bouclage
Fouille en rigole pour passage des canalisations
Canalisations de répartition en PVC D 100
Tranchées filtrantes et tuyaux d’épandage en PVC D 100
Ventilation de la fosse septique
01.05 Réseaux d’alimentation
Tranchée technique commune
Regard A E P
Fourreau électricité, téléphone et réseaux câblés
01.06 Voirie
Accès véhicules et aires de stationnement
Accès piéton
Bordure d’allée
01.07 Aménagement des abords
Tranchées et fourreaux pour éclairage extérieur, commande
pour portail et portillon
Clôture et grillage
01.08 Espaces verts
Engazonnement
Plantation d’arbres
Clôture
9
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Exemple de bordereau pour le réseau d’eau
code désignation U QTE
01.05 Réseaux d’alimentation
01.05.01 Fourniture et pose d’un regard de comptage A E P, U 1
préfabriqué et en béton de ciment, 0,60X 0, 40 m,
profondeur 0, 60 m, compris couvercle
01.05.02 Tranchée technique commune 0,80X0, 80 m (eau,
électricité, téléphone et câble) dans terrain de
toute nature, profondeur 0,80 m. remblais sable
0,80X0, 10 m épais, après ouverture de la fouille
Fourniture et pose de fourreaux pour l’alimentation
en eau en tubee polyéthylène haute densité PE 80,
profondeur 0.70m
Gaine annelée double paroi pour câble téléphone
type TPC verte
Gaine annelée double paroi pour câble électrique
type TPC rouge
Remblai sable 0.80X0.80 m épais après pose
tuyaux, câbles et divers fourreaux
Grillage de signalisation sur les différents réseaux
Remblais calcaire 0/30 et compactage
Chargement et évacuation des terres
excédentaires à la décharge
Linéaire : 1f 18.20=18.20 m
Linéaire : 1f 3.30 =3.30
[Link]éaire
m 21.50
01.05.03 Fourniture et pose d’u n coffret électrique U 1
III démarches administratives
Le réseau d’alimentation en eau, le réseau d’évacuation des eaux
usées, la voirie, le réseau de téléphone et celui d’électricité doivent
être raccordés aux réseaux publics correspondants et cela entraîne
de pénibles démarches auprès des services concessionnaires ou des
administrations qui exploite ces réseaux. Ces démarches sont
accompagnées de dossiers et de formulaires de renseignement que
le maître d »ouvrage doit signer ou déposer et du paiement de
redevance dont une fraction est à payer rapidement pour espérer voir
les travaux démarchés être inscrits au programme des services
concernés. Ainsi, pour être informé le plus rapidement possible des
contraintes liées aux niveaux des réseaux enterrés, le projeteur doit
commencer ces démarches dés le début de l’étude du projet. On sait
en effet que la connaissance du tracé exact des réseaux et de leur
niveau permet de prévoir l’emplacement et la mise en place des
fourreaux dans les sous couches des chaussées qui sont les
premières à être mis en place dés l’entame de l’exécution des travaux
de chantier. Ces démarches permettront de connaître l’emplacement
et le nombre de branchements à faire pour chaque réseau car c’est
10
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
les services publics qui fixent ces paramètres en se basant sur le
principe suivants : le branchement et les organes de commande,
vanne, compteurs généraux d’eau ou d’électricité) doivent être
implantés dans un espace accessible en tout temps au personnel et
aux matériels du service et la longueur du branchement entre le
réseau public et la limite de propriété doit être le plus courte possible.
Donc le projeteur devra adresser dés que possible à chacun des
services concernés un dossier comprenant :
Un plan de situation
Un plan de masse
Une esquisse du réseau intéressé
Un jeu de plans du Permis de Construire des bâtiments
Une notice de renseignement dans laquelle sont indiqués les
débits, les puissances demandées
III-1 branchement au réseau de la S D E
C’est la compagnie des eaux locales qui met en place une dérivation
entre la conduite publique et le compteur général installé le plus près
possible en limite de propriété mais le projeteur devra indiquer le débit
prévu ainsi que l’utilisation qui est faite de l’eau (eau potable, eau pour
incendie). La compagnie fixe alors les dimensions du compteur et donc
celles du regard devant l’abriter la compagnie des eaux indique
également la pression minimale et maximale ce qui permet de prévoir
des suppresseurs ou des réducteurs de pression. Les services
techniques de la ville sont consultés pour contrôler la qualité de l’eau,
les administrations qui s’occupent de la voirie sont consultées si le
branchement doit passer sous la voie publique. Les services de la
protection civile sont consultés afin de connaître le nombre et
l’emplacement des bouches d’incendie. Le projeteur consultera
également les services des postes et télécommunication et de
l’électricité s’il y’a des croisements de canalisations
III-2 branchement au réseau d’électricité
On peut raccorder l’opération en cours au réseau public d’électricité de
deux manières : la desserte en aérien qui est de nos jours pratiquement
abandonnée sauf dans le cas des bâtiment isolés et éloignés des lignes
principales et la desserte en souterrain. Dans le cas où on doit desservir
un seul immeuble ayant des besoins faibles, la S E N E L E C effectue un
branchement direct sur le câble public et l’amène jusqu’à une boite de
raccordement située le plus près possible de la façade mais dans le cas
où on doit desservir plusieurs immeubles et donc la puissance
demandée grande, la compagnie effectuera le branchement en moyenne
tension en prévoyant un ou plusieurs postes de transformation d’abonné
( le maître d’ouvrage réalise l’équipement complet) ou public ( le maître
d’ouvrage fournit seulement le géni civil et le S E N E L E C équipe). Les
plans d’installation extérieure (branchement, poste transfo, comptage)
doivent être validés par le concessionnaire
III-3 branchement au réseau d’égout
Le branchement au réseau d’égout est toujours compliqué car plusieurs
cas peuvent se présenter :
1. réseaux d’égout inexistants entraîne la mise d’une filière
d’assainissement autonome sinon la demande du permis de
construire sera rejetée
11
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
2. existence d’un réseau d’égout mais de capacité insuffisante :
cela nécessite un renforcement du réseau par la municipalité
donc c’est une décision politique qui peut prendre du temps
avant de trouver une solution
3. existence d’un réseau de capacité suffisante : on doit prendre
des renseignements sur le type de réseau (unitaire ou séparatif),
les niveaux des fils d’eau et les modalités de raccordement qui
permettent de fixer le point de départ du réseau intérieur. Les
égouts étant le plus souvent situés sous la voie publique, il faut,
pour réaliser les raccordements, ouvrir les chaussées ce qui
nécessite une démarche auprès du service de voirie concerné
III-4 branchement du réseau de téléphone
Tous les immeubles neufs doivent être équipés pour recevoir des lignes
téléphoniques intérieures mais on devra assurer la liaison entre les
immeubles et le réseau situé sous la voie publique. le bureau des lignes
exige l’installation des fourreaux et des boites de tirage tandis que les
services travaux indiquent au projeteur le tracé
III-5 raccordement à la voirie
On se raccorde à la voirie existante par l’intermédiaire de « bateau » qui
est un abaissement du trottoir au droit de l’entrée à la voirie permettant
l’accès des véhicules. Les services de la voirie indiquent au projeteur les
niveaux à respecter et les conditions d’exécution (souvent c’est un
concessionnaire qui a le monopole de ces ouvrages) ce qui nécessite
une demande et la fourniture d’un dossier. Les services de la voirie
délivrent également le plan d’alignement (limite entre le domaine privé
et public) et le plan de nivellement (niveau des voies publiques) ce qui
permet d’avoir le tracé exact de l’alignement et le classement de la voie.
Pour tenir compte de l’enlèvement des ordures, consulter la mairie car
celle ci peut demander une aire de manœuvre pour les bennes.
IV coordination des réseaux
Implantation et emplacement des réseaux divers
Le projet de réseau doit être adapté aux caractéristiques des voies de
distribution ou de desserte et à l’implantation des bâtiments. La
coordination entre les services ayant la compétence de la définition et
du tracé de ces réseaux est indispensable et cette coordination a pour
objet le choix de l’emplacement des réseaux les uns par rapport aux
autres et par rapport aux voies de circulation.
Selon que les viabilités soient classées dans le domaine public ou non,
l’emplacement des réseaux varie
IV-1 les réseaux et les voiries seront classés dans le domaine public
Les canalisations de distribution d’eau, de courants faibles, de
courants forts et de gaz sont implantées sous les trottoirs ou les
allées si ceux ci présentent une largeur suffisante et les
canalisations d’évacuation d’eau usée ou d’eau pluviale peuvent
être implantées sous la chaussée à cause de leur gros diamètre
Les tableaux ci dessous indiquent les emplacements possibles et leur
écartement ;c’est à dire les réseaux et les voiries suivent le même tracé
ce qui est le cas le plus classique en lotissement ou dans certains cas
les réseaux et les voiries peuvent suivre des tracés différents, ce qui
12
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
suppose que les réseaux soient situés dans les espaces communs si cela
est possible sinon lorsque les réseaux traversent des propriétés privés,
on devra grever de servitude légale une zone d’une largeur définie
suivant le tracé afin de rendre possible l’accès de la puissance publique
pour les besoins de réparation et d’entretien des réseaux.
En ce qui concerne la position des réseaux, il y’a deux options possibles :
1. tous les réseaux sont souterrains et dans ce cas ils peuvent être
placés sous chausse, sous accotement ou sous espaces publics
ou privés (seul l’encombrement des différents réseaux par rapport
à la largeur disponible conditionne le choix de l’emplacement)
2. les réseaux électriques et téléphoniques sont aériens et les autres
réseaux sont souterrains et dans ce cas on utilise le même support
pour les câbles des réseaux électriques, téléphonique et
d’éclairage public si la convention existe entre la compagnie de
l’électricité et celle du téléphone.
Emplacement
Réseaux Profondeur Grillage Sous Espace
(hauteur au- avertisseur chaussée privatif
dessus de la (repère pour
génératrice sup. travx. de reps.)
de la canal.) en m
Eaux 1.50 ok possible
usées
Eaux 1.00 ok possible
pluviales
Eaux 0.80 bleu déconseillé déconseillé
potable
Electricité 0.75 rouge déconseillé Possible.
téléphone 0.80 vert déconseillé Inter.
gaz 0.78 jaune interdit Possible.
13
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Espacement entre réseaux
Service subissant Assainissement Eau Electricité Téléphone Gaz
la contrainte ► potable
Service créant la
contrainte ▼
Eau potable 40 cm 40 cm 40 cm 40
cm
Electricité 20 cm 20 cm 20
cm
Téléphone 20 cm 20 cm 50 cm 20
cm
Eclairage public 20 cm 20 cm 40 cm 20
cm
Gaz 40 cm 40 cm 40 cm 40 cm
Assainissement Pas de contrainte
En conclusion, on peut affirmer que le technicien doit être en mesure
d’avoir une vue synoptique de l’ensemble des corps d’état de la V R D
afin de pouvoir assurer la coordination de l’intervention de l’ensemble
des entreprises de manière efficace et garantir ainsi la rapidité des
travaux et susciter des économies.
Le technicien chargé de l’étude aura à faire en général les démarches
préliminaires ci dessous :
Collecter le maximum de renseignements concernant l’opération
par une reconnaissance des lieux
Rassembler toutes les données concernant les contraintes
administratives et réglementaires ayant trait avec l’opération en
cours
Ceci est vrai car le technicien a la charge de concevoir la voirie et les
réseaux divers mais en accord avec les services publics, les
concessionnaires des réseaux et le maître d’ouvrage. Il essayera de
faire l’étude des V R D en même temps que celle des bâtiments afin
de pouvoir lancer les appels d’offres simultanément car cela permet
au maître d’ouvrage d’avoir une estimation du coût des travaux et
14
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
d’avoir la possibilité de procéder à des arbitrages pour éviter
l’appauvrissement des derniers aménagements par manque de
crédit.
Les dessins types seront classés afin de faciliter leur consultation et
donc seront réalisés à l’échelle 1 / 10 E ou 1 / 20 E
V terrassements généraux
L’objectif recherché pour les terrassements généraux est de modeler
le terrain en vue de son utilisation pour l’urbanisation et
comprennent :
1. les mouvements en déblais et remblais pour le nivellement du
terrain
2. les terrassements pour la mise en place de la voirie
3. la constitution des plates-formes des bâtiments
En ce qui concerne les bâtiments d’habitation et les écoles, les
travaux se résument à établir des plates-formes au droit de ces
bâtiments et des chaussées en prenant soin de choisir une côte de
projet qui permet de minimiser le mouvement des terres. Pour les
bâtiments industriels et les centres commerciaux, le terrain doit être
rendu plan sur toute sa surface ce qui entraîne, si le sol d’assise est
de qualité médiocre, que l’on devra le stabiliser mécaniquement ou
chimiquement selon la nature de celui ci et ceci afin d’en améliorer la
capacité portante.
V-1 Conception et exécution des terrassements
Le plan topographique doit être de bonne qualité et comporter
surtout l’indication de tous les éléments du site (bâtiments, puits,
réseaux, plantations existantes) pour l’étude des V R D. on tiendra
compte des caractéristiques physiques et mécaniques des terrains
en analysant les cartes géologiques de la zone et les résultats des
sondages les plus récents obtenus par une campagne de
reconnaissance des sols. Cela permet de classer les terrains ainsi :
Sols meubles non compacts (gravier, sable, lœss, limon…)
Sols meubles compacts (argile épaisse, marne, craie,
schiste…)
Sols compacts (poudingues, grés poreux, calcaires, gypses
etc.…)
Sols durs (calcaires durs, basaltes, porphyres, gneiss, grés.)
Chaque catégorie de sols nécessite un matériel de terrassements
particulier et les prix unitaires de terrassement seront différents
d’un sol à un autre tant pour l’extraction que le transport ou la
mise en remblai.
La présence éventuelle d’eau dans le sol entraîne une plus value
(blindage, étanchement etc. …) et cela devra être prévu dans le
devis descriptif afin de faire l’objet d’un prix de bordereau. Pour
éviter les contentieux, il est obligatoire de vérifier la présence de
canalisation abandonnée, de blocs erratiques, de fondations
d’anciens ouvrages etc. les terrains inondables sont en principe
inconstructibles et ceux comportant une nappe phréatique exigent
15
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
que des précautions soient prises en ce qui concerne le niveau
des ouvrages à implanter et l’exécution des terrassements (
blindage, étanchement )
Niveleuse
16
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
I .1 - LE M A TE RIE L DE TE RRA SSEM NT
Dumper
Pelle hydraulique
Chargement
Terrassement
Transport
Chargement
Déchargement
Chargeur sur pneus
Compacteur
Terrassement
Compactage
Chargement
Nivelleuse
Bouteur Ripper Nivellement
Défonçage du sol Réglage des pentes
Poussage des terres Scrapper
Nivellement Décapage
Poussage de scrapers TRANSPORT
Épandage
Ce type de matériel est utilisé pour de grands travaux :
autoroutes,
ouvrages d'art,
plates formes
ou l' aspect économique très important , on doit calculer :
DES VOLUMES
DES CYCLES
DES RENDEMENTS
V-1-1 travaux préparatoires
L’excavation est exécutée par les engins de production qui
chargent les engins de transport et les engins d’assistance auront
la charge d’assurer les travaux de finition de la fouille ou la mise
en place des remblais. Une fouille ou un remblai est toujours
limitée par un talus dont la pente est fonction de la nature du sol et
de la saison. La profondeur d’une fouille ou dénivelé est mesuré à
partir du niveau du sol (terrain naturel). L’inclinaison du talus est
définie par le rapport h / d avec h : la longueur de la trace
horizontale du talus ou du remblai et d : la valeur de la dénivelée
mesurée entre les extrémités de la ligne de plus grande pente. Les
déblais et les remblais ont les pentes suivantes
17
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Nature du Angle du talus de la Angle du talus du remblai
terrain (sec) fouille
angle h/d angle h/d
Rocher 80° 1/5 45° 1/1
compact
Rocher 55° 2/3 45° 1/1
fissuré
Débris 45° 1/1 45° 1/1
rocheux
Terres et 45° 1/1 35° 3/2
pierres
Terres
argileuses
Terrai 45° 1/1 40° 5/4
n
médio
cre
Bon 20° 3/1
terrai
n
Gravier et 35° 3/2 35° 3/2
sable
Sable fin 30° 2/1 30° 2/1
limon 35° 3/2
Limon 30° 2/1
argileux
NOTA BENE : si une fouille longe une voie de circulation publique ou
privative ou bien un bâtiment, sa crête ne devra pas se situer contre ces
ouvrages mais éloignée de ceux ci c’au moins trois mètres afin de laisser
un passage libre et de ne pas déchausser les fondations ; Dans le cas
contraire, on procédera par blindage d’éléments verticaux tels des
batardeaux ou des rideaux de palplanche. Si le terrain sur lequel on
pratique les fouilles est en présence d’eau et est sensible à celle ci,
(marnes, schistes, argiles…) alors on fera une finition du fond de fouille
sera exécutée peu de temps avant l’exécution des soutènements et des
18
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
fondations mais il faudra couler un béton de propreté juste après la
découverte du terrain afin d’éviter que les sols ne se détrempent et
gonfler éventuellement.
V –1-2 décapage –nettoyage
Le sol naturel doit être débarrassé de la terre végétale, des détritus et
arbustes qui s’y trouvent. Il sera mis à nu jusqu’à la couche saine (en
général sur 20 à 40 cm d’épaisseur). Cette terre végétale sera entassée
à proximité.
Les poches de terre de mauvaises qualités, les blocs erratiques et les
souches sont enlevés et remplacés par un matériau de meilleur qualité
(sable).
Si le terrain est abusivement occupé ou utilisé par un voisin ou par des
inconnus (dépôt de matériaux, matériels, gravois ou détritus de toutes
sortes), un constat d’huissier sera établi.
V –1-3. Exécution des fouilles
Les petites fouilles sont réalisées au moyen de pelles mécaniques
travaillant sur les bords tandis que les grandes fouilles comme les sous-
sols nécessitent l’aménagement d’une rampe d’accès de 15 à 20 % de
pente pour les camions. Les tranchées pour canalisation de distribution
d’eau, d’assainissement, d’électricité et de téléphone sont font partie en
général du lot terrassement général si les entreprises chargées de ces
lots n’ont pas l’équipement adéquat.
V –1-4. Exécution des remblais
Le remblai est une couche de matériaux rapportés sur une épaisseur
telle qu’on obtienne le niveau définitif du projet :
o Si la profondeur de décapage est supérieure à l’épaisseur du futur
dallage ou de la plate-forme,
o Si le terrain doit être mis à l’abri
o Si le dallage doit être placé au niveau des plates- formes des
camions et wagons pour les entrepôts et usines
o Si l’ensemble du terrain doit être mis à un niveau supérieur à celui
du terrain.
Le remblai sera fait avec de la terre de bonne qualité trouvée sur place
(terre extraite des fouilles) ou rapportée (carrière, laitier de haut
fourneau…). Le remblaiement est à effectuer avec soin sinon le remblai
peut tasser sous son propre poids et diminuer ainsi de hauteur jusqu’à
5% pour le sable ou 10% pour l’argile. Afin d’éviter ces désordres, il faut
choisir un bon matériau et le compacter selon les règles de l’art
V –1-4-1. Qualité des matériaux
Le matériau idéal est constitué par un tout venant latéritique présentant
une courbe granulométrique continue ; Homogène avec une faible
teneur en eau et ayant une portance suffisante. Ainsi on aura recours à
un laboratoire de géotechnique pour y conduire les tests de mesure de
l’indice C B R, l’analyse granulométrique et l’essai Proctor. Si le
19
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
matériau d’emprunt n’a pas les qualités requises, on procédera à une
reconstitution du matériau par mélange de divers sols. en ce qui
concerne les faibles volumes de remblai tels les poches purgées, les
fosses, les tranchées de canalisation, on utilise du sable, du tout venant
ou des terres extraites des fouilles auxquelles on ajoute du ciment à
faible dose –100 kg de ciment par mètre cube de sable-
V –1-4-2. Matériels
Le compactage consiste à densifier le sol naturel ou le remblai en le
tassant mécaniquement avec un apport d’une quantité d’eau à
déterminer par essai Proctor
Afin de faciliter la mise en place et le serrage des grains. En général on
met en place les remblais par couches de 25 à 30 cm d’épaisseur que
l’on tasse par le passage d’un rouleau automoteur parcourant la surface
de façon régulière et agissant par compression sous l’effet de son poids
et par vibration des roues. L’efficacité du compactage est mesurée par
l’aiguille Proctor ou par l’essai au gamma densimètre. Les principaux
engins de compactage utilisés sont :
Nature du terrain Type d’engins
Terrain sec Rouleaux lisses, engins à pneus
multiples, cylindres lisses vibrant à
une vitesse comprise entre 3 et 5
km / h
Sols grenus Compacteurs à pieds dameurs
(pieds de mouton)
Terrains humides argileux Rouleau à pied de mouton ou à
pneus
Surface de faible étendue Dames à explosion, pilettes à air,
compresseurs
20
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
21
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
V –1-4-2. Les différents essais sur les remblais
Un remblai de bonne qualité doit être incompressible, avoir une densité
voisine de 2000 daN par mètre cube, et une teneur en eau voisine de 8
pour cent : Un indice C B R de 20;
Le laboratoire central des ponts et chausséesL C P Ca définit un certain
nombre d’essais à faire afin de s’assurer de la qualité des remblais
exécutés:
Essai Proctor ou essai au nucléo densimètre
22
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Essai à la plaque
Essai C B R
Analyse granulométrique
Etc.
Essai Proctor
But de l’essai
Détermination de la densité sèche du matériau compacté à une teneur
en eau donnée
Matériels et matériaux
Moule Moule Moule CBR Moule CBR
PROCTOR PROCTOR
Volume du 948.55 cm 948.55 cm 2316.66 cm 2316.66 cm
moule cube cube cube cube
Diamètre 10.16 10.16 15.23 16.23
moule en cm
Hauteur du 11.7 11.7 12.7 12.7
moule en cm
Poids de la 2.496 4.54 2.496 4.54
dame en kg
Diamètre de la 5.08 5.08 5.08 5.08
dame en cm
Hauteur de 30.5 45.7 30.5 45.7
chute de la
dame en cm
Nombre de 25 25 55 55
coups par
couche
Nombre de 3 5 3 5
couches
Nature de Normal Modifie Normal Modifie
l’essai
En ce qui concerne les matériaux :
Sols à essayer, eau
Procédé
Quand tout le sol à tester passe à travers le tamis de 5 mm de
d’ouverture
Peser le moule muni de son fond sans la hausse
Prendre 3 kg de matériaux préalablement sèche à l étuve et passer le au
tamis de 5 mm ou bien 5 kg de matériaux sèche et passe au tamis de 20
mm
Rejeter le refus et remplacer le par une masse équivalente de matériaux
Humidifier soigneusement le matériau ainsi prépare à une teneur en eau
de 2 pour cent
Homogénéiser à la truelle et ensuite à la main
Fixer la hausse sur le moule
23
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Remplir le moule de pour le compactage de la première couche et pour
cela mettre une quantité de matériaux en vrac suffisante afin qu’une fois
tassé, chaque couche ait la même épaisseur
Compacter chaque couche à l’aide de la dame
Enlever la hausse avec soin afin d’éviter la rupture de l’échantillon
Araser le moule a l’aide de la règle a araser
Nettoyer l’extérieur du moule
Peser le moule ce qui donne la masse totale humide
Enlever le fond plat du moule et prélever deux petits échantillons dans la
partie inférieure et supérieure du moule
Effectuer les mesures de teneur en eau
Démonter le moule et récupérer le matériau et le mélanger a celui
inutilisé restant; malaxer et rajouter deux pour cent de nouveau
Effectuer un nouvel essai
Arrêter les essais quand on aura deux fois consécutivement une
diminution de la masse totale du matériau humide
Exploitation des résultats
Remplir le tableau de mesures teneur en eau /densité sèche et tracer le
diagramme représentatif des variations de la densité sèche en fonction
de la teneur en eau du matériau
24
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
25
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
La densité du matériau naturel ou recompose utilise pour la confection
du remblai doit être au moins égale a 95 pour cent de l’optimum Proctor
modifie pour être agrée
La densité du matériau naturel ou recompose utilise pour la confection
du remblai doit être au moins égale a 95 pour cent de l’optimum Proctor
modifie pour être agrée
Essai C B R
Dans cet essai c’est la résistance au poinçonnement du sol compacte
qui est mesure si le sol est de la classe A c’est a dire un sol fin ou bien un
sol de classe B humide c’est a dire un sol sablo-graveleux avec plus
gros éléments passant au tamis de 20 mm
Principe de l’essai
On compactera le sol à tester dans le moule C B R en 5 couches et a
raison de 55 coups par couche
On sature ensuite le sol tassé en l’immergeant dans l’eau pendant 4 jours
On charge ensuite la surface de l’échantillon a l’aide de disques
annulaires normalisées
On procède par la suite la pénétration du sol par un piston cylindrique de
19.3 cm 3 de surface ; la pénétration sera faite à vitesse constante de
1.27 mm par minute
On mesurera la contrainte de pénétration en fonction de la profondeur
d’enfoncement du piston
On relève la pression de pénétration en daN /cm2 correspondant aux
enfoncements de 2.54 mm et 5.08 mm
L’indice portant C B R I sera la plus grande valeur obtenue en divisant la
première par 70.3 et la seconde par 105.1
I = sup. de(P2.54mm/70.3.P5.08mm /105.1)
P est exprimé en daN par cm carré
Essai à la plaque
On doit faire la différence entre l’essai utilisé pour la mesure du module
de Westergaard servant au dimensionnement des chaussées en béton
ou des dallages à ceux destinés à vérifier l’efficacité du compactage. Le
premier type d’ essai consiste à mesurer la pénétration d’une plaque de
0, 75 cm de diamètre sous l’action d’une charge progressive de 3
tonnes. Cela permet d’obtenir le coefficient de WESTER-GAARD
renseignant sur la résistance maximale à l’écrasement du sol.
K(kg par cm3)= 0,7 /w(cm)
On trace ensuite le diagramme donnant les variations de l’enfoncement
en fonction de la charge: la résistance maximale du sol sera la limite à
partir de laquelle le rapport des enfoncements à l’accroissement des
charges croit ra brusquement
26
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Dans la pratique on admet une contrainte égale au dixième de celle
obtenue au cours de l’essai pour tenir compte du fait que le terrain peut
varier de consistance sur l’entendue de la fondation.
On fera un essai tous les 200 m2
Le second type d’essai ou essai LCPC consiste à charger une plaque de
0, 60 cm de diamètre par application d’un premier cycle de chargement
27
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
de 7000daN et d’un second cycle de 5600daN à vitesse de 5000daN par
minute
Ev1= 1125/w1 (mm) Ev2= 900/w2 (mm) Ev =1, 5qa (1-v2)/w
Avec q pression au sol et a rayon de la plaque
Essai au nucléo densimètre
C’est un appareil constitue d’émetteur radioactif de rayonnement
gamma et d’un compteur Geiger
La tige porte source est enfonce dans le sol à la profondeur désirée. Les
photons gamma émis par la source sont absorbes par le matériau en
fonction de sa densité: les photons non absorbés seront comptes par le
détecteur Geiger place en surface.
C’est un essai non destructif et l’étalonnage du compteur permet de
connaître la densité et la teneur en eau du matériau
Projet de terrassement
Examinons le cas d’un projet de terrassement à emprise polygonale,
exécuté à l’air libre. Afin de fixer les idées, supposons qu’il s’agisse de
niveler le terrain d’un petit lotissement
Le projet vise :
1. A remplacer le terrain naturel plus ou moins accidenté par un
terrain à pentes réglées et régulières
2. A évaluer les volumes des déblais et de remblais qu’entrainera la
modification étudiée et à réaliser leur équilibre
3. A examiner les conditions du mouvement des terres
Pour cela les études comportent :
1. Le lever de l’emprise et son report sur un plan à petite échelle (1/
1000 par exemple)
Sur le levé, le terrain naturel est représenté en courbes de niveau à
l’équidistance de 1 m (ou 0.50 m dans les parties accidentées). En même
temps que les courbes de niveau on lève et on reporte les cotes des
sommets d’un quadrillage de 20 m de maille, matérialisé sur l’emprise à
l’aide de piquets en bois. Sur le plan les cotes et les courbes sont
portées à l’encre noire. Si le terrain est tourmenté, les mailles de 20 m
sont réduites 10 ou 5 m. il faut noter également qu’on doit repérer les
lignes du quadrillage par des piquets situés en dehors de l’emprise
2. Le sol définitif est établi en fonction du plan de masse auquel il doit
rigoureusement s’adapter. C’est ainsi qu’il doit entre autres
permettre l’écoulent des eaux et faciliter l’établissement d’égout.
Le projeteur devra autant que faire se peut respecter les pentes
générales du TN afin de minimiser le volume des terrassements et
diriger les eaux usées vers leur point d’évacuation naturel
(exutoire). Sur l’épure, le terrain définitif est représenté par ses
courbes de niveau dites courbes définitives et par les cotes des
sommets des du quadrillage calculées par interpolation linéaire.
Les cotes et les courbes définitives sont portées en bleu
Si la cote bleue est inférieure à la cote noire, le point correspondant
est dans une zone de déblai ; si elle est supérieure la zone est en
remblai :elle représente donc la hauteur du remblai ou la profondeur
du déblai qu’il faut exécuter en chaque sommet du quadrillage pour
passer du terrain naturel au terrain définitif mais comme le prix des
terrassements croit très vite à mesure les cotes rouges augmentent,
28
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
il faut s’astreindre à ne pas dépasser pour celles-ci 1.50 à 2 m (sauf
pour les routes où on admet des cotes plus élevées). On appelle cote
rouge la différence cote bleue moins cote noire
Pour faciliter la lecture du plan des terrassements et la cubature des
terres, il est plus commode de tracer la ligne de séparation des zones
en déblai et des zones de remblai appelée courbe de passage du
déblai au remblai : c’est le lieu des points dont la cote rouge est nulle.
La cubature peut s’effectuer selon divers procédés :
1. Dans le cas d’une emprise allongée (route, canalisations..) on
emploiera la cubature par profil
2. Dans le cas des emprise polygonales, le mode de cubature est dite
cubature par prisme qui repose sur l’hypothèse que les mailles
du quadrillage sont assez petites par rapport aux irrégularités du
terrain naturel pour qu’on l’on puisse assimiler la surface du
terrain comprise à l’intérieur du carré à un plan
Tableau d’avant métré
Désignation des Cote des Cotes Surface Volume
volumes calculés sommets rouges de base
TN TD TD TN
Les murs de soutènement
1) Définition
Permettent de maintenir les terres afin d’empêcher leur éboulement
dans le cas de l’existence ou de la création d’une dénivellation brusque
dans le sol naturel.
2°) CALCUL DES MURS
Le calcul nécessite la détermination préalable des paramètres ci-
dessous :
- poussée du matériau de remblai qui dépend de sa densité, de l’angle du
talus naturel, de la surface (voir annexe)
- poussée hydrostatique éventuellement
- la surcharge sur le remblai
- la nature du sol de fondation et son taux de travail
3) TECHNOLOGIE DES MURS
29
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Il y’a 2 types de murs de soutènement :
- Les murs massifs en maçonnerie ou en béton pour des hauteurs de
remblai peu importantes, un sol de fondation de bonne qualité et une
espace libre assez important pour l’encombrement de l’ouvrage.
Dans ce cas de mur en maçonnerie ou en béton, le poids propre équilibre
la poussée des terres mais dans le cas d’un mur en béton armé c’est le
poids des terres chargeant la semelle arrière qui assure la stabilité du
mur.
Il n’est admis aucune erreur de conception ou d’exécution pour des murs
de soutènement c’est à dire :
Un mur de soutènement ne doit pas se renverser sous l’action de la
poussée des terres et des surcharges éventuelles et ne doit pas glisser
sur sa base sous l’action de la composante horizontale de la poussée.
Il doit être complété par un drainage efficace de la face arrière afin de
neutraliser la poussée des eaux d’infiltration qui sont susceptibles de
renverser le mur au-delà d’une certaine limite. Le drainage est en
général constitué par une couche de matériaux drainant ou un tapis
filtrant et un collecteur en partie basse. Il doit être muni de barbacanes
par exutoire (évacuer l’eau).
Si sa longueur est grande, on doit le couper par des joints de 1 à 2 cm de
largeur tous les 20 à 30 m et ces joints doivent être obturés sur la face
arrière par des profils en aluminium ou un empilement de brique
(photocopie page 67).
4°) LES TALUS
On peut remplacer le mur de soutènement par un talus c’est à dire le
terrain naturel est dressé selon une pente suffisante pour éviter tout
éboulement. Le talus est réglé en général avec une pente de 2 en
longueur pour 1 en hauteur mais la pente 3 pour 1 est meilleure mais est
plus encombrante. En partie basse le talus doit être buté par une murette
ou une curette maçonnée pour recueillir les eaux de ruissellement.
Si la paroi a une pente très voisine de celle du talus naturel, on devra
protéger sa surface par la culture de plantes dont les racines retiennent
les terres (iris, luzerne, gazon...)ou bien si la hauteur du remblai est
grande ou si la pente est supérieure à celle du talus naturel, on aura
recours à un revêtement en «perrés maçonnés » qui est exécuté à l’aide
de pierres sèches posées à même le sol damé pour une épaisseur de 25
à 50cm selon la raideur du talus ou bien de pierres maçonnées étanches
avec façon de barbacanes à la base pour permettre l’évacuation de l’eau
d’infiltration accumulée dans le massif.
VII/ LE RESEAU DE DISTRIBUTION D’EAU POTABLE
1) - Généralités
30
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
31
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
32
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
33
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
34
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
35
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
36
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
37
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Le réseau de distribution d’eau potable doit assurer :
1. la fourniture d'eau potable pour l'usage domestique
2. l'arrosage des espaces verts et jardins
3. la desserte des équipements collectifs tels les bouches de
nettoyage et les fontaines
4. la fourniture de l’eau nécessaire à la lutte contre les incendies.
Le branchement au réseau public se fait par un collier de prise en
charge. Pour cela le collier est fixé sur la conduite principale avec un
joint. Le robinet est vissé sur le collier en le plaçant dans le sens ouvert.
La machine à percer est fixée sur le robinet et la mèche introduite dans
la lumière (trou du robinet) pour percer la conduite par manœuvre du
cliquet.
Quand le trou est percé, on lève la mèche en laissant sortir un peu
d’eau afin d’éliminer les limailles et on ferme ensuite le robinet.
Il ne restera plus qu’à réaliser l’installation jusqu’aux limites de
l’immeuble ou du particulier (propriétés).
2/ paramètres de conception
le réseau de distribution d’eau potable d’un groupe nouveau
d’habitation dépend principalement :
du débit à desservir qui à son tour dépend de l’option adoptée
(réseau unique assurant tous les services ou deux réseaux
séparés pour respectivement la lutte contre l’incendie et les
autres services)
de la capacité du réseau existant sur le quel devra se raccorder le
réseau du nouveau groupe d’habitation
de la configuration du terrain et du climat.
3 / Recommandations pour la conception
le réseau d’eau doit être conçu de manière à pouvoir assurer le débit
nécessaire à chaque abonné avec une pression de service minimale de 1
bar au robinet le plus élevé et à pouvoir assurer les débits nécessaires à
38
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
la lutte contre l’incendie c’est à dire 60 m 3 / h pendant deux heures ; ce
débit étant en général supérieur à celui des autres usages, il représente
le débit de dimensionnement si le réseau est unique. Si le réseau
n’assure pas la défense contre l’incendie, alors, les débits
correspondant à l’usage domestique, à l’arrosage et aux équipements
sera le débit de calcul. Si le réseau doit être raccordé à un réseau public
existant, le responsable du projet devra s’assurer, auprès du
concessionnaire du réseau public, des conditions dans les quelles devra
se faire ce raccordement surtout si cela nécessite un renforcement des
infrastructures existantes. Dans le cas ou ce raccordement est
impossible, le réseau du groupe nécessitera la mise en place
d’installations particulières d’adduction et de stockage mais ces
installations seront prévues en accord avec l’autorité administrative
compétente sur le territoire de la quelle est implanté le groupe. On
privilégie les réseaux maillés dont les nœuds des différentes mailles sont
bien réparties de manière à éviter de priver d’eau simultanément un
grand nombre d’usagers et à assurer en permanence la meilleur
sécurité incendie.
4 / Estimation des besoins
39
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
40
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
41
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
selon l’option choisie (lutte contre les incendies ou non), les besoins sont
évalués de manière différente :
1. réseau assurant la lutte contre l’incendie et eau potable
le réseau est dimensionné en fonction des besoins à assurer en cas
d’incendie c’est à dire 60 m 3 / h pendant deux heures soit (60000 x 2
/ 3600) l / s soit 17 l / s. la consommation domestique est négligeable
devant ce débit mais les canalisations desservant les logements en
aval du poteau incendie sont dimensionnées comme un réseau d ‘eau
potable
2. réseau d’eau potable seul
le réseau est dimensionné à partir des débits de pointe et le
règlement prévoit un débit de pointe de 0,5 l / s par logement
pour une habitation collective mais le débit de pointe
nécessaire pour l’alimentation du groupe de logements est
obtenu à partir tenant compte de la probabilité d’appels
simultanés des différents débits des différents logements.
Pour un pavillon, Qq 0,15 l/s
Dans tous les cas, on prévoira une majoration du débit calculé de
20 % pour tenir compte des fuites..
Soit N le nombre de logements dans l’immeuble Q p le débit maximal de
pointe est donné par la formule empirique :
Q p = 0,018 N + 0,137 x (N) 1 / 2 + 0,345 (l / s) ou bien on peut également
utiliser la formule empirique de Clément qui, comme la précédente tient
compte du nombre de logements à desservir, du rythme de la vie
humaine et du hasard de la simultanéité de la consommation. (Voir
cours de plomberie). On emploie par la suite les formules de débits
Manning ou William Hazen pour calculer le diamètre de la conduite
nécessaire pour véhiculer le débit de pointe ainsi calculé à une vitesse
acceptable (1 à 2 m / s). Si la pression est trop élevée (de l’ordre de 3
42
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
bars), on pourra fixer la vitesse d’écoulement de l’eau entre 1,5 à 2 m / s
ce qui autorisera à adopter des conduites de diamètre relativement
faible pouvant induire des pertes de charges plus fortes ; en revanche si
la pression est faible (entre 1 à 2 bars), on devra avoir des vitesses
d’écoulement plus faibles (0,8 à 1 m /s)et des conduites de diamètres
plus gros. Une fois la vitesse d’écoulement de l’eau fixée, on peut
déterminer la section des conduites soit par abaque ( Dariés ) ou par
formule. .dans la pratique, le diamètre minimal utilisé sera de 20 mm
pour les conduites de branchement et de 40 mm pour les conduites de
distribution. Dans les réseaux maillés, les canalisations auront un
diamètre minimal de 100 mm
43
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
44
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
45
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
46
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
47
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
48
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
49
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
50
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
3 / implantation et tracé du réseau d’eau
Le réseau de distribution d’eau doit desservir chaque habitation et il est
recommandé d’avoir des trajets les plus courts possibles ; les
branchements se faisant perpendiculairement à la canalisation
principale
3 .1 /Tracé du réseau
Le tracé en plan dépend de la topographie de la zone et de la
répartition des habitations à desservir.
Le tracé du réseau devra rester aussi rectiligne et court que
possible et les dérivations et branchements seront également rectilignes
et perpendiculaire à la conduite de distribution.
Le tracé sera établi de façon à favoriser le rassemblement de l’air
en des points hauts bien déterminés où seront installées des ventouses
ou des clapets afin d’assurer l’évacuation de l’eau.
Les pentes dans les parties montantes seront au minimum de 2 à 3
mm/m et sur les parties descendantes de 4 à 6 mm/m.
51
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
- Dans le cas d’un terrain horizontal, il est conseillé de faire un
tracé en dents de scie : (faire schéma)
Il est déconseillé de faire un tracé épousant la pente naturelle de
TN. (Faire schéma)
3.2 / Implantation – piquetage
L’axe des tronçons sera matérialisé par un piquetage (comme par
la voirie). La distance entre piquets est comprise entre 15 et 25 m.
Les conduites principales suivent les voies de circulation et sont
sous accotement du côté opposé à celui où est établie la conduite
d’assainissement. Elles sont décalées de 60 cm par rapport au réseau
électrique MT, 20 cm par rapport au réseau électrique BT et 40 cm par
rapport au réseau téléphonique.
La pose s’effectue de l’aval vers l’amont et les emboîtements sont
dirigés vers l’amont.
La pression de l’eau étant assez importante, les efforts qui en
résultent à chaque extrémité de conduite, changement de direction
(coude), changement de diamètre (cônes) ou dérivation (Tés) sont
extrêmement importants de sorte à pouvoir déboîter les éléments de la
conduite.
Donc on butera à chaque singularité la canalisation à l’aide de
massifs en béton dimensionnée de sorte que si Pb est le poids du massif
et F la pression
F = kPa P : pression Pb + F passe par la base du massif à son 1/3
central
BUTEES :
L’eau véhiculée exerce une poussée pouvant être très importante et
ainsi engendrer des efforts qui déboitent les éléments de la canalisation ;
surtout les joints dont le rôle est d’assurer l’étanchéité entre les
différents éléments et non de s’opposer à ces poussées
C’est pourquoi il est in dispensable de mettre en place des butées qui
vont s’opposer à la poussée due à la pression :
1. à chaque extrémité de conduite (tampon)
2. à chaque changement de direction (coude) ou de diamètre (cône
de réduction)
3. à chaque dérivation (té)
Ces butées seront des massifs de béton dimensionnées de sorte à
pouvoir équilibrer les forces de poussée par la réaction de leur surface
d’appui e le frottement du massif enterré contre le terrain
Force de poussée : F = kPS avec F : poussée en daN ; P : pression
d’essai hydraulique sur chantier en bar ; S : aire de la section intérieure
du tuyau en cm 2 (ou celle de la tubulure pour les tés réduits ou la
différence de section pour les cônes) ; k : coefficient dont la valeur est
fonction de la géométrie de l’élément de canalisation concerné avec :
k=1 poussée sur une plaque à l’extrémité de la canalisation
(tampon)
52
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
dans le cas d’un cône, la poussée tend à pousser le cône vers la
petite section et si α est l’angle au sommet du cône, k= (1/(2sinα/2)) et
S=S1-S2 différence des sections du raccord
dans le cas d’un coude
1. k=0.766 pour coude ½
2. k=1.414 pour coude 1/4
3. k=0.39 pour coude 1/16
4. k=0.196 pour coude 1/32
F=k PS et est dirigée suivant la bissectrice
dans le cas d’un té, la poussée est dirigée suivant la tubulure
avec F=kPS et k = 1
Le remblai des tranchées se fera après la pose d’une couche de
sable de 20 cm d’épaisseur sur la conduite, avec la terre de déblais
purgés de tout élément grossier ou débris organique par couche
successive de 25 cm bien compacte.
Un grillage avertisseur de couleur bleu sera placé à 70 cm du
niveau du sol.
Les canalisations utilisées sont la plupart du temps métalliques
(fonte, acier galvanisé) ; en amiante – ciment en plastiques. Elles doivent
avoir une résistance mécanique à la pression intérieure et aux charges
normales suffisantes sur toute leur longueur.
3.3. / Essais de pression et remplissage du réseau
On remplira les canalisations en veillant à l’évacuation complète
de l’air et pour cela, on doit consulter le profil en long du tracé afin de
repérer les points hauts et les points bas ce qui permet de connaître les
tronçons qui se remplissent les premiers et ceux qui seront pleins en
dernier.
Pour atteindre cet objectif, on remplira lentement la condition avec
un débit de l’ordre 1/20 à 1/15 du débit normal prévu ceci afin que l’air ait
le temps de s’accumuler aux points hauts d’où il s’échappera par le biais
des ventouses qui y sont installés ou par la colonne piézométrique.
(Faire schéma)
R : Robinet
V : Ventouses
D : Vannes de vidange
P : Colonne piézométrique
Exemple de remplissage
53
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Suite voir polycopie
3.4. / Caractéristiques du réseau et choix des matériaux
- La vitesse d’écoulement de l’eau dans les tuyaux doit être
composée entre 1 m/s et 1,5 m/s afin d’éviter les dépôts et les
coups de bélier.
- Les différents éléments du réseau de distribution sont :
* la prise sur le réseau public ;
* la dérivation qui va à l’intérieur de la propriété ;
* le compteur général qui est placé dans la propriété.
On distingue 2 types de réseaux : les réseaux ramifiés qui sont
économiques mais ne permettent pas d’alimenter les abonnés situés à
l’aval d’une panne et le réseau maillé qui est plus onéreux mais permet
l’alimentation continue des abonnés en cas d’intervention dans le
réseau. (Faire schéma). Les canalisations d’eau potable sont soit en
fonte ductile, en polyéthylène, en PVC soit en acier. Les joints et les
raccords dépendent du type de canalisations adoptées. La robinetterie
est composée d’appareils de sectionnement (robinets vanne), de
robinets de branchement équipant chaque branchement particulier et
chaque matériel de robinetterie sera équipé d’une bouche à clé.
Le compteur général est placé dans un regard le plus près possible de la
limite de la propriété sur instruction de la SDE.
3.5. / Terrassement et pose des canalisations
Les tranchées seront exécutées après l’implantation intégrale des
canalisations.
Les fouilles peuvent être exécutées manuellement (terrain meuble
entreprise de petite taille) ou mécaniquement.
La largeur minimale des fouilles est de 60 cm avec un
élargissement au niveau de l’emplacement des pièces de raccordement
(vannes, Té, coudes).
La profondeur minimale est de 1 m augmente de 20 cm réservé au
lit de pose en sable. Les poches dures ou de mauvaise terre doivent être
purgées et remplacées par une terre d’apport de meilleure qualité bien
compacté (pour éviter les tassements ou les effets de poutres).
La pose des canalisations suit l’organigramme ci-dessous :
- Pose d’un lit de sable de bonne qualité de 20 cm d’épaisseur en
fond de tranchée dressé et compacté au préalable ;
54
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
- Pose des canalisations sur la couche de sable.
Les pièces de raccordement (Té, coude, vanne) sont montées en
même temps.
La longueur de tranchée ouverte sans pose de conduite est limitée
à 200 ml (suite voir en haut)
TECHNIQUES D’EXECUTION :
A – Implantation des ouvrages
A.1 – Piquetage des ouvrages
A.1.1 – Préparation au bureau
- Etablir sur papier calque à l’échelle du plan de masse (1/1000
ou autre), un croquis d’implantation sur lequel on dessine le
pourtour de l’ouvrage ainsi que les limites intérieures du gros
œuvre.
Exemple :
- Porter les distances et les côtes d’altitudes ;
- Reporter sur le croquis les repères de base qui figurent au
dossier en indiquant la valeur des anges des principaux axes ;
- Vérifier par superposition que le croquis correspond bien avec
le plan de masse du projet ;
Travaux de terrain :
D’après les repères de base, matérialiser, hors de l’emprise des
travaux, dans un emplacement dégagé et d’accès facile, l’axe
longitudinal et transversal de l’ouvrage par 4 gros piquets solidement
bétonnés. L’écartement des points ne doit pas dépasser 50 m
En terrain pentu, on doit implanter un piquet pour chaque mètre
dénivelé (distance horizontale maximum 20 m).
Lever le profil en travers correspondant à chaque piquet, les
points extrêmes étant situés à une dizaine de mètres au delà du pied du
talus.
Si les travaux sont confiés à une entreprise, on doit établir un PV
de piquetage signé contradictoirement par l’entrepreneur car les profils
du travers serviront à
l’établissement des métrés.
Le PV de piquetage porte des indications sur les n° de profil, la position
et l’altitude désignée.
55
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Désignatio N° Position des piquets Distances Hauteur de
n des Profils Alignemen Pentes & entre terrasseme Observatio
parties de ts et rampes piquets nt ns
l’ouvrage courbes
Fait à Dakar, le___
L’Entrepreneur Le Maître d’ouvrage
ou son représentant
Signature Signature
B. courant fort et courant faible
B.1 – Distribution électrique (courant forte) :
1.1 – Généralités
Tous les immeubles sont alimentés en énergie électrique par la
SENELEC suivant des modalités fonctions de la puissance nécessaire. Il
existe plusieurs modes de pose de ces réseaux :
- le réseau aérien sur poteaux ou sur façade ;
- le réseau placé en ouvrage technique de surface (bordure de
trottoir ou caniveau) ;
- le réseau souterrain ;
- le réseau aérien est réservé aux habitations ou groupes
d’habitations très éloignés des réseaux principaux et pour
lesquels la distribution est d’un coût prohibitif. Il est peu
esthétique et est pratiquement abandonné de nos jours.
La desserte en souterrain est utilisée pour l’alimentation basse
tension et moyenne tension. Dans ces cas les différents bâtiments sont
alimentés à partir d’un poste de transformation, ou une ligne électrique
MT ou un poste de répartition.
56
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
1.2 – Dérivations et raccordements aux réseaux :
Les courants éléments d’un réseau de desserte électrique d’une
opération d’habitation sont donnés par le schéma avec :
1 : Source moyenne tension (poste transfo ou THT / MT)
2 : Câble de desserte MT intérieur à la zone (20 kVa)
3 : Poste de transfo MT / BT de distribution publique dont l’accès est
réservé au concessionnaire et exploité par lui -même
4 : Réseau de desserte BT (220/380 V) alimentant les abonnés.
4 bis : Armoire de coupure ou boîte de coupure enterrée.
5 : Branchement basse tension des abonnés.
6 : Coffret de comptage des abonnés et disjoncteur de branchement.
A noter que l’alimentation électrique d’une opération de petite
taille (10 à 20 logements) situés à proximité d’un poste transfo MT / BT de
distribution publique ayant des disponibilités de pessaires, s’effectue
directement à partir du poste sans réseau MT.
1.3 – Branchements et comptage
Le branchement BT est constitué par des canalisations dites de
ère
1 catégorie et des appareils dont le rôle est d’amener le courant
depuis le réseau BT jusqu’à l’intérieur de la propriété desservie. Ce
branchement est limité en amont par le système de dérivation ou de
raccordement au réseau BT et en aval par le disjoncteur du client situé
obligatoirement à l’intérieur de l’habitation.
Dans le cas de maisons individuelles, le branchement est réalisé comme
suit :
1. réseau BT
2. boîte de dérivation
3. organe de sectionnement
4. compteur et accessoires
5. disjoncteur
6. Installation intérieure.
Le coffret de comptage sera encastré dans une partie de la clôture ou
dans l’angle d’une accessible depuis le domaine public. Les réservations
nécessaires, sont, pour un coffret encastré :(faire schéma)
Réseau BT
1. réseau BT – 2 boîtes de dérivation – 3 organes de coupure.
4. compteur et accessoires – 5 disjoncteurs – 6 Installation
internes
Le coffret de comptage sera encastré dans une partie de la clôture
ou dans l’angle d’une annexe accessible depuis le domaine public.
Les réservations nécessaires seront pour un coffret encastré.
1.4 – Détermination de l’installation
57
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
La puissance de l’installation est déterminée par le projeteur en
accord avec les services locaux de la SENELEC. Elle est fonction du type
d’installation (pavillon, immeuble collectif, atelier) et de la présence ou
non de chauffage électrique.
On fait la somme des puissances pour chaque usage (abonnés,
parties communes, machines) et on affecte attirance d’un coefficient de
sécurité en accord avec la SENELEC.
Le calcul des câbles est fait à partir de tableaux établis par les
fournisseurs.
Un câble se compose de 4 conducteurs (un neutre et 3 phases)
dont la section extérieure varie de Ø = 4 à 8 cm
1.5 – Pose des câbles
Les câbles de distribution de l’énergie pour l’alimentation des
immeubles et l’éclairage public doivent être protégés contre les
éventuelles détonations pouvant résulter des tassements de terre, des
contacts avec les corps durs ou les actions chimiques des terres et c’est
pourquoi ils sont placés dans une tranchée de profondeur minimale.
70 cm sous espaces verts
110 cm sous chaussée de largeur minimale 60 cm
Le câble sera posé sur un lit de sable de 10 cm et est recouvert par
une seconde couche de 10 cm de sable et 10 cm de terre fine on place
un grillage avertisseur plastique rouge sur la terre et on termine le
remblai avec la terre ordinaire criblée et compactée.
B-2 – Courants faibles (Téléphones) :
L’architecture d’un réseau local de communication est donnée
comme suit :
2.1 – Le réseau de transport :
2 modes de pose :
- Réseau aérien sur poteau ou sur façade (à l’abandon
progressivement) ;
- Le réseau souterrain sous tube très approprié pour les zones
pavillonnaires. On utilise des tubes PVC de 2,6 mm d’épaisseur
de Ø 80 en général.
2.2 – Le sous répartiteur :
58
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Il regroupe les lignes d’une même zone (50 à 500 abonnés). Il est
situé à proximité d’une chambre de tirage et est équipé de plusieurs
têtes de câble permettant la répartition des paires en provenance du
câble de transport (commutateur) et des paires en provenance des
abonnés (câbles de distribution). Le sous répartiteur est installé soit
dans une armoire étanche au ruissellement et fermant à clef situé sur la
voie publique soit dans une chambre souterraine, soit en immeuble dans
un coffret métallique fermant à clef et accessible de l’extérieur soit sur
poteaux.
2.3 – Le réseau de distribution :
Si le mode de transport est réalisé sous tube, le réseau de
distribution l’est également (câbles multipares composés de paires à 2
conducteurs unifilaires en Cu de Ø 4/10 mm, 6/10 mm ou 8/10 mm
protégés par une gaine isolante en polyéthylène).
Il relie le sous répartiteur aux points de distribution appelés aussi
points d’éclatement.
On utilise des PVC de 1,5 ou 1,8 mm d’épaisseur et de Ø 28 ou 48
mm.
2.4 – Bornes pavillonnaire :
Les lots ou habitations sont en général associés par groupe de 5 à
6 qui sont desservis depuis un point de distribution situé dans une borne
pavillonnaire implantée en limite de voirie en un lieu le préservant des
risques de chocs et à proximité d’une chambre de tirage.
La ligne terminale (installation intérieure + branchement) de
chaque borne est constitué d’un câble individuel et placé dans un tube
PVC Ø 45.
2.5 – Chambres de tirage :
Elles permettent le tirage, le raccordement et la division des
câbles. Leur nombre et leur dimension est déterminée par le CCL
(Centre de ). Les modèles sont normalisés
- sous trottoir quatre types LIT à LUT ont une profondeur de 60
cm ; 2 types (LST et LGT) ont une profondeur de 1,20 m.
- sous chaussée 2 types KIC et K2C un trou profond de 75 cm et
un seul type MIC a une profondeur de 120 cm.
2.6 – Relation avec la SONATEL :
59
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
La procédure pour la réalisation de l’équipe de Télécoms se
déroule selon les phases suivantes :
- Indication par le projeteur de son programme au CCC qui en
examine la faisabilité ;
- Convention entre le M.O et la SONATEL pour préciser les
conditions d’étude et de réalisation ;
- Approbation du projet par le CCL ;
- Prise en charge des travaux par le Maître d’ouvrage ;
- Contrôle et vérification techniques par le CCL ;
- Calibrage du réseau de distribution, des lignes terminales et
des raccordements par le CCL ou par entreprise agréée.
Voirie : chaussées, aires de stationnement, trottoirs et chemin piéton
1. Généralités
Le rôle d’une chaussée est de transmettre au sol de fondation les
efforts résultant de la circulation :
Efforts verticaux provenant de la charge des véhicules
Efforts horizontaux provenant du freinage et de l’accélération
des véhicules. pour remplir ce rôle, les chaussées sont
composées de plusieurs couches de matériaux, de plus en
performants et de mieux en mieux élaborés au fur et à mesure
que l’on se rapproche de la surface.
2. Les différentes catégories de chaussée
On distingue trois catégories de chaussées :
Les chaussées souples constituées de matériaux non traités ou
traités aux liants hydrocarbonés (grave bitume etc. )
Les chaussée semi rigides constituées tout ou partie de
matériaux traités aux liants hydrauliques ( ciment, laitier
granulés, chaux …)
Les chaussées rigides constituées de dalles de béton
4. structure des chaussées
Dans le cas général, un corps de chaussée se compose :
60
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
d’une couche de fondation
d’une couche de base
d’une couche de surface.
Si le terrain support formant l’assise de la fondation est très argileuse,
on disposera entre celui ci et la couche de fondation une couche anti
contaminante (géotextile tissé ou sable fin) dont le rôle sera d’éviter la
pollution des couches supérieures par des remontées de colloïdes
d’argiles. Dans le cas des petits lotissements, les couches de fondation
et de base pourront être constituées par le même matériau en une
couche unique appelé « fondation – base » assez épaisse.
I-1. Consistance des travaux de voirie urbaine
En zone d’habitation urbaine, la voirie comprend :
Une ou plusieurs voies secondaires assurant la circulation à
travers le groupe d’habitation et la liaison du groupe avec les voies
extérieures à l’opération.
Des voies tertiaires réservées à la seule desserte des logements et
aires de stationnement
Eventuellement une voie d’intérêt général traversant l’opération et
dont les caractéristiques sont fixées par l’autorité administrative
compétente.
I-2. Facteurs déterminants dans l’établissement du plan de voirie
I-2-1. Statut de la voie
Il y’a deux statuts possibles pour les voies urbaines :
o Les voies privées
o Les voies classées dans le domaine public
I-2-1-1. Les voies classées dans le domaine public
Pour qu’une voie puisse être classée dans le domaine public
municipal, elle doit être conforme à la réglementation fixée par le
décret du 14 mars 64 fixant les largeurs minimales de plate forme à 8
m et celles des chaussées à 5 m. ainsi lors de l’établissement du
projet, on veillera à ce que la voirie secondaire ait les
caractéristiques requises autorisant son classement ultérieur dans le
réseau du domaine public communal ; La voirie tertiaire, du fait de
son caractère privatif, n’a pas besoin d’être classée.
I-2-1-2. Choix du tracé
Le tracé sera un compromis entre la nécessité d’insérer l’opération
dans le réseau urbain existant ou futur et de l’étude du plan de masse
de l’aménagement mais le responsable du projet devra prendre
contact avec les services locaux de lutte contre les incendies afin de
déterminer le tracé des voies d ‘accès aux logements par les engins
de secours. Il devra également prévoir le passage des engins de
nettoyage en prenant contact avec les services municipaux
compétents. On cherchera un type de tracé assurant un service
satisfaisant avec la plus longueur de voies. Le tableau suivant donne
les longueurs de voies par logement en fonction de la densité
d’habitation
61
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Densité 10 15 20 30 40 50
(nbre. de
logt. / ha
Long ; en 16 11 9 6 5 4
m / logt.
I.2.1.3. Largeur des chaussées et plate forme
La largeur des voies est fonction :
1. du statut de la voie
2. de l’usage de la chaussée avec une prise en compte éventuelle
de la circulation des poids lourds spéciaux, accessibilité des
véhicules d’enlèvement d’ordure ménagère, pompiers,
camions de déménagement etc.
3. De la disposition des réseaux et des accotements par rapport à
la voie : la position des réseaux sous chaussée ou sous
accotement et les impératifs techniques réglementaires
d’inter distance entre les différents réseaux peut conditionner
la largeur de la plate forme (voir coordination des réseaux)
4. de la possibilité ou non de stationnement sur la voie : on a le
tableau ci-dessous qui nous indique les largeurs usuelles de
voies selon le cas considéré
Sens unique Double sens
Sans Avec Sans Avec
stationnement stationnement stationnement stationnement
Voie 3.5 à 4 m 5 à 5.5 m 5 à 5.5 m 7à8m
classable
DP
Voie 3 à 3.5 m 4.5 à 5 m 4.5 à 5 m 6à7m
privative
I-3. Structure et constitution du corps de chaussée
Un corps de chaussée comprend en général :
1. une couche de fondation
2. une couche de base
3. une couche de surface
Le choix des matériaux constitutif dépend de la nature du terrain
servant de support, de l’importance du trafic et éventuellement du
climat et des possibilités d’emploi des matériaux locaux.
Si le terrain est argileux, il sera nécessaire d’intercaler une couche
anti-contaminante entre le sol de plate forme et les couches
supérieures afin d’éviter leur pollution par les remontées d’argile.
Dans le cas de petits lotissements, les couches de base et de
fondation peuvent être constituées avec le même matériau en une
couche unique appelée fondation – base. La constitution dépend à la
fois des caractéristiques du sol (CBR) et des performances des
matériaux. De nombreuses études concernant la voirie routière ont
été produites mais celles concernant la voirie urbaine sont plus rares
mais existent et permettant, à partir de méthodes simples, de
concevoir les chaussées des petites opérations.
62
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Le principe fondamental repose sur le fait que lors de la conception et
de la mise en œuvre, on s’assure de l’utilisation optimale des
matériaux c’est à dire chaque couche doit permettre la mise en
œuvre de celle du dessus (problème de compactage). Les matériaux
les plus fréquemment employés sont :
Couche anticontaminante Sable fin ou géotextile tissé
Tout venant de
Matériaux non carrière,
traités empierrement,
mâchefer
Couche de base et de fondation Graves traités
au bitume, au
Matériaux
laitier, au
traités
ciment, à la
chaux
Couche de roulement
Enrobés, enduits superficiels
I-4. Dimensionnement du corps de chaussée
Le rôle du corps de chaussée est d’assurer une répartition des
contraintes telle que le sol de plate forme ne puisse poinçonner et
pour cela, les matériaux utilisés pour constituer les différentes
couches doivent avoir des épaisseurs suffisantes et des
performances mécaniques suffisantes pour supporter les
contraintes répétées de cisaillement, compression et de traction
engendrée par le trafic.
I-4.1 dimensionnement de la voirie urbaine
La voirie urbaine est caractérisée par un trafic très faible donc sa
conception et sa mise en œuvre sont identiques à celles de la
voirie routière mais en plus léger.
De façon général, il existe 3 grandes familles de méthodes de
dimensionnement en voirie routière : Empirique ; rationnelle et
celle de catalogues mais c’est plutôt la méthode empirique ou
celle des catalogues qui est utilisée en voirie routière. Le procédé
le plus courant de dimensionnement est celle consistant à :
classer les sols de fondation selon la valeur de leur
portance (CBR) selon le tableau suivant
Nature sol de fondation Indice ou classe du sol
Argile, marne, sable argileux S1
assez plastique
Graves limoneuse assez S2
plastique, sable argileux peu
plastique, graves argileuses
Graves limoneuses peu S3
plastiques
Graves propres S4
63
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Chaque type de corps de chaussée est classée selon l’épaisseur
des différentes couches qui le constituent et on calcule à cet effet,
l’épaisseur équivalente E en
affectant chaque matériau d’un coefficient d’équivalence
64
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Nature des Coefficient d’équivalence
Epaisseur
matériaux applicable
minimale après
Couche de Couche de
compactage (cm )
fondation base
Sablon 0.5 5
anticontaminant
Graves naturelles 0.8 0.8 15
non traitées
Laitier concassé 1.2 1.2 15
ou granulé
Enrobé à chaud 2 3
Sable, gravier, 0 .8 1 15
empierrement
Grave bitume 1.8 2 10
Tout venant 0.8 1 15
Graves laitier 1.6 1.6 12
Sable laitier 1.2 1.4 12
Sable bitume 1.6 1.6 6
Béton bitumineux 2.2 5
Enrobés à froid 1.5 3
Pour calculer l’épaisseur équivalente, on remplit le tableau suivant pour
chaque projet
couches matériaux Coefficient Epaisseur Epaisseur x
d’équivalence en cm coef.
D’équiv.
anticontaminante E1
fondation E2
base E3
roulement E4
épaisseur totale E = E1 + E2 + E3 + E4
Exemple : soit une route constituée d’une couche de fondation en graves
naturels ; d’une couche de base en grave bitume et d’une couche de
revêtement en enrobés. Le tableau ci-dessus nous donne les valeurs des
coefficients d’équivalence et les épaisseurs
couches matériaux Coef. C Epaisseur E C x E ( cm )
( cm)
fondation Graves 1 25 25
naturels
base Graves 2 8 16
bitume
revêtement enrobés 2.2 5 11
E totale E = 52 cm
65
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
On vérifie par la suite la compatibilité du corps de chaussée ainsi
dimensionné et la qualité du sol de plate forme
Sol de S1 S2 S3 S4
fondation
épaisseur
chaussée
E > 50 cm bon bon
40 < E < 50 bon bon
cm
30 < E < 40 bon bon
cm
20<E < 30 cm bon
Pour l’exemple précédent, E = 52 cm donc cette chaussée est applicable
sur un sol de classe S1 ou S2
I-4.2 dimensionnement des routes
Il existe trois grandes méthodes de dimensionnement des
chaussées :
les méthodes empiriques qui se basent sur l’expérience
acquise sur le comportement de planches d’essai ou sur le
réseau existant en mesurant les paramètres principaux et
en cherchant d’établir une corrélation entre l’évolution des
grandeurs de ces différents paramètres. (AASHTO, TRRL)
la méthode rationnelle basée sur les performances
mécaniques de chaque couche. On effectue, au moyen de
logiciels (Alizé III, Eco route, Bisar), le calcul des
contraintes et des déformations admissibles en fonction
des épaisseurs, des cycles de chargement et des risques
acceptés. Les résultats obtenus serviront à établir des
catalogues pouvant servir à leur tour à concevoir de
nouvelles structures.
La méthode des catalogues qui est une synthèse des
méthodes précédentes et qui est de nos jours à la mode en
Afrique et en France (CEBTP, LCPC-SETRA). Toutes ces
méthodes dépendent des paramètres de bases ci dessous
énumérés :
Trafic
Sol de plate-forme
Caractéristiques des matériaux utilisés
Risques acceptés
1. trafic : si N est le nombre cumulé d’essieux
équivalents d’un tonnage donné. En France
l’essieu de référence est de 13 tonnes. en
définissant l’agressivité d’un essieu comme
étant le rapport a = (P / 13) α avec α = 4 pour
les chaussées souples ; 6 à 8 pour les semi
rigides et 12 pour les chaussées en béton.
Pour les véhicules légers de poids très petit
devant 13 T , a << 1. c’est à partir du trafic
66
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
lourd (5 tonnes ou 3.5 tonnes selon le pays)
qu’on dimensionne les chaussées.
2. sol. (en ce qui concerne la portance du sol : la
portance du sol de plate-forme est déterminé
par l’essai de poinçonnement CBR dans des
conditions identiques à l’état d’imbibition à
long terme du tropical, c’est le CBR après 4
jours d’imbibition, à une compacité de 95%
OPM, et pour la zone sahélienne, la durée
d’imbibition peut être inférieure à 4 jours ou
nulle si le réseau de drainage est performant)
3. matériaux : la qualité des matériaux utilisés
pour faire les couches de chaussée est fixée
par des spécifications qui prennent en compte
la couche dans laquelle ils sont placés et
l’intensité du trafic qu’ils auront à supporter.
L’expérience a montré que pour les matériaux
non traités, un CBR minimal de 80 est exigible
pour la couche de base et de 30 pour la couche
de fondation. Pour les matériaux traités par un
ajout de ciment ou de bitume, on vérifiera
l’effet de dalle en comparant la contrainte de
traction par flexion à la base de la couche à la
contrainte admissible du matériaux..
I.4.3. dimensionnement rationnel : Eco route, Alizé III
Alizé III est un programme mis au point par le LCPC et qui est très
utilisé pour le dimensionnement et la vérification des structures de
chaussées et des renforcements. Il modélise la structure de chaussée
comme une multi couche élastique caractérisée par la hauteur H i de
chaque couche ( Hi est infini pour le sol support), son module de
Young son coefficient de poisson et le type de liaison avec la couche
sous-jacente. Les charges sont supposées circulaires et sont définies
par leur rayon, la pression de contact et l’entraxe des 2 charges
dans le cas d’un jumelage. Ainsi les charges peuvent modéliser une
ou deux roues. Les contraintes et les déformations trouvées
s’exercent en haut et en bas de chaque couche dans l’axe de la roue
et de l’entraxe.
Le programme ecoroute est une optimisation économique d’Alizé III.
On choisit dans la structure calculée par Alizé 2 couches (exemple
base et roulement) d’épaisseur respectives hi et h j et de coût / cm
d’épaisseur ci et cj : le coût de l’ensemble C = ci hi + cj hj est optimisé
(minimisé) les épaisseurs hi et h j restant supérieures à des limites
réalisables et les contraintes et les déformations dans les deux
couches restant inférieures à des valeurs admissibles imposées.
I.4.4. dimensionnement par catalogue
En Afrique, on utilise le « guide pratique de dimensionnement des
chaussées pour les pays tropicaux) qui est un document élaboré par le
CEBTP et qui fournit des fiches de dimensionnement basées sur la
portance CBR des sols de plateformes et sur le trafic escompté pendant
67
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
la durée de vie de la chaussée. On considère 5 classes de trafic et 5
classes de sol
Classe de sol portance Classe de trafic
S1 CBR < 5 T1< 500000
S2 5 < CBR < 10 500000< T2<15000000
S3 10<CBR< 15 15000000<T3< 4000000
S4 15<CBR<30 4000000<T4<10000000
S5 CBR>30 10000000<T5<20000000
Ce qui correspond à des trafics journaliers de 50; 160; 440; 1000; et 2000
poids lourds par jour
1.5. Aires de stationnement, allées piétonnes et trottoirs
Les parcs à voiture ou aires de stationnement
Il existe trois types d’aires de stationnement :
1. les aires privées en garage individuelle ou à l’air libre sur parcelle
privative
2. les aires de stationnement collectives, en garage ou à l’air libre
3. les aires spécifiques permettant le stationnement de certains
camions tels que les camions de fuel, les camions d’ordure etc. le
choix de l’emplacement de l’aire de stationnement est fait en
tenant compte des nuisances occasionnées par les véhicules et
des facilités
Les parcs à voitures sont imposés par la réglementation quelque soit la
nature de l’immeuble
Le parc en surface est plus économique mais requiert plus de place et
est moins esthétique, il ne garantit pas la protection des véhicules contre
les intempéries ou le vandalisme
Dans tous les cas, on recommande de mettre en place un écran boisé si
la surface dépasse 1000 m 2 et au delà de 2500m2, on doit diviser le
parc par des rangées d’arbres ou des haies vives ; la disposition la plus
courante pour les véhicules est celle en bataille où les véhicules sont
placés perpendiculairement à l’axe de la chaussée mais on peut
également utiliser le rangement en épi (oblique)
La structure du parc est identique à celle de la chaussée avec des
épaisseurs réduites selon les cas
Les dimensions usuelles à réserver sont :
voiture de tourisme : 5 X 2.5 m ou minimum 4.5 X 2.3 m (les places
sont séparées par des bandes blanches de 10 cm de largeur)
camion : 9 X 3 m
semi- remorque : 15 X 3 m
68
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Habitations H L M 1 place par logement
Habitations de standing à raison de 20 à 1.5 à 2 places
30 véhicules par surface
Bureaux, laboratoires 1 place par 20 m2 de bureau
ou 4 employés
Centre commercial 1 place par 50 m2 de surface
de vente
Hôtel 1 place pour 5 chambres
Aérogare 1 place pour 3 passagers
Zone industrielle 0,7 place par ouvrier
Hôpital 1 place pour 5 lits
Cinéma 1 place pour 10 spectateurs
Restaurants 1 place pour 10 clients
Les allées piétonnières ou voies piétonnières
Les chemins piétons sont des chemins réservés à la circulation
pédestre ais qui peuvent être empruntés parfois par des véhicules.
Ils relient les immeubles entre eux et avec la voirie principale et de ce
fait doit être le plus court et le plus commode possible entre les points
à relier sinon les usagers vont créer des raccourcis ; il est aussi
recommandé de prévoir de tels chemins surtout lorsque l’accès à des
équipements collectifs tels écoles, aires de jeux, aires de
stationnement engendre une circulation spécifique de piétons
L’accès des piétons aux bâtiments peut aussi être assuré à partir
des trottoirs ou accotements longeant les chaussées et dans ce cas,
les trottoirs ou les accotements sont surélevés afin d’assurer la
sécurité des piétons. La largeur des trottoirs ou accotements doit
être supérieure à 1 , 20 m afin de permettre le passage des réseaux
Conception des aires et allées piétonnières
On les classe en deux catégories :
1. celles à surface non revêtue c'est-à-dire non étanche
2. celle à surface revêtue donc étanche
Pour chacune des catégories, la réalisation comporte trois éléments
principaux :
la préparation du terre-plein afin de mettre à niveau le terrain
la mise en place de la forme qui donnera une surface plane qui
contribuera à l’assainissement en facilitant l’écoulement des eaux
de ruissellement sur le terre-plein
la mise en place d’un revêtement d’usure et de décoration selon la
circulation prévue : le revêtement peut être :
1. une chape en asphalte
2. des dalles de pierres
3. des carreaux de ciment colorés ou des pavés en béton
4. une forme en béton
5. une aire en terre battue
Les chemins destinés aux piétons peuvent être classés en trois
catégories principales :
69
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
les allées peu fréquentées pour la promenade ou les jeux de
jeunes enfants accompagnés
les allées fréquentées utilisées pour l’accès des bâtiments
les pistes cyclables ou allées de liaison entre bâtiments très
fréquentées et susceptible de recevoir des véhicules légers et qui
sont souvent longées par les réseaux
C’est des surfaces sensiblement horizontales avec une légère pente
de 2 à 3 cm par m parfois
L’épaisseur totale étant en général plus faible que celle de la terre
végétale environnante, on doit l’exécuter sur un remblai
soigneusement compacté
La largeur d’une allée est de 0.80 à 1.50 m mais quand elle est
cyclable, elle varie de 1 m pour un seul sens à 2.50 m dans le cas du
double sens
Le revêtement utilisé pour les allées et aires piétonnes doivent
être :
- résistant à l’usure ;
- non poussiéreux
- conçus de sorte à assurer un bon écoulement des eaux ;
- non glissant que le sol soit sec ou mouillé ;
- économique ;
- esthétique et agréable ;
Préparation de terre- plein, de la forme et des revêtements
Si le sol naturel recevant l’allée ou l’aire, après décapage de la T.V, est
un
- sol homogène sableux, caillouteux ; on ne fera aucune
préparation ;
- sol argileux : on interposera une couche anti-contaminante de
10 cm de sable gros ou une feuille de géotextile 350 g/ m2 ;
- sol limoneux : on le stabilise à la chaux grasse ;
- sol perméable : on interpose une couche de 10 cm de gravier
sablonneux ;
- sol imperméable : on interpose une couche de 10 cm de sable.
Les revêtements seront posés sur une forme en béton maigre de
10 cm d’épaisseur ou de la grave compactée de 15 cm d’épaisseur.
On peut utiliser comme revêtement :
- une chape asphaltée d’épaisseur variant entre 1,5 et 3 cm sur
une forme de 12 cm. La chape asphaltée peut être remplacée
par du micro béton bitumeux rouge ou noir sur 3 cm
d’épaisseur ou du sable enrobé. (sable 0/6 + bitume 60/100) sur
3 cm d’épaisseur.
70
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
- Des dalles de pierres qui subdivisent en dalles épaisses,
minces et les dalles d’ardoises.
1. Dalles épaisses sont de grandes dalles de pierre douce
de 50 cm à 1 m de côté sur 4 à 6 cm d’épaisseur avec un
dessus rendu antidérapant par bouchardage, sablage ou
taille brute. Elles reposent à sec sur une forme en sable
de 3 à 4 cm d’épaisseur, elles sont ensuite jointoyées au
mortier maigre.
2. Les dalles minces sont des carreaux de 20 à 30 cm de
côté sur 2 à 3 cm d’épaisseur. Elles reposent sur ne
couche de sable de 2 cm d’épaisseur.
3. Des carreaux de ciment qui sont des éléments carrés ou
rectangulaires de 30 à 50 cm de doté sur 3à 5 cm
d’épaisseur.
La pose peut s’effectuer :
Sur terre-plein sur une forme de 10 à 15 cm d’épaisseur si le
terre plein est de bonne qualité.
sur une forme en béton maigre de 8 cm ou tout-venant de 15
cm d’épaisseur : la pose des dalles se fera sur un lit de sable de
2 à 4 cm et les joints seront bourrés au mortier maigre ou au
sable fin.
4. des pavés de béton
C’est des carreaux de béton de faible épaisseur (6 cm). Ils sont
utilisés de préférence sur les rues piétonnières et les places urbaines.
La pose s’effectue de la même manière que pour les carreaux de ciment.
Trottoirs destinés au passage des piétons, en bordure de voie, ils ont
une largeur de 1.2 m est sont constitués par la bordure de chaussée qui
bloque une forme revêtue de sable fin ou de sable asphalté ; la forme
peut être en grave stabilisée de 10 à 12 cm d’épaisseur ou en béton
maigre de 8 à 10 cm. Les bordures
QUALITE DES MATERIAUX DE REMBLAI
Qualité des matériaux employés pour les remblais (digue, couche
de base, couche d’usure) et différents essais.
Quand l’ouvrage exige une bonne étanchéité, le sol utilisé pour
faire la forme (remblai) doit respecter les conditions ci-dessous :
- proportion d’éléments passant au tamis de 0,08 mm est
compris entre 20 et 70 % ;
- proportion éléments inférieurs à 0,05 mm est compris entre 10
et 40 %.
71
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
- Indice de plasticité compris entre 8 et 20 ;
- Équivalent de sable < 40 ;
- Perméabilité ≤ 10-5 cm/s
QUALITE DES MATERIAUX POUR COUCHE DE SURFACE
Qualités
Le coefficient d’aplatissement A qui donne une indication sur la
forme de gravillons et cailloux est tel que :
Epaisseur E - A ≤ 20 % si D > 10 mm }
- A ≤ 25 % si D > 10 mm } routes,
ouvrage d’art
- A ≤ 30 % pour bétons hydraulique
courant
Si on appelle l la longueur du granulat i
e son diamètre max.
E : son épaisseur (diamètre minimum)
Longueur l
Le rapport l / E est le coefficient
d’aplatissement
Le coefficient d’aplatissement
est mesuré au moyen de gabarits
(longueur) et tamis à fente (épaisseur)
sur une moyenne de 2000 grains au moins.
- La résistance mécanique est vérifiée car il y a des exigences sur
la qualité de la roche dépendant de la couche de surface sur
laquelle elle sera utilisée ;
- Les résistances au choc, à l’abrasion, au polissage, à l’attrition
et au vieillissement sont vérifiées.
Essais de dureté
– Essai d’écrasement qui consiste à écraser par 20 coups d’un mouton
en acier sur le matériau contenu dans 1 cylindre, ce qui permet d’avoir la
résistance à la compression et au choc de gravillons et gravier concassé
en mesurant le degré d’écrasement Z% = 100
m / M avec m tamisât du tamis 1.6 mm
Essai Los Angeles
il permet de mesurer la résistance au choc et à l’usure par frottement
des granulats en plaçant l’échantillon de masse M dans un cylindre avec
12 boulets en acier dur . l’ensemble est entraîné à une vitesse de 30
72
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
rotations par minute durant 500 tours LA = 100 m / M avec m tamisât du
tamis 1.6 mm et M la masse de l’échantillon (refus du tamis de 2 mm).
On peut avoir le même résultat avec l’essai MICRO- DEVAL qui consiste à
mesurer la résistance à l’usure et au frottement du granulat en le
mettant dans un tambour avec 12 boulets en acier dur et en faisant
tourner le tambour à raison de 100 tours par minute pendant 2 heures :
On définit le coef. MICRO-DEVAL MDE = 100 m / M
On définit également le coef. de friabilité des sables en plaçant 500 g de
sable retenu par le tamis de 0.2 mm dans le tambour de l’appareil
MICRO-DEVAL avec une charge broyante constituée de billes en acier et
2.5 litres d’eau et en faisant tourner le tambour pendant 15 mn à raison
de 100tours par mn . On pèse ensuite le refus du tamis 0.1 mm soit m la
masse d’où le coef. de friabilité Fs = 100 (M – m ) / M
A / Les enduits
Ils sont obtenus en répandant une certaine quantité de liant
hydrocarboné (bitume, goudron, cut-back) qui ne pénètre que très peu
et que l’on recouvre ou non de gravier, gravillon ou de sable. On en
distingue 3 types :
1. les enduits d’accrochage qui sont obtenus en répandant un
produit hydrocarboné dont le rôle sera d’assurer un collage
énergique entre 2 couches
2. les enduits de scellement dont le rôle est d’imperméabiliser les
couches sur lesquelles ils sont posés
3. Les enduits d’usure ( ou superficiels) obtenus en répandant un
liant hydrocarboné à la surface de la chaussée et en le recouvrant
de gravillon ou de sable : ils peuvent être mono ou multicouches
B/ les tapis
Un tapis est une couche de roulement réalisée à l’aide de matériaux
enrobés :
On peut les caractériser selon le procédé utilisé pour leur fabrication
(enrobés à chaud ou à froid) ou selon la texture des matériaux après leur
mise en œuvre (enrobés denses, ouverts. Les enrobés à chaud sont
obtenus par mélange de granulats passés au préalable au sécheur à
175° et de bitume chauffé à la même température quant aux enrobés à
froid, ils sont obtenus par mélange direct des granulats non chauffés
avec le bitume chauffé.
Les enrobés denses se distinguent des enrobés ouverts par leur
compacité plus grande : le béton bitumeux est l’enrobé dense le plus
perfectionné et il est obtenu par mélange d’un granulat de granulométrie
très précise autorisant l’obtention de résistance mécanique garanties
plus élevées.
C/ les sables enrobés
On en a trois types :
1. sable enrobé à froid
2. sable enrobé à chaud
3. micro béton bitumeux
les sables enrobés à froid
73
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
C’est un sable ou mélange de sable de granulométrie appropriée que
l’on enrobe sans passage préalable au sécheur ; ils se subdivisent en
deux groupes :
1. les sables enrobés à froid humides
2. les sables enrobés à froid secs
les sables enrobés à froid humides
les granulats contiennent une teneur en eau non négligeable et cela
nécessite de doper le liant par rajout de chaux afin de rendre possible
l’adhésion sable liant
les sables enrobés à froid secs
le sable est ici naturellement sec
les sables enrobés à chaud
C’est un sable ou un mélange de sable de granulométrie appropriée que
l’on enrobe après passage au sécheur ; on ajoute au sable, une faible
quantité de chaux ou de fillers
Le micro béton bitumeux
C’est le plus perfectionné des sables enrobés à chaud par le choix
plus précis des granulats entrant dans sa confection( fuseau
granulométrique plus étroit ) ce qui autorise des résistances
mécaniques plus élevées
LA SIGNLISATION DES CHANTIERS ROUTIERS
Généralités
Les chantiers fixes ou mobiles peuvent constituer un danger, en
l’absence de précautions particulières, aussi bien pour le personnel des
chantiers que pour les usagers et riverains de la voirie située aux
environs des chantiers
Des prescriptions édictées par des arrêtés circulaires et instructions
ministérielles concernant la sécurité routière s’imposent à tous ceux qui
exécutent des travaux sur le domaine routier
Exemple : instruction ministérielle sur la sécurité routière (IO du
07/08/1974)
Les principes de base de la signalisation
La signalisation provisoire ou temporaire des chantiers doit respecter
les 5 principes ci- dessous :
-adaptation au site
La signalisation ne doit pas réduire de façon excessive la capacité de la
route ou contraindre beaucoup la circulation publique. Pour cela elle doit
être adaptée au cas par cas
-Etant donné que les indications données par la signalisation peuvent
être différentes de celles de la signalisation permanente,
il faudra alors, par souci de cohérence, masquer les panneaux de
signalisation permanente afin d’éviter les risques de contradiction pour
les usagers
-Il faudra concentrer la signalisation à deux panneaux par support
-Les panneaux doivent être visibles et pour cela on prendra les
précautions suivantes :
On ne mettra pas les panneaux trop bas ou trop loin de la chaussée
74
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
On fera attention à ne pas masquer les panneaux de signalisation
temporaire par la plantation ou les équipements de la voirie ou
masquer la signalisation permanente restant en vigueur par les
panneaux temporaires
On n’implantera pas de panneaux derrière un dos-d’âne ou après un
virage serré
On choisira des panneaux de dimensions adaptées aux conditions
locales de visibilité
Pour les routes importantes ( à fort trafic ) implanter 1 panneau tous
les 100 m et pour les routes moyennes 1 panneau tous les 50 m afin
d’échelonner la signalisation
-On rétablira la signalisation permanente dès que possible
LA CONSISTANCE DE LA SIGNALISATION
La signalisation temporaire peut se décomposer en plusieurs
catégories :
- la signalisation d’approche (photocopie page 220) : Elle sert à
prévenir les usagers de la voirie de l’approche d’une zone de travaux.
Elle est disposée en amont du chantier et en dehors de la chaussée.
Elle est composée de panneaux la présence de travaux. On la
complétera éventuellement par des panneaux qui indiquent un
rétrécissement de chaussée
Pour les travaux sur les routes importantes, on pourra éventuellement
des annonces de signaux lumineux (AK17) pour régler la circulation
-dans le cas d’un changement de chaussée on doit implanter des
panneaux de pré signalisation photocopie (KA2 KA8)
-on peut mettre des panneaux de prescription temporaire de limitation
de vitesse ou interdiction de doubler …dans le cas de travaux importants
-pour les travaux de moindre importance, une signalisation de
prescription suffit en général et elle est placée à proximité immédiate de
la zone dangereuse, sur l’accotement ou sur la chaussée si le danger
empiète sur la chaussée (voir figure 5)
-on placera un panneau de fin de prescription en aval du chantier pour
marquer la fin de celle-ci
75
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
76
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
77
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
A / le réseau d’assainissement
A.1. généralités et définitions
A.1.1. définition
Les eaux vannes, usées et pluviales doivent être évacuées hors des
constructions par un ensemble d’installations appelé réseau
d’assainissement.
Les eaux collectées à l’intérieur des propriétés par un réseau de
canalisations intérieures (plomberie sanitaire) enterrées sont évacuées
vers l’égout public chargé d’assurer l’acheminement de celles-ci vers
un dispositif d’épuration avant d’être rejetées dans le milieu naturel. On
distingue pour les eaux usées :
Les eaux vannes provenant des WC
Les eaux ménagères provenant de la cuisine salle de bain, lingerie
La mairie auprès de la quelle doit être faite la demande d’autorisation
d’assainissement est tenue de fournir les informations de filière
d’assainissement à mettre en place afin de respecter la réglementation
en vigueur
L’assainissement est soit collectif soit autonome
En ce qui concerne la filière non collective (autonome), le choix est
décidé après détermination de l’indice SERP qui caractérise l’aptitude
du sol à l’assainissement
S : sol, capacité du sol à infiltrer les eaux (coefficient K de perméabilité
en mm/h)
E : eau ; profondeur de la nappe phréatique
R : roche ; profondeur de la roche mère
P : pente du terrain naturel
Pour la collecte des eaux domestiques, les eaux usées sont dirigées vers
la filière d’assainissement adaptée au terrain
Dans le DTU 64.1. , l’assainissement autonome est décomposé en trois
phases :
1. le prétraitement assuré par la fosse toutes eaux qui permet de
retenir les matières solides et les déchets flottants, et favorise la
liquéfaction partielle des matières polluantes contenues dans les
eaux usées par fermentation anaérobie
78
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
2. le traitement qui est une épuration et une filtration des effluents
de la FTE (aérobie i.e. milieu avec oxygène) : il est assuré par une
filière adaptée au sol en place ou reconstitué
3. l’évacuation des effluents traités par infiltration, rejet en exutoire
superficiel ou puits d’infiltration : si le terrain en place convient
pas (perméabilité insuffisante ou trop grande, argile ou roche,
présence proche de la nappe phréatique, pente du terrain), alors
on met en place d’autre filières adaptées à chaque cas (tranchées
d’épandage, ou d’infiltration, filtre à sable drainé ou non drainé)
79
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Il existe plusieurs systèmes d’assainissement :
1. Le système séparatif qui est constitué d’un réseau chargé d’évacuer
les eaux domestiques et d’un réseau chargé des eaux pluviales.
2. Le système unitaire consistant à évacuer l’ensemble des eaux usées
et pluviales par un unique et même réseau.
A.1.2. généralités
Le réseau d’assainissement est l’un des plus contraignante au moment
de la conception des VRD et sa conception exige une attention
particulière. En effet il est très fréquent qu’une zone à viabiliser soit à
proximité d’une zone déjà viabilisée ; et dans ce cas on devra tenir
compte de cette à proximité ce qui pourra induire un
surdimensionnement de certains aménagements (canalisations), le
point de rejet, la pente obligatoire, ou l’intégration de l’assainissement
dans un projet général d’assainissement du territoire de la collectivité
support.
Conception
Un bon réseau d’assainissement doit répondre aux trois critères que
voici :
1. Collecte complète des eaux usées et pluviales
2. traitement des eaux us&es
3. évacuation des eaux usées traitées et des eaux pluviales
1) collecte des eaux usées
les eaux pluviales ne sont pas traitées en général avant rejet mais elles
sont caractérisées par de forts débits intermittents ( orage) tandis que
les eaux usées doivent être traitées obligatoirement avant rejet mais
elles sont caractérisées par de faibles débits relativement réguliers. Le
choix du système d’assainissement dépend de la nature du réseau
existant
1.1) existence d’un réseau d’assainissement et d’une station de
traitement
le système utilisé devra être adapté à la nature et à la capacité du
réseau existant : par exemple si le réseau existant est séparatif,
l’assainissement du lot sera également séparatif alors que si l’existant
est unitaire, l’assainissement du groupe sera unitaire, séparatif ou
pseudo - séparatif (collecte les eaux usées et les provenant des toitures
vers la station d’une part et d’autre part collecte les pluviales vers les
exutoires. Le choix tiendra également compte de la capacité du réseau
existant, de la station de traitement, de la topographie de la zone et de la
capacité des exutoires naturels
1.2. non existence de réseaux et de station
L’étude du système d’assainissement du lotissement sera élaborée dans
le cadre de l’assainissement du secteur d’urbanisation dont dépend le
80
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
lotissement. Il est de règle que le traitement se fasse par secteur
d’urbanisation en commun c’est à dire dans une même station de
traitement afin de garantir un bon fonctionnement et un entretien correct
du réseau ce qui fait que tout groupent de logements devra comporter
dans la mesure du possible un dispositif d’épuration collectif et un seul
rejet en milieu naturel. Etant donné que pour qu’une station d’épuration
puisse fonctionner correctement, il est nécessaire que le débit de
l’effluent qui y arrive soit régulier et relativement important, donc e
groupe à assainir devra comporter au moins entre 40 et 25 logements
sinon, on pourra se contenter de fosse septique ( traitement autonome)
2) Branchements
Le branchement représente l’ensemble des dispositifs permettant de
diriger les effluents d’eau usée et d’eau pluviale vers les conduites
appropriées selon la nature du système existant (séparatif ou unitaire) :
il est aussi bien réalisé dans les zones privés que dans le domaine public.
Le branchement des eaux pluviales ou des eaux usées à l’égout se fait
de la même façon :
Il est composé en général des éléments suivants entre le bâtiment et
l’égout :
- Un dispositif de raccordement à l’habitation pouvant être un regard
borgne, un regard de visite situé à l’intérieur de la propriété
- Un regard de façade appelé aussi regard de branchement et qui peut
être situé à l’extérieur du coté de la façade et permettant de
matérialiser le point de passage du raccordement à l’égout,
d’entretenir les ouvrages, de contrôler les effluents.
- Une canalisation de branchement de ф minimum 150 mm et de pente
minimum 3 cm par m (faire schéma)
- Un dispositif de raccordement de la canalisation de branchement au
collecteur (égout) appelé aussi point de raccordement et dépendant
du ф et de la nature du matériau des canalisations et pouvant être :
a / des culottes de branchement si le diamètre du collecteur principal
est inférieur ou égal à 400 mm
b / des branchements directs sur le regard de visite du collecteur,
réalisés de préférence, avant la mise en service du réseau et devant
aboutir au niveau de la cunette ( rigole de fond ) du regard
c / des boîtes de branchement ou regards borgnes ( non visitable ) dont
l’intérêt est de laisser le libre choix pour fixer la profondeur du
branchement et d’utiliser n’importe quel matériau que l’on désire
d / des raccords par piquage direct en perçant le collecteur et en
emboîtant l’élément à raccorder à l’aide d’un joint.
A-2) Assainissement pluvial des routes :
Le réseau d’évacuation d’eaux de ruissellement est constitué par des
canalisations enterrées en matériaux imputrescibles et résistants.
Une canalisation se compose des éléments suivants : Des collecteurs en
tuyaux circulaires par bouts droits de 1 à 3 m posées en tranchées.
Des avaloirs qui sont des éléments recueillant les eaux de ruissellement.
Des regards pour la visite et le curage placés aux intersections coudes
ou changements de direction et à intervalles réguliers dans les sections
droites.
81
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Le raccordement à l’égout public dépend de la réglementation locale
2 - 1 Les collecteurs
Ils sont constitués par des tuyaux enterrés alignés, allant de regards en
regards, avec un diamètre et une pente constante entre regards. La
pente devant être suffisante pour éviter la stagnation des liquides
chargés( 0.005 ou 5mm/m au moins)
Les contraintes principales qui les sollicitent sont :
Le poids propre des remblais
Le poids du liquide transporté
Les charges fixes et mobiles sur le remblai
Les tassements différentiels du terrain
L’action des racines d’arbres et des rongeurs
Les variations du niveau de la nappe
Les chocs lors delà mise en œuvre
Tout cela rend nécessaire une étude correcte de la fabrication et du
mode de pose des canalisations enterrées
Ainsi la canalisation doit être enterrée sous une couverture de terre d’au
moins 80cm au départ et porté à 1m dans le cas de D>400mm
Les canalisations d’eaux pluviales sont posées en parallèle dans la
même tranchée que les canalisations d’eaux usées dans un système
séparatif. avec un décalage de 30 à 40 cm de niveau afin de permettre
le passage des branchements par aux réseaux d’eaux usées
On les placera à au moins 3m des arbres en place. L’espacement entre
axe sera de 1m ( voir schéma )
Il est conseillé de placer le réseau d’eau pluviale au-dessus du réseau
d’eau vanne quand ils sont voisins
Les tuyaux utilisés sont en béton non armé jusqu'à Ø 400mm,en béton
armé au-dessus ou en plastique
2- 2 Les regards
82
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
83
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
84
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
85
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
par des
2-3 Les avaloires ou bouches d’égout
86
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
A-3 / Raccordement du réseau d’eau pluviale à l’égout
87
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
La canalisation d’eau pluviale doit obligatoirement (selon la
réglementation) raccordée au réseau d'égout public sauf cas
exceptionnel.
Le raccordement sera réalisé a la suite du dépôt d’une demande
d’autorisation de déversement auprès de L’ONAS qui indiquera au M.O
le mode de raccordement, les points de rejet autorisés et le niveau des
fils d’arrivée et les pentes minimales.
Le raccordement des pavillons et maisons individuelles sera réalisé par
piquage direct sur le collecteur par l’intermédiaire d’une culotte, d’un té
ou d’une boîte de branchement non visitable. (Regard borgne) Le
branchement arrive perpendiculairement au collecteur dans ces cas.
Le raccordement des bâtiments collectifs et industriels s’effectue par le
biais d’un regard visitable placé sur le collecteur afin de faciliter le
nettoyage de l’embranchement, on placera une boite de branchement
visitable en limite de propriété.
Le branchement à travers un collecteur sous chaussée se fait après une
demande d’autorisation d’ouverture de chaussée auprès des services de
la voirie
A-4 Dimensionnement du réseau
Les règles de calcul des réseaux d’assainissement sont fixées en général par circulaire
mis à jour de façon périodique par des groupes d’experts qui en change parfois
quelques dispositions.
A.4.1. ) méthodes de dimensionnement
Le dimensionnement d’un réseau passe d’abord par les opérations
suivantes :
Choix de l’exutoire
Tracé approximatif du réseau à partir du plan de masse et des
pentes du terrain naturel
Détermination ou évaluation des débits à évacuer
Si le réseau est séparatif, on effectuera séparément les calculs pour les
E P et les EU
A.4.1.1.) évaluation des débits d’un système séparatif
a) estimations des eaux pluviales de ruissellement
On fixe la pente moyenne du réseau en tenant en compte le tracé
du réseau et la pente du terrain . en effet on suivra la pente du
terrain si celle ci est comprise entre 0,3 et 15 %
On évalue ensuite le débit instantané à évacuer à l’aide de tableau
ou d’abaque ou de formules préétablies. On dispose ainsi de
plusieurs méthodes :
Méthode superficielle : elle est basée sur une formule
donnant le débit dont la probabilité d’être atteinte ou
dépassée chaque année est de 1 / 10( période de retour
décennale). Caquot propose une formule valable pour les
sites du type parisien : Q 0 ( l / s ) = 1340x I 0,30 x C 1,17 x A 0,75
avec A superficie du terrain en ha, C coefficient de
ruissellement moyen du bassin versant ; I pente moyenne du
terrain sur le parcours de l’eau ; cette formule empirique est
à adapter à chaque site surtout ici au Sénégal
Méthode rationnelle
88
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
C’est la méthode la plus utilisé depuis 1889 et elle est basée sur une
approximation du débit de pointe pondérée par les temps de parcours
de l’eau : elle permet de calculer chaque débit de dimensionnement du
réseau en commençant en tête de réseau
Q (m 3 / s) = 1 / 360 (C. I .A)
Q débit maximum de ruissellement, A aire du sous basin versant en ha
On se base sur les hypothèses suivantes :
L’intensité max. ; de ruissellement en tout point du réseau dépend
de l’intensité de la précipitation durant le temps de concentration.
Le temps de parcours étant le temps max. mis par l’eau tombant
au point le plus éloigné pour arriver à l’exutoire alors, si le temps
de parcours est supérieur à la durée de la pluie, le temps de
concentration tc sera égal à la durée de la pluie ; en revanche, si
le temps de parcours est inférieur à la durée de la précipitation, tc
= tp = L BV / vitesse de l’eau c’est à dire le temps de concentration
sera égal au temps de parcours. La formule des aéroports permet
de calculer le temps de concentration tc : tc = 3,26 x (1,1 – C) x L 1 /
2
/ I 1 / 3 avec C coefficient de ruissellement, L distance de
drainage ; I pente de la surface drainée. Des abaques graphiques
intensité- durée- fréquence élaborée par les services
météorologiques permettent de connaître l’intensité de chaque
précipitation une fois fixée la durée de retour et le temps de
concentration
89
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
Le coefficient de ruissellement C est extrait d’un tableau de valeurs
données en fonction de la nature du sol
Nature toits asphalte pavé dalle gravier Par -
surface gazon
Coefficient 0,70 à ,85 à ,90 ,75 à ,85 ,40 à ,50 ,15 à ,30 ,05 à ,25
C ,95
Exemple considérons les 3 sous bassins drainés par les conduites 1,2 3
respectivement
Conduite 1
Conduite 1
La courbe I D F de la zone permet d’avoir la formole de l’intensité en
fonction du temps de concentration pour une durée de retour fixée ; en
général pour le VRD, on prend selon la taille l’opération 5 ou 10 ans. Pour
une période de retour de 10 ans, la formule pour la ville du Québec est : I
( mm / h ) = 3600 / ( 16 +tc ( mn) ) dans notre exemple A 1 =2 ha ; C1 = 0,4 ;
tc1 = 10 mn ; A2 = 1 ha ; C 2=0,8 ;tc2 = 3 mn : A3 = 1 ha ; C 3=0,6 ;tc3
= 8 mn :
Pour la conduite 1, on a I = 3600 / ( 16 + 10 ) = 138,5 mm /h et connaissant
la superficie drainée A1 et le coef. De ruissellement C, on a : Q = 1 / 360 x
( C.I.A) = 1 /360 ( 0,40 x 138,5 x 2) = 0,308 m 3 / s. le diamètre de la
conduite coulant pleine pouvant passer ce débit avec une pente de 1%
de la rue sur une longueur donnée et un coefficient de Manning n = 0,013
( dépend de la nature du mtx de la conduite) et on a : V = 1 / n x R 2 /3 x P 1
/2
avec R rayon hydraulique = surface mouillée sur périmètre mouillé (
90
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
pour une conduite circulaire R = Π D 2 / 4 / (Π D) = D / 4et on sait que Q =
V . Π D 2 / 4 ce qui donne en remplaçant V par son expression V . Π D 2 / 4
= 1 / n x R 2 /3 x P 1 /2 Π D 2 / 4 et en remplaçant R par D / 4 on a V . Π D 2 / 4
= 1 / n x (D / 4) 2 /3 x P 1 /2 Π D 2 / 4 ce qui donne Q = Π (1 / n ) D 8 / 3 (1 / 4 )
(1/4) 2 / 3 P 1 / 2 ► D = ( n Q / (Π(1 / 4 ) (1/4) 2 / 3 ) 3 / 8 x 1 / ( P ) 3 / 16 . pour le cas
présent on a D = ( 0,013 x 0,308 / 0,3117) 3 / 8 x 1 / 0,01 3 / 16 = 0,1953 x
1/0,01 3 / 16 = 0,463 m 3 / s prenons un diamètre commercial D c = 0,50 m
et recalculons le débit plein correspondant Q = (a /n ) Dc 8 / 3 P 1 / 2 =
(0,3117 / 0,013) x 0,5 8/3 x 0,01 1 / 2 = 0,378 m3 / s ce qui correspond à une
vitesse pleine de V = 4Q / Π D c 2 = 4 x 0,378 / ( 3,14 x 0,5 2) = 1,92 m /s
acceptable ; le temps de parcours dans cette conduite est T f = L / V =
50 / 1,92 = ,43 mn
Conduite 2 cette conduite draine le second b sous bassin et reçoit aussi
un débit venant du bassin situé en amont ; la superficie drainée sera A =
ΣA i = A1 + A 2= 3 ha. Le coefficient de ruissellement moyen est calculé
comme la moyenne pondérée C du coefficient, des aires drainées à ce
point : C = Σ C i A i / Σ A i = (0,4 x 2 = 0,8 x 1 ) 3. le temps de concentration
est égale au maximum des temps de concentrations et de parcours
T c = max. (tc2, tc1 + tp1)= max. ( 3 mn, 10+0,43 mn) = 10,43 mn donc I =
3600 / ( 16 +10,43)= 136,21 mm / h d’ou l’on déduit le débit ruisselé Q =( C
I A ) / 360= 0.53 x 136.,21 x 3 / 360 = 0,602 m 3 / s ; on détermine le
diamètre de conduite pleine comme précédemment et on répète le
même scénario
Le réseau d’eau pluviale évacue les eaux recueillies par les surfaces
imperméables (toiture, chaussée, allées piétons, eaux non absorbées
par les espaces verts)
Le calcul du débit se fait après analyse fréquentielle des pluies de 24
heures
on choisit ensuite la période de retour avec laquelle on établira le projet
i. e la pluie contre laquelle on cherchera à protéger les ouvrages.
Dans les zones modérément urbanisées ( petits projets ) une période de
retour de2 à 5 ans est suffisante tandis que pour les zones fortement
urbanisées où le relief est à peu prés plat ( donc pente naturelle limitée
), on dimensionne les ouvrages avec une période de retour d’au moins 10
ans.
La réglementation fixe également les sections minima à utiliser à :
- Ф ≥ 300 mm pour les collecteurs
- Ф ≥ 200 mm pour le raccordement des immeubles collectifs
- Ф ≥ 150 mm pour le raccordement des pavillons et maisons
individuelles
4-2 Calcul du débit de ruissellement sur un bassin versant :
- Notion de temps de concentration et de temps de parcours de l’eau
de ruissellement
Après une précipitation, la région a1 est la première à participer au débit
de ruissellement sur la canalisation IQ, ensuite suit a2 et enfin a3.
a1 a2 a3
91
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
I1 I2 I3
Cela montre qu’il se passe un temps Δt avant que le maximum de débit ne
commence à ruisseler en I (exutoire) : ce laps de temps est appelé temps
de concentration tc dépendant de la durée de la précipitation. Le temps
de parcours représente la durée prise par l’eau tombant au point le plus
éloigné du BV pour arriver à l’exutoire I : si le temps de parcours est
supérieur à la durée de la pluie, tc sera égale à la durée de la
précipitation ; en revanche si le temps d’entrée est inférieure à la durée
de la précipitation, tc sera égal au temps d’entée. Temps d’entrée te
= longueur BV / vitesse de l’eau.
L’intensité de la précipitation est donnée par des relations sous la forme:
- i = 100 / (tc + 20) avec tc exprimé en mn et i en cm / h pour tc ≥ 20 mn
- i = 75 / ( tc +10 ) dans le cas contraire
Si A est la surface du bassin versant et C le coefficient de perméabilité
du sol ( ou coef. de ruissellement ) alors la formule rationnelle Q = C . i. A
avec A en m² et i en m / s permet de calculer le débit ruisselé.
Exemple
Soit une canalisation en terre de forme trapézoïdale aux talus mal
entretenus :
Le tableau donne la valeur de n qui est ici égale à 0.025
Si le canal a les dimensions ci-dessous : section mouillée 1 m2, périmètre
mouillé 1.5m et pente 1 pour 1000 alors q = K. S avec K = 1 / n. pour
les valeurs de n voir page 47 de ce polycopié
Application un égout circulaire de 460 m de long recueille les eaux de
ruissellement à sa tête pour un B V de 20 ha de superficie. Le temps
d’entrée de la pluie dans la zone est 5 m et le coef. De ruissellement est
de 0.5.
La dénivelé entre les points extrêmes est 91.5 cm et la canalisation est
en fonte d’où n = 0.013
Dimensionner l’égout voir plus haut
Le coefficient de ruissellement C est le rapport de la surface totale
imperméabilisé sur la surface totale du B V.
Si une grande zone est constituée par une variété de petites zones
d’imperméabilité différente, on calcule le coef moyen de ruissellement
comme suit :
C = (a1. C1 + a2. C2 +. + An. Cn ) / ∑ a i . C i
- pour les collecteurs de grande longueur prendre des pentes de 5 mm
/m
- pour les collecteurs de faible longueur la pente minimale sera de 1
cm / m
- pour les branchements à l’égout la pente est de 3 cm / m
b) dimensionnement d’un réseau d’eaux usées
le débit qui est pris en compte est le débit de pointe Qp ; pour chaque
canalisation, on appliquera la formule Qp = 2, 4 q h N / 86400avec q le
92
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
débit moyen journalier à évacuer per capita , on admet généralement
qu’il est 200 l par habitant h est le nombre d’habitants par logements, on
admet une moyenne de 3,5 habitants par logement N est le nombre de
logements desservis par la canalisation ; ainsi le nombre de logements
viabilisés et avec les normes édictées, on peut connaître le débit de
pointe et par application de Manning on peut dimensionner la conduite
mais pour des raisons d’entretien des réseaux, le diamètre des
collecteurs d’eaux usées ne sera jamais inférieur à 200 mm
A. 4.1.2. mise en place des réseaux
a) tracé du réseau
on cherchera à raccorder le plus grand nombre possible de logements et
pour cela on s’appuiera sur le plan de masse pour faire le trace du
réseau ; il est recommandé de faire des tracés rectilignes car chaque
changement de direction nécessite la construction de regards ; la
distance courante entre regards est de 50 à 70 mais elle définie en
fonction de la pente, des moyens d’entretien dont on dispose et du
tracé ; la pente est toujours constante entre deux regards.. l profondeur
des réseaux dépend des pentes nécessaires à l’évacuation des eaux des
immeubles car pour des raisons pratiques de raccordement avec les
riverains, tout réseau gravitaire, placé dans le domaine public, doit être
suffisamment profond pour permettre un recouvrement de terre sur les
branchements particuliers de 0,75 m au moins. Le réseau d’eau pluvial
se fera toujours dans la mesure du possible en surface : caniveaux,
fossés, canaux, bassins de retenue etc. Pour des raisons d’entretien, le
diamètre des collecteurs d’eau pluviale ne doit pas être en dessous de
300 mm ; les raccordements entre le collecteur principal et les
propriétés privés ne seront pas inférieurs à 150 mm pour les maisons
individuelles, et à 200 mm pour les immeubles collectifs.
b) Choix des matériaux
1. canalisations
le choix des canalisations dépend des contraintes mécaniques
auxquelles elles seront soumises, de la nature des terrains traversés (
agressivité ) , des diamètres et des conditions économiques
Nature du réseau Nature de Diamètre des
canalisations canalisations en mm
Unitaire ou eaux Béton comprimé, Jusqu’à 400
pluviales béton centrifugé armé A partir de 250 mm
ou non
Eaux usées Amiante-ciment ou 200
PVC
2. regards
les regards sont coulés sur place ou maçonnés par superposition
d’éléments préfabriqués jointoyés au mortier et reposant sur radier en
béton avec façon de cunette de hauteur égal au diamètre
3. bouches d’égout
il y’a deux types de bouches : les bouches sélectives ( à panier )
utilisées pour les réseaux très bien entretenus et les bouches à
passage direct qui donne satisfaction sur de réseaux à pente
supérieure à 0,6%
4. branchements particuliers
93
SIDY DIOP INGENIEUR DE L’EQUIPEMENT
un branchement particulier comprend de l’aval vers l’amont : un
ouvrage de branchement sur la canalisation principale ( regard de visite,
regard borgne, boite de branchement, culotte) ; une canalisation de
branchement ; un regard de visite en amont
94