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Introduction aux Systèmes d'Information Géographique

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Géomatique –

UR06- cours n°2

[Link]@[Link]
Poste 4460
Bureau O211

[Link] 1
Plan du cours n°2
- UV UR06 -
1. Rappel des notions vues dans le cours 1

2. Qu’est ce qu’un SIG ?


1. Définition
2. La géomatique et les SI
3. Les SIG dans les organisations

3. De quoi est fait un SIG


Approche par les composantes structurelles

4. Historique de l’évolution des SIG


Les étapes de la naissance des SIG

5. Du monde réel à l’information géographique numérique


des phénomènes nombreux complexes et divers
deux manières d’envisager l’information géographique
Décrire et mesurere les phénomènes gépgraphiques 2
• Quels sont les types d’information manipulés ?
• Chiffres et textes
• Graphiques et images
• Cartes et plans
• Quelle est la spécificité de l’information
géographique ?

• Localisée sur la surface terrestre dans un


système de coordonnées
•Renvoie à un système de projection précis

• Quelles sont les composantes de l’information


manipulées ?
• spatiale : position, forme, relations aux autres objets
• thématique 3
2- Qu’est ce qu’un SIG ?

?
4
• Une définition assez complète (Joliveau 2002) :

Un SIG est l'ensemble des structures, des méthodes, des


outils et des données numériques constitué pour rendre
compte de phénomènes localisés et faciliter les décisions
à prendre dans un espace donné.

5
[Link] 2. – Qu’est ce qu’un SIG _ Définitions
Les trois dimensions des SIG (Pornon 2011)
• La dimension organisationnelle
o Quelle taille de projet, qui est impliqué, comment,
qui sont les acteurs, quelles stratégies…
• La dimension territoriale
o Quel territoire est concerné, quels sont les
phénomènes que l’on souhaite étudier, quels sont
les objectifs poursuivis ?
• La dimension thématique
o Quels domaines d’activités sont concernés par le
SIG ? SIG mono ou pluri thématique ?

6
2. – Qu’est ce qu’un SIG _ Définitions
2 - A quoi sert un SIG ?

Un système d'information géographique doit répondre à cinq


questions, quel que soit le domaine d’application (cf Wikipédia):
Où ? où se situe le domaine d’étude et quelle est son étendue géographique ?
C’est l’analyse locale

Quoi ? quels objets peut-on trouver sur l’espace étudié ? C’est l’analyse
thématique

Comment ? comment les objets sont-ils répartis dans l’espace étudié, et quelles sont
leurs relations ? C’est l’analyse spatiale

Et si ? que se passerait-il s’il se produisait tel événement ? C’est la Prospective et


la simulation

Pourquoi et Quand ? quel est l’âge d’un objet ou d’un phénomène ? C’est
l’analyse temporelle
7
2. – Qu’est ce qu’un SIG – Comment définir un SIG ?
Objectifs d’étude Problèmes à résoudre Contexte de l’analyse
Localisation Qu’y a -t-il à tel endroit ? Analyse locale
Un endroit peut être déterminé par un nom, des coordonnées
géographiques en latitude et longitude, ou dans un système de grille,
Accroissement de la complexité

une adresse postale ou le voisinage d’un objet. Domaines d’usage


Répartition Où trouve -t-on tel genre de phénomène ? Analyse thématique courant
Par exemple où trouve-t-on des boisements d’épicéas de plus de 50 ans ? des SIG vectoriels

Evolution Qu’est -ce qui a changé - et où - depu is telle date ? Analyse diachronique
Distribution Quelle est la forme, la structure spatiale générale de tel Analyse spatiale
phénomène, et les écarts à cette structure ? Quelles relations existent
entre les différentes variables géographiques ? Domaines d’usage
Modélis ation Que se produirait -il si nous changions les é léments d’une relation Simulation de processus courant
spatiale ? spatialisé Des SIG raster
Par exemple l’influence sur les déplacements de la modification du
réseau routier ?

Optimisation Où et comment au mieux localiser ou t ransformer telle structure Aide à la décision


spatiale pour atteindre tel objectif, par exemple comment localiser
des équipements et organiser leur desserte dans un souci d’équité
sociale ?

Tableau adapté de D.W. Rhind (1993), Worral (1991) et M. Thér iault (1995)

8
2. – Qu’est ce qu’un SIG – Comment définir un SIG ?
2 - A quoi sert un SIG

9
2. – Qu’est ce qu’un SIG – Comment définir un SIG ?
Géomatique
• GEOgraphie + inforMATIQUE

• «La géomatique est une discipline ayant pour


objet la gestion des données à référence
spatiale par l'intégration des sciences et
technologies reliées à leur acquisition, leur
stockage, leur traitement et leur diffusion».
Bergeron 1992

Marcel Bergeron, 1992, Vocabulaire de la Géomatique.


[Link] › content › download › version › file › introColloque130110 10
Géomatique
La géomatique regroupe des tâches diverses :
• Saisie, contrôle, normalisation, diffusion, documentation et
mise à jour des données (de référence ou des services métiers)
• Suivi des projets internes et externes à la structure (rôle de
conseiller)
• Développement de projets (interne au SIG ou à d’autres services
métier)
• Support utilisateur (formation, aide ponctuelle, production
cartographique)
• Animation du SIG

Ces différentes activités classent les SIG dans la famille


des systèmes d’information.
11
SIG = Système d’Information (SI) +
Information Géographique (IG)
Système d’information : "ensemble organisé de ressources : matériel, logiciel, personnel,
données, procédures... permettant d'acquérir, de traiter, de stocker des informations (sous
forme de données, textes, images, sons, etc...) dans et entre des organisations. » Robert
Reix

Information géographique : représentation d’un objet ou d’un phénomène réel, localisé dans
l’espace à un moment donné (P. Quodverte)

Deux composantes de l’information géographique :

~ L’information relative à un objet, décrit par sa nature, son aspect, ses relations
éventuelles avec d’autres objets ou phénomènes : c’est le niveau sémantique.
L’ensemble des descripteurs de l’objet forme ses attributs.

~ La forme et la localisation de l’objet sur la surface terrestre, exprimés dans un système


de coordonnées explicite. C’est le niveau géométrique
12
2. – Qu’est ce qu’un SIG - origine du terme
Le G des SI …

• Les SIG apporte une capacité unique au SI : celle d’associer, de


comparer ou de croiser des données en les projetant sur un
espace géographique.

13
Les SIG dans les organisations

• La localisation des phénomènes étant capitale dans un


environnement de plus en plus contraint, le SIG est aujourd’hui
largement déployé comme outil de gestion urbaine ou de
concertation et d’aide à la décision (et notamment lors de
l’élaboration de documents de planification communaux).

• On trouve donc dans les organisations des usages de niveau plutôt


opérationnel, d’autres au niveau plus tactique et d’autres plus
stratégique

14
Les données géographique dans les différents
types de SI
• Les SI Silo

Connecteur technique réalisé par une société et piloté par la DSI ou le service SIG.

Dans ce type d’architecture, c’est la productivité individuelle qui prime sur les
performances organisationnelles. Cette solution est tout à fait indiquée pour des
structures dont les différents services métiers ont peu de données en commun.

Risque majeur lorsque plusieurs de ces métiers travaillent avec les mêmes
références géographiques : multisaisie de la même information et risque
d’incohérence incohérences Si deux personnes saisissent différemment une même
adresse
15
Les données géographique dans les différents
types de SI
• Les SI urbanisés

Connexion fonctionnelle réalisée par la DSI / le service SIG / les services métiers.

S’oppose aux SI « silos » par sa vision d’ensemble de l’usage de la donnée. Il est


défini, idéalement, par un schéma directeur.
Dans ce type d’architecture, c’est la qualité organisationnelle qui prime. Les
services y sont décloisonnés en partageant un socle technique.

Compliqué à mettre en place car, le gain d’un SI urbanisé n’est pas forcément
pour celui qui s’investit au côté du service SIG car cela les oblige a changer leur
manière de faire.
16
Les données géographique dans les différents
types de SI
• Coexistence des SI « silos » et des SI urbanisés

Connecteur technique réalisé par une société et piloté par la DSI ou le service SIG.

Généralement, tous les SI ne sont pas urbanisés. En effet, certains services restent
dans des SI métier en « silos », souvent parce que l’importance des données
géographiques y est moindre (RH, comptabilité…) ; et les services ayant une forte
dimension géographique sont urbanisés.

Ce double système de SI autorise une progression plus douce, service par


service ou pôle par pôle.
17
Enjeux liés au déploiement des SIG
dans les organisations 1.
• Enjeux techniques : articulation des outils permettant de manipuler les
données sur le territoire et capitalisation des données produites pour
optimiser leur utilisation ;
• Enjeux humains, culturels, cognitifs : chaque acteur concerné par le SIG
aura un métier, une culture technique, un modèle cognitif différents . Son
rapport au territoire sera spécifique et engendra des rapports spécifiques,
tant avec les autres acteurs qu’avec l’outil lui même.
• Enjeux d’ordre juridique par rapport à la collecte, la diffusion et la
normalisation de l’IG
• Enjeux financiers : le SIG a un cout (investissement et fonctionnement)
et les organisations s’interrogent souvent sur sa valeur ajoutée et sa
rentabilité.

18
Enjeux liés au déploiement des SIG
dans les organisations 2.
• Enjeux organisationnels : organisation des services mais aussi aspects
plus sociologiques (phénomènes de pouvoir, rétention d’information,
coopération entre acteurs…)
• Enjeux territoriaux : l’IG est souvent le pivot de nombreux
partenariats inter organisationnels et peut être utilisée comme un moyen
de communication entre diverses expertises et cultures du territoire ;
• Enjeux citoyens : modernisation des organisations publiques et du
service rendu au citoyen (diffusion plus rapide et plus facile de l’IG.
• Démocratisation « électronique » : participation des SIG aux
processus de consultation des citoyens (PPGIS)

19
Un exemple d’enjeux financier : la
courbe cout avantage liée à la mise en place de SIG à la Stéphanoise des
eaux

20
2– A quoi sert un SIG ?

Domaines et contextes d’application

• Ils sont multiples :


o partout où la localisation d’objets, de processus ou de
phénomènes est nécessaire à la gestion ;
o Environnement, gestion de réseau, défense, géomarketing,
agriculture de précision, gestion territoriale, navigation
embarquée, aménagement…
• Ils sont variés :
o Une communauté de communes qui définit son PLUi;
o Une société de transport qui gère une flottille de camions ;
o Un commissariat qui visualise et analyse la criminalité
o Un parc naturel qui souhaite réintroduire une espèce animale

21
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation
Aménagement urbain - des outils d’observation et de gestion [BOR 02]

Les SIG comme outil d’observation :


• observatoires fonciers,
• atlas des logements sociaux,
• observatoires du développement urbain et
économique,
• atlas du patrimoine …

Les SIG comme outil de gestion :


• gestion des permis de construire,
• gestion du patrimoine,
• gestion des servitudes,
• gestion des droits des sols,
• gestion des PLU,
• etc.
GeoADSAppli métier pour la gestion des permis de construire

22
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation
Aménagement - Cadastre et PLU

•Un plan cadastral assemblé en continu sur


l'ensemble du territoire

Source Maison des


communes de Vendée

23
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation
Aménagement - Cadastre et PLU
•La liaison informatisée entre le plan cadastral et la
matrice cadastrale

Source Maison des


communes de Vendée

24
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation
Aménagement - Cadastre et PLU

•La cartographie du plan cadastral et du PLU à


toutes les échelles souhaitées et en couleur

Source Maison des


communes de Vendée

25
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation

Aménagement - équipements et réseaux

•Le plan cadastral numérisé sert également de


support cartographique pour la voirie et les
réseaux

Source Maison des


communes de Vendée

26
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation
Aménagement - suivi des aménagements
•Suivi des zones en cours d'aménagement

Source Maison des


communes de Vendée

27
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation

Aménagement – prospective commerciale

•Zones de chalandise de centres commerciaux

Source AME 28
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation
Géomarketing

Domaine de la géomatique qui regroupe


l’ensemble des applications travaillant sur des
questions marketing.
A rapprocher des applications sociologiques,
économiques et démographiques

Exemples :
•localisation des clientèles pour des opérations de
communication
•exploitation de fichiers de clientèle
•analyse pour l’implantation de nouveau magazin

Analyse du marché des porteurs de carte de fidélité


Source : [Link]

29
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation
Défense - des outils de localisation et d’analyse

- Connaissance de l’environnement physique (relief,


hydrographie, climat, végétation…)
- Connaissance de l’environnement humain (densités
de population et des flux migratoires, répartitions
ethniques et religieuses, Cartes de l’urbanisme et
de l’aménagement de l’espace…)
- Connaissance de l’environnement politique et
stratégique (divisions administratives et des grands
centres de décision, Cartes des conflits territoriaux
et des facteurs d’instabilité, Cartes des points
chauds et de la nature des risques…)

Analyse de la répartition des mines en Ex-Yougoslavie


[Link]
30
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation
Environnement - des usages extrêmement diversifiés

Exploités pour des actions :


• régulières : applications de gestion traditionnelle (gestion des
espaces réglementés, parcs et milieux naturels, de la pollution,
de l’eau potable, des rejets industriels, du transports des
matières dangereuses, des déchets

•ponctuelles : étude d’impact (implantation d’infrastructures),


mise en place de mesures préventives en matière d’inondation,
études pour la gestion des risques et des catastrophes (bilan à
la suite d’un sinistre, suivi de pollution marine, …

31
Recherche de couloirs de moindres contraintes
Molines (2003)
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation
Transport et mobilité

Analyse des dessertes en transport en commun

32
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation
Transport et mobilité
Analyse des flux domicile-travail

33
2 – A quoi sert un SIG - Exemples de domaine d’utilisation
Transport et mobilité

Adéquation offre et demande

34
4. Historique des SIG
• Le développement de l’informatique géographique ou Géomatique
est lié à plusieurs facteurs :
o La technologie des ordinateurs (puissance, coût, complexité,
convivialité)
o La collecte des données (numérisation des données papier,
collecte de nouvelles données directement au format numérique
donc lisible et analysable avec des ordinateurs)
o Les méthodes de traitement de données (analyse spatiale,
analyse statistique, programmation linéaire, systèmes experts,
systèmes multi-agents,...)

35
3. – Historique des SIG
Années 50 : ère de l’innovation
• Ordinateurs de première génération : machines rares et chères
• Premières utilisations des ordinateurs : Hägerstrand et
l’analyse spatiale de données du recensement suédois.
• Premières approches de modélisation des phénomènes
(diffusion de l’innovation, structures de réseau routier, …)

36
3. – Historique des SIG
Années 60 (1) : l’innovation continue

• deuxième génération d’ordinateurs, un peu plus accessibles


• diffusion des méthodes statistiques (corrélation, analyse
factorielle multivariée,…) des sciences naturelles et physiques
aux sciences humaines et à la géographie.
• Des programmes de statistiques (non spatiales) sont
disponibles et se diffusent aux Etats-Unis d’abord puis en
Europe.

37
3. – Historique des SIG
Années 60 (2) : l’innovation continue
• premiers essais aux Etats-Unis de
cartographie informatisée (mise au point
des concepts informatiques)
• Création des premières bases de données
géographiques appelées SIG au Canada.
• Lancement des premiers satellites qui
vont collecter des données au format
numérique, aptes à être traitées avec des
ordinateurs
• Mc Harg publie “Design with nature”,
introduction du concept d’overlay

38
3. – Historique des SIG
Années 70 (1) : l’innovation continue
• troisième génération d’ordinateurs, toujours outils de spécialistes
mais les informaticiens sont plus nombreux (Universités,
collectivités locales,…)
• les premiers logiciels spécialisés de gestion des données
géographiques apparaissent aux Etats-Unis (SYMAP, GRID).
• 1969 : Dagermond de l’Université de Havard fonde la société ESRI
pour réaliser des projets de logiciel SIG
• Apparition des premières données des satellites d’observation de
la terre (satellite MSS) et développement de la télédétection

39
3. – Historique des SIG
Années 70 (2): : l’innovation continue
• Les agences nationales de cartographie font des expériences
pilotes de gestion informatique des données
• Les grandes villes américaines et européennes se lancent dans
la création de BDU (Bases de Données Urbaines)

40
3. – Historique des SIG
Années 80 : ère de la commercialisation

• Apparition des micro-ordinateurs


• diffusion des logiciels de statistiques auprès des
chercheurs géographes (plus besoin de passer par
un informaticien)
• Apparition des logiciels de cartographie
automatique
• 1981 - Lancement d’Arcinfo
• Lancement du satellite SPOT
• Apparition de logiciels de télédétection sur
micro-ordinateur
• Structuration du domaine des SIG (logiciels sur
gros ordinateurs, applications, colloques de
chercheurs,…)

1ere image SPOT : région du Djebel Amour en Algérie. Domaine d'application : géologie. 1986
41
3. – Historique des SIG
Années 90 : la commercialisation continue

• Apparition dans les pays industrialisés de l’informatique


grand public
• Développement des réseaux et d’Internet
• Numérisation généralisée de l’information
• SIG sur micro-ordinateurs
• Multiplication des données satellitaires
• Apparition du GPS (Global Positionning System)

42
3. – Historique des SIG
Années 2000 : ère de l’exploitation
• systématisation de l’information géographique numérique dans
ses domaines traditionnels
• forte diffusion de l’information géographique numérique dans de
nouvelles activités
• développement des systèmes nomades de localisation (navigation
assistée)
• forte utilisation de communication d ’information géographique par
Internet

43
3. – Historique des SIG
• 2000 - Le marché mondial des SIG (englobant à la fois
logiciels, matériels, services et données) = 3 milliards de $
(2/3 en services) et 10% de croissance annuelle
• 2000 - Plus d’1 million d’utilisateurs experts et 5 millions
d’utilisateurs ponctuels d’information géographique

44
3. – Historique des SIG
• Selon la dernière étude de P&S Market Research, le marché
mondial des SIG va passer de 8,34 milliards d’euros en 2017 à
15 milliards d’euros en 2023

• => Croissance à venir de l’ordre de 10 % par an avec une part


de plus en plus importante des données, qui comptent pour 60
% du marché.

[Link]
45
3. – Historique des SIG
Tendances
• Les grands pays émergents comme la Chine et l’Inde vont
tirer le marché, grâce aux infrastructures que sont en train de
mettre en place les pouvoirs publics.
• Sécurité, smart city (qui s’appuie beaucoup sur la 3D),
gestion des risques apparaissent ainsi comme les secteurs les
plus dynamiques

• Malgré quelques acteurs internationaux majeurs (Esri, Pitney


Bowes, Autodesk…), le marché est jugé « fragmenté » en
raison de la présence de multiples entreprises d’envergure
nationale ou régionale. Ce sont les coûts de développement
d’applications et d’acquisition des logiciels qui sont
identifiés comme les principaux freins au développement du
secteur.

46
3. – Historique des SIG
Biographie des SIG en France
Hier
Jusqu’à la fin des années 80, les logiciels et matériels sont très onéreux, les données
géographiques rares : images satellites principalement.
Premières bases de données de l’IGN.
Les utilisations sont surtout développées aux échelles moyennes (1/100 000°) sur de
vastes territoires. Quelques collectivités importantes engagent des projets lourds à partir
du cadastre et de levés topographiques.
La géomatique, cette nouvelle discipline pratiquée par des spécialistes, est
inconnue des professionnels, décideurs et citoyens : chacun a encore sa donnée sur
papier différente des autres, rien n’est superposable ni cohérent, il n’est pas envisagé de
sortir des cercles d’initiés et de répondre à des besoins simples.

47
3. – Historique des SIG
Biographie des SIG en France
Aujourd’hui
Le contexte a changé : baisse des coûts des matériels et logiciels, arrivée de l’Internet et
mise en ligne de données, applications civiles du GPS (aide à la navigation).
Les SIG deviennent accessibles aux non techniciens
Les maîtres d’ouvrage, collectivités locales et services de l’Etat, prennent conscience de
capacités de cet outil d’aide à la décision, déjà utilisé dans leurs services et intégré
dans de nombreuses compétences - risques, réseaux routier, eau potable, électrique,
éclairage public, ordures ménagères, urbanisme... Ils l’exploitent comme vecteur de
modernisation : organisation de la production de données, ré-organisation des
services, politique de diffusion de données vers professionnels et grand public,
services au citoyen. De nombreux usages sont développés à destination des citoyens
et des différentes catégories de professionnels,
Difficultés à prendre en compte le temps réel dans les projets SIG

48
3. – Historique des SIG
Biographie des SIG en France
Demain
des données échangeables, superposables, cohérentes, de qualité connue, accessibles en
langage naturel depuis tout terminal portable. Les maîtres d’ouvrages, conscients des
enjeux de l’information géographique et de ses potentialités, ont défini une politique
nationale : diffusion des données, cadre juridique et financier…
L’utilisation du temps réel est devenue quotidienne pour la gestion de crise (prévenir la
population concernée) et de la circulation. L’information géographique a pénétré
toutes les professions.

49
3. – Historique des SIG
4 – Du monde réel à l’information géographique
numérique
• Le monde est extrêmement complexe et sa mesure présente des
difficultés variables en fonction de la nature et de l’échelle des
phénomènes.
• Une BD est toujours la simplification d’un système observable
• Le SIG est une représentation du monde (Charre 1994)
o Les mesures et les échantillons contenus dans la BD doivent
représenter le monde de manière aussi complète que possible
o Le contenu de la BD doit être pertinent

50
4 – Du monde réel à l’information géographique numérique
Des phénomènes…
• fixes/mobiles,
– un village
– une forêt de pins
– Les mouvements pendulaires de population
– ...
• stables/évolutifs(à quel pas de temps ?),
– les caractéristiques du relief
– les grands types de végétation
– l’évolution d’une friche
– ...

51
4 – Du monde réel à l’information géographique numérique
Des phénomènes…
• pérennes/saisonniers (Quel temps de retour ?)
o les flux de circulation d’une autoroute
o la couverture végétale d’un champ de blé
o l’occupation d’une zone de nidification
o ...
• Des phénomènes visibles/invisibles,
o un glissement de terrain
o le nombre d’élèves d’une école
o le prix d’une parcelle
o l’évolution démographique d’un quartier
o ...

52
4 – Du monde réel à l’information géographique numérique
Des phénomènes…
• simples/complexes,
• le découpage communal du territoire
• l’érosion d’un versant
• l'extension d'une agglomération
• la perception du paysage par un groupe
• ...
• plus ou moins “ mesurables ”
• un nom de commune
• un type de culture (blé, maïs, tournesol)
• le nombre d’habitants d’un village
• le niveau piézométrique d’une nappe
• Le caractère attractif d’un lieu
• ...

53
4 – Du monde réel à l’information géographique numérique
Mais des phénomènes toujours
localisables dans l’espace
• avec TOUJOURS
• des caractéristiques géométriques (forme, taille)
• des caractéristiques attributaires (nom, mesure,
type,…)
• une localisation géographique dans un système de
référence
• un moment où l’objet a été localisé

54
4 – Du monde réel à l’information géographique numérique
Organiser la représentation des phénomènes

4 – Du monde réel à l’information géographique numérique


Détermination de la nature des phénomènes

• Un ou plusieurs types
d’habitat ?

• Boisements,
résineux/feuillus,
types de feuillus ?

• Cultures ou différents
types de cultures ?

4 – Du monde réel à l’information géographique numérique


Détermination des entités spatiales

+ +
+ +
+
+

+ +
+

? +

• Ponctuelle ou aréale ?

4 – Du monde réel à l’information géographique numérique


Détermination des entités spatiales

• Linéaire ou aréale ?

4 – Du monde réel à l’information géographique numérique


Détermination des entités spatiales

• Par regroupement thématique ou géométrique

4 – Du monde réel à l’information géographique numérique


Modélisation du territoire : les objets discrets

• Une BD effectue une description numérique des caractéristiques


d’un ensemble d’objets discrets :
o Les éléments d’une carte comme les lacs, les courbes de niveau, les points côtés sont considérés
comme des objets discrets
o Beaucoup d’éléments représentés sur une carte sont fictifs, ce sont des entités conceptuelles

60
4 – Du monde réel à l’information géographique numérique
Modélisation du territoire : les variables
continues
• Les variations continues du territoire sont représentées :
o En prenant des mesures en certains points du territoire
o En effectuant des transects
o En divisant la région étudiée en zones homogènes et en supposant que la
variable est constante dans chacune des zones
o En traçant des isolignes
• Chacune de ces méthodes crée des objets discrets
• Une matrice régulière (maillage) peut être considérée comme :
o une version particulière d’échantillonnage des points ou tous les points sont
régulièrement espacés,
o Un type de représentation par zone où toutes les zones ont la même taille
• Chacune de ces méthodes est approximative

61
4 – Du monde réel à l’information géographique numérique
L’information géographique dans un SIG

• Dans un SIG, toutes les informations spatialisées sont


numériques.
• Les données sont organisées par thème ou couche
• Une couche est un plan réunissant des éléments géographique de
même type
• Chaque thème associe un descriptif spatial ou géométrique
(forme et localisation) et un descriptif attributaire ou
sémantique (nature et attribut de l’objet)
• Toutes les données spatiales sont géocodées dans le même
système de référence pour pouvoir être superposées et combinées.

62
4 – Du monde réel à l’information géographique numérique
Les sources de l’information numérique

63
4 – Du monde réel à l’information géographique numérique
Les couches d’informations
• on met sur une même couche un seul type d’objet
cartographique : point, ligne, polygone.

• On met sur une même couche des entités de même classes (par
exemple tout le réseau hydrographique). On prévoit une couche par
entité géographique : on ne met pas sur une même couche des
entités décrites par des ensembles d’attributs différents.

64
4 – Du monde réel à l’information géographique numérique
65
Pour chaque thème, un descriptif spatial et
attributaire
302
305 Id Pop Pop scol.
305 20,838 5,934
306 74,293 21,893
304
303 306 ... ... ...

Communes

154 156
Id Type Classes
155 156 Primaire 7
157 157 Collège 47
158
159 ... ... ...
160

Etablissements scolaires 66
4 – Du monde réel à l’information géographique numérique
Représentation d’un système géographie dans un SIG

67
Représentation d’un système géographie dans un SIG

68
La représentation des données géométriques

69
Données raster

70
Exemple de données
raster

71
Avantages et inconvénients
des rasters
Avantages
Impression de réalité
Simplicité relative des algorithmes de traitement
Les modèles raster sont utiles pour stocker des données qui
varient en permanence (image satellite, surface de
concentrations de produits chimiques, altitude….).
Inconvénients
Précision liée à la résolution
Stockage des images très gourmand en mémoire disque

72
Données vecteur

73
Avantages et inconvénients des données
vecteur
Avantages
• Simplicité relative de la saisie d’informations
• Discontinuité géographique
• Topologie (analyse spatiale)
• Stockage des données vectorielles peu gourmand en mémoire
disque
Inconvénients
• Saisie longue et fastidieuse
• Complexité des algorithmes des fonctions de traitement

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Les données descriptives ou sémantiques

• Elles sont généralement liées/attachées aux données


graphiques
• Elles sont gérées soit
o par le logiciel
o par interfaçage avec un système de gestion de base de données (SGBD) externe

• Elles sont présentées dans des tableaux


o descriptifs
o statistiques

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Exercice
• Vous devez mettre en place un SIG pour gérer la collecte du
verre) - Optimiser les trajets des véhicules de collecte
- Assurer la desserte de toute la population

• Identifiez les couches d’information que vous allez créer.


Préciser leur type et les données attributaires qui seront
associées. IGN --> BDTOPO = données géo :
- bâti (identifiant, type, hauteur, surface) [POLYGONE]
- routes (identifiant, type, nom, sens, largeur, vitesse) [POLYGONE + LINEAIRE]
- points de collecte (identifiant, volume) [PONCTUEL]
• A quelle échelle allez vous travailler ? INSEE --> données stat

• Des questions ?

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