Options : Stratégies et Sensibilités
Options : Stratégies et Sensibilités
Séance 1
Rappel :
Les contrats forward : C’est un engagement ferme à acheter ou vendre un actif (sous-jacent) à une date
future donnée pour un prix convenu. Les forward
sont échangés sur le marché OTC entre deux
établissements financiers le plus souvent. Ils sont
très prisés sur le marché des changes.
Les flux des forward (ou payoff) s’écrivent :
𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒 = 𝑆𝑇 − 𝐾
𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑡𝑒 = 𝐾 − 𝑆𝑇
Avec K le prix de l’actif sous-jacent et S le prix spot
de cet actif à la date T.
Les options : elles sont échangées sur le marché OTC et sur les marchés organisés. Il en existe deux
types : le call et le put.
Call = donne le droit d’acheter une certaine quantité d’un actif sous-jacent à une date future donnée et
à un prix convenu.
Put = donne le droit de vendre une certaine quantité d’un actif sous-jacent à une date future donnée et
à un prix convenu.
Le prix est appelé pris d’exercice (strike price). On parle d’option américaine si l’exercice peut
survenir à tout moment. On parle d’option européenne si l’exercice survient seulement à la date
d’échéance.
La différence entre une option et un future est que l’option donne le droit et non l’obligation,
contrairement au future, d’acheter ou de vendre.
Les stratégies de base :
Un produit dérivé possède plusieurs indicateurs de sensibilité :
• Le coefficient delta : Sensibilité de la prime au cours de l’actif sous-jacent
• Le coefficient gamma : Sensibilité du delta à la fluctuation de l’actif sous-jacent
• Le coefficient thêta : Sensibilité de la prime à l’écoulement du temps
• Le coefficient véga : Sensibilité de la prime aux variations de la volatilité
• Le coefficient rhô : Sensibilité de la prime à une variation de 1 % du taux sans risque
Delta One :
Le delta one se caractérise en deux étapes :
Etape 1 : initialisation d’une position
Etape 2 : débouclage de la position
On dit que l’on est Square lorsque l’on n’a pas de position, ou bien lorsque l’on a débouclé une
position.
Le delta one représente le monde de l’engagement ferme. Ici, le delta est un indicateur de position.
Vente = -1, Achat = +1.
On parle de deux types d’engagement :
1/ L’engagement spot/cash/comptant
2/ L’engagement à terme/future/forward
Il existe néanmoins une relation de capitalisation entre ces deux engagements. En effet, l’engagement
à terme prend la notion de spot capitalisé.
La position de l’étape 1 peut être une position long ou short. Son objectif est en principe de couvrir
une position.
Ex : vente option sur indice / achat future sur le même indice
Un delta égal à 1 sur un call ou un put, signifie que le prix du produit dérivé et de son sous-jacent
varient dans le même sens avec la même amplitude.
Digression
On peut facilement contourner les VAD non autorisés sur des actions. Pour se faire, il faut shorter
l’indice de référence et acheter toutes les actions de l’indice à l’exception de la valeur que l’on
souhaitait shorter.
Le PER (Price-Earning Ratio) indique en combien de temps la somme des dividendes de l’action
atteint le prix du cours de l’action.
Ex : PER = 20. 20 ans pour que la somme des dividendes soit égale au cours de l’action.
Cependant, d’autres matières premières, comme le pétrole Brent, ont une courbe décroissante. On
parle ici de déport/backwardation. Ici, rouler la position génère un gain.
Ce phénomène est souvent le cas lorsqu’il y a des tensions sur le marché des marchandises. Si peu de
marchandises sont disponibles, les prix au comptant vont augmenter, car des consommateurs en auront
besoin, alors que les consommateurs qui accepteront de reporter leurs achats à la prochaine échéance
seront récompensés par un prix plus faible. Le court est plus acheté que le long.
Une structure règlementaire fait que la rotation des stocks se fait sous 90 jours. Le cout de portage
n’est pas négatif mais la puissance du marché est plus importante que le coût de portage (effet négatif)
d’où le déport.
Dans un déport, il y a une part de report et dans un report il y a une part de déport.
D’autres encore peuvent avoir une courbe en contango puis en backwardation (ex : le fuel
domestique).
Séance 2 (la matrice straddle)
Arbitrage comptant/terme
Opération qui consiste à profiter des déséquilibres de cours entre les marches au comptant et les
marches à terme.
Cash and Carry : être en position acheteur sur les marché au comptant tout en étant en position
vendeur sur le marché à terme. Ici le déport entraîne un bonus favorisant d’avantage les opérations de
cash and carry.
Reverse cash and carry : vendre des titres au comptant tout en étant acheteur sur le marché à terme.
Ici, le déport entraîne un manque à gagner.
Le Straddle/Stellage
Il s’agit d’une combinaison d’option (il en existe d’autres - Strips/Straps, Strangles) qui consiste à
l’achat d’un call et d’un put de même prix d’exercice et de même échéance.
Si le cours de l’action est proche du prix d’exercice à la date d’échéance des options, le straddle
conduit à une perte.
Une stratégie straddle est appropriée lorsque l’on anticipé une forte variation du cours de l’action mais
ne sachant pas dans quel sens elle va se produire.
Faire du Straddle de terme, c’est faire du delta neutre sans le savoir. En effet, il s’agit d’acheter un
call et d’acheter un put. L’addition des deux donne donc un delta neutre.
Le Strangle
Dans une technique de strangle, l’investisseur achète un put et un call de mêmes dates d’échéances
mais avec des strike différents. Le prix d’exercice du call est plus élevé que celui du put. Un strangle
est une stratégie semblable au straddle. L’investisseur va cependant parier sur une variation plus
importante du cours de l’action. Donc pour faire un bénéfice, il va falloir que l’action varie beaucoup
plus que dans un straddle. Cependant, la perte est moins importante si le cours de l’action reste dans
les valeurs centrales car l’investissement initial est moins élevé.
Son profil de gain va également dépendre de la différence de strike entre le put et le call. Plus la
différence est importante, plus la perte est limitée, et plus la variation du cours de l’exercice doit être
importante pour ainsi bénéficier d’un gain.
En revanche, ceux qui vont vendre un strangle pensent l’inverse et croient qu’une forte variation du
cours est improbable.
Zone de perte
Les condors
L’achat d’un Condor consiste à
acheter et vendre simultanément deux
strangles sur le même sous-jacent et la
même échéance. L’acheteur du
Condor anticipe une quasi stabilité du
cours du support. Il va donc utiliser
cette stratégie afin de se protéger en
cas de brusques variations de la
valeur. Cette stratégie a une perte
limitée au coût initial (connu à
l’avance). Le coût est moindre car les
primes payées peuvent être quasiment
compensées par les primes reçues.
La vente d’un Condor consiste à
vendre simultanément un strangle et
acheter un autre strangle sur le même
sous-jacent et la même échéance. Le
vendeur du Condor anticipe une forte
variation du cours du sous-jacent.
Séance 3 (les options vanille – plain vanilla options)
On appelle une option vanille dans le sens où ce sont les premières apparues, les plus répandues, et les
plus simples. Elles sont l’opposées des options dites exotiques qui sont des options plus complexes.
Pour rappel, contrairement aux futures, les options sont donnent le droit et non l’obligation d’acheter
(call) ou de vendre (put) un actif sous jacent à un prix et une durée fixés à l’avance. Le vendeur de
l’option s’engage à respecter le contrat si l’acheteur décide de l’exercer. Si l’option n’est pas exercée,
le vendeur emporte la prime d’option.
4 positions de base :
- Long du call long du long achat call
Position acheteuse
- Long du put long du court achat put
- Short du call court du long vente call Position vendeuse
- Short du put court du court vente put
Le gamma va différencier les quatre stratégies de base des options.
On parlera alors du prix d’exercice (K, strike), lorsque l’option se transforme en son sous jacent.
Exemple :
La parité Call/Put donnée ici est extraite de la formule de Black et Scholes. Il existe une autre formule
de parité provenant de Black et Merton. En soit la formule et la même mais elle suit un autre point de
vue sur la parité.
𝐶 − 𝑃 = (𝐹 − 𝐾)−𝑟𝑡 ≤=≥ 𝐶 − 𝑃 = 𝑆 − 𝐾 −𝑟𝑡
Dans ce cas, on ne parle pas du spot (S) mais du forward (F). Ici, le forward est actualisé car un
forward actualisé est égal à un spot.
𝐶𝐾 − 𝑃𝐾 = 𝑆𝐾
𝐶𝐾 + 𝑃𝐾 = − 𝑆𝐾
Séance 4 (Les lettres grecques)
1/ Le Delta
Le Delta pause
Dont le chiffre sera en position de l’instrument en question.
Un Delta = 1, c’est le delta d’un future
Un Delta compris entre 0 et 100%, c’est le delta d’une option. Il sera positif (entre 0 et 1) pour un call
et négatif pour un put (entre 0 et -1).
Quand le Delta = 50% ou 0,5, pour les ATMF parce qu’on a autant de chance que le prix du future soit
égale au prix du spot/future.
Le Delta valorisation
C’est la définition du Delta classique, celle que l’on trouve dans les livres et qui se définit comme
égale à la sensibilité de la prime au cours de l’actif sous-jacent. On le nome le Hedge Ratio, soit le
ratio de couverture.
Pour un call européen ne versant pas de dividendes, et d’après la formule précédente de calcul d’un
call, delta est égal à : N(d1)
Pour un delta call d’un actif versant un flux continu : 𝑒 −𝑟𝑇 𝑁(𝑑1), e représentant l’actualisation.
Le delta d’un put européen ne versant pas de dividendes est égal à : N(d1) – 1
Pour un delta put d’un actif versant un flux continu : 𝑒 −𝑟𝑇 𝑁(𝑑1 − 1), e représentant l’actualisation.
Si le cours de l’action augmente de 1€, la valeur de l’option augmentera de : 0,6 *1€ = 0,6 €.
Cette augmentation amène un gain de 1200€ supplémentaire sur l’achat d’action mais une perte 1200€
sur les options puisque la valeur des contrats d’options passerait de : 10€ * 100 * 20 = 20000€
10,6€ * 100 * 20 = 21200€. Vu qu’on vend un call, on est perdant.
Même procédé si l’action baisse de 1€ ; on perd sur les actions mais on gagne sur les options.
Pour résumer, l’investisseur perd 1200 ∆𝑆 sur sa position de vendeur d’options lorsque le cours de
l’action augmente de ∆𝑆. Le delta d’une action est égal à 1 (monde de l’engagement ferme), donc
1200 actions ont un delta de +1200. Le delta global de l’investisseur est donc nul. Nous somme bel et
bien en position de delta-neutre.
Cependant, pour avoir un delta-neutre, il faut employer une couverture dynamique. Car une variation
trop importante de l’action entraîne également une augmentation du delta. Donc pour maintenir une
couverture, il va falloir acheter ou vendre des actions en conséquence.
ATM
ITM
ATM
OTM
ITM
OTM
Ainsi, plus l’option est OTM, c'est-à-dire lorsque le cours de l’actif sous-jacent est inférieur au prix
d’exercice, plus son delta est faible, proche de 0.
Quand les options sont ITM, ou Deep in the money, c'est-à-dire lorsque le cours du sous-jacent est
supérieur au strike, le delta est alors > 90%. L’impact de la variation du spot est faible, donc
quasiment pas de gamma.
Ainsi on peut remarquer que les futures ne possèdent pas de gamma. Ils n’ont aucune élasticité.
2/ Le Gamma
Le coefficient gamma représente la sensibilité du delta à la fluctuation de l’actif sous-jacent. C’est la
vitesse d’ajustement du delta. C’est le taux de variation du delta en fonction de la valeur de l’actif sous
jacent.
Si le gamma est faible, le delta varie lentement ; et donc si le gamma est élevé, le delta est très sensible
aux variations du sous-jacent. On peut alors dire que le sous-jacent est très deep in the money.
Il se calcule ainsi :
𝛿 𝛿 𝛿 2𝐶 𝛿 𝛿 𝛿 2𝑃
𝛾 𝐶𝑎𝑙𝑙 = ∗ = 2 𝛾 𝑃𝑢𝑡 = ∗ = 2
𝛿𝑆 𝛿𝑆 𝛿𝑆 𝛿𝑆 𝛿𝑆 𝛿𝑆
On peut observer une puissante accélération du gamma lorsque le delta atteint les 28 – 32 et 68 – 72.
Pour une faible augmentation du delta on a une forte augmentation du gamma.
La meilleure stratégie c’est de prendre des options à petit gamma pour revendre des options à gros
gamma (bien chère) tout en sachant qu’un gamma va être plus important lorsque l’option se raccourci
dans le temps (échéance du contrat proche) et qu’elle se situe ATMF. Il va falloir acheter une option
avec un delta avoisinant les 20. Acheter avec une delta inférieur serait trop risqué.
3/ Le thêta
Le coefficient thêta représente la sensibilité du prix de l’option à l’écoulement du temps. C’est
l’impacte du temps sur le prix de l’option.
Il se calcule ainsi :
𝛿𝐶 𝛿𝑃
− =−
𝛿𝑡 𝛿𝑡
Le thêta d’une option est à la base négatif car la valeur de l’option diminue lorsque l’on s’approche de
l’échéance.
En fonction de l’opération un thêta sera négatif ou positif.
Achat : + / - négatif
Vente : - / - positif
Représentation :
Voici la courbe du thêta d’un call en fonction
du prix du sous-jacent. Lorsque le call est
OTM, son thêta est quasi, voire, nul. A la
monnaie, c’est ici que le thêta est le plus
important, le plus négatif. Dans la monnaie, il
remonte pour converger vers 0.
4/ Le Véga
Le coefficient véga représente la sensibilité de l’option aux variations de la volatilité. C’est le concept
d’accélération et de décélération en fonction du temps. Il est d’autant plus important quand les options
sont longues dans le temps.
Il se calcule ainsi :
𝛿𝐶 𝛿𝑃
𝑉é𝑔𝑎 𝐶𝑎𝑙𝑙 = 𝑉é𝑔𝑎 𝑃𝑢𝑡 =
𝛿𝜎 𝛿𝜎
Si la valeur absolue du véga est importante, la valeur de l’option est très sensible au moindre
changement de volatilité. Si le véga est faible, un changement de volatilité n’aura qu’un léger impact
sur l’option.
A partir de ces postulats, nous pouvons dresser une matrice :
∆ 𝛾 𝜃 Véga
ACourt ++=+ ++=+ +-=- +
APrêt +-=- ++=+ +-=- +
VCourt -+=- -+=- --=+ -
VPrêt --=+ -+=- --=+ -
Achat Sur Futur +1 0 0 0
Vente Sur Futur -1 0 0 0
Prime
Prix du sous-jacent
Delta = 1
Perte
Delta d’un straddle ATMF = 0 car delta put -50 et delta call +50
Delta d’un straddle ATMS = cela va dépendre de la courbe de prix du sous-jacent. Savoir si le marché
est en report, flat ou en déport.
Si le marché est en report, alors ATMS < ATMF delta positif. Le delta du call est ITM et le delta
du put OTM.
Si le marché est en déport, alors ATMS > ATMF delta négatif. Le delta du call est OTM et le delta
put ITM.
Si le marché est flat, alors ATMS = ATMF delta neutre. Delta Call = Delta Put.
Short put
Long synthétique
Long call
Long
synthétique
K
Short
synthétique
Long put
Short call
Short synthétique
Long spot
(sous-jacent)
K
Long put Long call
synthétique
Put synthétique
Short spot
(sous-jacent)
Abandon
Exerce l’option
Exerce l’option
Abandon
Exerce l’option
A la base, la stratégie d’un Δ neutre, gamma positif est être long d’un straddle ATMF.
Cependant, il faut une gestion permanente car la volatilité et le temps impactent les options. Une
stratégie d’option que l’on souhaite Δ neutre peut évoluer à la hausse ou à la baisse.
Si le spot augmente Δ call augmente et Δ put baisse. Il faut alors vendre à la marge.
Si le spot baisse Δ put augmente et Δ call baisse. Il faut alors acheter à la marge.
Gains
Pertes
Au fur et à mesure des achats et des ventes
pour rester en delta neutre, on va faire des
Zone initiale gains que l’on lock. Ces profits se font via les
achats et les ventes des spots lors de la gestion
en delta neutre
Gestion Δ neutre, γ négatif
Il s’agit de la gestion en essuie-glace c'est-à-dire protéger un Δ neutre γ négatif et éviter les
retracements
Exemple :
Short straddle ATMF à 1,2950 EUR/USD. Le spot passe à 1,3050 EUR/USD.
Δ call 53 55
Δ put – 46 - 44
Le Δ est négatif, - 7, et devient de plus en plus grand étant donné que l’on est short et que le prix spot
augmente.
On achète donc 7 millions EUR/USD à 1,3050 ou alors on peut faire une position synthétique c'est-à-
dire acheter un call synthétique de Δ 7. Pour créer un call synthétique il faut donc acheter spot et
acheter un put (grâce à la parité call – put).
On prend donc un put avec un Δ 25 (début de la courbe de gamma), échéance 2/3 semaines pour
profiter de l’essuie-glace.
Son nominal va être de (pour 100% spot et Δ 25) : 100x – 0,25x = 7 x = 7/0,75 = 9,333 du put et du
call
Gains
Pertes
La cotation en volatilité
Elle se définit comme le prolongement de la cotation en synthétique en delta neutre. C’est le pacquage
spot, option tel que delta neutre. C’est travailler directement le gamma sans affecter le delta. Sur les
positions synthétiques on travaille le gamma mais également le delta. Par-dessus on rajoute donc les
cotations en volatilité.
Sur le Reuters Dealing Room on écrit un ordre en cotation en volatilité
In Vol Eur call USD put 25 delta + maturité (par exemple)
SMILE DE VOLATILITE
On appelle courbe de volatilité ou smile de volatilité la fonction qui lie la volatilité implicite des
options au prix d’exercice.
Théoriquement, pour avoir la valeur d'une option, on rassemble des variables et des paramètres.
Ils sont au nombre de 6 par exemple dans le modèle de Black & Scholes
Pourtant dans la réalité, on utilise le modèle à l'envers. Sur des marchés d'options, les primes
s'échangent régulièrement, cotées en prix. On achète et on vend des options en payant ou en encaissant
des euros, des dollars, etc. ... Il reste cependant très intéressant de savoir, ayant le prix, quelle aurait
été la volatilité qu'il aurait fallu entrer dans un modèle théorique pour obtenir le prix tel qu'il est sur le
marché.
Pour cela, on prend le cours coté de l'option sur le marché, et on recherche la volatilité qu'il aurait fallu
entrer dans un modèle (Black & Scholes comme standard) pour obtenir un prix théorique qui
corresponde au prix réellement négocié sur le marché. On définit ainsi un nombre, une volatilité
implicite au prix côté selon un modèle (Black & Scholes comme standard).
En "parlant" de volatilité implicite, on enlève l'effet du temps et des mouvements du sous-jacent sur le
prix de la prime d'une option. Cela permet immédiatement et simplement de se faire une idée sur la
cherté du prix d'une option, du niveau de volatilité annualisée entre maintenant et son échéance qui
justifierait que l'on paye ce prix.
La Krachophobie
Avant le krach d’octobre 1987, le smile de volatilité des actions n’était pas celui dessiné dessus. Or
depuis le krach, les traders tiennent compte de la possibilité d’un autre krach évaluant ainsi les options
en conséquence. Lorsque le marché baisse (monte), le biais du graphique tend à être plus (moins)
prononcé.
Le Risk Reversal
On définit le risk reversal comme l’écart de volatilité call / put.
Si Call > Put alors la volatilité du Call – la volatilité Put > 0. Le risk reward est donc positif ; on dit
alors que l’option est faveur call. On est donc faveur call quand la volatilité du call > volatilité du Put
à prix d’exercice constant. On parle alors de faveur Put lorsque la volatilité Put > volatilité Call. Le
risk reversal est donc négative.
Pourquoi la volatilité call / put d’une option n’est pas la même alors qu’elle devrait l’être ? Tout
simplement qu’il y a soit une plus grande demande de call ou bien de put par rapport à l’autre.
Volatilité
Ici, le risk reversal = vol call – vol put < 0 puisque la volatilité du put est supérieure. On est donc ici
faveur put. Le risk reversal mesure le skew.
Le butterfly = (vol call + vol put / 2) – vol ATM. Le butterfly mesure la concavité. Si le butterfly est
élevé, il y a alors une forte concavité.
Run de volatilité
C’est la série des volatilités de milieux ATMF (point bas du smile). Il s’agit de la courbure de
volatilité par échéance. C’est l’écart de volatilité par rapport au prix du delta.
Dialogue avec GS :
I buy EUR PUT USD CALL 1.3550 4 100 EUR 26/28 FEB 13 at 0.42 % of 100 EUR IE 0.43 EUR
val date 7 FEB 13 IE 0.43 *1.3550 = 56.9 bp of USD
Dialogue avec DB :
I sell EUR PUT USD CALL 1.3550 4 100 EUR AT 0.43% of 100 € IE 0.43 EUR val date 07 Feb 13
IE 0.43 * 1.355 = 58.3 bp of usd.
Au final, on gagne sur l’arbitrage 10 k€ puisque 0.43 – 0.42 = 1 bp et 1 bp * 100 millions = 10
k€
BULL BEAR et BOX SPREAD
En rappel :
Les bull spreads
Il est constitué de l’achat d’un call à un prix d’exercice donné et de la vente d’un call à un prix
d’exercice supérieur mais ayant une même date d’échéance. Les deux se basent sur le même sous-
jacent. Ici, le flux initial est négatif pour ainsi devenir positif.
Un bull spread peut également être créé en achetant un put avec un prix d’exercice bas et en vendant
un put avec un pris d’exercice plus élevé. Ici, le flux initial est positif pour devenir négatif.
Il s’agit de l’achat et de la vente de put avec deux prix d’exercice différent et une date d’échéance
identique. Le prix d’exercice de la vente du put est plus faible que le prix d’exercice de l’achat du put.
Le flux initial est négatif pour devenir positif.
Position synthétique :
- long synthétique = long call bull spread + short put bear spread
- short synthétique = short call bull spread + long put bear spread
L’achat d’un Condor consiste à acheter et vendre simultanément deux strangles sur le même sous-
jacent et la même échéance. L’acheteur du Condor anticipe une quasi stabilité du cours du support. Il
va donc utiliser cette stratégie afin de se protéger en cas de brusques variations de la valeur. Cette
stratégie a une perte limitée au coût initial (connu à l’avance). Le coût est moindre car les primes
payées peuvent être quasiment compensées par les primes reçues.
LES BUTTERFLY
Il peut être créé en achetant un call au strike K1, en achetant un call au strike K3, et en vendant deux
calls de prix d’exercice K2. Le profil de gain se situe autour du strike deux.
On peut également créer un butterfly spread à partir de put. Il faut acheter un put à K1, un put à K3 et
vendre deux put à K2.
Achat et vente d’un call de même strike. Cependant, la date d’échéance du call vendu est plus proche
que celle du call acheté.
Achat et vente d’un put de même strike. Cependant, la date d’échéance du put vendu est plus proche
que celle du put acheté.
Composition
Vente d’une option call ITM et achat de deux option call OTM.
Risque / Rendement
Maximum de rendement potentiel à la hausse illimité et potentiel à la baisse limité
Maximum de risque limité à la différence entre les deux strikes plus la prime
Risque / Récompense
Récompense Max potentiel de hausse limité et illimité sur le potentiel de baisse.
Risques Max limités à la différence entre les deux strike plus la prime
BONUS
LES EXOTIQUES
Il s’agit d’options ayant des conditions supplémentaires par rapport aux options vanilla.
Il faut savoir que 90% des options exotiques sont des options à barrières activantes ou désactivantes
(80%) et des options digitales.
Dans ces deux cas, il suffit que le spot atteigne une seule fois le seuil de la barrière (ou le dépasse)
avant l'échéance pour déclencher l'activation ou la désactivation.
Enfin, on parle d’une option KO / RKO Down & Out ou Up & Out c'est-à-dire que pour la Down
l’option se désactive vers le bas alors que pour la Up, elle se désactive vers le haut.
On parle d’une option KI / RKI Down & In ou Up & In c'est-à-dire que pour la Down l’option s’active
vers le bas alors que la Up, elle s’active vers le haut.
Options Knock-In :
Une option est dite 'Knock-In' lorsqu'elle est assortie d'une barrière activante, en dehors de la monnaie
par rapport au spot prévalant lors de la conclusion de l'option :
- un Call Knock-In aura une barrière plus basse que ce spot et que le prix d'exercice de l'option
- un Put Knock-In aura une barrière plus haute que ce spot et que le prix d'exercice de l'option
La barrière est en dehors de la monnaie, c'est-à-dire a un niveau où virtuellement l'option ne serait pas
exercée. Le spot doit toucher au moins une fois la barrière avant l'échéance pour activer l'option et la
rendre de fait exerçable. En contrepartie, la prime d'une option Knock-In est généralement moins
élevée que celle d'une option de change classique.
Si, à maturité, le spot est supérieur a 1,0500, et si le spota touché 1,0100 durant la vie de l'option, alors
le détenteur exerce le Call, et achète des EUR contre USD au cours de 1,0500 (le cours effectif d'achat
est alors de 1,0536). Dans tous les cas contraires, le Call Knock-In n'est pas exercé à l'échéance.
Achat d'un Put EUR Call USD Knock-In:
Le client achète le Put EUR (Call USD) Knock-In :
Nominal : 1 M EUR
Echéance : 3 mois
Prix d'exercice : 1,0100 (le spot est de 1,0300)
Barriere activante : 1,0500
Prime : 0,26% du nominal, soit 27 bp EUR/USD
Si, à maturité, le spot est inférieur a 1,0100, et si le spot a touché 1,0500 durant la vie de l'option, alors
le détenteur exerce le Put, et vend des EUR contre USD au cours de 1,0100 (le cours effectif de vente
est alors de 1,0073). Dans tous les cas contraires, le Put Knock-In n'est pas exercé à l'échéance.
NB : on construit selon les mêmes principes et par symétrie les profils de gain des vendeurs d'options
Knock-In. Remarquons que les profils des options Knock-In sont les mêmes que ceux des options de
change classiques, à la condition que la barrière soit touchée.
Si elle ne l'est pas:
- l'opérateur ayant pris position avec sous-jacent ne bénéficie pas de couverture de change
- l'opérateur ayant pris position sans sous-jacent perd le bénéfice du gain qu'il aurait réalisé avec une
option classique, de même paramètres.
La barrière est en dehors de la monnaie, c'est-à-dire à un niveau où virtuellement l'option ne serait pas
exercée. Il suffit que le spot touche au moins une fois la barrière durant la vie de l'option pour
désactiver l'option. En contrepartie, la prime d'une option Knock-Out est généralement moins élevée
que celle d'une option de change classique.
Si, à maturité, le spot est supérieur a 1,0500, et si le spot n'a jamais touché 1,0100 durant la vie de
l'option, alors le détenteur exerce son Call, et achète des EUR contre USD au cours de 1,0500 (le cours
effectif d'achat est alors de 1,0622). Dans tous les cas contraires, le Call Knock-Out n'est pas exercé à
l'échéance.
Si, à maturité, le spot est inférieur a 1,0100, et si le spot n'a jamais touché 1,0600 durant la vie de
l'option, alors le détenteur exerce le Put Knock-Out, et vend des EUR contre USD au cours de 1,0100
(le cours effectif de vente est alors de 1,0030). Dans tous les cas contraires, le Put Knock-Out n'est pas
exercé à l'échéance.
NB : on construit selon les mêmes principes et par symétrie les profils de gain des vendeurs d'options
Knock-Out.
Remarquons que les profils des options Knock-Out sont les mêmes que ceux des options de change
classiques, tant que la barrière n'est pas touchée. Si la barrière est touchée :
- l'opérateur ayant pris position avec sous-jacent perd sa couverture de change
- l'opérateur ayant pris position sans sous-jacent perd le bénéfice du gain qu'il aurait réalisé avec une
option classique, aux mêmes paramètres.
La barrière est dans la monnaie, c'est-à-dire à un niveau où virtuellement l'option serait exercée. Il
suffit que le spot touche la barrière une seule fois durant la vie de l'option pour activer l'option et la
rendre de fait exerçable.
En contrepartie, la prime d'une option Kick-In est généralement moins élevée que celle d'une option de
change classique.
Si, à maturité, le spot est supérieur a 1,0500, et si le spot a touché 1,0800 durant la vie de l'option,
alors le détenteur exerce le Call, et achète des EUR contre USD au cours de 1,0500 (le cours effectif
d'achat est alors de 1,0627). Dans tous les cas contraires, le Call Kick-In n'est pas exercé à l'échéance.
Si, à maturité, le spot est inférieur a 1,0100, et si le spot a touché 0,9800 durant la vie de l'option, alors
le détenteur exerce le Put, et vend des EUR contre USD au cours de 1,0100 (le cours effectif de vente
est alors de 1,0026).Dans tous les cas contraires, le Put Kick-In n'est pas exercé à l'échéance.
NB : on construit selon les mêmes principes et par symétrie les profils de gain des vendeurs d'options
Kick-In.
Remarquons que les profils des options Kick-In sont les mêmes que ceux des options de change
classiques, à la condition que la barrière soit touchée. Si elle ne l'est pas:
- l'opérateur ayant pris position avec sous-jacent ne bénéficie pas de couverture de change
- l'opérateur ayant pris position sans sous-jacent perd le bénéfice du gain qu'il aurait réalisé avec une
option classique, de mêmes paramètres.
Options Kick-Out :
Une option est dite 'Kick-Out' lorsqu'elle possède une barriere désactivante dans la monnaie par
rapport au spot prévalant lors de la conclusion de l'option :
- un Call Kick-Out aura une barriere plus haute que ce spot et que le prix d'exercice de l'option
- un Put Kick-Out aura une barriere plus basse que ce spot et que le prix d'exercice de l'option
La barriere est dans la monnaie, c'est-à-dire à un niveau où virtuellement l'option serait exercée. Il
suffit que le spot touche la barrière une seule fois durant la vie de l'option pour désactiver l'option. En
contrepartie, la prime d'une option Kick-Out est sensiblement moins élevée que celle d'une option de
change classique.
Si, à maturité, le spot est supérieur a 1,0500, et que le spot n'a jamais touché 1,1200 durant la vie de
l'option, alors le détenteur exerce le Call Kick-Out, et achète des EUR contre USD au cours de 1,0500
(le cours effectif d'achat est alors de 1,0565). Dans tous les cas contraires, le Call Kick-Out n'est pas
exercé à l'échéance.
Si, à maturité, le spot est inférieur a 1,0100, et que le spot n'a jamais touché 0,9500 durant la vie de
l'option, alors le détenteur exerce le Put Kick-Out, et vend des EUR contre USD au cours de 1,0100 (le
cours effectif de vente est alors de 1,0065). Dans tous les cas contraires, le Put Kick-Out n'est pas
exercé à l'échéance.
NB : on construit selon les mêmes principes et par symétrie les profils de gain des vendeurs d'options
Kick-Out
Remarquons que les profils des options Kick-Out sont les mêmes que ceux des options de change
classiques, tant que la barrière n'est pas touchée. Si la barrière est touchée :
- l'opérateur ayant pris position avec sous-jacent perd sa couverture de change
- l'opérateur ayant pris position sans sous-jacent perd le bénéfice du gain qu'il aurait réalisé avec une
option classique, de mêmes paramètres.
Option double KO
Option qui possède un coté regular et un coté reverse.
Exemple : EUR/USD spot = 1,29 ; strike = 1,30
Pour un call double KO avec barrières à 1,25 / 1,35. Le 1,25 est regular et le 1,35 est reverse.
Si l’influence de la barrière reverse est plus importante que la regular, la double KO sera alors plus
reverse. Plus l’échéance est longue et plus son comportement sera reverse. L’impact du mauvais sens
est toujours plus important que celui du bon sens.