CHAPITRE III : LES NORMES DU CENTRE DE SANTÉ
3.1. NORMES D’ORGANISATION.
Le Centre de santé est un établissement des soins de 1er échelon –structure
obligatoire- au niveau d’une Zone de santé. Il est la structure responsable des activités
de prestation des soins au niveau d’une aire de santé donnée.
3.1.1. Fonctions du Centre de santé ;
Les fonctions du centre de santé sont :
- Servir de lieu de déconcentration des services des soins de l’hôpital pour
rapprocher les soins auprès des communautés
- Servir de structure de 1er contact de la population avec le système de santé,
- Assurer la prise en charge de la population de l’aire en lui offrant un paquet
minimum d’activités des soins selon les normes nationales ;
3.1.2. Services au Centre de Santé
Un centre de santé comprend les services suivants :
- La réception
- La consultation
- Les soins
- La maternité (total 5 lits, dont 2 lits de travail, 2 lits d’observation, 1 table
d’accouchement)
- L’observation (total 2 lits
- Le laboratoire
- La logistique et maintenance
Le centre de santé dessert une population de 10 000 habitants dans un rayon d’action
de 5 à 8 kms. Le Centre de santé doit couvrir une population suffisamment importante
pour permettre : (i) la rentabilité minimale nécessaire à la poursuite des activités de
base prévues, (ii) le développement de l’infrastructure et (iii) la périodicité nécessaire
pour les supervisions.
3.1.3. Relations du CS avec les éléments du système de santé de
l’Aire de santé.
Relations internes
Les activités au Centre de santé sont réalisées par un personnel polyvalent et intégré
dont la caractéristique principale est le travail en équipe. Le travail en équipe implique
la connaissance et la poursuite des objectifs communs, la circulation de l’information,
la responsabilisation et la redevabilité. L’équipe du CS se réunit au moins une fois par
semaine.
Relation avec la communauté.
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La communauté participe à l’action du Centre de santé en utilisant les services offerts
et en participant à la gestion du CS à travers les organes de participation dont le
comité de santé.
L’utilisation des services
Pour développer des soins de qualité, assurer la viabilité de la structure et un bon
niveau de compétence du personnel, il faut maintenir le taux d’utilisation de service
curatif de 0,5 NC/habitant/an (taux auquel l’ensemble des structures de l’aire devrait
concourir).
Participation communautaire
La participation communautaire a plusieurs formes telles que : paiement des services
de santé, la construction d’un centre de santé, la construction de la maison de
l’infirmier, la participation à la planification dans l’aire de santé (délimitation de l’aire
de santé, choix du lieu d’implantation du centre de santé, etc.) ainsi que d’autres
activités de prise de responsabilité dans la recherche des solutions de ses propres
problèmes, compris la gestion du CS.
Les organes de participation communautaire sont :
- Le comité de santé
- La cellule d’animation communautaire
- Comité de développement de l’aire de santé
Comité de santé
Il a pour membres les leaders communautaires élus.
Ses attributions sont :
- Participer à l’identification des besoins sanitaires de la population,
- Cogérer les ressources du centre de santé,
- Participer à la planification, au suivi et évaluation des activités du centre de
santé,
- Organiser des travaux d’intérêt communautaire.
Le comité de santé est présidé par un membre élu pour un mandant de deux ans,
renouvelable une fois. Le Comité de santé fonctionne suivant un règlement d’ordre
intérieur établi. Il est représenté au comité de développement de l’Aire par son
président.
Cellule d’animation communautaire (CAC)
Structure composée par au moins 3 relais communautaires (RC) par village/rue.
Ses attributions sont :
- Collecter et transmettre des données démographiques,
- Identifier les cas d’abandon aux activités préventives (CPS, CPN, PEV et les
maladies chroniques en traitement au CS…) signalés par l’équipe du Centre de
santé ;
- Rapporter au CS tout phénomène anormal ou cas de maladie observé dans le
village/rue,
- Vulgariser les décisions prises par les COSA et CODESA
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- Mobiliser les communautés pour les interventions communautaires
programmées ; - Programmer et tenir des réunions de concertation avec les
communautés.
Comité de développement de l’aire de santé (CODESA)
Organes de participation communautaire, représentatif de tous les villages/rues de
l’Aire de Santé, multisectorielle et multidisciplinaire de part sa composition.
Le CODESA est composé de 20 à 25 membres.
Attributions :
- Participer à l’élaboration du micro plan de l’AS
- Participer au monitorage des interventions
- Evaluer les interventions
- Participer aux réunions avec l’équipe de santé
- Mobiliser les ressources locales (élaboration des microprojets de jardinage,
d’élevage, d’aménagement des sources et puis d’eau, d’assainissement des
villages, rue …)
Relations du centre de santé avec les autres structures de santé de l’aire.
Les relations entre le centre de santé et les autres structures de l’aire sont définies et
réglementées par l’ECZ dans le cadre des objectifs du plan de la Zone de santé.
Relations avec les Partenaires.
Les partenaires peuvent :
- Être propriétaire d’un centre de santé
- Être Gestionnaire d’un centre de santé
- Apporter un appui technique, matériel et financier au CS.
La gestion des relations du centre de santé avec partenaires est de la compétence de
l’ECZ. Ces relations sont formalisées dans un cadre contractuel portant sur le
développement du système dans sa globalité et non sur quelques indicateurs.
3.1.4. Relation entre le Centre de santé et les autres structures de santé de la ZS
Relations avec l’HGR
Les relations entre le CS et ‘l’HGR sont d’ordre opérationnel. Il s’agit de la référence, de
la contre référence, de la formation et du contrôle de qualité.
La référence est un mécanisme (outils de gestion et transport) qui consiste à orienter
les malades ou les personnes à risque du centre de santé vers l’Hôpital Général de
Référence pour une prise en charge appropriée.
La contre – référence est un mécanisme qui consiste à retourner les malades ou les
personnes à risque de l’Hôpital Général de référence (HGR), où ils ont reçu des soins
appropriés vers le centre de santé qui les y a référés.
Relations avec l’ECZ
Il s’agit de relations administratives et fonctionnelles.
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Les directives et les instructions techniques sont transmises par l’Equipe Cadre de la
Zone de Santé vers les Centres de Santé. La mise en œuvre de ces directives nécessite
formation et la supervision. Le centre de santé remonte l’information sanitaire du
centre de santé vers l’ECZ.
3.2. NORMES DES ACTIVITÉS
Le Paquet Minimum d’Activités du Centre de Santé se compose des activités
communes à tous les CS du pays. Il s’agit d’un ensemble d’activités qui une fois
implantées dans un centre de Santé permettent d’absorber de nouvelles interventions
sans violer les contraintes liées à l’organisation du travail, au financement et à la
charge de travail du personnel du Centre de Santé.
Le Paquet Minimum d’Activités (PMA) s’exécute au centre de Santé qui est une
structure de premier échelon. Il est conçu pour faciliter la planification sanitaire, la
gestion rationnelle et l’équité dans l’allocation des ressources ainsi que l’évaluation des
plans d’actions de la ZS
3.2.1. Contenu du PMA
Le PMA comprend des activités curatives, préventives, promotionnelles et d’appui et
autres, dont les tâches sont déléguées à une équipe polyvalente d’infirmiers du centre
de santé par l’équipe cadre de la ZS et se font sous la supervision de celle-ci. Ces
tâches sont standardisées sous forme d’instructions ou d’ordinogrammes.
[Link]. Activités préventives
- Surveillance de la croissance et du développement des moins de 5 ans
- Consultations prénatales
- Consultations des naissances désirables
- Consultations Postnatales
- PEV
- Supplémentation en Vit A
[Link]. Activités curatives
- Soins curatifs
- Dépistage et traitement des maladies chroniques (Tuberculose, lèpre, HTA,
diabète, SIDA, etc.)
- Réhabilitation nutritionnelle
- Petites interventions médicochirurgicales (petite chirurgie) - Accouchements
eutociques
[Link]. Activités promotionnelles
[Link]. Activités d’appui et autres
- Gestion des ressources (humaines, matérielles et financières)
- Formation continue du personnel
- Encadrement des animateurs de santé (réunion, visites sur le terrain) -
Gestion de l’information sanitaire :
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Certaines activités du centre de santé telles que l’administration d’ivermectine, la TRO,
le traitement de la fièvre, l’administration de la Vit A, …peuvent être prolongées dans
la communauté mais demeurent de la responsabilité de l’équipe de santé. Ces activités
sont à ne pas confondre avec les activités communautaires.
Activités communautaires :
On regroupe dans cette catégorie, l’ensemble d’activités que la communauté mène - et
qui sont bénéfiques à sa santé - sans forcément nécessiter l’intervention de l’équipe de
santé pour en assurer la qualité. Il ne s’agit pas d’un échelon des soins à proprement
parler, mais il s’agit plutôt d’un ensemble des « connaissances et des pratiques »
modernes et traditionnelles qu’utilise soit une mère, soit un membre de la
communauté pour prévenir ou soulager les souffrances.
Le paquet d’activités du niveau communautaire comprend :
Mesures d'hygiène alimentaire,
Traitement communautaire de l'eau,
Promotion de l'utilisation des préservatifs
Lutte anti vectorielle : utilisation de la MII, piégeage des tsé-tsé
Communication pour le Changement des Comportements
Promotion marketing social et distribution des MII
Promotion assainissement du milieu
Promotion de l'allaitement maternel exclusif
Captage et aménagement des Sources, puits et adduction d'eau potable
Promotion dons bénévoles de sang
Promotion de bonnes habitudes alimentaires avec promotion des suppléments
Prise en charge des Orphelins
Promotion du jardinage, étangs et petit élevage
Promotion de l’utilisation du sel iodé
Promotion des latrines hygiéniques ;
Education sexuelle
3.3. NORMES DES RESSOURCES
3.3..1. Ressources humaines
Les postes à pourvoir au sein du CS découlent des services normes en ressources
humaines d’un centre de santé qui dessert 10 000 habitants, sont reprises dans le
tableau suivant :
Postes/Services Qualification Nombre
1 Consultations Infirmier 1
diplômé
2 Soins Infirmier 1
diplômé
3 Laboratoire Technicien 1
A2
22
4 Réception D6 1
5 Logistique/maintenance Sans 1
qualification
exigée
Total 5
Ces normes constituent une base autour de laquelle devrait se justifier toute unité
supplémentaire et cela en fonction de l’augmentation de la charge du travail. On
retient donc la fourchette d’un infirmier pour 5 000 habitants (hypothèse de travail)
Pour la continuité des activités et des services, le personnel du CS est appelé à
travailler avec un esprit d’équipe dans un système de rotation de postes afin de
minimiser la routine, la spécialisation et le blocage du travail en cas d’absence d’un
membre de l’équipe.
En ce qui concerne le personnel d’appoint, tout dépend de la situation dans laquelle
on se trouve. La participation communautaire et des fois, la proximité des logis des
membres de l’équipe du centre de santé peut restreindre la pléthore en personnel qui
comme on le sait, est une des causes de déficit au niveau du centre de santé. Ceci dit,
l’analyse de la dotation en personnel doit se faire au cas par cas et doit prendre en
compte un certain nombre de paramètres.
Pour gérer les ressources humaines, le centre de santé doit avoir :
- Organigramme fonctionnel,
- Liste nominative du personnel,
- Description des postes
- Horaire de travail/des activités
- Registre de présence
- Calendrier de congés/vacances
- Fiche de congés,
- Liste de paie
- Besoin en personnel.
3.3.2. Ressources financières
Le développement d’un centre de Santé requiert de moyens financiers. Les sources de
financement pour un centre de santé sont de quatre ordres : (i) dotation budgétaire de
l’Etat, (ii) apports de l’extérieur (de bailleurs de fonds…), (iii) contributions de la
communauté et (iv) des ressources du secteur privé.
La gestion des ressources financières se fait selon une comptabilité simple, à double
entrée, avec production d’un compte d’exploitation à la fin de chaque mois.
Le couvrement des coûts est un principe consacré par la politique nationale tandis que la
gratuité des soins n’est qu’exceptionnelle.
Le mode de tarification recommandé au centre de santé est la tarification forfaitaire par
épisode maladie.
Le tarif des soins est fixé avec la participation de la population en tenant compte de sa
capacité contributive. Le tarif est toujours affiché.
La gestion des ressources financières au centre de santé requiert les outils suivants :
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- Livre de caisse
- Carnet de reçu
- Facturier
- Carnet de bons de retrait
- Compte d’exploitation
- Cahier de dépenses
- Registre de trésorerie
- Carnet de chèque le cas échéant
- Tarif
- Cahier de créances (dettes)
3.3.3. Ressources matérielles et équipements.
Les matériels et équipements constituent un volet essentiel dans le fonctionnement
d’un centre de santé. Non seulement qu’il faut les rendre disponibles mais il est un
devoir à ce niveau, d’en assurer un bon usage à travers une gestion rationnelle avec
soucis d’efficience et d’efficacité.
Les matériels et équipements du centre de santé émargent de la liste de matériels et
équipements de la Zone de santé.
On distingue les fournitures et les matériels et équipements. Les fournitures sont des
biens rapidement consommables, (ex : les papiers, stylos, médicaments, réactifs).
Tandis que les matériels et d’équipements sont des biens qui durent plusieurs années
sous la même forme et qu’il faut entretenir et renouveler.
Généralement, les équipements sont classés sous les différentes
rubriques suivantes : Immobilier (bâtiment du CS,
bureau…) Matériel et outillage :
- Matériel de laboratoire et de diagnostic : microscope, centrifugeuse, potence à VS,
tensiomètre, stéthoscope…
- Outillage : de menuiserie, de mécanique, de maçonnerie, brouettes, raclettes,
machettes, pelles, seaux, brosses...
Matériel de transport : vélos, moto, véhicule.
Mobilier (chaises, tables, lits, brancards, étagères…)
Matériel de bureau (calculatrice, machine à écrire, ordinateurs, photocopieuse…)
Agencements, aménagements et installations (téléphone, frigo, boîte isotherme,
installations électriques et sanitaires, installation d’énergie solaire, citernes
d’eau…)
Liste des équipements du Centre de santé est mise en annexe …
Les outils requis pour la gestion des matériels et équipements au Centre de santé sont
:
- Fiche technique,
- Fiche de maintenance préventive,
- Cahier d’inventaire
- Fiche de réquisition /facturation
- Bordereau de livraison
- Bon de commande
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Le contrôle de la gestion des fournitures et matériels se fait :
- Par comparaison : entre le stock physique et de la fiche de stock
- Par inventaire (sur fiche d’inventaire),
- Par consommation mensuelle moyenne.
3.3.4. Les médicaments
Les médicaments utilisés aux CS émargent de la liste des médicaments essentiels de la
ZS. Les médicaments essentiels sont les médicaments de base, de première nécessité
qui couvrent les besoins de la majorité de la population en matière de soins de santé.
Ils sont de qualité acceptable, de coûts aussi bas que possible et culturellement
accessibles.
Par gestion des médicaments au CS, on entend l’ensemble de processus de sélection,
acquisition, distribution et utilisation des médicaments qui constitue les étapes du
cycle d’approvisionnement.
.
Par la sélection, on détermine quels médicaments doivent être disponible et en quelle
quantité,
Par l’acquisition, il faut planifier le financement, décider et faire l’achat des
médicaments voulus en bonne quantité et qualité requise.
Par la distribution, il faut recevoir, stocker, gérer en stock et transporter les
médicaments ;
Par l’utilisation, il faut considérer des aspects tels que le conditionnement, l’étiquetage
des produits, la prescription, l’administration et la consommation des médicaments.
Sélection des médicaments,
On évalue les besoins par l’une de trois méthodes suivantes :
- Évaluation basée sur la population,
- Évaluation basée sur les services
- Évaluation basée sur la consommation
Acquisition des médicaments
L’acquisition des médicaments au CS procède par l’achat et ou par donation.
L’acquisition par achat se fait exclusivement par achat direct généralement au niveau
de la CDR, à travers des mécanismes fixés par l’ECZ.
Distribution des médicaments
La distribution des médicaments au CS comprend : la gestion de stock, le stockage et
le transport des médicaments. Une bonne gestion de stock des médicaments permet
d’éviter de rupture de stock, de gaspillage ou de surplus de stock, des avaries et de
péremption des médicaments. Les outils utilisés pour la gestion des stocks des
médicaments au CS sont :
- Feuille/cahier de réquisition
- Cahier de stock
- Facturier
- RUMMER
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- Tarif
- Bordereau de livraison
Pour le stockage des médicaments, généralement le CS dispose d’un grand stock
entreposé dans un magasin et d’un petit stock exposé dans la pharmacie du CS. Le
magasin doit être un lieu sec, convenablement ventilé, à l’ombre et frais. Les
médicaments y sont stockés par ordre alphabétique et y sortent en suivant les deux
principes de gestion suivants :
- ‘’First expired, first out’’: les médicaments à date de péremption plus proche
sont les premiers à délivrer ; - ‘’First in, First out’’: premier entré, premier
sorti.
Quelques médicaments tels que l’ergométrine (injection), l’insuline… sont conservés
obligatoirement au frigo. De même, la conservation des vaccins exige un maintien
rigoureux de la température intérieure du frigo entre 4 et 8°C. Le VPO et le VAR
acceptent de température de congélation. Ces températures doivent être respectées
aussi bien pendant la conservation, le transport qu’au cours de l’utilisation des
vaccins, c’est ce qu’on appelle maintenir la chaîne de froid.
Il existe deux méthodes possibles par lesquelles les médicaments arrivent au Centre de
santé. Il s’agit soit du ramassage ou soit de livraison. Si la ZS ou la CDR achemine les
médicaments vers les CS, il s’agit de livraison. Si le CS ramasse directement auprès de
la ZS ou de la CDR, il s’agit du ramassage. Dans l’un ou l’autre cas deux types de
transport sont possibles : l e transport public ou le transport spécial (vélos du CS,
moto, …ou à pieds)
Utilisation correcte des médicaments
L’utilisation correcte des médicaments au CS, implique agir sur les cinq éléments clés
suivant :
− Un diagnostic exact de la
maladie
− Une prescription correcte
et rationnelle
− Une dispensation
correcte
− Un conditionnement
convenable
− Une utilisation correcte
par le malade
3.3.5. Ressources immobilières.
Par ressources immobilières, on entend l’ensemble des bâtiments qui abrite les
services du CS.
[Link]. Dimensions et configuration
Surface totale : 140 m² compriméenant :
1 bureau de l’infirmier titulaire : 12 m²
1 bureau de réception : 10 m²
1 salle de consultation : 15 m²
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1 salle de traitement (pansements, injections, per os) : 12 m²
1 salle d’attente/véranda : 40 m²
1 salle d’observation : 10 m²
1 pharmacie + réserve : 10 m²
1 laboratoire : 10 m²
1 maternité : 22 m²
La hauteur sous plafond recommandée du bâtiment du CS est de 3 m dans les
bureaux, les locaux de services. Elle est de 3,30 m dans la pharmacie.
Le patrimoine immobilier du CS doit avoir de titres de propriété avec l’ensemble de
documents cadastraux établis conformément aux lois du pays.
[Link]. Dépendances
Il faut en plus du bâtiment du CS, au moins une maison d’habitation pour le
personnel. Une maison construite en matériaux locaux, de 60-80 m² avec latrines et
douches
3.4. NORMES DE L’ENVIRONNEMENT
L’hygiène et l’assainissement du centre de santé sont un facteur capital de la qualité
des soins dispensés au Centre de santé. Le centre de santé doit refléter et prêcher par
l’exemple les aspects d’hygiène et d’assainissement enseignés au cours des séances
d’éducation sanitaire.
On doit veiller à ce que les déchets médicaux et autres puissent être correctement
collectés et traités selon des procédés simples et efficaces.
On distingue des normes en rapport avec l’environnement interne et celles en rapport
avec l’environnement externe au CS.
3.4.1. Environnement interne du CS
[Link]. L’eau courante
Pour ses besoins de nettoyage, d’entretien et d’usage médical, le centre de santé doit
avoir de l’eau courante en permanence. Il est soit branché au réseau public de
distribution d’eau (milieu urbain), ou soit il dispose d’un puit ou d’une citerne munie
d’un dispositif de captage d’eau de pluie.
[Link]. L’éclairage et l’énergie au centre de santé
Pour la lumière et l’alimentation électrique de ses appareils, le centre de santé doit
avoir une source d’énergie sûre. Il s’agit soit d’un branchement au réseau public ou
privé de fourniture d’électricité, soit d’un groupe électrogène et ou d’énergie solaire. En
alternative à ces différentes sources d’énergie, le CS doit disposer des lampes à
kérosène ou autres (lampes tempêtes, lampes torches…).
[Link]. Traiter les déchets solides
Le CS doit disposer de :
- Un incinérateur
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- Un trou à ordures (couvert)
- Un trou à placenta (couvert)
- Des poubelles avec couvercles dans toutes les salles et dans le cours
[Link]. Traiter les déchets liquides
Les eaux usées produites au CS sont collectées dans des canaux aménagés conduisant
vers un puit perdu. L’eau de ruissellement est canalisée vers des collecteurs du réseau
public.
[Link]. Latrines et douches au centre de santé
Le centre de santé doit avoir :
- au moins deux latrines tenues propres et couvertes (une pour les malades et
une pour le personnel). Ces latrines sont soit sèches (VIP, turc) ou soit humides
(avec chasse d’eau) branchées à une fosse septique. - au moins deux douches
propres branchées ou pas à une source d’alimentation d’eau courante
[Link]. Protection contre la contamination
Le CS fait recourt aux mesures de précautions universelles suivantes :
- Le port de blouse blanche propre et autres tenues appropriées,
- Le port de gants à usage unique,
- Le port de masque et de bonnet,
- L’usage des seringues et aiguilles disposables à usage unique ; - La
stérilisation des matériels selon techniques recommandées.
- L’utilisation des crachoirs avec couvercles.
Le recours aux mesures médicales tel que le traitement prophylactique post exposition
peuvent être envisagées en cas d’exposition avérée au sang contaminé au VIH/SIDA.
[Link]. Protection contre les insectes nuisibles (mouches et moustiques)
- Toile anti moustique aux fenêtres et autres ouvertures du bâtiment du CS
- MII sur les lits d’observation des malades et de la maternité ;
- Les portes munies d’un dispositif à fermeture automatique - Piège attrape-
mouche dans les salles.
[Link]. Protection contre les bruits sonores
Le CS doit être construit dans un environnement calme sans bruit ni vibration.
3.4..2. Environnement externe
- Désherbage de la cours du CS
- Séchage des flasques d’eau
- Enclos/Clôture : pour empêcher la divagation des bêtes, des enfants dans la
cours des installations
Le tableau suivant reprend quelques moyens d’hygiène et assainissement du CS :
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N° Moyens Quantité Dimensions Types
1 Trou à placenta 1 Profondeur :
2,5m ; rayon : 1
m
2 Trou à ordures 1 2m x 2m x 1,5m
3 Latrines 2 Fosse septique
ou toilette VIP
4 Incinérateur 1 1,5 m x1 m Four
incinérateur
5 Douches 2 1,2 mx1, 5 m
7 Réceptacles pour
aiguilles
8 Poubelles internes 1/unité d’activités 20 litres Poubelles
lavables et
fermantes
Poubelles externes 2 50-60 litres Poubelles
lavables et
fermantes
9 Points d’eau -1 robinet /unité
d’activités si eau
courante
-fontaine/puits
/citerne
9 Source d’énergie - Panneau solaire
- Courant
électrique,
- Groupe
électrogène
10 Matériels d’entretien Kit d’entretien 1
CHAPITRE III : NORMES DE L’HOPITAL GENERAL DE REFERENCE
3.1.1. NORMES D’ORGANISATION.
Un HGR est une structure de 2ème échelon et obligatoire au sein d’une ZS. Il est situé
dans une des aires de santé de la Zone de Santé.
3.1.1. Fonctions de l’hôpital Général de référence
L’Hôpital Général de Référence a pour fonction :
- la dispensation des soins de santé de référence sous forme de Paquet
Complémentaire d’Activités,
- l’enseignement et le recyclage des professionnels de santé,
- la recherche opérationnelle,
- le contrôle de qualité et l’encadrement des structures de santé de premier
échelon (CS).
3.1.2. Services
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Un hôpital Général de référence offre les services de base suivants :
- Les services médicaux de base : Pédiatrie, Gynécologie obstétrique, médecine
interne et la chirurgie.
- Un service de diagnostic : laboratoire et l’imagerie médicale (radiologie,
échographie.)
- Un service de réanimation et des soins intensifs, - Une pharmacie interne.
En fonction de ses moyens et des compétences disponibles un hôpital peut en plus de
services de base, développer tel ou tel autre spécialité médicale : Ophtalmologie,
cardiologie, dermatologie, la chirurgie maxillo-faciale.
La capacité d’accueil d’un hôpital Général de Référence est de 1 lit pour 1000 habitants,
soit 100 lits pour une population de 100 000 habitants,
3.1.3. Relations entre l’HGR avec les autres éléments de la ZS.
[Link]. Relations internes entre différents éléments de l’HGR
Sont des relations d’interaction, collaboration, de complémentarité et de travail en
équipe où le rôle de chacun est clairement défini, dans le but de produire des soins de
qualité. Le travail se fait dans l’ajustement mutuel et la supervision directe.
[Link]. Relations avec les autres structures de santé de la zone de santé.
En général, elles sont d’ordre opérationnel :
- L’hôpital est le lieu de formation et d’encadrement technique des équipes de CS.
En effet, le CS est la structure de déconcentration des services de prestation des soins
de l’hôpital au sein de la communauté. La responsabilité de développement des soins
au niveau des CS revient donc à l’Equipe cadre de la zone de santé (ECZ), qui de ce
fait assure l’accompagnement technique à l’équipe des centres de santé à travers la
formation, les stages et la supervision.
- L’hôpital Général de référence assure la promotionet le contrôle de qualité des
techniques des soins au sein de la ZS ; En effet, c’est au niveau de l’hôpital que se font
les examens de contrôle de qualité de l’ensemble de techniques de prestation des soins
des CS.
- La continuité des soins entre le CS (lieu de premier contact de la population avec le
système de santé) et l’hôpital implique la référence et la contre référence.
La référence est un mécanisme (outils de gestion et transport) qui consiste à orienter
les malades ou les personnes à risque du centre de santé vers l’Hôpital Général de
Référence pour une prise en charge appropriée.
La contre – référence estun mécanisme qui consiste à retourner les malades ou les
personnes à risque de l’Hôpital Général de référence (HGR, hôpital provincial ou centre
hospitalo-universitaire) où ils ont reçu des soins appropriés vers les structures qui les
ont référés en vue de la poursuite des soins.
Ces relations sont formalisées par l’ECZ à travers des directives, des instructions, des
circulaires administratives et des outils du système d’information sanitaire.
[Link]. Relation avec la communauté.
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La participation de la communauté à l’action sanitaire de l’hôpital peut prendre
plusieurs formes telles que l’utilisation des services offerts par l’hôpital, la
contribution et participation volontaire aux travaux d’entretien ou de construction de
l’infrastructure. Des communautés organisées (confessions religieuses, les privés)
peuvent être propriétaire d’un hôpital (hôpital privé) ou peuvent contractualiser avec
l’Etat pour la gestion d’un HGR dont les règles de jeu sont réglementées dans le
document d’approche contractuelle.
[Link]. Relations avec les Partenaires.
Les partenaires peuvent être :
- Propriétaire d’un hôpital,
- Gestionnaire d’un hôpital,
- Apporter un appui technique, matériel et financier à l’HGR.
Ces relations sont formalisées à travers des textes contractuels.
3.1.4. Les organes de gestion
Les organes de gestion à l’HGR sont :
[Link]. Comité de direction
Il est présidé par le Médecin Directeur de l’Hôpital Général de Référence et a pour
membres : le Médecin Chef de Zone, le Médecin Directeur, le Médecin Chef de Staff
médical, les responsables des différents services de l’Hôpital, l’Administrateur
Gestionnaire et le Directeur de Nursing. Il a pour attribution d’assurer la gestion
quotidienne de l’HGR, de garantir la qualité des services et de veiller aux relations
interpersonnelles.
[Link]. Comité de gestion
Il est présidé par le Médecin Directeur de l’HGR. Il a pour membres : tous les médecins
de l’HGR, l’AG, le Directeur de Nursing, le représentant du propriétaire si privé, un
représentant de l’autorité locale (administrateur du territoire ou bourgmestre), les
représentants des partenaires qui interviennent à l’Hôpital et un représentant du
personnel. Le comité de gestion a pour attributions (i) la gestion des ressources de
l’HGR, (ii) le suivi et le contrôle de l’application des décisions de ses décisions par le
Comité de Direction de l’HGR.
3.2. NORMES DES ACTIVITÉS
L’hôpital Général offre les soins sous forme d’un paquet complémentaire d’activités.
Le Paquet Complémentaire d’Activités (PCA) désigne l’ensemble d’activités
complémentaires au Paquet Minimum d’Activités (PMA) qui doivent être effectuées de
manière continue au niveau de la structure de référence de la Zones de santé (Hôpital
Général de Référence).
Le rôle du niveau de référence est d’assurer la continuité des soins aux malades qui
requièrent un plateau technique non disponible au niveau du CS pour des raisons
économiques, techniques et organisationnelles.
Le Paquet Complémentaire d’Activités comprend les activités curatives, les activités
préventives et promotionnelles, qui sont organisées dans le cadre des services de
médecine interne, de chirurgie, de gynécologie et obstétrique et de pédiatrie.
31
A ces activités, on ajoute celles relatives à la gestion (Gestion de l’information sanitaire
hospitalière, des ressources humaines, matérielles, financière, la recherche action et
l’encadrement du personnel de la zone de santé).
Le Paquet Complémentaired’activités se réalise avec un support varié parmi lequel on
retient :
Les différents d’examens d’un laboratoire de référence dont détails en annexe :
- Les examens parasitologiques
- Les examens hématologiques
- Les examens bactériologiques
- Les examens biochimiques
L’imagerie médicale comprend :
Radiographie (radioscopie)
Echographie
La stérilisation du matériel
Lavage suivi de la désinfection, stérilisation à la vapeur (autoclave) ou
stérilisation à la chaleur sèche (poupinelle)
Les activités de réadaptation
. Kinésithérapie,
. Physiothérapie
3.3. NORMES DES RESSOURCES
3.3.1. Ressources humaines
Pour un HGR de 100 lits desservant 100.000 habitants, les postes minima à pourvoir
sont repris dans les tableaux suivants :
Personnel technique
Catégories Nombre Qualification Fonction
1 Médecins 3 Docteur en Médecin (Chef de zone,
médecine Directeur, de l’HGR, Chef
de Staff)
2 Pharmacien 1 Pharmacien Pharmacien de l’HGR
3 Anesthésiste 1 Niveau A1 Responsable de
réanimation
4 Administrateur 1 L2 ou G3 Responsable de la gestion
gestionnaire administrative et
financière
5 Directeur de nursing 1 Niveau A1 Chef du nursing
6 Infirmier 16 Infirmier Administration des soins
A1/A2/A3
7 Techniciens de 2 Technicien Chef de service
laboratoire A1/A2/A3
8 Technicien de 1 technicien Chef de service
32
radiologie A1/A2
9 Kinésithérapeute 1 Technicien Chef de service
A1/A2
10 Nutritionniste 1 G3 Nutritionniste
Personnel d’appoint
Catégories Nombre Qualification Fonction
1 Administratifs 3 Diplôme d’Etat Secrétaire, Comptable,
des caissier et statisticien
Humanités
2 Chauffeur 1 D6-PP4 Conduite véhicule
3 Technicien de 1 A1ou A2 Maintenance des
maintenance équipements et
électricité
4 Nettoyeurs et de 7 Sans Propreté des locaux et
chargés qualificat bâtiments + buanderie +
l’entretien ion exigée entretien de la cour
5 Huissier 1 PP4 Transmission courrier,
accueil à l’entrée
6 Sentinelle 2 Veilleur et chargé de
sécurité des
infrastructures et
équipements
Total 41
Une utilisation rationnelle des ressources humaines réparties de telle manière, est
susceptible de garantir un travail de qualité. Le ratio de 1 agent par lit
d’hospitalisation dont 70% de professionnels de santé est une base recommandée pour
la planification des effectifs dans un hôpital.
En plus des services de base (médecine, chirurgie, gynéco obstétrique, la pédiatrie et le
laboratoire), l’hôpital général de référence peut développer en fonction de ressources
disponibles, un certain nombre de services spécialisés (ophtalmologie, ondoto-
stomatologie, kinésithérapie etc…) qui peuvent exiger des effectifs
spécialisés supplémentaires.
Pour gérer les ressources humaines, l’hôpital doit avoir les outils suivants :
- Organigramme fonctionnel,
- Liste nominative du personnel,
- Description des postes
- Horaire de travail/des activités
- Registre de présence
- Calendrier de congés/vacances
- Fiche de congés,
- Liste de paie
- Besoin en personnel.
- Fiches de cotation annuelle
33
En plus de ces outils, l’hôpital constitue pour chaque agents un dossier complet
comprenant, son CV, ses diplômes ou autres titres de qualification, les attestations
requises (nationalité, bonne conduite vie et mœurs….) etc…
3.3.2. Ressources financières
Le développement de l’HGR requiert de moyens financiers importants, car au sein
d’une ZS, l’HGR est la structure la plus importante et la plus coûteuse. Les sources de
financement de l’ HGR sont de quatre ordres :
- Dotation budgétaire de l’Etat,
- Financement extérieur (de bailleurs de fonds),
- Contributions de la communauté - ressources du secteur privé.
Le recouvrement des coûts des soins est un principe consacré par la politique nationale.
La gratuité des soins est exceptionnelle. Le mode de tarification préférentiel à l’hôpital
est le tarif forfaitaire. La tarification forfaitaire à l’acte est recommandée pour les actes
médicaux et de nursing. La gestion des ressources financières à l’HGR requiert les outils
suivants :
- Livre de caisse
- Carnet de reçu
- Facturier
- Carnet de bons de retrait
- Cahier de dépenses
- Registre de trésorerie
- Carnet de chèque le cas échéant
- Tarif
- Registre de créances.
- Logiciel de comptabilité
- Grand livre
3.3.3. Ressources matérielles et équipements
Les équipements constituent un volet essentiel dans le fonctionnement d’un HGR. Non
seulement qu’il faut les rendre disponibles mais, il est un devoir à ce niveau, d’en
assurer un bon usage pour une nette efficacité / efficience. Au sein d’un Hôpital, les
équipements sont des biens communs pour lesquels les usagers sont tenus à
respecter et à faire respecter.
[Link]. Classification :
Les fournitures : sont des biens rapidement consommables, ex : les papiers,
stylos, médicaments, réactifs, …
Les matériels et d’équipements : sont des biens qui durent plusieurs années sous
la même forme et qu’il faut entretenir et renouveler.
Généralement, les équipements sont classés sous les différentes
rubriques suivantes : Immobilier (bâtiments du CS,
bureau…) Matériel et outillage :
34
- Matériel de laboratoire et de diagnostic : microscope, centrifugeuse,
potence à VS, tensiomètre, stéthoscope…
- Outillage : de menuiserie, de mécanique, de maçonnerie, brouettes,
raclettes, machettes, pelles, seaux, brosses...
Matériel de transport : vélos, moto, véhicule.
Mobilier (chaises, tables, lits, brancards, étagères…)
Matériel de bureau (calculatrice, machine à écrire, ordinateurs, photocopieuse…)
Agencements, aménagements et installations (téléphone, frigo, boîte isotherme,
installations électriques et sanitaires, installation d’énergie solaire, citernes
d’eau…)
Les outils requis pour la gestion des matériels et équipements à l’HGR sont :
- Fiche des stocks
- Fiche de réquisition /facturation
- Fiche de mouvement
- Registre d’entrée
- Bordereau de livraison
- Bon de commande
Pour les immobiliers :
- Les titres de propriétés
- Les documents cadastraux
Le contrôle de la gestion des fournitures et matériels se fait :
- Par comparaison
- Par inventaire (fiche d’inventaire),
- Par consommation mensuelle moyenne.
[Link]. Equipements standard d’un Hôpital Général de Référence
Liste des équipements en annexe …
3.3.4. Médicaments et autres consommables médicaux
Les médicaments demeurent une des composantes clés dans la production des soins
de qualité. Par leur complexité et diversité, ils sont aussi considérés comme un
couteau à double tranchant et des règles qui les régissent doivent être appliquées avec
fermeté.
Le Ministère de la santé a mis au point la liste des médicaments essentiels pour la RD
Congo. La classification de ces médicaments essentiels au niveau de l’Hôpital Général
de Référence vise en grande partie, leur utilisation rationnelle et judicieuse pour une
meilleure efficacité.
Les outils requis pour la gestion des médicaments à la pharmacie de l’HGR sont :
- Le bon de commande de médicaments
- Le procès-verbal de réception des produits
- Le registre de consommation journalière de médicaments essentiels
- La fiche d’inventaire
- Le tableau de bord de l’HGR
35
- Le rapport synthèse mensuel de gestion des médicaments
- La fiche de stock
- La fiche de contrôle de température
- Fiche de facturation
Liste des médicaments en annexe
36